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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 22:31

tdg.ch - Par Julien Culet. Mis à jour à 17h27 

 

Illégale depuis le début de l’année, l’occupation du parc des Bastions a obtenu sa prolongation jusqu’à fin janvier. Les indignés devront en revanche trouver des revendications, sous peine de perdre leur dernier soutien.

 

Rémy Pagani et le Conseil administratif prolonge l'autorisation des indignés d'occuper le parc des Bastions.

Rémy Pagani et le Conseil administratif prolonge l'autorisation des indignés d'occuper le parc des Bastions.

Depuis le 31 décembre 2011, les indignés n’ont plus l’autorisation de rester au parc des Bastions. Le Conseil administratif a reçu un courrier qui pourrait régler le problème. «Les indignés nous ont fait parvenir une lettre que nous considérons comme une demande d’autorisation», informe Rémy Pagani.

Leur principal soutien commence lui aussi à douter des revendications du mouvement genevois. Leur absence pourrait sonner le glas de l’occupation. «C’est important que les indignés des Bastions défendent des idées. Mais il ne faut pas que ça devienne un endroit où les gens s’installent comme dans un camping.»

Le conseiller administratif nous a fait parvenir le courrier, daté du 8 janvier. Les occupants du parc ne formulent pas de demande directe. M.Pagani reconnait lui-même qu’ «il faut lire entre les lignes.» Nous sommes donc loin de la demande «en bonne et due forme» promise il y a une semaine. Mais l’élu se veut conciliant. Les campeurs reconnaissent dans leur lettre recommandée «être confrontés à des difficultés en matière de propreté et de sécurité». Ces problèmes seront traités avec le magistrat d’À gauche toute ! «Le Conseil administratif a décidé de prolonger l’autorisation jusqu’à la fin du mois, sous réserve d’un entretien entre eux et moi dans mon bureau», poursuit Rémy Pagani.

Les indignés commencent à construire en dur

Le campement prend de plus en plus d’ampleur. Les protestataires installent des constructions toujours plus imposantes et solides, au moyen de planches notamment. Un poêle réchauffe une tente alors qu’un brasero avait été interdit précédemment. «Nous discuterons des conditions de prolongation et notamment de la taille du campement et des installations. Nous insistons pour qu’elles ne soient pas permanentes.»

Indignation des libéraux

Les libéraux-radicaux critiquent la décision du Conseil administratif. «Il n’y a rien d’acceptable dans tout ça, s’indigne Adrien Genecand, Monsieur Pagani saborde le parc des Bastions, c’est dans la lignée de ce qu’il fait déjà avec les espaces publics.» Selon le jeune élu, « les indignés ne respectent pas les réglementations en place. C’est incompréhensible pour les Genevois.» Il s’oppose à cette autorisation renouvelée après une semaine et demie d’illégalité du campement. «On fait des misères aux commerçants lorsqu’une terrasse dépasse de quelques centimètres.»

Rémy Pagani, quant à lui, se refuse à dire qu’il fait une exception à la loi avec les indignés. «Nous agissons comme avec toute autre manifestation à caractère collectif, le 1er mai par exemple.» (TDG)

Créé: 12.01.2012, 17h31

 

 

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 22:07
| Par Louise Fessard

 

Après la mise en examen mercredi de Jean-François Noyes, conseiller général et ancien président de l'office HLM des Bouches-du-Rhône, le juge Duchaine semble désormais rouvrir le dossier des maisons de retraite dans l'affaire des marchés truqués du département. Christian Nau, le PDG du groupe Seniors santé, a été mis en examen jeudi 12 janvier pour trafic d'influence.

Son groupe avait voulu en 2009 implanter une maison de retraite à La Ciotat, avant de jeter l'éponge faute de pouvoir obtenir l'agrément du conseil général. Bernard Barresi, un grand bandit marseillais arrêté en juin 2010, avait alors tenté de reprendre l'affaire via un intermédiaire, promoteur immobilier.

D'après des écoutes, Alexandre Guérini avait joint en juillet 2009 le directeur de cabinet de son frère, président du conseil général, pour lui demander « si Seniors Santé a déposé un dossier ». « Il faut absolument pas leur donner l'autorisation parce que c'est des mecs qui vont, qui vont emmerder Jean-Noël, ça. D'accord ? », avait-il ensuite ordonné.

En garde à vue depuis mardi 11 janvier, Christian Nau est ressorti libre sous contrôle judiciaire.

Eric Bertrand, le fonctionnaire responsable des affaires sociales au conseil général, est lui en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie de Marseille depuis cet après-midi. Il suit notamment les dossiers d'autorisations d'ouverture de lits dans des maisons de retraite délivrées par une commission du département.

Lire aussi

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 22:01
Marianne - Philippe Bilger - Blogueur associé | Jeudi 12 Janvier 2012 à 15:01

 

Le traitement par le Ministère public d'affaires très médiatisées n'aura pas renforcé la cote de confiance de l'institution auprès des citoyens. D'après Jean-Claude Marin, la nomination des juges du parquet par le Conseil supérieur de la magistrature pourrait arranger les choses. Le blogueur Philippe Bilger n'est pas de cet avis, car pour lui « le mal est fait ».



(Outils du juge - Wikimédia - Avjoska - cc)
(Outils du juge - Wikimédia - Avjoska - cc)
Jean-Claude Marin, procureur général près la Cour de cassation, est le magistrat le plus important de France après Vincent Lamanda, le premier président. Je ne suis pas persuadé qu'il ne soit pas au moins à égalité dans la perception judiciaire et pour l'esprit public, tant il a marqué de son empreinte l'actualité de ces dernières années en sa qualité de procureur de la République à Paris.

Le grand avantage de changer de fonction, d'obtenir une promotion infiniment méritée en ce qui le concerne au regard des rivaux qui s'opposaient à lui, est de renaître, dans la tradition française, comme neuf. En tout cas régénéré. Du passé il est fait table rase, et on a toute latitude pour évoquer l'avenir sans être vulgairement ramené à ses actes ou à ses abstentions d'avant.

D'autant plus que Jean-Claude Marin — Franck Johannès a raison de le souligner (Le Monde) — « parle rarement pour ne rien dire ». Qu'il ait envoyé « des flèches acérées » à Vincent Lamanda ne m'étonne pas, mais je voudrais surtout faire un sort à ce que Le Figaro appelle « un vibrant plaidoyer en faveur d'une réforme du mode de nomination des magistrats du parquet ».

Le Conseil supérieur de la magistrature « devrait avoir le dernier mot pour les nominations du parquet » comme il l'a pour les juges du siège. Jean-Claude Marin reprend là une proposition validée, semble-t-il, par une forte majorité du corps judiciaire, qui semble tenir pour rien le fait que le CSM, dans ses choix, n'inspire pas forcément une confiance absolue.

Le procureur général, plus lucide que beaucoup d'autres mais oublieux, souligne que cette réforme permettrait « de mettre un terme à ces soupçons, certes infondés, qui oblitèrent gravement toute réforme en profondeur de la procédure pénale. Ce que nos magistrats demandent, c'est simplement de bannir le doute insidieux qui pèse sur chacune de leurs décisions. »

« Morosité citoyenne et préoccupante justice »

En effet, le soupçon est la gangrène qui affecte, infecte, depuis 2007, le jugement des citoyens sur le rôle du Ministère public dans les affaires dites « sensibles ». Il s'agit moins de la réalité d'une dépendance — dont la preuve, pour l'officiel de la justice, n'a jamais été rapportée de manière incontestable — que d'un poison faisant douter et qui inspire méfiance et inquiétude. Sur le plan républicain, ce qui coule dans les veines judiciaires ne rassure pas pour la gestion des dossiers politiques.

Paradoxalement, il sera impossible de dissiper ce soupçon, alors que s'il ne s'était agi que d'un changement de structure pour créer une indépendance, on aurait pu espérer. Le diffus ne s'éradique pas. Jean-Claude Marin n'a pas été pour rien —avec notamment Clearstream et ses péripéties, le traitement réservé à Jacques Chirac — dans cette montée irrésistible du dénigrement et de l'aigreur. Le parquet de Nanterre y a mis également beaucoup du sien.

Le mal étant fait, il est habile aujourd'hui de le déplorer. Mais on aurait préféré qu'hier il fût évité. Jean-Claude Marin ne peut pas se laver l'esprit ni les mains d'une morosité citoyenne et d'une préoccupante justice auxquelles, avec d'autres, il n'est pas étranger.

Retrouvez Philippe Bilger sur son blog.

 

La justice du parquet n'inspire plus confiance
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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 21:57

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 21:50
Marianne - Variae - Blogueur associé | Mercredi 11 Janvier 2012 à 05:01

Le mythique « Casse-toi pauv'con » de Nicolas Sarkozy ne fait pas figure d'exception parmi les membres de son parti. Des « minables » ou « cloportes » de Copé aux « racailles » du président, petit tour d'horizon du meilleur de l'UMP par le blogueur – et partisan de François Hollande – Variae.



(Dessin de Louison)
(Dessin de Louison)
Alors que le sarkobashing est à la mode, toutes les attaques les plus basses sont tentées contre notre président. Parmi celles-ci, il y en a une qui m’indigne tout spécialement : celle selon laquelle le sarkozysme serait une non-pensée, un culte de la gesticulation, ne visant qu’à servir les copains et à faire diversion sur les turpitudes honteuses des proches du pouvoir.

Il n’y a rien de plus faux : le sarkozysme est au contraire une « véritable » vision du monde, puissante et féconde, sans équivalent dans le monde politique français. Pour fermer le bec aux critiques gauchistes, Variae vous propose ce jour de découvrir le volet sociologique de cette pensée, et notamment la catégorisation originale qu’elle propose de la société française.

Une catégorie structurante : les « minables »

Le « minable  » est un membre de la classe de base de la société française, qui regroupe environ 94% de la population. Cette appellation sous forme de clin d’œil ne doit pas être prise pour une forme de mépris : elle désigne simplement ces Français médiocres qui estiment que 5000 euros est un beau revenu mensuel.

Ils dévoilent ainsi leur petitesse, leur manque d’ambition, et leur inaptitude à participer à la dynamique de la France d’après. Ils doivent donc concentrer tout le poids de l’effort fiscal, pour laisser les mains libres aux 6% récents qui tirent littéralement notre pays et font qu’il ressemble quand même à quelque chose.

(Capture d'écran - Variae)
(Capture d'écran - Variae)

Le petit peuple des mers et des champs : les « descends un peu si t’es un homme » et les « pov’ cons »

Les besoins des minables ont beau être modestes, il leur faut malgré tout se sustenter. C’est le rôle des « descends un peu si t’es un homme » (les DUPSTEUH, pour simplifier), spécialistes du poisson, et des « pov’ cons », spécialistes du foin et des bêtes qui le mangent.

 

 

Comme ils n’ont pas un gros cerveau, ils ne sont jamais contents et parlent très mal au président quand il vient leur rendre visite, au bord de mer ou au salon de l’agriculture. Mais il les aime bien quand même, il est large d’esprit, le président.

 


Les inutiles : les « cancéreux de l’assistanat » [(c) Laurent Wauquiez]

Des « minables  » au assistés : non seulement ils se contentent de 5000 euros, mais pire encore, ils entendent les gagner sans rien faire, sur le dos de l’Etat et donc des pas minables. Il existe un traitement encore plus efficace que les rayons pour ce cancer particulier : le travail forcé gratuit.
(Une du Figaro - Variae)
(Une du Figaro - Variae)

Les méchants dangereux : les « racailles »

Les « racailles  » sont une catégorie à part de minables  : ils travaillent encore moins qu’eux, mais veulent plus de 5000 euros par mois, pour le dépenser en drogue et en survêtements trop larges ! Alors ils attaquent les petites grand-mères, les commissariats, et même parfois ils s’entretuent et on ne les voit même pas quand il fait noir, comme ils n’ont pas la peau très blanche.

Pour les combattre : quand ils sont petits, cours de morale et port de l’uniforme scolaire  ; quand ils sont grands, nettoyeur allemand à haute pression. Remarque : parfois la racaille s’assagit, mais ça ne vaut guère mieux : elle se laisse pousser la barbe et prend plusieurs femmes (on dit alors un « polygame »).

 

 

Les agents provocateurs : les « cloportes » et les « résidus »

Les « cloportes  » et les « résidus » – ou, comme ils se font appeler, les « militants de gauche » – sont des « minables  », « racailles » et autres « pov’ cons » qui non contents de ne servir à rien dans la France d’Après, font tout pour entraver sa bonne marche et perturber les réformes présidentielles.
Note : regarder ce qui se fait en Hongrie pour réduire leur capacité de nuire.

 

Face à un tel pays, on comprend mieux, finalement, pourquoi le président hésite à se représenter comme candidat.

Bonus spécial Variae : la carte de France de Nicolas Sarkozy

 

Des «minables», des «racailles», et des «assistés»: la France selon l'UMP

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 21:44
Emmanuel Lévy - Marianne | Jeudi 12 Janvier 2012 à 18:01

 

L'info a eu une place de choix dans les journaux du matin: en termes de temps de travail, les Français sont dans la queue du peloton. Une étude du cabinet COE-Rexecode, proche du Medef, a ainsi été longuement relayée alors qu'elle comporte de nombreuses incohérences.



(photo : Robbert van der Steeg - Flickr - cc)
(photo : Robbert van der Steeg - Flickr - cc)
Il y a des infos comme ca qui ont le chic pour squatter les antennes dès potron minet et saturer les média avant treize heures. Celle de ce jour, issue d’une étude de Rexecode, le cabinet d’étude économique proche du Medef, expliquant en gros que les Français sont des fainéants, avait tout pour devenir le pitsch du jour. D'abord dans les Echos : 

 

La une des Echos du 12 janvier 2012
La une des Echos du 12 janvier 2012
« Une étude qui va faire beaucoup de bruit », sur la chronique éco de RTL. Des centaines d’articles selon Google news. Sauf que l’étude en question comporte de nombreux biais. Et qu’il se pourrait bien que si les conclusions pourraient être vraies, la démonstration, elle, souffre d’un sérieux problème de méthodologie……que Marianne décortique ici. 

Le sujet est sensible. Il déchire droite et gauche, la première accusant la seconde d’avoir plombé la compétitivité du pays avec les 35 heures. D'ailleurs, dans une semaine s’ouvre le sommet social qui devrait comporter à son menu la question du temps de travail. Que dit l’étude inédite ? Que les statistiques ordinairement utilisées décrivent mal la réalité. Congés, absence, 35h, en réalité la durée effective au travail d’un salarié à temps complet ne serait en France que de 1 679 h, contre 1 904 heures en Allemagne. Dans le classement effectué, la France arrive en avant dernière position juste devant la Finlande. Le constat est impitoyable, la France est un pays de « sacrés branleurs »….
 

En bons économistes, les experts de COE-Rexecode fournissent la méthodologie de leur travail. Ils ont pris comme base la durée apparente de temps de travail telle que la fournit Eurostat, l’Insee européen. Et comme ce volume horaire n’est établi que sur la base des personnes effectivement en poste, ne comptabilisant pas celles qui sont absentes pour d’autres motifs (ce qu’explicitement la note de COE-Rexecode désignent comme congés en général et absentéisme, arrêts maladie ou RTT en France), l’institut a retraité ces données. Et obtenu ces fameux résultats…. A gauche, on a bien compris le danger, et la cellule riposte des hollandais s’est activée : « La méthodologie est très spéciale » puisque « on ne parle pas du travail à temps partiel catégorie dans laquelle la durée du travail en Allemagne est beaucoup plus faible qu'en France », a immédiatement rétorqué Pierre Moscovici, le directeur de campagne de François Hollande




Avant de contacter Rexecode, nous sommes allés sur Eurostat dénicher la base de données. Pour travailler, nous nous sommes cantonnés qu’aux seuls cas Français et Allemand. Que nous dit cette base ? En 2010, la durée hebdomadaire pour un temps complet (données qui sont à la base de l’étude de Rexecode) était respectivement de 40,7 heures en Allemagne, et de 39,5 heures en France. Répliquant la méthodologie de l’institut nous avons multiplié par 52 (nombre de semaines dans l’année) pour obtenir le volume horaire affiché dans chacun des pays. 


Notre démarche

Le bobard du jour: le Français travaille moins que l'Allemand, dixit Rexecode

Résultat : 2 116 heures en Allemagne contre 2 054 en France. Ce sont ces chiffres qui ont été redressés par COE-Rexecode pour obtenir le temps de travail implicite, soit 1 904 heures en Allemagne et 1 679 heures en France. Première surprise, à en croire l’institut, la différence, soit 375 heures en France (volume cohérent avec les chiffres de l’Insee) est presque le double des 212 heures allemandes. Ce sont ces heures qui correspondent à ces fameux congés, absences et autres RTT. Mais aussi, motifs non soulignés par COE-Rexecode, à de la formation professionnelle ou à des congés maternité, voir des absence pour deuil, déménagement etc…

Ramenons ces heures à la durée hebdomadaires de travail dans chacun des pays.

Résultats:

Allemagne 212/40,7 = 5 semaines et un jour, ou 26 jours;

France 375/39,5 = 9 semaines et demie , soit 47,5 jours.


Chez COE-Rexecode, l'embarras

Sauf que Marianne a voulu aller un peu plus loin. Muni de ces résultats, nous avons contacté Gilles Koléda, en charge de l’étude du COE-Rexecode qui a polariés l’actualité du jour. Et refait pas à pas ces calculs jusqu’à obtenir ces 212 heures d’absences en moyenne des salariés allemands, soit 5 semaines et un jour. Rien de problématique jusque là pour notre expert de chez Rexecode. Jusqu’à ce que la question simple lui soit posée : « 26 jours, cela ressemble quand même au volume ordinaire de congés des salariés outre-Rhin ? Ce qui suggérerait que le travailleur allemand n’est jamais malade ?» Notre interlocuteur est visiblement embarrassé : « je ne connais pas le volume de congés payés en Allemagne ». Et il est vrai qu'à Marianne non plus. Mais, de fait, l’étude commence à prendre l’eau…. 


Heureusement (et malheureusement pour Rexecode), le cabinet Mercer a fait ce travail  …Selon cet institut, entre les congés payés et les jours fériés, la France compte 36 jours chômés, et seulement 29 pour  l’Allemagne. Rapportés en terme de semaines, cela donne 7 semaines et un jour de travail en France, soit sur la base de 39,5 heures hebdomadaire 284,4 heures. Appliquons le même raisonnement pour notre voisin : 29 jours, 6 semaines moins un jour, soit à raison de 40,7 heures hebdomadaires, un volume de  236 heures.


Conclusions

Elles sont d'une simplicité biblique :

Premièrement : les calculs de COE-Rexecode qui permettent de passer d’un volume horaire annuel de travail calculé sur la base d’une semaine type travaillée et appliquée sur 52 semaines à un volume effectivement réalisé donnent des résultats incohérents pour l’Allemagne. En faisant passer le volume horaire de 2 116 heures à 1 904 heures, l’institut abouti a la conclusion qu’un salarié allemand est absent de son travail seulement 26 jours, soit 3 jours de moins que les jours officiellement chômés. Bref, non seulement le travailleur allemand redonnerait des jours à son employeur, mais il n’est jamais absent, jamais en formation, ni en congé maternité. Certes, dans les stéréotypes, l’Allemand est censé aimer son travail et faire peu d’enfant, mais tout de même...
 

Deuxièmement : pour la France la différence entre les 47,5 jours issus du calcul de COE-Rexecode et les 36 jours officiellement chômés, (25 jours de congés payés et 11 fériés), laissent donc 11,5 jours pour les RTT et autres absences. 
 

Finalement, les 1 679 heures affichés par COE-Rexecode, ne sont pas une nouveauté. En 2007, l’Insee donnait un volume horaire de 1 680 heures en 2007, et 1 640 heures pour la Dares en 2009. On peut en revanche très sérieusement douter que nos voisins salariés travaillant à temps complet effectuent, comme le prétend COE-Rexecode, 1 904 heures.
Bref, on attend, dans les jours viennent, des explications de Rexecode, et un droit de suite dans la presse. Parions que ni l'un ni l'autre ne surviendront. La bête médiatique est amnésique....

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 21:38

 

Centrales 12/01/2012 à 13h17
 

Dans un rapport dont la version définitive doit être rendue le 31 janvier et dont La Tribune s'est procuré une version provisoire, la Cour des comptes pointe les « incertitudes importantes » concernant les coûts à venir du programme nucléaire français, et notamment le démantèlement des centrales et la gestion des déchets.

Pas assez d'argent pour le démantèlement et les déchets

La Cour estime que les charges liées au démantèlement s'élèveront à 22 milliards d'euros. Ces chiffres, souligne la Cour, doivent être considérés « avec la plus grande précaution ».

La Cour demande ainsi à EDF de réajuster ses calculs de provisions pour le démantèlement et de recourir à une expertise indépendante à ce sujet.

Il en va de même pour les provisions concernant le traitement des déchets, qui ne sont « pas stabilisées ». Et pour cause, les calculs des coûts sont basés sur un devis de 2003, qui a doublé (de 15 à 35 milliards d'euros) depuis.

La Cour demande ainsi que soient établis « des devis réalistes » concernant cette question du traitement des déchets de la filière.

« C'est tout bon pour EDF »

Benjamin Dessus, président de l'association Global Chance, estime que cette première version du rapport passe beaucoup de choses sous silence :

« Pour faire ses calculs, la Cour des comptes s'est basée sur un scénario, qui est probablement celui d'EDF : une prolongation de soixante ans des centrales. »

« Cela repousse la question du démantèlement », avec un impact direct sur les coûts :

« Dans trente ans, 1 000 euros, ça en représentera 100 ! C'est tout bon pour EDF : une partie de l'investissement est à faire dans très longtemps, c'est moins cher que l'EPR qui coûte des fortunes. »

Il pointe également le flou du coût réel du démantèlement :

« Le démantèlement, personne ne sait faire, les experts donnent des avis divergeants sur le coût, parce qu'ils divergent sur la stratégie à adopter. »

« On est incapable d'évaluer correctement le risque d'accident »

Il pointe un autre élément qui n'apparaît pas dans cette première version du rapport de la Cour des comptes, la provision en cas d'accident :

« Après Fukushima, on peut se poser la question : s'il y a un certain risque, il faut provisionner. Le risque d'accident est 300 fois supérieur à ce qu'avaient calculé les experts. Cela prouve qu'on est incapable d'évaluer correctement le risque d'accident. »

Selon lui, le scénario pour EDF qui se dessine en creux de ce rapport est le suivant :

« Je fais ce que dit l'ASN dans son rapport, je n'ai pas d'accident, on prolonge l'exploitation des centrales, je n'ai pas de frais de démantèlement avant trente ans et ça me coûte beaucoup moins cher que l'EPR. »

 

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 21:32

 

LEMONDE.FR avec AFP | 11.01.12 | 21h52   •  Mis à jour le 12.01.12 | 08h04

 
 

Un salarié du groupe d'annuaires Pagesjaunes s'est suicidé à son domicile, mercredi 11 janvier, après avoir adressé un mail à son épouse, avec en copie les syndicats et la direction du groupe, dans lequel il met en cause ses conditions de travail, a-t-on appris de source syndicale.

La direction de Pagesjaunes a confirmé le suicide d'un conseiller commercial de l'agence de Montpellier à son domicile et dit s'associer à la douleur de sa famille et de ses proches. Dans un communiqué, les membres du comité d'entreprise et l'intersyndicale des Pagesjaunes ont dit être "sous le choc suite à la disparition d'un de leurs collègues, qui s'est suicidé ce matin, mettant en cause à travers un mail adressé à la direction et aux organisations syndicales ses conditions de travail dans l'entreprise, et l'impossibilité d'y faire face".

SURCHARGE DE TRAVAIL ET PERTE DE SALAIRE

Le salarié, un commercial âgé de 53 ans et père de famille, s'est pendu à son domicile, ont-ils précisé. Il a envoyé le mail peu de temps avant de passer à l'acte. Selon les syndicats, qui appellent "à ne pas tirer de conclusions dans l'immédiat", le salarié évoquait notamment dans son mail une surcharge de travail et une perte de salaire.

Un comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) doit se réunir jeudi. La direction de Pagesjaunes a précisé que le directeur général de Pagesjaunes Groupe, Jean-Pierre Remy, et le directeur commercial, Patrick Krawcyzk, s'étaient "immédiatement rendus sur place pour être aux côtés des équipes". Elle a également indiqué qu'"une enquête est en cours afin de déterminer les circonstances de cet événement tragique", précisant qu'elle ne peut "à ce stade fournir de détails supplémentaires".

Le groupe Pagesjaunes compte 4 776 collaborateurs en France, en Espagne, au Luxembourg et en Autriche, dont 2 100 conseillers commerciaux.

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 21:27

LEMONDE.FR avec AFP | 12.01.12 | 09h04

 
 

 

Des soldats kényans en Somalie, en octobre 2011.

Des soldats kényans en Somalie, en octobre 2011.AFP/STRINGER


Les forces de sécurité kényanes bafouent les droits de civils et de réfugiés somaliens dans le nord-est du pays, près de la frontière avec la Somalie, affirme, jeudi 12 janvier, l'organisation Human Rights Watch (HRW). Le groupe de défense des droits de l'homme basé à New York a recensé plusieurs cas de violences à l'encontre de la population depuis le début de l'offensive de l'armée kényane en Somalie, en octobre 2011, destinée à combattre les insurgés islamistes shebabs.

Le dernier cas rapporté par l'un des chercheurs de l'organisation est le rassemblement, puis le passage à tabac, le 11 janvier, d'un groupe d'habitants de Garissa, capitale de la province du Nord-Est, dans un camp militaire. "Quand des officiers de l'armée peuvent frapper des civils en plein jour sans craindre de répercussions, il est évident que l'impunité est devenue la norme", a commenté Daniel Bekele, responsable pour l'Afrique de HRW.

"VIOLS, ARRESTATIONS ARBITRAIRES"

"Les promesses répétées, à la fois de la police et de l'armée, de cesser ces abus et d'enquêter n'ont débouché sur rien", a-t-il poursuivi. L'envoi des troupes kényanes dans le sud somalien a coïncidé avec le début d'une série d'attaques contre la police, l'armée et des cibles civiles au Kenya. Perpétrées à l'aide de grenades ou d'engins explosifs improvisés, elles ont été imputées, par les autorités kényanes, à des sympathisants shebabs.

"En réponse, des membres des forces de sécurité se sont rendus responsables de viols, de passages à tabac, de pillage et d'arrestations arbitraires de civils, a poursuivi HRW. La répression vise largement les réfugiés somaliens et les Kényans d'ethnie somali, mais des résidents d'autres groupes ethniques dans la province du Nord-Est ont aussi été touchés."

La province du Nord-Est abrite le plus grand complexe de camps de réfugiés au monde : Dadaab. Quelque 46 000 Somaliens, qui fuient la faim et la guerre civile qui ravage leur pays depuis vingt ans, y vivent aujourd'hui.

 

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 21:22

LEMONDE.FR avec AFP | 12.01.12 | 18h57   •  Mis à jour le 12.01.12 | 19h02

 
 

 

Le Soudanais Mohammed Ahmed Moustapha Al-Dabi, chef de la mission d'observateurs en Syrie, assure que l'un des observateurs a quitté la mission pour raisons de santé.

Le Soudanais Mohammed Ahmed Moustapha Al-Dabi, chef de la mission d'observateurs en Syrie, assure que l'un des observateurs a quitté la mission pour raisons de santé.AFP/ASHRAF SHAZLY


Deux des plus de cent soixante observateurs envoyés en Syrie par la Ligue arabe ont quitté leurs fonctions, a indiqué, jeudi 12 janvier, l'organisation panarabe, imputant ces départs à des raisons personnelles ou de santé, et mettant en cause les déclarations de l'un d'eux.

"Deux observateurs se sont excusés, un Algérien et un Soudanais", a déclaré à des journalistes le chef des opérations en Syrie, Adnan Khodeir, au siège de la Ligue, au Caire. Il a assuré que l'observateur algérien avait quitté ses fonctions "pour raisons de santé", et que son collègue soudanais "rentrait dans son pays pour raisons personnelles".

Un observateur algérien, Anouar Malek, a annoncé sa démission de l'équipe mercredi, après qu'il se fut rendu à Homs (Centre). M. Malek a assuré à la chaîne al-Jazira, avoir assisté à un "désastre humanitaire".

"Ce n'est pas un crime de guerre, mais plusieurs que le régime est en train de commettre contre son peuple" a-t-il dit, ajoutant que la mission de la Ligue arabe s'apparentait à "une farce". M. Malek a affirmé par ailleurs que plusieurs de ses collègues avaient fait de même.

"Trois personnes se sont retirées de la mission avant mon arrivée. Un observateur égyptien a quitté Damas en même temps que moi, le 6 décembre, et un Marocain nous avait précédés. Un observateur de Djibouti a également décidé de partir", a-t-il affirmé à l'AFP.

 DES DÉCLARATIONS "SANS FONDEMENT"

Le chef de la mission d'observation, le général soudanais Mohammed Ahmed Al-Dabi, a toutefois déclaré dans un communiqué que "les déclarations d'Anouar Malek sur une chaîne satellitaire sont sans fondement". "M. Malek était déployé avec une équipe à Homs, mais pendant six jours il n'a pas quitté sa chambre et ne s'est pas joint aux autres membres sur le terrain, prétextant qu'il était malade", a-t-il ajouté.

Selon le général Dabi, M. Malek avait demandé à aller à Paris pour y être soigné, mais est parti sans attendre l'autorisation. Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Al-Arabi, a pour sa part déclaré sur une chaîne de télévision privée égyptienne que les rapports qu'il recevait du général Dabi sur la mission étaient "extrêmement préoccupants".

La Ligue arabe a décidé, mercredi, de surseoir à l'envoi de nouveaux observateurs en Syrie après une attaque contre la mission lundi, au cours de laquelle trois d'entre eux ont été légèrement blessés. Dimanche, la Ligue avait décidé de renforcer sa mission, pourtant critiquée par l'opposition pour son incapacité à faire cesser la répression par le régime de la révolte populaire, en envoyant des observateurs en renfort.

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