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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 16:28

LEMONDE | 13.01.12 | 14h30   •  Mis à jour le 13.01.12 | 14h32

 

 

 

Dans un marché de Téhéran en 2008.

Dans un marché de Téhéran en 2008.AFP/ATTA KENARE


A la veille de nouvelles sanctions occidentales contre la République islamique, accusée de vouloir se doter d'un arsenal nucléaire, la situation économique et surtout monétaire se dégrade en Iran. Au cours de ces trois dernières semaines, la monnaie nationale, le rial, a perdu 30 % de sa valeur face au dollar, en dépit des efforts de la banque centrale iranienne.

La raison semble surtout être d'ordre psychologique. "Les 200 millions de dollars injectés sur le marché n'ont pas donné de résultats et le rial a poursuivi sa chute. Les gens sont inquiets pour l'avenir. C'est pourquoi ils se ruent sur le dollar", note Mohammad-Reza Djalili, professeur honoraire à l'Institut des hautes études internationales et du développement, à Genève.

Au cours officiel, le dollar s'échange à quelque 14 000 rials, mais sur le marché informel il dépasse les 17 000 rials. "Ceux qui ont accès au dollar officiel sont ceux qui sont proches du pouvoir. Ils le revendent au marché noir. Une nouvelle forme de corruption est ainsi apparue et grandit", ajoute M. Djalili.

Le 23 janvier, l'Union européenne (UE) devrait annoncer un embargo sur le pétrole iranien. Si les recettes de la République islamique proviennent pour 80 % de l'or noir, l'UE ne dépend que pour 18 % du pétrole iranien. La France n'achète à Téhéran que 5 % de ses importations. La Grèce, l'Espagne et l'Italie, elles, importent d'Iran 15 % de leurs besoins. Il faudra environ six mois pour que cet embargo soit effectif, le temps que ces trois pays puissent se retourner.

Quel sera l'effet de cet embargo ? C'est toute la question, la grande majorité de l'or noir iranien étant achetée par l'Asie. La Chine est le premier client de l'Iran, suivie du Japon, de l'Inde et de la Corée du Sud. Le Japon vient de céder aux pressions américaines et a annoncé, le 12 janvier, qu'il s'engageait à réduire ses importations de brut iranien (soit 10 % de ses besoins).

LA POPULATION TRÈS TOUCHÉE

Presque aussitôt, la Chine a fait savoir qu'elle restait décidée à se fournir en pétrole iranien. Pékin pourrait augmenter ses achats de brut à l'Iran. De son côté, Téhéran pourrait choisir de brader son pétrole, prévoient les experts.

Sur place, en Iran, les sanctions internationales touchent pour l'instant davantage la population que le régime. Les biens de consommation et d'équipement sont encore disponibles sur le marché, mais à des prix exorbitants, et l'inflation est galopante (de l'ordre de 20 %). Le taux de chômage est officiellement de 10 %, mais les spécialistes l'évaluent au moins au double, et même à 25 % au moins chez les jeunes, particulièrement chez les diplômés. Pas d'indication officielle sur le taux de croissance mais on estime qu'en 2011, il aura tourné autour de 2 %.

"Les gens ne sont cependant pas prêts à descendre dans la rue. Ils souffrent, mais ils ont pris l'habitude d'endurer et de tenir bon, depuis trente ans que leur pays est soumis à des sanctions", relève Thierry Coville, chercheur à l'Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS), à Paris.

La solidarité familiale reste forte, de même que l'aide apportée par les réseaux religieux. Pour Thierry Coville, la classe moyenne est celle qui souffre le plus, tandis que les plus démunis bénéficient d'aides mieux ciblées qu'autrefois de la part du pouvoir, en particulier depuis que l'énergie et le pain ont cessé d'être subventionnés.

Dans l'immédiat, le régime ne paraît pas être aux abois. Les réserves en devises sont encore importantes : Téhéran dispose d'un an d'importations et son endettement extérieur est faible.

Le principal problème est celui des transactions financières. En raison des sanctions, les banques internationales se refusent à traiter avec leurs homologues iraniennes, ce qui paralyse les opérations commerciales.

La Grande-Bretagne a coupé tous les ponts avec Téhéran. Les Etats-Unis veulent empêcher la banque centrale iranienne d'être opérationnelle. Ils ont annoncé à plusieurs reprises qu'ils gèleraient les avoirs de toute institution financière étrangère qui commercerait avec elle. Pour se fournir sur le marché international ou se faire payer ses livraisons de pétrole, l'Iran passe par des banques turques ou pratique le troc. La Chine déverse ainsi sur les étals iraniens quantité de produits bas de gamme pour régler une partie de ses factures pétrolières.

Le régime iranien finira-t-il par plier ? La France veut y croire. "Notre stratégie est celle de la double approche : dialogue et sanctions", dit-on au Quai d'Orsay. Si Mohammad-Reza Djalili n'exclut pas que cette stratégie puisse, à terme, faire céder Téhéran, Thierry Coville est plus sceptique. "L'objectif des Occidentaux n'est pas très clair. Derrière la question du nucléaire, se cache un non-dit : faire tomber le régime, analyse-t-il. Or il n'y a pas d'exemple historique d'embargo économique qui ait réussi."

Florence Beaugé


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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 16:25

LEMONDE.FR | 12.01.12 | 20h01   •  Mis à jour le 13.01.12 | 10h47

 
 

 

Les suies jouent un rôle important dans l'augmentation des températures.

Les suies jouent un rôle important dans l'augmentation des températures.AFP/BORYANA KATSAROVA


Eviter plusieurs millions de morts prématurées chaque année tout en permettant de "gagner" un demi degré de réchauffement climatique à l'horizon 2050, ainsi qu'en améliorant la sécurité alimentaire mondiale ? Le tout grâce à la mise en œuvre de seulement quatorze mesures simples et techniquement, comme financièrement, abordables – ne concernant pas, de surcroît, le dioxyde de carbone (CO2) ? Ce n'est pas une plaisanterie, mais la conclusion d'une vaste étude internationale et pluridisciplinaire, publiée vendredi 13 janvier dans la revue Science.

Il n'y a nul tour de magie. Mais l'estimation des bénéfices climatiques, économiques et sanitaires de la limitation des émissions de deux produits des activités humaines : le méthane (CH4) d'une part et les suies d'autre part, ces poussières noires en suspension dans l'atmosphère, issues des combustions incomplètes. Le méthane est, outre un puissant gaz à effet de serre, le précurseur chimique de l'ozone (O3) troposphérique, qui joue un rôle non négligeable dans le réchauffement climatique et dégrade localement la qualité de l'air.

Quant aux suies, elles sont principalement émises dans les grands pays émergents comme l'Inde et la Chine. Elles sont largement issues des fourneaux fonctionnant au charbon, au bois et à d'autres combustibles traditionnels. Ces suies jouent un rôle important dans l'incidence de maladies respiratoires et cardiovasculaires de même qu'elles absorbent l'énergie solaire qu'elles reçoivent, jouant ainsi un rôle certain dans l'augmentation moyenne des températures.

QUATORZE MESURES SUR QUATRE CENTS

"Nous avons essayé de simuler, de la manière la plus réaliste possible, les effets du déploiement des technologies disponibles qui permettent d'améliorer à la fois la qualité de l'air et d'avoir un impact positif sur le climat", explique le climatologue Drew Shindell, chercheur au Goddard Institute for Space Studies et premier auteur de l'étude. Outre de jouer sur les deux aspects – santé publique et climat – l'intérêt de la démarche est que les deux polluants ciblés ont un temps de résidence faible dans l'atmosphère, au contraire du CO2 qui y demeure un siècle au moins. Si l'on cesse de les émettre, leur concentration atmosphérique décroît très vite et les effets bénéfiques sont rapidement sensibles.

Les auteurs ont d'abord introduit dans leurs modèles de simulation quatre cents mesures permettant de réduire toutes sortes d'émissions polluantes. Ils en ont retenu quatorze, les plus rapidement et fortement efficaces : toutes concernent la réduction des émissions de CH4 et de suies. En particulier : le déploiement de systèmes de récupération du méthane dans les mines de charbon ou les installations pétrolières, l'amélioration des réseaux de transport de gaz naturel, la gestion des effluents du bétail, le drainage régulier des rizières (culture très émettrice de méthane), la généralisation des filtres à particules dans les véhicules diesel, le remplacement des fourneaux traditionnels ou le bannissement de la culture sur brûlis...

GAGNER DU TEMPS

La limitation des émissions de suies a surtout un effet sanitaire fort. L'ozone troposphérique issu du méthane a pour sa part un effet important sur les rendements agricoles. Au total, les chercheurs estiment que si les quatorze mesures sélectionnées étaient scrupuleusement appliquées, ce seraient 700 000 à 4,7 millions de morts prématurées annuelles qui seraient évitées, principalement en Chine et en Inde. Par rapport à aujourd'hui, le monde ne se réchaufferait "que" de 0,8 °C d'ici à 2060, contre 1,3 °C anticipé... Dans le même temps, les gains de rendements agricoles permettraient une production mondiale annuelle – toutes cultures confondues – accrue de 35 millions de tonnes, à 135 millions de tonnes... Les marges d'incertitudes sont importantes mais les chiffres sont énormes.

"Il faut vraiment distinguer plusieurs problèmes qui sont un peu mélangés dans la présentation habituelle des enjeux climatiques, rappelle toutefois le climatologue français Hervé Le Treut, qui n'a pas participé à ces travaux. Le CO2 joue un rôle majeur à long terme à cause des quantités énormes qui sont émises et de sa longue durée de vie: il n'y a pas d'alternative à la réduction des émissions de CO2 si l'on veut se protéger d'un réchauffement de 4 °C ou plus, d'une fonte du Groenland ou de l'Antarctique qui se prolonge dans les siècles prochains."

En d'autres termes, les propositions de Drew Shindell sont surtout, comme les auteurs le rappellent eux-mêmes dans leur étude, un moyen de gagner du temps. Car il y a "une crainte forte et justifiée", poursuit M. Le Treut, que "la diminution des émissions de gaz qui restent moins longtemps dans l'atmosphère ne soit vue comme un substitut possible à la diminution du CO2".

Stéphane Foucart


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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 16:22


Oléoduc Keystone : le lobby pétrolier arrose le Congrès américain

 

Le Monde - Vendredi 13 janvier 2012

 

Le Keystone gate, comme on va bientôt le surnommer, n'a pas fini de faire des vagues aux Etats-Unis. Ce projet d'oléoduc géant, qui permettrait d'acheminer chaque semaine des millions de barils de pétrole issu des sables bitumineux du Canada vers le golfe du Mexique, était déjà sous le feu des critiques après les accusations de conflits d'intérêts à l'encontre de l'opérateur TransCanada et de la Maison Blanche, censée valider le projet.

Mercredi 11 janvier, c'est une autre révélation qui a ébranlé le futur Keystone XL : une étude a dévoilé l'étendue des fonds versés aux membres du Congrès par l'industrie pétrolière et gazière pour s'attribuer leur soutien. Une force de frappe susceptible de faire plier Barack Obama dans sa décision, qu'il doit rendre avant le 21 février, alors qu'il cherche tous les appuis possibles avant l'élection présidentielle de novembre.

 

A l'origine de l'enquête, Maplight, un groupe de recherche indépendant américain, qui traque les transferts de fonds en politique, s'est concentré sur les dons financiers du secteur pétrolier et gazier à des membres de la Chambre des représentants. Car la chambre basse est à l'origine de l'adoption d'un projet de loi, en juillet, pour forcer Obama à accélérer l'approbation du projet Keystone. Le texte avait finalement été rejeté, faute d'un accord du Sénat, mais les parlementaires, en particulier républicains, avaient continué à faire pression sur le président américain pour qu'il donne son accord à ce projet industriel fortement décrié pour ses conséquences environnementales désastreuses.

Le résultat de l'étude est édifiant : seulement 2 des 118 membres de la Chambre des représentants qui listent des entreprises pétrolières et gazières parmi leurs dix premiers donateurs de campagne se sont opposés au projet de loi visant à accélérer la validation de l'oléoduc. Et en élargissant aux 195 représentants qui indiquent l'industrie pétrolière dans leurs 20 premiers contributeurs, les proportions ne diffèrent guère : seuls dix d'entre eux ont voté contre le texte.

Au total, ce sont pas moins de 12 millions de dollars qui ont été versés directement aux membres de la Chambre entre 2009 et 2011, soit juste après la décision de lancer le projet du Keystone XL, en 2008.

Le Guardian s'est amusé à comparer la liste des 17 représentants les plus arrosés (plus de 100 000 dollars reçus en deux ans pour chacun d'entre eux) et leurs positions sur le projet Keystone XL. Tous sont républicains et tous ont voté en faveur du texte de loi visant à accélérer la validation de l'oléoduc.

En tête, on trouve Steven Pearce, représentant du Nouveau-Mexique, qui a touché le gros lot avec 370 000 dollars de contributions directes reçues entre juillet 2009 et juillet 2011. "Il est temps de mettre les enjeux politiques de côté, avait-il déclaré sur son site Internet le mois dernier. Nous devons tous travailler ensemble pour veiller à l'aboutissement de projets tels que l'oléoduc Keystone." Arrive ensuite Mike Pompeo, représentant du Kansas, avec 333 000 dollars, puis Bill Flores, représentant du Texas, avec 266 000 dollars, qui estimait en juillet, lors de l'examen du projet de loi : "Si nous ne nous emparons pas de cette ressource précieuse, les Chinois ou d'autres pays le feront."

Audrey Garric

Photo : MARK RALSTON / AFP

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 16:17

LEMONDE.FR avec AFP | 13.01.12 | 06h37   •  Mis à jour le 13.01.12 | 14h25

 
 

 

Un prisonnier politique embrasse son frère après avoir été libéré de prison le vendredi 13 janvier.

Un prisonnier politique embrasse son frère après avoir été libéré de prison le vendredi 13 janvier. Reuters/Soe Zeya Tun


La Birmanie libérait vendredi 13 janvier plusieurs prisonniers politiques de premier plan, une amnistie réclamée sans relâche par l'Occident comme preuve de la sincérité des réformes du nouveau régime et qui a été immédiatement saluée par l'opposition. Plusieurs leaders du soulèvement étudiant de 1988, dont la répression avait fait quelque 3 000 morts, sont cette fois concernés, alors que les précédentes amnisties ces derniers mois avaient déçu en n'incluant aucun d'entre eux.

Min Ko Naing, qui a passé la majeure partie de son temps en prison depuis 1988 et qui purgeait une nouvelle peine de soixante-cinq ans pour son implication dans la "révolte Safran" de 2007, devait ainsi sortir de prison dans la matinée, a indiqué sa sœur. Htay Kywe, autre leader de la "génération 88", également condamné à soixante-cinq ans de prison en 2007, "a été libéré", a annoncé une proche.

Plus important encore peut-être, sur le plan politique, l'ex-premier ministre Khin Nyunt, victime d'une purge, va également bénéficier de cette amnistie, selon un haut responsable birman. Khin Nyunt avait été limogé en 2004, puis arrêté et condamné l'année suivante à une peine de quarante-quatre ans de résidence surveillée pour corruption. Sa chute s'était accompagnée du démantèlement complet des services de renseignement militaire.

"UN SIGNE POSITIF"

La Ligue nationale pour la démocratie de l'opposante Aung San Suu Kyi a immédiatement salué cette troisième amnistie depuis octobre, annoncée jeudi soir via les médias officiels. "C'est un signe positif pour tout le monde. Nous saluons ces libérations", a indiqué son porte-parole Nyan Win, selon lequel plusieurs dissidents étaient "déjà en train de rentrer chez eux". Selon le quotidien officiel anglophone New Light of Myanmar, cette amnistie concerne au total quelque 650 personnes et a pour objectif "la réconciliation nationale [et] leur participation au processus politique".

La junte au pouvoir pendant près d'un demi-siècle s'est dissoute en mars et a transmis ces pouvoirs à un gouvernement dit "civil" mais totalement contrôlé par d'anciens militaires. Ce gouvernement a depuis multiplié les réformes politiques spectaculaires, tranchant avec l'immobilisme autocratique de la junte du généralissime Than Shwe et le climat de terreur qui régnait dans ses rangs. Il a notamment permis le retour au cœur du jeu politique de Suu Kyi, qui se présentera aux prochaines élections partielles d'avril alors qu'elle était encore en résidence surveillée en novembre 2010.

Le pouvoir a également promulgué des lois autorisant les manifestations et les grèves et suspendu la construction d'un barrage controversé financé par son puissant allié et voisin chinois. Il a enfin entamé un dialogue avec les groupes rebelles des minorités ethniques qui n'ont jamais pacifié leur relations avec le pouvoir depuis l'indépendance en 1948, signant même une trêve avec certains d'entre eux dont la dernière en date, jeudi, avec la principale rébellion des Karens.

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 16:14

 

Le Monde - 13 janvier 2012

 

C'est une première. L'agence américaine de protection de l'environnement (APE) a mis en ligne sur son site une carte interactive référençant les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre aux Etats-Unis, rapporte le New York Times. L'agence explique que la carte, élaborée à partir de 66 157 sources, couvre 80 % des émissions de gaz à effet de serre du pays pour l'année 2010. Aucune centrale électrique, raffinerie ou usine chimique n'échappe au référencement.

Selon le quotidien américain, les données montrent que l'industrie du charbon est responsable de 72,3 % des émissions déclarées et que les trois plus grandes sources – deux centrales en Géorgie et une dans l'Alabama – sont la propriété de la Southern Company, basée à Atlanta.

On apprend par ailleurs que le Texas est l'Etat qui a de loin la plus importante émissions de gaz polluants, avec 294 millions de tonnes métriques d'équivalent de dioxyde de carbone rejeté dans l'atmosphère. La Pennsylvanie est bon deuxième avec 129 millions de tonnes métriques.

L'un des cadres de l'APE explique qu'il espère que la mise en ligne de ces données finira par contraindre à la réduction de ces gaz.

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 16:08

LEMONDE.FR avec AFP | 13.01.12 | 16h00

 
 

 

Cette condamnation est conforme aux réquisitions du parquet, qui avait estimé lors de l'audience que les faits reprochés à la compagnie aérienne portaient "atteinte à la dignité humaine".

Cette condamnation est conforme aux réquisitions du parquet, qui avait estimé lors de l'audience que les faits reprochés à la compagnie aérienne portaient "atteinte à la dignité humaine".AFP/FABRICE COFFRINI


La compagnie aérienne à bas coûts EasyJet a été condamnée vendredi 13 janvier à 70 000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Bobigny pour avoir refusé l'accès d'un avion à trois personnes handicapées non accompagnée. Outre l'amende de 70 000 euros, le tribunal a condamné la compagnie à verser 2 000 euros de dommages et intérêts à chacun des trois plaignants, et 1 euro symbolique à l'Association des paralysés de France.

Cette condamnation est conforme aux réquisitions du parquet, qui avait estimé lors de l'audience que les faits reprochés à la compagnie aérienne portaient "atteinte à la dignité humaine".

"C'EST UNE DÉCISION QUI VA FAIRE DATE"

Les plaignants s'étaient vu refuser l'embarquement dans un avion à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, le 12 janvier 2009, ainsi que les 9 et 19 novembre 2008. La compagnie de droit britannique avait affirmé se conformer aux réglementations européenne et britannique, évoquant des raisons de sécurité.

"C'est une décision qui va faire date", s'est réjoui à l'énoncé du jugement Me Patrick de la Grange, avocat des trois plaignants et de l'Association des paralysés de France (APF), partie civile dans cette affaire. "Le tribunal a considéré qu'il n'y avait pas de prétexte de sécurité qui prévalait. Il s'agit bien d'un modèle économique qui a été sanctionné, celui du low cost, avec des réductions de coûts, le but étant qu'il y ait le moins de personnel possible", a-t-il commenté.

Lors du procès, le 9 décembre 2011, le procureur Abdelkrim Grini avait mis en brèche l'argumentation de la compagnie low cost. EasyJet met en place "une politique commerciale agressive qui consiste à compresser au maximum les coûts d'exploitation et si pour cela il faut avoir une politique discriminatoire, tant pis", s'était-il agacé.

JUGEMENT EN 2012 POUR AFFAIRES SIMILAIRES

"La compagnie conteste avoir eu quelque intention discriminatoire que ce soit. Nous avons respecté la réglementation européenne", a assuré Me Philippe Van Der Meulen, l'avocat d'EasyJet. Interrogé sur un éventuel appel de la compagnie aérienne, l'avocat a déclaré vouloir "attendre de prendre connaissance des motivations" du tribunal avant de se prononcer. "Nous prendrons une décision au début de la semaine prochaine", a-t-il précisé.

  la compagnie EasyJet, qui comparaissait pour la première fois devant un tribunal correctionnel pour ce délit, doit également être jugée à Paris en mars 2012 dans une procédure similaire.

 

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 15:57

 

LEMONDE.FR avec AFP | 13.01.12 | 10h34

 
 

La compagnie d'électricité du sud-ouest du Japon, Shikoku Electric Power, a arrêté vendredi 13 janvier le dernier de ses trois réacteurs pour maintenance, ne laissant que 5 unités en service dans tout le pays sur 54. Le réacteur Ikata 2, qui avait été remis en exploitation commerciale le 14 décembre 2010, a été stoppé pour sa 23e session de maintenance.

"Du fait de l'arrêt d'Ikata 2, tous nos réacteurs sont désormais suspendus, ce qui induit une situation difficile, mais nous allons exploiter tous les moyens pour assurer un approvisionnement stable en électricité", a indiqué la compagnie. Les réacteurs japonais doivent subir des contrôles durant plusieurs semaines tous les treize mois environ. Shikoku Electric Power est la deuxième compagnie du Japon, après Kyushu Electric Power (qui possède six réacteurs), à ne plus avoir aucune unité en service.

Sur le parc japonais de 54 réacteurs, seulement cinq restent donc encore en activité, mais ils doivent être stoppés d'ici à la fin mai et nul ne sait quand les autres tranches pourront être réactivées. A la suite du tremblement de terre et du tsunami qui, le 11 mars, ont engendré l'accident à la centrale nucléaire Fukushima Daiichi, une quinzaine de réacteurs ont été subitement arrêtés dans les centrales du Nord-Est, puis deux autres tranches présentant des risques à Hamaoka.

Le redémarrage de tous les autres réacteurs stoppés pour maintenance ou à cause des secousses sismiques est conditionné à de nouveaux tests de résistance (notamment vis-à-vis des catastrophes naturelles) et à l'approbation des autorités locales, ce qui retarde l'échéancier habituel. Les compagnies d'électricité appellent la population et les entreprises à réduire leur consommation, redoutant les pics hivernaux lorsque les systèmes de chauffage tournent à fond. L'arrêt des sites nucléaires force aussi les opérateurs à remettre en exploitation des centrales thermiques afin de compenser la perte en électricité.

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 15:53

Compte rendu de la réunion départementale des collectifs de Lozère

Mardi 10 janvier 2012 à Mende

 

56 personnes étaient présentes.

 

Jean- Max ESTEBAN accueille les participants et rappelle que le contexte de ce début d'année reste chargé de menaces ( recours de TOTAL – Colloque du 17 janvier sur le bouquet énergétique avec la participation du gouvernement : premier Ministre, Ministre de l'industrie et de l'énergie et Ministre de l'écologie et du

développement durable)

 

Le lieu de notre réunion avait été choisi pour faciliter la participation de tous les collectifs du département.

L'objectif est de relancer les groupes peu actifs, et en particulier celui de Mende.

Il faudrait, pour cela, que quelques personnes acceptent de prendre en charge la gestion des courriels et l'organisation des réunions et des actions locales.

La question est posée de la pertinence d'une globalisation de l'action au niveau départemental, par fusion des collectifs existants.

Après discussion, il est apparu que les réunions et actions locales ont montré leur intérêt.

Un fonctionnement possible serait de regrouper les structures existantes en 3 ou 4 collectifs. Des réunions générales, comme celle de ce jour, se tiendraient tous les deux mois environ. Les projets locaux seraient gérés par les collectifs concernés.

Une information est donnée concernant l'ALIRM ( association départementale qui gère l'aspect financier).

Les dons et les ventes de Tee-shirts et de badges ont permis d'avoir 2000 € en caisse.

L'élection d'un nouveau conseil d'administration est prévue en avril.

 

La mobilisation en Lozère : bilan et perspectives

 

Les activités de l'année 2011 ont été nombreuse :

 

- Campagne d'information : stands sur les marchés et manifestations festives,

- Pétitions : grand nombre de signatures,

- Succès de la réunion d'information du 10 décembre à Mende (ce type de réunion     pouvant être reproduit dans d'autres lieux),

- Médias : une émission enregistrée par Estelle TARDY (collectif Causse Méjean) et Orane BISCHOFF (collectif Florac ) sera diffusée samedi 14 janvier à 12 h sur 48FM.

- Présence sur toutes les grandes manifestations dans les départements voisins   (Villeneuve de Berg, Nant, Barjac, Lézan...).

 

Projets d'actions pour le début de cette année :

 

1)     Intervention auprès des candidats à la présidentielle et de leurs représentants locaux :

 

Cette intervention est prévue sur trois niveaux.

 

La prochaine coordination nationale rédigera une lettre aux candidats, leur demandant de s'exprimer sur la question des hydrocarbures de roche mère (gaz et huiles de schiste) .

 

Des questions documentées devront être préparées pour les réunions électorales locales.

 

Il sera demandé aux partis politiques d'accueillir dans les salles de réunion, ou à

proximité, un stand d'information permettant la distribution de documents au public.

 

Aspect pratique : préparer du matériel pour diffusion ( plaquettes, pétitions, affiches...).

Le collectif Causse Méjean peut actualiser sa plaquette et l'envoyer par courriel pour tirage sur place.

Quelques personnes de Mende pourraient obtenir des photocopies gratuites.

Lors de la prochaine réunion, le matériel nécessaire pour les stands sera apporté (Tee-shirts, badges, autocollants...)

 

 2) Pendant la campagne électorale, un stand pourrait être installé dans le hall du super marché HyperU.

Quelques personnes se sont proposées pour prendre contact avec la direction du magasin.

Nous attendons le résultat de leur démarche et la date de l'opération pour une mise en place efficace, faisant intervenir ceux qui ont déjà un peu d'expérience et ceux qui acceptent de s'investir dans ce type d'action.

Si les finances le permettent, il serait bon d'envisager des panneaux de stand plus propres, plus robustes, faciles à transporter, qui pourraient voyager à travers tout le département selon les besoins. ( le matériel actuel étant bricolé avec les moyens du bord, et un peu fatigué...).

 

3) Une autre idée est proposée pour la campagne électorale : collage de bulles sur l'affichage des différents candidats.

 

Perspectives :

 

Il est nécessaire de ne pas se limiter à une opposition. Il faut aussi proposer des alternatives.

Le rassemblement de Lézan ( 26-27-28 août 2011) à l'initiative des collectifs contre le gaz de schiste avait pour objectif une réflexion sur ces sujets. A l'issu de ce rassemblement a été rédigée la « déclaration de Lézan ».

Du 16 au 20 novembre 2011, des membres de nos collectifs ont assisté aux « éco- dialogues » du Vigan.

Une prochaine édition est prévue les 11, 12 et 13 mai sur le thème de l'eau.

Un colloque « Libérons les Energies » se tiendra à Montpellier les 2,3 et 4 février. (Un covoiturage pourrait s'organiser pour les personnes intéressées)

Pour se documenter sur la transition énergétique, de nombreux sites et documents existent. (Négawatt, Colibri, Villes en transition...).

Il serait bon de participer aux divers colloques et salons sur le sujet.

 

La prochaine réunion de la coordination nationale ( 14 et 15 janvier 2012 à Paris)

 

Quatre représentants de la Lozère y participeront. Ils sont les porte- paroles des attentes et des projets locaux.

Cette structure a pour vocation de coordonner les actions à mener au niveau national et sur le plan départemental.

 

Le « contre colloque » du 17 janvier à Paris

 

Il se tiendra à l'Hôtel de Région Ile de France.

Il constitue notre réponse au colloque sur le bouquet énergétique cité plus haut, avec la participation de scientifiques, de journalistes, d'élus locaux, et de citoyens engagés

En ce début d'année, les pétroliers multiplient les actions destinées a promouvoir leurs projets présentés comme indispensables pour l'avenir énergétique, tout en se forgeant une « acceptabilité sociale ».

Il apparaît donc nécessaire de les contrer en utilisant les mêmes méthodes.

 

Projet de jumelage avec le Québec

 

Un réseau international des collectifs citoyens se met en place.

Des jumelages ont déjà eu lieu.

Des contacts ont été pris avec des « groupements » québécois. ( équivalents de nos « collectifs »).

Ils souhaiteraient que les élus locaux soient impliqués dans le projet. Nous allons donc contacter certains maires (en priorité Florac et Mende).

 

Questions diverses

 

- Réseau d'alerte téléphonique : toujours en projet. Le modèle ardéchois va être adapté au niveau local. Il convient de bien définir les rôles ( veilleurs et bloqueurs )

- Une formation à la désobéissance civile est proposée.

- Une question est posée sur la possibilité de faire des analyses de l'eau avant l'arrivée des pétroliers ( difficile et très coûteux). Il pourrait être envisagé de mettre des échantillons sous séquestre.

- Faut-il boycotter TOTAL ?

Pour toute information, demande de document et pour communiquer sur l'avancement des actions prévues :

nongazdeschisteflorac@gmail.com

 

Merci à tous ceux qui, dans les prochains mois, accepteront d'être les porte-paroles et les acteurs de notre mobilisation citoyenne.


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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 15:48

 

BON APPETIT..> A part ça tout va bien, il n'y a pas de souci à se faire puisqu'on nous dit que nous allons vivre plus vieux


> >

 

ATTENTION AVEC LE POISSON PANGA   On aurait pu s'en douter à moins de 10 EUR le kg..
> >
Le panga est un poisson asiatique que nous trouvons chez  toutes les enseignes, surtout sous forme de filets, à un prix  relativement bas. Au Vietnam, le panga est un poisson de  culture industrielle  intensive, plus  exactement, il vient du delta du Mekong,  et il est en train d'envahir le marché à cause de son prix.
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Voici ce qu'il y a à savoir sur le panga : le Mekong est l'un des  fleuves les plus contaminés de la planète. Les pangas sont infectés, à  hauts niveaux, de venins et bactéries (arsenic, résidus industriels toxiques et dangereux, sous-produits du secteur industriel en pleine  croissance), métaux contaminés, phénols polychlorés (PCB) ou DDT et  leurs (DDTs), chlorate ; des composants relationnés (CHLs), hexachlorociloxane, isomères (HCHs) et hexachlorobenzène (HCB).  
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Ils sont alimentés avec des poissons morts, des restes d'os et avec une  farine d'Amérique du Sud, le manioc et des résidus de soja et graines.
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Il est évident que ce type d'alimentation peu salubre n'a rien à voir  avec l'alimentation d'un environnement naturel. Cela ressemble beaucoup  à l'alimentation des vaches folles (vaches qui furent alimentées avec des vaches) 
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Vous en rappelez-vous ? 
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L'alimentation des pangas est complètement en dehors de toute  réglementation judiciaire. Le panga grandit 4 fois plus vite que dans la  nature, à l'état normal. De plus, les pangas sont injectés avec (PEE).
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Quelques scientifiques ont découvert que si l'on injectait les femelles  panga avec des hormones féminines dérivées d'urine déshydratée de femmes  enceintes, la femelle panga produirait ses oeufs plus rapidement et en  grande quantité, ce qui n'arriverait pas dans un environnement naturel  (une femelle panga arrive ainsi à produire 500.000 oeufs en une fois).
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De fait, ce sont des poissons qui ont des hormones injectables  (produites par une entreprise pharmaceutique chinoise pour accélérer  le processus de croissance et de reproduction. En achetant du panga,  nous collaborons avec des entreprises gigantesques sans aucun scrupule  et spéculatrices, qui ne se préoccupent pas de la santé et du bien être des êtres humains.
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NOTE_ : Etant donné la prodigieuse quantité de pangas disponible, ils  termineront également dans d'autres aliments : surimi (ces petits  batônnets faits avec de la chair de poisson), poisson en boîte et  probablement dans quelques aliments pour animaux (chiens et chats).
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FAITES SUIVRE ...

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 15:45

Out on the Square

In Agora Roma on 12 January 2012 at 22:11

 

Rome, January 12

 

Dear people,

 

Agora Roma has been under way for three days and our little village is growing. New popular quarters have sprouted up close to the ancient city gates, we have a library now, and the comrades of the ailing accampata Caracalla have erected a dome.

 

The Library

 

The Creativity Corner

 

The Dome and the Porta San Giovanni

 

 

From high up the monument to Saint Francis, I watch around.

It starts to look nice. We keep attracting immigrants from France and Spain, and from Rome itself. But other than building our camp, we have done little to leave a mark.

We seem to organise our thematical assemblies mainly for ourselves. The themes are interesting. Environment, non violence, alternatives to capitalism etc. But even I, if I were a Roman, I wouldn’t sit in to participate, out on the square in January.

There have been actions as well, but small ones. Some of us went to show their support to a local demonstration against the construction of an incinerator, and got there late. Others invaded the metro to create the ‘train of love’, where they invite people to communicate with each other instead of looking out the window. And yesterday evening we went to do some p.r. in one of Europe’s biggest social centres, an occupied fort in the outskirts of Rome. A crazy place. They have reggae music in the dungeons.

 

The Coffee Corner

 

Evening Assembly

Today I made an urbanistic study of our village. The map is far from perfect, but it gives the general idea. Bear in mind that the situation is continuously evolving. Already a commission has been formed to study the possibility of planned city development in case more people arrive.

 

Map of Accampata Roma, Jan 12

 

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