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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 12:20

 

- le 16 Mai 2012

 

La campement des indignés au pied de la BCE le 8 mai 2012

 

Les Indignés de Francfort doivent lever le camp devant la Banque centrale européenne. Ainsi en a décidé le tribunal administratif de Francfort ce mercredi matin. Les Indignés ont quatre jours pour évacuer le lieu après sept mois de campement symbolique.

Le motif invoqué par le tribunal est que « l’interdiction de stationner qui court du 16 mai 8h00 au 20 mai 16h00 doit être appliquée ». Un recours a été déposé devant la Cour constitutionnelle, en vain. Dans le campement, une centaine de personnes assises sont encerclées par la police et se tiennent prêtes à être évacuées.

Interdiction de plusieurs manifestations dans le quartier des affaires

La tension est montée d’un cran dans le camp des militants pourtant pacifistes, suite à l’interdiction de certaines manifestations prévues cette semaine contre la politique d’austérité et les banques. La ville redoute en effet que les « Occupy Francfort », collectif d’associations anti capitalistes comprenant les indignés Francfortais, et les quelques 40 000 manifestants attendus par la police locale ne troublent l’ordre public du quartier central des affaires de la capitale financière allemande. Certaines manifestations jeudi et vendredi ont été prohibées, en revanche celles de mercredi et de samedi sont toujours autorisées.

« Le seul camp important installé depuis aussi longtemps »

Grâce à une bonne organisation, la vie du camp s’est bien organisée, eau et électricité sont notamment payés grâce aux dons. L’un des portes parole du groupe Occupy Frankfurt avait souligné: « En Europe, nous sommes le seul camp important installé depuis aussi longtemps ». En effet les principaux camps des « Occupy » de Londres, New York ou Madrid qui revendiquaient leurs idées en occupant des lieux publics souvent symboliques ont déjà été évacués.

Voir la vidéo d'une manifestation des indignés devant la BCE

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 12:16

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 16.05.2012 à 13h28 • Mis à jour le 16.05.2012 à 13h28

 
 
Francfort, mercredi 16 mai 2012.

La police achevait, mercredi 16 mai, en fin de matinée, d'évacuer une petite centaine d'"indignés" de Francfort qui campaient depuis sept mois devant la Banque centrale européenne (BCE), pour protester contre les excès de la finance et les programmes d'austérité en Europe.

La police a procédé à une petite dizaine d'interpellations, pour des motifs divers comme des jets de peinture sur les forces de l'ordre.

La police a procédé à une petite dizaine d'interpellations, pour des motifs divers, comme des jets de peinture sur les forces de l'ordre, selon un porte-parole de la police. Mais l'évacuation du camp du mouvement "Occupy Frankfurt" s'est globalement déroulée dans le calme et sans violence, a constaté sur place un journaliste de l'AFP. Une cinquantaine de manifestants s'étaient agglutinés par terre afin d'offrir une résistance passive aux policiers.

L'évacuation s'est globalement déroulée dans le calme.

L'évacuation du camp ne doit durer que quatre jours, pendant des manifestations d'un collectif d'associations anticapitalistes baptisé "Blockupy Frankfurt" dans la ville. Mais ses résidents craignent que leur camp ne soit bientôt définitivement interdit.

 

 

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 12:09

 

 

 

Le Monde.fr | 15.05.2012 à 18h52 • Mis à jour le 15.05.2012 à 18h52

Par Juliette Rabat

 
 
Le 21 février dans la cathédrale du Christ-Sauveur, à Moscou.

Cagoules et collants bariolés, robes colorées, guitares électriques et poings levés. Les images des Pussy Riot, collectif féministe et écologiste russe punk qui a multiplié les actions anti-Poutine depuis l'automne, ont fait le tour du Web. Le mouvement rappelle d'autres initiatives contestataires insolites nées à la faveur de l'élection présidentielle russe. Il a pourtant connu un écho inédit après que trois de ses membres ont été placées en détention provisoire à Moscou, en mars, pour "vandalisme commis en groupe organisé".

Le 21 février, cinq membres du collectif avaient pénétré masqués dans la cathédrale moscovite du Christ-Sauveur, haut lieu du renouveau orthodoxe en Russie, pour y déclamer, en musique et devant l'autel, un Te Deum revisité à la sauce punk demandant à la Vierge Marie de chasser Poutine ("Vierge Marie, mère de Dieu, chasse Poutine, chasse Poutine, chasse Poutine").

 

 

Les Pussy Riot n'en étaient pas à leur coup d'essai. En octobre 2011, les jeunes femmes avaient déjà mené une série d'actions dans le métro de Moscou et sur les toits des trolleybus de la capitale pour protester contre le machisme de la société russe. En décembre, elles s'étaient produites sur le toit d'un bâtiment proche du commissariat où était détenu, entre autres, le blogueur et opposant Alexeï Navalny. Et le 20 janvier, huit d'entre elles avaient entonné sur la place Rouge une chanson intitulée "Poutine a fait dans son froc", en référence aux récentes manifestations de l'opposition.

 

 

Au terme de leur performance dans la cathédrale du Christ-Sauveur, les jeunes femmes avaient réussi à prendre la fuite. Quelques jours plus tard, la police interpellait plusieurs membres présumés du groupe. Nadejda Tolokonnikova, Maria Alekhina et Ekaterina Saloutsevitch, toutes âgées d'une vingtaine d'années, ont depuis été placées en détention provisoire dans l'attente de leur jugement. Celui-ci, au terme de plusieurs procédures d'appel déboutées, a été repoussé au 24 juin.

Les trois jeunes femmes sont des figures connues de l'activisme politique en Russie : Nadjeda Tolokonnikova est une militante de la cause homosexuelle et membre, comme Ekaterina Saloutsevitch, du collectif d'artistes Voïna tandis que Maria Alekhina est une des principales militantes écologistes en Russie. Elles encourent jusqu'à sept ans de prison, une peine déjà prononcée en Russie dans le passé pour des accusations de "vandalisme".

CRISE DE FOI

L'affaire a fait grand bruit en Russie et suscité un débat inédit sur les liens entre Eglise et pouvoir, dénoncés par la prière punk des Pussy Riot ("Le patriarche Goundiaïev (Kirill) croit en Poutine / Ce serait mieux, salope, qu'il croie en Dieu"). Si une partie de l'Eglise orthodoxe russe crie au sacrilège et au blasphème, exigeant que les jeunes femmes soient punies, d'autres, à l'image du diacre Andreï Kouraev, appellent à la clémence et au pardon, jugeant la peine démesurée au regard des faits.

Un avis largement partagé par l'opinion publique qui, si elle désapprouve la provocation des Pussy Riot, estime dans sa majorité la réaction des autorités excessive. Beaucoup reprochent au patriarche de l'Eglise orthodoxe, Kirill, au centre de plusieurs polémiques ces derniers mois, sa dureté envers les Pussy Riot. Le patriarche a qualifié leur performance de "blasphématoire", fustigeant ceux qui soutiennent leur action et la présentent comme "une plaisanterie amusante".

"En mettant l'accent sur le caractère blasphématoire de leur action, on en tait l'aspect politique", souligne Inna Doulkina, rédactrice en chef du Courrier de Russie, journal franco-russe publié à Moscou.

Ainsi de l'émission d'Arkadi Mamontov sur Rossya 1, la première chaîne d'Etat russe, qui, le 25 avril, a diffusé un film documentaire sur les Pussy Riot intitulé "Les provocateurs", dans lequel l'action des jeunes femmes était décrite comme soigneusement préméditée dans le but d'offenser les sentiments des croyants et de déstabiliser la société. "On les présentait carrément comme des sorcières", ajoute Inna Doulkina.

Mais à la question de la moralité du happening des Pussy Riot se heurte celle de la dimension artistique et engagée de leur action. Pour l'artiste contemporain Oleg Koulik, interrogé par le même journal, ce qu'ont fait les jeunes femmes dans la cathédrale du Christ-Sauveur est bien de l'art et c'est précisément la raison pour laquelle Eglise et pouvoir ont réagi aussi violemment : "Pourquoi se retrouvent-elles en prison ? Parce que le pouvoir ne pouvait pas admettre qu'on critique l'Eglise, la seule institution qui, dans le cas d'une révolution, se lèvera pour sa défense. Le pouvoir a réagi de façon d'autant plus raide que l'action de Pussy Riot était douce, pratiquement inoffensive. Qu'est-ce qu'elles ont fait, ces jeunes femmes ? Elles n'ont pas haché les icônes, elles n'ont tabassé personne, elles ont juste dansé et chanté. Et c'est exactement ce que ni le pouvoir ni l'Eglise n'ont pu supporter. Si seulement Pussy Riot avait commis une véritable agression, cela aurait voulu dire qu'elles respectaient leur ennemi et le prenaient au sérieux."

Si les oripeaux bariolés dont les Pussy Riot entourent leurs performances ont pu parfois occulter le sens premier de leur action, "ce sont avant tout des intellectuelles", estime Christine Pokotilova, qui anime la version française du site Freepussyriot. Dans une lettre envoyée depuis la prison n° 6, Nadejda Tolokonnikova écrit : "Nous ne sommes pas des messies. Mais qui sait, peut-être Pussy Riot est-il le signe de l'imminence d'un temps nouveau dans l'histoire spirituelle de l'humanité, le siècle de la liberté, comme prédit par les philosophes chrétiens russes ?"

Olga Kokorina, de l'association Russie-Libertés créée en janvier 2012, et la traductrice des lettres des détenues en français, partage l'analyse de Christine Pokotilova : "Les Pussy Riot représentent aussi une forme d'activisme civil. Elles ont choisi la musique punk mais ce qui est le plus important, c'est leur message politique."

MOBILISATION INTERNATIONALE

L'inscription des Pussy Riot dans la mouvance punk, en référence notamment au mouvement Riot grrrl né aux Etats-Unis au début des années 1990, et l'importante médiatisation dont a bénéficié la vague de contestation anti-Poutine en Russie, a largement contribué à internationaliser le mouvement.

De nombreux comités de soutien aux jeunes femmes ont fleuri en Europe, aux Etats-Unis ou encore en Israël, et des témoignages d'encouragement sont arrivés du monde entier. Kathleen Hanna, la fondatrice du groupe américain Bikini Kill, a assuré les Pussy Riot de son soutien. Amnesty International a mis en ligne une pétition demandant la libération des jeunes femmes, que l'ONG qualifie de "prisonnières de conscience", et le site d'Europe Ecologie-Les Verts a également publié un communiqué appelant à la mobilisation pour la libération des jeunes femmes.

Le 11 mai, la cour de justice de Moscou a confirmé le maintien en détention de Maria Alekhina. Une décision similaire avait été rendue le 19 avril au sujet de Nadjda Tolokonnikova et Ekaterina Saloutsevitch. Les avocats des jeunes femmes ont décidé de porter plainte auprès de la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg.

Juliette Rabat

 

 

 

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 12:02

 

Jeudi 17 mai 2012, à 10h30 devant Carré d'Art,

l'association France Palestine Solidarité, groupe local de Nîmes,

appelle à un rassemblement

en solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens.

Les prisonniers palestiniens remportent une victoire héroïque mais la lutte continue

Les prisonniers palestiniens ont remporté une victoire héroïque le 14 mai après avoir mené une grève de la faim depuis le 17 avril, et pour deux d'entre eux depuis 77 jours.

Les autorités israéliennes ont été contraintes de se plier à leurs principales exigences pour le rétablissement de leurs droits en vertu du droit international humanitaire, y compris les visites familiales régulières, la fin de l’isolement et, surtout, la fin de la détention administrative. L'accord signé marque un progrès mais la politique de détention administrative unanimement condamnée, par laquelle les prisonniers peuvent être détenus indéfiniment sans inculpation ni jugement, demeure en vigueur.

Cette victoire qui se produit à la veille de la commémoration palestinienne du 64ème anniversaire de la Nakba (la catastrophe), campagne méthodique de nettoyage ethnique qui a arraché la plupart des Palestiniens à leur patrie autour de 1948, fait monter l'espoir quant aux perspectives pour la liberté, la justice, l'autodétermination et le retour des réfugiés.

Ce triomphe important pour la lutte populaire palestinienne n'aurait pas été obtenu sans la détermination inébranlable des prisonniers eux-mêmes, sans la mobilisation de la base en Palestine pour les soutenir et sans l'immense vague de solidarités que la grève a déclenchée à travers le monde.

A l'appel de la société civile palestinienne plus d'un millier de personnes s'étaient engagées pour une grève de la faim de 24 h ce jeudi 17 mai en solidarité avec les prisonniers. Malgré la victoire, nous maintenons notre rassemblement car l'injustice et la répression illégale se poursuivent dans les prisons israéliennes.

La société civile palestinienne et les organisations des droits humains appellent à intensifier, au niveau mondial, la campagne de Boycotts, Désinvestissements et Sanctions (BDS) afin de cibler les entreprises qui font de l'argent avec le système pénitentiaire isréalien et rappellent que l'emprisonnement est une composante cruciale du système israélien d'occupation, de colonialisme et d'apartheid mis en œuvre contre le peuple palestinien.

La lutte pour la fin de l'oppression d'Israël et la complicité internationale continuent.


AFPS Nîmes


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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 11:57

info-palestine.net - mardi 15 mai 2012 - 18h:09

Omar Barghouti


La lutte pour la fin de l’oppression d’Israël et la complicité internationale continuent.
(JPG)
Un triomphe important pour la lutte populaire palestinienne.

 

15 mai 2012 : alors que la grève de la faim des prisonniers palestiniens dure depuis un mois, une victoire héroïque vient d’être remportée, les autorités israéliennes ayant été contraintes de se plier aux principales exigences des prisonniers. Coïncidant avec la commémoration palestinienne du 64e anniversaire de la Nakba, campagne méthodique de nettoyage ethnique qui a arraché la plupart des Palestiniens à leur patrie autour de 1948, la victoire des prisonniers fait monter l’espoir quant aux perspectives des Palestiniens pour la liberté, la justice, l’autodétermination et le retour des réfugiés.

Ce triomphe important pour la lutte populaire palestinienne n’aurait pas été obtenu sans la détermination inébranlable des prisonniers eux-mêmes, sans la mobilisation de la base en Palestine pour les soutenir, et sans l’immense vague de solidarités et d’appels efficaces exigeant des comptes à Israël que la grève a déclenchée à travers le monde.

Plus d’un millier de personnes dans le monde s’étaient engagées pour une grève de la faim de 24 heures en solidarité avec les prisonniers qui devait avoir lieu ce jeudi. Si des appels ont été lancés pour annuler ces grèves de la faim solidaires, suite à la victoire des prisonniers, l’injustice et la répression illégale ne s’en poursuivent pas moins dans les prisons israéliennes.

Insistant sur l’emprisonnement en tant que composante cruciale du système israélien d’occupation, de colonialisme et d’apartheid mis en œuvre contre le peuple palestinien, la société civile palestinienne et les organisations des droits humains appellent à intensifier, au niveau mondial, la campagne de Boycotts, Désinvestissements et Sanctions (BDS), afin de cibler les entreprises qui font de l’argent avec le système pénitentiaire israélien.

En particulier, nous appelons à l’action pour demander des comptes à G4S, la plus grande firme internationale en sécurité au monde et qui aide au maintien du système pénitentiaire israélien et en tire profit, pour sa complicité dans les violations israéliennes du droit international.

Cliquer ici pour exiger que G4S cesse de s’impliquer dans le système pénitentiaire israélien et sa complicité dans les violations des droits humains des Palestiniens.

Signé :

Popular Struggle Coordination Committee

Palestinian BDS National Committee (BNC)


Voir aussi :

-  Les 2000 prisonniers palestiniens en grève de la faim imposent un premier recul aux autorités israéliennes d’occupation - Al-Akhbar, et articles associés.

15 mai 2012 - message diffusé par Omar Barghouti - Omar.barghouti@gmail.com - traduction : JPP

 

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 19:25

Cleaning Syntagma

In #globalrevolution, Athens on 15 May 2012 at 11:25


Athens, May 15

 

Comrades Cansino and Aristocrates

Dear people,

The comfort of the squat is dangerous for the revolutionary spirit. Especially when there is little of it. It’s evening and we’re sitting together in the living room, a dozen marchers. In the small kitchen, Mami is cooking for her hijos de puta. The cloud of spicy smoke is so thick that it’s hard to read the writings on the walls.

It’s the first time that our clan has a roof, sofas, a kitchen, a shower to call our own. At least for the moment. After half a year of camping, people enjoy it. And no-one will deny that we didn’t deserve it.

But on the other hand, it’s 15M’s eve. Tomorrow we celebrate the first anniversary of our movement, and right now there is a handful of our people holding the square of Syntagma.

I have been there the first two nights, and I’ll be damned if I don’t join them now. So I rise up from the soft pillows of the sofa, I cut my way through the cloud of smoke, and I go. “Later, people. I’m going to see what’s cooking on Syntagma.”

It’s a twenty minute walk. When I arrive, I see we occupied the center of the square. People with sleeping backs and covers are gathered in a circle. I squeeze in, I lie down and I listen to humming of the conversation as I start to doze off.

Just when I’m about to get some sleep, police arrive. Two dozen officers in riot gear. Because of the blankets, this is considered camping in a public space, and we have to move.

We are not the only ones. All over Athens, thousands of homeless people are ‘camping’ as well. They are more every day.

We take away blankets and sleeping bags. We leave the cardboard. We lock arms and legs together and we humm. It takes as while, but in the end police retreat. We take our stuff again, and we stay in Syntagma for the third night in a row.

The third night in Syntagma

After the retreat of police

Occupy the tree

In the morning, at six, it’s police again for the wake up call. We have to move, seriously this time. The reason is that the sprayers come to clean the square.
We stay put. Riot police is deployed on two sides, and then they send in the cleaning car to put us pressure.

In a white cloud, the water vapour bounces of the tiles of Syntagma. The machine moves slowly towards the group. People start to evacuate, to try and safe their stuff. It could have ended right there. Indignados simply washed away from Syntagma as yesterday’s dirt.

This morning, 15M.

The sprayers arrive

But it didn’t end that way. The real heroine of the day was comrade Sabina from Belgium. She laid herself down in the streaming water in front of the spraying vehicle. And the firm look in her eyes said she wasn’t going to move.

It was the key moment. Max joins in and others follow. Comrade Cansino takes a bath straight in front of the vehicle and comrade Aristocrates plays the guitar. It’s a fabulous scene. And it’s true what they say. Our movement has an innate taste for drama and beauty.

Comrade Sabina, resisting the water

Comrade Cansino

Then police proceeds to evacuate, hesitatingly. They don’t really know how to handle us. If we were a band of hard core anarchists they would have just beaten us off the square and into the bus in ten minutes time. But these crazy foreign pacifists are different. They have to be handled with gloves. Plastic gloves to be exact.

The first people get dragged away. But just before they get to the police car, others come running in and piling up. Police have to start all over again. First, they surround the pile. Sabina got left out, but today she has revolutionary spirit for ten. She charges the police like a wild horse, demanding access to the circle.

Comrade Sabina charging the police

In the end the arrest took more than two hours. About a dozen people resisted, passionately. I didn’t add to their numbers. I preferred to document the scene and spread the news.

Today is the first anniversary of our movement. Here in Athens the marchers and locals on Syntagma marked it appropriately with a determined act of resistance. Not so much against police, but better, against the water.

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 15:17

portugal-tchat

 

Le mouvement des indignés manifestait ce week-end dans plus de deux cent cinquante villes du monde pour réclamer de nouvelles solutions à la crise économique. Dans le cadre du “Printemps global”, des milliers de personnes se sont réunies pour manifester et occuper les places principales et ainsi promouvoir débats publics et assemblées ouvertes à tous. Au Portugal, pays durement touché par la crise de la dette, des manifestations avaient lieu ce samedi dans sept villes : Lisbonne, Porto, Coimbra, Evora, Braga, Santarém et Faro. Un an après l’occupation de la Puerta del Sol à Madrid, les indignés comptaient sur la journée du 12 mai pour trouver un nouvel élan.

Quelques milliers de personnes se sont ainsi mobilisées au Portugal pour réclamer une démocratie plus participative et l’arrêt des mesures d’austérité qui occasionnent une récession économique de grande ampleur dans le pays. Près de huit cents personnes ont défilé à Lisbonne, du Rossio au Parc Eduardo VII. Les participants ont pour objectif d’occuper le parc jusqu’au 15 mai, date anniversaire du début du mouvement en Espagne. Dimanche, le Premier Ministre Pedro Passos Coelho a été vivement hué lors de sa visite au Salon du Livre qui se tenait dans ce même parc. Dans le reste du pays, quelques centaines de manifestants ont défilé à Porto et quatre-vingts personnes se sont réunies à Coimbra.

Alors que le chômage atteint au Portugal 15% de la population active (près de 35% chez les jeunes) et que les mesures d’austérité se succèdent, les indignés portugais manifestent pour un système politique qui soit plus proche du citoyen et le considère dans l’élaboration de politiques publiques. Dans plusieurs villes du pays, des discussions et des débats sont ainsi organisés afin de construire des alternatives. Ce mouvement met notamment en relief  les problèmes économiques, sociaux et écologiques qui se posent au sein de l’Union Européenne et plus largement, au niveau mondial.

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 15:11

 

leparisien.fr - Publié le 15.05.2012, 13h59

Les

Les "indignés" espagnols achevaient mardi les célébrations du premier anniversaire de leur mouvement qui a essaimé dans le monde entier, tenant à travers le pays des "assemblées populaires" pour dénoncer l'austérité, la crise des dettes et la corruption | Pedro Armestre


Les "indignés" espagnols achevaient mardi les célébrations du premier anniversaire de leur mouvement qui a essaimé dans le monde entier, tenant à travers le pays des "assemblées populaires" pour dénoncer l'austérité, la crise des dettes et la corruption.
Aux premières heures de la matinée, la police a une nouvelle fois évacué une centaine d'"indignés", qui s'étaient rassemblés durant la nuit sur la place de la Puerta del Sol à Madrid, en dépit d'une interdiction officielle.

Huit personnes ont été interpellées pour "résistance et désobéissance" lors de l'évacuation d'un "groupe réduit" de personnes toujours présentes sur la place, selon un communiqué du ministère de l'intérieur.
Cette année, le gouvernement de droite, arrivé au pouvoir dans l'intervalle, a interdit tout nouveau campement et imposé aux manifestants de quitter la place chaque soir à 22 heures.
Malgré cette interdiction, ces derniers ont décidé d'y tenir jusqu'à mardi une "assemblée permanente", après des manifestations qui ont rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes samedi dans de nombreuses villes d'Espagne, dont Madrid et Barcelone, où ils occupent la place de Catalogne.
Les "indignés" madrilènes sont ensuite revenus dans la matinée de mardi place de la Puerta del Sol, où ils ont installé un "point d'information".
Déjà dimanche et lundi matin, les policiers avaient évacué la place. Dix-huit personnes avaient été interpellées dans l'opération de police dimanche matin et deux autres lundi.
Samedi, au premier jour des célébrations de cet anniversaire, des dizaines de milliers "d'indignés" avaient manifesté dans plusieurs villes du pays au rythme de leurs slogans favoris: "Ils ne nous représentent pas", "Votre dette, ne la payons pas", "Nous ne sommes pas des marchandises aux mains des politiques ou des banquiers", ou encore "La violence, c'est de gagner 600 euros".
Né le 15 mai 2011, ce mouvement qui dénonce le pouvoir de la finance, le chômage et la corruption avait installé l'an dernier son campement pendant un mois à la Puerta del Sol, en plein centre de Madrid, avant de faire des émules dans le monde entier.
Pendant un mois, cet amas de tentes et de bâches était devenu le symbole d'un ras-le-bol qui avait surpris un pays où, malgré la crise, le mécontentement s'était jusque-là peu exprimé.
Mais le gouvernement de droite a cette fois affiché sa fermeté, déclarant "illégale" toute tentative d'installer un nouveau campement et imposant des restrictions horaires aux manifestants.
Depuis un an, le chômage a encore grimpé en Espagne et frappe un actif sur quatre (24,4%), tandis que le gouvernement est engagé dans une politique de rigueur sans précédent.

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 15:07

Dust in the Wind

In #globalrevolution, Athens on 14 May 2012 at 11:35


Athens, May 14

Dear people,

More or less we managed to hold the group together up until May 12, the day of the worldwide demonstration for direct democracy. It was in greater part thanks to our position in Strefi park on the hill of Exarchia.

The hill consists of two outer ridges and a little valley in between. In the valley, there’s the stone theater, and inside the theater we camped. There was water at 50 metres. If you climbed up the two peaks, you could watch out over the city down to the sea. If you descended, you were in the middle of Exarchia.

Yes, it was a perfect spot for a camping holiday in Athens, if you leave out of account that the park is frequented day and night by drug addicts and other phantomatic appearances.

 

 

 

 

Comrade Juanito

After a week, we were definitely ready to break up camp. The way it happened was a bit sad, but given all that happened before, it made sense.

On the 11th, we held one of our last internal assemblies at Strefi. Maybe half of the marchers was present. We spoke about the last issue that had to be addressed. The great demonstration of May 12, which we had announced in all the cities and villages along the way.

Last internal assembly at Strefi

The 12M call is a worldwide one, in line with the demonstrations of October 15 last year, but it seems to be picked up mainly by the indignados in Spain and the occupiers from the Anglo-Saxon world.

In Greece, the call for a demonstration has barely even arrived. And that more or less left us, the remnants of the march to Athens, to ‘represent’ Syntagma when we connect to the other squares.

What are we going do?

There will be no demonstration through the streets, there will be no actions. It has been a long time since we had energy or spirit for those kind of things. We will just assemble in Syntagma. And then what? Are we going to try to camp? Are we going to sleep without tents? Are we going to resist? Up to what point? Etc.

The assembly gets interrupted by comrade Marianne. She tells us that we are expected at the ‘Legalise’ festival on the edge of the city, right now.

It was true. But the assembly hesitated. Then it started to drizzle, and people made up their mind. The assembly split up, and over half of the people who remained took down their tents and left for the festival.

You will know that I am all for this legalise thing, we should have gone there and adapted our time schedule, but I hated to see the group fall apart like this, hardly without a word.

I stayed behind. The day of the 12th I spent on the hill around the ailing camp, prey to heavy attacks of melancholy.

Melancholy

Some people trickled back to Strefi during the day. A new assembly was called for, to prepare the great demonstration.

We were about a dozen people, of whom maybe six marchers. We were expected to be in Syntagma at five. It was four thirty when the assembly commenced.

First point, we hadn’t made flags or banners yet, or anything else in the week we were here. Second point, a leftover from the day before. What are we going to do?

At a certain moment, I couldn’t believe what I was hearing any more. Was this a comedy, or were we really trying to maintain a certain air of official assemblary protocol, as if there were still things to talk about or to decide, or to consensuate?

Outside forces had already taken over. We were in the final stages of a big crunch. Five o’ clock had already passed and we were still here, taking speaking turns, making technical interruptions, proposing, blocking, explaining, with the utmost seriousness. The only thing that missed was someone who proposed to take acts, like we used to do when we still believed our assemblies were important.

I think of Hitler’s final days in the bunker. When all fronts had ceded and Berlin was surrounded by the Russians, he kept moving armies that no longer existed, he kept planning the final offensive, he kept believing in the Endsieg.

I leave the assembly, I walk down the hill and through Exarchia to go to Syntagma on my own. We are like a fly, and Athens is a light. Here the March to Athens burns up, and we scatter, like dust in the wind.

On the square, the Athens branch of the 12M demonstration consisted of about thirty people, fifty at most. In greater part they are people from the march. There are a few locals, and also our friends from all along the way have come to meet us. Not all of them are here, unfortunately, but many of them kept their promise.

We put up our old banners and we make music. We have a direct connection with the squares in London, Madrid and Barcelona. I see images of Puerta del Sol full of people, and I look around at Syntagma. Last year I was on the other side of the line and we looked at this square. Monstrous crowds of people were besieging parliament day after day.

That season is over for Greece. There will be no spring this year. Maybe there will in Spain, in Portugal, in America. The images and the news from there leave us a bit of hope. Just like the presence of one of the German marchers who came from Patras in ten days, arriving today. Their march really existed in the end, and there’s someone here to prove it.

As our final theatrical act, we decide to stay on Syntagma. And this time, police allow it.

Camping on Syntagma, May 12

 

We occupied the square all night. In the morning, after we were woken up by rain, the first tents were placed by Max and Mary. They caused a last piece of discord in the group, because the decision wasn’t taken in assembly. The tents lasted until midday more or less, when the sun was shining again. Police walked by several times to get donuts, and initially the tents were simply ignored.

Tents on Syntagma, morning of May 13

After three donuts police came to say the tents had to go down. Max and Mary took out the supports and left them on the ground. A platoon of riot police was mobilised. They stood there for an hour. Finally the tents were folded.

I left to pick up my stuff on the hill. When I come back in the early evening everyone has gone to the Academy of Plato, for  a chat on alternative economies, organic agriculture, bargain etc. No-one was left but comrade Cansino, who took up the name of Kourasmenos when he came to Greece. It means ‘tired’, in Spanish ‘curas menos’, means ‘you do less’. He was sitting under a tree watching around, angry that he was left here alone, without a beer, to watch over other people’s stuff.

Comrade Cansino, a.k.a. ‘Kourasmenos’

I accompany him. The clan is split between the squat, the academy, the square, and who knows where else. Our camp on the hill has definitely been abandoned. It’s maybe the worst day of the march, or the agora, whatever. Officially we have three more days of agora scheduled, even though we don’t know exactly what’s planned for those days.

One of the ideas was to stay in Syntagma. At the moment we are two, during the evening also Nicolas and Juanito return. We are four marchers and two sympathisers who hold the square for the second night in a row. An old lady takes pity on us and brings us a bag of crisps and sweets.

This is what our revolution has become. A handful of people from all over Europe desperately camping in Syntagma. We have come to give moral support to the Greeks, but in the end it’s the Greeks who had to give their moral support to us, to keep us going. And now, finally, the end is near. It’s all in the past, and it weighs down like clouds of marble.

It takes a long time before we catch a bit of sleep. Then at five o’clock in the morning, the sprinklers go on.

Barricades on Syntagma

 

The second morning.

 

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 15:03

par Daniel Mermet
du lundi au vendredi de 15h à 16h

visuel Là-bas si j'y suis
l'émission du mardi 15 mai 2012

Les financiers au coin du bois (2)

 

voir l'émission du Mardi 15 Mai ›

 

(Pour écouter l'émission, appuyer sur la touche "Ctrl" de votre clavier +cliquer gauche sur le lien ci-dessus)


 

 

Le nouveau Président sourit à la foule qui l'acclame. Mais certains l'attendent au tournant. Les marchés financiers se préparent à lui faire la guerre.
En avril, Hervé KEMPF (www.reporterre.net) a trouvé un document explosif destiné aux opérateurs de marché, le plan d'attaque des financiers.
François Ruffin a rencontré son auteur et, le 11 avril 2012, nous avons... diffusé la première partie de cet entretien. Depuis, la vidéo de l'interview a fait un vrai buzz sur le net.
Aujourd'hui, la suite.

Reportage de François Ruffin.

LIENS :
* La vidéo de l'entretien de François Ruffin réalisée par Olivier Azam :
www.lesmutins.org/ Le-plan-de-bataille-des-financi ers.html

* Transcription de l'entretien parue dans le journal Fakir :
www.fakirpresse.info/ Le-plan-de-bataille-des-marches ,359.html

* Premier volet de l'émission "Les financiers au coin du bois",
le 11 avril 2012 :
www.la-bas.org/article.php3?id_article=2429&var_recherche=financiers

 

 

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