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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 21:57

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 21:50
Marianne - Variae - Blogueur associé | Mercredi 11 Janvier 2012 à 05:01

Le mythique « Casse-toi pauv'con » de Nicolas Sarkozy ne fait pas figure d'exception parmi les membres de son parti. Des « minables » ou « cloportes » de Copé aux « racailles » du président, petit tour d'horizon du meilleur de l'UMP par le blogueur – et partisan de François Hollande – Variae.



(Dessin de Louison)
(Dessin de Louison)
Alors que le sarkobashing est à la mode, toutes les attaques les plus basses sont tentées contre notre président. Parmi celles-ci, il y en a une qui m’indigne tout spécialement : celle selon laquelle le sarkozysme serait une non-pensée, un culte de la gesticulation, ne visant qu’à servir les copains et à faire diversion sur les turpitudes honteuses des proches du pouvoir.

Il n’y a rien de plus faux : le sarkozysme est au contraire une « véritable » vision du monde, puissante et féconde, sans équivalent dans le monde politique français. Pour fermer le bec aux critiques gauchistes, Variae vous propose ce jour de découvrir le volet sociologique de cette pensée, et notamment la catégorisation originale qu’elle propose de la société française.

Une catégorie structurante : les « minables »

Le « minable  » est un membre de la classe de base de la société française, qui regroupe environ 94% de la population. Cette appellation sous forme de clin d’œil ne doit pas être prise pour une forme de mépris : elle désigne simplement ces Français médiocres qui estiment que 5000 euros est un beau revenu mensuel.

Ils dévoilent ainsi leur petitesse, leur manque d’ambition, et leur inaptitude à participer à la dynamique de la France d’après. Ils doivent donc concentrer tout le poids de l’effort fiscal, pour laisser les mains libres aux 6% récents qui tirent littéralement notre pays et font qu’il ressemble quand même à quelque chose.

(Capture d'écran - Variae)
(Capture d'écran - Variae)

Le petit peuple des mers et des champs : les « descends un peu si t’es un homme » et les « pov’ cons »

Les besoins des minables ont beau être modestes, il leur faut malgré tout se sustenter. C’est le rôle des « descends un peu si t’es un homme » (les DUPSTEUH, pour simplifier), spécialistes du poisson, et des « pov’ cons », spécialistes du foin et des bêtes qui le mangent.

 

 

Comme ils n’ont pas un gros cerveau, ils ne sont jamais contents et parlent très mal au président quand il vient leur rendre visite, au bord de mer ou au salon de l’agriculture. Mais il les aime bien quand même, il est large d’esprit, le président.

 


Les inutiles : les « cancéreux de l’assistanat » [(c) Laurent Wauquiez]

Des « minables  » au assistés : non seulement ils se contentent de 5000 euros, mais pire encore, ils entendent les gagner sans rien faire, sur le dos de l’Etat et donc des pas minables. Il existe un traitement encore plus efficace que les rayons pour ce cancer particulier : le travail forcé gratuit.
(Une du Figaro - Variae)
(Une du Figaro - Variae)

Les méchants dangereux : les « racailles »

Les « racailles  » sont une catégorie à part de minables  : ils travaillent encore moins qu’eux, mais veulent plus de 5000 euros par mois, pour le dépenser en drogue et en survêtements trop larges ! Alors ils attaquent les petites grand-mères, les commissariats, et même parfois ils s’entretuent et on ne les voit même pas quand il fait noir, comme ils n’ont pas la peau très blanche.

Pour les combattre : quand ils sont petits, cours de morale et port de l’uniforme scolaire  ; quand ils sont grands, nettoyeur allemand à haute pression. Remarque : parfois la racaille s’assagit, mais ça ne vaut guère mieux : elle se laisse pousser la barbe et prend plusieurs femmes (on dit alors un « polygame »).

 

 

Les agents provocateurs : les « cloportes » et les « résidus »

Les « cloportes  » et les « résidus » – ou, comme ils se font appeler, les « militants de gauche » – sont des « minables  », « racailles » et autres « pov’ cons » qui non contents de ne servir à rien dans la France d’Après, font tout pour entraver sa bonne marche et perturber les réformes présidentielles.
Note : regarder ce qui se fait en Hongrie pour réduire leur capacité de nuire.

 

Face à un tel pays, on comprend mieux, finalement, pourquoi le président hésite à se représenter comme candidat.

Bonus spécial Variae : la carte de France de Nicolas Sarkozy

 

Des «minables», des «racailles», et des «assistés»: la France selon l'UMP

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 21:44
Emmanuel Lévy - Marianne | Jeudi 12 Janvier 2012 à 18:01

 

L'info a eu une place de choix dans les journaux du matin: en termes de temps de travail, les Français sont dans la queue du peloton. Une étude du cabinet COE-Rexecode, proche du Medef, a ainsi été longuement relayée alors qu'elle comporte de nombreuses incohérences.



(photo : Robbert van der Steeg - Flickr - cc)
(photo : Robbert van der Steeg - Flickr - cc)
Il y a des infos comme ca qui ont le chic pour squatter les antennes dès potron minet et saturer les média avant treize heures. Celle de ce jour, issue d’une étude de Rexecode, le cabinet d’étude économique proche du Medef, expliquant en gros que les Français sont des fainéants, avait tout pour devenir le pitsch du jour. D'abord dans les Echos : 

 

La une des Echos du 12 janvier 2012
La une des Echos du 12 janvier 2012
« Une étude qui va faire beaucoup de bruit », sur la chronique éco de RTL. Des centaines d’articles selon Google news. Sauf que l’étude en question comporte de nombreux biais. Et qu’il se pourrait bien que si les conclusions pourraient être vraies, la démonstration, elle, souffre d’un sérieux problème de méthodologie……que Marianne décortique ici. 

Le sujet est sensible. Il déchire droite et gauche, la première accusant la seconde d’avoir plombé la compétitivité du pays avec les 35 heures. D'ailleurs, dans une semaine s’ouvre le sommet social qui devrait comporter à son menu la question du temps de travail. Que dit l’étude inédite ? Que les statistiques ordinairement utilisées décrivent mal la réalité. Congés, absence, 35h, en réalité la durée effective au travail d’un salarié à temps complet ne serait en France que de 1 679 h, contre 1 904 heures en Allemagne. Dans le classement effectué, la France arrive en avant dernière position juste devant la Finlande. Le constat est impitoyable, la France est un pays de « sacrés branleurs »….
 

En bons économistes, les experts de COE-Rexecode fournissent la méthodologie de leur travail. Ils ont pris comme base la durée apparente de temps de travail telle que la fournit Eurostat, l’Insee européen. Et comme ce volume horaire n’est établi que sur la base des personnes effectivement en poste, ne comptabilisant pas celles qui sont absentes pour d’autres motifs (ce qu’explicitement la note de COE-Rexecode désignent comme congés en général et absentéisme, arrêts maladie ou RTT en France), l’institut a retraité ces données. Et obtenu ces fameux résultats…. A gauche, on a bien compris le danger, et la cellule riposte des hollandais s’est activée : « La méthodologie est très spéciale » puisque « on ne parle pas du travail à temps partiel catégorie dans laquelle la durée du travail en Allemagne est beaucoup plus faible qu'en France », a immédiatement rétorqué Pierre Moscovici, le directeur de campagne de François Hollande




Avant de contacter Rexecode, nous sommes allés sur Eurostat dénicher la base de données. Pour travailler, nous nous sommes cantonnés qu’aux seuls cas Français et Allemand. Que nous dit cette base ? En 2010, la durée hebdomadaire pour un temps complet (données qui sont à la base de l’étude de Rexecode) était respectivement de 40,7 heures en Allemagne, et de 39,5 heures en France. Répliquant la méthodologie de l’institut nous avons multiplié par 52 (nombre de semaines dans l’année) pour obtenir le volume horaire affiché dans chacun des pays. 


Notre démarche

Le bobard du jour: le Français travaille moins que l'Allemand, dixit Rexecode

Résultat : 2 116 heures en Allemagne contre 2 054 en France. Ce sont ces chiffres qui ont été redressés par COE-Rexecode pour obtenir le temps de travail implicite, soit 1 904 heures en Allemagne et 1 679 heures en France. Première surprise, à en croire l’institut, la différence, soit 375 heures en France (volume cohérent avec les chiffres de l’Insee) est presque le double des 212 heures allemandes. Ce sont ces heures qui correspondent à ces fameux congés, absences et autres RTT. Mais aussi, motifs non soulignés par COE-Rexecode, à de la formation professionnelle ou à des congés maternité, voir des absence pour deuil, déménagement etc…

Ramenons ces heures à la durée hebdomadaires de travail dans chacun des pays.

Résultats:

Allemagne 212/40,7 = 5 semaines et un jour, ou 26 jours;

France 375/39,5 = 9 semaines et demie , soit 47,5 jours.


Chez COE-Rexecode, l'embarras

Sauf que Marianne a voulu aller un peu plus loin. Muni de ces résultats, nous avons contacté Gilles Koléda, en charge de l’étude du COE-Rexecode qui a polariés l’actualité du jour. Et refait pas à pas ces calculs jusqu’à obtenir ces 212 heures d’absences en moyenne des salariés allemands, soit 5 semaines et un jour. Rien de problématique jusque là pour notre expert de chez Rexecode. Jusqu’à ce que la question simple lui soit posée : « 26 jours, cela ressemble quand même au volume ordinaire de congés des salariés outre-Rhin ? Ce qui suggérerait que le travailleur allemand n’est jamais malade ?» Notre interlocuteur est visiblement embarrassé : « je ne connais pas le volume de congés payés en Allemagne ». Et il est vrai qu'à Marianne non plus. Mais, de fait, l’étude commence à prendre l’eau…. 


Heureusement (et malheureusement pour Rexecode), le cabinet Mercer a fait ce travail  …Selon cet institut, entre les congés payés et les jours fériés, la France compte 36 jours chômés, et seulement 29 pour  l’Allemagne. Rapportés en terme de semaines, cela donne 7 semaines et un jour de travail en France, soit sur la base de 39,5 heures hebdomadaire 284,4 heures. Appliquons le même raisonnement pour notre voisin : 29 jours, 6 semaines moins un jour, soit à raison de 40,7 heures hebdomadaires, un volume de  236 heures.


Conclusions

Elles sont d'une simplicité biblique :

Premièrement : les calculs de COE-Rexecode qui permettent de passer d’un volume horaire annuel de travail calculé sur la base d’une semaine type travaillée et appliquée sur 52 semaines à un volume effectivement réalisé donnent des résultats incohérents pour l’Allemagne. En faisant passer le volume horaire de 2 116 heures à 1 904 heures, l’institut abouti a la conclusion qu’un salarié allemand est absent de son travail seulement 26 jours, soit 3 jours de moins que les jours officiellement chômés. Bref, non seulement le travailleur allemand redonnerait des jours à son employeur, mais il n’est jamais absent, jamais en formation, ni en congé maternité. Certes, dans les stéréotypes, l’Allemand est censé aimer son travail et faire peu d’enfant, mais tout de même...
 

Deuxièmement : pour la France la différence entre les 47,5 jours issus du calcul de COE-Rexecode et les 36 jours officiellement chômés, (25 jours de congés payés et 11 fériés), laissent donc 11,5 jours pour les RTT et autres absences. 
 

Finalement, les 1 679 heures affichés par COE-Rexecode, ne sont pas une nouveauté. En 2007, l’Insee donnait un volume horaire de 1 680 heures en 2007, et 1 640 heures pour la Dares en 2009. On peut en revanche très sérieusement douter que nos voisins salariés travaillant à temps complet effectuent, comme le prétend COE-Rexecode, 1 904 heures.
Bref, on attend, dans les jours viennent, des explications de Rexecode, et un droit de suite dans la presse. Parions que ni l'un ni l'autre ne surviendront. La bête médiatique est amnésique....

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 21:38

 

Centrales 12/01/2012 à 13h17
 

Dans un rapport dont la version définitive doit être rendue le 31 janvier et dont La Tribune s'est procuré une version provisoire, la Cour des comptes pointe les « incertitudes importantes » concernant les coûts à venir du programme nucléaire français, et notamment le démantèlement des centrales et la gestion des déchets.

Pas assez d'argent pour le démantèlement et les déchets

La Cour estime que les charges liées au démantèlement s'élèveront à 22 milliards d'euros. Ces chiffres, souligne la Cour, doivent être considérés « avec la plus grande précaution ».

La Cour demande ainsi à EDF de réajuster ses calculs de provisions pour le démantèlement et de recourir à une expertise indépendante à ce sujet.

Il en va de même pour les provisions concernant le traitement des déchets, qui ne sont « pas stabilisées ». Et pour cause, les calculs des coûts sont basés sur un devis de 2003, qui a doublé (de 15 à 35 milliards d'euros) depuis.

La Cour demande ainsi que soient établis « des devis réalistes » concernant cette question du traitement des déchets de la filière.

« C'est tout bon pour EDF »

Benjamin Dessus, président de l'association Global Chance, estime que cette première version du rapport passe beaucoup de choses sous silence :

« Pour faire ses calculs, la Cour des comptes s'est basée sur un scénario, qui est probablement celui d'EDF : une prolongation de soixante ans des centrales. »

« Cela repousse la question du démantèlement », avec un impact direct sur les coûts :

« Dans trente ans, 1 000 euros, ça en représentera 100 ! C'est tout bon pour EDF : une partie de l'investissement est à faire dans très longtemps, c'est moins cher que l'EPR qui coûte des fortunes. »

Il pointe également le flou du coût réel du démantèlement :

« Le démantèlement, personne ne sait faire, les experts donnent des avis divergeants sur le coût, parce qu'ils divergent sur la stratégie à adopter. »

« On est incapable d'évaluer correctement le risque d'accident »

Il pointe un autre élément qui n'apparaît pas dans cette première version du rapport de la Cour des comptes, la provision en cas d'accident :

« Après Fukushima, on peut se poser la question : s'il y a un certain risque, il faut provisionner. Le risque d'accident est 300 fois supérieur à ce qu'avaient calculé les experts. Cela prouve qu'on est incapable d'évaluer correctement le risque d'accident. »

Selon lui, le scénario pour EDF qui se dessine en creux de ce rapport est le suivant :

« Je fais ce que dit l'ASN dans son rapport, je n'ai pas d'accident, on prolonge l'exploitation des centrales, je n'ai pas de frais de démantèlement avant trente ans et ça me coûte beaucoup moins cher que l'EPR. »

 

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 21:32

 

LEMONDE.FR avec AFP | 11.01.12 | 21h52   •  Mis à jour le 12.01.12 | 08h04

 
 

Un salarié du groupe d'annuaires Pagesjaunes s'est suicidé à son domicile, mercredi 11 janvier, après avoir adressé un mail à son épouse, avec en copie les syndicats et la direction du groupe, dans lequel il met en cause ses conditions de travail, a-t-on appris de source syndicale.

La direction de Pagesjaunes a confirmé le suicide d'un conseiller commercial de l'agence de Montpellier à son domicile et dit s'associer à la douleur de sa famille et de ses proches. Dans un communiqué, les membres du comité d'entreprise et l'intersyndicale des Pagesjaunes ont dit être "sous le choc suite à la disparition d'un de leurs collègues, qui s'est suicidé ce matin, mettant en cause à travers un mail adressé à la direction et aux organisations syndicales ses conditions de travail dans l'entreprise, et l'impossibilité d'y faire face".

SURCHARGE DE TRAVAIL ET PERTE DE SALAIRE

Le salarié, un commercial âgé de 53 ans et père de famille, s'est pendu à son domicile, ont-ils précisé. Il a envoyé le mail peu de temps avant de passer à l'acte. Selon les syndicats, qui appellent "à ne pas tirer de conclusions dans l'immédiat", le salarié évoquait notamment dans son mail une surcharge de travail et une perte de salaire.

Un comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) doit se réunir jeudi. La direction de Pagesjaunes a précisé que le directeur général de Pagesjaunes Groupe, Jean-Pierre Remy, et le directeur commercial, Patrick Krawcyzk, s'étaient "immédiatement rendus sur place pour être aux côtés des équipes". Elle a également indiqué qu'"une enquête est en cours afin de déterminer les circonstances de cet événement tragique", précisant qu'elle ne peut "à ce stade fournir de détails supplémentaires".

Le groupe Pagesjaunes compte 4 776 collaborateurs en France, en Espagne, au Luxembourg et en Autriche, dont 2 100 conseillers commerciaux.

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 21:27

LEMONDE.FR avec AFP | 12.01.12 | 09h04

 
 

 

Des soldats kényans en Somalie, en octobre 2011.

Des soldats kényans en Somalie, en octobre 2011.AFP/STRINGER


Les forces de sécurité kényanes bafouent les droits de civils et de réfugiés somaliens dans le nord-est du pays, près de la frontière avec la Somalie, affirme, jeudi 12 janvier, l'organisation Human Rights Watch (HRW). Le groupe de défense des droits de l'homme basé à New York a recensé plusieurs cas de violences à l'encontre de la population depuis le début de l'offensive de l'armée kényane en Somalie, en octobre 2011, destinée à combattre les insurgés islamistes shebabs.

Le dernier cas rapporté par l'un des chercheurs de l'organisation est le rassemblement, puis le passage à tabac, le 11 janvier, d'un groupe d'habitants de Garissa, capitale de la province du Nord-Est, dans un camp militaire. "Quand des officiers de l'armée peuvent frapper des civils en plein jour sans craindre de répercussions, il est évident que l'impunité est devenue la norme", a commenté Daniel Bekele, responsable pour l'Afrique de HRW.

"VIOLS, ARRESTATIONS ARBITRAIRES"

"Les promesses répétées, à la fois de la police et de l'armée, de cesser ces abus et d'enquêter n'ont débouché sur rien", a-t-il poursuivi. L'envoi des troupes kényanes dans le sud somalien a coïncidé avec le début d'une série d'attaques contre la police, l'armée et des cibles civiles au Kenya. Perpétrées à l'aide de grenades ou d'engins explosifs improvisés, elles ont été imputées, par les autorités kényanes, à des sympathisants shebabs.

"En réponse, des membres des forces de sécurité se sont rendus responsables de viols, de passages à tabac, de pillage et d'arrestations arbitraires de civils, a poursuivi HRW. La répression vise largement les réfugiés somaliens et les Kényans d'ethnie somali, mais des résidents d'autres groupes ethniques dans la province du Nord-Est ont aussi été touchés."

La province du Nord-Est abrite le plus grand complexe de camps de réfugiés au monde : Dadaab. Quelque 46 000 Somaliens, qui fuient la faim et la guerre civile qui ravage leur pays depuis vingt ans, y vivent aujourd'hui.

 

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 21:22

LEMONDE.FR avec AFP | 12.01.12 | 18h57   •  Mis à jour le 12.01.12 | 19h02

 
 

 

Le Soudanais Mohammed Ahmed Moustapha Al-Dabi, chef de la mission d'observateurs en Syrie, assure que l'un des observateurs a quitté la mission pour raisons de santé.

Le Soudanais Mohammed Ahmed Moustapha Al-Dabi, chef de la mission d'observateurs en Syrie, assure que l'un des observateurs a quitté la mission pour raisons de santé.AFP/ASHRAF SHAZLY


Deux des plus de cent soixante observateurs envoyés en Syrie par la Ligue arabe ont quitté leurs fonctions, a indiqué, jeudi 12 janvier, l'organisation panarabe, imputant ces départs à des raisons personnelles ou de santé, et mettant en cause les déclarations de l'un d'eux.

"Deux observateurs se sont excusés, un Algérien et un Soudanais", a déclaré à des journalistes le chef des opérations en Syrie, Adnan Khodeir, au siège de la Ligue, au Caire. Il a assuré que l'observateur algérien avait quitté ses fonctions "pour raisons de santé", et que son collègue soudanais "rentrait dans son pays pour raisons personnelles".

Un observateur algérien, Anouar Malek, a annoncé sa démission de l'équipe mercredi, après qu'il se fut rendu à Homs (Centre). M. Malek a assuré à la chaîne al-Jazira, avoir assisté à un "désastre humanitaire".

"Ce n'est pas un crime de guerre, mais plusieurs que le régime est en train de commettre contre son peuple" a-t-il dit, ajoutant que la mission de la Ligue arabe s'apparentait à "une farce". M. Malek a affirmé par ailleurs que plusieurs de ses collègues avaient fait de même.

"Trois personnes se sont retirées de la mission avant mon arrivée. Un observateur égyptien a quitté Damas en même temps que moi, le 6 décembre, et un Marocain nous avait précédés. Un observateur de Djibouti a également décidé de partir", a-t-il affirmé à l'AFP.

 DES DÉCLARATIONS "SANS FONDEMENT"

Le chef de la mission d'observation, le général soudanais Mohammed Ahmed Al-Dabi, a toutefois déclaré dans un communiqué que "les déclarations d'Anouar Malek sur une chaîne satellitaire sont sans fondement". "M. Malek était déployé avec une équipe à Homs, mais pendant six jours il n'a pas quitté sa chambre et ne s'est pas joint aux autres membres sur le terrain, prétextant qu'il était malade", a-t-il ajouté.

Selon le général Dabi, M. Malek avait demandé à aller à Paris pour y être soigné, mais est parti sans attendre l'autorisation. Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Al-Arabi, a pour sa part déclaré sur une chaîne de télévision privée égyptienne que les rapports qu'il recevait du général Dabi sur la mission étaient "extrêmement préoccupants".

La Ligue arabe a décidé, mercredi, de surseoir à l'envoi de nouveaux observateurs en Syrie après une attaque contre la mission lundi, au cours de laquelle trois d'entre eux ont été légèrement blessés. Dimanche, la Ligue avait décidé de renforcer sa mission, pourtant critiquée par l'opposition pour son incapacité à faire cesser la répression par le régime de la révolte populaire, en envoyant des observateurs en renfort.

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 21:18

 

LEMONDE | 12.01.12 | 11h51   •  Mis à jour le 12.01.12 | 20h01

 
 

 

Gilles Jacquier a été tué dans ce quartier de Homs, mercredi 11 janvier, par un obus de mortier ou une roquette, alors qu’il allait sortir d’un immeuble d’où il prenait des photos.

Gilles Jacquier a été tué dans ce quartier de Homs, mercredi 11 janvier, par un obus de mortier ou une roquette, alors qu’il allait sortir d’un immeuble d’où il prenait des photos.AFP/JOSEPH EID


Gilles Jacquier, reporteur à France 2, était arrivé samedi 7 janvier à Damas, avec un cameraman, Christophe Kenck, et sa compagne, Caroline Poiron, photographe. Il a trouvé la mort mercredi 11 janvier, entre 15 et 16 heures, heure locale, dans la ville de Homs, où il a été fauché par un obus de mortier ou une roquette.

Selon le récit livré par Christophe Kenck sur le site de France Télévisions, rien ne laissait prévoir cette attaque. "On nous a baladés dans la ville. On est tombés sur une micro-manif sur une avenue, on est sortis, on a commencé à faire des plans. Et là, un premier mortier est tombé à 500 mètres de la manifestation. Ça a été la panique à bord. Après, il y a eu un deuxième coup de mortier qui est tombé sur une école, mais qui était vide. Et il y a eu un troisième coup de mortier. J'ai senti le souffle parce que c'était à 10 mètres de moi. J'ai été légèrement blessé mais tout va bien. Et puis le quatrième coup de mortier est tombé sur un immeuble où Gilles Jacquier s'était réfugié. (…) On a sorti Gilles dans un taxi pour l'emmener à l'hôpital. Mais quand j'ai vu Gilles sortir, avec sa femme en pleurs, j'ai compris qu'il était mort sur le coup."

Quelques secondes avant le tir fatal, Gilles Jacquier était monté avec plusieurs confrères sur le toit d'un immeuble pour faire des photos, selon le témoignage des photographes Eric Fauvet (indépendant) et Joseph Eid (AFP), présents sur les lieux. C'est en redescendant, au moment de sortir de l'immeuble, que Gilles Jacquier a été fauché par un obus ou une roquette selon les sources. Six ou huit Syriens ont aussi été tués par le troisième obus. Un photographe néerlandais, Steven Wassenaar, a également été blessé aux yeux.

LA "NARRATION" QUE LE POUVOIR CHERCHE À DIFFUSER

La petite manifestation à laquelle assistaient Gilles Jacquier et ses confrères était le fait de militants pro-régime, dans le quartier de Nouzha, un quartier entièrement alaouite, la confession du président Bachar Al-Assad. La zone est totalement contrôlée par l'armée et les chabiha, les milices civiles armées à la solde du pouvoir.

Bien que l'origine des tirs mortels soit inconnue, l'agence officielle syrienne SANA s'est empressée de les attribuer à "un groupe terroriste armé", sans attendre le résultat d'une enquête. La nature des tirs (RPG ou obus de mortier) est également incertaine pour le moment : elle n'est pas sans importance, dans la mesure où les déserteurs de l'Armée syrienne libre (ASL) sont équipés de lance-roquettes, plus rarement de mortiers, dont le maniement est plus compliqué.

Une chose est sûre en revanche : l'attaque dans laquelle Gilles Jacquier a trouvé la mort correspond parfaitement à la "narration" que le pouvoir syrien cherche à diffuser, celle de groupes armés qui attaquent une population acquise au régime de Bachar Al-Assad. Ce dernier continue de nier l'évidence, à savoir les manifestations pacifiques tout comme la répression de ses propres forces de sécurité, qui a causé plus de cinq mille morts en dix mois. La veille de l'attaque de Homs, deux observateurs koweïtiens de la Ligue arabe ont été légèrement blessés à Lattaquié, par des manifestants non identifiés, très probablement des chabiha.

Plusieurs pays arabes ont suspendu l'envoi d'observateurs, tandis que la mission est de plus en plus contestée. Incapable de mettre fin à l'effusion de sang, elle a été dénoncée comme une "mascarade" par un observateur algérien, Anouar Malek, qui a préféré démissionner plutôt que couvrir "le massacre" : "Ils n'ont pas retiré les chars des rues, ils les ont juste cachés et redéployés après notre départ, a-t-il déclaré sur la chaîne Al-Jazira. Les snipers sont partout et tirent sur les civils. Les gens sont enlevés, les prisonniers sont torturés et personne n'est libéré. Ceux qui sont censés être libérés et qui sont montrés à la télévision sont en fait des personnes qui ont été prises au hasard dans les rues."

Au bord du point de rupture, le régime syrien semble avoir décidé de profiter de la mission de la Ligue arabe pour jeter toutes ses forces dans une bataille de propagande destinée à convaincre la communauté internationale qu'il reste solidement accroché au pouvoir. Un mélange de communication et d'intimidation, qui a amené Bachar Al-Assad, quasi invisible et muet depuis le début de la crise, à faire deux interventions publiques en deux jours.

VISITE DE PROPAGANDE

Mardi, il prononçait un long discours plein de déni et de défi à l'université de Damas. Mercredi, il est apparu en public à un meeting organisé place des Omeyyades, à Damas, devant des supporteurs. Difficile d'en évaluer le nombre : la télévision syrienne a montré une marée humaine agitant drapeaux et portraits de son dirigeant ; l'opposition dénonce la mobilisation de force de fonctionnaires et de militaires en civil ; enfin des vidéos amateurs sur YouTube montrent l'immense place des Omeyyades aux deux tiers vide… Détendu, le col de chemise ouvert, Bachar Al-Assad, accompagné de membres de sa famille, a assuré du haut de sa tribune : "Je suis venu pour puiser la force auprès de vous. Grâce à vous, je n'ai jamais ressenti la faiblesse. Nous allons triompher sans aucun doute du complot. Leur complot approche de sa fin, qui sera la leur aussi."

Quelques heures plus tard, Gilles Jacquier mourait à Homs, capitale de la révolte syrienne, tandis que treize personnes étaient tuées dans une opération de ratissage à Hama. Ce mercredi, deux équipes de journalistes se sont rendues à Homs, toutes deux sous escorte des autorités syriennes. La première, encadrée par le ministère de l'information syrien, était composée d'une douzaine de journalistes de la BBC, de CNN, de CBS, du Guardian, de l'AFP, etc. Selon le récit de Nic Robertson, de CNN, le groupe dont il faisait partie a refusé de couvrir la manifestation pro-Assad comme l'y invitaient ses accompagnateurs : il voit dans le bombardement une "opération militaire".

Le groupe dans lequel se trouvaient Gilles Jacquier, Caroline Poiron et Christophe Kenck comptait aussi deux journalistes suisses, des Belges, des Néerlandais et des Libanais. Il était sous la "responsabilité" de sœur Marie Agnès, une religieuse libanaise vivant en Syrie et très engagée dans la propagande pour le régime. C'est elle qui a débloqué les visas pour ce groupe de journalistes qui, depuis le début de son séjour, était sous surveillance permanente des services de renseignement. Ainsi, Gilles Jacquier avait tenté de sortir pour tourner dans le quartier damascène de Midan. En vain, selon une source en contact régulier avec lui. Il se serait plaint auprès de son interlocuteur d'être embarqué dans une visite de propagande à Homs, le matin même de sa mort.

Le corps de Gilles Jacquier a été transporté dans un dispensaire chrétien de Homs. Ses proches ont dû empêcher les services de renseignement syriens de s'en emparer, jusqu'à l'arrivée de l'ambassadeur de France, Eric Chevallier, qui est rentré à Damas avec le corps du reporteur de France 2 et les autres journalistes. Le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, a condamné "cet acte odieux" en demandant aux autorités syriennes "d'assurer la sécurité des journalistes internationaux sur leur territoire et de protéger cette liberté fondamentale qu'est la liberté d'information".

Dans la soirée, Nicolas Sarkozy a demandé dans un communiqué que les autorités syriennes "fassent toute la lumière sur la mort d'un homme qui ne faisait que son métier : informer", exprimant sa "peine" et son "émotion". Il a également évoqué, devant les parlementaires, "la difficulté du métier de journaliste, les dangers qu'ils encourent et en même temps l'importance, dans des régimes qui sont ce qu'ils sont, dans les situations qui sont ce qu'elles sont, d'avoir des hommes courageux pour dire la vérité de ce qui se passe". Une défense de la profession qui contraste avec les remontrances qui avaient suivi la prise en otage de Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier en Afghanistan.

Gilles Jacquier, âgé de 43 ans, était un reporteur aguerri ayant couvert de nombreux conflits. Il avait obtenu le prix Albert-Londres en 2003 pour un reportage à Naplouse (Cisjordanie), réalisé lors de l'opération "Rempart".

Christophe Ayad


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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 23:13

 

bastamag.net

Par Rédaction (19 décembre 2011)

 


Des membres du Mouvement des chômeurs et précaires en lutte (MCPL) se sont présentés dans une des agences de Pôle emploi à Rennes pour assister à un entretien collectif « obligatoire » destiné aux enseignants chômeurs. Outrés par l’attitude méprisante et les propos infantilisants tenus par madame C., responsable d’équipe à l’agence, les membres du collectif ont réagi en lui adressant une lettre ouverte.

 

Rennes, le 5 décembre 2011

 

Madame C.,

Le 14 novembre 2011, à 13 h 15, un entretien collectif était organisé dans votre agence Pôle emploi de Rennes. Cet entretien obligatoire, à destination des enseignants chômeurs, visait, d’une part, à leur rappeler que le pays n’avait plus besoin de leurs services – l’Éducation nationale étant devenue le champ de ruines que l’on sait – et, d’autre part, à les orienter poliment vers des dispositifs de reclassement grotesques, nommés cible-emploi ou trajectoire-emploi, dont le suivi est assuré par des sous-traitants privés, afin qu’ils puissent ambitionner au plus vite les dernières sous-offres des secteurs dits en tension (restauration, bâtiment, services), et goûter aux joies de la flexibilité, des cadences infernales et des salaires de quatre sous.

Ayant eu vent de l’existence de cette mascarade, c’est tout naturellement que le Mouvement des chômeurs et précaires en lutte (MCPL) a tenu à s’y présenter, afin de voir à quelle sauce les personnes convoquées allaient être mangées ce jour-là, et afin de leur faire connaître l’existence, à Rennes, d’un collectif de soutien et d’organisation des chômeurs.

Malheureusement, madame C., le 14 novembre 2011 à 13 h 15, abusant de votre physionomie, vous vous êtes interposée physiquement pour nous empêcher de pénétrer dans votre salle de réunion et de nous mêler aux autres participants. Un des chômeurs présents ayant manifesté son incompréhension et sa colère, parce qu’il souhaitait justement que nous y fassions entendre notre voix, vous avez débarqué en furie dans la pièce, jouant les flics pour identifier celui qui avait eu l’outrecuidance de réclamer notre présence, avant de lui dire comme une vieille maîtresse : « Soit vous restez-là et vous vous taisez, soit vous m’accompagnez dans mon bureau ! »

Ce ne sont pas nos mots, ce sont les vôtres !

Pensez-vous vraiment, madame C., qu’un chômeur c’est seulement quelqu’un qui doit fermer sa gueule ? N’est-ce pas vous qui auriez été mieux inspirée de vous taire, ce jour-là, plutôt que de nous ressortir les uns après les autres tous vos clichés méprisants sur les cancres du marché du travail, les mêmes qui circulent aujourd’hui dans les hautes sphères de la direction nationale de Pôle emploi et du ministère de l’Effort national ?

Non mais, écoutez-vous !

Alors comme ça, si vos foutus entretiens collectifs sont obligatoires, sous peine de radiation – nous répétons : sous peine de radiation –, ce serait parce qu’une majorité d’usagers n’aurait pas, selon vos propres termes, les « capacités intellectuelles » d’en évaluer tous les bienfaits ? Comme s’il n’était pas de notoriété publique que vos petites animations et vos dispositifs à deux balles n’étaient rien d’autre qu’une mise en scène grossière et ridicule pour persuader l’opinion publique que vous vous préoccupez réellement de notre sort, et du problème du chômage !

Quant aux autres, chômeurs récalcitrants, « philosophes » comme vous dites, rebelles, vous voudriez les envoyer faire un petit tour en « maçonnerie », hein ! Parce que ça leur « ferait le plus grand bien » ? Est-ce vraiment l’idée que vous vous faites de la maçonnerie, madame C. : un châtiment corporel et un instrument de rééducation politique ? Ou est-ce le sort que vous voudriez réserver à tous ceux qui ne goûtent pas vos entretiens collectifs, auxquels on les prie de participer en leur mettant le couteau sous la gorge : les travaux forcés ?

On n’ose imaginer, à vous entendre, ce que vous devez penser des camps de travail obligatoire que le gouvernement nationaliste hongrois veut imposer aujourd’hui aux allocataires des prestations sociales (en grande partie Roms), sous la surveillance de policiers à la retraite ? On n’ose imaginer encore ce que vous devez penser des heures de travaux d’intérêt général que le gouvernement français veut imposer prochainement aux bénéficiaires du RSA, pour les punir de profiter honteusement du système ?

Mais c’est quand nous avons fini par évoquer le droit à l’accompagnement, qui est aussi pour nous une forme concrète et élémentaire de solidarité entre les chômeurs, que vous nous avez sorti le grand jeu. Ça vous aurait fait tellement mal au cul d’avoir à vous plier devant la loi, et de céder à notre requête, que vous avez simplement feint d’en ignorer l’existence au point de contredire sous nos yeux l’une de vos subordonnées ! Et parce que nous refusions de lâcher le morceau, vous avez poussé la mauvaise foi jusqu’à nous demander textuellement (quel sang-froid !) : « Eh bien montrez-le moi, ce document qui prouve que vous avez le droit d’accompagner cette personne ! » Belle preuve de zèle à l’égard de la maison : à quand une promotion à la direction régionale ? À quand la Légion d’honneur ? En vérité, madame C., vous auriez été bien avisée de relire l’article 24 de la loi 2000-321 du 12 avril relative au droit des citoyens dans leurs relations avec les administrations, qui stipule noir sur blanc que tout chômeur, dans ses rapports avec Pôle emploi, peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix .

Vous nous direz que ce sont seulement trois mots en l’air de votre part. Mais ces trois mots révèlent bien l’image dégradée et dégradante que vous vous faites aujourd’hui des chômeurs et des laissés-pour-compte de la guerre économique, vous et tous les cadres de Pôle emploi ; ainsi que votre obstination à prendre les causes de la crise pour des remèdes miracles. Si ça va si mal pour les chômeurs, est-ce que c’est vraiment « la faute aux 35 heures », comme vous nous l’avez confié, donc au partage du temps de travail, ou est-ce que c’est à cause de cette idéologie rétrograde et arriérée des heures supplémentaires, de la baisse des salaires et du productivisme effréné, qui dégouline de vos bouches comme de celles de Laurent Wauquiez, de Laurence Parisot et des néo-esclavagistes du CAC 40 ?

Surtout, madame C., n’avez-vous pas conscience, en nous parlant de la sorte, c’est-à-dire en nous prenant quand même un peu pour des cons, que vous aggravez de manière préoccupante la fracture qui sépare les usagers et les conseillers de Pôle emploi, et que vous exposez par là même ces derniers à la colère – bien légitime – de tous les chômeurs humiliés. C’est qu’il y a ceux qui cassent les pots. Et il y a ceux qui les payent...

De toute façon, madame C., le chômage, c’est aussi ce qui vous pend au nez, à vouloir confier comme ça tous vos usagers à des organismes privés, qui se font des couilles en or sur leur dos et celui du contribuable. Et elles se frotteront bien les mains, ces boîtes de gestion de la misère, quand les salariés de Pôle emploi auront tous été mis au rancart pour restrictions budgétaires, comme les enseignants que vous infantilisez en leur imposant vos fichus entretiens collectifs. Vous vous retrouverez plus vite que prévu à nos côtés, pour partager une réjouissante séance de coaching organisée par l’un ou l’autre de vos partenaires privés sur le banc des « déficients intellectuels » et des « analphabètes », comme vous dites.

Quoi qu’il en soit, ceux qui tiennent de tels propos sont nuisibles pour les chômeurs et les précaires, mais aussi pour toute la collectivité, et ils n’ont assurément rien à faire dans un service public de l’emploi ! Pardonnez-nous de vous rappelez cette évidence, madame C., mais Pôle emploi appartient surtout et d’abord à ses usagers ! Dans ces conditions, nous pourrions demander votre renvoi immédiat, et applaudir en voyant votre nom s’ajouter à la longue liste des demandeurs d’emploi, juste à côté des nôtres. Mais contrairement aux petits chefs et aux irresponsables de votre espèce, nous ne résoudrons jamais à radier qui que ce soit ; même une mauvaise comédienne comme vous, madame C.. Nous nous contenterons donc d’exiger, auprès de qui de droit, que l’on vous trouve un autre poste, dans une autre agence ; un poste où vous ne serez plus en rapport ni avec des conseillers ni avec des chômeurs, ce dont nous croyons que tout le monde trouvera à se féliciter.

Veuillez agréer, madame C., nos plus sincères salutations.

Le Mouvement des chômeurs et précaires en lutte


Contact : mcpl2008@gmail.com / mcpl.revolublog.com

 

 

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 23:09

 

http://www.actuchomage.org/2012011118752/Mobilisations-luttes-et-solidarites/hiver-199798-quand-des-chomeurs-occupaient-des-anpe.html

 

Hiver 1997/98 : quand des chômeurs occupaient des ANPE


 

Alors que les Indignés ont lancé une campagne nationale d'occupation des Pôle Emploi, revenons quatorze ans en arrière, à Lyon...



Le sys­tème capi­ta­liste ne peut fonc­tion­ner sans un nombre impor­tant de chô­meurs, ce qui lui permet d'asseoir la sou­mis­sion et la concur­rence même au sein des clas­ses popu­lai­res, disloque la soli­da­rité qui était de mise au sein du monde ouvrier en laminant toute idée de révol­te, malgré les iné­ga­li­tés de trai­te­ments, les dis­cri­mi­na­tions et la répres­sion de plus en plus féroce.

Cet hiver 1997/1998 est celui du mou­ve­ment des chô­meurs et pré­cai­res où des dizai­nes de mil­liers de per­son­nes se révoltèrent malgré tout contre la misère et les humi­lia­tions. La vita­lité et l’énergie de ce mou­ve­ment a défrayé la chro­ni­que pen­dant quel­ques mois dans tous les médias hexa­go­naux, et ces quel­ques dizai­nes de mil­liers de per­son­nes ont réussi à faire      trem­bler - et céder - le gou­ver­ne­ment socia­liste de Lionel Jospin.

Ce sont en effet des occu­pa­tions d’Assedic, d’ANPE, de CAF, de CCAS, mais aussi des réqui­si­tions col­lec­ti­ves dans les super­mar­chés, un peu par­tout mais notam­ment dans le Nord au début du mou­ve­ment, des occupations de loge­ments vides et bien d’autres actions qui se suc­cé­dèrent pen­dant des mois.

Cette lutte des chô­meurs et pré­cai­res avait porté au grand jour les reven­di­ca­tions d’une revalorisa­tion impor­tante et immédiate de 1.500 francs (plus de 200 euros) des minima sociaux, l'ouver­ture du droit au revenu pour les jeunes et, réclamées par­tout en France, des aides finan­ciè­res d’urgence, en par­ti­cu­lier la fameuse «prime de Noël» qui fut accordée à tous les chômeurs et dont le montant était bien supérieur aux 152 € octroyés aujourd'hui... Mais ce n’était pas que cela.

A Lyon, les choses n'en sont pas restées là. Le samedi 10 janvier 1998, une manifestation contre le chômage institutionnalisé, partie de la Bourse du Travail, est arrivée dans un lieu symbolique pour l’occuper de façon permanente : l’ancienne ANPE de Lyon.

Le mou­ve­ment avait démarré avec l’occu­pa­tion du CCAS du 3e arron­dis­se­ment, qui n’aura pour­tant duré que quel­ques heures. En effet le maire, feu Raymond Barre, avait fait virer tout le monde manu mili­tari dès la fermeture de la mairie vers 17h. Il y avait beau­coup de monde pour ce ras­sem­ble­ment : pas mal de pré­cai­res, pas mal de chô­meurs, de nom­breux mili­tants, des militants d'orga­ni­sa­tions poli­ti­ques et syn­di­ca­les, des membres d’asso­cia­tions de sou­tien aux pré­cai­res et aux chô­meurs... Des gens motivés par­ti­ci­paient à cette action, et sur­tout cela créait un bras­sage assez inédit de per­son­nes qui avaient l’occa­sion d’échanger et de se décou­vrir.

C’est une bri­gade spé­ciale de poli­ciers (appe­lée BRAV), aidée de CRS, qui est inter­ve­nue pour délo­ger de façon mus­clée les occu­pants. Tout le monde a été mis par terre, et chaque participant a été emme­né par quatre flics les tirant par les pieds et par les bras. Cette opé­ra­tion plutôt vio­lente a permis de souder les mani­fes­tants qui n’avaient qu’une envie : poursuivre le combat.

Tous se sont retrou­vés ensuite à la Bourse du Travail, toute proche, où d’ailleurs de très nom­breu­ses réu­nions se sont tenues par la suite dans le cadre du mou­ve­ment. Ces réu­nions n’étaient pas faci­les car beau­coup n’avaient pas l’habi­tude de ce genre de ren­contres, d’assem­blées géné­ra­les. Le lan­gage était par­fois direct, mais sin­cère et sans bluff. Du coup, on pre­nait le temps que chaque per­sonne ait la pos­si­bi­lité de s’expri­mer et d’être écoutée.

Il y a eu d’autres occu­pa­tions, notam­ment celle de la mairie du 9e arron­dis­se­ment, qui n’a pas duré plus long­temps que dans le 3e, même si l’évacuation a été beau­coup plus calme.

Et il y en avait marre de se voir casser tous les regrou­pe­ments de chô­meurs ! Il sem­blait impor­tant de béné­fi­cier d’un lieu établi, défini qui puisse per­met­tre aux chô­meurs et aux pré­cai­res de se retrou­ver, et aussi au mou­ve­ment de pren­dre de l’ampleur. Il fal­lait trou­ver autre chose qu’un lieu public. Un pro­prié­taire privé doit faire une demande en bonne et due forme, préa­la­ble à une pro­cé­dure judi­ciaire, ce qui permet de gagner du temps. Et pour­quoi ne pas occu­per cette ancienne ANPE qui appar­tenait au Crédit Lyonnais ?

Lors de ce mou­ve­ment, comme chaque samedi ou pres­que des mani­fes­ta­tions étaient orga­ni­sées, l’idée est venue alors de ter­mi­ner la mani­fes­ta­tion du 10 jan­vier dans ce lieu si sym­bo­li­que, ce qui per­met­trait de le faire connaî­tre par le plus grand nombre.

Un leurre qui a bien fonctionné

C’est vers 14h30 qu’une mani­fes­ta­tion de 300 per­son­nes envi­ron, enjouée et rela­ti­ve­ment bruyante, déter­mi­née contre le chô­mage et la misère voulus par le sys­tème, est partie ce samedi 10 jan­vier 1998 devant la Bourse du Travail de Lyon, endroit déjà sym­bo­li­que sur la place Guichard.

En fin de mati­née, on apprit que la destination de cette mani­fes­ta­tion était l’Hôtel de Ville, place des Terreaux. Mais ce n’était qu’un leurre pour les poli­ciers qui s’y sont engouf­frés toutes sirè­nes hur­lan­tes, tandis que tous les participants de la manif, l’infor­ma­tion ayant filtré en cours de route, se sont engouffrés à l’inté­rieur de l’ancienne ANPE de Lyon, à l’angle de la rue de Brest et de la rue Grenette (remplacée aujourd’hui par le magasin Virgin), à quel­ques cen­tai­nes de mètres de la place des Terreaux.

L’action ayant été pré­pa­rée, quelques per­son­nes occupaient déjà ce lieu depuis plu­sieurs jours, et il suffit alors d’en ouvrir la porte pour que tout le monde puisse y entrer.

Se rassembler, passer un moment, rester la nuit dans ce lieu doublement symbolique

Les mani­fes­tants ont réa­lisé un joli coup. Ils ont investi un sym­bole en pre­nant pos­ses­sion de ces murs parce que c’était la prin­ci­pale Agence Nationale Pour l’Emploi de la ville, mais le symbole était double parce que le pro­prié­taire des lieux n’était autre que le Crédit Lyonnais.

Ce Crédit Lyonnais et son fameux trou de 140 mil­liards de francs (21,5 mil­liards d’euros) finan­cés… par la col­lec­ti­vité, alors que les chô­meurs n’en obten­aient au total qu’un seul mil­liard, toutes allo­ca­tions confon­dues. La com­pa­rai­son paraît bien déri­soire, ubues­que. On sait d’autre part que les res­pon­sa­bles du Crédit Lyonnais de l’époque ne seront jamais inquié­tés : c’est vrai qu’ils sont très pro­ches du pou­voir, du PS et sur­tout de l’UMP, tel Jean-Claude Trichet, l’actuel pré­si­dent de la Banque Centrale Européenne, ou Christian Noyer, gou­ver­neur de la Banque de France, l’homme d’affai­res François Pinault, etc.

Des ban­de­ro­les sont vite ins­tal­lées tout autour du bâti­ment, invi­tant les pas­sants à venir dia­lo­guer avec les chô­meurs. Elles invi­tent aussi sala­riés et chô­meurs à échanger et pré­pa­rer ensem­ble de nou­vel­les actions. La pres­sion doit être main­te­nue pour que le mou­ve­ment conti­nue à s’ampli­fier par­tout dans l’agglo­mé­ra­tion lyon­naise. Une dis­cus­sion s’engage par exem­ple sur une reven­di­ca­tion d’AC! Rhône (Agir contre le chômage) sur la pos­si­bi­lité d'un revenu garanti pour tous, avec ou sans emploi...

Il s’agit main­te­nant de remet­tre l’électricité, ce qui est fait en un tour de main. On com­mence à s’ins­tal­ler, à aller cher­cher des mate­las, de la nour­ri­ture arrive, pro­ve­nant visiblement pour une grande part de la mairie de Vénissieux, et des per­son­nes revien­nent avec leur duvet pour y passer la nuit.

Une ANPE trans­for­mée en squat social

L’action col­lec­tive contri­bue à donner une nou­velle légi­ti­mité sociale aux per­son­nes qui se sen­tent déva­lo­ri­sées, fra­gi­li­sées, iso­lées par le chô­mage, le manque d’argent. «Ça redonne des forces», «Tu bais­sais la tête, tu la relè­ves !»

«À partir de ce moment, au sein du col­lec­tif, elles vont chaque jour s’ins­crire dans cette lutte en occu­pant des locaux admi­nis­tra­tifs, en par­ti­ci­pant aux assem­blées géné­ra­les mais, sur­tout, en s’occu­pant de la ges­tion domes­ti­que des espa­ces mili­tants. En s’ins­cri­vant dans une lutte col­lec­tive, ces pra­ti­ques se voient confé­rer une valeur par­ti­cu­lière qui per­met­tent aux acteurs de s’affir­mer. Cette affir­ma­tion permet en retour de se redé­fi­nir posi­ti­ve­ment... Ainsi, l’une nous expli­quait : “Ça m’a permis de connaî­tre ma per­son­na­lité, de me rendre compte que j’étais pas si nulle que ça. Et avec le mou­ve­ment, j’ai pris cons­cience que j’avais des capa­ci­tés”», écrit Valérie Cohen, qui a fait une étude sur les col­lec­tifs de chô­meurs de Lille en 1998.

Et à Lyon, dans ce lieu occupé, c’était incroya­ble de voir tout ce mélange de gens très dif­fé­rents dans une même action col­lec­tive, si impor­tante pour cer­tains, pres­que quo­ti­dienne, ini­tiée dans ce local, avec tout le combat mené pour le conser­ver le plus long­temps pos­si­ble, mais qui pourra de toute façon conti­nuer plus tard ailleurs au sein de dif­fé­rents col­lec­tifs lyon­nais.

«Ah… c’était dans les bonnes années !» s’exclame quelqu’un, comme si Sarkozy avait imposé une chape de plomb sur les espoirs des habi­tants en France.

(Source : Rebellyon.org)
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