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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 20:13

 

M le magazine du Monde | 11.05.2012 à 12h29

Par Frédéric Lemaître

 
 
Bernd Schlömer, le nouveau visage du Parti Pirate allemand.

LES PIRATES ALLEMANDS ont tourné une page de leur histoire. A l'issue de leur congrès le 29 avril, les trublions de la politique berlinoise ont opté pour une organisation plus rationnelle. Leur chef Sebastian Nerz, un informaticien de 28 ans, devient numéro deux. Il cède son fauteuil à celui qui était jusqu'ici son bras droit : Bernd Schlömer. Le nouveau patron est de treize ans plus âgé que son prédécesseur et présente un profil inattendu chez les Pirates. Bernd Schlömer est en effet l'un des responsables de la formation au ministère de la défense. Marié, père de deux enfants, habitant Hambourg mais travaillant à Berlin, ce diplômé de criminologie et d'économie sociale est un catholique pratiquant qui compte bien mener de pair sa vie familiale, ses activités militantes et sa carrière au sein de la Bundeswehr.

Cet homme - qui avec sa casquette et son foulard autour du cou paraît davantage dans son élément au sein d'un orchestre de jazz que devant son ordinateur - a du pain sur la planche. Son objectif : rendre le parti crédible. Le préparer pour qu'"à moyen terme", les Pirates, actuellement crédités d'environ 10 % des voix, soient capables de faire partie d'une coalition gouvernementale. Prochaine étape décisive pour cette formation apparue en Allemagne en 2006 mais dont la première victoire est l'entrée au conseil municipal de Berlin en septembre 2011 : les élections législatives de l'automne 2013. Elles vont obliger le parti à élaborer un programme digne de ce nom. Même si "le respect de la base" reste le mantra obligé du nouveau président, celui-ci doit son élection (par 66 % des 1 500 adhérents présents, sur un parti qui en revendique plus de 25 000) à son sérieux. Il lui arrive d'expliquer que sur tel ou tel point important - la présence de la Bundeswehr en Afghanistan, l'économie de marché... - le Parti n'a pas encore de position. Mais contrairement à son prédécesseur, il ne transforme pas cette lacune en symbole d'une nouvelle façon de faire de la politique. "Je crois qu'en tant que responsable politique, il n'est pas correct de ne pas avoir d'opinion", dit-il.

BERND SCHLÖMER, qui a été un moment tenté par une carrière dans l'administration pénitentiaire, est tout sauf un anar ou un baba cool. Même s'il ne l'avoue pas, les nerds et les geeks ne sont sans doute pas sa tasse de thé. "Ils pensent binaires. Une chose doit être bonne ou mauvaise. Il est difficile de les amener à un compromis. Pourtant la politique comporte parfois des compromis", observe-t-il. Alors que nombre de Pirates sont entrés dans ce parti pour militer en faveur du téléchargement libre et gratuit, Bernd Schlömer l'a rejoint en 2006 après être passé par Transparency International, où il a participé à la lutte contre la corruption dans les entreprises. En confiant son destin à un tel atypique, la planète Pirates a manifestement voulu se donner les moyens de ne pas être une météorite dans le paysage politique allemand.

Frédéric Lemaître

 

 

 

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 20:07

 

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 13.05.2012 à 11h47 • Mis à jour le 13.05.2012 à 15h32

 
 
Les leaders des trois principaux partis grecs sont arrivés dimanche 13 mai pour d'ultimes discussions avec le président Carolos Papoulias pour tenter de former un gouvernement de coalition.

 

Le président grec s'efforçait dimanche 13 mai d'arracher la constitution d'un gouvernement de coalition pour éviter de nouvelles législatives qui font craindre une faillite du pays et sa sortie de l'euro. A l'issue de la première réunion du jour, les trois principaux partis faisaient des déclarations contradictoires, alimentant encore davantage la confusion qui règne sur la scène politique grècque.

Le président Carolos Papoulias a reçu 90 minutes en fin de matinée les dirigeants de la droite (Nouvelle Démocratie), du parti de gauche radical anti-austérité Syriza et les socialistes du Pasok pour tenter de les convaincre de former un gouvernement de coalition. Mais cette première réunion a abouti à "une impasse", selon le leader du Pasok, Evangelos Vénizélos, qui a dit avoir encore toutefois "un optimisme limité", avec l'espoir d'un éventuel accord avec le petit parti de gauche pro-européen Dimar.

 

"UNE HONTE... UN MENSONGE DIFFAMATOIRE"

De son côté, le leader conservateur de la Nouvelle Démocratie (ND), Antonis Samaras, a assuré que Syriza avait à nouveau refusé de participer à, et même de simplement soutenir, un gouvernement de coalition, quand bien même celui-ci s'engagerait à "renégocier" l'accord avec les créanciers du pays, qui ont exigé une sévère cure d'austérité.
 

Le leader de Syriza, Alexis Sipras, a pour sa part affirmé que Pasok, ND et un troisième parti, vraisemblablement le petit parti Gauche démocratique pro-européen Dimar, s'étaient accordés sur une coalition chargée d'appliquer le programme d'austérité  exigé par les créanciers contre une nouvelle aide et l'effacement d'une partie de la colossale dette publique grecque.
 

"Trois partis se sont accordés sur un plan pour un gouvernement de deux ans afin d'appliquer l'accord sur le prêt (de sauvetage de la Grèce). Ils ont 168 députés au nouveau Parlement, ils ont la majorité", a déclaré M. Tsipras. Mais Dimar a aussitôt démenti cette annonce : "C'est une honte... c'est un mensonge diffamatoire", a déclaré le parti dans un communiqué.

 

LE SPECTRE D'UNE SORTIE DE L'EURO

Dans l'après-midi, le président devait recevoir l'un après l'autre les dirigeants des quatre autres partis envoyés au Parlement par le scrutin de dimanche. D'abord les Grecs Indépendants (droite nationaliste, qui ont obtenu 10,6 % des voix, soit 33 sièges), puis les communistes (8,48 %, 26 sièges), les néonazis (6,97 %, 21 sièges) et enfin Dimar (6,1 %, 19 sièges).

Les trois principaux partis - le Pasok (socialiste), la Nouvelle Démocratie (conservateur) et Syrisa (Gauche radicale) - sont arrivés en tête des législatives du 6 mai, mais aucun n'a obtenu une majorité suffisante et leurs trois leaders avaient jusqu'ici tour à tour échoué à bâtir une coalition viable. Une solution doit impérativement être trouvée d'ici jeudi, date prévue de la première séance du nouveau parlement, faute de quoi de nouvelles élections seront convoquées pour juin, faisant planer le spectre d'une faillite du pays ou d'une sortie de l'euro.

 

78 % DES GRECS VEULENT RESTER DANS L'EURO

Les derniers sondages montrent qu'une majorité de Grecs veulent une solution. Ils sont 72 %, selon un sondage de l'institut Kappa publié dimanche par l'hebdomadaire To Vima, à estimer que les partis doivent coopérer "à tout prix", et 78 % à vouloir un gouvernement qui fasse "tout ce qu'il faut" pour que la Grèce reste dans la zone euro.

Mais paradoxalement, selon ce même sondage, en cas de nouvelles élections, ce serait Syriza qui arriverait en tête, avec 20,5% des voix, contre 18,1% aux conservateurs et 12,2% aux socialistes du Pasok.

Les créanciers du pays, à commencer par l'UE et l'Allemagne, ont dit clairement ces derniers jours que si la Grèce n'honorait pas les engagements qu'elle a pris en échange des prêts de sauvetage qui lui ont été accordés, ils cesseraient de verser des fonds, et qu'il faudrait envisager une sortie de la zone euro. Bruxelles, dans ses dernières prévisions économiques, s'attend pour la Grèce à une récession de 4,7 % cette année et une croissance nulle l'an prochain.

 

 

 

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 20:01

 

 

LE MONDE | 12.05.2012 à 13h22 • Mis à jour le 13.05.2012 à 11h11

Par Sandrine Morel

 
 
Les indignés affichent toutefois une réussite concrète : avoir insufflé une nouvelle force à la Plateforme contre les expulsions, qui lutte contre les saisies d'appartements de familles surendettées.

N'avez-vous pas honte d'expulser une famille ?" Devant quatre agents de police, deux huissiers et trois conseillers municipaux de Torrelodones, petite ville bourgeoise située à 30 kilomètres de Madrid, une cinquantaine de personnes de tous âges manifestent dans l'espoir d'empêcher l'expulsion d'une famille.

Le rendez-vous a été donné à 9 heures, ce vendredi 11 mai, au numéro 3 de la rue de las Artes. La veille, il a été transmis aux assemblées populaires des "indignés", ce mouvement citoyen contre la crise, la "dictature des marchés" et la corruption politique, né le 15 mai 2011, (aussi appelé "15 M"). La convocation a aussi été envoyée par mail à plus de 300 "volontaires", avec un résumé de la situation du couple et de leurs enfants de 5, 10, 13 et 16 ans, menacés d'expulsion par la société publique municipale parce qu'ils ne paient plus leur loyer depuis que la mère est au chômage.

"Je suis ici pour défendre une victime d'un système injuste et d'une crise dont elle n'est pas responsable, pour empêcher l'exclusion sociale et la précarité", explique Manuel San Pastor, jeune avocat de 30 ans, membre volontaire du 15 M. Chemise rayée à manches courtes, lunettes carrées, il négocie avec les huissiers, dossier en main, un délai supplémentaire de deux mois avant l'expulsion, le temps que les enfants terminent l'année scolaire.

Près de 60 000 personnes ont été expulsées l'an dernier selon le Conseil général du pouvoir judiciaire, 20 % de plus qu'en 2010. Et selon la Plate-forme des victimes des hypothèques (PAH), plus de 300 000 personnes en Espagne se trouvent en instance d'expulsion, incapables de faire face au remboursement de leur crédit immobilier, alors que 24,4 % de la population active est sans emploi et que 1,7 million de foyers comptent tous leurs membres au chômage.

Tatyana Roeva, psychologue d'origine bulgare qui plaide auprès des conseillers municipaux pour la construction de logements sociaux, se trouve dans ce cas. Figure du 15 M, elle est la première à avoir mobilisé les "indignés" pour empêcher qu'elle, son mari et sa fille de 17 ans, ne soient expulsés de leur logement par la banque. Elle a obtenu depuis l'effacement de sa dette et une solution provisoire.

"Nous demandons un moratoire sur les expulsions durant toute la période de la crise, la mise en place de locations sociales correspondant à 3 % du revenu au maximum et une loi qui permette d'effacer les dettes en rendant les clés du logement", énumère Felicita Velazquez, 57 ans. Car, en Espagne, la loi permet que la banque s'adjuge le logement pour 60 % de sa valeur et continue d'exiger le reste aux anciens propriétaires.

En attendant qu'ils obtiennent gain de cause, ce dont ils ne doutent pas, le gouvernement ayant déjà imposé aux banques un "code de bonne conduite" appliqué dans les cas de grande misère, inspiré de leurs revendications, les "indignés" ont créé un "bureau logement" qui assiste les personnes concernées. La famille menacée ce vendredi n'en aura pas besoin. Après une heure de négociation, les huissiers et conseillers municipaux acceptent de repousser l'expulsion au 29 juin. Les "indignés", eux, parlent déjà de revenir.

Beaucoup sont des habitués qui ont trouvé dans la lutte contre les expulsions l'une des expressions les plus "tangibles" du mouvement du 15 M, explique Sergio Martin, 33 ans, et père de deux enfants qui participe en moyenne à trois actions de ce type par semaine. En un an, près de 420 expulsions ont été empêchées dans toute l'Espagne, selon la PAH.

En un an, le 15 M a tissé sa toile, investi les quartiers et Internet, des milliers de cerveaux connectés entre eux, et propose des solutions aux problèmes dérivés de la crise : une "agence contre la précarité de l'emploi", des banques du temps basées sur l'échange de services, des marchés de troc... Il a "réveillé la conscience sociale et politique" des Espagnols, et "rendu l'espoir de pouvoir changer les choses", estime Sergio. Jusqu'au 15 mai, les "indignés" ont décidé de retourner dans la rue pour célébrer leur premier anniversaire : avec des assemblées populaires géantes et - qui sait ? - de nouveaux campements...

Sandrine Morel

 

 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 21:17

 

FTVi - il y a 43 minutes

Une nouvelle image qui nous parvient de la Puerta Del Sol à Madrid, là où les Indignés se sont rassemblés pour le premier anniversaire du mouvement. Toujours aussi impressionnant, toujours aussi noire de monde, malgré l'interdiction du gouvernement de prolonger les manifestations après 22h. Les manifestants ont l'intention de rester là 4 jours. 

 

PEDRO ARMESTRE / AFP

 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 19:57
 12.05.2012

Indignés jurassiens Zoom sur « Indignés jurassiens » (touche ESC pour fermer)
Les Indignés jurassiens se sont rassemblés à Delémont samedi après-midi et ont manifesté pacifiquement à l'occasion de la Journée mondiale des Indignés.


Les Indignés du monde entier sont dans les rues ce samedi 12 mai. Ils célèbrent la deuxième Journée mondiale des Indignés. Ce mouvement est né en mai 2011 en Espagne pour protester contre la crise économique, la corruption et le chômage. Il s’est ensuite propagé dans d’autres pays européens, puis aux Etats-Unis dès le mois de septembre.

Dans la région, le mouvement des Indignés jurassiens a vu le jour au mois de mars dernier. Ils ont profité de cette Journée mondiale pour organiser leur premier événement, une manifestation pacifique en ville de Delémont. /afa

 

 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 19:50
Publié le 12/05/2012 | 19:19, mis à jour le 12/05/2012 | 19:22

 

 

Pour visualiser la vidéo, appuyer sur la touche "Ctrl" de votre clavier + cliquer gauche sur ce "link"

 

 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 19:45

 

Première publication 12 mai 2012 à 09h55
Mise à jour : 12 mai 2012 à 16h22
Les indignés de retour au square Victoria
Crédit photo : Agence QMI
 Par Elizabeth Laplante | Agence QMI

Les indignés du mouvement Occupons Montréal étaient de retour au square Victoria, samedi matin, à Montréal. Dès 9h0, ils se sont à nouveau installés à l'endroit même où ils s'étaient réunis pendant plusieurs semaines, l'automne dernier, pour dénoncer les injustices du système capitaliste.

En milieu d'après-midi, ils étaient plus d'une centaine de personnes à avoir répondu à l'appel. Au programme: quatre jours de mobilisation intensive, du 12 au 15 mai.

 


(Crédit photo: Agence QMI)

 

«On vit une mobilisation sans précédent et ce qu'on veut, c'est élargir la cause étudiante aux autres luttes sociales», a expliqué Carminda Mac Lorin, du collectif Journées d'actions populaire pour un printemps érable et global (JAPPEL).

Selon Mme Mac Lorin, qui a participé à chaque journée de mobilisation d'Occupons Montréal à l'automne dernier, il n'est pas impossible que le mouvement s'étale sur plus de quatre jours.

«Les gens qui sont ici sont indignés et assez créatifs [...] Je ne peux pas vous dire ce qui va se passer, mais que ce soit ici ou de d'autres façons, il y aura de la mobilisation», a-t-elle affirmé.

«On l'espère», ont pour leur part indiqué Alain Mignault et Francine Nadal, qui après avoir participé à Occupons Montréal à l'automne, espèrent que cette nouvelle mobilisation s'étirera durant plusieurs jours.

 


(Crédit photo: Agence QMI)

 

Outre des tables et plusieurs affiches installées un peu partout, aucun campement n'était encore apparent, vers 14h30, au square Victoria. Sur les réseaux sociaux, les organisateurs sollicitaient l'aide de la population pour se doter de tables, chaises, sacs de couchage et matériel pour prodiguer des premiers soins, entre autres choses.

D'ailleurs, parmi les gens rassemblés en matinée, Sylvie était responsable des premiers soins. Secouriste de formation, il s'agit de sa première expérience à Occupons Montréal. La dernière fois, «je l'avais suivi à distance. Là, j'ai décidé de sortir de derrière mon clavier», a-t-elle dit.

Rappelons qu'en novembre dernier, la Ville de Montréal avait exigé le démantèlement des abris permanents qui avaient été construits sur le site. Les contestataires avaient peu à peu quitté le square Victoria pour l'hiver, se promettant de revenir au printemps.

Questionnée au sujet du lien établi jusqu'à présent avec la Ville de Montréal et les policiers, Mme Mac Lorin a indiqué qu'elle avait reçu un appel très courtois de la Ville en début de semaine, afin de savoir ce qui se préparait.

Quant à la police, la jeune femme a indiqué que «la dernière fois, ça c'était bien passé avec la police. Là, la conjoncture est différente donc on verra bien.»

 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 19:37

 

francesoir.fr - Publié : 12/05/12 - 21h28

 

Des milliers d'"Indignés" ont manifesté samedi dans le centre de Madrid, redescendant dans la rue un an après la naissance de leur mouvement surgi en Espagne pour dénoncer la crise, la corruption et le chômage

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Le mouvement des indignés fête ces un an
Le mouvement des indignés fête ces un an AFP/JAIME REINA / AFP

Un an a passé. Beaucoup de choses ont changé. Mais la colère est restée. Les « Indignés » espagnols se sont encore mobilisés samedi dans le centre de Madrid. Ils sont redescendus dans la rue un an jour pour jour après la naissance de leur mouvement. Alors que celui-ci était né pour dénoncer la crise, la corruption et le chômage, tout semble aujourd'hui encore pire qu'avant. Reprenant leurs slogans favoris comme « ils ne nous représentent pas », accompagnés de tambours, les manifestants arrivés en colonnes des quatre coins de la ville ont convergé vers la Puerta del Sol, la place du centre de Madrid, qui a vu naître le mouvement, le 15 mai 2011.

"La violence, c'est de gagner 600 euros"

Ils ont l'intention d'y organiser pendant quatre jours une « assemblée permanente », contournant l'interdiction officielle selon laquelle les manifestations devront prendre fin chaque soir à 22h00. D'autres manifestations sont prévues dans 80 villes d'Espagne. « Il est important de montrer que nous sommes toujours là, que des milliers de gens veulent un changement », a expliqué une employée de bureau de 23 ans, Marina Santos. « Votre dette, ne la payons pas », annonçait une grande banderole, ou encore « Nous ne sommes pas des marchandises aux mains des politiques ou des banquiers », « La violence, c'est de gagner 600 euros ». La colère ne s'est donc pas dissipée en un an.

« Nous sommes ici parce que nous restons indignés par les politiques d'austérité que nous impose l'élite économique », a déclaré Victor Valdes, un étudiant en philosophie de 21 ans. Il voulait croire que « le mouvement continue avec le même élan ». C'est sur cette place que s'était installé, il y a un an, le campement des "Indignés", avant de faire des émules dans le monde entier. Pendant un mois, cet assemblage de tentes et de bâches était devenu le symbole d'un ras-le-bol qui avait surpris un pays où, malgré la crise, le mécontentement s'était jusque-là peu exprimé.

Un chômage à 24,4%

Mais le gouvernement de droite, arrivé au pouvoir dans l'intervalle, a cette fois affiché sa fermeté, déclarant « illégale » toute tentative d'installer un nouveau campement. « Des horaires ont été fixés. Au-delà, ces rassemblements ne sont pas autorisés », a souligné vendredi la porte-parole du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria. « Au-delà de ces horaires, la loi serait enfreinte et donc les droits des autres citoyens, et bien sûr, le gouvernement fera en sorte que la loi soit respectée », a-t-elle ajouté. Depuis un an, le chômage a encore grimpé en Espagne et frappe un actif sur quatre (24,4%), tandis que le gouvernement est engagé dans une politique de rigueur sans précédent.

Mais à la différence d'il y a un an, les rues d'Espagne sont envahies presque chaque semaine par les manifestations convoquées par les syndicats contre la rigueur tandis que les "indignés", répondant à une structure horizontale, refusant de se constituer en parti, ont perdu en visibilité. Ils n'ont pas su « structurer un mécontentement sans idéologie concrète », analyse Antonio Alaminos, professeur de sociologie à l'Université d'Alicante. Les Indignés affichent toutefois une réussite concrète : avoir insufflé une nouvelle force à la Plateforme contre les expulsions (PAH), qui lutte depuis 2009 contre les saisies d'appartements de familles surendettées. Symbole de la crise, ces saisies ont été bloquées ou retardées des dizaines de fois sous la pression des militants.

 

Actu France-Soir (Avec AFP)
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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 19:32

 

franceinfo.fr - le Samedi 12 Mai 2012 à 20:32

Des milliers d'Espagnols ont participé aujourd'hui aux manifestations organisées dans tout le pays pour marquer le premier anniversaire d'un mouvement qui a inspiré des protestataires du monde entier.

 

Les "indignés" ont manifesté aujourd'hui à Madrid et dans tout le pays © Reuters Paul Hanna


A Madrid, les "indignés" ont convergé en fin de journée vers la place de la Puerta del Sol, berceau du mouvement au coeur de la capitale espagnole, où ils comptaient rester trois jours. Mais les autorités ont prévenu qu'elles ne permettraient pas l'installation de campements et près de 2.000 policiers anti-émeutes étaient mobilisés dans la capitale.

Des rassemblements ont également eu lieu à Barcelone, Bilbao, Malaga ou Séville. Des "indignés" s'étaient aussi donné rendez-vous dans plusieurs autres pays d'Europe, avec des manifestations à Lisbonne, Bruxelles ou à Londres.
"Nous sommes ici aujourd'hui pour célébrer le premier anniversaire (...) du mouvement et même si nous sommes avons réussi certaines choses, la situation s'est beaucoup aggravée, alors il faut continuer le combat (...) et c'est pour cela que nous sommes là", expliquait Ana Pancorvo, une militante de 40 ans, en rejoignant l'un des quatre cortèges madrilènes convergeant vers la Puerta del Sol.

Les premières manifestations avaient commencé il y a presque un an, le 15 mai 2011, pour exprimer le refus que les populations payent le prix de la crise économique et financière et subissent les conséquences des mesures d'austérité engagées dans toute l'Europe. Un peu partout en Espagne, les "indignés" avaient installé des campements, dont celui de la Puerta del Sol, en plein coeur de Madrid. Les manifestations se sont vite propagées en Europe, mais ont aussi traversé l'Atlantique, avec le mouvement "Occupy Wall Street", dénonçant les excès de la finance, qui en a inspiré d'autres en Asie notamment.

Un an après, l'Espagne reste accablée par la récession. Le nouveau conservateur de Mariano Rajoy, chef du Parti populaire, a adopté de profondes mesures de restriction budgétaire pour tenter de réduire la dette espagnole, mais beaucoup accusent ces mesures d'aggraver la détresse financière des ménages les plus fragiles.

 

 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 19:13

 

Latribune.fr - Crise - 12/05/2012 | 17:38

 

 
Rassemblement des
  Rassemblement des "indignés" sur la Puerta del Sol à Madrid, fin juillet 2011. Copyright Reuters

latribune.fr

A l'occasion de leur premier anniversaire, le mouvement des "Indignés", surgi l'an dernier en Espagne pour dénoncer la crise, la corruption et le chômage, s'apprêtait à redescendre dans les rues samedi 12 mai et contredire ainsi ceux qui prétendent qu'ils ont disparu. A Londres aussi, plusieurs centaines d'"Indignés" du mouvement "Occupy London" se sont rassemblés samedi, ainsi qu'à Lisbonne et dans plusieurs villes au Portugal, à l'occasion d'une journée mondiale d'action.

Le mouvement des Indignés fête son premier anniversaire. A Madrid, les indignés devaient converger samedi 12 mai au soir, en plusieurs colonnes venues des quatre coins de la ville, vers la Puerta del Sol, pour un retour symbolique sur cette place qui a vu naître leur mouvement, le 15 mai 2011.

Pendant quatre jours, ils ont l'intention d'y tenir une "assemblée permanente", défiant l'interdiction officielle selon laquelle les manifestations devront prendre fin chaque soir à 22h00. C'est sur la Puerta del Sol que s'était installé, il y a un an, le campement des indignés, avant de faire des émules dans le monde entier.

Le symbole d'un ras-le-bol

Pendant un mois, cet amas de tentes et de bâches était devenu le symbole d'un ras-le-bol qui avait surpris un pays où, malgré la crise, le mécontentement s'était jusque là peu exprimé. Mais le gouvernement de droite, arrivé au pouvoir dans l'intervalle, a cette fois affiché sa fermeté, déclarant "illégale" toute tentative d'installer un nouveau campement.

"Des limites horaires ont été fixées. Au-delà, ces rassemblements ne sont pas autorisés", a souligné vendredi la porte-parole du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria. "Au-delà de ces horaires, la loi serait enfreinte et donc les droits des autres citoyens, et bien sûr, le gouvernement fera en sorte que la loi soit respectée", a-t-elle ajouté. Sous les slogans "Prends la rue", "Nous ne sommes pas des marchandises aux mains des politiques et des banquiers", d'autres manifestations étaient convoquées samedi dans environ 80 villes du pays, dont Barcelone.

Parmi les premiers, quelques indignés ont commencé à se rassembler samedi matin dans la capitale catalane, sur la Plaza de Catalunya. Pendant ce temps à Madrid, les premiers marcheurs de la "colonne sud" quittaient Leganes, une banlieue sud de la ville. Mais l'ampleur que prendra la mobilisation est incertaine, au moment où le chômage frappe un actif sur quatre (24,4%) et où le gouvernement met en oeuvre une politique d'austérité sans précédent. Un terrain fertile, a priori, pour que l'anniversaire du mouvement soit un succès. Mais à la différence d'il y a un an, les rues d'Espagne sont envahies presque chaque semaine par les manifestations convoquées par les syndicats contre la rigueur.

Une résussite concrète : la lutte contre les saisies de logements des familles surendettées

Les indignés pourraient être noyés dans ce flot de mobilisations, d'autant qu'ils ont largement perdu en visibilité. Répondant à une structure horizontale, refusant de se constituer en parti, ils n'ont pas su "structurer un mécontentement sans idéologie concrète", analyse Antonio Alaminos, professeur de sociologie à l'Université d'Alicante.

"Résultat: beaucoup de petits groupes relativement déconnectés entre eux qui ne forment plus un mouvement social", ajoute-t-il. "Le mouvement est toujours là, mais il n'est plus dans la rue: il est sur l'internet, sur les réseaux sociaux", explique Noelia Moreno, une chômeuse de 30 ans qui a participé au campement l'an dernier. "N'étant pas un parti politique, ils n'avaient pas de limites dans leurs rêves, mais ceci est une arme à double tranchant", remarque le sociologue Fermin Bouza. Pour lui, le mouvement "oscille entre deux extrêmes, les utopiques et les pragmatiques", qui devraient "s'entendre pour constituer un mouvement solide, capable de retrouver une certaine popularité et être utile à tous".

Les indignés affichent toutefois une réussite concrète: avoir insufflé une nouvelle force à la Plateforme contre les expulsions (PAH), qui lutte depuis 2009 contre les saisies d'appartements de familles surendettées. Symbole de la crise, ces saisies ont été bloquées ou retardées à des dizaines d'occasions sous la pression des militants.

A Londres, "Occupy London" manifeste contre le "capitalisme prédateur"

A Londres, plusieurs centaines d'"indignés" du mouvement "Occupy London" se sont rassemblés samedi après-midi sur les marches de la cathédrale St-Paul, à l'occasion d'une journée mondiale d'action du mouvement. Des banderoles rappelaient les mots d'ordres du mouvement anticapitaliste: "A bas le capitalisme prédateur", "Vive la démocratie politique", ou "Le peuple avant les profits". Les manifestants, banderoles au vent, écoutaient au soleil des intervenants, comme James Meadway, économiste dans l'institut "New Economic Foundation".

"Les problématiques sont toujours là, la crise empire", a-t-il souligné, se félicitant de la participation. Un millier de personnes avaient déclaré leur intention de participer à la journée d'action sur le site Facebook du mouvement. Les organisateurs avaient invité les sympathisants à venir avec des tentes, symboles des occupations des "indignés".

Le mouvement s'étend sur internet et prend d'autres formes

Mais le principal campement des "indignés" londoniens, sur le parvis de la cathédrale St-Paul, a été démantelé en février, et deux autres campements, dans des parcs de la capitale, ont une moindre visibilité. "Le mouvement a changé de forme", a estimé James Meadway. "Il s'étend à d'autres gens", notamment sur la toile. Jacky Turner, médecin dans le quartier défavorisé de Tower Hamlets (est de Londres) a défendu le service public de santé (NHS). "Il y a plein d'argent pour le NHS, il suffit d'arrêter de le gaspiller en se portant au secours des banques ou en achetant des missiles", a-t-elle lancé.

Une étudiante norvégienne, Raghnhild Freng Dale, ancienne "campeuse" à St-Paul, souligne que "les tentes n'étaient pas un but en soi. C'était pour attirer l'attention sur la nécessité de construire une alternative". Selon elle, "le plus grand succès du mouvement a été d'attirer des gens qui ne sont pas forcément politisés".

Après les interventions, les organisateurs ont prévu de manifester devant les sièges des principales banques et institutions du quartier d'affaires de la City. Les "indignés" du mouvement Occupy London ont publié vendredi un "manifeste de mai" prônant un changement du système économique, une démocratisation d'institutions telles que le FMI et les Nations unies, l'abolition des paradis fiscaux et une taxe mondiale sur les transactions financières.

"Dehors le FMI", scandent les Indignés au Portugal

A Lisbonne, environ deux mille personnes, selon les organisateurs, jeunes et moins jeunes, ont défilé dans le centre de la capitale le 12 mai. "Précaires du monde entier unissez-vous", "printemps global, protestation internationale", "les idées descendent dans la rue", pouvait-on lire sur quelques unes des banderoles portées par les manifestants. "Ce jour est pour nous la célébration d'une année de lutte et désormais les gens comprennent la nécessité urgente de réagir", a déclaré à l'AFP un responsable du mouvement, Joao Camargo. "C'est un mouvement de longue haleine, il ne manquera pas de prendre de l'ampleur", assurait de son côté Tiago Castelhano, 25 ans.

La récession s'est aggravée au Portugal et le chômage, dont le taux dépasse actuellement 15% de la population active, frappe 35% des jeunes à la suite des mesures d'austérité mises en oeuvre par le gouvernement en contrepartie d'une aide exceptionnelle de 78 milliards d'euros, accordée en mai 2011 par l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI). "Dehors le FMI", figurait parmi les slogans fréquemment repris par les manifestants tandis que d'autres prenaient pour cible le Premier ministre, Pedro Passos Coelho, qui a récemment déclaré que le chômage pouvait être "une occasion pour changer de vie". "Le Premier ministre est complètement déconnecté de la réalité. Il y a plus de 1,5 million de chômeurs au Portugal et pour chacun c'est un drame personnel", a commenté Joao Camargo. "Dehors Passos", lisait-on sur de nombreuses affiches.

Des manifestations ont également rassemblé plusieurs centaines de personnes dans plusieurs autres villes et notamment à Porto (nord), Coimbra (centre) et Faro (sud).

 

 

 

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Les indignés d'ici et d'ailleurs
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