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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 15:28
Grand entretien 08/01/2012 à 11h16

Sophie Verney-Caillat  Journaliste Rue89


 

Bernard Laponche, spécialiste de l'énergie atomique, déplore l'hypocrisie et le déni de l'Etat autour des trop nombreux risques nucléaires.

 


Bernard Laponche chez lui à Paris, le 6 janvier (Audrey Cerdan/Rue89)

 

Bernard Laponche est l'un des rares ingénieurs français capable d'opposer des arguments pragmatiques aux promoteurs du nucléaire. Malgré ses 73 ans, ce consultant international spécialiste des questions de maîtrise de l'énergie, membre fondateur de l'association Global Chance et coauteur d'un récent essai « En finir avec le nucléaire, pourquoi et comment » (Seuil), a gardé intacte sa capacité d'indignation.

Il nous a reçu chez lui pour évoquer longuement le rapport sur les évaluations complémentaires de sûreté, remis au Premier ministre cette semaine par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Cet ancien conseiller technique de Dominique Voynet, entré au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) à sa sortie de Polytechnique, se sent de moins en moins seul à penser que l'industrie nucléaire est trop risquée et qu'au nom de la simple comparaison entre les risques qu'elle nous fait courir et les bénéfices qu'elle nous procure il vaudrait mieux s'en passer.

Rue89 : Est-ce qu'avec ce rapport de l'ASN, la question du nucléaire est en train de devenir moins « idéologique » ?

Bernard Laponche : On a souvent entendu dire que les antinucléaires étaient idéologiques. Moi j'ai toujours constaté que ce sont plutôt les pronucléaires qui le sont. J'appuie ma position sur des arguments expérimentaux, physiques.

En France, il y a une espèce de croyance, entretenue par EDF, le CEA, la recherche... que le nucléaire est sûr et hypermoderne. Les choses changent et beaucoup de gens se disent maintenant : « Si ça foire comme ça au Japon »...

Le roi est nu, par un excès d'arrogance

L'avenir du nucléaire se fera aussi sur un calcul : si sortir du nucléaire s'avère moins cher et moins risqué que d'y rester, cela basculera. Jusqu'ici nos arguments étaient considérés comme farfelus ou exagérés, maintenant ils sont vus comme valables, y compris au Parti socialiste, et même à l'UMP, certains nous écoutent.

Vous parlez d'un « bloc nucléaire », est-ce un lobby ?

Je suis contre le mot lobby car c'est beaucoup plus que cela. C'est l'Etat, la haute administration, avec le corps des Mines et même l'Ena, donc la plupart des politiques qui sont pronucléaires. Sans parler du pouvoir du CEA, qui est un Etat dans l'Etat car il est à la fois dans le civil et le militaire, Areva qui a de l'argent pour se payer des publicités dans les médias, EDF tentaculaire... C'est un bloc, difficile à fissurer, qui commence à se fissurer aujourd'hui.

Le nucléaire a été monté en épingle en France comme étant quelque chose de super important, et aujourd'hui, on s'aperçoit que le roi est nu, par un excès d'arrogance.

L'ASN et l'IRSN sont-ils indépendants à vos yeux ?

A l'intérieur de cet Etat pronucléaire, ils ont un rôle de contrôle, qui n'ira jamais jusqu'à une remise en cause du nucléaire. C'est comme l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), à la fois chargée de contrôler le nucléaire, et aussi de le promouvoir, en somme de vérifier qu'on ne fait pas n'importe quoi avec.

L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) fait un très bon boulot de recherche et d'expertise. Ce sont surtout des ingénieurs qui trouvent dans la complexité du nucléaire des sujets de recherche passionnants. J'ai fait partie de cette « race », je les comprends.

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a tendance à se prendre pour Dieu le père en disant « Moi, je suis juge ». Ils ont le pouvoir de dire au gouvernement s'il faut arrêter les centrales, mais ne l'ont jamais fait.

Où sont les experts vraiment indépendants alors ?

En France, si vous êtes un universitaire et que vous êtes antinucléaire, votre carrière est foutue.

 

Voir le document

(Fichier PDF)

 

Il y a bien le Groupe de scientifiques pour l'information sur l'énergie nucléaire (GSIEN), créé dans les années 70 par des physiciens militants du Collège de France, et puis Wise Paris, avec Mycle Schneider et Yves Marignac, et l'association Global Chance, des labos indépendants comme la CRIIRAD et l »Acro, certains membres des CLI, mais cela fait peu de monde et peu de moyens. Le recours à l'expertise indépendante et à la contre-expertise devrait être systématique et rémunéré.

C'est comme dans le médicament, où l'on s'aperçoit que les experts sont liés aux labos et ne sont pas indépendants. Si vous êtes dans un labo et que vous n'avez l'aide d'EDF ni de personne, vous n'êtes pas reconnu comme expert.

Après Fukushima, « l'improbable est possible », ce qui nous oblige à augmenter le niveau de sûreté des centrales. Mais jusqu'où peut-on anticiper l'imprévu ?

Ces expressions « l'improbable est possible » ou bien « l'impossible peut se produire » paraissent brillantes mais sont en fait assez vaseuses. Cela me met en colère car les gens qui les utilisent font semblant de découvrir avec Fukushima que le nucléaire est dangereux.

Il y a déjà eu un « après Tchernobyl », un « après Three Mile Island »

Disons plutôt que Fukushima n'a pas été prévu pour recevoir une vague de 15 mètres de haut, ce qui nous amène à imaginer un séisme à Fessenheim....



Le dossier électronucléaire

 

Il n'y a pas que ça. A Three Mile Island, il n'y a eu ni tsunami ni tremblement de terre.... Ça veut dire qu'il peut y avoir des causes multiples à un accident grave, des causes internes ou externes, quelqu'un qui devient fou... Bref, quelle que soit la cause, on peut se retrouver dans l'impossibilité de refroidir le réacteur.

Là on nous dit qu'il y aura un « après-Fukushima ». Mais il y a déjà eu un « après Tchernobyl », un « après Three Mile Island ». A chaque fois, on va nous faire le coup ! Or ces accidents ont été décrits dans les années 70 par le bouquin de la CFDT (« Le dossier électronucléaire » paru au Seuil en 1975), par « Les jeux de l'atome et du hasard » (de Jean-Pierre Pharabod et Jean-Paul Schapira, paru en 1994), qui est une merveille d'explication et de pédagogie... Donc, ou bien ces gens-là sont incompétents, ce que je ne pense pas, ou bien ils racontent des histoires. On sait très bien et depuis longtemps que l'accident grave peut se produire.

Les gens de la sûreté n'ont pas à faire les surpris, ils savaient très bien les risques qu'il y avait. Ils pensaient que ça se produirait moins ou moins souvent, mais après ces trois accidents graves, on ne peut plus nous faire le coup.

Quel sera le prochain d'après vous ?

Je pense que ça peut-être une agression informatique, c'est ce qui me paraît le plus facile. C'est arrivé en Iran l'an dernier avec Stuxnet. Je pense plutôt au sabotage informatique qu'à une intrusion physique comme l'a fait Greenpeace.

Qu'est-ce qui manque dans ce rapport de l'ASN selon vous ?

Il n'y a presque rien sur les piscines de La Hague. Les piscines sont sous un toit de tôle : ni tsunami, ni avion, un simple bazooka suffit, et il y a une centaine de cœurs là dedans !

Séisme et inondation sont une partie des problèmes de sûreté possibles, concentrer son rapport là-dessus permet de ne pas parler des autres sujets. Dans le rapport de Global Chance intitulé « Le déclin de l'empire français », et réalisé avant Fukushima, on ne parlait pas de séisme ni d'inondation.

Le problème de Fessenheim, vulnérable aux séismes et inondations, est connu depuis bien longtemps, il est réveillé par Fukushima... On ne peut pas dire que Fukushima nous fait découvrir ces problèmes. C'est une malhonnêteté intellectuelle au minimum.

 


Bernard Laponche chez lui à Paris, le 6 janvier (Audrey Cerdan/Rue89)

 

Vous trouvez ce rapport crédible ?

Je le trouve ambigü : le chapeau du rapport, ce qui apparaît comme « l'avis » de l'ASN c'est que la sécurité nucléaire est « satisfaisante », et qu'il n'y a pas lieu d'arrêter les centrales.

En plus, on voit bien les limites d'un exercice qui repose essentiellement sur les déclarations des exploitants et qui demande aux contrôleurs de faire leur propre critique. La sûreté nucléaire a besoin d'un examen critique extérieur beaucoup plus approfondi et indépendant du milieu nucléaire.

Que veut dire « satisfaisant » alors qu'il y a une foule de travaux à faire ? Quel sera le degré de satisfaction après ? C'est sans fin. C'est surprenant de dire « il y a plein de choses à faire mais tout va bien ». Que va en tirer Monsieur Fillon ? Il va dire « tout va bien mais on va être extrêmement vigilants sur les ordres que l'ASN va donner à EDF » ?

Mais qui va surveiller que si le travail n'est pas fait, EDF sera sanctionné ? Tout est écrit au futur, je cite : « L'ASN prendra des prescriptions patati patata.... “. De temps en temps, l'ASN demande des travaux supplémentaires, car il y a des incidents réguliers, et l'ASN demande à EDF de faire quelque chose. Je n'ai pas mémoire de sanctions ou d'arrêts, la plupart des rapports se concluent par : ‘EDF va veiller à ce que...’

L'ASN a un pouvoir assez arbitraire

Quand on a constaté en février 2011 que les diesels des centrales avaient des problèmes de coussinets et risquaient de ne pas démarrer, on a demandé à EDF de les changer. Quand les deux diesels posaient problème, à Tricastin, je pense que l'ASN aurait dû demander l'arrêt de ces réacteurs.

Autre exemple, les 34 premiers réacteurs, type Fessenheim, ont une seule enceinte de confinement, et puis les gens de la sûreté ont dit à un moment qu'il en fallait deux et les réacteurs suivants en ont deux. Qu'a-t-on fait pour les centrales qui n'en avaient qu'une ? Rien. S'il en faut deux, il en faut deux partout.

Le problème est que quand l'ASN dit que les choses sont satisfaisantes, il n'y a pas de critère, elle dit que les choses sont satisfaisantes, point. C'est un pouvoir assez arbitraire.

EDF va devoir faire des travaux qui vont coûter cher et prendre du temps, sait-on s'ils vont vraiment être réalisés ?

Vous aurez beau améliorer les centrales, la technologie date des années 50 à 70. Quand les politiques vont voir la somme que ça représente, que ça coûte beaucoup plus que les 10 milliards d'euros annoncés, ils vont peut-être se demander si ça vaut le coup, car c'est un puits sans fond. Peut-être vont-ils alors réfléchir à un scénario à l'allemande.

 


En finir avec le nucléaire (Seuil)

 

La réalité des choses va finir par peser, et quel que soit le résultat de l'élection en mai prochain. La prise de conscience du risque se double de celle des coûts. Si le nucléaire est beaucoup plus cher que prévu, ce qui est pratiquement sûr, alors les forces économiques obligeront à changer de cap. Et les industriels français regardent Siemens, qui a définitivement tourné la page du nucléaire, et n'est pas considéré comme un fou furieux.

Je pense que le Japon va abandonner le nucléaire, or c'est LA grande nation d'Asie, un modèle. Si deux grandes nations comme l'Allemagne et le Japon laissent tomber le nucléaire, les industriels français vont commencer à réfléchir autrement.

Et puis les Chinois, qui sont très pragmatiques, vont se demander si ça coûte cher, si c'est vraiment sûr... Il se peut que l'évolution mondiale fasse qu'on se dise que le nucléaire n'est pas si brillant qu'on pensait. Ca peut se jouer sur la réalité économique, les investisseurs vont peut-être vouloir investir dans d'autres formes d'énergie.

Oui mais nous ne sommes pas le Japon ni l'Allemagne : en France, 75% de l'électricité provient du nucléaire, alors parler de ‘sortie’, est-ce réaliste ?

On peut sortir en 20-25 ans, avoir zéro centrale en fonctionnement à cette échéance. Dans ce scénario, et pour le bon sens économique, il faut une politique d'économie d'électricité. En France, on gaspille beaucoup avec le chauffage électrique, qui ruine les gens et ne les chauffe pas beaucoup. En France on parle du nucléaire comme si c'était toute l'énergie, mais en réalité, la contribution du nucléaire à l'énergie finale c'est seulement 17%.

Quand on se heurte à EDF en France, on perd

Il faut surtout faire des économies d'énergie en général et d'électricité en particulier, on la gaspille car on en a beaucoup. La question énergétique ne se limite pas au nucléaire, loin de là. Il faut économiser du pétrole, en faisant des transports collectifs électriques.

La part des transports dans la consommation d'électricité n'est que 3%. C'est génial et personne ne le sait. On peut multiplier par trois tous les transports électriques collectifs, et c'est ce qu'il faut faire. L'électricité c'est très bien pour faire des métros, des trams, des trolley bus.... Ça nous rend moins dépendants au pétrole. Sur la voiture électrique, je suis plus réservé car la technologie n'est pas au point.

Les deux tiers de la consommation d'électricité en France est dans les bâtiments. Consommation du chauffage électrique, encore une spécialité française, mais surtout des usages spécifiques, électroménager, audiovisuel, informatique, dont nous consommons beaucoup plus que les Allemands.

La direction générale de l'Energie a toujours été contre le chauffage électrique mais elle s'est heurtée à EDF et quand on se heurte à EDF en France, on perd, même si on est le corps des Mines.

Comment faire pour que les gens mettent leur ordinateur en veille ?

On pourrait interdire les appareils qui ne sont pas efficaces, faire une vraie politique de bonus-malus sur l'électroménager performant. Ou encore interdire les panneaux publicitaires lumineux dans le métro, qui consomment l'équivalent de deux ménages.

Sortir du nucléaire risque de mettre en péril des centaines de milliers d'emplois ...

Si la sortie se fait sur vingt-cinq ans, ça laisse le temps à EDF de se convertir. Et puis, fermer les centrales ne veut pas dire la fin du nucléaire, car il y a la gestion des déchets qui sera un bazar sans fin, et aussi le démantèlement de toutes les installations nucléaires qui demandera des emplois très qualifiés.

On a fait du fric avec l'électricité, sans penser à la suite

L'enfouissement est moralement inacceptable : faire des trous dans la croûte terrestre, je ne pense pas que ça marche. Il va falloir les stocker à sec, en subsurface hyperprotégée, c'est un boulot énorme.

Le démantèlement des centrales, c'est pareil, il faut mettre au point des techniques.

On a fait du fric avec l'électricité, sans penser à la suite. Dans les années 60, les déchets nucléaires étaient considérés comme un problème d'ordure. Ce qui intéressait les ingénieurs c'était de construire, pas de prévoir le démantèlement. On a repoussé, jusqu'à maintenant. Si on arrête Fessenheim aujourdh'hui, il faudra commencer à démanteler dans dix ans. Chinon, Saint-Laurent et Bugey, les premières centrales à graphite-gaz peuvent l'être dès maintenant.

Et puis rappelons que l'Allemagne a créé 300 000 emplois dans les renouvelables.

Il existe un énorme potentiel d'emplois dans les économies d'énergie. La Société d'économie mixte (SEM) Energies Posit'if qui vient d'être créée en Île-de-France va appliquer un système vraiment sioux : elle finance et fait réaliser les travaux de réhabilitation énergétique des bâtiments et se rembourse sur les économies d'énergie réalisées. C'est la réponse à grande échelle vers la transition énergétique et c'est pourvoyeur d'emplois.

 


Bernard Laponche chez lui à Paris, le 6 janvier (Audrey Cerdan/Rue89)

 

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 15:23

 

Le Monde - 07 janvier 2012

 

 

 

Dans cette campagne présidentielle qui démarre au ras des pâquerettes, M. Hollande tente de nous faire rêver en nous parlant de justice sociale. Et, puisqu’en cas d’alternance le PS ne semble pas disposé à remettre en cause le rapprochement police-gendarmerie, il pourrait se pencher sur une injustice flagrante : la différence de droits sociaux entre des hommes et des femmes qui travaillent côte à côte. Une situation qui heurte autant les gendarmes que leurs collègues policiers. J’ajoute, pour être cynique comme un candidat, qu’il y a plusieurs dizaines de milliers de voix à récolter.

 

Le ministère de l’Intérieur est animé d’une vie syndicale intense. Et dans cette ruche, ce bouillonnement d’idées, d’opinions, de déclarations…, près de 100 000 personnes restent sur la touche. De simples spectateurs. En effet, de par leur statut, comme tous les militaires, les gendarmes jouissent de tous les droits et libertés reconnus aux citoyens, mais l’exercice de certains d’entre eux est soit interdit, soit restreint par la loi (art. L.4121-1 du Code de la Défense). Ils n’ont entre autres ni la liberté syndicale ni la liberté d’association.

 

Le droit syndical des agents publics a été longtemps contesté. La crainte était surtout de les voir bénéficier du droit de grève. Aussi, lorsque la Constitution de 1946 a dissocié le droit syndical du droit de grève, les barrières sont tombées. Lentement. La difficulté, on l’a bien compris, était de trouver un juste équilibre entre la continuité du service public et la capacité légitime donnée à chacun de pouvoir défendre ses intérêts. Problème que l’on retrouve aujourd’hui dans les transports.

Pourtant, seuls certains agents de l’État sont visés par des restrictions au droit de grève :

 

 

Mais les préfets, les sous-préfets et les militaires sont les seuls à ne pas disposer du droit basique de se syndiquer. Le dialogue social n’est pas totalement absent de l’armée, mais il se présente sous une forme aseptisée. Une concertation interne qui ne déborde pas le cadre du corps. Un concept désuet qui ne colle plus à notre monde.

 

À tel point qu’en 2008, des officiers supérieurs en désaccord avec le Livre blanc de la défense ont dû se dissimuler sous le surnom de Surcouf pour publier une tribune dans Le Figaro. Il s’en est suivi une chasse aux sorcières et une décision à l'emporte-pièce : interdiction absolue de parler aux médias. Plus tard, pour avoir bravé l’interdit en épiloguant sur le rattachement de la gendarmerie à l'Intérieur, le commandant Jean-Hugues Matelly a servi d'exemple. Il a été radié et renvoyé à ses chères études – au CNRS. (Décision annulée en janvier 2011 par le Conseil d’État.) Malgré tout, sur Internet, les discussions ont repris de plus belle. Les forums et les blogs n’ont jamais connu autant de succès. Et les commentaires vont bon train. La démonstration évidente que les militaires ont besoin de communiquer, et, parmi ceux-ci, les gendarmes sont les plus demandeurs.

 

Finalement, sous la pression, les autorités lâchent du lest. En juillet 2010, les ministres de l’Intérieur et de la Défense signent un arrêté commun pour réorganiser en profondeur le dialogue social au sein de la gendarmerie. Création entre autres de gendarmes référents et d’un président du personnel militaire, élu pour quatre ans, qui a vocation à représenter toutes les catégories de personnels au sein de chaque compagnie ou escadron de gendarmerie.

 

Au niveau national, la concertation passe par le Conseil supérieur de la fonction militaire (CSFM), dont les membres portent l’insigne, et les sept Conseils de la fonction militaire (CFM). Celui qui représente la gendarmerie (CFMG) comprend 79 membres (source Wikipédia).

 

La gendarmerie prend un pas d’avance sur l’ensemble de la communauté militaire. C’est la locomotive. Le 25 mars 2011, le ministre de la Défense et des Anciens combattants ratifie un document (la circulaire 3727) qui définit la nature et le champ de concertation dans l’ensemble des forces armées. Et, sans doute pour éviter de parler de dialogue social, on lui attribue le joli nom de « Charte de la concertation ». « La concertation, lit-on dans son préambule, permet d’éclairer l’autorité dans sa prise de décision sur les sujets fondamentaux qui concernent la condition et le statut des militaires. Elle est nécessaire au bon fonctionnement des armées et des formations rattachées, notamment en favorisant l’adhésion du personnel à tous les échelons, contribuant ainsi à son moral et donc à l’efficacité opérationnelle des unités. »


Dans ces quelques lignes, le mot-clé est « moral ».

 

Maintenir le moral des troupes est l’une des premières préoccupations de l’État. Cela pourrait être aussi un bon sujet de réflexion pour les grosses têtes de la Place Beauvau...

 

Alors, les soldats vont-ils conquérir le droit de s’exprimer ? On peut (peut-être) se faire une idée en regardant dans la gamelle de nos voisins. La position de l’Italie est très proche de la nôtre. En Grande-Bretagne, comme souvent, rien n’est écrit. Tout est dans la tradition. Et si les militaires ne peuvent pas constituer de syndicats, dans certaines circonstances, ils peuvent adhérer à l'extérieur. En Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas et dans les pays scandinaves, ils ont le droit d’adhérer à des associations professionnelles.  Mais c’est surtout la situation de l’Espagne qui est intéressante. En effet, la garde civile est rattachée, comme la gendarmerie chez nous, au ministère de l’Intérieur. Or, en 2007, elle a obtenu le droit d’association. Il y en aurait treize dont quatre reconnues comme représentatives du personnel. Et un organisme paritaire de concertation a été institué.

 

Dans le remarquable rapport d’information parlementaire sur le dialogue social dans les armées (où j’ai puisé pour rédiger ce billet), qui date de décembre 2011, les députés Gilbert Le Bris et Étienne Mourrut racontent que pour l’un des responsables qu’ils ont sollicité, le vieil adage du briscard « la famille ne fait pas partie du sac à dos » est révolu depuis longtemps. Il me semble en effet que de nos jours, surtout dans une armée de plus en plus technique, être militaire est un métier comme un autre – du moins en temps de paix. Aussi faut-il ne pas prendre à la légère cet avertissement des députés : « Sans évolution du système de dialogue social dans les armées, le risque est sérieux que se produise une double rupture entre, d’une part, les militaires et leur hiérarchie et, d’autre part, entre l’armée et le reste de la population ».


Et ils font seize propositions en ce sens. Les deux dernières paraissent capitales : autoriser les militaires à adhérer à des associations de défense de leurs droits ; leur donner la possibilité de déposer des recours collectifs contre les actes de l’autorité dont ils dépendent. Pour ce dernier point, je crois qu’il ne faut pas rêver.

 

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 15:19

LEMONDE.FR avec AFP, Reuters | 08.01.12 | 09h40   •  Mis à jour le 08.01.12 | 09h45

 
 

 

Le Rena, qui bat pavillon libérien, s'est échoué le 5 octobre sur un récif situé au large de Tauranga, déversant quelque près de 300 tonnes de carburant, polluant les plages environnantes et tuant au moins 1.300 oiseaux.

Le Rena, qui bat pavillon libérien, s'est échoué le 5 octobre sur un récif situé au large de Tauranga, déversant quelque près de 300 tonnes de carburant, polluant les plages environnantes et tuant au moins 1.300 oiseaux.REUTERS/HANDOUT


Un porte-conteneurs échoué depuis trois mois au large des côtes de la Nouvelle-Zélande s'est brisé en deux sous l'effet d'une tempête, dans la nuit de samedi à dimanche, faisant craindre une nouvelle marée noire au large de l'île.

Le Rena, qui bat pavillon libérien, s'est échoué le 5 octobre sur un récif situé au large de Tauranga, dans le nord du pays, déversant quelque près de 300 tonnes de carburant, polluant les plages environnantes et tuant au moins 1 300 oiseaux, selon les autorités.

 

Le ministre de l'environnement Nick Smith avait alors estimé qu'il s'agissait de "la pire catastrophe écologique maritime" du pays. Dimanche, il a dédramatisé la situation, soulignant que les fuites de fioul déjà constatées après la dislocation du navire ne concernaient "au pire, qu'une dizaines de tonnes de fioul lourd". Des centaines de tonnes de pétrole ont été pompées depuis l'accident en octobre.

 

"ON NE CONNAÎT PAS LA QUANTITÉ DE PÉTROLE QUI POURRAIT S'ÉCHAPPER"

Dans la nuit de samedi à dimanche, les deux parties du navire se sont éloignées e 20 à 30 mètres l'une de l'autre après avoir été heurtées par des vagues de sept mètres de haut. "On ne connaît pas exactement la quantité de pétrole qui pourrait s'échapper, mais les équipes ont été mobilisées", assure Alex van Wijngaarden, responsable des opérations des services maritimes néo-zélandais.

 

Le capitaine philippin du Rena et son second sont soupçonnés d'avoir conduit le navire trop près de la côte afin de gagner du temps. Ils ont été inculpés pour conduite dangereuse et déversement de substances dangereuses. Ils encourent jusqu'à deux ans de prison.

 

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 15:14

Benjamin Augé, chercheur associé à l'IFRI | LEMONDE.FR | 06.01.12 | 17h08   •  Mis à jour le 07.01.12 | 09h22

 
 

 

Des voitures en feu après l'un des attentats revendiqués par Boko Haram contre l'Eglise catholique de Madalla non loin de la capitale fédérale Abuja, le 25 décembre dernier.

Des voitures en feu après l'un des attentats revendiqués par Boko Haram contre l'Eglise catholique de Madalla non loin de la capitale fédérale Abuja, le 25 décembre dernier. REUTERS/AFOLABI SOTUNDE


Les attentats visant la population chrétienne se succèdent au Nigeria. Des hommes armés ont tué dix-sept personnes dans le nord-est du pays, vendredi 6 janvier. La tuerie a eu lieu lors des funerailles des cinq personnes tuées, jeudi, lors d'une attaque contre une église.

Elles interviennent juste après l'expiration d'un ultimatum fixé par un porte-parole de la secte islamiste Boko Haram aux chrétiens pour qu'ils quittent le Nord majoritairement musulman du pays. Benjamin Augé, chercheur associé au programme Afrique de l'Institut français des relations internationales (IFRI), analyse les raisons politiques, économiques et religieuses de ce regain de violences.

Pourquoi les violences religieuses ressurgissent au Nigeria ?

Il y a plusieurs raisons. En premier lieu, une évidente radicalisation de l'islam dans le nord du pays. Certains Etats du Nord ont en effet adopté officiellement la charia entre 1999 et 2001, mais dans les faits celle-ci n'est pas appliquée aussi strictement que les islamistes le voudraient. Il y a donc des revendications religieuses. Mais il faut souligner par ailleurs que le président actuel, Goodluck Jonathan (président depuis mai 2010 après la mort du président Umaru Yar'Adua et élu en avril 2011), est chrétien et vient de la région du Delta où se trouvent les principales régions pétrolières.

C'est une première dans l'histoire de ce pays où le pétrole est la principale ressource financière (en 2010, il a rapporté 60 milliards de dollars au gouvernement d'Abuja). Sur la part de ces revenus qui reviennent à l'Etat fédéral, 13 % sont redistribués aux neuf Etats pétroliers. Pour le reste, c'est l'état fédéral qui décide des répartitions. Or historiquement, le Nord a toujours été déshérité, il y a donc une forte demande de rééquilibrage économique qui est instrumentalisé par un noyau d'extrémistes religieux.

En outre, les militants du Sud qui ont lutté, armes à la main, via le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (MEND) à partir de 2006 contre l'Etat fédéral, ont obtenu des contreparties. 26 000 d'entre eux bénéficient grâce à la loi d'amnistie de 2009 d'un revenu mensuel de 400 dollars et d'un accès privilégié à des formations professionnelles. Cela a renforcé encore un peu plus le sentiment d'injustice chez les nordistes. Boko Haram applique en fait une stratégie miroir en semant la terreur, comme le MEND l'a fait, pour rééquilibrer la situation économique du pays. Un chemin que les militants du Sud refusent catégoriquement.

Cela signifie-t-il que Boko Haram rencontre une forte audience dans le Nord ?

Dans les pratiques violentes du mouvement, non. Si les chrétiens sont principalement visés, des musulmans sont également victimes des attentats aveugles. Mais la secte croît sur le terreau d'une situation économique défavorable. Même si les leaders mettent en avant le conflit religieux, ils peuvent aisément fédérer leurs militants sur cette question de pauvreté et d'abandon d'Abuja. Boko Haram fait tout pour qu'il y ait un début de guerre civile et pousser Goodluck Jonathan à négocier une nouvelle répartition des revenus de l'Etat principalement basés sur le pétrole.

Par ailleurs, le président a pris la décision début janvier de supprimer les subventions des prix du carburant. Une mesure très impopulaire qui a fait passer les prix à la pompe de 30 à 90 centimes de dollar le litre. Dans le contexte actuel, c'est le pire moment pour lancer cette réforme très probablement soufflée par la Banque mondiale.

Certains assurent que des hommes politiques du Nord soutiennent Boko Haram. Est-ce crédible ?

Oui, c'est très probable qu'une partie des élites du Nord financent, soutiennent ou à minima ne condamnent pas cette violence terroriste. Certains membres du Parti démocratique populaire (PDP), le parti des trois derniers présidents, ne souhaitaient pas voir Goodluck Jonathan, lui-même membre du PDP, accéder à la présidence. Cela tient à une raison historique qui veut que traditionnellement le poste soit attribué alternativement à une personnalité politique du Nord puis du Sud. Or Jonathan, du Sud, est arrivé au pouvoir à la faveur du décès de Yar'Adua, du Nord, qui n'a donc pas pu finir son mandat. Certains au sein du PDP ont estimé que la présidence devait donc revenir à un homme politique du Nord.

Quelles peuvent être les clés d'une sortie de crise ?

Pour Jonathan, il s'agirait d'entrer dans des négociations directes avec Boko Haram. Le gouvernement a envoyé ses forces spéciales, la Joint Task Force, pour mater la secte islamiste. La réponse du pouvoir a été elle aussi très violente. Mais c'est une façon de vouloir résoudre le problème uniquement par la voie militaire. Jonathan peut par ailleurs compter sur le soutien d'un certain nombre de pays occidentaux comme la France ou les Etats-Unis. Il a été mieux élu que ses prédécesseurs et a beaucoup contribué au départ de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, ce qui lui confère une grande légitimité aux yeux des Occidentaux.

Qu'en est-il des liens de Boko Haram avec d'autres groupes islamistes radicaux ?

Il est pour l'instant très difficile d'établir la réalité des liens de Boko Haram avec Al-Qaida au Maghreb islamique ou les shebabs en Somalie. Si ces violences m'apparaissent avant tout comme relevant de problèmes politiques et économiques nationaux, les Etats-Unis par exemple envisagent le cas de Boko Haram principalement comme un mouvement terroriste à tendance religieuse et à visées régionales. Le dernier rapport du Congrès (en pdf) sur la secte rendu public en décembre et décrivant Boko Haram comme une menace émergente pour les intérêts du Nigeria et des Américains montre bien cette inquiétude.

Propos recueillis par Simon Piel


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Quel avenir Energétique face aux enjeux Climatiques et Economiques ?

 

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Conférence débat :

 « Quel avenir énergétique face aux enjeux climatiques et économiques ? » à Sommières le 2 Mars à 20H30 salle Laurence Durell. Des propositions à débattre autour des Scénarios Negawatt, Greenpeace … Réflexion autour des enjeux que la Transition Energétique ouvre en termes d’emplois, d’Agriculture, d’Energies renouvelables… Des pistes d’actions concrètes et locales.

Organisée par un collectif : Groupe Territoire en Transition Vidourle Vaunage, Collectif Gaz de Schiste Garrigue Vaunage Non Merci !, CIVAM du Vidourle, Greenpeace, Rencontres Citoyennes,  Négawatt … Avec le soutien de la mairie de Sommières.

 

Pourquoi réduire et modifier nos consommations d’énergie ?

Il est aujourd’hui admis par la communauté scientifique, à l’exception de quelques «climato sceptiques», que le réchauffement climatique constaté depuis 20 ans est du en grande partie aux rejets dans l’atmosphère de gaz à effet de serre liés à l’utilisation massive des énergies carbonées (charbon, gaz, pétrole) dans les pays les plus développés. L’importance des conséquences du réchauffement climatique, sur l’avenir même de la communauté humaine à la surface de la Terre, a conduit à la signature du Protocole de Kyoto en Décembre 1997 dont l’objectif est de maintenir l’élévation de la température en dessous de 2°C à l’horizon 2100.

Nous commençons à prendre également conscience du fait que notre planète est un monde fini, dont les ressources sont limitées. Les énergies fossiles et les minerais dont nous faisons une consommation effrénée depuis une centaine d’années,  se sont constitués sur le temps long de la Géologie de la Terre, à l’échelle  du million d’années. Pour le pétrole il aura fallu 100 millions d’années ! Il est donc évident que notre consommation ne permet pas leur renouvellement. Il est aujourd’hui admis dans les milieux Pétrolier que nous venons ou que nous allons  entre 2009 et 2015 passer le cap du Pic Pétrolier : moment où les capacités de production plafonnent avant de décliner du fait de l’épuisement des réserves.

Par ailleurs, le nucléaire ne constitue pas une solution d’avenir :

- Fukushima nous a rappelé que le risque d’accident majeur existe

- l’uranium utilisé n’est pas renouvelable, si quelques grands pays se mettent à l’utiliser, les réserves seront très vite menacées.

- la gestion des déchets fait peser un risque majeur sur les générations futures

- le prix de l’électricité nucléaire ne prend pas en compte certains couts comme celui du démantèlement des centrales

- enfin, s’en passer ne remet pas en cause l’indépendance énergétique, il ne représente que 16% à 18% de l’énergie finale consommée.

 

Encart

Quelle énergie, et dans quel domaine la consommons-nous ?

La consommation d’énergie finale en France se répartit approximativement de la façon suivante :

- Charbon : 4.5 %

- Produits pétroliers : 47.5%

- Gaz : 19.9%

- Energies renouvelables thermique (bois) : 6.9%

- Electricité : 21.2 % (à 79 % d’origine nucléaire, le reste est surtout de l’hydroélectricité).

 

Répartition de la consommation d’énergie par secteur d’utilisation :

- Bâtiment : 40 % (chauffage, clim, eau chaude, cuisson)

- Transports : 30 %  dont 2/3 pour le déplacement des personnes et 1/3 pour les marchandises

- Industrie : 23 %

- Agriculture : environ 2.5 %

(Sources Wikipédia et Négawatt)

 

Danger pour l’humanité liée au réchauffement climatique, épuisement des ressources : réduire nos consommations d’énergie s’impose donc à nous.

 

 

Quelles solutions ?

Nous disposons à l’heure actuelle de différents scénarios de descente énergétiques : NEGAWATT, GREENPEACE, APEP (Autre Paysage Energétique Possible). Ces Scénarios ont été mis au point par des ingénieurs, techniciens, chercheurs, tous indépendants des lobbys énergétiques et des pouvoirs publics. Ils n’ont pris en compte que les solutions techniques connues et réalisables à ce jour. Certes ces scénarios nécessitent des changements d’habitudes mais ils travaillent à confort constant et ne sont pas synonyme de retours à la bougie.

 

Constat est fait que 50% de l’énergie primaire consommée est perdue. Un certain nombre de propositions ressortent de ces scénarios que l’on peut schématiquement résumer ainsi : 

 

Habitat : Amélioration massive des performances énergétiques des bâtiments dans l’ancien et le neuf, optimisation des systèmes de chauffage. Réflexion sur l’évolution de l’habitat vers de petits collectifs au lieu de pavillonnaire isolé. Orienter les choix vers les énergies renouvelables : biomasse bois, gaz renouvelable (méthanisation), réseaux de chaleur, solaire thermique.

 

Transports : Il nous faut sortir de notre dépendance au tout voiture, tout en conservant notre liberté de déplacement. Il est évident qu’un renforcement des politiques publiques de transports en commun s’impose. L’intermodalité (train+vélos, train+tram, bus+tram …) que l’on commence à voir apparaitre est aussi une piste, ainsi que l’Auto Partage.  Nous devrons revoir le principe de l’étalement urbain, en densifiant l’habitat. Pour les marchandises, les systèmes d’approvisionnement devront être revus en relocalisant les productions et en développant les circuits courts….

 

Industrie : Il est certain que nous devrons nous questionner quand à l’existence de certains produits : sont-ils fabriqués pour répondre à un besoin, un usage, ou pour répondre à un besoin financier ou marketing ? Lors de la mise sur le marché d’un produit électroménager, ne pourrait-on pas imposer à l’industriel une durée de vie bien supérieure à celle qu’il prévoit ? L’organisation de la production est à repenser : est-il indispensable que la somme des kilomètres parcourus pour la fabrication d’un yaourt qui va être consommé à Cologne en Allemagne totalise 9000 km (étude réalisée par une Université Allemande) ? Ou encore : est il indispensable que 24 machines à laver fonctionnent dans un immeuble de 24 logements ? Ne serait-il pas concevable qu’il y ait 6 machines : 2 par étage.

 

Christian Mercier, Antoine Carlin – contribution du CIVAM du Vidourle – www.civamgard.fr

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 13:32

 

Assemblées Indignées de France

  http://lesindignesdefrance.fr/

Cartes et info actions :

http://map.indigne-e-s.net/

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 13:28

International Comission Barcelona

 

March to Athens arrives to Rome / Marcha a Atenas llega a Roma / Marche vers Athènes arrive à Rome

[ENG/ESP/FRA]

The International March to Athens has arrived in Rome after having covered on foot over 800 kilometers.

La Marcha Internacional a Atenas ha llegado hoy a Roma después de haber recorrido a pie más de 800 kilómetros.

La  Marche  Internationale vers Athènes est arrivée aujourd´hui à Rome après avoir parcouru à pied plus de 800 kilomètres.

 

Around 11 am they have reached the limits of the capital and is expected they appear in the central Piazza del Poppolo around 3pm. The group consists of about 40 people from different nationalities who have also a support car and they have collected hundreds of claims in the different assemblies for which they have passed.

Alrededor de las 11 am han llegado al límite de la capital y se espera que en torno las 3pm hagan aparición en la céntrica piazza del Poppolo. El grupo está compuesto por unas 40 personas de diferentes nacionalidades que llevan además un coche de apoyo y cientos de demandas recogidas en las diferentes asambleas por las que han pasado.

Vers 11h du matin, les marcheurs sont arrivés aux abords de la capitale et leur apparition sur la place centrale de piazza del Poppolo est prévue aux environs de 15h.  Le groupe est composé d´un quarantaine de personnes de différentes nationalités qui dispose aussi d´une voiture de soutien et d´une centaine de pétitions collectées lors des différentes assemblées par lequel il a passé.

 

March to Athens this afternoon in piazza del Poppolo

Marcha a Atenas esta tarde a su llegada a la piazza del Poppolo

La Marche vers Athènes cette après midi à son arrivée à la piazza del Poppolo

 

 

From today until wednesday 18th, the walkers will participate beside the organization of Agora Rome in a series of thematic assemblies in different neighborhoods of the capital. Are expected the mass arrival of sympathizers of the movement of indignation from Spain, France, Netherlands, Germany and the UK in the next few days to participate in the Agora Rome, the next step of dignity, a continuation of previous international meetings in Paris and Brussels.

Desde hoy y hasta el miércoles 18 los caminantes realizarán junto a la organización del Agora Roma una serie de asambleas temáticas en diferentes barrios de la capital italiana. Se espera la llegada masiva de simpatizantes del movimiento de los indignados desde España, Francia, Holanda, Alemania y el Reino Unido en los próximos dias para participar en el Agora Roma, el siguiente paso de la dignidad, una continuación de las anteriores reuniones internacionales realizadas en Paris y Bruselas.

À partir d´aujourd´hui et jusqu´au mercredi 18, les marcheurs et l´organisation de l´Agora Roma organiseront ensemble des assemblées thématiques dans différents quartiers de la capitale. Ces prochains jours, une arrivée massive de sympathisants au mouvement des Indigné-e-s est attendue depuis l´Espagne, la France, la Hollande, l´Allemagne et le Royaume Uni pour participer à l´Agora, au pas suivant de la dignité, et à la continuité des réunions internationales qui ont déjà eu lieu à Paris et Bruxelles.

http://www.scoop.it/t/international-agora-of-rome

 

The 15th is called a mobilization on the streets of Rome under the slogan Carnival of the System, according to organizers this is ironic march with festive character to demand the end of the financial dictatorship, recognition of the constituent assemblies and to display the non-violent character of the movement.

El día 15 está convocada una movilización por las calles romanas bajo el lema Carnaval del Sistema, según los organizadores se trata de marchar con carácter irónico y festivo para reivindicar el fin de la dictadura financiera, el reconocimiento de las asambleas constituyentes y para mostrar el carácter no violento del movimiento.

Un appel à une mobilisation dans les rues sous le thème du Carnaval du Système a été lancé pour le 15, selon les organisateurs, l´objectif est de réaliser une marche festive et ironique pour revendiquer la fin de la dictature financière, la reconnaissance des assemblées constituante, et montrer le caractère non violent du mouvement.

 

Phone contact to Agora Rome:  Rossella 00393402502681 (Italian, french)  Elena 00393890133057 (italian, spanish, english) Chiara 00393381116516 (italian, spanish, english) Valerio 00393338693419 (italian, english, french)

https://www.facebook.com/events/267485103309137/

 

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 23:51

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/sale-mec-oui-notre-president-est-107466

 

« Sale mec » oui notre président est un Sale mec...!

 

Ce n’est pas un mot que j’aurais personnellement utilisé car inévitablement, il est entendu péjorativement. C’est comme quand j’écris la plupart des français sont ignorants, je dois toujours préciser que ceci veut dire qu’ils ne savent pas ce qu’ils n’ont pas appris, sinon c’est entendu comme une insulte, et ceux qui me lisent savent que ceci n'effleure jamais ma pensée.

Nous pouvons dire de notre président qu’il est un « sale mec » au regard de son parcours présidentiel, qu’il est détestable, mauvais, indécent, qu'il salit ceux qui l’approchent, et qu'il s’est comporté comme un homme énergique, viril et autoritariste dans l'excés.

Naturellement "pauvre mec" a son acception péjorative celle qu’a choisi dans l’urgence le staff de l’U.M.P et qui va se retourner contre eux.

Quand la presse internationale convient que notre président et un avide de pouvoir qui a développé une cour gouvernementale, qui a instrumentalisé sa vie familiale, qui a la constance de la négation pathologique, qui se construit sur le leurre permanent, qui n’a aucun respect pour les drames des français qu’il instrumentalise à souhait, nous ne pouvons pas dire que c’est un « bon mec ».

Quand j’ai écrit en novembre 2007 que c’était un illusionniste, je pouvais espérer me tromper, mais quand la presse internationale le qualifie d’affiche publicitaire, on ne peut pas être aussi nombreux d’horizons différents à ourdir un complot pour lui nuire.

Un « bon mec » serait un monsieur qui présente les qualités utiles qu’on en attend ; qui a une valeur satisfaisante. Je pense que cela se passe de commentaire et qu’entre ces acceptions que j’ai combinées pour servir mes fins, il n’y a pas photo.

Alors l’intervention du staff de l’U.M.P parait tout à fait déplacée au regard des faits ; le besoin d’immédiateté pousse à réagir dans l’urgence, et ce n’est qu’un divertissement polémiste.

Il y en aura d’autres si les candidats ne sont pas attentifs, car l’U.M.P se servira de toutes les bouées de sauvetage.

Mais c’est un bon intermède pour sélectionner la valeur des uns et des autres. Tous ceux qui dans cette affaire insignifiante, au côté des humoristes, se sont insurgés en père la pudeur indigné, oubliant leurs silences devant les propos indignes, de « casse-toi pauvre con » d’un président, même si l’on oublie de mentionner tous les préfets qu’il virait quand des manifestants traversaient le cordon de sécurité UMPiste, alors aux prochaines législatives ne votez pas pour eux, ce sont aussi de « Sales-mecs »...!

Mais cette insignifiance est un révélateur qui soulève quelques interrogations.

Il semble que devant la tempête que soulève la presse internationale (que l’on peut visionner à ce lien (http://videos.arte.tv/fr/do_search/videos/recherche?q=Nicolas+Sarkozy) en qualifiant notre président de « saltimbanques », nous pourrions nous attendre à une réaction plus mature et plus réfléchie devant la douche froide qui s’abat sur le président et l’UMP.


Quand dans l’exercice de la fonction suprême l’on est qualifié d’absence de pensée politique, alors que c’est tout le sens de la démocratie, cela signifie que l’on est creux, que ses discours pathétiques n’étaient que du vent fait pour séduire. De faux semblant, et pendant qu’il pleurait sur le sort d’un enfant violé d’une femme agressé, d’un policier ou soldat tué et autres drames, clamant qu’il avait un cœur, il distribuait des légions d’honneurs aux plus riches qu’ils soient de ses amis ou du star système,

Il a déstructuré la police, la justice, l’enseignement, les services de santé et accordait toujours plus aux riches. Alors oui c’est un « Sale mec » mais que dire d’un UMP qui l'a soutenu tout au long de son mandat, tout en voyant tout ce que nous voyons aussi.

 

Tous se confortaient dans leur ineptie par un dicton de circonstance et d’excuse, « quand l’on dirige l’on ne peut pas être populaire ». Nous pouvons l’admettre, pour quelques situations le peuple n’a pas toujours raison, mais quand c’est en toute chose, celui qui ne s’interroge pas à quelques soucis de fonctionnement cérébral.

Ce dicton est un moyen comme un autre de s’aveugler pour ne pas faire face aux réalités que donnaient les études d’opinions, les sondages, les manifestations, les résultats électoraux, tel un monolithe l’UMP se recroqueville sur son ineffable président, que « Sale mec » vient de qualifier, et enchaine sa dégringolade dans sa suite.

Certes je ne suis plus au fait, et je peux donc me tromper, mais il est inadmissible, sans que cela pose une interrogation sur le fonctionnement de notre parlement, qu’un seul homme ait pu durant cinq années tromper tout le monde sur la valeur de ses actions, sans une complicité aveugle ou une opposition inexistante au sein des députés de l’UMP et des militants umpistes.

J’ai déjà écrit l’espérance d’un « refondement » à droite vers une pensée politique, qu’incarnerait de Villepin, si Juppé n’était pas dans ce gouvernement j’aurais pu le citer aussi, car il ne faut pas se leurrer, et mal interpréter les symptômes.

Ce n’est pas parce que 96% des français veulent réformer le capitalisme, réformer la finance, qu’ils sont anticapitalistes, ou anti financiers, alors que la plupart ne rêve que de devenir milliardaire et de réaliser des plus values d’intérêts, il suffit de regarder l’évolution des jeux d’argent et les placements financiers. En un mot la majorité des français sont de « droite » et dénoncent le capitalisme parce qu’ils n’en sont pas les bénéficiaires. Donc la socialisation du capitalisme, le capitalisme adulte, le capitalisme éclairé à sa place.

C’est pour moi un non sens, mais c’est comme cela, donc je préfère qu’il existe une droite qui développe une pensée politique, à une droite aveugle qui surfe sur les événements et se nourrit de la peur qu’elle entretient.

Quant à d’autres manières de produire, elles se feront jour certainement en abordant toutes les difficultés qu’a créé la marchandisation de l’existence par la monétarisation.

Mais peut-être faudra-t-il se poser des questions de « bon mec », du genre est-ce que la santé doit faire l’objet d’une production à but lucratif, est-il normal de s’enrichir sur le malheur de ses semblables etc. C’est avec ce genre d’interrogation que se construisent des pensés politiques.

Et elles existent quand des hommes disent lutter contre l’exploitation de l’homme par l’homme, ils posent un défi permanent qui impose d’observer nos propres aspirations et désirs dans le miroir des autres.

Nous nous sommes bien éloignés de cela en nous mirant qu’en des places et comptes financiers.

Dans l’éducation et la scolarité il nous faut faire deux choses paradoxales : confiner nos cerveaux dans des usages et savoirs fondateurs afin d’évacuer le doute destructeur, puis les ouvrir à la relativité de ces fondements et savoirs pour accéder à l’incertitude sans peur, et y puiser la créativité, l’imaginaire, l’utopie, l’espérance face à un présent qui éteint nos désirs.

Peu sont ceux qui désapprennent, cela devrait être une partie intégrante de notre enseignement, nous évoluerions peut-être avec moins de drames, certainement avec moins de dogmes et plus de débats, et nous n’élirions pas de « Sale mec ».

construire un psychisme de certitude pour l'apaiser du doute, c’est élaborer un observateur aveugle, ensuite il faut lui retirer la canne blanche qui palpe le monde, sans cela l'on ne peut s'ouvrir à l'immensité des possibilité que nous offrent les 100 milliards de cellules de notre cerveau pour conquérir la seule terre qui vaille, l'incertitude, afin de ne pas tomber dans l'obscurantisme et le dogme par un cerveau bloqué.

par ddacoudre vendredi 6 janvier 2012 -

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 23:42

 

Réelle Démocratie Maintenant [Bordeaux] from Réelle Démocratie Bordeaux on Vimeo.

 

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Vendredi, 17 Juin 2011 00:00 Pierre

Manifeste des Indigné-e-s de Bordeaux

Le 17 Juin 2011



   ILS ET ELLES PRENNENT NOTRE LIBERTÉ, NOUS PRENONS LA RUE!


Pourquoi nous ne sommes pas en démocratie:
Les representants de nos institutions sont tous issus d'une même élite , inflencé (corrompue) par les intérêts privés (multinationales...) et ne considèrent plus la volonté de la population. La société regorge d'exemples: Les affaires Elf, Tapie, Woerth, Alliot Marie ne sont que le sommet de l'iceberg. Nous dénonçons ce système oligarchique.

Les mouvements des Indigné-e-s à travers le monde
mettent en place des assemblées générales, des lieux de rencontre, des actions avec la population, des alternatives démocratiques locales.

Nous rejoignons celles et ceux
qui, de part le monde, luttent aujourd'hui pour leur droits face à l'oppression constante du système capitaliste. De la Tunisie au reste du monde arabe, de l'Espagne au reste de l'Europe, un raz-de-marée populaire balaye le monde. Silence et désinformation médiatique imposent le caractère inévitable des plans d'austérité, de la fin des droits, de l'enterrement de la démocratie.

La construction de l'Europe libérale,
rejoignant au niveau mondial l'AGCS (Accords Généraux sur le Commerce et les Services, OMC, 1994) ainsi que la politique du FMI, a été entérinée par les accords de Maastricht(1992) et le passage en force du traité de Lisbonne (2009). Cette politique n'a eu de cesse de détruire les acquis sociaux et privatiser l'ensemble des services publics et les biens communs.

Nos revendications sont multiples, variées et à débattre.
Nous invitons chaque individu à venir s'exprimer et à élaborer une société remettant au centre les valeurs humaines et l'environnement.


ENSEMBLE! VISIBLE! FAISONS-NOUS ENTENDRE!


P1170023_modifi-1

 

P1170050 Nous sommes des êtres humains indignés
par ce système qui méprise les individus et bloque
les tentatives alternatives.

Nous sommes là pour nous organiser collectivement

et retisser les liens sociaux que le système
capitaliste essaie de détruire.

Nous réfléchissons à créer pacifiquement

une société auto-gestionnaire, véritablement participative, où les individus occupent la place centrale et sont
acteurs et actrices des décisions les concernant.

Nous refusons que l'argent soit le maître du monde,

Nous voulons une solidarité sans frontières.
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       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

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       chaque mercredi à 18h

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    sur le terrain de Caveirac

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et venez partager ce lieu avec nous !



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