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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 21:23

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 21:16

BFMTVPar BFMT

 


A l’occasion de leur premier anniversaire, des dizaines de milliers d'Indignés ont manifesté ce samedi en Espagne, mais aussi dans de nombreux autres pays, pour dénoncer la crise, la corruption et le chômage.

 

http://www.dailymotion.com/video/xqskhx_un-an-apres-les-indignes-ne-decolerent-pas_news

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 21:10

 

Monde - le 13 Mai 2012

 

La Puerta Del Sol samedi soir

  

Les indignés ont déferlé sur l’Europe par centaines de milliers

 

Des centaines de milliers d’indignés ont manifesté ce weekend en Espagne, au Portugal ou encore en Angleterre, reprenant symboliquement les rues un an après la naissance de leur mouvement. Les mots d’ordres sont toujours d’actualité, ils dénoncent la crise, la corruption et le chômage. Des milliers d’entre eux, bravant l'interdiction, ont passé la nuit sur la place Puerta Del Sol.

"Ils ne nous représentent pas", scandaient des dizaines de milliers de manifestants à Madrid. Les indignés ont envahi la Puerta del Sol, la grande place du centre de la ville qui a vu naître le mouvement, le 15 mai 2011, pour une nuit de fête, défiant l'interdiction officielle de manifester après 22 heures. Au total, des manifestations étaient organisées dans 80 villes d'Espagne, ils étaient plusieurs dizaines de milliers dans les principales villes comme Madrid et Barcelone.

"Votre dette, ne la payons pas", annonçait une grande banderole. D'autres encore proclamaient: "Nous ne sommes pas des marchandises aux mains des politiques ou des banquiers", "La violence, c'est de gagner 600 euros". Partout dans la foule, des bras levés agitaient de petites pancartes avec un seul mot, "Non", et une paire de ciseaux dessinée, figurant les coupes budgétaires sévères qui frappent la santé et l'éducation.

Mais le gouvernement de droite, arrivé au pouvoir dans l'intervalle, a cette fois affiché sa fermeté, déclarant "illégale" toute tentative d'installer un nouveau campement et imposant des restrictions horaires aux manifestants.

  • La nuit sur Puerta Del Sol

Déterminés à braver l’interdiction ils étaient toujours plusieurs milliers sur la Puerta Del Sol au milieu de la nuit, assis en cercle ou debout, bavardant ou jouant des percussions, encadrés par de nombreux cars de police stationnés dans les rues voisines. A minuit, la foule, bras levés au ciel, s'est figée dans une minute de silence, avant de hurler en signe de défi "oui, nous pouvons, oui, nous pouvons". La police les a délogés tôt ce dimanche matin.

Ces grandes manifestations montrent que le mouvement est toujours vif, malgré un certain manque de visibilité du fait de leur refus de se structurer. A noter également qu’à la différence d'il y a un an, les rues d'Espagne sont envahies presque chaque semaine par les manifestations convoquées par les syndicats contre la rigueur, le mouvement social a clairement repris le flambeau de la lutte.

  • Et ailleurs

Ils étaient aussi plusieurs milliers au Portugal, à Lisbone, Porto, Coimbra ou encore Faro. "Précaires du monde entier unissez-vous", "printemps global, protestation internationale", "les idées descendent dans la rue", pouvait-on lire sur quelques unes des banderoles portées par les manifestants.  La récession s'est aggravée au Portugal et le chômage, dont le taux dépasse actuellement 15% de la population active, frappe 35% des jeunes à la suite des mesures d'austérité mises en oeuvre par le gouvernement en contrepartie d'une aide exceptionnelle de 78 milliards d'euros, accordée en mai 2011 par l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI).

Plusieurs centaines d'"indignés" du mouvement "Occupy London" se sont également rassemblés sur les marches de la cathédrale St-Paul, à l'occasion d'une journée mondiale d'action du  mouvement. Des banderoles rappelaient leurs mots d'ordres très anticapitalistes: "A bas le capitalisme prédateur", "Vive la démocratie politique", ou "Le peuple avant les profits".

Des milliers d’indignés ont manifesté jusqu’en Israël, portant des revendications sociales mais également de nombreux slogans - comme "le peuple exige le départ de Bibi" - visaient directement le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 21:03

 

WikiStrike LIVE:

les indignés reprennent Puerta del Sol (Madrid) 

WIKILIVE.PNG

 

Watch live streaming video from globalrevolution at livestream.com

 

 

Chassés tôt ce matin par la police qui craignait une installation de campements, les madrilènes indignés ont décidé de réinvestir ce soir la Puerta del Sol, la place centrale de Madrid.

 

 

 

 

                                                         ******************************************************

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=K4Rv4X-rcDs

#12M15M - Grito Mudo Puerta del Sol 12 de mayo 2012

 

 

Publiée le 13 mai 2012 par uNVaGaBuNDoMeNTaL

Grito Mudo del #15M en la Puerta del Sol el 12 de mayo de 2012 con motivo del primer aniversario del movimiento. Momento vivido junto a mis compañeros y compañeras de @AsambleaLega15M

 

 

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 20:55

Le Point.fr - Publié le 13/05/2012 à 09:47 - Modifié le 13/05/2012 à 09:53

Plusieurs milliers de manifestants israéliens contre la vie chère se sont rassemblés samedi soir au centre de la ville.

Plusieurs milliers d'Israéliens se sont rassemblés samedi soir au centre de Tel-Aviv pour dénoncer notamment la vie chère et les inégalités sociales. Les manifestants, qui avaient pour but de relancer le plus important mouvement de contestation sociale qu'ait connu Israël l'été dernier, ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "le peuple exige la justice sociale" et "nous voulons la justice sociale, pas la charité". "Remettre le pays dans les mains des citoyens" était le mot d'ordre des organisateurs des défilés qui se sont tenus dans les principales villes israéliennes.

Certains slogans - comme "le peuple exige le départ de Bibi" - visaient directement le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, dont les réponses aux revendications de l'été dernier ont été jugées insuffisantes par une majorité d'Israéliens. Benyamin Netanyahou avait nommé un économiste, Manuel Trajtenberg, à la tête d'une commission gouvernementale dont les propositions ont été jugées très insuffisantes par les animateurs du mouvement, qui exigent des changements de fond.

Cette semaine, un millier de manifestants ont défilé à Tel-Aviv pour dénoncer la formation d'un gouvernement d'union nationale entre Benyamin Netanyahou et le leader du parti de centre droit Kadima, Shaul Mofaz. Les manifestations de l'été dernier avaient atteint leur apogée le 3 septembre avec près d'un demi-million d'Israéliens "indignés" dans tout le pays, descendus dans les rues afin de dénoncer notamment la hausse brutale du prix du logement.

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 20:47

 

Rue89 -- Publié le :13/05/2012 à 16h39

 

Pour visualiser la vidéo, appuyer sur la touche "Ctrl" de votre clavier + cliquer gauche sur ce "link"

 

Le mouvement des Indignés a fêté samedi son premier anniversaire en reprenant possession de la Puerta del Sol à Madrid. Ils étaient plusieurs dizaines de milliers (30 000 selon la police) venus de tout le pays.

La foule n’avait l’autorisation de rester que jusqu’à 22 heures, mais à 5 heures du matin, certains chantaient encore. La police a délogé dimanche matin quelques centaines de manifestants encore présents.

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 20:40

 

 

Rue89 - enquête 13/05/2012 à 15h05

Franck Berteau et Mathieu Palain

 

Les producteurs d’asperges landais recourent à des travailleurs sud-américains envoyés par une agence d’intérim espagnole aux pratiques douteuses.


Culture d’asperges (Carly&Art/Flickr/CC)

Franck Berteau et Mathieu Palain, alors étudiants à l’Institut pratique du journalisme (IPJ), ont reçu pour cet article le prix 2011 de l’Association des journalistes de l’information sociale qui distingue de futurs journalistes s’intéressant à la sphère sociale.

Les deux jeunes journalistes ont réalisé cette enquête sur la récolte des asperges dans les Landes en février-mars 2011. Cette récolte représente un travail physique harassant effectué par des saisonniers, notamment des travailleurs équatoriens.

Depuis le mois dernier, c’est à nouveau la saison des asperges dans le Sud-Ouest. Et les travailleurs équatoriens n’ont pas disparu des champs, même s’ils sont moins nombreux que l’an passé.

En cause : la mauvaise récolte due aux conditions climatiques, souligne Evelyne Margariti, présidente du Syndicat des asperges des Landes, elle-même productrice :

« Ce que l’on constate aussi, pour cette saison 2012, c’est qu’on a beaucoup moins de mal à recruter des Français. La tension est telle sur le marché du travail que les demandeurs d’emploi ont retrouvé le chemin des champs. »

D’autres producteurs affirment être « contraints » de recourir aux Equatoriens. Christophe Paillaugue, asparagiculteur et président de la coopérative Copadax, en fait partie :

« Ces travailleurs équatoriens, on les paie de 20 à 25% plus cher que la main d’œuvre locale, donc si on fait appel à eux, c’est qu’on n’a pas le choix. »

Résidents sur le territoire espagnol, ces travailleurs d’origine équatorienne sont libres de se déplacer dans l’espace communautaire européen. Jusque-là, rien d’illégal. En revanche, les deux journalistes révèlent que l’agence d’intérim qui les envoie, Terra Fecundis, profite de cette manne en ponctionnant allégrement une grande part de leur salaire, ou de leurs transferts d’argent au pays.

Contactée par Rue89, la société espagnole n’a pas donné suite à notre demande.

Nous publions cette enquête inédite. Aurélie Abadie

(Des Landes) D’un revers de la main, l’agricultrice désigne son champ. Sous les bâches en plastique noir, les asperges ont germé dans des buttes de terre. Aux premiers jours de mars, elles quittent leur cocon.

Trois mois durant, le dos courbé au-dessus des sillons, des saisonniers ramassent ce « trésor des sables landais », comme le désigne Evelyne Margariti. Parmi eux, des Français, venus en voisins, mais surtout des Equatoriens.

Un renfort vital pour le département, premier producteur national. Depuis une dizaine d’années, les gens du coin boudent la saison des asperges.

Certains tentent le coup, s’inscrivent, commencent la récolte et abandonnent deux jours plus tard, laissant les exploitants avec leurs asperges sur les bras, racontent plusieurs agriculteurs comme Evelyne Margariti à Ychoux :

« A cause du manque de ramasseurs, des hectares entiers pourrissaient dans les champs. On s’est retrouvé à deux doigts d’arrêter la production. »

Le messie de la saison des asperges

Et le messie est arrivé : Terra Fecundis. « Un vrai soulagement, pour tout le monde », souffle l’agricultrice.

Créée en 2000, l’entreprise espagnole connaît un essor fulgurant. Son patron, Celedonio Perea, a même été sacré entrepreneur de l’année 2009 par la région de Murcie, où siège la société.

Sa spécialité : le détachement de saisonniers étrangers. Pour l’essentiel, des Equatoriens sollicités pour ramasser les oranges de Grenade, les tomates de Sicile ou les asperges de Mont-de-Marsan. Une société d’intérim transnationale passée de 400 salariés fin 2007 à plus de 1 700 salariés.

Simple comme un coup de fil

Finies les petites annonces chez le boulanger du village ou les entretiens infructueux avec des chômeurs envoyés par Pôle emploi. Avec Terra Fecundis, le recrutement devient simple comme un coup de fil, constate Evelyne Margariti :

« Nous leur précisons le nombre de personnes dont nous avons besoin. A la date voulue, les Equatoriens sont dans nos champs. »

Pour elle, ce sera une première. D’ordinaire, l’agricultrice parvient à se bricoler une équipe de saisonniers avec son « noyau d’anciens » et une poignée de locaux plus ou moins fidèles. Pas cette année. A quelques semaines du début de la saison 2011, son effectif demeurait incomplet. Alors, ses collègues l’ont convaincue. L’exploitante assure :

« Le plus possible, j’essaye d’embaucher des gens du coin, de garder une attitude citoyenne. Mais je ne suis pas assistante sociale, j’ai une entreprise à faire tourner. »

Elle sait qu’elle n’aura pas à le regretter. Motivés, durs au mal, compétents, les Equatoriens font figure de saisonniers modèles :

« Ils peuvent ramasser sept à huit heures d’asperges par jour. Un rythme que la main d’œuvre locale peine à tenir. »

Selon l’Inspection du travail des Landes, le nombre d’agriculteurs du département ayant fait appel à Terra Fecundis aurait augmenté de 41% sur les deux dernières saisons. Pour s’octroyer les services de ces travailleurs assidus, les exploitants déboursent jusqu’à 16 euros de l’heure par saisonnier. Trois à quatre euros de plus que pour des Français, sans compter le transport et le logement des intérimaires laissés à la charge des agriculteurs. Un surcoût largement rentabilisé. « C’est le choix de la tranquillité », résume l’agricultrice.

Pas de paperasse à gérer ni de contrat de travail à rédiger, la société espagnole s’occupe de tout. Surtout des salaires versés aux Equatoriens. Les exploitants eux-mêmes ignorent combien sont payés ceux qui arpentent leurs champs. Et l’opacité qui entoure l’emploi de ces Sud-Américains ne s’arrête pas à la rémunération.

Un flou juridique

En 2003, dans les Bouches-du-Rhône, un inspecteur du travail contrôle un agriculteur qui dispose de douze saisonniers équatoriens. A l’époque, Terra Fecundis n’opère pas en tant qu’entreprise de travail temporaire mais sous le régime de la prestation de services. La nuance lui interdit de louer du personnel. La société se retrouve devant le tribunal de Marseille pour travail illégal. Peu avant la comparution, ses dirigeants se pressent de changer les statuts.

Devenue boîte d’intérim, elle évite la condamnation. Interrogés sur la soudaineté de la manœuvre, Terra Fecundis invoque « une nécessaire adaptation aux exigences de nos clients agriculteurs. Un paysan trouve plus judicieux de payer pour du personnel embauché que pour une surface récoltée ». Une feinte classique, selon Béatrice Mesini, chercheuse au CNRS, qui enquête depuis 2006 sur l’activité de la société espagnole dans le Sud-Est de la France :

« Ils jouent en permanence sur des conflits d’interprétation entre notre législation nationale et le droit communautaire. »

Pour elle, les Equatoriens sont payés « autour de 7,50 euros de l’heure ». Moins, selon d’autres exploitants. Plus, selon Virginie Chrestia-Cabanne, inspectrice du travail dans les Landes :

« Les saisonniers détachés par Terra Fecundis sont tous rémunérés au smic. Les contrôles n’ont révélé aucun manquement à la loi. Ce qui ne nous empêche pas de rester en veille permanente. Il s’agit d’une situation fragile. »

Comprendre, à la frontière de la légalité. Comme le rappelle Béatrice Mesini :

« Les exploitants sont libérés des contraintes qui pesaient sur leurs épaules avec les anciens contrats. Ils peuvent désormais licencier du jour au lendemain. »

Même si le cas de figure ne se présente que rarement, les agriculteurs savent qu’ils disposent de cette facilité. « Si quelqu’un ne convient pas, vous téléphonez pour dire que vous n’en voulez plus », concède l’agricultrice Evelyne Margariti. « Le lendemain, on vous en envoie un autre. »

Béatrice Mesini rapporte l’histoire de cet Equatorien employé pour la récolte des pommes dans les Bouches-du-Rhône qui s’est vu transféré, en pleine nuit, jusqu’à une ferme des Pyrénées. Dès l’aube, il s’attelait à sa nouvelle mission. L’inspectrice du travail assure :

« Nous n’avons pas directement observé ce type de problème. Mais s’ils se produisaient, ces renvois instantanés présenteraient un caractère irrégulier. La rupture d’une mission d’intérim n’est possible qu’en cas de faute grave. »

Des situations de dépendance

Des fautes graves qui, avec les Equatoriens, ne risquent pas de se produire. La pression de l’entreprise et les situations de dépendance qu’elle instaure cultivent la docilité des intérimaires. Pendant la saison, un référent de Terra Fecundis sillonne la campagne landaise pour vérifier le bon déroulement de la récolte. Et son rôle ne se limite pas à de banales visites de courtoisie. Il est aussi la mère nourricière des Equatoriens. Au sens propre.

En période de travail, les saisonniers n’ont pas accès à leurs ressources financières. Chaque semaine, l’homme leur distribue de l’argent de poche, en espèces, pour qu’ils puissent téléphoner à leur famille et s’acheter de quoi manger.

Une infantilisation qui s’accompagne d’une sorte d’assignation à résidence. Perdus au milieu de nulle part, les intérimaires n’ont pas le droit de quitter, seuls, l’exploitation. D’ailleurs, la plupart du temps, ils n’en ont pas les moyens. Les paysans doivent leur fournir un toit, pas les véhiculer.

A en croire les agriculteurs, les Equatoriens ne se plaignent pas. Pour l’instant. Certes, les conditions sont rudes, mais ils ne refuseraient pour rien au monde le travail que leur offre Terra Fecundis. S’ils ont traversé l’Atlantique, c’est pour gagner de l’argent.

En Equateur, le salaire minimum ne dépasse pas 225 euros par mois et, en Espagne, la crise du bâtiment a dopé la concurrence entre les migrants. Sous les serres d’Andalousie, Marocains, Bulgares, Roumains et Nigérians se disputent le travail pour à peine plus de 3 euros de l’heure. Rien à voir avec le monopole des asperges landaises que leur offre Terra Fecundis.

Ce qui leur pèse le plus, c’est d’être trimballés dans plusieurs pays. Béatrice Mesini constate :

« Ils sont déboussolés. Avant, ils alimentaient des migrations pendulaires, du pays d’origine vers le pays d’accueil. Aujourd’hui, leurs identités de travail sont éclatées entre l’Equateur, l’Espagne et les pays où ils sont détachés. »

Face à cette « triangulation » nuisible, les Sud-Américains préféreraient voir Quito et Paris s’entendre sur d’éventuels accords qui leur permettraient de sauter la case Terra Fecundis.

« Des commissions sur tout et n’importe quoi »

Ces émigrés n’envisagent pas leur futur en Europe. La vie, la vraie, les attend en Equateur, où ils rêvent d’une belle maison et d’un commerce prospère. Là encore, Terra Fecundis s’occupe de tout. L’embauche par l’entreprise s’accompagne de la réalisation d’un projet immobilier au pays. Au sein du groupe, les dirigeants ont créé Mitad del Mundo, une filiale bancaire qui supervise les chantiers en Equateur.

Souhaitant intervenir également sur les transferts d’argent, ils ont signé en 2008 un partenariat avec Western Union pour « faciliter aux travailleurs l’envoi des salaires à leur famille ». Et comme il n’existe pas de services gratuits, Terra Fecundis retient 30% sur chaque transfert. Béatrice Mesini insiste :

« Ce dont se plaignent le plus les salariés Equatoriens, c’est justement cette tendance de Terra Fecundis à prendre des commissions sur tout et n’importe quoi. »

Solidement ancrée dans le paysage agricole européen, l’entreprise prend de l’ampleur et de la confiance. Pour la première fois cette année, à la manière d’une multinationale, elle offre à ses clients des voyages tous frais payés dans le Sud de l’Espagne. « Avec mon mari, nous sommes invités à venir voir les installations de la société », s’enthousiasme Geneviève Bagnères-Labaste, exploitante d’asperges dans le Sud des Landes.

Avant d’attaquer la saison, ces quatre jours de repos dans un hôtel de Murcie sonnent comme une bénédiction. L’opération séduction fonctionne à fond.

L’avenir s’annonce radieux pour Terra Fecundis. A tel point que d’autres l’imitent. Sa copie conforme – Safor Temporis – prend ses marques dans les Landes. Depuis quelques années, elle a séduit Maïsadour, la plus grosse coopérative d’asperges de la région. « En 2009, nous leur avions demandé une vingtaine de travailleurs et, l’an dernier, 70 », explique Jean-Pierre Lahillade, administrateur de Maïsadour. « Cette saison, nous attendons 150 Equatoriens. »

Les deux sociétés peuvent voir venir :

« Une fois que l’on a goûté à leur système, difficile de faire machine arrière. »

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 20:34

 

Le Monge - /insecurite.blog.lemonde.fr

Photo : lefigaro.fr

 

Dimanche 6 mai 2012, Claude Guéant a fait publier un décret de la loi LOPPSI 2 fusionnant le STIC policier (système de traitement des infractions constatées) avec le JUDEX de la gendarmerie (système judiciaire de documentation et d'exploitation). Cet énorme fichier désignera les personnes soupçonnées et leurs victimes présumées, le tout sur plusieurs décennies. Si cette fusion apparaît comme une nécessité pour le bon travail de police judiciaire, il est cependant bien établi que le fichier STIC de la police nationale comporte un taux d'erreur particulièrement important et même inquiétant (voir un dossier complet sur ce sujet). Ce nouveau fichier commun sera en outre couplé à un dispositif de reconnaissance faciale permettant d’exploiter les visages captés par vidéosurveillance. Comme l’a mentionné la CNIL, on peut y trouver aussi les « origines raciales ou ethniques », ainsi que les opinions politiques, syndicales, philosophiques et religieuses, de même que des données relatives à la santé et à la vie sexuelle.

Mardi 8 mai, c’était au tour du fichier d’analyse sérielle d'être créé par décret (voir le texte). Il permet aux enquêteurs d’aspirer, comparer et exploiter dans un seul fichier tout l’environnement d’une infraction, pour peu qu’elle soit punie d’au moins 5 ans d’emprisonnement. Le mécanisme est très large puisque ce fichier peut être alimenté par les appels téléphoniques, mais aussi les logs ou toutes les activités sur les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter dans le périmètre de l’infraction. Des sources ouvertes, donc, ou fermées comme les IP, numéros de téléphone, données détenues par les fournisseurs d'accès Internet (FAI).

Pour aller plus loin :

* Lire un article plus complet sur PC INpact

* Lire l'avis de la CNIL sur ces fichiers de la LOPPSI 2

* Lire le précédent article sur le sujet : Contestez un PV, vous serez fichés

* Voir tous les articles consacrés aux fichiers de police sur le site Délinquance, justice et autres questions de société

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 20:28

 

Le Monde  - /montpellier.blog.lemonde.fr

13 mai 2012

Alain Frapolli à l'"agora" de la Paillade | Photo B. Monasterolo

Alain Frapolli a pris sa retraite en 2002, au moment où la police de proximité était rangée au rayon des mauvaises idées par une droite revenue aux affaires. Tout un symbole tant ce policier a agi pour faire naître cette police devenue l'un des points de fixation de la divergence idéologique entre droite et gauche.

Comme tant d'autres familles, celle d'Alain Frapolli est arrivée en France en 1962 après que l'Algérie eût cessé d'être française. Il se souvient du centre d'accueil de Bordeaux où il a passé un premier hiver "rude et froid", du racisme dont ils étaient victimes et auquel il "ne comprenait rien", de l'école et du football qui lui ont "permis de [s']intégrer". Cet "enfant de la déchirure française", tel qu'il se définit, passera les concours administratifs et rejoindra la police qu'il ne quittera plus jusqu'à la retraite.

Sa première affectation est à Bordeaux, à la circulation. Puis ce sera les CRS qui le mèneront un peu partout au gré des missions. Enfin, en 1989 il arrive au bureau de police de la Paillade, le quartier dit difficile de Montpellier. "J'avais un diplôme d'Etat d'animateur, j'avais été CRS maître-nageur sur les plages alors, du jour au lendemain, on m'a dit 'tu vas aller faire de l'animation' à la Paillade dont je connaissais la réputation. Je suis arrivé la fleur au fusil !", raconte-t-il. C'était en 1989, c'était la police de proximité avant l'heure et "ce n'était pas simple".

"Peu à peu, on a réussi à faire en sorte que le bureau de police ne soit plus un endroit où on voulait foutre le feu. Les gens venaient et nous faisaient confiance.
L'intérêt de créer ces contacts, c'était d'avoir une vue d'ensemble du quartier.
Du coup, on pouvait faire des actions de police ciblées. 
On ne faisait pas d'amalgame entre les délinquants et leurs voisins.
 Putain, à Montpellier on a réussi à faire des choses bien... "
, raconte-t-il, nostalgique.

"Un jour j'étais en survêt', le lendemain, j'étais en uniforme", résume-t-il. Il était des policiers qui jouaient au football avec les jeunes du quartier, les emmenaient à la piscine ou à la plage, etc. Bref, il les connaissait. "Parfois, les collègues me demandaient si je n'avais pas honte de faire ce travail". Il n'avait cure des remarques désobligeantes car cette façon de procéder ne "l'empêchait pourtant pas d'être flic", explique-t-il en montrant une coupure jaunie d'un journal local où il a été photographié s'entraînant au tir.

On sent qu'il pourrait parler des heures de cette période. Il multiplie les anecdotes : les coups de fil à pas d'heure pour qu'il vienne régler une situation tendue, les moments où ça coinçait avec sa hiérarchie, les exemples de ces gamins devenus des trentenaires "respectables et respectés". A mesure qu'il fait le récit de ces bouts de vie dans la police de proximité, il tourne les pages d'un classeur où il a rangé les articles de journaux le concernant. On l'y voit à la piscine avec des adolescents, au commissariat, au Centre de loisirs des jeunes. Il y est photographié comme l'homme de l'année de la Gazette de Montpellier ou quand il a été nommé chevalier de l'Ordre national du mérite en récompense de "29 ans de services civils, militaires et d'activités sociales" comme il est sobrement écrit dans le décret.

Vint le moment de la retraite. Il aurait pu continuer quelques années. "J'étais fatigué, saturé. C'était quand même dur à gérer. Il fallait que je prenne une décision. Je l'ai prise, sans regret". C'est "depuis son canapé" qu'il a vu "les politiques et l'administration casser en peu de temps tout le travail". "On est d'accord, le tout préventif, n'a pas de sens. Mais c'est inconsidéré de parler de nettoyage au Kärcher. Et puis on a fait de fausses économies en baissant les effectifs de la police nationale. Quand Nicolas Sarkozy est devenu ministre de l'intérieur, il a bousillé en quelques mois tout le travail de fond", déplore, amer, celui qui envisage de se présenter aux législatives dans la deuxième circonscription de l'Hérault, où se trouve la Paillade, justement.

Le retour de la police de proximité figure dans le programme du nouveau président de la République. Ce qui suscite des espoirs mesurés chez Alain Frapolli. "Ce sera tellement dur de recommencer... Il va falloir recoller les morceaux. Le prochain ministre de l'intérieur devra remettre la police dans la rue", martèle-t-il. Que lui conseillerait-il à ce futur ministre socialiste ? "J'aimerais qu'il fasse appel à moi !", plaisante-t-il. "Plus sérieusement, je souhaite qu'il regarde attentivement ce que l'on a fait toutes ces années. Surtout, je lui dirais de moduler le discours sur la police de proximité dès l'école de police, où les gamins rêvent plutôt d'intégrer la BAC ou le RAID".

Depuis sa retraite, Alain Frapolli n'était pas retourné à la Paillade, pour mieux tourner la page. Il y retourne depuis trois mois – nous l'avions rencontré lors de l' "agora". Il y voit les gamins d'autrefois devenus des adultes, des pères et des mères de famille, des policiers parfois. "Leur réussite, leur intégration – je ne sais pas comment il faut dire – c'est ma plus grande réussite. Et ça on ne peut pas me l'enlever", conclut-il à voix basse, l’œil humide.

 

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 20:22

 

 

Le Net, c'est du chinois

LE MONDE CULTURE ET IDEES | 13.05.2012 à 18h49 • Mis à jour le 13.05.2012 à 20h31

Par François Bougon

 
 
Un jeune homme dans un café internet à Pékin.

Sur les réseaux sociaux chinois (les Weibo), l'imagination est au pouvoir face à la censure. Faute de pouvoir citer les noms des hauts dirigeants politiques et des dissidents, tous placés sur des listes de mots sous surveillance, ou des expressions considérées comme sensibles, telles que "massacre du 4 juin 1989", les internautes chinois élaborent un langage codé. Leur inventivité, pimentée d'humour et d'ironie, est favorisée par la richesse tonale de la langue chinoise, qui facilite le recours aux homophones. "Comme l'a souligné ironiquement l'artiste Ai Weiwei, la censure est un formidable stimulant à la créativité", note Renaud de Spens, spécialiste de l'Internet chinois, basé à Pékin.

L'émergence de ce langage codé amène certains, à l'étranger, à se demander s'ils n'ont pas perdu leur chinois. Surtout lorsqu'il est question des sujets politiques les plus sensibles. Le 23 mars, sur Falanxi360, un forum de discussions destiné aux Chinois vivant en France, "un internaute" - c'est ainsi qu'il se présente - a lancé un appel au secours. Un de ses amis vivant en Chine venait de lui envoyer un texte devenu très populaire dans le pays, afin de "tester le niveau de chinois d'un vieux "huaqiao" (Chinois de la diaspora) qui a vagabondé à l'étranger depuis de longues années". Tous les caractères et les mots lui étaient familiers, mais il ne parvenait pas à comprendre le sens de ce texte : il recelait toutes les techniques utilisées par les internautes chinois pour contourner la censure.

Le site de micromessagerie chinois Sina Weibo.

Ce court récit a été écrit en pleine affaire Bo Xilai, l'ancien numéro un du Parti communiste de la ville de Chongqing, limogé en mars, et dont la femme est soupçonnée de meurtre. Intitulé "La guerre des Télétubbies contre Maître Kong", il évoque une lutte menée par les marionnettes de la célèbre série télévisée britannique destinée à la jeunesse, aidées par Kumho, une marque de pneus sud-coréens, contre les nouilles instantanées Maître Kong ! Les premiers réussissent à déjouer la tentative de Maître Kong d'imposer la fondue de Chongqing sur le marché. Apparaissent dans le récit d'autres marques, telles la boisson Wanglaoji et la lessive Tide.

Pour les non-initiés, une explication s'impose. Les deux principaux dirigeants de la Chine, Wen Jiabao (la transcription de "Télétubbies" en chinois utilise le caractère bao, "trésor") et Hu Jintao ("Kumho" en chinois comporte les caractères hu et jin), se sont opposés à Zhou Yongkang ("Maître Kong"), tous trois étant membres du Comité permanent du bureau politique, le coeur du pouvoir, dont les neuf sièges vont être renouvelés en octobre lors du 18e congrès du Parti communiste.

Zhou Yongkang voulait imposer son protégé, Bo Xilai, fils d'un révolutionnaire historique et numéro un du Parti communiste à Chongqing (désigné dans le texte comme la "fondue de Chongqing"), face au futur numéro un, Xi Jinping - surnommé "lessive Tide", soit en chinois Taizi xiyifen, "lessive qui nettoie les taches". Par une subtile substitution d'idéogrammes, l'expression signifie aussi "prince Xi", or Xi Jinping, lui aussi fils d'un révolutionnaire historique, appartient à l'aristocratie du régime. La chute de M. Bo a été provoquée par la tentative de défection de son bras droit, Wang Lijun ("Wang Laoji" dans le texte), au consulat américain ("Coca Cola"). Conclusion de l'histoire : "La fondue de Chongqing voulait à tout prix entrer sur le marché, mais il n'y a qu'un seul candidat possible et tout le monde voit bien que c'est la lessive Tide."

En quelques jours, le texte des Télétubbies et de Maître Kong a fait le tour du Web chinois. Grâce à lui, les internautes pouvaient aborder un sujet politique sensible, absent des médias officiels. Dans les forums de discussions, puis sur les réseaux sociaux, on s'est aussi amusé de la mode annoncée cet été chez les partisans de M. Bo des tee-shirts "pas épais" (buhou, une autre manière de désigner Bo Xilai, car le caractère bo veut dire "épais"), qui permettront de "réduire la température", ce qui désigne ici Wen Jiabao, wen signifiant aussi la température.

Cette pratique du langage codé n'est pas nouvelle, souligne l'universitaire Séverine Arsène, spécialiste de l'Internet chinois. "Dans des sociétés esclavagistes, les esclaves ont toujours eu des codes entre eux pour que les maîtres ne comprennent pas ce qu'ils disent. Il est normal pour des populations dominées d'avoir ce genre de codes", souligne-t-elle. La nouveauté, dans la Chine contemporaine, est la possibilité d'y avoir accès, grâce à Internet, dans des espaces à la frontière du privé et du public, où se déroulent des "conversations en clair-obscur". "Cela permet à cette culture de devenir moins secrète. Tout le monde sait que cette culture critique et cryptée existe", souligne Séverine Arsène.

Ce phénomène est porté par les nouvelles générations, surnommées les "post-80" (balinghou en chinois) parce qu'elles sont nées après 1980 : de jeunes urbains plus individualistes que leurs aînés, adeptes des nouvelles technologies et qui n'hésitent pas à dévoiler leur intimité sur les blogs, forums de discussions et microblogs. Ils diffusent très rapidement les nouveaux mots et expressions, les faisant régulièrement accéder au statut de "mème", notion bien connue de la culture Web qui désigne la diffusion massive d'une idée et sa réappropriation, réinterprétation et modification par les internautes.

L'un des mèmes qui a connu récemment le plus de succès en Chine est parti d'un reportage diffusé sur une chaîne de CCTV, la télévision officielle, sur la hausse des prix de l'essence. Un jeune homme, interviewé pour un micro-trottoir, y demandait : "Wo neng shuo zanghua ma ?" ("Je peux dire des grossièretés ?") En quelques jours, l'expression, porteuse d'un ras-le-bol exprimé dans les grandes villes où l'inflation sévit, a été reprise, détournée, modifiée, devenant la formule la plus populaire sur les Weibo, apparaissant même en couverture d'un magazine.

Dans les moments politiques les plus sensibles, le Web chinois évoque le dessin animé américain Tom et Jerry, dans lequel le chat et la souris se poursuivent à l'infini sans qu'il y ait vraiment de vainqueur. En pleine affaire Bo Xilai, certains sites de microblog ont été amenés à placer Chongqing sur la liste des mots sensibles. Mais les souris du Web ont trouvé la parade en le remplaçant par "tomate". Pourquoi ? Tomate se dit xihongshi, ce qui peut aussi signifier en chinois "la ville rouge du Sud", soit Chongqing, où Bo Xilai le néo-maoïste avait remis à l'honneur les chants communistes révolutionnaires dans sa quête de pouvoir. Quand "tomate" a été mis sur la liste noire, d'autres mots codés ont surgi. Signe des tensions provoquées par l'affaire Bo Xilai au sein du pouvoir, les commentaires ont été suspendus fin mars pendant trois jours sur les deux principaux sites de microblogs, Sina et QQ Tencent. Une décision sans précédent.

Cette émergence d'une culture contestataire n'est pas pour autant le signe d'une remise en cause radicale du Parti communiste. Contrairement aux opposants qui, comme Ai Weiwei et Liu Xiaobo, contestent ouvertement le régime et sont les cibles de la répression (prison ou résidence surveillée), les "post-80" restent majoritairement légitimistes. Ils aiment se moquer de la "propagande à la papa" mais sont prêts à s'accommoder des projets des dirigeants réformateurs les plus progressistes, ces "technocadres", selon l'expression de Johan Lagerkvist, spécialiste de la Chine, qui veulent s'appuyer sur les nouvelles technologies pour établir une "bonne gouvernance" sous l'égide du Parti communiste.

"Ils sont à la fois très modernes et nationalistes, ce n'est pas une contradiction pour eux", juge Jean-Louis Rocca, directeur de recherches au centre d'études et de recherches internationales (CERI) de Sciences Po. Le représentant vedette de cette génération est le blogueur Han Han, 29 ans, à la fois écrivain et pilote de course. Fin 2011, il a suscité la polémique en publiant sur son blog trois textes sur la révolution, la démocratie et la liberté, jugeant qu'une révolution citoyenne, comme dans les pays arabes, n'était ni possible ni souhaitable. "La question n'est pas de savoir si c'est nécessaire, mais bien de savoir si c'est possible, écrivait-il. Selon moi, ce n'est ni nécessaire ni possible. Mais si vous me demandez si la Chine a besoin d'une réforme plus forte, je répondrai oui."

François Bougon

 

 

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