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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 14:56

Le buvard bavard -12 janvier 2012

 


De très nombreuses actions citoyennes ont eu lieu en 2011. Certaines se sont soldées par des échecs ou ont fait l’objet d’un constat mitigé et d’autres encore ont été couronnées de succès. Mais toutes, ont créé des liens.
Des campements ont vu le jour dans les semaines qui ont suivi le 15 octobre. Certains ont été levés, le temps de l’hiver ou sur ordre des autorités locales, d’autres perdurent malgré des conditions météorologiques difficiles.  
Des logements vides (parmis les quelques 3 millions de logements inoccupés en Espagne) ont été investis par les « Indignados » (à Barcelone entre autres) pour y loger des familles victimes d’expulsions. Notons que suite aux procès intenté contre les nouveaux occupants d’un bâtiment (baptisé Edificio 15-O) dont le propriétaire est une banque (Cajamar), la justice a prononcé un non-lieu le 7 novembre dernier. Ce cas fait indubitablement date et certainement jurisprudence. Rappelons que la spéculation immobilière est à l’origine de plus de 300 expulsions par jour dans la péninsule ibérique.
Les villes européennes comptent une proportion importante de logements vacants, que les municipalités préfèrent murer ou laisser à l’abandon plutôt que de les réquisitionner passé un certain délai d’innocupation. Ces pratiques, vous l’aurez compris, encouragent la spéculation. Mais au regard des actions déjà entreprises, les squatteurs du 21ème siècle n’ont certainement pas dit leur dernier mot.
De futurs projets sont en cours de préparation un peu partout dans le monde. Outre l’Agora Internationale de Rome du 11 au 17 janvier et les arrivées des marches indignées à Athènes et à Paris en avril, la mobilisation globale de mai 2012 se dessine d’ors et déjà comme le point d’orgue d’une vague en formation.
A l’image du courage dont témoigne les militants du Mouvement du 20 Février, de l’opiniâtreté et de la créativité des « Indignés » de la Défense, résistant vaille que vaille contre les assauts incessants et les violences des forces de l’ordre durant des semaines, de l’influence du courant Occupy en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, les acteurs des mouvances citoyennes semblent déterminés à ne pas relâcher la pression et à profiter de la trêve hivernale pour reprendre des forces et revenir grandis en 2012.


Littéralement,
Badi Baltazar

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 14:53

Nabile Farès, psychanalyste et écrivain, s'interroge sur la naissance et la fortune de l'expression «dette souveraine», d'une dette «présente dans les coulisses de la mise en scène sociale, dans les différents domaines de la vie politique institutionnelle».


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puceinvite.jpgOn peut se demander aujourd’hui pourquoi ces termes de «dette souveraine» apparaissent avec tant de force et de répétition dans les langages communs, eux aussi répétitifs, presqu’orwelliens, langue de bois du politique; ceci, surtout en ce qui concerne l’Europe, comme si seule l’Europe pouvait approcher, même d’une façon obscure, non transparente, seulement symptomatique, les questions qui hantent depuis toujours, de manières inégales, différentes, au fur et à mesure du développement, si celui-ci existe, les systèmes politiques qui ont, ô paradoxes, surtout s’il s’agit de dictature, de tyrannie, la prétention –ce mot est à prendre en considération comme tel– de nous faire non pas rêver mais croire que par leurs médiations inspirées, intermédiaires, efficacités, gouvernements et présidences mêlées, nous allons, nous, pauvres êtres humains parlants et vivants, être débarrassés des infortunes, inégalités, hiérarchies, bêtises, dont nous sommes autant les acteurs, les supporters foolboulisants, nationalisants, hermétiques, braillards, que les dupes et victimes non encore pleinement « reconnues.»

Sans doute, aimons-nous nous plaindre des maux que nous fabriquons tant nous sommes demeurés sensibles à l’hypnose du langage et à son insolite, active, insoupçonnée, aimée, persuasion. Et, si nous aimons, apprécions, d’être dominés par le langage, nous offrons de beaux jours aux dictatures des corps et des esprits, qu'elles soient dites ainsi religieuses ou non. En quoi, alors, la reconnaissance, dans les mots de «dette souveraine», nous intéresse, pour autant que lorsque le terme de «dette» apparaît nous puissions penser qu’il s’agit de reconnaissance, de paiement, de prix, salaire, de recouvrement, d’endettement, d’histoire, et, d’oubli: «dette de quoi?», «dette de qui?»

En quoi, ce mot, «la dette», nomme-t-il quelque traitement très archaïque –dans le sens originaire– du politique, alors que nous pourrions estimer, nous êtres du XXIe siècle, que le politique, dans sa nécessité commune, sociale, doctrinale, intellectuelle, éthique, matérielle, aurait dû nous éloigner d’une telle fonction, résurgence, présence, dite, cette fois, «souveraine», de la dette?

Qu’est-ce qu’une dette?

Qu’est-ce qu’être en dette de… quelqu’un? d’une histoire? d’une mémoire? A quel fond, réalité éthique, juridique, sociale, puise la dette? De quel fond, de quelle réalité s’agit-t-il?

Fond langagier, sans doute, mais, pas seulement.

Le mot dette intéresse la somme de sens, contexte, qui, symboliquement, concerne ce mot, selon les cultures, les imaginaires, les représentations, autant que l’acte, les relations que, cette fois, la dette, toujours historique, toujours temporellement, noue; sacs de nœuds, pourrait-on dire, au-delà de toute vulgarité, dans lesquels tout le monde, à titre collectif autant qu’individuel, est pris.

Autrement dit, la dette intéresse bien des domaines de l’humain et, en ce sens, elle est souveraine pour autant que l’humain, nous, à quelque titre, avions oublié, que nous sommes, justement, parfois, injustement, souvent, en dette de nous-mêmes en nous laissant aller à l’inhumain, ce que nous avons fini par nommer l’inhumain , le meurtre, la torture, la jouissance du massacre, la maltraitance des femmes, des enfants, des hommes, des parents, des ennemis et, qui, encore… Ne remontons pas à Homère, Aristote, restons dans notre proximité philosophique, sociologique, et retrouvons dans une œuvre contemporaine –elle date d’un siècle– celle de Marcel Mauss ce qui a fait l’émerveillement de tant de lectrices et lecteurs, ce fameux texte de «L’essai sur le don…» dont on apprécie la suite de l’intitulé «Forme et raison de l’échange dans les sociétés archaïques», dont, décidemment, on relèvera immédiatement le terme d’archaïque pour en donner une signification premiè- re, non idéologique et outrageusement moderniste.

Archaïque désigne une référence logique, épistémologique, symbolique et sémantique avec ce qui serait au commencement, ce qui serait au principe de… Les sociétés dites archaïques désigneraient alors les sociétés qui nous permettent de penser les organisations parentales, sociales, politiques, matérielles, spirituelles complexes dont les formes de productions et d’échanges peuvent être ramenées à des types de relations qui incluent des processus sociaux de valeurs, de biens, de langues, qui s’échangent à partir de rapports hiérarchiques et contraignants de dettes, de dons, de contre-dons, obligations, devoirs, acceptations, refus, transformations, reconnaissances, vols, rapts, duperies, salaires, violences, dominations … On pourrait comparer la valeur du don et du contre-don, nécessitée par l’échange, à la plus-value, telle que Althusser nous l’a proposée à entendre dans sa lecture symptômale des textes de Marx et de l’histoire contemporaine, et, alors, dire que la valeur, sous forme de «plus-value», est la part «en plus» –« le plus-de-jouir» pour Lacan– des sociétés dites modernes, ce qui, au-delà du salaire, représenterait la part impayée qui alimente, rend possible les processus de productions et de dominations.

Autrement dit, dans les sociétés archaïques ou pas, dans les sociétés dites modernes, la dette est souveraine en tant qu’elle est au cœur, et, en même temps, transversale au processus de productions matérielles, sociales, politiques, institutionnelles, rituelles, spirituelles, religieuses de toute société.

Elle peut être dite souveraine en tant qu’elle est présente dans les coulisses de la mise en scène sociale, dans les différents domaines de la vie politique institutionnelle.

Comme telle, on aimerait bien en être débarrassée, se sentir soi-même à l’abri, remettre et faire payer «sa» dette par quelqu’un d’autre, trouver un moyen, une politique qui nous débarrasserait enfin de toute dette. Peut-être est-ce bien ce qu’on entend si aisément aujourd’hui à travers les évènements en cours dans les pays arabes et dans les autres pays sous forme de discours de révolutions ou de manifestations d’Indigné.e.s, paroles qui, sur les places publiques, réclament aux gouvernants, aux systèmes politiques en place depuis quelques généra- tions, décennies, maintenant, de payer la dette impayée aux peuples citoyens appauvris par les styles de hiérarchisations, enrichissements obscènes, inégalités; dynamique historique et politique qui engage, tout comme aux premiers âges de l’invention sociale de la culture, une mise en acte contraignante et constituante, des réflexions qui touchent aux principes de la vie civile, celle d’une vie en société qui, par sa forme politique, reconnaissance du pacte civil, son inscription éthique d’obligations et de reconnaissances, ne mettrait pas en cause celui-ci.

Nabile Farès, psychanalyste, Alger- paris.

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 14:51
| Par La rédaction de Mediapart

Imad Ghalioun, député syrien de la ville de Homs, a marqué publiquement sa rupture avec le régime de Bachar el-Assad et a rejoint l'opposition.

Exilé au Caire, il explique dans une interview à la chaîne Al-Arabyia qu'il a pu fuir la Syrie avant qu'il ne soit interdit aux responsables de quitter le pays.

Le député évoque la possibilité que d'autres députés rejoignent l'opposition. « Nombreux sont les députés parlementaires qui ont des positions patriotiques et soutiennent le mouvement populaire, affirme-t-il en ajoutant que c’est tout de même incroyable qu’un député ne puisse pas s’exprimer librement par peur de son sort et de celui de sa famille et de son entourage. Imaginez alors la situation des autres. »

Le député dissident décrit sa ville de Homs, devenue le cœur de la révolte contre le régime et de la répression : « Plus aucun service public, les poubelles ne sont plus ramassées, pas d’électricité… la situation humanitaire est dramatique. »

Également membre de la commission du budget, Imad Ghalioun évoque la situation catastrophique de l'économie syrienne totalement paralysée. « La collecte fiscale qui devait s’élever à 340 milliards de livres syriennes (4,6 milliards d'euros) n’a été que de 5 milliards de livres (70 millions d'euros). »

Imad Ghalioun est le premier député à avoir rompu avec le régime qui poursuit la répression de la révolte populaire qui a fait depuis mars 2011 5.000 morts selon l'ONU.

Pour voir l'interview en arabe sur al-Arabyia, cliquez ici.

Pour lire l'interview traduite en français par les internautes du compte Twitter Révolution syrienne, cliquez ici.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 14:45
Marianne - La plume d'Aliocha - Blogueuse associée | Lundi 16 Janvier 2012 à 15:01

 

Trop de déficit public, trop de chômage, pas assez de croissance : la France a joué... et a perdu son triple A. La décision de Standard & Poor's rendue publique le 13 janvier soulève de nombreuses interrogations sur la légitimé d'une agence de notation à imposer ses décisions aux gouvernements. Eléments de réponse avec la blogueuse Aliocha.



(Dessin de Louison)
(Dessin de Louison)
Enron, les subprimes, les banques islandaises, et j’en oublie. On ne compte plus les « erreurs » des agences de notation. La vérité, c’est qu’il ne s’agissait pas d’erreurs. A chaque fois, elles ont encouragé ce qu’elles croyaient juste en application de leur vision libérale (ultra-libérale ?) de l’économie.

En cela, elles ont largement contribué à la crise de 2008, laquelle nous a mené où nous savons. Et il reste encore des gens pour leur accorder le crédit de l’objectivité ? Mais est-ce qu’on ne marcherait pas sur la tête ? « Qu’importe, il est exact que notre déficit public est excessif » avancent, un peu embarrassés aux entournures, ceux qui ne savent plus très bien quoi penser de la situation.

Voici le texte du communiqué de Standard @ Poor’s. Il faut lire le texte, attentivement, mot à mot jusqu’à la fin, pour se rendre compte de son caractère profondément idéologique. Ce n’est pas un défaut en soi, ce qui est ennuyeux, c’est de le prendre pour argent comptant. Comme s’il s’agissait d’un avis parfaitement scientifique et incontestable. Et ce qui est encore plus fâcheux, c’est que l’agence se permette de donner des consignes politiques pour améliorer la situation.

Mais là où cela devient franchement ahurissant, c’est quand les politiques et les médias se jettent dans le panneau, paniquent la population, et promettent d’obéir aveuglément à l’avis de Standard & Poor’s. En clair, nous sommes en train de confier les rênes de notre pays à une agence de notation. Serions-nous devenus fous ?
Je n’ai guère de tendresse pour ces agences, mais je crois qu’elles-mêmes n’ont jamais revendiqué pareil pouvoir. Seulement voilà, leur avis compte sur les marchés financiers (moins qu’on ne l’imagine), sert les intérêts des politiques en pleine campagne présidentielle (plus qu’on ne le pense) et alimente les médias (au même titre que le tsunami au Japon ou l’affaire DSK). Une fois qu’on a créé la panique, il s’agit d’informer minute après minute des derniers développements de la catastrophe, des réactions des uns et des autres, des conséquences sur la vie des français etc.

Le communiqué de Standard & Poor's

PARIS, le 13 janvier 2013
Résumé

Standard & Poor’s abaisse la note à long terme, non sollicitée, de la République Française à « AA+ ». Dans le même temps, nous confirmons la note à court terme, non sollicitée, de la République Française à « A-1+ ». Cet abaissement traduit notre opinion sur l’impact des difficultés croissantes de la zone euro — à laquelle la France est étroitement intégrée — dans les domaines politique, financier et monétaire.
La perspective attachée à la note à long terme est « négative ».

Décision de notation

Le 13 janvier 2012, Standard & Poor’s Ratings Services abaisse la note non sollicitée à long terme de la République Française de « AAA » à « AA+ ». Dans le même temps, la note non sollicitée à court terme « A-1+ » est confirmée. Ces notes sont retirées de la liste de surveillance où elles avaient été placées avec implication négative le 5 décembre 2011. La perspective attachée à la note à long terme est « négative ».
Notre évaluation des risques de transfert et de convertibilité (T&C) pour la France, comme pour tous les membres de l’Union Economique et Monétaire Européenne (la zone euro) demeure « AAA », car nous estimons extrêmement faible la probabilité que la Banque Centrale Européenne (BCE) limite l’accès des entités non-étatiques aux devises étrangères pour le service de leurs dettes.
Cette opinionse fonde sur l’accès plein et entier aux devises étrangères dont bénéficient actuellement les détenteurs d’euros, situation qui nous semble devoir perdurer dans un avenir prévisible.

Argumentaire

L’abaissement traduit notre opinion sur l’impact des difficultés croissantes de la zone euro dans les domaines politique, financier et monétaire. L’issue du sommet de l’Union Européenne du 9 décembre 2011 et les déclarations ultérieures des différents responsables politiques nous ont conduit à considérer que l’accord obtenu ne constituait pas une avancée suffisamment importante, ni dans son étendue, ni dans son montant, pour permettre de résoudre structurellement les difficultés financières de la zone euro.

Nous estimons que cet accord politique n’offre ni les ressources additionnelles, ni la flexibilité opérationnelle suffisantes pour soutenir les plans de sauvetage européens et ne constituerait pas non plus une mesure de soutien suffisante pour les Etats de la zone euro faisant l’objet d’une pression accrue des marchés.

Nous pensons également que cet accord se base sur un diagnostic incomplet des causes de la crise, à savoir que les turbulences financières actuelles proviendraient essentiellement du laxisme budgétaire à la périphérie de la zone euro. Nous pensons pour notre part que les problèmes financiers auxquels la zone doit faire face sont au moins autant la conséquence de l’accroissement de déséquilibres extérieurs et de divergences en matière de compétitivité entre les pays du noyau dur de la zone et les pays dits « périphériques ».

Il nous semble donc qu’un processus de réformes basé sur le seul pilier de l’austérité budgétaire risque d’aller à l’encontre du but recherché, à mesure que la demande intérieure diminue en écho aux inquiétudes croissantes des consommateurs en matière de sécurité de l’emploi et de pouvoir d’achat, entraînant l’érosion des recettes fiscales.
Par conséquent, nous avons ajusté à la baisse le score « politique et institutionnel » de la France, conformément à nos critères de notation des Etats Souverains.

Cette décision traduit notre opinion selon laquelle l’efficacité, la stabilité et la prévisibilité des politiques et des institutions européennes n’ont pas été suffisamment renforcées au regard de l’intensité de ce que nous estimons être une crise financière qui s’accroît et s’aggrave au sein de la zone euro. Les notes de la France continuent de refléter notre opinion sur le fait que le pays bénéficie d’une économie riche, diversifiée et résiliente, ainsi que d’une main d’œuvre hautement qualifiée et productive.

Ces points forts sont partiellement contrebalancés, selon nous, par un endettement public relativement élevé ainsi que par les rigidités du marché du travail. Nous notons toutefois que le gouvernement a engagé une stratégie de consolidation budgétaire ainsi que des réformes structurelles à cet égard.

Perspective : négative

La perspective « négative » attachée à la note à long terme de la France indique qu’il existe selon nous au moins une chance sur trois pour que la note soit à nouveau abaissée en 2012 ou en 2013 :
– si les finances publiques déviaient de la trajectoire prévue par les projets de consolidation budgétaire.
– si la croissance économique de la France pour 2012 et 2013 se révélait inférieure aux prévisions actuelles du gouvernement (respectivement de 1% et 2%), les mesures budgétaires annoncées à ce jour pourraient s’avérer insuffisantes pour atteindre les objectifs de réduction des déficits pour ces mêmes années.
– si les déficits publics de la France restaient proches des niveaux actuels, conduisant à l’augmentation progressive de la dette publique nette au-delà de 100% du PIB (contre un peu plus de 80% actuellement), ou si la croissance économique devait demeurer faible sur une période longue, cela pourrait conduire à une dégradation d’un cran de la note.
– si un accroissement des risques économiques et financiers dans la zone euro conduisait à une augmentation substantielle des engagements conditionnels ou à une détérioration significative des conditions de financement extérieur.

A l’inverse, la note pourrait se stabiliser au niveau actuel si les pouvoirs publics parviennent à mettre en œuvre de nouvelles réductions des déficits afin de stabiliser le ratio d’endettement public dans les deux à trois prochaines années, ainsi qu’à mettre en place des réformes favorisant la croissance économique.

« Les agences n’ont pas d’autre pouvoir que celui qu’on leur accorde. »

Vous aurez compris que les agences nous attendent au tournant. Elles vont désormais juger la pertinence des réformes qu’on ne manquera pas de mettre en oeuvre pour leur plaire. A  l’aune de leur propre vision de l’économie.

Tirons donc le fil de tout ceci. La note est importante car elle contribue à déterminer le taux auquel nous empruntons. Je dis bien « contribue ». Point. Lui accorder un quelconque autre effet relève de la plus pure aberration. Les agences n’ont pas d’autre pouvoir que celui qu’on leur accorde.
Seulement voilà, nous sommes en train de découvrir, effarés, à quel point nous nous sommes livrés pieds et poings liés aux marchés financiers. Et dans ce contexte en effet, il devient difficile de mépriser la note attribuée par Standard & Poor’s à la France. De là à en surestimer le poids…
 
Retrouvez Aliocha sur son blog.

 

Qui a fait reines les agences de notations ?
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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 14:41

 

Entretien 15/01/2012 à 12h33

Rue89 - Thierry Ribault

 

 

 

Une femme manifeste contre le nucléaire. Sur la banderole : « Maman que se passe-t-il ? » (Thierry Ribault)

 

Nasubi est engagé depuis 1986 dans la défense des droits des travailleurs journaliers, notamment dans les « yoseba », grands marchés de main-d'œuvre temporaire largement sous contrôle des yakuzas, que l'on trouve à Tokyo (San'ya), à Osaka (Kamagasaki) ou encore à Yokohama (Kotobuki).

En juillet 2011, Nasubi a publié sous ce nom d'emprunt, un « Manuel de sécurité à l'usage des travailleurs du nucléaire ». Nous l'avons rencontré le 11 décembre 2011 à Tokyo, peu avant le départ d'une manifestation antinucléaire, devant les bâtiments du ministère de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie.

Thierry Ribault : Comment est né votre engagement et en quoi consiste-t-il ?

Nasubi : Mon engagement actuel dans la lutte antinucléaire consiste à faire connaître les conditions de vie et de travail des travailleurs du nucléaire et le système de sous-traitance dont ils font l'objet. A l'origine, je luttais dans les mouvements de travailleurs journaliers. Beaucoup d'entre eux ont été, et sont toujours, recrutés pour être envoyés dans les centrales nucléaires.

Les militants antinucléaires connaissent le problème, mais ne s'engagent pas suffisamment par rapport aux problèmes spécifiques de ces travailleurs. Les syndicats japonais ne se préoccupent pas plus de la défense de leurs droits. Beaucoup de travailleurs du nucléaire sont morts de cancer. Les autres ont actuellement de graves problèmes de santé, mais les mouvements syndicaux sont restés et demeurent silencieux.

Le seul mouvement de travailleurs du nucléaire qui ait eu lieu est celui de la centrale de Tsuruga, dans le département de Fukui, entre 1981 et 1987 [un dysfonctionnement du système d'écoulement des eaux du réacteur n°1 a causé le rejet de 16 tonnes d'eau fortement radioactive issue du système de refroidissement. L'accident a été révélé en avril 1981, quarante jours après les faits, ndla].

Discriminés par les syndicats

Pourquoi ce silence des syndicats ?

La réalité du travail dans les centrales nucléaires n'a jamais été transparente. On ignore ce qui se passe exactement à l'intérieur. Les travailleurs du nucléaire font, en outre, l'objet d'une discrimination, y compris de la part des syndicats. Non seulement parce que le fonds de commerce de ces derniers est la main-d'œuvre « régulière », mais aussi parce que le nucléaire concerne les castes inférieures de la société, contraintes d'aller travailler dans les centrales.

C'est un sujet politique et délicat. Les grandes centrales syndicales nationales étant, de fait, pronucléaires, les petits syndicats n'ont jamais voulu s'opposer à cette position et n'ont pas osé remettre en cause les conditions d'existence et de travail des travailleurs embauchés par les sous-traitants.

Quelle est la situation pour les travailleurs réguliers du nucléaire ?

C'est totalement différent. Employés de Tepco [opérateur de la centrale nucléaire accidentée, Fukushima Daiichi, ndlr], ils forment l'élite de l'entreprise et ne sont donc pas exposés à la radiation, mais travaillent dans les salles de contrôle, sur des ordinateurs. Ce sont en priorité les travailleurs journaliers, grande majorité des travailleurs d'une centrale, qui font le nettoyage et travaillent directement dans les réacteurs.

Recrutés comme des prostituées

D'où viennent ces travailleurs journaliers ?

D'horizons différents. Certains d'entre eux sont des travailleurs licenciés d'autres secteurs. La majorité vient des régions rurales, là où il n'y a plus suffisamment de travail. Le nucléaire n'a pas besoin de beaucoup de gens qualifiés ou ayant des aptitudes certifiées, ce qui explique aussi pourquoi les travailleurs de ce secteur sont discriminés.

Le système de recrutement de cette main-d'œuvre est comparable à celui des prostituées. De la même manière que les yakuzas orientent vers la prostitution les femmes sans travail et organisent leur activité, ils disent aux hommes : « Allez travailler dans les centrales nucléaires. » Pour les femmes c'est la prostitution, pour les hommes c'est la centrale.

De même, pas plus que les féministes ne se sont mobilisées pour les femmes de l'industrie du sexe, les syndicats ne se sont mobilisés pour les travailleurs journaliers du nucléaire.

Par les yakusas ? Tepco : « Ça n'existe pas »

Quel est le rôle des yakuzas ?

Depuis la fin du XIXe siècle, dans le monde du travail, il y a une face positive et une face négative. La face négative, ce sont les yakuzas. Dans l'objectif de moderniser le Japon à la fin du XIXe siècle, l'Etat s'est allié à l'industrie et à la mafia avec pour but de développer et aménager le territoire. Pour ce faire, l'Etat a besoin des services de la mafia qui mobilise les travailleurs issus des couches basses de la société.

Le nucléaire est un exemple typique de ces pratiques. Officiellement, l'Etat et Tepco affirment qu'il n'y a que deux ou trois niveaux de sous-traitance, mais de fait, ils savent très bien qu'il y en a huit ou neuf. Ils acceptent donc totalement et implicitement que le recrutement s'opère de façon mafieuse, même si c'est, bien sûr, proscrit par la loi.

Au cours des négociations avec les ministères, de nombreuses informations circulent sur les procédures de recrutement. Les journalistes ont écrit sur le sujet. L'Etat ne peut pas dire que ces pratiques n'existent pas.

Pourtant, lorsque nous demandons à l'Etat de mener des enquêtes sur cette réalité, on nous rétorque qu'on a donné l'ordre à Tepco d'enquêter et que sa réponse est : « Ça n'existe pas. » Cette réponse est acceptée et aucune enquête officielle n'est menée sur le sujet.

En avril, l'Etat et Tepco ont créé un comité visant à empêcher la participation des groupes illégaux dans la reconstruction après la catastrophe de Fukushima. Le raisonnement était le suivant : jusqu'à présent, il n'y avait pas de yakuzas dans les travaux publics, mais dans le contexte actuel ils manifestent leur volonté de prendre part à la reconstruction. Il faut donc les en empêcher.

Ainsi, selon cette logique, l'Etat se sauve la face en montrant qu'il lutte contre les yakuzas, alors qu'en réalité ils sont déjà présents ! L'Etat est un traître pour les travailleurs.

Des accidents du travail non reconnus

Qu'en est-il des victimes parmi les travailleurs du nucléaire ?

Les centrales ont démarré en 1966. Depuis, 500 000 travailleurs ont été mobilisés dans ce secteur. Parmi eux, vingt seulement ont fait une demande de reconnaissance d'accident du travail, et dix demandes ont été reconnues.

Jusqu'en juin dernier, le ministère de la Santé n'avait jamais communiqué ces chiffres. C'est au moment de la négociation que nous les avons obtenus. Plus précisément, nous avons pris connaissance de l'existence de sept cas de reconnaissance. Puis nous avons appris que trois autres personnes n'avaient jamais été signalées par le ministère.

Pour faire établir une demande de reconnaissance d'accident du travail, l'employé doit être en principe muni d'un certificat attestant ses durées et périodes d'intervention. Le patron peut toutefois refuser de lui fournir ce certificat.

Si le travailleur insiste pour l'obtenir, très souvent il se verra proposer une indemnisation pécuniaire qui peut aller de 6 millions à 30 millions de yens (environ 60 000 à 300 000 euros), en lieu et place d'une déclaration d'un accident du travail. Il s'agit d'un arrangement.

Y a-t-il beaucoup d'arrangements de cette sorte ?

Beaucoup. Et lorsqu'ils acceptent un tel arrangement, les travailleurs s'engagent à ne pas en parler. C'est à ce point caché que certains politiciens clament qu'aucun travailleur n'est jamais mort à cause du nucléaire.

Peu de contrats de travail

Les temporaires ont-ils des contrats de travail ?

Très peu de travailleurs du nucléaire ont un contrat, et il peut arriver qu'on envoie les personnes sur des lieux de travail imprévus, ce qui est évidemment contraire au code du travail. L'absence de contrat est une caractéristique des pratiques de la sous-traitance. Aux premier et deuxième niveaux, il peut y avoir des contrats, mais pas au-delà.

Actuellement, cette absence de contrat fait l'objet de critiques, ce qui amène certains patrons à modifier leur attitude mais en contrepartie, les travailleurs doivent s'engager à ne pas porter plainte en cas d'accident. Beaucoup de travailleurs ont témoigné de cette pratique illégale. Tepco est responsable, bien sûr, mais aussi les mouvements qui ne se sont pas suffisamment mobilisés.

Après le 11 mars 2011 [date de l'accident nucléaire, ndlr], les mouvements de travailleurs journaliers se sont toutefois engagés. J'ai publié une brochure intitulée « Manuel de sécurité à l'usage des travailleurs du nucléaire ». Mais la grève demeure l'action la plus efficace.

Une brochure pour pallier le manque d'infos

En quoi consiste cette brochure ?

L'entreprise, qui est pourtant responsable, ne communique pas les informations de base. Notre brochure explique que le travailleur peut demander un contrat et obtenir un carnet de contrôle indiquant sa dose reçue notée par l'entreprise. Cette dernière a l'obligation de le faire mais la plupart du temps elle ne la communique pas, et le travailleur l'ignore.

Nous expliquons aussi comment porter correctement la combinaison et mettre en place les filtres dans les masques, qui sont la plupart du temps inexistants. En principe, les anciens peuvent fournir ces explications, mais actuellement à Fukushima, nombre de travailleurs sont de nouvelles recrues n'ayant jamais travaillé dans les centrales nucléaires.

Qui sont ces travailleurs ?

Ils viennent de tout le Japon. Ce sont des étrangers. Il y a de nombreux Philippins actuellement. Les travailleurs japonais nous disent qu'ils effectuent les travaux les plus dangereux, ceux que les Japonais ne font pas. Il y a aussi des « burakumin », descendants de la caste des parias. Ce sont, de manière plus large, des travailleurs issus de familles pauvres.

« Une permanence à Fukushima »

Quelles actions envisagez-vous ?

Nous voulons ouvrir un point de consultation permanent à Fukushima pour les travailleurs du nucléaire. Il n'y a pas que ceux des centrales qui sont irradiés : les autres catégories de travailleurs sont également concernées, dans les travaux publics par exemple. Il faut aussi négocier avec les ministères et avec les entreprises de recrutement qui envoient des travailleurs à Fukushima en leur faisant croire qu'ils vont travailler ailleurs.

Ainsi, des journaliers recrutés à San'ya à Tokyo, ont été envoyés dans les égouts de la ville de Fukushima. Une fois sur place, on leur a fourni des combinaisons antinucléaires, des masques et des instruments identiques à ceux utilisés dans une centrale. Mais ils n'étaient pas informés du taux de radiation sur les lieux. Si nous ouvrons une permanence, nous aurons du monde.

D'après la loi relative aux dédommagements des accidents du nucléaire, l'entreprise a la responsabilité ultime. Nous allons donc négocier avec les sociétés de recrutement, puis avec Tepco. Jusqu'à présent, aucun dédommagement n'a jamais été accordé par Tepco, ni par aucun autre opérateur du nucléaire au Japon. Et les syndicats n'ont jamais fait de procès aux entreprises. Nous changerons cette situation.

Thierry Ribault est co-auteur avec Nadine Ribault de « Les Sanctuaires de l'abîme - Chronique du désastre de Fukushima », éd. de L'Encyclopédie des nuisances, Paris, mars 2012.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 14:37

 

Techniques d'approche 16/01/2012 à 14h44

Rue89 - Pascale Tournier Journaliste


 

A l'approche de la présidentielle, les marchands d'influence multiplient les rendez-vous pour se lier avec les politiques. Le PS est particulièrement sollicité.

 


La scène des spaghettis dans « La Belle et le clochard » (Walt Disney)

 

Pendant les quelques mois qui précèdent le vote, les cabinets de lobbying sont sur les dents. A chaque jour son lot d'événements pour tenter de faire passer des messages aux décideurs politiques de demain.

La journée du 17 janvier est particulièrement chargée. Le matin, le cabinet de conseil en communication Image 7 organise pour le syndicat des industries numériques une conférence de presse dans les salons de la Maison des centraliens, située dans le VIIIe arrondissement de Paris. L'objectif : la présentation de onze propositions aux candidats à la présidentielle.

Le même jour, le gratin d'Areva, d'EDF, de Total et de Dalkia diffusera sa bonne parole au colloque organisé, à la Maison de la chimie, par le club parlementaire Energie et développement présidé par le député François-Michel Gonnot. Les tops managers de la filière nucléaire auront l'honneur de croiser NKM et Eric Besson mais aussi Michel Sapin, l'ordonnateur du programme de François Hollande, avec qui ils ont eu maille à partir, avec la signature de l'accord PS-EELV.

Le soir même, l'agence de lobbying Com'Publics réunit à dîner, au nom de la fédération nationale porcine, les députés UMP du club parlementaire des Amis du cochon pour parler de l'enjeu de la méthanisation. Ceux de l'opposition ont déjà été conviés en décembre.

Filière porcine : un clivage UMP-PS trop important

Fabrice Layer, consultant chez Com'Publics, confie :

« Dans ce genre de période, il faut éviter la foire d'empoigne. Le clivage idéologique entre l'UMP et le PS sur la filière porcine est trop important. Mais la période est une chance pour nous, on peut mieux défendre nos positions. »

Après plus de vingt ans de droite au pouvoir, la possibilité d'une victoire de François Hollande et d'un changement de majorité parlementaire change assurément la donne pour les entreprises. Leurs directeurs des affaires institutionnelles ou les cabinets de lobbying mandatés s'activent comme jamais pour aborder au mieux les changements de cap. La session parlementaire prenant fin en mars, cela leur laisse du temps.

Lobbying zélé

Colloques, petits-déjeuners, déjeuners : tout est bon pour se faire remarquer des candidats et en particulier des états-majors présidentiels. Olivier Le Picard, président de Communication et institutions, explique :

 » Comme on ne connaît pas le résultat, nous devons être en relation avec les équipes de tous les candidats pour faire passer les arguments de nos clients. »

« Nous transposons notre action auprès des parlementaires aux responsables thématiques des équipes de campagne », ajoute Fabrice Layer. Parmi les thèmes qui préoccupent le plus les entreprises, reviennent en boucle l'énergie, le coût de l'emploi, le « made in France » et la TVA sociale.

Un partenariat avec Public Sénat

Sur le marché de l'influence, Séance publique, qui recense parmi ses clients prestigieux Air France, EDF ou Suez, a anticipé l'échéance depuis un an. Le cabinet dirigé par Capucine Fandre a mis en place toute une palette d'actions détaillées sur leur site internet.

Séance publique est ainsi partenaire de l'émission « A l'heure du choix », diffusée sur Public Sénat. Pendant une heure, deux politiques de camp opposé s'affrontent sur une thématique.

Le 23 janvier, ce sont François Rebsamen et Claude Guéant qui débattront sur la sécurité. A la sortie, les deux ténors politiques ne manqueront pas de croiser une poignée de clients de Séance publique, invités pour l'occasion. Ils auront en leur main une petite note préparée aux oignons par l'agence de lobbying.

Un cycle de conférences pour « rénover le dialogue entre l'Etat et les partenaires privés » a aussi été mis en place. Ces « Ateliers 2012 », prévus jusqu'en mars et qui coûtent la bagatelle de 5 000 euros, ont déjà accueilli Jean-Paul Delevoye, président du Conseil économique, social et environnemental et le vice-président centriste du Sénat Jean-Léonce Dupont, en présence de responsables d'Eiffage concessions et de Suez environnement.

Sont aussi proposées :

  • des activités de veille tarifées à 8 000 euros l'année ;
  • une cartographie des entourages des candidats ;
  • des prises de rendez-vous avec des responsables thématiques des équipes de campagne ;
  • mais aussi avec des parlementaires et des membres de cabinets ministériels et des responsables de think tanks.

La vogue de ces boîtes à idées n'a pas échappé à Séance publique. Encore moins leur mode de financement qui dépend parfois de fonds privés. Le cabinet de lobbying a récemment organisé un rendez-vous avec Olivier Ferrand de Terra Nova pour un de ses clients. L'intention était claire, confie Anne Gourault de Séance publique :

« Terra Nova est proche du PS, tout en étant financé par des entreprises. Notre client voulait comprendre leur fonctionnement et voir comment faire passer ses opinions par leur biais. »

Le lobbying à la française

Dans leur activité au quotidien sous tension, les lobbies ne se contentent pas de gagner la bataille des idées. A la pause café, ils essaient d'établir des liens durables avec les responsables de demain. C'est une nécessité.

Par rapport aux méthodes d'influence pratiquées à Bruxelles, le lobbying à la française repose encore sur des rapports très (et trop ? ) personnels. L'équipe de François Hollande est bien évidemment particulièrement sollicitée. « Les lobbys prennent contact avec les futurs ministrables pour leur proposer leurs services », observe un proche du candidat socialiste.

Perçu comme un premier ministrable, le président de la commission des finances Jérôme Cahuzac est une proie de premier ordre qu'il s'agit d'appâter par tous les moyens. Même les moins recommandables.

Un parlementaire raille :

« Certains lobbyistes ont dû se rendre dans la clinique de sa femme spécialisée dans les problèmes de calvitie. »

Mélange des genres

Pour faire valoir les intérêts de leurs clients, certains cabinets n'hésitent à mélanger les genres. Euro RSCG, qui conjugue activités de communication et de lobbying, conseillait Dominique Strauss-Kahn. « Cela leur avait rapporté au début des clients, aujourd'hui sans doute un peu moins », persifle un cabinet concurrent.

Pascal Tallon, l'un des associés de Paul Boury associés, a été l'un des piliers de l'association Désirs d'avenir de Ségolène Royal, en 2007. Aujourd'hui, ce diplômé d'HEC dit faire la part des choses entre ses activités professionnelles et son amitié pour François Hollande. « Quand on est lobbyiste, c'est difficile de conseiller en même temps les hommes de pouvoir », explique-t-il, dans ses bureaux prestigieux situés à deux pas de l'Assemblée nationale.

Il passe pourtant pour être l'un des relais dans le monde de l'entreprise du député de Corrèze, par ailleurs ami de Paul Boury.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 14:32

LEMONDE | 16.01.12 | 10h57   •  Mis à jour le 16.01.12 | 12h19

 
 

 

Les bâtiments de l'Inspection générale des services (IGS), à Paris, le 2 octobre 2011.

Les bâtiments de l'Inspection générale des services (IGS), à Paris, le 2 octobre 2011.Mousse/ABACA


Il s'agit de l'un des aspects les plus troublants de l'affaire de l'IGS. Non contents d'avoir truqué des procès-verbaux afin de déformer le contenu des déclarations des fonctionnaires du bureau des affaires réservées de la Préfecture de police à qui ils voulaient nuire, des policiers de l'Inspection générale des services auraient au passage "étouffé" une vraie affaire de corruption.
Tout commence en janvier2007. Mis sur la piste d'un trafic de titres de séjour à la "PP" et d'attributions de logements suspectes par un tuyau des RG, deux services de police sont saisis par la juge Michèle Ganascia pour procéder à des écoutes téléphoniques: le Service de soutien aux investigations territoriales (SSIT) et l'IGS.

Au cœur de l'affaire naissante, un commerçant à l'entregent important, Simon C. – mis en examen depuis cinq ans pour "escroquerie", "corruption", "faux et usage de faux". Soupçonné d'avoir monnayé auprès de particuliers ses interventions, il est placé sous surveillance téléphonique par le SSIT, l'IGS se chargeant de s'intéresser aux communications des fonctionnaires avec qui Simon C. est en relation régulière.

Parmi ceux-ci, plusieurs employés du bureau des affaires réservées ainsi que Christian Massard, alors officier de sécurité du député (PS) Daniel Vaillant, que l'IGS va tout faire pour accabler mais qui seront finalement blanchis par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris en janvier 2011. Mais aussi deux policiers en poste au 3e district de police judiciaire (DPJ), qui couvre les arrondissements de la rive gauche parisienne, Yvan M. et Christophe L. Ce dernier semble en contact étroit avec le commerçant suspecté, à tel point qu'il va être lui-même placé sur écoute entre février et mai 2007.

Sauf que les retranscriptions de ses conversations avec SimonC., plutôt compromettantes, diffèrent singulièrement selon les services de police. A la différence du SSIT, l'IGS va soigneusement passer sous silence ou déformer les passages susceptibles de mettre en cause les deux policiers du 3e DPJ. Les exemples abondent.

Ainsi, le 27 février 2007, le SSIT note que Christophe L.appelle SimonC., qui lui lance triomphalement: "J'ai ton téléphone". "D'accord", répond le policier, qui ajoute: "Je vais appeler Ivan ou Olive, ils vont passer te voir… pour le récupérer". Le compte rendu de l'IGS, en revanche, parle pudiquement d'une "conversation entre Simon C.et Christophe L. [qui] évoque un arrangement dont la nature reste à déterminer".

 

"TU ES UN AMOUR, VRAIMENT"

Le 6 mars 2007, nouvelle conversation entre les deux hommes: "Je t'appelle, tu sais, le truc que tu nous as donné, l'amende, c'est bon…", attaque le brigadier Christophe L. "Tu es un amour, vraiment", répond Simon C. "Vous aurez plein de produits de beauté pour toi et pour ta femme." Dans sa retranscription, l'IGS, avant de préciser que Christophe L. répond: "Non je veux rien, je veux rien", écrit que la suite de la discussion "n'intéresse pas l'affaire en cours".

Manifestement, le SSIT voit les choses autrement : son compte rendu signale que Christophe L. passe le téléphone à son collègue Yvan M. qui a son tour dit: "Tu sais le truc que tu nous as donné, l'amende. Donc normalement c'est bon…". Simon C. répète: "Vous aurez plein de produits de beauté pour toi et ta femme et pour Christophe et sa femme." Ce à quoi Yvan M. répond: "OK, ben c'est sympa. Ça roule." Et puis, il y a ces nombreux coups de fil retranscrits par le SSIT, et passés sous silence par l'IGS. Ainsi lorsque Christophe L. demande à Simon C. de ne pas dire qu'il est policier à la femme que le commerçant lui envoie, ou quand il apparaît que ce dernier offre aux fonctionnaires du 3e DPJ une partie de leur matériel téléphonique, leur fournit des jeans, ou discute avec Yvan M. des difficultés de logement que rencontrent certains de ses amis…

Seule trace des liens étroits unissant les deux policiers au commerçant, ce compte rendu d'enquête de l'IGS rédigé le 3 avril 2007: "Il semblerait que le brigadier L. entretienne une relation avec Simon C. basée sur des rapports “policier/informateur de police”. L. ne semble pas ignorer que C. dispose des contacts nécessaires dans les milieux professionnels intéressant ses activités douteuses (Préfecture de police, Mairie de Paris, etc.)". Lors de l'enquête – au cours de laquelle Simon C. a contesté être un informateur –, Christophe L. a été brièvement interrogé comme témoin par un enquêteur de l'IGS, son collègue Yvan M. n'ayant quant à lui-même pas été entendu.

Pour l'avocat des fonctionnaires injustement accusés, Me David Lepidi, "l'étude comparative de ces doubles retranscriptions met en évidence un manque d'impartialité et une altération de la vérité de certains officiers de l'IGS", comme il le résume dans l'une de ses plaintes. "Christophe L.a reçu, ainsi que Yvan M., de la part de Simon C. divers cadeaux et bénéficié de téléphones portables pour lui et ses collègues, certaines de ses relations, et semble-t-il des policiers, ont bénéficié d'appartements par l'intermédiaire de Simon C.", observe Me Lepidi, qui assure qu'en 2006 l'un des comptes de Christophe L. "était crédité d'un montant supérieur à 200 000 euros".
Dans son arrêt du 25 janvier 2011, la cour d'appel notait d'ailleurs que les écoutes de M.Massard démontraient, "à la différence de celles d'autres policiers, la réticence de ce dernier à effectuer la moindre démarche positive en faveur des personnes évoquées par Simon C.". Pourtant, si M. Massard a été longtemps poursuivi, aucune procédure n'a jamais été diligentée contre les policiers du 3e DPJ.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme


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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 14:27

LEMONDE.FR avec AFP | 16.01.12 | 13h14   •  Mis à jour le 16.01.12 | 13h55

 
 

 

Des pommes de terre transgéniques Amflora, en mars 2010.

Des pommes de terre transgéniques Amflora, en mars 2010.AFP/BASF


Le numéro un mondial de la chimie, l'allemand BASF, a annoncé, lundi 16 janvier, qu'il renonçait au développement et à la commercialisation de nouveaux produits transgéniques destinés à l'Union européenne, face aux réserves de certains pays vis-à-vis de cette technologie.

"Nous sommes convaincus que les biotechnologies vertes sont cruciales pour le XXIe siècle. Mais elles ne sont pas suffisamment acceptées dans de nombreuses régions en Europe par la majorité des consommateurs, des agriculteurs et des responsables politiques", a estimé Stefan Marcinowski, membre du directoire de BASF, cité dans un communiqué.


ARRÊT DE LA CULTURE D'AMFLORA

Le groupe, qui a décidé de transférer le siège de son département recherche-développement en cultures transgéniques aux Etats-Unis, va par ailleurs cesser la culture d'Amflora, sa pomme de terre renforcée en amidon destinée à l'industrie, qui avait été autorisée en Europe en 2010. Depuis son autorisation, Amflora inquiète parce qu'elle contient un gène de résistance à des antibiotiques. Des scientifiques craignent le transfert de ces gènes des plantes aux bactéries, risquant alors de rendre les traitements inefficaces chez l'homme.

Le groupe laisse toutefois la porte ouverte pour ses pommes de terre transgéniques déjà développées Amadea, Modena et Fortuna : leurs demandes d'autorisation déjà lancées dans l'Union européenne vont se poursuivre.

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 12:42

 

 

En 2012, faut pas que Sarkommence,


Mais faut pas croire non plus Hollandemains qui chantent.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 12:37

 

affiche témoignage Kamal et Christine.jpg

 

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