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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 16:51

 

Rue89 - Tribune 15/03/2012 à 17h06
Jean-François Corty | Médecins du monde
Olivier_Bernard | Médecins du monde
Peut-on encore qualifier le système de santé français de meilleur au monde alors qu'il répond de moins en moins aux besoins des personnes précaires ? Médecins du monde (MDM) pose la question aux candidats aux élections présidentielles et législatives.

Si l'accès aux soins est un droit reconnu à tous, il n'est pas effectif pour tout le monde, même en France où le plateau technique médical est l'un des plus perfectionnés.

Voir le document

(Fichier PDF)

Désormais, bénéficier de soins curatifs et préventifs semble relever de plus en plus du parcours du combattant dès lors que l'on a des moyens financiers limités, que l'on soit Français ou pas.

Les centres de MDM ne désemplissent pas. Les équipes mobiles multiplient les interventions auprès des publics qui ne se rendent pas dans les lieux de soins et dont les besoins vitaux les plus élémentaires – avoir un toit, à manger et un accès à l'eau potable – ne sont pas satisfaits.

Ces personnes accèdent de plus en plus difficilement au système de soins. Ou elles n'arrivent pas à faire valoir leurs droits à la couverture maladie sans une aide préalable – alors que les dispositifs de lutte contre les exclusions sont censée les protéger. Conséquence : près d'un quart de nos patients ont consulté de façon tardive, phénomène en nette hausse par rapport aux années précédentes.

Rougeole et tuberculose font leur retour

Les enfants, dont la fréquentation dans ces centres reste importante (12%) n'ont toujours pas accès, pour bon nombre d'entre eux, à la vaccination. Ni même à une simple couverture maladie alors que des épidémies à potentiel létal (rougeole, tuberculose) font leur retour en métropole et en Europe.

Il est certain que la crise économique mondiale contribue à l'aggravation des inégalités sociales de santé – avec la recrudescence du chômage, des emplois précaires et du surendettement. Mais c'est surtout la remise en cause de notre système de santé solidaire ainsi que les effets collatéraux de politiques sécuritaires sur les enjeux de santé publique qui concourent à la dégradation de l'accès aux soins des personnes précaires.

Les filets de protection sociale s'amenuisent au rythme des réformes restrictives de la Sécurité sociale. Elles mettent à mal, au nom d'une idéologie néolibérale affirmée, le principe de solidarité qui fondait pourtant le projet issu du Conseil national de la Résistance.

De fait, on assiste à une baisse des remboursements de l'assurance maladie, une augmentation des franchises, du forfait hospitalier et donc du reste à charge.

Des réponses publiques sécuritaires

Par ailleurs, 6% des assurés – soit quatre millions de personnes – n'ont pas de complémentaire santé. Parmi eux, certains ont des situations paradoxales : en raison d'un effet seuil, une partie se retrouve « trop pauvre » pour payer une mutuelle mais « trop riche » pour bénéficier de la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C). C'est le cas des personnes allocataires de certains minima sociaux comme l'allocation aux adultes handicapés ou le minimum vieillesse.

Ces éléments permettent de comprendre entre autre qu'en 2011, 30% des Français ont déclaré retarder ou renoncer aux soins faute de moyen.

Dans ce contexte s'ajoutent des réponses publiques souvent plus sécuritaires que sociales, notamment envers des populations à la marge que sont les personnes se prostituant, les usagers de drogue, les personnes à la rue et les migrants, qu'ils soient citoyens européens ou pas.

En effet, le délit de racolage passif (réintroduit dans la loi pour la sécurité intérieure en 2003) a eu pour effet de relayer les personnes se prostituant vers de lieux plus isolés, plus exposés aux violences et aux pratiques à risque. Dans ces conditions, les programmes de prévention contre le VIH sont moins efficaces.

Autre exemple : l'épidémie d'hépatite C qui frappe près de 60% des usagers de drogue par voie intraveineuse, sans réponse adaptée du droit commun alors que l'Inserm recommande la mise en place de dispositifs innovants tels les salles de consommation supervisées qui ont fait leurs preuves à l'étranger.

Lutter contre l'instrumentalisation de la médecine

Par ailleurs, la fréquence accrue des expulsions des lieux de vie sans proposition de relogement, la remise en question de dispositif tels que l'aide médicale d'état (AME) et le droit au séjour pour les étrangers gravement malades (DASEM), empire les conditions de vie et d'accès aux soins des patients d'origine étrangère – une logique de nuisance délibérée pour les dissuader de rester sur le territoire français.

Cette mise en danger physique à court et moyen termes traduit donc une tension entre des enjeux sécuritaires et de santé publique, le plus souvent au dépend de ces derniers.

On l'aura compris, défendre un système de santé solidaire équitable et lutter contre l'instrumentalisation de la médecine dans des stratégies sécuritaires, c'est contribuer à un accès aux soins de meilleure qualité à moindre coût pour tous.

 

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 16:45

 

Rue89 - Bonnes feuilles 15/03/2012 à 15h37

Jean-Marc Manach | journaliste

 

Visuel de l'e-book « Au pays de Candy » (Loguy/Owni)

On savait qu'Amesys, une filiale du groupe français Bull, avait vendu des moyens de surveillance d'Internet à la Libye de Kadhafi. Mediapart avait également révélé que Ziad Takieddine, connu par ailleurs pour son rôle dans l'affaire Karachi, avait servi d'intermédiaire pour divers contrats entre la France et la Libye, notamment concernant la fourniture de moyens de surveillance d'Internet.


« Au pays de Candy » de Jean Marc Manach (Loguy/Owni)

 

Jean Marc Manach – journaliste pour le site d'information Owni – publie ce jeudi un livre numérique, « Au pays de Candy », avec de nouveaux documents qui détaillent l'implication de Ziad Takieddine et le niveau de collaboration de Claude Guéant et des autorités françaises, notamment dans la signature de contrats liés à la surveillance informatique en Libye. Nous en publions les bonnes feuilles. [Les intertitres sont de Rue89, ndlr.]

Les notes de Takieddine que nous avons décidé de rendre publiques montrent à quel point, tant du côté libyen que français, l'objectif était de sceller un pacte entre les deux gouvernements, et leurs ministères de l'Intérieur respectifs.

Un contrat avec Sagem

Le 6 septembre 2005, Takieddine évoque ainsi un projet de contrat de coopération dans le domaine de formation des gardes-frontières, négocié pour le compte de Sagem depuis 2003.

L'intermédiaire y souligne « la volonté exprimée à plusieurs reprises par les responsables libyens de voir ce contrat traité de “gouvernement à gouvernement” » :

« Les autorités libyennes, qui par ailleurs “ne voient aucun inconvénient à traiter avec l'un ou les industriels choisis par le ministère de l'Intérieur français”, “à condition que ça se passe sous la surveillance du ministère”. »

Ce même 6 septembre, Takieddine rédige une autre note, estampillée « confidentiel », au sujet de la « visite du ministre le 6 octobre 2005 » :

« Il est important de noter que la visite préparatoire du directeur de cabinet [à l'époque, Claude Guéant, ndlr] revêt une extrême importance. Par ailleurs, il est indispensable que le directeur de cabinet effectue cette visite de préparation, et lui laisser le soins de préparer le coté “officiel” de la visite. »

Ziad Takieddine tient à ce titre à préciser que « la visite préparatoire est inhabituelle. Elle doit revêtir un caractère secret » :

« Pour cette raison, il sera préférable que CG [Claude Guéant, ndlr.] se déplace seul, et que le déplacement s'effectue “sans fanfare” L'autre avantage : plus d'aise pour évoquer l'autre sujet important, de la manière la plus directe... »

Une étroite collaboration entre ministères

La note ne détaille pas la nature de cet « autre sujet important », mais Takieddine tient à préciser qu'« il est indispensable que le volet “commercial” de la visite ne soit pas mis en avant par les préparatifs officiels. Seulement comme un point important dans le cadre des “échanges” entre les deux pays dans le domaine de la lutte contre le terrorisme » :

« La visite aura lieu malgré le manque d'enthousiasme et le peu d'intérêt manifestés par la France. Il serait souhaitable, pour la réussite de celle-ci, d'éviter de provoquer une quelconque réaction qui risque de conduire à l'annulation de la visite pour des raisons diverses. Un “secret défense” absolu devra donc accompagner les préparations parallèles. »

Un autre document, daté du 7 septembre 2005 et lui aussi estampillé « confidentiel », précise à ce titre que, pour refléter « la volonté des autorités des deux pays (France et Libye) de traiter le contrat de gouvernement à gouvernement », le ministre de l'Intérieur et son cabinet doivent s'impliquer personnellement :

« Il est bien évident que l'implication du cabinet du ministre et si le besoin se fait sentir, du ministre lui-même, est requise pour l'obtention des conditions les plus intéressantes, ceci en étroite collaboration avec les services du ministère. »

Sarkozy vient discuter « sécurité et défense »

A la manière d'un chef du protocole, Ziadd Takieddine ira même jusqu'à préparer l'emploi du temps de la « visite de CG » à Tripoli, du 30 septembre au 2 octobre 2005, suivie de celle de Nicolas Sarkozy (NS) et Brice Hortefeux (BH), le 6 octobre suivant :

« Points à aborder :

1. Lettre (copie) + fax à envoyer au ministre de l'Intérieur concernant la visite de CG. (Arrivée et départ).

2. Livres de NS + signature à emmener avec lui pour le Leader.

3. Cadeaux livres de valeur : histoire/Révolution française, etc.

4. Le CV de NS et BH à remettre pour avis avant de les remettre au Leader. »

Y sont prévus un « tête à tête avec le Leader », un rendez-vous avec « le ministre de l'Intérieur : jusqu'où ? » suivi d'un « dîner avec le numéro deux (patron de la Sécurité et de la Défense) et le ministre libyen de l'Intérieur », Takieddine prenant la peine de préciser qu'il serait préférable qu'il se tienne « sans l'ambassadeur », mais avec « ZT ».

Objectif : discuter de « tous les dérivés du domaine de la sécurité, défense et surtout protection des frontières effectué par le pôle de sécurité française dirigé par Sagem », et de « la volonté française dans le cadre de la surveillance et la sécurité et surtout une volonté d'aide (sans commune mesure avec celle proposée par les US) ».

Les discussions à propos des contrats

Les termes de la « volonté française d'aide » en terme de « surveillance et de sécurité » ayant été entérinés, restait donc à discuter concrètement des contrats, ce qui fut fait dans la foulée. Les documents que nous publions ci-après montrent comment les marchands d'armes français ont moins cherché à vendre à Kadhafi des solutions de sécurité que des systèmes d'espionnage.

Fin janvier 2006, Ziad Takieddine rencontre Philippe Vannier, alors PDG d'i2e [l'ancien nom d'Amesys, ndlr], et le décrit comme « le principal fournisseur du ministère de la Défense pour ce qui est de l'interception des télécommunications », que « les autorités françaises recommandent d'impliquer dans toutes les questions liées aux transmissions et à la sécurité en Libye ». Les termes du débat sont posés. [...]

Le 5 avril 2006, Ziad Takieddine écrit à Omer A. Salem, responsable du système de sécurité publique libyen, pour le remercier de l'accueil qui lui avait été fait, la veille, lorsqu'il était venu lui présenter ses « propositions en matière de sécurité des systèmes d'information ». Il en profite pour l'inviter au siège d'i2e, à Aix-en-Provence, le 17 avril suivant, et signe sa lettre au nom de « Philippe Vannier ».

Devenir « des professionnels de l'interception »

Le 24, Ziad Takieddine consigne la synthèse du programme « Homeland Security » (sécurité intérieure, en VF) qu'i2e se propose de vendre à la Libye, en trois lots distincts.

1. « Protéger » (c'est Ziad qui souligne) la Libye via un extranet sécurisé afin de pouvoir chiffrer toutes les communications (échange de fichiers, téléphonie mobile ou par IP).

2. « Intercepter » en envoyant cinq-six experts d'i2e en Libye afin d'aider les Libyens à apprendre à « tracer, intercepter et enregistrer » e-mails et voix sur IP, avec comme « objectif : devenir des professionnels de l'interception ».

Ziad Takieddine note à ce titre qu'il serait également opportun de pouvoir « activer l'écoute du GSM », afin de pouvoir identifier les numéros et identifiants des titulaires de téléphones portables à partir de leurs noms, mais également de pouvoir géolocaliser, intercepter et écouter toutes les communications large bande, HF/VHF/UHF, ainsi que les systèmes radio, CB ou talkies-walkies utilisés par les « taxis, ambulances, bus, etc. »

3. « Brouilleurs pour la proctection [sic] des VIP », ce que fera également i2e en proposant à Kadhafi d'acheter deux 4x4 sécurisés dotés de son système Shadow de brouillage électronique. [...]


Une document commercial d'Amesys

 

On ne saura probablement jamais qui, des sbires de Kadhafi ou des employés ou responsables d'i2e, a été le premier à évoquer la pertinence de doter la Libye d'un système de surveillance de l'Internet, « à l'échelle d'une nation ».

Ce document atteste en tout cas qu'à l'époque, le système n'existait pas « sur étagère », qu'il a peu à peu été élaboré par les Français, en fonction des besoins (réels ou supposés) des Libyens, et qu'il a donc été développé tout spécialement pour Kadhafi.

 

 

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 16:37
Rue89 -Témoignage 15/03/2012 à 15h53

Coralie D. | Salariée de La Poste



Des timbres dans un bureau de poste de Margaux, en novembre 2008 (Regis Duvignau/Reuters)

 

 

Coralie (son prénom a été modifié), 32 ans, est cadre à La Poste en région parisienne depuis quatre ans. Aujourd'hui, elle n'a qu'une hâte : en partir. Une journaliste a recueilli son témoignage.

En quelques années, mon métier s'est transformé : au lieu de me demander de « faire du chiffre », ce qui est la base de mon activité de commerciale, ma hiérarchie attend maintenant de moi que je contribue à rendre La Poste désirable pour les futurs investisseurs privés.

Je ne dois pas seulement vendre de plus en plus, avec de moins en moins de collègues, puisque beaucoup ont été licenciés ou recasés dans d'autres services. Je dois surtout le montrer.

Des objectifs irréalistes

Je m'occupe d'un portefeuille d'entreprises, qui réalisent des envois massifs par courrier, et je dois leur vendre de nouveaux produits. J'ai l'obligation d'obtenir au moins vingt rendez-vous par semaine, soit quatre par jour. Or, en une journée, je passe en moyenne :

  • une heure en formation,
  • deux heures au téléphone,
  • deux heures à faire du service après-vente.

Et quand bien même j'aurais le temps, les objectifs imposés ne sont pas réalistes : quand un client vous répète qu'il n'a besoin d'envoyer « que » 100 plis par mois, il ne sert à rien d'insister en lui en proposant davantage. J'ai bien essayé. Avec la crise, c'est encore plus difficile : le budget courrier est l'un des premiers à être réduit.

Je suis contrainte de téléphoner à des clients pour justifier de mes vingt rendez-vous, parfois sans aucune raison, juste leur demander comment ils vont et si tout se passe bien.

Parce que c'est ce qui compte maintenant à La Poste : montrer ma productivité aux supérieurs et, par ricochet, aux potentiels acheteurs, pour le jour où La Poste sera privatisée. Du coup, je passe au moins deux heures par jour à retranscrire mes tâches sur un agenda interne. En guise de preuve.

Aucune visibilité

Je pars au travail tous les matins avec un nœud au ventre, me demandant ce qui m'attend encore. Pendant des semaines, on nous demande de vendre du « timbre prioritaire » aux clients, et un beau jour, on nous impose d'axer nos ventes sur le « timbre vert ».

Notre manière de travailler elle aussi est modifiée. Il y a quelques semaines, dans les documents à remplir, les prospectus étaient des PNA (des « plis non adressés ») et, soudainement, ils deviennent des IP, pour « imprimés publicitaires ».

Dans sa volonté de tout transformer pour se moderniser, La Poste ne change rien sur le fond, mais bouscule tous nos repères. Cette incertitude sur notre travail, ce manque de visibilité créent un climat d'instabilité pour moi : je suis suspendue aux nouvelles consignes de mes supérieurs et je perds en autonomie.

En même temps, je deviens anxieuse, je me mets à douter des mes compétences, en me demandant chaque jour si je vais réussir à vendre les nouveaux produits.

Une épuisante polyvalence

D'autant plus que ces nouvelles contraintes entraînent leur lot de travail périphérique. Les formations pour découvrir les subtilités des nouveaux plis, timbres et services de La Poste. La mise à jour des compte-rendus de rendez-vous, les conventions de La Poste, et tout un tas de réunions qui peuvent durer jusqu'à trois heures pour que nos supérieurs nous répètent où nous en sommes, et nous mettent un peu plus de pression : « Attention à tes ventes, Coralie ! », « Ton nombre de rendez-vous est en baisse ! ».

Au final, je passe mes journées à gérer des actions qui s'éloignent de l'emploi pour lequel je suis payée, et cette exigence de polyvalence m'épuise au quotidien. D'autant plus que je dois souvent prendre mon ordinateur en week-end et lors de mes RTT malgré mes 42 heures de travail hebdomadaires.

Rien de mieux que La Poste ?

L'idée demeure pourtant au sein du personnel de l'entreprise, largement alimentée par les supérieurs, que « rien ne vaut La Poste ». On nous le dit sans arrêt : nous avons de la chance d'être là, nous bénéficions de plus de RTT qu'ailleurs, d'une aide au logement, etc.

Un jour, alors qu'un collègue évoquait l'idée de partir de La Poste à cause de toute cette pression, mon manager lui a répondu : « Tu rigoles, si tu pars d'ici, tu es fini.

Propos recueillis par Lisa Beaulieu


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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 16:30

Le Monde.fr avec AFP | 15.03.12 | 12h36

 
 

 

Un bureau de Pôle emploi au Mans.

Un bureau de Pôle emploi au Mans.AFP/JEAN-FRANCOIS MONIER


La Cour de cassation a jugé dans un arrêt que l'assurance-chômage avait manqué à son obligation de livrer une "information complète" à une femme sans emploi au sujet des allocations auxquelles elle avait droit.

La chambre sociale de la Cour a rendu un arrêt le 8 février qui "pose un principe", qui met "à la charge de Pôle emploi un devoir général d'information de tous les demandeurs d'emploi", a expliqué à l'AFP Me Christelle Mathieu, confirmant une information de France Bleu Nord.

"Désormais, la charge de la preuve incombera à Pôle emploi", tandis que jusqu'à présent un demandeur d'emploi qui s'estimait floué devait rapporter la preuve de ses allégations, a-t-elle poursuivi. "Ce sera à Pôle emploi de prouver qu'il a bien informé le demandeur d'emploi", a-t-elle ajouté. Par ailleurs, "la Cour de cassation vient dire que Pôle emploi a une obligation d'assurer une information complète", a expliqué l'avocate.

 

 PRÈS DE 15 000 EUROS DE DOMMAGES ET INTÉRÊTS

"On peut imaginer que (...) ce sera des entretiens individuels avec les demandeurs d'emploi, mais entretiens poussés puisqu'il va falloir définir quels sont les droits précisément du demandeur d'emploi", qui peut prétendre à plusieurs allocations, a expliqué Me Mathieu. "Quand on aura deux allocations possibles, Pôle emploi devra orienter le demandeur d'emploi vers celle qui est pour lui la plus avantageuse", a-t-elle affirmé.

Sa cliente avait sollicité une allocation de solidarité spécifique (ASS) qui lui a été versée à partir de 2004. Mais courant 2005, elle avait appris "de manière fortuite", qu'elle pourrait bénéficier de l'allocation équivalent retraite (AER), plus avantageuse, selon son avocate.

Elle avait demandé que l'AER, dont elle pouvait en fait bénéficier depuis 2003, lui soit versée rétroactivement, ce que l'assurance-chômage lui refusait. Elle avait alors saisi la justice et obtenu du tribunal de grande instance de Valenciennes, le 27 avril 2009, 14 774 euros de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi, selon Me Mathieu. Ce jugement avait été confirmé par la cour d'appel de Douai le 16 juin 2010.

 

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 14:52

Le Monde.fr | 15.03.12 | 11h24

 
 

 

Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon, le 15 juillet à Avignon lors du "Forum Libération".

Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon, le 15 juillet à Avignon lors du "Forum Libération".AFP/ANNE-CHRISTINE POUJOULAT


Voilà des semaines que Jean-Luc Mélenchon multiplie dans ses discours les références à ce qu'il appelle la "planification écologique", sa façon à lui de verdir son discours : référendum sur le nucléaire, interdiction des OGM ou encore création d'un pôle public de l'énergie…

Avec une nouvelle proposition, lancée mercredi 14 mars à Clermont-Ferrand : une "règle verte", "celle qui propose d'éteindre la dette écologique", à inscrire dans la Constitution à la place de la règle d'or.

Cette conversion tardive a d'abord fait sourire, avant de faire grincer des dents, surtout chez les écologistes. Car le candidat du Front de gauche le sait : il y a des voix à glaner sur ce terrain, y compris parmi ceux qui auraient dû logiquement voter Eva Joly.

Le 28 janvier, au congrès de France Nature Environnement, face à une salle loin de lui être acquise, il s'est lancé : "Aucune politique d'intérêt général n'est possible qui ne soit une rupture avec le productivisme et le capitalisme qui le portent aujourd'hui." Il a été écouté en silence, puis longuement applaudi.

Certes, au Front de gauche, tout le monde ne campe pas sur la même ligne. Le PCF reste partisan du nucléaire, tandis que le Parti de gauche est contre. Mais la proposition d'organisation d'un référendum sur le sujet, précédé d'un grand débat national, a mis tout le monde d'accord.

Jean-Pierre, électeur écologiste, a été convaincu : "Entre la position des Verts qui ont accepté de laisser tomber la sortie du nucléaire contre des postes, et celle du Front de gauche, je me dis que le référendum est le plus proche de ce que je défends depuis plus de trente ans."


MALAISE

Il n'est pas le seul à se laisser tenter, même si ce basculement est bien difficile à chiffrer. En cause : la signature de l'accord entre socialistes et écologistes. Xavier, militant proche de José Bové, a mal vécu cette négociation, qu'il considère comme un "renoncement complet, tout ça pour des postes et de l'argent !".

La campagne de Mme Joly, la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), jugée insuffisamment centrée sur l'environnement, fait aussi l'objet de vives critiques. "Logiquement, elle devait être ma championne, souligne Alexis, électeur EELV. Alors, j'ai cherché : quand allait-elle donc se mettre à parler de tarif progressif de l'énergie, de fiscalité verte, de protectionnisme écologique et social ? Jamais !"

Surtout, M. Mélenchon profite de l'effondrement de la candidate EELV, qui plafonne à 3 % et est tombée, mercredi, à 1 % dans une enquête CSA.

Signe de cette "tentation mélenchoniste", le malaise a gagné jusqu'aux cadres. Certains ont déjà annoncé leur départ comme Thomas Giry, membre du conseil fédéral et proche de la députée Martine Billard, qui elle-même a rejoint Mélenchon en 2009. Ou Simon Imbert, également membre du conseil fédéral, qui a fait part de son soutien au candidat du Front de gauche.

Safia Lebdi, cofondatrice de Ni putes ni soumises et conseillère régionale EELV en Ile-de-France, a elle aussi franchi le pas, en indiquant qu'elle serait présente ce dimanche à la Bastille.

 

>> Lire aussi : Les difficultés d'Eva Joly fragilisent l’accord entre le PS et EELV et Mélenchon veut défier Hollande sur sa gauche

Anne-Sophie Mercier et Raphaëlle Besse Desmoulières


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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 14:46

Le Monde.fr avec AFP | 15.03.12 | 07h36   •  Mis à jour le 15.03.12 | 15h42

 
 

 

Salariés d'ArcelorMittal et gendarmes mobiles face à face aux abords du QG de campagne de Nicolas Sarkozy, jeudi.

Salariés d'ArcelorMittal et gendarmes mobiles face à face aux abords du QG de campagne de Nicolas Sarkozy, jeudi.AFP/KENZO TRIBOUILLARD

"Les syndicats devraient défendre les intérêts des salariés", a déclaré jeudi 15 mars Nicolas Sarkozy, accusant la CGT de faire de la "petite politique", lors d'un déplacement dans la Marne, rapporte sur Twitter le journaliste du Monde qui suit l'Elysée.

Le président candidat réagissait aux brèves échauffourées, qui ont opposé jeudi à la mi-journée quelque 200 métallurgistes de l'aciérie ArcelorMittal de Florange (Moselle) aux forces de l'ordre, devant son QG de campagne.

Les métallos ont été aspergés de gaz lacrymogène par la gendarmerie mobile et refoulés vers le pont Mirabeau. Venus pour défendre l'avenir de leur usine, les salariés de Florange, où deux hauts-fourneaux sont à l'arrêt depuis plusieurs mois, étaient arrivés à 12 heures dans le 15e arrondissement, à proximité du QG de campagne, où un important dispositif policier avait été déployé. M. Sarkozy, en déplacement dans la Marne, n'était pas présent à son QG.

Voir la vidéo :

 

Les syndicats CFDT et CGT ont annoncé qu'ils refusaient de rencontrer Nicolas Sarkozy lundi à l'Elysée. "On n'a jamais dérapé, on est reçu avec des gaz lacrymogènes. On n'ira pas à l'Elysée lundi", a expliqué, à proximité du QG de campagne de Nicolas Sarkozy, Edouard Martin, responsable CFDT ; la CGT et FO confirmant quant à elles une décision similaire.

Voir cette autre vidéo :


Nicolas Sarkozy avait confirmé jeudi matin sur i-Télé qu'il recevrait lundi prochain des représentants de l'aciérie d'ArcelorMittal de Florange (Moselle) assurant qu'il ne "les oubliait pas". "Je les recevrai lundi", a déclaré le président Sarkozy à quelques journalistes. "On ne les oublie pas. Il y a 17 millions [d'euros] d'investissements qui viennent d'être décidés et qui ont commencé à être réalisés", a-t-il ajouté. "Ce ne sont pas seulement les salarié d'ArcelorMittal qui comptent. Ce sont les salariés de toute la sidérurgie", a poursuivi Nicolas Sarkozy.

>> Lire notre décryptage : Florange, Gandrange : Sarkozy enjolive son action pour l'industrie

Les métallos ont ensuite quitté la rue de la Convention à Paris, où se situe le QG de campagne de Nicolas Sarkozy, pour se rendre à pied à la tour Eiffel, où ils envisageaient de déployer une banderole. Aux cris de "merci Sarko", "travailler plus pour gazer plus", les salariés de Florange, où deux hauts-fourneaux sont à l'arrêt depuis plusieurs mois, avaient l'intention de déployer une banderole proclamant "l'acier lorrain vivra". Ils ont indiqué aussi vouloir se rendre à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) au siège d'ArcelorMittal France.

 

>> Lire aussi : Les soutiens d'artistes se multiplient en faveur des "Mittal" de Florange

 


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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 14:40

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 15.03.12 | 06h36   •  Mis à jour le 15.03.12 | 15h18

 
 

 

Bachar Al-Assad et Asma Al-Assad, le 26 février 2012.

Bachar Al-Assad et Asma Al-Assad, le 26 février 2012.REUTERS/SANA


Bachar Al-Assad a suivi les conseils de l'Iran en réprimant la contestation, et s'amuse de ses propres promesses de réformes pendant que sa femme continue ses achats frénétiques de bijoux et autres produits de luxe, selon des e-mails piratés sur leurs comptes privés auxquels le Guardian a eu accès.

L'un des quelque 3 000 e-mails transmis au journal britannique par un opposant syrien anonyme montre qu'une fille de l'émir du Qatar, un des dirigeants arabes les plus critiques envers le régime de Damas, a incité Bachar Al-Assad et sa famille à quitter la Syrie le 30 janvier, en lui offrant notamment l'exil à Doha. "Je pense honnêtement que c'est un bon moment pour partir et recommencer une vie normale. Je suis sûre que vous avez beaucoup d'endroits où aller, notamment Doha", est-il écrit dans ce message censé être adressé à Asma Al-Assad, la femme du président syrien.

PIRATÉS ENTRE JUIN 2011 ET DÉBUT FÉVRIER

Le Guardian, qui a présenté dans son édition de mercredi un condensé de ces e-mails dressant le portrait d'un dirigeant totalement coupé des réalités, se dit convaincu de leur authenticité.

Les messages électroniques ont été piratés entre juin 2011 et début février, période où la répression du mouvement contestataire a dégénéré en une quasi-guerre civile qui a déjà fait plus de 8 000 morts, selon l'ONU.

Pendant ce temps, Asma, d'origine britannique, passait commande d'une lampe Armani au magasin Harrods de Londres, de bijoux et de colliers à Paris et de meubles à Damas. "Si nous sommes forts ensemble, nous triompherons de cela ensemble", écrit-elle à son mari en référence au soulèvement en Syrie dans un e-mail daté de décembre conclu par un tendre "Je t'aime.".

Les courriels montrent que Bachar Al-Assad a apparemment reçu à plusieurs reprises des conseils de l'Iran. Peu avant un discours qu'il a prononcé en décembre, son conseiller en communication lui dresse ainsi une liste de thèmes à aborder à partir, écrit-il, de "consultations avec un certain nombre de personnes, en plus du conseiller politique et médiatique de l'ambassadeur iranien". "Je pense que le discours doit être fort et violent, parce que les gens veulent voir un président puissant qui défend le pays" et parce qu'il faut montrer aux "Etats amis" qu'on les a écoutés, dit le conseiller.

Le texte suggère également de "laisser filtrer davantage d'informations sur nos capacités militaires" pour convaincre l'opinion publique que le régime est prêt à tenir tête à une opération militaire.

"LA MEILLEURE RÉFORME DONT POURRAIT RÊVER UN PAYS"

Bachar Al-Assad semble tourner en dérision ses promesses d'ouverture politique. En juillet dernier, répondant à sa femme qui lui disait qu'elle serait libre à 17 heures, il ironise ainsi : "C'est la meilleure réforme dont pourrait rêver un pays. On va l'adopter au lieu de ces lois de pacotille sur les partis, les élections, la presse…"

Un autre message, censé émaner de Khaled Al-Ahmed, présenté comme le conseiller de Bachar Al-Assad pour les opérations dans les villes rebelles de Homs et Idlib, incite le président à "renforcer sa politique sécuritaire pour restaurer le contrôle et l'autorité de l'Etat". Le conseiller avertirait aussi le président syrien que des journalistes européens "sont entrés dans la zone en traversant la frontière libanaise illégalement".

Le Guardian dit avoir fait le maximum pour s'assurer de l'authenticité des e-mails, notamment en contactant une dizaine de personnes dont la correspondance apparaissait dans le document. "Ces vérifications nous laissent penser que ces messages sont authentiques, mais il n'a pas été possible de vérifier chacun d'entre eux", précise le journal britannique.

 

 

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 14:33

Compte rendu | Le Monde.fr | 14.03.12 | 18h34   •  Mis à jour le 15.03.12 | 11h55

 
 

 

Les salariés les moins bien lotis sont essentiellement des femmes.

Les salariés les moins bien lotis sont essentiellement des femmes. © Christian Charisius / Reuters


Berlin, correspondant - Alors que l'Allemagne débat de l'introduction d'un smic, une étude, publiée mercredi 14 mars par l'Institut de recherche sur le travail de l'université de Duisbourg-Essen, indique qu'en 2010, 23,1 % des salariés, soit 7,84 millions de personnes, touchaient un salaire qualifié de "bas", c'est-à-dire inférieur à 9,15 euros bruts de l'heure, soit les deux tiers du salaire médian dans le pays.

Ce pourcentage était légèrement plus élevé avant la crise (24,2 % en 2007), ce qui a permis au ministère du travail d'en relativiser l'importance. Alors que les syndicats revendiquent l'introduction d'un smic à 8,50 euros de l'heure, l'étude montre que 19,9 % des salariés sont actuellement sous ce seuil et que 11,4 % gagnent même moins de 6 euros/heure.

L'étude ne dit pas dans quels secteurs professionnels travaillent ces salariés pauvres, mais la plupart d'entre eux se concentrent dans le commerce et les services à la personne. L'enquête montre que si les salaires restent un peu plus élevés, en moyenne, dans l'ouest du pays que dans l'est, c'est à l'ouest qu'augmente également la part de "salariés pauvres".

Depuis 1995, le nombre de ces salariés pauvres à l'est se situe entre 2 millions et 2,2 millions de personnes. A l'ouest, la barre des 5 millions a été franchie en 2002 et l'on en compte aujourd'hui 5,8 millions.

 

"MINI-JOBS"

L'étude montre surtout que seuls 18,4 % de ces salariés pauvres n'ont aucune qualification. Au contraire, 71 % ont une qualification professionnelle et 10 % un diplôme universitaire.

63,7 % de ces salariés sont des femmes. 47,6 % ont un emploi à plein temps, 24 % un travail à temps partiel et 28,4 % un "mini-job", c'est-à-dire souvent un travail à temps très partiel non soumis aux cotisations sociales et qui vient en complément des aides sociales.

Conçus pour favoriser théoriquement un retour à l'emploi, ces mini-jobs sont aussi perçus comme un moyen pour certains employeurs de disposer d'une main d'œuvre précaire et bon marché. La chancelière Angela Merkel s'est prononcée, à la fin de l'année 2011, pour un salaire minimum fixé par les partenaires sociaux. Vingt-deux ans après la réunification, celui-ci devrait varier selon les Etats-régions et être plus faible dans les anciens Länder de l'est.

Ces chiffres sont publiés alors que les entreprises ayant réalisé d'importants profits en 2011 dévoilent les primes attribuées à leurs salariés. Pour le moment, la plus généreuse semble être Audi (8 251 euros en moyenne) devant Porsche (7 600 euros), Volkswagen (7 500 euros) et Bayer (6 200 euros).

Les augmentations de salaire sont désormais une préoccupation majeure des syndicats qui avaient fait preuve de modération durant la crise. C'est en 2011 que le coût du travail horaire a connu sa plus forte augmentation depuis 15 ans (+ 3,2 %).

 

Frédéric Lemaître

 


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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 13:26

 

Voilà, on est bien obligé de faire le boulot à leur place…

Ces banquiers sont des gribouilles, ils oublient l’essentiel.

Plus gros détenteurs Français de la dette Grecque ils en oublient d’informer sur ce qu’il se passe dans la vraie vie et pas dans les rêves du Disneyland financier

qu’ils veulent nous faire gober.

 

Nous sommes donc allés coller cet avis sur les agences du centre ville,

avec le tract et l’affiche

informant de la réunion avec le poète grec Yannis Youlountas,

Samedi 17 Mars à 15h

A Pablo Neruda   

 

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Si avec ça on n’a pas des remerciements…

 

Les Indignés de Nîmes

 

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 22:53

 

 

 

LE 24 MARS NOUS OCCUPERONS LES SUPERMARCHES !

 La Marche Baiona lance cet appel à tous les citoyens et assemblées à soutenir et relayer cette initiative dans la non-violence et la désobéissance civile pour : 

  • Imposer des Marges Maximale à la Grande Distribution

  • Imposer une juste rétribution des producteurs

  • Interdire les produits toxiques dans l’alimentation

 

De nombreux type d’actions sont envisageables :

  • Blocage des caisses, information des clients

  • Etiquetages des produits néfastes pour la santé et ou l’environnement

  • Distribution de tracts et information des clients

  • Marchés sauvages de producteurs locaux

  • Incitation au Boycott


A tous les Citoyens et à tous les Agriculteurs,

En ce mois de Mars, nous nous sommes mis en Marche depuis différents points de France (Bayonne, Marseille, Toulouse, etc…) pour rejoindre Paris le 21 Avril 2012 et remettre la voix du Peuple au cœur du débat politique.

Nous ne pouvions rester inactif devant la pathétique mascarade électorale que nous vendent les médias de masse.

Nos responsables politiques, noyés dans leurs privilèges et prisonniers de la corruption ont abandonné leur responsabilités et il est temps que le Peuple s’unisse et redonne un sens au mot Démocratie.

 

NOTRE CONSTAT

La situation actuelle du monde agricole est alarmante. Elle est pire qu’en 1789 !

Chaque jour durant cette traversée de la France, nous redécouvrons la beauté de nos campagnes.

Chaque jour sur la route, nous rencontrons des Agriculteurs qui nous accueillent chaleureusement, nous nourrissent parfois et la plupart du temps nous décrivent une même et triste réalité.

 

Nos paysans sont en souffrance. Ils sont les premières victimes des dérives d’un capitalisme outrancier où le profit annihile tout respect du vivant, des hommes et de l’environnement confondus.

Ils travaillent comme des forcenés sans compter leurs heures et croulent sous les dettes.

Leur quotidien c’est l’isolement, le divorce, la peur de l’avenir et la non-reconnaissance de leur travail.

Cela engendre de terribles conséquences :

C’est la profession la plus touchée par la dépression et ses dérives médicamenteuses (le suicide touche 2 agriculteurs par jour dans notre pays, soit 8x plus que les cadres).

 

Enfin, les Agriculteurs et leur familles sont les premières victimes innocentes des pesticides et autres dérivés chimiques toxiques qui provoquent leucémie, cancer et autres morts lentes.

 

LES RESPONSABLES

La Crise financière et la crise alimentaire ont la même origine, les mêmes exploiteurs, les mêmes exploités !

Les premiers responsables de cette situation sont les pouvoirs politiques qui refusent de prendre leur responsabilités.

Ils jouent le jeu des lobbies de l’industrie agro-alimentaire à travers des politiques agricoles inhumaines.

Ils rendent les producteurs dépendant des aides européennes, privatisent les semences, forcent l’usage de produits toxiques pour la santé et l’environnement et refusent d’interdire les OGM.

La grande distribution impose ses prix aux producteurs en faisant jouer la concurrence, et les banques finissent le travail en réduisant nos paysans à l’esclavage par peur de se voir exproprier.

Pourtant ils savent qu’interdire ou taxer les semences de ferme, c’est taxer le blé, la farine et notre pain!

Et Il savent aussi que le futur de notre alimentation ne pourra être assuré que par des paysans libres et indépendants et que les décisions d’aujourd’hui préparent la crise de demain :

 

Il est temps de Réagir !

 

 

LES SOLUTIONS EXISTENT

Nous croyons en une agriculture moderne, qui puisse nourrir tous les hommes avec des produits de qualité, tout en préservant notre santé et l’environnement mais aussi en assurant une vie digne et l’épanouissement légitime de nos paysans.

Nous savons qu’un agriculteur qui part à la retraite sans pouvoir transmettre son savoir est une perte irréversible pour la France.

Plus qu’une simple remise en cause de notre modèle de production agricole,  c’est une  remise en question des modèles de vie et de société  que nous souhaitons.  Nous pensons que cela passe par  des processus de réflexion et de discussion dans lesquels toutes les alternatives trouvent une place et où chacun peut porter son analyse et des solutions concrètes en place publique.

 

Nous ne pouvons plus supporter que nos paysans se pendent dans la solitude au fond de leur grange après le départ de leur dernière vache.

 

Comme Coluche disait : « Si l’on est pas content il suffit de ne pas acheter. »  et nous sommes conscients qu’une partie du changement est de notre responsabilité à tous, et que nous pouvons peser dans la balance en étant plus attentif sur nos modes de consommation et en privilégiant les circuits de distribution court et locaux.

 

 

Nous croyons à un réveil du Peuple Francais et au pouvoir d’un soulèvement populaire de masse.

 

 

 

Détails des contacts

Contacts Généraux : Coordination: marcheparis2012@gmail.com Contact Presse: 06 74 95 95 96

La Marche Baiona sera à Saintes Tél: 07 61 62 17 44 / 06 43 34 90 03 mail: marchebaiona2012@gmail.com

La Marche Marseille sera à Lyon

Tél: 07 51 24 65 31 mail: marche2012marseille@gmail.com

La Marche Lille sera sur le Départ Tél: 06 75 14 40 24 mail: marchesversparis@gmail.com

La Marche Toulouse sera à Brive Téléphone: 06 38 36 21 87 Mail: marchetoulouseparis2012@gmail.com

Marche Angers sera en préparation Tél: 02 41 88 51 60 mail: indignesangevins@mailoo.org

 


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