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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 19:31
Marianne - Jeudi 22 Mars 2012 à 05:00

 

Greek Crisis
Historien et ethnologue, ancien correspondant en France pour la revue grecque Nemecis, Panagiotis... En savoir plus sur cet auteur

 

Depuis sa Grèce natale, l'historien et éthnologue Panagiotis Grigoriou, nous fait vivre à travers son blog le difficile quotidien de son pays en crise. Il cible aujourd'hui la politique et notamment le nouveau gouvernement Pasok.

 

(Athènes: le nouveau gouvernement - ARGYROPOULOS/SIPA)
(Athènes: le nouveau gouvernement - ARGYROPOULOS/SIPA)
Nous allons de surprise en surprise. Le peu d'État fonctionnel que nous avions se vide de sens, et se vide tout court. Nombreux députés des « grands » partis, sachant qu'ils ne seront plus jamais réélus, retirent, d'après les rumeurs de saison, leurs dernières billes du système, se faisant ainsi les initiateurs d'amendements issus du monde des affaires, dépeçant le cadavre de ce qui reste du pays, moyennant finance, un service alors très payant, assez analogue de celui présumé des lobbys à Bruxelles, jeu d'ailleurs assez connu mais rarement évoqué par les grands médias.

En revanche, pour ce qui tient de leur initiative du lundi soir, les deux députés, Charalambopoulos (Pasok – P.S.) et Varvitsiotis (N.D. - droite), auraient prétendu qu'ils n'étaient pour rien, et « que l'ordre venait d'en haut, de très haut même ». En effet, lundi soir, et sous forme d'amendement « photographique » (comme on désigne chez nous, ces dispositions « prépayées » dont fait preuve parfois notre illustre Pouvoir législatif), l'État « offre » à l'Église orthodoxe grecque et implicitement aux entreprises allemandes... collaboratrices, une superficie de 2.350 hectares sur le Massif du Pentélique, à proximité d'Athènes, dont 350 hectares, sur lesquels, les prestataires venus d'Allemagne, installeront des capteurs photovoltaïques, (si nos informations sont exactes, ils s'agit de la Kopf Solarschiff GmbH, située à Sultz, au sud-ouest de Stuttgart).

L'installation des photovoltaïques d'une capacité s'élevant à 300 MW, est censée modifier l'usage des parcelles, faisant de ce parc naturel protégé, une zone à usage plutôt industriel. En effet, c'est une occasion de première ordre pour l'Église pour ce qui relève du maintient et de l'extension de sa mainmise sur des terres appartenant à l'État grec, et par la même occasion, en piétinant à la fois la Constitution qui interdit tout changement d'usage sur les espaces protégés, comme cette montagne dont sont issus les marbres du Parthénon. Cette protection, est décrétée par le J.O. (grec) 755/1988, ainsi que par le J.O. Δ/35/2010, qui oblige à replanter, là où précisément sur cette même montagne, des incendies ont causé tant de dégâts.

Ainsi, et pour prétendre faire œuvre « d'écologie » déjà, le projet de l'Église orthodoxe grecque et de ses prestataires allemands, (selon nos informations et sous réserve, appartenant au grand projet Helios de 10 gigawatt, électrifiant l'Allemagne avec le soleil, la terre, et la souveraineté des autres pays... apparemment), prévoit de planter effectivement, les 2000 hectares, tout en modifiant l'usage, sur l'ensemble de la zone. Notons que selon les positions de élus locaux de la région, sur une partie de cette superficie, on a déjà replanté.

Ces élus locaux ont alors constitué un comité de lutte, car ils s'y opposent fermement (à ce projet). « Tout doit se faire très vite de notre côté aussi, car demain jeudi, les « députés » passeront au vote, la presse et les télés n'en parlent presque pas, un scandale dans le scandale », affirment-ils, très préoccupés. C'est un ami, Grigoris, habitant ces quartiers situés au nord de agglomération d'Athènes, et proche des élus locaux et du monde associatif, qui a voulu m'inviter hier. Ainsi, j'ai accompagné ces élus dans une partie de leurs démarches durant la matinée, car je ne les connaissais pas personnellement. Il faut dire d'abord et en quelque sorte, que ces élus aussi, ont fait partie de « l'ancien monde », principalement alors issus du « métacosmos » du Pasok et de la N.D., mais plus vraiment, à présent. Et tout comme le grand « reste » de la classe moyenne dont ils demeurent les représentants, ils... resteront de plus en plus en marge du pays réel des Troïkans, qui les exclut désormais du pouvoir décisionnel, des petites et des grandes richesses du pays, de leurs prérogatives même.

Ils ont certainement commis des « erreurs », en tordant les règles de l'urbanisme par exemple, ici ou là, mais ce n'est pas pour cela qu'ils sont « punis » en ce moment. Et surtout, ce n'est pas pour cette raison que les administrateurs du pays, depuis Bruxelles, Berlin, Paris ou Washington, organisent cette mise à sac généralisée. Sans doute par contre, sur le fond de l'affaire, les élus locaux ont raison. Ils se sont assurés hier déjà, du soutien des partis de gauche, SYRIZA et KKE, lesquels espèrent obliger le Parlement à organiser un vote, finalement nominatif des députés.

« Voilà Evangelos Venizélos qui arrive »

Ces représentants des élus, réunis également de façon officielle à travers la Communauté des communes oeuvrant pour la renaissance du mont Pentélique (SPAP), se sont rendus hier mardi, d'abord au siège du Pasok, rue d'Hippocrate. Quel microcosme ! Nous sommes alors gouvernés et trahis par une telle petitesse humaine, si suffisante de surcroît. En attendant notre réception par un représentant du Pasok, une femme âgée a alors pénétré dans les locaux, en hurlant : « j'ai usé tant de godasses pour ce parti depuis Andréas Papandréou en 1981. Vous avez tout trahi, vous avez massacré mes enfants, mes petits enfants, amputé ma retraite, de quel droit ? Salopards, je veux voir Venizélos lui même... ». Comment alors calmer cette ex- militante : « Madame, Monsieur Venizélos n'est pas encore arrivé, mais quelqu'un vous recevra, cessez de crier ainsi... ».

La dame a pris l'ascenseur de droite et les élus du SPAP, celui de droite. Au Pasok on sait encore recevoir au moins ! Étonnant. Étonnante aussi, fut la réponse donnée aux élus, les laissant disons... de marbre : « nous n'étions pas au courant au parti, adressez-vous aux députés, en tout cas, nous allons transmettre votre demande... de retrait pur et simple de l'amendement».

En sortant du bâtiment, voilà Evangelos Venizélos qui arrive, nouveau chef du Pasok désormais et démissionnaire du Ministère de l'Économie. Les élus échangent quelques propos avec lui : « Monsieur le Président, vous savez... c'est pour le Mont Pentélique, une affaire très grave, en êtes-vous informé ? », « Oui, oui », fut-elle la réponse de Venizélos, rien de plus.

Ensuite, nous nous sommes rendus sur le nouveau siège de la Nouvelle Démocratie, avenue Syngrou. Durant une bonne heure, les élus locaux et leur lutte, attendaient pour être enfin reçus. Nous avons observé pas mal de va et vient, plus que chez les frères... coalisés Pasokiens. Certains, apparemment des cadres locaux du parti N.D., venaient demander un « service », c'est à dire du travail, croyant toujours que Samaras, le chef de la N.D., gouvernera tout seul après les élections. Tout seul (?), dans un pays inexistant, occupé, dépecé et moribond, cela s'appelle avoir du sens politique... mémorandien, sans autre commentaire.

Le siège de Nouvelle Démocratie

Reçus par le responsable du «lien avec la société » à la Nouvelle Démocratie, les élus locaux ont obtenu finalement de la même... imprécision. « Nous ferons de notre mieux, mais la décision vient d'en haut ». Il y a peut-être de la temporisation aussi, dans l'air mauvais de la politique grecque. En retard sur leur programme, les élus indignés ont alors appelé deux taxis en sortant, pas de temps à perdre. Direction, le siège de l'Église orthodoxe, au centre ville. Dans le taxi déjà, ils se sont partagés les frais et leurs doutes. « Eh les gars, si ce projet est vraiment de l'ordre du milliard d'euros, les 800 millions étant apparemment allemands, donc pas de doute. Cet amendement viendrait d'en haut, nous, restons déterminés ».

Chez les dignitaires ecclésiastes, nous avons été aussitôt reçus par père Maximos, proche du chef de l'Eglise Ieronymos, et connaisseur du projet. En effet, le père Maximos, né en Allemagne, s'est installé en Grèce depuis janvier 2009. Certains volets du projet Helios qui concerne l'Église orthodoxe grecque, sont gérés et initiés apparemment par le père Maximos. Il l'a d'ailleurs pratiquement signifié lui-même aux élus : « Je suis triste de l'état dans lequel se trouve notre patrie, le désordre, l'anomie, la catastrophe, y compris sur le Mont Pentélique, que je connais bien d'ailleurs. Les entrepreneurs allemands nous ont demandé d'en faire quelque chose... un investissement disons porteur de l'avenir. Nous avons aussi discuté avec des écologistes en Allemagne. Notre projet est d'abord écologique, ensuite c'est pour apporter à l'Église des revenus plus que nécessaires dans son œuvre de bienfaisance envers notre peuple qui souffre. C'est aussi une double occasion pour ainsi geler la situation sur la montagne pour qu'elle ne se dégrade plus davantage, et en même temps enfin, une occasion de moderniser le pays, nos collaborateurs depuis l'Allemagne, nous y aident, ils faut saisir l'occasion. Personnellement je suis pauvre, je ne possède rien, à part mes livres, c'est pour l'œuvre de l'Église, c'est pour tout le monde... ».

L'entretien fut courtois. Les élus ont gentiment expliqué au père Maximos que les citoyens s'y opposent, tout comme les élus locaux, mais le dignitaire de l'église n'a pas changé d'argumentaire : « emmenez-moi des arguments écologiques et technocratiques, contredisant notre projet et alors... nous nous rediscuterons, moi vous savez, je suis au fond un technocrate... ». Il nous a offert des gâteux, un verre d'eau dans les règles de la meilleure hospitalité traditionnelle chez nous – rien de tel chez les partis politiques – et les élus locaux sont sortis... bredouilles.

Mardi soir ensuite, les élus locaux du SPAP ont provoqué une réunion publique dans un complexe sportif appartenant à la municipalité de Melissia. Des représentants locaux et nationaux de la gauche (SYRIZA et KKE) étaient présents, ils ont ainsi réitéré leur soutien actif. Il y avait deux cent personnes environ dans la salle. Il était surtout question de l'état des lieux et de la journée passée au centre ville. Car dans l'après midi, leurs élus (locaux) ont rencontré les deux députés, initiateurs de l'amendement à l'Assemblée (je n'étais pas présent). Un élu de la région du Pentelique, visiblement ému, a rapporté que Charalambopoulos, le député Pasok, « s'est montré... vraiment odieux, il faut le dire publiquement, plus personne, parmi ceux qui votent encore Pasok dans cette salle, plus personne ne doit lui apporter son bulletin de vote, vous entendez ? ».

Mais surtout, il était question de l'Église. « Pour cette dernière, c'est un exemple alors rêvé, c'est de la « jurisprudence » presque. Si les lois de protection sur l'environnement, et la Constitution sont ainsi piétinées ici au Mont Pentélique, alors plus rien n'arrêtera l'Église et les... investisseurs ailleurs. Mais c'est une occasion aussi rêvée pour nous, et notre lutte depuis toujours, contre l'Église, sur l'appartenance des terres. Si elle accepte la « donation » des 2.350 hectares en provenance de l'État, alors implicitement, elle reconnait que cette terre ne lui appartient pas », a argumenté un autre élu. « Nous sommes pour une fois tous unis derrière une cause qui désormais, dépasse les appartenances du passé ». Un homme dans la salle a alors demandé la parole : « C'est le Mémorandum, l'Occupation, cela change tout, mais les citoyens subissent une propagande défaitiste sans précédent, presque tous les médias sont contrôlés, et les gens restent assis tranquillement dans leurs canapés. Réveillons-les enfin, sinon... nous ne méritons rien d'autre... ». Un autre homme est allé plus loin dans son argumentaire, et avec pathos : « à chaque fois que l'État gagne un procès contre l'Église, il se retire ensuite en quelque sorte de ses droits, puis... les citoyens ayant porté plainte contre l'Église devant les tribunaux, subissent des menaces, leurs biens sont parfois dynamités, vous vous souvenez, il y a eu même quelqu'un, trouvé mort... l'affaire n'a pas été élucidée... ». Je trouvais ces propos choquants. J'ai voulu les soumettre à d'autres connaisseurs des affaires locales, ne connaissant pas l'historique exact de ce contentieux. Deux, parmi les élus locaux, n'ont pas pu confirmer les allégations de cet homme.

Réunion publique avec les élus du SPAP

Bilan en somme terriblement provisoire. Mais déjà, deux certitudes sont acquises à mon avis. D'abord, les dignitaires de l'Église ne sont pas des « technocrates », Papadémos le banquier, non plus, et pour la même raison. Lorsque l'Église décide des investissements, du cadastre (encore en état de réalisation), du cadre de vie, des activités économiques ou de la gestion des ressources et de l'environnement, eh bien, elle ne fait que de la politique. Je considère qu'elle n'a pas ce droit, tout simplement. Deuxièmement, c'est toute la mythologie de la « modernisation » nécessaire de la Grèce, entreprise par voie Mémorandaire, par les pays « gestionnaires » et donneurs de leçons, Allemagne en tête qui devient évidente en tant que telle. Voilà l'Allemagne « modernisatrice » via ses entreprises, cooptant avec l'Église grecque, la renforçant ainsi dans le sens de la non séparation entre les affaires de cette dernière et celles de l'État. On prend les mêmes et on recommence sous la Baronnie, mise à part la propagande, et la poudre aux yeux à l'encontre des Allemands d'abord, puis, des autres peuples prisonniers de l'Union Européenne. Mais déjà, l'État grec n'existe plus, tout le monde le sait. Peut-on au moins poser cette question au Parlement Européen, sur le projet « Helios » et sur la transformation du Pentélique, région alors protégée en zone industrielle ?

 

Retrouvez Panagiotis Grigoriou sur son blog.
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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 19:21
Rue89 - Tribune 21/03/2012 à 16h58

Patrick Weil | Prof associé à Yale

 

Pièces et billets du monde entier. (epSos.de/Flickr/CC)

Nicolas Sarkozy veut taxer les exilés fiscaux. Les pays européens utilisent en effet un système d'organisation territoriale modifié selon lequel tout revenu gagné hors du territoire fiscal n'est pas imposable. Tout encourage encore aujourd'hui le riche Européen à devenir résident d'un pays qui jouit d'une faible charge fiscale tout en conservant sa citoyenneté dans le pays de son choix.

Les particuliers fortunés peuvent toujours changer de pays de résidence et ils peuvent le faire plus facilement que les plus pauvres. Des études récentes montrent que, par exemple, sur les 28 milliardaires vivants en Suisse, seulement onze sont citoyens suisses ; de même, quatre vivent à Monaco alors que seul l'un d'entre eux est citoyen de la Principauté.

Mais Nicolas Sarkozy n'a pas dit sur quelle base et à quel taux il voulait taxer nos compatriotes à l'étranger qui sont aussi devenus des électeurs importants. Et surtout sa proposition n'est encore qu'une demi-mesure. Car les ultra-riches peuvent non seulement changer de résidence mais aussi de nationalité.

Explosion du nombre d'expatriés américains

Car lorsqu'un Etat soumet ses ressortissants à des impôts au-delà des frontières nationales, quel que soit leur lieu de résidence, ces personnes optent de plus en plus souvent pour un changement de nationalité. Les Etats-Unis, seul pays développé à imposer un impôt fondé sur la citoyenneté plutôt que sur le domicile, subissent ce phénomène. Cette pratique a incité les méga-riches à renoncer à leur nationalité afin d'éviter de payer des impôts américains.

Le Heroes Earnings Assistance et le Relief Tax Act de 2008 ont tenté d'atténuer ce phénomène en soumettant certains expatriés volontaires (des citoyens qui abandonnent leur citoyenneté et des résidents permanents qui renoncent à leur carte verte) à une exit tax. Cela n'a pas empêché que depuis 2008, le nombre d'Américains expatriés a été multiplié par quatre au moins (passant de 238 en 2008 à 1027 en septembre 2010).

Un impôt déconnecté de la citoyenneté ou de la résidence

Comment instaurer plus de justice fiscale, tout en respectant le droit de chaque être humain à avoir une nationalité, à ne pas en être privé contre son gré ? Nous proposons de soumettre les individus les plus fortunés à un impôt international qui ne serait pas conditionné par leur citoyenneté ou leur lieu de résidence.

A titre d'exemple, un impôt annuel de 1% sur la fortune appliqué aux 1 210 milliardaires du monde entier représenterait 45 milliards de dollars en 2011. Deux hypothèses :

  • Soit l'Etat de nationalité ou de résidence de chacun de ces milliardaires perçoit par l'impôt sur le revenu et/ou tout autre impôt national ce 1% et ce milliardaire est quitte ;
  • Soit il ne le perçoit pas et dans ce cas, après avoir payé d'éventuels impôts sur son lieu de résidence ou dans son pays de nationalité ce milliardaire devra payer le reste de la somme due. Cet impôt serait perçu par le pays de résidence ou, en cas de refus ou d'échec de la perception de l'impôt, par un quelconque autre pays de l'ONU signataire de cet accord.

Partager l'impôt entre les pays de résidence

Si un individu a changé de nationalité ou ne réside dans son pays de nationalité, le montant de l'impôt sera réparti entre les Etats auxquels l'individu aura appartenu dans le présent et dans le passé, proportionnellement au nombre d'années passées sous telle ou telle nationalité.

Exemple : si un Américain devient Suisse à 49 ans, les Etats-Unis percevront une part de 49/50 de cet impôt lorsque ce contribuable aura 50 ans et la Suisse une part de 1/50, puis 49/51 à 51 ans, etc.

Cet impôt réparti entre les Etats nations pourrait contribuer prioritairement à financer les organisations internationales (à titre d'exemple et de comparaison, le budget de l'ONU est de 13 milliards de dollars). Il pourrait venir en déduction des contributions dont doit s'acquitter chaque Etat envers les différentes organisations internationales auxquelles il appartient – la priorité serait donnée aux agences de développement de l'ONU, à la Banque Mondiale et au Fond Monétaire International.

Si le montant de l'impôt perçu dépasse le montant de ces contributions aux organisations internationales, l'excédent pourra être utilisé pour rembourser les dettes de ces Etats nations auprès de ces organisations internationales ou pour le financement direct de dépenses ayant un impact international comme les dépenses d'environnement ou de développement.

Un système qui dissuaderait l'évasion fiscale

Un tel impôt bénéficierait aux plus grands pays du monde et à leurs citoyens en réduisant les besoins de financement de ces états et en dissuadant l'évasion fiscale. Il pourrait décourager une partie des personnes qui changent de pays de résidence et/ou de nationalité à le faire. Car même si la Suisse, Monaco ou les Iles Caïman refusent de signer l'accord, leurs résidents expatriés et leurs ressortissants ne pourront plus voyager dans les Etats de l'Union européenne, la Chine la Russie les Etats-Unis – tous pays qui ont intérêt à l'accord – sans risquer de se la voir imposée.

Cet accord profiterait aussi aux pays les pauvres du monde en renforçant les organismes internationaux auxquels ils appartiennent. Les coûts seraient supportés principalement par les citoyens les plus fortunés du monde et par les paradis fiscaux qui deviendraient potentiellement moins attractifs. N'est-il pas temps que le prochain Président de la France propose la création d'un tel accord et d'une telle taxe ?

 

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 19:15

 

The Wealthy Plains

In March to Athens on 20 March 2012 at 22:27


March to Athens

Day 133-LIX, Μεσοπόταμο.

Day 134-LX, from Μεσοπόταμο to Ρηζά, 18 km.

 

Internal assembly in Mesopotamo

Riza, March 20

 

Dear people,

 

We took a resting day in Mesopotamo, and during the internal assembly comrade Nicolas communicated the current state of Greece in numbers.

I’m not able to reproduce all of them, and even if I could, I wouldn’t do it, because numbers don’t tell the story. It more or less came down to people earning an average of about 500 euros a month after tax, with rents being at around 300 euros a month, and prices a little higher than in France. Pensions are being cut by double digit percentages, health care spending is being cut, and all wages are blocked for the coming years. Electricity has more than doubled in recent years, and 400.000 families – over ten percent of the total population – are cut off because they can’t pay the bills any more.

In the end it didn’t mean a lot to me. Hearing a list of figures always makes me think of communist regimes boasting about ever increasing productions, while the reality is one of shortages and misery.

Here, in Mesopotamo, it was more or less the other way around. While comrade Nicolas summed up the disastrous numbers, I realise that we are in an extraordinarely rich village. People are doing great here. No need to worry.

The flood plains of Mesopotamo give wealthy crop yields, and many of the people in this village are remigrants who made their fortune in Germany. There are lots and lots of fashionable bars all over the place, at least one every ten inhabitants.

 In the late afternoon the local youth gathers in the square, young boys on motorbikes and young girls who desperately want to look like the bimbos they see on tv.

Announcing the popular assembly

What really surprised me in this village is the almost complete lack of curiosity among the locals. While a band of Spanish, French, Italian and other vagabond revolutionaries put up their tents in the main square, they hardly lift their eyes from the game of cards they are playing in the bar. No-one took the trouble to come to our assembly. Apparently our march is nothing special to them.

The only people who show some superficial interest in our march are the youngsters. For as long as their attention span lasts, they want to know who we are, where we’re going and why. Then they drive away, they ride around the village on their bikes, in two or three without helmet, just to show off and make some noise.

The sun breaking through the lowland fog in the morning

I was glad to leave the place this morning, under the cover of the fog. We walk on, in between the mighty hills and the sea, to the next village, Riza, where there is nothing at all. Eighteen houses with their mailboxes all next to the little Orthodox church where we camp.

And still, even if there are only a couple of dozen inhabitants, they show much more interest in us than the people of the plains. A lady offers to cook pasta for us. She makes less than the average wage, and so we refuse, even though we are running low on food. Instead, she offers us bags full of oranges from her garden.

Oranges grow in abbundance here. They have become an important part of our diet. We pick them along the road, together with wild vegetables which we use to make soup.

 “It’s time for us to become soldiers,” comrade Milton says. We will need to improvise when we cross large pieces of almost uninhabited territory. If anything, it makes you appreciate the value of food. This way even yesterday’s cold sticky pasta with a spoon of sugar becomes a delicacy.

 

Riza

 

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 19:10

 

ATTAC 


La grève générale a commencé depuis hier au Portugal. 
L'adhésion est forte mais les conditions sont très dures. Les media censurent un maximum. Le gouvernement a imposé des "services minimums" (protégés par la police) et des piquets ont été défaits ce matin par la force
Comme lors des deux dernières grèves de nombreux précaires liées à des organisations telles que les "Précaires Inflexibles" ont été participer aux piquets de grève avec les travailleurs de ces entreprises (Ici l'organisation May Day renforçant les piquets d'une entreprise de ramassage de déchets : http://www.youtube.com/watch?v=H2MEbAZcfJQ&feature=player_embedded).
A titre d'exemple, taux de gréviste à 7H30 (http://www.grevegeral.net/images/2012/Listagem_0723.pdf) :
- Les ports : 100% (A minuit, une vingtaine de bateaux étaient détournés vers l'Espagne).
- Les Trains (CF) : 100 %
- Les bateaux (sur Lisbonne) : 100 %
- Les Bus : de 80 à 100 % selon les régions.
- Les mairies : de 80 à 100 %
- Les hôpitaux : de 60 à 100 % (Les petits hôpitaux ont moins suivis)
- Des grèves très suivies dans les grandes usines :
        . Parmalat : 86 %
        . Saint Gobain : 85 %
        . Amorim (liège) : 83 %
        
Manifestations prévues par le syndicat CGTP un peu partout dans le pays. A Lisbonne à 14H, à Porto à 15H.
Des actions de blocages en centre-ville (piquets volants et blocages de toutes sortes) sont prévues à Porto à partir de 15H et Lisbonne à partir de 13H. 
A 15H, le cortège des chômeurs se formera à Lisbonne pour ensuite rejoindre la grande manifestation organisée par la plateforme du 15 Octobre (genre de Supra-Collectif comprenant des collectifs de précaires, des associations et des groupes d'"indignés"), prévue à 16H. Rappellons que la dernière manifestation qui avait fini, comme celle-ci, devant le Parlement avait été assez tendue (les manifestants avaient essayé d'envahir pacifiquement le Parlement) et s'était soldé par plusieurs blessés et arrestations (http://www.youtube.com/watch?v=7yC3P-R8XKc et http://www.youtube.com/watch?v=BiWKWgC0OcU&feature=related).
 
Venez nombreux soutenir la Grève Générale du peuple portugais cette après-midi à 18H (Ambassade du Portugal, rue de Noisiel, Paris 16ème Métro Porte Dauphine) !
 
Le Dressing-code est, pour ceux qui le veulent, le noir. Noir comme symbole de deuil. C'est également la couleur traditionnellement utilisée dans les révoltes populaires. Exemple : http://www.tvi24.iol.pt/politica/freguesias-juntas-bandeiras-negras-autarquias-tvi24/1308446-4072.html
L'homme interviewé, qui proteste contre la fermeture des "juntas de freguesias" (structures d'organisations administratives de quartier qui ferment à cause des politiques d'austérité), explique : "Le drapeau noir, c'est le deuil, c'est la protestation, c'est l'indignation".
 
 
A tout à l'heure,
 
 
Abraço,
 
 
Hugo
 
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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 19:03

Le Monde.fr avec AFP | 22.03.2012 à 11h18 • Mis à jour le 22.03.2012 à 17h18

 

De nombreux secteurs publics - en particulier les transports - étaient perturbés, jeudi 22 mars, en raison d'une grève générale contre les mesures d'austérité.

C'est la première grève générale depuis le début de l'année. Les transports en commun étaient très perturbés jeudi dans les principales villes, en raison de la protestation contre les mesures d'austérité. De nombreux services publics devraient également être affectés.

A Lisbonne, le métro et les navettes fluviales reliant les deux rives du Tage étaient totalement à l'arrêt et ne devraient pas fonctionner toute la journée de jeudi. Des services minimum devraient toutefois être assurés pour les trains et les services de bus de la capitale, ainsi que dans le métro de Porto, la deuxième ville du pays.

En revanche, le transport aérien devrait être peu affecté, les contrôleurs aériens n'ayant pas déposé de préavis de grève. Ana, le gestionnaire des aéroports portugais, demandait cependant aux passagers de vérifier si leur vol était maintenu avant de se rendre à l'aéroport.

Les principaux ports du pays devraient également être fortement touchés par ce mouvement. Par ailleurs, de nombreux services publics seront également concernés : écoles, hôpitaux, tribunaux, administrations, postes, biliothèques, musées ou les services de ramassage des ordures ménagères devraient tourner au ralenti.

 

 "TENTATIVE MACHIAVÉLIQUE"

L'objectif de cette grève est de protester "contre les mesures d'austérité" mises en œuvre depuis l'an dernier par le gouvernement en échange d'une aide financière internationale de 78 milliards d'euros, explique Arménio Carlos, leader de la CGTP - première confédération syndicale du pays, qui a convoqué cette grève générale.

Elle vise également, selon lui, à s'opposer à "la déréglementation du marché du travail et le modèle des bas salaires (...) une tentative machiavélique de supprimer le droit du travail".

Le gouvernement portugais, qui s'est engagé à réformer son économie auprès de ses créanciers internationaux (Union européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne), s'apprête à adopter une réforme du code du travail prévoyant notamment un assouplissement des horaires et des procédures de licenciement, ainsi que la suppression de jours fériés et de jours de congé.

Dans l'après-midi, des dizaines de rassemblements et manifestations étaient également prévus dans les principales villes.

 

 SUSPENSION DÉFINITIVE DU PROJET DE TGV LISBONNE-MADRID

Le ministère de l'économie a annoncé jeudi qu'il allait "définitivement suspendre" le projet de construction du TGV, initialement prévu pour 2013, qui devait relier Lisbonne à Madrid en moins de trois heures.

Le gouvernement de centre droit confirme ainsi sa décision de juin dernier, lors de sa prise de fonction, de suspendre le projet-phare du précédent gouvernement socialiste, au nom de la réduction de l'endettement public.

Cette annonce survient après que la Cour des comptes a estimé que le contrat accordé au consortium Elos en mai 2010 pour la construction du premier tronçon de TGV, qui devait traverser le Portugal d'ouest en est sur une distance de 167 kilomètres de Poceirao à Caia (à la frontière espagnole), ne respectait pas le cahier des charges.

Pour en savoir plus :

 

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 18:36

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 22.03.2012 à 18h37 • Mis à jour le 22.03.2012 à 20h24

 
Le texte, adopté par les députés le 6 mars 2012, crée une nouvelle carte d'identité électronique.

Le Conseil constitutionnel a censuré, jeudi 22 mars, invoquant l'atteinte au respect de la vie privée, la création d'un mégafichier qui était une disposition phare d'une proposition de loi instaurant une carte d'identité biométrique pour lutter contre les usurpations d'identité.

Les "Sages" ont estimé que ce fichier central "porte au droit au respect de la vie privée une atteinte qui ne peut être regardée comme proportionnée au but poursuivi". Ils évoquent notamment le caractère "sensible" des données enregistrées dans un tel fichier, et la possibilité de les interroger "à d'autres fins que la vérification de l'identité d'une personne".

Outre la disposition sur le fichier, le Conseil constitutionnel, qui a donné son feu vert à la nouvelle carte d'identité biométrique, a aussi censuré un article qui donnait à la carte nationale d'identité la fonction de signature électronique, "ce qui la transformait en outil de transaction commerciale", explique le Conseil dans un communiqué.

 

 "ATTEINTES MAJEURES AUX LIBERTÉS PUBLIQUES"

Si l'instauration d'un fichier, un "traitement de données à caractère personnel" dans le jargon juridique, est justifié par un motif d'intérêt général (lutte contre la fraude et sécurisation de la délivrance des titres), celui-ci porte atteinte au droit au respect à la vie privée, ont considéré les Sages, qui pointent en particulier la nature des données enregistrées (comme les empreintes digitales), l'ampleur du fichier (quasi-totalité de la population française) et "les caractéristiques techniques" qui permettent son interrogation à d'autres fins que la vérification de l'identité d'une personne.

Présentée à l'origine en juillet 2010 par les sénateurs UMP, Jean-René Lecerf et Michel Houel, cette proposition de loi a fait l'objet d'un bras de fer entre le Sénat, toutes tendances confondues, et la majorité de droite de l'Assemblée nationale et a donné lieu à de nombreuses navettes.

Les députés PS et du Front de gauche s'étaient élevés contre "les atteintes majeures aux libertés publiques" entraînées par ce fichier, insistant sur les réserves exprimées par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL).

La CNIL avait rendu publiques, en octobre, ses observations - critiques mais à valeur purement consultative - sur la proposition de loi relative à la protection de l'identité.

Lire notre compte-rendu : Les députés créent un fichier recensant l'identité biométrique de chaque Français (abonnés)

Lire le post de blog : Le fichier des "gens honnêtes" repasse à l'Assemblée


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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 18:29

Le Monde.fr | 22.03.12 | 18h01

 Crédits : REUTERS/VINCENT KESSLER

Plusieurs centaines de métallurgistes du groupe ArcelorMittal ont manifesté jeudi 22 mars à Florange pour la "défense de l'industrie en France".
 Les manifestatns, au nombre de 800 selon la police, 2 000 selon les syndicats, étaient venus de toute la France mais également de la Belgique et du Luxembourg.
Etaient ainsi présentes des délégations des usines de Dunkerque, de Fos-sur-Mer, de Schifflange au Luxembourg  fermée mardi pour une durée "indéterminée" et de Liège en Belgique dont les hauts-fourneaux sont à l'arrêt depuis octobre 2011.
Des salariés de l'usine métallurgique Aperam (ex-ArcelorMittal), de Gueugnon et de la Fonderie du Poitou Aluminium d'Ingrandes, actuellement en redressement judiciaire, ont également pris part à cette journée voulue comme une "démonstration de force" par la CGT.
Les ArcelorMittal de Florange ont engagé le 20 février un mouvement d'occupation et de blocage du site pour obtenir un redémarrage des deux hauts-fourneaux de l'usine, en sommeil depuis plusieurs mois.
Cette mise en veille annonce, selon eux, une "mort programmée" de l'aciérie qui emploie près de 5 000 personnes. La direction assure, au contraire, que l'arrêt n'est que temporaire et imposé par la stagnation de la demande mondiale.
Le 28 mars, les métallos lorrains entameront une "marche sur Paris" où ils espèrent arriver le 6 avril.
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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 18:23

 

 

Le Monde.fr | 22.03.2012 à 18h09 • Mis à jour le 22.03.2012 à 19h27

Par Marie-Béatrice Baudet

 
Manifestation contre les gaz de schiste le 23 octobre 2011 à Barjac (Gard).

A un mois de l'élection présidentielle, voilà de quoi relancer le débat sur l'exploitation des huiles et gaz de schiste, exploitation controversée en raison de ses conséquences néfastes sur l'environnement. Le ministère de l'écologie a rendu public, jeudi 22 mars, le rapport final de la mission d'inspection (PDF) - issue du ministère de l'industrie et de celui de l'écologie - sur " les hydrocarbures de roche-mère en France ", en clair les huiles et gaz de schiste.

Le texte s'intéresse particulièrement à une disposition prévue dans la loi du 13 juillet 2011 qui interdit globalement la fracturation hydraulique en France (seule technique disponible à l'heure actuelle pour explorer ces hydrocarbures non conventionnels) : la mise en œuvre d'"expérimentations réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public". Les auteurs du rapport y sont favorables pour un "nombre limité de puits", ouvrant donc une brèche dans le principe d'interdiction de la fracturation hydraulique.

 

UN CALENDRIER JUSQU'AU VOTE AU PARLEMENT

Globalement, et pour résumer l'argumentaire développé, il s'agit de ne pas gâcher le potentiel des richesses du sous-sol français, tout en prenant le maximum de précautions techniques (surveillance de la cimentation des puits, des nappes phréatiques, de la qualité de l'air, etc.). Un calendrier est même prévu :

- Premier semestre 2012 : constitution et premiers travaux de la "Commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation des techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux" qui, selon la loi de juillet 2011, émettra un avis public sur les conditions de mise en œuvre de ces expérimentations.

- Second semestre 2012 et premier semestre 2013 : recueil de données - via des carottages classiques - dans les sous-sols français susceptibles de receler des gisements d'huiles et gaz de schiste ; et proposition d'une nouvelle loi par le gouvernement afin de définir un cadre précis à ces expérimentations par fracturation hydraulique.

- Second semestre 2013 : vote au Parlement.

Pour commencer, ces expérimentations seraient réalisées dans le Bassin parisien où des permis ont été accordés pour explorer des huiles de schiste.

Compte tenu des mobilisations locales des collectifs anti-gaz de schiste, il est sûr que ces recommandations devraient susciter de nouvelles mobilisations.

Marie-Béatrice Baudet

 

 

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 18:17

Le Monde.fr avec Reuters | 22.03.2012 à 20h07

 
A l'origine de cette recherche : une tribune au vitriol d'un ancien employé qui décrit comment le client est déconsidéré par la banque.

"Muppet" en anglais, en français "idiot" ou "bouffon". C'est ce mot que Goldman Sachs scrute dans les courriels de ses employés. Ce mot et d'autres traces de propos péjoratifs à l'endroit des clients, a révélé le directeur général de la banque, Lloyd Blankfein, selon les informations de Reuters, jeudi 22 mars.

A l'origine, une tribune au vitriol d'un cadre démissionnaire dans le New York Times. Il y décrivait un fonctionnement de l'entreprise "plus toxique et destructif que jamais" dans lequel le banque s'enrichissait au détriment des clients. "Des gens qui se préoccupent uniquement de faire de l'argent ne peuvent maintenir cette entreprise à flots ou garder la confiance de leurs clients pour encore bien longtemps", écrivait-il. Dans cette tribune, il mentionnait avoir vu des cadres dirigeants désigner des clients de "bouffon" lors d'échanges d'emails internes.

> Lire le post du blog Big Browser "Pourquoi je quitte Goldman Sachs"

La banque prend ces propos au sérieux, a affirmé M. Blankfein, et passe en revue les accusations de l'ancien employé. Le temps que prendrait cette recherche par mot-clef n'a pas été mentionné, ainsi que ce que déciderait l'entreprise en cas de "bouffon" ou "andouille" pour "client" niché dans un courriel.

Dans un courrier interne, M. Blankfein s'est défendu des accusations de l'ancien employé, arguant qu'elles ne représentaient pas les valeurs ou la culture de la banque. Dans le monde de la finance, la tribune de Greg Smith a défrayé la chronique. En effet, les employés sont généralement peu enclins à critiquer la banque en public à la fois par souci de ne pas briser "la loi du silence" et parce que nombre d'entre eux signent des clauses de confidentialité leur interdisant la critique.

> Lire notre revue de presse "Goldman Sachs : la fin de l'omerta ?"

 


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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 18:11

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 22.03.2012 à 09h50 • Mis à jour le 22.03.2012 à 15h58

 
 
Des blindés syriens à Deir Al-Zour, le 21 mars 2012.

L'armée syrienne a tiré mercredi soir des roquettes à la frontière avec le Liban voisin où plusieurs projectiles ont atterri, provoquant la panique parmi les habitants. Des tirs provenant de la Syrie ont eu lieu aux environs de 21 heures à proximité du village Mqaybleh, entraînant la fuite de nombreux habitants, a affirmé le responsable sous le couvert de l'anonymat. Au moins deux roquettes RPG sont tombées en territoire libanais, a-t-il précisé, ajoutant toutefois qu'aucune victime n'avait été signalée.

"Les troupes syriennes ont d'abord tiré des roquettes éclairantes, puis tiré à la mitrailleuse, puis des RPG", a-t-il ajouté. Des média locaux ont également évoqué des tirs parvenus dans la région d'Al-Qaa, dans la vallée de la Bekaa, dans l'est du Liban.

 

POURSUITE DES COMBATS À TRAVERS LE PAYS

Les opérations des troupes et les combats entre soldats et déserteurs ont causé mercredi la mort d'au moins 41 personnes en Syrie, dont 33 civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Dans l'après-midi, les affrontements entre soldats de l'armée régulière et déserteurs de l'Armée syrienne libre (ASL) ont repris à Harasta, à 10 km de Damas, ont rapporté les Comités locaux de coordination (LCC), qui animent la contestation sur le terrain. L'armée a bombardé mercredi pour le deuxième jour consécutif le quartier de Khaldiyé à Homs, dans le centre de la Syrie, où au moins huit civils ont été tués, selon l'OSDH.

 

 

Toujours dans la même ville, 15 civils ont péri, dont trois enfants, sous les tirs des forces de sécurité et des bombardements de l'armée dans plusieurs quartiers, a-t-on ajouté de même source. La répression a fait également de nouvelles victimes civiles dans les quartiers de Deir Baalbeh, où six personnes ont été tuées. Dans la province de Homs, quatre civils ont été abattus à Talbissé.

 

DIX CIVILS TUÉS DANS L'ATTAQUE D'UN BUS

Dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest du pays, dix civils ont été tués jeudi par des tirs contre un bus à bord duquel ils fuyaient les violences. Neuf passagers, membres de deux familles, ont péri, ainsi que le chauffeur, alors que le bus se trouvait à proximité de la ville de Sermin, bombardée par l'armée syrienne, a précisé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, le président de l'OSDH. À Sermin également, un adolescent de 17 ans a été abattu par des tirs de l'armée syrienne, a rapporté l'ONG, ajoutant que des dizaines d'autres civils avaient été blessés. Aux abords de la ville, deux soldats ont également été tués par des déserteurs, selon la même source.

A Qousseir, dans la province de Homs (centre), quatre soldats et trois civils ont péri, selon l'OSDH. Dans la région de Lattaquié, sur la côte méditerranéenne, cinq membres de l'armée gouvernementale ont péri dans une attaque de déserteurs. En réponse, l'armée tirait des obus de mortier et menaient des perquisitions pour retrouver des personnes recherchées par les services de sécurité.

Par ailleurs, un soldat de l'armée régulière a été tué à Qalaat Al-Madiq, dans la province de Hama, où des transports de troupe sont entrés après des tirs de roquettes et à la mitrailleuse lourde, selon l'OSDH. À Hama, trois enfants ont été abattus par des tirs et un déserteur de l'ASL a été tué dans des affrontements avec des soldats dans le quartier de Hamidiyé. A Deraa, deux soldats ont été tués dans l'explosion de leur camion, visé par un groupe de déserteurs, selon l'OSDH, et quatre civils ont été abattus dans l'échange de tirs qui a suivi. Des vidéos mises en ligne par des militants ont montré des manifestations nocturnes à Damas et à Alep, durant lesquelles les protestataires scandaient notamment "la Syrie veut la liberté !"

Ces nouveaux affrontements ont éclaté moins de vingt-quatre heures après l'adoption à l'ONU d'une déclaration du Conseil de sécurité pour une fois unanime soutenant la mission de Kofi Annan, l'envoyé spécial conjoint de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie. Un texte qui n'a donc pour l'instant guère eu de conséquences sur le terrain. Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition syrienne a d'ailleurs condamné jeudi la déclaration de l'ONU, estimant qu'elle accorde un temps supplémentaire au régime pour poursuivre ses exactions.


ENQUÊTE SUR LES LIVRAISONS D'ARMES DE L'IRAN À LA SYRIE

L'ONU enquête sur des transferts d'armes de l'Iran vers la Syrie qui ont été opérés ces derniers mois en violation des sanctions internationales contre Téhéran, selon des diplomates. Lors d'une réunion au Conseil de sécurité, le représentant permanent adjoint de la France à l'ONU, Martin Briens, a souligné "l'existence d'une politique délibérée et continue de transferts illicites d'armes et de matériel connexe entre l'Iran et la Syrie". "Un nouveau cas de transferts d'armes entre l'Iran et la Syrie a été notifié au comité" des sanctions de l'ONU depuis trois mois, a-t-il précisé. "Cela vient s'ajouter aux cas, nombreux et étayés, déjà rapportés par de multiples Etats membres". Les représentants américains et britanniques ont fait part des mêmes inquiétudes lors de la réunion de ce comité qui surveille l'application des sanctions prises à l'ONU contre l'Iran en raison de son programme nucléaire controversé.

De son côté, l'Union européenne devrait adopté vendredi une nouvelle série de sanctions contre le gouvernement syrien qui viseront notamment l'épouse du président syrien. Asma Al-Assad fait partie d'une liste de douze personnes, sur laquelle figurent plusieurs membres de la famille Assad, dont les avoirs seront gelés et dont les déplacements seront interdits au sein de l'UE, a indiqué un diplomate.

 

 

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