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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 20:27

Publié par Poetes Indignes le 05/05/2012

 

 

“C’est peut-être le scandale financier du siècle. Un des coupables, la banque UBS, a lâché le morceau. Les plus grandes banques du monde se seraient entendues pour manipuler le Libor, le principal taux d’intérêt de la planète finance. Il y en aurait pour des milliers de milliards de dollars.

«Libor» : l’acronyme ne vous dit peut-être pas grand-chose. Derrière ces cinq lettres se cache pourtant l’un des plus grands scandales financiers présumés de l’histoire. Plusieurs grandes banques internationales sont  soupçonnées d’avoir manipulé le London Interbank Offered Rate (Libor en abrégé) afin de camoufler leurs difficultés de financement lors de la crise financière.

Parmi elles, que des grands noms de la finance mondiale : Bank of America, Barclays, Citibank, Crédit Suisse, Deutsche Bank, HSBC, JP Morgan, Royal Bank of Scotland, UBS… L’enjeu est colossal. Le Libor est étroitement lié au fonctionnement de l’un des plus grands marchés monétaires du monde : le marché interbancaire (celui où les banques se prêtent entre elles), dont la taille est estimée à 90.000 milliards de dollars.

Dans le collimateur de plusieurs autorités de contrôle (aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, au Japon et en Suisse, notamment), ces établissements financiers appartiennent en fait au «club» des 16 banques qui participent à la fixation quotidienne du Libor, le taux interbancaire offert à Londres.

«Trafiquer» le niveau réel du Libor peut avoir des conséquences considérables sur les coûts de financement des entreprises et des particuliers. Crise ou pas, «la manœuvre est double, souffle un vieux briscard de la finance internationale. Il s’agit de tirer vers le bas les taux à court terme sur les dépôts tout en gonflant les taux à plus long terme pour les grands crédits syndiqués aux entreprises.» Sans oublier que tirer les taux à court terme vers le bas permet de se refinancer à bon compte tout en rassurant les marchés sur sa solidité financière. Intéressant quand on a de gros besoins de liquidités.

L’opacité qui entoure cette affaire de manipulation de taux témoigne de l’âpreté du combat mené à Londres pour éviter toute régulation. Face aux récentes propositions de directives européennes visant à maîtriser la finance de l’ombre, les banquiers anglo-saxons resserrent les rangs”.

Sébastien Buron, LeVif.be, le 3 mai 2012

Lire l’enquête de Trends-Tendances dans le numéro du 3 mai.

 

Source: http://olivierdemeulenaere.wordpress.com


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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 17:37
| Par Michaël Hajdenberg

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De notre envoyé spécial dans l'Ain

Claude Guéant s’est réveillé : Bachir Saleh, l’ancien directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi dont le gouvernement n’avait pas réalisé qu’il était recherché par Interpol et par les autorités libyennes, sera interpellé « dès qu’il sera découvert ». Lundi encore, l’ancien dignitaire libyen a été photographié par Paris Match dans les rues la capitale.

Dans le Gex, où il possède avec sa femme Kafa Kachour une villa de 600 m2, à deux pas de la Suisse, la rumeur a couru que l’homme suspecté d’avoir organisé le financement de la campagne de Sarkozy en 2007,  était passé ces jours derniers. Par acquit de conscience, nous avons sonné à la porte, le 4 mai. Personne n’a répondu.


 

La maison de Prévessin-Moëns, que d’anciens employés décrivent comme « luxueuse », a été acquise en 2001. À 3 kilomètres de là, Voltaire a donné son nom à une bourgade, Ferney-Voltaire, où il s’était installé pour pouvoir fuir à l’étranger en quelques instants après la parution d’un pamphlet, en cas de problème avec l’administration royale.

Jusqu’à présent, la proximité avec Genève servait surtout au couple Saleh à s’adonner à ses activités d’affaires et aux emplettes. Et à rentrer dormir dans la plaisante campagne française, où les maisons coûtent deux fois moins cher qu’au bord du Léman. Voilà qui fait un peu pingre pour un homme qu’on dit toujours à la tête de plusieurs milliards. Mais le couple a visiblement un rapport particulier à l’argent, comme l’a révélé, le 25 avril, le procès de Kafa Kachour, condamnée à deux ans de prison avec sursis et 70 000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse pour esclavage domestique au détriment de quatre employés de maison tanzaniens. Kafa Kachour, 56 ans, qui a la double nationalité française et libanaise, a fait appel.

Son mari, Bachir Saleh, est passé entre les mailles du filet. Bien que directement impliqué, bien que ne disposant pas, à l'époque des faits, d'une immunité diplomatique, il n’a pas été poursuivi. Pour l’impliquer, il aurait probablement fallu enquêter en Libye : le parquet a visiblement jugé plus simple et plus logique de poursuivre son épouse, qui, il est vrai, donnait directement les ordres aux domestiques, les rémunérait (très faiblement) et tirait les bénéfices de leur travail.

Bachir Saleh n’est pas pour autant étranger à cette affaire. C’est même lui, qui, à l’origine, a recruté l’employé qui révélera les faits. Salam (son prénom a été modifié à sa demande) a passé seize ans au service de la famille Saleh. Seize années de « perdues», dit-il ; privé de ses droits les plus fondamentaux.

La première rencontre date de 1988 ou 1989, il ne sait plus. Bachir Saleh dirigeait alors un projet au Niger. Il propose à Salam de le suivre à Tripoli, contre un salaire de 300 dollars par mois, au lieu de 100 dollars au Niger. Mais, trois mois après son arrivée à Tripoli, Salam raconte qu’il prend la direction de Limassol, à Chypre, où les Saleh possèdent alors « une maison magnifique ».

Des conditions de vie inhumaines

Salam n’est finalement payé que 100 dollars par mois. Son passeport lui est confisqué. « J’ai cherché un autre travail. J’ai cherché à m’enfuir. Mais je n’ai pas réussi », raconte-t-il dans un français tout à fait correct. Sa femme tombe enceinte, Kafa Kachour s’étrangle : « Je ne vous ai pas amené ici pour faire des enfants. Qu’elle fasse ses valises ! »

La petite fille naîtra au Niger, sans son père. Celui-ci a le droit, certaines années, à de courtes vacances dans son pays. Mais parce qu’on lui promet un salaire à son retour, et surtout par peur des conséquences pour sa famille et pour lui-même –  « Madame Kachour me disait : “Si tu ne fais pas ce que je dis, je te tue” » –il revient toujours chez ses employeurs. Parfois, il travaille dans une des maisons de Saleh, en Libye. Mais il suit surtout Madame. Et Madame s’ennuie là-bas.

Entre 2001 – date de l’achat de la villa dans le Gex – et 2005, Salam multiplie les allers-retours. Quand Kafa Kachour dit partir faire des affaires au Burkina Faso ou au Mali, il ne l’accompagne pas. Son mari vient rarement à Prévessin-Moëns, deux ou trois fois par an, parfois pour passer des examens médicaux à Genève. Il ne parle pas beaucoup.


 

C’est également ce que racontent les autres victimes. Lyiya, recrutée en Tanzanie, décrit un homme absolument pas intéressé par sa situation. « Une fois en Libye, Mme Kachour n’était pas là ; la famille mangeait au restaurant et nous, les employés, nous n’avions strictement rien, pas même de l’eau ni du pain pendant toute une semaine. Je lui ai dit. En réponse, il a juste haussé les épaules. »


 

Lyiya dit qu’elle pesait 70 kilos quand elle a commencé à travailler pour les Saleh. Elle était tombée à 52 quand elle a fui la maison, en septembre 2006. En 2009, quand les policiers ont perquisitionné la maison, ils ont découvert une autre employée, Grace, 1,73m, 42 kilos, que les experts médicaux ont décrit en état de « sevrage sévère ».

Car tous ces employés étaient au même régime. À peine rémunérés, à peine nourris, cachés des regards curieux par des volets fermés, interdits de parler aux voisins ou aux commerçants, sommés de dire qu’ils appartenaient à la famille si on leur demandait quoi que ce soit. Et à la merci de la folie de Kafa Kachour. « Elle me demandait de nettoyer dix fois la même chose à la suite. Les efforts étaient constants. On travaillait dès 6 heures du matin, et souvent jusqu’à 1 heure du matin ». Dans des conditions inhumaines. En mangeant les restes destinés à la poubelle, « jamais les produits frais », et en ne pouvant se reposer dans la journée. « Moi et ma sœur, elle nous appelaitchienen arabe : “Viens ici, chien !” »

Salam a le premier fui la maison, une nuit de 2005, alors qu'on lui avait rendu son passeport. Car parfois, pour aller faire des courses en Suisse par exemple, les employés disposaient de leur passeport, ce qui a fait dire à l’audience à Me Ceccaldi, l’avocat de Mme Kachour (également défenseur de son mari), qu’ils étaient « libres » de partir s’ils le souhaitaient. « Ils étaient bien trop effrayés pour partir », explique l’avocat des victimes, Me Mehdi Benbouzid.

Lyiya et sa sœur, à leur tour, se sont sauvées en 2006. Lyiya après neuf années de services. Sa sœur au bout de vingt-quatre ans. Si elles ont autant tardé, expliquent-elles, c’est aussi parce qu’elles ne savaient pas où aller. Après leur fuite, les deux sœurs ont longtemps erré dans la rue, avant d’être aidées par Ni Putes ni Soumises. « Il a fallu du temps pour qu’elles se remettent et racontent leur histoire », explique Blandine Charrue, qui s’occupe de l’association à Ferney-Voltaire.

Pas de prison ferme

Salam a bénéficié du secours de la Cimade, une association d’aide aux étrangers. Mais il n’a pas obtenu de papiers. Le 29 avril  2009, il est arrêté, contrôlé et en passe d’être reconduit à la frontière. « Il fallait que je me sauve. J’ai tout raconté. » Un brigadier-chef de la police aux frontières se montre très attentif. Et convainc tout le monde que Salam est en train de révéler une sordide affaire, qu’il doit rester en France le temps de l’enquête. Le 20 mai 2009, une information judiciaire est ouverte.

 

 

Pour les policiers comme pour les associations, l’affaire n’est pas exceptionnelle. « À Divonnes-les-Bains ou dans d’autres îlots riches du secteur, des princes saoudiens, de Bahreïn ou des dignitaires russes débarquent avec leur suite et les traitent comme chez eux », explique Blandine Charrue. Jean-Marc Gaillard, qui anime la cellule locale de la Cimade, confirme : « Il y a beaucoup de riches diplomates, protégés par leur immunité diplomatique, qui ont une vision de leurs serviteurs incompatible avec le droit français. »

Le Comité contre l’esclavage moderne explique que, depuis 2007, une infraction est prévue pour la « traite des êtres humains » par des particuliers. Mais, à la connaissance du comité, une seule condamnation de ce type a pour l’instant été prononcée. Ce chef d’accusation reste peu usité. « Par ailleurs, alors que la loi prévoit de possibles peines de prison ferme, les décisions pour les cas d’esclavage moderne, sauf en cas d’agression sexuelle, n’ont pour l’instant jamais abouti qu’à des condamnations avec sursis », note le comité.

Salam, qui travaille aujourd’hui dans un supermarché, n’a finalement pas pu se porter partie civile au procès. Pour lui, quatre ans après son départ, les faits étaient prescrits.  Il attend maintenant un jugement aux prud’hommes qui lui permettrait de récupérer tout l’argent qu’il n’a pas touché au cours de ces seize années.

Les quatre autres employés, les deux sœurs, ainsi que Grace et Rashid, retrouvés dans la maison par la police en 2009, ont en revanche obtenu gain de cause au pénal. Les deux sœurs ont obtenu 20 000 euros  au titre du préjudice moral. Madame Kachour a expliqué avoir payé les soins nécessaires à Lyiya qui souffrait d’un cancer de l’utérus. Mais cela n’a pas suffi à convaincre le tribunal. « Il a fallu qu’elle soit proche de la mort pour qu’elle lui permette de se soigner », a expliqué la sœur de Lyiya. Au quotidien, pour des problèmes bénins ou plus graves, les employés se sont plaints de n’avoir pas pu consulter de médecins.

Kafa Kachour, qui a tenté de renvoyer l’affaire en Libye en affirmant que c’est son mari qui les avait recrutés et qui les payait là-bas, a expliqué que ces employés racontaient des mensonges afin d’obtenir des papiers. Le tribunal, pas convaincu du tout, l'a condamnée à plusieurs titres : la femme de Bachir Saleh a « soumis plusieurs employés à des conditions de travail et d’hébergement incompatibles avec la dignité humaine », elle a « obtenu la fourniture de services contre une rétribution sans rapport avec le travail accompli », elle a « employé des étrangers non munis d’un titre les autorisant à exercer une activité rémunérée en France », elle « n’a pas déclaré l’embauche de ces salariés », et elle leur a « facilité l’entrée et le séjour en France ».

Bachir Saleh, épargné, a toutefois été épinglé par l’enquête, comme cela est précisé dans l’ordonnance de renvoi : « Monsieur et Madame sont inconnus des services de l’URSSAF de l’Ain en qualité d’employeur (ou salarié) cotisant. » Surtout, « le consulat de France en Libye a indiqué avoir délivré trois visas entre 2005 et 2009, à la demande de Bachir Saleh, pour Rashid et Grace, le 27 mai 2008, et pour un troisième employé, de nationalité libyenne, le 25 juin 2009. Le consulat précise que les demandes ont été appuyées par Bachir Saleh en sa qualité de président du fond d’investissements libyen pour l’Afrique, ce dernier prenant en charge les frais de voyage, d’assurance et de séjour des intéressés. Les demandes font apparaître que les demandeurs voyagent en compagnie de l’épouse de Monsieur Bachir Saleh, sans précision qu’il s’agit d’employés de maison ».

Bachir Saleh s’en est bien tiré.

 

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 17:30

 

 

Le Monde.fr | 04.05.2012 à 14h23

Par Philippe Zarifian , professeur des universités

 
 

La campagne menée par Nicolas Sarkozy aura, dès le départ, été caractérisée par sa violence et sa brutalité, utilisant tous les moyens qui pouvaient faire mal à l'ennemi, saper son moral, le détruire. Et on ne comprend rien à cette campagne si on ne l'associe pas à un régime de guerre, volontairement instauré comme tel par le candidat-président.

C'est incontestablement le théoricien d'ultra-droite Carl Schmitt, qui aura le mieux caractérisé ce qu'est un régime de guerre, qui, pour lui, existait de façon latente derrière tout état politique "normal".

Pour comprendre l'essence du politique, disait-il, il faut toujours partir des situations exceptionnelles, des états d'exception.

Car c'est à l'occasion de ces situations (la nécessité de mener une guerre) que s'exprime de manière la plus pure et significative l'essence de la souveraineté de l'Etat : le monopole de la décision. La situation exceptionnelle, selon Schmitt, est tout autre chose qu'un chaos ou une anarchie. Elle appelle et définit un ordre, mais qui ne relève pas du droit, de l'application d'une quelconque norme juridique (qui ne peut "régler" que les situations normales, normalisables).

En situation d'exception, la décision du souverain devient absolue au sens propre du terme.
Jamais l'analyse d'un fonctionnement politico- étatique normal, régulé par des normes de droit et de démocratie, ne permettra de comprendre ce qui se produit en situation événementielle, lorsque surgit l'exception.

Le cas normal ne prouve rien. L'exception prouve tout. Elle ne fait pas que confirmer la règle. La règle ne vit que par l'exception. Avec l'exception, le pur rapport de force brise la carapace d'une mécanique juridico-bureaucratique figée dans la répétition. La situation d'exception n'est pas un choix ou une préférence. Elle s'impose d'elle-même, et impose la prise de décision volontaire. Et tout devient application d'une volonté, volonté de mener la guerre par tous les moyens possibles, de détruire l'ennemi.

On pourra aisément remarquer que, dans le discours de Nicolas Sarkozy, il n'a jamais été question de démocratie. Quel que soit le thème abordé, l'immigration, la crise, la question du travail, la défense de la France, etc., tout a été présenté comme si nous vivions dans une situation d'urgence, un véritable état d'exception justement, avec dramatisation volontaire. Et dans cet état, on ne peut utiliser valablement que la volonté d'un leader et la conduite d'une guerre, qui n'est pas que verbale (c'est Guéant qui, depuis plusieurs mois, la mène dans la pratique, avec les pouvoirs d'un ministre de l'intérieur).

Qu'est-ce alors que la politique pour Nicolas Sarkozy ? La politique a pour caractère spécifique d'opposer ami et ennemi. C'est en cela, et en cela seulement qu'elle est politique, et se distingue de toute autre forme d'activité humaine Toutes les notions, vocables, concepts vraiment politiques convergent vers un antagonisme concret, ils sont liés à une situation dont la logique ultime est cette confrontation. On pourra voir là aussi, si on reprend chacun des thèmes mis en avant par Sarkozy, qu'il trace à chaque fois cette ligne de démarcation entre ennemis et amis. Même sur la question du travail : l'ennemi, ce sont les syndicats, les travailleurs planqués et privilégiés, tous les corps intermédiaires et tous les compromis qui ont donné figure à l'Etat-Social. Les amis, ce sont les plus démunis, ceux qui travaillent sans protection juridique ou syndicale.

Dans cette campagne, Nicolas Sarkozy ne s'est jamais préoccupé du fond de ce qu'il disait. Il a d'ailleurs accumulé les positions contraires. Sa seule préoccupation, à chaque fois, à chaque conjoncture, a été : est-ce que cela me permet de porter un coup à l'ennemi et de rallier des "amis" ? C'était sa seule véritable question. Il est devenu brusquement un ardent défenseur de la Nation, un sévère critique de l'Union Européenne, voire quelqu'un d'hostile à la mondialisation. Tout cela pour gagner les voix du FN, et plus largement de tous ceux qui pensent pâtir de l'ouverture de la France au monde qui l'entoure. Dans d'autres circonstances, il aurait tout aussi bien pu défendre une position favorable à la mondialisation. Il l'a fait par le passé...

La question est alors : est-ce que Nicolas Sarkozy n'a aucun projet, aucune conviction, ne défend aucun intérêt ? Non, bien sûr. Il défend un projet tout à fait cohérent avec la politique de la terre brulée, de la dramatisation et de la guerre. Son projet est simple : faire table rase de tout ce qui empêche les riches et les puissants de s'imposer par le pur rapport de force, en utilisant, comme simple masse de manœuvre, la plèbe, la foule des exclus et des souffrants. La force avant tout. Et une force qui, spontanément, profite aux plus puissants, à une caste minoritaire, qui sont ses " vrais amis ". Et au passage, soutenir le système économique dominant, le capitalisme sous sa forme actuelle, qui s'impose de lui-même malgré et dans sa crise.

 

Philippe Zarifian , professeur des universités

 

 

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 17:22

 

Le Monde.fr | 05.05.2012 à 14h08 • Mis à jour le 05.05.2012 à 18h09

 
 
Des manifestants égyptiens fuient des tirs de gaz lacrymogènes lors d'affrontements avec l'armée, vendredi 4 mai, à proximité du ministère de la défense au Caire.

 

Le parquet militaire égyptien a placé samedi 5 mai près de 300 personnes en détention préventive pour 15 jours, à la suite des affrontements meurtriers entre manifestants et soldats vendredi près du ministère de la défense au Caire.

Après l'arrestation de 320 personnes, le parquet de la justice militaire avait fait savoir en début d'après-midi qu'elle avait décidé de "maintenir 179 personnes, dont treize femmes, en détention pour 15 jours en attendant les résultats de l'enquête". Après cinq heures d'interrogatoires dans la nuit, les détenus ont été accusés d'agressions contre des soldats et officiers de l'armée, de rassemblement dans une zone militaire et d'entrave au travail des forces armées, selon la même source. Ils ont tous rejeté les accusations.

L'armée égyptienne a fait savoir dans l'après-midi qu'elle libérerait les femmes arrêtées.

Le calme est retourné samedi dans le secteur du ministère de la défense au Caire, où un couvre-feu nocturne a été imposé après des affrontements entre manifestants et militaires qui ont fait deux morts, dont un soldat, et près de 300 blessés.

Le chef du pouvoir militaire, le maréchal Hussein Tantaoui, a assisté aux obsèques du soldat, donnant une solennité particulière à la cérémonie. A la tête du Conseil suprême des forces armées qui dirige le pays depuis la chute de Hosni Moubarak, le maréchal Tantaoui est le chef d'Etat de fait du pays.

Les manifestants protestaient contre le pouvoir militaire en place qu'ils accusent de chercher à influencer l'élection présidentielle dont le premier tour est prévu les 23 et 24 mai.

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 17:14

 

Le Monde.fr | 05.05.2012 à 12h09 • Mis à jour le 05.05.2012 à 14h48

Par Laurent Zecchini, (Jérusalem, correspondant)

 
 
Le 4 mai, des Palestiniennes participent à une veillée à l'extérieur de l'église de la Nativité à Bethléem en solidarité avec les prisonniers palestiniens en grève de la faim.

Israël éprouve des difficultés croissantes à contrôler le mouvement de grève de la faim des prisonniers palestiniens, qui ne cesse de s'étendre. Commencée le 17 avril pour protester contre la pratique de la détention administrative (qui permet de maintenir un suspect en prison sans jugement, pendant une période de six mois renouvelable), cette action regrouperait aujourd'hui quelque 2 000 détenus, selon Addameer, l'association palestinienne de défense des droits des prisonniers.

Ce chiffre est corrigé à la baisse par Sivan Weizman, porte-parole de l'administration pénitentiaire israélienne, qui parle de 1500 à 1600 participants. La date du 17 avril ne doit rien au hasard : outre que c'est celle de la journée annuelle des prisonniers palestiniens, c'est aussi le jour où Khader Adnan, militant du Djihad islamique, avait été relâché, après une grève de la faim de soixante-six jours qui avait failli entraîner sa mort.

Devenu le symbole de la lutte contre la détention administrative, son exemple avait été suivi par Hana Shalabi, une Palestinienne qui avait accepté d'arrêter une grève de la faim de quarante-trois jours, en échange de sa déportation à Gaza, début avril, pendant une période de trois ans. Dans les deux cas, les autorités israéliennes avaient cédé, à la fois devant une mobilisation internationale devenue contre-productive pour l'Etat juif, et face au risque de déclencher des émeutes dans les prisons.

Nul doute que le résultat de ce conflit est présent à l'esprit des grévistes de la faim dont le nombre représente aujourd'hui plus du tiers des 4 700 prisonniers palestiniens détenus par Israël. Sur ce total, on compte 320 prisonniers en détention administrative. Le mouvement en cours vise à protester contre ce régime d'exception hérité de l'époque du mandat britannique, mais pas seulement : les prisonniers dénoncent l'isolement carcéral, la suppression de certains avantages, et la limitation des visites des avocats et des familles.

Deux prisonniers au moins sont dans un état critique : Bilal Diab, âgé de 27 ans, est originaire de Jénine, et Thaer Halahla, âgé de 33 ans, originaire de Hébron (tous deux membres du Djihad islamique), ont commencé leur grève de la faim le 29 février. Après soixante-six jours sans alimentation, ils sont entrés dans ce que les médecins appellent " une phase aléatoire de survie ". Les deux hommes ont comparu, jeudi 3 mai, sur une chaise roulante, devant le Cour suprême d'Israël, mais celle-ci a renvoyé sa décision sur une éventuelle remise en liberté à une date ultérieure.

Au moins six autres prisonniers sont dans un état de santé jugé alarmant. Ce mouvement de grève s'est étendu aux principaux centres de détention en Israël, et plusieurs chefs de file de la résistance palestinienne, comme Ahmad Saadat, chef du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP), l'ont rejoint. Alors que les manifestations de solidarité se multiplient dans plusieurs villes palestiniennes, le gouvernement du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, hésite sur la conduite à adopter.

Si le mouvement bénéficie d'une relative mobilisation dans les territoires palestiniens occupés, la menace qu'il représente est plus médiatique que sécuritaire. Plusieurs ministres israéliens s'inquièteraient cependant de l'évolution de la situation : à en croire le journal Haaretz, Yitzhak Aharonovitch, ministre de la sécurité publique, s'est prononcé mardi pour une limitation de l'utilisation de la pratique de la détention administrative. De son côté, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a demandé aux membres du Quartet pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, ONU et Russie) de faire pression sur Israël.

Laurent Zecchini, (Jérusalem, correspondant)

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 17:07

 

LE MONDE | 05.05.2012 à 14h23 • Mis à jour le 05.05.2012 à 14h23

Par Anne Michel

 
 
Le chèque représente encore 10 % du total des paiements dans l'Hexagone, et même 18 % si l'on exclut les espèces.

C'est une question pour le prochain ministre des finances : faut-il laisser les banques organiser la disparition du chèque, gratuit et populaire, mais qui leur coûte 2,5 milliards d'euros par an, en contrepartie de leur engagement à offrir de nouveaux modes de paiement pratiques, sécurisés, et, promettent-elles, peu onéreux (sur Internet, sans contact) ?

La question de la mort du chèque est posée dans un rapport sur "l'avenir des moyens de paiement en France", qui vient d'être remis à l'actuel locataire de Bercy, François Baroin, par Emmanuel Constans, président du Comité consultatif du secteur financier (le CCSF, une instance qui réunit banques, consommateurs et entreprises), et Georges Pauget, ex-patron du Crédit agricole.

Cette interrogation est loin d'être anodine puisque, particularité au sein de l'Union européenne, le chèque résiste en France face à la carte bancaire. Il représente encore 10 % du total des paiements dans l'Hexagone, et même 18 % si l'on exclut les espèces. Il en circule 3 milliards par an. Faute de pouvoir se positionner, dans l'incertitude de la présidentielle, M. Baroin a préféré publier le rapport, mercredi 25 avril.

DES ASSOCIATIONS MÉFIANTES

Ses auteurs souhaitent aller vite. Ils l'ont inscrit à l'ordre du jour du CCSF prévu le 10 mai. L'objectif de MM. Constans et Pauget est de réunir, dès l'automne, des "Assises du paiement", sous l'égide des pouvoirs publics, afin d'élaborer un plan d'action pour un nouveau modèle économique des paiements. Ils préconisent de réduire de moitié le nombre de chèques émis en France, dans les cinq ans à venir. Les gains réalisés seraient réinvestis dans l'innovation.

"Tout le monde y a intérêt, estime M. Constans. La pression à la baisse des commissions exercée par les autorités de la concurrence et les nouveaux acteurs (banques directes et commerces) doit conduire les banques à concevoir de nouveaux moyens de paiement de masse et de qualité, interbancaires (utilisables partout)".

Selon le président du CCSF, les moyens de paiement sont de moins en moins rentables pour les banques. Les espèces leur coûteraient chaque année 2,6 milliards d'euros. Les marges sur les cartes, virements et prélèvements (3,3 milliards d'euros par an) se réduiraient. Selon lui, les commissions interbancaires sur les cartes bancaires seraient inférieures d'un tiers en France par rapport aux Etats-Unis. "Le développement de technologies sûres, pour payer sur Internet à l'étranger, régler de petites sommes par carte dans le commerce ou payer des factures par portable, va coûter cher", ajoute M. Constans.

Les associations de consommateurs sont circonspectes. Elles savent gré aux banques d'avoir maintenu le chèque gratuit, en dépit de la liberté, depuis 2005, d'en facturer le coût de traitement. Mais elles les soupçonnent de vouloir tuer le chèque pour lui substituer des moyens de paiement payants. Si ce rapport est appliqué, avertit l'UFC-Que Choisir, il faudra "une alternative gratuite au chèque, pour le quotidien".

Anne Michel

 

 

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 16:59

 

Le Monde.fr | 04.05.2012 à 21h09 • Mis à jour le 04.05.2012 à 21h52

Par Mathilde Damgé

 
 
Baudouin Prot, président de BNP Paribas.

 

Alors que Baudoin Prot, le patron de BNP Paribas, a été amené à s'expliquer à la mi-avril devant la commission d'enquête sénatoriale sur "l'évasion des capitaux et des actifs hors de France et ses incidences fiscales", Libération est revenu dans son édition du vendredi 4 mai sur l'existence d'un fonds qualifié de "parapluie fiscal", deux ans après l'hebdomadaire Marianne. Aux questions posées sur ce fonds, le PDG aurait été "à la peine", selon la sénatrice verte Corinne Bouchoux, rapporte le quotidien.

Et Libération d'attaquer : "BNP Paribas proclame qu'elle est irréprochable en matière de paradis fiscaux, ayant fermé ses filiales à Panama et aux Bahamas. Mais en interne, ses équipes encouragent sans complexe l'évasion fiscale pour leurs client." Une accusation vigoureuse, fondée sur un document de la branche suisse de la banque datant de 2008 et les propos d'un cadre monégasque mettant en avant l'intérêt de la gestion "sous mandat" (c'est-à-dire déléguée à un professionnel) dans un contexte post-crise, de régulation renforcée et de lutte contre les paradis fiscaux.

 

PLUS DE 600 FONDS DE CE TYPE

Or, ce n'est pas le mode de gestion ni le fonds lui-même qui posent problème. Il en existe plus de six cents de ce type au Luxembourg (la plupart des fonds, même commercialisés par des sociétés françaises sont domiciliés au Luxembourg, ou en Irlande, pour des raisons de fiscalité mais aussi d'ingéniérie financière et administrative).

Par ailleurs, le nom du fonds "Luxumbrella", contraction de Luxembourg et umbrella ("parapluie", en anglais) indique peut-être une intention de se protéger de quelque chose, mais, techniquement le fonds parapluie désigne une enveloppe globale détenant une gamme de sous-fonds (voir la liste des compartiments de Luxumbrella sur le site de l'agence Bloomberg), ce qu'on appelle aussi des "fonds de fonds". Un type de produit très généralisé et qui existe aussi en France. Et enfin, le terme intrigant de "gestion discrétionnaire" veut dire privée, à l'inverse de collective, et n'implique donc pas nécessairement un secret bancaire ou une manœuvre honteuse.

"Le fait de structurer un produit haut de gamme en Sicav luxembourgeoise est très classique : la réglementation étant plus souple, cela permet d'investir dans une gamme plus vaste de produits (c'est donc un avantage pour les clients privés)", avance une ancienne cadre de BNP Paribas. De plus, pour un fonds institutionnel, les encours de Luxumbrella ne sont pas très élevés (902 millions d'euros au 31 mars, à comparer avec les 1 400 milliards de dollars du fonds des pensions d'Etat japonais, par exemple).

Si trois mille mandats ont été distribués, comme l'a indiqué un porte-parole de la banque, le montant moyen du mandat cabote donc autour de 300 000 euros. "Autant dire que ça commence plus à ressembler à du wealth management" (gestion de patrimoine pour une clientèle fortunée), commente Fabrice Guez, responsable de formations chez First Finance. Autrement dit, pas un parapluie pour les petits épargnants. Et non, comme le sous-entend le témoignage du cadre monégasque recueilli par Libération, "l'enveloppe de référence pour la majorité des clients européens".

 

"PAS MORAL, PAS NON PLUS ILLÉGAL"

Ce qui pose problème, c'est la fiscalité du mandat, appelé "First". Ou plus exactement son absence de fiscalité. Pour dire les choses simplement, quand un particulier souscrit un fonds domicilié au Luxembourg, il est redevable d'un impôt sur l'épargne de 35 %. Or, les produits destinés aux investisseurs institutionnels (banques, fonds de pensions, compagnies d'assurances), les "zinzins" ou "investisseurs qualifiés" dans le jargon, sont exonérés de cet impôt. La loi luxembourgeoise précise que "en matière de fiscalité des revenus de l'épargne sous forme de paiement d'intérêts, les distributions effectuées par ces fonds d'investissement spécialisés se font sans retenue à la source". "Elles ne sont pas imposables dans le chef des contribuables non résidents", conclut-elle.

La solution trouvée par BNP Paribas vise à créer des mandats destinés aux particuliers ("investisseurs non qualifiés") et regroupés dans un fonds relevant du droit, plus avantageux, des institutionnels. "Le produit existe depuis 2005 et il est parfaitement légal, juge Fabrice Guez. S'il y a un vide juridique, je ne vois pas ce qui empêcherait BNP de s'engouffrer dedans. Ce n'est peut-être pas moral, mais ce n'est pas non plus illégal."


PAS VU, PAS PRIS

Reste que le tour de passe-passe léserait l'Etat d'environ 2,3 millions d'euros par an, selon les propres calculs de la banque. Et qu'il est bien dissimulé. Le Luxembourg, la Belgique, l'Autriche et la Suisse ont en effet obtenu une dispense d'échange automatique d'informations avec les autres pays, contre versement d'un précompte mobilier sur les produits de l'épargne. De plus alors que la directive baptisée "Ucits" a pour but de renforcer la transparence en harmonisant la gestion collective en Europe, elle ne s'applique pas aux fonds institutionnels.

Luxumbrella n'est donc pas le seul à blâmer. La banque suisse UBS a été attaquée en début d'année sur son système d'évasion et de fraude fiscales. Et d'autres possibilités existent pour permettre aux particuliers d'échapper à l'impôt sur l'épargne, ne serait-ce que très basiquement avec un compte à terme dans un pays où la fiscalité est plus avantageuse. "Mais, là, on est dans l'illégalité en tant que contribuable, si on ne le déclare pas, précise Fabrice Guez. Or, les banques sont un peu dans ce double discours d'aider les clients à trouver des solutions avantageuses tout en se défaussant en cas de problème..."

Mathilde Damgé

 

 

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 16:51
 

challenges.fr - Créé le 05-05-2012 à 18h50 - Mis à jour à 18h50

 
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TOKYO (AP) — Pour la première fois en quatre décennies, il n'y a plus de réacteur nucléaire en service au Japon. Le dernier encore en fonctionnement, celui de la centrale de Tomari à Hokkaïdo dans le nord du pays, a été arrêté samedi pour vérifications et travaux de maintenance, une nouvelle célébrée par des milliers de manifestants à Tokyo.

Avant le tsunami du 11 mars 2011 et l'accident consécutif à la centrale de Fukushima, le plus grave depuis celui de Tchernobyl en 1986, le Japon comptait 54 réacteurs. Tous sont désormais à l'arrêt pour contrôles de sécurité, maintenance programmée ou ont été mis hors service par le tsunami, comme à Fukushima. Le nucléaire, avant Fukushima, constituait environ 30% de la production d'électricité au Japon.

Ce sont actuellement des centrales thermiques, alimentées en pétrole et gaz naturel importés, qui permettent de subvenir aux besoins du pays en énergie. D'après un porte-parole de Hokkaido Electric Power Co, exploitant de la centrale de Tomari, le processus d'arrêt graduel du dernier réacteur a débuté samedi dans la matinée pour s'achever sans incidents dans la soirée.

Le rédémarrage des réacteurs en état de fonctionnement dans l'archipel est désormais conditionné à de nouveaux tests de résistance et à l'avis des autorités locales. Le gouvernement ne semble pas désireux sur ce point de passer en force, face à une opinion publique de plus en plus inquiète. Un sondage publié par le quotidien "Tokyo Shimbun" à l'occasion du premier anniversaire de Fukushima montre qu'une large majorité de japonais (76,9 est favorable à une sortie progressive du nucléaire.

Des élus locaux comme le maire de Tomari, Hiroomi Makino, souhaitent cependant la remise en service de réacteurs, évoquant les répercussions négatives d'un arrêt des installations pour l'économie locale, notamment en terme d'emplois et de subventions. L'édile qualifie ainsi d'"extrêmement regrettable" la décision de l'opérateur.

Reste maintenant à savoir si le Japon va connaître une pénurie d'électricité pendant la période estivale, chaude et humide, en raison de l'usage intensif des climatiseurs. Les autorités japonaises disent le redouter, incitant citoyens et entreprises à faire des économies d'énergie.

Ces campagnes, l'été dernier, ont contribué à éviter des coupures brutales et massives de courant. Les employés de bureaux étaient par exemple invités à s'habiller plus léger pendant l'été, sans veste ni cravate, pour avoir moins chaud et éviter de pousser la climatisation à fond. Les horaires de travail ont été adaptés dans certaines administrations et entreprises pour consommer moins de courant.

L'arrêt du dernier réacteur de Tomari -deux autres sur le même site avaient déjà été stoppés- a été salué par un rassemblement dans un parc de Tokyo de plusieurs milliers de manifestants contre le nucléaire.

"C'est aujourd'hui un jour historique", a lancé un des orateurs, Masashi Ishikawa. "Il y a tellement de centrales, mais aucune ne sera plus en fonctionnement aujourd'hui, et c'est grâce à nos efforts", a-t-il ajouté.

"Non au nucléaire", "Nucléaire, non merci", pouvait-on lire entre autres sur les banderoles. Parmi les manifestants, Yoko Kataoka, une retraitée, souhaitait que l'on puisse "laisser à nos enfants et à nos petits-enfants une Terre où jouer sans s'inquiéter". AP

ll/v0294/mw

 

 

                                                                          **********************************************

 

 

Le Japon a cessé, provisoirement, de produire de l'énergie nucléaire

Le Monde.fr avec AFP | 05.05.2012 à 11h52 • Mis à jour le 05.05.2012 à 11h52

 
 
Le réacteur nucléaire de Hepco à Tomari, mis à l'arrêt samedi 5 mai.

Le processus d'arrêt du dernier réacteur actif au Japon a débuté samedi 5 mai, en vue d'une session de maintenance de plusieurs mois, réduisant à néant la part de l'énergie nucléaire dans l'électricité japonaise.

Un peu plus d'un an après la catastrophe de Fukushima, Hokkaido Electric Power (Hepco), l'une des neuf compagnies régionales de l'archipel, a indiqué avoir commencé à stopper le réacteur Tomari 3, dernière unité active des cinquante que compte le Japon.

A la suite du séisme et du tsunami qui, le 11 mars 2011, avaient engendré un énorme accident dans le complexe atomique Fukushima Dai-Chi, submergé par une vague de 14 mètres de haut, onze réacteurs sur trente-sept en fonctionnement avaient été subitement arrêtés dans les centrales du Nord-Est. Deux autres présentant des risques à Hamaoka, dans le centre du pays, l'ont été plus tard, sur ordre du gouvernement. Par la suite, toutes les autres unités ont successivement été stoppées pour des sessions d'entretien de routine, obligatoires tous les treize mois d'activité continue.

 

 PLAN ÉNERGÉTIQUE PRÉSENTÉ CET ÉTÉ

Le redémarrage de tous les réacteurs viables stoppés pour maintenance ou à cause des secousses sismiques est conditionné à de nouveaux tests de résistance (notamment vis-à-vis des catastrophes naturelles) et à l'approbation des autorités locales, ce qui retarde l'échéancier habituel. Le gouvernement a validé la possibilité de redémarrer deux réacteurs de l'Ouest, mais a promis qu'il ne passerait pas en force sur ce sujet, la population étant beaucoup plus réticente depuis l'accident de Fukushima, la pire catastrophe nucléaire depuis celle de Tchernobyl en Ukraine en 1986. Aucun calendrier n'a en conséquence été avancé, mais le gouvernement promet de proposer un nouveau plan énergétique à long terme durant l'été.

Manifestation anti-nucléaire dans les rues de Tokyo, samedi 5 mai.

 

Afin de compenser l'absence totale d'énergie nucléaire, qui représentait avant le drame de Fukushima près de 30 % de la production d'électricité du pays, les opérateurs sont contraints d'augmenter massivement leurs importations de pétrole et de gaz naturel liquéfié pour doper leurs centrales thermiques. Les citoyens et entreprises nippones sont quant à eux priés de réduire leur consommation d'électricité pour éviter des coupures massives inopinées.

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 16:44

 

LE MONDE | 05.05.2012 à 14h32 • Mis à jour le 05.05.2012 à 15h34

 
 
En Grèce, berceau de la démocratie, rarement une élection n'aura été observée avec autant d'attention que les législatives du 6 mai.

Une nouvelle fois, l'attention de l'Europe et celle du monde vont se tourner vers la Grèce. Dans l'espoir que ce pays commence enfin à émerger de la crise terrible dans laquelle il s'est plongé. Avec la crainte, tout aussi grande, qu'il n'y parvienne pas.

Dimanche 6 mai, les Grecs se rendent aux urnes pour élire un nouveau Parlement. Six mois après le psychodrame qui a conduit à la démission du premier ministre socialiste Georges Papandréou et à son remplacement par l'ancien vice-président de la Banque centrale européenne, Lucas Papadémos, ce doit être un nécessaire moment de vérité.

Qui plus est, dans le berceau de la démocratie, l'élection reste le premier moyen d'engager un débat national approfondi, de clarifier les responsabilités et les projets des uns et des autres, d'exprimer les inquiétudes, les colères et les attentes des citoyens, enfin de refonder la légitimité de ceux qui, demain, auront la charge de sortir le pays de l'ornière.

Jamais en Grèce, depuis la fin de la guerre, un scrutin n'a été aussi crucial. Son enjeu n'est rien de moins que la place du pays dans l'Europe et dans la zone euro ; et sa capacité à surmonter sa faillite actuelle.

Rarement, pourtant, une élection aura été aussi peu porteuse d'espérances. Accablé, écoeuré et déboussolé, le peuple grec va voter, dimanche, dans un mélange de peur, de colère et de résignation. Rarement, par conséquent, le résultat d'une telle consultation aura été aussi incertain. Tout y contribue : l'éparpillement des candidatures, le discrédit des responsables politiques - de gauche comme de droite -, la montée des extrémismes, l'indécision des électeurs. Rien ne garantit, bien au contraire, que ce scrutin permette de surmonter l'instabilité et de former un gouvernement capable de prendre et d'appliquer les rudes décisions qui l'attendent.

A cet égard, le spectacle de la campagne électorale est inquiétant : les deux partis qui constituent l'actuel gouvernement - le Pasok, à gauche, et Nouvelle Démocratie, à droite -, ont de bonnes chances de devoir poursuivre leur cohabitation. Pourtant, ils ont fait campagne l'un contre l'autre comme au plus beau temps de ce bipartisme clientéliste qui a tant paralysé la Grèce. Face à eux, la gauche hostile aux plans d'aide européens n'a pas su construire une alternative crédible. A l'opposé, l'entrée possible au Parlement d'un parti fasciste, L'Aube dorée, fait peser une lourde menace sur un pays traumatisé par sept ans de junte militaire, de 1967 à 1974.

A la demande de l'Europe, du FMI et de la Banque mondiale, le gouvernement de Georges Papandréou avait fait la liste de 180 professions dites "fermées", des avocats aux pharmaciens, qui bénéficiaient de privilèges destinés à les protéger d'une trop forte concurrence. Une profession fermée est restée protégée, on s'y succède de père en fils, en toute impunité : celle des hommes politiques grecs. Elle est à réformer d'urgence. On peut, hélas, douter que le scrutin du 6 mai y contribue.

 

 

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 16:38

 

 

LE MONDE | 05.05.2012 à 13h40 • Mis à jour le 05.05.2012 à 15h09

Par Claire Gatinois

 
 
Les politiques d'austérité et les dégâts qu'elles provoquent sur la croissance commencent, de fait, à se ressentir sur l'économie d'outre-Rhin.

 

En novembre 2011, le parlementaire Volker Kauder (CDU, conservateur) avait un peu maladroitement affirmé : "Maintenant, l'Europe parle allemand." Sous-entendu, les pays dépensiers de l'Union monétaire se mettent au pas adoptant - enfin - la rigueur nécessaire à l'assainissement de leurs comptes publics.

Six mois plus tard, après un trimestre de croissance négative en fin d'année dernière et des indicateurs en déclin, l'Allemagne semble au contraire parler un peu plus "européen". Les politiques d'austérité et les dégâts qu'elles provoquent sur la croissance commencent, de fait, à se ressentir sur l'économie d'outre-Rhin.

Il y a notamment eu ce chiffre surprenant et décevant de 19 000 nouveaux demandeurs d'emploi enregistrés en avril. Si le taux de chômage en Allemagne, à 6,8 % de la population active, reste extrêmement enviable pour l'Europe du Sud, cet indicateur a envoyé un mauvais signal.

Et il n'est ni le seul, ni le premier. Le moral des consommateurs flanche, les exportations stagnent et le niveau d'activité industrielle a des accès de faiblesse. Mercredi 2 mai, l'indice PMI des directeurs d'achat permettant de mesurer le niveau de la production a reculé. En cause, "la demande, plus faible, des clients d'Europe du Sud", selon Markit, l'institut qui publie cette donnée.

Pour Christian Ott, économiste chez Natixis à Francfort, ce ralentissement n'est pas très étonnant. Il reflète, une fois de plus, la vulnérabilité du modèle économique allemand, focalisé sur le commerce extérieur : 40 % de ses exportations sont, rappelle-t-il, destinées aux pays de la zone euro. "Ce qui est finalement surprenant, c'est que l'Allemagne ait résisté si longtemps", estime M. Ott.

Reste à savoir s'il s'agit d'un simple trou d'air ou des prémices d'une dégradation plus profonde. Après le recul du produit intérieur brut (PIB) de 0,2 % au quatrième trimestre 2011, la plupart des experts s'attendent à une croissance zéro pour les trois premiers mois de 2012. Mais, si le PIB est négatif, même légèrement, le pays sera techniquement en récession.

Un choc pour la première économie européenne érigée, depuis le début de la crise des dettes souveraines, en modèle absolu.

D'autant que les choses pourraient s'aggraver encore si la situation des Dix-Sept se compliquait. Dans un scénario pessimiste, l'institut économique allemand Diw redoute 200 000 pertes d'emploi en 2012. Les experts de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) calculent, eux, que l'Allemagne perdra 1,2 point de croissance cette année à cause des restrictions budgétaires en Europe.

De quoi inciter Berlin à se soucier davantage de la croissance et un peu moins d'austérité ? Rien n'est impossible. Angela Merkel, la chancelière allemande, a déjà signalé qu'elle préparait un "agenda de croissance pour le sommet européen de juin".

Il ne faut pas se faire trop d'illusions, pondère toutefois Ferdinand Fichtner, économiste à l'institut Diw à Berlin. "Malheureusement", soupire-t-il. A ses yeux, le pays, aux finances exemplaires, reste attaché au respect des règles d'orthodoxie budgétaire inscrites dans le traité européen signé en mars.

"DONNANT-DONNANT"

La population semble, d'ailleurs, soutenir ce point de vue : selon un sondage Infratest Dimap, publié vendredi 4 mai par le quotidien Die Welt, 55 % des Allemands se disent favorables à la discipline défendue par Mme Merkel. "S'il se décide quelque chose, ce sera donnant-donnant", conclut M. Fichtner.

C'est que l'Allemagne a encore des ressources pour s'éviter une grave crise, avec ou sans le retour rapide de la croissance en zone euro. Grâce à son industrie ultra-compétitive, elle profitera du rebond des Etats-Unis et de la croissance toujours tonique de la Chine et de pays d'Europe de l'Est pour doper ses exportations, pensent les économistes.

Surtout, après quinze années d'austérité et de modération salariale, le pays peut lâcher du lest sur les rémunérations et la fiscalité des ménages. Assez pour faire grossir la demande intérieure et rendre le pays moins dépendant de ses "clients". Déjà les syndicats bataillent en faveur de hausses de plus de 6 % dans certains secteurs.

Une bonne nouvelle pour l'Allemagne, juge Thomas Harjes chez Barclays, puisque cela permettra de mieux équilibrer l'économie du pays. Mais aussi un soulagement pour l'Europe du Sud en dépression, qui pourrait ainsi trouver un nouveau débouché pour ses exportations.

Claire Gatinois

Un groupe familial qui ne publie pas ses comptes

 

Aldi Société à responsabilité limitée, Aldi n'est pas tenu de publier des chiffres détaillés.

Le groupe familial réalise dans le monde un chiffre d'affaires estimé par les experts de l'institut Planet Retail à 57,2 milliards d'euros. Il emploierait environ 100 000 salariés dans le monde.

Le secteur du hard discount L'institut GfK estime qu'Aldi et les autres hard discounters allemands comme Lidl, Netto ou Penny détiennent 43,4 % du marché de la distribution en Allemagne. Un chiffre en baisse, alors que, selon les experts, le modèle est en perte de vitesse.

 

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