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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 11:23

LE MONDE | 24.03.2012 à 15h51

Par Isabelle Mandraud

 
Manifestation le 17 mars à Rabat pour dénoncer la mort d'Amina.

C'est un fait divers qui a ouvert un vif débat de société sur la condition de la femme au Maroc. Le 10 mars, à Larache, près de Tanger, au nord du pays, Amina El-Filali, 16 ans, contrainte par sa famille d'épouser l'homme qui l'avait violée à deux reprises, s'est suicidée en ingurgitant de la mort-aux-rats. Aussitôt, les associations féministes ont réagi pour réclamer, comme elles le font depuis plusieurs années, la réforme du code pénal qui permet ce genre d'"arrangement". Mais la mobilisation la plus forte est venue des réseaux sociaux. A leur initiative, une nouvelle manifestation devait avoir lieu, dimanche 25mars, à Casablanca.

Plusieurs sit-in ont déjà réuni des militantes féministes et des jeunes brandissant des pancartes "Nous sommes tous des Amina", "La loi m'a tuer". Mais ces rassemblements de quelques centaines de personnes, somme toute modestes, sont sans commune mesure avec l'ébullition qui perdure sur les réseaux sociaux. Un compte Twitter #RIPAmina, pour "Repose en paix Amina", a ainsi drainé des réactions en chaîne, tandis que celui d'Abdellilah Benkirane, le premier ministre marocain, a été saturé de messages. Cinq mois après l'arrivée au pouvoir, pour la première fois au Maroc, d'un parti islamiste, le Parti de la justice et du développement (PJD), l'affaire Amina met en difficulté le gouvernement, qui semble tergiverser.

"IL DEVRAIT ÊTRE EN PRISON"

L'indignation pourrait croître. Car samedi soir, dans un grand hôtel de Casablanca, une table rondepublique organisée par le quotidien Al-Massae devait réunir la ministre (PJD) de la femme, de la famille et du développement social, Boussama Hakkaoui - seule femme du gouvernement -, la famille d'Amina et... son mari au sens de la loi. Invitée également, Khadija Ryadi, la présidente de l'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH), dit avoir découvert sur le tard sa présence. "Je ne vais pas lui adresser la parole, pour moi, il devrait être en prison. J'y vais pour parler avec l'Etat, c'est tout", souligne-t-elle.

Jusqu'ici, l'homme, de dix ans l'aîné d'Amina, épousée contre son gré à l'âge de 15 ans, a simplement été entendu par la police. Il est protégé par l'article475 du code pénal marocain, qui stipule que "lorsqu'une mineure nubile enlevée ou détournée a épousé son ravisseur, celui-ci ne peut être poursuivi que sur la plainte de personnes ayant qualité pour demander l'annulation du mariage et ne peut être condamné qu'après que cette annulation du mariage a été prononcée". Pour échapper à ce qu'elles considèrent être un "déshonneur", des familles y ont recours. "Je ne voulais pas aller avec eux chez le juge pour les marier, mais ma femme m'y a obligé. Elle m'a dit qu'il fallait le faire pour que les gens arrêtent de se moquer de nous et faire taire la honte", a affirmé le père d'Amina, cité par l'AFP.

Vendredi, une nouvelle rencontre s'est tenue en présence de la ministre de la femme, du ministre de la justice, Moustapha Ramid, du ministre chargé des relations avec le Parlement et la société civile, Lahbib Choubani, et des associations, révoltées par les déclarations du gouvernement sur l'ouverture d'un "débat". "L'article 475 ne risque pas d'être abrogé, du jour au lendemain, sous la pression de l'opinion publique internationale", a ainsi lancé MmeHakkaoui, ajoutant: "L'article incriminé nécessite un dialogue sérieux (...). Il se peut que l'article soit amendé entièrement ou partiellement."

CONFUSION

Pour Amina Lotfi, la présidente de l'Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM), le débat n'a déjà que trop duré. "Depuis 2000, il y a déjà eu beaucoup de concertation, explique-t-elle au Monde. En 2008, un projet de loi avait été déposé dans lequel l'article 475 avait été supprimé, mais il ne nous convenait pas car nous voulons une réforme complète de ce code et la révision de sa philosophiepatriarcale." "Imaginez, ajoute-t-elle, si vous kidnappez une femme, la sanction est beaucoup plus importante que si elle ne l'est pas, ce qui veut dire que l'on punit en fonction du statut de la victime et non du crime!"

En juillet 2011, un collectif de 24 associations baptisé Printemps de la dignité avait de nouveau remis un mémorandum sur le sujet. Il met aujourd'hui en avant les contradictions de la législation marocaine avec la Constitution adoptée en juillet2011, qui prône la non-discrimination entre les hommes et les femmes.

Vendredi, l'affaire Amina tournait à la confusion après de nouvelles déclarations de ses parents sur la radio Med1 selon lesquelles leur fille ne se serait pas suicidée mais aurait été "empoisonnée" par sa belle-famille... Des voix, y compris au sommet de l'Etat, avancent, elles, l'hypothèse d'une dispute de couple et non d'un viol. "De toute manière, on ne peut pas parler de consentement à l'âge de 15 ans, il faut changer les mentalités", tranche Khadija Ryadi. Une question sensible au Maroc, où le mariage des mineures reste une réalité.

 

 

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 00:09

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 23:19

 

 

 

 

Ajoutée par 3313christophe le 24 mars 2012

avec la batucada "Full bateria".

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 23:12
objectifgard.com

Photo © objectifgard.com / MA

Les places étaient chères ce samedi 24 mars, à Nîmes pour organiser sa manifestation ! Le « Carnaval des différences », une tradition dans le quartier Gambetta, a finalement défilé dans les rues de Nîmes avec ses enfants et autres costumés ou pantins géants, pour s’achever vers 17h00 place saint-Charles où s’est tenu le traditionnel procès de « Monsieur Carnaval », symbole du pouvoir en place, ou de Nicolas Sarkozy, sans le dire. Cette année, la représentation de Monsieur Carnaval n’a pas été brûlée, après un « procès en règle » particulièrement à charge. En effet, la faute à une demande qui n’a été faite préalablement en préfecture. Qu’importe ! On l’a « démantelé » ou « démembré », les enfants se sont chargés de la sentence prononcée par des accusateurs et des juges « fantoches », le tout dans la joie et la bonne humeur ! La buvette et des musiciens donnant le ton d’une désormais célèbre fête de quartier… Un exutoire festif en somme.

Photo © objectifgard.com / MA

Au côté d’un des « juges » interpellant le « peuple de Némausus », la première accusatrice montant sur l’estrade « accuse M. Carnaval d’avoir fait des lois qui ne profitent qu’aux riches au mépris des ouvriers », un autre accusateur lui impute de « flirter avec le Front National », un autre regrette « les centres de rétention qui enferment les enfants », tandis qu’un autre le rend coupable de « sa gastroentérite » attrapé la veille… Avant qu’un petit garçon exprime une voix plus singulière : « il ne faut le tuer, ce n’est pas bien, même s’il a fait du mal. Il faut le punir, mais pas le tuer ». Un jeune dans la ligné d’un « Badinter » sans le savoir au vue de son jeune âge.

Pourtant, rien n’y fait… Cela était prévisible. Après « un vote en conscience », Monsieur Carnaval est déclaré « coupable ». Il est « renversé sur la place publique en dansant la Carmagnole ».

La manifestation du quartier a donc bien eu lieu après quelques difficultés de coordination entre préfecture, mairie et organisation de la marche des animaux pour éviter tout télescopage. On nous rappelle que les organisateurs de la fête de quartier ont « été prévenu une semaine avant l’évènement » que la marche avait lieu au même moment. A noter, que la « Primafresca » fête de rue de la rue Fresque (vernissage, concerts, animations…) s’est ouverte ce samedi à 18h00, et propose une paëlla géante ce dimanche midi. Un week-end « chargé » que ce soit en termes de fêtes ou de « grognes » en tout genre.

Photo © objectifgard.com / MA

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 23:07

 

Agoravox - par Erca samedi 24 mars 2012


L'émission "Le débat" de Mediapart a réuni ce 23 mars les chercheurs Loïc Blondiaux et Héloïse Nez pour discuter du thème de la démocratie, très peu présent dans la campagne présidentielle. Sont évoqués successivement pendant 45 minutes : les sondages ; le mouvement des Indignés ; la crise de la représentation politique ; le référendum et l'élection ; l'exercice de la citoyenneté dans le cadre des sociétés modernes ; le tirage au sort ; la culture des contre-pouvoirs en France ; le gouvernement représentatif face au long terme ; les problèmes de la délibération ; l'inachèvement de la démocratie dite participative ; les dernières élections législatives espagnoles ; le processus constituant islandais ; les Indignés vs. la politique partisane.

 

 

 

De ce débat décousu mais très dense et intéressant, on peut s’atarder sur la définition de Loïc Blondiaux de la démocratie (à 16:00), qu’il dit lui-même très simple et très minimale : "la chance égale pour tout citoyen d’influencer le procession de décision". Elle n’a peut-être l’air de rien, mais elle peut donner en fait beaucoup de grain à moudre. C’est en tout cas une telle définition qui permet à Blondiaux, comme à beaucoup de chercheurs, de maintenir le mot de démocratie pour désigner le régime dans lequel nous vivons, alors qu’on sait que ses théoriciens et ses promoteurs, lors des révolutions américaine et française, s’opposaient vivement à la démocratie et le nommaient "gouvernement représentatif" ; expression que Blondiaux connaît fort bien et réutilise d’ailleurs au moment d’évoquer les autorités qui se sont assises sur le non de 2005.

 

Bruno Bernardi, dans un excellent article, résume bien à ce sujet la thèse de Bernard Manin développée dans les Principes du Gouvernement représentatif  :

L’expression démocratie représentative s’est imposée, et on ne peut rien contre la force de l’usage*. Mais on peut interroger ses implications. Dans un ouvrage incontournable, Principes du gouvernement représentatif, Bernard Manin a montré que l’établissement du régime représentatif dans la modernité (au travers des trois révolutions, anglaise, américaine et française) ne s’était pas fait au nom de la démocratie, pour cette simple raison que la représentation lui est originellement étrangère. Je rappellerai brièvement son propos. Ce livre montre, pour commencer, que le principe de l’élection de représentants, implique, sous une quelconque modalité, un choix et donc l’établissement de distinctions entre les citoyens, une idée d’origine aristocratique qui s’oppose à celle, démocratique, selon laquelle tous ont égale compétence à prendre les décisions collectives. Une conception qui réclame soit la participation de chacun aux décisions du peuple assemblé, soit le tirage au sort comme mode de désignation de ceux qui auront à décider au nom de tous. Cette dernière procédure n’a jamais disparu – c’est le système des jurys – et Yves Sintomer vient de plaider pour sa nouvelle pertinence.
 
En tout cas, l’idée de démocratie représentative n’a pu s’imposer qu’à la faveur d’une requalification de l’idée de démocratie. Chez les anciens, celle-ci désignait une forme de gouvernement : est démocratique le gouvernement auquel tous participent. C’est encore ainsi que Rousseau la définit, dans la troisième partie du Contrat social du moins. Mais pour ceux qui se sont eux-mêmes proclamés « les modernes » (c’est-à-dire le courant central des trois grandes révolutions), la démocratie désigne le principe de la société politique, un principe corollaire de celui de l’autonomie morale : nul ne peut être obligé d’obéir qu’aux lois dont il peut être tenu pour un des auteurs. Dans cette nouvelle définition, l’égale liberté de vouloir se substitue à l’égale capacité de faire. La représentation se présente alors comme la forme sous laquelle l’autonomie politique s’exerce, tous participant également au choix de ceux qui seront amenés, comme leurs représentants, à prendre les décisions et à les mettre en oeuvre. Le gouvernement représentatif est donc une sorte de constitution mixte, observe Manin, entre démocratie et aristocratie ou, si l’on veut, entre égalitarisme et élitisme. On pourrait encore préciser que, dans l’idée de démocratie représentative, démocratie désigne le principe, et représentation la forme du gouvernement politique.

 

De quand date exactement cette confusion du gouvernement représentatif et de la démocratie, deux régimes clairement opposés dans les esprits de tous pendant la Révolution française ? Comme Pierre Rosanvallon l’explique très bien dans son article "L’histoire du mot démocratie à l’époque moderne" dans l’ouvrage collectif La Pensée Politique. Situations de la démocratie (Seuil-Gallimard, mai 1993), ce sont les libéraux du mouvement doctrinaire qui se sont, pendant la Restauration, subtilement réapproprié le mot démocratie. En effet, c’est à cette époque que le mot "démocratie" va commencer à entrer dans la langue politique ordinaire, mais :

... c’est pour y désigner la "société" égalitaire moderne et non plus le régime politique associé aux républiques grecque et romaine, ou l’idée d’intervention directe du peuple dans les affaires publiques. Le mouvement sémantique est accompli en 1835 quand Tocqueville publie la première partie de sa Démocratie en Amérique.

 

Lors d’un débat parlementaire sur la liberté de la presse en 1822, Royer-Collard, chef de file des doctrinaires, s’exprime et commence à poser les jalons du nouvel usage du mot démocratie : pour lui,

... la démocratie est le fait social qui dérive à ses yeux de l’élévation des classes moyennes et de la réduction de l’écart qui les sépare des classes supérieures. La démocratie ne désigne donc pas un régime politique mais un type de société. Le fait démocratique se confond dans cette mesure pour lui avec l’essence du processus révolutionnaire - son "esprit", dit Royer-Collard - qui a été de réduire l’aristocratie. [...]

[Le mot démocratie] triomphe significativement au moment où le terme de république acquiert une connotation d’extrême gauche dans la langue politique. Pour les libéraux doctrinaires, parler de démocratie consistait à revendiquer l’oeuvre sociologique et juridique de la Révolution, tout en repoussant radicalement l’héritage républicain.

 

La récupération du terme est donc singulière, et produit d’ailleurs une confusion certaine, poussant Tocqueville à en donner pas moins de 11 définitions dans la Démocratie en Amérique. Certains auteurs se sentiront obligés de faire une distinction nette entre la démocratie antique (qu’ils détestent) et ce qu’ils appellent la démocratie moderne, qui peut d’ailleurs, selon bon nombre d’entre eux, parfaitement se passer du suffrage universel... Le comble. Albert Laponneraye, farouche républicain, sera l’un des rares à tonner contre cette confusion qui finira, petit à petit, par pousser tout le monde à se dire démocrate. Un basculement se fera avec l’arrivée du suffrage universel masculin en 1848, comme l’écrit Bernard Manin dans le quatrième chapitre des Principes du Gouvernement représentatif ("Une aristocratie démocratique") :

Aux XIXème et XXème siècles, le droit de suffrage fut progressivement étendu dans les régimes représentatifs et le cens d’éligibilité disparut, même dans les pays où il avait existé à l’origine, comme l’Angleterre et la France. Ces deux transformations et, en particulier, l’avènement spectaculaire du suffrage universel, au terme de longs conflits, donnèrent une puissante impulsion à la croyance que le gouvernement représentatif se muait peu à peu en démocratie. Dans ces conditions, l’hypothèse que la procédure élective comportait peut-être en elle-même une dimension inégalitaire et aristocratique ne paraissait guère digne d’être explorée plus loin. Le droit pour tous de choisir librement les gouvernants, sans être contraints par la loi à les prendre dans certaines catégories de la population, constituait si manifestement un progrès de l’égalité politique et de la démocratie que l’éventuelle persistance d’effets inégalitaires et aristocratiques ne semblait pas justifier l’investigation.

 

On retrouve dans cette dernière phrase la substance de la définition donnée par Blondiaux : "la chance égale pour tout citoyen d’influencer le procession de décision". Bernard Manin en discute la pertinence au cours de ce chapitre, en s’attardant respectivement sur les aspects aristocratiques et démocratiques de l’élection, qui en font selon lui une procédure fondamentalement ambiguë. Si les premiers sont indiscutables (par exemple : la nécessité de financement d’une campagne, qui distille les candidats sur le plan social), les seconds le sont beaucoup moins : d’après Manin, "l’élection est démocratique en ce qu’elle accorde à tout citoyen une voix égale dans le processus de choix et de rejet" ; et avec l’élection, ce sont les citoyens qui sont libres de choisir les critères de l’aristocratie qu’ils vont dégager par leurs suffrages.

 

Mais si l’on raisonne par l’absurde, et si l’on admet que le caractère essentiel de la démocratie réside dans la simple égalité de pouvoir, ne peut-on pas dire qu’une dictature est démocratique en ce qu’elle accorde un pouvoir égal aux citoyens, aucun ne pouvant avoir d’influence sur la prise de décision ? On voit bien là que la simple égalité de pouvoir ne peut suffire à caractériser la démocratie : il faut encore s’attarder sur la qualité de ce pouvoir, et que celui-ci soit substantiel. Or, l’élection présente bien davantage de caractères aristocratiques que démocratiques, et confie au citoyen un pouvoir bien plus hétéronome qu’autonome. Tous les pouvoirs de décision ne peuvent être raisonnablement mis sur le même plan suivant l’objet de celle-ci.

 

La "chance égale" qu’évoque Blondiaux est donc parfaitement virtuelle et formelle : non seulement l’élection distingue deux classes de citoyens, les électeurs et les élus, fondamentalement inégaux dans la prise de décision ; mais même en isolant le moment de l’élection, il est bien évident que celle-ci donne des chances égales de jure, mais extrêmement inégales de facto. Selon la définition même "minimale" donnée par Blondiaux, sommes-nous donc vraiment en démocratie ?

_______

* Note personnelle : la tâche d’un intellectuel n’est-elle pas précisément d’aller contre la force de l’usage quand la rigueur l’exige ?

 

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 22:59

samedi 24 mars 2012



3 marches populaires sont parties de 3 villes de France.

La marche des possibles est partie de Marseille
La marche Baiona de Bayonne
Une troisième partira très bientôt de Lille

Ces marches vont converger vers Paris, et sur leur passage mettre en place des actions et sensibiliser les communes traversées. 

Arrivée prévue à Paris le 21 avril, les marcheurs prévoient des actions sur place durant la période éléctorale.

D'autres marches sont prévues sur la même période depuis Paris, pour aller à la rencontre des banlieues.

Toutes infos sur le site des marches :
http://www.marche-paris-2012.com
twitter @MarchesParis2012


Et vers la Grèce : des marcheurs de diverses nationalités sont partis à pied au travers de l'Italie, pour rejoindre Athènes le 12 Mai, jour mondial de soulèvement;

Les marcheurs sont arrivés en Grèce il y a quelques jours

infos sur FaceBook https://www.facebook.com/marchtoathens
Et twitter #marchtoathens

 

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 22:53

 

Publié le 24/03/2012 12:26 | La Dépêche du Midi

Assemblée populaire autour des Indignés./DDM

Assemblée populaire autour des Indignés./DDM
Assemblée populaire autour des Indignés./DDM


Partis de Toulouse dimanche 11 mars, ils sont passés à Gourdon mardi 20 mars. Les « Indignés » vont marcher ainsi jusqu'à Paris pour y arriver à la veille du premier tour. à Gourdon, ils étaient 40 pour les accueillir et leur apporter un repas du soir. Au programme : assemblées populaires et repas participatifs.

Nous avons rencontré Ju, Kévin, Manu et Arthur, les quatre marcheurs qui venaient de faire 27 km depuis leur départ de Catus le matin.

Quel est le but de cette marche ?

Il n'y a pas de but, c'est la marche qui compte. C'est-à-dire les rencontres, les contacts, les assemblées que l 'on fait au jour le jour. Il n ' y a qu'un seul objectif : arriver à Paris le 21 avril avec les autres marcheurs qui sont partis des quatre coins de la France. On est là pour créer du lien social.

 

 

 

Quelles sont vos revendications ?

Il n 'y a pas de ligne politique On se base sur le principe de la dignité pour tous. On ne fait pas de politique car la politique c'est la lutte pour le pouvoir et on dénonce ce système.

Qu'est-ce qui vous indigne ?

L'exploitation vorace des ressources naturelles et des êtres humains créant des inégalités (pauvreté, faim, pollution, eau…) de mettre en péril la survie de l'espèce humaine. On réclame le droit à la vie, à la liberté et au bonheur. Nous appelons à utiliser l 'intelligence collective et le pouvoir du peuple pour asseoir les bases du monde que nous voulons pour nous et notre descendance.

Les indignés étaient à Souillac hier et seront à Brives demain 25 mars. Tel : 07 51 35 53 86.

 

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 22:49

Actualité Lille


vendredi 23.03.2012, 05:22  - La Voix du Nord

 En juin dernier, place Richebé, le camp des Indignés est resté un mois. Ce week-end marquera le retour de ces militants.
En juin dernier, place Richebé, le camp des Indignés est resté un mois. Ce week-end marquera le retour de ces militants.

|  ON EN PARLE |

En juin dernier, on avait pris l'habitude de les voir sur la place Richebé.

 

Sur des lambeaux d'étoffe ou des plaques de carton, les Indignés lillois se faisaient fort d'exposer leurs utopies. Rendre (plus) humaine une société marchande rythmée par les à-coups du CAC 40. Imposer le débat face à un avenir marqué par la crise économique. Réinventer le dialogue, avant de relancer la société. Place Richebé, le camp des Indignés est resté un mois. Avec ses assemblées générales nocturnes et ses animations citoyennes. Ce week-end marquera le retour de la visibilité de ces militants.

« Les actions ne se sont jamais arrêtées, précise Cédric Joly, l'un des animateurs lillois du mouvement.

Après la levée du campement, nous avons poursuivi les réunions. Les assemblées populaires reprennent. » En juin dernier, les Indignés lillois soulignaient que même en Espagne, berceau du mouvement, une pause avait été faite dans le campement de Madrid. Ils n'avaient pas tort. Un mois plus tard, fin juillet, une marche démarrait de Madrid et rejoignait Bruxelles le 8 octobre. Celle-ci avait d'ailleurs effectué une escale à Lille le 3 octobre.

Ce week-end, un nouveau groupe d'Indignés s'ébranlera de Lille. « Cette fois, c'est direction Paris, indique Cédric Joly. On part samedi vers 10 h. » En tout, un périple de 261 kilomètres étalés sur plusieurs jours, marqué par une série d'étapes (Lens, Arras, Albert, Amiens, Argenteuil, etc.). Chaque arrêt sera l'occasion d'un campement ou, en tout cas, d'un point de rencontre permettant débats et moments de convivialité. « À Lille, avant le départ, on renouera avec les assemblées, tout comme avec les auberges espagnoles », complète Cédric Joly. Une façon de mêler le militantisme et l'art de la fête.

Après les lieux de vie à la fois stables et éphémères que représentaient les campements, les Indignés tablent désormais sur des villages mobiles. Une façon de provoquer les rencontres autant que les prises de parole. L'action lilloise ne démarre pas par hasard. À partir d'autres métropoles (Marseille, Toulouse, Bayonne...), des groupes de marcheurs se mettront également en route vers la capitale. Toutes devraient converger à Paris le 21 avril. Dans la région, la première étape sera donc lensoise. Là-bas, les manifestants, qui espèrent voir des citoyens se joindre à eux, seront accueillis par le groupe des Objecteurs de croissance. Les événements s'enchaîneront jusqu'au lendemain avec le signal de départ. Destination Arras, où la ville a déjà prévu de mettre des douches et des toilettes à leur disposition. Les Indignés rappellent que ces manifestations à longue distance sont des marches « citoyennes ». Elles sont donc ouvertes à tous. • L. B.

PHOTO ARCHIVES CHRISTOPHE LEFEBVRE

 

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 22:43
Libération - Aujourd'hui à 19h28

Deux candidats de gauche à la présidentielle, Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon, ont participé samedi à Paris à un rassemblement en faveur de l'euthanasie organisée par l'association ADMD qui veut susciter le débat sur cette question durant la campagne électorale.

L'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD) qui revendique 48.000 adhérents, a réuni près de 2.000 personnes pour un meeting au Cirque d'hiver afin de réclamer une "loi d'ultime liberté" pour légaliser "l'aide active à mourir".

Pratiquement au même moment, l'association anti-euthanasie Alliance Vita a rassemblé sur l'esplanade du Trocadéro 500 militants déguisés en "clowns tristes" pour dire "non à l'euthanasie" et "oui aux soins palliatifs".

"Nous sommes très préoccupés par la pression exercée par l'ADMD sur la campagne électorale", a expliqué à l'AFP le Dr Xavier Mirabel, président de cette association qui milite parallèlement pour "une alternative à l'avortement".

Le rassemblement de l'ADMD en faveur de l'euthanasie a démarré par une intervention du maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, soutien de longue date à cette cause.

"Je milite pour qu'on puisse exercer son droit à mourir dignement. C'est un des droits fondamentaux" a-t-il déclaré à la tribune du Cirque d'hiver à laquelle tous les candidats à la présidentielle avaient été conviés.

Mais seuls deux candidats ont répondu personnellement à l'invitation : l'écologiste Eva Joly et le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, tandis que Nicolas Sarkozy était représenté par le député européen Philippe Juvin et François Hollande par la députée George Pau-Langevin.

M. Mélenchon a souligné de son "attachement connu de longue date" au droit à à "décider d'éteindre soi-même la lumière" tandis que Mme Joly a indiqué vouloir "aller au delà de la loi Leonetti" qui encadre la fin de vie, pour instaurer "une aide active à mourir" strictement encadrée.

Jean-Luc Romero, président de l'ADMD et conseiller régional PS d'Ile-de-France a estimé que l'association avait "réussi son pari : faire en sorte que la question de l'euthanasie fasse débat" durant la campagne électorale.

Campagne choc

Avant ce rassemblement, l'ADMD a mené une campagne choc, ciblant Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen et François Bayrou, les trois candidats opposés à une évolution de la loi Leonetti.

Cette loi qui interdit l'acharnement thérapeutique et autorise l'administration par les médecins de doses massives de morphine pour soulager, avec comme "effet secondaire d'abréger la vie", ne va pas assez loin, selon l'ADMD.

Le candidat socialiste, François Hollande, s'est déclaré partisan d'une évolution, pour instaurer dans "des conditions précises et strictes" une "assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité".

Jean Leonetti, l'auteur de la loi, a critiqué la position de M. Hollande : "une vraie rupture" qui consiste à "légaliser l'euthanasie". "L'acte médical ne peut être un acte de tuer. Quand une société accepte de donner la mort aux plus vulnérables, même à leur demande, elle va à l'encontre du principe même du droit à la vie qui est le fondement de nos valeurs", a souligné M. Leonetti dans une tribune publiée vendredi dans Libération.

De même, pour l'Alliance Vita, "la mise en oeuvre" de la mesure de François Hollande "ferait basculer la France dans un régime de défiance entre soignants et soignés". "Le fait qu'un soignant puisse provoquer délibérément, en toute légalité la mort" serait une "terrible régression", selon l'association.

(AFP)

 

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 22:35
Libération - Aujourd'hui à 17h02 (Mis à jour à 17:39)
Obsèques le 24 mars 2012 d'un enfant de 13 ans tué à Sermin dans un bombardement.
Obsèques le 24 mars 2012 d'un enfant de 13 ans tué à Sermin dans un bombardement. (Photo Ricardo Garcia Vilanova. AFP)-
La répression de la révolte en Syrie ne montrait samedi aucun signe de répit, avec le pilonnage des villes rebelles par l'armée, et ce en dépit de nouvelles sanctions européennes visant en particulier l'épouse et la mère du président syrien Bachar al-Assad.

Pour tenter de faire cesser les violences qui ont fait plus de 9.100 morts depuis un an, l'émissaire de la Ligue arabe et de l'ONU, Kofi Annan, doit se rendre dimanche en Russie puis mardi en Chine, deux alliés de Damas.

Sur le terrain, la militarisation de la révolte populaire débutée en mars 2011 se fait de plus en plus évidente. Des militaires dissidents, dont plusieurs généraux, se sont organisés au sein de l'Armée syrienne libre (ASL) et affrontent désormais les forces du régime jusque dans la capitale.

Des combats "très violents" ont eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi entre soldats et déserteurs dans la région de Damas, a affirmé à l'AFP Mohammad al-Chami, un militant sur place.

Selon lui, des explosions et des tirs ont résonné dans une grande partie de la province et jusque dans certains quartiers de la capitale. Et des rassemblements nocturnes anti-régime se sont tenus dans plusieurs villes du pays, en particulier à Damas et dans les localités voisines de Douma et Artouz.

Nouvelles sanctions

Pour la journée de samedi, les violences ont fait au moins 20 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), dont 10 civils tués dans les bombardements à Homs et à Qousseir (centre) et quatre soldats tués dans la province de Hassaka (nord-est).

Dans la province de Hama (centre), les forces gouvernementales bombardaient au mortier et à la mitrailleuse lourde la localité de Qalaat al-Madiq, que l'armée tente de prendre depuis deux semaines, a rapporté l'OSDH.

Ces violences interviennent au lendemain de l'adoption de nouvelles sanctions de l'Union européenne.

L'épouse, la mère, la soeur et la belle-soeur de M. Assad figurent parmi les 12 nouvelles personnes frappées d'une interdiction de voyager en Europe et d'un gel de leurs avoirs. Au total, 126 personnes "associées à la répression" ou qui "soutiennent le régime" sont désormais visées par ces mesures, ainsi que 41 sociétés.

Les sanctions européennes, mais également américaines, ne parviennent cependant pas à infléchir le régime qui bénéficie sur le plan international de l'appui fondamental de la Chine et de la Russie.

Emissaire

Dans ce contexte, M. Annan doit rencontrer dimanche à Moscou le président russe Dmitri Medvedev et son chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov.

L'émissaire international doit également se rendre mardi et mercredi en Chine pour y rencontrer "des dirigeants", selon le ministère chinois des Affaires étrangères. La visite était prévue initialement ce week-end, mais le ministère n'a pas donné la raison de ce changement de programme.

La Russie et la Chine ont bloqué deux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la répression en Syrie mais ces pays ont voté mercredi une déclaration à l'ONU appelant à la fin des violences et exhortant le président Assad ainsi que ses opposants à "appliquer immédiatement" le plan Annan.

Ce plan prévoit un arrêt des violences par toutes les parties, l'acheminement de l'aide humanitaire et la libération de toutes les personnes détenues arbitrairement.

Face à l'ampleur des violences et de la répression, les Etats-Unis ont annoncé que les Syriens présents sur le territoire américain pourraient y rester après l'expiration de leur visa.

Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, a invité tous les autres courants de l'opposition à une rencontre les 26 et 27 mars à Istanbul pour définir des "objectifs communs", à l'approche de la réunion le 1er avril des pays "Amis de la Syrie".

Toujours en Turquie, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, rebelles kurdes de Turquie) a mis en garde Ankara, un ancien allié de Damas désormais très critique, contre toute intervention armée en Syrie, où vit également une importante minorité kurde.

Enfin, les deux journalistes turcs portés disparus depuis près de deux semaines en Syrie sont sains et saufs, a affirmé le dirigeant d'une organisation caritative islamiste turque, qui a précisé mener des négociations pour qu'ils puissent rentrer.

(AFP)

 

 

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