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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 23:22
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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 23:17

Agoravox - par caleb irri (son site) lundi 19 décembre 2011

 

La rumeur est un bruit de fond qui finit toujours par remonter. On dit souvent qu’elle est un mal insidieux qui ronge profondément, et durablement. Et la faire taire est presque impossible. En politique comme en économie, et même dans la vie de tous les jours, les rumeurs sont parfois plus dangereuses que des faits établis : réputations salies, carrières brisées, bankruns ou paniques boursières, les exemples ne manquent pas, comme nous le prouve celui récent de la banque Swedbank en Lettonie. En quelques heures à peine, l’équivalent de plusieurs millions d’euros ont été retirés par des clients apeurés, créant ainsi les conditions d’une faillite réelle de cet établissement, dont il est devenu inutile de se demander si les rumeurs le concernant été fondées ou non : désormais c’est une certitude, par une sorte « d’auto-réalisation ».

Je ne sais si c’est le fait d’être tous conditionnés au vieil adage « il n’y a pas de fumée sans feu » ou la valeur intrinsèque de la rumeur elle-même, mais force est de constater que les rumeurs fonctionnent mieux avec l’apparence du vrai que du farfelu… pour qu’elle soit crue, il faut qu’elle soit crédible. Car contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, la rumeur est basée sur la confiance : il faut du fond pour faire une bonne rumeur, étayé, trafiqué, truqué, mais avec une base plausible, et surtout savoir qui la lance, et qui la reçoit. La confiance est l’élément majeur qui donne de la force à une rumeur. Si je dis que la banque « untel » va faire faillite, on ne me croira pas, même si j’apporte des éléments. Mais si la position de celui qui entretient la rumeur le place en situation de crédibilité, les mêmes éléments feront un autre effet : on ne propage une rumeur que de celui en qui on a confiance, et à qui on fait confiance. Pour la guerre en Irak et les armes de destruction massive, nombreux sont ceux qui ont dénoncé le caractère infondé de cette rumeur ; mais quand Colin Powell est arrivé, avec ces misérables diapos et ses fioles ridicules, la rumeur a enflé, s’est diffusée dans l’opinion publique, jusqu’à permettre l’invasion d’un pays certes dirigé par un dictateur, mais un pays souverain tout de même.

En économie, la confiance aussi fait partie du jeu. Car s’il est bien une chose fascinante avec le capitalisme, c’est que ceux-là même qui posent la rationalité des individus comme fondation de toutes leurs théories économiques sont pourtant aussi irrationnels que les autres, et ils contredisent eux-mêmes en pratique les préceptes qu’ils énoncent suivre en théorie. S’ils se basent sur de véritables calculs, ceux-ci ne sont que des calculs de risques, des probabilités : les notations des agences, la maximisation du profit, la bourse, les échanges, le commerce dans sa globalité fonctionne sur des rapports de confiance, et tous les savants calculs de nos fiers économistes ne sont en réalité menés que pour établir le degré de confiance qu’ils mettent dans des rumeurs : tel Etat ne pourra (peut-être) pas rembourser, telle entreprise va (peut-être) licencier, telle mesure va (peut-être) engendrer tels emplois, voilà à quoi se résume les analyses économiques… Un jour untel annonce publiquement que l’Europe est (peut-être) un peu trop endettée, et un autre croit savoir que la Grèce est (peut-être) la plus mal en point…et sur ces rumeurs, et surtout selon la confiance qu’on en a, les analystes conseillent, les investisseurs suivent, et la menace d’une perte du « triple A » fait monter les taux des emprunts obligataires, et la hausse des taux des emprunts obligataires fait baisser la note. Il a suffi que la rumeur d’une faillite de la Grèce gronde pour que les investisseurs cessent d’avoir confiance en la capacité de l’Etat Grec à rembourser, ce qui a eu pour effet de faire monter les taux d’emprunts de l’Etat Grec, et de précipiter sa faillite… En réalité le coeur du capitalisme n’est pas dans la loi mathématique, mais dans la loi humaine. Et pour l’atteindre, il n’est donc pas besoin ni de mathématiciens ni d’économistes, mais de philosophes et de sociologues.

Les politiques, eux, l’ont très bien compris : et s’ils sont également sujets aux affres de la rumeur, ils ne la subissent pas seulement, ils la propagent et l’utilisent aussi, et s’en servent pour leur propre intérêt (rumeurs d’éclatement de l’Eurozone avant un sommet du G20, des étrangers profiteurs pour faire baisser l’immigration, des chômeurs fainéants pour faire baisser les aides sociales, de l’augmentation de la délinquance pour faire régner la peur…) La rumeur sait se faire propagande (propager), et nos « élites » savent l’utiliser, car ils possèdent les moyens de la diffuser : une rumeur qui marche est une rumeur médiatisée, qui fait « du bruit ».
Mais il ne faut pas seulement jeter la pierre à nos dirigeants, car nous avons tous pêché : la rumeur est toujours le fruit d’un secret mal gardé, et si nous n’en sommes pas tous victimes nous sommes tous coupables. Comme le principe du secret qu’on finit toujours par lâcher dès la petite enfance, la rumeur est faite pour être propagée.

Maintenant, puisque nous savons déjà tous cela et que les puissants tremblent plus face aux rumeurs qu’à la colère du peuple (les politiques tombent sur des rumeurs, pas aux élections) pourquoi ne pas retourner cette arme contre eux ? Puisque des rumeurs, même fausses, ont des effets parfois plus importants que des faits réels et avérés, pourquoi ne pas rechercher nous-mêmes, nous les 99%, la meilleure rumeur capable de s’auto-réaliser par la volonté de ceux qui la propagent ? Ne pourrait-on pas inverser, transformer la rumeur en « arme positive » ? S’il est certes plus facile pour les riches et les puissants d’atteindre à la médiatisation, nous avons nous-aussi des outils de propagation. Internet est aujourd’hui (mais pour combien de temps encore ?) le média le plus libre et le plus accessible qui soit, et les réseaux sociaux sont comme les lieux où, autrefois, on lisait les journaux interdits.

Regardons à présent la situation économique telle qu’elle est aujourd’hui : sur-endettée, la France n’a pas les moyens de rembourser. Ses dirigeants ayant apparemment décidé de ne pas faire payer les responsables de la crise (eux-mêmes et leurs amis) et le peuple se trouvant être réticent à payer de sa poche les sacrifices exigés, il apparaît que le meilleur moyen de contraindre les 1% à payer LEUR dette est donc de refuser de la payer.

Mais comment faire pour y parvenir en l’absence de volonté politique ? l’audit citoyen (voir ici et ici), un moyen déjà utilisé en Equateur qui a permis de constater l’illégitimité de la dette, n’est même pas soutenu par le PS en France !
Alors voilà : pour qu’une rumeur prenne de l’ampleur et finisse par se réaliser, il faut donc avant tout créer de la confiance. Nous sommes 99%, et nous avons tous en commun la même volonté de changement. Nous ne voulons pas payer, et il nous suffirait de le clamer tous ensemble assez fort, avec assez de conviction pour que notre voix soit entendue.
Pourquoi ne pas utiliser ces outils dont nous disposons, et lancer nous-mêmes les rumeurs qui, une fois réalisées, nous permettront d’accéder aux changements que nous désirons ?

En plus, il faut bien l’avouer, j’ai déjà entendu parler de quelque chose, et je vous supplie de ne le répéter à personne, car rien n’est encore prouvé : mais la rumeur dit que s’organise déjà, sur internet, la mise en place de cet audit citoyen pour la France, avec des comités locaux qui serviront, si mes informations sont justes, de tremplin à la chute du gouvernement Français, et qui débouchera sur la création d’une Assemblée Constituante … mais surtout ne dites rien !

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 23:13

Par Europe1.fr

Publié le 19 décembre 2011 à 20h04 Mis à jour le 19 décembre 2011 à 20h04

 

La Haute Cour de Londres a commencé à examiner lundi une requête de la municipalité qui veut obtenir l'évacuation du campement des militants anticapitalistes installés depuis plus de deux mois devant la cathédrale Saint-Paul, en plein coeur de la City.

Il ne s'agit pas de "protéger les banques ou d'empêcher des manifestations pacifiques contre le secteur financier. Ni d'étouffer la liberté d'expression", a assuré l'un des avocats des autorités locales, David Forsdick.

Mais l'évacuation de ce campement est "indispensable sur le plan social pour protéger les droits et les libertés des autres personnes", a-t-il estimé, affirmant que le camp était devenu un "aimant" pour des personnes susceptibles de provoquer des troubles à l'ordre public.

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 23:07
Marianne - Variae - Blogueur associé | Lundi 19 Décembre 2011 à 12:01

 

La France va-t-elle perdre son triple A ? La question fait frémir, il n'y a qu'à écouter les trémolos dans la voix de nos représentants politiques. En reprenant leurs propos à une semaine d'intervalle, notre blogueur associé Variae, soutien de François Hollande, raille leur crédibilité.



Citoyen, citoyenne,

Contrairement à ce que vous pouvez penser, l’heure n’est pas grAAAve.

Dans les prochains jours, les prochaines heures, les agences de notation vont retirer son triple A à la France. Et alors ? C’est une peccadille, un je-ne-sais-quoi, un petit rien, un moustique qui heurte votre pare-brise – et encore ! Guère plus. A peine davantage. Tenez, c’est comme si tout d’un coup on décidait de me retirer mon A et de m’appeler Romin. Je n’en ferais pas une jaunisse.

Alors effectivement, il y a eu des propos qui peuvent, rétrospectivement, vous inquiéter, maintenant que la rétrogradation de la France en deuxième division mondiale se profile.

Ceux de Franck Louvrier
, conseiller à l’Elysée, par exemple. « Avec les socialistes, on aurait perdu notre note AAA ».

Ceux de François Baroin
, peut-être aussi. « Tout est mis en œuvre pour conserver cette notation qui est l’une des meilleures au monde et qui fait de la France une valeur refuge […] Nous répondrons présent et nous serons même en avance sur les temps de passage des objectifs de réductions de déficits. C’est intangible il n’y a pas d’inquiétude.  […] Ce que je peux dire c’est que quelle que soit la situation d’évolution des marchés […] nous serons là pour conserver notre triple A. »

Valérie Pécresse, certes
. « Le triple A nous faisons tout pour le conserver […] Le triple A c’est ce qui fait que nous pouvons nous endetter à très faible taux d’intérêt »

Nicolas Sarkozy, également
. « Comme nous avons le triple A, c’est-à-dire que nous sommes considérés comme un pays bien géré, nous pouvons emprunter à 3 %. […] Quel est le taux d’intérêt des Italiens ? 6. Quel est le taux d’intérêt des Espagnols ? 5,5 ». Un peu plus tôt  : « Si nous perdons le triple A, je suis mort. »

Bruno Le Maire peut aussi vous perturber
. « Dans cette guerre-là, il faut choisir son camp et il faut tout faire pour sauver effectivement le triple A de la France. »

Peut-être avez-vous enfin un nœud à l’estomac en vous remémorant François Fillon. « Le triple A de la France, c’est le résultat du travail des Français et des efforts que nous avons engagés ». « Le gouvernement fait tout pour conserver son triple A ».

Oui, oui, oui. Je comprends que ces propos puissent, aujourd’hui, vous crisper, vous faire douter, vous donner quelques sueurs froides. A tort  ! Car en fait, tout va bien . Nous le savons avec certitude depuis cette semaine.

Il suffit de lire notre président, soudainement remis de ses émotions : la perte du triple A, « ce serait une difficulté de plus, mais pas insurmontable ». « Ce ne serait pas non plus un cataclysme », confirme Alain Juppé  : « Les Etats-Unis, qui ont perdu leur triple A, continuent d’emprunter sur les marchés à de bonnes conditions ». Ben alors ! Et si vous êtes encore un peu méfiant, laissez donc le flegme retrouvé de notre Premier ministre vous pénétrer : « Les marchés et les agences de notation ont leur logique. Ils sont dans l’immédiat, dans l’instantané. Mais ce qui importe, ce n’est pas leur jugement d’un jour, c’est la trajectoire politiquement structurée et budgétairement rigoureuse que l’Europe, que la France ont décidé d’adopter ». Et toc. Vous pouvez  dormir tranquille, sur vos deux oreilles.

Pardon, vous avez quelque chose à ajouter ? Comment ça, ces paroles apaisantes ne seraient pas crédibles, parce que leurs auteurs disaient exactement l’inverse il y a encore une semaine ? Je vais vous dire, citoyen, citoyenne : c’est à cause de mauvais Français dans votre genre, plus prompts à chicaner qu’à contribuer à l’unité nationale, que notre pays va si mal. Ne vous étonnez pas après qu’on perde notre AAA ! Enfin, qu’on le perde sans que cela ait d’importance – bien sûr.

 

Triple A : citoyens, gAAArdez votre cAAAlme
Retrouvez Romain Pigenel sur son blog.
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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 23:03
| Par Pierre Puchot

C'était il y a deux semaines : la presse internationale se réjouissait du déroulement des élections, titrait à l'envi sur «le test de démocratie réussi», quelques jours seulement après avoir couvert abondamment les affrontements de la place Tahrir au Caire, mais aussi d'Alexandrie et de Suez, où les forces de l'ordre avaient tué plus de quarante manifestants.

Démocratie d'un côté, répression meurtrière de l'autre... L'improbable dichotomie pouvait encore se tenir si l'on entrait dans le jeu des autorités, stigmatisant la méchante police d'un côté (condamnant même un policier coupable de tir à balles réelles sur la foule), poussée à bout par les casseurs et «forces antirévolutionnaires»; et l'armée protectrice de la révolution et du peuple de l'autre.

Ce week-end, après la mort de dix manifestants, le doute n'est pourtant plus permis. Et à voir les agents de la police militaire prêter main forte aux policiers des forces anti-émeutes pour pourchasser et tabasser à mort les manifestants de la place Tahrir, le discours officiel a quelque peu perdu de sa force de persuasion.

Ici, l'une des terribles vidéos de la place Tahrir ce week-end, qui ne laisse guère de place aux doutes sur les intentions des autorités :

 

 

Comment comprendre ce décalage entre d'un côté une impression de démocratie naissante et de l'autre la répression la plus sauvage, et ce en plein centre de la capitale ? Dans le détail, les résultats du scrutin sont fidèles aux prévisions, laissant penser qu'ils reflètent le paysage égyptien de la fin 2011. Les partis musulmans conservateurs et islamistes ont remporté le premier tour des élections législatives en Égypte. Selon les chiffres fournis par la Haute commission électorale, les listes des Frères musulmans, du parti salafiste An-Nour et du parti Wassat ont cumulé 65,25 % des voix pour cette première phase des législatives, organisée dans un tiers des gouvernorats, notamment les deux plus grandes villes, Le Caire et Alexandrie.

Pourtant, la désorganisation du scrutin – absence d'isoloirs, d'observateurs internationaux, confusions favorisées par la mixité d'un scrutin à la fois de liste et uninominal – ne devrait tromper personne : songeons que la Tunisie, aux ressources infiniment moins importantes que l'Egypte, est parvenue en un délai (huit mois) de temps équivalent à organiser un scrutin libre et transparent. Pourquoi la puissante Egypte n'en serait-elle pas capable ? Tout simplement parce que, aux yeux des militaires, ce n'est finalement pas cela qui compte. C'est davantage l'image superficielle d'un scrutin démocratique, porté par une majorité de la population égyptienne, qui intéresse le CSFA, qui a même délégué aux citoyens, dans plusieurs localités (dont Zamalek, au Caire), l'organisation du scrutin. En l'occurrence, une participation de 62% – chiffre qui apparaît somme toute assez faible si l'on se rappelle que les Egyptiens ont l'obligation de se rendre aux urnes, sous peine de subir une amende de 500 livres (pour beaucoup, l'équivalent d'un salaire mensuel).

Dans le même temps, l'utilisation de la police pour réprimer les éléments contestataires a permis de sauver les apparences et de préserver quelque peu l'image du CSFA sur le plan international, comme auprès de la population égyptienne, davantage inquiète de la situation économique que de la répression. «La police est sous l'autorité totale de l'armée», nous confiait fin novembre Mohamed, réalisateur qui consacre son premier long métrage, un documentaire de 90 minutes, à la police égyptienne. Le jeune cinéaste décrit une hiérarchie policière frustrée, soumise à l'armée. Comment imaginer que cette police soumise soit à l'origine du climat de chaos, de cette répression retransmise en direct par les caméras des télévisions internationales, qui menace les efforts d'une armée impuissante face aux dérives des policiers?  

Cette double dichotomie – police contre armée, répression contre processus démocratique – a pourtant fonctionné à plein tout au long de l'année, pour justifier aux yeux des diplomaties internationales, comme de la population, la permanence du Conseil supérieur des forces armées au sommet de l'Etat. Un léger retour en arrière permet de prendre la mesure du travail effectué depuis un an par l'armée pour marquer de son empreinte le prochain régime égyptien

Vers un scénario à l'algérienne?

Depuis le début du mois de février, l'armée égyptienne a fait sienne la thématique du double discours que l'on prête si souvent aux organisations musulmanes. D'un côté, l'armée promet d'être la garante du processus de transition vers la démocratie. De l'autre, elle fait tout pour rester maître le plus longtemps possible des affaires publiques, et négocie depuis des mois avec les représentations des institutions (dont le président de la Haute cour constitutionnelle, un juge réformateur arrivé à ce poste grâce à son ancienneté) et les représentants des partis politiques qui formeront le gouvernement issu des législatives. De là proviennent les gesticulations désordonnées des Frères musulmans, d'abord favorables aux manifestations place Tahrir, appelant ensuite leurs partisans à rester chez eux. 

Pour tous, le message est clair : l'armée souhaite garder un pied en politique, échapper aux lois votées par le futur parlement, et conserver le pouvoir de déclarer ou non la guerre à un autre Etat. Pour le faire passer à la société civile, le Conseil supérieur des forces armées s'est employé, dès le lendemain de la révolution, à mater tout début d'opposition. Ce furent les tortures et «tests de virginité» pratiqués sur les militants de la place Tahrir à partir de la fin février, dénoncés en mars par les ONG de défense des droits de l'homme, quand le monde entier avait reporté son attention sur le conflit libyen. (Lire ici le premier communiqué d'Amnesty international sur ce thème.)

Ce fut ensuite le détournement – au profit d'une déclaration élaborée en son sein et promulgué selon sa volonté – du référendum populaire sur la réforme constitutionnelle, dont l'armée s'est affranchie en partie malgré une large victoire du «oui» en faveur des amendements proposés par le CSFA. Ainsi, après notre série de reportages sur cette Egypte en mutation, nous nous demandions dès le mois de mars si l'armée n'avait pas déjà trahi la révolution...

Avant le départ de l'ancien président Moubarak, l'armée contrôlait entre 15% et 20% de l'économie égyptienne selon les estimations. L'intérêt pour le CSFA de demeurer aux commandes du pays est donc essentiellement économique, pour construire un scénario à l'algérienne avec un président pour la façade, un processus électoral en trompe-l'œil, l'apparence d'une opposition politique et d'une presse libre et, surtout, des lignes rouges incertaines qui maintiennent la société civile constamment sous pression et sujette à l'autocensure. 

Cette stratégie est déjà à l'œuvre : pour «insulte envers l'armée», plusieurs journalistes et blogueurs, dont l'emblématique Alaa Abdel Fattah, ont été condamnés à des peines supérieures à trois années de prison ferme. Ce sont en tout plus de 12.000 prisonniers qui ont été jugés de manière expéditive par les tribunaux militaires depuis la fin février. Perceptible au lendemain de la révolution, la reprise en main de l'armée égyptienne est aujourd'hui une certitude, qui laisse craindre que ne s'installe, comme en Algérie, une parodie de démocratie, où le gouvernement et le parlement ne sont que les caisses d'enregistrement des volontés d'une junte bien décidée à accroître peu à peu son emprise sur le pays.

Retrouvez aussi nos dossiers : «Élections en Egypte», et «Egypte : une révolution invisible»

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 22:58
Marianne - Tefy Andriamanana - Marianne | Lundi 19 Décembre 2011 à 05:01

 

Le plan Marshall pour les banlieues est enterré, sacrifié sur l’autel du triple A. Une triste fin pour une politique de la ville mal ciblée, sans résultats, dans une seul but d'affichage politicien.



Ce fut un des ses grands moments politiques. Nous sommes en 2005, Nicolas Sarkozy est alors ministre de l’Intérieur. Le premier flic de France promet de « nettoyer » la Courneuve « au Kärcher », puis sur la dalle d’Argentueil, il harangue « la racaille » des cités. Devenu chef de l’Etat, il nomme Fadela Amara au secrétariat d’Etat à la Ville et lance, en 2008 un « Plan Marshall » pour les banlieues.   On attendait enfin une vraie rupture.
 
Mais, sept ans plus tard, rien n’a changé ou presque. Dans les grandes villes, l’insécurité continue de monter que ce soit à Paris ou Marseille. En Seine-saint-Denis, le préfet Lambert, chouchou de Guéant et Sarkozy, a fait un bide. La police perd des effectifs et doit se contenter d’un matériel au rabais. 
 
Quand aux promesses sociales, elles se sont aussi envolées. Maurice Leroy, ministre de la Ville, vient d’enterrer le Plan Marshall et ses millions pour les banlieues. « Les grands plans 'globaux', les grandes promesses, les plans Marshall, c'est inutile car personne n'y croit et de surcroît, c'est désormais irréaliste dans un contexte financier qui nous contraint à une grande vigilance budgétaire », a annoncé le ministre. A l’heure où la France cherche à garder son triple A, les promesses de campagne ne valent plus grand chose.

Budget divisé par deux en 4 ans

Mais le gouvernement n’a pas attendu les déclarations de Leroy pour tailler dans le budget de la politique de la ville. En fait, depuis 2008, ce budget ne cesse de baisser. En 2008, 1,02 milliards étaient consacrés à cette politique puis 794,6 millions en 2009, 704,8 en 2010, 624,3 en 2011 et, enfin 539,9 autres millions  sont prévus pour 2012. Bref, les crédits ont chuté de 47,06% en 4 ans. On est vraiment loin du plan Marshall.

Baisse de 62% des crédits pour l'emploi

En baisse, les crédits de la politique de la Ville sont aussi mal orientés. Ce sont les crédits en faveur des actions économiques qui souffrent le plus de la rigueur. Après une forte baisse entre 2008 et 2009, les crédits pour la rénovation urbaine ont bénéficié d'un beau coup de pouce pour 2012. On bétonne, on choisit les actions les plus visibles au détriment de l’emploi et du développement économique. C’est une faille qu’avait déjà détecté le rapport Kepel sur l’Islam et les banlieues.
 
En 2008, 227,3 millions ont été consacrés à la rénovation urbaine, les crédits tombent à 14,3 millions en 2009 mais remonteront en 2010 à 15,67 millions. En 2011, les crédits baissent à nouveau pour atteindre 7,33 millions et remontent à 16,1 en 2012.

A l’inverse, les crédits consacrés à la « revitalisation économique » et à l’emploi sont en baisse continuelle depuis 4 ans. Le budget de cette politique était de 382,2 millions en 2008, 344,03 en 2009, il continue de chuter en 2010 pour atteindre 272,85 millions puis 222,16 en 2011 et 144,83 en 2010. Soit une chute de 62,1% en 4 ans.

Politique vide

La politique de la ville, imaginée sous Mitterrand, est donc bien une simple politique d’affichage, sans moyens ni résultats concrets. Et Sarkozy n'a fait que pérpétuer cette tradition.  Ce n’est pas une politique sociale, puisque les crédits consacrés à l’emploi sont en baisse et qu’il y autant voire plus à faire dans les zones rurales ou péri-urbaines.

La politique de la ville n’est pas non plus une politique de sécurité dans un contexte de baisse des effectifs de police et de l’inexistence d’une liste officielle des quartiers les plus sensibles. Et c'est encore moins une politique d’intégration au vu du développement du repli religieux dans les quartiers comme l’a rappelé le rapport Kepel. Elle reste donc une pseudo-politique urbaine, où on se contente de ripoliniser les failles de la cohésion sociale. Au propre comme au figuré.
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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 22:42
Rue89 - Témoignage 19/12/2011 à 15h37

Clara Osadtchy  - Conseillère régionale EELV

 

Le 8 décembre, Areva a effectué une simulation d'incident nucléaire dans son usine de retraitement des déchets nucléaires de La Hague. Clara Osadtchy, conseillère régionale Europe Ecologie - Les Vert de Basse-Normandie, y était. Voici son récit de la journée.

9 heures. J'arrive à la préfecture de Saint-Lô dans La Manche. Membre de la commission locale d'information du site « Areva NC », plus connue comme étant l'usine de retraitement des déchets nucléaires de La Hague, je viens assister comme observatrice à une simulation d'accident nucléaire sur ce site.

9h10. J'arrive en salle du centre opérationnel départemental (COD). Un membre du cabinet du préfet me reçoit mais m'installe dans la salle connexe, où des journalistes attendent le démarrage de l'exercice. « Cela aurait dû commencer à 8h15. En plus, il n'y a même pas de café. » Ils n'ont pas le droit d'entrer dans la salle où tous les responsables, chefs de la gendarmerie et services secours sont réunis.

9h15. Je rentre finalement dans le COD où je suis invitée à me faire discrète. Une vingtaine de personnes est installée à différents postes dans la salle, service départemental d'incendie et de secours (SDIS), gendarmerie, chargés de communication de la préfecture, etc.

Des ordinateurs et téléphones partout, une carte du site projetée sur un écran. J'y croise le directeur de cabinet du préfet. Celui-ci explique que l'accident fictif aurait dû être déclenché depuis une heure. « Mais on va tout de même pas appeler Areva puisque c'est l'exploitant qui est censé nous appeler pour nous informer d'un accident... »

Hésitations

9h21. Quelqu'un indique qu'un internaute vient de parler du départ d'un incendie à Areva sur Facebook. Réaction dans la salle :

« Est-ce qu'on considère cela comme une information suffisamment importante pour appeler l'exploitant ? »

Attente.

« Ah oui mais en temps normal, personne n'aurait mis l'information sur Internet avant ; là, la personne a dû lire dans Ouest-France qu'on faisait une simulation. »

Attente.

« Oui, mais si ça arrivait vraiment et qu'un internaute l'écrive en dehors d'un exercice, on prendrait cela au sérieux, non ? On appellerait l'exploitant ? »

Attente.

« On appelle l'exploitant. »

9h25. « Allo, monsieur le directeur ? » Sourire soulagé du directeur de cabinet du préfet. Areva l'informe qu'un conteneur de déchets nucléaires a explosé dans le bâtiment T2, il y a quatre personnes blessées et une fuite potentielle en dehors de l'atelier. Un plan d'urgence interne (PUI) a été déclenché. Il s'agit d'une alerte interne. Tant que l'accident n'est pas « sorti » du site, on ne déclenche pas le plan particulier d'intervention (PPI) qui lui a pour vocation d'alerter la population et de la confiner.

Mais la situation semble suffisamment grave pour qu'il soit décidé de mettre en place le centre opérationnel départemental en préfecture et le poste de commandement opérationnel à Ludiver, à quelques kilomètres du site, où gendarmes et pompiers se préparent à intervenir.

9h45. L'alarme contamination sonne. Une fuite vers l'extérieur pourrait avoir lieu. Le PPI « préventif » est finalement déclenché.

10 heures. Le directeur de la communication de la préfecture entame la rédaction d'un communiqué de presse [PDF]. Une audio-conférence est fixée avec l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et Areva à 10h20.

10h18. Le service départemental d'incendie et de secours fait le point sur les blessés. Il n'y pas encore de radio-contaminés constatés. La gendarmerie indique que 41 agents ont été rapatriés sur Beaumont-Hague pour se préparer à boucler le secteur lorsque l'ordre sera donné.

10h18. Je reçois un e-mail sur mon téléphone, comme tous les membres de la comission locale d'information, pour m'informer qu'un PPI vient d'être déclenché.

10h23. Le directeur de cabinet m'autorise à l'accompagner en salle d'audio-conférence.

« Personne ne répond »

10h30. Premier essai d'appel de l'ASN à Paris. Personne ne répond. Les personnes ont apparemment des difficultés à se connecter à la conférence téléphonique.

10h40. En attendant la connexion à la conférence téléphonique, les pompiers font le point. Une charge de quatre tonnes est tombée dans l'atelier. Sept personnes sont radio-contaminées, quatre sont blessées. Il y a un début d'incendie dans la salle du dessous et une suspicion de contamination à l'extérieur de l'atelier. Le SDIS ordonne le départ des renforts et la prise en charge des radio-contaminés.

10h45. Je reçois un message de Yannick Rousselet de Greenpeace. Les sirènes sont déclenchées dans les villes riveraines du site d'Areva. « Personne ne réagit. La vie suit son cours », m'écrit-il. Avant d'ajouter : « Pourquoi encore aucune info à la radio ? »

10h47. Le directeur de la communication de la préfecture s'inquiète parce que le communiqué de presse est toujours en validation chez Areva. Les médias, qui sont pourtant le premier relais d'information de la population dans un tel cas d'accident, ne sont toujours pas informés.

10h49. Le technicien informatique arrive dans la salle d'audio-conférence. Il recherche des codes pour se connecter, l'ASN n'arrivant pas à nous joindre. Un haut responsable de la Mission nationale d'appui à la gestion du risque nucléaire (MARN) s'agace :

« Ce serait dommage de dire qu'on a passé quarante minutes à se connecter à une audio-conférence... »

Quelqu'un plaisante : « On est vraiment trop dépendants de la technique, c'est terrible ! » Sourires figés.

« Est-ce qu'on parle des blessés ? »

11h03. Le technicien informatique devient un héros : l'audio-conférence commence ! Areva fait le point. Les blessés et radio-contaminés sont pris en charge médicalement. L'incendie détecté par les services de sécurité à 10h40 a provoqué le déclenchement des sirènes dans un rayon de deux kilomètres. Le directeur de cabinet du préfet demande quel est le risque radiologique. Selon l'ASN, les mesures radiologiques sont sans danger. Un système de surveillance par balises est activé dans un rayon de 3 kilomètres sous le vent.

11h08. Il est décidé de rédiger un nouveau communiqué de presse avec les éléments suivants : il y a eu un incident ce matin, une mise à l'abri de la population dans un rayon de 2 kilomètres, la mise en place de mesures de radioactivité dans le périmètre. S'engage un débat :

« Est-ce qu'on parle des blessés ?

– Il y a quoi ? Sept radio-contaminés et quatre blessés ? On n'a qu'à donner les quatre blessés, on dit aussi qu'ils sont pris en charge. »

Le pompier présent insiste sur le fait de mentionner l'incendie. « Les gens, ils réagissent à un incendie, c'est efficace d'en parler, et surtout avec le vent d'ouest qu'il y a aujourd'hui, ça fait panache, alors pour peu qu'il y ait de la contamination... ». Le communiqué de presse part chez Areva.

11h35. Retour en salle de centre opérationnel départemental. On interdit à France 3 de filmer avec le son. Le périmètre de bouclage des routes est élargi à cinq kilomètres à l'ouest du fait du vent.

Incompréhension totale

11h45. Le communiqué de presse est toujours en validation chez Areva. Les chargés de communication de la préfecture attendent dans l'incompréhension totale.

12 heures. Dans la salle d'à côté, les quelques journalistes présents sont en colère. Personne n'accepte de leur donner une interview. Ils n'ont toujours pas reçu de communiqué de presse officiel annonçant l'accident et n'ont donc pas encore pu faire leur travail d'alerte et d'information de la population. En contexte d'accident majeur, ce rôle est pourtant essentiel.

12h05. Le communiqué de presse part finalement, soit près de deux heures et demie après le début de l'accident.

Fin de la simulation.

Un système d'alerte nucléaire limité

Selon Greenpeace, un accident de type Fukushima dans le Nord-Cotentin s'étendrait à la Bretagne, une partie des Pays de la Loire et les deux Normandie.

Au Japon, la contamination concerne un périmètre de près de 250 kilomètres autour de la centrale. La question de l'évacuation de Tokyo, à 200 kilomètres de là, et de ses 35 millions d'habitants, a même été envisagée par les experts français de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire au pire moment de la catastrophe.

En France, le plan particulier d'intervention prévoit l'évacuation sur 2 kilomètres autour du site et le confinement sur 5 kilomètres. Il ne prend pas en compte la concentration géographique des installations nucléaires et l'effet domino : 15 kilomètres seulement séparent la centrale de Flamanville du centre de retraitement des déchets de La Hague.

Un exercice comme celui de La Hague montre donc bien les limites de la sécurité de la population : qu'adviendrait-il de la capacité des pouvoirs publics à répondre à un accident d'ampleur bien plus importante, comme celui de Fukushima ?

La proximité des installations nucléaires et des grandes villes rend la question d'autant plus préoccupante (l'agglomération de Cherbourg et ses 91 000 habitants se situent à moins de 30 kilomètres de La Hague et de Flamanville).

Les limites du système français d'alerte et d'évacuation de plusieurs milliers d'habitants pourraient avoir des conséquences directes sur la politique énergétique de la France si elles étaient enfin prises en compte.

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 22:39

 

Bingo ! 19/12/2011 à 18h54

François Krug -Journaliste Rue89

 
Infosignalée par
un internaute

Le partage des profits voulu par le gouvernement est devenu réalité. La preuve : au titre de la fameuse « prime à 1 000 euros », un lecteur ayant brièvement travaillé pour le groupe Bolloré vient de recevoir la somme de... 0,65 euro.

Voir le document

(Fichier PDF)

 

Au printemps, François Baroin avait maladroitement laissé espérer une prime de 1 000 euros pour les salariés. L'expression de « prime à 1 000 euros » est restée, pas le montant. Celui-ci a en effet été négocié dans chaque entreprise. Dans le meilleur des cas, la prime ne dépasserait pas 700 euros.

Le groupe Bolloré ne figure pas parmi les plus généreux. Pourtant, en 2010, son bénéfice a plus que triplé (317 millions d'euros), et les dividendes ont plus que doublé (3 euros par action).

Faute d'accord avec les syndicats, Bolloré a fixé unilatéralement le montant de la prime : 271 euros brut par salarié, à condition d'avoir travaillé à temps plein pour le groupe en 2010.

Ce n'est pas le cas de notre lecteur, qui a travaillé un moment pour SES, une filiale de l'institut CSA, lui-même filiale de Bolloré. Le groupe a dû faire en sorte qu'il profite, lui aussi, d'une partie des profits. La prime a donc été calculée « au proprata de [son] temps de présence en 2010 ».

Résultat : 0,65 euro net. Voilà qui est allé droit au coeur de notre lecteur, d'autant qu'entre le travail imposé à la DRH et les frais d'affranchissement, cette prime riquiqui a coûté beaucoup plus cher à l'entreprise.

Une démonstration par l'absurde qu'en matière de partage des profits, pour l'instant, c'est surtout l'intention qui compte...


Des centimes d'euros (Nico Kaiser/Flickr/CC)

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 22:35

LEMONDE.FR avec AFP | 18.12.11 | 19h42

 
 

Etudiants étrangers et sans-papiers ont défilé ensemble, dimanche 18 décembre à Paris, à l'occasion de la journée mondiale des migrants et à l'appel de douze organisations pour protester contre la politique d'immigration de Claude Guéant.

Entre 950 personnes selon la police et "3 000 à 5 000" selon les organisateurs ont défilé derrière la banderole "Ensemble pour les droits et la dignité des migrant-e-s". Le Réseau éducation sans frontières (RESF) a dénoncé " le durcissement en France des lois sur les migrants, de plus en plus précarisés qu'ils soient ou non sans papiers, et l'utilisation politicienne de cette question".

"DISCRIMINATION"

Sous la banderole "Etudiants étrangers indignés = diplômés, recrutés, expulsés", des étudiants étaient venus demander le retrait de la circulaire Guéant du 31 mai, à cause de laquelle de nombreux diplômés étrangers n'ont pas pu obtenir un changement de statut d'étudiant à salarié, bien que recrutés par des entreprises françaises.

"Le gouvernement nous balade avec des déclarations de bonnes intentions, disant qu'il y a eu des erreurs qui sont corrigées, mais quand y aura-t-il des instructions, noir sur blanc, aux préfets pour éviter les erreurs qui continuent ?", a expliqué Hajer Gorgi, porte-parole du Collectif du 31 mai.

>> Lire notre enquête Les étudiants étrangers en froid avec la France

Selon elle, seuls 250 cas ont été réglés sur 900 et de nouveaux s'accumulent chaque semaine car "les DRH en viennent maintenant à limiter leurs recrutements de diplômés étrangers, une discrimination à l'embauche complètement illégale qui est poussée par le gouvernement".

De par leurs diplômes et les langues qu'ils parlent, estime Hajer Gorgi, ces étudiants ne sont pourtant pas en concurrence sur des postes avec des chômeurs français. Elle juge qu'"aujourd'hui, le mal est fait, l'image de la France est ternie dans de nombreux pays".

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 21:34

LEMONDE.FR avec AFP | 19.12.11 | 20h36   •  Mis à jour le 19.12.11 | 22h22

 
 

 

Le siège de la Commission européenne, situé à Bruxelles.

Le siège de la Commission européenne, situé à Bruxelles. REUTERS/YVES HERMAN

Lors du sommet des 8 et 9 décembre, les dirigeants européens s'étaient donné dix jours pour décider de renforcer le pouvoir du Fonds monétaire international, et lui permettre ainsi de peser davantage dans la crise de la dette qui secoue le vieux continent.

Au dernier jour de ce compte à rebours, lundi 19 décembre, les ministres des finances de la zone euro se sont mis d'accord pour renflouer l'institution de Washington à hauteur de 150 milliards d'euros. Une somme qui devrait permettre au FMI d'aider indirectement les pays en difficulté de l'union monétaire, devenant ainsi un nouveau pare-feu financier contre la crise.

  • L'Europe espère un large soutien

Concrètement, il s'agissait pour les ministres des finances européens de fixer la répartition de contributions sous forme de prêts bilatéraux, afin qu'à son tour le FMI vienne en aide aux pays en difficulté de la zone euro. A cette occasion, les dix-sept pays de la zone euro ont confirmé vouloir "fournir 150 milliards d'euros supplémentaires" au Fonds monétaire international, a indiqué le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, dans un communiqué.

Mais pour atteindre son objectif de 200 milliards d'euros, la zone euro espère aussi un soutien extérieur. "Les autres pays de l'Union européenne vont se positionner", mais ils l'ont déjà fait "implicitement", selon une source gouvernementale, qui affirme que "les 200 milliards" devraient être atteints. Lundi, après trois heures et demie de négociations entre ministres des finances, quatre pays hors zone euro – la République tchèque, le Danemark,  la Pologne et la Suède – ont déjà accepté de participer au renflouement du FMI pour aider la zone euro.

Mais l'Union européenne ne compte pas s'arrêter là. Dans un communiqué, le président de l'eurogroupe en a ainsi appelé au reste du monde. "L'Union européenne apprécierait que les membres du G20 [le forum des pays riches et émergents] ainsi que d'autres pays membres du FMI financièrement solides soutiennent les efforts visant à préserver la stabilité financière mondiale en contribuant à augmenter les ressources du FMI", a ainsi écrit Jean-Claude Juncker.

  • La Grande-Bretagne fait cavalier seul

Le gouvernement britannique a pour sa part confirmé, lundi, son refus d'apporter au FMI une contribution financière destinée à la seule zone euro. Le ministre des finances, George Osborne, a décliné les demandes de ses homologues européens, qui demandaient à la Grande-Bretagne de participer à hauteur de 30 milliards d'euros au renflouement du FMI. "Le Royaume-Uni a indiqué qu'il définirait sa contribution au début de l'année prochaine dans le cadre du G20", précise le communiqué final des membres de l'eurogroupe.

Après avoir décidé de rester à l'écart de la réforme des institutions européennes, Londres marque ainsi une nouvelle fois son indépendance vis-à-vis de l'Union européenne. Le gouvernement britannique s'est pourtant fait remarquer lundi après avoir lancé un vaste projet de réforme de son secteur bancaire, qui pourrait inspirer les autres pays de la zone euro.

  • La BCE refuse de nouveau de prêter aux pays en difficulté

Alors que les négociations allaient bon train dans l'UE, la Banque centrale européenne a une nouvelle fois fait preuve d'intransigeance lundi 19 décembre. Son président, Mario Draghi, a ainsi souligné une nouvelle fois que l'institution monétaire de Francfort n'avait pas vocation à financer les Etats de la zone euro en créant de la monnaie. Une déclaration directement destiné aux pays – France en tête – qui considèrent qu'une action de la BCE sur les marchés serait la seule solution efficace pour enrayer la crise de la dette.

Depuis plusieurs mois, la pression se fait forte sur l'institution monétaire européenne pour augmenter ses achats et se transformer en prêteur de dernier ressort des pays de la zone euro mis en difficulté par les marchés.

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