Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 13:45

 

Le Monde.fr avec AFP | 25.04.2012 à 13h29 • Mis à jour le 25.04.2012 à 15h28

 
 
L'entreprise s'est déclarée mardi en cessation de paiement. Nicolas Sarkozy s'est dit prêt, sur France Info, à recevoir les dirigeants de Neo Sécurité s'ils le souhaitent.

 

La CGT de Neo Sécurité a dénoncé mercredi 25 avril dans un communiqué "la gestion douteuse" du PDG du numéro deux des entreprises de ce secteur, Jean-Michel Houry. Le syndicat met en avant les salaires "extravagants" des dirigeants et la location du siège social, qui "plombent les comptes de l'entreprise". Les frais structurels s'élèveraient ainsi à 10 millions par an selon le syndicat.

L'un des dirigeants aurait un salaire qui tournerait autour de 400 000 euros par an, dénonce également un délégué syndical, qui s'appuie sur les observations d'un cabinet d'experts qui pointait la disparité impressionnante entre le salaire et la situation de l'entreprise.

"C'est à travers le chantage à l'emploi, utilisé comme variable d'ajustement" que le patron de Neo Sécurité en appelle au gouvernement et au financement public pour pallier la gestion catastrophique de son entreprise, a ajouté le syndicat.

Neo Sécurité, qui emploie 5 000 salariés, s'est déclarée mardi en cessation de paiement auprès du tribunal de commerce de Paris. Mercredi, Nicolas Sarkozy s'est dit prêt, sur France Info, à recevoir les dirigeants de l"entreprise s'ils le souhaitent.

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 13:38

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 25.04.2012 à 14h18 • Mis à jour le 25.04.2012 à 15h29

 
 
L'UFC-Que Choisir "agit en justice : pour l'exemple, 5 associations locales ont déposé plainte pour défaut d'offre alternative contre des magasins des groupes Carrefour, But, Fly, Cora ; la Fédération a fait de même auprès du TGI de Paris contre Sofinco, Financo, Cetelem, Cofidis et Cofinoga".

 

L'UFC-Que Choisir a annoncé mercredi avoir déposé plainte contre des magasins de grande distribution pour non-respect de la loi française sur le crédit à la consommation. Après une enquête dans des magasins et des sites Internet, l'association de consommateurs fait en effet état de "résultats affligeants", un an après l'entrée en vigueur de la loi Lagarde censée protéger les consommateurs.

La loi Lagarde, du nom de l'ancienne ministre de l'économie, entrée en vigueur en mai 2011, insiste notamment sur la nécessité d'offrir à l'emprunteur la possibilité de choisir entre crédit renouvelable ou non pour tous les crédits d'un montant supérieur à 1 000 euros. Le nombre de comptes de crédit renouvelable en France avait alors diminué de 2 millions sur la seule année 2011, selon l'Association française des sociétés financières. Le crédit renouvelable, aussi appelé credit revolving, consiste à emprunter une somme d'argent utilisable à tout moment et renflouée au fur et à mesure des remboursements.

 

"LA FABRIQUE DE MALENDETTEMENT"

L'association souligne par exemple le fait que les lieux de vente ne proposent pas systématiquement une offre de crédit autre que celle pour le renouvelable et que les sites Internet spécialisés ne la mettent pas en avant. Elle regrette également que les cartes de fidélité, que les clients peuvent être amenés à prendre pour obtenir un crédit sans frais ou amortissable, soient dans 75 % des cas assorties d'un crédit renouvelable.

"Refusant que la fabrique de malendettement continue de tourner à plein régime et décidée à promouvoir un endettement des ménages socialement et économiquement productif, l'UFC-Que Choisir saisit la DGCCRF [Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes] pour que la loi Lagarde soit respectée et les infractions sanctionnées", poursuit le texte.

En outre, elle "agit en justice : pour l'exemple, 5 associations locales ont déposé plainte pour défaut d'offre alternative contre des magasins des groupes Carrefour, But, Fly, Cora ; la Fédération a fait de même auprès du TGI de Paris contre Sofinco, Financo, Cetelem, Cofidis et Cofinoga". L'association ajoute qu'elle "intervient auprès des parlementaires pour demander : l'interdiction de la vente de crédit renouvelable sur le lieu de vente ; la déliaison totale entre carte de fidélité et crédit renouvelable ; la vérification de la solvabilité corroborée par des pièces justificatives à partir de 1 000 euros empruntés ; sans oublier l'interdiction du démarchage en matière de crédit".


 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 13:31

 

Le Monde.fr avec AFP | 25.04.2012 à 11h05 • Mis à jour le 25.04.2012 à 12h56

 
 
Les tractations devront aboutir rapidement, faute de quoi les leaders politiques pourraient être obligés de rappeler aux urnes les 45 millions d'électeurs britanniques.

Le Royaume-Uni est officiellement retourné en récession au début de cette année, après avoir enregistré une contraction de son économie pour le deuxième trimestre d'affilée - une surprise pour les analystes, qui misaient sur une légère hausse de 0,1 % du produit intérieur brut, et une mauvaise nouvelle pour le gouvernement de David Cameron.

Selon une première estimation officielle publiée mercredi 25 avril, l'économie britannique s'est contractée de 0,2 % au premier trimestre 2012, après une baisse de 0,3 % au trimestre précédent. Le pays était sorti de la récession fin 2009.

 

 DES FINANCES PUBLIQUES EN BERNE

Cette mauvaise nouvelle succède à celle annoncée mardi par le gouvernement : les finances publiques du Royaume-Uni se sont à nouveau dégradées en mars, obligeant le pays à emprunter 18,2 milliards de livres (22,3 milliards d'euros) - un record depuis novembre 2010.

 

 POURSUITE DE L'AUSTÉRITÉ

Le ministre des finances britanniques, George Osborne, a confirmé mercredi la poursuite de la politique d'austérité de son gouvernement après l'annonce surprise d'un retour du Royaume-Uni en récession.

"La seule chose qui aggraverait encore la situation serait d'abandonner notre programme, qui est crédible, et d'augmenter délibérément notre déficit public et de créer encore plus de dette", a déclaré M. Osborne dans un communiqué.

Le ministre conservateur a reconnu que le Royaume-Uni se trouvait dans une "situation économique très difficile" mais a souligné qu'elle était d'autant plus complexe que "tant d'autres pays européens sont déjà en récession ou sont en train d'y tomber". "Cela prend plus de temps que prévu pour nous relever de la plus grande crise de la dette que nous ayons connue de mémoire d'homme", a ajouté le chancelier de l'Echiquier.

 

 LA LIVRE STERLING CHUTE

Plombée par l'annonce de ce retour en récession, la livre sterling repartait en nette baisse face à l'euro et au dollar mercredi. En milieu de matinée, la livre britannique, qui évoluait au préalable en légère hausse, est tombée à 82,09 pence pour un euro, son niveau le plus faible depuis une semaine.

Pourtant, la veille, la livre était montée à 81,44 pence pour un euro - son niveau le plus élevé depuis août 2010 -, portée par un mouvement initié mercredi dernier par le fait que la Banque d'Angleterre avait semblé repousser de nouvelles mesures de soutien à l'économie. De telles mesures, qui se traduisent par des injections de liquidités, ont pour effet de diluer la valeur de la livre.

Lire notre éclairage : "L'économie britannique à l'épreuve de la crise de la zone euro"

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 13:25
http://www.observatoiredeleurope.com/Farines-animales-et-semences-l-horreur-agricole_a1685.htm
Mercredi 7 Décembre 2011


Il y a quelque chose de pourri dans la gestion de notre agriculture. Après l’autorisation du Conseil d’Etat à la commercialisation des OGM Monsanto, l’UMP veut interdire aux agriculteurs de ressemer les graines issues de leur culture et la Commission Européenne veut autoriser à nouveau les farines animales.



Farines animales et semences : l’horreur agricole
La privatisation du vivant
 
Cela m’a été signalé par un commentateur, et le blog économique et social, associé sur Marianne 2, a fait un excellent papier sur le sujet. Aujourd’hui, les espèces végétales créées par les laboratoires sont protégées par un COV, Certificat d’Obtention Végétale. Ce « brevet européen » interdit de ressemer les graines issues de la culture des agriculteurs pour garantir leurs revenus. Mais aujourd’hui, 50% des semences restent issues de la culture, ce que cette loi veut interdire.
 
Bien sûr, il est légitime de garantir que ceux qui investissent dans la recherche en tire un profit. Néanmoins, cela pose un double problème. Tout d’abord, à un moment où les agriculteurs sont la variable d’ajustement des marchés et souffrent souvent très durement des variations de prix, au point de parfois voir leurs revenus  temporairement disparaître, il paraît scandaleux de privilégier ainsi le droit des plus forts sur celui des plus faibles, qui n’auraient plus le droit d’utiliser le fruit de leur travail.
Ensuite, comme le remarque justement Eugène, le fait de ressemer contribue à la diversité des cultures en permettant à la nature de faire évoluer des semences, favorisant leur résistance et leur évolution. Cette privatisation de la nature pose de vrais risques écologiques. Bref, encore une fois, les grands groupes privés tirent leur épingle du jeu dans cette Europe qui semble conçue pour leur rendre service. Plus globalement, l’Etat devrait sans doute jouer un rôle plus grand dans ce domaine.
 

Le retour des farines animales
 
C’est une des plus grandes monstruosités provoquées par la marchandisation à outrance de notre alimentation. Dans les années 1980, le recyclage des carcasses d’animaux en farines a créé une filière lucrative. A l’époque, personne ne semble s’être soucié de l’horreur de certaines pratiques : recyclage d’animaux malades, cannibalisme ou le fait de transformer des herbivores en charognards. Une bonne leçon sur les conséquences du laisser-faire.
 
Et au bout du compte, ces horreurs ont produit la maladie dite de la vache folle, qui s’est transmise à l’homme. Assez logiquement, le commerce des farines animales a été interdit en conséquence. Mais bien évidemment, les intérêts économiques ont fini par reprendre le dessus. Et très logiquement, la Commission Européenne, toujours prompt à défendre les intérêts économiques des uns et des autres, a poussé l’idée, comme je l’avais déjà rapporté en août 2010.
 
Bien sûr, on nous assure, la main sur le cœur, que les horreurs du passé ne seront pas répétées. Les animaux malades ne seront pas recyclés de la sorte. On ne transformera plus les herbivores en charognards et le cannibalisme ne sera pas autorisé. Le motif économique sera habilement utilisé. Mais la confiance est cassée sur ce sujet. Comment croire de telles institutions qui ont trop souvent montré qu’elles donnaient la priorité aux intérêts de l’argent et à la libéralisation sur tout le reste ?
 
La réglementation de l’ensemencement des champs des agriculteurs (avec le propre fruit de leur travail) et l’autorisation des farines animales sont les produits d’une même marchandisation à outrance de notre alimentation. La logique ultime ? Que de grandes multinationales contrôlent toute la filière ?

Laurent Pinsolle
http://www.gaullistelibre.com/
Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Alertes- Ce que vous devriez savoir
commenter cet article
25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 13:17

 

http://www.telerama.fr/cinema/cinema-grec-apres-angelopoulos-le-vrai-deluge,80441.php#xtor=RSS-18

 

Reportage | La crise est au cœur du film inachevé du maître, disparu en janvier. La jeune génération de cinéastes, elle, la vit, sans moyen et avec l'énergie du désespoir.

 

Le 25/04/2012 à 15h59 - Mis à jour le 25/04/2012 à 12h50
Laurent Rigoulet - Télérama n° 3249

 

 

 

 

Attenberg, de Rachel Tsangari.

 

Un éléphant et un toucan, des arbres noueux et des lianes sur lesquels planent des oiseaux d'un noir luisant : la peinture d'une jungle bariolée et naïve dévore la façade et grimpe jusqu'aux fenêtres. De l'autre côté de la rue, on voit un drôle de squelette, la silhouette d'un émeutier en action, l'œil noir de Che Guevara et bien d'autres graffitis, portraits au pochoir, slogans à n'en plus finir, tags, affiches gribouillées, déchirées, recollées, entrelacées. Plusieurs couches d'une imagination débridée et d'une rage toujours à vif... De son bureau d'Athènes, au rez-de-chaussée d'un immeuble d'Exarhia, le quartier d'où partirent les émeutes de 2008, Theo Angelopoulos avait une vue imprenable sur l'agitation du pays.

Dans L'Autre Mer, qu'il tournait en janvier quand un motard l'a fauché entre deux prises, il avait tenu à rendre hommage à son « poste d'observation », à enregistrer, en plan-séquence, les peintures qui couvraient ses murs et où s'exprimaient « la vie, la colère, la confusion ». Pour la première fois en quarante ans de carrière, le cinéaste filmait le cœur de sa ville, son quartier, son bastion depuis l'époque où il s'inventait « un langage secret » sous la menace de la dictature. « Je veux parler frontalement de la crise qui touche mon pays », confiait-il l'an passé. Ça semblait l'urgence. Angelopoulos se disait affligé, effrayé, bouleversé par l'ampleur du gâchis et le manque de perspectives politiques. « L'image que je garde de lui, dit une assistante qui l'a accompagné dans ses derniers travaux, c'est celle d'un homme qui reste des heures à sa fenêtre. Et qui pleure. » (1)

« Nous sommes en plein cauchemar.
Ce n'est pas une crise, c'est une catastrophe. »

Phoebe Angelopoulos

L'auteur du Voyage des comédiens et de L'Eternité et un jour (Palme d'or à Cannes en 1998) passait le plus clair de sa vie au cœur du tumulte. Le soir, quand les manifestations tournaient à l'émeute, il s'enfermait dans son bureau, éteignait les lumières pour entendre monter le bruit de la rue. Les volets restent souvent fermés, aujourd'hui. Le QG du cinéaste est plongé dans la pénombre. Des bouquets de roses sèchent sur son bureau près d'un livre et d'un cahier ouvert sur le programme d'une journée. Une feuille, au mur, est frappée de quelques mots qui fixaient un cap : « Le voyage en soi-même. »

<p><em>L'Autre Mer</em>, film inachevé de Théo Angelopoulos.</p>

L'Autre Mer, film inachevé de Théo Angelopoulos.


Les photos des acteurs de L'Autre Mer sont encore épinglées au-dessus d'un plan de travail. La veuve du cinéaste, Phoebe, qui était aussi sa productrice, répond d'un air absent au téléphone et griffonne des numéros parmi un entrelacs de notes où l'on ne distingue plus rien. « Nous sommes en plein cauchemar. Ce n'est pas une crise, c'est une catastrophe. » Theo Angelopoulos avait remué ciel et terre pour monter son projet. L'argent faisait cruellement défaut et il s'était lancé dans le tournage sans être sûr d'être financé jusqu'au bout. Tout s'est effondré. Le film inachevé, dont son épouse affirme qu'il allait « tendre à la Grèce un miroir », renvoie brutalement à un lourd sentiment d'impuissance.

« Theo était très marqué par l'échec
de notre génération et des courants
de gauche qui nous ont portés. »

L'écrivaine Rhea Galaki

Les derniers plans filmés par Theo Angelopoulos, le soir où la mort l'a fauché, sont ceux d'immigrés débarquant dans la nuit noire d'une ville portuaire. La détresse des clandestins affluant en Grèce pour filer vers l'Europe du Nord avait été le déclic du film. Le cinéaste s'était imprégné de longues conversations avec Rhea Galaki, écrivaine de Patras, où des camps de transit furent détruits par la police. « L'immigration est un énorme drame en Grèce, dit-elle. Et Theo se désolait de notre impuissance à le gérer. Nous avons essayé d'aider les clandestins, la gauche s'est mobilisée, mais les lois ne sont pas respectées. Theo se disait en pleine confusion, il était très marqué par l'échec de notre génération et des courants de gauche qui nous ont portés. »

Dans L'Autre Mer, le cinéaste fait tenir aux clandestins leur propre rôle, s'inspire de leur histoire et de leur quotidien, des tracasseries administratives, de la mort de l'un d'eux et de la procession de ses funérailles pendant le tournage. Les frontières devaient être poreuses entre le film et le monde au-dehors, les ouvriers révoltés étaient souvent joués par des figurants ayant perdu leur emploi, le désarroi grec s'invitait dans chaque scène. « Il a travaillé longtemps, il a écrit plus de cent versions du scénario parce qu'il voulait s'imprégner de la manière dont la crise s'étendait dans le pays », dit Petros Markaris, qui collaborait à l'écriture des films d'Angelopoulos depuis les années 1970. « Il n'était pas question, pour autant, de la représenter de manière littérale et réaliste. Comme toujours, il y avait plusieurs niveaux de récit dans son film. A côté des immigrés, il s'intéressait à une usine en grève et à une troupe d'acteurs qui tentaient de monter L'Opéra de quat' sous, de Bertolt Brecht et Kurt Weill, écrit au coeur de la panique économique et sociale des années 1920 en Allemagne. Il voulait tisser un fil entre les miséreux de la pièce et ceux de la Grèce d'aujourd'hui. »

 

 

Casus Belli, court métrage de Yorgos Zois (bande-annonce).


« Regardez-nous, lui lance un jour Yorgos Zois, un apprenti cinéaste qu'il a pris sous son aile. Les immigrés, dans ce pays, c'est nous ! Tous les jeunes Grecs qui ne trouvent pas leur place et vivent dans des conditions extrêmes de pauvreté et de violence ! » Auteur d'un court métrage remarqué (Casus Belli), Yorgos Zois a décroché un poste d'assistant auprès d'Angelopoulos après lui avoir juré qu'il se couperait un doigt s'il n'obtenait pas un rendez-vous. Le cinéaste s'est pris d'amitié pour ce jeune étudiant en physique nucléaire, diplômé et sans perspectives. Pendant que monte la crise, les deux hommes courent ensemble les laboratoires pour trouver des bouts de pellicule bradée et restent des journées entières à dialoguer dans la forte chaleur de l'été, quand Athènes est déserte : « Sois attentif, disait Angelopoulos. Observe bien ce cinéaste qui a connu tous les honneurs, tous les succès, et qui n'a plus les moyens de travailler... » Les discussions sont nombreuses. Yorgos Zois est du nombre des anarchistes qui font flamber le quartier d'Exarhia, et le réalisateur est avide d'informations sur cette jeunesse perdue qu'il ne sait pas comprendre et encore moins guider. Il se dit hanté par la faillite du monde qu'il va léguer à ses filles, effrayé par le fracas d'une révolte sans discours ni programme. « Il n'aimait pas la violence et les masques des manifestants. Je lui répétais sans cesse : "Notre message, c'est l'action". Dans son film, il avait prévu de montrer les émeutiers. » 

« La crise ne peut que nous inspirer,
elle nous offre des émotions à n'en plus finir. »
Le cinéaste Argyris Papadimitropoulos.


Figure d'autorité ombrageuse, Angelopoulos, loin d'être aimé de tous, souffrait du fossé qui semblait se creuser irrémédiablement entre les générations. Il tenait à son statut, mais vivait avec difficulté son rôle de patriarche dans le monde du cinéma grec qui, à l'image de l'Etat, était (mal) g­éré, d'accointances en accointances. Il est vrai que, pour certains cinéastes de la jeune génération qui accèdent aujourd'hui aux festivals internationaux, Theo Angelopoulos n'est qu'un nom lointain, totalement coupé de leur réalité. Ils connaissent souvent sa réputation plus que ses films et raillent son académisme. « Par sa stature, sa notoriété, il incarnait tout ce qui nous hérissait dans le cinéma grec », dit Yorgos Lanthimos, réalisateur de Canine, primé à Cannes en 2009 et nommé aux Oscars. « Il représentait l'establishment, les privilèges, les passe-droits, la pesanteur d'un système où tout l'argent allait invariablement, et depuis une éternité, aux mêmes cinéastes. »

 

<p>En haut : <em>Canine</em>, de Yorgos Lanthimos. En bas : <em>Unfair World</em>, de Filippos Tsitos.</p>

En haut : Canine, de Yorgos Lanthimos. En bas : Unfair World, de Filippos Tsitos.


La rupture est nette. En l'absence d'école de cinéma nationale et sans le moindre soutien de l'Etat, la nouvelle génération s'est inventée de toutes pièces en réglant ses comptes avec les figures tutélaires du pays. Reprenant avec une ironie aigre-douce le titre d'un film d'Angelopoulos (Paysage dans le brouillard), les jeunes auteurs et producteurs ont lancé, il y a trois ans, un mouvement baptisé Cinéastes dans le brouillard. D'un même élan, ils ont boycotté le festival de Thessalonique pour protester contre son mode de sélection opaque et ont bataillé pour la remise à plat du mode de financement des films. « C'était sans doute le premier mouvement citoyen qui demandait ouvertement la fin de la corruption », dit Filippos Tsitos, réalisateur de L'Académie de Platon et d'Unfair World, primé en 2011 à San Sebastián. « Nous avons réussi à réformer le système et à obtenir de nouvelles lois. A l'époque, je me disais : peut-être que si d'autres métiers, d'autres groupes de citoyens s'unissent et s'organisent pour réclamer un changement, nous irons vers une petite révolution... Mais rien n'est arrivé. Et la crise financière s'est refermée sur nous comme un piège. Difficile de réclamer des subventions quand on nous répond que les caisses sont vides. »

 


Unfair World,
de Fillipos Tsitos (bande-annonce).

 

Parmi les graffitis d'Athènes, on trouve encore des autocollants qui portent la signature d'une « jeunesse gâchée » (wasted youth) : ils ont été posés par le jeune héros d'un film du même nom, inspiré de la bavure policière qui lança les émeutes de 2008. Tourné à l'arraché et sans budget, Wasted Youth est emblématique d'un nouveau cinéma grec qui ne demande (presque) rien à personne, carbure à l'énergie du présent et fleurit sur le front d'une société en pleine implosion. « La crise ne peut que nous inspirer, dit Argyris Papadimitropoulos, réalisateur de Wasted Youth. Elle affecte tous les compartiments de notre existence, touche de plein fouet la majorité de nos amis, elle nous stimule et nous offre des histoires, des émotions, des bouleversements à n'en plus finir. »

<p>En haut : <em>Attenberg</em>, de Rachel Tsangari. En bas : <em>Wasted Youth</em>, d'Argyris Papadimitropoulos.</p>

En haut : Attenberg, de Rachel Tsangari. En bas : Wasted Youth, d'Argyris Papadimitropoulos.


Les cinéastes ne cherchent pas à tenir la chronique de la crise, mais plutôt à s'en échapper, à la transcender par l'imagination. Ils rechignent à parler d'une « nouvelle vague », mais les collages pop de Rachel Tsangari (Attenberg), les provocations grinçantes de Yorgos Lanthimos (Canine), les fables kaurismäkiennes de Filippos Tsitos (L'Académie de Platon), l'excentricité « queer » de Panos H. Koutras (Strella) valent à cette génération d'être rangée, par la presse anglo-saxonne, sous l'étiquette de « vague bizarre », qui ne lui va pas trop mal.

 


L'Attaque de la moussaka géante, de Panos H. Koutras (1990).

 

« La crise ne nous est pas tombée dessus du jour au lendemain, nous voyons le pays se dérégler depuis longtemps », dit Panos H. Koutras qui, à la fin des années 1990, a réalisé une fantaisie de série Z quasi prophétique, L'Attaque de la moussaka géante. « Quand je suis rentré de France où j'ai fait mes études, dans les années 1990, j'ai retrouvé un pays que je ne reconnaissais pas, débordant d'une fausse richesse, d'une immense corruption à laquelle nous participions tous en ne déclarant rien aux impôts. Tous mes films ont en arrière-plan la bourgeoisie en train de pourrir. » Comme ses confrères, P­anos H. Koutras a réalisé ses films avec ses propres fonds et la participation de ses proches. Un système de la dèche fondé sur l'entraide et la solidarité qui sert, aujourd'hui, de ciment à cette jeune école. « Il serait tentant de parler d'une communauté artistique, dit Yorgos Lanthimos, mais nous travaillons ensemble par la force des choses, nous nous proposons mutuellement des solutions car nous n'avons pas d'alternative. Il n'y a jamais eu aussi peu d'argent pour produire ; nous tentons de contourner cet écueil, d'assumer cette pauvreté. »

L'énergie est phénoménale, mais le moral n'est pas à la hausse. « L'absence de projet politique pour le cinéma est un scandale, déplore Panos H. Koutras. Les films sont, pourtant, la seule chose positive qui soit sortie de Grèce ces dernières années. La culture n'intéresse personne. Les Grecs ont le sentiment qu'ils ont déjà donné avec Socrate et Platon... » Panos H. Koutras cherche à développer son nouveau projet avec une aide de l'étranger ; Rachel Tsangari, qui se lance dans un film de science-fiction, fait la navette entre Istanbul et Varsovie ; Yorgos Lanthimos s'est installé à Londres pour écrire un drame en costumes ; Filippos Tsitos travaille « comme un damné » pour la télévision allemande. « Il est à peu près impossible de gagner sa vie comme cinéaste dans la Grèce d'aujourd'hui, dit-il. Les commandes publicitaires, qui nous ont permis de nous débrouiller à l'époque de l'argent facile, sont en berne. Les télévisions ne produisent rien. »

La tendance est à la survie, pour cette génération qui s'est rebaptisée « low no budget » (petit budget égal à zéro). Il en faudra sans doute plus pour bâtir des carrières, mais l'ambition et l'imagination frondeuse ne fléchissent pas. Yorgos Zois, le protégé d'Angelopoulos, veut mettre en scène, lui aussi, une troupe de théâtre montant son spectacle, sauf que les acteurs en sont des terroristes. Et Filippos Tsitos résume ainsi sa comédie à venir, hélas devenue d'une brûlante actualité : « Trois femmes octogénaires décident de se suicider ensemble. Elles laissent un mot : "Nous ne pouvons plus vivre de nos retraites et nous ne voulons être un fardeau pour personne. C'est mieux pour tout le monde si nous disparaissons. A bientôt"... » 

(1) Elodie Lelu, assistante du cinéaste, prépare un carnet de tournage aux Editions de la Transparence, L'Eternité pour Theo Angelopoulos.

À voir
Hommage à Theo Angelopoulos
Lecture du scénario de La Poussière du temps (2008, inédit en France), lundi 4 juin 2012, 21h, au Théâtre de la Ville, à Paris, et en direct sur France Culture.

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Grèce
commenter cet article
25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 13:12

 

 

 

LE MONDE | 25.04.2012 à 14h50 • Mis à jour le 25.04.2012 à 14h52

Par Mélina Gazsi

 
 

Voilà un cahier pour ne pas colorier idiot, et plus encore pour mettre en couleur les combats menés depuis des siècles dans le monde pour la justice et les droits de l'homme. S'y côtoient Spartacus, Ghandi, Toussaint Louverture, Martin Luther King, Rosa Parks, Aung San Suu Kyi, l'abbé Pierre, le dalaï-lama et tant d'autres figures plus ou moins connues et parfois oubliées. Dans ce cahier de coloriage de 64 pages, l'histoire des luttes n'a pas de frontières. A la prise de la Bastille et à la Résistance succèdent les manifestations contre la guerre du Vietnam à Washington, les Jeux olympiques d'été de 1968 à Mexico, la "révolution des oeillets" au Portugal en 1974, la chute du mur de Berlin et le "printemps arabe"... Un livre d'histoire en quelque sorte, que les parents pourront commenter à leur guise !

 

"Indigne toi !" de Corinne Sellier.

Indigne-toi ! Cahier de coloriage de Corinne Sellier. 60 p., 7,99 €. Editions Chiflet & Cie. Hugoetcie.com

Mélina Gazsi

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Les indignés d'ici et d'ailleurs
commenter cet article
25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 13:05

 

 

 

 

LE MONDE | 23.04.2012 à 15h39 • Mis à jour le 24.04.2012 à 10h30

Par Christine Taconnet

 
 
Un guérillero urbain à Londres.

 

Ils sortent souvent la nuit, seuls ou en groupe. Ils semblent sans arme. Mais, au fond de leurs poches, de petites boules de terre s'entrechoquent. Des bombes à graines. Au prochain arrêt, l'air de rien, ils les lanceront sur le sol délaissé d'une friche urbaine. Avec un peu de chance, dans quelques jours, cet espace fleurira. Puis ils repartiront biner un chantier à l'abandon, entretenir les boutures d'un pied d'arbre ou végétaliser d'autres interstices dans le béton.

Leur combat a un nom : la guérilla jardinière. Inventé à New York dans les années 1970, le terme a retrouvé ses lettres de noblesse après la publication en 2003 d'un opus, On Guerrilla Gardening, devenu la bible des militants et traduit en français en 2010 chez l'éditeur alternatif Yves Michel.

L'auteur, Richard Reynolds, un professionnel de la publicité fan de jardinage, lui-même guérillero clandestin, y fait le point sur l'histoire du mouvement, ses valeurs, ses techniques. Le Britannique se consacre à cette activité qu'il retrace sur son site (Guerrillagardening.org) et donne des conférences sur le sujet dans le monde entier. Sa définition est toute prête : "La guérilla jardinière, c'est la culture sans autorisation de terrains qui ne vous appartiennent pas." Une fertile occupation des sols abandonnés, en somme.

Dans les faits, les attaques ciblent surtout les espaces publics négligés. A Londres, les militants y plantent des massifs de fleurs. A Paris, ils préfèrent les potagers. L'art et la poésie ne sont jamais loin de ces séances de bêchage collectif et autogéré. Il suffit de suivre les tags en mousse qui grimpent le long des murs de ciment. Le Centre Georges-Pompidou à Paris ne s'y est pas trompé, qui organisait sur ce thème, l'hiver dernier, des ateliers lors de son exposition "Green Attitude".

 

"FAIRE PASSER UN MESSAGE POLITIQUE"

Combien sont-ils dans le monde à s'en revendiquer ? Le chiffre de 60 000 militants circule, difficile à vérifier, car le cercle est mouvant. Il tend surtout à s'étendre. En France, le réseau va de Rennes à Bordeaux, de Lyon à Nantes. Le mardi 1er mai, ces groupes s'associeront à leurs camarades hors des frontières pour une "grande fête globale du jardinage illégal de tournesol" (International Sunflower Guerrilla Gardening Day). Plantations hautes en couleur assurées.

"Pour les militants à la marge, ces actions sont une façon provocante de faire passer un message politique sur la propriété, le vivre-ensemble et la nature", signale Richard Reynolds. Les membres de la plate-forme Guerrilla Gardening Paris se voient ainsi comme des résistants, plus tournés vers la critique de l'urbanisme contraint que vers l'embellissement du bitume. "Nous sommes proches du mouvement des peuples sans terres ailleurs dans le monde, précise Gabe, coordinateur de la plate-forme. L'idée est de s'approprier nos rues et d'agir pour un patrimoine plus diversifié des espaces verts."

Certaines municipalités ont décidé de s'associer à des initiatives s'inspirant du guerrilla gardening, comme Embellissons nos murs à Rennes ou Laissons pousser, partie d'Ile-de-France. "Pour les gens, le guerrilla gardening est une façon de prendre possession des espaces publics en répondant à un besoin pressant de convivialité", reconnaît Richard Reynolds. Une vision proche de la philosophie des jardins partagés. "Plus les citoyens l'adopteront, plus les autorités seront détendues sur le sujet. Et cela n'aura plus à s'appeler guérilla jardinière".

Christine Taconnet

Bombes à graines, mode d'emploi

 

 

 

La grenade verte ou bombe à graines est l'étendard de la guérilla jardinière. Un outil amusant, pratique pour les endroits difficiles d'accès. C'est une boule d'argile, de terreau et de graines, que l'on peut confectionner soi-même et lancer où l'on veut, en catimini. Les puristes récupèrent les graines de leurs propres plantations. Autre option idéologiquement acceptable : s'approvisionner dans des Fraternités ouvrières ou auprès d'associations militantes comme Kokopelli, qui distribue des semences bio pour préserver la biodiversité. Trop tard ? Alors direction la jardinerie du coin. On y trouve des sachets prémélangés, comme ceux de la jeune société Nova-Flore, spécialiste de l'écologie urbaine (plantes mellifères, prairie de fleurs sauvages, etc.). Ceux que les travaux manuels rebutent s'achèteront des outils tout prêts. Comme les paquets de bombes à graines de l'allemand Aries ou, plus tendance, l'astucieuse Seedbom, en forme de grenade, du britannique Kabloom.

Mais la bombe à graines est une arme capricieuse, qui n'affranchit pas son utilisateur du b.a.-ba du jardinage. Une graine a besoin d'un sol préparé et d'une météo propice pour s'enraciner. Pas de magie, hélas, d'où certaines frustrations des débutants, que Richard Reynolds, auteur du livre La Guérilla jardinière (éd. Yves Michel, 2010, 274 p., 13,96 euros) et utilisateur régulier, accueille avec le sourire : "Ce sont des bombes très primitives ! Elles sont donc peu fiables."

 


Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 12:58

 

Faucheurs volontaires Gard/Lozère - Wednesday, April 25, 2012 10:21 AM

 

 

Invitation
aux Exposants/Animateurs/Formateurs

Dans le cadre de la promotion du développement durable, de l’auto construction avec des matériaux recyclables, l’alimentation locale, les potagers partagés en permaculture et bio et les produits locaux, Les Pensées Sauvages (Association Loi 1901) Cabrières (Gard) organise :

LA FÊTE DE LA*TRANSITION Rurale a CABRIERES Le samedi 28 avril 2012

*(Transition vers un mode de vie de non-dépendance énergétique : quels modes de production, pour quels produits ? Comment relocaliser la satisfaction de nos besoins ?)
Une journée festive de découverte sur les alternatives locales, écologiques, citoyennes et culturelles, basée sur la rencontre, l’échange et le partage.
C’est la raison pour laquelle votre présence est indispensable, d’autant que celle-ci est gratuite et que ce sera aussi pour vous, l’occasion de faire connaître vos savoir-faire.

Quelques activités ont déjà pris leur place :

   Cueillette dans la Garrigues et connaissance de la flore
   Chauffe eau solaire (auto construction)
   Séchoir solaire (auto construction)
   Ateliers pour enfants
   Yourte avec contes pour enfants
   Repas avec des produits provenant de moins de 50 km

   Buvette BIO
   ……Courts circuits : On y dégustera des produits locaux, on y festoiera
   ……Expo artistique
   ……Animations musicales
   ……Groupement d’achat
   ……Association Bioénergies

Si vous souhaitez participer à cet événement, ou si vous avez des idées, des propositions pour cette journée, tout est possible en restant en lien avec les thèmes.

Pour information, contactez-nous !
 06 73 27 41 80 ou : lespenseessauvages30@gmail.com
Dans cette attente,
Cordialement.
L’Equipe «Les Pensées Sauvages Nature & Culture»


Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Réunions - conférences et débats
commenter cet article
24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 21:32

  

    12 participants

 

A l'ordre du jour :

 

     - Résultat du premier tour des élections présidentielles;

     - Compte rendu de l'action du samedi 21/04 ;

     - Mardi 24, assemblée "Occupy" à Montpellier ;

     - Mercredi 25, action anti-nuke ;

     - Samedi 28, que faire contre la romanité ?

 

          1- Résultat des élections :

 

     Il faut être honnête, les résultats de dimanche soir ont été un véritable coup de massue entre le score trop élevé du FN et celui trop bas du Front de Gauche. Et si on réfléchissait deux minutes en comparant ces derniers chiffres avec ceux des deux dernières élections ? Et si on arrêtait de se laisser manipuler par les mass-médias ?

 

          - pour le FN :

               2002 : Le Pen + Megret + St Josse    = 23,35%

               2007 : Le Pen + De Villiers + Nihous = 13,72%

               2012 : Le Pen                                        = 18,5%

 

En 2007 si Sarko avait repris 9,53% à l'extrême droite, cette année il cède 5% à ce parti qui reste cependant 5% en dessous de son niveau de 2002. Ce vote FN ne progresse donc pas !

 

          - pour le Front de Gauche :

               2002 : Hue + Besancenot      =    7,62%

               2007 : Buffet + Besancenot   =    6,01%

               2012 : Melanchon + Poutou   = 12,9%

 

Cette force nouvelle qui émerge de ces élections a fait donc mieux que toute la gauche non PS puisqu'elle a doublé le score. Sans compter que la bipolarisation médiatique a provoqué du "vote utile" d'électeurs proches des idées du Front de Gauche.

 

La bonne question est donc de savoir pourquoi les médias se focalisent sur le résultat du FN qui, au mieux stagne et non à celui du FDG en pleine progression ! Est-ce que plus de 4 millions de votants sont à négliger ?

 

 

          2- Compte rendu de l'action du samedi 21 :

 

     Une nouvelle fois les Indignés ont investi la Place de la Maison Carrée pour deux raisons :

 

          - en soutien des marcheurs qui, partis de Bayonne, Marseille, Angers, Lille,...... et des banlieues se réunissaient à Paris avant le premier tour des élections pour dénoncer la mascarade électorale. En effet ces élections n'ont pour but que de masquer l'action de l'oligarchie financière qui en tirant les ficelles de nos marionettes politiques n'a de cesse que de condamner l'immense majorité de la population mondiale à la pauvreté et les générations futures à l'incertitude quotidienne;

 

          - pour essayer de motiver la population nîmoise sur leur(s) priorité(s) à l'occasion de ce vote. Pour ce faire des urnes fictives étaient disposées avec un recueil de doléances. En parallèle, une distribution de tracts avait lieu. De plus un guitariste chanteur intéressé par l'action était venu porter une petite note festive. Qu'il en soit remercié !

Une nouvelle fois malgré un excellent accueil des passants nous nous devons de constater que mobiliser les gens n'est pas chose facile. Effectivement sur les lieux depuis un an le constat est flagrant !

D'une manière ironique il est certain que cette fin de semaine va connaître un peu plus de succès dans la cadre des fêtes de la romanité ! (Malheureusement)

 

 

          3- Assemblée "Occupy" à Montpellier

 

     Ce mardi 24 a lieu à Montpellier une soirée débat sur le thème "Occupy" présentée par un groupe d'Américains qui a vécu les expériences de terrain avec les Indignés new-yorkais notamment lorsqu'ils ont occupé Wallstreet. Leur mouvement est à rapproché des mouvements indignés européens. Quelques Indignés nîmois vont y participer. Un compte rendu sera fait mercredi soir et nous verrons s'il y a possibilité de les inviter sur Nîmes.

 

          Leur blog :  www.americainsforpeaceandjustice.org

 

 

          4- Mercredi 25 : action anti-nuke

 

      Aprés la chaîne humaine pour sortir du nucléaire entre Avignon et Lyon le dimanche 11 Mars et qui a connu un franc succès sauf dans les médias, les anti-nukes déplacent la lutte pour provoquer une meilleure prise en compte par la population et mettre la pression sur les politiques. Entre les deux tours des élections, il ne faut rien négliger ! Le problème de l'atome fait partie de nos indignations alors Rendez-vous demain mercredi 25 Avril à 17h place de l' Horloge. Les combinaisons blanches ainsi que les masques seront utiles.

 

                  Tchernobyl-Fukuchima : plus jamais çà !

 

 

          5- Fêtes de la romanité :

 

     Cette fin de semaine a lieu à Nîmes les fêtes de la romanité. Parmi les thèmes, figure le cheval de Troie. Il est triste de constater que 3000 ans après le concept de la Démocratie en Grèce, les Grecs sont de retour à l'époque de l'esclavage de par un capitalisme sauvage. Les Espagnols sont en train d'y passer. Les Portugais et les Irlandais, c'est fait. A qui le tour ?

Que fait-on ce samedi ? Quelle action si action il y a ?

 

   Nous en avons déjà beaucoup lâché ! On ne lâche plus rien !!!!!

 

 

                          Bonne lecture !


Repost 0
24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 21:27
http://www.scoop.it/t/marche-banlieues
www.youtube.com - Today, 1:41 AM

Paris 21 avril 2012 , que s'est il réellement passé ?

 

 

 

 

http://www.scoop.it/t/marche-banlieues
April 24, 7:41 PM

Manifestation : du jamais vu

Résumé : Les indignés et les marches des possibles ont manifesté des halles de Paris au trocadéro, rassemblant les marches Marseilles, Toulouse, Bayonne, Anger, Lille (marche des possibles, marches populaires) et les banlieue de Paris (marche des indignés), ainsi que des indignés d'autres pays (Espagne, Belgique...).La manifestation s'est terminée de façon très étrange restreignant la liberté de déplacement des manifestants, l'intervention du sevice des pompiers, le droit de se nourrir. Il semble que la police ait voulu mettre la pression sur les manifestants pacifiques afin de détruire l'essence de leur mouvement. Heureusement malgré la diversité des personnes présentes (docteurs, maires, étudiants, sans-domiciles ...) aucun débordement majeur n'a eu lieu, rendant la tentative de manipulation par les forces de l'ordre inutiles.

Plus d'infos sur : http://www.scoop.it/t/marche-banlieues

 

 

14H-23H30 Les Halles, Paris, France

Les indignés et les marches des possibles rassemblés en fanfare dès 14h ce 21 avril, sont partis vers 15h depuis la fontaine des innocents à Paris. Cet évènement rassemblait des indignés venus à pied avec les marches Marseilles, Toulouse, Bayonne, Anger, Lille (marche des possibles, marches populaires) et les banlieue de Paris (marche des indignés), ainsi que des indignés d'autres pays (Espagne, Belgique...). De nombreux marcheurs avaient déjà fait les marches de 2011 vers Madrid ou Bruxelles, ainsi qu'une partie des marches vers Rome ou Athènes (cette dernière étant toujours d'actualité et devant bientôt arriver à sa destination).

 

Ils sont donc partis sous les percussions des tambours de la fanfare des indignés vers la banque de France puis la bourse et son autorité de régulation des marchés financiers afin de rappeler les vrais coupables de cette crise et de la dette. Ils se sont couchés sur le sol pour rappeler que le système tue chasque jour nos enfants et nos frères en France, en occident et dans le tiers-monde sans que personne ne s'en inquiète réellement.


Ils se sont ensuite dirigés vers la concorde et l'assemblée nationale où ils ont effectué un sitting afin de rappeller que les technocrates ne représentent pas le peuple mais servent la plutocratie au sein d'une oligarchie, conformément à leurs slogans "Ils ne nous représentent pas" ou "Nos rêves ne tiennent pas dans leurs urnes". Ils souhaitent une démocratie directe afin que le peuple retrouve tous les pouvoirs qu'ont lui a dérobé au fur et à mesure des deux derniers siècles.


Même s'ils semblent perplexes sur la possibilité de réveillez les aveugles endormis par le système et la fausse démocratie, ils ne désespèrent pas : "Un peuple unis, sera toujours invincible" et appelent donc à rejoindre la mobilisation du 12 mai 2012 pour une union de tous les humanistes afin de procéder à une grève générale mondiale, apartide et apatride.


Le nombre de manifestant a grandit sans cesse tout au long de la manifestation et peu de média ont suiivit la manifestation au delà des halles.
La manifestation ayant rejoint le trocadéro vers 19h, elle se trouve encerclée par des gendarmes, quasiment aussi nombreux que les 300 manifestants officialisés par la presse.

 
Dès lors des circonstances très étranges caractérisent la fin de la manifestation :

-interdiction de sortir du cercle formé par les gendarmes de 19H à 23H30.

-même pour une femme ayant besoin d'aller aux toilettes

-même pour un chiot en train de tomber malade (tremblottements aigües)

-même pour un officiel (maire)

-interdiction aux pompiers d'accéder au regroupement (appels pour malaises)

-interdiction aux personnes de rentrer dans ce cercle au bout d'un certain temp

-malgré une déclaration autorisée en prefecture, le cercle de gendarme rapetisse autour de la manifestation, obligation de se déplacer sous le retressisement de leur cercle, "vous devez obéir aux ordres" selon le gendarme, résultat: 2 personnes plaquées au sol et embarquées parce qu'elles étaient assises dans une manifestation autorisée par la prefecture...

 

Le gradé a donné l'autorisation à la camionnette de la marche banlieue de se garer devant le trocadéro, puis la fourrière l'a enlevée...

 

Le repas offert par une association n'a pu être distribué, aucun moyen de se nourrir sachant que certains ne s'étaient pas nourrit depuis 24 heures.

 

Le concert prévu a de fait été annulé, le matériel n'ayant pu parcourir les 10 mètres nécessaires.

 

Libération des indignés:

-en lots de 4 ou 10 comme un troupeaux, au compte goutte toutes les demi-heures, sous le regard désabusé des passants et touristes. Ils ont étés escortés jusqu'au métro par les gendarmes. Les indignés restant ne désirant pas être traités comme du bétail on fait du forcing jusqu'à un relachement de tous les indignés restants, qui ont bien évidemment aussi été escortés jusqu'à la station Iéna.

 

La mise sous pression des manifestants pacifiques afin qu'ils perdent leur calme n'a pas marché, il n'en reste pas moins que de telles pratiques sont celles d'une tentative de détournement médiatique de la violence induite volontairement par les services de l'ordre. Nous laissons à chacun le qualificatif adéquat pour ce genre de méthode...

 

Il est à noter que les passant en haut du trocadéro sont descendus afin de faire comprendre aux gendarmes leur désaccord. Nous les en remercions, car la Défense nous a appris ce qui arrivait quand il n'y avait ni passants ni média.

 

Le campement n'a pas été possible... il faudrait une démocratie pour cela...

(voir streaming)

 

lamidesbetes

 

Mise à jour:

Une journaliste de Libération qui nous a suivi plusieurs jours et a subi une forme de violence des CRS en présentant sa carte de presse au Trocadéro, et elle n'a pas été autorisée à aller s'acheter un sandwich qui se trouvait à deux pas d'où on était.

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Marche Paris 2012
commenter cet article

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22