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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 14:17

Tempête : un cargo s'échoue dans le Morbihan

LEMONDE.FR avec AFP | 16.12.11 | 06h28   •  Mis à jour le 16.12.11 | 09h20

 
 

La tempête Joachim, qui balaie depuis jeudi soir la Bretagne avec des rafales jusqu'à 130 km/heure, a mobilisé les secours toute la nuit de jeudi à vendredi, avec près de 200 000 foyers privés d'électricité, des routes coupées, des transports perturbés et un cargo échoué sur la côte sud qui a provoqué une pollution limitée.

Le TK Bremen, un cargo battant pavillon maltais transportant du ballast, s'est échoué dans la nuit à 100 mètres de la plage de Kerminihy à Erdeven, dans le Morbihan, provoquant une pollution du rivage, a-t-on appris auprès de la préfecture maritime de Brest.

Le plan Polmar a été déclenché quand une fuite d'hydrocarbures a été constatée sur l'une des cuves formant une nappe de 1 kilomètres sur 5 mètres se dirigeant vers la plage, selon un communiqué de la préfecture du Morbihan.

 

La tempête Joachim sur les côtes de Belle-Ile, le 15 décembre 2011.

La tempête Joachim sur les côtes de Belle-Ile, le 15 décembre 2011.AP/David Vincent

Des barrages flottants vont être déployés pour tenter de contenir la pollution, les autorités préparent une opération de pompage et dépotage vers des bacs de décantation à terre pour vider le navire qui contiendrait 180 tonnes de fuel et 40 tonnes de gazole. Les dix-neuf membres d'équipage ont été évacués par hélicoptère vers la base aéronautique navale de Lann-Bihoué, selon la préfecture maritime.

Le TK Bremen, un navire de 109 mètres, avait quitté le port de Lorient jeudi après-midi pour mouiller au nord de l'île de Groix afin d'attendre de meilleures conditions météorologique avant de reprendre sa route vers l'Angleterre, selon la préfecture maritime. Le cargo a eu les plus grandes difficultés à tenir son mouillage. Il a tenté de rejoindre un secteur plus abrité mais s'est mis à dériver avant de demander assistance au Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) d'Etel, selon la même source.

Le remorqueur portuaire de Lorient n'a pu se rendre sur place compte tenu des conditions météo et à 2 heures, le TK Bremen a alerté qu'il venait de s'échouer, selon la préfecture maritime.

Créés au lendemain de la marée noire de l'Amoco-Cadiz en 1978, les treize centres Polmar de France, gérés par les directions de l'équipement, entretiennent du matériel de lutte contre les pollutions marines par les hydrocarbures.

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 14:13

LEMONDE.FR avec AFP | 16.12.11 | 14h29

 
 

 

Les pays concernés sont le Niger, le Tchad, le Burkina Faso, le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, ainsi que les régions nord du Nigeria et nord du Cameroun.

Les pays concernés sont le Niger, le Tchad, le Burkina Faso, le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, ainsi que les régions nord du Nigeria et nord du Cameroun.AFP/SIMON MAINA

En 2012, 1 025 000 enfants vivant dans les pays africains du Sahel seront en grave danger de malnutrition. C'est la prévision alarmante du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) qui précise qu'en 2011 un demi-million d'enfants avaient souffert d'une telle malnutrition dans cette région d'Afrique.

"Nous estimons actuellement" qu'il pourrait y avoir en 2012 "plus d'un million de cas de malnutrition aiguë sévère dans huit pays" du Sahel, a déclaré le directeur de l'Unicef en charge des pays situés à l'ouest et au centre de l'Afrique, David Gressly, lors d'une conférence de presse.
"C'est un nombre significatif. C'est un problème grave", a-t-il ajouté.

Les pays concernés sont le Niger, le Tchad, le Burkina Faso, le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, ainsi que les régions nord du Nigeria et nord du Cameroun.
M. Gressly a expliqué qu'une mobilisation internationale était nécessaire pour éviter une situation d'urgence courant 2012.
"Nous avons l'opportunité d'agir maintenant (…) pour éviter des pertes importantes de vies", a-t-il dit. "Nous pouvons sauver des vies si nous agissons maintenant", a-t-il insisté.

Au Sahel, les pluies ont été peu abondantes et mal réparties, il y a eu moins d'eau dans les bassins fluviaux pour les cultures et le bétail. En outre, les transferts d'argent des migrants, qui permettaient à leurs familles restées au pays de joindre les deux bouts, ont baissé.

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 14:11

LEMONDE.FR avec AFP | 16.12.11 | 12h30   •  Mis à jour le 16.12.11 | 14h45

 
 

 

Wim Deetman, ancien ministre de l'éducation et président de la commission d'enquête.

Wim Deetman, ancien ministre de l'éducation et président de la commission d'enquête.AFP/ROBERT VOS

"Plusieurs dizaines de milliers de mineurs" ont été abusés sexuellement au sein de l'Eglise catholique néerlandaise entre 1945 et 2010 et 800 auteurs présumés ont pu être identifiés, a annoncé vendredi une commission d'enquête indépendante dans son rapport final. "Plusieurs dizaines de milliers de mineurs ont eu affaire à des formes légères, graves ou très graves de comportements sexuels qui dépassaient les limites", a indiqué dans un communiqué la commission Deetman.
 

"Sur la base de 1 795 signalements, la commission a pu trouver les noms de 800 auteurs d'abus sexuels qui travaillent ou ont travaillé pour les évêchés", selon le rapport qui précise que "sur ces 800 personnes, au moins 105 sont encore en vie". Après plusieurs révélations dans la presse de cas d'abus sexuels présumés, la conférence épiscopale néerlandaise et la conférence des instituts religieux néerlandais avaient annoncé le 9 mars 2010 vouloir une enquête "large, externe et indépendante" sur les abus sexuels commis par des membres du clergé catholique sur des enfants.

"Nous exprimons nos regrets pour les abus", a réagi la conférence épiscopale néerlandaise dans un communiqué : "Nous compatissons avec les victimes et leur présentons nos sincères excuses." "Cela nous remplit de honte et de chagrin", assure-t-elle, soulignant que "les évêques et les dirigeants de la conférence des instituts religieux néerlandais sont choqués par les abus sexuels de mineurs et les pratiques décrites dans le rapport final".

"TABOU"

"La problématique des abus sexuels était connue au sein des ordres et évêchés de l'Eglise catholique néerlandaise, mais des actions adéquates n'ont pas été entreprises", assure la commission en se basant sur un examen des archives d'évêchés, congrégations et ordres néerlandais. La commission explique cette passivité notamment par le "tabou" que représentait la sexualité dans la société jusque dans les années 1960, ainsi par une structure administrative et une culture "fermées" au sein de l'Eglise catholique. Estimant que le célibat des prêtres n'était pas un facteur "crucial" poussant à abuser sexuellement d'un mineur, la commission a toutefois assuré que celui-ci impliquait "un risque".

Composée de six personnes, dont l'ancien ministre Wim Deetman, un ancien juge, des professeurs d'université et une psychologue, la commission avait ouvert son enquête le 24 août 2010 sur des abus commis sur la période "de 1945 à nos jours". Les estimations avancées par la commission d'enquête ont été notamment effectuées grâce à une consultation auprès de plus de 34 000 Néerlandais de 40 ans et plus. Une commission chargée de conseiller l'Eglise catholique néerlandaise sur l'indemnisation des victimes avait préconisé le 20 juin de dédommager celles-ci en fonction de la gravité des abus, avec un maximum de 100 000 euros. L'Eglise catholique est secouée depuis plusieurs années par une série de scandales liés à la pédophilie, notamment en Autriche, Belgique, Irlande, Allemagne et aux Etats-Unis.

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 14:09

LEMONDE.FR | 16.12.11 | 11h01

 
 

Un journaliste au Daguestan qui enquêtait sur des enlèvements dans cette république instable du Caucase russe et critiquait les autorités locales a été assassiné, dans la nuit du jeudi 15 au vendredi 16 décembre, indique le comité d'enquête de Russie. Khadjimourad Kamalov, 46 ans, fondateur de l'hebdomadaire daguestanais Tchernovik et directeur général de la société d'édition Svoboda Slova ("liberté de parole"), a été abattu par une personne non identifiée à la sortie des locaux du magazine à Makhatchkala, la capitale du Daguestan, a précisé le comité dans un communiqué.

Touché de plusieurs balles, il est mort durant son transfert à l'hôpital. Etant donné que l'hebdomadaire critiquait souvent les autorités locales, "il n'est pas exclu que l'assassinat de Kamalov soit lié à ses activités professionnelles", a observé le comité d'enquête. Khadjimourad Kamalov était l'auteur de nombreux articles dans lesquels il dénonçait les agissements des dirigeants du ministère de l'intérieur daguestanais. Le journaliste enquêtait en particulier sur des enlèvements qui auraient été perpétrés par les forces de l'ordre dans cette république voisine de la Tchétchénie, selon l'agence Itar-Tass.

En 2009, le nom du journaliste est apparu sur une liste anonyme de "personnes à abattre", distribuée sous forme de tracts au Daguestan. Le journal a aussi fait l'objet de plusieurs enquêtes judiciaires, et les autorités ont aussi tenté d'interdire l'hebdomadaire qui, compte tenu des pressions, a été imprimé à certaines périodes dans des républiques caucasiennes voisines. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), ONG basée à New York, a estimé dans un communiqué que "l'assassinat de Khadjimourad Kamalov était une immense perte pour le journalisme indépendant dans le Caucase du Nord, région la plus dangereuse de Russie pour les reporters". "Les autorités russes doivent enquêter immédiatement, minutieusement et efficacement sur ce terrible crime et traduire les coupables en justice", a ajouté la coordinatrice du CPJ pour l'Europe et l'Asie centrale, Nina Ognianova. Le Daguestan est une des républiques les plus instables du Caucase russe. Une rébellion islamiste y est très active. Plusieurs journalistes y ont été tués au cours des dernières années.

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 14:06

Le Monde - 16 décembre 2011

 

Les contrôles au faciès dénoncés par Amnesty International

 

L’Espagne a été pointée du doigt dans un rapport publié mercredi 14 décembre par Amnesty International dans lequel l’organisation non-gouvernementale dénonce la pratique “habituelle” par les forces de police de “contrôles d’identité discriminatoires” basés sur des “critères ethniques ou raciaux”.

Ce n’est pas la première fois que les méthodes employées par les forces de l’ordre espagnoles pour arrêter des sans-papiers sont l’objet de critique d’organismes internationaux et de simples citoyens.

En mars dernier, le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale de l’ONU avait déjà demandé au gouvernement de mettre fin aux “contrôles d’identité ou rafles policières basés sur des profils ethniques ou raciaux”.

Auparavant, en juillet, des centaines d’ “indignés” avaient empêché l’arrestation de plusieurs immigrés sans papier dans le quartier madrilène de Lavapiès, et dénonçaient l’augmentation des contrôles au faciés dans ce quartier populaire et multiculturel.

Des quotas dans les commissariats en 2009

Et bien avant cela, une forte polémique avait surgi en 2009 en Espagne lorsque la presse avait révélé qu’à Madrid circulait dans les commissariats une note interne fixant des objectifs hebdomadaires chiffrés de détentions de personnes en situation irrégulière. Plusieurs syndicats policiers avaient alors confirmé qu’il existait des quotas de détention d’immigrés sans papiers dans toute l’Espagne. Mais le gouvernement a toujours nié les faits, assurant qu’il ne s’agissait que de “cas isolés”.

Ce qui est sûr c'est qu'en Espagne, entre 2003 et 2011, sous le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, le nombre de policiers et gardes civils dédiés au contrôle des frontières et à la lutte contre l'immigration illégale a augmenté de 60% (plus de 10 000 agents).

Aujourd'hui, c’est au tour d’Amnesty International de dénoncer une pratique “illégale”, “humiliantes” et qui suppose une “violation des droits de l’homme”, et des méthodes qui “criminalisent” les étrangers” et “incitent à la stigmatisation et au préjugé social, ” selon Miguel Angel Calderon, responsable de communication d’Amnistie international en Espagne.

"Il suffit d’être mate de peau ou de ne pas avoir une tête d’Espagnol pour risquer d’être arrêté...

Selon les collectifs d’immigrés, la pression policière s’est accentuée ces derniers mois. María Ortiz, une chilienne de 50 ans, employée de maison à Madrid, en a fait l’expérience. Le mois dernier, cette mère de famille installée en Espagne depuis cinq ans, revenait avec son fiancé bulgare, Horacio, d’une rapide course en bas de son domicile, dans le quartier populaire de Ciudad Lineal, lorsqu’une voiture de police s’arrête à leur hauteur. “Les agents nous ont demandé ce que nous faisions dehors et de quel pays nous venions. Ils ont voulu voir nos papiers mais j’avais laissé son sac à la maison avec les papiers qui attestent que mon titre de séjour est en cours de régularisation,” raconte María. Il est alors 22h30 et María est conduite à toute vitesse, sirènes hurlantes sur le capot, au Centre d’internement des étrangers (CIE) du quartier d’Aluche, sorte de commissariat spécialisé où sont transférés les sans-papiers avant une possible expulsion. “Je me suis sentie humiliée et traitée comme une délinquante”. Sur place, “il y avait une centaine de personnes, originaire de tous les pays, entassés dans une petite salle. Beaucoup revenaient des courses ou du travail et avaient été arrêtés par surprise à la sortie de leur métro ou dans la rue...” 

A 4h15, María est finalement libérée. Soulagée sur le moment, elle est aujourd’hui en colère et plus méfiante que jamais. “J’ai peur. Je sors moins. Il y a de plus en plus de contrôles. Nous sommes très surveillés, dénonce-t-elle. Il suffit d’être mate de peau ou de ne pas avoir une tête d’Espagnol pour risquer d’être arrêté...” Et envoyé au CIE d’Aluche. C’est justement dans ce quartier du sud-ouest de Madrid que sont nées fin 2009 les “Brigades de voisinage”, une initiative des habitants à laquelle participe aujourd’hui une centaine de personnes qui se chargent de recenser les arrestations au faciès et d’informer les gens sur la vulnérabilité des droits de l’homme qu’elles supposent.

Amnesty International a rappelé que des cas identiques ont lieu “en France, en Italie, en Grèce, dans certains pays nordiques, en Allemagne et en Autriche”, et demandé à l’Union européenne d’agir. L’ONG a appelé le nouveau gouvernement, qui entrera en fonction le 22 décembre, à “arrêter ce genre de pratiques.”

Sandrine Morel

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 14:01

LEMONDE.FR avec AFP | 16.12.11 | 10h56

 
 

Des incidents ont éclaté, vendredi 16 décembre à l'aube, au Caire entre des manifestants égyptiens et la police militaire. Des voitures ont été incendiées et des pierres, lancées sur les rangs des forces de sécurité, ont rapporté des témoins. La police a tiré des coups de feu en l'air pour disperser les manifestants.

Quelque trois centspersonnes s'étaient rassemblées après la diffusion sur Internet d'images présentées comme celles d'un activiste arrêté et passé à tabac. "La rumeur court qu'ils l'ont sévèrement battu et qu'il a été hospitalisé", a dit un médecin s'occupant sur place de manifestants blessés. Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès des responsables de la sécurité. Mais, de source proche des services de sécurité, on fait état de plusieurs personnes blessées lors de ces incidents.

L'activiste au centre de cette rumeur, Abboudi Ibrahim, a été arrêté alors qu'il quittait un sit-in organisé devant le siège du gouvernement, dans le centre du Caire. Une vidéo qui circule sur Facebook montre un jeune homme, identifié comme étant Abboudi Ibrahim, le visage portant les traces de coups violents.

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 13:59

LEMONDE.FR avec AFP | 16.12.11 | 13h00   •  Mis à jour le 16.12.11 | 13h21

 
 

 

Des manifestants défilent dans les rues de Homs le 13 décembre.

Des manifestants défilent dans les rues de Homs le 13 décembre.REUTERS/HANDOUT

La contestation se poursuit en Syrie. Plus de 200 000 personnes ont manifesté, vendredi 16 décembre, dans les rues de la ville de Homs, dans le centre du pays, un des hauts lieux de la mobilisation contre le régime du président Bachar Al-Assad, encerclé par l'armée depuis plusieurs semaines, a affirmé l'Obervatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
 

L'OSDH a précisé que les manifestants étaient sortis, après la prière, dans une dizaine de quartiers "opposés au régime", comme Baba Amro encerclé par un grand nombre de "chabbiha", les milices loyales au pouvoir, al-Khalidya, Deir Balaa ou Jourat al-Chiyah, où 10 000 personnes ont défilé.

Un civil a été tué par les forces de sécurité dans le quartier de Deir Balaa. Deux chars sont par ailleurs entrés dans le quartier al-Ghouta pour disperser la manifestation et plusieurs personnes ont été blessées par les forces de sécurité et des tireurs embusqués dans les quartiers de Bab Sebaa al-Qousour, toujours selon l'OSDH. Dans le quartier Hamra, plusieurs arrestations avaient eu lieu avant la prière.

"Des manifestations massives ont eu lieu également dans la province de Homs à Talbissé, Tal Kalakh, Houla" notamment, d'après l'OSDH.

INQUIÉTUDES DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE

Au dixième mois de la contestation, la communauté internationale ne cache plus ses inquiétudes concernant les atrocités perpétrées par le régime contre les manifestants. Lundi, la haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Navi Pillay, avait annoncé que le bilan de la répression "dépassait probablement les 5 000 morts". Une déclaration qui avait déclenché de vives critiques diplomatiques.

A tel point que la Russie a dévoilé, jeudi, un projet de résolution au Conseil de sécurité condamnant les violences en Syrie. Des violences perpétrées par "toutes les parties", "y compris l'usage disproportionné de la force par les autorités syriennes", a déclaré Moscou.

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 13:55

Lettre d'Asie | LEMONDE | 16.12.11 | 13h29

 
 

 

Manifestation de villageois à Wukan, dans la province chinoise du Guangdong, le 16 décembre 2011.

Manifestation de villageois à Wukan, dans la province chinoise du Guangdong, le 16 décembre 2011.AFP/AFP PHOTO

Le village entier s'est rassemblé, le poing levé : on aperçoit des écolières en uniforme qui éclatent en sanglots. De vieilles dames en pull-over. Un vieux monsieur coiffé d'un chapeau droit. Des enfants ravis de tant d'animation, et des mères de famille au visage déterminé. Sur les banderoles tendues par les villageois, on lit : "Les dettes de sang seront remboursées par le sang."

Ce genre de confrontation comme celle qui oppose depuis plusieurs jours des milliers d'habitants de Wukan, un gros village côtier de l'est du Guangdong, dans la préfecture de Shanwei, aux forces de police qui en font le siège, est l'occasion de débats passionnés et d'une circulation quasi instantanée de l'information, et notamment les photos, via les réseaux sociaux.

A cause de la quasi-absence de couverture médiatique en Chine consacrée à ces événements, et des contrôles de plus en plus drastiques du contenu des microblogs, les commentaires se font de plus en plus acerbes, défiants, politiques : "Aujourd'hui, nous sommes à genoux et nous parlons avec la plume. Demain, nous serons debout, et c'est avec des balles que nous nous exprimerons", lisait-on, le 15 décembre, sur Weibo. Quand les autorités du Guangdong ont prévenu, il y a quelques jours, que les villageois risquaient d'être manipulés par des "forces étrangères", cette bonne vieille théorie du complot a déclenché un torrent de sarcasmes : "Mais de quelle intervention étrangère est-ce qu'ils parlent ? La démocratie est une tendance ! (...) Rendez la Chine à son peuple, et foutez dehors la seule vraie puissance étrangère qui soit : les communistes !"

Habituées à gérer les conflits sociaux loin des regards critiques, selon le sacro-saint principe du maintien de la stabilité et des méthodes qui lui sont associées, les autorités chinoises, à tous les échelons, n'ont toujours pas complètement pris la mesure de ce que signifiait le témoignage citoyen, ce weiguan (l'expression signifie "regard vigilant") à l'échelle d'une nation, que les internautes chinois s'efforcent désormais de déployer avec une efficacité redoutable chaque fois qu'ils en ont l'occasion - et donc assez souvent. La crise de confiance, ou de crédibilité, de tout ce et ceux qui représentent l'autorité publique a atteint un paroxysme. Quoi que dise un porte-parole ou un médiateur officiel, plus personne n'en croit un mot.

Le déroulé de ce qu'on sait des incidents de Wukan est révélateur de cette dérive de la gouvernance - en particulier dans le contexte des communautés rurales, bien plus mal lotis que les résidents urbains en termes de droits et de représentation. Comme dans bien d'autres cas similaires à travers la Chine, il s'agit, à Wukan, de terres collectives vendues à vil prix, de pollution, d'argent détourné et d'autorité usurpée par des responsables du comité du parti indéboulonnables depuis plusieurs décennies. En septembre, après plusieurs années de pétition, les habitants de Wukan avaient tenté une nouvelle fois d'obtenir justice. La police avait arrêté et frappé des participants à une manifestation. En réponse, la foule, exaspérée, avait mis à sac le comité du village et brûlé des voitures de police.

Puis, en novembre, une nouvelle manifestation avait eu lieu : cette fois, plusieurs milliers de villageois s'étaient rendus jusqu'à la mairie de la ville voisine de Lufeng, qui a autorité sur le village. Les organisateurs de la manifestation avaient déposé une demande d'autorisation et créé leur propre service d'ordre. Si on pouvait lire sur les banderoles "A bas la dictature !", "Sus à la corruption !" et "Rendez-nous nos droits", cette marche disciplinée avait fait espérer à de nombreux commentateurs en Chine une nouvelle tolérance dans l'expression collective des doléances. Les manifestants organisèrent un sit-in devant la mairie. Le maire de Lufeng promit, une heure plus tard, qu'il enquêterait au sujet des prédations de terres etde la pollution maritime provoquée par une entreprise chargée du développement du port.

Treize représentants des villageois furent ensuite désignés pour traiter avec les autorités. Mais, il y a une semaine, la police est venue les arrêter. De la pire manière possible : en arrivant à l'aube, en civil, sans procédure. Tout se passe comme si les officines secrètes chargées de la stabilité avaient repris la main sur les fonctionnaires, qui ont d'abord fait mine d'écouter les villageois en colère. Lundi, les habitants apprenaient la mort en détention de l'un de leurs représentants, Xue Jinbo, 43 ans. Le corps portait, selon les témoignages des membres de la famille qui ont été autorisés à le voir - mais pas à le photographier -, des marques de strangulation, des hématomes. Les ongles étaient enfoncés.

De quoi soupçonner des violences - les morts en détention sont un sujet d'indignation récurrent en Chine. Le village s'est déclaré en deuil général. Et la population s'est rassemblée, le poing levé, pour tenir tête aux forces de l'ordre. Après la mort de Xue Jinbo, officiellement d'un arrêt cardiaque, les autorités ont prestement organisé des visites au centre de détention des autres délégués par les membres de leurs familles. Celles-ci ont été filmées et diffusées sur ordre du gouvernement. Les prisonniers expliquent qu'ils sont bien traités et enjoignent à leurs proches d'écouter le gouvernement. Cette stratégie cousue de fil blanc n'a pas eu l'effet escompté : les bonnes gens de Wukan sont désormais persuadés que les leurs ont été torturés. Et qu'il faut continuer la lutte coûte que coûte...


brice@gol.com

Brice Pedroletti

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 13:51

LEMONDE | 16.12.11 | 10h56   •  Mis à jour le 16.12.11 | 11h26

 
 

 

Après une hausse de 1,4 % en 2011, le pouvoir d'achat global devrait reculer de 0,1 % en France au premier semestre 2012.

Après une hausse de 1,4 % en 2011, le pouvoir d'achat global devrait reculer de 0,1 % en France au premier semestre 2012.AFP/PHILIPPE MERLE

Nicolas Sarkozy candidat se rêvait en président du pouvoir d'achat. Son slogan du "travailler plus pour gagner plus", décliné dans la loi sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat (TEPA) d'août 2007, avait fait mouche dans un pays où le revenu salarial a faiblement progressé depuis une vingtaine d'années.

Un mantra qui lui avait probablement rallié les suffrages d'une partie des classes populaires. Cinq années et deux récessions plus tard, force est de constater que, dans ce domaine, le quinquennat s'achève sur un échec.

Les ménages vont devoir se serrer la ceinture, et probablement pendant de longues années. Leur pouvoir d'achat global, en hausse de 1,4 % en 2011, reculerait en effet d'un petit 0,1 % au premier semestre 2012, comme cela avait été le cas deux ans plus tôt, selon les prévisions de l'Insee.

Cette baisse serait encore plus forte par habitant (–0,3 %) et par unité de consommation (–0,4 %), c'est-à-dire en tenant compte de la taille et du nombre des foyers (le premier adulte compte pour une unité de consommation ou UC ; les autres personnes de 14 ans et plus pour 0,5 UC, les enfants de moins de 14 ans pour 0, 3 UC).

La mesure du pouvoir d'achat par unité de consommation permet de comparer les niveaux de vie et s'approche du ressenti des ménages, contrairement au pouvoir d'achat du revenu disponible brut (RDB). Cette donnée macro-économique est pertinente pour prévoir le PIB mais fort éloignée de la perception que les ménages ont de l'évolution de leur pouvoir d'achat.

LES SALAIRES RALENTISSENT

Comment expliquer le petit recul du début de 2012 ? Par la décélération sensible des revenus d'activité : +0,5 % au premier semestre 2012, après 1,3 % au second semestre 2011. Dégradation du marché du travail oblige, la masse salariale ne progresserait plus que de 0,6 % après 1,4 %. Les gains de salaire réel seraient faibles dans le privé, et dans les administrations publiques, les salaires réels diminueraient.

Les prestations sociales ralentiraient aussi notamment du fait de la moindre revalorisation des allocations familiales. Les hausses d'impôt prévues dans les deux derniers collectifs budgétaires de 2011 (passage de la TVA à taux réduit de 5,5 % à 7 % ; taxation accrue des plus-values immobilières ; alourdissement de la fiscalité sur les revenus du patrimoine ; gel du barème de l'impôt sur le revenu…) expliqueraient le dynamisme des prélèvements obligatoires (+2 % début 2012).

En 2007, le pouvoir d'achat avait augmenté de 3 %. Les hausses suivantes ont été modestes : +0,4 % en 2008, +1,3 % en 2009, +0,8 % en 2010 et +1,4 % en 2011.

Claire Guélaud

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 13:45

LEMONDE.FR avec AFP | 16.12.11 | 14h18   •  Mis à jour le 16.12.11 | 14h38

 
 

 

Dans le réfectoire de l'association 'La Mie de Pain, à Paris, le plus grand centre d'hébergement d'urgence de France, qui accueille chaque jour quelque 700 hommes. Le 13 octobre 2008.

Dans le réfectoire de l'association 'La Mie de Pain, à Paris, le plus grand centre d'hébergement d'urgence de France, qui accueille chaque jour quelque 700 hommes. Le 13 octobre 2008.AFP/OLIVIER LABAN-MATTEI

Plus de 40 % des demandes d'hébergement faites au numéro d'accueil et d'aide aux personnes sans abri n'ont pas été satisfaites en 2010, révèle le premier rapport annuel de l'Observatoire national du 115, vendredi 16 décembre. Ces refus concernent surtout les couples avec enfants.

D'après l'étude, rendue public par la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (Fnars), qui pilote l'Observatoire, "le constat est partout le même : un grand nombre de réponses négatives aux demandes d'hébergement", avec "plus de 40 % et jusqu'à 65 % des demandes [qui] ne donnaient pas lieu à l'attribution d'une place d'hébergement".

1,2 MILLION D'APPELS

En 2010, plus de 1,2 million d'appels ont été décrochés par les écoutants du 115, sur un échantillon de 20 départements, qui représentent plus de la moitié (55 %) de l'activité nationale du 115.

Les demandes ont concerné en 2010 pour moitié des familles (75 % à Paris). Si elles se voient attribuer en moyenne trois fois plus de nuitées que les hommes seuls, 31 % d'entre elles n'ont jamais été hébergées en 2010, et 37 % l'ont été systématiquement.

Le rapport constate également qu'en période de grand froid, les refus "baissent avec le renforcement temporaire des dispositifs d'hébergement", mais "la tendance repart à la hausse à partir du mois d'avril" et de la reprise des expulsions après la fin de la trêve hivernale.

En moyenne, en 2010, parmi les nuitées attribuées aux personnes sans abri (hors Paris), 53 % ont été attribuées dans un centre d'hébergement d'urgence, 40 % en hôtel, et 7 % dans d'autres structures (hébergements de stabilisation, maisons relais, etc.). Le nombre moyen de nuitées attribuées par le 115 est de 20, mais plus de la moitié des demandes (55 %) n'ont abouti qu'à une seule nuit d'hébergement.

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