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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 16:09

 

Rue89 - Bilan des années Sarkozy 04/05/2012 à 16h42

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89Imprimer

 

Jacky Petit, patron du bistrot Le Bon coin (Sophie Verney-Caillat/Rue89)

(De Clairoix, Oise) « Les Conti, c’est fini ». C’est Jacky Petit, le patron du bistrot Le Bon coin, installé depuis vingt-et-un ans sur la départementale juste en face de l’usine de pneus, qui le dit.


Le Bon coin, bistrot de Jacky Petit (Sophie Verney-Caillat/Rue89)

Depuis qu’il a appris, ce 11 mars 2009, à la radio, que le site allait fermer, le cafetier et sa femme ont été au centre de la lutte des 1 113 ouvriers. « Ça m’a réveillé », dit-il. Aujourd’hui, un sommeil lourd enveloppe ce petit coin de campagne désindustrialisée.

Avant, Jacky se levait à 5 heures pour servir le café à l’équipe du matin. Maintenant, il a du mal à émerger à 6 heures pour accueillir ceux qui n’ont plus de boulot, plus d’horaires, plus de foi en l’avenir.

Le bilan, fin
Rue89 termine ici son bilan des années Sarkozy. Avec des personnes rencontrées lors de précédents reportages, des figures qui ont fait l’actualité, des riverains auteurs de tribunes et de commentaires mémorables, nous revisitons les dossiers marquants du quinquennat. Il y a trois ans, l’usine de Clairoix était arrêtée et Bête à part ouvrait un blog.

Dans son bar devenu « QG Conti » et désormais transformé en musée, on apprend le suicide de Michel, on évoque les innombrables divorces, on prend des nouvelles des castings de Xavier Mathieu, le charismatique leader syndical devenu acteur.

Aux murs, des photos de Jacky en compagnie d’Arlette Laguiller ou d’Olivier Besancenot, les seules figures politiques venues soutenir la lutte des Conti.

Inutile de chercher les nouveaux électeurs du Front national dont on parle tant, ils ne sont pas les bienvenus ici. A Clairoix, village de 2 000 âmes, Marine Le Pen a gagné 7 points le 22 avril par rapport au score de son père en 2007 : elle est à 25% dans le département, juste devant François Hollande.


Le petit musée Conti de Jacky Petit (Sophie Verney-Caillat/Rue89)

Ce mercredi 2 mai, Jacky n’a pas eu besoin de regarder le débat télévisé pour savoir « contre » qui il va voter. A deux ans de la retraite, il a l’air sérieux lorsqu’il menace d’immigrer au Canada, si Nicolas Sarkozy repasse. Cet électeur de Mélenchon ajoute :

« Je n’attends pas grand-chose de Hollande, sinon un peu plus d’humanité et de respect. »

« Les jeunes ont capitulé depuis longtemps »


Le site de Continental (Sophie Verney-Caillat/Rue89)

S’il reste une tribu de Conti, c’est ici qu’elle se réunit encore occasionnellement. Ce 1er mai, à Compiègne, ils n’étaient plus qu’une poignée d’uniformes noir et jaune à défiler. Bien loin de l’époque où une foule unanime scandait :

« On est tous des Continental. »

Jacky constate qu’« on ne voit plus que les anciens » :

« Les jeunes ont capitulé depuis longtemps. Quand ils ont perdu leur boulot, ils sont retournés à l’intérim, assez naturellement. Les ouvriers qualifiés, ceux qui savaient faire autre chose que du pneu, s’en sont sortis. Tout seuls, pas grâce au plan de reclassement. »

L’un ouvre une friterie, l’autre une pizzeria

Le licenciement des Conti
Les Conti ont bénéficié d’un plan de licenciement hors norme : ils ont touché 50 000 euros et 6/10e de salaire par année d’ancienneté. Surtout, ils ont eu droit à deux ans de congé mobilité, pendant lesquels ils ont touché 80% de leur ancien salaire.

A 54 ans, dont 31 dans l’usine, Albano, que Rue89 avait rencontré aux premiers jours du conflit, a rebondi. Pistonné par un copain, il travaille dans une usine de conditionnement Herta. Depuis que les gens ont touché leur chèque, « c’est le chacun pour soi », dit cet ancien de la CFTC.

Tourner la page est désormais la priorité de ceux qui ont refait leur vie professionnelle. Beaucoup ont du mal à reparler de cette époque du « tous ensemble, tous ensemble, hé hé ». Xavier Mathieu a cédé son mandat syndical. Il « essaie de s’occuper de lui, et c’est déjà pas mal », commente Valérie, la femme de Jacky.


Didier Bernard, lors d’une assemblée générale à Clairoix, en avril 2009 (Philippe Huguen/AFP)

Didier Bernard, autre figure cégétiste, essaie de faire oublier son crâne rasé, son anneau dans le nez et sa réputation de grande gueule. Il prépare sa reconversion comme chauffeur de poids-lourds et a coupé les ponts avec les médias.

Sandy Martin, un ancien de la CFDT, s’est installé à Toulouse, où il cumule deux boulots. Il n’a pas mis à exécution sa menace de se « suicider dans les murs de Continental » contrairement à ce qu’il nous avait lancé après le sac de la sous-préfecture.

Un autre a ouvert un camion-friterie, une autre une pizzeria qui a déjà fait faillite, certains ont plongé dans l’alcool, et beaucoup cherchent du travail.

Délégué syndical FO, Pierre Sommé est l’un des derniers licenciés. Il a passé vingt-cinq ans à Conti, « pour faire vivre ma famille, mais ça ne m’intéressait pas ». Maintenant, il dit avoir « très très peur » pour son avenir. Il aimerait réaliser son rêve : travailler dans l’artisanat d’art, ferronnerie ou coutellerie. Mais il ne voit pas quel patron voudrait l’embaucher avec sa « casquette rebelle sur la tête ».

Des modèles du « travailler plus »

Dernier décompte
Selon le dernier décompte, 238 anciens Conti ont signé un CDI, 133 sont en CDD, 93 ont créé ou repris une entreprise, 10 sont en invailidité, 20 sont à la retraite, 3 sont décédés (dont deux suicides) et 568 autres pointent à Pôle emploi. Certains ont disparu dans la nature et les cinq délégués syndicaux viennent de voir leur licenciement validé par l’inspection du travail. Devant les prud’hommes, ils en contestent le motif « économique ».

Les Conti se sont fait une réputation lorsqu’ils ont basculé dans la violence parce qu’ils ne supportaient pas que le tribunal valide la fermeture du site. Pourtant, ils avaient inventé une manière familiale et voyageuse de manifester, de Sarreguemines à Hanovre en passant par Reims et Paris. A travers le « comité de lutte », ils avaient renouvelé la pratique syndicale, instaurant des décisions à l’unanimité et par la base, en rupture avec les centrales parisiennes.

Plus qu’un combat syndical, ils avaient fait de leur lutte contre les « patrons voyous » un « combat de société », comme dit Xavier Mathieu. Car la fermeture de l’usine de Clairoix, qui dégageait des bénéfices, ne se justifiait que pour améliorer les bénéfices des actionnaires, selon eux. La crise a eu bon dos, puisqu’au même moment, Continental embauchait en Roumanie. « Délocalisation déguisée », dénonçaient-ils.

Nicolas Sarkozy s’était dit « pas très content de l’attitude des gens de Continental, qui ont pris des engagements », mais il n’a pas empêché le plan social, ni trouvé de repreneur. En effet, en 2007, à gros coups de pression, la direction avait fait accepter le passage aux 40 heures. Et les Conti étaient devenus, malgré eux, des modèles du « travailler plus pour gagner plus ».

Le « plus gros scandale économique du quinquennat »

Antonio da Costa, l’ancien secrétaire du comité d’entreprise (CFTC) qui a signé cet accord, s’en mord les doigts aujourd’hui. Réservé, ce syndicaliste, qui s’était fait déborder par la base, parle de cette affaire comme du « plus gros scandale économique du quinquennat ». Il explique le vote FN dans le département par un immense écœurement :

« Les gens n’attendent plus de solution des politiques, alors ils se disent “autant foutre le bordel”. »


Des Conti et de droite à gauche, Antoine da Costa et Pierre Sommé (Sophie Verney-Caillat/Rue89)

« Des actionnaires qui ne pensent qu’au pognon »

Son collègue Pierre Sommé, de Force ouvrière, content d’avoir déjà fait dépenser plus de 200 millions d’euros à Continental quand seulement 40 avaient été « budgetés » pour fermer l’usine, jure :

« Vu la misère qu’ils ont mis dans la région, j’irai jusqu’au bout du bout, pour que pas un Conti ne reste sur le carreau. Le problème, c’est qu’Altedia, qui a touché 4,6 millions d’euros de Continental, pour reclasser les gens pendant les deux ans et demi de congé mobilité, ne cherche qu’à faire ses statistiques, et n’aide pas les gens. »

La promesse initiale, de reclasser 80% des Conti à 80% de leurs salaires, est loin d’être atteinte. Pierre Sommé :

« Continental, c’était une pépinière d’emplois pour des générations et des générations. C’est devenu des actionnaires qui ne pensent qu’au pognon. »

Pas étonnant, dès lors, qu’il vote Nathalie Arthaud (Lutte ouvrier) et considère François Hollande comme un membre de la « gauche caviar ». Il a été sidéré par sa proposition de taxer à 75% les revenus supérieurs à 1 million d’euros, et répète en boucle :

« Vous vous rendez compte ce que c’est qu’1 million d’euros ? Combien de retraités gagnent 700 à 800 euros par mois ? Il faut plus d’une vie d’un ouvrier de Continental pour gagner cette somme. »

Bien payés, les salariés de Continental se considéraient comme une sorte d’aristocratie ouvrière. Aujourd’hui sur le carreau avec deux ans de salaire pour tout horizon, ils sont définitivement fâchés avec le capitalisme.

Des politiques, beaucoup n’espèrent qu’une seule réforme :

« L’interdiction de licencier pour les entreprises qui dégagent des bénéfices. »

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 16:01

 

Le Monde.fr avec AFP | 04.05.2012 à 16h29

 
 
La "marche des salopes" à Jérusalem, vendredi 4 mai, cherchait à protester contre les violences sexuelles faites aux femmes.

Des dizaines d'Israéliennes et d'Israéliens ont participé à une "marche des salopes" vendredi 4 mai dans les rues de Jérusalem pour protester contre les agressions sexuelles et le discours sexiste qui tente de les justifier. Les manifestantes ont baptisé leur mouvement "marche des charmoutot" (terme arabe hébraïsé signifiant "putes").

Cette manifestation intervient près de deux mois après les marches de Haïfa et Tel-Aviv, en mars. Des marches similaires ont été organisées dans des dizaines de grandes villes à travers le monde, notamment à Toronto, Auckland, Wellington, New Delhi, Philadelphie, Séoul, Sydney, Washington, Paris et Berlin. Un phénomène né à Toronto en avril 2011 quand des centaines de femmes et d'hommes y ont défilé pour protester contre les propos d'un officier de police estimant que "les femmes devraient éviter de s'habiller comme des salopes pour éviter d'être victimes" d'agressions.

"UNIQUEMENT AVEC MON CONSENTEMENT"

Très légèrement vêtues, parfois de manière provocante, les manifestantes, pour la plupart jeunes et escortées de quelques hommes, ont défilé dans les rues de la Ville sainte en scandant des slogans contre le machisme. D'autres brandissaient des banderoles barrées d'inscriptions comme "Justice pour les femmes !", "Uniquement avec consentement !", "Une femme de valeur s'habille comme elle veut !". On pouvait également lire sur un autocollant couvrant la poitrine nue d'une jeune femme : "Comment je m'habille ? Cela ne vous regarde pas !"

Un juif ultraorthodoxe regarde passer le cortège de la "marche des salopes", le 4 mai.

Interrogé par l'AFP, un responsable juif ultraorthodoxe de la municipalité de Jérusalem s'est élevé contre cette manifestation, qui s'est déroulée loin des quartiers juifs religieux et sous la protection d'un petit nombre de policiers. Selon un porte-parole de la police, aucun incident n'a été signalé.

 

 

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 15:53

 

Le Monde.fr avec AFP | 04.05.2012 à 15h59 • Mis à jour le 04.05.2012 à 16h13

 
 
Des milliers d'Egyptiens sont descendus dans les rues du Caire et d'Alexandrie vendredi 4 mai pour protester contre la mainmise de l'armée sur le pouvoir.

Après les affrontements meurtriers de mercredi près du ministère de la défense, des milliers d'Egyptiens sont descendus dans les rues du Caire et d'Alexandrie vendredi 4 mai pour protester contre l'armée au pouvoir.

Au Caire, les manifestants se sont rassemblés sur la place Tahrir dans le centre-ville, ainsi qu'un peu plus loin, dans le quartier d'Abbassiya, à proximité du ministère. L'armée, qui a fermement mis en garde, jeudi, contre toute menace des bâtiments militaires, a déployé des troupes et installé des barrages de barbelés pour protéger le bâtiment. Ces manifestations sont soutenues par plusieurs mouvements pro-démocratie ainsi que par des organisations islamistes comme les Frères musulmans, première force politique du pays. Une manifestation a également eu lieu à Alexandrie, au nord du pays, deuxième ville du pays et fief islamiste.

L'Egypte a déjà connu de nombreuses manifestations, parfois meurtrières, contre le pouvoir militaire depuis la chute de M. Moubarak en février 2011 et la prise de contrôle du pays par le Conseil suprême des forces armées (CSFA). Mercredi, des affrontements entre des manifestants réunis à proximité du ministère de la défense et des assaillants en civil ont fait 9 morts selon les autorités, 20 selon des sources médicales.

 

Voir : "Egypte : des affrontements au Caire font 20 morts"


POUR DES ÉLECTIONS "100 % HONNÊTES"

De nombreux manifestants venus défiler vendredi exprimaient la crainte de voir l'armée manipuler l'élection présidentielle historique dont le premier tour est prévu les 23 et 24 mai. "Nous ne voulons plus du CSFA, nous ne lui faisons pas confiance, il suit l'exemple de Moubarak", affirmait Mohammed Badawi, membre de la "Coalition des jeunes de la révolution", venu de la ville d'Ismaïliya, sur le canal de Suez, pour manifester dans la capitale.

Un manifestant originaire de Mansourah, dans le delta du Nil, Ahmed Gamal, redoute de voir les élections "truquées". "Après la révolution, nous aurions dû avoir une commission électorale intègre. A la place, nous en avons une corrompue", affirme-t-il. Sur les 23 candidats à l'élection, seuls 13 ont vu leur dossier de candidature validé.

Le CSFA, qui dirige le pays, a promis jeudi que cette élection serait à "100 % honnête et transparente" et rappelé son engagement de revenir à un pouvoir civil avant la fin juin, dès que le nouveau chef de l'Etat aura été élu. "Nous sommes engagés à assurer des élections 100 % honnêtes, a déclaré le général Mohammed Al-Assar, membre du conseil militaire, lors d'une conférence de presse. La transparence de l'élection ne fait pas de doute." "Nous ne soutenons aucun candidat", a-t-il aussi déclaré, en assurant "qu'il n'y aura pas de falsification de la volonté du peuple de nouveau", en allusion aux pratiques en cours sous le régime d'Hosni Moubarak.

Deux des principaux candidats sont des anciens du régime dictatorial : l'ex-ministre des affaires étrangères et ancien chef de la Ligue arabe, Amr Moussa, et le dernier premier ministre du régime déchu, Ahmad Chafiq. Le camp islamiste est principalement représenté par un candidat des Frères musulmans, Mohammed Morsi, et un dissident de la confrérie, Abdel Moneim Aboul Foutouh, soutenu par un large éventail politique allant des salafistes à des jeunes militants pro-démocratie.

 

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 15:46

 

Le Monde.fr avec AFP | 04.05.2012 à 17h06

 
 
Le mouvement dans le secteur bancaire s'ajoute à celui de l'industrie, auquel ont déjà pris part depuis le début de la semaine 270 000 salariés.

A l'instar des salariés de l'industrie, qui ont entamé un large mouvement cette semaine, le syndicat allemand Ver.di a annoncé vendredi 4 mai des mouvements de grèves dans le secteur bancaire visant à obtenir des hausses de salaires.

Ver.di, qui négocie des hausses de rémunération pour 220 000 salariés des banques publiques et privées d'Allemagne, a échoué dans la nuit de jeudi à vendredi à se mettre d'accord avec le patronat, selon un communiqué. Après de premiers appels à la grève le mois dernier, le syndicat compte les "amplifier", et décidera des modalités "dans les jours à venir".

Ver.di a rejeté une offre du patronat, qui proposait une augmentation en trois étapes (+2 %, puis deux fois +1,1 %) sur les deux prochaines années. Selon lui, une telle proposition aurait fait augmenter les salaires de 1,3 % par an, moins que la hausse des prix. Cette offre "était totalement inacceptable", a déclaré Beate Mensch, responsable de Ver.di, dans le communiqué.

 IG METALL VEUT 6,5 % D'AUGMENTATION

Le mouvement dans le secteur bancaire s'ajoute à celui de l'industrie, auquel ont déjà pris part depuis le début de la semaine 270 000 salariés, selon le dernier pointage vendredi du syndicat du secteur IG Metall. Pour la seule journée de vendredi, ils étaient 90 000 à avoir interrompu leur travail, manifesté ou quitté leur poste plus tôt, en particulier dans l'Etat régional du Bade-Wurtemberg (sud-ouest), l'un des principaux bassins industriels allemands.

Le patronat a proposé 3 % d'augmentation mais IG Metall en réclame 6,5 % pour l'énorme secteur de la métallurgie, qui comprend les machines-outils, la mécanique, l'automobile ou encore les semi-conducteurs et emploie plus de 3,5 millions de salariés.

L'économie allemande continue de faire des envieux, le chômage tournant autour des 7 % en avril, ce qui contribue à attiser les revendications après les sacrifices consentis par les salariés pendant la crise. Au début du mois d'avril, les deux millions de salariés de la fonction publique avaient obtenu 6,3 % de hausse sur 2 ans, après avoir eu recours à des grèves.

 

 

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 15:41

Le Monde.fr avec AFP | 04.05.2012 à 16h41 • Mis à jour le 04.05.2012 à 16h48

 
 

 

De brèves échauffourées ont opposé, vendredi 4 mai, dans les locaux administratifs de l'usine ArcelorMittal de Florange (Moselle) quelque 200 ouvriers et des gardes de sécurité, faisant un blessé parmi les métallurgistes.

 

De brèves échauffourées ont opposé, vendredi 4 mai, dans les locaux administratifs de l'usine ArcelorMittal de Florange (Moselle) quelque 200 ouvriers et des gardes de sécurité, faisant un blessé parmi les métallurgistes, rapporte l'AFP, citant des sources concordantes sur place.

Les heurts se sont produits alors que les métallos ont fait irruption dans une salle des "grands bureaux" où se tenait un comité d'entreprise extraordinaire, a-t-on précisé de source policière. Au cours de la bousculade qui s'est produite lors de cette irruption, un ouvrier est tombé dans un escalier. Sous la poussée, une rampe a cédé et plusieurs ouvriers sont tombés dans le vide. Blessé au dos, il a dû être évacué dans une coquille par les sapeurs-pompiers, a-t-on ajouté de source syndicale.

Les incidents se sont produits vers 14 H 30 hors de la présence des journalistes auxquels la direction avait interdit l'entrée au site. Le CEE s'est poursuivi après les échauffourées, direction et syndicats discutant de l'avenir de l'activité "packaging" de l'usine, selon un syndicaliste qui a quitté la salle.

Lire notre cadrage "Le conflit ArcelorMittal-Florange devient une bataille emblématique" et regarder notre télézapping "Florange : 'On demande juste de travailler, on nous envoie les CRS !'"

DIALOGUE ROMPU

Dans la matinée, quelques dizaines de syndicalistes de la CFDT, de la CGT et de FO avaient une nouvelle fois bloqué pendant plusieurs heures les expéditions de l'aciérie pour obtenir le redémarrage des hauts fourneaux à l'arrêt depuis octobre.

C'est la cinquième fois que les expéditions étaient bloquées depuis le début du conflit, il y a plus de deux mois. Vendredi, les ouvriers ont parallèlement occupé la gare d'Ebange (Moselle) par laquelle passent tous les trains approvisionnant le site en acier et sortant de l'aciérie chargés de produits finis.
Le dialogue entre les syndicats et la direction d'ArcelorMittal est rompu depuis le 9 mars.

En engageant le mouvement, les syndicats avaient promis de faire de Florange "le cauchemar du gouvernement" si les deux hauts fourneaux de l'aciérie n'étaient pas remis en route et si le "packaging", pratiquement à l'arrêt depuis l'automne dernier également, ne redémarrait pas rapidement. ArcelorMittal assure qu'il ne s'agit que d'une mise en veille "temporaire", rendue nécessaire par une baisse conjoncturelle de la demande mondiale d'acier.

Lire notre reportage : "Entre espoir et courbatures : la 'marche de l'acier' des ArcelorMittal"

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 15:35

 

 

Le Monde.fr | 04.05.2012 à 17h03 • Mis à jour le 04.05.2012 à 17h03

 
 
Le Conseil constitutionnel a décidé d'abroger l'article du code pénal sur le harcèlement sexuel, jugé trop flou.

Après que le Conseil constitutionnel a décidé vendredi 5 mai l'abrogation immédiate de l'article du code pénal condamnant le harcèlement sexuel, qu'il a jugé trop flou, partis politiques et associations se sont inquiétés du "vide juridique" qui va résulter de cette décision. La ministre des solidarités, Roselyne Bachelot, a estimé que la nouvelle Assemblée nationale élue en juin devrait se saisir "en urgence" du dossier "afin de garantir les droits des salariés et, plus particulièrement, ceux des femmes".

L'article qui va être abrogé était ainsi rédigé : "Le fait de harceler autrui dans le but d'obtenir des faveurs de nature sexuelle est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende." Son abrogation "est applicable à toutes les affaires non jugées définitivement", c'est-à-dire en cassation, précisent les Sages. Jusqu'à ce qu'un nouveau texte soit adopté par le législateur, les personnes dont les procès sont en cours ne peuvent donc plus être condamnées pour cette infraction.

Le Conseil avait été saisi de cette affaire par le biais d'une question prioritaire de constitutionnalité soulevée en cassation par Gérard Ducray, ancien député du Rhône, condamné en appel en 2011 pour harcèlement sexuel à trois mois de prison avec sursis et 5 000 euros d'amende. Il considérait que le code pénal, laissant au juge une trop grande marge d'appréciation des éléments constitutifs du délit qui lui était reproché, permettait "tous les débordements, toutes les interprétations", avait plaidé son avocate, Me Claire Waquet, à l'audience du 17 avril devant les Sages.

Lire : "Le Conseil constitutionnel censure la loi sur le harcèlement sexuel"

 

IL Y A "URGENCE À LÉGIFÉRER"

La loi "comportait de nombreuses imprécisions quant à la qualification du délit", a de son côté réagi l'association féministe Paroles de femmes, disant travailler "à une nouvelle proposition de loi" qui sera soumise à la nouvelle majorité. "Notre crainte est le vide juridique dans lequel vont se retrouver les victimes dont les dossiers sont en cours ainsi que les nouvelles victimes, écrit l'association. En attendant la nouvelle loi, notre idée, proposée par notre avocat, est de pouvoir porter plainte pour violence avec préméditation."

La présidente de la délégation du Sénat aux droits des femmes, Brigitte Gonthier-Maurin (groupe communiste, républicain, citoyen), a aussi estimé qu'il y avait "urgence à légiférer" pour "combler au plus vite le vide juridique qui résulte de cette abrogation". "A cette fin, la délégation sénatoriale aux droits des femmes va engager une réflexion dans la perspective de la préparation d'une proposition de loi", précise-t-elle dans un communiqué. 


"IMPUNITÉ POUR LES SOI-DISANT GRIVOIS"

Le Parti communiste (PCF) a lui jugé cette décision "irresponsable". "Avec cette décision, aucun recours n'est possible pour les femmes victimes de harcèlement. Les procès en cours sont désormais caducs. Les auteurs de harcèlement sexuel sont absous de toutes poursuites et resteront impunis. Cette décision lourde de conséquences pour les femmes nous laisse entrevoir une fois de plus la banalisation du machisme et des violences qu'elles subissent, a déclaré le PCF, qui ajoute : Nous demandons, dans l'immédiat, que le Conseil constitutionnel revienne sur sa décision et que la loi actuelle, même imparfaite, continue à être appliquée jusqu'au vote d'une nouvelle loi."

Même constat pour le Parti de gauche, qui y voit "l'impunité pour plusieurs mois". "Certes la loi était insuffisante et se retournait parfois contre les femmes accusées de dénonciation calomnieuse. Mais au lieu de l'améliorer, vingt ans de luttes pour faire reculer l'impunité dont profitent des hommes agresseurs, souvent en position de pouvoir que ce soit économique, politique ou autre, sont effacés d'un coup au détriment des femmes. [...] C'est irresponsable et un signe de mépris envers les femmes victimes de harcèlement", affirme le parti dans un communiqué.

Le NPA dénonce lui aussi "une décision scandaleuse" et "un recul grave des droits des femmes et son application immédiate laisse des milliers de femmes ayant engagé des poursuites dans une situation d'injustice intenable". "Il faut changer la loi sur le harcèlement sexuel pour renforcer le droit des victimes, pas pour dédouaner les soi-disant 'bons vivants' et autres 'grivois'. Le NPA s'associe à l'indignation de toutes les femmes concernées et participera de la mobilisation unitaire pour une redéfinition du harcèlement sexuel comme délit et la fin de l'impunité", peut-on lire dans un communiqué.

 

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 15:27

 

Le Monde.fr avec AFP | 04.05.2012 à 16h24 • Mis à jour le 04.05.2012 à 16h24

 
 
La compagnie aérienne à bas coûts EasyJet a été condamnée vendredi 4 mai devant le tribunal correctionnel de Paris à 5 000 euros d'amende pour avoir débarqué une passagère handicapée au motif qu'elle voyageait sans accompagnateur.

 

La compagnie aérienne à bas coûts EasyJet a été condamnée vendredi 4 mai devant le tribunal correctionnel de Paris à 5 000 euros d'amende pour avoir débarqué une passagère handicapée au motif qu'elle voyageait sans accompagnateur. Jugée coupable de "discrimination", la compagnie devra en outre verser 5 000 euros de dommages et intérêts à la passagère et 4 000 euros à l'Association des paralysés de France (APF), parties civiles au procès.

L'affaire remonte au 21 mars 2010. Marie-Patricia Hoarau, 39 ans, qui se déplace en fauteuil roulant depuis un accident de VTT survenu vingt ans plus tôt, enregistre et embarque sans encombres sur le vol Paris-Nice. La veille, elle a déjà accompli sans problème le voyage en sens inverse.

Mais dans l'avion, l'équipage lui demande si elle est capable de rejoindre une sortie de secours de manière autonome. Elle répond non. Le personnel lui indique alors qu'elle doit être escortée par un accompagnateur. Sollicité par l'équipage, un pilote qui voyage dans le même avion accepte de s'asseoir à côté de la jeune femme et de jouer le rôle d'accompagnateur.

Alerté de l'incident, le commandant de bord, Franck Leterme, prend contact avec sa direction, qui refuse cette solution et lui ordonne de débarquer la passagère, au motif que l'accompagnant aurait dû être enregistré au sol.

 

 "HUMILIÉE, REJETÉE"

Marie-Patricia Hoarau est donc débarquée, contre son gré. Elle embarquera un peu plus tard sur un autre vol. Se sentant "humiliée, rejetée", elle contacte l'APF et, à ses côtés, cite en justice EasyJet et Franck Leterme.

Dans son jugement, la 17e chambre a relaxé le pilote, considérant qu'il s'était "borné, après avoir activement recherché et trouvé une solution adaptée permettant le maintien à bord de la passagère, à exécuter la décision de débarquement".

En revanche, les magistrats ont condamné EasyJet. "Le refus de transport opposé, en toute connaissance de la proposition faite par un passager de servir d'accompagnateur, par le représentant au sol de la compagnie aérienne à Patricia Hoarau et l'instruction donnée au pilote de la débarquer n'apparaissent pas fondés sur une justification objective et raisonnable", écrit le tribunal.

Le 13 janvier, EasyJet a déjà été condamnée à 70 000 euros d'amende et 6 000 euros de dommages et intérêts par le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour avoir refusé l'accès d'un avion à trois personnes handicapées non accompagnées, en avançant des raisons de sécurité.

 

 

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 15:21

 

 

Actualité | Après BFMTV jeudi 3 mai à Toulon et Mediapart le 1er mai au Trocadéro, d'autres journalistes confirment avoir été pris pour cible dans les meetings de l'UMP. Enquête.

 

Le 04/05/2012 à 01h34 - Mis à jour le 04/05/2012 à 15h49
Emmanuelle Anizon

C’est compliqué d’écrire ça, à quelques heures d’une élection présidentielle, alors qu’on veut éviter tout militantisme politique, et qu’on fuit les caricatures. Mais voilà : ça débloque total, du côté UMP. Dans les meetings de Sarkozy, depuis quelques semaines, les journalistes sont devenus des cibles. Des militants leur bloquent le passage, les insultent, et, depuis quelques jours, osent même les attaques physiques. Sans que l'UMP s'en excuse officiellement. Jeudi 3 mai, à la fin du meeting de Toulon, Ruth Elkrief, sur BFMTV, fait son direct. Autour d’elle, on entend du bruit. « L’atmosphère est assez désagréable tout autour de nous, finit-elle par avouer face à la caméra, avec un sourire contraint. Des militants nous agressent et nous prennent à parti, et sont assez méchants ». Elle essaie de continuer à sourire, crispée. Prend à témoin le reporter Thierry Arnaud, qui l’accompagne. Celui-ci, la voix couverte par les insultes, tente d’expliquer que, en effet, depuis que Nicolas Sarkozy a dénoncé le système médiatique dans un discours... La scène s’arrête là. Coupée, elle ne montrera pas les bouteilles d'eau et les crachats lancés au visage des deux journalistes. Ni ne permettra d'entendre les « vendus » et « collabos » criés.

 

 

Meetings UMP : les témoignages des journalistes agressés

Actualité | Après BFMTV jeudi 3 mai à Toulon et Mediapart le 1er mai au Trocadéro, d'autres journalistes confirment avoir été pris pour cible dans les meetings de l'UMP. Enquête.

Le 04/05/2012 à 01h34 - Mis à jour le 04/05/2012 à 15h49
Emmanuelle Anizon

C’est compliqué d’écrire ça, à quelques heures d’une élection présidentielle, alors qu’on veut éviter tout militantisme politique, et qu’on fuit les caricatures. Mais voilà : ça débloque total, du côté UMP. Dans les meetings de Sarkozy, depuis quelques semaines, les journalistes sont devenus des cibles. Des militants leur bloquent le passage, les insultent, et, depuis quelques jours, osent même les attaques physiques. Sans que l'UMP s'en excuse officiellement. Jeudi 3 mai, à la fin du meeting de Toulon, Ruth Elkrief, sur BFMTV, fait son direct. Autour d’elle, on entend du bruit. « L’atmosphère est assez désagréable tout autour de nous, finit-elle par avouer face à la caméra, avec un sourire contraint. Des militants nous agressent et nous prennent à parti, et sont assez méchants ». Elle essaie de continuer à sourire, crispée. Prend à témoin le reporter Thierry Arnaud, qui l’accompagne. Celui-ci, la voix couverte par les insultes, tente d’expliquer que, en effet, depuis que Nicolas Sarkozy a dénoncé le système médiatique dans un discours... La scène s’arrête là. Coupée, elle ne montrera pas les bouteilles d'eau et les crachats lancés au visage des deux journalistes. Ni ne permettra d'entendre les « vendus » et « collabos » criés.

 

Le soir-même, dans un tweet, Ruth Elkrief écrit :

 

 

Rien de grave ? Si, c’est grave. Parce qu’effectivement, l’incident découle d’un « discours irresponsable sur les médias ». Celui de Nicolas Sarkozy (relayé par certains de ses lieutenants), qui, depuis l’entre-deux tours, sentant le vent tourner, multiplie les attaques contre ces journalistes qui « n’ont hésité devant aucun coup, devant aucune manipulation » (Saint-Cyr sur Loire , 23 avril), et dénonce le « terrorisme du système médiatique » (Longjumeau, 24 avril). C’est grave, parce que l’incident de Toulon n’est pas un cas isolé. Le 1er mai, Marine Turchi, jeune journaliste de Médiapart, se trouve place du Trocadéro, au meeting de Nicolas Sarkozy. Un groupe de huit personnes la prend à parti. « Ah c’est Mediapart ! », « Qu’est ce que vous faites là ? », « Vous n’avez pas honte ? » « Sale gauchiste ! ». Elle essaie de discuter, argumente, réussit à calmer le jeu, tente de s’éclipser. C’est alors qu’un homme d’une soixantaine d’années lui arrache violemment son badge de journaliste, en lui blessant le cou « C’est Mediapart, ils sont là, ils sont là ! ». La jeune journaliste prend son agresseur en photo, le menace de porter plainte s’il continue, réussit à s’extraire. Un homme de la sécurité de l'UMP la prend alors en charge et lui indique le commissariat.

Marine Turchi a porté plainte : « Je ne pouvais pas laisser passer ça, dit-elle, encore secouée, quelques heures après les événements. Depuis que Nicolas Sarkozy attaque les médias, on sent trop la tension monter ». Une bascule qu’elle analyse le soir-même de son agression, sur le site de Mediapart. Ce jour-là, mardi 1er mai, sur Twitter, d’autres journalistes (Inrockuptibles, 20 minutes...) attestent de la tension de la journée. Michel Soudais, de Politis, raconte même avoir croisé une autre journaliste agressée :

 

 

Cette mystérieuse journaliste, c’est Geneviève de Cazaux, ex-TF1... et ex candidate UMP aux législatives de 2002, qui nous confirme avoir été plus que bousculée : « J’essayais de traverser la foule, on m’a arraché mon badge « presse », tiré les cheveux par poignées, quelqu’un m’a rouée de coups dans le dos.. C’était un groupe de retraités avec une handicapée ! ». Après « trente-cinq ans métier », la routarde du journalisme politique n’en revient toujours pas : « C’est des pratiques qu’on pouvait rencontrer au FN... mais pas à l’UMP ! Je n’ai jamais vu ça ! ». Elle n’a pas souhaité porter plainte.

 

Notre profession n’a pas la cote, on le sait. Les journalistes votent majoritairement à gauche, on le dit. Mais soyons clairs : il n’est pas question ici de droite ou de gauche. Mediapart est de gauche, pas BFMTV. Geneviève de Cazaux n’a rien d’une trotskiste. Pas plus que Lise Barcellini, journaliste à France 24, qui a envoyé cette semaine un mail à sa direction, racontant les cris « journalistes vendus », les militants l’empêchant volontairement d’entrer dans un meeting : « Je me suis sentie agressée, oppressée, et mon cœur battait à toute allure ». Au téléphone, elle nous confirme que « le plus souvent, ces militants agressifs - heureusement très minoritaires - ne savent même pas pour qui on travaille ». Peu importe le média. Ce sont les journalistes dans l’exercice de leur fonction, qui sont visés. Dans ce que celle-ci a de symbolique. Ce matin, vendredi 4 mai, Nicolas Sarkozy se disait « désolé » sur Europe 1, mais expliquait aussi comprendre « l'exaspération » des militants. Exaspération de la fin de campagne, d'une possible défaite, sûrement. Mais pas seulement. Si ces militants UMP ont franchi la barrière que seuls franchissaient jusqu’ici ceux de l’extrême droite (et encore, il y a quelques années), c'est aussi parce qu'ils ont entendu cette drôle de petite musique que leur joue leur leader. Malsaine, anti-républicaine. Inexcusable.

 

http://www.telerama.fr/medias/meeting-ump-les-temoignages-de-journalistes-agresses-se-multiplient,81091.php#xtor=RSS-18

 

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 15:13

 

 

LE MONDE | 04.05.2012 à 14h10

Par Olivier Razemon

 
 
La Cyclofficine, qui se définit comme un "atelier coopératif", se fixe pour objectif d'enseigner les gestes élémentaires, de façon que chacun apprenne à se débrouiller.

 

Ramy, 12 ans, plonge la chambre à air dans un seau à demi rempli d'eau et observe les bulles remonter à la surface. Un petit trou est localisé, il reste à enduire de colle le caoutchouc, poser une rustine puis serrer la chambre à air entre les paumes, très fort. L'enfant demande l'aide d'un adulte.

Aurélien Morin, barbe et tignasse rousses, vêtu d'une combinaison kaki, lui prête volontiers ses mains pleines de cambouis. Le jeune homme est l'un des bénévoles de la Cyclofficine, une association, créée en 2010, qui promeut la réparation et l'entretien des vélos. Avec une autre volontaire, il assure une permanence devant le collège Henri-Wallon, d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).

Les habitants de ce quartier tranquille connaissent bien cet atelier en plein air où l'on peut obtenir de l'aide, le samedi ou le mercredi, pour réparer son vélo. Au cours de l'après-midi se succèdent un adolescent débrouillard et son VTT, des parents dont le jeune fils pleure la crevaison de son premier vélo et une salariée à peine sortie du bureau, avec sa bicyclette hors service depuis un an. M. Morin les accueille et livre rapidement son diagnostic. Il faut changer tel câble rouillé, démonter le pédalier ou dévoiler cette roue.

Les bénévoles ne travaillent pas seuls. La Cyclofficine, qui se définit comme un "atelier coopératif", se fixe pour objectif d'enseigner les gestes élémentaires, de façon que chacun apprenne à se débrouiller. Devant le collège d'Ivry, M. Morin se montre disponible, serviable, à l'écoute, mais il n'intervient que lorsqu'on a besoin de lui. La formule fait recette. La Cyclofficine a inauguré, jeudi 3 mai, un atelier dans une ancienne salle de danse du 20e arrondissement de Paris. Le local, ouvert depuis quelques semaines aux habitants du quartier, est en pleine effervescence. Les bénévoles, tee-shirts de couleur maculés de graisse, se mêlent aux adhérents à la recherche d'une suggestion et aux voisins du quartier qui passent la tête, par curiosité. Le tutoiement est de rigueur. On s'échange des clés à molette et des conseils.

Mira Bjornskau, une étudiante norvégienne vivant à Paris, a passé une bonne heure à réparer un pédalier, aidée par des bénévoles. "C'est le vélo de ma soeur ; je l'avais laissé dehors et quelqu'un l'a endommagé. Je vais pouvoir le lui rendre comme neuf", dit-elle. Pour pouvoir bénéficier de ces services, la jeune femme a versé sa cotisation à l'association, 25 euros pour un an, et acheté les pièces détachées pour une somme modique, 5 euros pour une roue, par exemple. L'atelier se révèle bien plus avantageux que les "vélocistes", garagistes pour vélos, qui réclament 15 à 20 euros pour une crevaison, et parfois jusqu'à 100 euros pour remettre à neuf une bicyclette.

Derrière les bons conseils et les petits gestes d'entraide émerge une ambition militante. "Nous faisons sortir les vélos des caves. Les gens les remettent en état et les utilisent davantage, ce qui contribue à pacifier les rues et rendre la ville plus agréable", assure Julien Allaire, administrateur de L'Heureux Cyclage, un réseau regroupant, outre la Cyclofficine, une cinquantaine d'ateliers vélo répartis dans toute la France.

Ces associations prospèrent aussi bien dans les villes universitaires telles que Bordeaux ou Rennes qu'à Pamiers (Ariège) ou Romans-sur-Isère (Drôme). Elles proposent à leurs quelque 25 000 adhérents des vélos soigneusement retapés, vendus entre 50 et 80 euros. A Lille, forte de ses 1 800 membres, l'association Droit au vélo réclame des aménagements cyclables aux élus locaux. A Grenoble, Un P'tit Vélo, qui dispose de deux ateliers, dans le centre et sur le campus universitaire, organise des "vélos-parades" destinées à accroître la visibilité des cyclistes en ville.

Partout, les associations cherchent le soutien des municipalités. "Nous ne demandons pas nécessairement des subventions, mais des locaux pour stocker le matériel ainsi que la possibilité d'accéder aux déchetteries municipales", précise M. Allaire. Car les vélos cassés ou abîmés, dont les utilisateurs se débarrassent en les jetant ou en les abandonnant à un poteau, ne sont pas perdus pour tout le monde. Ils constituent une source abondante de pièces détachées, permettant notamment de réparer des modèles qui ne sont plus en vente depuis des décennies. Toutes les mairies ne coopèrent pas avec autant d'enthousiasme. A Ivry, la Cyclofficine réclame la possibilité d'occuper un local appartenant à la municipalité, mais se heurte à un refus. "Si cela ne tenait qu'à moi, ils auraient depuis longtemps un lieu pour travailler", indique Chantal Duchêne, adjointe au maire (EELV), qui ne parvient pas à convaincre la majorité communiste à laquelle elle est pourtant associée.

Olivier Razemon

 

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 15:08

 

“Golpe”

In March to Athens on 3 May 2012 at 22:45


March to Athens
Day 177-CIII, from Ελευσίνα to Δάφνι, 14 km.
Day 178-CIV, Δαφνί.

 

Monastery of Dafni, May 3

Dear people,

In Eleusis three of our French comrades took control of the Route commission. I ceded them the maps, I gave them all requested clarifications, and I was actually relieved that it was out of my hands.

We had crossed the hills in two legs to be at Eleusis on the 30th, hoping that our comrades from Athens would be there, so that we could decide on our entry in assembly all together. They didn’t show up, and what’s more, some of them insulted one of our comrades.

‘If you touch one of us, you touch us all,’ is what we sing to police. And the same goes for anyone who betrays us. It left a scar on the march.

Waiting to leave Eleusis

In this situation, with no first hand information to go on, one route or another doesn’t matter. It was going to be a surprise for everyone.

There were two important reasons for the junta to stage a coup. One was the desire to take a day off in nature before entering. We didn’t do so in the mountains, so this would be the last opportunity. The other reason was to counter certain ‘manipulations’ of the march by people who had accepted an invitation of the assembly of Peristeri to go there as our last stop, without discussing it in assembly.

The junta consists of comrades Nicolas, Mimo and Ollie, of which Ollie is one of the two persons who did the entire march from Nice. As far as I know they never made the route before.

Yesterday they would have guided us to a lake, or to a place on the coast where we could take a holiday. Nicolas and Mary departed as vanguard in the morning to localise the place. In the afternoon, the group would follow.

It became an infernal day. We marched along the highway under the hot sun to a rendez-vous spot without any shadow. All along the way we had to bear the stench of the refineries. No place here to camp in the green.

 

 

Deciding where to go

 

Comrade Max, one of the supposed ‘manipulators’, was enraged with the Route commission for not doing a good job, but it would have been hard anyway. They took control of the route at the most difficult moment. I wouldn’t have done a better job myself.

In the end, after frying for hours on the contaminated coast we decided to move inland to the Byzantine monastery of Dafni. We found a park, hills and fresh water. The place is in a gorge along the main artery leading into Athens, and it’s located exactly at the entrance of the metropolis. On the one side, there is nature, on the other side the first houses.

We put up camp, we start cooking and exploring the surroundings. It’s already dark when four jackals on motorbikes arrive. Police. They ask what we’re doing here. We’re camping, we come walking from France and we go to Athens.

They go, and fifteen minutes later they return with reinforcements. Four bikes, eight officers this time. They say it’s illegal to camp, we have to show id, and we have to go immediately.

We explain who we are, and that we have been camping all over Greece.

“This isn’t Greece. This is Athens. Things are different here. You must go, now.”

So we put up our little piece of theater. We call an assembly, and we start with lengthy translations into four different languages to speak about what to do and put their patience to the test. All the while some of us keep calmly discussing with the officers. Police make phone calls to head quarters, and they go.

Frying potatoes next to the monastery

The tension remained. They could have come back to arrest all of us, and here we don’t have the advantage of the square. No-one will see us. We have to know how to act.

I stand in the middle of camp with comrade Mimo.

Mimo has emerged as the strong man of the junta. He has his history of carjacking, violence and schizophrenic tendencies, but he has joined the revolution with all his inphantile enthusiasm and he was miraculously cured at Easter in the church of Eratini. At this crucial moment, to protect our principles of horizontality, Mimo has adopted the title of ‘supreme commander’ and the rank of field marshall.

Among all the other things, he has also done the military.

As we are waiting for the cops to return, he explains the situation to me.

“We have to retreat to the edge of the forest. We form a first line of strong people. With four or five of them we immobilise one of the flicks and we take his gun. Then we fire a shot in the air. The other cops will be running like rabbits to get reinforcements. At that point we take the hills. We will dominate the battlefield from above, and we will start a guerilla.”

“With one gun?”

“Gun? What gun? No, no, no. We are non violent. Taking the hills would be a strategic error. Look, there are two paths that connect the monastery to the road. When police arrive, we have to secure at least one of them. We would take the highway and block the entrance of all traffic into the city.”

Field Marshall Mimo is in charge of all the maps. To avoid any further manipulations, they are only accessible to the members of the junta. And even though I knew about these ‘manipulations’, Mimo has appointed me his ‘first councillor’ with the rank of general. My task is to advice him on our advance to the center of the city.

It’s going to be fun. But contrary to what I said before, we will not be alone. We don’t need the support of our former vanguard, we have the support of all the Greeks we met along the way. From Preveza, from Agrinio, from Misolonghi, from Patras, from Itea, from Thebes, from Kriekouki. They made us feel at home when we arrived, and after we left they have come to visit us when morale was low, they brought us gas when we couldn’t cook, they brought us food, drink and joy. I’m sure that many of them will come to meet us in Athens.

They are more than comrades, they are friends.

Internal assembly in Dafni

 

 

 

Friends.

 

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