Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 15:23

 

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/Mouvement-des-indignes-2011/p-21215-Espagne-les-indignes-bientot-sous-le-coup-d-une-loi-anti-terroriste-.htm

20.04.2012Propos recueillis par Pascal Hérard
 
Le ministre de l'intérieur espagnol a annoncé la semaine dernière vouloir réformer le code pénal espagnol. Refuser, même pacifiquement, d'être dispersé par les forces de police au cours d'une manifestation se verrait considéré comme une "attaque envers les forces de l'ordre" : cette réforme semble taillée sur mesure pour empêcher la contestation sociale, et plus particulièrement celle menée par les indignés du 15M.
Zoom:
La Puerta del Sol de Madrid a été occupée du 15 mai 2011 jusqu'à fin juillet. Des manifestations de milliers de personnes y avaient lieu fréquemment.
Entretien avec Rojas, une indignée Espagnole de 36 ans, docteure en sciences de l’alimentation et pharmacologie, manager en  Hygiène, Sécurité, Environnement, Qualité et innovation sociale. Elle participe au mouvement du 15 mai depuis le premier jour en ayant rejoint le campement de sa ville. Elle participe activement depuis lors aux assemblées du mouvement.

Zoom:« Ces mesures illégitimes vont en réalité redonner le pouvoir aux gens »
Image tirée du film de Tony Galtlif "Indignados"

« Ces mesures illégitimes vont en réalité redonner le pouvoir aux gens »

 

La nouvelle loi sur les manifestations qui a été proposée, veut punir toute forme de protestation, et considérer les personnes qui refuseront de se disperser, même de façon pacifique, (si la police en donne l'ordre) comme des terroristes. Qu'est-ce que cela signifie ? Comment les gens réagissent en Espagne quand ils entendent ça ? L’Union européenne peut difficilement accepter une telle loi... Qu'est-ce que les militants du 15M vont faire si cette loi est votée ? 

Rojas : Le gouvernement veut instaurer cette réforme pénale parce qu’il se sent impuissant face à nous (les indignés du mouvement 15M, ndlr) qui sommes non violents, malgré des événements qui les ont forcé à avouer que des policiers avaient infiltré les manifestants. Cette réforme rentre en contradiction avec la constitution espagnole, mais aussi avec les droits fondamentaux : à savoir le droit humain à la paix. Ce changement de règles qui déplace les limites de la justice et qui criminalise ceux qui réclament de la justice sociale, rend l’autorité de ce gouvernement illégitime. Les personnes qui sont mal informées de leurs droits constitutionnels sont effrayées, elles se plaignent et disent "c'est la fin de la démocratie", comme si nous avions déjà eu une démocratie ! Ils ne comprennent pas que ces mesures illégitimes vont en réalité redonner le pouvoir aux gens. L'UE a déjà rappelé à l’ordre L'Espagne dans le passé et devrait être mobilisée sur cette attaque à l’encontre des citoyens. L’union devrait se remettre en selle sur ces sujets. 
Qu’est-il arrivé au mouvement des indignés du 15M, où sont les participants au mouvement, avez-vous prévu d’organiser une autre « Puerta del Sol » comme l’année dernière ?

Rojas : Le mouvement en Espagne a évolué et s’est spécialisé. Nous avons des «branches» qui travaillent dans plusieurs domaines : l'information, l'activisme, le social, l’enseignement, l’économie, des think-tanks politiques… Il n’y aura pas d’imitation de ce que nous avons fait l’année dernière à la date anniversaire, nous ne sommes pas «fétichistes », nous sommes des gens matures. De plus,  le monde a changé : ce sera le résultat d'un an de travail. Cela va représenter un nouveau départ pour le mouvement mondial.
Zoom:
Il y a eu d’importantes manifestations il y a peu en Espagne, dénonçant les réformes libérales du gouvernement Rajoy : y-a-t-il des signes d’un changement possible de sa politique face à ces contestations ? 

Rojas : Les politiques de Rajoy viennent d'en haut, il reçoit ses ordres par « la clique de l'UE »,  les réformes en question ne sont pas « sa » politique. Ce gouvernement est l’équivalent d’une marionnette, un instrument qui sert des intérêts, mais pas ceux de l’Espagne. 

Le chômage augmente, les coupes dans les budgets publics se poursuivent, qu’est-ce qu’en disent les Espagnols dans leur ensemble, à votre sens ? 

Rojas : Les gens ne veulent qu’une chose, c’est travailler, ils veulent participer, contribuer avec leurs impôts. Mais ils veulent que les politiciens fassent leur travail, fassent ce pour quoi ils sont payés (les politiciens ont des salaires mirobolants) par les gens, et pas pour faire exactement le contraire.
Zoom:
Qu’est-ce que le mouvement des indignés demande aujourd’hui au gouvernement Rajoy ? 

Rojas : Supprimer la réforme du travail qui est anticonstitutionnelle. Arrêter de renflouer les banque : 50 millards d'euros vont leur être encore donnés la semaine prochaine ! Adopter un acte pour faire cesser le paiement des hypothèques, mais qui soit rétroactif. Pour la dette : seulement 16% de l'argent de la dette espagnol provient de la dépense publique, nous exigeons un audit de la dette pour savoir comment et qui a gaspillé le reste de l'argent. Nous exigeons la transparence. Nous exigeons le changement d'un article de la constitution qui permettrait aux gens d'avoir leur mot à dire, pour provoquer une réforme électorale qui mènerait vers la démocratie directe. Nous demandons l’arrêt de la privatisation des services d'eau potable. Nous exigeons le droit de vote numérique au Congrès (l'équivalent de l’assemblée nationale française, ndlr), tout comme certaines autorités ont été autorisées à le faire, parce que la loi dit que c'est notre droit et que cela a déjà été fait. J'oublie certainement beaucoup de choses mais par-dessus tout, ce que nous exigeons est d’être entendus, parce que nous savons ce que nous voulons : une véritable démocratie. Et nous savons comment faire pour l'obtenir. 
  
Qu'allez-vous faire en tant que mouvement, dans les semaines qui viennent ? 


Rojas : Nous ne reculerons pas. Pour chaque mouvement du gouvernement dans un sens, nous nous déplaçons dans mille directions différentes. Les manifestations ou campements ne sont  pas les seuls moyens que nous avons pour porter atteinte à la tyrannie. Pour les actions du mouvement, en mai, en comptant les rassemblements et les sit-ins, nous allons faire appel à nos conseillers juridiques, et inciter les médias à assister à nos actions, pour qu'ils rapportent les faits. La justice, la créativité et les chiffres sont de notre côté, et le bon sens bien sûr !

Pour finir, quel est votre espoir ? 

Rojas : Mon espoir est que les citoyens européens se réveillent, abandonnent la peur qui les paralyse, les empêche de réagir, qu’ils voient que tout a changé l'année dernière et que l’on ne peut pas revenir en arrière. Pires sont les politiciens, plus nous avons de chances de retrouver notre souveraineté, notre responsabilité morale, et le pouvoir. Nous avons des opportunités incroyables d'améliorer nos vies. Et ce, chaque jour.
Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Les indignés d'ici et d'ailleurs
commenter cet article
20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 15:15

 

http://www.fruncut.org/blog/2012-1er-audit-du-cac40

Posté le 17 avril 2012 à 17:14:00


Comme l'an dernier, France Uncut épluche à nouveau, pour vous, les comptes du CAC40. Le décryptage de cette année a commencé avec ces cinq sociétés, parmi les plus "petites" et elles totalisent déjà 2,3 milliards d'€uros de perte sèche pour l'État, pour nous.

Rappelons : France Uncut... Uncut comme "anti-coupes" : contre les coupes (impayés) dans les impôts des grands groupes Français qui sont directement responsables des coupes dans nos services publics.

  • Essilor : 168 millions d'€uros d'impôts impayés, pour un taux effectif d'imposition de 18,6% (contre 36,1% théoriquement)
  • Suez Environnement : 113 millions d'€uros d'impôts impayés, pour un taux effectif d'imposition de 21,9% (contre 36,1% théoriquement)
  • Vinci : 316 millions d'€uros d'impôts impayés, pour un taux effectif d'imposition de 27,3% (contre 36,1% théoriquement)
  • Schneider Electrics : 731 millions d'€uros d'impôts impayés, pour un taux effectif d'imposition de 15,7% (contre 36,1% théoriquement)
  • Axa : 1.010 millions d'€uros d'impôts impayés, pour un taux effectif d'imposition de 17,5% (contre 36,1% théoriquement)

Alors que nos "présidentiables" ne trouvent aucune solution en dehors des politiques d'austérité et restent, pour ainsi dire, silencieux sur la crise du logement, la hausse des prix du carburant, la crise écologique, la dégradation de la fonction publique, la montée de la grande pauvreté, etc. ; nous affirmons que ce n'est pas l'argent qui manque. Une certaine politique française est simplement au service des très grandes entreprises...

Cinq sociétés sur quarante... elles sont parmi les plus petites, et c'est pourtant déjà 2,3 milliards d'€uros qui manquent dans les caisses de l'État. S'il faut trouver de l'argent, nous savons maintenant où, et comment !

D'autres chiffres seront disponibles prochainement et vous seront communiqués.

France Uncut
www.fruncut.org

Contact général: france@fruncut.org
Contact spécialisé dans les esquives d'impôt: grayblock@fruncut.org

PS: Alors que nous exhumons les petites affaires du CAC40 pour 2012, il arrive que nous tombions sur des améliorations à apporter à nos comptes de 2011... Par exemple France Uncut vient de découvrir environ 200 millions d'€uros de plus d'impayés pour la BNP Paribas, ce qui porte sa dette envers la france à 2,1 milliards d'€uros rien que pour l'année 2010.

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Alertes- Ce que vous devriez savoir
commenter cet article
20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 15:08

 



VOTER MELENCHON POUR UNE ALTERNATIVE A GAUCHE
 
Dès octobre 2011, à l'issue d'un débat interne, les Alternatifs ont fait le choix de la candidature Mélenchon aux élections présidentielles et celui, au second tour, de battre la droite et l'extrême-droite.
 Ce double choix c'est l'option d'une alternative de gauche et pas d'une simple alternance, celui de préparer l'avenir, dans un contexte de crise aggravée et multiforme du capitalisme à l'échelle mondiale. Cette crise, à la fois économique et sociale, écologique, démocratique et géostratégique, appelle des réponses globales et radicales, à mille lieux des renoncements, des demi-mesures. Réponses qui sont celles d'un nouveau projet d'émancipation altermondialiste et alternatif au capitalisme : voilà l'horizon !
 
Ces réponses n'ont de sens que portées par de puissants mouvements sociaux et de multiples mobilisations citoyennes.
      
Aujourd'hui, dans une campagne électorale souvent creuse, symptomatique de la crise de la politique, l'élément saillant et positif, c'est la campagne de Jean-Luc Mélenchon qui réhabilite la politique, parle vrai et se situe clairement sur le terrain du refus des politiques d'austérité et du chantage à la dette.

Cette campagne contribue par ailleurs à maintenir les questions sociales au centre du débat, à dissiper l'écran de fumée sécuritaire de la droite après les évènements de Toulouse et à repousser la menace de l'extrême-droite.
 
Les Alternatifs se réjouissent d'une dynamique unitaire qui renoue avec l'élan du « Non de gauche » au TCE de 2005. Ils en sont partie prenante, bien que non membres du Front de Gauche, sur la base de leurs propositions : pour la réduction massive du temps de travail et contre la précarité, pour la reprise des entreprises sous le contrôle des travailleurs, pour la sortie rapide du nucléaire et du productivisme, contre les discriminations et pour l’égalité (hommes/ femmes, français/ immigrés … ), pour une démocratie active et l’altermondialisme...

Voter Mélenchon, c'est choisir l'alternative à gauche.  Celle-ci ne se réduit pas à un vote : la vigilance, la mobilisation, la construction d'un large bloc politico-social et citoyen et, au sein de ce bloc, d'une gauche alternative regroupée, à la fois rouge et verte, féministe et autogestionnaire, sont indissociables de ce vote aux élections présidentielles.

 


Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Informations diverses
commenter cet article
20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 15:03

 

Reflections of Old

In March to Athens on 19 April 2012 at 13:04


March to Athens
Day 164-XC, Δελφοί.

Representation of a Greek tragedy in the theatre of Delphi, 1930

Delphi, April 19

Dear people,

The modern town of Delphi consists of three parallel streets along the mountain. In general, one is for hotels, one is for restaurants, and one is for souvenir shops. On the edge of town there is the archeological area with parking space for touring buses.

When we arrived yesterday evening, the mayor brought us lunch and assured us that the march could visit the old ruins for free. It was the least. We merited it.

On the square of modern Delphi, this morning

Everyone agreed yesterday evening that the ascent was worth it. The topographical position of Delphi is “magnifique”.

Of old there used to be a shrine dedicated to Mother Earth on this site. Later on, the town became holy to Apollo, and Delphi came to host his most important sanctuary, the oracle.

One of the things that remained from the archaic cult was the link to the earth. On the place of Apollo’s temple there was said to be a deep crepice. Toxic vapours walmed up from it. If you sniffed them you could go into a wild trance, you would hear the voice of the god.

Only one person was allowed to expose herself to these vapours. Pythia, the priestess of Apollo.

The temple of Apollo, home of the oracle

She would do so whenever a traveller sought the advice of the god, and she would give his answer in the form of a completely incomprehensible ramble. The male priests of Apollo would translate this into more or less coherent language.

Usually the answer was cryptic and often ambiguous. This way it almost always fitted with what happened afterwards. And so the oracle reaped great fame of wisdom. People flocked from all over Greece and beyond to interrogate the Pythia. It became business, because without offerings the god wouldn’t answer.

In her darkest hour, when freedom loving Greece was about to be enslaved by the greatest empire the world had ever seen, an empire that had assimilated the peoples of the East and of Egypt under the single scepter of Xerxes, king of kings, the Delphians themselves interrogated their oracle. They wanted to know if there was any way to avoid doom and defeat the Persians.

The answer of the oracle was unambiguous this time. She told the Delphians to ‘pray to the winds’ and to have faith in the ‘wooden walls of Athens’.

The Persians were invincible on land. They were defeated at sea near Salamis, thanks to the Athenians and their wooden navy.

Comrade Mary and the theatre

In the morning of April 19 the March to Athens enters old Delphi. The town is exposed to the east, to the mountains. From early one, hordes of mainly middle aged and elderly tourists walk the paths between the ruins, taking photos. There is no spirit here, like in the theatre of Stratos, just old rocks.

Most of the remainders are from the Roman period, with a few cosmetic reconstructions. For me, having all the big belly tourists around it’s hard to imagine what this town was like. But still I try.

I reconstruct the roads and the buildings. I’ve seen this image before. There are mainly hotels, taverns, souvenir shops and restaurants. Near the entrance there are the banks of Athens, of Corinth and of other important towns.

I see Delphi in the last stage of its decline. It has become a luxury holiday resort. The banks used to be little sanctuaries where the citizens from those towns left their offerings. In later times they turned into pawn shops.

A lot of money must have gone around here in Delphi. Under the Romans people came here mainly to enjoy themselves, to visit the theater, to watch a game in the stadium, to buy their souvenirs and to go out to dinner or to a brothel.

The end came with emperor Theodosius.

Known as ‘the great’ by christians, Theodosius was the man who liquidated the symbols of classical antiquity once the old faith had lost its meaning and christianity had come to be the only officially allowed religion of the empire.

Theodosius had closed the Great Library of Alexandria. He had extinguished the eternal flame in the Temple of Vesta on the Roman forum, he had ordered the panhellenic games at Olympia to cease.

When he came to Delphi in 393 AD to put an end to the cult, the oracle spoke for one last time.

“Tell the king the fair wrought house has fallen. No shelter has Apollo, nor sacred laurel leaves. The fountains are now silent, the voice is stilled. It is finished.”

Classical Antiquity. Do not touch.

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Marche des indignés vers Athènes
commenter cet article
20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 14:52

 

| Par Jade Lindgaard

 

Notre-Dame-des-Landes, envoyée spéciale

Depuis le 11 avril, deux agriculteurs opposés au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, sont en grève de la faim. Michel Tarin est un paysan retraité, propriétaire d’une petite parcelle de terrain sur la zone réservée aux travaux. Marcel Thébaud exploite avec son épouse une petite ferme d’élevage. Tous deux viennent de recevoir une ordonnance d’expropriation. Avec une centaine d’autres personnes, ils refusent de céder leurs terres à Vinci, la multinationale qui a remporté le contrat de partenariat public-privé pour la construction et l’exploitation du nouvel aéroport de l’agglomération nantaise.

 

 


Les grévistes exigent l’arrêt des procédures d’expropriation en cours sur le site, ainsi que le réexamen de la déclaration d’utilité publique de l’aérogare. Ils ont écrit aux candidats à l’élection présidentielle pour leur demander de prendre position sur leurs revendications.
Mardi 17 avril, une conseillère générale du Front de gauche, Françoise Verchère, également co-présidente du CéDpa (le collectif des élus contre l’aéroport) a, elle aussi, entamé une grève de la faim, en solidarité avec les deux paysans. Candidate d’Europe Ecologie-Les Verts, Eva Joly a rendu visite, dimanche dernier, au campement des grévistes.

Contesté depuis plusieurs décennies par des habitants du bocage concerné, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est en revanche défendu par le député socialiste et maire de Nantes, proche de François Hollande, Jean-Marc Ayrault. Si bien que, pendant la campagne, les meetings de soutien à François Hollande ont souvent été perturbés par des opposants au projet d’aéroport.

Fin mars, sur 1.650 hectares de zone d’utilité publique, il manquait toujours un peu moins de 600 hectares de terrains aux porteurs du projet. Vinci a obtenu un accord de vente pour 92 parcelles couvrant 144,5 hectares, et le conseil général de Loire-Atlantique possède près de 900 hectares. Mi-mars, les opposants à l’aéroport ont déposé 50 dossiers de pourvoi en cassation contre les ordonnances d’expropriation. Les travaux doivent débuter en 2014, pour une ouverture prévue en 2016.

Retrouver nos articles et enquêtes sur ce projet contesté d'aéroport :

  • Notre-Dame-des-Landes, questions sur l'aéroport de la discorde, enquête sur les failles du contrat de partenariat public-privé signé par Vinci pour construire et gérer le futur aéroport.

 

  • Bienvenue dans la Zone, reportage sur les militants libertaires qui occupent la zone de construction du futur aéroport.

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Notre Dame des Landes
commenter cet article
20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 14:46

 

Le Festival international de littérature de Berlin appelle les intellectuels, les écrivains, les artistes, les institutions culturelles, les écoles, les universités, les chaînes de radio et de télévision à participer, le 23 avril, à une lecture mondiale, à l’occasion de la Journée mondiale du livre.

Des extraits du Journal de l’écrivaine syrienne Samar Yazbek seront lus à cette occasion. Elle a consigné dans son journal les événements qui se déroulent en Syrie depuis le début de la rébellion, l’an dernier. Elle est aussi l’auteure de l’appel ci-dessous. Ses textes seront disponibles auprès du Festival pour être lus en arabe, français, anglais et allemand. La lecture et la minute de silence commémorative sont
dédiées aux victimes de la révolution; elles manifestent notre solidarité avec les opposants au régime Assad et expriment notre
espoir de voir renaître un État libre, démocratique et séculier.

Face aux démonstrations pacifistes du début de la révolution, le gouvernement syrien a répondu en attaquant militairement les villes, en
répandant la terreur et le meurtre. Ceci a eu pour résultat de déclencher la rébellion au sein des communautés et de provoquer la division dans la société et dans l’armée. Les soldats qui ont refusé d’obtempérer et de tuer des civils ont dû déserter et fonder l’Armée Libre de Syrie dont l’objectif était de protéger et de défendre les citoyens du pays.

Depuis des mois, les forces de sécurité ont recours à l’artillerie lourde pour tuer et détruire. Les villes sont assiégées et pillées, les femmes sont violées. Les jeunes gens sont incarcérés, torturés et assassinés. Selon les militants des Droits de l’Homme, 10 000 personnes ont perdu la vie depuis le déclenchement du mouvement de protestation. Alors que la civilisation syrienne et son exceptionnelle histoire sont en train d’agoniser, le monde limite son engagement à observer les opérations militaires des forces d’Assad. Les actions entreprises à l’occasion de la Journée mondiale du livre ont pour objectif de dénoncer le silence en appelant à la chute d’Assad et à l’instauration d’un état de droit civil, libre et démocratique.

Ziad Majed

Prière de nous informer si vous désirez nous rejoindre pour cette lecture du 23 avril 2012 à l’adresse suivante : worldwidereading@literaturfestival.com

 



Appel aux intellectuels, écrivains et artistes du monde entier


 
Aujourd’hui, alors que nous écrivons ces mots, les enfants syriens sont égorgés, des Syriennes sont violées et leurs cadavres livrés à la nuit, les villes sont assiégées et pilonnées, les jeunes sont emprisonnés, torturés, assassinés. Par le biais des services de sécurité et de la lourde artillerie de l’armée, le régime syrien mène délibérément une vaste opération d’extermination des hommes, des arbres et des pierres.

La révolte de nos magnifiques concitoyens s’est déclenchée il y a un an, d’abord pacifiquement, et les manifestants ont brandi les branches d’olivier et les slogans civils. Le régime y a répondu par le meurtre, par la terreur et par le siège des villes, il a fomenté des émeutes communautaires parmi les citoyens du pays, il a sciemment scindé la société et l’armée, acculant les soldats qui refusaient à obtempérer aux ordres pour assassiner les civils à déserter et à constituer l’Armée libre de la Syrie dont l’objectif est de défendre les civils pacifiques.  

En Syrie, il n’y a ni membres d’al-Qaïda, ni salafistes, ni bandes armées. La seule bande armée qui commet les meurtres, qui sème la terreur et le sectarisme, c’est celle de Bachar al-Assad, de sa famille et de sa clique.

Le premier flambeau de la civilisation universelle s’est propagé depuis la Syrie, considérée comme « la seconde patrie de tout homme cultivé dans le monde ». Aujourd’hui, la Syrie, terre de culture et d’histoire, creuset de l’urbanisme et de la philosophie, se meurt sous les regards du monde qui se contente d’observer le dictateur en train d’exterminer un peuple et sa culture.

Le peuple syrien est livré à lui-même et son sang coule comme un fleuve, mais il refuse de revenir sur ses revendications de liberté, de dignité et de justice et aspire toujours à créer un état de droit civil.

Amis, jusqu’à quand allez-vous demeurer silencieux devant cette barbarie, devant ces criminels ? Jusqu’à quand allez-vous observer en spectateurs la tragédie de notre peuple ?

Nous vous conjurons de secouer l’opinion publique du monde entier, sans vous le régime de l’apartheid de l’Afrique du Sud n’aurait pas été aboli. Nous vous demandons d’agir et de faire pression sur vos gouvernements respectifs pour entreprendre rapidement une action afin de sauver notre peuple et notre beau pays, là où agonisent aujourd’hui l’art, la création et la vie.

Amis écrivains, artistes et intellectuels du monde entier ! Levez-vous, sauvez le peuple syrien de la mort, rejoignez la révolution la plus courageuse, la plus noble, la plus difficile, la plus impossible de l’histoire moderne.  

Rallier notre révolution c’est rallier les valeurs de liberté, de vérité, de justice et de civilisation.


Youssef Abdelke, Syrie; Gabriela Adamesteanu, Roumanie; José Eduardo Agualusa, Angola; Alaa Al-Asswani, Egypte; Gamal Al-Ghitany, Egypte; Amal Al-Jubouri, Irak; Homero Aridjis, Mexique; Paul Auster, Etats-Unis; Carmen-Francesca Banciu, Allemagne; Russel Banks, Etats-Unis; Hoda Barakat, Liban; Salim Barakat, Suède; Priya Basil, Royaume-Uni, Allemagne; Jeanne Benameur, France; Christian Boltanski, France; Hans Christoph Buch, Allemagne; Javier Cercas, Espagne; Amir Hassan Cheheltan, Iran; Noam Chomsky, Etats-Unis; Bora Cosic, Serbie; Lidija Dimkovska, Macédoine; Irene Dische, Allemagne, Etats-Unis; Ariel Dorfman, Chili; György Dragomán, Hongrie; Yasmine El Rashidi, Egypte; Shamsur Rahman Faruqi, Inde; Carlos Franz, Chili; Nadine Gordimer, Afrique du Sud; Juan Goytisolo, Espagne; Carla Guelfenbein, Chili; Nedim Gürsel, Turquie, France; Lars Gustafsson, Schweden;
Kevin Hart, Etats-Unis, Australie; Ala Hlehel, Palestine; Sonallah Ibrahim, Egypte; Vörös István, Hongrie; Elfriede Jelinek, Autriche;
Viktor Jerofejew, Russie; Elias Koury, Liban; Haris Lavianos, Grèce; Alisa Lebow, Royaume-Uni; Thomas Lehr, Allemagne;
Literaturzentrum, Hambourg, Allemagne; Jonathan Littell, Etats-Unis; Jamal Mahjoub, Soudan, Royaume-Uni; Issa Makhlouf, Liban; Norman Manea, Roumanie, Etats-Unis; Alberto Manguel, France, Canada; Monika Maron, Allemagne; Tienchi Martin-Liao, Chine, Allemagne; Ángeles Mastretta, Mexique; Carmelo Militano, Canada; Quim Monzó, Espagne; Michael Moore, Etats-Unis; P.E.N.-Zentrum, Allemagne; Gunilla Palmstierna-Weiss, Suède; Barbara Papadopoulou, Grèce, Allemagne; Andras Petöcz, Hongrie; Elisabeth Plessen, Allemagne; Poets Circle, Athènes, Grèce; Moritz Rinke, Allemagne; Tomas Salamun, Slovénie; Boualem Sansal, Algérie; Rafik Schami, Allemagne; Karl Schlögel, Allemagne; Peter Schneider, Allemagne; Hermann Schulz, Allemagne; Eduardo Sguiglia, Argentine; Adania Shibli, Allemagne, Palestine; Samuel Shimon, Royaume-Uni, Irak; Dino Siotis, Grèce; Wolfgang Sofsky, Allemagne; C.K. Stead, Nouvelle-Zélande; Zakaria Tamer, Royaume-Uni; Fairooz Tamimi, Jordanie; Janne Teller, Danemark, Etats-Unis; Annika Thor, Suède; Tinos International Literary Festival, Grèce; Mario Vargas Llosa, Pérou; István Vöros, Hongrie; Peter Wawerzinek, Allemagne; Irvine Welsh, Royaume-Uni; Samar Yazbek, Syrie; Razan Zeitouneh, Syrie; Jovan Zivlak, Serbie; Sabah Zouein, Liban.

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Syrie
commenter cet article
20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 14:38

 

Vendredi 20 Avril 2012 à 05:00 | Lu 8870 fois I 19 commentaire(s)

 

Grand reporter au journal Marianne En savoir plus sur cet auteur

 

Pour la première fois de son histoire, le SNU Pôle Emploi, premier syndicat maison, appelle à battre la droite dès le premier tour de la Présidentielle, au motif que certains candidats prônent « une politique coercitive, voire raciste à l’égard des chômeurs et des chômeuses ». Porte-parole du gouvernement, Nathalie Kociusko-Morizet accuse cette organisation de « violer son devoir de neutralité ». Membre du bureau national, Jean-Charles Steyger s'en explique..

 

(Pole emploi - BAZIZ CHIBANE/SIPA)
(Pole emploi - BAZIZ CHIBANE/SIPA)
Porte parole du gouvernement, NKM vous accuse de violer votre «devoir de neutralité» en appelant à voter contre la droite dès le premier tour de la Présidentielle. Que lui répliquez-vous ?

Nous sommes sidérés qu'NKM ne comprenne pas notre engagement. Tout au long de son quinquennat, le chef de l'État et sa majorité n'ont jamais eu de stratégie pour combattre l’explosion du chômage en France. Pire, depuis 2007, nous avons du prendre en charge un million et demi de demandeurs d'emplois supplémentaires sans moyens correspondants. Pôle Emploi a régressé au point de devenir un service public low cost, incapable de recevoir, d’encadrer, de former ou même d’indemniser dans de bonnes conditions les chômeurs. Une dégradation que nous n’avions jamais enregistrée lorsque Jean-Pierre Raffarin était Premier Ministre! (1)

 

Quels sont les principaux travers selon vous, de ce Pôle Emploi «low cost » ?

Imposée au pas de charge, la fusion ANPE ASSEDIC se solde par la fermeture de 900 agences sur tout le territoire. Principalement dans les centres villes puisque la politique immobilière de Pôle Emploi vise à nous regrouper sur des sites de 100 personnes, installés en périphérie dans les zones d’activité. Nous avons donc perdu en proximité. Les chômeurs ne sont reçus qu'épisodiquement par leurs conseillers en entretien, et 20 minutes pas plus. Le reste du temps, ils doivent gérer leur situation sur Internet. Or seuls 45% d’entre eux sont véritablement autonomes sur ce média !
A tous les niveaux, cette industrialisation de nos pratiques génère erreurs et incompréhensions. D’autant plus insupportables que lorsque nous indemnisons trop largement des demandeurs d’emploi, désormais nous récupérons ce trop perçu sans négociation ni échéancier ! Au risque de les plonger dans une extrême précarité. Il faut donc, de toute urgence, ré-humaniser les Pôle emploi en recrutant massivement!

 

Vous dénoncez également le cynisme des ministres du travail qui se sont succédés. A quelles pratiques faîtes vous référence ?

Nous avons constamment souffert d’une absence de stratégie et d’une politique de coups. Aussi entendre Laurent Wauquiez - alors que Pôle Emploi n’indemnise que 43% des chômeurs -, qualifier de « cancer de la société française », l’absence d’écart entre celui qui bénéficie des minima sociaux et celui qui travaille, nous a profondément choqués. Le retour de Xavier Bertrand rue de Grenelle n’a guère apporté de mieux. Sous la houlette de cet ancien secrétaire général de l’UMP, à la veille de la Présidentielle, les pressions se sont même intensifiées. Par circulaire, le ministre nous a ainsi sommés de prescrire massivement des contrats aidés, sur le premier semestre 2012, aux demandeurs d’emplois, notamment aux jeunes et aux séniors (220 000 postes budgétés sur l’année ndlr). Des préfets se sont invités dans des réunions d’agents de Pôle emploi. Du jamais vu dans l'histoire de ce service public ! Enfin, le comble du cynisme politique a été atteint lorsque le candidat Sarkozy a proposé aux Français de trancher par référendum, d’une question aussi complexe que celle de la formation des chômeurs...

(1) Selon une enquête interne commandée par le nouveau directeur de Pôle Emploi Jean Bassères, seuls 35% des agents de Pôle Emploi estiment disposer des outils pour bien faire leur travail.
Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 14:31

 

 

Rue89 - Social ? 20/04/2012 à 15h12
Carole Boinet | Journaliste
Sujet suggéré par un internaute

Les allocataires du Revenu de solidarité active (RSA) ne sont pas tous logés à la même enseigne. C’est ce qu’a découvert Veronika Giesecke-Bernat, qui bénéficie de la part « activité » de cette allocation, en recevant une lettre de refus d’Orange :

« Votre dossier n’est pas éligible car l’offre sociale Internet n’est pas souscriptible par les clients allocataires du RSA activité. »

Elle pensait pouvoir bénéficier du tarif social Internet que l’opérateur a mis en place en février. Pour 23 euros par mois (dont 3 euros de location de box), il propose :

  • un accès illimité à Internet ;
  • un accès illimité à la téléphonie fixe.

La Livebox classique d’Orange (Internet, TV, appels illimités) est, elle, à 28,90 euros par mois.

Pas de RSA « socle », pas de tarif social

Pourtant, aucune erreur à l’horizon : il est bien précisé sur le site internet d’Orange que le tarif social Internet n’est accessible qu’aux bénéficiaires du RSA « socle » et non du RSA « activité ».

Quelle différence existe-t-il entre les deux ?

  • le RSA « activité », créé par Martin Hirsch, est destiné aux personnes exerçant ou reprenant une activité professionnelle, qui peuvent ainsi cumuler, en partie, revenus du travail et revenus issus de la solidarité ;
  • le RSA « socle » est le minimum social que touchent des personnes sans activité. Il a remplacé le RMI (revenu minimum d’insertion) et l’API (allocation de parent isolé).

Parce que son mari occupe désormais un emploi à raison de quatre jours par mois, Veronika Giesecke-Bernat touche le RSA activité et ne peut donc plus prétendre au tarif social Internet.

Le tarif « normal » le moins cher est proposé par Numericable, disponible seulement dans certaines villes, et s’élève à 24,90 euros, c’est-à-dire seulement 1,90 euro de plus que le tarif social Internet que propose Orange.

 


Des cables coupés (Nick J Webb/Flickr/CC)

 

Une décision ministérielle

Contacté par téléphone, Orange explique qu’ils s’en sont tenus au cahier des charges formulé par le ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, à l’origine de la mesure.

Premier échec : le tarif social mobile

En mai 2011, le ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie lance le tarif social mobile : 40 minutes de communication et 40 SMS pour 10 euros par mois.

 

Mais en janvier dernier, Free débarque sur le marché de la téléphonie et propose un forfait téléphonique à 2 euros par mois pour une heure de communication et 60 SMS, sans engagement. Les prix des tarif sociaux mobiles paraissent excessifs, et les offres plus avantageuses se multiplient. SFR propose un forfait à 9,90 euros par mois sans engagement pour 2 heures d’appels et SMS illimités.

Pour l’opérateur, la distinction établie entre les bénéficiaires des RSA activité et socle concernant le tarif social internet n’est pas surprenante compte tenu du fait que « ceux qui ont le RSA activité ont une source de revenus ».

Orange souligne qu’ils ont « au moins le mérite de proposer cette offre ».

Pourquoi le ministère a-t-il choisi d’écarter certains bénéficiaires du RSA de son cahier des charges ? Le cabinet d’Eric Besson, ministre de l’Industrie, de l’Energie, et de l’Economie numérique, en charge du dossier, répond :

« Le RSA socle est une référence définie à titre minimale car considéré comme le minimum social de notre pays, mais ce n’est pas exclusif. Rien n’empêche, donc, que les offres soient plus généreuses. »

Mais le tarif social Internet d’Orange – seule offre de ce type – ne va pas plus loin que les conditions minimales fixées par le ministère.

Tous les allocataires du RSA ont besoin d’Internet

Pour Alain Lenoir, conseiller à l’Association française des utilisateurs de télécommunications (Afutt), le ministère a laissé trop de libertés aux opérateurs, qui n’étaient pas contraints de mettre en place le tarif social Internet. Résultat : seul Orange l’a fait.

Selon lui, aucune distinction ne devrait être effectuée entre les allocataires du RSA activité et ceux du RSA socle, qui ont tous autant besoin d’Internet :

« Ils ne peuvent pas rester dans cette situation précaire toute leur vie. Ils doivent donc trouver un emploi plus stable... ce qui passe par Internet. »

Il ajoute :

« Le ministère a trop limité le nombre de bénéficiaires. Ce sont tous les minima sociaux qui devraient être concernés, mais aussi les jeunes en situation de précarité. C’est-à-dire environ cinq millions de personnes et non les deux millions du RSA socle ! »

Alain Lenoir est convaincu que les opérateurs téléphoniques, désireux de ne « toucher que deux millions de personnes avec leur offre » par souci d’économie, ont « mis la pression » sur Bercy, qui a cédé.

Il ne s’arrête pas là, et pointe d’autres failles du tarif social Internet :

  • le manque de communication du gouvernement : « Les personnes qui pourraient être intéressées par l’offre n’en ont souvent jamais entendu parler », déplore-t-il ;
  • la disponibilité de l’offre uniquement dans les agences d’Orange : il souhaiterait qu’elle soit également distribuée par les acteurs sociaux.

L’offre a un prix trop élevé

En septembre dernier, l’UFC-Que choisir dénonçait dans un communiqué le prix maximal retenu pour ce tarif social, à savoir un abonnement mensuel à 20 euros, auquel s’ajoutent 3 euros de location de box.

« Pour être vraiment accessible, il serait nécessaire que le prix du tarif social Internet n’excède pas 10 euros », déclarait l’association de consommateurs, qui expliquait comment atteindre cet objectif :

« Les opérateurs calibrent des offres d’accès à 20 euros qui contiendraient, au minimum, un Internet haut débit complet, des appels illimités sur tous les fixes de France. Pour les plus démunis, ces offres seraient associées à une subvention du service universel, comme celle disponible pour les lignes fixes, afin d’aboutir à un prix final de 10 euros. »

Le service universel fixe est à 6,50 euros par mois pour les allocataires de minima sociaux.

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 14:24

 

 

Rue89 - Tribune 20/04/2012 à 16h06

Sébastien ArsacEnvoyer l'article par email

 

Tableau récapitulatif des positions des candidats (L214)

 

La souffrance animale est-elle un sujet de seconde zone ? Pas pour 81% des Français, qui considèrent la question comme un enjeu important de cette élection (selon une enquête Ifop pour la Fondation 30 millions d’amis du 20 au 22 décembre 2011). Un tiers d’entre eux estiment même qu’elle pourrait influencer leur vote.

Sur le site de campagne de Jean-Luc Mélenchon, la page des positions du candidats du Front de Gauche sur la protection animale a été recommandée entre 1 000 et 2 000 fois sur Facebook, surpassant de loin toutes les autres prises de position qui vont rarement au-dessus de 100 recommandations.

Le site Politique & Animaux, à l’instar d’autres sites comme Mon député sur les votes à l’Assemblée ou le Véritomètre d’Owni, est un outil au service des citoyens. Il se propose de noter les politiques sur la condition animale.

Chaque candidat est passé au peigne fin. Ses initiatives passées, ses votes ou ses déclarations donnent lieu à une évaluation sur une échelle à quatre couleurs. Bilan : pas d’oiseau rare mais des candidats pas vaches, ceux qui ménagent la chèvre et le chou, et les bêtes noires.

Des militants de la protection animale sont descendus dans la rue pour rendre compte de ces résultats. En écho à la phrase de Gandhi exposée sur leurs pancartes – « On reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite les animaux » –, beaucoup de passants ont estimé qu’on y reconnaît aussi le degré d’humanité des candidats qui sollicitent aujourd’hui nos suffrages.

 

1 Sarkozy : un lustre de politique du pire

 

Cinq ans pour agir, cinq ans pour dégrader encore un peu plus la situation de nombreux animaux :

  • chassés ? Si possible plus tôt, ou plus longtemps ;
  • en élevage intensif ? On vous facilite la procédure d’installation ;
  • dans les abattoirs ? Les vétérinaires ne sont même plus obligatoires ;
  • dans les arènes ? La corrida classée au patrimoine culturel ;
  • et dans l’assiette ? Obligation de servir des produits d’origine animale deux fois par repas dans les cantines scolaires.

Nicolas Sarkozy, la souffrance forte.

 

2 Hollande : l’art de ne rien dire

 

Prudence et évitement des questions non consensuelles pour le socialiste. Hormis une position favorable à l’attribution du statut juridique « d’être sensible » à l’animal et quelques vagues considérations sur les animaux d’élevage, Hollande joue ses jokers du « dialogue », de « l’apaisement » et du « y a pire ailleurs » dès que la chasse, la corrida, la fourrure ou les trafics sont abordés.

L’art de ne rien dire prélude à l’art de ne rien faire ?

 

3 Mélenchon : petite révolution

 

La réponse de Jean-Luc Mélenchon sur la corrida – « Je ne peux répondre avec précision à la question que vous me soumettez » – pouvait sembler mal présager du reste.

Impression démentie par la lettre du Front de Gauche aux associations de protection animale. On y prône :

  • la sortie du modèle de production en batterie et de la pêche intensive ;
  • l’offre d’un menu alternatif végétarien dans la restauration collective ;
  • l’abolition de la chasse à courre, des lâchers ou du déterrage.

En un mot, un sort vraiment moins cruel pour quelques milliards d’animaux.

 

4 Le Pen : tout et son contraire

 

A l’avant-garde de la protection des animaux quand il s’agit de dénoncer le halal et l’abattage sans étourdissement ; à l’arrière-garde toutes lorsqu’il s’agit de faire plaisir aux chasseurs, à l’industrie de la pêche ou aux producteurs de foie gras. Une meilleure protection promise aux animaux de compagnie ou de laboratoire.

Le programme de Marine Le Pen parle « d’offrir un espace vital décent aux animaux » mais l’eurodéputée vote contre l’abaissement des densités dans les élevages intensifs de poulets. Dédoublement de la personnalité ou chasse aux électeurs ?

 

5 Bayrou : vous avez dit au centre ?

 


Des animaux de ferme en plastique (Imnop88a/Flickr/CC)

 

Contrairement au Président sortant, le candidat du MoDem serait disposé à donner le statut légal d’« êtres sensibles » aux animaux.

Ceci mis à part, avec François Bayrou, c’est la garantie de voir la chasse soutenue, la corrida préservée, les cirques détenteurs d’animaux laissés en paix.

L’homme s’élève contre les quotas de pêche européens et autres normes de bien-être en élevage qui dérangent les professionnels. Bayrou : un clone de Sarkozy sur le chapitre des animaux ?

 

6 Joly : verte, mais pas mûre

 

Après avoir tenu des propos mal informés sur la souffrance des animaux abattus ou témoigné des égards à la tradition tauromachique ou à la vénerie, Eva Joly change d’attitude : sur Rue89, elle s’élève contre le rapport cruel aux animaux entretenu par l’élevage intensif, l’expérimentation animale ou les cirques.

Elle plaide en faveur d’un nouveau statut juridique pour les animaux, qui cesseraient d’être des « biens meubles » et préconise une diminution de la consommation de viande. Au total, un programme ambitieux et prometteur.

 

7 Dupont-Aignan : un ami des animaux sélectif

 

Le candidat de Debout la République est engagé pour certains animaux, comme les animaux de compagnie ou les animaux captifs dans les cirques. Il a parfois retourné sa veste : initiateur d’une proposition de loi pour abolir la chasse à courre, il déclare forfait quelques jours plus tard suite aux protestations des chasseurs.

Pour le reste (élevage intensif par exemple), il promet peu et espère beaucoup de concertation avec les filières qui causent le malheur des animaux. Il se montre plus amis des pêcheurs que des poissons sur la question de la surpêche.

 

8 Poutou : bonne patte

 

Le candidat du NPA compte parmi les bêtes rares qui ont inclus une page « protection animale » dans leur programme présidentiel. Il confirme ses bonnes dispositions sur la plupart des thèmes de protection animale dans ses réponses à divers questionnaires.

 

9 Arthaud : à bas le capitalisme

 

Pour Nathalie Arthaud, le système capitaliste est à l’origine de la condition faite aux animaux. Assez peu loquace sur le sujet, elle répond néanmoins qu’elle soutiendrait volontiers l’interdiction de certaines pratiques cruelles comme la corrida, la chasse à courre ou l’élevage intensif.

Sur l’expérimentation, elle s’en remet au cadre légal actuel très permissif.

 

10 Cheminade : y a qu’à demander

 

En parcourant son site, rien, mais rien, n’indique qu’il puisse avoir le moindre projet qui bénéficie aux animaux.

Mais quand on l’interroge sur l’expérimentation, la chasse, la corrida, la fourrure, l’élevage, les positions qu’il exprime le classent parmi les meilleurs.

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Alertes- Ce que vous devriez savoir
commenter cet article
20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 14:16

 

 

 

Le Monde.fr | 19.04.2012 à 10h13 • Mis à jour le 20.04.2012 à 10h27

Par Francine Aizicovici

 
 
La Fonderie avait reçu la visite de Nicolas Sarkozy le 16 avril.

 

Miracle à quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle : une nouvelle entreprise est sauvée ! Jeudi 19 avril, le groupe Saint Jean Industries a été désigné par le tribunal de commerce de Nanterre pour reprendre la Fonderie du Poitou Aluminium (FDPA), basée à Ingrandes (Vienne), qui fabrique des culasses de moteur.

Une désignation sans surprise, l'offre de Saint Jean Industries étant restée la seule après l'audience au tribunal de commerce du 11 avril. Lundi 16 avril, la venue sur place de Nicolas Sarkozy pour annoncer avant le juge cette reprise ainsi que des commandes jusqu'en 2015 de la part de Renault, le principal client de la FDPA, avait d'ailleurs été qualifiée "de show présidentiel", par Patrice Villeret, délégué CGT. "On savait déjà tout", dit-il. Et ce résultat, "on ne le doit qu'à nous-mêmes, à nos 9 mois de lutte qui ont fait bouger l'Etat et Renault".

392 salariés sur 455 seront repris. La CGT a déjà prévenu, lors d'une rencontre ce jeudi entre Emile Di Serio, président de Saint Jean Industries, et les élus du personnel, qu'elle "n'acceptera que des départs volontaires" pour les 63 postes supprimés. Autre point sensible : les salaires, que Montupet, maison-mère de la FDPA, avait voulu baisser de 25 % à l'été 2011. Le refus des salariés avait entraîné le désengagement de Montupet et sa mise en redressement judiciaire en octobre 2011. M. Di Serio a assuré aux élus du personnel qu'il "n'était pas question de toucher aux montants des salaires mais qu'il y aurait des ajustements de la grille salariale", indique la CGT, soulignant que le syndicat "restera vigilant sur les engagements et les investissements nécessaires au développement" de la FDPA.

M. Di Serio indique avoir "un plan d'investissement de 24 millions d'euros sur 3 ans (2012 à 2015), dont 5 proviennent de Renault et 8 d'aides de l'Etat à la réindustrialisation". S'ajoutent 12 millions d'euros du Fonds de modernisation des équipementiers automobile. Renault compensera, en outre,
pour 14 millions d'euros, la sous-charge de travail en 2012 et 2013.

 

MAUVAIS SOUVENIRS

Acteur peu connu du public, le groupe équipementier Saint Jean Industries emploie 1 400 salariés dans le monde (en Suisse, en Norvège, en Allemagne, aux Etats-Unis, en Croatie, etc.) dont 900 en France. Il travaille à 90 % pour l'automobile, fabrique des pièces pour les châssis, les moteurs, les roues, et affiche un chiffre d'affaires de 177 millions d'euros en 2011. Il n'en est pas à sa première reprise.

Mais l'une d'entre elles a laissé de bien mauvais souvenirs, à Vénissieux, bien qu'on n'en trouve aucune trace dans le dossier de presse du groupe. En 2005, Saint Jean Industries rachète l'une des plus anciennes entreprises de Vénissieux, la fonderie Duranton-Sicfond, qui emploie alors 108 salariés. Son principal client est Renault Trucks, propriété de Volvo. En février 2009, la fonderie est placée en liquidation judiciaire.  

"La crise a fait chuter nos volumes de 70 % en septembre 2008, explique M. Di Serio. 2009 a été catastrophique. Nous avons demandé des aides à Volvo. On nous a répondu que nos prix n'étaient pas acceptables et que des pièces avaient été développées en Inde." C'est le dépôt de bilan. Les salariés sont licenciés sans indemnités. Michèle Picard, maire PCF de Vénissieux, donne une tout autre version de cette histoire. Pour elle, le groupe a "licencié brutalement et sans vergogne le personnel, après avoir organisé la fermeture de l'entreprise."

"Il a fait croire aux salariés que Renault Trucks jugeait ses prix trop élevés, dit-elle. En fait, Saint Jean Industries, qui n'a fait aucun investissement dans l'usine de Vénissieux, avait augmenté ses prix, obligeant Renault Trucks à aller se fournir ailleurs, tout cela dans le but de fermer l'usine et d'envoyer les machines en Croatie notamment."

Agnès (le prénom a été modifié), ancienne salariée du site de Vénissieux, garde un souvenir douloureux de cet épisode : "Le site était dans un état lamentable, il y avait des accidents du travail à répétition. Fin 2008, dans la cour de l'usine, M. Di Serio nous a dit que Renault Trucks nous lâchait, qu'il ne pouvait rien faire et qu'il allait déposer le bilan. Il nous a incités à demander des primes de licenciement à Renault Trucks. Ce qu'on a fait, en menaçant le client de bloquer les livraisons. Les salariés, qui avaient 30 ou 40 années d'ancienneté et dont 70 % avaient plus de 50 ans, étaient totalement paniqués. On a compris, trop tard, qu'on avait été manipulés. On s'est mis en grève."

En vain. Le bilan a été déposé. "J'ai travaillé plus de 25 ans dans cette entreprise, mon père, 40 ans, constate Agnès. C'était une boîte familiale, avec des directeurs que je respectais. Saint Jean Industries nous a repris pour nous jeter ensuite. Quand j'entends parler de cette entreprise, je me sens mal, nerveusement. On est marqué à vie par cette affaire. " M. Di Serio n'a pas souhaité faire de commentaires. "L'actualité n'est pas sur ce sujet aujourd'hui", dit son entourage.

 

Francine Aizicovici

 

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22