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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 19:09

 

 

Rue89 - Sans surprise 11/05/2012 à 19h22

Elsa Fayner | Journaliste Rue89Imprimer

 

François Hollande avec les ouvriers de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, le 2 mai 2012 (Fred Dufour/AFP)

 

Il n’aura pas fallu attendre longtemps après l’élection. Dès le lendemain du second tour, une étude commandée par Eric Besson sur l’avenir de la filière automobile a précisé le sort de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois : une fermeture du site qui emploie 3 300 personnes est envisagée.

Rue89 se demandait mi-avril si les plans sociaux de certaines entreprises n’étaient pas repoussés pour cause de présidentielle. Tandis que Nicolas Sarkozy se transformait en sauveur d’usines : Lejaby, Photowatt, la Sernam, La Fonderie du Poitou. A l’échelle nationale, le nombre plans sociaux diminuait, selon les données [PDF] du service statistique du ministère du Travail (Dares). Pour combien de temps ?

Fermer Aulnay ? Préconisé dès le 7 mai

Dans le cas d’Aulnay-sous-Bois, la réponse n’a pas tardé. Lundi 7 mai, le député UMP Gérard Gaudron a rendu l’étude que le ministre de l’Industrie, Eric Besson, lui avait demandée en novembre sur l’avenir de la filière automobile, intitulée « Pour une production automobile ambitieuse et pérenne en France », comme le rapporte le site de L’Usine nouvelle.

Elu dans la circonscription d’Aulnay, en Seine-Saint-Denis, le rapporteur prévoit la fermeture pure et simple du site :

« Pour ce qui concerne le site de PSA à Aulnay, l’engagement pris par le groupe PSA est de construire la C3 jusqu’en 2014. En revanche, aucun nouveau modèle n’est programmée sur le site d’Aulnay après cette date. »

Une décision que Gérard Gaudron justifie en citant l’association des constructeurs européens d’automobiles, selon laquelle il existe une surcapacité d’une dizaine de sites d’assemblage en Europe.

Il préconise en réponse :

« D’envisager une reconversion permettant la préservation de l’emploi des salariés actuels. »

Conformément au rapport confidentiel

Furieux, le maire d’Aulnay réagit dans un communiqué, regrettant de pas même avoir reçu l’étude :

« Se pose dès lors la question de savoir avec qui, et à partir de quelles informations, Gérard Gaudron a établi ses conclusions. Nul besoin d’être grand clerc pour constater que les préconisations du député sortant recoupent les positions de la direction de PSA, en particulier la note de travail interne exhumée par la CGT dans laquelle l’arrêt de la production était programmé après les élections présidentielles. »

Rue89 avait publié un extrait du rapport confidentiel, qui prévoyait un plan social et la décroissance de la production dans l’usine en 2013, pour un arrêt de la production en 2014.

Les prévisions tenaient compte de l’élection présidentielle :

« Ce calendrier est cohérent avec les orientations du CDG de janvier 2010 situant la fenêtre d’annonce possible, dans le calendrier électoral français, au 2e semestre 2012. »

Mais la direction de PSA avait répondu à Rue89 que le document était « caduque ».

Quel engagement du gouvernement ?

Le maire d’Aulnay poursuit sur les promesses faites sous Nicolas Sarkozy :

« Je rappelle qu’à la sortie de la réunion organisée sous l’égide de l’ancien ministre de l’Industrie, Eric Besson, le 18 avril dernier à Bercy, Gérard Gaudron s’était déclaré “rassuré” sur les destinées de l’entreprise PSA à Aulnay. »

François Hollande s’est engagé à rencontrer les salariés d’Aulnay-sous-bois après le 6 mai.

 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 19:03
  • Rue89 - Publié le :
    11/05/2012 à 18h12

 

 

C’est d’une petite ville grise du nord de l’Angleterre qu’est parti le mouvement des « Incredible Edible », les « incroyables comestibles » dans sa traduction française. En 2008, dans la ville de Todmorden ravagée par la crise des subprimes, une poignée d’activistes ont envahi le bitume de bacs de plantation : sur les trottoirs, dans la cour du collège, sur le parterre de l’hôpital... Todmorden est devenu un potager géant, et gratuit.

Chaque citoyen cultive un carré de terre et quand sa récolte est mûre, il laisse les passants se servir librement. Une « peas & love revolution », qui peut avoir des conséquences gigantesques : « les gens se réapproporient la nourriture, puis les magasins, puis l’énergie... » remarque Mike Perry de la Plunkett Foundation, dans le Guardian de Londres.

« L’autosuffisance alimentaire des territoires, ça marche », en conclut François Rouillay, un Alsacien qui cherche à implanter ce mouvement en France, et a mis au point un guide pratique. Pour l’instant, deux initiatives françaises sont recensées sur la google map mondiale des Incredible Edible. François, conseiller en développement territorial, estime que c’est la réponse à toutes les questions qu’il se pose depuis vingt ans : « comment se libérer d’une économie basée sur la compétition, faire bouger la notion de propriété sur la base d’un élan du coeur ». « Un changement de paradigme », selon lui, qui rappelle la pensée de Pierre Rabhi et du mouvement des Colibris.

François Rouillay dit recevoir « trois appels par jour » pour relayer ce mouvement « naissant mais exponentiel ».

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 18:51

 

  • Rue89 - Publié le :
    26/04/2012 à 16h51

 

 

Sur une place d’Oslo proche du tribunal où est actuellement jugé Anders Breivik, près de 40 000 personnes se sont rassemblées pour chanter « Barn av Regnbuen » (« Les enfants de l’arc-en-ciel »). Ils ont répondu positivement à une campagne lancée sur Facebook afin d’entonner une chanson détestée par le tueur.

Car le 20 avril 2012, Andres Breivik a affirmé à propos de la composition [une adaptation de « My rainbow race » de Pete Seeger], qu’elle comportait un texte servant « au lavage de cerveau des écoliers norvégiens ».

Lill Hjoennevaag, une des instigratrices de la campagne, a affirmé à l’AFP :

« La chanson n’a jamais été aussi belle ».

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 18:45

 

 

Rue89 - Spectre 11/05/2012 à 16h33

Chloé Andriès | journaliste


Il y a huit ans, les Belges adoptaient une proposition similaire à celle de Hollande sur le vote des étrangers. Aujourd’hui, le danger communautaire semble loin.

 


Des affiches pour des candidats à Molenbeek, commune de Bruxelles, le 5 octobre 2006 (Yves Herman/Reuters)

(De Bruxelles) Joël, 43 ans, est belge. Chez lui, depuis 2004, tout ressortissant étranger établi légalement sur le territoire national depuis cinq ans minimum a le droit de voter aux élections locales. Une mesure qui ressemble à s’y méprendre à la proposition [PDF] actuelle de François Hollande, battue en brèche par la droite qui agite le spectre islamiste et communautaire.

Le débat français lui rappelle des souvenirs :

« C’est quand même drôle votre débat, en France, sur le droit de vote des étrangers. Ça me rappelle les conneries qu’on a pu dire, moi le premier, à l’époque où ça nous est arrivé. »

Joël, qui se définit comme un « libéral non encarté », était plutôt hostile à la loi votée en Belgique en 2004 :

« Je me disais que pour régler la question de l’intégration, il valait mieux naturaliser ceux qui demandaient à devenir belges plutôt que d’octroyer le droit de vote à des personnes étrangères non désireuses de s’intégrer... En fait, j’avais peur d’une déferlante du vote communautaire. »

Influence quasi nulle

Huit ans après, le quadra a un peu changé d’avis :

« J’ai bien vu que cela n’a rien modifié en politique. L’influence du vote des étrangers est quasi nulle, car ils ne représentent qu’un tout petit nombre de personnes. C’est même assez drôle : aujourd’hui, les politiques se cassent la tête pour attirer cet électorat, en vain ! »

Pour l’instant, la Belgique n’a connu qu’un seul scrutin municipal depuis l’adoption de la loi sur le vote des étrangers. En 2006. Et les chiffres de participation ont relégué illico le péril islamiste aux orties. Sur 108 000 électeurs potentiels étrangers hors UE, seuls 6 439 se sont inscrits sur les listes électorales, soit 15,7%. Pour le prochain scrutin, prévu en octobre 2012, seuls 4,7% sont pour l’instant inscrits...

Un vote qui désintègre le communautarisme

Pierre Verjans, politologue à l’université de Liège, confirme :

« La mobilisation de ces électeurs est très faible. Les campagnes de sensibilisation menées ont été assez molles, la Belgique n’ayant pas l’habitude de devoir motiver les électeurs à s’inscrire sur les listes. Chez nous, le vote est obligatoire, les Belges sont donc automatiquement inscrits. »

Quant à la façon de voter de ces étrangers, « elle désintègre la tendance à la communautarisation, car les personnes d’origine étrangère tentent de prendre pied dans les partis nationaux pour influencer la politique communale, au lieu de se refermer sur leur communauté ».

Alors qu’en France, on continue de discutailler et de fantasmer, ici, les autorités en ont fini des débats houleux et sont entrés dans une toute autre phase : trouver les moyens de mobiliser cet électorat local. Pour 2012, les régions lancent des campagnes de mobilisation et certaines communes commencent déjà à distribuer des manuels de vote pour les étrangers.

Tremblez Français !

Pourtant, quand France Télévisions vient faire un reportage sur le sujet en Belgique, le 8 mai dernier, histoire d’en prendre bonne note pour le cas français, c’est un royaume plein de foulards et de candidats « de couleur » qu’elle expose... devant les yeux éberlués de pas mal de Belges de tous bords.

 

 

Reportage de France Télévisions

Dans ce reportage, on apprend donc que « le vote des étrangers a permis de faire siéger deux adjoints au maire d’origine marocaine » ou encore qu’il a « modifié l’ensemble de la société belge... à tel point que c’est à Bruxelles, il y a trois ans, que la première députée voilée d’Europe a prêté serment devant le parlement régional ».

Tremblez, Français, bientôt, le vote des étrangers fera entrer les foulards dans votre Hémicycle !

Face aux fantasmes télévisuels, la réalité est pourtant bien différente. Rappelons déjà que les étrangers ont le droit de vote aux élections locales uniquement. Les électeurs d’un député – et donc d’une députée voilée – sont donc belges. Sans compter que les étrangers n’ont aucun droit à l’éligibilité. Le journaliste assimile allègrement deux sujets distincts : le vote des étrangers aux élections locales et l’influence du vote communautaire en Belgique, qui concerne des Belges d’origine étrangère et non des « étrangers »...

« On se trompe de débat »

Vincent de Wolf, pourtant chef du groupe libéral (MR) au parlement bruxellois et bourgmestre (maire) d’une commune de Bruxelles, remet les pendules à l’heure :

« On se trompe de débat. La communautarisation du vote existe chez nous, mais elle est directement liée à un système spécifique à notre pays qui fait débat : le vote plural. Chaque électeur peut porter sa voix sur autant de candidats de son choix dans une même liste, ce qui peut mener à une surreprésentation de certains élus et pousser les partis à porter des candidats issus de communautés ciblées ».

Régulièrement, les Belges s’enflamment sur cette question, comme lors de l’affaire Emir Kir, élu socialiste bruxellois d’origine turque, accusé d’avoir voulu ménager un électorat communautaire en tenant un discours flou sur le génocide arménien.

Mais aujourd’hui, ce débat sur l’intégration et le communautarisme politique n’a pas grand-chose à voir avec le vote des étrangers, dont plus personne – hormis les partis extrémistes – ne parle.

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 18:37

 

 

 

 

Le Monde.fr avec Reuters | 12.05.2012 à 18h56 • Mis à jour le 12.05.2012 à 19h07

 
 
Un colis piégé a été intercepté au siège d'Equitalia, à Rome, vendredi 11 mai.

Les attentats de ces derniers jours en Italie contre des symboles de la politique d'austérité ravivent les craintes d'une résurgence de la violence extrémiste qui a ensanglanté la péninsule dans les années 1970 et 1980.

Dernière attaque en date, deux cocktails Molotov ont été lancés samedi 12 mai matin contre un bureau de l'agence de perception de l'impôt Equitalia dans la ville portuaire de Livourne. Les deux engins incendiaires ont endommagé la façade du bâtiment. Les pompiers ont dû éteindre un début d'incendie mais l'attaque n'a fait aucun blessé.

Manifestation devant un bureau d'Equitalia pour protester contre les mesures d'austérité, le 11 mai à Naples.

La colère monte en Italie contre le gouvernement de "techniciens" de Mario Monti, qui a multiplié les mesures d'austérité et augmenté les impôts pour réduire le déficit budgétaire du pays. Le chef du gouvernement entend par ailleurs élargir les pouvoirs d'Equitalia dans le cadre de son offensive contre la fraude et l'évasion fiscales, qui privent le Trésor d'environ 120 milliards d'euros par an.

Lire : "Le fisc italien démasque 2 000 fraudeurs"

Des heurts entre contribuables mécontents et policiers ont récemment éclaté devant plusieurs perceptions, notamment à Naples :

 

 

La semaine dernière, un commerçant de 54 ans a pris en otage pendant plusieurs heures un responsable d'Equitalia, sous la menace d'une arme, avant de se rendre à la police. A travers le pays, les suicides d'entrepreneurs se multiplient.

Eclairage : "L'Italie tente de réagir face aux suicides des petits patrons"

Lire : "Une manifestation à Rome contre les suicides dus à la crise"

Lire : "Deux hommes s'immolent par le feu en Italie"

COLIS PIÉGÉS

Des groupes anarchistes ont également envoyé ces derniers mois des lettres piégées à Equitalia. Vendredi, un colis suspect contenant une poudre blanche mais pas de détonateur a été reçu par le bureau romain de l'entreprise publique chargée de la perception des impôts et des contraventions.

Des policiers devant un bureau d'Equitalia, à Bergame, où un homme a pris en otage quinze personnes avant de se rendre, le 3 mai.

En décembre, le directeur général d'Equitalia avait été blessé au doigt par une lettre piégée. En janvier, trois engins explosifs ont sauté devant une succursale de l'entreprise à Naples.

Un groupe anarchiste a revendiqué vendredi l'attentat dans lequel le directeur général d'Ansaldo Nucleare, une société spécialisée dans le nucléaire, a été blessé par balle lundi dernier à Gênes. Roberto Adinolfi, qui dirige Ansaldo Nucleare, une entreprise liée au conglomérat de défense Finmeccanica, a été blessé à la jambe. Il est sorti de l'hôpital vendredi, sous escorte policière.

Le quotidien Corriere della Sera a reçu une lettre de la cellule Olga de la "Fédération anarchiste informelle-Front révolutionnaire international", qui explique avoir mené l'attaque pour punir "l'un des nombreux sorciers de l'industrie atomique".

FÉDÉRATION ANARCHISTE INFORMELLE

Vendredi, à Legnano, à 30 km au nord-ouest de Milan, des affiches portant les mots "Brigades rouges" et l'étoile à cinq branches du groupe armé d'extrême gauche ont été collées sur les murs de bâtiments publics, dont une perception.

Dans sa revendication, le groupe anarchiste promet de s'en prendre ensuite à Finmeccanica, le deuxième groupe industriel du pays. "Finmeccanica, c'est la mort et l'exploitation", écrit-il dans cette lettre de quatre pages, qui évoque l'accident nucléaire de Fukushima l'an dernier et accuse notamment le groupe italien d'être l'un des fournisseurs de la police "raciste" américaine. De source proche de l'enquête, on juge cette revendication crédible.

En décembre dernier, le même groupe anarchiste avait revendiqué l'envoi d'un colis piégé qui avait blessé le responsable d'un centre du fisc à Rome. La même semaine, une autre lettre piégée adressée au président de la Deutsche Bank, Josef Ackermann, avait été interceptée en Allemagne avant d'atteindre son destinataire. Des enquêteurs allemands ont rapporté que l'envoi était aussi revendiqué dans un message par la "Fédération anarchiste informelle".

Peu avant Noël 2010, le groupe avait revendiqué l'envoi de colis piégés aux ambassades du Chili et de Suisse à Rome. Il y a avait eu deux blessés. Il a aussi affirmé être responsable de l'explosion d'un colis piégé qui a fait deux blessés en mars 2011 dans les bureaux du groupe Swissnuclear dans le nord de la Suisse.

 

 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 18:31

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 12.05.2012 à 15h05 • Mis à jour le 12.05.2012 à 19h28

 
 
Le LRAD.

Un mégaphone particulièrement performant, pouvant être utilisé pour disperser les foules à coups de décibels, sera déployé lors des Jeux olympiques d'été à Londres, a indiqué samedi 12 mai le ministère britannique de la défense.

L'engin de fabrication américaine, appelé "outil acoustique à longue portée" ou Long range acoustic device (LRAD), sera utilisé en priorité pour émettre des avis à l'intention des bateaux sur la Tamise en cas de nécessité. Il est en effet beaucoup plus efficace qu'un mégaphone.

Mais l'engin, qui ressemble à une sphère aplatie, peut aussi être utilisé à forte puissance pour disperser les foules. Il peut émettre un son perçant allant jusqu'à 150 décibels à un mètre. L'armée américaine l'a utilisé dans le contrôle de manifestations de foules en Irak, rappelle la BBC sur son site internet. Le LRAD a également été utilisé contre des pirates des mers ou des manifestants lors du sommet du G20 de Pittsburg en 2009 :

 

 

Cette arme sonique a été développée par l'armée américaine en réponse à l'attaque terroriste contre l'USS Cole en octobre 2000, comme l'explique ce petit film de communication :

 

 

L'"arme acoustique" a été testée par l'armée britannique lors des grandes manoeuvres de préparation à la sécurité des JO qui se sont déroulées du 2 au 10 mai à Londres et dans le secteur de Weymouth, dans le sud-ouest de l'Angleterre, qui accueillera des épreuves de voile pendant les Jeux.
 

 

Le dispositif de sécurité pendant les JO (27 juillet-12 août) est le plus important depuis l'après-guerre au Royaume-Uni, avec plus de 40 000 militaires, policiers, agents de sécurité privés et bénévoles mobilisés pour protéger la capitale, et l'appui de chasseurs et de navires de guerre. Le ministère de la Défense a même annoncé le 30 avril que des batteries de missiles seraient installés sur six sites de la capitale anglaise, une première depuis la seconde guerre mondiale.

 

 

 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 18:25

 

http://paris.reelledemocratie.net/node/645

  • Commission Juridique
  • Sous format word (tract 2p) ici : https://n-1.cc/pg/file/read/1204556/tract-juridique-en-cas-dinterpellation

     

    INTERPELLATIONS : INFO JURIDIQUE ET CONSEILS

     

    Avocat : (à écrire sur votre bras) 

    Référent commission juridique : (idem)

    [les numéro sont mis sur les tracts mais pas sur le site, vous pouvez  les demander à drp.juridique@gmail.com]

     

    CONSEILS

     

    Ne rien avoir qui ressemble à une arme, ni des stupéfiants, avoir des papiers d’identité

    Si les policiers sont agressifs, restez poli, calme et non violent, ne pas tutoyer même s’ils tutoient  

    Dans le bus qui vous emmènent au poste, comptez-vous, prenez les coordonnées de tout le monde (pour vérifier après que tout le monde est sorti), faîtes un point collectif sur vos droits, concertez-vous, et informez vos contacts du commissariat où vous êtes amenés, vérifiez la solidité des vitres avant de poser vos mains dessus…

    Quand vous êtes détenus, par prudence ne déclarez RIEN sauf votre identité (vous en avez le droit !), et ne signez pas le PV. En cas de comparution immédiate demandez un délai pour préparer votre défense (sauf risque de détention provisoire, parlez en avec l'avocat). Refusez le plaider-coupable. 

     

    Si vous n’êtes pas arrêtés, filmez les arrestations, prenez des photos et les coordonnées des personnes embarquées et de celles pouvant témoigner, protestez activement contre les manifestations de violence de la police (ne pas rester spectateurs passifs) pour diminuer le niveau de violence, rappelez aux policiers qu’ils doivent désobéir aux ordres illégaux (art. 28 de la loi de 1983 – statut des fonctionnaires), allez aux commissariats récupérer les camarades interpelés.

     

    LA VERIFICATION D’IDENTITE

     

    La police peut vous emmener au commissariat pour vérifier votre identité et prévenir un « trouble à l’ordre public. »

    Durée maximale : 4h. Après, on doit être relâché (ce qui est généralement le cas), sinon cela devient une garde à vue qui doit vous être notifiée et obéir à certaines règles (ci-dessous).

     

    La carte d’identité n’est pas un document obligatoire. On peut prouver son identité par tout autre cartes ou écrits et même par témoignage. L’impossibilité de prouver son identité n’est pas une infraction. C’est le refus de donner son identité ou le fait de donner une fausse identité qui est illégal. Si l’individu retenu ne coopère pas, le Procureur de la République ou le juge d’instruction peuvent autoriser le recours à la prise d’empreintes digitales et, ou de photos.

     

    En dehors de son identité (nom, prénom, date de naissance, lieu éventuel de résidence), on a le droit de garder le silence et de ne pas répondre.

    Ne dîtes rien, n’écrivez rien, qui puisse être retenu contre vous ou d’autres personnes du mouvement !! Le plus simple : ne donnez que votre identité ; Dites simplement « je n’ai rien d’autre à déclarer », sur un ton neutre. Ne signez pas de procès-verbal. Moins la police a d’information, moins il y a de risques de passer aux étapes suivantes.

     

    La police peut accomplir une palpation de sécurité : elle doit être accomplie par un policier de même sexe et ne peut consister en une fouille au corps.

     

    LA GARDE A VUE (« GAV »)

     

    Peut être placée en GAV toute personne que l’on soupçonne d’avoir commis ou tenté de commettre une infraction.

    Durée maximale : 24h, ou 48h si prolongation (voire 96h pour crime organisé, 144h pour terrorisme). La durée se calcule à partir de l’interpellation.

    Concrètement il s’agit d’une rétention entrecoupée de divers actes dont des interrogatoires. Il peut vous être imposé de vous délester de tout objet dangereux (les lunettes, lacets et soutien-gorge étant considérés comme tels), et d’être fouillé au corps (par un policier de même sexe).

    La police ne peut pas prélever votre ADN si vous le refusez, mais ce refus peut être poursuivi comme une infraction.

     

    Vos droits en garde à vue :

     

    • savoir que vous êtes en GAV, il doit y avoir notification du placement en GAV.
    • être informé des règles et de la durée de la GAV, et de l’infraction suspectée.
    • prévenir un proche : c’est l’officier de police judiciaire qui appelle
    • voir un médecin : dans un délai de 3 heures à partir du moment où la personne en a fait la demande. A partir de 48h, l’examen médical est obligatoire
    • Etre assisté par un avocat : dès le début de la mesure la personne peut être assistée par un avocat de son choix (que vous connaissez ou sinon un avocat doit être mis à votre disposition), qui doit être averti immédiatement qu’il est sollicité de façon immédiate. L’avocat peut notamment communiquer pendant 30 minutes avec la personne placée en GAV, consulter certaines pièces, assister aux auditions et aux confrontations. La première audition ne peut pas débuter avant que l’on laisse un certain délai à l’avocat pour arriver. Au bout de 2 heures, s’il n’est pas là, on  commence l’audition.
    • Se taire. Vous avez droit au silence. Ne dîtes rien qui puisse être retenu contre vous ou d’autres personnes. Par prudence et pour faire simple, ne dîtes rien (sauf votre identité) !! La police n’a pas le droit de vous demander d’avouer en vous promettant de vous relâcher plus rapidement
    • Avoir à boire quand vous le demandez, avoir à manger au moment des repas.
    • Ne pas subir de violence, ni physiques ni morales si c’est le cas parlez-en à l’avocat, aux autres gardés à vue et à tous les policiers que vous rencontrez, et au procureur de la république si vous êtes conduits au tribunal

     

    D’une manière générale si vos droits n’ont pas été respectés écrivez-le sur le procès-verbal

     

    La garde à vue se termine nécessairement sur instruction du procureur de la République. Celui-ci peut alors :

    • vous laisser libre sans suite judiciaire,
    • vous faire remettre une convocation en justice,
    • vous faire amener par la force publique au palais de justice : c’est le déferrement qui peut être préalable à une comparution immédiate.

    Si la fin de la GAV est à 23H, la personne est présentée au magistrat le lendemain matin. Il y a un délai possible de 20H au maximum pour la présentation effective au magistrat.

     

    LA COMPARUTION IMMEDIATE

    Vous pouvez refuser d’être jugé immédiatement. Cela vous permet de bénéficier d’un délai pour préparer votre défense. Mais si cela vous conduit à être mis en détention provisoire, certains considèrent qu'il vaut mieux la comparution immédiate. Parlez-en avec l'avocat.

     

    Des infractions qui peuvent être reprochées aux manifestants :

    • Rébellion : il suffit de ne pas se laisser faire durant une interpellation
    • Outrage : « paroles, gestes ou menaces, des écrits ou images, l’envoi d’objets quelconques,  de nature à porter atteinte à la dignité ou au respect dû à la fonction » des policiers
    • Participation à une manifestation illicite (c’est-à-dire non déclarée)
    • Continuer de participer à un attroupement après les sommations de dispersion
    • La dissimulation volontaire de son visage pour ne pas être identifié
    • Dégradation de biens d’autrui

     

    A consulter : le "guide du manifestant arrêté" (syndicat de la magistrature) http://www.guidedumanifestant.org/

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 18:21

 

 

 


Salut.

Je suis songwriter austro-tchèque-americano-juif-irlandais basé à Bordeaux.
Voici une chanson dédicacée aux activistes de l'occupation, elle s'intitule "wall street is burning" :

http://www.youtube.com/watch?v=B_NBgAFQgtk&feature=youtu.be

Espérant que vous apprécierez et partagerez...

Soyons nombreux et soyons heureux dans la rue demain !
Love & protest!



David Carroll / MILK MUSIC
Singer.Songwriter.Producer.
+33 (0)6 63 54 56 33
https://www.facebook.com/Davidcarrollmusic


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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 22:31

 

 

Les Indignés contre l'austérité

Ils refusent de payer pour la crise du système financier.

Libération - Monde Hier à 22h06
Manifestation d'Indignados (Indignés) à la Puerta del Sol à Madrid en juin 2011.
Manifestation d'Indignados (Indignés) à la Puerta del Sol à Madrid en juin 2011. (photo Andrea Comas. Reuters)

Reportage Plusieurs marches sont organisées ce week-end pour le premier anniversaire d’un mouvement qui se diffuse dans les quartiers de Madrid, où la population bricole des solutions face à la crise.

 

Par François Musseau Correspondant à Madrid

Alvaro se définit comme un «chômeur très occupé». A 28 ans, cet informaticien ne manque pas une seule assemblée de la place Dos de Mayo, centre névralgique de Malasaña, quartier emblématique de la movida madrilène. Ce jour-là, consacré aux préparatifs des grandes marches de ce week-end qui marquera le premier anniversaire du mouvement des Indignés , le programme est particulièrement chargé : soupe populaire, harangues mobilisatrices au micro, mini-marché de troc (habits, ustensiles, livres…), joutes poétiques, lancement d’une coopérative pour défendre les chômeurs, distribution de produits écologiques issus de vergers voisins… «Les conservateurs au pouvoir veulent faire croire que nous sommes des radicaux en perte de vitesse, dit posément Alvaro. Rien de plus faux. Au contraire, nous sommes devenus plus mûrs, plus organisés, plus pragmatiques. Le mouvement a commencé par un feu d’artifice, aujourd’hui il s’infiltre dans les veines de la société.»

Banque du temps. Depuis que, un certain 15 mai 2011, Alvaro a rejoint les dizaines d’Indignados décidant de camper sur la Puerta del Sol, sa vie a changé du tout au tout. «Avant, je pensais que j’étais seul dans ma révolte contre la politique et les banques. Je me suis rendu compte qu’on était très nombreux.» Avec 650 euros d’allocations, Alvaro vit toujours sous le toit parental, mais son activité militante s’est démultipliée. Outre les assemblées, il a participé aux trois récentes marches contre la réforme du marché du travail (qui facilite les licenciements), fait des sit-in devant des sièges de banque, protesté devant le Parlement contre le cumul des mandats pour les députés, passé des soirées devant le siège de Telefonica, le géant espagnol des télécoms qui, malgré de gros bénéfices, a mis à la porte des centaines de salariés…

Au quotidien, lui et ses copains, également chômeurs, font vivre la Banque du temps, une initiative qui permet de réaliser des mini-chantiers sans avoir recours au truchement de l’argent : le menuisier installe des étagères à un étudiant qui lui enseigne l’anglais, un autre aménage une page web en échange de cours de gestion, etc. «Pour ma part, avec mes connaissances en informatique, j’ai fait plein d’économies et j’ai appris les démarches à suivre pour monter une boîte.»

Alors que l’Espagne a replongé dans la récession et subit un chômage terrible (5,2 millions de demandeurs d’emplois, soit presque un quart des actifs), une économie parallèle et souterraine s’est développée, fruit à la fois de la nécessité et d’une prise de conscience collective. Il y a un an, le 15 mai, ce pays assistait à l’éclosion d’un printemps social, l’irruption d’un réveil citoyen contre «le diktat de la finance et la démission de la politique» qui se traduisait par la bruyante et festive occupation de la Puerta del Sol madrilène, de la place de Catalogne à Barcelone, et de tous les centres urbains du pays. C’était l’heure des affrontements avec la police, des dizaines d’assemblées qui s’improvisaient, des slogans offensifs, parmi lesquels : «Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons pas dormir.» L’onde de choc allait s’étendre à toute l’Europe, même à la City de Londres ou à la Banque centrale européenne à Francfort, et atteindre Tel-Aviv ou Wall Street.

Aujourd’hui, l’indignation est moins visible, davantage silencieuse, mais elle a innervé la société en s’introduisant dans la vie des quartiers. Témoin, l’essor des coopératives (comme les CASX catalanes, qui défendent les gens endettés), des groupes de chômeurs ou des collectifs de «précaires», bénéficiant d’aides juridiques. «Une façon de combler la béance laissée par des syndicats archaïques, qui ne s’occupent que de ceux ayant un emploi sûr», dit Angel, 54 ans, ingénieur industriel au chômage engagé dans cette cause.

Il suffit de consulter le principal site web des Indignados (Tomalaplaza.net) pour constater que le mouvement demeure très actif. Tous les jours, en temps réel, on y est informé des initiatives des 1 037 collectifs qui se démènent dans 51 villes espagnoles via des communiqués, des vidéos, des informations pratiques et autres comptes rendus des innombrables assemblées.

Dans les régions, qui coupent à la hache les dépenses de santé ou d’éducation, les Indignados sont aux avant-postes des manifestations. «Le mouvement du 15 M a ressuscité les associations de quartiers et, plus généralement, a réveillé la conscience politique de citoyens majoritairement amorphes», analyse le sociologue Miguel Martinez. «Sa grande force, c’est son système d’assemblées, dynamique, sans hiérarchie et horizontal, renchérit Matías Escalera, professeur à l’université d’Alcalá de Henares. Il ne doit pas se laisser instrumentaliser par un mouvement politique, sinon il périra.»

Expulsions. Malgré les espoirs suscités en mai 2011, le mouvement des Indignados n’a toutefois pas évité le tsunami électoral d’une droite rigoriste aux législatives de novembre, ni réussi à influer sur le cours des événements. Au plan politique, leur seul vrai apport concerne les desahucios, ces expulsions visant des gens qui ne peuvent plus honorer le remboursement de leur crédit immobilier. Leur mobilisation aurait évité que 250 foyers environ ne soient mis à la rue. Elle a surtout peu à peu poussé les banques à renoncer au recouvrement des dettes, voire à garder comme locataires les propriétaires ruinés.

«Nous voulons peser bien davantage, notamment en mettant un frein au pouvoir de la finance», clame l’économiste Carlos Taibo, figure du mouvement. La mobilisation de ce week-end, qu’a dit «craindre» le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, servira de baromètre au «pouvoir de nuisance» des Indignés.

 

 

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 22:25

 

Du 17 au 19 mai à Francfort : manifestons et occupons la Banque centrale européenne !

 

À l'appel de mouvements sociaux allemands, une grande manifestation européenne se tiendra à Francfort du 17 au 19 mai. Au lendemain des élections présidentielles en France, il s’agit d’une mobilisation majeure par sa dimension européenne et symbolique. A un moment où les institutions européennes justifient toutes les régressions austéritaires, où les marchés font pression pour l’adoption du Pacte budgétaire et où la BCE préfère sauver les banques plutôt que les peuples européens, les mouvements sociaux se doivent de réagir.  

 

En plus de la manifestation européenne le samedi, une assemblée internationale se tiendra le jeudi, de nombreux ateliers seront organisés ainsi qu’un blocage de la BCE le vendredi matin. Vous trouverez le programme ci-joint.

 

Les manifestations prévues à Francfort ont toujours été affichées comme pacifiques. Pourtant, les autorités municipales viennent de décider d'interdire toutes les manifestations prévues du 17 au 19 mai. Cette décision incompréhensible et très rare en Allemagne est attaquée en justice par Attac Allemagne qui relaie également un appel de protestation de diverses personnalités (pétition disponible ici : http://www.audit-citoyen.org/?p=2442).

 

Attac France maintient son appel à se rendre sur place pour manifester (des départs collectifs sont prévus depuis Paris, Strasbourg, Nancy et Lille - plus d’information : http://www.audit-citoyen.org/?p=2415) et relaie en France la pétition pour l’annulation de la décision de la Mairie de Francfort, en soutien à la démarche d’Attac Allemagne.  

 

Contre l’Europe du Pacte budgétaire et de l’austérité forcée voulue par Sarkozy et Merkel, nous devons afficher un message de solidarité avec les peuples qui se lèvent, et dénoncer l’austérité généralisée, injuste et absurde, qui mène l’Europe dans le gouffre.

 

Attac France,
A Paris le 11 mai 2012

 

Pour plus d'informations :

http://www.francfort.attac.org

http://www.audit-citoyen.org

http://www.france.attac.org

http://www.european-resistance.org/fr/ak/resolution

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