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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 14:37

 

Publié par Poetes Indignes le 07/05/2012

Dans un discours prononcé vendredi, la vice-présidente de la Commission européenne en charge des questions numériques a estimé que l’accord ACTA était probablement enterré. Plus largement, elle prend acte de la montée de nouvelles aspirations politiques incarnées par le Parti Pirate.

C’est une petite phrase de lourde de sens que  celle prononcée vendredi par la vice-présidente de la Commission Européenne, Neelie Kroes, lors de la conférence Re:publica organisée à Berlin. “Nous serons probablement dans un monde sans SOPA et sans ACTA”, a en effet lâché la commissaire européenne en charge de la l’agenda numérique, en évoquant la loi américaine contre le piratage (qui est mort-née) et l’accord international contre le piratage.

Quelques jours avant l’examen de la pétition signée par 2,5 millions de citoyens européens contre ACTA, et alors que le Parlement Européen penche de plus en plus vers un rejet de l’accord international, la Commission semble prête à abandonner le combat.

“Nous avons vu récemment comment des milliers de gens sont prêts à manifester contre les règles qu’ils estiment contraignantes pour l’ouverture et l’innovation sur Internet”, a-t-elle déclaré en référence aux manifestations contre ACTA, et aux succès électoraux du Parti Pirate en Allemagne. “C’est une nouvelle voix politique forte. Et en tant que force pour l’ouverture, je l’accueille volontiers, même si je ne suis pas toujours d’accord avec tout ce qu’elle dit sur tous les sujets. Nous serons probablement dans un monde sans SOPA et sans ACTA. Maintenant nous devons trouver des solutions pour faire d’Internet un endroit de liberté, d’ouverture, et d’innovation adapté à tous les citoyens, pas seulement pour l’avant-garde techno”.

Dans son discours, Neelie Kroes plaide pour l’adoption de lois qui permettent de lutter contre les crimes et délits sur Internet, parce qu’il faut “équilibrer la liberté et la sécurité”. Mais elle le fait en reconnaissant en filigrane que les solutions proposées devaient être plus mesurées.

Sur le front du droit d’auteur, la vice-présidente de la Commission met plutôt la pierre du côté des ayants droit. “Bien sûr, changer pour l’ère numérique ne veut pas dire qu’il faut toujours donner gratuitement le contenu. Mais ça veut bien dire qu’il nous faut être ouverts à de nouvelles approches, de nouvelles manières de distribuer, de nouvelles manières d’être récompensés pour le travail, et à de nouvelles manières pour les gens d’accéder facilement à des contenus de grande qualité en ligne”.

La semaine dernière, Neelie Kroes invitait les acteurs européens à répondre à l’invitation de l’Hadopi de réfléchir aux assouplissements du droit d’auteur.

Guillaume Champeau

Source: http://globalpresse.wordpress.com

Source: http://www.numerama.com


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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 14:30

 

 

 

« Faire des sacrifices » pour « rassurer les marchés ».
On se croirait dans la mythologie grecque, mais non, on est bien dans l’Europe du troisième millénaire – et c’est la seule voie que connaissent nos élites pour sortir de la crise.
Pourtant, dans l’histoire, bien d’autres solutions ont existé – et réussi.
Premier exemple : la saignée.

Voir en ligne : http://www.fakirpresse.info/Qu-on-leur-coupe-la-dette-Partie-1.html
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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 14:21
| Par Laurent Mauduit


Dans les ultimes turbulences de la campagne présidentielle, François Hollande a commis une erreur. Une erreur vénielle, dont personne ne lui tiendra rigueur ! Invité au « Grand Journal » de Canal +, vendredi 4 mai, il a attribué à Léon Blum une phrase qui n’est pas de lui. Mais puisque la citation risque de peser lourd dans les semaines qui viennent ; puisqu’elle risque de marquer la destinée de celui qui est élu président de la République ; et puisqu’elle est la preuve, de sa part, de lucidité, sans doute n’est-il pas inutile de s’y arrêter.

Ce 4 mai, François Hollande est donc l’invité de la chaîne cryptée. Et une journaliste lui demande quelle phrase lui viendra à l’esprit ce dimanche 6 mai au soir, s’il est élu. Le candidat socialiste donne d’abord une première réponse, qui est la formule utilisée par François Mitterrand au soir de sa victoire, le 10 mai 1981 : « Quelle histoire ! » Et puis il poursuit : « Et puis il y a une autre phrase qui est celle que l’on prête à Léon Blum quand il est appelé au gouvernement du pays : “Les ennuis commencent”. »

C’est à visionner sur la vidéo ci-dessous, à partir de 18’09’’ :

 


 

 

Prié par les journalistes de Canal+ d’imaginer ce que pourraient être les Unes du Figaro et de Libération le lundi 7 mai, s’il a gagné la présidentielle, François Hollande prend sur-le-champ le stylo et inscrit, dans le cas du premier quotidien, une formule voisine : « Les difficultés, c’est maintenant ! »

Et pourtant, non ! Pour être précis, la célèbre formule, la voici : « Enfin, les difficultés commencent ! » Son auteur n’est pas Léon Blum (1872-1950) mais un député socialiste du Nord, Alexandre Bracke-Desrousseaux (1861-1955), éphémère maire de Lille et fils d’un employé aux contributions de la même ville, chansonnier à ses heures, Alexandre Desrousseaux (1820-1892), qui connut son heure de gloire pour avoir écrit la chanson Le P’tit Quinquin.

 

 
© Velvet

« Enfin, les difficultés commencent ! » Dans l’histoire de la gauche, la célèbre formule lancée le 10 mai 1936 par Alexandre Bracke-Desrousseaux, prend, en fait, des résonances multiples. Du Front populaire jusqu’à la victoire de Lionel Jospin en 1997, en passant par la Libération et bien évidemment 1981, son évocation charrie des sentiments contradictoires. Selon les époques, elle est tantôt teintée d’espoir, tantôt empreinte d’inquiétudes ou d’appréhensions, quand ce n’est pas les deux à la fois.

Les doutes intimes de Léon Blum

Il n’est donc pas inutile de faire ce va-et-vient entre ces passés multiples de la gauche et aujourd’hui. Car on aura tôt fait de mesurer que rarement, sans doute, la sentence n’aura été aussi appropriée qu’aujourd’hui. D’un côté, une volonté profonde de changement ; de l’autre, des marchés financiers qui chercheront à dicter leur loi, envers et contre tout, et qui soumettront très vite François Hollande à l’épreuve. La formule est d’une brûlante actualité. Et le vainqueur le sait à l’évidence mieux que quiconque.

 

Alexandre Bracke-Desrousseaux 
Alexandre Bracke-Desrousseaux

Quand Alexandre Bracke-Desrousseaux, premier traducteur en France des œuvres de Rosa Luxembourg, lance sa formule, sans doute a-t-il tout cela à la fois à l’esprit : il ramasse alors le formidable espoir de la gauche, qui vient, quelques jours auparavant, le 3 mai 1936, de remporter une victoire historique, celle qui va déboucher sur la formation du gouvernement de Front populaire, mais aussi le pressentiment des obstacles formidables qui l’attendent, au plan intérieur comme au plan extérieur. Oui, il y a tout cela, en même temps : le rêve d’un autre monde, la peur du chaos qui vient.

Quand, ce 10 mai 1936, il prend la parole devant le Conseil national de la SFIO, Alexandre Bracke-Desrousseaux, qui fut longtemps professeur de grec à l’École normale supérieure et qui eut, comme Lucien Herr (1864-1926), Léon Blum comme élève, résume dans son allocution de clôture on peut la consulter sur le site de l’Office universitaire de recherche socialiste, telle qu’elle fut rens le Populaire du lendemain ce que beaucoup de ses camarades à l’époque pensent déjà, ce rêve voilé, cette angoisproduite dase maîtrisée :

« Camarades, le conseil national va prendre fin. C’est un vétéran qui a connu quelques heures importantes dans l’histoire du mouvement socialiste en France, dans l’histoire socialiste au parlement et dans le monde qui vous parle. Vous, qui êtes ici aujourd’hui, vous pourrez dire dans les années qui vont venir – et pour beaucoup d’entre vous, durant de fort nombreuses années : “J’étais à ce conseil national qui a donné à la France la preuve que le Parti socialiste est décidé à donner suite au mandat qu’il a reçu du suffrage universel, à donner suite au mandat qu’il a reçu du Front populaire qu’il a tant contribué à créer”.

« Je le disais à un délégué d’un parti étranger : “Enfin, les difficultés commencent pour nous !” (Vifs appl.) Ces difficultés, nous les avions appelées, espérées, nous les avions entrevues aussi, nous, les vieux. Une ère nouvelle s’ouvre pour notre parti. Il n’y a pas parmi nous d’homme qui ne se déclare prêt – devant le monde entier s’il le faut – à prendre toutes ses responsabilités pour que la réalisation du commencement de la bataille – car ce n’est qu’un commencement ! – soit opérée dans des conditions qui rendront efficace la préparation de la société que nous construisons pour le monde du travail. »


 

Si cette formule passe à la postérité, c’est de fait qu’elle résume l’époque et ses paradoxes. D’abord, l’espoir que fait naître dans le pays la victoire du Front populaire, celui qu’exprime le socialiste de gauche Marceau Pivert, avec sa formidable  apostrophe « Tout est possible ! ». Et exactement dans le même temps, la crainte qui affleure déjà des échecs à venir, et plus encore de la barbarie qui gagne du terrain et contre laquelle le trotskiste Victor Serge, avec d’autres, sonnent le tocsin, avec cette autre apostrophe célèbre « S'il est minuit dans le siècle ».

Ce 10 mai 1936, Alexandre Bracke-Desrousseaux n’est d’ailleurs pas le seul à souffler le chaud et le froid. Exactement le même jour, Léon Blum, un peu moins d’un mois avant qu’il ne devienne, le 4 juin, président du Conseil, prononce lui aussi un discours stupéfiant – on en trouve trace ici sur le site dédié au centenaire du Parti socialiste – dans lequel il exprime des doutes encore plus personnels, presque intimes :

« Je ne sais pas si j'ai les qualités d'un chef dans une bataille aussi difficile : je ne peux pas le savoir, pas plus exactement qu'aucun de vous. C'est une épreuve que vous ferez sur moi et que je ferai sur moi-même. Mais il y a quelque chose qui ne me manquera jamais, c'est la résolution, c'est le courage et c'est la fidélité… Je veux vous dire encore que je ne me présente pas à vous aujourd'hui comme un homme déjà accablé d'avance sous le poids des charges et des responsabilités, bien que, croyez-le, je les connaisse. »

La vidéo ci-dessous retrace un autre moment de ce même discours :

 

Pour voir la vidéo, appuyer sur la touche "Ctrl" de votre clavier + cliquer gauche sur ce "link"

 

La « parenthèse » de la rigueur qui ne s'est jamais refermée

« Enfin, les difficultés commencent ! » La gauche, qui a longtemps aimé cultiver son histoire, s’est donc remémorée périodiquement l’adage célèbre. En certaines circonstances, la sentence de Bracke-Desrousseaux est très présente dans les esprits ; mais en d’autres, elle est reléguée au second plan, sinon même presque oubliée. Et cela n’est évidemment pas indifférent : on peut y déceler la part de rêve portée par les socialistes ; ou alors la part de résignation ou de fatalisme…


 

Ainsi en 1981, l’heure n’est pas à commémorer le réalisme de Bracke-Desrousseaux. C’est l’espoir qui domine : l’espoir de chasser Giscard, l’espoir plus encore de « changer la vie » – selon la formule empruntée par les socialistes à Arthur Rimbaud en titre de leur programme de gouvernement élaboré en 1972, un an après le Congrès d’Epinay. C’est l’espoir de changer le monde. Même si, à l’époque, la conjoncture mondiale joue contre eux, et si la politique de relance va heurter de plein fouet le mur de la contrainte extérieure, le Parti socialiste ne pense pas aux difficultés qui viennent – ou fait mine de ne pas y penser.

La rédaction de Mediapart a consacré l'an passé à cette période un livre collectif auquel on peut se référer : Les 110 propositions – 1981-2011 – Manuel critique à l'usage des citoyens qui rêvent encore de changer la vie. Cet ouvrage avait été présenté sur notre site dans cet article : Mediapart invite à débattre des formidables leçons de 1981. Pour commémorer à notre façon les trente ans du 10 mai 1981, Mediapart avait également organisé, le lundi 2 mai 2011 à la Maison des métallos, à Paris, un débat en présence d'Arnaud Montebourg et de François Hollande (lire Hollande ou Montebourg, deux façons de changer la politique). L'intervention de ce dernier peut être redécouverte dans la vidéo ci-dessous :

 

On connaît quoi qu'il en soit l’histoire : ce n’est que le 29 novembre 1981, plus de six mois donc après le 10 mai, que, enfin, les premières « difficultés commencent ». C’est le ministre des finances de l’époque, Jacques Delors – le père de Martine Aubry – qui les annoncent en préconisant une « pause » dans l’annonce des réformes. Et quelques mois plus tard, le couperet tombe, autrement plus violemment : en juin 1982, un premier plan d’austérité est annoncé, suivi par un second, plus draconien encore, en mars 1983.

La vidéo ci-dessous, en date du 25 mars 1983, résume l’intervention de Jacques Delors, présentant ce dernier plan d’austérité :


(Pour voir la vidéo, appuyer sur la touche "Ctrl" de votre clavier + cliquer gauche sur ce "link"

 

 

En quelque sorte, Bracke-Desrousseaux ne fait pas partie de l’imaginaire socialiste de cette année 1981. Mais très vite, l’espoir s’estompe. Et s’ouvre alors une « parenthèse », celle de la rigueur – la formule est de Lionel Jospin –, qui en vérité ne se refermera jamais.

En 1997, lors de la victoire de Lionel Jospin, Bracke-Desrousseaux n’est guère plus exhumé de la mémoire socialiste. En vérité, la gauche, grâce à Lionel Jospin, s’est si subitement rétablie de sa défaite historique de 1993, qu’elle est la première surprise d’une victoire arrachée à l’occasion d’élections législatives imprévues, provoquées par la malencontreuse dissolution de Jacques Chirac. Le retour aux affaires est si rapide qu’il n’est donc pas porté par une vague d’espoir. Il n’empêche, Bracke-Desrousseaux sommeille dans l’inconscient jospinien et, très vite, il se manifeste.

Car c’est le paradoxe du bilan de Lionel Jospin : s’il a le mérite d’offrir une nouvelle doctrine aux socialistes, ébranlés qu’ils ont été par les dérives libérales des années Bérégovoy, s’il ouvre une nouvelle perspective à gauche, il trébuche très vite sur les premières difficultés, à peine nommé premier ministre. Dans les semaines qui précèdent les élections législatives, Lionel Jospin n’a pas de mots assez durs pour critiquer le pacte de stabilité européen – c’est du « super Maastricht », s’indigne-t-il. De même, il promet que France Télécom restera à 100 % public, et tance un dignitaire socialiste qui prône tout de même une « respiration » du secteur public, c’est-à-dire des ouvertures de capital au privé – il s’agit d’un certain… François Hollande.

Mais sitôt les élections passées, les difficultés commencent. Ou plus précisément, les premiers reniements : de peur d’une crise européenne, le pacte de stabilité est approuvé par le tout nouveau gouvernement de gauche. Et la privatisation de France Télécom est bientôt mise en chantier.

En quelque sorte, Lionel Jospin surprend à deux reprises : pour l’autorité et l’intelligence qu’il manifeste dans les années 1995-1997 dans le redressement moral et doctrinal de la gauche ; pour l’empressement qu’il manifeste ensuite à céder à la pression du nouveau capitalisme qui est en train à l’époque de se mettre en place.

D'un côté le peuple, de l'autre les marchés

C’est à ce titre que la gauche de François Hollande, celle qui vient de gagner l’élection présidentielle, est dans une configuration nouvelle. Une configuration plutôt voisine de celle de 1936, et assez différente de celles de 1981 ou de 1997. En clair, c’est le grand retour d’Alexandre Bracke-Desrousseaux : cette victoire socialiste de 2012 porte tout à la fois un immense espoir ; mais elle est aussi teintée d’une part d’inquiétude. Avec, à la clef, une interrogation qui est dans tous les esprits : si d’aventure la crise se creuse, si les marchés financiers s’en prennent à la France après avoir mis à genoux les peuples du Portugal, d’Espagne et surtout de Grèce, de quel côté François Hollande tomberait-il ?

L’espoir, on le connaît : c’est celui que suscite la fin d’une présidence qui a abîmé la France, qui a creusé d’insupportables inégalités au profit des plus riches et au détriment des plus pauvres. C’est la joie d’en finir avec les années Sarkozy, avec ce régime qui a joué des peurs les plus troubles, qui a alimenté les haines, jusqu’à courir derrière les thèses les plus insupportables de l’extrême droite, contraires aux valeurs de la République. C’est cette joie communicative qui a commencé à se manifester dès dimanche soir à Paris, dans les rues, à la Bastille, et dans tant d’autres villes de province.

Mais 2012 n’est pas 1981. Il y a entre les deux… oui, le spectre d’Alexandre Bracke-Desrousseaux. Car à la différence du premier septennat de François Mitterrand, le quinquennat qui va commencer avec François Hollande est aussi marqué, tout de suite, d’une inquiétude. Non pas que l’on en vienne à penser que le nouveau chef de l’État pourrait être enclin, sitôt élu, à renier ses engagements. Non ! Qu’on l’apprécie ou non, on ne peut guère douter de sa rectitude. Sans doute sera-t-il exactement ce qu’il a dit : réformiste, sans excès.

Mais il faut bien prendre la mesure des difficultés qui l'attendent : elles sont immenses. Depuis que la crise de la dette s’est creusée en Europe, mettant à genoux les pays les uns après les autres, la Grèce d’abord, et puis l’Espagne et le Portugal, c’est une gravissime confrontation qui est à l’œuvre. Avec d’un côté, des démocraties de plus en plus malades, qui demandent des sacrifices de plus en plus lourds à leurs peuples. Et de l’autre, des marchés financiers, qui n’entendent pas perdre la main, qui se moquent des exigences du suffrage uiversel.

C’est cela la première des confrontations à laquelle François Hollande devra faire face. C’est cela la principale des interrogations que sa victoire soulève : si d’aventure les marchés financiers veulent engager un troisième tour financier, aura-t-il l’énergie de leur résister ? Aura-t-il la force de rester fidèle au mandat que le peuple lui a donné ?

La confrontation n’est certes pas de même nature que celle suggérée par la formule d’Alexandre Bracke-Desrousseaux. Alors, les dangers sont immenses. Sur fond de montée nazisme et du fascisme, c’est l’avancée vers la guerre qui se dessine ; et la gauche, elle, est en piteux état ; si piteux état qu’un gouvernement de Front populaire finira, ultérieurement, par voter les pleins pouvoirs à Pétain.

Aujourd’hui, la confrontation est différente. C’est d’abord celle qui met face-à-face les peuples européens aux marchés financiers. Mais les enjeux démocratiques sont-ils si différents ? C’est le fil de continuité qui transparaît entre la victoire du Front populaire et celle de François Hollande : elles sont intervenues, l’une comme l’autre, dans un contexte historique de tourmente.

D’où cette interrogation : François Hollande saura-t-il déjouer les difficultés qui s’annoncent ? Saura-t-il en appeler au peuple pour mater enfin les marchés financiers ? Au soir de sa victoire, c’est l’histoire qui commence…

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 14:09

 

 

Après la défaite de Sarkozy : vers un juin 1936 européen
 
Attac se réjouit de la défaite de Nicolas Sarkozy, qui pourrait représenter la première défaite politique en Europe pour les tenants de l' hyperaustérité.  Elle sanctionne l’arrogance d’un président au service d’une oligarchie insatiable. Elle exprime la résistance populaire aux politiques d’austérité, qui s’est manifestée en France par le grand mouvement de 2010 contre la réforme des retraites. Elle suscite l’espoir des peuples d’Europe du Sud, confrontés aux terribles ravages des politiques de la « Troïka », Commission européenne, BCE et FMI. Surtout qu’au même moment se dessine une percée historique de la gauche de résistance aux élections législatives en Grèce, avec une chute des deux partis de gouvernement qui ont mené aux plans d’austérité et à la débâcle du pays.
 
Mais si le soulagement est grand, l’espoir est fragile. La pression des marchés financiers va monter dans les semaines qui viennent pour contraindre François Hollande à ratifier le Pacte budgétaire imposé par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, avec en guise de « renégociation » quelques vagues déclarations et mesurettes européennes sur la croissance. Ce nouveau traité qui interdit les déficits publics et impose une austérité sans limite, doublée d'un productivisme aveugle qui met à mal la nature, le travail et le travailleur, va pourtant enfoncer l’Europe dans la dépression.
 
La social-démocratie française et européenne n’a pas encore pris la mesure des ruptures nécessaires pour inverser la tendance. Pourtant les forces progressistes n’ont aucun droit à l’erreur. En cas d’échec en France, la droite et l’extrême droite, dont les convergences xénophobes et autoritaires s’affirment aujourd'hui sans ambigüité, ramasseront la mise de la déception et du désespoir.
 
Il y a un moyen, et un seul, pour les citoyens d’empêcher cela : la mobilisation sociale, l’intervention directe dans les affaires de la cité. A l’image de juin 1936, mais dans une dynamique d’emblée européenne, nous pouvons imposer nos exigences pour répondre aux urgences sociales, écologiques et démocratiques mises à mal par les politiques actuelles. Renforçons nos syndicats, nos associations, nos partis progressistes ; occupons les places, les espaces publics ; imposons un débat démocratique sur les politiques économiques et sociales, en particulier au plan européen, avec un référendum sur le Pacte budgétaire. Les 18 et 19 mai nous serons des dizaines de milliers à Francfort, à l’appel des mouvements sociaux allemands, pour dire à la Banque centrale européenne : stop à l’austérité, oui à la solidarité !
Attac France, le 8 mai 2012


Pour rejoindre Attac : http://www.france.attac.org/adherer
Désinscription : http://list.attac.org/wws/signoff/informons

 

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 14:01
| Par Mathieu Magnaudeix et Mathilde Mathieu

 

A minuit quarante, François Hollande monte enfin sur la scène. Juste débarqué de son fief corrézien de Tulle, le président est venu fêter sa victoire à la Bastille. L'ombre du François Mitterrand de 1981 est là. Hollande lui rend d'ailleurs un vibrant hommage dans un bref discours, où il salue également d'une voix plus enrouée que jamais le « peuple de France » et la « jeune génération ». Présente en masse ce dimanche soir, la « jeune génération » entonne d'ailleurs une Marseillaise à gorge déployée.

 

 

 

 

La foule acclame le nouveau président. Mais c'est surtout l'immense bonheur d'avoir dégagé Nicolas Sarkozy qui rend les visages radieux. « Sarkozy c'est fini ! » dit l'un. « Sarkozy au Kärcher, à l'Anpe, au trou ! », hurle une autre qui danse sur place.

 

 

François Hollande place de la Bastille 
François Hollande place de la Bastille© Mathieu Magnaudeix
 

« On a viré Sarko et sa putain de bande !» lâche dans un rugissement un étudiant à Sciences-Po Paris   de 22 ans. C'était sa première présidentielle. Il a voté Poutou au premier tour, pour « la voie libertaire » qu'il représente, et Hollande ce dimanche. Il n'est pas béat pour autant. « Je suis content qu'il soit élu, mais je n'en attends rien, dit-il. Je n'aime pas ses propos sur l'immigration que je trouve scandaleux. » 

 

 

Manon et David chantent la Marseillaise 
Manon et David chantent la Marseillaise© Mathieu Magnaudeix
 

Parmi ses amis, tous ne sont pas aussi sévères. « Hollande incarne des valeurs plus humaines que Sarkozy », dit Manon Chaigneau, étudiante en lettres. « La campagne m'a même redonné goût à la politique alors que ces dernières années, je m'en étais plutôt détournée, ajoute Fanny Cardin, 22 ans, qui fait des études de cinéma. Pour nous 81, c'était un mythe. » « De ce quinquennat, on retiendra la très grande vulgarité, résume Bastien Suteau, le quatrième du groupe, inscrit en fac de géo à Rennes. J'attends maintenant plus de réflexion. » Il a voté Hollande dès le premier tour.

 

 

 

Au métro Bastille, dimanche soir© DR

En 2007, Bastien avait tout juste 18 ans quand Ségolène Royal a perdu. Comme lui, ils sont nombreux à vivre cette soirée comme une revanche. « Depuis que j'ai vingt ans, je vis avec Sarkozy, j'avais honte de dire que j'étais français », se réjouit Loïc, fonctionnaire territorial à Strasbourg. Il a aujourd'hui 25 ans, l'âge de ses parents en 1981. « Le changement de Hollande, c'est pas la promesse mitterrandienne de changer la vie, c'est sûr. Tout n'est pas possible, on le sait. Mais il y a peut-être plus de beauté dans la lucidité. »

 

 

 
© Thomas Haley
 

Pour voir les 28 photos grand format de Thomas Haley, cliquer ici

La foule est plutôt jeune, les visages de toutes les origines – des Blancs, des Noirs, des Arabes. On danse, on chante, souvent sur le dos de l'ancien président. On trépigne beaucoup, aussi : toute la soirée, il fut bien difficile de se frayer un chemin parmi les rangs, très compacts. 

« Ça y est, on l’a dégagé ! »

 

 
© Mathieu Magnaudeix
 

Dès 19 heures, la place de la Bastille était pleine comme un œuf. Alors que les estimations circulent de téléphone en téléphone, l'optimisme est général. A chacun son sésame de la victoire : une rose à la main, un drapeau tricolore, ou bien celui du PS, du Front de gauche, du PCF ou d'Europe Ecologie-Les Verts. Sarah, 25 ans, est venue avec « la famille et des amis ». « Il y a un climat de ras-le-bol. Je travaille à l'hôpital et tous les jours je vois la casse du service public », dit cette sympathisante socialiste. « Cinq ans c'est long ! lâche Wadly Oxima, fonctionnaire en région parisienne. Sarkozy n'a pas tout fait mal mais il m'a écœuré par sa pratique du pouvoir. On n'était pas vraiment en démocratie. » « «La clique va partir. On va retrouver la grandeur de la France », espère Nelly Venturini, 68 ans, une rose à la main. « Casse-toi de chez nous », « François président », scandent les curieux juchés sur le Génie au centre de la place.

 

 

Wadly Oxima et sa copine, Audrey Martin 
Wadly Oxima et sa copine, Audrey Martin© Mathieu Magnaudeix
 

A l'annonce officielle des résultats à 20 heures, ils sont déjà des milliers rassemblés en rangs serrés face aux deux écrans géants. Grand cri de joie, fumigènes et « pop » des bouteilles de champagne qu'on débouche quand apparaît le visage d'Hollande. « Sarkozy à la retraite ! » entend-on dans la foule, déchaînée. Certains laissent couler des larmes d'émotion. « Ça y est, on l’a dégagé ! se réjouit Maurine. Cette Antillaise, auxiliaire de vie auprès des personnes âgées, exulte. « Nos personnes âgées, elles n’en pouvaient plus de Sarkozy. Pendant qu’il augmentait son salaire de 170 %, les petites vieilles, elles coupaient leur steack en quatre ! Elles payaient leur motte de beurre 1,10 euro. Sarkozy en avait rien à foutre ! »

 

 

Maurine avec une amie, aux anges 
Maurine avec une amie, aux anges© Mathilde Mathieu
 

Sur l'écran géant, on voit des images de militants UMP en pleurs. Ils sont copieusement hués. Jean-François Copé apparaît à la télé sur France-2 : « Au bûcher! », crie un petit groupe. La ministre Morano suscite les sifflets, à peine moins que lorsque c'est Nicolas Sarkozy qui prend la parole en direct de la Mutualité. « Jamais je ne pourrai vous rendre ce que vous m'avez donné ! » dit l'ancien président à ses partisans. « Tout ce que tu nous a pris, oui ! » hurle une jeune femme. Encore une fois, l'air est saturé de pressants « Casse-toi ! » « Sarko facho », ou « dehors le raciste! ».

Nadia et Zeineb, 22 ans, en Licence et Master à la Sorbonne, sont venues de Torcy (Seine-et-Marne) avec un drapeau français, « pas tant pour soutenir François Hollande que pour fêter la fin du sarkozysme ». « La victoire de ce soir, c'est l'espoir de retrouver une certaine cohésion sociale, lancent ces jeunes femmes, de confession musulmane – l'une d'elles porte un voile. Sarkozy, c’était la stigmatisation permanente. » Etudiante en droit fiscal, Zeineb ne « croit pas à une véritable révolution fiscale, pas plus qu'à une renégociation profonde des traités européens », mais elle « sait », pour sûr, que « monter les Français les uns contre les autres, c'est fini ».

 

Zeineb et Nadia, 22 ans 
Zeineb et Nadia, 22 ans© Mathilde Mathieu
 

« L'écart avec Sarkozy est assez décevant »

 

23h30. Foule compacte à la Bastille. 
23h30. Foule compacte à la Bastille.© Mathieu Magnaudeix
 

Certes, les visages sont radieux, et beaucoup n'auraient raté cette soirée pour rien au monde. Surtout pas Olivier Palduplin, 42 ans, et son compagnon Philippe, 52 ans. « On a eu le changement ! Pour moi, ça ne changera pas beaucoup de choses. Mais les étrangers vont pouvoir voter dans notre pays aux municipales, et c'est normal puisqu'ils paient des impôts. Les couples qui s'aiment vont pouvoir se marier s'ils le désirent. Nous, on est ensemble depuis 13 ans et on ne l'envisage pas. Mais c'est bien que tout le monde ait les mêmes droits en France. »

 

© Mathieu Magnaudeix

 

Mais en début de soirée, la liesse est loin d'être générale, tandis que les mêmes clips de campagne repassent en boucle, ce qui n'aide pas à mettre l'ambiance. « C'est normal, dit Maud, mandataire judiciaire de 25 ans qui a voté Hollande après avoir donné son vote à Jean-Luc Mélenchon au 1er tour. L'écart avec Nicolas Sarkozy est assez décevant. Et puis on sait que le mandat va être mauvais, en tout cas difficile. Dans cinq ans, la droite risque de repasser. » A ses côtés, une élève avocate de 25 ans, a voté Hollande pour faire « barrage à la politique xénophobe » de Nicolas Sarkozy. Elle aussi avait voté Mélenchon. « Hollande, c'est à contrecœur », dit-elle. Pour certains partisans de Mélenchon croisés dans le défilé, Hollande ne survivra d'ailleurs pas à un quinquennat. « Dans cinq ans, on le vire », dit l'un d'eux.

Etudiant en relations internationales, militant Europe Ecologie-Les Verts, Lucas estime plutôt que « c’est aussi la victoire des écologistes. J’espère qu’ils auront une place dans le gouvernement ». Il voit déjà Cécile Duflot ministre, et Eva Joly  « à la tête d’un Commissariat de lutte contre l’évasion fiscale ». D'ores et déjà, le nouveau président se voit rappeler ses silences de campagne par Act-Up, dont une vingtaine de militants sont présents. « On est ravis de pouvoir fêter la fin de l'ère Sarkozy, explique la vice-présidente de l'association de lutte contre le sida, Cécile Lhuillier. Mais sur les franchises médicales, l'accès aux soins post-mortem, le droit au séjour pour les étrangers malades, les putes, on a trouvé Hollande frileux. On est là pour faire savoir qu'il va falloir se mettre au boulot tout de suite. On sera là pour le lui rappeler. » Leur pancarte porte un message clair : « Le changement, ça doit être vraiment maintenant », avec le mot “vraiment” en lettres rouges.

 

 
© Mathilde Mathieu
 

Il faudra les chanteurs Noah et Yaël Naim, puis le ballet des politiques (de Ségolène Royal, très applaudie, à Jean-Marc Ayrault, en passant par Cécile Duflot ou encore Manuel Valls, improbable maître de cérémonie survolté en costard-cravate) pour réchauffer l'ambiance avant l'arrivée d'Hollande, clou de la soirée.

Sitôt son discours fini, les rangs se desserrent bien vite, les manifestants de la Bastille partent se coucher. « Laissez passer les vrais travailleurs », disent plusieurs d'entre eux en riant, référence au « vrai travail » de Nicolas Sarkozy. Boulevard Beaumarchais, un groupe de jeunes entame une fiesta improvisée sous un abribus.

Aux terrasses des cafés, entre Bastille et République, on fait durer la joie de ce dimanche attendu depuis longtemps. Des klaxons résonnent. Juste une nuit pour savourer la victoire. Sans trop d'illusions. Mais en y croyant quand même un peu.

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 13:57

 

http://lesmoutonsenrages.fr/2012/05/06/monsanto-condamne-au-bresil-devra-rembourser-des-milliards-aux-paysans/

6 mai 2012 - Posté par dudul

 

 

Après avoir été condamné le 13 février en France, pour Intoxication à l’herbicide dun agriculteur. Monsanto vient d’être condamné le 4 avril dernier au Brésil, à rembourser  les frais de licence payés depuis la campagne culturale de 2003 ainsi qu’à stopper la collecte des Royalties.  Soyons franc, le fait que Monsanto s’en prenne plein la gueule, nous fait bien plaisir…

 

Le 4 avril 2012, le juge Giovanni Conti, du tribunal de l’Etat du Rio Grande do Sul, a ordonné de suspendre la collecte des redevances (royalties) sur les semences génétiquement modifiées de soja pour Monsanto  . La décision prévoit également le remboursement des frais de licence payés depuis la campagne culturale de 2003/2004, en soulignant que les pratiques commerciales des entreprises transnationales semencières comme Monsanto ont violé la loi brésilienne sur les variétés  . Si Monsanto ne respecte pas ce jugement, une pénalité de 400 000 euros par jour sera alors appliquée.

Au niveau de l’Etat fédéral, Monsanto envisage de faire appel de cette décision, mettant en cause notamment la recevabilité de la plainte déposée par des organisations puisqu’elle n’a de relations commerciales qu’avec des individus. Mais surtout, la Cour suprême du Brésil va maintenant déterminer si cette décision a ou non une portée nationale.

 
L’enjeu n’est pas mince puisque cette décision pourrait impliquer un remboursement par Monsanto de près de 6,2 milliards d’euros pour plus de cinq millions d’agriculteurs au Brésil.

Le recours collectif  avait été initié par les associations d’agriculteurs de Passo Fundo, Santiago et Sertão en 2009. Se sont jointes à la plainte l’organisation des travailleurs agricoles du Rio Grande do Sul et les associations des agriculteurs de Giruá et Arvorezinha. Ces organisations se plaignaient de l’obligation faite aux agriculteurs de payer des royalties sur les semences achetées mais également sur les semences conservées des récoltes des années précédentes. Un tel système les empêchaient donc, d’une part de pouvoir ressemer les années suivantes et, d’autre part, de donner ou échanger leurs semences. En clair, ces organisations d’agriculteurs brésiliens refusent de payer quelque redevance que ce soit sur des semences récoltées, triées et ressemées.

Sur la situation juridique des brevets au Brésil, Inf’OGM expliquait dans un article publié en 2006  que « au Brésil, les inventions biotechnologiques sont réglées par les articles 10 et 18 de la loi 9.279 (1996). La loi établit, a priori, la brevetabilité de toutes les inventions. L’article 10 exclut de la définition de l’invention [...] “tout ou partie d’êtres vivants naturels et des matériels biologiques trouvés dans la nature, ou encore qui en sont isolés, y compris le génome ou germoplasme de tout être vivant naturel et les processus biologiques naturels”. [...] Les êtres vivants trouvés dans la nature ne sont pas considérés comme une invention dans leur tout ou en parties. L’article 18, lui, définit la matière non-brevetable. Il dit expressément que les êtres vivants et parties d’êtres vivants ne sont pas brevetables, à l’exception des micro-organismes transgéniques. Pour éviter, aussi, des imprécisions par rapport à ce que serait un micro-organisme transgénique, le paragraphe unique, très discuté pendant le processus législatif, a apporté une solution consensuelle, excluant de la brevetabilité tout ou partie de plantes ou d’animaux. Il dit explicitement : “Aux fins de cette Loi, des micro-organismes transgéniques sont des organismes qui, à l’exception de tout ou partie de plantes ou d’animaux, expriment, par l’intervention humaine directe dans leur composition génétique, une caractéristique qui, normalement, n’est pas réalisable par l’espèce dans des conditions naturelles’’ ».

Mais Monsanto avait réussi à contourner cette loi, notamment en signant des accords avec producteurs et négociants qui, en bout de course, leur imposaient le paiement des royalties. Ce que les organisations contestaient donc en justice.

Brésil, Argentine… et France : même combat ?

Une situation similaire s’était présentée en Argentine où Monsanto avait cherché aussi à « négocier » des royalties, mais après les mises en cultures ! Les négociations ayant échoué, Monsanto avait alors cherché à attaquer les entreprises européennes qui importaient du soja GM. A plusieurs reprises, les tribunaux européens ont dénié à Monsanto ce droit de récupérer ses royalties sur le soja GM importé sous forme de farine ou de tourteaux pour alimentation animale.

Au Brésil, Monsanto entendait introduire, pour la campagne 2012/2013, une nouvelle variété de soja GM, « intacta RRpro », autorisée au Brésil en 2010, et souhaitait aussi augmenter les royalties de 48 euros/hectares, passant ainsi à 145 euros/hectares. Monsanto justifiait cette augmentation par l’assurance de meilleurs rendements avec cette variété et des épandages moindres.

Rappelons qu’en France, les brevets ne peuvent être déposés sur les variétés. Le système du Certificat d’Obtention Végétale a été adopté en lieu et place et vient d’ailleurs d’être modifié fin 2011. La nouvelle loi impose maintenant aux agriculteurs de payer des royalties sur leurs semences de ferme (pour 21 plantes), c’est-à-dire lorsqu’ils conservent une partie de leur récolte et qu’ils la ressèment l’année suivante. Ce même dispositif que les organisations agricoles viennent de faire annuler pour le soja transgénique au Brésil…

source: Inf’OGM


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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 13:49

 

 

LE MONDE | 07.05.2012 à 11h01 • Mis à jour le 07.05.2012 à 15h00

Par Alain Salles (Athènes, correspondant)

 
 
A Athènes, le 6 mai au soir, Alexis Stipras, le chef de coalition de la gauche radicale, dont le parti, Syriza, est devenu la deuxième force politique après les élections législatives grecques.

La surprise est venue d'extrême gauche. Dotée de 4,6 % des voix en 2009, la coalition de la gauche radicale (Syriza) est devenue le parti numéro deux du paysage politique grec, avec 16,75 % des voix, trois points derrière Nouvelle Démocratie (ND, droite) et surtout devant le Pasok, qui domine le paysage de la gauche depuis 1981.

Si Antonis Samaras, chef de ND, arrivée en tête, ne parvient pas à former un gouvernement, le président de la République devra donc demander à Alexis Tsipras, dirigeant du Syriza, de faire la même tentative.  

"Notre programme est un gouvernement de gauche qui annule le mémorandum. Nous ferons tout pour que le pays ait un gouvernement qui dénonce l'accord de prêt", a expliqué M. Tsipras, qui s'est félicité de ce "message de révolution pacifique".

Très hostile aux mémorandums signés avec la "troïka", qui imposent de sévères mesures d'austérité, M. Tsipras est favorable au maintien de la Grèce dans la zone euro.

UNE STRATÉGIE PROCHE DE CELLE DU FRONT DE GAUCHE

Le Syriza a construit son succès en s'adressant aux jeunes. "Il a mené une campagne cohérente et claire qui a séduit d'anciens électeurs déçus du Pasok et les jeunes. Il arrive en tête dans de nombreuses zones urbaines", explique l'analyste politique Georges Sefertzis.

Le parti doit son succès au style de son leader, un ingénieur de 37 ans qui tranche dans une classe politique en mal de renouvellement. Si son allure rappelle, en France, celle de l'ancien porte-parole du NPA Olivier Besancenot, sa stratégie est plus proche du Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon.

Le Syriza regroupe différents petits partis de gauche et d'anciens communistes, comme M. Tsipras lui-même. Il a également fait plusieurs tentatives pour rassembler les partis de gauche hostiles au mémorandum, mais s'est heurté aux refus du Parti communiste grec (KKE) et de la Gauche démocratique, un parti dissident du Syriza. Le KKE (8,4%) n'améliore que d'un point son score de 2009, tandis que la Gauche démocratique (6 %) est loin du score que lui prédisaient les sondages.

Alexis Tsipras a su s'entourer d'intellectuels et de grandes figures comme Manolis Glezos, le héros grec qui décrocha le drapeau nazi de l'Acropole en 1941. Triste ironie du sort, l'infatigable militant de 89 ans reviendra au Parlement comme député du Syriza, au moment où un parti néonazi, Aube dorée, y fait son entrée, avec près de 7 % des suffrages.

Alain Salles (Athènes, correspondant)

 

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 13:42

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 07.05.2012 à 08h34 • Mis à jour le 07.05.2012 à 13h27

 
 
Un électeur dans un bureau de vote à Damas, le 7 mai 2012.

Les bureaux de vote ont ouvert en Syrie lundi 7 mai à 7 heures (6 heures à Paris) pour les premières élections "multipartites" depuis un demi-siècle. Mais ce scrutin, organisé dans un climat de violence, est contesté par l'opposition, qui parle de "mascarade".

A travers le pays, qui connaît un mouvement de contestation sans précédent contre le président Bachar Al-Assad depuis mars 2011, 7 195 candidats sont en lice pour les 250 sièges de député, lesquels devraient adopter une série de réformes promises par le chef de l'Etat.

Neuf partis ont été créés et homologués, dont sept sont candidats pour le scrutin. Jusqu'à l'adoption par référendum, en février, de la nouvelle Constitution, l'article 8 de la loi fondamentale accordait au parti Baas, au pouvoir depuis 1963, le rôle dirigeant dans la société.

AUCUN OPPOSANT AU PARLEMENT

Actuellement, pas un seul opposant ne siège au Parlement, et les médias officiels ont annoncé que la moitié des sièges serait réservée aux "représentants des ouvriers et des paysans", dont les syndicats sont contrôlés par le parti Baas, au pouvoir. "Rien n'a changé. Le système politique syrien demeure totalement corrompu et les résultats des élections seront une nouvelle fois déterminés à l'avance", assure un militant de l'opposition, Bassam Ichak, qui a tenté en vain de se faire élire en 2003 et en 2007.

La Syrie est sans Parlement depuis un an en raison du soulèvement dans une grande partie du pays, qui a été réprimé dans le sang, et Bachar Al-Assad a fait entrer en vigueur les lois les plus marquantes par décret présidentiel. Les quelque 12 000 centres de vote devraient fermer à 22 heures (21 heures à Paris).

ÉLECTIONS ABSURDES POUR L'OPPOSITION

"Des millions de Syriens ont juré depuis plus d'un an qu'ils voulaient faire tomber le régime assassin. Ils regardent avec dédain les appels à renouveler la légitimité à ce régime à travers des élections absurdes", affirme le Conseil national syrien (CNS) dans un communiqué. "Celui qui baigne la Syrie dans le sang, pousse à l'exode deux millions de Syriens et tire sur le peuple syrien ne possède aucune légitimité pour rédiger une Constitution, promulguer une loi électorale ou convoquer des élections", poursuit le texte.

"Les Syriens connaissent le chemin : ils veulent la chute du régime de tyrannie et d'asservissement. Ils veulent voter une nouvelle Constitution démocratique qui les rende égaux et établisse des institutions démocratiques garantissant la liberté et la dignité des gens", ajoute-t-il. Le CNS appelle enfin les Syriens à "faire grève et à manifester pour exprimer leur refus de cette comédie qui fait fi des milliers de martyrs tombés". "Le régime d'Assad montre ainsi qu'il fait fi du plan international de sortie de crise qui prévoit l'établissement d'un véritable régime démocratique en Syrie", poursuit le CNS.

Patrouille d'opposants à Qusaïr, le 6 mai 2012.

AFFRONTEMENTS À LA VEILLE DES ÉLECTIONS

Ces élections se déroulent dans un contexte de violence : trois civils ont été tués dans l'est du pays. Des combats entre soldats et déserteurs ont eu lieu dans la nuit dans plusieurs quartiers de Hama, où un enfant a été blessé le matin par des tirs des forces gouvernementales.

L'armée dispose encore de chars et d'armes lourdes dans les villes, en violation des termes du cessez-le-feu que supervisent d'ores et déjà une cinquantaine d'observateurs des Nations unies. A terme, trois cents observateurs de l'ONU doivent se déployer à travers le pays pour veiller au respect de la trêve entrée en vigueur le 12 avril, mais la présence des cinquante déjà sur place n'a pas fait cesser les violences, en cours depuis mars 2011.

Environ 11 100 personnes, en majorité des civils, ont péri depuis le début de la contestation, en mars 2011, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Plus de 65 000 Syriens ont en outre été poussés à l'exil selon l'ONU, sans compter les dizaines de milliers de détenus.

 

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 13:36

 

Le Monde - 07 mai 2012

 

Le prix Nobel de l'économie Paul Krugman analyse dans un éditorial du New York Times les résultats de ce dimanche électoral en Europe : "Les Français se révoltent. Les Grecs aussi. Et il était temps." L'économiste américain voit en effet dans les votes grecs et français le signe clair que "la stratégie qui consiste à opter pour l'austérité prend fin, et ceci est une bonne chose."

 Paul Krugman revient sur le parcours du nouveau président français, François Hollande, moquant au passage ceux qui le décrivaient comme "une menace" parce qu'il "croyait au besoin de créer une société plus juste". "Quelle horreur !", répond le prix Nobel - en français dans le texte. Pour l'économiste, l'élection de François Hollande est plutôt le signe de la fin de l'alliance "Merkozy" et de l'axe Paris-Berlin, chantre de l'austérité ces deux dernières années. "Une stratégie qui ne fonctionne pas et n'a pas de chance de fonctionner : il est temps de passer à autre chose", résume-t-il, avant d'affirmer que "les électeurs européens, au final, s'avèrent plus sages que les élites du continent".

A l'aune de ces votes, quelle alternative s'ouvre désormais pour sortir l'Europe de ce marasme économique ? L'économiste ne cache pas que l'idée d'une sortie de l'euro - "une solution qui séduit plus que ce que beaucoup d'Européens veulent admettre" - pourrait être "un moyen rapide de restaurer la compétitivité et de relancer les exportations" par le biais d'une "dévaluation". Mais ce choix serait "extrêmement perturbant, et représenterait de plus une énorme défaite pour le projet européen, cet effort pour promouvoir la paix et la démocratie à travers une plus grande collaboration".

"Existe-t-il un autre moyen, alors ?", s'interroge l'économiste dans les colonnes du New York Times, avant de répondre à l'affirmative. Pour lui, l'exemple de la réussite allemande "n'est pas, comme les Allemands l'imaginent, un argument pour imposer l’austérité aux peuples d'Europe du Sud, mais bien un argument pour mener des politiques plus expansionnistes ailleurs, et pour faire abandonner à la Banque centrale européenne cette obsession de l'inflation et de la croissance".

Berlin risque de "ne pas aimer cette conclusion", ironise Paul Krugman. "Mais il semble que les Allemands n'ont plus le soutien indéfectible de l'Elysée. Et ça, croyez-le ou non, signifie que l'euro et le projet européen ont désormais de meilleures chances de survie."


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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 13:31

 

UN MORATOIRE SUR LES EXPULSIONS MAINTENANT,
PRELUDE A UNE PROFONDE EVOLUTION:

 http://www.educationsansfrontieres.org/article42778.html

CP_Post_6_mai_2012
CP_Post_6_mai_2012.doc

Le Réseau Education sans frontières (RESF) se félicite de la défaite de Nicolas Sarkozy dont l'histoire retiendra qu'en dix années, de l'Intérieur à l'Elysée, il a emprisonné en centre de rétention plus d'un million d'hommes, de femmes et d'enfants étrangers sans papiers et en a expulsé de deux à trois cent mille. Il est à son tour expulsé de l'Elysée. Bon débarras.

Son successeur a affirmé vouloir mener "une autre politique migratoire fondée sur des règles transparentes, stables et justes (...) et conduite dans le respect de la dignité de tous les êtres humains qui sont sur notre territoire" (courrier au RESF et à l'OEE du 20 février 2012 http://www.educationsansfrontieres.org/article41771.html) .

Même si ses engagements ont été limités et prudents, cette volonté du Président Hollande devrait marquer une rupture avec la xénophobie d'Etat, se traduire par un profond réexamen du code de séjour des étrangers et des demandeurs d'asile (CESEDA) et permettre de répondre aux exigences minimum qui ont été portées par le RESF et par les militants et élus de gauche sous les quinquennats de Chirac et de Sarkozy :

* Conformément aux engagements écrits pris par le candidat Hollande (courrier au RESF et à l'OEE du 20 février 2012 http://www.educationsansfrontieres.org/article41771.html ), le placement en rétention des mineurs devra être interdit, la gratuité de l'AME rétablie, la liste des pays dits sûrs supprimée, le droit d'asile pleinement restauré.

* De même les parents d'enfants scolarisés ou les sans papiers ayant un travail déclaré ou au noir devront être régularisés, conformément aux engagements pris par le Parti Socialiste et plusieurs fois évoqués par le candidat.

* Même si, de façon incompréhensible, cet aspect de la question ne figure pas dans le programme du Parti Socialiste ni dans celui de son candidat, le RESF maintient son exigence de la régularisation des jeunes majeurs scolarisés, sauf à souhaiter voir les élèves des lycées des jeunes concernés défiler par centaines sous Hollande comme ils l'ont si souvent fait sous Sarkozy avec la solidarité de militants et d'élus des partis de gauche, dont le Parti Socialiste.

* Le démembrement des familles (l'expulsion d'un père ou d'une mère tandis que le conjoint et les enfants restent en France), mesure inhumaine s'il en est, devra être interdit.

* Les taxes prohibitives perçues sur la délivrance des titres de séjour doivent être réduites, ramenées, par exemples à celles exigées pour la délivrance d'un passeport français (80 €)

* L'accueil des étrangers, y compris ceux en situation régulière, est actuellement organisé dans certaines préfectures dans des conditions dégradantes. Il convient d'y remédier très rapidement.

Ces mesures, et celles concernant les autres catégories de sans papiers devront être prises au plus vite. Nous avons cependant conscience de la difficulté à décider et à organiser ces dispositifs en quelques jours.

Aussi nous semble-t-il indispensable et urgent que le président de la République prenne dès son entrée en fonction une mesure forte, à la fois symbolique, et qui concrétise aux yeux de tous que les promesses électorales ne sont pas du vent : un moratoire sur les expulsions.

L'expulsion est, en effet, une mesure d'une extrême gravité, propre à mettre en cause la vie, l'avenir, de ceux sur lesquels elle s'abat. C'est tout à la fois une arrestation impromptue, une garde à vue, un emprisonnement (jusqu'à 45 jours !), la perte de son travail, de son logement, la spoliation des biens accumulés, la rupture définitive avec son milieu, ses amis, sa famille et une humiliation dont on ne se remet pas : le pays qu'on avait choisi vous rejette et vous dépose, parfois dans la tenue dans laquelle vous avez été arrêté, à la queue de l'avion, sur le tarmac d'un aéroport ou rien ni personne ne vous attend.

La volonté exprimée par le président d'une "une autre politique migratoire" respectant "la dignité de tous les êtres humains" impose la refonte du CESEDA. Il serait dès lors inacceptable que des hommes, des femmes, des enfants soient expulsés sur la base de textes hérités du sarkozysme et promis à la corbeille très vite.
Décréter un moratoire sur les expulsions est une mesure conservatoire à laquelle le nouveau pouvoir ne saurait se dérober.


Le changement, c'est maintenant


Site National RESF: http://www.educationsansfrontieres.org/


Blog RESF30: http://lewebpedagogique.com/resf30/
Pour s'inscrire à la liste de diffusion RESF30 Info: http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/resf30-info
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