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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 13:33

 

Le Trésor fait les comptes 10/01/2012 à 06h53

Rue89 - Renaud Février Journaliste


 


Des jouets en bois (JanineOMG/Flickr/CC)

 

La direction du Trésor vient de consacrer une note de 150 pages dans laquelle elle détaille les effets d'une réforme du quotient familial : remplacer le quotient familial par un crédit d'impôt forfaitaire pour chaque enfant, une idée avancée par François Hollande. Quelques jours après Rue89 et son article « Oui, un enfant de riches coûte plus cher à l'Etat qu'un enfant de pauvres », ce sont aujourd'hui les fonctionnaires de Bercy qui démontrent les inégalités intrinsèques des baisses d'impôt liées au quotient familial.

Créé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le quotient familial était au départ une mesure de justice sociale destinée à réduire les impôts des couples qui devaient supporter des dépenses liées à leur progéniture.

Or, cette mesure est loin d'être parfaite : l'avantage fiscal apporté croît avec le revenu du foyer. Il existe des plafonnements nous diront certains... Soit, mais ils n'empêchent pas les 10% les plus riches de capter, selon le Trésor, plus du quart des 10 milliards d'euros de baisses d'impôt qu'apporte le quotient familial (2,9 milliards d'euros).

Le projet socialiste réduirait les inégalités

Suite à ces constatations, le Trésor a testé plusieurs scénarios de réforme du quotient familial. Selon Les Echos :

« L'intérêt de ces simulations est qu'elles collent parfaitement avec le projet socialiste : les scénarios étudiés ont été calibrés pour assurer un rendement constant pour l'Etat, ce qui est l'objectif visé par François Hollande. »

Verdict de ces différentes simulations (réduction d'impôt, abattement sur le salaire imposable, crédit d'impôt, etc.) : le projet du PS – remplacer le quotient familial par un crédit d'impôt forfaitaire pour chaque enfant – est celui qui, selon Les Echos, « réduit le plus les inégalités », car c'est « le seul à bénéficier aux non-imposables ».

Afin d'assurer un rendement constant, le PS devrait reverser l'intégralité des gains liés à la suppression du quotient familial à tous les ménages ayant des enfants. Cela signifierait un crédit d'impôt de 607 euros par enfant, selon les calculs de la direction du Trésor.

Qui gagne ? Qui perd ?

La réforme aurait, toujours selon Les Echos, des effets « massifs » :

« La moitié la plus riche de la population reverserait 3,5 milliards d'euros à la moitié la plus pauvre.

Dans le détail, elle ferait près de 5 millions de gagnants (à hauteur de 829 euros par an en moyenne) et un peu moins de 4,5 millions de perdants (à hauteur de 931 euros en moyenne).

Pour près de deux tiers des ménages, la réforme serait neutre.

Les pertes seraient considérables pour les familles de plus de trois enfants aux revenus élevés. Elles perdraient jusqu'à 1 692 euros pour chacun des deux premiers enfants, 3 384 euros pour chacun des suivants »


Gagnants et perdants du projet PS (DG du Trésor)

 

Au sein de l'équipe de François Hollande, le sujet n'est pas encore complétement « calé ».

Ce mardi matin, sur RMC, Manuel Valls (responsable de la communication du candidat) affirmait sur RMC que que le candidat socialiste proposera bien la suppression du système actuel de quotient familial, alors que Michel Sapin (responsable du projet présidentiel de François Hollande) disait de son côté sur Europe 1 que ce projet n'était qu'une piste.

« Les classes moyenne aisées, les grandes perdantes »

Sur France 2, Valérie Pécresse, ministre du budget a estimé que cette mesure serait « un coup de massue pour les familles et les classes moyennes. Le quotient familial est une conquête sociale de l'après-guerre. »

Laurent Wauquiez,ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, qui se veut le grand défenseur des « classes moyennes » estime, lui, que « les classes moyennes aisées seront évidemment les grandes perdantes » :

« Supprimer le quotient familial fragilise l'institution familiale en tant que telle. Les socialistes ont une vision totalement individualiste de la société. Eux qui s'élèvent en permanence contre les ravages du libéralisme, en sont en réalité les plus zélés serviteurs ».

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 13:27

 

LEMONDE.FR | 09.01.12 | 15h56   •  Mis à jour le 09.01.12 | 15h58

 
 

 

Un ferry SeaFrance, dans le port de Calais.

Un ferry SeaFrance, dans le port de Calais. AP/Michel Spingler


En prononçant la liquidation définitive avec cessation d'activité de SeaFrance, le tribunal de commerce de Paris a assombri encore un peu plus l'avenir de la compagnie maritime. Le tribunal a en effet estimé, lundi 9 janvier, que l'offre de reprise par la coopérative ouvrière n'était pas "valable". Mais les autres solutions de reprise présentent toutes d'importants risques pour les salariés.

Deux solutions émergent pour relancer l'activité de la compagnie : la création d'une coopérative financée par les indemnités des salariés, ou la reprise par un partenaire extérieur. A défaut d'un accord, les 880 emplois de SeaFrance seront définitivement supprimés. Nicolas Sarkozy a déjà annoncé l'organisation, mardi, d'une réunion gouvernementale pour évoquer l'avenir de SeaFrance.

  • La SCOP, économiquement risquée

Les anciens salariés de l'entreprise – désormais officiellement licenciés – peuvent encore choisir de fonder une société coopérative ouvrière (SCOP) pour reprendre l'activité de SeaFrance. Ils pourraient alors investir leurs indemnités de licenciement dans la reprise, une solution préconisée par Nicolas Sarkozy.

Le gouvernement a en effet incité la SNCF à "gonfler" les indemnités versées aux salariés – des primes de 50 000 à 60 000 euros – pour que ces derniers puissent les réinvestir dans une nouvelle coopérative ouvrière. S'ils retiennent cette option, les employés pourront s'associer au groupe Eurotunnel, qui a proposé de racheter les ferries et de les louer ensuite à la SCOP.

Mais cette reprise constitue un gros risque pour les salariés. Si l'exploitation se solde par un échec, ils ne pourront pas récupérer leur investissement. Aujourd'hui, seule une minorité des employés soutiennent le projet de SCOP. Interrogée par Europe 1, Laurence Le Gonidec, membre du collectif des salariés non-syndiqués, justifiait ainsi son choix : "Il a été entendu que ce n'est pas viable économiquement donc je ne vais pas prendre le risque éventuel d'y mettre des indemnités de licenciement."

  • Reprise par un groupe étranger

La ministre des transports et de l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, n'a pas caché dimanche, lors d'une réunion interministérielle sur l'avenir de SeaFrance, qu'il existait également la possibilité de "renouer le dialogue avec un repreneur privé ". En l'occurrence, il s'agirait de relancer la proposition de reprise de Louis Dreyfus Armateurs (LDA), associé au danois DFDS.

Mais les anciens salariés de SeaFrance redoutent cette hypothèse. "C'est assez écœurant de la part de l'Etat de préférer liquider une boîte pour peut-être la refiler à un groupe étranger. C'est vraiment dommage que l'Etat privilégie un concurrent étranger plutôt que de tout faire pour garder un pavillon français", s'est ainsi insurgé le trésorier de la CFDT maritime Nord, David Baré. Le syndicat a toujours été hostile à cette candidature, présentée pour la première fois il y a trois ans.

Si cette solution est retenue, les anciens ferries de la compagnie SeaFrance pourraient reprendre la mer, mais les anciens salariés n'auraient pas la garantie d'être employés par la nouvelle compagnie. "Nous pourrions reprendre environ 300 personnes, 240 marins et 60 personnes à terre", a assuré le ministre des transports, Thierry Mariani, au Journal du dimanche. Les autres salariés seraient alors reclassés au sein de la SNCF. Mais la compagnie LDA, connue pour ses tarifs à bas coûts, risque de proposer aux anciens salariés des salaires inférieurs à ce qu'ils touchaient jusqu'à présent.

Enfin, la compagnie peut également disparaître définitivement. Dans ce cas, les 880 anciens salariés devraient trouver un autre emploi, en conservant leurs indemnités de licenciement. Les navires de la compagnie seraient alors vendus pour rembourser une partie des dettes de l'entreprise.

Charlotte Chabas


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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 13:22

Thomas Coutrot, co-président d'Attac | LEMONDE.FR | 09.01.12 | 17h35   •  Mis à jour le 09.01.12 | 17h43

 
 

Momo : Que pensez-vous du projet de taxe sur la transaction financière (TTF) telle que Nicolas Sarkozy semble vouloir la proposer ?

Thomas Coutrot : Ce projet semble se résumer au rétablissement de l'impôt de Bourse que le même Nicolas Sarkozy a supprimé au début de l'année 2008, quelques mois après son élection. Cette taxe frappait les transactions sur les actions à la Bourse de Paris à hauteur de 0,3 %. Elle a été supprimée soi-disant pour renforcer l'attractivité de la place de Paris.

C'est un peu comme le bouclier fiscal : c'était une bonne chose de le supprimer, ce serait une bonne chose de rétablir l'impôt de Bourse, mais ça n'a rien à voir avec une taxe Tobin.

La taxe Tobin, elle, s'appliquerait à l'ensemble des transactions financières, et pas seulement aux transactions sur les actions. Elle toucherait en particulier les transactions sur les devises, sur les marchés des changes, et sur les produits dérivés.

C'est à cette condition qu'elle pourrait avoir un impact régulateur et diminuer vraiment le volume de la spéculation.

Yannick : Quelle redistribution de la taxe proposez-vous ?

Plaçons-nous dans l'hypothèse d'une vraie taxe Tobin, qui pourrait rapporter des sommes importantes, par exemple environ 200 à 300 milliards d'euros au niveau européen. Cet argent pourrait servir à financer le fonds pour la lutte contre le changement climatique, que le sommet de Copenhague, puis celui de Durban, n'ont pas réussi à financer.

L'argent pourrait aussi servir à alimenter des fonds de lutte contre le sida ou les objectifs de l'ONU du Millénaire pour le développement.

Antoine D. : Quels sont les risques si la France instaure seul cette taxe de voir, comme à chaque nouvelle taxation, les concernés se tourner vers les pays étrangers ?

Si la taxe, comme c'est probablement le cas, ne concerne que les actions, on reviendrait alors simplement à la situation de 2007, qui n'a pas entraîné de délocalisations particulières. Aujourd'hui, à la City de Londres, toutes les transactions sur les actions et les obligations subissent une taxe de 0,5 %, qui n'empêche pas la City d'être le principal centre financier européen.

Il en irait différemment si la taxe concernait les produits dérivés et les transactions de change. Là, il y aurait vraiment délocalisation des transactions vers d'autres places financières. C'est pourquoi la taxe Tobin n'est véritablement concevable qu'au plan européen pour prendre toute son efficacité.

Marie Yared : Quelles sont les chances que la TTF soit adoptée au niveau européen ?

Les chances sont élevées. Par contre, les délais sont incertains. Il existe un projet de directive élaboré par la Commission qui prévoit la mise en place d'une taxe sur l'ensemble des transactions financières sauf les transactions de change. La Commission prévoit son implantation en 2014, mais le processus politique qui mènerait à son adoption est encore très incertain.

La Grande-Bretagne y est farouchement opposée, et il n'est pas certain que les pays de la zone euro se mettent d'accord rapidement pour le faire sans la Grande-Bretagne.
Donc c'est essentiellement la pression politique et citoyenne en Europe qui décidera du rythme de l'adoption de cette taxe.

Guest : Que pensez vous de la récupération de ce "coup" de la part de notre président et celle du chef actuel de l'UMP, M. Copé ?

C'est une opération de communication destinée probablement à contrebalancer l'impact négatif dans l'opinion de l'annonce de la TVA sociale. Il s'agit de montrer que M. Sarkozy s'attaque aussi bien aux consommateurs qu'aux financiers, qu'il n'a pour seul souci que l'intérêt général.

Mais cette décision apparaît totalement incohérente avec la politique fiscale menée depuis 2007 par Nicolas Sarkozy, qui a consisté à alléger les impôts, les taxes et les cotisations qui pesaient sur les grandes entreprises et les catégories aisées de la population.

Je pense donc que personne n'est véritablement dupe de ce qui n'est qu'un coup médiatique.

Vincent : La taxation pour limiter la spéculation est une solution proposée depuis longtemps par Attac. Ne pensez-vous pas qu'il serait au moins aussi important de "reréglémenter" les marchés, pour inverser la tendance des trente dernières années ?

Tout à fait. La taxe n'est qu'un outil parmi bien d'autres. C'est l'outil qui a le pouvoir de frapper les esprits, mais l'interdiction du trading à haute fréquence ou la limitation draconienne des transactions sur les produits dérivés seraient des mesures au moins aussi importantes. Et aujourd'hui, la question de la gouvernance du système bancaire et de ce que nous appelons la socialisation des banques est en train de devenir la question majeure si l'on veut remettre le système financier au service de la société.

BléDur : Est-il vrai que les transactions financières sur les produits dérivés ne sont pas traçables, et donc pas non plus taxables ?

Non, c'est inexact. Il est vrai qu'une grande partie des transactions sur les produits dérivés se font sur des marchés inorganisés, ce qu'on appelle de gré à gré, ce qui les rend plus difficilement traçables. Néanmoins, au moment du règlement de ces transactions, elles passent en général par une chambre de compensation, et donc sont traçables à ce moment-là.

En outre, aux Etats-Unis, et même dans l'Union européenne, des réformes ont été adoptées visant à contraindre les acteurs financiers à enregistrer leurs transactions sur des marchés organisés. Malheureusement, ces réformes ne sont pas encore mises en application faute de véritable volonté politique, et suite au lobbying et à la résistance du secteur financier.

Anne : Pourquoi y aurait-il un risque de fuite de capitaux dans le cas d'une taxe sur les produits dérivés, mais pas dans le cas d'une taxe sur les actions ?

C'est parce que si l'on veut acheter des actions d'entreprises cotées à la Bourse de Paris, il est normal d'opérer des transactions à la Bourse de Paris elle-même. En outre, l'intérêt de délocaliser une opération simplement pour éviter une taxe de 0,1 % est minime quand cette transaction n'est pas principalement spéculative.

La taxe Tobin gêne les opérateurs qui multiplient les transactions au cours de la même journée, voire de la même heure, voire parfois de la même minute pour maximiser leurs gains en profitant de très petites différences des valeurs des actifs entre places boursières ou au cours du temps.

En particulier, ce qu'on appelle le trading à haute fréquence, qui représente aujourd'hui plus de la moitié des transactions financières, repose sur l'usage de mégaordinateurs dédiés qui organisent ces transactions dans des délais de l'ordre de la milliseconde. C'est ce type d'opérations que la taxe vise à faire disparaître.

Marie Yared : Pensez-vous qu'il y a un risque que Nicolas Sarkozy détourne l'allocation de la taxe du développement (ce qui était initialement prévu) ?

Les altermondialistes, et Attac en particulier, depuis plus de dix ans demandent que cette taxe soit affectée au financement des biens publics mondiaux (lutte contre la pauvreté et le réchauffement climatique). Le risque est en effet très fort au vu de la crise budgétaire des Etats européens que ceux-ci en profitent pour utiliser cet argent pour réduire leur déficit au lieu de financer des urgences sociales et écologiques.

Guest : Et que faites vous des "dark pools", non sujets aux réglementations ?

Ce qu'on appelle les trous noirs de la finance, si tant est qu'ils en ont jamais eu, n'ont plus de légitimité, de raison d'être. Il est impératif d'instaurer l'obligation de transparence sur les transactions de façon à stabiliser les marchés financiers et à permettre leur régulation et leur taxation.

On peut remarquer d'ailleurs que l'OCDE et le G20 n'ont quasiment pas avancé sur la question des paradis fiscaux malgré les déclarations tonitruantes, notamment de Nicolas Sarkozy lui-même, selon lequel "les paradis fiscaux, c'est fini".

DarlingSnake : Peut-on "obliger" à plus de transparence les entreprises et les banques, surtout si elles agissent à l'international ?

Oui, les mouvements citoyens demandent depuis plusieurs années l'instauration de ce que l'on appelle le "reporting par pays", c'est-à-dire l'obligation pour les multinationales de déclarer aux différents fiscs des pays où elles interviennent la réalité de leurs opérations de production et de services dans chaque pays, ainsi que le montant des bénéfices qu'elles en tirent. Cela de façon à éviter les manipulations comptables qui aujourd'hui leur permettent de localiser leurs profits dans les paradis fiscaux.

Sur le plan technique, ce type de réglementation est très simple à formaliser, mais elle demande une implantation coordonnée au niveau international. Le G20, pour l'instant, ne s'en est aucunement emparé.

Vincent : Beaucoup de personnes dans mon entourage se tournent vers des banques annonçant ne pas participer à ce grand jeu de la finance. Est-ce un vrai moyen de désarmer les financiers, la contribution est-elle réelle ?

Oui, il est certain que si des millions, ou même des centaines de milliers, de clients désertaient la BNP, la Société générale ou le groupe Banque populaire-Caisse d'épargne qui, malgré son statut mutualiste, a créé la banque Natixis, qui est fortement engagée dans la spéculation internationale, ces établissements seraient obligés de commencer à réfléchir à leur politique et à leurs prises de risques.

Il est intéressant de noter que la Banque postale, par exemple, axe une partie de sa communication aujourd'hui sur le fait qu'elle n'est pas présente sur les marchés financiers internationaux.

Marianne : Quelle est la différence entre la Taxe Robin des Bois, défendue par certaines associations comme Oxfam, et la Taxe Tobin ?

Il n'y a pas de différence. Attac, d'ailleurs, fait partie de la coalition Robin des Bois. Le principal message de la coalition Robin des Bois porte sur le financement des urgences sociales et de solidarité Nord-Sud. Mais la dimension de lutte contre la spéculation, que porte particulièrement Attac, est également tout à fait présente dans la campagne Robin des Bois, campagne qui a une réelle dynamique, notamment dans les pays anglo-saxons.

Alex : Dans le cas où les transactions de grands groupes commercialisant des produits vont être taxées, qu'est-ce qui empêche ces même grands groupes de reporter le déficit dû à la taxe vers ma boîte de Chocapic par exemple ?

Si j'étais un économiste libéral, je répondrais : la concurrence. Chocapic ne voudra pas être durablement plus cher que ses concurrents. Dans la mesure où Nestlé ou General Foods ne sont pas vraiment soumis à la concurrence, en pratique, ils pourraient effectivement augmenter de quelques centimes le prix de la boîte en question.

Mais ce sont surtout les banques et les fonds spéculatifs qui seraient touchés par la taxe. En ce qui concerne les banques, il est probable qu'elles essaieraient de reporter le manque à gagner sur leurs clients, particuliers ou PME.

C'est une des raisons pour lesquelles il est essentiel de poser aujourd'hui la question de la gouvernance des banques : il faut que les banques soient dirigées non pas en fonction de l'intérêt de leurs seuls actionnaires, mais par des conseils d'administration où seraient représentés les pouvoirs publics et l'ensemble des parties prenantes à la vie des banques – clients, salariés, associations de défense de l'environnement, etc.

Guest : Laurence Parisot se dit favorable à une interdiction du "flash trading". Si les industriels et le gouvernement sont d'accord pour limiter l'action des financiers d'une manière effective, pour quelle raison cela ne se fait-il pas ?

Le pouvoir économique et politique de l'industrie financière est paradoxalement plus grand que jamais, alors même que c'est elle qui est manifestement responsable de la grave crise dans laquelle nous nous trouvons.

Anne : Y a-t-il déjà un pays dans le monde qui taxe les produits dérivés de manière unilatérale ? Si oui quels sont les effets ? Y a-t-il fuite de capitaux ?

Non, je ne connais pas de pays qui taxent de façon unilatérale les transactions sur les produits dérivés.

Sim : Le projet de taxe ne sonne-t-il pas comme un aveu d'échec du mouvement altermondialiste qui non seulement se fait récupérer mais sert éventuellement de caution humaniste à la financiarisation de l'économie et des sociétés européennes?

Si voir ses propositions mises en œuvre, c'est se faire récupérer, nous serions ravis d'être récupérés. Malheureusement, ce n'est pas le cas aujourd'hui, puisque la proposition de Nicolas Sarkozy n'a rien à voir avec une taxe Tobin.

Si l'Union européenne, ou même la zone euro, mettait en place une taxe sur l'ensemble des transactions financières, y compris les transactions de change, qui corresponde effectivement à nos propositions, nous applaudirions des deux mains, tout en insistant, comme nous l'avons toujours fait, sur le caractère insuffisant à lui seul d'une telle taxe.

Sim : L'enjeu aujourd'hui n'est-il pas de réfléchir aux moyens de "fermer la Bourse" (cf. l'économiste Frédéric Lordon) ?

Il est vrai qu'on doit s'interroger sur l'utilité d'une cotation en continu des valeurs financières, et même, plus généralement, sur l'utilité sociale des marchés financiers pour financer l'activité productive.

Frédéric Lordon propose, par exemple, que les Bourses ouvrent une fois par mois pour constater l'état de l'offre et de la demande et réaliser les transactions. Cela n'aurait que très peu de conséquences négatives sur le financement de l'activité économique et permettrait d'éliminer largement les possibilités de spéculation à court terme.

Plus fondamentalement encore, on peut se demander si le financement bancaire par des banques socialement responsables ne serait pas une alternative préférable au financement par les marchés.

Minus : Existe-t-il une formation politique dont les mesures contre la finance conviendraient à Attac ?

Nous avons envoyé un questionnaire à tous les candidats à l'élection présidentielle et reçu bon nombre de réponses, qui figurent sur notre site accompagnées de nos commentaires. J'invite les internautes à s'y reporter.

Mais Attac ne soutient aucun candidat en particulier. Notre rôle est d'éclairer la décision des citoyens et, plus fondamentalement, de fournir des arguments et des outils pour faciliter la mise en mouvement de la société.

Chat modéré par Jean-Baptiste Chastand et Sylvia Zappi


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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 13:16

LEMONDE.FR | 09.01.12 | 21h31   •  Mis à jour le 10.01.12 | 10h52

 
 

 

L'ancien footballeur et acteur, Eric Cantona, en décembre 2009.

L'ancien footballeur et acteur, Eric Cantona, en décembre 2009.AFP/MARTIN BUREAU


"Je cherche 500 signatures", lance l'ancienne star du football Eric Cantona, 45 ans, aujourd'hui acteur, en une du quotidien Libération, ce mardi 10 janvier. Lundi soir, la lettre qu'il a écrite aux maires de France afin d'obtenir les cinq cents signatures nécessaires à une candidature à l'élection présidentielle a été mise en ligne sur le site Internet du journal, entretenant savamment le suspens sur l'objectif de sa démarche : on ne trouvait ainsi nulle part de déclaration officielle de candidature.

Et pour cause : de candidature, il n'est pas question, comprend-on mardi matin à la lecture de l'article beaucoup plus détaillé publié dans le quotidien. Il s'agit en fait d'un joli coup médiatique pour relayer l'appel de la Fondation Abbé-Pierre à faire de la question du logement une priorité dans la campagne présidentielle.

"Si je me tourne vers vous, Madame, Monsieur le Maire, c'est pour requérir votre signature dans le cadre du débat politique dans lequel le pays s'engage", pouvait-on lire dans ce courrier, dans lequel il disait vouloir "porter un message simple mais clair ; un message de vérité mais de respect ; un message solidaire et puissant". Cette lettre, qui porte l'en-tête "Eric Cantona, citoyen engagé", renvoyait au site www.ericantona.fr, encore "en construction".

Mardi matin, le site n'est plus en construction : le lien renvoie directement vers le site www.mobilisationlogement2012.com, qui invite les internautes à signer une pétition proposée par la Fondation Abbé-Pierre, "Exigeons des candidats qu'ils s'engagent", qui s'articule en quatre points : "produire suffisamment de logements accessibles", "réguler les marchés et maîtriser le coût du logement", "moins d'injustice et plus de solidarité", "construire une ville équitable et durable : un impératif pour vivre ensemble".

100 000 SIGNATURES

"Que les responsables de l'UMP, du PS, du Parti de gauche ou des Verts se rassurent : on ne verra pas Cantona battre campagne de ville en ville, de meeting en meeting, précise Libération mardi matin. Sa vraie-fausse candidature vise juste à réveiller la campagne de 'mobilisation générale pour le logement' lancée en septembre par la Fondation Abbé-Pierre et Emmaüs, et à laquelle s'est joint plus récemment le Secours catholique."

La Fondation indique que 100 000 signatures ont déjà été recueillies en quelques semaines pour que les candidats fassent du logement un axe majeur de leurs projets. "Ces 100 000 signatures obtenues en quelques semaines avec peu de moyens prouvent que le problème du logement est devenu un problème de société, souligne dans Libération Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé-Pierre. La crise touche de plus en plus de catégories sociales. Or, jusqu'ici, en dépit de notre campagne, les candidats pressentis dans la course à l'Elysée s'expriment peu sur le sujet." D'où la nécessité de passer à autre chose. "Il fallait un aiguillon comme Eric Cantona pour redonner au logement la place qu'il mérite dans cette campagne."

Connu pour son franc-parler, imprévisible, l'ex-star de Manchester United avait créé un "buzz" inattendu fin 2010 en lançant sans prévenir un appel à retirer l'argent des banques. L'appel n'avait pas été suivi par les Français.

Lundi soir, un meeting "contre le logement cher", organisé par l'association Droit au logement (DAL) et la fondation Copernic, a rassemblé 1000 personnes au Théâtre du Rond-Point à Paris. Des syndicats, des artistes, et trois candidats à l'élection présidentielle : Eva Joly (EELV), Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche) et Philippe Poutou (NPA).

Le Monde.fr


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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 00:21

Ad Oriente!

In #globalrevolution on 8 January 2012 at 17:37

At sea, January 8

 

Dear people,

 

I left Madrid late at night, I spent two days in Barcelona, and now here I am, at sea. On the starboard side you can see the hazy outlines of Corsica, on the port side you can barely distinguish the coastal range of the Ligurian riviera.

The reason I left is because the revolution in Spain is hibernating. It will flourish again, but I’m not going to wait for it. I want to be where things are happening. And the next stop will be Rome. Yesterday evening the March to Athens arrived there, and on the 15th of January a demonstration is called for. It’s going to be a ‘Carnival of the System’. People are not only going to protest, they intend to show that the emperor wears no clothes.

 

Two days in Barcelona was just enough to enjoy some of the city’s strokes of beauty. It must be a fabulous place to live, and indeed, the place is inhabitated by people from all over the world. As for the state of the 15M movement, I haven’t noticed anything personally. All I know is what I heard from people I met before.

Catalonia is probably the most advanced region of Spain. It enjoys far reaching autonomy over internal matters. Last June the Catalan parliament was besieged by protesters when heavy austerity measures were voted. Health care spending was hit hardest of all.

As a result of this, numerous community health centres are being closed. According to the newspapers at least two people have died who couldn’t be assisted in time because of the cuts. The first victims of the crisis. It’s outrageous. With all the billions of dollars being used to save banks, there are people left to die for lack of medical personel. And we’re not talking about the third world here, we’re talking about one of the richest regions in Western Europe.

The actions of the 15M in Catalonia focussed a lot on the cutbacks in health care, and have being going on at local level for months. I haven’t got any details. The organisational structure of the movement is based on the neighbourhood assemblies. As I heard, there doesn’t exist a General Assembly in Plaça Catalunya any more.

 

Now the lights of Barcelona have faded away in the distance for some time already, a bright winter sun has risen over the sea. I love it. The ferryboat is definitely my favourite way of travelling. Nothing compares to these glorious floating hotels.

I sit on the deck and I wonder. About Aeneas and Dido, about Odysseus and Circe. Far far away I see the foggy silhouet of the shore. If I had gone east a month ago, which I was seriously planning to do, I would have gone over land. Nothing wrong with that. Everything has a fourth dimension, and I would have told you about Hannibal’s army marching along the shore from Cartagena and crossing the Alps into Italy with 20.000 soldiers and 39 elephants. Or I would have told you about Napoleon’s legendary first Italian campaign in 1796-97, when the 27 year old general took control of the delapidated Armata d’Italia on the Côte d’Azur, and went on to set the stage for his grand Homeric adventure.

But here on the boat, there’s another story that comes to mind. It started in Genoa, years ago. I was there for a few days and I teamed up with an American student from Yale, to discover the traces of flemish master Peter-Paul Rubens. For me it was just fun, but for my companion it was a very serious task. He got to travel all over the Mediterranean to write a paper about a famous American journalist. It’s one of the advantages of an Ivy League education.

“Who was this journalist?” I asked.

“Mark Twain. Do you know him?”

I did, actually. But I didn’t know anything about his memorable trip to Europe.

From the top of my head it must have been the late 1850s, just before the American Civil War, and in the first stages of the final conquest of the West. A newspaper from New York had organised a voyage by steamer to the Holy Land, calling at all of the major ports of the European shore of the Mediterranean. The American jetset of the day would all be there. They were modern pilgrims searching for their roots, and the young Mark Twain was sent along to document the trip.

His account was published under the title The Innocents Abroad. I laid my hands on a copy, and I was glad that I did. Not only is it one of the most enjoyable travel stories I have ever read, it’s also a priceless description of the time.

Just one example. In Venice, during most of the Venetian Republic, the jews were not allowed to live outside of their ghetto. For everyone to fit in the few guarded blocks of the Canaregio islands, the buildings of the jewish quarter were relatively high, reaching up to seven or eight floors. When Twain passes through the ghetto, he is impressed. Nowhere in America had he ever witnessed such ‘skyscrapers’.

 

Twain paints his fellow travellers with irony, and makes them look more like modern barbarians than pilgrims. They are so used to look towards the open space and the future that they have difficulty to comprehend and appreciate the past. In a certain sense they are the archetype of the contemporary American tourists who come to do ‘Europe in a week’.

As the pilgrim voyagers peal through history from the Rennaisance and the Middle Ages through Roman and Greek Antiquity, down to the Holy Land, the account of Twain tells you as much about the new world as it does about the old.

 

We have past Corsica. On the port side you can see the lights of Elba. There is a great story here to be told, but not today. In a few hours I will arrive at Civitavecchia near Rome. From there on, I might go looking for revolution further East.

 

Soon,

Oscar

 

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 00:17
  

Comme d'habitude (le lundi) à 18h au café les Ramblas sur le boulevard  (en face de la place St Charles)

11 personnes présentes

Points abordés :


1/ Action du 14/01 (voir plus bas)

Préparation chez Marleen à 14h30 jeudi, départ 14h Maison Carrée. Contacter Joëlle, il reste 1 place dans sa voiture. Contacter Marleen pour venir directement (06.10.02.23.41).
Discussion sur les idées de pancartes et instruments de musique à fabriquer.


2/ discussion autour des rencontres avec les indignés de Montpellier. Certains y sont allés individuellement, faut-il qu'on y aille en groupe ?


3/ agora de Rome, Vlad aimerait y aller, si quelqu'un a des bons plans, prévenir Vlad (n'a pas de téléphone ni mail) ou Marleen qui le verra mercredi.

Piqure de rappel :
Action le 14 janvier à Nîmes.
Journée internationales des assemblées d'indigné-e-s.


Programme :


1/ 13h pique nique à la Maison Carrée.
2/ 14h assemblée à la Maison Carrée, ordre du jour :
-présentation du mouvement des indignés.
-lecture de la charte / du manifest
-définir le parcours de la farandole dans les rues piétonnes
-divers
3/ 15h départ de la farandole avec comme thème : carnaval électoral.

Apportez vous revendications (panneaux homme/femme sandwich, pancartes etc), instruments de musique, déguisements ...


Venez nombreux !


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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 14:59

 

 

 

 

Publié par
footballl

post non vérifié par la rédaction

 

ETATS UNIS : LA REPRESSION DES INDIGNES SE POURSUIT : Que fait l'ONU ? Que fait la Communauté internationale ?

    

  Aux Etats Unis, le mouvement des Indignés tente de s'organiser pour protester contre  le pouvoir de la finance, qui pénalise et écrase, le peuple américain.
Cette même finance, qui a provoqué la crise que nous connaissons , permettant  le vote de mesures restrictives, austérité, visant à écraser toujours plus les peuples,  y compris le peuple américain, victime, du chomage.  Aux Etats unis, la pauvreté, est un véritable fléau. 

Les gouvernants américains, se disent démocratiques, mais n'hésitent pas à réprimer sévèrement,  les manifestants américains, dénoncant les abus de la finance, dont le monde est victime aujourd'hui.  Ils n'hésitent pas à tourner le dos aux plus pauvres dont le nombre grandit.
Face à ces protestations à Wall Street,  les forces de l'Ordre sont de sortie, vous vous en doutez..  Le but est donc de réprimer les manifestants  pour éteindre le mouvement et la protestation.  De nombreuses arrestations, interpellations, ont lieu également. 

Pendant ce temps les banquiers ont obtenu leur Bonus à Noel .  youpi  !

L'ONU est étrangement silencieuse, face à cette forte répression particulièrement injuste.  C'est étonnant non ? lol   Ah non pardon , qui  a la main mise sur l'ONU au fait ????????? .
   Il en va de même de la communauté internationnale, qui ne s'offusque pas cette fois ci contre ces agissements qui s'abattent sur le peuple américain.    Tout dépent certainement de sa position économique dans le monde, c'est sans doute la raison pour laquelle, c'est tolérer dans ce cas précis, dans ce pays dit "démocratique".

Vagues de protestation, du peuple américain également contre une loi abusive,  digne d'un dictateur :  La  Loi Décret dite de  Défense nationale .

Loi qui permettrait à l'armée US , d'arrêter partout dans le monde les opposants aux politiques officielles ,  sans procès et  les enfermer de façon indéterminée, voire pire.

T es pas d'accord avec notre politique, donc tu es un terroriste, et on a le droit de t 'enfermer  sans motif, pendant une durée indéterminée.    Cool. Ca évite l'administratif, ca va plus vite. 


Belle démocratie, la constitution américaine est baffouée chaque jour un peu plus.  Et le pauvre peuple américain en subit les lourdes et graves conséquences.


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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 14:55


http://resistanceinventerre.wordpress.com/

La Nouvelle République  08/01/2012

Désobéir et faire le clown : un gage de démocratie : www.desobeir.net

 Les Désobéissants et les Clowns activistes tiennent un stage de formation ce week-end, pour apprendre à manifester et à lutter autrement, sans violence.

Le stage réunit une quarantaine de participants, venus de Nantes, de Paris, mais aussi de Tours. Ils sont accueillis chez un particulier amboisien.-


Le stage est ouvert à chacun, qu’elles que soient ses opinions politiques ou religieuses. Mais bon, il y a peu de chance - ou de risque diraient peut-être les organisateurs - de trouver un encarté à l’UMP parmi la quarantaine de stagiaires qui a fait le déplacement à Amboise.

 

Jeunes, moins jeunes, étudiants, salariés, retraités… ils sont là pour une formation bien particulière, organisée par les Désobéissants et les Clowns activistes. « Les Désobéissants sont un collectif national mais avec plein d’antennes locales, qui se veulent un outil au service des luttes progressistes, sociales et écologistes », expliquent en cœur Joseph et Rémi. Mais attention, il s’agit de lutte non-violente.

Le but de la formation consiste, en gros, à apprendre à manifester, à se comporter pour être vu et entendu, « visible et efficace, dans toutes sortes de situations différentes… Apprendre la gestion des médias, la négociation avec la police, appréhender les aspects juridiques ».

 Si les Désobéissants n’appellent jamais à sortir de la légalité, ils reconnaissent que certaines actions en dehors des lois peuvent être légitimes, « quitte à se retrouver devant un tribunal, qui sert alors de tribune pour une lutte, comme par exemple pour les personnes qui hébergent des sans-papiers ».

Quant à JB, il est le formateur pour la partie clown activiste du stage. « Le clown activiste est un clown subversif, qui est toujours pour ; pour le militaire, pour le policier, pour le nucléaire… J’imite, donc je clowne », explique JB avec humour mais sans un sourire ! Nez rouge indispensable, tenues improbables conseillées, accessoires recommandés, les stagiaires apprennent par exemple à « aider » les CRS lors de manifestations en créant des cordons de sécurité improbables, « ou bien nous leur proposons des câlins s’ils pleurent en raison des gaz lacrymogènes qu’ils lancent. »

  Dérision et ridicule sont les deux forces de ces clowns particuliers, qui déstabilisent les autorités par leurs actions. Quelle attitude adopter alors qu’ils ne font preuve d’aucune violence ? Ce moyen de lutte est né en Angleterre au début des années 2000, avant d’essaimer, en France notamment. Ils ont déjà agi à Paris auprès des Indignés ou encore lors de sommets politiques internationaux.

On n’a pas eu encore l’occasion de les rencontrer en Touraine, mais avec ce premier stage à Amboise, il ne faudra pas s’étonner si désormais quelques nez rouges apparaissent au cours de prochaines manifestations.

 

www.desobeir.net


Pascal Laurent


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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 14:53

 

Les Indignés 2011 laisseront-ils la place aux Impliqués 2012 ? Si l'on en croit la ribambelle des voeux de nos politiques, cette année sera celle où "nous allons pouvoir changer de destin". Nouveau mot d'ordre à adopter sans attendre : impliquez-vous !



Copyright Reuters
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De la part des candidats de tous bords, l'heure est au refus de la fatalité. Idem dans le monde de l'entreprise : les salariés de SeaFrance ont pris en main leur destin, selon la formule de Nathalie Kosciusko-Morizet, eux qui ont décidé un projet de Scop pour sauver leur navire en liquidation judiciaire. "Demandez-vous non pas ce que votre pays peut faire pour vous. Demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays..." Les propos de John Kennedy, tenus le jour de son investiture le 20 janvier 1961, n'ont jamais été autant d'actualité.

En ce début d'année 2012, la tendance est à l'implication de chacun et de tous. Et pour cause. Si 2011 a été l'année des Indignés, elle a aussi été celle des Imprévus. De Fukushima aux révolutions arabes, en passant par la chute de Strauss-Kahn et la crise de l'euro, chaque épisode est venu bousculer des ordres établis que personne ne songeait à remettre en cause. Donnant par là l'occasion à des femmes et des hommes de se mettre en mouvement pour affronter des défis difficiles. "Nous devons aider cette société à reprendre confiance, lui donner envie d'elle-même", écrit Jean-Paul Delevoye, dans son dernier livre "Reprenons-nous", à paraître le 12 janvier. Pour le président du Conseil économique, social et environnemental, "cela ne se fera pas de l'extérieur, sans une implication personnelle. Cela nécessite d'entrer dans une logique qui n'est plus celle de la contrainte mais celle de l'accompagnement et de la valorisation. Nous ne devons pas considérer la société ou ses membres comme des adversaires mais chercher à les transformer en partenaires".

 

Ecouter pour mieux dialoguer

Essentiel désormais : la capacité à faire comprendre les enjeux, à partager les efforts, à susciter le débat, à communiquer, à mobiliser les bonnes volontés et les intelligences. Les cancérologues sont unanimes : mieux soigner les malades revient à les mobiliser, à faire en sorte qu'ils s'engagent. Plus ils participent à la lutte, mieux ils s'en sortent. "Dans les différents mandats que j'ai exercés, j'ai vu l'énergie que l'on peut mobiliser au service d'une cause, lorsqu'on écoute ceux qu'elle concerne, lorsqu'on dialogue avec eux, lorsqu'on leur fait confiance, lorsqu'on croise les compétences, lorsqu'on abandonne les préjugés et les idéologies", insiste Jean-Paul Delevoye.

Du côté des directions d'entreprises, s'impliquer, c'est donc commencer par écouter les salariés. Non pas juste une consultation formelle au travers des baromètres de satisfactions. Toutes les entreprises en ont aujourd'hui. Mais une écoute qui permette d'associer les individus dans des projets, d'élaborer les changements et non pas de "vendre" un énième plan stratégique. Encore faut-il renoncer au sentiment de supériorité qui prévaut chez la plupart des dirigeants. "Etre ministre ou être élu, ce n'est pas être au-dessus des autres, c'est simplement porter sur ses épaules davantage de responsabilités pour tous", rappelle Delevoye.

Qui dit sens de l'implication, dit aussi nouveaux indicateurs de performance. Comptabiliser aussi l'effort, la force du don de l'échange et du partage et non pas seulement les parts de marché. Les indicateurs d'hier ne peuvent plus donner les axes de croissance de demain. Souvent, les salariés ne demandent qu'une chose : pouvoir travailler mieux, de manière plus intéressante, plus investie. Si on les mobilise, si on leur fait confiance, ils sont à même de voir ce qui peut être amélioré.

 

L'humanisme en marche

Côté salarié, "la mission professionnelle ne se limite pas forcément à l'entreprise elle-même. Nous avons la mission qui consiste à répondre aux besoins d'autrui (les clients de l'entreprise) mais en tant que personne, nous avons également la mission qui consiste à nouer des relations amicales avec ceux qui travaillent à nos côtés et à développer et enrichir notre définition de poste", écrivent Nuria Chinchilla et Maruja Moragas dans "Maîtres de notre destin" (Editions Les Carnets de l'Info).

S'impliquer, c'est donc retrouver le goût de l'autre. Nombre de penseurs actuels s'accordent sur la formule de Roger-Maurice Bonnet : "le XXIème siècle sera humaniste ou ne sera pas." La seule manière de faire fructifier la richesse humaine est d'assurer le dialogue et l'écoute mutuelle. On commence à entrevoir que l'engagement et l'empathie seront nos sources de bonheur, plus que l'avoir, la consommation et le montant de notre compte en banque. "Cessons de nous comporter en consommateurs, revendiquons plutôt nos responsabilités", conclut Jean-Paul Delevoye. Façon de dire qu'il appartient à chacun d'inventer la vie que nous souhaitons... Tâche exigeante certes, mais désormais indispensable pour que 2012 donne forme à notre destin.

 

Sophie Péters - 09/01/2012, 15:17

 

 

http://www.latribune.fr/blogs/mieux-dans-mon-job/20120109trib000676611/2012-impliquez-vous-.html
blog - 09/01/2012 | 15:17
   
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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 14:52

 

http://blog.slateafrique.com/femmes-afrique/2012/01/09/les-indignees-du-mali/

L'Auteur

Anne Collet


« Indignons nous ». « Indignons nous parce que la république du Mali ne respecte pas ses engagements », «indignons-nous face au nouveau Code des personnes et de la famille, qui vient d’être adopté en seconde lecture par l’Assemblée Nationale, le 2 décembre 2011. Ce code, qui était censé corriger les discriminations et améliorer le statut de la femme malienne et des enfants maliens, en réduisant les inégalités et en harmonisant les lois internes avec les conventions régionales et internationales ratifiées, a été une véritable déception et un vrai recul en matière de droits humains des femmes et des enfants », tel est le mot d’ordre de l’Espace d’échanges et de concertation des femmes du Mali, collectif qui rassemble une vingtaine d’associations de défense des droits des femmes. « Nous, Signataires de la présente pétition, demandons au chef de l’Etat de ne pas le promulguer et à nos députés de formuler, de proposer et de faire adopter par l’Assemblée Nationale un Code des personnes et de la famille conforme aux engagements internationaux du Mali », ajoute-t-il dans le communiqué de presse de présentation d’une pétition demandant au président Amadou Toumani Touré (ATT), de faire machine arrière.

De son côté, Femmes droits et développement en Afrique (Wildaf Mali) a organisé le 31 décembre dans un hôtel de Bamako une journée d’information sur le nouveau code qu’il dénonce. Le réseau créé en 1995 rassemble lui aussi une vingtaine d’associations dont le but est la protection et la promotion des droits de la femme et de l’enfant.

Pour rappel, le nouveau code fait la part belle aux considérations religieuses dans un pays qui pourtant proclame sa laïcité au travers de sa constitution. Lors de la réunion du 31 décembre, Wildaf a pointé du doigt quelques dispositions pour le moins surprenantes. «La femme reste et demeure une éternelle mineure (elle doit obéissance à son mari). Elle n’a pas à donner son consentement pour le mariage de sa fille mineure ce qui laisse la porte grande ouverte au mariage précoce et forcé. Elle n’a plus d’avis à donner sur la tutelle de ses enfants mineurs, Elle n’est plus responsable de sa famille en cas de décès du mari, qui sera alors remplacé par le conseil de famille. Pour Wildaf comme pour nombre d’associations, avec ces dispositions, la société malienne fait un bond en arrière de cinquante ans. En effet, même les droits acquis en 1962, lors de l’adoption de la première Constitution du Mali indépendant, ont été revus à la baisse. L’histoire de ce nouveau code des personnes et de la famille est pour le moins mouvementée. Pour en connaître les détails, relire sur ce blog la note datée du 9 décembre 2011 et intitulée « Les droits des Maliennes reculent ». 

Des femmes rurales du Mali

« La démocratie pour les citoyens, y compris, parmi eux, les plus pauvres et les plus défavorisés, se juge, avant tout, à l’aune du respect scrupuleux et de la pleine jouissance de tous les droits, civils et politiques, économiques, sociaux et culturels… », telle était en substance la déclaration de Bamako, signée le 30 novembre 2000 lors d’un symposium international sur le bilan des pratiques et de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone, à laquelle le Mali avait pleinement souscrit, rapporte Ciwara Infos en relayant l’appel à l’indignation.

 

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