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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 17:31

 

LE MONDE ECONOMIE | 30.04.2012 à 17h09 • Mis à jour le 01.05.2012 à 14h30

Par Harold Thibault (Shanghaï, correspondance)

 
 
Une du "Monde Eco & entreprise" du mercredi 2 mai 2012.

C'est à l'issue d'une conférence donnée devant une classe de MBA de l'Essec que Wang Xiaozu, professeur de finance à l'université de Fudan (Shanghaï), a réalisé à quel point le capitalisme de Wall Street a perdu son attrait au profit du modèle hybride chinois : "Un étudiant est venu me demander ce que la France peut apprendre du modèle chinois. C'était absolument impensable avant 2008 !"

L'anecdote du professeur Wang n'est pas qu'insolente pour les Occidentaux, elle le fait tout autant sourire du point de vue chinois. Car, de l'intérieur, le système est sous le feu des critiques.

Surtout le rôle prééminent que s'attribue l'Etat, acteur central, accusé de faire ses affaires entre ses entreprises publiques, ses banques, ses passations de marchés, au détriment de la petite entreprise privée, du petit épargnant, du peuple, des Chinois.

 

"NOUS DEVONS BRISER LEUR MONOPOLE"

Début avril, le premier ministre en personne s'est attaqué à un pilier du capitalisme d'Etat. "Franchement, nos banques font des profits bien trop faciles, a lancé Wen Jiabao. Pourquoi ? Parce qu'un petit nombre de banques majeures occupent une position de monopole, ce qui signifie qu'on ne peut que se tourner vers elles pour les crédits et les capitaux." Et de conclure : "Nous devons briser leur monopole."

Ce thème se répand depuis l'effondrement, à l'automne dernier, des coopératives de crédit informelles de Wenzhou. Les patrons de cette ville dynamique de l'est du pays, ne parvenant pas à obtenir des prêts auprès des grandes banques - puisque celles-ci préfèrent prêter aux entreprises bénéficiant de la garantie de l'Etat -, étaient contraints d'emprunter à des cercles privés, à taux usuriers. Incapables de rembourser, plusieurs dizaines de débiteurs ont pris la fuite à l'autre bout du pays ou à l'étranger, et l'un d'eux s'est jeté par la fenêtre.

L'affaire a fait grand bruit en Chine, car Wenzhou, cité ultra-commerçante, est un emblème de la Chine des petits entrepreneurs privés, où chacun pourrait s'enrichir en montant son affaire. Signe des temps réformateurs, le gouvernement a annoncé le 28 mars qu'il laissera les prêteurs privés de Wenzhou opérer des caisses de crédit aux PME.

Mais il y a peu de chances de voir cette décision se généraliser à l'ensemble du pays, où les banques étatiques ont toujours la haute main.

Elles sont exemplaires d'un système résumé par la formule "le public avance, le privé recule". Les officiels sont placés par le Département de l'organisation du Parti communiste à la tête des grandes entreprises de secteurs allant des télécommunications à la métallurgie.

Ils sont membres du Parti communiste chinois (PCC) et reliés par ligne cryptée à ses instances dirigeantes par un mystérieux téléphone rouge décrit par Richard McGregor dans The Party (non traduit). Ce combiné, placé sur le bureau des cadres est joignable en seulement quatre chiffres, et est devenu un symbole du cercle réduit que forme une élite contrôlant simultanément l'économie et la politique.

 

L'ÉTAT MAJORITAIRE

En trois décennies de réformes, le PCC a bien laissé ses citoyens monter librement leurs entreprises, mais à la condition de ne pas céder le coeur du réacteur. Les grandes banques et entreprises ont certes été introduites en Bourse pour se refinancer et améliorer leur gouvernance, mais l'Etat conserve une part majoritaire dans des secteurs qualifiés de "stratégiques", un terme assez large pour englober la téléphonie mobile ou le transport aérien.

Qu'importe qu'il choisisse Air China, China Eastern ou China Southern, le voyageur chinois donne de l'argent à des entreprises publiques, chacune dotée de sa cellule du parti. Idem quand il opte pour un forfait chez China Mobile ou China Unicom. "Le capitalisme d'Etat est contraire à l'efficacité puisque les acteurs ne concourent pas pour créer de la richesse mais appliquer une politique", juge l'économiste Xu Xiaonian, de la China Europe International Business School (Shanghaï).

Outre que cette filiation ne pousse pas franchement à une concurrence bénéfique au consommateur, la question des dividendes est devenue le serpent de mer de la réforme. Ces entreprises jouissent souvent de monopoles formels et au minimum d'un soutien par le crédit, mais ne reversent que 10 % ou moins de leurs bénéfices à l'Etat actionnaire.

Dans ce système, les banques prêtent sans compter puisque l'Etat sera toujours là pour payer. Il suffira, au pire, de repousser l'échéance des prêts ou d'en accorder de nouveaux. Rien de plus simple puisque la banque centrale n'est pas indépendante et garantit des taux d'intérêt faibles. Les alternatives étant limitées, le petit épargnant chinois voit ses économies se dégrader.

Avec une inflation qui devrait atteindre 4 % en 2012 et une rémunération des dépôts de 3,5 % sur un an, les taux demeurent négatifs. Le système ne promeut pas la demande des consommateurs chinois.

"La première défaillance du capitalisme d'Etat est de mener à une concentration de richesse parmi une élite politique ou au moins connectée politiquement plutôt qu'à une distribution plus large des bienfaits de la croissance, juge Huang Yasheng, professeur de management au China Lab du Massachusetts Institute of Technology. La Chine est l'un des pays les plus inégalitaires de la planète et le capitalisme d'Etat en est une cause directe."

Est-ce l'Etat fort et son système clos qui font avancer le pays depuis trois décennies ou bien sont-ils, au contraire, un frein pour l'avenir ? La traversée de la crise a semblé fournir un argument favorable à la première hypothèse. Par un colossal plan d'investissements dans les infrastructures, l'Etat-parti a permis à la Chine de maintenir une forte croissance alors que la planète tombait en récession.

Mais le problème, souligne Pei Minxin, sinologue au Claremont McKenna College (Californie), est que "les décisions sont prises du point de vue d'un petit groupe, et non de celui du bien-être général". Le parti a ses propres obsessions, au premier rang desquelles la stabilité. Le modèle a ses avantages, "il permet certaines réalisations importantes au mépris de leur coût", comme le développement du réseau de voies ferrées à grande vitesse et d'autoroutes qui assurent l'emploi des travailleurs migrants malgré le ralentissement économique, et a doté la Chine d'infrastructures inimaginables dans la plupart des pays en développement. Mais "la véritable efficience consiste à produire avec des ressources limitées", tempère M. Pei.

 

LE CAPITALISME D'ETAT CHINOIS N'INVENTE PAS GRAND-CHOSE

Au fond, le capitalisme d'Etat chinois n'invente pas grand-chose. Michael Pettis, professeur à l'université de Pékin et membre de la Fondation Carnegie, retrouve les mêmes questionnements que lors... de la création en France du Crédit mobilier en 1852. C'est un modèle tiré principalement par l'investissement, dans lequel le crédit est dirigé par l'Etat, qui contrôle les taux d'intérêt.

Le risque de crédit est socialisé. Dans les phases initiales, les projets viables économiquement sont aisément identifiés, la croissance est donc rapide et soutenue. Les choses se compliquent lorsque "apparaissent des problèmes massifs de mauvaise allocation des capitaux et, au final, une crise de la dette". Comme les signaux de prix sont distordus et les incitations politiques extérieures au système, le modèle est maintenu longtemps après le point au-delà duquel il devrait être abandonné. "Beaucoup en Chine ont compris cela, mais il est très difficile politiquement d'abandonner ce modèle", note M. Pettis.

Les attaques du premier ministre contre les banques publiques et de récents commentaires du gouverneur de la banque centrale, Zhou Xiaochuan, sur une prochaine libéralisation des taux d'intérêt laissent penser qu'aux yeux des réformateurs, dont tous deux font partie, le moment est venu. Ceux-ci considèrent que l'Etat-parti doit réduire la voilure s'il veut conserver une certaine légitimité populaire. Le 27 février, un épais rapport de la Banque mondiale soutenu par le très probable futur premier ministre, Li Keqiang, insistait sur la nécessité d'une "diversification graduelle de la propriété" des entreprises publiques.

Le fossé avec les dirigeants les plus conservateurs est saisissant. Ces derniers pensent, au contraire, qu'en acceptant une révision supplémentaire de son rôle dans l'économie et la société le Parti communiste dénaturerait cette fois-ci trop profondément le système et perdrait son pouvoir.

D'où certains doutes sur la volonté réformatrice malgré la saillie du premier ministre, souvent surnommé "le meilleur acteur de Chine". "Si le gouvernement est sincère, alors qu'il vende tout de suite des actions des banques sur le marché", tranche l'économiste Xu Xiaonian.

Le pays est déjà armé, selon lui, pour éviter de basculer dans une oligarchie à la russe à la faveur de ces privatisations. "Après l'effondrement de l'Union soviétique, la plupart des deals ont été passés sous le manteau. Mais les banques chinoises sont cotées en Bourse, le cadre existe donc déjà. Si les nouvelles actions sont vendues à Hongkong, il y a peu de chances de tomber dans les mêmes erreurs", dit-il.

Pour Wang Xiaozu, de l'université de Fudan, la leçon de la Chine reste au final celle de la stabilité : "Bien sûr, le système pèche en matière d'efficience, mais il y a eu un réel gain en échange : nos banques publiques n'ont pas fait les folies qui ont mené à la crise de 2008 aux Etats-Unis et en Europe..." Réformer oui mais avec prudence : "Certes, notre Chery n'avance pas très vite, dit-il en référence à des automobiles chinoises connues pour leurs faibles performances. Mais, si nous lui greffons directement un moteur de Ferrari, elle risque d'imploser."

Un argument que certains ne manqueront pas d'exploiter. Début avril, Lin Zuoming, patron de l'avionneur public Aviation Industry Corporation of China, dénonçait ainsi les appels aux privatisations comme une "conspiration" venue de l'étranger.

Harold Thibault (Shanghaï, correspondance)

 

 

 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 16:30

 

Le Monde - 01 mai 2012

"Mais qu'est-ce qu'il croit ? Qu'il va s'approprier les manifestations des travailleurs ?", s'agace Agnès dès le début de la manifestation du 1er mai au Puy-en-Velay. "Cette phrase sur le "vrai travail" ça m'a marquée", dit cette précaire de l'éducation nationale. A côté d'elle, Cathie acquiesce. Elles travaillent toutes les deux dans l'enseignement. La première est assistante de vie scolaire pour enfants handicapés et ne dispose que d'un contrat unique d'insertion (CUI) qui se termine en juin. "Qu'est-ce qu'il veut dire, que dans la fonction publique on est pas productifs et qu'on est des glandeurs ?", demande Cathie. Dans le dos, Agnès porte une pancarte où il est inscrit "Vrais travailleurs avec un vrai salaire de merde". Pour elle, il est "essentiel" de changer de gouvernement. "Mais faudra aussi se battre après, ne pas tout accepter pendant cinq ans", assure-t-elle comme un avertissement à François Hollande s'il venait à n'être pas assez à gauche.

 

Plus d'un millier de personnes sont venues manifester au Puy-en-Velay pour le 1er mai. © Antonin Sabot / LeMonde.fr

 

Cet avertissement, on l'entend aussi dans la bouche de Jérémy Bonnet. "Hollande, il aura intérêt à tenir ses promesses, souffle-t-il. Parce que sinon, les gens ne vont pas mettre longtemps à redescendre dans la rue." On l'avait croisé sur ce blog alors qu'il se battait pour garder son emploi à l'Espace jeunes de l'Emblavez. Cet emploi qui lui tenait tant à cœur, il le perdra en août, cette fois c'est sûr.Cet hiver, il analysait froidement les erreurs de gestion et l'endettement des collectivités territoriales, pestait contre le désengagement de l'Etat, qui sous-traite de plus en plus de services publics à des associations uniquement dépendantes des subventions, et qui coulent dès que celles-ci se tarissent. La perte de son emploi, "et sûrement d'autres dans les associations du coin", il dit y voir "une preuve qu'il ne faut pas continuer avec 5 ans de plus de Sarkozy. On nous dit que c'est pas de sa faute les problèmes économiques, mais moi je trouve que la crise, elle a bon dos."

En tête du cortège, on retrouve Bernadette Pessemesse, une des ouvrières qui avait mené la lutte chez les Lejaby en début d'année. "Forcément que pour nous c'est un premier mai un peu particulier, sourie-t-elle. Nous, nous avons été l'exemple d'un combat réussi, mais il y en a bien d'autres à mener." Quand on lui demande si cette année le 1er mai a un goût plus politique que d'habitude, l'ex-déléguée du personnel CGT glisse en souriant : "Oui et j'espère bien qu'on va changer de politique et de gouvernement !"


Bernadette Pessemesse, une ancienne salariée de Lejaby. © Antonin Sabot / LeMonde.fr

 

Dans tout le défilé –relativement court mais "assez important pour une ville comme Le Puy ", note Yves Prat, un des représentants locaux du Front de gauche (qu'on a aussi déjà croisé par ici)– on compte, en plus des bannières syndicales, un grand nombre de drapeaux du Front de gauche ou du PS. Un bon millier de personnes ont fait le déplacement et la tournure politique du rassemblement de cette année est évidente. "Il y a pas mal de socialistes", fait remarquer Christian Lafond, avec qui on avait suivi une séance de porte-à-porte. Beaucoup portent leur blouson "équipe de campagne", siglé François Hollande 2012, comme pour bien se faire repérer.

Plus spontanés, beaucoup de manifestants sont descendus dans la rue avec des pancartes ornées de slogans hostiles au présidant sortant. Au milieu des "Sarko dégage", on croise Robert et Quentin, avec des caricatures pendues autour du coup. Celle de Quentin, 17 ans, est un compte à rebours cruel : "Plus que 5 jours à tenir." "On fait le décompte, assure son père. La bouteille de champagne est déjà au frais, et c'est du bon", rigole-t-il.

 

"On fait le décompte", plaisantent Robert et son fils Quentin. © Antonin Sabot / LeMonde.fr

 

Pour beaucoup des manifestants présents, une ombre demeure au tableau et ils l'abordent sans même qu'on leur demande : le score du Front national dans les petits villages du coin. A Mézères comme ailleurs, il a dépassé les 30 %. "Quand même chez nous, il n'y a pas de délinquance, pas d'étrangers, pas de soucis, je comprends pas que les gens votent Le Pen", s'interroge Jérémy. Un membre d'une association de défense des paysans que l'on avait rencontré il y a quelques temps s'attarde lui aussi sur le sujet et déplore le "sentiment de rupture" dans lequel vivent et s'enferment désormais de nombreux ruraux, avec l'impression que "les campagnes ne comptent plus." "Ça m'a gâché la fête", lâche même un sympathisant du Front de gauche. "Mais on se souvient quand même qu'il y a six mois, on nous donnait pas plus de 5 %", le reprend une militante du PCF. "Merde ! C'est une victoire malgré tout."


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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 16:23

 

Le Monde.fr avec Reuters | 01.05.2012 à 11h33 • Mis à jour le 01.05.2012 à 11h33

 
 
Le syndicat PAME, affilié au Parti communiste, tiendra un rassemblement séparément des deux principaux syndicats - ici, un rassemblement du parti communiste, le 30 avril 2012 à Athènes.

 

A quelques jours des législatives, dimanche, des milliers de salariés grecs entendent protester contre l'austérité à l'occasion des défilés du 1er-Mai, qui coïncident avec un appel à la grève générale.

Les deux principaux syndicats du public et du privé, Adedy et GSEE, ont décidé de défiler ensemble, tandis que le syndicat PAME, affilié au Parti communiste, tiendra un rassemblement séparément.

Jour de grève, le 1er mai se passera sans transports publics pour les Athéniens. De leur côté, les marins marquaient, mardi matin, un arrêt de travail de quatre heures. Quant aux administrations, elles étaient fermées, tandis que les hôpitaux fonctionnaient en service restreint.

 

 UN TAUX DE CHÔMAGE À 21 %

L'austérité budgétaire réclamée par les bailleurs de fonds de la Grèce en échange d'une aide financière se conjugue à la récession pour créer un climat de forte tension sociale. Les salaires du secteur privé ont baissé d'un quart dans la seule année 2011, et le taux de chômage a grimpé à un niveau record de 21 %.

Les législatives s'annoncent difficiles pour les deux principaux partis du pays, le Pasok (socialiste) et Nouvelle Démocratie (conservateur), qui espèrent recueillir un soutien suffisant pour renouveler leur coalition, favorable aux plans de sauvetage.

Plusieurs dizaines de formations opposées aux exigences des bailleurs de fonds se présentent également au suffrage des électeurs grecs, qui se disent majoritairement hostiles à l'austérité tout en étant favorables au maintien de la Grèce dans la zone euro.

 

Lire : Grèce : pas moins de 32 partis qualifiés pour participer aux élections


 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 16:15

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 16:03

 

Le Monde - 01 mai 2012

Martine est venue avec sa fille. Elle n'avait pas manifesté depuis le 1er mai 2002, avant le second tour de la présidentielle qui a opposé Jacques Chirac à Jean-Marie Le Pen. "J'avais peur qu'il n'y ait pas grande monde, alors je me suis déplacée", explique-t-elle. Mardi 1er mai, quelque 5 000 personnes - selon les chiffres de la police cités par Midi Libre - ont arpenté les rues de Montpellier depuis les jardins du Peyrou, jusqu'à la place de la Comédie, en passant par l'avenue du Jeu de Paume libérée des tramways à l'arrêt en ce jour férié.

 

 

Le même jour en 2011, ils étaient dix fois moins. "On est venus pour marquer le coup après le score élevé du FN et surtout pour s'élever contre ce concept idiot de 'vrai travail' que nous a sorti Sarkozy pour séduire les réactionnaires de tout poils", dit une militante socialiste, résumant une parole entendue à maintes reprises dans le cortège.

"Vrai travail", "vraie manifestation", "vrai 1-er mai", "vrai soleil" ou encore souhait d'une "vraie défaite de Sarkozy" : l'adjectif est omniprésent sur les lèvres et les pancartes des manifestants, comme si cette pique du président candidat avait cristallisé toutes les colères, toutes les luttes. Ils sont des milliers, jeunes, vieux, beaucoup sont en couple, parfois avec des enfants. Et il y a un point commun à tous ces individus : ils veulent en "finir avec Sarkozy".


 

Martine, qui travaille auprès d'enfants en difficulté, dit ne pouvoir accepter l'emploi de cette formule : "Qui dit vrais travailleurs, dit faux travailleurs, voire vrais immigrés ou vrais étrangers". "Nous les syndicalistes, on en a pris plein la gueule ces dernières semaines. Qu'est ce qu'on nous reproche ? De vouloir un peu de justice ? De protéger les plus faibles ?  J'ai un travail, je bosse sérieusement pour gagner un salaire et je défends les plus exposés, les précaires notamment. Je ne vois pas pourquoi je serais jeté à la vindicte en étant qualifié, en creux, de faux travailleur", s'emporte un militant de SUD.

"Faux travailleur, vrai papa", peut-on lire, écrit à la bombe noire, sur la pancarte de Jeff. Il est facteur, se lève tous les jours aux aurores et s'occupe de ses petits quand il rentre. Il manifeste chaque année mais reconnaît que l'ambiance est particulière à la veille du second tour de la présidentielle. "On avait déjà la contre-manif du FN, maintenant on a celle de l'UMP qui n'est qu'un gros appel du pied aux électeurs de Marine Le Pen", explique-t-il.

 

 

Chantal, infirmière non-syndiquée a rejoint le cortège par solidarité. "J'avais envie de répondre à la provocation de Sarkozy et de sa vraie fête du travail. Une vraie fête ? Mon oeil ! Au Trocadéro, ce sera un meeting en plein air, point barre. Ce n'est pas parce que Sarkozy fait un rassemblement un 1er mai que ça en fait un rassemblement de travailleurs ! J'aimerais bien connaître le salaire moyen des gens qui y seronte. A mon avis, la crise, ils ne l'ont pas trop sentie passer...", s'emporte-t-elle.

Au rythme des grands classiques des manifestations syndicale - Bella ciao, Hasta siempre commandante, Antisocial, Le Chant des partisans, L'Internationale, etc. -, le cortège, tantôt compact, tantôt distendu, a longé le centre-ville historique. A l'arrivée place de la Comédie, des touristes américains attablés en terrasse se demandent pourquoi ce déferlement d'humains, de pancartes, de slogans. "C'est la tradition !", leur répond un manifestant. "Finalement, Sarkozy nous a rendu un fier service en tirant à feu nourri sur les syndicats, il nous a permis de mobiliser les troupes et de mobiliser les électeurs pour dimanche",  se marre Roger, "un vieux de la veille" de la CFDT.

 

 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 15:55

 

Le Monde - 17.03.12 | 08h57  •  Mis à jour le 01.05.12 | 17h54

 

 

Dans le cortège du 1er mai à Paris.  

 

Le cortège du 1er mai a rassemblé 48 000 personnes à Paris, selon la préfecture de police, soit quatre fois plus qu'en 2011

 

 

 

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Dans la manifestation syndicale à Paris (AFP/Thomas Samson)
mardi 1 mai 2012 17h43 

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Dans la manifestation syndicale à Paris (AFP/Pierre Verdy)

 

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48 000 personnes à Paris ? C'est encore bloqué à Denfert alors que le cortège est arrivé à Bastille ! C'est énorme.
mardi 1 mai 2012 18h02 

Photo prise à Nimes ce matin

Forte mobilisation en province pour le 1er-Mai

Le Monde.fr avec AFP | 01.05.2012 à 13h43

 
 
Plus de 20 000 personnes, selon les organisateurs, étaient rassemblées à Marseille.

 

Défense de l'emploi, anti-austérité mais aussi anti-sarkozysme figurent parmi les thèmes développés mardi dans les quelque 290 rassemblements organisés par les syndicats sur l'ensemble du territoire et auxquels participent en nombre salariés et militants de gauche.

Ils étaient près de 10 000 manifestants à Nancy, au moins 5 000 à Strasbourg selon les organisateurs, 4 000 à Lille et autant à Orléans (2 150 selon la police), entre 3 000 et 5 000 à Montpellier (contre 800 personnes en 2011), 3 000 à Toulon et 4 000 au Havre.

Alors qu'à Toulouse, les syndicats ont dénombré 40 000 personnes, à Marseille, ils étaient déjà "plus de 20 000" selon les organisateurs (contre 5 000 en 2011), le cortège s'ébranlait en fin de matinée sous le soleil du Vieux Port en plein travaux. La banderole de tête proclamait "1er mai 2012 Non à l'austérité. Progrès social. Paix Solidarité dans le monde entier".

Des Fralib, LyondellBasell, et Arcelor Mittal à Marseille, aux Cofinoga et Ford à Bordeaux - où le cortège comptait plusieurs milliers de personnes -, des salariés d'entreprises en difficulté foulent également le pavé.

A Rouen, des salariés de Petroplus et Neo Sécurité ont ouvert la marche qui réunissait entre 6 000 manifestants selon les organisateurs (3 200 selon la police).

 

REVENDICATIONS POLITIQUES ET SOCIALES

"Le mot d'ordre de cette manifestation c'est non à l'austérité et oui à la revalorisation des salaires, des pensions, pour l'emploi et pour les services publiques. Nous demandons aussi plus de justice sociale", a déclaré Corinne Versini, secrétaire générale de la CGT en Gironde.

Dans les différents cortèges, militants politiques se mêlent aux militants syndicaux et salariés, et les revendications politiques aux revendications sociales. "Casse-toi pov con", "casse-toi riche con" ou bien encore "Sarko gît", disent des pancartes à Marseille.

A Brest, une petite fille porte sur le dos un dessin avec cette question: "dis papa, ton travail est-ce que c'est un vrai travail?", alors qu'à Lyon un manifestant arbore un cercueil en carton appelé "le Sarkophage".
 

"Si les gens sont là c'est aussi contre Sarko, même si cela n'est pas le mot d'ordre officiel", a déclaré Gaétan, salarié chez Dassault à Mérignac, près de Bordeaux.

A Lyon, le défilé a démarré derrière une banderole pour le progrès social. Derrière, les représentants des syndicats CGT, CFDT et FSU plusieurs milliers de manifestants scandaient : "Ils veulent nous diviser. Unis, nombreux, organisés, on va gagner !"

A Grenoble, une syndicaliste a lancé à la foule : "C'est un 1er mai symbolique qui va remettre les pendules à l'heure!", et d'ajouter : "Ca suffit de traiter les gens d'assistés. Il y en a assez d'un président qui nous montre du doigt. Les vrais travailleurs, on est tous là".
 

"Je suis là pour le vrai travail après cinq années de provocations permanentes de Sarkozy à monter les catégories les unes contre les autres", témoigne pour sa part Florian à Rouen.

 

 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 15:47

 

 

Le Monde - 01 mai 2012

Drapeaux, ballons, pancartes et poings levés… Le 1er-Mai est partout dans le monde la fête du pavé.

Pour la première fois, le président élu Vladimir Poutine et le chef de l'Etat sortant Dmitri Medvedev ont participé à la manifestation pro-Kremlin qui a mobilisé 120 000 personnes dans le centre de Moscou, à moins d'une semaine de l'investiture.

 

Autre cortège, autres idoles. Les militants du Parti communiste russe ont profité de la Fête des travailleurs pour ressortir les vieux portraits des camarades Lénine et Staline.

Les grandes figures mondiales du communisme étaient également à l'honneur dans la capitale turque.

Le prix de la plus belle moustache de travailleur revient sans doute à ce militant ukrainien venu défiler à Kiev.

Celui de la plus belle barbe est remporté par ce syndicaliste pakistanais manifestant à Lahore.

A Bagdad, les travailleurs en herbe ont participé au cortège.

Les femmes chiites de Bahreïn, elles, ont profité du 1er-Mai pour réclamer (à nouveau) des réformes constitutionnelles à la dynastie sunnite qui dirige le royaume.

A Taïwan, ce sont les étudiants qui ont donné de la voix, défilant pour certains à genoux, contre l'augmentation des droits de scolarité.

Ces activistes déguisés en pandas protestaient, eux, pour que les travailleurs à domicile d'Hongkong obtiennent de meilleures conditions de travail.

Aux Philippines, ils étaient plus de 3 000 à marcher vers le palais présidentiel de Manille pour crier leur hostilité au président Benigno Aquino, caricaturé en chien aux ordres des capitalistes étrangers. Des effigies du responsable ont été brulées.

Le mot de la fin revient à ce manifestant catalan qui a statufié son idée de la réforme du travail portée par le gouvernement espagnol.

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 15:28

 

 

Bayonne - Appel International à la Mobilisation Générale
du 12 Mai 2012



"NOUS SOMMES LES 99%


Le Samedi 12 mai, un appel général est instauré contre les plans d'austérité de l'Union Européenne pour certains ou contre la censure pour d'autres.
La distribution actuelle des ressources économiques condamne l'immense majorité de la population mondiale à la pauvreté ou à l'incertitude quotidienne, et les générations futures à un héritage marqué par les catastrophes écologiques. Tout ça pour le bénéfice d'un petit nombre.
Nous réclamons une justice sociale, nous ne ferons pas un pas en arrière dans la défense de nos droits. Nos représentants ont l'obligation de répondre à nos besoins, ils doivent nous écouter.


Alors, dans le monde entier, le 12 MAI 2012, soyons à l'unisson du haut-parleur de la révolte.
Parce que nous ne sommes pas de la marchandise aux mains des politiciens ni des banquiers.


PRENONS LES RUES LE 12 MAI 2012


Le mouvement rassemble tous les syndicats,collectifs et associations et les invitent à venir s'exprimer. Les actions entreprises ce jour là devront être pacifiques, ayant pour principe de présenter les problèmes et revendications des différents milieux.
Ce rassemblement est organisé pour faire entendre nos voix. Voix qui sont étouffées par les élections ou tout simplement par les principaux médias.

Comme en Grèce, Espagne, Italie, Islande ou bien en Allemagne le système de révolution commence à se mettre en place, mais bien sûr sans le relai des médias.
Contre la surconsommation, pour le respect des Droits de l'Homme, la Liberté, la défense de la Planète, les attaques incessantes des dirigeants sur un peuple innocent inarmé. Toutes les formes de contestation se doivent d'être présentes, afin de se plaindre d'un monde malsain.
Venez, défendez vos droits et criez contre un système capitaliste !

Nous sommes les 99%, le gouvernement doit craindre le peuple et non pas l'inverse.
Les gens qui ne disent rien, sont d'accord avec le chemin que prend le monde...


Pour ceux et celles qui veulent nous contacter :
changementglobal12m@gmail.com

 

 

                                                                 **********************************************

 

 

Lyon -

« Nous sommes les 99%.

L'injuste répartition actuelle des richesses condamne la grande majorité de la population mondiale à la pauvreté au mieux à l'incertitude quotidienne mais principalement à la guerre, la famine et au seul droit de mourir ignoré du reste du monde « civilisé »et silencieux.
Les générations futures subissent un héritage empoisonné sans précédent à cause des catastrophes environnementales. Des dettes fantômes créent par ceux là même qui nous appauvrisse et nous affame, de l'individualisme exacerbé entrainant la peur de son prochain et son jugement avant même de le connaitre. Et cela pour le seul profit de quelques uns.
Est ce là le monde dont nous voulons que nos enfants , neveux, nièces héritent ?

Nous demandons la justice sociale, une répartition égalitaire des richesses, une réelle démocratie et une indépendance de la justice face aux puissants. Nous voulons que les ressources planétaires ne soit plus pillé au nom d'une consommation futile et irraisonné, nous ne voulons plus savoir nos frères mourir pour que sorte un produit de confort que le marketing nous fera passer pour indispensable alors qu'inutile. Nous demandons la justice et l'équité pour l'ensemble des peuple de la planète et que stop le racket organisé et la traite dont les êtres humains font l'objet. Nous nous battons pour notre futur, notre planète et notre race : l'humanité.
Nous n'acceptons pas de revenir en arrière. Nos droits sont acquis. Nos représentants sont tenus de faire valoir nos besoins et de nous écouter et les responsables de la décadence de ce monde doivent cesser leur exaction. Ils ne le feront pas seul, faisons leur cesser cette mascarade.

Aussi, dans le monde entier, le 12 MAI 2012, nous serons à l'unisson le haut-parleur de la révolte, Anonymous, Indignés, Occupy. 99%, Anarchistes, Communistes, citoyens révoltés, laissés pour compte, ignorés du monde, marginaux de tous bords, désabusés de ce système etc...
Parce que nous ne sommes pas des marchandises, parce que nous sommes les 99%, parce que nous sommes le système, parce que nous sommes le peuple souverain nous serons tous dans la rue le 12 MAI 2012 et ce dans le monde entier.

Faites les trembler, nous n'avons plus à craindre nos gouvernement c'est désormais à eux de nous craindre ! »
  

 

 

 

                                                                           **********************************************

 

 

Paris -

 
Journée mondiale d'action pour la démocratie.


Convergence des manifestations sur la place de la Fontaine des Innocents (Les Halles), à 16H
- départ de belleville 14h
- départ de saint denis avec la Marche Banlieues
- (départ d'ivry à confirmer)
- départ de gare de lyon 14h

Assemblées thématiques ! Organisons ensemble les possibles de demain. La parole est ouverte à tous.
- Education 
- Logement 
- Santé 
- Economie 
- Environnememt 
- Médias 

A partir de 19h, soirée festive, concerts, projections vidéo des autres rassemblements dans le monde.

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La distribution actuelle des ressources économiques condamne l’immense majorité de la population mondiale à la pauvreté ou à l’incertitude quotidienne, et les générations futures à un héritage marqué par les catastrophes sociales et écologiques. La dette nous enchaîne, moteur de régressions sociales profitant à une minorité qui s'accapare les richesses et les pouvoirs.

Dans le monde entier, des mouvements sociaux et citoyens, horizontaux, solidaires, non-violents, ont fleuri pour exiger et construire une démocratie réelle. 
Un vent d’indignation et de révolte se lève. Voter ne suffit pas. Agissons. 

Nous devons mettre en place la justice sociale et la responsabilité du futur : faisons un pas en avant dans la défense de nos droits, notamment le plus essentiel d’entre eux : celui de décider, ensemble, de nos vies. 
Nous ne sommes pas de la marchandise aux mains des politiciens et des banquiers.

Dans le monde entier, le 12 Mai 2012, soyons, à l’unisson, les haut-parleurs de la révolte.


Prenons les places le 12 Mai et campons le décor du troisième tour social!
Cette crise-là, nous ne la paierons pas. Changeons le monde !


Pour préparer le 12 mai et la suite… : 
Amenez votre casse croute et de quoi vous couvrir.
secretariatprisedelabastil le@gmail.com
http:// paris.reelledemocratie.net/
http:// international.democraciarea lya.es/12m/ 
facebook : Democratie Relle Maintenant - Paris (page officielle)
twitter : Acampadaparis
Organisation des assemblées : http:// paris.reelledemocratie.net/ node/481 

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Comment faire pour que nous soyons nombreux à participer? 
1) Invitez vos amis, notamment ceux qui pourraient apporter des idées dans une des thématiques traitées. 
2) Coller cet événement sur les pages des associations, groupes et collectifs que vous aimeriez voir assister aux débats. 
3) Diffuser cette information par tous moyens : 
- facebook, twitter
- mail
- affiches, tracts disponibles sur le site (coller le node)
 
  
                                                                               *****************************************
Reims -
Le 12 Mai, journée de mobilisation internationale des indignés et autres mouvements populaires, nous prendrons la rue ! Il est temps que le Peuple se réveille et nous entendons porter un message fort à nos dirigeants.

En ce début de quinquennat, et compte tenu de l'immobilisme général des différents partis politiques, nous entendons mettre la pression à notre nouveau gouvernement sur les thèmes importants: Social, Ecologie, Economie, Réforme démocratique, Politique Etrangères, Droits de l'Homme.....

Nous occuperons la place jusqu'à obtention de l'Annulation de la Dette et le retrait de tous les plans d'austérité et traités européens injustes que subissent les peuples européens....

Nous exigerons par ailleurs la mise en place d'un processus constituant permettant la mise en place d'un nouveau système politique permettant le respect des droits humains fondamentaux et l'abolition des privilèges.

Nous appelons tous les individus, associations, collectifs et syndicats à nous rejoindre et apporter leurs exigences pour faire entendre tous ensemble notre voix.


A Reims, nous nous réunirons devant la fontaine de la solidarité place d'Erlon !
  
                                                                       **********************************************
Rennes -
 
Site de l'évènement sur Rennes : http:// 12mrennes.wordpress.com/ 
S'abonner à nos actualités : http://goo.gl/XrcSY 

Vidéo de l'appel du 12M : http://youtu.be/ WIRpEYpMDUM 
Page national de l'évènement :https://www.facebook.com/ events/351582701549430/ 

Appel International du 12M : 
NOUS SOMMES LES 99%

La distribution actuelle des ressources économiques condamne l'immense majorité de la population mondiale à la pauvreté ou à l'incertitude quotidienne, et les générations futures à un héritage marqué par les catastrophes écologiques. Tout ça pour le bénéfice d'un petit nombre. Nous réclamons une justice sociale, nous ne ferons pas un pas en arrière dans la défense de nos droits. Nos représentants ont l'obligation de répondre à nos besoins, ils doivent nous écouter. Alors, dans le monde entier, le 12 MAI 2012, soyons à l'unisson le haut-parleur de la révolte. 

Parce que nous sommes les 99%. Parce que nous ne sommes pas de la marchandise aux mains des politiciens ni des banquiers. 

Pour montrer que nous sommes capable d'organiser ce genre d'évènement de façon responsable et le tout dans un moment convivial, nous vous proposons donc de participer à un apéro / pick-nique tous ensemble ! Chacun amène son sandwich et sa boisson, et on se pose tous ensemble sur place ! En conformité avec la loie, cet apéro est bien entendu sans alcool dont la consommation sur la voie publique est interdit. 

Vous aussi, participez à ces nombreuses actions pacifiques de contestations en vous renseignant sur internet. 

Nous sommes Anonymous. 
Nous sommes les 99 %. 
Nous sommes Occupy. 
Nous sommes les Indignés. 
Nous sommes les pères, les mères, les enfants. 
Nous sommes le peuple. 
Nous sommes Légion. 
Nous n'oublions pas. 
Nous ne pardonnons pas. 
Redoutez-nous.


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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 15:21

On the Edge

In March to Athens on 30 April 2012 at 17:48


March to Athens
Day 175-CI, from Παλαιοχώρι to Ελευσίνα, 17 km.

 

At the tavern

Eleusis, April 30

Dear people,

We are veterans. We have withstood all challenges. And crossing another ridge of hills is no problem for us. We took them head on and passed into Attica in only two days.

Still, after yesterday’s long leg to a non-existing place, some people had wanted to slow down and take an unscheduled day off in the meadow.

They didn’t convince the group. It wouldn’t have been a good idea for us to spend our last resting day in a meadow while we have our entry into Athens to prepare.

Before we left, we all gathered around the old lady of the tavern. We are her little babies, and she wanted to give us some advice before we wandered on into the wide world.

Respect, love, hope and faith. We don’t have to lose any of those. If we do, it’ll be the end of the revolution.

Little shrines at the garden center

We descend towards the sea, and oh! Only the people who have witnessed it can imagine the joy to see fair Salamis at large! I cannot help but think of the Persians.

All the Greek tragedies we know of speak about mythological or legendary subjects. All but one. The oldest surviving play, The Persians by Aeschylos, is inspired by a historical event.

More than historical, at the time it was first represented, the subject was contemporary. Aeschylos himself had participated in all three decisive battles against the Persians.

The Persian invasions of Greece happened at the turn of the fifth century BC. There were two of them, ten years apart. The first one was massive, it was led by king Darius. And even though his army was many times bigger than that of the Greeks, the invasion was repelled at the battle of Marathon. A messenger was sent out to bring the news to Athens, forty-two kilometres down the road. The inhabitants of the town were preparing for the worst, they were ready to flee. Then the messenger arrived, running, he had just enough breath left to yell ‘Victory!’, before dropping dead on the ground.

The second invasion was led by Darius’ son Xerxes. If the first one was massive in size, the second one was astronomical. According to Herodotus, the Persians numbered in the zillions. And they were not only Persians. They came from Babylonia, Egypt, Assyria, Cappadocia and every other nation that the Persians had conquered.

To make all those soldiers cross into Greece, Xerxes ordered a floating bridge to be built over the Dardanelles, connecting Europe to Asia. But the sea was wild, and the storms made it difficult to pass. They say that Xerxes wanted the sea to be lashed for not obeying his will.

The Persian army was much too big to be resisted. Nevertheless, three hundred Spartans tried to do so at the pass of Thermopylae in northern Greece. It was complete madness, but there was no alternative. A Spartan soldier may never surrender and never retreat. He may only win or die.

So they died, fighting. Up until this day there stands a sign at the Thermopylae which says ‘Stranger! Go to Sparta! And tell that we have died here, to obey her laws.’

One day I’ll go to Sparta. And even if there is no-one to hear it, I will bring the news that three hundred brave sons of Sparta died at the Thermopylae.

The Persians marched on south. They conquered Boiotia, they conquered Athens and they completely destroyed it. The only thing the Athenians could save was their navy, the ‘wooden walls’ of the city.

The Persians would have marched on to the Peloponnese. But their army was so large that it could only move if its supply lines were secure. For this, they depended on the Persian navy.

The Oracle had foretold that mighty Salamis would be the scene of Greece’s resurrection, and so it was.

With a strategem, the Greeks lured the entire Persian fleet into the narrows between the island and the mainland. Then they closed the entries and attacked. The huge numerical advantage of the Persians was cancelled out at once. Their navy had no space to manoeuver. They were caught in a trap and completely annihilated.

Salamis

Salamis is a pivotal event in Greek and western history. After the battle, the bulk of the Persian army retreated. The remainder was defeated a year later at Plataea.

Aeschylos’ play is centered on the battle of Salamis. It couldn’t have been a hymn of victory, because then it wouldn’t be a tragedy. But anyway the point of view from which it is narrated is remarkable.

The protagonists of The Persians are the women in the royal palace of Susa. They are waiting for news from the front. Somewhere on the far western edge of the empire, their husbands, sons and fathers are subdueing a tiny rebellious province. They should be back soon.

Then the news of defeat comes in. Many of the men have found a sailor’s grave in the narrows of Salamis. They will never be back. At that point their world crumbles, and the Persian women join together in a heaven shaking lament of despair.

It’s a beautiful piece. It breaks your heart.

And yet, on his tomb stone Aeschylos, one of the founding fathers of theatre, didn’t want to be remembered for his plays, but for the part he played himself in the battle of Salamis.

We arrive in the mysterious town of Eleusis, at sea. We can’t see the metropolis yet, because it’s hidden by a low ridge of hills, but we can sense it’s there. The matter thickens.

In Eleusis the ancient city has turned into old rubble, and the modern city is suffering decline as well. Along the main street I count sixteen shops and bars that have gone out of business, almost half of the total. In the other streets around it, the situation isn’t very different.

When we take the square, various people come to talk to us. One of them is a girl who has finished more than one study. She speaks English and Italian. But she doesn’t have a job, and neither does she have the prospect to find one.

“I am twenty-six years old, and I don’t have any dreams.”

It’s one of the saddest things I heard since we arrived in Greece.

Acampada Eleusis

 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 15:13

 

On réfléchit et on agit dans nos campagnes:

INFOS Complémentaires sur: transition_vidourle_vaunage.html

FAITES DES COURTS-CIRCUITS ! MANGER LOCAL AU FIL DU VIDOURLE

Dimanche 13 mai 2012 à JUNAS

 

De la terre sous nos pieds

 

Connaître les paysans qui cultivent pour nous, prendre le temps de cuisiner, échanger des manières de faire, vivre en accord avec les saisons, prendre soin de la terre sous nos pieds...

En réapprenant à vivre intensément ces choses simples, nous gagnons en art de vivre et en chaleur humaine, nous collaborons à la bonne santé de l'agriculture locale, nous avons plus de prise sur les choix qui affectent notre vie quotidienne et ainsi nous contribuons à nous rendre plus résistants aux perturbations économiques, sociales et environnementales.

Mais comment manger sainement sans se ruiner ?

Comment s'y retrouver dans la jungle des appellations et des labels ?

Comment s'organiser avec ses voisins pour s'approvisionner en produits locaux ?


Programme

Le dimanche 13 mai à JUNAS, ce sera la fête du bien manger et du bien vivre.

On y dégustera des produits locaux, on y festoiera au "repas des 60 km". Et ce sera l'occasion aussi d'échanger avec les paysans qui nous régalent, de s'informer sur « les circuits-courts de proximité », de rencontrer des groupes de consommateurs déjà constitués et des agriculteurs commercialisant en direct.

Repas et buvette Bio des 60 km

Forum “Manger sainement près de chez soi”

Projections de documentaires :

  • "Légume ou pétrolégume ?"  de Victor Massip &Laurent Lebot
  • "Agriculture durable -  Entretien avec Bernard Ronot"
  • "Comment nourrir tout le monde" de Denis van Waerebeke
  • "Je mange donc je suis"  de Vincent Bruno
  • "Au coeur de la proximité" d'Anne Ferrer 

Ateliers - Jeux – Dégustations – Musique ...

Programme complet ici

Venez vous régaler

Le repas des 60 km est préparé avec des produits de provenance locale et bio.

Il est proposé à prix coûtant.

Nous vous conseillons vivement la pré-inscription au 04 66 77 11 12 ou par mel : grand (at) civamgard.fr

Venez mettre votre grain de sel

Les Amap c'est pour les bobo ?

Manger local c'est toujours manger la même chose ?

L'AMAP des Cagettes du Vidourle, Le collectif d'achats La Calebasse et les Civam du Gard vous proposent

un Atelier-forum : “Manger sainement près de chez soi”

Comment manger sainement en direct producteur sans se ruiner

Comment s'organiser en groupement d'achats, Amap, paniers...

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤

La « Faites des Courts-Circuits » est organisée à Junas par la Fédération Départementale des Civam du Gard, Transition Vidourle Vaunage, le Collectif d'Achat Local et Ecologique La Calebasse, l'AMAP des Cagettes du Vidourle, le Civam du Vidourle, les Glaneur!euses, la mairie de Junas.

Programme d’actions VIDOURLE EN BIO Pour une agriculture et une alimentation de qualité.

 

 

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