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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 13:57

 

Le  4 janv. 2012

AcontrecourantTv1

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=blw4dPyI3-g

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 13:53
radio-canada.ca
Mise à jour le mardi 3 janvier 2012 à 12 h 33 HNE

 
Occupons Fredericton Le campement des indignés à Fredericton.

Des employés de la municipalité de Fredericton et un policier ont expulsé, tôt mardi matin, le groupe d'indignés qui campait au centre-ville.

Mathieu Bertin, l'un des trois manifestants qui étaient sur place à ce moment, affirme que l'expulsion s'est déroulée rapidement, en une dizaine de minutes, et qu'il a perdu des effets personnels.

Les manifestants avaient établi leur camp dans le carré Phoenix, devant l'hôtel de ville, en octobre dernier.

Le maire, Brad Woodside, explique qu'il a rencontré les manifestants à dix occasions pour les convaincre de démanteler volontairement leur campement de fortune, qui ne respectait pas les règlements municipaux. Il souligne qu'il a encore rencontré les occupants le 31 décembre pour leur donner une dernière chance, mais qu'ils ont refusé de partir.

Le maire Woodside ajoute qu'aucune amende ne sera imposée aux militants. Il invite le groupe à manifester devant l'hôtel de ville, mais sans y installer de structure permanente.

Les indignés n'ont pris aucune décision sur la suite des événements. « Le occupy, c'est une idée plus qu'une tente. On va procéder et continuer le mouvement », promet M. Bertin.

Un campement similaire a récemment été démantelé de force à Halifax. Des tentes sont toujours visibles à Moncton et à Saint-Jean à Terre-Neuve. Elles sont occupées par quelques militants.

Rappelons que le mouvement des indignés dénonce les excès du capitalisme. Il s'inspire des indignés antipauvreté de Wall Street, aux États-Unis.

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 13:49
tdg.ch - Par Olivier Francey. Mis à jour le 04.01.2012 12

 

L’illégalité de l’occupation du domaine public suscite la grogne de certains conseillers municipaux. Le mouvement d’occupation des Bastions devrait à nouveau déposer une demande d’autorisation.

 

 

 

L’illégalité de l’occupation du domaine public suscite la grogne de certains conseillers municipaux. Le mouvement d’occupation des Bastions devrait à nouveau déposer une demande d’autorisation.

 

Une quinzaine de tentes, quelques silhouettes, un poêle à mazout crachotant de la fumée et des bâches militaires. Le décor est planté, il s’agit du «hameau des indignés», occupant toujours le parc des Bastions. Une occupation illégale depuis le 1er janvier puisqu’aucune nouvelle demande d’autorisation n’est parvenue au vice-président du Conseil administratif de la ville de Genève, Rémy Pagani. Le magistrat d’«A Gauche toute!» avait hérité du dossier des mains de Pierre Maudet, le maire de la Ville s’étant dessaisi de l’affaire suite au refus de ses collègues de procéder à l’expulsion du campement pour le non-respect des règles imposées. Pourquoi les Indignés sont-ils toujours en place alors que l’illégalité est avérée? Rémy Pagani s’en explique: «Il s’agit d’un délai élastique». «Mais je peux déjà vous confirmer qu’ils vont déposer prochainement une nouvelle demande, je l’ai appris aujourd’hui!» En clair, l‘Exécutif municipal aura sur sa table mercredi prochain une demande «en bonne et due forme» qu’il devrait en toute logique approuver. Les Indignés continueront donc à occuper les Bastions

 

Délai élastique et illégalité tolérée, il n’en faut pas moins pour susciter la grogne des partis de droite. «Ce n’est pas que les Indignés me dérangent, assume Eric Bertinat, chef de groupe UDC au Municipal, mais j’attends toujours d’eux un message politique. Or, il n’y en a pas.» Le conseiller municipal, se décrivant non sans humour comme «étant résigné à défaut d’être indigné», n’est pas avare en critiques contre son Exécutif: «Que voulez-vous que je vous dise! En Ville, on a vu ce que le Conseil administratif pouvait faire. Rien…»Du côté des troupes de Rémy Pagani, la sensibilité n’est pas la même à en croire Pierre Vanek, conseiller municipal d’«Ensemble à Gauche». «Il n’y a pas à proprement parler de menace à l’ordre public même s’il y a quelques fêlures dans la salubrité. Mais on se doit de les tolérer. Je rappelle que ce n’est pas un mouvement local, c’est une vague de fond. Il reflète des inquiétudes qui sont d’ordre mondial.» L’argument ne semble pas convaincre le conseiller municipal PLR Simon Brandt qui évoque une «rupture de confiance». Quant à lui agacé, Carlos Medeiros avoue que le groupe MCG a été divisé sur la posture à adopter vis-à-vis de ce mouvement d’occupation. «Mais aujourd’hui, cela va trop loin. Nos indignés genevois sont presque une honte en comparaison des vrais indignés qu’on trouve en Espagne ou au Portugal. (TDG)


Créé: 04.01.2012, 19h10

 

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 13:40

 

Le Nouvel Obs - Créé le 05-01-2012 à 13h03 - Mis à jour à 13h56     

Par Celine Rastello Journaliste


Après les procureurs, ils profitent de leurs vœux pour 2012 pour dénoncer une "année 2011 éprouvante" et un "étouffement général".

 

 

Tribunal de grande instance de Paris (photo d'illustration) (AFP/ Dylan Calves)

Tribunal de grande instance de Paris (photo d'illustration) (AFP/ Dylan Calves)

 

"Désenchantement", "souffrance généralisée", "pénurie dramatique de moyens" : les vœux 2012 de la Conférence Nationale des Présidents de Tribunaux de Grande Instance, qui s'exprime rarement, sont particulièrement amers, comme l'indique "Le Monde". Le conseil d'administration de la conférence, qui comprend près de 80 membres (soit la moitié des TGI), tire la sonnette d'alarme.

Ont-ils été influencés par la tout aussi peu commune prise de parole des procureurs, début décembre, qui ont notamment dénoncé un manque de moyens et d'indépendance ? "Nous n'avons pas été influencés sur le fond, car nous y réfléchissions depuis un moment" répond au "Nouvel Observateur" le président de la conférence et du tribunal de grande instance de Lyon Paul-André Breton, concédant que sur la forme, ils ont saisi "l'opportunité" des vœux pour communiquer.

"Une année 2011 éprouvante"

Le rôle des présidents de tribunaux consiste à animer et organiser les juridictions et, entre autres, à réfléchir avec les magistrats à la mise en œuvre des réformes. Mais leur bilan 2011 est trop lourd. Ils reviennent sur "une année 2011 éprouvante qui restera sans doute parmi les plus difficiles supportées par (leurs) juridictions depuis bien longtemps". La faute au "désenchantement" et à la "souffrance généralisée chez les acteurs de terrain, magistrats et fonctionnaires" qui se sont ajoutées aux "difficultés matérielles et budgétaires", écrivent les présidents (voir document en bas d'article).

"On travaille en permanence dans le retard, tout se gère à coups de priorités" commente le président. D'où un "désenchantement" aux causes multiples : l'augmentation des charges et contraintes dans un "contexte de fréquentes improvisations juridiques" qui mènent à des "choix de priorités par défaut", des méthodes inacceptables : "la réflexion (qui) devance l'action" concernant les réformes, "l'avalanche de textes dictée par des considérations électorales ou la réaction à des émotions", ou encore "l'impréparation, l'improvisation et l'imprécision." La coupe est pleine.

"Quel autre service vais-je devoir sacrifier pour faire fonctionner celui-là ?" est selon Paul-André Breton une question récurrente. Les présidents demandent des moyens humains "à la mesure des charges confiées" notamment concernant la protection des majeurs, des personnes en soins psychiatriques ou encore la réforme du tribunal correctionnel pour mineurs, applicable depuis le début de l'année. Et précise au passage qu'à ce sujet les "discours" doivent "se traduire concrètement".

"Un étouffement général"

Si les revendications "ne sont pas extrêmement nouvelles", admet le magistrat, "l'intensité du sentiment de lassitude, de fatigue, et de souffrance au travail" des professionnels s'est accrue, jusqu'à atteindre un "étouffement général." L'unanimité des revendications "au niveau de toutes les juridictions" n'y est pas non plus pour rien. Tout comme le fait de "contribuer à la prise de conscience des citoyens". Paul-André Breton reçoit chaque jour plusieurs lettres de justiciables protestant contre les délais, l'attente dans les couloirs,... "Ce n'est pas normal, et nous en sommes tous assez désolés."

Depuis l'envoi des vœux, mercredi 4 janvier, le magistrat assure avoir reçu plusieurs messages de satisfaction et de remerciement de différentes juridictions, "quelle que soit leur taille et leur appartenance ou non à la conférence." Qu'attendent à présent les présidents ? "Rien de concret dans l'immédiat, même si toute réponse prenant en compte nos préoccupations sera intéressante". Paul-André Breton se défend de "toute démarche politique", mais concède que l'approche des élections présidentielles n'est pas totalement étrangère à la démarche : "dans les 3 ou 4 prochains mois, et après, on craint notamment de nouvelles réformes tous azimuts."

 

Voeux de la Conférence Nationale des Présidents de TGI

 

 

Cher(e)s collègues président(e)s



 Le conseil d'administration de la Conférence Nationale des Présidents de Tribunaux de Grande Instance voit s'achever une année 2011 éprouvante qui restera sans doute parmi les plus difficiles supportées par nos juridictions depuis bien longtemps.


 Aux difficultés matérielles et budgétaires s'ajoutent désormais un désenchantement et une souffrance généralisés chez les acteurs de terrain, magistrats et fonctionnaires.


 Notre tâche d'administration et d'animation devient impossible et la plus value que nos collègues et les fonctionnaires sont en droit d'attendre de l'exercice de nos fonctions se limite de plus en plus à la gestion d'une pénurie dramatique de moyens face à une inflation insupportable des charges dans un contexte de fréquentes improvisations juridiques qui nous conduit à des choix de priorités par défaut.


 La période de fin d'année et l'approche de l'année nouvelle sont propices à l'expression des voeux et nous savons toutes et tous dans nos juridictions l'importance que revêt cette tradition, au delà des relations personnelles, dans les contacts institutionnels.


 Le conseil d'administration de la Conférence Nationale des Présidents de Tribunaux de Grande Instance vous présente, cher(e)s collègues président(e)s, ses voeux les meilleurs et les plus sincères pour l'année 2012 et en particulier formule les souhaits suivants:


 - qu'en matière de réformes, la réflexion devance l'action, les études d'impact précèdent leur mise en oeuvre et que les moyens soient contemporains de leur entrée en vigueur


 que notamment l'année 2012 ne soit pas l'occasion d'une nouvelle avalanche de textes dictée par des considérations électorales ou la réaction à des émotions, et dont la traduction législative solliciterait de plus fort les juridictions pénales au risque d'afficher un désintérêt pour les contentieux civils dont le traitement est pourtant un des facteurs essentiels de paix sociale,


 que la sécurité et la stabilité juridique soient garanties, pour le bien des justiciables et le fonctionnement efficace et pertinent de nos juridictions,


 qu'en conséquence l'impréparation, l'improvisation et l'imprécision cessent de créer de charges indues comme ce fut le cas pour les élections professionnelles et la mise en oeuvre de la contribution de 35€ pour l'aide juridique,


 - que les ressources humaines soient garanties à la mesure des charges confiées, à l'inverse de ce qui s'est produit en matière de protection des majeurs, en matière de protection des personnes placées en régime de soins psychiatriques sans consentement, en matière de tribunal correctionnel des mineurs, ou de transfert de compétence du traitement des situations de surendettement,


 que par exemple ne soient pas proposées des solutions de facilité comme la mutualisation des tribunaux pour enfants, consommatrice de temps et donc irréaliste dans le contexte actuel


que la suppression de la juridiction de proximité et les conséquences qu'elle entraînera au sein des tribunaux d'instance pour le traitement du contentieux civil soient prises en compte,


que les discours évoquant des créations d'emplois de magistrats comme de fonctionnaires se traduisent concrètement, alors que nous constatons jusqu'à présent l'accroissement des vacances de poste et la non prise en compte du travail à temps partiel,


- que la gestion des ressources humaines pour les magistrats comme pour les fonctionnaires mérite enfin son nom, que les adjoints administratifs n'apprennent pas huit jours avant la date de leur prise de fonction leur lieu d'affectation, que les projets de nomination des magistrats s'inscrivent dans des calendriers qui permettent une réelle consultation des assemblées statutaires des juridictions tant pour le bien fondé des décisions d'organisation qui nous incombent, que pour l'adhésion qu'elles doivent recueillir pour la bonne marche des tribunaux,


- que les budgets annoncés soient effectivement alloués et non amputés en cours d'année, spécialement ceux qui stagnent comme l'accès au droit oui qui régressent comme les frais de fonctionnement,


 - que les responsables politiques cessent d'instrumentaliser l'institution judiciaire, garante de l'Etat de droit , et de dénigrer l'institution et les hommes qui la servent au gré des décisions qui leur déplaisent ou nuisent à leurs intérêts partisans


 Alors cher(e)s collègues président(e)s, si par extraordinaire ces voeux se réalisent, parmi d'autres que seul le souci de concision ne nous permet point de citer ici, nous pourrons nous féliciter de ce que l'année 2012 permette à la Justice, sous notre impulsion, avec le concours de chacun des magistrats et fonctionnaires de nos juridictions, de jouer le rôle qui est le sien dans une société démocratique moderne .


 Bonne et Heureuse année 2012 à vos juridictions!


 Le conseil d'administration de la Conférence Nationale des Présidents de Tribunaux de Grande Instance


P.A Breton

 

président du tribunal de grande instance de Lyon, président de la Conférence Nationale

 

 

Le Monde - 05 janvier 2012

Les vœux amers des présidents de tribunaux

 

 

 

Après les procureurs le 8 décembre, les présidents de tribunaux témoignent à leur tour de leur profonde inquiétude : après « une année 2011 éprouvante » et qui « restera sans doute parmi les plus difficiles supportées par nos juridictions », la conférence nationale des présidents de tribunaux grande instance a fait part mercredi 4 janvier du « désenchantement et de la souffrance » des personnels judiciaires.

« Notre tâche d’administration et d’animation devient impossible », écrit Paul-André Breton, président de la Conférence et par ailleurs du tribunal de Lyon, « nos fonctions se limitent de plus en plus à la gestion d’une pénurie dramatique de moyens face à une inflation insupportable des charges, dans un contexte de fréquentes improvisations juridiques ».

Il souhaite que soit mis fin en 2012 à « l’avalanche de textes dictée par des considérations électorales », que soient enfin alloués les moyens humains et budgétaires, et que « la gestion des ressources humaines pour les magistrats comme pour les fonctionnaires mérite enfin son nom. »

Voici le texte intégral publié par la Conférence, qui compte 80 membres. (* voir plus haut)


 

« On a vraiment l’impression qu’on va dans le mur, commente Paul-André Breton, on ne voit pas ce qu’on va faire pour éviter de couler complètement. J’ai des gens qui pleurent dans les bureaux, la souffrance au travail devient impossible à gérer, en raison du travail mal fait, simplement parce qu’on y arrive pas. Il y a des décisions qui attendent d’être tapées, des jugements qui attendent d’être exécutés, on n’y arrive plus, on est tous assis sur un volcan ».


Le président de Lyon approche de la soixantaine, et n’a pas le sentiment d’avoir connu un moment aussi difficile depuis trente ans. « Notre génération est aussi responsable de cette dégradation, convient le magistrat. Pendant vingt ans, on a tenté malgré tout de faire tourner la boutique. Si on n’avait pas accepté de faire ça, on en serait pas là aujourd’hui. »



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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 13:33

Créé le 05-01-2012 à 12h32 - Mis à jour à 14h36      

Louis Morice
Par Louis Morice
Journaliste

Les politiques défilent à la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne où les salariés attendent des mesures concrètes sur l'industrie pétrolière.

 

Selon Charles Foulard de la CGT, le gouvernement se limite pour le moment à des effets d'annonces : "ils ne prennent pas la mesure de la problématique. Ca va s'arrêter où ?" (Kenzo Tribouillard - AFP)

Selon Charles Foulard de la CGT, le gouvernement se limite pour le moment à des effets d'annonces : "ils ne prennent pas la mesure de la problématique. Ca va s'arrêter où ?" (Kenzo Tribouillard - AFP)

Le sort de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne et de ses 550 salariés s'inscrit désormais au cœur de la campagne de la présidentielle de 2012. Le socialiste François Hollande s'est rendu sur le site jeudi 5 janvier. Alors que Philippe Poutou du NPA avait ouvert le bal le 2 décembre, le Nouveau Centre Hervé Morin et le Front de Gauche Jean-Luc Mélenchon sont annoncés pour vendredi 6 janvier. "Tous les politiques s'alarment quand les salariés créent l'émotion dans le public mais la réduction des énergies fossiles est bien au programme. C'est un jeu de poker-menteur autour de l'avenir de l'industrie pétrolière en France", explique au "Nouvel Observateur" Charles Foulard de la CGT-Pétrole.

Ca va s'arrêter où ?"

Le syndicat n'a pas reçu d'explications au sujet de l'annulation mercredi de la rencontre prévue à Matignon entre François Fillon et Jean-Paul-Vettier, PDG de Petroplus, reportée pour "raison matérielle". Selon Charles Foulard, le gouvernement se limite pour le moment à des effets d'annonces : "ils ne prennent pas la mesure de la problématique. Ca va s'arrêter où ?"

Si le déblocage des lignes de crédit reste bien sûr l'urgence pour Petroplus, Charles Foulard estime néanmoins que de réelles mesures autour du raffinage mais aussi de l'ensemble de l'industrie pétrolière doivent être prises. A l'instar de Sévillanne Lambret de la CFDT, le syndicaliste en effet que Petroplus ne peut pas s'en sortir sur le long terme en se cantonnant à la seule activité raffinage qui n'est plus rentable : "Petroplus est pris en tenaille entre les profits d'exploration-production et ceux de la distribution."

Situation paradoxale

La CGT dénonce une spirale destructrice : "Les fermetures ne sont pas une nouveauté, - souvenez-vous de la raffinerie des Flandres de Total – elles créent même des tensions sur le marché qui favorisent une remontée des prix. Ca sauve les autres, mais temporairement seulement si de réelles mesures sur le raffinage ne sont pas prises."

Le raffinage en France se trouve en fait dans une situation paradoxale. Avec une consommation de 80 millions de tonnes de gazoil, l'Hexagone doit maintenant se tourner vers l'importation : "Etre dépendants d'importations de pétrole brut ou de produits raffinés, c'est un véritable choix politique", estime Charles Foulard. En plein débat sur le réchauffement climatique et l'abandon des énergies fossiles, est-il possible de se passer de pétrole en France ? C'est à cette question que devront finalement répondre les candidats à l'élection présidentielle.

 

Par Louis Morice
Journaliste

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 13:32
| Par La rédaction de Mediapart

Lire aussi

Une amende de 1000 à 1500 euros d'amende a été requise contre Xavier Mathieu, syndicaliste CGT de l'ancienne usine Continental de Clairoix (Oise), lors de son procès pour refus de prélèvement ADN devant la cour d'appel d'Amiens. Le syndicaliste avait été relaxé en première instance en juin 2010 mais le parquet avait à l'époque fait appel. 

La cour rendra son délibéré le 3 février.

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 13:29

 

 
© Nathanaël Charbonnier

Le Colonel Duboïs tenait beaucoup à son tréma.

Quand le cabinet de Marie-Michèle Laborde l'appela, il dut corriger son interlocutrice qui lui donna au téléphone du « Colonel Dubois ».

-  Dubo-iss, Madame. Pas Dubois.

Il épela : « D-u-b-o-...i tréma...-s ».

-  Colonel Duboïs, je vous mets en communication avec la vice-Présidente, dit poliment la voix en s'attachant bien à prononcer correctement le nom.

Une mélodie guillerette résonna dans l'écouteur. C'était une sorte de synthèse entre un air du terroir landais et une marche militaire. Une œuvre très originale.

Quelques minutes s'écoulèrent, interminables, jusqu'à ce qu'un « clic » retentisse enfin sur la ligne.

-  Euhyyyy... Colonel Dubois ?

Le militaire au garde-à-vous reconnut immédiatement le ton si facilement identifiable de la Présidente intérimaire.

-  Dubo-iss, Madame la Présidente. D-u-b-o-...i tréma...-s. Colonel Duboïs. Avec un tréma.

La vice-Présidente apprécia cette singularité : elle l'inclina à penser que ce soldat avait de la personnalité. Son tréma le faisait sortir du rang, en somme.

Avec concision, elle expliqua au Colonel ce que la France attendait de lui. A la tête de son régiment, il aurait autorité pour quadriller la région militaire de Paris toutes les nuits jusqu'à la suspension du couvre-feu. Selon le plan qu'il déciderait de mettre en œuvre, ses hommes effectueraient des contrôles et appréhenderaient les citoyens contrôlés qui ne seraient pas en règle. Leur mission prendrait effet dès le lendemain à 23h00.

-  C'est une opération de maintien de l'ordre, dit-elle en conclusion.

Au mot « ordre », elle l'entendit claquer les talons en bout de ligne. Elle fut tentée de lui dire « Rompez ! » mais se contenta d'un « Je compte sur vous, Colonel Dubois ». Puis, sans lui laisser le loisir de la corriger, Marie-Michèle Laborde raccrocha le combiné avec la sensation d'avoir sollicité la bonne personne. Les pontes de l'Etat-major l'avaient utilement conseillée, l'affaire était bien en mains.

 

***

 

Sur la plateforme héliportuaire, un peu à l'écart du manoir et de ses jardins, Arnaud Pillorègues attendait le signal du décollage.

Derrière ses lunettes d'aviateur vintage, ses yeux fixaient la surface du lac qui luisait d'argent sous les rayons du soleil montant. Il eut une pensée pour les carpes et les  sandres qu'il aurait pu taquiner jusqu'à l'heure du déjeuner. « On dirait que ma partie de pêche vient de tomber à l'eau » se dit-il en souriant pour lui-même, content de ce petit jeu de mots.

La soirée avait été incroyable. Lui qui pensait être revenu de tout, il s'en serait voulu d'avoir manqué la scène à laquelle il lui avait été donné d'assister la veille. Le destin, comme d'habitude, avait été bon prince avec lui. Il lui avait réservé la meilleure place. Chez lui. Sous son toit.

Le rotor tournait déjà depuis un moment, agitant en tous sens les herbes folles alentour. Des lapins détalaient et les oiseaux volaient haut pour ne pas finir en bouillie dans les pales de l'hélice. A moins de vingt mètres de là, les époux Caillard n'en finissaient pas de régler leurs comptes. C'était comme au cinéma muet sous l'avalanche de notes du piano bastringue : des gesticulations... des lèvres animées... Madame veut s'éloigner et Monsieur la rattrape...

Le Président prolongeait le spectacle. Pathétique, il refusait de voir que la scène était finie, que le rideau était tombé.

Avant cette nuit imprévisible au bord du Balaton puis cette fuite par les airs, Imogène avait surpris son monde. En rentrant de Budapest, Arnaud Pillorègues et son invité de marque l'avaient trouvée immobile et blême, un journal à ses pieds, dans le petit salon de lecture. Elle n'avait pas réagi quand Maurizio Caillard avait évoqué la venue d'un médecin. Elle avait fini par se tenir sur ses deux jambes et s'était dirigée comme un automate vers sa chambre à l'étage. Son époux l'y avait rejointe : il leur fallait s'habiller pour la soirée, la soirée-anniversaire merveilleuse que le Président français souhaitait depuis longtemps offrir à sa « Reine ». Les rives du Balaton au printemps, le manoir et le camaïeu ocre de ses façades, ses fenêtres encadrées de blanc, le poudrier de Sissi en cadeau... Tout était prêt pour un moment unique dans la vie de la Première Dame.

Là-haut, avant de redescendre vers la terrasse sur laquelle on avait dressé un buffet-apéritif, il ne s'était rien passé de notable. Il ne s'était rien dit.

Imogène était restée longtemps sous la douche avant de s'apprêter, maquillage et robe de soirée. Le Président ne l'avait pas attendue. Il savait que le cap de la cinquantaine s'annonçait difficile pour son épouse. La solitude de l'après-midi avait certainement fait germer dans la jolie tête de sa femme un gros bouquet d'orties. Elle broyait du noir. L'âge la déprimait, la douche lui ferait du bien. La première coupe de Champagne en parachèverait l'effet bénéfique ; tout rentrerait dans l'ordre quand elle se verrait offrir le poudrier.

Toujours très pâle, la nouvelle quinquagénaire finit par rejoindre les convives qui n'étaient pas nombreux. Cette soirée très privée ne réunissait autour des époux Caillard que leur hôte milliardaire, « Pif » et « Paf » les gardes du corps, et un couple de journalistes invités par le maître des lieux. Elle était rédactrice, il était photographe. Pillorègues possédait la majorité des actions du magazine pour lequel ils travaillaient tous deux. Ils étaient là pour immortaliser cette gentille petite fête au soleil couchant et s'inquiétaient d'ailleurs de voir la lumière du jour disparaître tout à fait avant l'apparition de celle qu'ils attendaient. Dans son fourreau soyeux de mousseline  haute-couture, elle était splendide, au moins des épaules jusqu'aux pieds. L'inexpressivité de son visage repulpé s'accommodait mal de la lividité de cadavre qui se dégageait d'elle ce soir-là.   Ils décidèrent que la première photo la mettrait en scène dans un très léger contrejour, tournant le dos au lac, une coupe pleine posée sur la balustrade de marbre qu'elle effleurerait de ses doigts sans bijoux.

Arnaud Pillorègues fit aussitôt signe à l'un de ses employés hongrois de servir le Champagne. D'une grande rusticité, le garçon se prénommait Imre. Il avait grandi dans un hameau des environs de Csopak, entre les travaux des champs et les courses à la saucisse des jours de liesse rurale. C'était un vrai fils de la Transdanubie centrale. Au cours de sa jeune existence, il avait ouvert bien des bouteilles. Il avait même fait sauter des capsules métalliques avec les dents, elles en gardaient le souvenir. Mais jamais de sa vie il n'avait entendu parler de Dom Pérignon et de l'abbaye d'Hautvillers. Jamais il n'avait tenu dans ses bras un flacon de cette taille. Jamais il n'avait débouché le col d'un jéroboam.

De ses robustes doigts de campagnard, Imre défit avec délicatesse l'enveloppe du champignon de liège. Il retira ensuite le muselet comme on déshabillerait une vierge. Alors qu'il se disposait à extraire le bouchon en le retenant comme on le lui avait montré, l'air du soir retentit d'un bruit percutant et le vin mousseux jaillit de la bouteille avant même qu'il eût pu le verser dans les coupes. On entendit « PPPlopppssh !!! »... Et Imogène se mit à hurler.

Elle cria comme on trépigne, la gorge et les poings serrés, les paupières closes mais le visage sans expression. Pensant qu'elle avait pu être blessée par le bouchon, son mari se précipita vers elle. Il reçut la gifle la plus magistrale qui fut. En contrebas, les canards -qui n'avaient pas bougé quand les bulles de Champagne avaient exulté- s'envolèrent.

Imogène Caillard piqua une violente crise de nerfs. D'ordinaire si policée, elle débita un lot impensable d'ordures à l'encontre de son époux. Devant les invités et le personnel domestique du manoir, elle le traita de tout. Au milieu de ce fatras d'injures, on ne retint qu'une phrase plusieurs fois prononcée. La haine entre les lèvres, elle répétait : « Salaud, tu as jeté Luisa en prison. Tu as embastillé ma fille »...

 

***

 

A la Préfecture de police de Paris, le Lieutenant Tranh n'en avait pas fini avec sa mission. La jeune femme  consultait toujours les réseaux sociaux d'internet à la recherche d'un indice qui permettrait sans erreur d'identifier napix310. L'agit'naute était tellement filou qu'il avait réussi à faire interpeller à sa place la propre belle-fille du chef de l'Etat !

Et l'enquête était au point mort.

Depuis la proclamation de l'état d'urgence et l'entrée en vigueur du couvre-feu, les commentaires allaient bon train sur la toile. En revanche, plus la moindre trace de napix et de ses complices. Constance en avait acquis la certitude : chatgrix avait sciemment oublié son portable, puce incluse, aux toilettes du cybercafé de Libreville. En quittant « La Case à Jimmy », elle avait aussi eu la malice de laisser derrière elle un signalement beaucoup trop vague pour les enquêteurs gabonais. « Jeune femme de petite taille et de type africain, sans plus de précisions  », avait écrit sur place le directeur de la Sûreté nationale. Allez donc chercher une petite jeune femme noire « sans plus de précisions  » dans un pays d'Afrique, même aussi peu peuplé que le Gabon !...

Quant au troisième larron -dupleix-, d'où oeuvrait-il ?... Cela restait un mystère. Et ces trois-là n'écrivaient plus.

Au cours des dernières heures, Constance avait passé du temps sur les nuages de tags des sites réputés sensibles. Elle avait fait chou blanc.

Toujours en quête du fil qui l'aiderait peut-être à trouver ce qu'elle cherchait, elle entreprit alors de survoler les microblogues qui se déversaient sur la toile en un torrent ininterrompu de phrases calibrées au caractère près. Elle veilla très tard afin de focaliser sa recherche sur le milieu de la nuit. Après avoir dîné d'une soupe à la brasserie du coin, elle se réinstalla à sa table de travail. Faiblement éclairée par une lampe de bureau, elle commença à lire les mini-courriers postés sur le web. Plus elle les parcourait, plus elle les trouvait affligeants ; les uns parce qu'ils étaient truffés de fautes, les autres pour leur absence totale d'intérêt, souvent tout à la fois.

Tandis que, doucement, elle se frottait les yeux irrités par le rayonnement de l'ordinateur, un message déposé à 0h00 lui coupa le souffle. Il tenait en peu de mots et disait : « La nuit est à nous, éclairons-là en mettant le feu au couvre-feu ». Un peu plus loin, presque à la suite, un autre microblogueur se voulait plus précis : « Le feu au couvre-feu la nuit prochaine à minuit ». Comme s'il s'était agi d'un cadavre exquis, un troisième émetteur apportait plus tard son grain de sel avec une note d'humour : « La nuit prochaine à minuit rue Beautreillis ? (LOL) ». Le premier des trois revenait enfin à la charge et résumait le tout en moins de 140 signes : « Le feu au couvre-feu la nuit prochaine à minuit rue Beautreillis, rue des Innocents, chaussée de la Muette,  Impasse Caillard... Partout ! ».

Le Lieutenant Tranh composa immédiatement le numéro de son chef. Il était très tard mais il ne dormait pas. Jacques-Julien Keller ne se montra  pas surpris d'être appelé à une heure pareille.

Constance lui raconta ce qu'elle avait retenu de ces quatre microblogues. Elle paria que la toile tout entière, surtout les sites sociaux, s'en faisait déjà l'écho (et la suite lui donna raison). A son avis, l'allusion appuyée à la rue Beautreillis démontrait que les cyberactivistes étaient parfaitement au courant du plan B mis en place par la vice-Présidente. Ils savaient que les militaires prenaient le relai de la police de quartier pour faire respecter le couvre-feu. Le fait de mentionner la rue des Innocents renvoyait à Luisa, arrêtée injustement, mais aussi à Suzanne, « la muette » dont le procès aurait lieu après-demain. Quant au choix de l'Impasse Caillard, il n'était pas utile d'en décrypter le sens, assurément.

Sans se départir de son calme face aux propos légèrement exaltés de sa collaboratrice, le chef de cabinet du Préfet alla droit au but.

-  Et... Avez-vous une idée, Constance, de l'identité de ces microblogueurs ?...

-  Oui, Monsieur...

(Elle s'attendait à cette question).

-  ...Leurs messages sont signés napix310, chatgrix et dupleix.

-  Tiens donc ! Les revoilà, ces trois là ?

-  Oui, les revoilà. Et ce n'est pas tout.

-  Ne me faites pas languir, Lieutenant. Il est tard.

-  L'heure indiquée sur leurs microblogues prouve qu'ils ne les ont pas postés de l'étranger.

-  Ah ?

-  Je ne crois pas prendre de risque en prétendant qu'ils sont tous les trois à Paris, Monsieur le chef de cabinet.

 

***

 

Moins de vingt-quatre heures plus tard, en regardant par la fenêtre du bureau au confort spartiate qu'on lui avait attribué le temps de sa mission, le Colonel Maxence Duboïs ajustait sur sa tête un béret ridiculement petit orné d'un gros insigne métallique. Dans la cour, sous les cris d'une poignée d'adjudants, les hommes couraient en tous sens et s'en allaient former les rangs en attendant l'appel ; dans un instant, le colon viendrait leur expliquer la raison de leur présence à Paris ainsi que les détails de l'opération.

A n'en pas douter une seconde, les trois mille cinq cents soldats que comptait le régiment étaient mieux accoutumés aux sables du désert, aux pierres des montagnes sèches, aux dangers visqueux des forêts tropicales qu'au pavé parisien. Plusieurs sections venaient de passer six mois en exercice de survie parmi les sangsues et les serpents de l'Amazonie guyanaise. Tous avaient le teint hâlé, le corps musculeux et le cheveu ras.

- Gâââââ... d'vous !

Le garde-à-vous claqua comme un coup de fouet géant. On n'entendit qu'un son. Le chef du régiment s'immobilisa au milieu de la cour. Puis à l'ordre succéda le contrordre.

- ...‘pppooooos !

Comme un seul homme, dans un bruit énorme mais plus rond que le précédent, tous se mirent instantanément en position repos. Comme s'il eût voulu communier avec la troupe avant l'assaut, l'officier supérieur observa alors un long silence qu'interrompit la stridence d'une nuée de martinets... Les oiseaux n'ont aucun respect pour la liturgie militaire, surtout à la tombée du jour, quand les insectes volants viennent narguer innocemment leurs becs prédateurs à l'heure du festin.

C'était un drôle de type, ce Duboïs.

Rejeton d'une très ancienne famille de soldats, il avait du pedigree dans le métier des armes. Le culte qu'il vouait à ses aïeux lui faisait regretter de n'avoir pas connu une vraie guerre, avec du combat face-à-face, baïonnette au canon. Il avait bien essuyé quelques salves sous le casque bleu, un éclat d'obus lui avait même emporté une partie de la clavicule droite. Cela l'autorisait d'ailleurs, dérogation en poche, à saluer de la main gauche faute d'une motricité suffisante côté réglementaire. Mais il n'avait fréquenté que des conflits sans ennemis, toujours sous la bannière d'une force d'interposition et de Paix. Plus que la terre des champs de bataille, il avait surtout tutoyé celle des champs de tir, avec des silhouettes de carton à tuer, sans enjeu, à longueur de journées.

Dans l'intimité, il ne se lassait jamais d'être militaire. Il vivait au carré, c'était sa façon d'être. Ses proches avaient du adopter ses manières. Chacun faisait son lit (au carré), repassait son linge, cirait chaque jour ses souliers jusqu'à pouvoir s'y regarder. Toujours, il vérifiait. Les réveils de la maisonnée étaient tous réglés sur la même heure : 5h00. Chez les Duboïs, les journées s'ouvraient toutes sur quelques exercices gymniques, deux kilomètres en petites foulées par tous les temps, une brève séquence de récupération, un numéro d'assouplissements.

Son épouse -on l'appelait « la Colonelle »- pouvait se montrer ferme avec les étrangers. Elle était respectée. On louait sa personnalité de matrone tout en la sachant parfaitement soumise à son mari. Le seul regret, peut-être, du Colonel Maxence Duboïs, tenait à sa progéniture. La Colonelle avait pourtant tout fait pour lui être plaisante. Elle avait beaucoup prié. Des cierges, elle en avait sacrifié... et cependant, elle ne lui avait pas donné un seul garçon.

Les quatre filles Duboïs faisaient ce qu'elles pouvaient pour faire oublier à leur père qu'elles étaient nées sans avoir été désirées. Féminines dans les activités que le Colonel considérait propres à leur sexe, elles étaient capables de se comporter comme de vrais gaillards quand elles prêtaient leur concours à des jeux d'hommes. Cherchait-il à tester leur endurance, leur capacité à supporter la douleur ?... Elles bousculaient ses certitudes. Il en venait à se demander si le courage et la ténacité n'étaient pas plus des vertus de femmes que d'hommes.

Dans l'esprit formaté de Duboïs, les filles étaient des êtres fragiles parce qu'anémiés. Il leur serinait que le meilleur remède contre cette affection de sexe faible, c'était le fer. Depuis leur petite enfance, les héritières du Colonel se voyaient chaque jour contraintes de mettre dans leur bouche, sous leur langue, une  poignée de petits clous. Elles devaient les y garder « pour les faire dégorger », voilà ce qu'il disait.

Leur géniteur les mettait donc au fer. Les quatre filles Duboïs ne protestaient pas ; d'ailleurs, elles parlaient peu. Car inlassablement elles suçotaient des clous.

Ce militaire, ce père aux procédés insolites, se tenait-là devant sa troupe. Il se tenait prêt à remplir sa tâche, prompt à quadriller la capitale à leur tête puisqu'on lui avait confié, à lui, le soin de faire respecter une loi d'exception.

Le Colonel avait d'abord donné aux officiers les consignes  d'usage. Il s'était ensuite adressé à l'ensemble de ses  hommes, leur détaillant la feuille de route de cette campagne d'un genre si particulier.

Beaucoup de ces soldats formés au combat n'avaient encore jamais visité Paris. « Paris by night ! » susurraient-ils dans les rangs en s'envoyant des clins d'œil rieurs... La température était idéale aux premiers jours de mai, les nuits s'en ressentaient : ces militaires étaient vraiment des veinards de touristes...

Après leur avoir rappelé les règles du couvre-feu, leur Chef de Corps leur assura qu'ils feraient peu de rencontres. Il ajouta qu'en cas d'intervention les rares sujets contrôlés ne leur opposeraient guère de résistance.

Il faudrait marcher, bien sûr, mais ce serait moins pénible qu'un parcours d'orientation dans la jungle. Il y aurait juste quelques axes et artères à surveiller en priorité ; il s'arrogea le commandement de la section qui arpenterait en tout premier lieu la rue Beautreillis, dans le quatrième arrondissement.

 

***

 

Le matin même, Imogène Caillard avait sèchement mis un terme à une histoire qui n'avait que trop duré.

A mesure que l'hélicoptère avait pris de la hauteur, elle avait mesuré la distance qui la séparerait désormais de ce minuscule point agité dont elle n'était virtuellement plus l'épouse. Elle n'avait plus alors qu'une hâte : retrouver sa fille à Paris, tenir Luisa dans ses bras.

Aux commandes de l'appareil, Arnaud Pillorègues voulait rester concentré sur son vol. Il tentait d'oublier qu'il venait d'être le témoin malgré lui d'un épisode de l'histoire de France lorsque retentit dans son casque de pilotage la voix déformée d'Imogène.

-  Arnaud, je suis désolée. De plus... je suis sûre que vous n'avez rien compris à cette querelle -que dis-je ?- à cette rupture...

L'homme d'affaires répondit par un mouvement d'épaules, signe qu'en effet le sens de certains mots lui avait échappé. Il dit juste : « Je ne veux pas être désobligeant. Je suppose que pour vous c'est déjà assez pénible comme ça ». Elle le remercia puis se tut.

Les pistes de l'aéroport de Budapest étaient enfin en vue. Pillorègues contacta les contrôleurs du trafic aérien, il leur annonça son approche et leur demanda l'autorisation de se poser sur l'une des plateformes de l'héliport.

L'appareil s'immobilisa, le pilote coupa le moteur, les rotors se firent moins bruyants. Il sortit de l'hélicoptère pour aider sa passagère à en descendre à son tour. En remettant les pieds sur terre, la future ex-épouse du Président reprit la parole.

- Arnaud, si vous le permettez, j'aimerais quand même vous en dire un peu plus. Vous seriez moins gêné et moi ça me soulagerait.

- Bien... Faites comme vous le sentez. Mais attendons d'être dans les salons de l'aérogare, nous serons plus tranquilles pour parler.

Arnaud Pillorègues siégeait au conseil d'administration de l'aéroport ; il n'eut aucun mal à trouver un endroit  paisible pour discuter.

A peine installée, Imogène Caillard se livra sans retenue. A son nouveau confident, elle avoua d'abord avoir envisagé, jeune fille, de prendre le voile, d'entrer dans les Ordres  afin d'offrir sa vie au Créateur et à ses Saints.

Elle parla de l'été de ses 23 ans.

Cette année-là, dans le Jura, elle participa au séminaire théologique international destiné aux anciens pensionnaires des internats scolaires gérés par la prélature du Sacré-Sang. Elle y fit la connaissance d'un jeune homme espagnol charmant et bien élevé, un laïc tenté par le diaconat.

Pendant une retraite, ils eurent un échange passionnant autour des mérites comparés du sacerdoce et du ministère dans la liturgie. Ils se découvrirent une passion commune pour Saint-François d'Assises. Il gagna son amitié, elle gagna son amitié.

Puis il y eut cette soirée de dégustation dans une ferme jurassienne. Elle n'avait jamais bu la moindre goutte d'alcool et ne put résister très longtemps aux degrés du vin de paille. Il proposa de la reconduire au bâtiment des filles.  A mi-chemin, dans l'obscurité sans étoiles, elle trébucha en l'entraînant dans sa chute...

Tout entier tendu vers ce récit inachevé, Pillorègues se montra impatient d'en connaître la suite.

-  Oui, Imogène ?... Vous disiez que vous l'aviez entraîné dans votre chute ?

Elle déglutit ostensiblement, regarda dans le vague un moment, fixa à nouveau son interlocuteur et reprit le cours de son histoire.

-  ...Je l'ai entraîné dans ma chute, oui... et là... j'ignore ce qui m'a pris... L'alcool, sans doute ?... Eh bien... Je crois que je l'ai violé.

Les yeux de Pillorègues n'étaient plus que deux billes de verre ; deux globes sans paupières, deux boulards d'une étonnante fixité.

-  Violé ?

-  Je le crois. C'est en tous cas après ce... cet heeuu... ce malheureux incident que je me suis retrouvée enceinte de Luisa. Je n'avais connu aucun homme avant lui.

Imogène raconta comment, à force de stratagèmes, elle dissimula sa grossesse. Elle feignit même une boulimie alors qu'elle ne mangeait que le strict minimum, elle n'ingérait que la charge de nourriture utile à la croissance de l'enfant qu'elle portait. Et surtout : pas question d'avorter.

Le jeune Espagnol rencontré dans le Jura revint en France à l'occasion d'un voyage d'affaires. Il projetait de créer une entreprise spécialisée dans l'ameublement de bureau. Juan Bajos de Villaluenga était en quête de sous-traitants. Il parcourait l'Europe à la recherche des meilleurs produits.

Profitant de ce séjour, il écrivit à Imogène pour lui annoncer sa venue et lui fixa un rendez-vous. Elle voulut l'éviter, inventa un empêchement. Elle le fit en pure perte. La providence aidant, elle tomba en effet nez à nez avec lui dans une ville et une rue où ils n'auraient jamais dû se trouver tous les deux. Il la vit fondre en larmes, elle déballa la vérité, se déclara prête à endosser seule sa responsabilité. Mais Villaluenga était un gentilhomme, l'élégance incarnée.

Il déclara à Imogène que son amitié pour elle ne souffrirait pas de la voir se détourner de sa vocation religieuse en raison d'un acte qu'ils avaient commis ensemble. Juan vivait dans une riche famille d'aristocrates ibériques. Il était indépendant, déjà fortuné, et ne craignait pas le qu'en-dira-t-on. Il lui fit donc cette proposition : juste après l'accouchement, il reconnaitrait le nouveau-né et rentrerait en Espagne avec le bébé. Il l'élèverait dans le respect de leurs valeurs communes. Juan Bajos de Villaluenga s'engageait enfin à faire en sorte que le lien indéfectible entre l'enfant et sa mère ne soit jamais détruit. Toute sa vie, cet enfant aurait bien deux parents.

Imogène tergiversa mais pas longtemps. L'appel de Dieu lui paraissant le plus fort, elle accepta la proposition de l'Espagnol et ne manqua pas une occasion de lui exprimer sa gratitude au fil du temps. Le scénario imaginé par le père de Luisa ne pouvait pas être totalement exact ; il y manquait ce soupçon d'imprévu, cette pincée de sel sans laquelle la vie la plus piquante paraît encore trop fade.

Imogène entra au couvent. Et elle s'y plut.

A la veille de ses vœux, une équipe de télévision fut autorisée à tourner quelques images parmi les sœurs pour illustrer un reportage sur la vie monacale. Elle se rendit très vite compte ce jour-là que le cameraman n'avait d'yeux que pour elle. Et tandis qu'il la suivait au cellier où la mère supérieure avait envoyé sa nonnette chercher deux bocaux de courgettes, l'apprentie moniale trébucha, emportant le suiveur dans sa chute.

Le soir même, elle renonça à renaître à Dieu sous le nom de Fridoline et rendit sa défroque. Elle quitta le couvent.

Dans la foulée, Imogène épousa le cameraman dont elle n'eut pas d'enfant. Elle n'enfanta pas davantage avec son deuxième, son troisième et son quatrième mari, celui qu'elle venait de quitter. Dans son ventre, il n'y avait eu que Luisa.

Dans le salon privé de l'aéroport hongrois, on vint prévenir Arnaud Pillorègues que son hélicoptère était prêt. Le plein de carburant était fait. Il allait devoir libérer la plateforme et rentrer au manoir d'Hajosgáldi. Le Président Caillard l'y attendait.

Avant de se lever et de prendre congé d'elle, Pillorègues  contempla cette femme qu'il lui semblait n'avoir jamais connue. Il venait de la découvrir parce qu'elle avait bien voulu se dévoiler, lui livrer sa part d'inattendu.

Elle le remarqua.

Au moment de le saluer en le remerciant de s'être déplacé et d'avoir été aussi patient avec elle, Imogène perçut dans le regard de cet homme un reflet liquoreux qui lui remit en mémoire le parfum et la saveur du vin de paille.

Elle lui tendit la main et lui dit d'une voix douce :

-  Revoyons-nous à Paris.

Fin du onzième épisode, la suite demain

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 13:23
| Par Carine Fouteau

 

Appels par-ci, contributions par-là. En amont de la campagne présidentielle, le secteur associatif redoute que ses préoccupations soient oubliées ou instrumentalisées par les candidats. Alors, il prend la parole.

Propices aux déclarations de bonnes intentions, les fêtes de fin d'année n'ont pas échappé à la règle. À trois jours de Noël, Nicolas Sarkozy a visité un entrepôt puis un centre de distribution des Restos du cœur en Ile-de-France. «J'ai pensé que pour les fêtes, c'était une bonne occasion», s'est vanté le chef de l'État. François Hollande l'a précédé en se rendant, le 14 décembre, dans un centre d'hébergement d'Emmaüs à Belleville, à Paris, et en rencontrant des associations de lutte contre l'exclusion, parmi lesquelles Médecins du monde pour les «écouter» et «dialoguer».

Pour que cet intérêt ne reste pas circonstanciel, une cinquantaine d'organisations à but non lucratif appellent ce jeudi 5 janvier 2012 les candidats à l'élection présidentielle à «investir sur la solidarité» dans un livret rassemblant leurs propositions (le consulter ici dans son intégralité).

Droits, libertés publiques, santé, travail, enfance, perte d'autonomie: l'intérêt de la démarche est de réunir des associations aussi diverses que le Collectif inter associatif sur la santé (CISS), Aides, l'association des paralysés de France (APF), l'association des accidentés de la vie (Fnath), la Ligue des droits de l'Homme (LDH), l'Union nationale des associations familiales (Unaf) ou encore l'Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (Uniopss).

 

 

D'autres associations ont déjà fait savoir ce qu'elles attendaient du prochain quinquennat. Pour rendre visibles ces contributions, à un moment où technocrates, experts et responsables politiques prennent le pas sur la société civile, Mediapart a créé une édition participative les réunissant, 2012: ce que propose la société civile.

 

La Cimade, dans le champ des droits des étrangers, y est présente, ainsi que la Fondation Abbé Pierre, Emmaüs France et le Secours catholique avec leur «mobilisation générale pour le logement», ou encore le «pacte pour une santé égalitaire et solidaire» rédigé par des professeurs de médecine et des chercheurs en politique de santé.

 

Réseau d'associations luttant contre l'exclusion, la Fnars, quant à elle, compte sur son congrès les 13 et 14 janvier à Nantes pour livrer sa conception d'une politique de solidarité en présence de représentants des candidats à l'élection présidentielle, parmi lesquels Jean-Marc Ayrault, Cécile Duflot, Dominique Versini et Benoist Apparu.

 

«Des politiques centrées sur des objectifs d'efficacité financière»

Dans leur livret «Investir sur la solidarité» à paraître aujourd'hui, dont les  parlementaires seront également destinataires, les associations impliquées font tout pour éviter la critique de l'irréalisme ou de l'angélisme. Elles présentent leurs engagements non pas comme un coût pour la société mais comme une source d'économies à moyen et long terme.

 

 

 

 

Subissant de plein fouet les restrictions budgétaires liées à la crise économique et sociale, ces structures avaient tiré la sonnette d'alarme il y a plus d'un an. Elles réitèrent leur appel en mettant en cause les politiques publiques menées sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy «centrées sur des objectifs d'efficacité financière».

 

Refusant que la solidarité soit «la variable d'ajustement des politiques publiques», elles estiment que leurs missions sont entravées par des décisions «désordonnées» de réduction des financements publics émanant aussi bien de l'État, des collectivités locales et des organismes de sécurité sociale. Au reflux des moyens alloués aux associations gestionnaires d'établissements et services sociaux et médico-sociaux, s'ajoutent, entre autres, la décision de reporter le plan dépendance des personnes âgées et la réduction de la dotation du programme d'aide aux plus démunis.

 

Pêle-mêle, parmi les priorités, l'Uniopss – qui représente 25.000 établissements et services privés à but non lucratif du secteur social, médico-social et sanitaire – exige davantage de transversalité pour «croiser les politiques, associer les moyens, décloisonner les organisations, coopérer» afin de permettre aux usagers de participer à l'élaboration des politiques.

 

«Garantir un environnement, des droits et des services accessibles à tous (...) pour construire une société dans laquelle chacun a sa place, quelles que soient ses spécificités», voilà ce que demande l'association des paralysés de France qui souligne la multiplicité des obstacles dans l'accès au logement, aux transports, aux loisirs, à la vie culturelle, aux équipements publics, aux services de santé, aux technologies de l'information et de la communication... Bref, dans tous les secteurs de la société touchant à la vie quotidienne.

«Combiner des droits spécifiques à un principe général»

Pour assainir les finances publiques, insistent les associations, mieux vaut miser sur la prévention que la répression. «Alors que les pouvoirs publics nous ressassent la priorité à l'économie (...), les prises en charge tardives ont un coût bien plus élevé que les actions de prévention et de protection engagées plus en amont», rappelle la Convention nationale des associations de protection de l'enfant (CNAPE). Elle souligne, à titre d'exemple, qu'«une mesure judiciaire d'aide à la gestion du budget familial – qui peut éviter les expulsions locatives – coûte environ 1.400 euros par an contre 45.000 euros pour un placement d'enfant parce que la famille a été expulsée de son logement».

 

S'en prenant à la réforme Bachelot sur l'hôpital, cette structure souhaite que les représentants des patients soient considérés comme des partenaires à part entière des services publics regrettant qu'ils soient réduits au «rôle d'exécutant».

 

La place faite aux jeunes dans la société n'est pas non plus satisfaisante: la CNAPE déplore que cette population ne soit vue que sous le prisme des conduites addictives, des violences ou du décrochage scolaire et que ces difficultés d'insertion soient prises comme prétexte pour durcir les politiques publiques la concernant. À l'inverse, selon elle, l'accent doit être mis sur les réponses éducatives au travers de mesures préventives passant par l'allocation de moyens budgétaires importants.

 

Pour les personnes handicapées, ce n'est pas une loi qui est exigée, mais un nouveau projet politique se traduisant par une «volonté réelle et diffusée en profondeur dans notre société d'en terminer avec l'exclusion et la discrimination». Selon la Fnath, par le truchement de dérogations et d'exceptions en tout genre, les textes législatifs en vigueur sont trop peu mis en œuvre pour avoir des effets tangibles. Elle préconise un dispositif valorisant l'accompagnement individualisé, «laissant de côté un mode d'intervention industrialisé construit à partir de référentiels et autre instrument de mesure centré essentiellement sur les approches médicales, là où il faudrait promouvoir les compétences et la mise en réseau».

 

En matière de santé publique, les propositions du CISS, collectif représentant les usagers, ont pour but d'atténuer les inégalités sociales dans un pays où les ouvriers meurent toujours en moyenne sept ans avant les cadres. Baisse des taux de remboursement, dépassements d'honoraires, instauration de forfaits: les restes-à-charge deviennent «insoutenables» pour certains Français, constate-t-il (lire notre récente enquête: Hôpital et bouts de ficelles).

 

Un exemple alarmant concerne les assurances complémentaires: non seulement les cotisations augmentent, mais elles favorisent les plus aisés puisqu'elles sont le plus souvent forfaitaires, à la différence des cotisations d'assurance maladie qui sont proportionnelles aux salaires. «Leur tarif, insiste l'association, ne varie pas en fonction des revenus du contractant, mais seulement en fonction du niveau de garantie qu'il peut s'offrir ou encore de son âge et de son état de santé.»


En réponse à la désertification médicale, le CISS estime que les incitations financières sont insuffisantes et que des mesures contraignantes devraient prendre le relais. Les patients eux-mêmes sont appelés à revoir leurs habitudes médicales et thérapeutiques en acceptant, notamment, la réorganisation de la carte hospitalière et la révision de la liste des médicaments remboursables.

 

C'est la Ligue des droits de l'Homme qui aborde, en conclusion, la question de savoir s'il vaut mieux construire une société solidaire, en général, favorisant le droit commun, ou s'il est préférable d'être solidaire avec telle ou telle catégorie de la population, particulièrement marginalisée. Elle avance l'hypothèse que les deux approches sont non seulement légitimes mais conciliables.

 

L'objectif, selon elle, doit être de «combiner des droits spécifiques à un principe général, de faire reposer sur un socle de principes une arborescence de droits singuliers, de décliner du droit en fonction de populations, de situations, de territoires particuliers, tout en restant dans un cadre qui assure un progrès général». Au total, le refus de la charité et du compassionnel prédomine dans ces propositions fondées sur la mise en place d'une société de droits. Droits qu'il s'agit de faire sortir des vitrines législatives et de rendre accessibles à tous tout le temps.

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 11:57
Marianne - Panagiotis Grigoriou - Tribune | Jeudi 5 Janvier 2012 à 12:01

 

Panagiotis Grigoriou, anthropologue grec, raconte sur son blog le quotidien d'une crise qui a touché toute l'Europe. A l'arrivée des élections présidentielles de 2012, le blogueur met en garde les habitants de l'hexagone...



(dullhunk - Flickr - cc)
(dullhunk - Flickr - cc)
2012. Nous scrutons le temps sans cesse. Nous sentons son accélération, palpable comme elle est dans l'air. « Se faire » ainsi son époque qui flambe dans une région qui partira en flammes, la société déjà brulée au second degré, cela ne relève plus tout à fait que de l'analyse politique.

Les radios et la presse s'occupent des affaires supposées courantes : le moine aux multiples offshore et aux deux cent biens immobiliers spoliés au détriment de la collectivité, les juges démissionnaires, un haut gradé aux impôts, démissionnaire aussi pour une affaire de paiement des dommages et intérêts demandés, liés à un cas multiple de contrebande et de trafic de carburant.

Notre baronnie nationale sous occupation, se décompose déjà davantage. En d'autres baronnies, plus petites où règnent les trafiquants des carburants, tous entrepreneurs et contrebandiers de la branche, bien connus, propriétaires de raffineries selon la presse, buvant encore leur whisky, et invitant les politiques sur leurs yachts. Ainsi aussi, certains magnats de la presse qui depuis des années ont été les grands bénéficiaires du financement de l'État et qui menacent de mettre la clef sous la porte si cela s'arrête. Dans le même ordre d'idées tordues, aucune enquête judiciaire réellement efficace ne peut aboutir, ni à l'encontre des uns ni à celle des autres.

Notre théâtre et ses marionnettes sur le pont du Titanic. Et cette semaine en plus, nous restons sans anxiolytiques. Les pharmacies sont en grève, les hôpitaux n'assurent plus que les urgences en ce moment, pour la même raison, le tiers payant est supprimé et à l'École des officiers de la marine marchande, les certificats du brevet sécurité et incendie, indispensables aux futurs marins-ouvriers qui ont achevé leur formation le 30 novembre 2011, ne sont pas encore délivrés. « Il y a une panne d'ordinateur depuis le 3 décembre, lorsque l'employée qui est en charge des certificats reviendra après le 9 janvier on va mieux vous informer... »

« Déconfiture sur la planète Andros, soupe populaire sur celle de Paros »

A Paroikia, capitale de Paros — cette île bien connue des surfeurs et des cycladophiles œcuméniques — certains enfants du collège se rendent tous les jours à l'église voisine pour se nourrir à la soupe populaire. Un comité d'élèves a même saisi le conseil municipal et la presse locale s'alarme (journal, Nea Tis Parou – Antiparou, 24/12/2011). Voilà où peut conduire la monoculture du tourisme et du P.S. grec.

Ragousis, ami de Georges Papandréou, ancien maire de Paros, figure emblématique de son parti, ne se manifeste plus ! Attention, on prévient « qu'une petite flamme peut provoquer une explosion, détruisant la cité entière et jusqu'aux remparts des barons. Ces derniers, ne semblent pas entendre la longue marche de tous ceux qui dans le pays, désormais ont faim ». Ce n'est pas Rizospastis, le quotidien du P.C. grec qui nous prévient ainsi, mais www.capital.gr, un site d'information axé cotations boursières, nouvelles économiques et … investissements, sous la plume de son éditorialiste, Thanassis Mavridis (04/01/2012). Après tout, toutes nos nouvelles sont inlassablement économiques. Et la gauche (non P.S.), attend encore le grand soir en pleine nuit noire. Kairoscopes ?

L'euro en Grèce : oui, mais pour combien de temps?

Nous sommes pourtant plus lucides qu'avant, pris toutefois dans l'épais brouillard du futur, car nous sommes convaincus de la sortie de la Grèce de la zone euro et c'est sauve qui peut. Cela devient du burlesque, scénarisations incessantes à la radio, tantôt l'euro du sud, tantôt l'ex-drachme, tantôt le dollar, tantôt une monnaie de change — et de singe — en guise de tickets de rationnement. Ces derniers émis par les banques qui doivent couvrir le marché intérieur, de plus en plus noir et enfin mardi matin, la nouvelle trouvaille à la radio: « Nous serons payés en obligations de l'État », quelle obligeance !

Enfin mardi soir, une amie vivant au Canada vient de téléphoner et fait état de ses « informations », à savoir : la fin de l'euro pour la Grèce sera pour la deuxième quinzaine de mars ... Cela nous rapproche encore plus de l'accélération des rumeurs durant les temps de guerre. Donc on perd toute notre tête. Concentration zéro. Sa dégradation est telle, que les accidents de la route causant la mort de nombreux automobilistes sont en hausse alarmante, selon les derniers chiffres sur la ville même d'Athènes.

Le temps météorologique athénien de ce début janvier 2012 est pourtant beau et frais. « Cela durera au mieux deux jours, le vent du sud va se changer brusquement en vent du nord, je le sens ... Ah pas un seul client depuis midi, l'Europe c'est une p... », telle était la prévision empirique d'un marchand de poisson du port, ancien pécheur lui même à Rafina, sur la côte Nord-Est d'Athènes. Pour le reste, il n'y a plus de quoi prévoir. On laisse alors venir. Nos radios, nos journaux se déchainent, l'avenir est incertain à la petite semaine, à la petite cuillère, on clôturera notre compte avec l'euro, janvier, février, mars, avril ....

Les trains étaient bondés lundi soir en provenance du Nord de la Grèce. Retour bon marché depuis le kairos (temps) des fêtes, mais l'arrivée devient-elle coûteuse dans une Athènes si « dechronisée ». Les voyageurs se donnent à cœur joie sur notre temps de crise : désaccords sur le fait de la supposée responsabilité collective, unanimisme pourtant sur la responsabilité des politiques.

Une dame interpelle le contrôleur :
« En montant dans le train il n'y avait plus personne pour nous guider afin de trouver nos wagons, et à la gare, un seul agent, celui travaillant au guichet :  une honte ».
– « Mais Madame, vous le savez, nos anciens collègues se sont vus vite mutés au ministère de la Santé. Suivant les termes du mémorandum II, il fallait réduire les effectifs dans le chemin de fer, donc ils sont devenus ambulanciers ... ».
(la dame poursuit) : « Bon passons, vous n'étiez pas un peu profiteur vous aussi ? Puis, il nous faut pas mal de kairos jusqu'à Athènes, non ? ».
– « Non Madame, je n'ai jamais profité de rien, sauf de mon salaire même amputé, je ne fais que travailler comme vous, je l'espère en tout cas, et je suis toujours à votre service, souriant comme vous voyez ».
(elle continue) : « Je suis au chômage vous savez ... ».
« Excusez moi madame, je vous souhaite de retrouver du travail cette année 2012, ah oui, nous arriverons à Athènes dans quatre heures, le kairos sera un peu long ».
(elle conclue) : « Merci, je vous souhaite également de ne pas le perdre ... votre travail cette année .... ».

PS français utopiste, PS grec pessimiste

Regarder et voir droit devant dans le temps, le kairos des Grecs anciens, la météo, par un certain glissement sémantique chez les Grecs modernes.
« Un homme politique se juge aussi à sa capacité à saisir ce que les Grecs anciens appelaient le kairos : le moment opportun. Pour faire basculer une situation, accélérer, prendre l’avantage », affirme aussi Nicolas Demorand dans un édito de Libération (03/01/2012). Et voila que selon le directeur de publication de ce journal : « Pour la première fois avec autant de netteté, il – François Hollande– déroule la feuille de route de sa campagne et décrit les valeurs qui guideraient son quinquennat. Quels seraient les leviers dont il disposerait comme président d’un pays en crise, dans une économie mondialisée. »

La chaîne de télévision Bloomberg, ce matin, se dit convaincue « que la meilleure solution pour la Grèce n'est pas la sortie de l'euro mais la dévalorisation violente de son économie intérieure, c'est-à-dire par un chômage élevé, les syndicats et le monde du travail accepteront les très bas salaires. Ainsi le pays redeviendra concurrentiel et la croissance reviendra » (sic), cité par www.in.gr (4/1/2012). Quelle démonstration franche sur le but et le vrai mécanisme de la plus grande tromperie de la décennie pour ne pas dire de l'après 1945. Ni grande idée de l'Europe, ni Jean ni Monnet, seulement ... monnaie.

Puis ces jours, nous avons toujours une pensée pour la France et sa douloureuse campagne électorale. « Ah ces Français vont-ils comprendre, nous y songeons... », me disait hier un ami traducteur. Il avait également lu la presse française où, François Hollande explique de son coté que « le chômage est au plus haut parce que la croissance est au plus bas » et que la crise « est le produit de la mondialisation débridée, de l’arrogance et de la cupidité des élites financières, du libéralisme effréné, sans oublier l’incapacité des dirigeants européens à dominer la spéculation » (Libération, 03/01/2012).

Et alors ? Je ne vois pas la « netteté, [dont] il – François Hollande – déroule la feuille de route de sa campagne », souligne Nicolas Demorand. D'autant plus que, la bonne question, selon François Hollande,  n'est-t-elle pas :  « plutôt que de reconduire un président qui aurait tellement changé, pourquoi ne pas changer de président, tout simplement ? » Mais que faire face à l'euro, cette monnaie des spéculateurs … attitrés, aux mains desquels les pays de la zone ont depuis longtemps déposé leur souveraineté.

Les spéculateurs (banques connues et autres ramifications kairoscopiques moins connues), ont alors fabriqué les dettes dites souveraines, pour passer ensuite au stade suivant, celui de la dictature. Le but de l'euro, tout comme celui des instances de l'U.E. est notre asservissement, ni plus ni moins. Comme si, amputer les salaires dans le public ou dans le privé réduirait la dette, eh bien NON, c'est faux. Un tiers de la population grecque se trouve sous le seuil de pauvreté et la dette explose. Car en réalité il n'y a plus de seuil de pauvreté … estimable en Europe sous le destin bancocratique. La mort, tout simplement !

La kairoscopie (supposons de bonne foi, pourquoi pas) de François Hollande, consiste à affirmer :
« Nous pouvons, même dans une économie mondialisée, maîtriser notre destin. Nous le pouvons en comptant d’abord sur nos propres forces, et en agissant au niveau de l’Europe, à condition que celle-ci soit réorientée (...) le choix que vous aurez à faire sera décisif. Décisif, il le sera pour vous, pour vos enfants, pour l’avenir de votre patrie, pour l’Europe aussi, qui attend et espère entendre à nouveau la voix de la France, une France dont elle a besoin pour retrouver un projet et un destin ».

Cette Europe ne sera jamais réorientée et son seul projet est celui des banques, pour la simple raison que l'époque où les illusions sur les chars de combat qui peuvent se transformer en engins agricoles est terminée. Game over ? Camarades du P.S. français, éteignez votre console et ouvrez les yeux, ceux du P.S. grec ont carrément éteint le … pays.

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 11:49
Courage fuyons 04/01/2012 à 18h20

François Krug Journaliste Rue89


 

A l'Elysée et dans les cabinets ministériels, c'est la saison des transferts vers l'administration ou le privé. Par peur d'une défaite de Nicolas Sarkozy ?

Le mouvement s'est enclenché un an avant la présidentielle. Depuis mai, 61 collaborateurs ont quitté les ministères et l'Elysée, pour se recaser dans l'administration ou le privé – notre décompte n'inclut pas les départs liés aux remaniements partiels du gouvernement.


François Molins à l'aéroport du Bourget le 28 décembre 2007 (Antoine Gyori/Reuters)

Certains de ces recasages ont fait du bruit, relançant le débat sur les nominations politiques ou le pantouflage :

Frédéric Mitterrand, champion du turn-over

Ces cas médiatisés cachent une tendance de fond. Certains cabinets affichent même des taux de turn-over importants depuis le printemps dernier :

  • cinq départs depuis mai chez Frédéric Mitterrand (Culture), soit un quart de son équipe, et autant chez Nadine Morano (Formation professionnelle) ;
  • quatre départs chez Xavier Bertrand (Travail), Eric Besson (Industrie), Luc Chatel (Education), Claude Guéant (Intérieur) et Valérie Pécresse (Budget), soit 20% de leur staff.

Nicolas Sarkozy lui-même n'y échappe pas, avec six départs depuis le printemps (sur un cabinet qui réunissait 46 personnes en début d'année). Ses conseillers ont obtenu de belles promotions.


Catherine Pégard à l'Elysée, le 30 août 2011 (Philippe Wojazer/Reuters)

Outre Catherine Pégard, Joël Bouchité, conseiller sécurité et ancien patron des Renseignements généraux, a été nommé préfet de l'Orne. François Richier, membre de la cellule diplomatique, est devenu ambassadeur en Inde.

Cet ancien grand flic et ce diplomate font partie des 47 hauts fonctionnaires partis depuis le printemps. Leur statut leur garantissait de pouvoir retrouver un poste dans l'administration. Ce n'est pas le cas des « contractuels », ces conseillers issus du privé ou de la politique.

« Il y en a plein qui rament à la sortie »

Si la gauche arrive au pouvoir, ceux-ci ne pourront compter que sur leurs réseaux personnels... et sur l'allocation chômage versée par leur ancien employeur. L'Elysée a d'ailleurs pris ses précautions : comme en 2007, son budget inclut une « provision pour risques » – trois millions d'euros sur trois ans – pour les conseillers qui se retrouveraient sur le carreau.

Mieux vaut donc préparer sa reconversion bien avant la présidentielle. « Ce n'est pas parce qu'on est en cabinet qu'on trouve un job en trois semaines, il y en a plein qui rament à la sortie », explique Jean-Marie Caillaud, conseiller spécial de Nathalie Kosciusko-Morizet à l'Ecologie. A 39 ans, il a enchaîné les postes en cabinet. Il résume ses options en cas d'alternance politique :

« Soit je suis nommé dans la fonction publique, soit j'ai trouvé un super plan dans le privé, soit je serai chômeur. »

Le recasage de contractuels dans la haute fonction publique a d'ailleurs commencé, via des nominations au tour extérieur. Et avec un débouché privilégié : les corps d'inspection de l'administration.

Jean-Philippe Pierre, chef de cabinet de Frédéric Mitterrand, a rejoint le Contrôle général économique et financier, à Bercy. Jérôme Peyrat, conseiller de NKM, a été nommé à l'Inspection générale de l'administration du développement durable. « Ce n'est pas si simple », défend Jean-Marie Caillaud, son ancien voisin de bureau :

« Les corps [de hauts fonctionnaires, ndlr] ont leur mot à dire. Ce n'est pas le fait du prince, il faut montrer qu'on a une certaine valeur. Quand on a de l'expérience en cabinet, en quoi est-on moins légitime qu'un énarque de 25 ans ? »


Le gouvernement dans la cour du ministère de l'Intérieur après le petit déjeuner de début d'année, le 4 janvier 2011 (Benoît Tessier/Reuters)

Réseauter pour se recaser

Pour se recaser, les réseaux font souvent la différence. Surtout lorsqu'on ne bénéficie pas de ceux des grandes écoles comme l'ENA.

Les chefs de cabinet – qui gèrent l'agenda de ministres – ont ainsi leur amicale, dont Jean-Marie Caillaud est un des fondateurs. Son nom ? La Griffe, en référence à l'instrument utilisé pour signer à la chaîne les circulaires et le courrier du ministre. L'association réunit près de 200 anciens ou actuels « chefs de cab » :

« L'objectif est essentiellement amical. Pour les contractuels qui sont dans la difficulté, c'est aussi un matelas d'aide. Il y a des anciens dans les entreprises publiques ou privées, dans les collectivités. C'est un vivier de contacts potentiels. »

Les conseillers parlementaires – chargés des relations avec les élus – ont aussi leur association, Connexion Parlementaire. Utile pour « nouer des liens » et se recaser, admet son président, Xavier Taquillain.

A 29 ans, son parcours reflète celui de beaucoup de contractuels. Il a commencé comme stagiaire auprès de Jean-François Copé, au ministère du Budget. Collaborateur du groupe UMP à l'Assemblée nationale, il a suivi en juillet Jean Leonetti, nommé ministre des Affaires européennes.

Selon lui, ce n'est pas – ou pas uniquement – le risque d'une défaite qui explique cette vague de départs. Il préfère souligner le rythme de travail « colossal » :

« On ne compte pas nos heures, parce qu'on est au service d'un patron. Il y en a peut-être qui ont peur de perdre, mais il y a des gens qui ont envie de penser à eux, qui ont des enfants, qui se retrouvent devant des propositions intéressantes dans le privé... »

Dans le privé, consulting et lobbying

Cette tentation du privé concerne autant les contractuels que les hauts fonctionnaires. Les directeurs adjoints de cabinet de François Baroin et Xavier Bertrand viennent ainsi, respectivement, de partir chez Sogetien, filiale du groupe de consulting Cap Gemini, et chez Barthélémy Avocats, cabinet spécialisé dans le droit social.

Ces choix le confirment : le conseil aux entreprises est une voie toute tracée pour se recycler. C'est celle qu'a suivie Olivier Pagezy, conseiller spécial de Valérie Pécresse au Budget, parti au cabinet Ricol Lasteyrie. De son côté, Julien Vaulpré, chargé des sondages à l'Elysée, a créé un cabinet avec Raymond Soubie, l'ancien conseiller social du président.

Autre débouché naturel : le lobbying, permettant de rentabiliser sa connaissance du pouvoir et son carnet d'adresses. Cette mission se cache sous des intitulés comme « directeur des affaires publiques » (comme Jacques Géraud, le « dir cab » de Gérard Longuet à la Défense, recruté par Areva) ou des « affaires institutionnelles » (comme Saïd Rahmani, conseiller énergie d'Eric Besson à l'Industrie, parti chez une filiale de General Electric).

« Dans toutes les grandes entreprises, ils ont besoin d'avoir des liens avec les pouvoirs publics », résume Xavier Taquillain. Ce marché de l'emploi qui risque pourtant d'être embouteillé en cas de défaite de Nicolas Sarkozy.

Le jeune conseiller du ministre des Affaires européennes, qui exclut l'hypothèse de la défaite, est pourtant optimiste sur les éventuels recasages dans le privé. Logique, explique-t-il :

« Il y aurait beaucoup de conseillers des cabinets sur le carreau, mais il y aurait aussi des postes dans les entreprises qui se libèreraient : les gens de gauche qui avaient quitté les cabinets pour le privé reviendraient au gouvernement... »


Dessin de Baudry

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