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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 15:00

 

LE MONDE | 18.04.2012 à 12h37 • Mis à jour le 18.04.2012 à 16h00

Par Florence Aubenas

 
 
Les files d'attente s'allongent devant les caisses d'allocations familiales, où l'on parle peu de la présidentielle et beaucoup d'une France en panne.

 

Cela se passe pendant l'année de l'élection présidentielle, pas celle-là, la précédente, en 2007. On est à l'automne, au moment où, dans les fermes et les maisons de la Creuse, on remplit les cuves de fuel en prévision des grands froids. A Guéret, les agents de la caisse d'allocations familiales (CAF) voient alors arriver des gens qui ne venaient jamais dans leurs bureaux : des retraités avec des pensions de quelques centaines d'euros à peine, mais qui en vivaient silencieusement depuis toujours et se seraient étonnés d'être considérés comme pauvres. Cette année-là, ils poussent la porte de la CAF, gauches, effarés d'avoir à demander quelque allocation, se présentant tous par la même phrase : "Pour la première fois, je n'ai plus les moyens de faire rentrer le fuel."


Chargé de la gestion à l'agence, Patrick Perrichon se souvient en avoir discuté avec ses collègues : "On voyait que quelque chose était en train de se passer. Mais quoi ?" Six mois plus tard éclatait la crise économique. La CAF de Guéret, préfecture de la Creuse, est la plus petite de France : 15 salariés, 17 000 allocataires. Un tiers d'entre eux vit aujourd'hui sous le seuil de pauvreté. Ici comme ailleurs, cette branche de la Sécurité sociale, chargée de verser les prestations familiales ou sociales (dont le revenu de solidarité active, RSA), est le premier maillon qui relie les Français à l'Etat. Ou alors le dernier.

 

Retour en 2012, ces jours-ci exactement, juste avant le nouveau scrutin : à la CAF de Guéret, dans le bureau d'Emilienne, il y a Pierrot, cheveux noirs sur le front, blouson de cuir et sourire du joli garçon accoudé au baby-foot. Il vient vérifier le montant de ses allocations, ce qui consiste ici à dévider sa vie. Pierrot est éboueur, 1 100 euros par mois ; sa femme enchaîne des petits boulots. Leur fille va fêter ses 3 ans et la nouvelle sonne comme une catastrophe : l'allocation "jeune enfant" s'arrête (182 euros). "On ne va plus y arriver", annonce Pierrot. Il faudra lâcher l'appartement au village, revenir s'installer chez sa mère. Pierrot parle tout seul : "Et si on arrêtait aussi la nounou ? Et si on vendait la voiture ?"


"ON TRAVAILLE, ON FAIT TOUT CE QU'IL FAUT ET ON SE VOIT TOMBER" 

 De toute façon, tout est compté, ils ne bougent plus ou presque, s'autorisant de moins en moins l'hypermarché et plus jamais la sortie au lac de Courtille, le dimanche après-midi. "Et si on ne travaillait plus ? Et si on vivait des aides ? Des gens font ça, non ?" Pierrot n'est pas en colère. Il ne jette pas ses phrases, rage aux lèvres, pour annoncer un vote Front national parce que, décidément, trop de gens profitent du système, surtout les étrangers - terme qui désigne ici les Anglais, un temps considérés comme les vampires de la Creuse, achetant nos châteaux et vivant de nos allocs. Non, Pierrot sourit. Il raconte ce monde où les voitures s'arrêtent parce qu'on n'a plus de quoi mettre de l'essence. "On travaille, on fait tout ce qu'il faut et on se voit tomber. C'est pas ça, la vie." Il regarde par la fenêtre les toits de Guéret dans le vert tendre des prés. Puis, à Emilienne derrière son ordinateur, il demande : "Et vous, vous savez pour qui voter ?"


Patrick Perrichon, à la gestion, tempère. "Cette année, beaucoup de jeunes viennent nous dire la même chose : et si on arrêtait de travailler ? Ils se sentent à la limite, ils ne le font pas, heureusement." Pourtant, ses collègues et lui se posent la même question qu'en 2007, avant la crise : "Quelque chose est en train de se passer. Mais quoi ?"


Il est 7 h 30, à la CAF toujours, mais à Grenoble cette fois, dans l'Isère. Vu d'ici, Guéret paraît loin, à l'opposé même : Grenoble est une grosse agence urbaine (850 salariés, 216 000 allocataires). L'accueil n'ouvre que dans une heure, mais des personnes commencent à affluer. Ce matin, ce sont deux soeurs blondes, avec le même chignon en pelote posé haut sur la tête, qui sont arrivées les premières. Cela fait des jours que des agents, notamment de la CGT, envoient des SOS : les bureaux sont débordés, ils n'y arrivent plus.

 

Dans les grands centres, l'attente culmine parfois à deux heures.

 

En attendant l'ouverture, on se met à parler présidentielle, presque malgré soi. "Hier soir, j'ai dit à mon mari : éteins-moi cette télé, il y a encore les élections", explique une soeur à chignon. Et l'autre : "Nous, en ce moment, on ne l'allume plus du tout, sauf quand on a des invités, bien sûr. Sinon, ça fait trop triste." Avant, elles voulaient être coiffeuse. Puis vendeuse. Puis femme de ménage. Maintenant, elles disent qu'elles seront ce qu'on veut, "c'est-à-dire rien pour l'instant", précise l'une, sans fâcherie. Aucune n'a le souvenir d'un fait ou geste de la campagne électorale. A vrai dire, personne n'en a retenu une seule réplique dans la file d'attente ce jour-là. "Pourtant j'ai bonne mémoire, s'étonne lui-même un boulanger devenu déménageur. Je pourrais vous réciter la recette que j'ai vue sur Cuisine-TV."


La dernière fois, il avait voté Ségolène Royal. Il le regrette. "J'aime gagner, il dit. Je suis un battant." Une femme annonce qu'elle a choisi Chirac. Quand un Turc derrière elle dans la queue lui révèle qu'il ne se présente pas, elle encaisse rudement le choc. "De toute façon, les politiques ne font que s'envoyer des gros mots entre eux, reprend une soeur à chignon. Avant, au moins, c'est nous qui les engueulions, ça défoulait. Mais même les insultes, ils nous les ont piquées." Un soleil pâle flotte dans un ciel pâle, les montagnes paraissent très près, juste au bout du parking.

 

A SAINT-DENIS, QUATRE HEURES POUR ATTEINDRE L'ACCUEIL DE LA CAF

A 8 h 30, un vigile ouvre les portes de la CAF avec une bonne humeur désarmante et pour 1 100 euros par mois. Il complète avec un deuxième boulot le week-end : nettoyer les hôtels des stations de ski. Le patron vient le chercher en camionnette à 5 heures du matin et le ramène le soir. 68 euros. Le vigile a bien observé chaque candidat à l'élection. Il reste perplexe : "Je n'arrive pas à m'identifier à l'un d'eux."


Le nouveau cahier des charges impose que l'attente n'excède pas vingt minutes : elle culmine parfois à deux heures, ici comme dans les grands centres, le Nord ou Clermont-Ferrand. A Saint-Denis, dans le 93, il faut quatre heures pour atteindre l'accueil. Il y a toujours plus de crise économique, toujours plus de mesures et de législation, toujours moins de personnel : ici, comme dans l'ensemble des services de l'Etat, seul un départ à la retraite sur deux est remplacé, les congés maternité ne le sont plus du tout.

 

Une dame avec une poussette déplie son relevé de compte pour prouver qu'elle n'a plus rien : ses allocations n'ont pas été versées. "Un dossier met deux mois à être traité en ce moment", répond l'agent. Seize mille attendent dans les Bouches-du-Rhône.

 

En 2010, Jean-Louis Deroussen, président du conseil d'administration de la Caisse nationale des allocations familiales (la CNAF, qui regroupe les CAF locales), s'était alarmé d'une possible "implosion". "En poussant un coup de gueule, il croyait décrocher des effectifs, comme ça se faisait habituellement", raconte un cadre de la caisse. Il a réussi à gratter quelques CDD, pas plus. C'est alors que tout le monde a compris que l'époque avait changé : "La crise ne touche pas seulement les allocataires, mais nous aussi, reprend le cadre. Désormais, il faut faire avec ce qu'on a."


Aujourd'hui, certaines caisses doivent fermer ponctuellement pour écluser les retards. Partout, les services de travailleurs sociaux se réduisent. Ici, une photocopieuse s'arrête, parce que le contrat d'entretien n'a pas été payé. Des rumeurs de restructuration circulent, des fonctions valsent. Un peu comme à La Poste ou à ERDF, les arrêts maladie et les dépressions augmentent, surtout dans les grands centres. Dans le cadre d'un plan gouvernemental d'urgence sur le stress et les risques psycho-sociaux au travail, une enquête interne menée en 2011 sur l'ensemble de la Sécurité sociale relève que 5 % des salariés ont pu avoir "des pensées mortifères ou suicidaires".

 

En ces temps d'élections, reconnaître un manque de moyens reviendrait de fait à s'engager dans la campagne. Jean-Louis Deroussen s'est fait silencieux et prudent, mettant en avant de réelles réussites, comme la décentralisation de la plate-forme téléphonique de Paris à Guéret.

 

Plus haut que Grenoble, vers Lyon, Vienne est une ville coquette de 30 000 habitants. A la CAF locale, des allocataires apportent des chocolats à Noël et quelques-uns refusent de toucher le complément RSA, par crainte des voisins. Chacun se connaît, y compris les SDF, toujours les mêmes sur le même banc, et personne n'imagine se retrouver, un jour, assis à leurs côtés.

 

Aujourd'hui, c'est Ben qui arrive au guichet. Couvreur-zingueur, la chemise d'une blancheur de lessive, 2 200 euros par mois jusqu'à l'année dernière : Clara, la femme de sa vie, était fière de le présenter à ses parents. Ils ont eu trois enfants et aussi une ambition : ouvrir un local de restauration rapide. C'était l'idée de Clara, "qui a toujours eu une certaine classe". Il y a un an, les chantiers ralentissent, Ben ne trouve plus d'embauche. Clara finit par lui demander de partir, gentiment.

 

"ET SI J'ARRÊTAIS TOUT?"

Pour parler de sa vie maintenant, de sa voiture qu'il ne fait plus rouler depuis qu'il dort dedans, de ce sentiment de n'être plus un homme, Ben a un mot : "Le gouffre". Quelques fois, il s'assoit au volant, fait tourner le moteur et allume l'autoradio. Alors, il se sent en sécurité. Il se dit qu'il n'est pas à plaindre, que le système social français est le meilleur du monde, il a entendu ça quelque part et le répète avec confiance. Il se met à espérer qu'on va parler football aux informations. Et puis non, c'est encore la voix d'un homme politique, qu'il arrive mal à distinguer des autres. "Pourvu que les gens ne se révoltent pas, pense Ben. Je pourrais tout perdre."


La femme en face de lui, à l'accueil, ce jour-là, s'appelle Jeanne. Elle doit aller vite, tenir les cadences, "dégager" les gens, c'est le terme officiel. Entre elle et les allocataires de l'autre coté du guichet, il n'y a parfois presque rien : Jeanne a 52 ans, divorcée, une fille, 1 300 euros net. Ça fait un moment que les Chèques Restaurants servent surtout à remplir le frigo et qu'elle oublie de partir en vacances. "C'est la fibre sociale qui me fait tenir", dit-elle. Ici, on est dans "l'Etat d'en bas", comme on a pu dire la "France d'en bas". En 2009, quand le RSA a été lancé, cela avait été une des surprises à la direction de la CNAF : des salariés de la caisse se sont retrouvés bénéficiaires d'un complément des minima sociaux.

 

A la CAF de Guéret, Emilienne et sa collègue Martine regardent Pierrot qui s'en va avec son blouson de cuir. Martine se souvient de la naissance de son fils, quand, elle aussi, elle s'est dit : "Et si j'arrêtais tout ?"


Florence Aubenas

 

 

 

 

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 14:52

 

Le Monde.fr avec AFP | 18.04.2012 à 08h22

 
 
Antonio Manfredi, a mis le feu à le tableau d'une artiste française, Séverine Bourguignon.

 

Le directeur du Musée d'art contemporain de Casoria, près de Naples, dans le sud de l'Italie, a commencé, mardi 17 avril, à brûler ses œuvres pour protester contre les importantes coupes budgétaires dans le secteur de la culture.

En fin d'après-midi, le fondateur et directeur du musée, Antonio Manfredi, a mis le feu au tableau d'une artiste française, Séverine Bourguignon, qui avait préalablement donné son accord, et a suivi les ravages des flammes en direct sur Skype.

 

BRÛLER TROIS ŒUVRES PAR SEMAINE

"Les mille œuvres que nous exposons sont de toute façon promises à la destruction en raison de l'indifférence du gouvernement", a-t-il expliqué. Antonio Manfredi a l'intention de brûler ainsi trois œuvres par semaine dans le cadre d'une initiative intitulée "Art War" ("guerre de l'art").

Ce directeur, exaspéré par les menaces de la mafia et l'inaction du gouvernement pour protéger le patrimoine italien, s'était déjà illustré l'an dernier en écrivant à la chancelière allemande, Angela Merkel, pour lui demander l'asile. "L'Allemagne est l'un des seuls pays qui n'aient pas taillé dans le budget de la culture. Elle accorde beaucoup d'argent à la recherche, pas comme ici", avait-il alors expliqué à l'AFP. Pour enfoncer le clou, il avait même planté un drapeau allemand devant le musée.

 

0,21 % DU BUDGET ITALIEN CONSACRÉ À LA CULTURE

"Si le gouvernement laisse Pompéi s'écrouler, quel espoir a mon musée ?" avait-il ajouté, après une série d'effondrements dans la célébrissime cité antique proche de Naples. Il n'a jamais reçu de réponse de Mme Merkel, mais le Tacheles, squat emblématique de Berlin, lui avait toutefois offert "l'asile artistique" en mai 2011, avec des œuvres consacrées à la mafia et à son infiltration dans la société.

Le secteur de la culture est l'un des plus touchés par les plans d'austérité à répétition en Italie. Le ministère de la culture a annoncé récemment la mise sous tutelle du Maxxi, musée d'art contemporain de Rome, en raison de ses dettes. Les subventions accordées à ce musée ont été coupées de 43 % par rapport à 2010, année de son inauguration triomphale. L'Etat italien ne consacre que 0,21 % de son budget à la culture, alors que la péninsule assure qu'elle abrite la moitié du patrimoine culturel mondial.

 

 

 

 

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 14:44

 

Le Monde.fr | 18.04.2012 à 12h47

Par Antoine Galindo

 
 
Rassemblement contre la répression en Syrie mardi 17 avril sur l'esplanade du Trocadéro, à Paris. Au premier plan, l'actrice Fadwa Suleiman, exilée en France.

 

Une chaîne humaine et une longue banderole blanche entourent l'esplanade du Trocadéro à Paris, ce mardi 17 avril en début de soirée. La "vague blanche" qui s'y tient est organisée par la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme, en coopération avec des associations de soutien aux victimes de la répression syrienne. Elle veut être le point de départ d'un mouvement pacifiste et avant tout symbolique, voué à se développer à travers le monde.

Plusieurs personnalités du monde artistique et intellectuel ont fait le déplacement sur le parvis des droits de l'Homme. "Nous voulons sensibiliser le public et le peuple français, explique Darina Al-Joundi, une comédienne libanaise. Parce que beaucoup plus que la position officielle de la France, l'important pour les Syriens, c'est qu'ils voient le peuple français descendre dans la rue et afficher sa solidarité."

Les manifestants portent des panneaux blancs couverts de photos de sympathisants célèbres et tiennent des pancartes "STOP" entre leurs mains. "Stop au massacre, stop à la répression, stop à la guerre du régime syrien contre son peuple qui ne fait que réclamer sa liberté", s'insurge Mustapha, un étudiant arrivé en France il y a un an et demi. Lui aussi veut croire au symbole de "la vague blanche". "C'est réconfortant de voir qu'en France, il y a des gens qui nous respectent."
 

"ON A PEUR QUE LE MONDE S'HABITUE À CES MASSACRES"

Au centre de l'esplanade, un étendard syrien recouvert de roses blanches est tenu à bout de bras par les manifestants, qui scandent toutes sortes de slogans à l'encontre de Bachar Al-Assad. "Nous luttons contre cette boucherie, contre le tapis de bombes qui s'abat sur Homs", s'indigne Jacques Higelin. Le chanteur est lui aussi venu soutenir le rassemblement. "Si les Etats ne peuvent rien contre cette dégueulasserie, nous devons nous regrouper et manifester notre fraternité", continue-t-il. Avant lui, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, est également venu apporter son soutien.

Certains veulent croire à l'action des gouvernements. "Les sanctions économiques sont la solution la moins pire", assure Ahmed, un militant. Samar, petite femme aux cheveux ébouriffés et membre de l'association Souria Houria (Syrie Liberté), qui a participé à l'organisation de la "vague blanche", lui fait écho en refusant d'armer les résistants. "C'est inutile, dangereux même. Notre peuple vit en harmonie depuis longtemps, la guerre n'a jamais engendré que la haine. C'est pourquoi nous sommes en blanc."

Un point de vue que ne partage pas Canaan, un étudiant en architecture, arrivé en France il y a un an et demi. "Ce régime là ne va pas chuter grâce aux sanctions économiques. Seule une force militaire y parviendra, avec l'appui de la pression populaire et de l'Armée syrienne libre." Tous s'accordent à dire que les manifestations comme celle-ci ne sont pas vaines. "On a peur que le monde s'habitue à ce qu'il y ait tous les jours des Syriens morts, continue ce grand échalas brun, engoncé dans une veste en cuir trop courte pour lui. Il faut donc manifester, continuer de réclamer la fin des assassinats."


ATTIRER L'ATTENTION DES FRANÇAIS

Canaan harangue les manifestants en lançant des slogans anti-Assad. La foule reprend en cœur, bras levés, "La Syrie vivra, la Syrie vaincra !", "Assad, t'es foutu, les Syriens sont dans la rue !", ou encore "Bachar t'es con, nous ne sommes plus des moutons !" Puis le calme se fait. Au cœur de l'esplanade, l'actrice Fadwa Suleiman, passionaria de la révolte, prend la parole. "Bachar Al-Assad, quoi que tu fasses pour nous diviser, nous tuer, nous mettre en morceaux, tu ne réussiras pas. La jeune femme aux cheveux ras marque une pause, essuie un sanglot. De Damas à Homs, le mouvement continuera. Rien ne pourra nous arrêter."

Quelques applaudissements fusent, puis un homme lance à nouveau, le bras levé : "La Syrie vivra, la Syrie vaincra !" L'esplanade du Trocadéro lui répond avant de se disperser. Les manifestants se prennent en photo. Au milieu de la foule, un très jeune enfant enveloppé dans le drapeau syrien fait le "V" de la victoire avec sa main droite, et brandit fièrement une autre bannière de la main gauche. Les photographes se délectent de ce symbole. L'objectif était d'attirer l'attention des Français sur le bain de sang syrien. Il a été atteint puisque caméras, micros et sympathisants se sont faits nombreux, en cette date symbolique du 66e anniversaire de l'indépendance syrienne.

 

Antoine Galindo

 

 

 

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 14:39

 

Objet: [Walktobrussels] [ENGL-FR-ESP-PORT-IT-GR-DE] Proposal for legal cooperation to defend the general right to freedom of expression in public areas

[ENGL-FR-ESP-PORT-IT-GR-DE]
http://paris.reelledemocratie.net/node/1203

 

 

 

Commission juridique de l'assemblée du mouvement démocratie réelle de Paris

      

          Bonjour,

        Comme certains de vous le savent déjà, le mouvement des indignés de Paris a déposé une plainte devant la justice le 17 janvier dernier. Elle fait suite aux interventions répétées des forces de l'ordre lors de l'occupation du quartier d'affaires de la Défense, dans le but de nous intimider et de rendre impossible notre rassemblement. Cette plainte à pour objet principal, la défense de notre liberté d'expression.
        Conscient que nos problèmes sont les vôtres, que l'oligarchie en place n'a pas de nationalité, ni de frontière, nous pensons que le seul moyen de changer ce système passe par l'internationalisation de nos luttes et la coopération. A cette fin, nous souhaitons  vous partager le squelette juridique de notre plainte, d'autant plus qu'elle repose sur le droit européen, à travers l'article 11 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme et la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Droit, supérieur à l'ensemble de nos droit nationaux, et donc argumentation que vous pourriez également utiliser pour attaquer vos gouvernement en justice en Europe.  
        Cette coopération, nous l’espérons, marque un premier pas vers un travail juridique commun au niveau Français, Européen et International pour défendre nos droits et construire ensemble une véritable justice. En ce sens les indignés de Berlin nous ont appris que l'organisateur de la Biennale de Berlin (du 27 avril au 1er juillet) leur a proposé de mettre à leur disposition en espace dont ils pourront jouir sans restriction. Nous pensons que c'est une excellente opportunité pour qu'à cette occasion, des représentants des différentes commissions juridiques de chaque villes et pays se rencontrent et fassent un communiqué de presse commun à propos des procédures juridique en cours. L'avocat qui s'occupe de notre plainte, serait d'accord pour participer à un tel projet.
Chaleureusement
La commission juridique du mouvement réelle démocratie de Paris
drp.juridique@gmail.com

 

Synthèse explicative de la plainte des indignés de Paris


I. De la liberté d'expression
A. En droit français
        L'article 10 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 protège la liberté d'expression, tout en l'encadrant : «  Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu  que leurs manifestations ne troublent pas l'ordre public établi par la  Loi. ».
        Le  décret-loi du 23 octobre 1935 portant réglementation des mesures  relatives au renforcement du maintien de l'ordre public dispose que  :  
    - article 1 : «   Sont soumis à l'obligation d'une déclaration préalable, tous cortèges,  défilés et rassemblements de personnes, et, d'une façon générale, toutes  manifestations sur la voie publique. »
   - article 2 :  «  La déclaration sera faite à la mairie de la commune ou aux maires  des différentes communes sur le territoire desquelles la manifestation  doit avoir lieu, trois jours francs au moins et quinze jours francs au  plus, avant la date de la manifestation.»
        L'article 431-9 alinéa 1 dispose que: «  Est puni de six mois d'emprisonnement et de 7500 euros d'amende le fait  d'avoir organisé une manifestation sur la voie publique n'ayant pas  fait l'objet d'une déclaration préalable dans les conditions fixées par  la loi   ».
        
B. En droit européen
        La cour européenne des droits de l'homme dans son arrêt du 7 avril 2009 « Karatepe et autres c/ Turquie », en s'appuyant sur l'article 11 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme, énonce que  : 
   -  « toute manifestation dans un lieu public est susceptible de causer un  certain désordre dans le déroulement de la vie quotidienne et de  susciter des réactions hostiles ; la Cour estime toutefois qu’une  situation irrégulière ne justifie pas en soi une atteinte à la liberté  de réunion. » 
   -  « La Cour rappelle encore que ces principes sont également applicables  aux manifestations et défilés organisés dans les lieux publics »
   -  « en l’absence d’actes de violence de la part des manifestants, il est  important que les pouvoirs publics fassent preuve d’une certaine  tolérance envers les rassemblements pacifiques, afin que la liberté de  réunion garantie par l’article 11 de la convention ne soit pas privée de  tout contenu. »
   
C. Conclusion
         En l’espèce, nos demandes d'autorisations faite pour le 4 novembre et  entre le 21/11 et le 27/11 n'ont pas respecté les délais prévus par  l'article 2 de la loi de 1935, puisqu'elles n'ont pas été déposées 3  jours francs avant le début de notre  occupation. Cependant au vu de l'arrêt du 7 avril 2009 de la CEDH, ce  défaut de procédure n'est pas suffisant pour légitimer l'atteinte à la  liberté d'expression dont le mouvement a été victime au début de l'occupation.
 II. Dispersion ou simple confiscation : des confiscations qui ont pour but la dispersion
 
        L'article 131-21 du Code pénal dispose que « la peine de confiscation est encourue dans les cas prévus par la loi ou le règlement ».  
        
        L'article R 644-2 du code pénal dispose que : «  Le fait d'embarrasser la voie publique en y déposant ou y laissant sans  nécessité des matériaux ou objets quelconques qui entravent ou  diminuent la liberté ou la sûreté de passage est puni de l'amende prévue  pour les contraventions de la 4e classe. Les personnes coupables de la  contravention prévue au présent article encourent également la peine  complémentaire de confiscation de la chose qui a servi ou était destinée  à commettre l'infraction ou de la chose qui en est le produit. »
        
         Lors de notre occupation du parvis de  la Défense, les forces de l'ordre sont intervenues pour confisquer nos  biens (tentes etc.), plutôt que pour nous disperser1, à certaines  exceptions près2 . Il semble cependant que les confiscations ont été motivées, non pas par le souci de faire respecter l'article R644-2 du code pénal mais plutôt par le souhait de nous intimider3 ainsi que pour rendre difficile voir impossible la tenu de notre manifestation (climat rude etc.). Autrement dit ces confiscations de matériels ont eu pour objectif d'entraver notre liberté d'expression. Dans  la mesure ou l'atteinte à la liberté d'expression du mouvement était  illégale du fait de l'article 11 de la Convention Européenne des droits  de l'homme et de la Jurisprudence de la Cour Européenne des droits de  l'homme, cité précédemment, les confiscations sont par suite illégales.  Les confiscations étant illégales, les forces de l'ordre n'étaient pas  en droit de garder les objets confisqués...
III. Violences
        L'article 2 du décret du 30 juin 2011 relatif à l'emploi de la force pour le maintient de l'ordre public dispose que :
    - « L'emploi  de la force par les représentants de la force publique n'est possible  que si les circonstances le rendent absolument nécessaire au maintient  de l'ordre public dans les conditions définies par l'article 431-3. »
    - « La force déployée doit être proportionnée au trouble à faire cesser et doit prendre fin lorsqu'il a cessé »
    
        Au  vu de l'article 11 de la CEDH et de la jurisprudence du 7/4/2009 de la  CEDH, nous avions le droit de manifester et d'occuper le Parvis de la  défense. Notre rassemblement qui est resté pacifique tout au long de  l'occupation n'a pas troublé l'ordre public. L'intervention des forces de l'ordre n'était donc pas nécessaire, et fut donc disproportionnée. Ainsi, l'usage de la force et les violences sont illégales. 
        
IV. Conclusion générale
        La  répression par les forces de l'ordre de l'occupation de la Défense a  été menée à des fins illégitimes et illégales au vu de la CEDH et de son  appréciation par la Cour européenne  des droits de l'homme. Par suite, toutes les actions qui ont contribué à  participer à cette répression – confiscations, dégradations de  matérielles, violences etc. – sont illégales. 
        Par ailleurs, hormis les vols,  violences physiques etc., puisque ce qui est fondamentalement reproché  aux forces de l'ordre c'est d'avoir par l'ensemble de leurs actions  entravé la liberté d'expression du mouvement et de ses membres. Tous  ceux qui estiment que leur liberté d'expression a été restreinte de manière illégitime lors de l'occupation de la défense mais aussi depuis même que le mouvement existe, sont fondés à porter plainte.
        
        
        

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 14:35

To Everything there is a Season

In March to Athens on 17 April 2012 at 16:51


March to Athens 

Day 162-LXXXVIII, from Γαλαξίδι to Ιτέα, 17 km.

 

Comrade Aristocrates, making notes

Itea, April 17

 

Dear people,

 

The road is only one. As long as you make sure you have the mountains to your left and the sea to your right you are going in the right direction.

But sometimes, there is a small trail going parallel to the road on the seaboard. Whenever it’s there, I follow the trail.

I sit down on a rock to take a break. Days are growing longer, and it don’t feel the need to hurry. It’s hazy today. The small islands and the coast are shrouded in mystery. From far down the path an old man comes walking up.

He speaks a bit of English, among other languages, because he used to be a sailor on a cargo ship. He is not the first sailor I have met along the waterside. The fate and history of Greece is inextricably connected to the sea.

Huey, Dewey and Louie on the docks of Galaxidi

When asked I say I come from Rotterdam. And of course, the old sailor knows the place. The largest port of Europe, the world, and probably the entire galaxy. He has been there many times. He has sailed the seven seas, he has called at all major Atlantic ports from Boston to Buenos Aires.

As a sailor he knows the world mainly from the other side of the mirror. Now he is retired, forced to spend his twilight days as a landlubber. But the sea keeps calling. That’s why he’s here. He looks out over the water, his gaze is used to spot only the thin line between the water and the sky.

He salutes and walks on. And me, I long to be a sailor too.

Acampada Galaxidi

 

Breaking up camp

 

Breakfast in Galaxidi

A long way back, on the southern shore of the Ambracian Gulf, the informal Weed commission finally made a catch. It was good, home grown stuff. La seminarella, one of our Neapolitan comrades called it. In Sicily they would describe this weed as spacchiusu. Literally it means ‘full of seeds’, in speech the word is used to indicate anything that is cool.

The weed is already finished for quite a while, but I have carefully collected all the seeds. And today I have started to practice what I have been saying for a long time. At almost every stop in nature, I dig a little hole, I put a seed in it, I cover it up, and I sprinkle it with a few drops of water.

This is the right season to sow. It’s a satisfying, symbolic gesture that is both biblical and revolutionary. We have to start somewhere. There will come a season when we will be able to reap.

Fair Itea

I walk on along the Gulf of Itea. It’s a small bay in the form of a hand. You can see fair Itea from miles away, but you have to round each finger before you finally get there.

All the while you start to realise that the easy days are coming to an end. You have mountains on one side, and from the other side of the bay they are closing in on you as well. The road is squeezed in between them. There is no way back.

Here in Itea we say goodbye to the sea. For a couple weeks, until right before Athens, we won’t see her again. High above the outlines of Itea, there are the snow covered mountains. From now on, the road goes up.

The chequered square of Itea

 

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Marche des indignés vers Athènes
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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 14:27

 

Bonjour à tous ,


la décision de la cour d'appel de Nîmes est tombée : nous sommes, à leurs yeux, coupables de non respect de permis de construire, et condamnés à payer une amende de 1000 euros plus les frais de justice, obligation de démonter sous 3 mois avec une astreinte de 75 euros par jour de retard !
La sanction nous semble totalement abusive au regard de notre bonne foie dans cette histoire, où il n'y a pas d'intention d'enfreindre la loi au départ du projet. Au regard de notre situation, nos revenus étant liés à notre activité agricole qui était en train de débuter... et surtout aux vues de la réalité de l'économie, celle de l'écologie et surtout celle de l'habitat, puisqu'aujourd'hui la France n'arrive pas à respecter ses obligations en matière de logements !!
Nous avons décidé de ne pas faire de pourvoi en cassation pour une bonne raison ; si nous avons une chance de faire réviser le jugement sur le permis de construire il est, en revanche, exclus de faire réviser le P.O.S. de la commune ce qui nous obligerait à démonter même si nous gagnions le pourvoi en cassation. Cela ne changerait pas notre situation tout en rajoutant du stress et des frais .
Désormais pour nous l'important est de nous réimplanter de manière irréprochable au niveau  juridique et de démontrer que la FERME ECO-NOMADE est belle et bien mobile, en étant de nouveau opérationnels le plus vite possible.
Cette affaire a alerté un maximum de gens sur une réalité qui était la notre, permis à des personnes d'être conscientes de la situation et à travailler en amont d'une procédure pénale. Pour faire évoluer la cause de l'habitat léger et nomade, nous continuerons à travailler sur le Fond d'Aide Juridique, pour réunir, des Maires, des avocats,  juristes, urbaniste, afin d'installer des projets  en évitant un procès.
POINT  IMPORTANT : nous n'avons plus d'adresse postale à chante-perdrix, le courrier doit être adressé à :
M. et MME CHATEAU
829A route des imberts 
84220 Cabrières d'Avignon

Information à relayer  car l'adresse de chante- perdrix à été largement diffusée et n'existe plus !!

merci pour le soutien que nous avons reçu, ça aura été, et c'est encore une aventure humaine extraordinaire.
La ferme éco-nomade continue d'émettre...
Humainement,
la famille CHATEAU
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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 14:21

 

L’amour tous les cinq ans, ce n’est pas de l’Amour…

(Proverbe Indignados)

 

DEMOCRATIE REELLE MAINTENANT !

 

Tiens ?? Demain on nous consulte. C’est Carnaval en somme, le peuple est roi mais… un seul jour !  Car quand le peuple demande le divorce, là haut personne ne veut entendre!

 

Les Indignés disent donc:

A ceux qui s’obstinent bravement à ne pas abandonner ce droit de vote concédé à regrets et constamment méprisé ou manipulé, qu’ils doivent être conscients qu’Hollandréou ou Merkozy ne sont pas la solution mais le problème et la même face de l’Oligarchie (l’autre face, le plan B, c’est Bush, Poutine ou Assad, les chiens de guerre). Ils ne nous représentent pas, quoiqu’ils nous disent et nous promettent  pour usurper le pouvoir que nous leur laissons. La solution à leur crise ils l’ont trouvée, ce sont les peuples qui vont payer.

 

A ceux qui disent ‘tous pourris, rien va changer’, les Indignés disent que se calfeutrer ou fuir n’est pas la solution, l’Oligarchie divise et nous isole pour mieux régner. Il n’y a pas de candidats parfaits, mais il n’y en a sûrement pas ‘d’inutiles’ et puisqu’ils ouvrent leur gueule et qu’on les laisse un peu parler il faut au moins les écouter. Bravo à eux et à ceux qui les soutiennent, Arthaud, Poutou, Joly ou Melenchon, pour les nommer, sans eux il n’y aurait eu aucun débat. Alors qui est utile et honorable?

 

‘Tout sauf Sarko’ ne suffit pas, c’est un pantin provisoire, l’Oligarchie s’en est choisi un autre, plus présentable et nous n’avons rien à y gagner, faites travailler votre mémoire. De renoncements en renoncements les ‘Socialistes’ ont vraiment tout lâché. Rassurer Wall Street est leur credo et c’est bien là seulement toute leur pensée. C’est dérisoire et c’est absurde.

Car la raison impose d’en finir vraiment avec le capitalisme financier, les technologies mortifères et liberticides, la consommation imbécile des dernières ressources de notre planète. Le cœur commande d’en finir avec la croissance infinie des inégalités et de la misère, le mépris et la défiance envers la féconde diversité de l’humanité. Non seulement c’est possible mais c’est vital !

 

On vous demande un avis, donnez le donc, quittez le Sarkollande, ce pays désespérant que personne ne peut aimer. Après le premier tour, il n’y a, pour nous, plus aucun choix : Chirac ou Le Pen, Hollande ou Sarkozy, vous trouvez pas qu’on se fout de nous ! Combien de temps encore ?

 

Les Indignés disent donc :

Ouvrez les yeux, fermez la télé, prenez la rue et réclamez vos droits, tous ceux qu’on vous a volés et en premier votre dignité. Personne ne le fera à votre place. Cherchons ce qui nous unit, pas ce qui nous divise. Ne donnons plus un mandat aveugle à ceux qui n’ont aucun compte à rendre. Nous sommes les 99%, nos rêves ne rentrent pas dans des urnes !

 

Et rappelez-vous ‘citoyens’ ! La furie échevelée qui mène le peuple aux barricades, on l’a appelée    ‘Marianne’ mais son vrai nom c’est LIBERTE.

 

medium_barricades_-_marianne.jpg

 

Autrement dit peut importe la ‘République’, celle-ci vraiment a fait son temps, nous nous battons pour bien plus grand ! 

 

Les Indignés de Nîmes

 


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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 12:37

 

http://www.fruncut.org/blog/21-avril-arrivee-marches-populaires-paris

Posté le 17 avril 2012 à 00:37:00


 

La direction suivie par nos sociétés mondialisées indique clairement que nos responsables politiques ont pris le parti des plus puissants. Les élections présidentielles nous offrent la possibilité d'occuper le paysage médiatique et d'être entendu.

En 1930, Gandhi entamait la « marche du sel » pour affirmer une indépendance économique face à l'envahisseur anglais. En ce moment, six marches convergent vers Paris pour faire valoir un réel droit de contrôle démocratique sur nos institutions. L'enjeu est cette fois dans nos têtes et se passe de bouche à oreille. Comme pour les indiens, il est question de notre dignité et comme pour les indiens, nous atteindront notre but si nous partageons ces même valeurs fondamentales que sont la liberté, l'égalité et la fraternité.

Avec notre créativité jusqu'ici trop sclérosée au service d'une minorité, en ce premier jour d'un renouveau, dessinons ensemble les initiatives pour un changement constructif.

Le 21 avril, écrivons notre histoire !

 

 


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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 21:03

 

 12 présents

 

         A l'ordre du jour :

 

         - compte rendu de la brocante du dimanche 15 Avril;

         - les élections;

         - première approche pour l'action des 12 et 15 Mai;

 

          1- Cette brocante s'est tenue dimanche 15 Avril place St Charles et sur le Gambetta.

 

               Une brocante c'est un travail de longue haleine et il ne faut pas compter ses heures. Il faut déjà choisir, trier ce qui a été acquis quasiment au quotidien et en fonction des opportunités par chacun et que l'on veut présenter à la vente. Ensuite, il faut des volontaires la veille de la brocante pour charger les voitures et bien souvent à différents endroits en fonction de là où le matériel est stocké.  Ensuite, le jour dit, à 4 heures du matin, levée des corps pour les plus courageux (en l'occurence une courageuse) pour réserver et retenir les meilleures places. Enfin, vers 5-6 h les amis arrivent, décidés, prêts à travailler.

 

               De l'avis général, cette première brocante qui s'est déroulée dans une froidure anormale pour la saison a été un franc succès. La caisse, comptée et recomptée au cours de la journée n'a cessé de motiver nos vendeurs à faire toujours plus pour gagner plus !

Le résultat a été à la hauteur des investissements et nous pouvons remercier :

Joëlle, Marleen, Jean Paul, Michel, Vincent, William...... et les autres pour leur détermination et leur présence.

Si nous insistons sur ce sujet, c'est pour signifier combien un mouvement tel que le notre, c'est à dire non structuré et sans finance est dépendant de ce genre d'évènement. Sans moyen, pas de tract, pas de déplacement, pas d'affichage.........pas de moyen de se faire entendre, de se faire comprendre, de se faire connaître....de combattre ce système !

Nous espérons donc pour la continuité de notre lutte une implication un peu plus conséquente de l'ensemble de notre collectif !

 

          2- L' Action du 21 Avril 2012,

 

               22 les v'là !

 

               Dernière ligne droite avant le premier tour des élections de dimanche. Enfin !

Depuis des mois les médias ont fait leur buzz sur leur deuxième tour. Choix cornélien s'il en est : libéralisme de droite ou libéralisme de gauche ? telle est pour eux la question qu'ils nous rabâchent sans relâche. Mais est-ce surprenant lorsque l'on connait les noms des grands groupes financiers détenteurs des chaines de télé, des stations radio ou des journaux ?


Ce qui est gênant c'est le dénominateur commun : libéralisme;

ce qui est gênant c'est l'absence de campagne en tant que telle;

ce qui est gênant c'est la course à l'échalote à laquelle ce sont livrés les 2 acteurs qui recueillent la majorité des attentions médiatiques;

ce qui est gênant c'est qu'à aucun moment un vrai programme prenant en compte le quotidien actuel et futur des citoyens n'a été présenté;

ce qui est gênant c'est qu'aucun projet vis à vis de la dette n'a été expliqué;


mais ce qui est vraiment gênant pour eux, c'est qu'il y a d'abord un premier tour. Dans ces conditions et afin d'éviter toute surprise, attention à la manipulation médiatique de cette dernière semaine mettant en exergue l'abstention; Attention aux vrais-faux sondages annoncés pour nous lobotomiser, nous décourager, nous rendre fatalistes un peu plus !

 

Alors, c'est vrai qu'entre le parlement de Bruxelles et le notre il y a connivences;

c'est vrai que les lobbyistes agissent en sous marin; 

 c'est vrai que cette élection dessinée telle quelle, ressemble plus à une supercherie qu'à une réelle   volonté de changement

c'est vrai qu'il y a un mouvement pour faire reconnaître le vote blanc ; d'ailleur attention, un vote nul n'est pas un vote blanc ! 

c' est vrai que ce système n'a de "démocratie" que le nom;

c'est vrai qu' aucun d'entre nous ne veut se retrouver dans les mêmes conditions que la Grèce ou le portugal;

c'est vrai qu'aucun d'entre nous ne veut se voir infliger des plans d'austérité gravissimes, totalement injustes et insoutenables;

c'est vrai que l'écologie est le parent pauvre de cette campagne;

 

C'est pourquoi les Indignés de France et de Navarre ont décidé d'une action la veille de ce premier tour.

 

D'abord au niveau national cela va être à Paris le rassemblement de tous les marcheurs partis des différentes régions depuis plusieurs semaines. Nous nous devons de soutenir cette initiative. C'est le moins que l'on puisse faire puisqu'aucun nimois n'y a participé.

Ensuite, un tract en cours d'élaboration sera distribué pour discuter avec les passants; Le thème sera : Voter c'est bien mais cela ne suffit pas ! tout un programme !

Enfin une démarche plus spectaculaire avec urnes et vote original sera déterminée ce mercredi soir. Venez apporter vos idées, votre concours et votre bonne humeur à 18h place de la Maison Carrée et samedi 21 à partir de 13h même lieu.

 

          3- Premières approches des actions des 12 et 15 Mai;

 

         Fort de sa dynamique et de son réseau international présent sur tous les continents, averti que les drames humains et les catastrophes écologiques continuent à un rythme effroyable, déterminé à accueillir les nouvelles générations dans un monde de paix, d’Amour, de dignité, de créativité, de Nature et de couleurs, l’ensemble des réseaux du mouvement du 15O (15 Octobre 2011) a décidé d’appeler à une nouvelle mobilisation internationale les 12 MAI et 15 MAI 2012 dans toutes les villes de la Planète Terre.
 

Au vu de cette présentation, l'ambition est grande. Raison de plus pour commencer à réfléchir localement sur le ton à donner à cette manifestation d'autant plus que nous serons en pleine "législatives".

     

                           Bonne lecture et à bientôt pour les réunions et les actions !


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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 20:57

 

http://www.rtl.be/info/economie/bourse/871571/les-indignes-et-occupy-wall-street-manifesteront-a-bruxelles-le-12-mai

Belga | 17 Avril 2012 16h44



Les Indignés et Occupy Wall Street manifesteront le 12 mai prochain dans plus de trente villes, dont Bruxelles, ont annoncé mardi les deux mouvements dans un communiqué.
Le 15 octobre dernier, plus d'un million de personnes étaient descendues dans les rues de plus de 1.000 villes pour exiger du changement. Les Indignés et Occupy Wall Street veulent remettre le couvert et appellent donc à une nouvelle manifestation le 12 mai prochain. A Bruxelles, le mouvement partira de la gare du Nord à 13h. La fin de la manifestation est prévue à 17h. Les manifestants souhaitent, à travers cette action, exprimer leur indignation face à la situation sociale du monde. (MUA)

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