Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 18:30

25 mar

http://coordinationbretagne.wordpress.com/2012/03/25/resume-du-samedi-24-03-2012-de-brest-place-de-la-liberte/


16 H 00 ASSEMBLÉE POPULAIRE.
16 H 20 PARADE HIP HOP. On déplace l’assemblée de 50 m et les enceintes couvrent les dialogues, on regarde le défilé.
16 H 40 ASSEMBLÉE POPULAIRE.
7 personnes en demi cercle. Présentation des conseils pour assemblées. Distribution des rôles. 1 distributeur, 1 facilitateur, 1 script. Tour de cercle pour l’ordre du jour.
PLUS CLAIR DANS LES RÉSUMÉS DU SCRIPT. Que le script mette le nombre de gens aux différentes heures.
APÉRO GÉANT AVEC LES COLLECTIFS DE BREST. Proposition de faire un apéro géant en invitant tous les mouvements, collectifs et syndicats de brest pour venir se rencontrer pendant un apéro géant. Il faudrait se renseigner sur l’aspect juridique de la chose. Préparer l’organisation. Contacter les indignés, anonymous, précaires chômeurs, cass pap, syndicats, zeitgeist, 115 du particulier. Quel est le but de l’apéro. Parler. C’est pas le mieux pour parler. Trop alcoolisé. [ 17 H 00 AP 12 personnes en cercle ]. Intégrer une heure dans le programme du samedi pour l’apéro. Faire du collage d’affiches. Apéro sans alcool.
1ER MAI Faire un grand apéro le soir du 1er mai. Feu d’artifice. Spectacle de jonglage. Petits concerts. INTERVENTION. Un membre de l’assemblée fait un don d’1 € pour la caisse. Problème, pas de caisse. Création d’une caisse noire. Qui pourrait servir pour acheter du tnt pour exploser, mairie, sous préfecture, antenne télé, question, est ce qu’exploser avec de la dynamite une chose peut être considéré comme violente car mouvement non violent. Comment on fait. PROPOSITION. On fait les assemblées vers 15 H 00 plutôt que 16 H00. CONSENSUS.
COMMUNICATION ENTRE LES GROUPES. Contacter tous les groupes pour nous unifier. Faire un drap avec le rdv pour accrocher sur le pont place de la liberté. Faire tourner des documents entre les assemblées pour que chaque assemblée le modifie et le passe dans une autre assemblée. Des documents partis d’un texte, le lire dans l’assemblée, le travailler. [ 18 H 30 3 personnes ]
19 H 00 concert. 1 guitare. 1 synthétiseur. [ 5 personnes ]
19 H 30 DÉBAT SUR LA MANIPULATION MÉDIATIQUE. Il est normal que les journalistes influencent les articles. Non c’est pas normal. Obsolescence. Capitalisme. Autogestion. Progrès.
21 H 00 fin.

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Les indignés d'ici et d'ailleurs
commenter cet article
25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 18:24
marches populaires paris 2012

Marche de Lille, 24-03-12

Nous sommes partis ce samedi a 11 heures de la place de la République.13h30 des attardés nous rejoignent. Nous sommes une bonne quinzaine et Maud fait la voiture d’assistance
13h40 On rentre dans la ville de Seclin
14h00 Pause casse-croute devant l’Hôtel de Ville de Seclin
15h00 Nous repartons
« La vraie démocratie, ce n’est pas ça ! »
15h43 Petite pause, nous avons eu un contact pour l’étape à Bapaume (étape du 30mars)
Nous avons eu de un cours de Sam sur l’usage des produits chimique dans l’agriculture dans un champ couvert de petites billes blanches, sûrement pas naturelles.
16h10 Arrêt point d’eau et toilette chez un agriculteur, vendant au détail à Camphin-en-Carembault.
Il fait beau, avec un grand soleil, presque trop chaud. C’est un temps vraiment idéal pour cette première étape.
16h45 Arrivée à Carvin
« Carvin ! Debout ! Soulève-toi ! »
Nous avons fait les 2/3 de l’étape
Sylvie et François prennent le bus pour Lens
18h30 Annay-sous-Lens. On a fait environ 25 km. Le groupe s’est distendu, chacun marchand a son rythme. Cedric est devant, Michel et son chien Uzac font « la voiture balais ». Maud a pris dans sa voiture, un marcheur fatigué.
A la sortie d’Annay, les premiers ont entendu les derniers. Ca ne dure pas, a chacun son rythme.
19h30 Entrée dans Lens
19h55 Arrivée a l’Hotel de Ville. On y retrouve Eddie, marcheur depuis indignados depuis cet été. 
21h00 Nous sommes reçus par les « Objecteur de Croissance ». Ce mouvement s’oppose aux aberrations du système capitaliste et de sa « faucheuse » croissance économique. Et nous sommes partis avec eux éteindre les néons extérieurs des boutiques et autre commerce. Je leur ai demandé de m’envoyer le tract qu’ils glissent sous les portes des boutiques. Ce sera publié ici.

Leur site : http://www.objecteursdecroissance62.fr/
Nous allons camper devant l’Hôtel de Ville. Un gymnase nous a été mis à disposition. Demain, nous restons à Lens.

Lien vers les photos: http://www.flickr.com/photos/marchelille2012/sets/72157629659869237/

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Marche Paris 2012
commenter cet article
25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 18:18
marches populaires paris 2012

 

Lille du 23 mars au 24 au matin

Nous sommes donner rendez-vous vendredi 23 place au café citoyen à Lille à 16 heures. C’est un bar alternatif, lieu de débat et de réunion. C’est le quartier générale de la marche des Ch’ti. Toute les réunions de préparation s’y sont déroulé, avec de succulentes bières au fût
Loïc et François sont déjà là. Maud, Cedric et Cedric arrivent.
Surprise ! Il se dresse sur la Place de la République, ou nous devons festoyer un chapiteau pour le lancement du Ch’ti, l’annuaire « indispensable » du lillois moyen. Il est 
établi par une université de commerce. Malgré tout, il nous reste un peu de place. devant le chapiteau.
17h30 Nous y retrouvons Morgane, William, Habib, Florien, Eric, Anne-Maud et Katwaly qui nous joue des airs de guitare (www.myspace.com/katwalyrun) accompagné au tambourin par François. Nous commençons à poser affiches et panneau.
18h20 nous nous déplaçant de l’autre coté de la rue Square Richebé. Nous commençons à préparer une banderoles pour la marche.
19h30 Beaucoup de monde s’est arrêté et on discuté avec les indignados de Lille
20h00 Olivier arrive avec des vivres pour la marche. Merci à lui. Laura viens d’arriver.
21h00 repas à l’auberge espagnol. Les derniers arrivés ramène de quoi manger. C’est le « Repas du Siècle » des indignados de Lille.
21h50 première tente installée
22h00 Deuxième tente
2 banderoles; « Non à la Spéculation. Crimes contre l’Humanité. »
23h00 Toujours trois tentes de montées, on fait de la zik et on papote fort. Mais que fait la police ?
00h30 toujours personne. Certain continue la fête, je m’endors.
Samedi 24,  7h30 Tout le monde debout….
Ce soir arrivé à Lens, nous y sommes attendus par les Objecteursdecroissances du Nord-Pas-de-Calais:www.objecteursdecroissance62.fr

 

Photos: http://www.flickr.com/photos/marchelille2012/sets/72157629288772558/comments/

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Marche Paris 2012
commenter cet article
25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 18:13

 

leprogres.fr

Publié le 25/03/2012 à 06:00


 
 
Environ 80 « Indignés » sont restés sur la place dans une ambiance pacifique. Photo Muriel Florin

Environ 80 « Indignés » sont restés sur la place dans une ambiance pacifique. Photo Muriel Florin

Manifestation. Après un cortège en centre-ville, ils ont voulu planter les tentes place du Gros-Caillou. Ils se sont fait déloger sans ménagements par les forces de l’ordre.


 

« Dans les autres villes, on n’a eu aucun souci pour s’installer sur une place visible », affirme Ephraim.

Le jeune homme fait partie de la trentaine de participants à la « marche des possibles ». Partis de Marseille le 3 mars, ces marcheurs dont la plupart se revendiquent du mouvement des « Indignés » se présentent comme des « citoyens affligés par les dérives du système actuel » qui veulent « réinventer ensemble de nouveaux modèles de vie et d’organisation ». Ils doivent rejoindre Paris le 21 avril après des étapes « mani’festives » où ils sont rejoints par des militants locaux. A Lyon, une soixantaine de personnes a ainsi parcouru le centre-ville hier en « scotchant » au passage des vitrines de banques. Hier soir, ils devaient camper au bout du boulevard de la Croix-Rousse.

Selon des témoignages concordants, dès 20 heures, la police ne leur a pas permis de s’installer ici, mais leur a indiqué qu’ils seraient tolérés au jardin des Chartreux, moins visible. Au cours de la soirée, environ 80 personnes sont restées sur la place dans une ambiance pacifique sous le regard de quelques policiers, confiants dans le fait qu’elles partiraient. Les choses se sont gâtées vers 23 heures lorsque le groupe a sorti deux tentes et de quoi manger.

Une quinzaine de policiers a alors fait usage de gaz lacrymogènes et de matraques. « Ils ont balancé notre repas », s’insurge un manifestant tandis que deux jeunes femmes indiquent avoir été blessées. Sur place, la police n’a pas voulu commenter cette action.

Vers minuit, il restait une soixantaine de militants assez choqués.

Muriel Florin
                                                                               ***********************************
mlyon.fr - Dimanche 25 Mars 2012

Les Indignés délogés de la place du Gros-Caillou par les forces de l'ordre

 

 

Samedi soir, les participants de la marche des possibles souhaitaient planter leurs tentes à la Croix-Rousse.
La trentaine d'Indignés venus de Marseille à pied avait été accueillie par les Indignés de Lyon. Dans la journée, ils avaient parcouru le centre-ville, collant notamment des auto-collants sur les vitrines des banques. La nuit venue, ce campement improvisé a été interdit par la police. Les Indignés auraient pu s'installer dans le jardin des Chartreux mais ils ont préféré rester pacifiquement sur la place du Gros-Caillou.
Selon le Progrès, les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes vers 23h, lorsque des tentes et de la nourriture ont été sorties par les Indignés. Deux femmes estiment être blessées.

 

Rédigé par A.A. dans Faits Divers le 25/03/2012 à 06h31
Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Marche Paris 2012
commenter cet article
25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 18:06

Publié par Poetes Indignes le 25/03/2012

 

C’est le printemps : en partenariat avec L’Atelier des médias de RFI, OWNI vous invite à retrouver, aux États-Unis, le mouvement Occupy Wall Street qui vient d’achever d’hiberner. Reportage plein de sève d’Arnaud Contreras qui a suivi les préparatifs des principales figures d’Occupy.


Barricade et hashtag © Arnaud Contreras

We sow seeds in the Fall… They blossom in the Spring1 in « The Declaration of The Occupation of New York »

Un peu moins présent cet hiver sur la scène médiatique depuis son éviction de Zuccotti Park en novembre 2011, le mouvement Occupy Wall Street n’a cessé pendant l’hiver d’accroître sa présence en ligne, de s’organiser, de préparer des actions en espérant peser sur la campagne électorale américaine et permettre à la population de débattre de thèmes que certains disent « endormis » par les autorités.

Depuis quelques jours, Occupy Wall Street organise de grandes  manifestations, en avance sur son propre calendrier qui prévoit des événements avec les syndicats américains au mois de mai. Immersion pour l’Atelier des Médias de RFI et OWNI, pendant dix jours à New York auprès de figures phares du mouvement. Témoignages, images et sons captés à quelques jours de ce Printemps…

Margot Wellington, 80 ans, me regarde avec la tendresse d’une grand-mère. Ce soir, le Seaport Museum, pour fêter sa réouverture après de longs travaux, a choisi de présenter une exposition collective sur Occupy Wall Street. Première fois qu’un établissement officiel affiche son soutien à l’esprit de réforme qui souffle sur la ville. La grande bourgeoisie New Yorkaise, les 1%, trinque avec des employés, et personnels de services, hipsters militants, étudiants, syndicalistes, les 99%. Chacun discute devant les clichés réalisés aussi bien par des membres de la prestigieuse agence VII que par des photographes émergents ou amateurs et des passants ayant capturé quelques Instagram lors des événements de l’automne dernier.

Manifestation ©Arnaud Contreras

La vieille dame m’a abordé alors que je parlais du film Beat « Pull my Daisy » de Robert Frank, avec une des organisatrices arborant un badge YES, référence à peine voilée au YES WE CAN d’OBAMA. “Je retrouve enfin l’esprit beat que j’ai connu dans les années 50″ me dit Margot. “Chez les Occupy, il y a aussi des beats, mais pas que”, reprend –elle. “Sache qu’il n’y a pas une porte vers Occupy, il y en a 1000.”

Depuis début octobre, cette nuit passée à suivre à Paris les livestreams de l’occupation de Brooklyn Bridge, l’arrestation de 700 manifestants, j’ai tenté d’identifier par quelle « porte » entrer. Sur Twitter, les hashtags les plus présents après #OccupyWallStreet et #ows étaient « UsDayofRage et #usdor.

Sur leurs sites et pages Facebook, ce groupe revendique la réforme du système de financement des campagnes électorales, des élections nationales et fédérales, l’abolition du statut de “personne physique” pour les entreprises.

Alexa O’Brien en février à New-York par Arnaud Contras ©

Alexa O’Brien, fondatrice du mouvement Days of Rage m’accueille dans son petit appartement du Queens, après qu’elle m’eût posé par mail, téléphone, direct message sur Twitter, de multiples questions. Je me retrouve face à une trentenaire hypra active, souriante mais ponctuant ses propos de référence à de nombreuses peurs, intimidations du FBI et autres :“Je ne sais plus qui est qui, qui joue quel jeu, pour qui. Il faut que tu comprennes que certains de mes collègues au travail m’ont dit qu’on leur posait des questions sur moi.”

Dès le mois de mars 2011, Alexa se sent concernée par ce qu’elle voit, suit “intimement, sur Twitter”, les événements en Tunisie et en Égypte, est exaspérée par “le blocage complet de l’engagement citoyen dans l’espace public”. Elle est choquée par la puissance accrue des grandes entreprises et décide de créer Days of Rage.

Cela a été une décision impulsive, je ne m’attendais pas à ce que cela décolle avec une telle force. Nous avons eu 1000 followers en une semaine. Nous avons alors compris que nous avions une responsabilité, de créer un espace pour que les Américains puissent s’engager de manière authentique.

En juin, le magazine Adbusters lance un appel à des manifestations pacifiques sur les mêmes revendications, rejoint en juillet par le collectif Anonymous.

En juillet, US Day of Rage a soutenu l’appel à occuper Wall Street. A ce moment-là, nous avions déjà gagné de la confiance et de la crédibilité sur Twitter à travers des campagnes de sensibilisation. Nous avions mis en ligne des discussions et des formations autour de la non-violence et de la désobéissance civile. Nous avions créé une plateforme évolutive en ligne. Et bien entendu, nous avons contribué concrètement à l’organisation de cinq manifestations aux États-Unis le 17 septembre 2011 et nous avons contribué en ligne à 19 autres manifestations le même jour dans le monde.

Etudiant et Anonymous ©Arnaud Contreras

 

Le slogan “1 citoyen, 1 dollar, 1 vote” que diffuse US Day of Rage sur les réseaux sociaux est repris par des journaux tels The Nation ou The Guardian, deux titres qui ont choisi de couvrir les actions sans aucun répit depuis septembre 2011. Malgré une veille de 4 mois, des lectures diverses, je me suis trompé sur les personnes que je m’attendais à rencontrer. Alexa n’est pas une militante alter-mondialiste, drapeau “Free Tibet” au mur, graines de soja et tofu dans la cuisine. Après avoir travaillé pour les Nations Unies, des sociétés du NYCE, c’est une workaholic, plus expresso que thé vert, qui me reçoit. Elle ne veut pas que son engagement ait une quelconque couleur politique, revendique le sérieux de ses amis, refuse l’image de “hippies ou de gauchistes” que les “mass media cherchent à [leur] coller. Nous n’avons pas une opinion sur la droite ou la gauche, ce n’est pas pertinent”, reprend-elle.

Dans la société américaine, il y a quelque chose qui se nomme l’espace civique, public, cela n’appartient pas aux démocrates, cela n’appartient pas à la droite. Cela appartient aux Américains. Je sais qu’US Day of Rage soutient l’idée d’un gouvernement transparent et nous soutenons des sites de lanceurs d’alerte, comme WikiLeaks.

Anonymous à dreadlocks, par Arnaud Contreras ©

Au fil des mois, Alexa s’est en effet rapproché de WikiLeaks, contribue activement au site WLCentral, un collectif qui analyse chaque parole, chaque texte publié sur Julian Assange et son équipe. Ils démontent de manière rigoureuse la moindre rumeur concernant ce dernier. Les yeux d’Alexa s’assombrissent à l’évocation de Bradley Manning, son dossier prioritaire aujourd’hui. Sillonnant les États-Unis dans le WikileaksTruck, elle tente d’assister à chaque audience du pré procès, et de live-tweeter des éléments qui pourront être analysés par d’autres membres de WLCentral, partout dans le monde.

Quand je quitte Alexa, elle écrit en rafale plusieurs tweets me recommandant auprès de différentes personnes, et me met en garde avec sourire, sur le fait que maintenant,“je suis aussi dans le viseur”. “Tout le monde se regarde, s’observe ici”, me dit-elle.

Regardez le secteur de la sécurité et du renseignement aux États-Unis, qui ont explosé. Le nombre de personnes américaines qui sont classifiées. Ils ont mis toutes leurs techniques, dans tous les aspects de la société, Internet, la presse, l’espace civique. Ils ont créé des politiques qui sont des politiques de bureaucrates, mais qui affectent la société dans son ensemble.

Dans l’après-midi,  le compte Twitter d’Occupy Wall Street annonce une manifestation à Manhattan, en soutien aux Occupy d’Oakland, qui auraient été sévèrement réprimés la veille par les forces de police. Aucun écho sur les sites des grands titres. Je découvre en ligne des vidéos de guérilla urbaine. Une rangée de manifestants qui se protègent derrière des boucliers de fortune, fumigènes, explosions assourdissantes et lacrymos. À 19h00, je rate le départ des Occupy et rencontre deux jeunes femmes qui tentent de les localiser en suivant des fils sur Twitter.  À marche forcée, nous rejoignons 300-400 personnes bloquées sur les trottoirs. Le convoi est encadré par des dizaines de policiers, interdisant toute incursion sur la voie publique. Slogans classiques des 99 %, chants zapatistes, tous âges et classes vestimentaires mélangés.

À chaque croisement de rue, certains, le visage caché sous des masques Anonymous, nous encouragent à en profiter pour faire une incursion au milieu de la circulation. Une femme d’une cinquantaine d’années déborde un groupe de policier, brandit une pancarte “NY – Oakland- Occupy everywhere”. Les forces de l’ordre courent vers elle. Elle revient sur le trottoir se fondre dans la foule.

Quelques minutes plus tard, voix portées imitant une sirène. Une dizaine de policiers a foncé sur les trottoirs, mis à terre un militant et exfiltré en moins d’une minute, sous une nuée de téléphones portables, tablettes et ordinateurs portables qui filment la scène, captent les “Shame on you”.
Un jeu de cache-cache s’installe. À chaque croisement, nous ne savons pas si nous allons tourner à droite ou à gauche. Marche, course, marche, course pendant trois heures dans Manhattan, sans que je puisse déceler un but précis.

Un groupe de personnes hèle des policiers : “You’re also the 99%”.

Arrestation ©Arnaud Contreras

Nous nous arrêtons devant un bâtiment qui servait de centre social et de lieu d’habitation pour des migrants sud-américains. Expulsés il y a quelques semaines. L’immeuble va être réhabilité en logements de luxe. Un photo-montage présente sur la façade un chasseur en livrée qui ouvre la porte à un jeune couple modèle. Un policier demande s’il ne reste plus aucun journaliste sur le trottoir. Et de fait, les journalistes ne sont pas dans la manifestation. Ils sont de l’autre côté du cordon d’uniformes bleus.

Un militant d’Occupy Our Homes, la branche “Droit au logement” d’Occupy, escalade les palissades installées par le promoteur. Immédiatement une vingtaine de NYPD l’attrapent violemment, ainsi que quelques jeunes trop remuants. Jamais vu une telle agressivité dans les gestes, hormis dans certaines manifestations au Mali. Les Occupy tapent sur les palissades, hurlent.

Une bouteille en verre vient se briser au milieu de la rue. Les NYPD font de nouvelles incursions sur les trottoirs. Les caméras des télévisions filment de loin.

Tim Pool en action, février 2012, par Arnaud Contreras ©

Tim Pool, un live-streamer saisit chaque action, en commentant d’une voix calme les événements, tournant vers lui son iPhone. Dès le mois de septembre dernier, il est en tête des manifestations. Pas forcément militant, mais “journaliste citoyen”. Ses chaînes sur les différentes plateformes de stream sont les plus regardées, son nom est régulièrement cité par CNN lors des évènements. Je suis ses live-tweets depuis des mois. Nous convenons d’un rendez-vous le lendemain.

La manifestation s’achève dans un petit square, deux blocs plus loin. Un petit groupe pose à terre ses sacs à dos et tentes, lance l’idée d’une occupation du lieu. “On s’est fait virer de Zuccotti Park en novembre, mais ce qu’on ne voit pas c’est qu’il y a toujours plus de 50 occupations dans tout le pays, qui elles, n’ont pas été délogées”, me dit l’un d’entre eux.

Dans la nuit, je remonte la timeline de la soirée. Peu de temps après notre discussion, Tim Pool s’est fait agresser. Quelqu’un lui a arraché des mains son téléphone alors qu’il filmait. C’est la première fois dans l’histoire d’Occupy qu’un live streamer est pris à partie par un manifestant. Blogs et discussions reprennent la chronologie de l’incident, accusent les black blocks qui se cachent derrière leurs capuches et foulards. On parle d’une frange anarchiste dans Occupy, de provocateurs payés par Michael Bloomberg, le maire de New York.

Tentative de nouveau campement © Arnaud Contreras

Le lendemain matin, certains journaux relatent les faits… Depuis le trottoir d’en face. Quand il m’accueille chez lui, dans South Brooklyn, Tim Pool est tendu. Il vient de publier un “statement”, un communiqué. Le journaliste citoyen de 26 ans parle avec assurance, me montre son matériel léger de tournage, au milieu d’un capharnaüm de vieux PC et Mac première génération. Il vit dans cette maison délabrée d’un quartier populaire, en collocation avec quelques autres “gens d’images” qui suivent le mouvement, et un couple de sexagénaire. C’est ici qu’il a construit et testé un drone artisanal qui lui permet de filmer les manifestations, d’identifier les membres de NYPD qui agiraient avec trop de violence.

Tim porte un regard très critique envers les journalistes des mass media :

Ils font généralement une des choses suivantes en fonction de leur manière de voir la politique. Soit ils attendent la fin d’une manifestation pour commencer à filmer. Un moment où évidemment il reste très peu de monde. Vous pouvez voir les tout derniers manifestants et le commentaire c’est : “Regardez, il n’y avait personne”.  Et il y a l’opposé. Ceux qui attendent le pic de participation pour filmer et dire : “Regardez, il y avait 10000 personnes…” En fait dans les deux cas, ils fabriquent la réalité en fonction de leur sensibilité politique. Dans mon idée, la transparence, cela veut dire que les gens ont le droit de savoir ce qui se passe. Ce qui a lieu en public affecte le public. Il n’y a pas à tergiverser, on doit raconter ce qui s’est passé, point.

Livestreaming ©Arnaud Contreras

Dans les commentaires, deux reproches sont faits à Tim. Le premier concerne sa manière –assez agaçante- d’entrecouper ses commentaires de “vous pouvez me suivre sur le compte @Timcast”, et d’appels aux dons pour qu’il puisse poursuivre son travail. Le second met en débat son goût affiché pour une transparence totale, quitte à mettre en danger, montrer aux autorités qui suivent son stream, des militants qui commettraient des actes illégaux.

Par exemple l’autre dimanche où quelques manifestants balançaient des bouteilles et des canettes sur la police. On m’a personnellement demandé de ne pas filmer cela, de dévier ma caméra. On m’a dit exactement qu’il fallait “qu’Occupy Wall Street ait une bonne apparence” et je ne suis pas d’accord avec ça. C’est vrai que c’est important pour eux de décrier ce type d’agissement violent. Mon seul boulot à moi c’est de montrer au monde ce qui se passe. Si des manifestants balancent des bouteilles, si la police frappe des manifestants, c’est ça que je dois montrer.

Dicey Troop pendant une Assemblée Générale, à New-York en février 2012 par Arnaud Contreras ©

Ce débat dépasse la seule personnalité de Tim Pool. Occupy commence à se poser des questions sur cette transparence. Dicey Troop, la personne qui est derrière le compte officiel de l’assemblée générale d’Occupy Wall Street me donne rendez-vous … À Wall Street. Dans le hall d’entrée d’un grand immeuble de bureau, une cinquantaine de personnes assistent à la General Assembly [Assemblée générale] quotidienne, pendant que d’autres viennent bénéficier de la soupe populaire que distribue un groupe d’Occupy. Ici on ne vote pas, on approuve ou désapprouve par consensus, en utilisant les mêmes codes que les indignados espagnols. Langage de signes que retranscrit en direct Dicey sur Twitter, assis à côté des orateurs, pianotant à toute vitesse sur un clavier relié à un iPhone.

Je pense que le sujet important est la relation entre les manifestants, leurs messages, et la société. Et tu sais à New York, la police répond avec beaucoup de violence et de force pour tenter de taire ce que l’on dit et de supprimer notre organisation. Je pense qu’il y a vraiment deux approches sur ce qu’est ce travail : est-ce montrer ce qui se passe et témoigner du contexte qui engendre des conflits entre les manifestants et des structures de pouvoirs ? Ou bien est-ce trouver les choses les plus scandaleuses qui se déroulent en mettant la lumière sur la police ou les manifestants ? Je suis absolument pour la transparence, mais il y a aussi un droit à la vie privée, qui est parfois en conflit avec la transparence. Il y a des moments où les gens ont des conversations compliquées, dans des espaces privés. Tu sais, on ne ferme presque jamais les portes, et parfois les gens ont besoin de se sentir en sécurité, qu’on n’écoute pas ce qu’ils disent. On demande parfois à des gens qui livestream pour un certain public de quitter la pièce, et même les photographes, et d’autres journalistes, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de transparence.

L’accès pour tous à l’information est l’autre chantier sur lequel travaillent tous les sympathisants d’Occupy Wall Street. Certes il y a quelques poètes, musiciens, écrivains et artistes qui foisonnent d’idées, organisent des free speech comme ceux que l’on peut retrouver dans les images d’archives du mouvement hippie, mais Occupy s’est dès le début organisé. Oui, Occupy est une idée, mais ce sont aussi des centaines de structures, de comités dans tous les domaines, pour toutes les professions. Chaque jour à heure fixe, comme indiqué sur leur site, se réunissent des commissions qui débattent de thèmes très précis : réforme financière, électorale ; refondation des systèmes éducatifs et de santé. Même une commission sur la défense. Des experts, professeurs d’universités, membres des 1% diffusent leur savoir auprès des 99%.

99 cats, par Arnaud Contreras ©

L’une de ces commissions, Occupy with Art est en résidence pendant deux mois dans les locaux du blog Hyper Allergic. Ils m’invitent à l’une de leurs réunions où l’on débat de manière calme sur le rôle des marchés financiers et du blanchiment d’argent dans le marché de l’art. Un jeune commissaire d’exposition lance un “The revolution will be curated”, repris en cœur par l’assemblée.

Je rencontre Alexandre, Zef et Katy devant une table ou un groupe est en plein brainstorming pour inventer de nouveaux slogans. La priorité des trois amis, qui se sont rencontrés alors qu’ils évitaient les jets de gaz au poivre d’un membre de NYPD, à la fin d’un sit-in, est de rendre accessible l’information par des jeux. Ensemble ils ont fondé le collectif Revolutionary Games.

Selon Alexandre Carvalho, “Revolutionary Games” est un collectif consacré à Occupy Wall Street qui crée des jeux en ligne, mais aussi des jeux de rue.

Nous avons commencé à beaucoup citer un écrivain Hollandais qui s’appelle Huizinga, son livre s’appelle Homo Ludens. Il explique comment les jeux et le fait de jouer précèdent la culture. Avant de devenir des êtres humains, avant d’être conscient, nous jouions, nous avions ce type d’interactions. C’est un texte important pour nous. Pour relier jeu et guérilla, et insurrection, nous avons lu L’insurrection qui vient, par le Comité invisible, et Introduction à la guerre civile.

Depuis quelques jours, bien que de nombreuses références aient été faites aux indignados, ici on se définit comme « Occupy », pas comme « indignés ». Je n’ai rencontré personne qui connaisse Stéphane Hessel. En revanche, c’est la seconde fois que l’on me cite L’insurrection qui vient, et que l’on me pose des questions sur Tarnac, l’influence de Julien Coupat sur la jeunesse française.

anarchy ©Arnaud Contreras

Alexandre comme Zef se définissent comme anarchistes. Ce dernier a créé le concept d’Anarchive, sur le principe que chaque personne qui assiste à un événement d’Occupy doit collecter sa propre mémoire, sa propre expérience et la communiquer au plus grand nombre. Il est fermement contre l’idée d’une centralisation des archives, films, documents qui concernent Occupy, “le meilleur moyen pour que notre histoire soit manipulée, selon lui.

Je termine la soirée avec eux dans un pavillon où l’un de leurs amis live streamer diffuse “America” de Ginsberg. Long silence en écoutant le poème beat. Ils me présentent leurs actions à venir de “Novads”, leur prochain tour des États-Unis pour faire jouer la population américaine au dernier jeu qu’ils ont inventé : Memee, contraction de “Remember Me + Memory me + Meme”. Une forme de discussion orientée, ludique, avec la puissance d’un mème.

Alexandre est médecin épidémiologiste. Toutes les connaissances acquises dans le champs médical lui servent aujourd’hui dans ses actions virales en ligne.

Le jeu, jouer et l’art, ces choses sont des moyens d’éviter l’opposition directe, et aussi de faire réfléchir les gens. Ça les fait réfléchir à protester d’une autre manière, à considérer la révolution d’une manière différente.
Ici, nous essayons de révolutionner la révolution.

Arnaud Contreras


Photographies par Arnaud Contreras © tous droits réservés. #FYI pour les geek de la photo : Leica M7 (argentique) /-)
Arnaud Contreras est documentariste et producteur à France Culture. Il aime travailler au long cours sur des communautés, cultures et contrecultures. A paraître “Sahara Rocks !” aux éditions Bec en L’air sur la société saharienne actuelle et ses musiciens.
Une publication croisée avec l’Atelier des médias – RFI. Une émission enregistrée par Ziad Maalouf et Simon Decreuze.
Edition par Ophelia Noor pour Owni /-)

  1. “Nous plantons des graines à l’automne… Elles fleurissent au printemps” []

Source: http://owni.fr

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Les indignés d'ici et d'ailleurs
commenter cet article
25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 17:57

Publié par Poetes Indignes le 25/03/2012

Je m’indigne, tu t’indignes, et pour le coup mon département s’indigne.

Le mouvement des indignés ne cesse de croître depuis quelques mois aux quatre coins de la planète, et c’est à cette occasion qu’un mouvement similaire à vu le jour dans la capitale Sarthoise en ce samedi 24 Mars. Une étape d’indignation qui ne pouvait échapper à notre média, bien que les médias plus “classiques” soient passés à côté de l’évènement.

Le soleil est au rendez-vous et après une matinée chargée à arpenter les  marchés du jour situés dans le quartier de la Cité des Pins ainsi que dans le quartier du Patis-Saint Lazare, le mouvement manceau fait escale le temps d’une pause déjeuner musicale sur le parvis de la place Lafayette.

“Penser global pour agir local”

Un mouvement qui a vu le jour il y a quelques semaines suite à des rencontres de discussions régulières dans le centre culturel de “La Fonderie” au Mans. Une centaine de personnes lors de chaque rencontre, qui a décidé unanimement d’agir à l’approche des prochaines élections nationales pour “libérer la parole populaire”, et “s’indigner ensemble”. Un mouvement pour “ne plus se taire”, un mouvement pour “reprendre la parole”, et mouvement pour “mettre fin à la censure populaire”.

 

 

 
Armés de tracts, de leur seule voix, et d’une abnégation à toutes épreuves, les “indignés” sarthois, composés à la fois d’artistes, de professeurs, de syndiqués, d’animateurs, etc, s’étaient donc donné rendez-vous en ce samedi 24 mars.

Des tracts sur lesquels il était notamment possible de lire les propos suivants :

” Cinq ans de démolitions, de liquidations : des lieux, des formes, des liens, du vivre-ensemble que ce pouvoir et les oligarchies qu’il représente ont eu l’arrogance d’administrer à ce pays. Réformes à tours de bras… à tour de casse, pour asséner le “chacun de soi” sous le sceau d’une idéologie du profit à outrance, comme viatique du XXIe siècle, après les désastres du XXe.”

————–

“Portons en voix, en paroles, en musiques, en écrits le soulèvement du réel concret”

————–

“Qui dira devant l’hécatombe, que s’indigner serait naïf et que les “lois complexes” de ce monde ne sont pas à la portée et de la responsabilité des choix citoyens?”

 

 


(Photos : Droits réservés)

Outre les tracts diffusés par les bénévoles, il était possible notamment de lire les divers panneaux mis en place, lesquels indiquaient à la volée les propos suivants : ” République en danger!”, “Retrouvons nos utopies!”, “Libérer la Parole”, “S’indigner ensemble”, etc.

Pour Laurence, l’une des investigatrices du mouvement, le but de cette journée était de “réveiller les consciences populaires et collectives”, et de faire réaliser aux citoyens qu’il était important “d’agir au niveau local, pour penser au niveau global”.  Toujours selon notre interlocutrice, ce mouvement est né en écho aux divers mouvements indignés mondiaux, et en écho aux propos de Stéphane Hessel (dans son ouvrage “Indignez-vous”) et de Luce Fabert ( dans son ouvrage “Est ce ainsi que les Hommes vivent?”).

Après la pause musicale, les bancs furent de sortie pour permettre aux badots toujours plus nombreux d’échanger une vague d’idées “récusées” et “oubliées” par les candidats au trône suprême.  Dette publique, immigration, économie, environnement, social, tout y est passé jusqu’à l’orée de la nuit. Le soleil étant au rendez vous, tout comme la chaleur printanière, il fallait jouer des coudes pour trouver une place sur les bancs mis à disposition par les organisateurs tant le mouvement avait pris de l’ampleur au fil des minutes.  Qui plus est, un cahier de doléances semblables aux doléances exprimées par les peuples lors de la période révolutionnaire à été mis à disposition des badots rassemblés en masse autour des lieux d’animations.

Une journée riche en animations dans la cité mancelle au final, qui fut une franche réussite grâce au premiers rayons de l’astre soleil.

Le Mans a donc à son tour et par l’intermédiaire de ce mouvement populaire, fait part de son indignation envers le système politico-économique actuel, prônant à qui voulait l’entendre une politique de Divers Gauche (sans pour autant mettre en avant tel ou tel candidat de Gauche), et invoquant avant tout “la volonté populaire de reprendre son destin en main, et ne plus se laisser berner par le dictat d’élus n’ayant que pour seules occupations, celles de remplir leurs portefeuilles.”

 

 

   Et vous, vous faites quoi le 22 Avril prochain?

 

Source: http://www.come4news.com

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Les indignés d'ici et d'ailleurs
commenter cet article
25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 17:49

LE MONDE | 24.03.2012 à 09h44 • Mis à jour le 24.03.2012 à 13h15

Par Pascale Robert-Diard

 

C'est une sale affaire de violence et de misère. Une de celles auxquelles on rechigne à s'intéresser parce que tout cela semble trop loin, trop moche et qu'on en a bien assez comme ça. C'est ce que l'on pensait, au début. Comme sans doute les six jurés - quatre femmes, deux hommes - tirés au sort devant la cour d'assises du Nord pour juger Alexandra Guillemin, 32 ans, qui comparaissait pour le meurtre de son mari, Marcelino.

Un soir de juin 2009, dans la cuisine de leur appartement à Douai, cette mère de quatre enfants a dit à son mari qu'elle voulait le quitter. Il a explosé de fureur, a cherché à l'étrangler, elle a saisi un couteau de cuisine. La plaie dans le cou mesurait 13,5 cm de profondeur. Il est mort sur le coup, "dans une mare de sang", dit le procès-verbal des policiers. Voilà pour les faits.

Le procès s'est ouvert mercredi 21 mars. Alexandra Guillemin comparaissait libre après dix-sept mois de détention provisoire. Elle s'est assise dans le prétoire, le visage légèrement incliné, ses longs cheveux sombres noués sur la nuque, les yeux baissés, les mains posées sur les genoux et elle n'a plus vraiment bougé. Dehors, c'était le printemps, le ciel était bleu tendre. Le soleil inondait les murs clairs de la salle d'audience. C'est là, dans cette lumière si blanche, si crue, qu'une cour et des jurés ont plongé dans la nuit d'une femme.

Alexandra avait 17 ans, elle était en première, au lycée, quand elle a rencontré Marcelino, un Gitan sédentarisé, de quatorze ans son aîné. Elle est tombée amoureuse, a claqué la porte de chez sa mère qui ne l'aimait guère et rompu avec son père qui était en colère. Quelques mois plus tard, elle s'est mariée, le premier des quatre enfants est né et Alexandra Guillemin a renoncé à passer son bac. Le reste est un long calvaire. Une épouse que l'on viole, frappe, insulte et humilie. Que l'on menace lorsqu'elle murmure des confidences à sa sœur au téléphone ou cherche à voir son père. Que l'on épie quand elle tente de se confier à l'assistante sociale. Que l'on écrase et engloutit. Au XXIe siècle, dans une ville française, une ombre dans une caverne.

Pendant trois jours, un homme ne l'a pas quittée des yeux. Luc Frémiot est avocat général. Cela fait plus de dix ans qu'il se bat contre les violences conjugales. Qu'il essaie de secouer les consciences. Qu'il tonne à l'audience, bat les estrades, s'invite dans les colloques. Qu'il donne des instructions écrites aux policiers pour transmettre systématiquement au parquet les "mains courantes" déposées par les femmes, afin de ne pas laisser échapper la moindre chance de briser le silence, d'endiguer la violence dès le premier coup porté. Pour qu'il ne soit pas suivi d'un deuxième, puis d'un troisième, qui fait plus mal, détruit plus profond.

Il l'a regardée, Alexandra Guillemin, lorsqu'à la barre elle triturait son mouchoir, en répondant d'une voix faible aux questions de la présidente, Catherine Schneider. Lorsque des larmes roulaient sur son visage à l'évocation par les voisins, par les rares amis, par les dépositions de ses enfants, de ce qu'avait été sa vie. Lorsqu'elle chassait de la main les images qui l'assaillaient, honteuse de devoir expliquer ce que son corps avait subi et qu'elle avait toujours tu. Luc Frémiot observait tout, aspirait tout. Il a dévisagé aussi ces femmes assises dans le public, dont soudain s'échappait un cri, presque un ordre : "Parle, Alexandra ! Parle !" Il a crucifié du regard cet officier de police judiciaire concédant un "dysfonctionnement" quand on lui a demandé d'expliquer comment et pourquoi son service n'avait pas jugé nécessaire de donner suite à la plainte que voulait déposer Alexandra Guillemin contre son mari. Elle avait l'œil tuméfié, on lui a conseillé une main courante et on l'a renvoyée chez elle parce que "ça ne saignait pas".

Vendredi 23 mars, l'avocat général s'est levé. Ou, plus justement dit, il s'est jeté. Les notes sur le carnet ne disent ni la voix qui enfle et se brise, ni les silences, le souffle qui emporte, les mains tendues qui escortent les paroles jusqu'aux visages concentrés des jurés, le regard suspendu de l'accusée.

"Alexandra Guillemin, nous avions rendez-vous. C'est un rendez-vous inexorable, qui guette toutes les victimes de violences conjugales. Ce procès vous dépasse parce que derrière vous, il y a toutes ces femmes qui vivent la même chose que vous. Qui guettent les ombres de la nuit, le bruit des pas qui leur fait comprendre que c'est l'heure où le danger rentre à la maison. Les enfants qui filent dans la chambre et la mère qui va dans la cuisine, qui fait comme si tout était normal et qui sait que tout à l'heure, la violence explosera.

Elles sont toutes sœurs, ces femmes que personne ne regarde, que personne n'écoute. Parce que, comme on l'a entendu tout au long de cette audience, lorsque la porte est fermée, on ne sait pas ce qui se passe derrière. Mais la vraie question, c'est de savoir si l'on a envie de savoir ce qui se passe. Si l'on a envie d'écouter le bruit des meubles que l'on renverse, des coups qui font mal, des claques qui sonnent et des enfants qui pleurent.

Ici, dans les cours d'assises, on connaît bien les auteurs des violences conjugales. De leurs victimes, on n'a le plus souvent qu'une image, celle d'un corps de femme sur une table d'autopsie. Aujourd'hui, dans cette affaire, nous sommes au pied du mur, nous allons devoir décider.

Mon devoir est de rappeler que l'on n'a pas le droit de tuer. Mais je ne peux pas parler de ce geste homicide sans évoquer ces mots des enfants : 'Papa est mort, on ne sera plus frappés'. 'Papa, il était méchant'. 'Avec nous, il se comportait mal, mais c'était rien comparé à ce qu'il faisait à maman'. On n'a pas le droit de tuer, mais on n'a pas le droit de violer non plus. D'emprisonner une femme et des enfants dans un caveau de souffrances et de douleur.

Je sais la question que vous vous posez. 'Mais pourquoi Alexandra Guillemin n'est-elle pas partie avec ses enfants sous le bras ?' Cette question est celle d'hommes et de femmes de l'extérieur, qui regardent une situation qu'ils ne comprennent pas et qui se disent: 'Mais moi, je serais parti !' En êtes-vous si sûr ? Ce que vivent ces femmes, ce qu'a vécu Alexandra Guillemin, c'est la terreur, l'angoisse, le pouvoir de quelqu'un qui vous coupe le souffle, vous enlève tout courage. C'est sortir faire les courses pendant cinq minutes, parce que celui qui vous envoie a calculé exactement le temps qu'il vous faut pour aller lui acheter ses bouteilles de bière. Et c'est à cette femme-là que l'on voudrait demander pourquoi elle est restée ? Mais c'est la guerre que vous avez vécue, madame, la guerre dans votre corps, dans votre cœur. Et vous, les jurés, vous ne pouvez pas la juger sans savoir les blessures béantes qu'elle a en elle. C'est cela être juge, c'est être capable de se mettre à la place des autres. Alexandra Guillemin, il suffit de l'écouter, de la regarder. De voir son visage ravagé. Mais un visage qui change dès qu'elle parle de ses enfants. On a beaucoup dit qu'elle était 'passive'. Mais c'est une combattante, cette femme ! Ses enfants, elle leur a tenu la tête hors de l'eau, hors du gouffre. Il n'y a pas beaucoup d'amour dans ce dossier, mais il y a le sien pour ses enfants, et ça suffit à tout transfigurer. Sephora, Josué, Saraï, Siméon ont 13, 11, 8 et 6 ans aujourd'hui, ils vous aiment, ils seront votre revanche.

Nous, la question que nous devons nous poser, c'est : 'De quoi êtes-vous responsable, Alexandra Guillemin ?' Quelle serait la crédibilité, la légitimité de l'avocat de la société qui viendrait vous demander la condamnation d'une accusée, s'il oubliait que la société n'a pas su la protéger ? Alors, je vais parler de légitime défense. Est-ce qu'au moment des faits, Alexandra Guillemin a pu penser qu'elle était en danger de mort ? Est-ce qu'en fonction de tout ce qu'elle a vécu, subi, elle a pu imaginer que ce soir-là, Marcelino allait la tuer ? Mais bien sûr ! Cela fait des années que ça dure. Alexandra a toujours été seule. Aujourd'hui, je ne veux pas la laisser seule. C'est l'avocat de la société qui vous le dit : vous n'avez rien à faire dans une cour d'assises, madame. Acquittez-la !"

Vendredi 23 mars, six jurés - responsable de paie, retraitée, techniciens, ingénieur, assistante d'achat - et trois magistrats professionnels l'ont écouté. Et d'une sale affaire de violence et de misère, si loin, si moche, ils ont fait un grand moment de justice, si proche.

Pascale Robert-Diard

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 17:43

Manifestation de motards en colère à Paris

rtl.fr - Créé le 25/03/2012 à 18h01


Les motards s'étaient donnés rendez-vous devant le château de Vincennes, entre autres

Les motards s'étaient donnés rendez-vous devant le château de Vincennes, entre autres / AFP

Plusieurs milliers de motards se sont rassemblés dimanche après-midi à trois entrées de Paris, porte de Montreuil, porte d'Orléans et sur l'esplanade du château de Vincennes pour interpeller les candidats à la présidentielle et protester contre des réformes les concernant. Ecouter       Fabien Thelma | 25/03/2012 - 18h24 écouter A un mois du premier tour de l'élection présidentielle, les motards réclament une autre politique de sécurité routière   Les motards en colère demandent une "autre politique de sécurité routière"

Selon Fabrice Vidal, de la Fédération Française des Motards en Colère (FFMC), près de 14.000 personnes devaient participer à ce défilé en deux roues dans Paris, avant d'atteindre la place de la Concorde à 18h.
  
Samedi, près de 20.000 motards, selon la FFMC, avaient déjà manifesté samedi aux quatre coins de la France pour promouvoir "une autre politique de sécurité routière".

"Ces cinq dernières années, il n'y a pas eu plus d'éducation routière à l'école, de vraie prise en compte des usagers vulnérables mais il y a eu plus de radars, des sanctions judiciaires sans cesse renforcées, des routes secondaires qui se dégradent, des tarifs d'autoroutes qui flambent, des concertations avec les associations ne débouchant sur rien d'autre qu'une obligation de brassard rétro-réfléchissant et une nouvelle menace de perte de points à la clé", a déclaré le président de la FFMC Paris et de la petite couronne, Jean-Marc Belotti.

"Pour les brassards réfléchissants de 10 cm sur 15 cm, nous voulons que cela soit une préconisation, pas une obligation", a ajouté M. Belotti.
  
"Le gouvernement souhaite évoquer la nécessité pour les conducteurs de deux roues motorisés de porter des gants, des bottes, des vêtements protégeant le corps, nous recommandons de porter ces équipements, mais nous refusons qu'il y ait obligation", a t-il poursuivi.

La FFMC a rédigé un manifeste, un livret de 16 pages qui agrège sur cinq axes les attentes des motards : le conducteur, le véhicule, la route, la réglementation, le sport et les loisirs.

 

 

                                                               *********************************************** 

 

Manifestations des motards en colère : Les détails

 

Les motards ont manifesté partout en France samedi pour promouvoir "une autre politique de sécurité routière". Combien étaient-ils et comment se sont passées les manifs. Voici les détails, secteur par secteur.

Démonstration de force des motards partout en France
Démonstration de force des motards partout en France MaxPPP/philippe pauchet

La revendication des motards était claire et annoncée depuis plusieurs jours : promouvoir « une autre politique de sécurité routière ». A moins d'un mois du premier tour de la campagne présidentielle, la fédération française des motards en colère (FFMC) voulait afficher sa détermination. Il fallait « rappeler aux candidats à l'élection présidentielle que la sécurité routière n'est pas juste une affaire de "bons" ou de "mauvais" chiffres collés sur une courbe de mortalité en baisse depuis quarante ans, pour justifier ensuite toujours plus de verbalisations », peut-on lire sur son site internet. La FFMC a également rédigé son manifeste, un livret de 16 pages qui agrège sur cinq axes les attentes des motards : le conducteur, le véhicule, la route, la réglementation, le sport et les loisirs. Dans toutes les villes de France, la participation à ces manifestations a été forte.

Sud-Ouest

Quelque 6.000 motards selon les organisateurs, 3.500 selon la police, se sont rassemblés à Bordeaux en provenance de Gironde, de Charente, de Charente-Maritime, des Deux-Sèvres et de Vienne. A Pau, environ un millier ont circulé en cortège dans la ville. Des rassemblements ont eu également lieu à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) et dans les Landes où 150 motards ont été dénombrés. A Agen, le rassemblement a été annulé en raison du plan vigipirate écarlate instauré après les meurtres de Toulouse et Montauban mais levé samedi en milieu de journée par le ministre de l'Intérieur.

Sud-Est

Plus de 3.500 motards, selon les organisateurs, et 2.600 selon la préfecture du Gard, se sont réunis à Nîmes. Ils arrivaient du Languedoc-Roussillon et de Provence-Alpes-Côte d'Azur, 500 étant partis de Marseille samedi matin pour rejoindre le Gard via Avignon. Une délégation a été reçue dans l'après-midi en préfecture. Une autre délégation de 20 motos a pris la route pour Paris afin de participer à la manifestation de dimanche.

Lyon

2.500 motards ont défilé en cortège encadré par la police dans le centre de Lyon en klaxonnant et en faisant vrombir les moteurs, perturbant la circulation, avant de se disperser en fin d'après-midi.

Ouest

2.000 motards à Quimper (1.500 selon la police), après une opération escargot depuis Brest, 1.200 à Rennes et 1.100 à Nantes. Près de 200 motards étaient également réunis à Montargis (Loiret) et à Laval (Mayenne), plusieurs centaines dans le centre-ville d'Angers (Maine-et-Loire) au Mans (Sarthe) et à Caen (Calvados) ainsi que 300 à Lorient (Morbihan). A Chartres, police et organisateurs ont comptabilisé quelque 1.200 motos dans le cortège qui a sillonné la ville.

Nord

Entre 2.000 et 5.000 motards selon la préfecture et les organisateurs se sont rassemblés à Lille avant de prendre la direction de Dunkerque à vitesse réduite sur l'autoroute A25, ne causant que « de légers ralentissements », selon le CRICR. A Amiens, ils étaient 1.200 manifestants et ont recouvert les radars installés aux feux rouges de sacs poubelles. Ils ont également marqué leur emplacement d'un grand R au sol, plaidant pour « une véritable réflexion sur la sécurité routière en général ».

Nord-Est

A Mulhouse (Haut-Rhin) ils étaient environ 800 manifestants et 1.500 à Strasbourg. Ils ont mené une opération escargot sur l'autoroute A4, provoquant plusieurs kilomètres de bouchon.

Actu France-Soir
                                                             ****************************************************

Libération - Hier à 21h00 (Mis à jour aujourd'hui à 10h18)

20 000 motards en colère interpellent les candidats à la présidentielle

Près de 20.000 motards ont manifesté samedi aux quatre coins de la France pour promouvoir "une autre politique de sécurité routière" dans le cadre de la campagne présidentielle, à l'appel de la fédération française des motards en colère (FFMC).

L'objectif affiché par la FFMC pour cette mobilisation était de "rappeler aux candidats à l'élection présidentielle que la sécurité routière n'est pas juste une affaire de "bons" ou de "mauvais" chiffres collés sur une courbe de mortalité en baisse depuis quarante ans, pour justifier ensuite toujours plus de verbalisations", peut-on lire sur son site internet.

La FFMC a également rédigé son manifeste, un livret de 16 pages qui agrège sur cinq axes les attentes des motards : le conducteur, le véhicule, la route, la réglementation, le sport et les loisirs.

Il comporte notamment des demandes d'amélioration de la formation des conducteurs auto et moto, des infrastructures routières et des équipements pilote, ainsi qu'un meilleur accès aux circuits de vitesse et tout-terrain.

Pour diffuser ce message, dans le Sud-Ouest, quelque 6.000 motards selon les organisateurs, 3.500 selon la police, se sont rassemblés à Bordeaux en provenance de Gironde, de Charente, de Charente-Maritime, des Deux-Sèvres et de Vienne.

A Pau, environ un millier ont circulé en cortège dans la ville. Des rassemblements ont eu également lieu à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) et dans les Landes où 150 motards ont été dénombrés.

A Agen, le rassemblement a été annulé en raison du plan vigipirate écarlate instauré après les meurtres de Toulouse et Montauban mais levé samedi en milieu de journée par le ministre de l'Intérieur.

"Le préfet nous a remercié de notre attitude responsable", a indiqué le coordinateur de la FFMC 47, Jérôme Pentolini qui a remis en préfecture le manifeste de la FFMC.

Dans le Sud-Est, plus de 3.500 motards, selon les organisateurs, et 2.600 selon la préfecture du Gard, se sont réunis à Nîmes. Ils arrivaient du Languedoc-Roussillon et de Provence-Alpes-Côte d'Azur, 500 étant partis de Marseille samedi matin pour rejoindre le Gard via Avignon.

Une délégation a été reçue dans l'après-midi en préfecture. Une autre délégation de 20 motos a pris la route pour Paris afin de participer à la manifestation de dimanche.

A Lyon, quelque 2.500 motards ont défilé en cortège encadré par la police dans le centre de Lyon en klaxonnant et en faisant vrombir les moteurs, perturbant la circulation, avant de se disperser en fin d'après-midi.

Dans le Grand-Ouest, de nombreuses manifestations ont eu lieu réunissant, pour les plus importantes, 2.000 motards à Quimper (1.500 selon la police), après une opération escargot depuis Brest, 1.200 à Rennes et 1.100 à Nantes.

Près de 200 motards étaient également réunis à Montargis (Loiret) et à Laval (Mayenne), plusieurs centaines dans le centre-ville d'Angers (Maine-et-Loire) au Mans (Sarthe) et à Caen (Calvados) ainsi que 300 à Lorient (Morbihan). A Chartres, police et organisateurs ont comptabilisé quelque 1.200 motos dans le cortège qui a sillonné la ville.

Dans la plupart de ces rassemblements, des pancartes rappelaient que "les motards sont également des électeurs".

Dans le Nord, entre 2.000 et 5.000 motards selon la préfecture et les organisateurs se sont rassemblés à Lille avant de prendre la direction de Dunkerque à vitesse réduite sur l'autoroute A25, ne causant que "de légers ralentissements", selon le CRICR.

Les motards en colère ont ensuite simulé un vote en glissant un bulletin en forme de carte électorale "un motard = un vote".

A Amiens, ils étaient 1.200 manifestants et ont recouvert les radars installés aux feux rouges de sacs poubelles. Ils ont également marqué leur emplacement d'un grand R au sol, plaidant pour "une véritable réflexion sur la sécurité routière en général".

Enfin, dans le Nord-Est, les plus importantes manifestations se sont déroulées à Mulhouse (Haut-Rhin) avec environ 800 manifestants et à Strasbourg avec 1.500 participants qui ont mené une opération escargot sur l'autoroute A4, provoquant plusieurs kilomètres de bouchon.

A Mulhouse, une petite délégation a été reçue à la sous-préfecture. A l'issue de l'entrevue les motards ont effectué un lâcher de ballons pour symboliser "les votes qui s'envolent".

(AFP)

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 17:35
Libération - Aujourd'hui à 16h29 (Mis à jour à 17:21)

 

Capture d'écran d'une vidéo diffusée sur YouTube le 24 mars 2012 montrant une manifestation contre le régime de Bachar al-Assad à Daraa.
Capture d'écran d'une vidéo diffusée sur YouTube le 24 mars 2012 montrant une manifestation contre le régime de Bachar al-Assad à Daraa. (photo AFP)

De violents combats avaient lieu dimanche entre militaire dissidents et soldats dans plusieurs villes rebelles syriennes pilonnées et attaquées par les forces du régime qui sont déterminées à étouffer la révolte, selon des militants et une ONG.

Dans la province de Damas, "un groupe de déserteurs a tiré des roquettes à l'aube sur des centres de la sécurité militaire et de la sûreté d'Etat à Nabk", 80 km au nord-est de la capitale, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Mohammad al-Chami, un militant sur place, a affirmé que des combats avaient en outre opposé soldats et déserteurs toute la nuit et jusqu'aux premières heures de la journée, notamment à Douma, à 13 km au nord-est de la capitale syrienne, où un jeune homme a été tué selon l'OSDH.

Alors que la révolte populaire entamée le 15 mars 2011 se militarise, les affrontements ont pris de l'ampleur et gagné la capitale. Au total, les violences ont fait 21 morts dont dix civils dans le pays dimanche selon l'OSDH.

Dans la région de Hama (centre), l'OSDH a fait état de trois civils tués au cours de bombardements et de tirs de roquettes de l'armée sur la localité de Mourk.

A Homs (centre), les comités locaux de coordination (LCC, opposition) ont évoqué de nouveaux bombardements sur plusieurs quartiers notamment Khaldiyé, Bab Houd et Hamidiyé. L'OSDH a recensé quatre civils tués dont un enfant dans la ville de Homs et une fillette à Rastane.

Un membre des forces de sécurité a péri lors de tirs dans la ville de Homs.

A la frontière avec la Turquie, la localité d'Aazaz dans la province d'Alep (nord), continuait d'être pilonnée selon les LCC. Les déserteurs de l'ASL bloquent une autoroute afin d'empêcher l'armée d'acheminer des renforts.

Deux déserteurs ont été tués à Aazaz où se déroulent des affrontements avec des soldats de l'armée régulière qui font usage de mitrailleuses lourdes et de roquettes de mortier.

Dans la province d'Idleb (nord ouest), deux civils ont été tués à Saraqeb par les troupes qui ont incendié les maisons de dizaines de militants en fuite. "Des déserteurs ont commencé à se retirer de Saraqeb", a indiqué l'OSDH, basée à Londres.

Dans la province de Deraa (sud), des chars sont entrés dans la localité de Nawa au milieu de tirs nourris des soldats qui se sont affrontés aux déserteurs, selon les LCC et l'OSDH. Cinq soldats et trois militaires dissidents ont péri.

Un militant sur place, membre de l'Union des comités de coordination, Louaï Rouchod, a fait état "de défections d'un grand nombre de soldats dans le sud de Nawa, suivies par des affrontements et l'entrée des troupes qui ont commis des assassinats barbares".

Les LCC ont fait état à leur tour de défections "suivies par un assaut de l'armée contre un quartier" où les forces gouvernementales "ont commis des actes de sabotage".

Une explosion a touché un pont aux environs de Lajat, où sont regroupés de nombreux déserteurs. Des milliers de soldats et des dizaines de véhicules blindés ont pénétré dans la localité où ils ont fait face aux déserteurs, ont ajouté l'OSDH et le militant.

Selon des vidéos postées par des militants, des manifestations anti-régime ont eu lieu en outre dans plusieurs villes de la province de Deraa, à Alep et à Idleb.

Human Rights Watch a accusé l'armée régulière d'utiliser des civils comme boucliers humains lors d'opérations d'arrestation, de perquisitions ou d'attaques sur des villes.

L'organisation de défense des droits de l'Homme a cité plusieurs témoignages dont celui d'un homme arrêté à Idleb (nord-ouest). Les forces régulières "nous ont fait monter dans des bus. J'ai regardé par la fenêtre et j'ai vu une trentaine d'habitants qui marchaient devant les chars", a-t-il rapporté.

Samedi, 46 personnes, en majorité des civils, ont été tuées dans les violences.

(AFP)

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Syrie
commenter cet article
25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 16:37
ÉDITH LEFRANC
midilibre.fr - 25/03/2012, 16 h 22 | Mis à jour le 25/03/2012, 16 h 22
Les Nîmois ont défilé au rythme des batucadas.
Les Nîmois ont défilé au rythme des batucadas. (MICHAËL ESDOURRUBAILH)

Panto et Mario, les marionnettes géantes de Sauve, ont eu un franc succès. Dans un Écusson rempli de Nîmois en train de faire leurs emplettes, entre motards en colère et défenseurs des animaux (lire par ailleurs), le défilé du Carnaval des différences, auquel participaient quelque 300 personnes, se voulait à la fois coloré et militant. Au son des batucadas, le cortège a arpenté les rues du centre-ville avant de faire le procès de Monsieur Carnaval sur la place Saint-Charles.

Là, diverses associations militantes tenaient des stands. Les Indignés, la CNT avec sa cuisine autogérée, le Réseau éducation sans frontières, Ras l’front, et autres organisations de gauche profitaient de l’événement pour défendre leur cause. Afin d’associer le plus grand nombre de gens à l’événement, les comédiens de la compagnie du Beau parleur, déguisés en juges, invitaient enfin le "peuple de Nemausus" à prendre part de façon active au procès de Monsieur Carnaval.

Un acte d’accusation rempli de faits plus ou moins graves : de l’épidémie de gastro à la vague de froid, les reproches se firent plus politiques : "Je t’accuse de flirter avec le FN et de désigner les immigrés comme des cibles. De trahir les valeurs de notre République", lançait une militante. Une autre, défendant la cause palestinienne prenait le micro pour dénoncer "la vente, ici à Nîmes, de produits venant des colonies israéliennes".

Un enfant montait sur scène et interrogeait avec candeur : "Monsieur Carnaval a peut-être fait du mal, mais pourquoi le tuer ? Ce n’est pas bien. Peut-être qu’on peut le punir..." Finalement, le récidiviste (réalisé par les habitants du quartier, il avait déjà été condamné à Gambetta mardi dernier) a été condamné à être renversé et démantelé en place publique.

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Nos actions menées et à venir
commenter cet article

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22