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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 17:09
29/12/2011 à 17h41

Marie Kostrz  Journaliste Rue89


 

En décidant de bombarder le 29 décembre une zone kurde proche de la frontière irakienne, l'armée turque a confondu les 35 villageois tués dans l'opération avec des combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Les civils subissent la dégradation des relations entre l'organisation armée et la Turquie, il y a plus d'un an.

Des corps alignés et recouverts de couverture avec, autour, des habitants en pleurs : les images diffusées par les télévisions locales montrent la stupéfaction des villageois découvrant la mort de leurs proches.

 

 

Les victimes étaient originaires de la province turque de Sirnak, dans le sud-est du pays. Selon RFI, les personnes prises pour cibles seraient des trafiquants d'essence, des chemins de contrebandes étant souvent empruntés entre la Turquie et l »Irak.

Selon Reuters, la Turquie a reconnu avoir lancé l'attaque après que des drônes ont repéré un groupe d'une cinquantaine de personnes suspectés d'être du PKK :

« Elle a précisé qu'il n'y avait pas de civils dans les parages au moment de l'attaque. »

Il s'agit de l'accident le plus grave impliquant des civils dans le conflit qui oppose la turquie au mouvement séparatiste armé kurde depuis 1984.

« Le PKK a été déçu par les négociations »

Les combats entre le PKK et la Turquie se sont intensifiés depuis l'été 2010. Dernière attaque massive en date : le 18 octobre, 24 soldats turcs avaient trouvé la mort dans des attaques du PKK. Jean Marcou, chercheur, alimente régulièrement la rubrique question kurde de l'Observatoire de la vie politique turque (Ovipot). Il explique que le mouvement kurde est devenu plus agressif :

« Avant le référendum sur la constitution en 2010, il y avait des négociations entre les deux parties. Il semblerait que le PKK ait été déçu des engagements pris par la Turquie sur la question kurde et décidé de rompre la trêve qui avait été établie. »

Les bombardements turcs, qui ont pour but d'atteindre les combattants, actifs le long de la frontière turco-irakienne, se sont aussi intensifiés.

L'intervention turque, menée sur son propre sol ou en Irak, touche en premier les civils qui ne participent pas au conflit. Ils sont particulièrement nombreux en Irak. En septembre, Human Rights Watch écrivait :

« Les attaques turques et iraniennes au Kurdistan irakien ont fait au moins dix victimes civiles et déplacé des centaines d'entre eux entre le milieu de juillet 2011.

Certaines attaques ont été menées sans que des mesures suffisantes soient prises pour s'assurer d'un impact minimal sur la population. »

Des centaines de villageois déplacés

La Turquie n'est pas la seule à prendre en étau les civils avec les mouvements kurdes armés. Depuis juillet, l'Iran a lui aussi intensifié ses bombardements à la frontière irakienne pour combattre le PJAK, l'équivalent iranien du PKK créé en 2004.

Des centaines de familles ont dû être déplacées. Selon Human Rights Watch, les soldats iraniens qui ont pénétré sur le sol irakien ont détruit leurs maisons et tué leur bétail.

Le Haut commissariat des Nations unis pour les réfugiés (UNHCR) explique que le but est d'attaquer les villages pour faire pression sur le PJAK pour qu'il cesse ses attaques en Iran. Une stratégie qui n'est cependant pas nouvelle : les attaques ont commencé en avril 2010.

En août de la même année, Rana Ksaifi, employée du UNHCR à Erbil, capitale de la province autonome du Kurdistan irakien, avait recensé 620 familles irakiennes déplacées à cause des bombardements turcs et iraniens.

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 17:05

Rue89 - Indignados 29/12/2011 à 11h11

Lali Sandiumenge · Traduit par Suzanne Lehn

 

Le cocktail explosif de bulle immobilière, crise financière et chômage massif prive de logement des milliers de familles en Espagne. Mais les victimes des expulsions hypothécaires ne sont pas anonymes, elles ont des noms et des histoires à raconter.

Francisco a dû quitter Getafe (à Madrid) cette semaine ; Sheila et Medeleine, mères seules de cinq enfants, vont être expulsées de leurs logements à Barcelone ; Alex et sa famille, sont retournés comme « okupas » (squatteurs) dans le logement qu'ils avaient perdu dans la localité catalane de Terrassa.

Ils avaient tous contracté des crédits immobiliers dans les années de prospérité supposée et de crédit facile, se sont retrouvés sans revenus et ne peuvent pas rembourser. Non seulement ils ont perdu leurs appartements, mais ils sont endettés.

Ne pas laisser les banques les jeter dehors

Ils sont des milliers dans la même situation. Ils sont sortis de l'anonymat grâce à un collectif de militants, composé de personnes concernées et de sympathisants, unis en une campagne de résistance non-violente pour mettre fin à la crise. Le mot d'ordre est sans ambiguïté :

« Nous ne laisserons pas les banques nous jeter dehors. »

Ce genre de guérilla contre les expulsions est née en 2009 à Barcelone lorsqu'un groupe de victimes a créé la plate-forme des personnes affectées par les hypothèques (PAH en espagnol), pour dénoncer ces abus et la protection juridique des entités financières.

« Ni les banques, ni les pouvoirs publics ne s'intéressent à notre tintamarre », affirment-ils sur leur blog.

« Résister aux expulsions, c'est les défier, se dresser contre eux, les considérer d'égal à égal (…). Notre maison est notre instrument de lutte, notre moyen de pression, notre plus grande alliée. »

En novembre 2010, ils ont remporté une première victoire : paralyser une première expulsion près de Barcelone et empêcher Lluís et son fils de 13 ans de se retrouver à la rue.

 

 

Expulsion empêchée à Barcelone en 2010

Le PAH a poursuivi sa tâche jusqu'à recevoir ce printemps un renfort inattendu : l'appui des collectifs qui font partie du mouvement du 15M.

Il existe à présent des groupes analogues, parmi lesquels des assemblées de quartier, et des organismes sociaux et locaux de nombreuses villes d'Espagne qui se battent pour le droit à un logement décent. Le PAH assure avoir empêché au total 109 expulsions.

Un nombre important, mais néanmoins faible si l'on considère qu'entre 2007 et 2011, près d'un demi-million d'expulsions ont été décidées en Espagne (il y a eu 32.000 procédures au premier semestre de cette année et près de 48.000 en 2010, selon les chiffres du Conseil Général de la Justice)

Une coordination s'organise sur Twitter

La mobilisation s'appuie sur une solide composante en ligne, à partir de laquelle elle organise et met en relation les personnes affectées avec les activistes et le reste de la société.

La page web Stop aux expulsions a été créée en juin avec pour but de générer un réseau d'alertes et une carte nationale du drame. Quiconque devient victime d'une expulsion hypothécaire peut y ajouter son cas et déclencher un mécanisme de coordination pour obtenir de l'aide.

Les alertes sont aussi diffusées par les comptes Twitter de la campagne, @LA_PAH et @stopdesahucios, et les mots-clics #stopdesahucios (#stopauxexpulsions) et #stopdesnonaments (« stop aux expulsions » en catalan).

Et ça marche : les tweets sont retweetés et l'information circule, mettant en branle des groupes de sympathisants, des voisins et des militants pour paralyser les expulsions. En voici quelques exemples récents :

@oscartaxibcn : « Demain nous empêcherons une expulsion 13D, Barcelone – Ciutat Meridiana. A 8h30, rue Les Agudes, 58b, immeuble K #stopevictions via @LA_PAH »

@GetafeAsamblea : « Si nous réussissons à aider Antonia, mercredi il faut soutenir Paco. Viendrez-vous ? #stopevictions bit.ly/sMs2pi »

« Famille expulsée, maison récupérée ! »

Avec le temps, le PAH et 15M ont ouvert un autre front. Il ne s'agit plus seulement d'arrêter les expulsions, mais aussi de reloger des familles dans des immeubles vacants suite à la spéculation immobilière : « Famille expulsée, maison récupérée ! »

Les premiers cas ont eu lieu à Barcelone et Madrid le 15 octobre, après les manifestations de masse dans ces deux villes. Sous le slogan « de l'indignation à l'action, » ils ont occupé un bâtiment à Barcelone, qui était la propriété d'une entreprise de construction en liquidation, et l » « Hôtel Madrid » à Madrid, destiné à être vendu aux enchères.

Les deux initiatives ont créé leur blog : Edifici 15O et Hotel Madrid. Même si la police délogea les familles installées dans l'Hôtel Madrid, le mouvement ne s'est pas arrêté.

L'utilisateur de Twitter @Arganda15m écrit le jour même : « Ils scandent “Une éviction, une nouvelle occupation” #sanslogis. »

Cinq familles relogées à Madrid

Un mois plus tard, le 18 novembre, une affaire analogue s'est produite à Barcelone, lorsque des membres de l'Assemblée des Indignés du quartier Sants, aussi participants de 15M, ont occupé un ilot d'appartements neufs inoccupés depuis des années.

Ils y ont installé cinq familles expulsées et créèrent un blog ainsi qu'un compte Twitter pour diffuser l'information sur le cas, connu sous le nom de « Habitatge18N » (« Maison18N » en catalan). Douze jours plus tard, l'alerte était générale :

@La_Directa : « Les #Mossos (la police catalane) prévoit d'expulser @habitatge18n d'Hostrafrancs ce matin »

L'immeuble fut effectivement évacué ce matin-là par une opération de police controversée, qui fait l'objet, d'après le collectif, d'une enquête d'Amnesty International. Malgré cela, le projet continue et reste très actif.

Les actions contre les expulsions ont capté l'attention médiatique et certaines propositions défendues font leur chemin dans l'agenda politique. C'est le cas de « dación en pago », une loi qui éteindrait la dette avec la remise du logement, comme dans d'autres pays d'Europe.

Il en est aussi résulté le relogement d'un certain nombre de familles dans des appartements subventionnnés, et la demande de municipalités que la législation sur le crédit hypothécaire soit modifiée.

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 15:01

LEMONDE.FR | 29.12.11 | 09h13   •  Mis à jour le 29.12.11 | 09h17

 

Pour 72% des Françasi, lescampagnes des candidats à l'Elysée sont bien loin de leurs préoccupations.

Pour 72% des Français, les campagnes des candidats à l’Élysée sont bien loin de leurs préoccupations.AFP/GUILLAUME BAPTISTE

Quatre mois avant l'élection présidentielle, les Français sont particulièrement critiques à l'égard de la campagne 2012 et de l'offre politique des candidats. Selon un sondage réalisé par OpinionWay-Fiducial pour La Croix, 72 % des Français estiment que la campagné électorale apporte des réponses "assez" ou "très éloignées" de leurs préoccupations.

 PRIORITÉ AU MAINTIEN DE L'EMPLOI EN FRANCE

"Un total de 72 % des Français estime que "la campagne telle qu’elle se déroule" apporte des réponses "assez" (49 %) ou "très" (23 %) éloignées de leurs préoccupations, contre 27 % qui pensent qu’elle apporte des réponses "assez" (22 %) ou "très" (5 %) proches de leurs préoccupations", constate La Croix.

Un sentiment largement dominant au sein des partisans du MoDem sondés alors que 42 % des sympathisants du PS estiment cette campagne proche de leurs préoccupations contre 35 % des partisans du FN.

Mais au niveau national, seuls 10 % des Français estiment "plus concrètes qu'en 2007" les réponses mises en avant par les candidats à la présidentielle 2012. Et au sein des 90 % qui estiment les programmes des candidats moins concrets, près de la moitié sont des sympathisants de droite.

Les priorités et les attentes des Français, selon ce sondage, sont d'abord les solutions pour "maintenir l'emploi'. C'est en tout le cas souhait exprimé par 52 % des sondés tandis que 39 % placent la lutte contre la "hausse des produits de première nécessité" comme la priorité. Et pour 38 % d'entre eux, le maintien du "remboursement des soins" devrait constituer un point majeur du programme des candidats.


LeMonde.fr

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 14:59

LEMONDE | 29.12.11 | 13h27   •  Mis à jour le 29.12.11 | 13h35

 
 

Bayonne Correspondant - A Bidart (Pyrénées-Atlantiques), la plage de l'Uhabia est chérie des surfeurs et des estivants, mais, de temps à autre, le cours d'eau du même nom qui se jette ici dans la mer vient malencontreusement la polluer. Notamment par temps de pluie, lorsque s'y déversent les eaux contaminées par les effluents agricoles et industriels et d'autres résidus d'un assainissement collectif défaillant.

Avec 7 000 habitants permanents et plus de 25 000 l'été, cette localité située entre Biarritz et Saint-Jean-de-Luz fait partie d'une zone Natura 2000.

Pour "assurer la salubrité des eaux de baignade", les communes à l'origine de cette pollution et l'Agence de l'eau Adour-Garonne ont promis des grands travaux : une porte à "clapet" sur la rivière et une canalisation de 700 m, appelée émissaire, pour acheminer les eaux polluées au large des côtes. Il est également prévu de creuser deux bassins de stockage de 35 000 m3.

En été, par temps de pluie, détaille le document du projet, "la porte à clapet se fermera pour retenir les eaux polluées et les détourner vers l'émissaire en mer". Celui-ci sera conçu "de façon à assurer la dispersion et la dilution des effluents sans risque de compromettre la qualité des eaux littorales". Le rejet des eaux se fera "à 500 m des côtes pour empêcher le retour de la pollution sur les plages" situées en amont.

"La bonne eau"

Sous réserve de l'arrêté d'utilité publique qui est encore à prendre par le préfet, le chantier doit démarrer en janvier pour une mise en service des ouvrages à l'été 2012. Coût total de l'opération : 22 millions d'euros.

"Les nouvelles normes européennes applicables à partir de 2015 rendent cette opération obligatoire, souligne Jean Grenet, président UMP de la communauté d'agglomération Côte basque-Adour. Elle évitera la fermeture des plages qui aurait un impact désastreux sur l'activité économique."

Mais la Coordination santé-environnement Pays basque ne voit pas les choses de cette façon. Cette association de professionnels de santé, créée en 2009 pour informer le public des risques sanitaires liés à la dégradation de l'environnement, considère que cette opération consiste à faire de "l'océan, une poubelle". Ce projet "est un palliatif qui ne s'attaque pas au fond à la pollution venant en amont de la décharge publique de Zaluaga à Saint-Pée-sur-Nivelle, et de la zone industrielle de Bassilour" critique Sylvie Peres, sa présidente.

Résultat, sur un littoral basque qui accumule petites marées et pluies abondantes, on retrouve dans la mer pesticides, détergents, restes de fuel... La Coordination plaide pour d'autres solutions : drainage des eaux de ruissellement, création de bassin pour l'épuration des effluents provenant des décharges, traitement des déchets enfouis à Bassilour.

"Le système proposé est peut-être la seule solution possible, estime de son côté Michel Lamarque, conseiller municipal à Bidart, mais elle est monstrueuse. Elle continue de traiter la rivière comme un égout et ne fait que cacher la pollution, un peu comme si l'on dissimulait la poussière sous le tapis pour ne pas la voir."

Ironie de la situation, l'un des deux bassins de stockage prévu se situe à proximité de la chapelle d'Ur Ona, "la bonne eau" en basque.

Michel Garicoix

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 14:52

Le Monde - 29 décembre 2011

"Il ne serait pas étrange qu'ils aient mis au point la technologie nécessaire" a affirmé mercredi le président vénézuélien, au lendemain de l'annonce du cancer de la présidente argentine Cristina Kirchner, victime de la maladie dans la foulée de plusieurs de ses homologues du continent. AP Photo/Ariana Cubillos, File

 

Des agents des Etats-Unis hantent-ils les couloirs, les cuisines, les chambres des palais présidentiels sud-américains, seringue au poing, pour inoculer le cancer aux dirigeants de gauche du continent ?

Le vénézuélien Hugo Chavez s'interrogeait en ce sens, mercredi, à haute voix, devant un parterre de militaires et face aux caméras de télévision : un complot de "l'empire yankee", serait-il la source de sa maladie et de celles de la présidente argentine Cristina Fernandez, du Paraguayen Fernando Lugo, de la Brésilienne Dilma Rousseff et de son prédécesseur Luiz Inacio Lula da Silva, qui tous ont récemment fait l'objet de diagnostics révélant des cancers. Tous sont aussi des dirigeants de gauche.

 

 

"Il ne serait pas étrange qu'ils aient mis au point la technologie nécessaire pour provoquer le cancer sans que personne n'en sache rien jusqu'ici (...) Je ne sais pas, je réfléchis simplement" déclarait Chavez devant ses hommes en vert. "Mais c'est très, très étrange (...) c'est difficile à expliquer, (...) même en s'aidant de la loi des probabilités."

Le dirigeant socialiste a été opéré en juin d'une tumeur dans la région pelvienne. Selon des médecins, Cristina Fernandez, dont la maladie a été annoncée mardi, doit être opérée en janvier d'un cancer de la thyroïde mais a de très bonnes chances de se rétablir sans recours à la chimiothérapie ni à la radiothérapie.

Chavez a engagé ses camarades n'ayant pas été encore frappés par le mal à se tenir sur leurs gardes, notamment son ami le président bolivien, Evo Morales. "Nous allons devoir veiller sur Evo. Prends soin de toi, Evo !" a dit le chef de l'Etat vénézuélien, âgé de 57 ans.

Il suit ainsi, quoique un peu tard, les conseils de l'ex-président cubain Fidel Castro : "Fidel m'a toujours dit, 'Chavez, prends garde. Ces gens-là ont mis au point une technologie. Tu es très insouciant. Fais attention à ce que tu manges, à ce qu'on te donne à manger (...) une petite aiguille et on t'injecte je ne sais pas quoi".

(Avec Reuters)

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 14:47

LeMonde.fr avec AFP | 29.12.11 | 10h51

 

Un avion décolle de Roissy, le 21 avril 2010.

Un avion décolle de Roissy, le 21 avril 2010.AFP/FRED DUFOUR

Les compagnies aériennes vont devoir payer pour la pollution de leurs avions sur le territoire de l'Union européenne (UE) à compter du 1er janvier. Même si dans un premier temps, la facture ne devrait pas être trop élevée en raison de la faiblesse actuelle du prix de la tonne de CO2. Les permis seront donc au prix du marché soit 8 euros la tonne de CO2 a indiqué Isaac Valero, porte-parole de la commissaire chargée du climat, Connie Hedegaard.

Les Européens veulent obliger toutes les compagnies aériennes, quelle que soit leur nationalité, à acheter l'équivalent de 15 % de leurs émissions de CO2, soit 32 millions de tonnes, à compter du 1er janvier pour lutter contre le réchauffement climatique. A 8 euros la tonne, la mesure devrait rapporter 256 millions d'euros en 2012. Si les compagnies ne se plient pas à la loi européenne, elles devront payer des amendes d'un montant de 100 euros par tonne de CO2 et pourront être interdites de vol dans l'UE.

En France, le ministère de l'écologie et des transports enregistrera ces données pour les vols au départ et à l'arrivée dans les aéroports français. Les permis sont en effet délivrés par les Etats.
Chacun des 27 pays de l'UE fera de même et la Commission européenne réalisera un rapport en avril 2013 établissant le montant des droits à verser pour l'année 2012.

Les compagnies aériennes sont ainsi intégrées dans le système d'échange de quotas d'émissions (ETS) mis en place en 2005 dans l'UE pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
"Ce n'est pas une taxe, mais un marché", insiste la Commission. "Le prix des permis reflète la réalité de ce marché. Pour l'instant, il est bas à cause de la crise et d'un excès de permis, mais l'Union européenne va tout faire pour le relever", a averti Bruxelles.

LES AMÉRICAINS PRÉVOIENT DES "MESURES APPROPRIÉES"

Les Etats doivent décider cette année de retirer un grand nombre de permis du marché. La Commission a proposé de geler entre 500 et 800 millions de tonnes d'équivalent CO2. Le Parlement européen préconise le retrait de 1,4 milliard de tonnes. Quel que soit le volume retenu, cela entraînera une hausse du prix du permis. "Les compagnies aériennes doivent comprendre que le prix du CO2 va probablement augmenter cette année, mais elles sont libres de décider quand elle vont acheter", a précisé à l'AFP un responsable européen.
La Commission doute qu'elles commencent à les acheter dès le 1er janvier. "Elles vont sans doute attendre la fin de l'année", estime-t-on à Bruxelles.

La politisation du dossier ne favorise par une prise de décision rapide. Dénoncée comme une "mesure discriminatoire" et une "taxe sur le carburant" par les compagnies américaines, la législation européenne a été jugée conforme au droit international par la Cour de justice de l'UE le 21 décembre.

Mais la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a néanmoins enjoint à  l'UE de "renoncer" à cette mesure, ou "au moins différer" sa mise en œuvre, sous peine de "mesures" de rétorsion "appropriées". Cette menace américaine est prise très au sérieux par les compagnies et les industriels européens. Mais Connie Hedegaard, porte-parole de la commissaire en charge du climat, refuse de céder. La Chine, qui elle aussi menaçait l'Europe de représailles, a dans un premier temps choisi la voie des tribunaux.

Les quatre principales compagnies nationales et l'association des transporteurs aériens chinois  ont décidé d'engager une action en Allemagne avant la fin de la semaine.
"Il y a au moins quelque chose de positif dans cette démarche, c'est que les Chinois ont choisi la voie légale, et non celle des rétorsions", a confié un responsable européen sous couvert de l'anonymat.

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 14:44

LEMONDE.FR avec AFP | 29.12.11 | 10h53   •  Mis à jour le 29.12.11 | 15h28

 
 

 

Cette image tirée d'une vidéo amateur diffusée par Shaam News Network montre des tirs de gaz lacrymogène envoyé sur les manifestants à Hama, le 28 décembre.

Cette image tirée d'une vidéo amateur diffusée par Shaam News Network montre des tirs de gaz lacrymogène envoyé sur les manifestants à Hama, le 28 décembre.AP

Les forces de sécurité syriennes ont tiré jeudi 29 décembre sur des manifestants à Douma, tuant trois personnes et en blessant une vingtaine, alors que les observateurs arabes sont arrivés dans cette ville proche de Damas, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Trois civils sont également morts à Hama, où les forces de l'ordre ont en outre procédé à des arrestations de blessés dans un hôpital privé. Dans la province de Damas, ce sont trois personnes qui ont péri sous les balles de la sécurité.

Ces violences interviennent alors que les observateurs de la Ligue arabe doivent poursuivre, jeudi, leur mission dans les régions insurgées d'Idleb, de Hama et de Deraa. Ils ont pu visiter mercredi des quartiers rebelles de Homs malgré les craintes occidentales de voir leur mission entravée par manque de temps ou de liberté de mouvement. Mercredi, le département d'Etat américain a pressé la Syrie de leur permettre d'assister à toutes les manifestations contre le régime.

Le général soudanais Mohammed Ahmed Moustapha Al-Dabi, chef de la mission des observateurs, a qualifié de "bonne" leur première visite à Homs. Une analyse jugée peu convaincante par le ministère des affaires étrangères français, qui a estimé mercredi que la Ligue arabe est restée trop peu de temps dans la ville pour pouvoir "apprécier la réalité de la situation". "Leur présence n'a pas empêché la poursuite de la répression sanglante dans cette ville où des manifestations importantes ont été violemment réprimées,  faisant une dizaine de morts", a déclaré Bernard Valero, porte-parole du ministère.

De son côté, la Chine a pris le contre-pied de la France et des Etats-Unis, louant jeudi "les enquêtes objectives des observateurs de la Ligue arabe en Syrie". Allié de la Syrie, la puissance asiatique a usé de son veto à l'ONU – comme la Russie – pour empêcher le vote d'une résolution condamnant le régime.

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 13:40

LEMONDE.FR avec AFP | 29.12.11 | 11h20

 
 

Les autorités sanitaires chinoises ont rappelé de l'huile de cuisine fabriquée par trois compagnies après y avoir décelé la même toxine cancérigène trouvée récemment dans le lait, a rapporté jeudi 29 décembre l'agence officielle Chine nouvelle.

Un organisme sanitaire de la province du Guangdong, dans le sud de la Chine, a ordonné la suspension des opérations des compagnies qui fabriquaient de l'huile d'arachide contenant des doses excessives d'aflatoxine, une toxine causée par des moisissures. Les trois compagnies citées par Chine nouvelle sont Fusheng Oil, Manyi Peanut Oil et Mabao Oil.

LAIT CONTAMINÉ

Lundi, les autorités chinoises avaient annoncé la découverte de quantités excessives de cette toxine cancérigène dans le lait produit par l'une des plus grandes entreprises laitières du pays, qui a connu plusieurs scandales alimentaires retentissants, le groupe Mengniu Dairy Group. Le lait contaminé n'avait pas atteint les réseaux de distribution et on ignore si c'est également le cas pour l'huile d'arachide des trois compagnies mises en cause.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'aflatoxine augmente chez l'homme les risques de cancer, du foie notamment. La Chine est coutumière des scandales alimentaires. Des affaires d'huiles de cuisine recyclées, d'oeufs ou fruits teintés avec des colorants nocifs, de champignons cancérigènes, de pâté de soja contrefait ou de vin frelaté ont été révélées ces derniers mois dans le pays.

Le scandale le plus retentissant reste celui du lait contaminé à la mélamine qui, en 2008, avait provoqué la mort de six enfants, rendu malade 300 000 autres et provoqué la colère de la population.

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 22:31

Ajoutée par Bigbrotherail le  1 nov. 2011

Extrait du discours de Nicolas Sarkozy lors des voeux au corps diplomatique étranger le 16 janvier 2009.
Extrait de l'intervention de Frédéric Lordon sur France Inter le 16 septembre 2011 sur la crise économique et l'effondrement des banques.
Extrait d'une emission de la radio Ici et Maintenant avec Laurent Fendt citant un texte de François Marginean sur la crise et son but.
Extrait et traduction du roman d'anticipation d'HG Wells " Le Nouvel Ordre Mondial " publié en janvier 1940.

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=QZxEsFp-4Ug&feature=player_embedded

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 22:23
Elections législatives de Septembre 2010 et présidentielle de 2012

…. Ou comment la démocratie Venezuelienne est particulièrement vivace

Lors de ces élections,le parti de Chavez, le Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV), décrochera 98 sièges sur 165. Le chef de file de la gauche radicale latino-américaine n’aura donc pas atteint son objectif de conserver 110 sièges, les deux tiers du Parlement, la configuration qui aurait été idéale selon lui pour « radicaliser » sans obstacles majeurs la mise en oeuvre du « socialisme du XXIe siècle ».
La Constitution vénézuélienne prévoit que seule une majorité des deux tiers de l’Assemblée (soit 110 voix) peut approuver les lois organiques (qui modifient la Constitution). Par ailleurs, les lois qui habilitent le président à légiférer par ordonnance requièrent une majorité qualifiée des trois cinquièmes, soit 99 voix. Un seuil que le PSUV manque d’une voix.

« Il y a un désir de la part de l’électorat de voir un large spectre politique », pense José Vicente Carrasquero, docteur en sciences politiques et professeur de l’Université Simon Bolivar. Sans majorité qualifiée, Chavez ne peut pas faire passer de lois organiques ou faire des nominations clefs sans négocier avec l’opposition. « Chavez est dans une situation critique. L’opposition aura un bon nombre de députés vétérans, pas des novices. Si au lieu de négocier il va à la confrontation, le contraste entre les deux positions sera trop évident et cela lui portera préjudice », selon Carraquero.
Il lui faudra donc discuter, négocier, voire convaincre une opposition dont le seul programme politique clair revient à débarrasser le pays du « tyran » Chávez.

On comprend mieux ainsi les propos de Chavez lorsqu’il parle « d’alliance stratégique avec la bourgeoisie nationale ». Il n’a pas vraiment le choix.
L’élection présidentielle arrivant trés vite. On est donc trés loin de l’image que l’on pourrait se faire d’une dictature. Au venezuela, la politique n’est pas seulement affaire d’état, mais aussi celle du peuple. Et l’opposition est trés bien représentée… une dictature ne se soucierait pas de la constitution de son propre pays ( qu’elle a légalement adoptée par referendum en 1999 ) pour changer cette constitution à son avantage. Ce qui n’est pas le cas. ( tiens ça me fait penser à notre propre référendum sur la constitution européenne de 2005… et ce qui s’en est suivi à Lisbonnes. Fin de la parenthèse )
De plus, ces élections de 2010 ont eu un taux de participation particulièrement élevé (66,45 %) et aucune critique n’a été émise quant à la régularité du scrutin ( sous la surveillance de la communauté internationale ).
Pour rappel, les élections à la présidence de décembre 2006 ont confirmé Chávez à la présidence du pays et ces élections ont été unanimement reconnues comme un processus « transparent, équitable, démocratique » par l’Organisation des États américains, l’Union européenne, l’Association des juristes latino-américains et la Fondation Carter.

La prochaine élection présidentielle au Venezuela sera organisée le 7 octobre 2012, et Hugo Chavez a exprimé l’espoir d’effectuer deux mandats supplémentaires à la tête de son pays.
Le scrutin présidentiel est généralement organisé en décembre au Venezuela.

L’opposition doit organiser une primaire le 12 février pour se doter d’un candidat unique face à Hugo Chavez. Le gouverneur de l’Etat de Miranda, Henrique Capriles Radonski, fait figure de favori face à son rival Pablo Perez, gouverneur de l’Etat de Zulia.
Les chefs de l’opposition ont exprimé leur satisfaction. « Ces élections organisés en octobre 2012 nous laissent le temps de faire une campagne longue », a déclaré l’un d’eux, Henry Ramos Allup.
 » Nous gagnerons en 2012″ estime, quant à elle, Mme María Corina Machado. Ancienne salariée de l’organisation anti-chaviste Súmate – financée par la National Endowment for Democracy, NED – et proche de l’ex-administration de M. George W. Bush, cette dernière fait figure de nouveau « visage » de l’opposition.

Cette opposition opère d’ailleurs un rapprochement – probablement stratégique – vers le centre de l’échiquier. Si l’on exclut les références au secteur privé, le document « 100 solutions pour vivre et progresser en paix » de la MUD, à l’iconographie maladroitement « blanche » pour un pays très largement métis, fait – c’est nouveau – la part belle aux promesses sociales : « garantir la continuité et la qualité des politiques et des programmes sociaux », « éliminer l’extrême pauvreté », « approuver un système de couverture sociale large et universel, financé par l’impôt, qui garantisse à toute la population des services adéquats et de bonne qualité », etc. Non seulement la droite accepte le PSUV et le chef de l’Etat comme interlocuteurs politiques, mais elle calque une partie de son programme politique sur le leur.

Or, dans ce domaine, les résultats de l’administration Chávez sont difficilement égalables – malgré les maintes tentatives d’obstruction de ceux qui promettent aujourd’hui de… faire mieux que lui. Depuis son arrivée au pouvoir, la pauvreté a été réduite de moitié, les dépenses sociales réelles per capita ont plus que triplé, et des millions de personnes disposent désormais d’une couverture médicale. La Commission économique des Nations unies pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPAL) estime que les inégalités ont baissé de façon beaucoup plus rapide que dans le reste de la région, de sorte que le Venezuela fait aujourd’hui figure de pays le plus égalitaire d’Amérique latine.

résultat donc de cette élection, peu avant l’échéance américaine….

« Chavez a plutôt intérêt à mener une campagne courte que longue et exténuante », a estimé l’analyste Luis Vicente Leon, en faisant allusion à l’état de santé de l’apôtre de la « révolution bolivarienne ».

Selon des analystes, environ un tiers des Vénézuéliens sont encore indécis.

Destabilisations politiques internes et externes

… Ou comment accuser Hugo chavez de dictateur

Certes, le jeu de déstabilisation politique pratiqué par l’opposition (coup d’Etat, lock-out, désapprovisionnement du pays, etc.) ne facilite rien. Certes, les Etats-Unis convoitent les réserves pétrolières du pays – qui pourraient atteindre le double de celles de l’Arabie saoudite –, auxquelles Caracas vient d’accorder un accès privilégié à la Chine. Mais les problèmes auxquels fait face la « révolution bolivarienne » sont majoritairement internes, ce qui n’est pas rare après onze années de pouvoir.

Rappelons l’année 2002…Une destabilisation économique, orchestrée par Washington et l’administration Bush, suivi d’un coup d’Etat renverse M. Chávez, pourtant élu démocratiquement. L’ordre constitutionnel est rompu, l’Assemblée nationale dissoute, le patron des patrons, M. Pedro Carmona, prend la tête du pays. L’Institut international républicain (IRI) – une organisation liée au Parti républicain étasunien – en déduit que « les Vénézuéliens se sont mobilisés pour défendre la démocratie » !!
(Depuis, l’organisation patronale Fedecámaras – fer de lance du coup d’Etat de 2002 – participe au processus électoral)

Ramené au pouvoir par la population et les forces armées demeurées loyales, au bout de 48 heures, le même président se plie, deux ans plus tard, à une procédure de référendum révocatoire. Il l’emporte avec près de 59,10 % des voix. L’éditorialiste du Point Jean-François Revel conclut que M. Chávez est un « dictateur » qui a « étranglé la démocratie » (17 mars 2005) !! Quoi donc !!??

Ceci est renforcé par le boycott des législatives de 2005. L’opposition, qui cherchait à le délégitimer et à destabiliser, une nouvelle fois, la politique de Chavez, avait choisi de ne pas participer à cette élection ( première fois, dans l’histoire du Venezuela)
En boycottant les élections à l’assemblée nationale du 4 décembre 2005, l’opposition laissera délibérément le parlement être dominé par les partisans de Chavez , lesquels remporteront 116 sièges sur 167.
Issue dont la presse à 60% en faveur de l’opposition fera les gros titres, relayés bien entendu par la presse étasunienne et européenne… qui feront de cette écrasante majorité la preuve éclatante de l’état dictatorial de ce pays. Tout en minimisant, ou passant même sous silence, le boycott de l’opposition..
Vous connaissez beaucoup de dictatures où la presse est en majorité aux mains de l’opposition ?
(tiens cela me fait penser à la grande époque de Berlusconi- au paysage audiovisuel italien et à la presse italienne- au faîte de sa gloire. Fin de la prarenthèse)

Cette presse, aura encore quelques rôles à jouer.
comme on le dit, onze ans de pouvoir c’est long, et cela favorise nécéssairement l’apparition des insatisfactions.
Cette insatisfaction populaire se manifeste dans bien des domaines : lenteur de la transformation du pays, corruption, bureaucratie, problèmes d’approvisionnement en nourriture et en énergie ( à cause des lobbies aux mains de l’opposition ) et, bien sûr, insécurité. Ce problème, dont la presse ne manque pas, une fois de plus, de faire ses gros titres. Le pays souffre par ailleurs de la chute relative des cours du pétrole, la manne sur laquelle repose une grande partie des programmes sociaux.
Malgré cela, Le président reste encore très populaire parmi sa base des quartiers populaires pour qui il a créé ces nombreux programmes sociaux.

La dernière tentative de destabilisation par la presse remonte justement aux dernières législatives… et aura encore des répercussions dans les médias européens ( qui dans certaines occasions ne vérifient décidément pas leurs sources … )

mais avant cela,
Un petit cours d’instruction civique… du Venezuela ( courage, c’est pas long… juste un peu compliqué :)

Le scrutin législatif vénézuélien repose, d’une part, sur un scrutin majoritaire par circonscription basé sur le principe de « personnalisation des suffrages » qui réparti cent dix sièges. Et de l’autre, sur un scrutin proportionnel par liste et par Etat qui en attribue cinquante-deux. Trois sièges reviennent par ailleurs aux représentants indigènes du pays.
Il est indéniable qu’un tel dispositif – complexe – tend à favoriser le parti qui remporte le plus de voix : c’est même sa vocation, dans l’optique de faciliter la « gouvernabilité » d’un pays où les partis politiques sont nombreux. Le scrutin législatif de septembre 2010 en rassembla plus de 180 !! ( Ô mais quelle dictature !! … combien de partis aux USA ?? )

Inévitablement, des disparités apparaissent entre les suffrages obtenus par les partis à l’échelle nationale et le nombre de sièges qui leur sont alloués à l’Assemblée. Critiquable, le scrutin majoritaire soulève des interrogations dans tous les pays où il est utilisé.
Au Royaume-Uni, par exemple, où, comme le rappelle Tony Wood, de la New Left Review, le Parti travailliste de M. Anthony Blair obtint plus de la majorité des sièges du Parlement avec un quart des suffrages en 2001, et moins encore en 2005 !!.
( ou, même s’il ne s’agit pas du même type de scrutin, comme aux USA avec les élections de Floride pour la présidentielle. Bon, je ferme la parenthèse pour de bon)
Il est rare toutefois que la presse en conclue que les autorités du pays « cuisinent » le système électoral de façon à doter le pouvoir d’un « gilet pare-balles » contre son opposition.
Et… C’est pourtant ce qui fit El País au sujet du Venezuela, le 28 septembre dernier !!!

Dans cette même édition, le quotidien espagnol affirmait, en « Une », que « le parti du président Hugo Chávez (avait) récolté moins de votes que la coalition de l’opposition », reprenant alors à son compte un calcul de la MUD qui s’attribua très tôt 52 % des suffrages. L’information était fausse : les candidats du PSUV ont rassemblé 5 399 574 voix contre 5 312 293 pour l’opposition, soit 46,23 % des suffrages exprimés contre 45,48 %. !!

La presse internationale nous « bourre » le crane de ces ritournelles, de ces fausses allégations, de ces mots faciles…

France Soir du 21 Octobre 2011 : « Chavez va mieux. Alors qu’un dictateur vient de disparaître de la planète, un autre réapparaît et se déclare en forme ». !!

Effectivement, le président vénézuélien s’est en effet exprimé, dernièrement, sur son état de santé.On lui avait diagnostiqué un cancer. Il a déclaré que le traitement contre le cancer qu’il a suivi ces derniers mois avait été « une réussite ».

« Au cours de ces quatre derniers mois, nous pouvons dire que nous avons franchi une étape vitale dans le traitement de la maladie qui m’a surpris. C’est une stratégie combinée entre chirurgie et chimiothérapie qui s’est conclue de manière positive », a assuré le président. En ajoutant, toutefois, « Il est nécessaire de rester sous surveillance dans ces cas-là, bien que les examens permettent d’affirmer que je suis libéré de la maladie ».

Est-ce là du journalisme que de commencer son article de cette manière ? où est l’objectivité ?.
En agissant ainsi, la plupart des gens qui ne s’intéressent pas vraiment à la question restent persuadés que Chavez est un ogre pour son peuple !
Je lisais sur un forum, il y a peu, le message d’une dame qui (voulant sans doute rassembler tout le charabia journalistique dont elle fut abreuvée sur le sujet, et ce n’est pas sa faute.. ) faisait, sans doute, un rapprochement entre la misère du peuple et la nationalisation des ressources pétrolières du venezuela pour s’attrister de « La pauvreté à grande échelle, alors que les ressources pétrolières permettraient une amélioration du niveau de vie, d’éducation et de santé. »
Ce qu’elle ignorait, c’est qu’avant ces nationalisations les sociétés étrangères qui extrayaient le pétrole le faisaient à un prix ridicule, pour le revendre, au prix fort, à l’état venezuelien !
Depuis, que le Venezuela a repris son destin pétrolifère en main, ce sont des milliards d’économie… et la production s’est développée.
De plus, c’est le pétrole qui, justement, finance la plupart des programmes sociaux !!

Voilà ce qu’il faut lire sur les forums…
Voilà le résultat de toutes ces tentatives de désinformation et de destabilisation !!
Et la dernière en date de Obama (qui est à l’origine de la vidéo) :

 » Le gouvernement d’ Hugo Chavez restreint les droits universels du peuple vénézuélien, menace les valeurs démocratiques et met en péril la sécurité de la région… » ??

- Quels droits universels ?
celui de pouvoir se nourrir convenablement ? de lutter contre la malnutrition en donnant une alimentation gratuite aux enfants ? d’avoir accés à l’eau potable ? de bénéficier d’une protection sociale ? d’apprendre à lire et à écrire et sortir la grande majorité de la population de l’illétrisme ? d’offrir l’éducation pour tous ? donc de lui permettre un accés au savoir ? d’avoir un revenu décent ? un revenu de protection pour les plus pauvres ( sorte de RMI ) ? De diminuer le temps de travail à 36H… sans diminution du salaire ? d’offrir un toit aux plus démunis ?d’offrir une pension aux mères au foyer les plus démunies ? d’offrir des retraites correctes aux personnes agées ?
Tout cela Hugo Chavez l’a fait !! avant lui, lorsque les USA avaient la main mise sur le pays… tout cela manquait !!
Alors de quels droits universels parle t-il ? celui de s’enrichir sans entrave sur le dos des autres ? celui de s’emparer des ressources naturelles d’un état qui n’est pas le sien ?
Ou simplement nous faire croire que la démocratie Vénézuelienne est une dictature ? comme le Chili sous la présidence de Salvador Allende.. ou comme le chili sous la botte de Pinochet ( lequel des deux les américains ont-ils renversé, déjà … ? Mais qu’elle misère !! )

Et la démocratie ? de quelles valeurs démocratiques parle t-il ?
Il y a des élections libres dans ce pays, non ? personne n’est obligé de venir voter (comme en Belgique) et rien ne les empêche de voter ! et plusieurs partis sont représentés, non ? plus de 100 aux dernières élections !! élections « transparentes, équitables, démocratiques » ( dixit les observateurs de la communauté internationale ).
Alors, il parle de quoi ? du patronat qui n’a pas pu réussir son coup d’état et se maintenir en place en 2002 ?.

Et pour finir…..
« …en péril la sécurité de la région.. »
C’est vrai que tout pays producteur de pétrole n’étant pas dans les petits souliers des américains, risque vite, dans l’état actuel de devenir trés vite une région peu sécurisée… allez savoir pourquoi…

Bon pour en terminer, et répondre à Obama, il serait juste de mettre ici tout ce qu’a pu entreprendre Hugo Chavez pour son peuple.
Pour ce peuple qui se lève tôt… pour le Venezuela d’en bas ( histoire de reprendre les termes de certaines personnes bien prometteuses en 2007), histoire que vous vous fassiez une idée de cette « dictature ».

Une révolution sociale

…Ou comment pris de fatigue je vous cite en entier l’article du Monde Diplomatique (sorry )

Depuis son élection en 1998, Hugo Chávez a entrepris une vaste transformation économique et sociale au Venezuela dans le but d’améliorer le niveau de vie d’une population qui cultivait le paradoxe d’habiter dans l’un des pays les plus riches du continent américain et d’être en même temps plongée dans une singulière pauvreté. Retour sur les réformes du gouvernement bolivarien depuis dix ans.

Hugo Chávez est un président apprécié par son peuple. La popularité du leader vénézuelien s’explique par les réformes économiques et sociales spectaculaires qui ont permis d’améliorer le niveau de vie de la population. Pourtant, rien n’a été simple pour Chávez. Victime en avril 2002 d’un coup d’Etat orchestré par Washington, il fut sauvé par une extraordinaire mobilisation populaire. Par la suite, en 2003, il a dû faire face à un sabotage des infrastructures pétrolières qui a coûté 10 milliards de dollars à l’économie nationale, et est toujours confronté à de multiples tentatives de déstabilisation.

En 2003, le gouvernement bolivarien a pu reprendre le contrôle de l’entreprise d’Etat Petróleos de Venezuela S.A. (PDVSA), alors entre les mains de l’oligarchie, ainsi que des ressources énergétiques du pays en nationalisant les hydrocarbures. Désormais, PDVSA est propriétaire à hauteur d’au moins 60% des nouvelles entreprises mixtes. Par ailleurs, en mai 2007, le gouvernement vénézuélien a procédé à la nationalisation de la Bande pétrolifère de l’Orénoque, économiquement très lucrative et qui contient les plus importantes réserves mondiales.

Auparavant, les transnationales pétrolières extrayaient le baril de pétrole pour un coût de production de 4 dollars et le revendaient à l’Etat vénézuelien au prix de 25 dollars pour sa commercialisation, empochant au passage une substantielle plus-value. Ce nouveau système a permis à l’Etat d’économiser 3 milliards de dollars pour la production de 500 000 barils par jour issus des concessions pétrolières de l’Orénoque. Ces nationalisations permettent désormais au pays de disposer de plus de 400 000 barils de pétrole de plus par jour.

Le gouvernement vénézuelien a également décidé d’augmenter l’impôt sur les bénéfices de 34% à 50%, après avoir constaté que plusieurs firmes internationales avaient recours à l’évasion fiscale. Un nouvel impôt sur l’extraction de brut de 33,3% a été créé et génère des revenus supplémentaires à la nation d’un montant d’un milliard de dollars, ainsi qu’une taxe sur l’exportation de brut de 0,1%.

Le gouvernement a lancé un processus de nationalisation de certaines entreprises électriques et de télécommunications qui se trouvent dans une situation de monopole. Les entreprises privées Compañía Anónima Nacional Teléfonos de Venezuela S.A. (CANTV) et Electricidad de Caracas, détenues en grande partie par des capitaux étasuniens, sont passées sous contrôle de l’Etat.
Au niveau agricole, Chávez a récupéré près de 2 millions d’hectares, soit 28,74% des terres productives, aux latifundiaires sur les 6,5 millions d’hectares qui doivent être nationalisés. L’objectif est de développer le domaine de l’agriculture et d’atteindre une certaine souveraineté alimentaire. 49% des terres récupérées ont été redistribuées aux paysans, 40% sont destinées à des projets stratégiques et 11% ont été remises à des coopératives.

Ces réformes ont eu un effet bénéfique sur l’économie vénézuelienne, qui présente 19 trimestres consécutifs de croissance à une moyenne de 11, 2%.

… Où comment opérer une véritable révolution sociale.
Les nationalisations des divers secteurs de l’économie, ajoutées à la hausse du prix du pétrole, ont généré d’importants revenus à l’Etat, qui a entrepris une véritable révolution sociale. La politique du gouvernement a eu des résultats spectaculaires grâce à la multiplication des programmes en faveur des déshérités.

Grâce à la création du Fonden, un fonds spécial destiné à financer les programmes sociaux, le taux de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté est passé de 20,3% à 9,5% en dix ans.
Au niveau de chômage, le taux est passé de 16,6% en 1998 à 7,1% en 2008.
L’indice d’inégalité entre riches et pauvres a diminué de 13,7% entre 1998 et 2007.
Le nombre de bénéficiaires de pensions de retraite a augmenté de 218,4%.
Les dépenses sociales sont passées de 47,9% du budget de l’Etat en 1998 à 59,5% en 2007.

L’universalisation de l’accès à l’éducation élaborée depuis 1998 a eu des résultats exceptionnels. Près de 1,5 millions de Vénézueliens ont appris à lire grâce à la campagne d’alphabétisation, nommée Mission Robinson I. En décembre 2005, l’UNESCO a décrété que l’illettrisme avait été éradiqué au Venezuela. La Mission Robinson II a été lancée afin d’amener l’ensemble de la population à atteindre le niveau du collège. A cela s’ajoutent les Missions Ribas et Sucre qui ont permis à plusieurs dizaines de milliers de jeunes adultes d’entreprendre des études universitaires. En 2007, le Venezuela comptait près de 12,7 millions d’enfants scolarisés sur une population de 26 millions d’habitants. Le nombre d’inscrits n’a cessé d’augmenter depuis l’arrivée de Chávez au pouvoir. En 2001, il était de 6,9 millions ; en 2002, il a atteint le chiffre de 9,5 millions pour se stabiliser à 11,3 millions en 2004. En 2005, il y avait 11,8 millions de scolarisés et 12,1 millions en 2006.

Au niveau de la santé, le Système national public de santé a été créé afin de garantir l’accès gratuit aux soins à tous les Vénézueliens. La Mission Barrio Adentro I a permis de réaliser 300 millions de consultations dans les 4 469 centres médicaux créés depuis 1998. Près de 17 millions de personnes ont ainsi pu être soignées. En 1998, moins de 3 millions de personnes avaient un accès régulier aux soins. Plus de 104 000 vies ont ainsi pu être sauvées. Le taux de mortalité infantile a été réduit à moins de 10 pour mille. Par ailleurs, grâce à l’Opération Miracle lancée par Cuba, qui consiste à opérer gratuitement les Latino-américains pauvres atteints de maladies oculaires, 176 000 Vénézueliens pauvres ont ainsi pu retrouver la vue.

Pour éliminer les problèmes de malnutrition, le gouvernement a lancé la Mission Alimentation avec la création de magasins alimentaires dénommés Mercal dont les articles sont subventionnés par l’Etat à hauteur de 30%. Près de 14 000 points de vente ont été installés à travers le pays. La moitié de la population, soit plus de 13 millions de personnes, effectue ses achats dans ces magasins. Par ailleurs, plus de 4 millions d’enfants reçoivent une alimentation gratuite à travers le Programme d’alimentation scolaire. En 1998, ils n’étaient que 250 000 à bénéficier de ce programme. Selon la CEPAL, le Venezuela dispose désormais du troisième taux de malnutrition infantile le plus bas d’Amérique latine derrière Cuba et le Chili.

En 1998, 80% des habitants des villes avaient accès à l’eau potable. En 2007, le chiffre a atteint 92% grâce aux énormes investissements réalisés dans ce secteur. Au niveau rural, des efforts ont également été accomplis passant de 55% en 1998 à 71% en 2007. Plus de 6,5 millions de personnes en ont bénéficié. Le Venezuela a ainsi atteint les objectifs du millénaire fixés par l’ONU pour 2015 dans ce domaine dès 2001.

Le salaire minimum mensuel est passé de 118 dollars en 1998 à 154 dollars en 2003, et 192 dollars en 2005. Il est désormais de 286 dollars, le plus élevé du continent latino-américain. A titre de comparaison, sous la IV République, le salaire de base, dans le meilleur des cas, stagnait et parfois même diminuait. En 1996, alors que l’inflation du pays avait atteint un taux vertigineux de 100%, le salaire minimum était de 36 dollars seulement, alors qu’en 1994, il était de 101 dollars et en 1992 de 132 dollars.

De plus, les adultes d’un certain âge n’ayant jamais travaillé disposent d’un revenu de protection équivalent à 60% du salaire minimum. Les femmes seules ainsi que les personnes handicapées reçoivent une allocation équivalente à 80% du salaire minimum. Les mères au foyer âgées de 61 ans recevront désormais une pension complète avec une priorité donnée aux plus pauvres. Par ailleurs, le temps de travail passera à 6 heures par jour et 36 heures hebdomadaires à partir de 2010, sans diminution de salaire. Au niveau du logement, les autorités ont entrepris une politique de grands travaux avec la construction massive de nouveaux habitats destinés aux couches populaires et ont initié une politique de micro-crédits. Grâce à cette révolution sociale, le Venezuela fait désormais partie de la liste des 70 pays disposant d’un indice de développement humain élevé.

… Ou comment mettre en place une solidarité internationale.

Hugo Chávez, qui s’est retiré de la Banque mondiale et du FMI en remboursant par anticipation ses dettes, a étendu son aide aux autres nations américaines en mettant en place l’Alternative bolivarienne pour les Amériques et en créant la Banque du Sud, destinés a promouvoir une intégration économique régionale. Actuellement, le Venezuela offre un soutien financier direct au continent plus important que celui fourni par les Etats-Unis. (tiens pour le plaisir, je le re-cite à nouveau Obama « ..en péril la sécurité de la région.. » ou plutôt : en péril l’influence étasuniene dans la région, non ? ) Pour l’année 2007, Chávez a alloué pas moins de 8,8 milliards de dollars en dons, financements et aide énergétique contre seulement 3 milliards pour l’administration Bush. Même les citoyens étasuniens, délaissés par leur propre gouvernement, bénéficient également de la politique altruiste du Venezuela en recevant du combustible subventionné. ( Bah! Chavez, à vouloir être trop bon… )

Le Venezuela est la preuve même qu’un gouvernement peut rapidement contribuer à une réduction drastique de la pauvreté et à améliorer sensiblement le bien-être de sa population, à condition à la fois de disposer de la volonté politique nécessaire et de destiner une partie des richesses nationales aux plus démunis. Caracas constitue la parfaite illustration du renouveau latino-américain où les peuples ont porté à la tête de plusieurs nations des leaders représentatifs de l’intérêt général, avec une réelle volonté politique de mettre un terme aux inégalités qui dévastent le continent. A l’heure où l’économie mondiale est frappée par une crise financière sans précédent, le Venezuela est porteur d’une alternative crédible au néolibéralisme sauvage.

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