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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 14:31

LEMONDE.FR avec AFP | 11.01.12 | 13h09   •  Mis à jour le 11.01.12 | 15h36

 
 

Un train transportant des déchets métalliques radioactifs à destination de la Belgique a quitté Valognes, dans la Manche, dans la nuit de mardi à mercredi, a annoncé le groupe nucléaire français Areva dans un communiqué. Le train est parti à 1 h 35 mercredi, trompant les prévisions du Réseau sortir du nucléaire, qui s'attendait à un départ à 6 h 50.

Il s'agit de deux wagons renfermant 25 tonnes au total de matières métalliques moyennement radioactives. Ces matières métalliques étaient les contenants des combustibles nucléaires envoyés par la Belgique et retraités par Areva à Beaumont-Hague.

C'est ainsi le quatrième convoi de déchets métalliques compactés belges, sur un total de neuf. Ils doivent s'échelonner jusqu'en 2013 ; le premier convoiement avait eu lieu en juin 2010.

OBLIGATION POUR AREVA DE RENVOYER LES DÉCHETS

Le contrat de retraitement entre la France et la Belgique, dont sont issus ces déchets métalliques, a pris fin en 2001. Tous les déchets vitrifiés belges ont été renvoyés.

Des combustibles irradiés sortant des centrales, Areva tire 4 % de déchets ultimes, vitrifiés, et 96 % de matières – plutonium, uranium – avec lesquelles elle fabrique de nouveaux combustibles. Mais, selon les antinucléaires, ces combustibles "recyclés" sont en pratique peu utilisés. Areva a l'obligation légale de renvoyer dans leurs pays d'origine tous les déchets vitrifiés hautement radioactifs ainsi que ces déchets métalliques, moins radioactifs, issus du retraitement des combustibles étrangers.

En novembre, le dernier convoi de déchets nucléaires à destination de l'Allemagne, hautement radioactif, lui, avait donné lieu à de violents affrontements entre les forces de l'ordre et des militants qui voulaient le bloquer.

 

 

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 14:23

LEMONDE | 11.01.12 | 10h46   •  Mis à jour le 11.01.12 | 10h46

 
 

 

Yannick Blanc, devant le préfecture de Paris en juillet 2006.

Yannick Blanc, devant le préfecture de Paris en juillet 2006.AFP/JEAN AYISSI


Un scandale sans précédent ébranle la Préfecture de police de Paris. Selon une enquête menée par Le Monde, l'Inspection générale des services (IGS), la "police des polices", a sciemment truqué, en 2007, une procédure portant sur un éventuel trafic de titres de séjour au service des affaires réservées. Cela afin de nuire, à l'approche de l'élection présidentielle, à Yannick Blanc, alors directeur de la police générale, à son adjoint Bruno Triquenaux et à Christian Massard, un policier affecté à la sécurité de l'ex-ministre de l'intérieur Daniel Vaillant. Trois hommes jugés trop éloignés du pouvoir sarkozyste, et très proches du Parti socialiste pour deux d'entre eux.

Au total, quatre fonctionnaires ont été injustement mis en examen, M. Blanc ayant "seulement" été placé en garde à vue. Tous les cinq ont été suspendus à la suite de cette affaire montée de toutes pièces – un "chantier", dans le jargon policier. Ils ont été innocentés en janvier 2011 par la cour d'appel de Paris. Et, désormais, la justice enquête sur… l'enquête de l'IGS. Quatre juges d'instruction parisiens mènent six enquêtes distinctes sur la "police des polices", par ailleurs épinglée dans l'affaire des fadettes du Monde. L'institution policière, déjà mise en cause dans les affaires Neyret et Carlton, est durablement déstabilisée.

Le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, pilier du système sarkozyste, est visé par l’une des procédures. Il a été interrogé le 15 décembre 2011 en qualité de témoin assisté, un statut hybride entre celui de témoin simple et de mis en examen. Tout comme un autre préfet, ancien patron des renseignements généraux, Pascal Mailhos. Ils ont tous deux été les signataires des arrêtés de suspension visant les fonctionnaires injustement accusés. Il leur est notamment reproché de s’être appuyés sur des éléments judiciaires dont ils n’auraient pas dû avoir connaissance. Ils ont soutenu que des éléments concrets visant les agents des affaires réservées avaient été obtenus par l’IGS.

Ces derniers n’ont pas fait mystère, lors de leurs interrogatoires, des multiples services qui leur étaient demandés en tant que fonctionnaires délivrant des titres de séjour, et même des relations qu’ils entretenaient avec des demandeurs, allant parfois jusqu’à s’offrir mutuellement des présents. Sans jamais, comme l’a assuré la cour d’appel, avoir franchi la ligne jaune.

En toute discrétion, les magistrats, menant eux-mêmes les investigations, ont mis au jour de nombreuses irrégularités : plusieurs procès-verbaux ont été truqués, des retranscriptions d’écoutes téléphoniques caviardées, des déclarations déformées, sans parler des pressions sur des témoins… Jusqu’au patron de l’IGS, Claude Bard, qui ira tirer des chèques sur son compte personnel pour défrayer un "expert" venu de nulle part. Ils ont auditionné des témoins évoquant la "censure" à l’IGS, et la mainmise de la hiérarchie sur toutes les procédures. Au final, une incroyable série d’anomalies, d’autant plus choquantes qu’elles émanent du service censé contrôler la légalité des actes des policiers.

Les procédures ont été lancées par les multiples plaintes déposées par Me David Lepidi, l’avocat des fonctionnaires mis en cause à tort. Elles visent notamment des faits de "faux en écritures publiques" – un crime passible de la cour d’assises –, "violation du secret de l’instruction", "dénonciation calomnieuse" et autres "violences volontaires". Par ailleurs, Me Lepidi a saisi par courrier le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) du cas de la juge Michèle Ganascia, qui a procédé aux mises en examen injustifiées des quatre fonctionnaires sur la base de l’enquête tronquée de l’IGS.

Outre l’institution policière, l’affaire pourrait aussi se révéler embarrassante pour Nicolas Sarkozy, à l’époque ministre de l’intérieur puis président de la République. Dans une note du 1er mars 2010 destinée à la justice, Yannick Blanc expliquait qu’il ne faisait aucun doute que "seul le biais politique" permettait de comprendre pourquoi l’IGS s’était "ingéniée, contre toute vraisemblance, à [l’impliquer] et à impliquer Daniel Vaillant, via son officier de sécurité, dans une affaire de corruption et de trafic d’influence parfaitement imaginaire".

Lui aussi visé par la manipulation, le maire (PS) du 18e arrondissement de Paris et député Daniel Vaillant a résumé son sentiment dans un courrier adressé le 31 mars 2011 à l’ex-procureur général près la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal : "En prononçant directement des non-lieux au bénéfice de tous les fonctionnaires mis en cause, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a ramené cette affaire à sa dimension réelle, celle d’un montage policier destiné à complaire au pouvoir politique dans le contexte de l’élection présidentielle de 2007."

Gérard Davet et Fabrice Lhomme

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 14:19

LEMONDE | 11.01.12 | 10h46   •  Mis à jour le 11.01.12 | 14h25

 
 

 

Les bâtiments de l'Inspection générale des services (IGS), à Paris, le 2 octobre 2011.

Les bâtiments de l'Inspection générale des services (IGS), à Paris, le 2 octobre 2011.Mousse/ABACA


Bureau des affaires réservées, 14 h 55, le 30 mai 2007, à la préfecture de police à Paris. La porte s'ouvre avec fracas. L'inspection générale des services (IGS), la "police des polices" débarque, provoquant la stupeur des employés. Zohra Medjkoune et Dominique Nicot, deux agents expérimentés du service, doivent quitter leur bureau, escortées par les enquêteurs de l'IGS. Deux jours et une longue garde à vue plus tard, elles sont mises en examen pour "corruption" et "trafic d'influence" par la juge Michèle Ganascia.

On les accuse d'avoir indûment délivré des titres de séjour. Trois autres personnes sont ciblées par l'IGS, qui se fonde sur des écoutes téléphoniques : Bruno Triquenaux, administrateur civil, chef du bureau des affaires réservées, Christian Massard, officier de sécurité de l'ancien ministre socialiste de l'intérieur Daniel Vaillant. Et Yannick Blanc, le patron de la police générale à Paris, connu pour ses sympathies à gauche. Gros émoi au sein de la préfecture, les fonctionnaires sont suspendus. Et vite oubliés.

Quatre ans et demi après, que reste-t-il de cette affaire? Rien. Toutes les charges sont tombées. Seul flotte un parfum de scandale. Les cinq fonctionnaires ont compris qu'ils avaient été l'objet d'une manipulation policière. Il fallait avoir la peau du soldat Blanc, par tous les moyens. Ils se sont retournés contre l'administration, ont saisi la justice, qui leur a donné raison. Balayée, l'enquête initiale. Place aux investigations sur l'IGS et ses méthodes douteuses.

>> Lire nos explications La police des polices, au cœur d'un scandale judiciaire

L'enquête de l'IGS avait débuté en janvier 2007. Et dès le 3 avril 2007, les policiers semblaient sûrs d'eux, assurant que M. Blanc était "parfaitement au courant de toutes les interventions et manœuvres de Mme Medjkoune". Quelques semaines plus tard, lors de leurs auditions, les suspects se défendent pourtant de toute implication dans le trafic de papiers, produisent des preuves, carnets de chèques, attestations, établissant qu'ils n'ont octroyé aucun passe-droit en échange de cadeaux. Rien n'y fait.

Dans une note adressée le 2 juin 2007 à Michel Gaudin, tout nouveau préfet de police nommé par Nicolas Sarkozy, le n°3 de l'IGS, Claude Bard, aujourd'hui directeur du service, se montre très ferme: "Mme Medjkoune a reconnu avoir permis, de sa propre initiative et sans contrôle de sa hiérarchie, l'attribution de plusieurs titres de séjour à des clients d'un individu (…) en contrepartie de cadeaux et de sommes d'argent". Mme Nicot a droit au même traitement. Ces accusations reprennent les termes d'une synthèse d'enquête, réalisée par l'IGS le 1er juin 2007 et adressée au magistrat instructeur. Les mises en examen ont été décidées sur la seule foi de ce document. Les deux femmes, le 7 juin 2007, font l'objet d'un arrêté de suspension, qui reprend exactement les arguments retenus dans l'enquête judiciaire par l'IGS. Pourtant, une procédure administrative ne peut se fonder sur des éléments judiciaires. Une anomalie de plus dans une affaire qui en est truffée…

LE FAUX RAPPORT DE SYNTHÈSE

Très curieusement, le 18 juillet 2007, MmeMedjkoune est visée par un second arrêté, signé par Michel Gaudin lui-même. Il y est cette fois ci simplement fait mention du fait que "Mme Medjkoune a été entendue" par l'IGS "sous le régime de la garde à vue". Il n'y a plus d'accusations précises. Encore moins d'aveux. Un revirement brutal, qui s'explique aujourd'hui… C'est que la synthèse présentée par l'IGS à la juge est mensongère. Le cas de Mme Nicot est emblématique. Celle-ci, selon la synthèse de police, aurait "reconnu avoir favorisé à l'insu de sa hiérarchie" la délivrance d'un titre de séjour. Que découvre MeDavid Lepidi, son avocat, en consultant les procès-verbaux de garde à vue de sa cliente? A la question d'un officier de police, elle répond, clairement: "cette intervention a été envoyée à M.Blanc". Sa hiérarchie avait donc été avisée, contrairement à ce que prétend la synthèse policière.

Autre élément révélateur, elle aurait, selon l'IGS, "reconnu être intervenue dans la régularisation du dossier" d'un ressortissant japonais. En garde à vue, Mme Nicot a pourtant contesté cette accusation, assurant même "qu'il y a eu une intervention du cabinet du préfet. Je pense que ce devait être M. Gaudin". Mieux, à en croire la synthèse policière, la fonctionnaire aurait "reconnu" avoir agi ainsi "sur l'intervention" d'un commerçant, Simon C., soupçonné d'être au cœur du trafic. Or, entendue en garde à vue, Mme Nicot a dit précisément le contraire, assurant n'avoir "jamais rien fait" en faveur de cet homme. Manifestement, les policiers n'ont pas relu leurs PV avant de rédiger leur compte rendu d'enquête… Les déclarations initiales de Mme Medjkoune ont subi le même sort, tronquées, gonflées dans le procès-verbal de synthèse.

C'est sur la base de ce document que les deux femmes ont pourtant été mises en examen, puis suspendues de leurs fonctions. Me Lepidi décide donc de saisir la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, estimant que des "faux en écritures publiques" ont été commis sciemment par les enquêteurs de l'IGS.

Car, dans la foulée de la suspension de ses deux collaboratrices, l'adjoint de Yannick Blanc, Bruno Triquenaux, est lui aussi placé en garde à vue, le 19 décembre 2007. Un nouveau procès-verbal de synthèse est rédigé par l'IGS, encore une fois adressé à la juge Ganascia. On y lit, sous la plume du commandant Jean-Pierre Delcher: "Concernant Yannick Leblanc [Blanc]: l'analyse des 123 dossiers saisis à la police générale fait apparaître que de nombreuses régularisations ont été opérées avec son aval, sinon sur ses instructions, en détournant la législation en vigueur ou pour la convenance personnelle de ses collaborateurs".

Entendu le 18 mars 2010, en tant que partie civile, M. Blanc a rappelé: "Un mois après la date de ce procès-verbal de synthèse, j'ai été limogé". Saisie de l'affaire, la cour d'appel rend, le 25 janvier 2011, dans l'indifférence générale, une décision spectaculaire. "Dispenser des informations juridiques à des usagers ne saurait constituer une infraction pénale", relève le président Patrick Desmure, un magistrat expérimenté. La chambre de l'instruction ne "peut que s'étonner de l'ampleur des moyens procéduraux déployés", ajoute l'arrêt. Tant Mmes Nicot et Medjkoune que MM. Massard et Triquenaux sont totalement blanchis. Tous bénéficient de non-lieux, qui entérinent le fiasco judiciaire. Fait rarissime, la juge Ganascia est dessaisie, et c'est le juge Philippe Jourdan qui reprend l'enquête. Comment l'IGS a-t-elle pu commettre de telles fautes? Le magistrat n'est pas au bout de ses surprises.

LES ÉCOUTES FALSIFIÉES

Il va, notamment, se pencher sur les retranscriptions des écoutes téléphoniques réalisées par l'IGS. Au tout début des investigations, deux services, l'Unité de soutien aux investigations territoriales (USIT) et l'IGS opéraient les mêmes interceptions. Mais il semble que l'IGS ait choisi son camp. En effet, en écoutant les conversations du commerçant suspecté de vouloir corrompre des fonctionnaires, la police des polices note qu'il est de mèche avec des enquêteurs du 3e district de police judiciaire de Paris (DPJ). Simon C.promet à ses interlocuteurs, moyennant leur intervention pour faire sauter des contraventions, des produits de beauté, des portables… L'USIT relève, le 6 mars 2007 : "Vous aurez plein de produits de beauté pour toi et ta femme et pour Christophe et sa femme", lâche le suspect, en ligne avec un enquêteur du 3e DPJ. Réponse du policier, retranscrite par l'USIT: "OK ben, c'est sympa, ça roule." Dans la retranscription de l'IGS, la réponse du fonctionnaire a disparu, remplacée par un laconique: "N'intéresse pas l'affaire en cours." D'autres extraits très gênants pour le 3e DPJ sont ainsi caviardés. Or, il apparaît que des policiers du 3e DPJ se font fournir gratuitement du matériel téléphonique, qu'ils jouent les intermédiaires auprès de collègues pour rendre service au commerçant, etc.

Mais la cible de l'IGS, c'est le bureau des affaires réservées. Quitte à fabriquer des preuves. C'est ce qui ressort de l'audition, le 15septembre 2010, de Jean-Pierre Delcher, alors à l'IGS, aujourd'hui retraité. C'est lui qui est censé avoir signé le procès-verbal de synthèse mettant gravement en cause, le 19décembre 2007, Yannick Blanc. Que dit-il à la juge Jeanne Duyé, qui instruit la plainte de ce dernier? Que cette synthèse ne peut avoir été écrite qu'à partir de 23h45 puisqu'elle reprend les passages d'une audition réalisée tard dans la soirée.

Or, M. Delcher ne travaillait pas au-delà de 20heures, en raison d'une grave maladie. En conséquence, il ne peut avoir rédigé ce document. M.Delcher précise à la juge: "Pour ce qui est de la signature, ce n'est pas la mienne. Ce n'est même pas mon “gri-gri”. Ce n'est pas moi qui ai rédigé ce compte rendu. C'est monstrueux. J'ai l'impression que je me suis fait avoir…" Les magistrats enquêtent: qui a pu rédiger cette synthèse? "C'est un style rédactionnel de commissaire", pense savoir le policier. Qui rappelle la très forte hiérarchisation du service. "Les OPJ étaient totalement sous contrôle", avait déjà indiqué Pascal Collot, l'ancien adjoint de M. Delcher. "La phrase incriminant M. Blanc ne pouvait avoir été rédigée que sous le contrôle et avec l'approbation du directeur de l'IGS et de son adjoint, voire sous leur dictée", avait-il certifié à la magistrate. Isabelle Sablayrolles, une fonctionnaire de l'IGS, n'avait pas hésité à parler de "censure", expliquant que "tout était relu à la virgule près". Jusqu'au commissaire divisionnaire Daniel Jacquème, actuel n°2 de l'IGS, qui a eu cette réflexion troublante devant les juges, le 14avril 2010: "il fallait gérer politiquement la garde à vue de M. Blanc".

LE CARNET DE CHÈQUES DU PATRON DE L'IGS

Les juges remontent donc la chaîne hiérarchique. Après M.Jacquème, ils vont entendre, le 27avril 2011, Claude Bard, patron de l'IGS depuis juillet2010. En effet, au cours de leurs investigations, les magistrats ont relevé l'intervention à l'IGS, en juin2007, d'un attaché de la préfecture de Lyon, mandaté pour analyser les pièces saisies au service des affaires réservées. Tout sauf un expert assermenté du droit des étrangers.

Stéphane Béroud débarque à l'IGS le 21juin et le 31octobre 2007. C'est Claude Bard qui est allé le chercher, en province, sur les conseils d'un ami, Christophe Bay, un ancien de la PP, ex-directeur adjoint du cabinet de Brice Hortefeux au ministère de l'intérieur. Alors n°3 de l'IGS, Claude Bard va jusqu'à signer deux chèques de son compte personnel – de 230 puis 254,20euros – afin d'héberger "l'expert" dans un hôtel à Créteil et d'assurer son couvert. Du jamais vu. "Je sais qu'il s'est posé le problème de frais", s'est justifié devant les juges M. Bard. Il aurait simplement voulu faire preuve de "courtoisie et délicatesse" en défrayant l'attaché de préfecture.

M. Bard, qui vit cette affaire comme "un écorché vif", dit-il, se défend d'avoir jamais "été instrumentalisé dans un quelconque dossier". Et il assure: "Je suis stupéfait de voir qu'à l'inspection générale des services on pourrait faire un faux". M. Béroud, qui a eu l'obligeance, peut-être par retour de courtoisie, de rendre en 2007 un avis très négatif sur les initiatives prises par les proches de M. Blanc, parlant de "fait du prince", pense avoir pu faire l'objet d'une manipulation de l'IGS. Mais "à mon insu, peut-être", admet-il le 6 mai 2010 devant les magistrats.

PERQUISITION CHEZ DANIEL VAILLANT

Les magistrats tentent aussi de comprendre les raisons de la mise en cause de Christian Massard, ex-officier de sécurité de Daniel Vaillant. Ce commandant de police a eu droit à une longue garde à vue le 31 mai 2007. Il a dénoncé, depuis, des violences volontaires sur sa personne : le tutoiement qu'on lui a imposé, l'interrogatoire subi alors qu'il souffrait d'un cancer de l'œil, la non-observation par l'IGS des recommandations des médecins, qui avaient enjoint les policiers de l'amener à un nouvel examen médical, le 1er juin 2007… Pour ajouter à l'humiliation, on a même fait défiler son fils, pas encore majeur, devant sa cellule de garde à vue. Les magistrats ont enquêté sur la perquisition de son bureau, à la mairie du 18e arrondissement, le 31 mai 2007. Un Massard sans lacet, tenant son pantalon avec ses mains, honteux, planté devant son patron, le maire Daniel Vaillant. Les policiers ont déboulé sans s'annoncer dans le bureau de l'ancien ministre. Entendu le 15 janvier 2010, M. Vaillant a relaté au juge son souvenir d'un Massard "au bord des larmes (…) Ils n'ont pris aucune précaution". L'IGS ira même jusqu'à fouiller l'ordinateur du chef de cabinet de M. Vaillant, en pleine période électorale. "Le poste du chef de cabinet a été perquisitionné alors que les officiers de sécurité ne s'en servaient pas", a déclaré aux juges la secrétaire du maire.

Les magistrats ont aussi entendu, comme témoins assistés, les préfets Pascal Mailhos, ex-patron des RG, ancien secrétaire général adjoint du ministère de l'intérieur, et Michel Gaudin lui-même. Ils s'étonnent que MM. Gaudin et Mailhos aient pu avoir connaissance des éléments de la procédure judiciaire et suspendre sur cette base les fonctionnaires des affaires réservées. Le 1er mars 2011, des perquisitions menées par les juges place Beauvau ont permis de saisir les dossiers administratifs de MM. Triquenaux et Blanc. Ils contenaient des éléments judiciaires, au mépris de la séparation des pouvoirs.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme


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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 14:13


Indignati a Roma

In Agora Roma on 9 January 2012 at 22:46

Assamblea @ Laterano

Rome, January 9

 

Dear people,

 

I arrived in Rome with a fellow traveller from Croatia. We took a long walk circling the centre, we enjoyed the sun in the park of Villa Borghese, and then we descended.

We entered through the Porta del Popolo, straight in front of the Twin Churches and one of the numerous Egyptian obelisks. At that moment, I couldn’t help but think of Martin Luther.

As a young monk in the early 1500s, Luther made a pilgrimage to Rome. They say that when he entered through the Porta del Popolo, he fell to his knees and raised his arms in veneration of the Eternal City, home of the Holy Mother Church.

When he left Rome again, after having witnessed the putrid decadence of a church that had sold its soul to the earthly demons of money and power, Luther was a changed man. He probably didn’t imagine that his indignation would make the church tremble on its very foundations.

 

 

At nightfall we find the acampada of the March to Athens, right in front of San Giovanni in Laterano, the cathedral of Rome. Comrade Marianne is at the information point. It was fun to see the surprise on her face, and then the big smile when she comes up to greet me. She wasn’t the only person I knew. Not by a long shot. People from France and from Spain are here, some of them I have seen only a week ago at the New Year’s Eve celebration in Móstoles.

Entering the acampada is a bit like coming home, even though the surroundings are continually changing. There were more people than I expected. About thirty tents, about fifty people, a kitchen with barbecue, and a statue of St. Francis. He is one of us.

After the March on Brussels, and considering all the troubles that came along with it, I must say that I had little faith in a March to Athens. But they made it up to here, in wintertime, mainly without support vehicles. And that is definitely an achievement.

Of course the revolution is not just walking marches, but deep down I’m a little sorry that I didn’t come along with them from the start. Their itinerary must have been marvellous. Nice, Genoa, Parma, Bologna, Florence, Siena, Perugia. I know all those cities, I lived in three of them, and it would have been great to travel from one to the other on foot.

I cannot tell you much about the state of the group right now. There are assemblies and working groups like always, and social frictions. The languages spoken are mainly Spanish, Italian and French. The comrades from Accampata Roma are active in preparing the coming week of ‘Agora Roma’.

 

If Agora Roma is going to be anything like Agora Brussels, we’ll have a ball. But it won’t. We don’t have a revolutionary headquarters here, so everything will be outside. Debates, assemblies and actions are planned on various subjects. If they will ammount to something, I will let you know.

 

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 14:08

 

 

 

www.touchepasamonlabo.com


            

 

PETITION

Proposée par la coordination des biologistes en colère, contre la réforme inacceptable qui massacre les laboratoires d' analyses médicales, au profit d' intérêts financiers, mettant gravement en danger la santé du patient.

www.biologistesencolere.com

 

406 171 personnes en tout ont signé la pétition au

24 décembre 2011

signatures par internet et dans les laboratoires


 

Face à la destruction de leur profession par cette réforme, la coordination des biologistes en colère a créé une charte qui rassemble les biologistes qui veulent exercer de façon éthique, et cela dans l'intérêt du patient.

Pour votre information en tant que patient, n'hésitez-pas à aller visiter le site laboethique en cliquant ici


 

 

 

Au plus tôt en 2013 et au plus tard en 2016, les laboratoires d'analyses médicales de proximité, VOTRE laboratoire et tous les autres auront DISPARU au profit d'USINES à analyses (une par département pour les départements qui le "méritent"; pour les départements les plus ruraux il faudra faire un peuplus de route et mettre sa vie en danger...).

Pour quelles raisons?

Et bien en vertu d'une ordonnance parue en 2010 qui livre le "marché" de l'analyse médicale aux FINANCIERS du CAC 40...

Parmi ces groupes financiers qui ont déjà largement entamé les rachats massifs de labo, figurent des assurances de santé privées, peut-être la votre, qui auront ainsi accès à vos données médicales et pourront ainsi "personnaliser" vos factures...
Il y a une solution pour s'opposer à ce scandale : FAIRE CIRCULER massivement et SIGNER cette pétition.

C'est parce que très peu de gens sont au courant que cette réforme peut passer; il faut donc la RÉVÉLER au grand jour : DIFFUSEZ CE MESSAGE, DIFFUSEZ LE LIEN DE LA PÉTITION, à tous vos contacts, mail, Facebook et autres

LE FIGARO accepte de parler d'un sujet si il reçoit au moins 100 lettres qui en parlent.
Alors aidez-nous, envoyez nous une lettre à l'attention de ce journal dans laquelle vous exprimerez en quelques mots,votre soutien à notre profession contre sa disparition et sa désagrégation face à une réforme canibale.

Ensuite nous regrouperons toutes les lettres et les imprimerons avant de les envoyer à ce journal.
Par fax a...u 09 72 16 07 63 coût appel local non surtaxé
par mail : biologistesencolere@gmail.com
Merci de votre aide

SIGNEZ ET FAITES SIGNER !!!

suivez les explications ci-dessous ,vous allez voir,

c' est effarant...

Le gouvernement français, par décision d’ordonnance (ordonnance 2010- 49 signée par le président de la république et publiée le 13 janvier 2010) (cliquez ici pour voir ce texte)xxxxx offre xxxl' activité des laboratoires xxd' analyses médicales aux financiers, responsables avérés de la grave crise que nous traversons.

En effet cette réforme a été préparée dans la confidentialité, immédiatement applicable après sa parution, et avec peu de débat parlementaire, alors qu' aucune urgence ne justifiait cette procédure législative d' exception, si ce n' est visiblement une motivation financière.


Le scandale du MEDIATOR révèle les influences et parti-pris qui ont entouré les décisions concernant ce médicament.

Il a été dévoilé par l' initiative isolée d'un médecin, alors que cela nous donne l' exempleà suivre, et de l'espoir pour notre combat.

Il permet de comprendre indirectement le scénario de la réforme de la biologie.

Lisez l'article de Sud-Ouest pour constater de vous mêmes les effets destucteurs de cette reforme que nous dénonçons en cliquant ici

 

 

 

Cette réforme officiellement, est présentée comme une solution miracle pour améliorer le service des laboratoires d' analyses médicales, et pourtant la quasi-totalité des biologistes français est convaincue du contraire. Pourquoi ?

•D' abord parce qu 'elle impose des contraintes techniques et des obligations de regroupements, financièrement et humainement intenables, afin de contraindre ainsi les biologistes à vendre leur laboratoire aux financiers.

• A ces contraintes techniques, s' ajoutent des baisses tarifaires importantes et répétées, décidées par la CNAM sous prétexte que cette réforme permet un gain de rentabilité !

L' ensemble de ces décisions a des conséquences dramatiques et injustes:

  • Les laboratoires ne pourront faire face financièrement aux nouvelles obligations de cette réforme, et devront se faire racheter par les financiers. Ces derniers leurs envoient une nuée de commerciaux tenant un discours alarmiste et décourageant, visant à les amener à céder leur outil de travail.
  • Les laboratoires seront alors transformés en "laboratoires boites-aux-lettres" dénommés "sites" complètement deshumanisés, puisque plus aucune analyse ne sera effectuée sur place, et que la majorité du personnel sera licenciée...

 

  • Le patient ne sera plus considéré que comme un simple code-barres, et son sang comme un produit industriel : les tubes de sang navigueront par coursiers à mobylette, et arriveront ....quelque part... comme ils le pourront, les jours de canicule, de grand froid, ou de blocage des routes, dans des usines à analyses.Imaginez la qualité du résultat rendu dans ces conditions...
  • De plus, en cas d'urgence, le patient sera à la merci de la disponibilité de ces coursiers, ou devra aller embouteiller les urgences à l'hôpital au risque d'une aggravation fatale son état par un diagnostic trop tardif.
  • Le personnel restant sera limité au strict minimum pour des raisons de rentabilté, et ne sera plus de ce fait disponible à l'écoute du patient . Il pourra changer de "site " d'un jour sur l'autre en fonction des besoins du groupe financier auquel il appartient, ou sera déclassé en coursiers à 1000 euro par mois, histoire de déshumaniser un peu plus ses conditions de travail.
  • La disparition et la dégradation de ce tissu et service médical de proximité, coûtera plus de 60.000 emplois spécialisés (techniciens de laboratoires, aide-laboratoires, secrétaires médicales, fournisseurs de réactifs, sociétés d'informatique, entreprises de services).
  • Les infirmières n'auront plus le droit d'effectuer des prélèvements de sang dans le cadre de leur tournée auprès des patients.
  • Grâce à cette réforme, l'argent issu de la solidarité, autrefois destiné à rémunérer tous les individus d'une profession, ira vers une poignée de nantis et fonds de pensions et surtout mettra la santé du patient en danger .

Tout ça pour ça !

Avant la réforme: des laboratoires de proximité dont le personnel effectue sur place la majorité des analyses, qui vous connait, et en cas d'urgence peut débrouiller la situation et vous éviter le passage à l'hôpital.

Et faire des économies de santé.

Après la réforme: soit le laboratoire ferme totalement et le patient doit aller "ailleurs", soit le laboratoire est complètement vidé de son personnel technique (souvent licencié), ne reste plus qu'un centre de prélèvement, appelé pudiquement "site" ( en clair, plus rien dedans).

Pour être hyper-rentable, le personnel est ultra-réduit et change de "site" au jour le jour en fonction des besoins du groupe financier auquel il appartient.

Et des tubes de sang qui naviguent au au rythme des variations de températures et de embouteillages, par coursiers...quelquepart... pour être analysés dans des usines...

Et le résultat revient par fax au"site" le soir.

Bravo pour cette humanité et les conditions de travail du personnel.

En cas d'urgence, c'est direction les urgences de l'hôpital puisque aucun résultat ne peut être effectué et rendu sur place...

  • Pourquoi risquer la santé du patient pour de l'argent, et démolir toute l'infra-structure d'une profession qui représente seulement 2% des dépenses de santé, et qui, selon un sondage LCI des années 2000, arrive en deuxième, après les ompiers, parmi les professions dans lesquelles les français ont le plus confiance ? Cliquez ici pour voir ici ce sondage, le mot "laborantin" apparait devant la flêche.


Cette ordonnance malheureusement commence déjà à être appliquée dans les faits, sans être forcément ratifiée par le parlement, mais il est tout à fait possible qu 'elle soit bloquée à la demande du gouvernement
.

Beaucoup de lois et d' ordonnances applicables n' ont jamais été appliquées.Il est tout à fait possible que celle concernant la biologie ne le soit pas non plus, en agissant auprès des politiques, et en leur rappelant que 200.000 français fréquentent leur laboratoire tous les jours.

Et les biologistes pourront amener ces patients à voter pour les partis qui défendent ceux qui travaillent, et non ceux qui modifient les lois pour s' enrichir au détriment des autres...

  • Signer cette pétition, c' est arrêter ce jeu de massacre. Préserver l’humanisme, l' indépendance, et le savoir-faire d’une profession plébiscitée par les français, maintenir son gisement local d’emplois spécialisés ainsi que l' avenir des jeunes qui ont choisi ce métier xxxxxxxxavec cccd' autres perspectives.
  • Signer cette pétition ce n' est pas défendre une profession qui serait accrochée à son statut et qui refuserait d' évoluer, mais c' est défendre au travers de son maintien, votre propre santé et celle de ceux qui vous sont chers.
  • Signer cette pétition, c’est demander l' annulation de l' ordonnance auprès du gouvernement, afin d' empêcher le pouvoir financier de continuer à s’implanter dans le secteur de la santé et d’y causer les mêmes dégâts que ceux qu' il a provoqués dans l’économie.
Sur ce site vous trouverez tout pour vous aider à promouvoir cette pétition des patients sur le terrain
  • signer et faire signer directement en ligne ( zone située en haut et à droite)
  • télé charger (en cliquant ici)un document explicatif à distribuer et faire lire aux patients .
  • télécharger la liste au format pdf (en cliquant ici pétition de 1à 25 000 et en cliquant ici pétitions après 25 000 jusqu' à 50 224 ) et en cliquant ici jusqu'à: 76 236 des signatures.
  • cliquant ici pour apres 76 236 jusqu'à 99436Ces signatures correspondent aux bordereaux qui ont été télécopiés par le biologistes, suite aux signatures de patients recueillies dans leur laboratoire et dont la comptabilisation et la mise à jour sera fera une à deux fois par mois .

  • cliquant ici de 99 436 à 106 171
au 24 12 2011 :106 171 signatures reçues par télécopie envoyées par les laboratoires et il faut ajouter celles par internet

Il n'y a pas de date limite d'envoi, mais le mieux est de les recueillir au plus vite.

  • télécharger (en cliquant ici) un bordereau à faire signer par les patients et à télécopier au

09 72 16 00 72 (coût appel local non surtaxé).


FFFEEEEEEEEEE

Ce site est réalisé par la coordination des biologistes en colère, association de biologistes opposés à cette réforme, qui ont voulu, grâce à ce site, ainsi d' en expliquer le danger aux patients, et leur demander une aide en signant cette pétition, afin de demander l' annulation de cette réforme, sorte d' affaire MEDIATOR, qui nuit gravement à la santé.

PATRICK LEPREUX, biologiste et président de la coordination des biologistes en colère

cliquez ici pour vous connecter sur le site

courriel si vous voulez nous contacter : touchepasamonlabo@free.fr

 

www.laboethique.com


La biologie n'est pas un produit industriel ni financier

Main menu

Présentation

 

  • La mise en application de la réforme de la biologie ouvre massivement et sans contrôle cette profession aux financiers, qui n’hésitent pas à la   démolir   en la transformant en un produit industriel.
  • Sur le terrain,les financiers rachètent les laboratoires, licencient le personnel, suppriment tout le matériel, et les tubes de sang partent par livreur…quelque part….. pour être traités …à un certain moment …. Et voilà comment seront faites demain vos analyses si on fait rien !
  • Les financiers  même réussi à faire écrire dans le texte de cette réforme   que ces endroits vides continuent à s’appeler «  laboratoires » !
  • Ils ont également  fait imposer  de nouvelles contraintes techniques délirantes, véritable  fardeau humain et financier,   pour pousser les petites structures à vendre.
  • Bien qu’ils n’aient pas le droit de posséder plus de 25% des parts d’un laboratoire, ils contournent cette règle par des structures juridiques complètement opaques et difficilement contrôlables qui prennent possession de tout le capital du laboratoire.
  • Aimeriez-vous qu’en cas d’urgence les résultats d’une analyse, et par conséquent votre santé,   soit à la merci d’un livreur coincé dans les embouteillages? Tout cela à cause  d’une réforme que rien ne justifiait, sauf  l’enrichissement des financiers, quitte à mettre votre santé en danger !

La coordination des biologistes en colère propose aux biologistes « indignés » par cette situation de se rassembler autour de valeurs éthiques, centrées sur le patient, la qualité des soins, et la proximité.

  • Elle leur propose de se signer cette charte « laboethique » en 7 points, qui résument leur engagement moral envers le patient.
    Pour le faire, rien n’est plus simple.
    Si vous êtes d’accord et que vous répondez positivement aux 7 points, vous vous inscrivez sur ce site en indiquant vos coordonnées , et automatiquement et instantanément le nom de votre laboratoire et ses coordonnées apparaîtront dans la liste.

Les inscriptions fausses ou erronées seront immédiatement supprimées.

  • Cette  charte se retrouve sur Facebook et Twitter, et ce site internet est déjà au format tablette et smartphone et  le mois prochain disposera d’une appli directement téléchargeable sur Applestore et market Androïd.
  • Les patients pourront ainsi connaître en toute transparence depuis leurs portables tous ceux qui se cachent derrière la réforme et quelles véritables valeurs motivent ceux qui réalisent leurs analyses.
  • Ils pourront ainsi   faire travailler les biologistes  qui défendent une morale professionnelle plutôt que des fonds de pensions qui détiennent des lieux complètement vides estampillés « laboratoires »..En 2012, grâce à www.laboethique.com,  ces  biologistes pourront voir venir dans votre laboratoire  de nouveaux patients, de nouveaux prescripteurs, développer votre activité et mieux lutter contre les baisses tarifaires.Nous avons créé www.laboethique.comen réponse au harcèlement moral des financiers, tant sur le terrain, que sur internet  et les médias..

Si vous voulez vous désinscrire il suffit de nous adresser un message à partir du formulaire « contactez-nous,soutenez-nous ».

  • Tout cela est gratuit et a été rendu possible par les dons des biologistes, tout comme les l’affiche que nous mettons à votre disposition que vous pouvez nous demander en allant sur la rubrique « contactez-nous soutenez-nous« .
  • Continuez à nous aider financièrement pour vous défendre,regardez tout ce que nous avons fait grâce à vos dons et au bénévolat.
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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 19:18

 

 

#14Ja - Journée mondiale des assemblées populaires (Français)

 

Depuis le 15 mai 2011 un mouvement inédit par sa forme et son fond remet en cause la "démocratie représentative". Ce mouvement parti d´Espagne s´est répandu sur toute la planète malgré les innombrables manipulations médiatiques et répressions policières subies. La probabilité d´une révolution globale a rarement été aussi forte.

La démocratie est un régime politique ou le "peuple" ait le pouvoir. Le terme "démocratie représentative" est une manipulation destinée à nous faire croire que nous sommes en démocratie. Mais nous n´avons jamais vécu en democratie, la liberté d´expression ne suffit pas. Dans nos régimes politiques, les masses donnent les touts pouvoirs à une minorité, sans aucun contrôle.

Les crises sociales, économiques et environnementales que nous connaissons tous sont liées à la nature oligarchique de nos systèmes politiques.

Pour que les intérêts communs passent avant les intérêts privés, il n´y a qu´une solution: que la majorité participe directement a la politique.

La réelle démocratie n´a pas de modèle preconçu, c´est à nous tous de la construire dans la rue.

Pour construire cette démocratie mondiale, nous vous appelons tous a créer et participer à des assemblées populaires, où que vous soyez, le samedi 14 janvier 2012.

Créez des évènements, sur internet, dans la rue, dans chaque ville et dans chaque quartier, diffusez.

Lisez ce texte en assemblée, dans les camps occupy, avec vos amis.

 

Demain l´Humanité retrouvera le chemin du progrès.

 

Les signataires sont tous ceux qui diffusent cet appel.

 

 


Retrouvez la traduction de cet  appel dans les langues suivantes

(EN, ES, FR, PT, NL, EO, DE, NO, ID, GR, IT, HR, SE, SL, JP, CZ) en suivant le lien ci-dessous :


http://www.facebook.com/ note.php?note_id=1308309770 23895

 


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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 19:15

actualutte.com

 10 janvier 2012 Écrit par  Yonosoy

 

 

 

Chute de l’euro: La démocratie directe et les Indignés pour sauver le monde

La plupart des économistes sérieux s’accordent à dire que la chute de l’euro n’est qu’une question de temps, face à l’asservissement des gouvernements aux marchés qui veulent en découdre. Les problèmes risquent alors de vite arriver : émeutes, non paiement de salaires, peur, coups d’état, répression, anomie.

Nous ne pouvons pas prévoir ce qui se passera exactement, mais dès aujourd’hui il est primordial de s’organiser afin d’être fort pour faire face aux attaques qui vont arriver.

Dans de telles situations, nous ne pouvons pas nous en remettre à une personne ou à un groupe de personne qui représenterait nos intérêts, car l’abattage du château de carte pourrait faire changer bien des personnes.Nous ne pouvons donc faire confiance qu’à nous même, et ainsi coopérer avec les gens qui nous sont égaux : les simples citoyens.

Les citoyens, les gens moyens, les pauvres, les étudiants, les chômeurs, les fonctionnaires, les ouvriers, les entrepreneurs, les médecins, les petits cadres, bref, le prolétariat moderne.

Il nous faut à tout prix que ces gens (nous), qui ne possèdent pas d’organisation démocratique qui puisse les aider à subsister (l’état et es institutions agissent pour des intérêts privés), pratiquent dès maintenant la démocratie directe. Il leur faut le plus vite possible obtenir l’habitude de lutter, de s’organiser et de communiquer afin de pouvoir réagir dès que la menace dictatoriale apparaîtra de manière plus forte que jamais. En effet, nul ne sait ce qui va advenir dans les prochaines années, et l’État d’aujourd’hui, en apparence, fidèle au peuple, pourrait bien, par le jeu d’intérêts supérieurs, se mettre à devenir toujours plus autoritaire et aller toujours moins dans le sens de l’intérêt commun.

Il nous faut donc dès à présent créer des assemblées populaires partout, que ce soit en lien avec le mouvement des Indignés ou pas. C’est le seul moyen qu’à le « peuple » d’être autonome et ainsi de se protéger des aléas qui enfonceront le monde des affaires (politiques et économiques) dans la folie et la lutte pour le pouvoir. Les gens doivent apprendre à se faire confiance d’égal à égal et à fonctionner sur un modèle de démocratie directe, c’est la seule alternative qui puisse évacuer le risque de la montée d’un élan populaire qui porterait au pouvoir un gouvernement réactionnaire ou nationaliste.

Tout va s’écrouler, et nous devons donc construire un monde juste et raisonnable dès maintenant, afin que nos systèmes vicieux ne soient pas remplacés par quelque chose de pire.

Partout sur la planète, les peuples doivent apprendre l’autogestion et la démocratie directe, en acceptant tout le monde du moment que les gens se présentent en simple citoyens. Dans cette optique le mouvement global des Indignés constitue déjà une avancée majeure dans la mise en place d’une résistance et organisation populaire face aux grands risques que courent les 99 face aux 1%.

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 19:10

 

 

Les Indignés, la Rue Kétanou et Akim Reubeu des Bois

La Rué Kétanou et Akim Rebeu des Bois avec les Indignés, par ProduccionesBuitre


« Et bourgeois, entends-tu ? … » Musique et mouvements de rue. A l’occasion de l’Épiphanie, La Rue Kétanou et Akim Reubeu des Bois ont accompagné, avec leurs guitares, l’assemblée des Indignés, organisée à la brasserie festive et créative La Rotonde à Stalingrad, au nord de Paris. Le froid de la nuit n’a pas intimidé les jeunes parisiens qui se sont retrouvés par centaines sur la place, pour danser sur les chansons qui racontent l’histoire et les injustices vécues par les hommes et les femmes ordinaires. Une soirée joyeuse, sans fin heureuse : après le concert, la manifestation des Indignés, qui s’est poursuivie aux abords de l’ambassade de Russie, a été stoppée par la police. Pour une cinquantaine de jeunes la nuit s’est terminée au commissariat du 18ème arrondissement. Loin des chemins de la bohème.  (Photo : alter1fo/flickr)

 

 

 

 

 

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 16:17
| Par Carine Fouteau

Pour ses vœux à la «France solidaire», Nicolas Sarkozy a prévu de visiter, ce mardi 10 janvier, le centre hospitalier de Mulhouse, dans le Haut-Rhin, où il a programmé, selon son agenda officiel, d'«échanger de manière informelle» avec des personnels de santé. Mediapart s'est rendu en Seine-Saint-Denis à la Mission Banlieue de Médecins du monde ainsi qu'à l'hôpital public Delafontaine pour faire le bilan de son action en matière d'accès aux soins.

Dès 6 heures du matin, les silhouettes affluent devant le centre d'accueil, de soins et d'orientation (Caso) de Médecins du monde, à Saint-Denis, au nord de Paris au-delà de la Porte de La Chapelle, dans le quartier de La Plaine. Mains dans les poches, d'un pied sur l'autre, pas assez couverts, ils grelottent. Ils viennent de partout en Ile-de-France, ces hommes, ces femmes et leurs enfants, qui n'ont plus que là où aller pour panser leurs blessures ou se faire prescrire des médicaments. Ils sont au bout du bout de la chaîne. Roms, Pakistanais, Afghans, Algériens, ils ont en commun d'être étrangers, le plus souvent sans-papiers, arrivés depuis peu en France, et ne disposent d'aucune aide si ce n'est celle des associations.

À 10 heures, quand les portes s'ouvrent, une cinquantaine de personnes attendent dehors groupées devant le centre, appelé Mission Banlieue, situé rue des Blés dans un quartier neuf, immeubles bas, trois ou quatre étages, pour classes moyennes repoussées hors des frontières de la capitale. Au fur et à mesure de leur arrivée, ils inscrivent leur nom sur une liste autogérée, reprise par les bénévoles à l'entrée.

 

Devant la Mission Banlieue de Médecins du monde. © Roland Lam 
Devant la Mission Banlieue de Médecins du monde. © Roland Lam

Ce mardi de décembre, tous ne seront pas reçus. À 10h10, l'ensemble des tickets ont été distribués. Deux médecins, le matin, trois l'après-midi. Grippes, gastroentérites, démangeaisons, entorses, coupures, toutes sortes de maux plus ou moins bénins sont passés en revue, mais aussi des pathologies d'un autre âge, comme la tuberculose, dépistée dans un bus garé à proximité via des radios du poumon. Hépatites et VIH font aussi l'objet d'une surveillance particulière auprès d'une population migrante plus souvent touchée que le reste de la population.

Selon les jours de la semaine, outre la médecine générale, différentes spécialités sont représentées, gynécologie, cardiologie, dermatologie, ophtalmologie et psychiatrie entre autres. Les jeudis, un «bus dentaire» propose ses services. Quelques interprètes sont là, plusieurs langues s'entremêlent, français, anglais, arabe, roumain, hindi. 

«Il faut revenir, il n'y a plus de places. C'est fini pour ce matin», répète en boucle Alain Planchais, derrière le guichet d'accueil, qui se remémore le cas d'une dame ayant dormi sur le trottoir pour être sûre de voir un médecin. «It's fully booked, comme back this afternoon», insiste-t-il. Gentil mais ferme, «je ne peux pas faire d'exception, ce ne serait pas équitable». Dans la file, une femme demande comment elle doit s'y prendre pour faire renouveler les papiers de sa mère. «Ah, ça madame, ce n'est pas de notre ressort. Il faut s'adresser à la préfecture...»

Malgré les refus, l'ambiance n'est pas conflictuelle. Les gens qui sont là placent beaucoup d'espoir dans leur interlocuteur, ça se lit dans leurs yeux et leurs mains qui tremblent. Couleurs vives, affiches placardées aux murs, cartes du monde, les locaux sont accueillants, et les personnes qui y officient débordées mais rassurantes. Pas de médiation, pas de lumière désagréable, la photocopieuse tourne à fond. Bienveillance plutôt que suspicion.

 

Dans le hall. © RL 
Dans le hall. © RL

«Les gens font la queue de plus en plus tôt le matin. Ils n'ont pas d'autre recours. Aucun service public ne les prend en charge, indique Jalila Bouzid, la responsable du centre. On a été obligé de mettre en place une liste à l'entrée, sinon c'est la cohue. Ils sont fragilisés, ils vivent les difficultés économiques de plein fouet. Ils ont du mal à trouver des jobs, même sur les marchés ou dans le bâtiment, beaucoup disent qu'il n'y a rien, même pour quelques heures ou une journée.»

Médecin généraliste présent ce jour-là, Roland Lam confirme la dégradation de la situation: «On voit des patients qui ont faim, qui n'ont pas assez à manger, à tel point que je suis parfois amené à aller chercher des barres de céréales dans la réserve. Et les médicaments, on les donne, parce qu'ils n'ont pas de quoi les payer.»

«Notre mission a été détournée pour compenser le désengagement de l'État»

Plus de 6.183 personnes ont franchi le seuil de la Mission Banlieue en 2011, soit 12,4% de plus qu'en 2010. L'effet de la crise économique et sociale, plus d'arrivées sur le territoire, mais pas seulement. En complexifiant les procédures d'accès aux droits, les pouvoirs publics ont enrayé les dispositifs en amont et ont éloigné des soins ceux qui ne l'étaient pas déjà.

L'imposition d'un forfait de 30 euros pour bénéficier de l'Aide médicale d'État (AME), qui couvre les soins médicaux et d'hospitalisation (dans la limite des tarifs de la sécurité sociale) des sans-papiers après trois mois de résidence sur le territoire, empêche les plus vulnérables de se soigner. Au nom de la rentabilité, des risques concernant l'ensemble de la population sont pris en matière de santé publique.

 

La salle des médicaments de la Mission Banlieue. (CF) 
La salle des médicaments de la Mission Banlieue. (CF)

En parallèle aux consultations, une grande partie de l'activité du Caso consiste à aider les étrangers à constituer leurs dossiers d'AME. Autrement dit, une mission désertée par les services publics qui se défaussent sur cette structure associative. Avec la Caisse primaire d'assurance maladie du 93, par exemple, les relations sont tendues. «Nous avions une convention que nous avons arrêtée en mars 2011, indique Jalila Bouzid. On leur apportait tous les dossiers AME, nickels, ils étaient ravis parce que ça n'embouteillait pas leurs locaux. Plutôt que d'aller faire la queue chez eux, tout le monde venait chez nous. On faisait le boulot à leur place. Nous avons mis un terme à ce dispositif car nous considérons important que ces services publics gardent leur dimension d'accueil et que les usagers connaissent leurs interlocuteurs, qu'ils puissent les identifier et qu'ils ne soient pas réduits au statut de fantômes.»

«Aujourd'hui, poursuit-elle, on aide les personnes à constituer leurs dossiers, mais on les laisse se rendre aux guichets de la CPAM. Quand il y a un problème de pièces abusives, on appelle car on a des liens réguliers. Il faut dire qu'avec la caisse de Bobigny de Seine-Saint-Denis, ça se passe plutôt bien. On n'a pas de problèmes d'interprétation des règles, ce qui n'est pas le cas avec d'autres, comme Paris ou le Val-de-Marne, qui appliquent les textes de manière beaucoup trop restrictive.»


Roland Lam, médecin généraliste. (CF) 
Roland Lam, médecin généraliste. (CF)

En position de sous-traitance, Médecins du monde l'est aussi avec les administrations municipales. Cette année, 3.500 ménages se sont fait domicilier par l'association, c'est-à-dire qu'ils se servent de son adresse postale pour s'identifier et y reçoivent leur courrier. «Ce volume est énorme, constate la responsable du centre. La domiciliation ne devrait pas relever de nos attributions, mais des CCAS, les services sociaux des mairies, c'est la loi, c'est comme ça. Avec Saint-Denis, ça va, ils ont bougé. Ailleurs, on a du mal, comme à Aubervilliers, au mépris de leurs obligations.» Cette fonction est pourtant essentielle, notamment pour des populations comme les Roms qui ne trouvent jamais personne ni pour les héberger ni pour leur prêter une adresse. À partir du moment où tout contact avec une administration suppose de fournir une boîte postale, leur refuser la domiciliation revient à les couper de leurs droits.

État, régions, municipalités, les acteurs publics se renvoyant les responsabilités, le secteur associatif se substitue de plus en plus souvent à eux sans en avoir les moyens financiers. En Seine-Saint-Denis, sur un terrain où les besoins sont colossaux, à la mesure des inégalités, des structures comme Médecins du monde, vues comme des bouées de sauvetage, sont surchargées. «À l'origine, nous sommes là pour répondre à des situations d'urgence. Notre mission a été complètement détournée pour compenser le désengagement de l'État», observe le médecin de garde.

«Ces gens-là travaillent, mais ils ont de plus en plus de mal à se soigner»

Maire adjointe à la santé de Saint-Denis, Virginie Le Torrec ne minimise pas. L'élue tire elle aussi la sonnette d'alarme. Elle reconnaît le rôle incontournable des associations, «on ne pourrait pas s'en passer», et juge insuffisante la coordination entre les différents acteurs, même si une structure partenariale a été mise en place pour les faire se rencontrer dans l'Atelier santé-ville.

Ce qui la préoccupe ces derniers mois: le décrochage de familles issues des classes moyennes dont les revenus sont de peu supérieurs aux plafonds de la couverture maladie universelle et de la complémentaire, la CMU de base étant gratuite pour les foyers dont les revenus annuels sont inférieurs à 9.164 euros et la CMU-C n'étant plus accessible au-dessus de 8.652 euros pour une personne seule et 15.564 pour trois personnes.

«Ces gens-là travaillent, ont un logement, constate-t-elle, mais ils ont de plus en plus de mal à se faire soigner. On observe une forme de misère de foyers qui n'accèdent plus à grand-chose. Soit ils renoncent, soit ils retardent, parce qu'ils considèrent que ce n'est pas la priorité, qu'il faut d'abord se nourrir, payer son loyer et sa facture d'électricité. Ils remettent à plus tard aussi parce ce que c'est trop cher et qu'ils savent qu'ils n'auront pas de quoi payer les médicaments. C'est particulièrement le cas pour les soins dentaires et optiques. Certains se sacrifient pour leurs enfants, c'est-à-dire qu'ils renoncent à y aller eux-mêmes pour laisser leur place.» «Le problème, ajoute-t-elle, c'est que plus on attend longtemps, plus les maladies s'aggravent et plus ça coûte cher.»


Les tickets distribués à l'accueil de la Mission Banlieue. (CF) 
Les tickets distribués à l'accueil de la Mission Banlieue. (CF)

À l'échelon national, le phénomène du renoncement aux soins n'est plus marginal. Près d'un tiers des Français ont été concernés en 2011, contre 23% en 2010 et 11% en 2009, selon un sondage réalisé par le CSA pour le groupe Europ Assistance et le Cercle santé société auprès de 5.500 Européens et Américains. Référence en la matière, l'enquête sur la santé et la protection sociale de l'Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes) documente cette problématique depuis 1998.

Ses résultats les plus récents remontent à 2008 mais vont dans le même sens: 16,5% de la population âgée de 18 à 64 ans déclare avoir renoncé, cette année-là, à voir un médecin pour des raisons financières, un chiffre en constante augmentation depuis 2002. Parce qu'ils coûtent cher, les soins dentaires et optiques sont les plus touchés (10,7% et 4%). Être pauvre est excluant, mais des revenus moyens ne sont plus protecteurs, puisque des catégories socioprofessionnelles comme les employés de commerce ou administratifs sont également exposés à des niveaux élevés.

Cette dégradation, qui a lieu malgré la mise en place de la couverture maladie universelle en 2000, s'explique par le renchérissement des soins de santé ces dernières années. En cause, les mesures prises par le gouvernement pour réduire le déficit de la sécurité sociale. Des franchises sur les boîtes de médicaments aux actes médicaux en passant par l'augmentation du forfait hospitalier: le désengagement de l'assurance-maladie se traduit par un alourdissement de la part de la santé dans le budget des ménages accentué par l'incapacité des pouvoirs publics à empêcher les dépassements d'honoraires.

 

Alain Planchais, bénévole à l'accueil. (CF) 
Alain Planchais, bénévole à l'accueil. (CF)

Au moment même où les assurances privées sont appelées à prendre le relais, l'inflation de leurs tarifs les rendent inabordables pour certains foyers, qui ne sont plus assez riches pour se payer ce type de protection mais le sont encore trop pour percevoir la CMU.

Plus de 4 millions de Français sont actuellement dans l'incapacité de s'en doter. L'Aide à l'acquisition d'une complémentaire santé, qui visait 2 millions de personnes, ne remplit pas sa mission: plus de sept ans après sa création, moins de la moitié en bénéficie effectivement. Le non-recours est aussi établi en matière de CMU-C puisque environ un million de patients remplissant les conditions n'entreprennent pas les démarches, faute d'informations.

À cela s'ajoutent les effets des «plans de rigueur»: au 1er janvier 2012, la taxe sur les complémentaires est passée de 3,5 à 7% avec pour conséquence une hausse des contrats individuels évaluée entre 4 et 5%. Pour les fonctionnaires, depuis cette date, tomber malade coûte un jour de carence sur leurs arrêts maladie.

Les urgences hospitalières, «l'un des derniers remparts»

En Seine-Saint-Denis, les indicateurs en matière de santé sont particulièrement préoccupants. La mortalité infantile y est plus élevée qu'ailleurs; un enfant sur trois vit dans un foyer à bas revenu; pour plus de 13% des ménages, les prestations des Caisses d'allocations familiales constituent 75% ou plus des ressources; 6,1% de la population bénéficie de la CMU de base, contre 3,5% en Ile-de-France et 2,4% en France métropolitaine, et 12,1% de la CMU-C, contre 6,6% au niveau régional et 6,1% national.

Sur l'un des territoires les plus pauvres, où se pose aussi la question de la désertification médicale, la crise économique accroît la précarité. Mais, selon Virginie Le Torrec, adhérente à Europe Écologie/Les Verts, la politique menée sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy a supprimé les filets de sécurité. «Entre les franchises médicales, l'alourdissement de la fiscalité sur les mutuelles et la réforme inégalitaire de l'hôpital, indique-t-elle, le droit à la santé n'est plus universel, cela devient un luxe, y compris pour les personnes qui travaillent et qui ne dépendent pas des minima sociaux.»

Le contrat local de santé que la ville vient de signer le 2 décembre 2011 avec l'Agence régionale de santé (ARS) et la préfecture du département se soucie de ces nouveaux pauvres des classes moyennes avec l'engagement d'améliorer l'information sur les complémentaires santé les moins onéreuses. Mais le projet de la mairie de créer «une sorte de pass de ville» pour la médecine générale, sur le modèle des permanences d'accès aux soins de santé (Pass) hospitalières, n'a pas été retenu alors même que les pathologies les moins graves ne sont pas forcément les mieux traitées. La Mission Banlieue de Médecins du monde le déplore également: pour les personnes mal ou non prises en charge, il existe une carence pour les maladies ne requérant ni hôpital ni spécialiste.

 

Documents rangés à l'entrée. (CF) 
Documents rangés à l'entrée. (CF)

«Les gens se précipitent aux urgences quand leur enfant a 39 de fièvre. L'absence de structures d'accueil adéquates se traduit par des coûts publics démesurés», constate Viriginie Le Torrec, qui souligne par ailleurs les conséquences dramatiques en matière de santé publique de certaines décisions politiques, «comme de pourchasser les Roms, ce qui rend impossible toute continuité des soins».

Au service social de l'hôpital Delafontaine à Saint-Denis, Catherine Le Samedi confirme que les urgences deviennent «l'un des derniers remparts de l'accompagnement de la précarité». «Pour se soigner, les plus démunis viennent soit ici, soit au Caso de Médecins du monde», précise-t-elle. Elle aussi constate l'extension des difficultés à des populations moins défavorisées. «Il y a de plus en plus de gens qui travaillent, qui ont des droits ouverts, mais pour lesquels les restes à charge sont rédhibitoires», indique-t-elle en référence au forfait hospitalier fixé par décret à 18 euros par jour, ainsi qu'au ticket modérateur pour les consultations externes.

Située entre les urgences et la réanimation de l'hôpital, la Pass ne désemplit pas. En réponse aux besoins, son activité est passée de 500 à 4.800 «bons» pour des consultations entre 1998 et 2011. L'année dernière, 1.500 demandes d'AME ont été remplies, et 300 dossiers de CMU et CMU-C. «Il y a trois ans, MdM était très en colère contre nous, c'était la guerre ouverte, ils nous reprochaient de jeter leurs patients. Je crois qu'on a fait des progrès», estime-t-elle. «Il s'agit de bricoler des solutions pour chacun, et pour cela il faut s'y prendre le plus en amont possible. On ne peut pas se permettre de découvrir le dernier jour d'hospitalisation qu'untel est sans logis ou qu'il n'a pas de mutuelle. Mieux repérer les gens pour mieux les prendre en charge et les aider à retourner dans le droit commun, voilà l'objectif», résume-t-elle.

«Personne n'aime mettre un homme en fauteuil roulant à la porte»

La responsable du service social regrette l'absence de généralistes à l'hôpital, tout en estimant que cela poserait un problème de concurrence avec la médecine de ville. Dès qu'est abordée la question des moyens publics, elle répond par la tarification à l'activité: «La T2A a mis à mal l'hôpital en liant activité et finances. Les gens n'ayant ni droits ni domicile coûtent forcément plus cher à la collectivité que quelqu'un dans le XVIe arrondissement dont on a l'adresse, qui paiera sa facture et qui retournera chez lui après son séjour. La DMS (durée moyenne de séjour) a tout bouleversé. Par exemple, en maternité, après trois jours d'hospitalisation, on perd de l'argent. Avant les gens restaient, ils attendaient qu'on trouve une solution, ça ne gênait personne, on faisait un peu fonction d'hospice. Maintenant, c'est fini. C'est dehors sinon on creuse le déficit.»

Conséquence, les relations avec les partenaires se dégradent, comme avec la Direction régionale et interdépartementale de l'hébergement et du logement en Ile-de-France. «Tout le monde est à cran, la diminution globale des moyens sociaux, par exemple la baisse du nombre de nuits d'hôtels, se répercute immédiatement sur notre fonctionnement et de plus en plus de gens se retrouvent dans les trous des systèmes. Durant l'hiver, il est arrivé que le 115 renvoie des personnes vers les urgences ou le commissariat. Devinez où les sans-papiers trouvent refuge! Pendant toute une période, deux à trois familles ont dormi dans le hall de l'hôpital. Avant, on tolérait des exceptions dans les services. Personne n'aime mettre un homme en fauteuil roulant à la porte, mais maintenant personne ne peut plus le garder parce que cela coûte trop cher.»


Rangement des dossiers à la Mission Banlieue. (CF) 
Rangement des dossiers à la Mission Banlieue. (CF)

Pour ne pas couler financièrement, la seule solution, estime-t-elle, passe par un meilleur dialogue entre les institutions. «Sinon, ce n'est pas la peine, on se tape dessus!» Sur les quelque 84.000 patients de l'hôpital, près de 46% sont considérés comme étant en situation précaire. Autant dire qu'il n'y a pas le choix.

«À Médecins du monde, rappelle Alain Planchais à l'accueil, on dit qu'une mission est réussie quand les gens n'ont plus besoin de nous et quand on se désengage. Nous devons faire attention à ne pas être instrumentalisés, à ne pas faire le boulot de l'État à sa place et à ne pas nous installer dans une routine.»

À un homme qui ne cesse de revenir à la charge, il explique: «C'est vous qui remplirez le dossier, mais on vous aidera.» Pour les patients, aussi démunis soient-ils, l'objectif est le retour dans le droit commun.

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 16:13

Si l'UMP fustige le nombre de fonctionnaires des collectivité locales, elle ne répugne pas à intégrer de façon temporaire des titulaires du RSA comme employés « quasi gratuits » dans les collectivités qu'elle dirige. Contrepartie ou salariat au rabais ?



RSA : Les solutions emploi « effets d'aubaine » de l'UMP ?

 

Issu de la scandaleuse déclaration de Laurent Wauquiez, basée sur de faux arguments : « (...) Aujourd'hui, un couple qui est au RSA, en cumulant les différents systèmes de minima sociaux, peut gagner plus qu'un couple dans lequel il y a une personne qui travaille au smic (...) » le travail obligatoire des attributaires des minima sociaux se met, petit à petit, en place dans quelques Conseil généraux, dirigés par l'UMP.

Si le département de la Savoie a été, nous dit Nice Matin, le premier à lancer ce STO new look, les Alpes Maritimes, où sévit l'ennemi juré des précaires en tous genres : Eric Ciotti, ne voulait pas être en reste.

Nice Matin nous décrit la mise en place azuréenne du système. Premier constat, contrairement à ce que proposait Laurent Wauquiez : le « retour à l'emploi » des titulaires du RSA : « ne peut se faire que sur la base du volontariat »

Et pourquoi ?

Tout simplement explique Eric Ciotti, afin : « (...) que les entreprises ne bénéficient pas d'un effet d'aubaine » Ce qui signifie, par extension que ce sont les collectivités locales qui peuvent en bénéficier. Pour le lancement de l'opération, ils étaient quinze « salariés » volontaires à intégrer le Conseil général, l'Université de Nice ou les associations locales.

Cette intégration, aux antipodes de la réinsertion, ne coûte de plus, pas bien cher au Conseil Général puisque : « (...) l'État, subventionne à hauteur de 95 % ces embauches « RSA » Une cinquantaine d'euros par mois restent donc à la charge de l'employeur » Vous avez dit effet d'aubaine ?

En fin de compte, comment ça va fonctionner et combien vont toucher ces « salariés » ?

Ils vont : « (...) travailler sept heures par semaine dans une administration ou une association afin de recevoir 130 € mensuels en plus (...) » Il s'agit donc bien d'un simple travail sans aucune formation ou recyclage permettant aux titulaires du RSA d'envisager à terme de sortir de leur précarité !

Alors, où est le retour à l'emploi, dont se goberge l'UMP des Alpes Maritimes ?

Si Eric Ciotti trouve néanmoins le moyen de se féliciter des premiers résultats, il est conscient du fait, que les collectivités locales n'ont pas les moyens d'absorber les 25 400 allocataires du RSA du département ! D'autant qu'en août dernier Eric Ciotti annonçait son intention de réduire de 10% d'ici la fin 2012 les effectifs du Conseil général des Alpes-Maritimes, qu'il préside.

Alors, celui-ci brandit une « idée de génie », au moment où plus de 4,5 millions de français cherchent un emploi : « La solution, c'est le secteur associatif, (...) Il y a dans notre département des milliers d'associations qui ne peuvent mener à bien certains projets, faute de moyens (...) Elles vont désormais pouvoir embaucher à moindre coût « plusieurs centaines d'allocataires du RSA »

Embaucher ? En fait, utiliser une main d'oeuvre quasi gratuite qui viendra directement concurrencer les emplois aidés, qui coûtent plus cher, et qui au bout du compte ne se verra jamais proposer un véritable emploi !

Mais l'objectif n'est-il pas d'essayer de prouver qu'une proposition mal ficelée et destinée à séduire l'électorat de droite extrême, à un avenir ?

Avenir qui pourrait être, selon Eric Ciotti, idyllique, à condition que : « (...) le recrutement ne se fasse plus sur la base du volontariat, mais de façon obligatoire (...) » Tout en regrettant qu'on en soit pas là, et ajoute rêveur : « (...) que ce sera peut-être la prochaine étape »

Mais; pour cela, il faudra d'abord convaincre une majorité de français peu enclins à ce jour à reconduire ces « humanistes » pour cinq ans ...


Crédit photo
FlickR CC - Eric Ciotti - JMVIG

 

Lundi 9 Janvier 2012
J-C Slovar
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