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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 14:38

 

 

#14JA (en langage indigné sur twitter cela signifie « Journée Mondiale du14 janvier ») -

 

Les Indigné-e-s d'Aix Réelle Démocratie Maintenant en collaboration avec l'ATMF, Attac Aix, Anonymal et le soutien de Radio Zinzine participent à la 4ème Journée Mondiale des Indigné-e-s le14 janvier, journée internationale des Assemblées Populaires.

Ils seront au Jas de Bouffan, entre les immeubles Castor et Pollux, dès 9h du matin ce samedi 14, afin de préparer et déguster ensemble un couscous géant auto-géré et solidaire à midi dans une ambiance conviviale !

Le repas sera suivi d'une assemblée populaire sur le thème suivant : "violence et non-violence".

Venez nombreux participer à cette rencontre citoyenne, au-delà de toute appartenance politique ou syndicale afin de devenir force de proposition.

Pensez, si c'est possible, à amener vos assiettes et couverts pour éviter tout gaspillage. Pour compléter le plat pricipal, vous êtes invités à amener  une boisson et/ou une entrée ou un dessert

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 14:31

 

Créé le 09-01-2012 à 06h39 - Mis à jour à 15h42   

Par Le Nouvel Observateur avec AFP


Le ministre des Transports s'est engagé à explorer "la totalité des pistes" pour permettre aux 880 salariés de retrouver un

emploi

 

"C'est un gâchis énorme", a déclaré l'un des avocats des porteurs du projet de reprise en coopérative ouvrière (Scop). (AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA)

"C'est un gâchis énorme", a déclaré l'un des avocats des porteurs du projet de reprise en coopérative ouvrière (Scop). (AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA)

Quelques heures après la décision du tribunal de commerce de Paris, lundi 9 janvier, de prononcer la liquidation définitive avec cessation d'activité de la compagnie transmanche SeaFrance, le ministre des Transports, Thierry Mariani, s'est empressé de déclarer que "la totalité des pistes qui vont permettre aux 800 salariés de retrouver un emploi vont être explorées". "Notre préoccupation, c'est l'emploi", a-t-il ajouté, précisant que ses "pensées" allaient "aux salariés, qui se trouvent dans la situation de perdre leur emploi", après la décision du Tribunal de commerce.

François Fillon a confirmé que le gouvernement s'efforcerait de "trouver une solution" pour le millier de salariés de la compagnie transManche SeaFrance, dont le tribunal de commerce de Paris a prononcé la liquidation définitive avec cessation d'activité. "Il faut être capable de trouver une solution", a déclaré le Premier ministre devant des journalistes en marge de la présentation de ses voeux à Matignon, affirmant vouloir "reprendre les discussions" avec les acteurs économiques et politiques du dossier pour sauver des emplois. "On a des possibilités partielles avec le groupe Dreyfus, des possibilités de reclassement avec la SNCF", a-t-il poursuivi. "Avec ça, on devrait pouvoir réussir à construire quelque chose".

"C'est un gâchis énorme, un gâchis social d'abord puisqu'il concerne le sort de 1.010 salariés, un gâchis économique également", a de son côté déclaré maître Philippe Brun, l'un des avocats des porteurs du projet de reprise en coopérative ouvrière (Scop), en référence aux 880 salariés de SeaFrance à Calais et aux 130 de la filiale britannique, confirmant la "liquidation définitive" de SeaFrance.

Aucune offre de reprise valable"

Plus tôt ce lundi, le tribunal de commerce de Paris a précisé sa décision : "Il n'existe aucune offre de reprise valable, l'activité ne peut être poursuivie, le tribunal met fin à la période de maintien de l'activité de SeaFrance", selon l'exposé oral des motifs de la décision par les juges.

L'offre de la Scop "n'est pas très différente de la précédente" et présente "le grave inconvénient de ne pas comporter le financement nécessaire pour redémarrer l'activité", a déclaré le président de la chambre à des journalistes.

A la suite du soutien imprévu de l'opérateur du tunnel sous la Manche Eurotunnel apporté lundi à la Scop, les avocats des quelque 880 salariés de SeaFrance avaient demandé un report de la décision, mais n'ont pas été suivis par le tribunal.

Or, selon les juges, un report est "incompatible avec l'urgence" de la situation.

Le PDG d'Eurotunnel avait annoncé dans un entretien à "Libération" de ce lundi qu'il allait soutenir le projet de sauvetage de SeaFrance par ses employés en se portant acquéreur des navires de la compagnie de ferries. 

36 millions d'euros d'indemnités de la SNCF

Peu avant la décision du tribunal, la SNCF avait annoncé dans un communiqué le versement "d'une somme d'un montant global estimé à 36 millions d'euros", en plus de ce qu'exige la loi, pour indemniser les salariés de la compagnie de ferries SeaFrance qui seraient licenciés. Le conseil d'administration de la SNCF avait approuvé lundi matin ces indemnités exceptionnelles "afin de proposer des solutions de soutien" aux salariés de SeaFrance.

Maison-mère de SeaFrance, la SNCF propose également la mise en place d'une cellule de reclassement et de recrutement "dans le groupe SNCF", si des licenciements avaient lieu, comme l'avait annoncé son patron Guillaume Pepy. Une offre qui avait laissé les salariés perplexes.

 

Par Le Nouvel Observateur avec AFP

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 14:24
| Par La rédaction de Mediapart

Quatre ans après le début de la crise financière de 2007, la crise inter-bancaire ne faiblit pas, bien au contraire. Les banques européennes viennent de battre un nouveau record de dépôt auprès de la banque centrale européenne (BCE) avec 463,6 milliards d'euros déposés au 8 janvier 2012.

 

Les records de dépôts des banques commerciales auprès de la BCE sont battus semaine après semaine. La crise de confiance inter-bancaire, qui paralyse une partie de l'économie et sclérose notamment les prêts aux PME, semble donc s'approfondir un peu plus chaque jour. Ce phénomène dénote que les banques ne se font toujours plus confiance les unes les autres pour se refinancer entre elles, comme elles pouvaient le faire tout à fait normalement il y a encore quelques années et surtout sans aucune intervention des pouvoirs publics.

 

Pourtant, les taux offerts par la BCE sont loin d'être mirobolants, à 0,25%. Ils se situent d'ailleurs bien en deçà du taux de 0,369% qu'offre actuellement le marché interbancaire. Malgré cela, le placement auprès de la BCE est ce qui leur paraît le plus fiable. Voyant ce qu'elles ont dans leur propre coffre-fort -dettes d'États, produits dérivés toxiques- les banques savent qu'en cas de nouveau krack voire de défaut d'un État européen, ces voisines ne survivront pas, et que l'argent prêté à d'autres banques disparaîtrait en cas de défaut de paiement.

 

Cette ruée vers la BCE s'explique aussi par le prêt historique consentie par la BCE aux banques européennes le 21 décembre 2011. Les banques pouvaient venir se servir de façon illimité : elles ont emprunté pour 489 milliards d'euros à un taux de 1%. Mais les banques n'ont pas encore trouvé où investir cet argent et le retournent à l'envoyeur.

 

Pour restaurer la confiance, l'autorité bancaire européenne (EBA) oblige les banques européennes, dans le cadre des accords de Bâle 3, a augmenter leur réserves de fonds propres de 115 milliards d'euros pour atteindre 9% de leurs avoirs risqués pour pouvoir faire face à un effondrement de leurs valeurs. Mais quand on sait que, par exemple, sur presque 2000 milliards d'euros d'actifs, la BNP Paribas ne peut assurer la perte que de 55 milliards et qu'au delà, elle fait faillite : les doutes demeurent sur le marché, d'autant plus que les actifs risqués de la BNP s'élèvent à 600 milliards, toujours selon l'EBA. 

 

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 14:20
| Par Louise Fessard

 

Denis Godard.  
Denis Godard.© DR

Un homme affirme avoir été violemment frappé, dans un commissariat parisien, par un policier agacé qu'il siffle «L'Internationale». Denis Godard, 47 ans, a déposé plainte le 6 janvier 2012 pour violences volontaires aggravées. Depuis son passage le même jour au commissariat du troisième arrondissement, il souffre d'une fracture du plancher de l'orbite (l'os sous l'œil) avec douze jours d'interruption temporaire du travail (ITT). La préfecture de police de Paris a indiqué lundi que l'inspection générale des services (IGS) avait été saisie.

Selon son témoignage recueilli dimanche par Mediapart, il a été interpellé en état d'ébriété rue Beaubourg à Paris, vendredi 6 janvier vers 5 heures du matin, par des policiers de la brigade anticriminalité, alors qu'il se trouvait avec deux de ses collègues, salariés de l'association Act-Up comme lui.

 

«Nous avions consommé de l'alcool, nous cherchions un taxi et Denis a accroché un scooter avec sa sacoche, on l'a relevé, mais les policiers n'ont rien voulu savoir et ont embarqué Denis», explique sa collègue Cécile Lhuillier, vice-présidente d'Acte Up. 

 

Amené au commissariat du troisième arrondissement, Denis Godard dit avoir été placé sur un banc dans un couloir bordé de cellules, en attendant l'examen médical de routine à l'Hôtel Dieu. «Je me suis mis à siffler l'Internationale, ce qui m'est passé par la tête, raconte-t-il. Un policier m'a dit qu'il fallait que j'arrête car "J'emmerdais tout le monde, ceux qui travaillaient et ceux qui dormaient".»


Denis Godard lui aurait demandé ce qu'il comptait faire pour l'arrêter et le policier lui aurait alors montré sa main.

 

«J'ai continué à siffler, poursuit-il. Le policier a fermé la porte donnant sur le hall du commissariat, ce qui fait que nous étions seuls, et il m'a frappé au visage, une seule fois et la main ouverte. Je lui ai dit qu'il n'avait qu'à continuer comme ça, car les choses se verraient. Il a répondu qu'il savait faire et avait l'habitude. Ensuite, ça s'est arrêté là, trois policiers sont arrivés pour m'emmener à l'Hôtel Dieu. Quand j'ai abordé le sujet, ils ont parlé d'autre chose. Et paradoxalement, j'étais persuadé que ça ne se voyait pas puisque le policier l'avait affirmé !» 

 

Après quelques heures en cellule de dégrisement, Denis Godard passe devant un officier de police judiciaire. «J'avais un coquard qui commençait à enfler, il a pris ma plainte, il semblait savoir de qu'il s'agissait, même si je ne connaissais pas le nom du policier», explique-t-il. Contacté dimanche soir, l'un des deux OPJ de service au commissariat du troisième n'était pas au courant des faits.

 

Denis Godard a été examiné samedi aux urgences médico-judiciaires de l'Hôtel Dieu.  «Les médecins étaient surpris par la violence du coup», explique-t-il. Il présente une fracture du plancher orbital et pourrait devoir subir une opération chirurgicale, car un nerf innervant la moitié du visage serait touché. «S'il est lésé, j'aurai un problème de sensibilité définitif pour la moitié du visage», précise-t-il.

 

Par ailleurs militant du NPA (mais ce militantisme, tout comme son emploi chez Act Up, qu'il n'avait pas mentionné aux policiers, n'ont, a priori, aucun lien avec les faits), Denis Godard se dit scandalisé qu'«un policier se sente suffisamment en situation d'impunité pour agir ainsi, dans un cas aussi anodin».

 

«Je suis un homme blanc, de nationalité française, âgé de 47 ans, que se passe-t-il quand ce sont de jeunes gens, arabes ou noirs, qui se font arrêter dans des situations plus chaudes ?», demande-t-il.

 

 

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 14:14

«On est donc en train de réfléchir sur comment faire en sorte que le logement social puisse mieux aider ceux qui travaillent», a déclaré le ministre de l'enseignement supérieur, Laurent Wauquiez. Cette proposition «met systématiquement en porte-à-faux les suggestions de L. Wauquiez avec la politique qu’il est censé soutenir depuis 2007», explique Didier Desponds, qui vient de publier  Pour en finir avec l’égalité des chances. Refonder la justice sociale.

 

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Laurent Wauquiez, maire UMP de la ville du Puy-en-Velay et ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche à ses heures perdues, est un homme pressé. Il n'arrête plus d'occuper le devant de la scène médiatique comme en témoigne son dernier livre publié chez O. Jacob « La lutte des classes moyennes », ayant fait l'objet d'une aimable promotion lors de l'émission de L. Ruquier du 17 décembre 2011, « On n'est pas couché ». La reprise du concept de lutte des classes appliqué aux classes moyennes peut surprendre. Un ministre en exercice de l'équipe Sarkozy revendiquerait un héritage marxiste... La pertinence même du concept serait surtout à interroger, si l'on excepte les catégories les plus aisées qui parviennent adroitement à défendre leurs propres intérêts en les faisant passer pour compatibles avec l'intérêt général (voir sur ce point les travaux des sociologues M. Pinçon et Mme Pinçon-Charlot), c'est bien davantage le délitement du sentiment d'appartenance à une classe et le morcellement de la société qui s'observent.  

 

La proposition la plus spectaculaire défendue par le ministre vise à réserver les logements sociaux à ceux qui travaillent. Elle part certes d'un constat qu'il est possible de partager (pour avoir un emploi, mieux vaut avoir un logement...) mais se heurte à un certain nombre de paradoxes, mettant systématiquement en porte-à-faux les suggestions de L. Wauquiez avec la politique qu'il est censé soutenir depuis 2007.

 

- Comment envisage-t-il de procéder pour réserver les logements sociaux à ceux qui travaillent alors que tous les experts en charge de la question pointent une pénurie de l'offre en regard de la demande effective, comme l'indiquent les rapports de la Fondation Abbé Pierre ?

 

- Si la loi SRU impose un pourcentage de logements sociaux par commune de plus de 1500 habitants en région Île-de-France et de 3500 hors de celle-ci, les réticences à construire proviennent le plus fréquemment de communes dirigées par des maires de la même couleur politique que L. Wauquiez. Il ne semble pas envisager d'accroître les sanctions contre celles qui ne respectent pas la loi.

 

- Si ceux qui ne travaillent pas ne peuvent accéder au logement social, quelles pistes alternatives s'offrent à eux ? Le parc locatif privé ne constitue sans doute pas la solution adéquate, les prix ayant connu dans ce domaine une forte appréciation, en particulier dans les grandes agglomérations. Il serait naturellement envisageable de  mettre en place des dispositifs visant à limiter cette flambée des prix comme ne l'envisage en aucun cas le gouvernement auquel appartient L. Wauquiez. Les contraintes se renforcent donc pour ceux qui n'ont pas la chance de disposer d'un emploi stable ni de revenus conséquents. L'accès au logement, que la loi du 31 mai 1990 présente comme un droit, se révèle ainsi de plus en plus hasardeux.

 

- Ces difficultés se trouvent accrues en raison des choix opérés pour résoudre les difficultés budgétaires. Le Premier ministre a ainsi annoncé une diminution des APL. Effective depuis 2010, ceci contribue à rendre moins solvables des ménages de jeunes adultes, en particulier ceux qui éprouvent des difficultés croissantes pour accéder au logement. L. Wauquiez ne s'est pas exprimé sur ce sujet qui affecte pourtant de nombreux étudiants.

 

- Face à ces multiples contraintes, financières et de localisation de l'offre résidentielle, de plus en plus de ménages optent pour des solutions alternatives de logement pouvant les conduire à résider de façon permanente sur des terrains de camping localisés aux marges des agglomérations. Or le gouvernement a récemment choisi de lutter de façon urgente contre ce type de résidence, limitant de nouveau les solutions adoptées par ceux qui n'ont guère de choix :. L. Wauquiez croit tenir la solution en souhaitant réserver les logements sociaux à ceux qui travaillent. Que pense-t-il de ceux qui choisissent des solutions résidentielles non conventionnelles en conséquence de leur solvabilité réduite et de la restriction de l'offre résidentielle accessible ? Ils nuisent probablement au caractère bucolique du paysage rural...

 

- Quant à ceux qui se trouvent dans la plus grande précarité, il est nécessaire de rappeler la réduction du nombre de places de logements d'urgence. Si la loi DALO (Droit Au Logement Opposable) du 5 mars 2007, a mis en place un dispositif complexe, destiné à permettre l'accès de tous au logement, elle nécessite de recourir à l'offre dans le parc social existant. Ceci concerne d'abord des ménages en grandes difficultés économiques. L. Wauquiez ne nous a pas indiqué s'il comptait revenir sur le dispositif, le modifier, le réserver à ceux qui ont un emploi même précaire quitte à laisser à la rue des familles avec enfants ?

 

Au final, cette proposition apparaît clairement pour ce qu'elle est : jeter un écran de fumée sur la faillite de la politique du logement mise en œuvre par son mentor, Nicolas Sarkozy, qui promettait de réduire la pauvreté en France et s'était engagé le 18 décembre 2006 à Charleville-Mézières dans un grand discours à la France qui souffre à ce que « d'ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur un trottoir et d'y mourir de froid », celui qui lors de sa campagne de 2007 souhaitait « permettre à chaque ménage d'être propriétaire ». Le club de réflexion créé par L. Wauquiez, la Droite sociale (ce qui dans la Novlangue actuelle signifie la stigmatisation systématique des catégories les plus défavorisées) a donc comme ambition de faciliter l'accès au logement de ceux qui ont déjà un travail, elle pourrait en cas de mise en œuvre accroître les difficultés des personnes à la recherche d'un emploi, en soumettant à une pression nouvelle celles qui résident dans le parc locatif social, voire les conduisant plus facilement à la rue. « Louable proposition » émanant d'une droite se prévalant des valeurs catholiques, dans un contexte de tensions accrues sur le marché du logement. Que l'on se rassure, cette double-peine que L. Wauquiez veut leur appliquer au nom d'un prétendu principe de responsabilité s'inscrit dans l'air du temps consistant à culpabiliser les plus fragiles. La Grande-Bretagne de J. Cameron fait de même avec l'approbation tacite du New Labour de E. Milliband. L. Wauquiez au final ne prend guère de risques, les catégories qu'il stigmatise lâchement n'auront guère d'incidences sur le plan électoral. Elles votent peu...

Pour conclure, je souhaiterais poser trois questions simples à L. Wauquiez :

  • 1) La perte d'emploi est-elle le stigmate d'une indignité personnelle justifiant l'ajout de nouvelles épreuves ?

  • 2) Dans le cas de l'adoption d'un dispositif s'inspirant des préconisations de la Droite sociale, que se passerait-il pour l'actif ayant eu accès à un logement social et perdant son emploi, devra-t-il rendre son logement, même s'il paye les traites de son loyer ?

  • 3) Si les « classes moyennes » que L. Wauquiez prétend défendre ont été affaiblies, quelle part de responsabilité porte la gestion mise en œuvre par l'actuel Président de la République ?

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Dernier ouvrage paru : Desponds Didier (sous la direction de) : «  Pour en finir avec l'égalité des chances. Refonder la justice sociale ». Edition Atlande, 2011.

 

 

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 14:09

 

Bonnes feuilles 09/01/2012 à 10h53

Rue89

 

 

« La Voix de son maître » d'Augustin Scalbert (Nova)

 

Journaliste à Rue89, Augustin Scalbert publie le 11 janvier chez Nova éditions « La Voix de son maître », une enquête sur les rapports entre France Inter et le pouvoir politique depuis 1963.

Il y décrit notamment les rapports compliqués entre Nicolas Sarkozy et la station et revient sur la nomination de Philippe Val et l'éviction de l'humoriste Stéphane Guillon.

Le président de la République avait France Inter dans sa mire dès le début de la campagne pour la présidentielle de 2007. Nous publions ci-dessous un passage du livre d'Augustin, qui donne un bon aperçu des relations compliquées entre Sarkozy et la station.

Le contexte : le 9 octobre 2006, fraîchement nommé animateur de la tranche du matin, Nicolas Demorand interviewe le candidat Sarkozy. C'est pour lui un baptême du feu, et l'interview s'avère très rude : Sarkozy descend Demorand, faisant bizarrement allusion à ses diplômes (il est normalien) et l'opposant à la journaliste russe Anna Politkovskaïa, assassinée l'avant-veille.

« Vous êtes le contraire de cette journaliste russe courageuse qui voyait tout, donc vous ne voyez rien. »

Environ un mois plus tard, le ministre de l'Intérieur invite quelques personnes de la radio publique à déjeuner place Beauvau. Ici commence l'extrait que nous avons choisi. (Les intertitres et liens hypertextes sont de la rédaction de Rue89)

 »Patrice Bertin vient voir Nicolas Demorand, et lui dit qu'il est invité. Demorand refuse : « Je ne veux pas entrer dans ces trucs-là : tu rencontres quelqu'un hors contexte, et il va te taper sur l'épaule, te dire : “Machin, comment tu vas ? ” » Absent au déjeuner, Demorand va être omniprésent dans la conversation.

Il pleut à seaux quand la petite équipe de France Inter franchit la grille du ministère de l'Intérieur, en cette fin de matinée de novembre. Il y a là le directeur de la radio Frédéric Schlesinger, le directeur de la rédaction Patrice Bertin, le chef des informations Philippe Bardonnaud, la chef du service politique Hélène Jouan et le journaliste politique Jean-François Achilli, chargé de suivre la droite.

« Sarkozy était ivre de rage »

Hélène Jouan est une des bêtes noires de Sarkozy sur cette antenne depuis qu'elle a fait allusion, en 2005, à ses problèmes conjugaux. [...] « Sarkozy était ivre de rage », rapporte un journaliste politique d'Inter à l'époque. « Franck [Louvrier] et Jean-François [Achilli] ont essayé d'arrondir les angles, mais pour Sarkozy, c'est une sorte de péché originel. De là est née sa rancœur contre Hélène Jouan. » (Interrogé sur ce point, Franck Louvrier dément).

Après le changement de mode de nomination du PDG de Radio France et l'arrivée de Philippe Val à la direction de France Inter, personne ne donne très cher de la peau de celle que Frédéric Schlesinger a nommée entre-temps directrice de la rédaction d'Inter.

Un journaliste affirme que juste après l'arrivée de Philippe Val, celui-ci voulait limoger la patronne de la rédaction et lui proposer l'animation du 18-20. Face à la dégradation du climat, Hees et Val auraient renoncé. Hélène Jouan a finalement quitté son poste pour prendre la direction des magazines de la radio, en mai 2011, à sa demande.

Elle a été remplacée par un rédacteur en chef de France Info, Matthieu Aron. Hélène Jouan ne prendra pas trop la parole, pendant ce déjeuner de novembre 2006 place Beauvau. Pas plus que Jean-François Achilli, d'ailleurs. La petite troupe de France Inter patiente un peu dans un salon, puis Nicolas Sarkozy arrive. Plutôt sympa :

« Bonjour, bonjour… Pardon de vous avoir fait attendre. Comment ça va ? »

Dans la salle à manger, Sarkozy s'assied en face de Schlesinger, avec Bertin à sa droite. Jouan, Achilli, Bardonnaud et un conseiller du ministre complètent le tour de table. Les mets sont succulents, mais la première demi-heure est « pestilentielle », selon l'un des convives. Sarkozy attaque bille en tête sur « Christophe Hondelatte ». Ses invités le regardent avec des yeux ronds, puisque Hondelatte n'officie plus à France Inter depuis 2000. « Ça continue comme ça pendant tout le début du repas », relate un autre convive. « On aurait dit qu'il le faisait exprès. »

« Paraît qu'il est normalien ? »

Au bout d'un moment, Hélène Jouan interroge le ministre :

« Vous êtes sûr que vous parlez de Christophe Hondelatte ? Mais il n'est pas à France Inter.
– Oui, enfin, celui qui est intelligent, celui qui a fait Normale sup, c'est bien ça ?
– Ah non, c'est Nicolas Demorand.
– Eh bien il n'est pas au niveau, pas du tout au niveau de France Inter. Quand on entend des gens comme Elkabbach, ça, c'est des journalistes. Elkabbach, à 70 ans, il est meilleur que votre Demorand à 35. Paraît qu'il est normalien, mais il est pas au niveau, hein. »

Tour à tour, Schlesinger et Bertin défendent leur animateur :

« C'est normal, il pose des questions à l'américaine. Il a peut-être une marge de progression, mais il est brillant.
– Et vous êtes difficile à interviewer. »

Sarkozy continue, sur le même ton, à fustiger Demorand. Impossible de l'arrêter : un ton extrêmement méprisant, un mépris ironique, un feu nourri de critiques. Le déjeuner commence sur un mode tellement déplaisant que le patron de France Inter et celui de la rédaction s'interrogent du regard, l'air de dire :

« On s'en va ? Qu'est-ce qu'on fait ? »

Puis Schlesinger intervient à nouveau :

« Monsieur le ministre, tous les jours vous jugez vos collaborateurs, nous jugeons les nôtres. Nicolas Demorand est bon. Pour nous, c'était de la bonne radio. »

« De la bonne radio, peut-être »

Au total, une vingtaine de minutes sur Demorand. Puis, tout à coup, Sarkozy se détend :

« Après tout, vous avez peut-être raison. Oui, de la bonne radio, peut-être. »

Un coup de fil interrompt alors le ministre, qui s'absente pendant dix minutes. Selon ce qu'a appris par la suite un des journalistes présents, il s'agissait du président Chirac. Quand il revient, Sarkozy est un homme totalement différent, changé. Il est jovial :

« Bon, passons à autre chose. Et alors, les sondages, ça marche pas mal, non ? »

Et là, Nicolas Sarkozy dresse un tableau complet de l'état de la radio en France, avec une expertise et une précision qui bluffent ses invités. Décidément détendu, il pose sa main sur le bras de Patrice Bertin, lui donne du « Patrice », le tutoie. La conversation devient courtoise.

« On l'emmène partout, Jean-François »

Le ministre de l'Intérieur complimente Jean-François Achilli, avec qui il apprécie d'aller sur le terrain :

« On aime bien partir avec Jean-François, il est bien Jean-François, il ne dit jamais rien. On l'emmène partout, Jean-François. »

Ensuite, Sarkozy parle politique. De sa probable adversaire, Ségolène Royal, la reine des sondages à gauche. Puis, en précisant que c'est « off the record », il se lance sur l'affaire Clearstream, affirme que « les officines gaullistes ne sont pas mortes ». Il balance quelques phrases assassines sur Dominique de Villepin, sur Michèle Alliot-Marie et sur Patrick Ollier, son compagnon. « Sur MAM, c'était limite », raconte un des participants. « Le degré zéro de la politique. »

Le maître d'hôtel apporte le dessert. Un dessert léger, mais Sarkozy n'en prend pas : il mange un fromage blanc maigre. Dans la foulée, il avale une bonne dizaine de chocolats.

Au bout d'une heure trente, le ministre s'excuse : « Il faut que j'y aille. » Il raccompagne ses hôtes dans l'escalier. Amical, il leur tape sur l'épaule, et leur dit : « Ne m'en veuillez pas pour le début, hein. Chuis comme ça. »

En sortant, les cinq salariés de France Inter sont un peu sonnés. Dans la cour de Beauvau, la pluie bat toujours le pavé. Interrogé sur ce déjeuner, Franck Louvrier dit n'en avoir « aucun souvenir ». »

 

 

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 14:03

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Colère

08/01/2012 à 18h26

Zineb Dryef | Journaliste Rue89 Audrey Cerdan | Photographe Rue89


 

Lassés par des politiques déconnectés de leur vie et par une pauvreté croissante, des citoyens révoltés se réunissent pour trouver le moyen de « vivre heureux ».

(De Corrèze) Ils sont vingt, assis en rond dans le salon de Corinne, une grande pièce éclairée par des guirlandes lumineuses et réchauffée par des dessins d'enfants. Sur les murs ont été punaisés, en prévision de la réunion, un « bout d'espérance » signé Hundertwasser, des slogans et un ordre du jour, encore vierge lorsqu'on arrive enfin.

Puy d'Arnac, à quelques 5 948 kilomètres de (Occupy) Wall Street et à un peu moins de 500 kilomètres de (Occupons) La Défense.

Pour arriver, on traverse en voiture de minuscules villages corréziens, on grimpe une pente impraticable l'hiver tant elle est raide, on se dit que cette campagne là est belle.

Il est 19h30. Tout le monde est déjà assis. Une grande table est dressée façon buffet au fond de la pièce. Chacun a apporté quelque chose. Certains se connaissent tous de longue date. Ils sont amis ou voisins. Ceux qui se connaissent peu se sont au moins aperçus une fois, au marché ou peut-être ailleurs.

« Vous voulez boire quelque chose ? »

On veut bien. La réunion doit commencer.


« La misère est plus cachée qu'en ville »

Corinne se lève. Elle sort son gros feutre et attend. « On doit faire l'ordre du jour. » Bavardages. Elle rit :

« Ce ne sont plus les “Indignés” mais les “Indisciplinés”. »

Elle noircit la feuille au fur et à mesure. « Consommer autrement », « Redéfinir notre identité », « Comment se faire entendre »... L'ordre du jour terminé, il faut maintenant déterminer dans quel sens le prendre : de haut en bas ou de bas en haut ?

Mais avant de débattre, certains veulent s'exprimer. Evelyne, calmement :

« A la campagne, il y a de la misère. Beaucoup de misère. On voit tous ces petits retraités... Les Restos du cœur de Beaulieu sont de plus en plus fréquentés, on le voit tous les jours. C'est plus caché qu'en ville mais ça existe. »

Les autres font oui de la tête.

« Les familles très pauvres ne savent pas qu'elles peuvent faire un potager, c'est hallucinant. Ils ont des terrains et ils ne savent pas. Ils n'ont plus le savoir. »

La pauvreté, Marie connaît. Avec quelques centaines d'euros par mois à plus de 50 ans, elle vit mal. « Survit ». Lorsqu'elle intervient, sa parole de colère et d'exaspération installe le silence parmi les autres :

« Il faut que les politiques sachent l'état de délabrement de nos vies. Le choix aujourd'hui, c'est de payer ses factures ou de manger. Il faut que les politiques parlent de ça, soient plus concrets. C'est une grande révolte. Les petits raccommodages ne suffisent pas. »

Djemel, futur crieur public des environs, timidement, suggère que les « Indignés », c'est justement de « faire sans les politiques ». Marie explose :

« Mais on ne veut pas faire avec, on veut aller contre ! Sur les plateaux télés, ils parlent de leur dette, mais on n'est pas économistes, on ne va pas hypothéquer la vie des gens ! On doit être intrusifs, aller à la télé, les faire parler de la vie des gens. »

« Les gens sont encore trop gentils »

De son sac, elle sort « L'Horreur économique », paru en 1996, de l'essayiste Viviane Forrester (la photo de quatrième est incongrue).

« Lisez-le, elle dit tout ! Ils nous écrasent. »

Le livre circule. Il est feuilleté longuement – de nombreux passages ont été soulignés avec vigueur.


Marie montre le livre de Viviane Forrester, « L'Horreur économique » (Audrey Cerdan/Rue89)

Louise, sa fille de 20 ans, se tient silencieuse à ses côtés. C'est la première fois qu'elle participe à une réunion politique.

« Ma mère m'a traînée là mais elle a raison, les gens sont encore trop gentils. »

Ces derniers jours, quelqu'un du conseil général de Corrèze lui a annoncé qu'elle n'aurait pas de bourse pour ses études d'arts appliqués à Bordeaux. Il n'y a plus d'argent. Ça la secoue, elle ne sait pas bien comment elle peut faire.

Ce qui la secoue plus encore, c'est ce suicide à Collonges-la-Rouge, il y a quelques jours. Quelqu'un que tout le monde dans ce salon connaissait. Peut-être s'est-il suicidé à cause de ses dettes, personne ne sait. Marie s'énerve :

« Ce n'est plus possible. »

« Peut-être que les “Indignés”, c'est cela, recréer des liens pour éviter ces drames », dit Corinne. Quelqu'un qui n'était pas au courant pleure.

Evelyne reprend la parole pour dire que les « Indignés » servent à éveiller. Parce que la majorité de la population n'est pas dans la prise de conscience mais dans la survie :

« Quand je parle du potager, c'est pour dire aux gens, leur montrer qu'ils peuvent être autonomes. Il faut montrer qu'il y a des alternatives de vie et qu'on est heureux. »

Une participante réplique :

« Mais si on est heureux, on n'a pas à se réunir. »

Anne, l'une des plus engagées, clot le débat :

« C'est vrai, en face de nous, on a des pouvoirs qui nous écrasent, on est sacrifiés mais on doit pouvoir vivre heureux. »

Corinne qui reçoit ce soir – les lieux de réunions sont tournants – lève la séance. On reprendra après avoir fumé et un peu mangé.

« C'était bien, les vœux écrits sur les étoiles »

Qui sont-ils ces « Indignés » corréziens ? Il y a là des agriculteurs, une maraîchère, un plombier-chauffagiste, des artistes, une femme au foyer revendiquée, un menuisier, des artisans...

Parmi eux, rares sont ceux qui ont un passé d'engagement politique mais ils sont tous plein de cette révolte nouvelle contre « eux ». Eux, ce sont les politiques, les médias, les grands groupes, leurs logos au-dessus des factures qui montent.

Par petits groupes, ils allument des cigarettes dans l'obscurité du dehors ou se resservent autour de la table. Ils parlent de tout et aussi de la dernière manifestation à Tulle, ils étaient cinquante, c'était pas mal.

« C'était bien aussi, à Meyssac, les vœux écrits sur les étoiles. Les gens s'arrêtaient pour les lire », dit quelqu'un lorsque la réunion reprend. Ils ont l'air comme ça d'être ce qu'on désigne par « doux rêveurs » mais non, ils sont décidés à tout changer, à « tout faire basculer », à se mettre hors du système.

C'est pour cela que sont nées ces réunions. Alors, depuis la fin du mois d'octobre, ils discutent et manifestent sous la bannière des « Indignés » en se demandant encore ce que ça peut bien vouloir dire.

Ils disent ne pas vouloir de chef, ils disent vouloir communiquer leur révolte, apporter des réponses, non, pas apporter des réponses plutôt des pistes. Ils disent aussi vouloir transmettre ce qu'ils vivent, être entendus mais pas par des syndicats et des partis perçus comme opportunistes.


« Il faudrait raper son savon devant un Lidl »

Kevin, 28 ans, propose d'organiser des rencontres entre associations du coin, petits producteurs et consommateurs. Circonspects, certains font observer que ça s'est déjà fait, qu'on retrouve toujours les mêmes personnes.

« Moi, j'aimerais qu'on aille à la rencontre des gens qui ne vont jamais à ces trucs là.

– On peut aller sur les marchés où on trouve M. et Mme Tout le Monde. Le but c'est de toucher des gens ordinaires.

– C'est vrai, parce que si c'est pour tomber sur les convaincus...

– Dans les marchés, ce sont des gens aisés.

– Moi pour faire ma lessive, j'utilise du savon de Marseille râpé. On pourrait, par exemple, au supermarché, se mettre à râper des savons de Marseille pour montrer aux gens que ça coûte moins cher que des packs de lessive et que ça lave aussi bien.

– Oui, mais ça existe déjà dans les bouquins.

– C'est bien de le montrer. Ca fera faire des économies à ceux qui en ont besoin.

– Il faudrait le faire devant un Lidl alors. »

La soirée avance, les idées surgissent. Pourquoi ne pas encourager ceux qui ont un jardin à produire ? Mais ceux qui n'ont pas de jardin ? Ils peuvent acheter des produits à ceux qui en ont, leurs produits en plus, ça se faisait autrefois. Se pose alors la question de la légalité. Une participante se fait pédagogue :

« Je ne paye pas mes factures. De toute façon, même si je voulais, je ne peux pas. Du coup, je ne paye que ce que je dois. Pour l'eau, par exemple : les taxes d'assainissement, le forfait de je ne sais pas quoi et l'aménagement de la station d'épuration, c'est non. Je paye uniquement ce que je consomme. Parce que je ne trouve pas ça juste. Je leur écris pour leur dire. »

L'assemblée est perplexe : mais il se passe quoi ?

« Je paye uniquement ce que je dois, et sinon j'écris à Hollande [président du conseil général de Corrèze, ndlr].

– Et tu fais ça depuis quand ?

– Depuis que je suis pauvre. Depuis trois ou quatre ans. »

Indignation en Corrèze, mode d'emploi

Cette vingtaine de Corréziens s'indigne et a l'intention de faire plus encore. Ensemble, ils veulent peser. Leur mode d'emploi :

  • une assemblée générale d'information sur la désobéissance civile pour échanger des « trucs » ;
  • des actions concertées pour ne pas « que quelqu'un se retrouve seul au tribunal » ;
  • des actions locales  ;
  • des manifestations, encore et encore, pour rassembler autour d'eux.

Le 15 janvier, ils seront à Brive. Ce sera la journée mondiale des Indignés.

Vous faites aussi partie d'un groupe qui s'indigne ? Racontez-nous dans les commentaires.

 


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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 13:59

LEMONDE | 09.01.12 | 11h36   •  Mis à jour le 09.01.12 | 12h36

 
 

 

La police judiciaire à Tarnac, le 11 novembre 2008

La police judiciaire, à Tarnac, le 11 novembre 2008AFP/THIERRY ZOCCOLAN


C'est une nouvelle petite victoire pour les mis en examen de Tarnac (Corrèze), soupçonnés depuis novembre 2008 d'avoir saboté des lignes de la SNCF. Une information judiciaire a été ouverte dans l'affaire des écoutes sauvages de l'épicerie gérée par le petit groupe, un dossier annexe au sabotage.

La juge d'instruction de Brive-la-Gaillarde a estimé, le 3 janvier, qu'il y avait lieu à instruire sur le chef d'"atteinte au secret des correspondances" et d'"atteinte à l'intimité de la vie privée" que le procureur de la République souhaitait écarter. Pour Me William Bourdon, l'avocat de la société du Magasin général de Tarnac, qui avait porté plainte avec constitution de partie civile en février 2011, la justice rentre ainsi dans la "phase sombre du dossier".

Le 11 novembre 2008, neuf personnes appartenant à la mouvance "anarcho-autonome" sont interpellées à Tarnac (Corrèze) et Paris. Elles sont accusées d'avoir posé des crochets métalliques sur des caténaires pour désorganiser les lignes de la SNCF en octobre et novembre 2008. A l'issue de leur garde à vue, quatre d'entre elles sont remises en liberté, cinq sont placés en détention provisoire.

 

Tous sont mis en examen pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte terroriste", sauf Julien Coupat, considéré comme le leader du groupe, qui est mis en cause pour "direction ou organisation d'un groupement formé en vue de la préparation d'un acte terroriste". Installé dans le petit village de Corrèze depuis le début des années 2000, le groupe s'occupe d'une épicerie-bar-restaurant et élève des animaux sur les 40 hectares de la ferme du Goutailloux.

 

La qualification terroriste des faits, le maintien en détention de M.Coupat jusqu'en mai 2009 sont largement médiatisés ainsi que le contrôle judiciaire strict imposé dans un premier temps aux remis en liberté. La fragilité des éléments à charge de ce que la ministre de l'intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie, avait qualifié d'"opération réussie" dans le "milieu de l'ultragauche" est assez vite apparue. Notamment les accusations d'un témoin sous X, rapidement démasqué par la presse et qui aurait subi des pressions des policiers.

 

ZONES D'OMBRE

L'affaire des écoutes, quant à elle, est antérieure aux sabotages. Tout débute en mars2008, alors que le groupe vit tranquillement à Tarnac. Gaëtan Fussi, l'un des cogérants de l'épicerie, qui ne sera pas concerné par l'affaire des sabotages, remarque que les télédéclarations de carte bancaire, par l'une des deux lignes téléphoniques du magasin, ne sont plus effectuées. La petite équipe se tourne d'abord vers sa banque. Après une série de tests et un changement de machine, toujours rien. Le problème vient de la ligne téléphonique.

 

Un technicien de France Télécom se rend sur place, le 4 avril. Et là, dans le local technique, surprise : un boîtier d'origine inconnue est branché, en parallèle de la ligne. M. Fussi plaisante : et si c'était la police? Le technicien répond, très sérieusement: "Ça se pourrait bien, je vais appeler mon chef, on verra bien." Après le coup de fil du technicien à son responsable, M. Fussi comprend qu'il s'agit bien d'un dispositif d'espionnage et le boîtier est débranché.

 

Le petit groupe a donc été écouté. Ce n'est pas forcément une surprise. En 2008, la mouvance de l'ultragauche fait l'objet de toutes les attentions du renseignement français. Trois membres du groupe de Tarnac sont fichés aux renseignements généraux dès 2002, après une occupation sur le campus universitaire de Nanterre; en 2005, la fiche de Julien Coupat est modifiée pour "mise sous surveillance"; en janvier 2008, enfin, Julien Coupat et sa compagne Yldune Lévy ont été signalés par le FBI après s'être soustraits à un contrôle d'identité à la frontière canadienne.

 

Pour autant, "aucun fondement juridique ne pouvait justifier une quelconque écoute", souligne Me Bourdon. L'enquête préliminaire pour "association de malfaiteurs à visée terroriste" n'a été ouverte par le parquet de Paris que le 16 avril 2008. Elle fait suite à un signalement du groupe au procureur par la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire.

Sur quelles bases le groupe a-t-il été signalé à la justice, et donc surveillé de manière officielle, puis mis en cause dans l'affaire des sabotages de lignes SNCF? Si des écoutes illégales étaient à l'origine de ces procédures en cascade, c'est tout le dossier qui pourrait être touché.

 

Car l'instruction de Brive vient s'ajouter à une autre information judiciaire ouverte en novembre2011 par le parquet de Nanterre pour "faux et usages de faux en écriture publique" concernant un procès-verbal policier. Le "PV104" est une pièce majeure du dossier. Il s'agit du compte rendu de la filature de Julien Coupat et Yldune Lévy la nuit des sabotages sur les lignes de la SNCF, les 7 et 8 novembre 2008. Pour la police, il prouve que le couple se trouvait à proximité d'une des lignes sabotées, en Seine-et-Marne. Selon la défense, il est truffé d'incohérences, peut-être destinées à masquer la pose illégale – là encore – d'une balise sous la voiture de Julien Coupat.

 

Autant de zones d'ombre qui pèsent sur l'instruction principale concernant les faits de sabotage que le juge d'instruction Thierry Fragnoli devrait boucler dans les prochains mois, après d'ultimes auditions.

 

Laurent Borredon


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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 13:53

 

Le Monde - 09 janvier 2012

 

Bien que le solde commercial de la France se soit redressé d'un milliard d'euros en novembre 2011 à  - 4,412 milliards, selon les Douanes, il n'y aura pas de miracle sur le front du commerce extérieur français. Le déficit cumulé des douze derniers mois (novembre 2010 à novembre 2011) a déjà atteint 70, 450 milliards d'euros.

Le gouvernement français a prévu un déficit record de 75 milliards  en 2011 (ce chiffre sera connu le 7 février), après les deux très mauvais crus de 2010 (- 51,45 milliards) et de 2008 (- 56 milliards). La France n'a pas connu d'excédent commercial annuel depuis 2002. C'est une des signes de la perte de compétitivité de son économie.

Comme souvent, le moindre mal de novembre est dû à une très forte poussée des livraisons de matériel de transport qui bondissent à plus de 8 milliards (dont plus de 2,2 milliards liés à un  niveau exceptionnel des livraisons d'Airbus). Pendant que le déficit commercial de la France s'établissait à 4,412 milliards, l'Allemagne a enregistré en novembre un excédent commercial de 15,1 milliards en données corrigées des variations saisonnières.

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 13:49

LEMONDE.FR avec AFP | 09.01.12 | 07h53

 
 

 

Manifestation antigouvernementale à Banias, en Syrie, le 29 avril.

Manifestation antigouvernementale à Banias, en Syrie, le 29 avril.AP/Anonymous


Le recours à la violence en 2011 pour réprimer la contestation dans les pays arabes risque de rester de mise en 2012, certains régimes étant déterminés à rester au pouvoir coûte que coûte, a prévenu Amnesty International dans un rapport publié lundi 9 janvier. "Les mouvements de protestation dans la région, menés dans de nombreux cas par des jeunes, les femmes y tenant un rôle central, ont montré une résistance étonnante face à une répression parfois stupéfiante", a indiqué Philip Luther, directeur par intérim d'Amnesty pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.
 

"Mais la persistance de certains Etats à vouloir tenter d'offrir des changements cosmétiques […] ou de tout simplement brutaliser leur population pour la soumettre prouve que pour beaucoup de gouvernements la survie du régime reste leur objectif", a-t-il ajouté. Les révoltes qui ont éclaté en 2011 dans le monde arabe après le suicide d'un jeune vendeur de légumes tunisien ont conduit à la chute des présidents tunisien Ben Ali, égyptien Hosni Moubarak et libyen Mouammar Kadhafi.

 

VIOLATIONS DES DROITS DE L'HOMME

La vague de contestation a également touché la Syrie, en proie à une révolte contre le régime de Bachar Al-Assad depuis mars, et a conduit au départ prochain du président yéménite Ali Abdallah Saleh. Mais dans son rapport de 80 pages Amnesty dénonce aussi les violations des droits de l'homme commises en Egypte par le pouvoir militaire en place pour assurer l'intérim depuis le départ de M. Moubarak, estimant qu'elles sont pires par certains aspects que sous le régime de l'ex-président et mettant en garde contre des restrictions à la liberté d'expression. "L'armée et les forces de sécurité ont réprimé violemment des manifestations, faisant au moins 84 morts entre octobre et décembre 2011. La torture en détention s'est poursuivie, et le nombre de civils traduits devant la justice militaire a été plus élevé en un an qu'en trente ans de régime Moubarak", affirme Amnesty.

Le rapport critique également les autorités par intérim en Libye pour le manque de contrôle exercé sur les brigades armées qui ont participé à la chute de Kadhafi ou pour l'absence de procès de quelque 7 000 personnes détenues dans des centres de fortune tenus par des brigades.

 

"MEURTRES ET TORTURES"

L'organisation basée à Londres a par ailleurs souligné l'attitude d'autres gouvernements de la région, notamment en Syrie, qui restent "fermement déterminés" à s'accrocher au pouvoir, "parfois quel qu'en soit le prix en vies humaines et en dignité". Amnesty a accusé l'armée et les services de renseignement syriens de commettre "des meurtres et des tortures s'apparentant à des crimes contre l'humanité, dans une vaine tentative de terrifier les protestataires et opposants [pour les réduire] au silence et à la soumission". Selon l'organisation, à la fin 2011, il a été fait état de plus de 200 cas de personnes mortes en garde à vue, un chiffre quarante fois supérieur à la moyenne annuelle des dernières années dans ce pays.

Mais, pour Philip Luther, "ce qui a été frappant [dans le Proche-Orient] l'année dernière c'est que – hormis quelques exceptions – les changements ont eu lieu largement grâce aux efforts des habitants de ces pays qui sont descendus dans la rue". "Le refus de gens ordinaires d'être privés de leur lutte pour la dignité et la justice est le point qui donne de l'espoir pour 2012", a-t-il ajouté.

 

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