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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 12:38

 

 

Euro 18/05/2012 à 13h02
Marièke Poulat | Rue89
 

Rena Dourou, députée de Syriza et spécialiste des questions européennes (Via renadourou.gr)

 

Nous avons posé quatre questions à Rena Dourou, députée de Syriza, la coalition de gauche radicale qui a fait une percée aux dernières législatives grecques. Rena Dourou est également membre du Bureau politique de Synaspismos, principal groupe politique qui compose Syriza.

Après les échecs de tractation entre les trois partis dominants – Nouvelle démocratie, Syriza et le Pasok – de nouvelles élections législatives auront lieu le 17 juin. L’interview a été réalisée avant l’annonce d’un nouveau scrutin.

Rue89 : Quelle est la position du Syriza sur l’Europe ? Est-il pour la sortie de l’euro ?

Rena Dourou : Aujourd’hui l’Europe va mal, surtout en raison des politiques de rigueur imposées un peu partout dans l’Union européenne (UE) et la zone euro. Et ses peuples en souffrent. Nous, en Grèce, nous savons de quoi nous parlons : nous avons subi ces politiques dépuis deux ans déjà. Syriza demande que le modèle actuel de la construction européenne, basée sur l’indépendance de la Banque centrale européenne, l’interdiction de prêter aux Etats à des taux très bas (comme l’UE le fait pourtant aux banques), soit refondé pour favoriser l’emploi, la solidarité et la croissance.

Tsipras en visite à Paris
Alors que des rumeurs ont circulé la semaine dernière sur la venue à Paris du leader de Syriza, Alexis Tsipras, il sera finalement présent lundi 21 mai. Il tiendra un meeting de solidarité avec le peuple grec pour une alternative aux politiques d’austérité en Europe, devant l’Assemblée Nationale à 18h30. Il interviendra en compagnie de Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche et de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.

Selon nous, l’euro n’est qu’un outil, qui doit servir à mener une politique en faveur des citoyens et des sociétés. La politique actuelle de l’euro fort n’est pas forcément la règle : il faut changer de politique monétaire, pas de monnaie.

Une sortie de l’euro ne garantirait pas la fin de la concurrence commerciale entre pays membres. Jean-Luc Mélenchon disait dans une interview accordée au quotidien de gauche « Avghi » :

« Le vrai débat n’est pas de savoir s’il faut ou non sortir de l’euro mais s’il faut rompre avec le capitalisme financiarisé et les politiques eurolibérales. Le problème n’est pas l’euro : ce sont les politiques qui sont menées en son nom. »

Nous sommes une force politique responsable, qui ne cède pas aux slogans du moment. Pour vous donner un exemle de la façon dont nous, on conçoit la politique européenne par rapport à la crise, actuellement, notre député européen, Nikos Chountis est en train de contacter des commissaires, des dignitaires impotants de l’union, pour mieux mener notre politique.

Quels sont les principaux points du programme de Syriza ?

Actuellement, nous donnons beaucoup d’importance à la situation économique, aux conséquences catastrophiques de l’application du « mémorandum » [accord entre l’UE et la Grèce, ndlr] dans notre société. Nous sommes à la merci de nos prêteurs ; il faut que cela cesse !

Nous demandons l’annulation du mémorandum signé avec la Troïka, la mise à l’écart de la dette illégale, un moratoire concernant les paiements du reste de la dette, etc. Mais le tout, dans le cadre d’une restructuration économique et dans le sens de la redistribution des richesses, à travers un nouveau système fiscal

qui imposera aux riches de payer au lieu des salariés et les retraités. Nous comptons également sur les investissements publics, car on sait que les investissements privés ne sauront jamais satisfaire les exigences sociales.

On met également de l’importance sur la façon de traiter la question de l’extrême droite, qui a fait surface pendant les élections anticipées, le 6 mai, avec 7%. On doit rester vigilants et combatifs face à ce phénomène si commun d’ailleurs dans toute l’Europe.

Pourquoi une union avec d’autres partis de gauche est difficile ?

Même si le président du groupe parlementaire de Syriza, Alexis Tsipras, a reformulé à plusieurs reprises notre proposition d’union avec le PC et la Gauche démocratique, nous n’avons pas eu de réponse positive. Ce qui a privé la gauche, dans le parlement, d’un front à l’image du Front de la Gauche en France. Sur ce point, on doit souligner les responsabilités historiques du Parti communiste grec qui ignore avec constance tout projet de coalition, tout projet de gouvernement de gauche. C’est dommage, surtout pour le pleuple !

Que pense le Syriza de l’élection de François Hollande en France ?

Nous considérons cette élection comme un premier pas vers le changement des rapports de forces en Europe. Pour mettre un terme à ces politiques d’austérité imposées sur tous les peuples européens. Pour casser le joug de Merkel et de Sarkozy sur les sociétés, à travers le pacte budgétaire, d’inspiration allemande, poussé par Merkel. Mais pour être sûr que Hollande va tenir ses promesses, il faut que la gauche et le Front de Gauche sortent renforcés des urnes le 10 et 17 juin prochain. Car pour nous ce qui importe, désormais, c’est la prise du pouvoir par le peuple, pour que le peuple exerce enfin le pouvoir !

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 12:31

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 18.05.2012 à 11h19

 
 
La Banque centrale européenne préparerait un plan de secours concernant une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro.

La Commission européenne (CE) et la Banque centrale européenne (BCE) travaillent à un plan d'urgence dans le cas où la Grèce devrait quitter la zone euro, a déclaré le commissaire au commerce, Karel De Gucht, dans un entretien publié vendredi.

Il s'agit de la première déclaration d'un haut responsable européenne confirmant l'existence d'un tel plan. Jusqu'à présent, les déclarations allaient plutôt dans le sens inverse.

 UNE PREMIÈRE

Les spéculations sur l'élaboration et le contenu de tels projets sont nourries depuis les élections législatives grecques du 6 mai, mais leur existence n'avait jusqu'à présent pas été confirmée. "Il y a un an et demi, un risque d'effet domino aurait pu exister", a dit Karel De Gucht au quotidien néerlandophone belge De Standaard.

"Mais aujourd'hui, il y a, à la fois au sein de la Banque centrale européenne et de la Commission européenne, des services qui travaillent sur des scénarios d'urgence dans le cas où la Grèce n'y arrive pas."


 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 12:27

Le Monde.fr avec AFP | 18.05.2012 à 12h54

 
 
Plusieurs centaines de salariés et de clients d'Ikea pourraient avoir fait l'objet d'une surveillance de 2003 à 2009.

Ikea France a annoncé, vendredi 18 mai, le départ de quatre dirigeants impliqués dans l'affaire des soupçons de surveillance illégale de salariés et de clients du géant suédois de l'ameublement.

"Un ancien directeur général d'Ikea France, une ancienne directrice des ressources humaines, un ancien directeur financier et l'actuel directeur gestion du risque d'Ikea France vont quitter leur fonction et le groupe Ikea", a fait savoir le groupe, qui évoque des "comportements contraires à l'éthique". Les trois premiers avaient été mis "en disponibilité" à la suite de cette affaire.

Le 13 avril, le parquet de Versailles a ouvert une information judiciaire pour infraction à la législation sur les fichiers informatiques et violation du secret professionnel dans cette affaire. Elle a été confiée à deux juges d'instruction, M. Gallaire et Mme Evrard.

FICHIERS DE POLICE

Elle fait suite à une plainte contre X du syndicat Force ouvrière pour "collecte de données à caractère frauduleux, déloyal ou illicite". Plusieurs centaines de salariés et de clients d'Ikea, notamment ceux du magasin de Brest, pourraient avoir fait l'objet d'une surveillance de 2003 à 2009.

Le syndicat FO soupçonne la filiale française du groupe suédois d'avoir demandé à des enquêteurs privés des renseignements sur les antécédents judiciaires, policiers, ou les comptes en banque de ses salariés et clients, notamment en sollicitant des policiers pour que ceux-ci consultent le fichier STIC ("Système de traitement des infractions constatées") recensant les auteurs et les victimes d'infractions. Les prestataires ont nié avoir agi de la sorte.

Lire : "Espionnage chez Ikea : trois prestataires au cœur du système"

 

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 12:19

 

 

Le Monde.fr | 18.05.2012 à 11h40 • Mis à jour le 18.05.2012 à 12h25

Par Mathilde Gérard (Guimarães, envoyée spéciale)

 

Kyaia

La chaussure, pointure de l'industrie portugaise

 

Pour survivre face à la concurrence internationale, les fabriques de chaussures portugaises misent avec succès sur le design et l'innovation technique. Reportage à Guimarães.

 

C'est une région vallonnée, où les carrés potagers alternent avec les zones industrielles, les vignes avec les usines, au milieu desquelles serpente le fleuve Ave. Là, autour de Braga et de Guimarães, au nord-est de Porto, bat le pouls industriel portugais : dans les années 1960 et 1970, cette région a pris son envol avec le développement d'usines textiles et de fabrication de chaussures (qui emploient plus de 10 % des actifs de la région), profitant de l'essor d'une Europe avide de consommation. Mais dans les années 1990, le pouls a ralenti. Le textile a difficilement résisté à la montée en puissance de la Chine, du Pakistan, de la Tunisie, et les fermetures d'usine se sont multipliées ; le secteur de la chaussure est parvenu en revanche à tenir le cap, en se réinventant.

Nichée au cœur d'un vallon paisible de Guimarães, l'usine Kyaia en illustre le dynamisme. Cette fabrique, à l'origine de la marque Fly London, vendue sur les cinq continents, est un modèle de réussite. Son fondateur et PDG, Fortunato Frederico, fait visiter avec fierté les différents départements de l'entreprise. De la passerelle qui surplombe la salle des machines, dans un bruit de mécanique assourdissant, l'œil embrasse toutes les différentes phases de production, du design à la couture, en passant par la coupe et le piquage.

Image suivante
Du designer aux couturiers, en passant par les maroquiniers, l'usine Kyaia de Guimarães regroupe dans un même espace tous les corps de métier de la chaussure.
Crédits : Mathilde Gérard / Le Monde.fr /
1 sur 16

Le Portugal s'est fait une spécialité du travail de la chaussure. Le pays produit entre 80 et 90 millions de paires chaque année (dont 90 % sont fabriquées dans la région de l'Ave). Ces dernières décennies, le pays a fait grimper ses ventes en misant sur la qualité. "Les Espagnols sont forts dans le travail du plastique, mais au Portugal, nous sommes meilleurs sur le cuir", juge Fortunato Frederico. Quatre chaussures sur cinq produites au Portugal sont effectivement en cuir. En tant qu'industrie légère, la chaussure a su s'adapter facilement au marché, profitant de sa taille relativement modeste.

"Nous avons connu des crises, dans les années 1980 et 1990, mais le secteur des chaussures a toujours su se maintenir", note Henrique Meira, membre de la direction de Fesete, le principal syndicat des employés du textile et de la chaussure. Au début des années 2000, le départ de plusieurs grosses multinationales de la chaussure (Clarks, Rohde, Granite shoes) vers des pays à la main-d'œuvre moins payée (Pologne ou Ethiopie) ont laissé quelque 4 000 employés du secteur sur le carreau. La majorité est partie en retraite ou s'est reconvertie dans les services d'aide à la personne, mais de nombreux ex-employés sont restés au chômage.

L'industrie de la chaussure donnait du travail à 60 000 Portugais en 2000, elle n'en emploie plus que 35 000 aujourd'hui, selon les calculs du syndicat Fesete. Mais le secteur s'est recentré sur de moyennes entreprises portugaises, familiales pour la plupart, écartant les risques de délocalisations, au moins à moyen terme. Les salaires cependant sont restés bas, 500 euros en moyenne pour les ouvriers, tout juste le salaire minimum. "Ce modèle reposant sur des rémunérations basses est le principal avantage comparatif des chaussures portugaises, constate João Teixeira Lopes, professeur de sociologie à l'université de Porto. C'est leur force sur les marchés extérieurs."

PATRON AUTODIDACTE

Comme beaucoup d'autres patrons du secteur, Fortunato Frederico est un autodidacte - "beaucoup de chefs d'entreprises, qui ont commencé à travailler dans les années 1970, ont moins de diplômes que leurs jeunes ouvriers, qui eux ont poursuivi leur scolarité jusqu'à 16 ou 18 ans", explique João Teixeira Lopes. Gravissant les échelons petit à petit, il a commencé à travailler à 14 ans, d'abord en faisant le ménage dans une fabrique de chaussures, puis en travaillant sur les machines, comme monteur de talons, et enfin comme responsable de chaîne. C'est après son service militaire, à 25 ans, qu'il s'associe avec deux partenaires pour monter sa propre usine, mais en 1984, Fortunato Frederico, qui ne veut plus sous-traiter pour de grandes marques, prend son indépendance pour fonder Kyaia. Dix ans plus tard, après avoir embauché designers, techniciens et communicants, l'entreprise met sur orbite sa marque Fly London, dont les modèles mêlent confort et design.

Aujourd'hui, l'entreprise compte 600 employés, répartis sur deux sites de production, et fabrique 750 000 paires de chaussures chaque année. Ses principaux marchés sont le Royaume-Uni, le Danemark, l'Allemagne et les Etats-Unis, mais Kyaia mise beaucoup sur le marché asiatique, en pleine expansion. La clé de sa réussite repose en grande partie sur sa réactivité aux dernières tendances et aux comportements de la clientèle. L'entreprise a misé sur les nouvelles technologies pour élaborer un protocole innovant d'analyse des ventes, en partenariat avec des centres de recherche. Son système de radio-identification (RFID) utilisé sur toute la chaîne logistique, de la production au point de vente, primé à l'étranger, lui permet ainsi de coller au plus près des attentes des clients.

A l'usine Kyaia de Guimaraes.

 "SANS LES EXPORTATIONS, ON SE SUICIDERAIT"


Qualité, design, recherche et développement sont les ingrédients de la renaissance des souliers portugais. "Les manufactures de chaussures ont également fait de gros efforts pour se faire connaître à l'étranger, en participant à des salons internationaux, en investissant dans de nouvelles techniques de marketing", note Henrique Meira, de Fesete.

Exportées à 95 % en moyenne, les chaussures portugaises ont fait du marché extérieur leur cœur de cible. Portées par le marché asiatique notamment, les ventes de Fly London ont ainsi progressé de 3 % au premier trimestre 2012 par rapport à l'année précédente, et ce malgré la mauvaise conjoncture économique nationale. En revanche, les activités portugaises du groupe Kyaia sont en chute libre et ont enregistré l'an dernier un déficit de 50 %. "Si on n'avait pas les exportations, on se suiciderait", note avec emphase M. Frederico.

Les professionnels du secteur ont toutefois confiance dans l'avenir et l'association patronale des fabricants de chaussures a prévu de faire 60 millions d'euros d'investissements ces trois prochaines années pour moderniser ses lignes de production. Syndicats et économistes estiment toutefois que trop d'entreprises portugaises fonctionnent encore sur le principe de la sous-traitance et sont fragilisées de ne pas avoir leur marque propre. Quant au modèle reposant essentiellement sur les exportations, il comporte son lot d'interrogations, car il rend le pays dépendant de la santé économique de ses partenaires. "La région de Porto a fait preuve par le passé d'une forte capacité d'adaptation, conclut avec confiance João Teixeira Lopes. Mais elle devra certainement diversifier sa structure de production pour être moins dépendante d'un seul secteur."

Mathilde Gérard (Guimarães, envoyée spéciale)

Guimarães, capitale européenne de la culture 2012

 

Souvent qualifiée de "berceau du Portugal", car c'est à Guimarães qu'a été proclamée l'indépendance du royaume du Portugal en 1128, la ville est depuis le début de l'année "capitale européenne de la culture". Un label prestigieux pour une ville déjà classée au patrimoine mondial de l'Unesco, mais qui souffre durement de la crise économique avec près de 15 % de chômage.

Les programmateurs ont dû s'adapter à un budget amputé de 20 % après la décision du gouvernement d'adopter un plan d'austérité en 2011. 25 millions d'euros sont donc finalement consacrés à l'organisation d'un millier d'événements, qui doivent attirer 1,5 million de visiteurs tout au long de l'année.

La ville a misé davantage sur la créativité de sa jeunesse plutôt que sur des artistes de renommée internationale, à quelques exceptions près, tels les cinéastes Jean-Luc Godard ou Manoel de Oliveira et le plasticien Christian Boltanski. Les programmateurs ont choisi de mettre en valeur le patrimoine industriel de la ville : plusieurs anciennes usines ont été reconverties en lieux d'exposition et laboratoires culturels, appelés à perdurer au-delà de 2012.

>> Toute la programmation sur le site Guimarães 2012


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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 11:14

[coordreelledemocratiefr]

 

Salut la compagnie,

 

La BAC de Paris (Brigade Activiste des Clowns) propose une tripoté de stages pour venir se (dé)former au clown activisme.

Qu'on se le dise...

 

·  16-17 juin 2012 : Nîmes.

Stage de formation au clown activisme.

Inscriptions auprès de Patricia : patriciasibel.ava@free.fr

 

·  23-24 juin 2012 : Paris.

Stage de formation au clown activisme,

avec la BAC de Paris. Inscriptions : brigadeclowns@gmail.com

 

·  6 au 16 juillet 2012 : Boulogne sur mer.

10 jours de (dé)formation à la désobéissance civile et au clown activisme,

avec les désobéissants et la BAC de Paris. Inscriptions : brigadeclowns@gmail.com

 

Et si on faisait la rirevolution?

A travers une approche philosophique et pratique nous verrons pourquoi et comment devenir clown activiste (aspect médiatique, organisationnel, juridique, etc). nous apprendrons à agir avec non violence, désobéir, mettre son corps dans l'action, s'émotionner, déambuler, s'enrôler (dans la farine) et construire le rapport de farce! Ohohahah!

Voir ça en image sur le Blog de La BAC (Brigade Activiste des Clowns) :http://brigadeclowns.wordpress.com/



Plus de détails :

 

·  16-17 juin 2012 : Stage de Nîmes. 

Participation aux frais : libre pour les faibles revenus/ 50€ pour les salariés.

Hébergement possible chez l'habitant.
Pour vous inscrire ou pour toutes questions : patriciasibel.ava@free.fr

 

 

·  23-24 juin 2012 : Stage de Paris.

Participation aux frais : libre pour les faibles revenus/ 50€ pour les salariés.

Hébergement possible chez l'habitant.

Pour vous inscrire ou pour toutes questions : brigadeclowns@gmail.com

 

 

·  6 au 16 juillet 2012 à Boulogne sur mer.

10 jours de (dé)formation à la désobéissance civile et au clown activisme

 

Dans le cadre du Manifeste : http://www.lemanifeste.com/
Notre camp de base sera St Martin de Boulogne à coté de Boulogne sur mer


6 jours d'atelier
3 jours de pestacle/actions
1 jour d'aurevoir 
Déroulement :
10-12h Atelier collectifs d'expression du corps et de la voix (avec les 90 participants de la manifestation)
14-18h Atelier "clowns désobéissants"
19h repas pris en charge
20h30-22h30  "Atelier clowns désobéissants"
 
15 participants seront inscrits via Les déso' :
Participation Aux Frais : 150€ pour les salariés (compris : repas du soir).
Faible revenu nous contacter, l'argent ne doit pas être un problème.

Pour vous inscrire : brigadeclowns@gmail.com  

 
Places limitées/ pré-inscription obligatoire =
envoyer un mail à brigadeclowns@gmail.com 
+ envoyer un chèque de 50€ à l'ordre de campagne M51 / Les désobéissants
à Les désobéissants, c/o Librairie Résistance 4 Villa Compoint 75017 Paris

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 11:06

 

17/05/2012 à 18h58

Rue89

Tous les membres du gouvernement ont du signer ce jeudi cette charte qui parle deconflits d’intérêt, de cumul des mandats et du respect des décisions gouvernementales.

 

Charte de déontologie des membres du gouvernement

« Le bon fonctionnement d’une démocratie passe par l’existence d’un lien de confiance entre les citoyens et ceux qui gouvernent. Cette confiance ne se confond pas avec la légitimité donnée, directement ou indirectement, par le suffrage universel. Elle échappe d’ailleurs aux clivages politiques. Elle se construit jour après jour, au vu de l’action du gouvernement et de l’image donnée par ceux qui en sont membres. Un manquement isolé peut, à lui seul, suffire à l’entamer durablement.

C’est afin d’aider à la construction et à la préservation de ce lien de confiance qu’il a paru utile de rassembler, sous la forme d’une “charte de déontologie”, quelques principes simples qui doivent guider le comportement des membres du gouvernement.

 

1. Solidarité et collegialité

L’expression des points de vue, la confrontation des idées en toute confiance sont nécessaires pour assurer la vitalité d’un gouvernement. La délibération collégiale permet de rechercher les mesures les plus justes et d’éviter les erreurs. Chaque membre du gouvernement a le droit de s’exprimer dans le respect de la confidentialité qui s’attache aux délibérations du gouvernement sur tout sujet, y compris les sujets extérieurs à ses attributions.

Une fois que la décision est prise, au besoin après arbitrage du chef du gouvernement, c’est le principe de solidarité qui s’applique. L’expression, directe ou indirecte, de désaccords ne peut qu’affaiblir le gouvernement et susciter le scepticisme des citoyens à l’égard de la crédibilité de l’action politique.

 

2. Concertation et transparence

Les membres du gouvernement doivent être à l’écoute des citoyens. Ils entretiennent des relations suivies avec l’ensemble des partenaires institutionnels de leur ministère. Ils recueillent leur avis sur les principales décisions.

Ces relations institutionnelles suivies doivent aller de pair avec un développement de la consultation du public en utilisant les possibilités offertes par l’internet.

Les projets de texte remis au Président de la République et au Premier ministre font apparaître les consultations menées, leur résultat et la façon dont elles ont conduit à amender le projet.

Plus généralement, le gouvernement a un devoir de transparence. Il respecte scrupuleusement les dispositions garantissant l’accès des citoyens aux documents administratifs. Il mène une action déterminée pour la mise à disposition gratuite et commode sur internet d’un grand nombre de données publiques.

 

3. Impartialité

Les membres du gouvernement sont au service de l’intérêt général. Ils doivent, non seulement faire preuve d’une parfaite impartialité, mais encore prévenir tout soupçon d’intérêt privé. C’est la raison pour laquelle ils remplissent et signent une déclaration d’intérêts lors de leur entrée en fonctions, déclaration qui est rendue publique, à l’exception des informations concernant des tiers. En outre, ils confient la gestion de leur patrimoine mobilier à un intermédiaire agréé, sur la base d’un mandat garantissant qu’ils ne pourront intervenir directement dans cette gestion.

Les membres du gouvernement s’abstiennent de donner suite à toute invitation pour un séjour privé qui émanerait d’un gouvernement étranger ou de personnes physiques ou morales dont l’activité est en relation avec leur département ministériel. Ils remettent au service des domaines, soit immédiatement, soit à l’issue de leurs fonctions, les cadeaux d’une valeur supérieure à 150 euros.

Ils renoncent à toute participation à un organisme, même à but non lucratif, dont l’activité intéresse leur ministère.

Ils s’abstiennent absolument de toute intervention concernant la situation d’un membre de leur famille ou d’un proche. »

 

4. Disponibilité

Les membres du gouvernement consacrent tout leur temps à l’exercice de leurs fonctions ministérielles. Ils doivent, de ce fait, renoncer aux mandats exécutifs locaux qu’ils peuvent détenir.

 

5. Intégrité et exemplarité

Les moyens mis à la disposition des ministres sont réservés à l’accomplissement de leur mission. Seules les dépenses directement liées à l’exercice des fonctions sont prises en charge par l’Etat.

Les membres du gouvernement disposant d’un logement de fonction déclarent l’avantage en nature correspondant.

Les membres du gouvernement privilégient le train pour les déplacements d’une durée inférieure à trois heures.

Sauf contrainte particulière justifiant une escorte motocycliste, leurs déplacements en automobile se font dans la discrétion et le respect des règles du code de la route. »

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 21:07

 

rtl.be

Belga | 17 Mai 2012 22h39


 

La direction du groupe informatique Hewlett-Packard (HP) envisage de supprimer environ 30.000 emplois, soit 8 à 10% de ses effectifs totaux, ont indiqué plusieurs médias jeudi.
Selon le site All Things Digital, "la directrice générale Meg Whitman va discuter les premières étapes d'un plan de restructuration à l'échelle du groupe qui passera par l'élimination d'environ 30.000 postes" --ou qui pourrait, selon d'autres médias comme l'agence Bloomberg, se limiter à 25.000. L'annonce pourrait intervenir dès la présentation des résultats trimestriels le 23 mai. "Durant une téléconférence avec des analystes Mme Whitman va présenter ces suppressions (d'emplois) comme nécessaires, non pour gonfler les bénéfices et satisfaire les actionnaires, mais pour faire les investissements nécessaires", selon All Things Digital. Un porte-parole de HP s'est refusé à tout commentaire. Il a toutefois convenu que de telles mesures seraient compatibles avec de récentes déclarations de Mme Whitman sur de difficiles décisions à attendre. En mars, durant l'assemblée générale des actionnaires, Mme Whitman, qui avait pris ses fonctions six mois plus tôt, avait par exemple souligné que le groupe souffrait de "de vraies difficultés financières", remontant selon elle à la mi-2010. En février, elle avait déjà prévenu qu'"il faut économiser pour pouvoir investir, nous ne pouvons pas maintenir notre structure de coûts actuelle et y ajouter des investissements". (GFR)

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 19:55

http://realinfos.wordpress.com

17 Mai 2012

 

Non loin de la Puerta del Sol, célèbre place madrilène qui a vu naître le mouvement des Indignés il y a tout juste un an, une file d’attente s’allonge à l’entrée d’une banque. Des dizaines de personnes ont décidé de retirer leur argent pour protester contre Bankia, une banque coutumière des saisies immobilières que l’État a décidé de renflouer.

 

 

Lundi 14 mai, des clients de Bankia ont protesté devant le siège de leur banque contre l’entrée de l’État dans son capital. Le gouvernement l’a décidé la semaine dernière dans le but d’assainir les actifs toxiques du groupe, par ailleurs noté BBB par l’agence de notation Standart & Poor’s. Ecœurés, des clients ont découpé leur carte de crédit et leurs papiers de banque devant le bâtiment.
 
 
 
 
Quatrième banque cotée d’Espagne, Bankia est née en 2010 de la fusion de sept caisses d’épargne alors en difficultés. Sa nationalisation consistera à transformer 4,5 milliards de sa dette en actions, que l’État détiendra ensuite à 45 % pour en devenir le principal actionnaire. À terme, il pourrait injecter 10 milliards d’euros supplémentaires dans l’établissement.
 
Cette nationalisation fait partie d’une vaste réforme du secteur bancaire annoncée par le gouvernement vendredi 11 mai. Elle impose aux banques d’augmenter leurs provisions pour se protéger des pertes sur leurs prêts toxiques dans l’immobilier.
 
 
Une client ferme son compte. Photo publiée sur Lainformacion.com.
 

“À chaque fois qu’un client entrait pour demander une remise de dette, un deuxième arrivait pour menacer de fermer son compte”

Lola Fernandez fait partie du mouvement des Indignés. Elle est membre d’un groupe de travail sur le logement et a participé à l’organisation de la manifestation devant Bankia.
 
” Quand nous sommes arrivés devant Bankia, la police nous attendait. Après deux heures de négociations, les policiers ont fini par accepter de laisser entrer les clients, deux par deux. Ils leur ont demandé leurs papiers d’identité et ont noté leur nom, ce qui n’a pas manqué d’en effrayer certains. En fait, beaucoup d’Indignés ont eu à payer des amendes pour avoir pris part à des manifestations non autorisées. “
 
 
Un policier vérifie l’identité d’un manifestant. Photo publiée sur Lainformacion.com.
 
 
” Nous nous sommes organisés de telle manière qu’à chaque fois qu’un client entrait pour demander une remise de dette sur sa créance immobilière, un deuxième arrivait pour menacer de fermer son compte. La banque a noté toutes les réclamations des clients et nous attendons maintenant de voir ce qu’il va se passer. Avec un peu de chance, elle acceptera de négocier individuellement avec chaque client endetté.
 
Selon nos estimations, près de 50 personnes ont fermé lundi leur compte bancaire chez Bankia [Dans l’attente d’une réponse de Bankia, FRANCE 24 n’est pas encore en mesure de vérifier et confirmer ce chiffre], pendant qu’une centaine de personnes manifestait dehors. Il y a eu beaucoup d’autres fermetures de compte cette semaine dans différentes agences de Bankia. Selon nous, tous les Espagnols peuvent protester contre Bankia puisque le gouvernement va sauver cette banque avec l’argent du contribuable. “
 
 
Des policiers devant Bankia lundi 14 mai. Photo publiée sur Twitter par Osec.
 
 
” Bankia n’est pas la seule à mettre des gens à la porte de chez eux, mais nous avons voulu la cibler car elle est a été la plus sévère. À Madrid, c’est elle qui est à l’origine du plus grand nombre de saisies immobilières. Et de toutes les banques, nous trouvions que c’était la moins ouverte aux négociations pour réduire les créances des propriétaires. [En 2010, il y a eu 100 000 expropriationspar les banques pour des créances impayées, soit quatre fois plus qu'en 2007. Avec l'explosion de la bulle immobilière, les banques sont devenues les premiers bailleurs du pays].
La loi espagnole prévoit que les banques saisissent la maison d’un propriétaire quand il n’arrive plus à payer son emprunt. Et si la vente de la maison ne couvre pas sa dette, il doit rembourser la différence. Avec la bulle immobilière, les banques n’arrivent pas à vendre ces biens à leur juste valeur donc les propriétaires sont contraints de verser beaucoup d’argent pour des maisons qu’ils ne possèdent plus. Nous voudrions que la loi change pour qu’un propriétaire saisi soit acquitté de sa dette. En même temps, nous faisons pression pour que les banques acceptent de négocier individuellement avec les propriétaires pour revoir leur dette à la baisse. Nous demandons aussi que les gens puissent rester habiter dans leur maison, moyennant un “loyer modéré” de 30 % de leur salaire, plutôt qu’elle reste vide, comme c’est le cas actuellement.
 
Les Espagnols sont très en colère contre la décision du gouvernement de renflouer Bankia après tout ce qu’elle a fait, alors accepter de négocier serait le minimum. Nous incitons tout le monde à replacer son argent dans des agences plus éthiques. “
 
 
Photo publiée sur Twitter par Elena Herrera.
  
 
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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 19:49

 

Les indigné(e)s se sont rassemblé(e)s ce 15 mai à la fontaine des innocents (Châtelet les Halles) afin de fêter l'anniversaire du 15M, jour mondial de la naissance en Espagne d'une conscience collective humaine pour une résistance aux désordres multiples et incommensurables de ce monde.

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Afin de fêter cet anniversaire, de nombreux indignés étaient rassemblés : des indignés de paris, la marche des banlieues que de nombreux indignés français avaient rejoint (#21A) avec certaines personnes des marches des possibles et des marches vers paris (comprenant des indignés des villes comme Tours, Strasbourg, Lille...) issues de la philosophie des marches vers Bruxelles, Rome, Athènes...

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Sans aucune sommation, la police a commencé à évacué des petits groupe de 5 personnes du "troupeau", rétrécissant leur encerclement. Une personne de la commission juridique est venue spécialement et en urgence distribuer des tracts sur les droits juridiques des personnes fêtant l'anniversaire du 15M. La police Nationale refusant qu'elle les donne aux "Manifestants", elle a lancé les tracts au dessus de la Police afin que chacun puisse être informé de ses droits, la police répliquant violemment l'intervention civique de cette personne.

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Les indigné(e)s privés de leurs portables et de toutes leurs affaires sont incarcéré(e)s

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sur 27 indigné(e)s et "associé(e)s", 21 indigné(e)s ont été relâché(e)s. Les deux personnes s'informant sur le mouvement ont bien évidemment refusé de signer la feuille les accusant d'avoir participé à une manifestation illégale (ou plus précisément d'un centre d'information illégal), tout comme bon nombre d'indignés de bonne foi (n'ayant de toute façon pas été sommés ou avertis de quelque désobéissance que ce soit au moment de l'interpellation, ne leur laissant ainsi aucune chance de se défendre ou d'expliquer leur propre compréhension de la situation ; cette dernière étant rendue chaotique par les forces de l'ordre du fait de leur seule auto-aptitude à interpréter la vérité de la situation ce qui est un déni total et complet de tout bon sens philosophique. Il est essentiel de noter que leur incapacité à énoncer les lois qu'ils étaient censés appliquer, voire pour certain leur non adhésion aux ordres reçus, est en contradiction absolue avec le code législatif qui les autorisent à ne pas respecter un ordre illégal). Les 6 indignées restantes, suite à une clef cassée dans la serrure ont dû attendre l'intervention d'un serrurier dans un délai d'une heure. Heureusement il n'y a pas eu d'incendie. Ainsi, 4 heures après le début de la "prise d'otage" du 15M, à la minute prêt, les 6 indignées restantes ont été relâchées...

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12H30 : 3 indignés rejoignent un autre indigné présent sur la place joseph du Belay. Celui-ci est inquiété par la police nationale du fait qu'il porte un carton tagué d'articles de lois officiels. Les 3 indignés refusent de se disperser devant la police qui déchire le carton tenu entre les mains de cet indigné (âgé). La police, incapable d'énoncer les articles de lois qu'elle applique, leur numéro de matricule ou la provenance de leurs ordres, force de par ce fait les 3 indignés à rester civiquement sur les lieux. Dès lors la police dit que le lieu est interdit et que les personnes doivent aller sur la fontaine des innocents et non pas sur la place occupée qui est interdite momentanément... Deux passants étonnés par cette affaire s'arrêtent alors et sont sommées (enfin ! « Tous les cochons sont égaux mais certains un peu plus que d'autres... ») de ne pas rester là.

 

« On l'appelle démocratie et c'est pas ca, on l'appelle oligarchie et c'est bien ca ! c'est une dictature et tu le sais ... » (Un slogan des indigné(e)s)

Témoignage non consensué du 15M (avis personnel, en aucun cas représentatif de l'ensemble du mouvement ! )

 

Les indigné(e)s se sont rassemblé(e)s ce 15 mai à la fontaine des innocents (Châtelet les Halles) afin de fêter l'anniversaire du 15M, jour mondial de la naissance en Espagne d'une conscience collective humaine pour une résistance aux désordres multiples et incommensurables de ce monde. Cet événement a débouché sur des expérimentations de démocratie réelle à travers plus de 90 pays à travers le monde, catalysés par les révolutions tunisienne, égyptienne ainsi que bien d'autres.

Afin de fêter cet anniversaire, de nombreux indignés étaient rassemblés : des indignés de paris, la marche des banlieues que de nombreux indignés français avaient rejoint (#21A) avec certaines personnes des marches des possibles et des marches vers paris (comprenant des indignés des villes comme Tours, Strasbourg, Lille...) issues de la philosophie des marches vers Bruxelles, Rome, Athènes...

N'ayant pas les moyens de prendre soin d'une personne addictive, connue depuis le campement de la Défense (#occupydefense), ils ont relayé les soins à cette personne aux services d'état, suite à des menaces, faisant douter de sa réelle volonté à aider le mouvement.

20H30 Une heure plus tard, suite à la mise en place des deux seules banderoles restantes "Ils ne nous représentent pas" (appel à une démocratie réelle) et "We are all greeks" (nous sommes/seront tous grecs), la police a procédé à un encerclement de la quarantaine d'indignés présents sur la place joseph du Belay, évacuant tous les passants dans les rues adjacentes, nécessitant pour cela un ratio de 3 policiers nationaux par soit-disant "Manifestant" (du fait des banderoles).

21H environ : Sans aucune sommation, la police a commencé à évacué des petits groupe de 5 personnes du "troupeau", rétrécissant leur encerclement. Une personne de la commission juridique est venue spécialement et en urgence distribuer des tracts sur les droits juridiques des personnes fêtant l'anniversaire du 15M. La police Nationale refusant qu'elle les donne aux "Manifestants", elle a lancé les tracts au dessus de la Police afin que chacun puisse être informé de ses droits, la police répliquant violemment l'intervention civique de cette personne. Dès lors les soit-disant "Manifestants" prennent un mégaphone afin de lire haut et fort les rappels aux droits (car il a déjà été énoncé en AG qu'un nombre très restreint d'indignés ne savaient pas forcément lire) : dans la minute qui suit cette initiative, la police procède toujours sans aucune sommation ni aucune justification à l'évacuation immédiate des indigné(e)s, un par un vers un "autocar de rafle" si coutumier des sans papiers et "roms". Les indignés sont alors très patiemment emmenés dans ce bus pour aller vers le commissariat du 18ème pour un contrôle d'identité. Malgré deux nouveaux venus inaccoutumés à ce genre de traitement visant à faire sortir de leurs gonds #LesInnocents pacifique, les indigné(e)s ont su calmer la rage compréhensible de ces deux personnes face à une injustice consentie.

22H : Les indigné(e)s privés de leurs portables et de toutes leurs affaires sont incarcéré(e)s en cellule. Deux personnes s'atant rapprochées pour se renseigner sur les idées du mouvement au moment de l'interpellation sont également présentes. Deux SDF également présent à ce moment sont incarcérés.

23H/minuit : sur 27 indigné(e)s et "associé(e)s", 21 indigné(e)s ont été relâché(e)s. Les deux personnes s'informant sur le mouvement ont bien évidemment refusé de signer la feuille les accusant d'avoir participé à une manifestation illégale (ou plus précisément d'un centre d'information illégal), tout comme bon nombre d'indignés de bonne foi (n'ayant de toute façon pas été sommés ou avertis de quelque désobéissance que ce soit au moment de l'interpellation, ne leur laissant ainsi aucune chance de se défendre ou d'expliquer leur propre compréhension de la situation ; cette dernière étant rendue chaotique par les forces de l'ordre du fait de leur seule auto-aptitude à interpréter la vérité de la situation ce qui est un déni total et complet de tout bon sens philosophique. Il est essentiel de noter que leur incapacité à énoncer les lois qu'ils étaient censés appliquer, voire pour certain leur non adhésion aux ordres reçus, est en contradiction absolue avec le code législatif qui les autorisent à ne pas respecter un ordre illégal). Les 6 indignées restantes, suite à une clef cassée dans la serrure ont dû attendre l'intervention d'un serrurier dans un délai d'une heure. Heureusement il n'y a pas eu d'incendie. Ainsi, 4 heures après le début de la "prise d'otage" du 15M, à la minute prêt, les 6 indignées restantes ont été relâchées...

1H : Les indignés sous surveillance policière sont regroupées en bas de la rue du commissariat. La quarantaine d'indignés présents, dont certains venus soutenir les indigné(e)s dans leur contrôle d'identité, débouchent alors deux bouteilles de mousseux en l'honneur du 15M, devant l'incapacité de le fêter plus dignement comme cela était à l'origine prévu en allumant des bougies afin de former le logo 15M. Malgré la protestation normale du voisinage, mais finalement orchestré par les ordres reçus par les forces de l'ordre, les indigné(e)s fêtent et souhaitent un bon anniversaire au 15M et entonnent plusieurs chansons en hommage aux "résitants" non résignés, dont « El pueblo, unido... ».

2H : Après le transport de la logistique dans le métro, accompagné de nombreux chants, les indigné(e)s arrivent aux Halles. Devant les 20 policiers les attendant, ils décident de bifurquer vers un autre endroit. Ils se calment les uns les autres du sentiment d'injustice ressenti de façon silencieusement consensuée.

10H30 : Certains indignés, travaillant, ont dû prendre le premier métro/RER et ont honoré leur travail. La sécurité du centre Pompidou a avertit poliment les "campeurs à duvet" que leur présence n'était pas du meilleur effet, et que leur départ avant 11H était souhaité.

11H30 : La dizaine d'indignés restant pour la journée ont rejoint le haut de la place et déjeunent, certains finissant de nettoyer l'emplacement occupé pendant la nuit.

12H30 : 3 indignés rejoignent un autre indigné présent sur la place joseph du Belay. Celui-ci est inquiété par la police nationale du fait qu'il porte un carton tagué d'articles de lois officiels. Les 3 indignés refusent de se disperser devant la police qui déchire le carton tenu entre les mains de cet indigné (âgé). La police, incapable d'énoncer les articles de lois qu'elle applique, leur numéro de matricule ou la provenance de leurs ordres, force de par ce fait les 3 indignés à rester civiquement sur les lieux. Dès lors la police dit que le lieu est interdit et que les personnes doivent aller sur la fontaine des innocents et non pas sur la place occupée qui est interdite momentanément... Deux passants étonnés par cette affaire s'arrêtent alors et sont sommées (enfin ! « Tous les cochons sont égaux mais certains un peu plus que d'autres... ») de ne pas rester là.

13H : Les 4 indignés inquiétés par la police restent sur place. Les indignés de beaubourg sont en marche pour rejoindre la fontaine. Ils sont bloqués par les policiers et leurs 6 camions au niveau du passage piéton joignant la rue Aubry le boucher, leur présence sur la fontaine des innocents est officiellement interdite.

14H : Les indignés n'ayant d'autre choix d'être devant la vitrine de magasins, ils choisissent la banque la plus proche pour stationner leur logistique camping, et un indigné joue de la trompette pour divertir les passants. De nombreux passants s’informent auprès des indigné(e)s

15H : La police bienveillante retransmet les ordres reçus afin que les indignés évacuent les lieux. Un banquier filmé "à son issue" (parmi un groupe) désapprouve cet acte, il lui est répondu qu'il en sera tenu compte en cas de diffusion des images (floutage/coupes). En réaction le banquier prend des images vidéos du cameraman afin de le menacer de le diffuser sur tous les réseaux sociaux quoiqu'il en soit.

16H : assemblée interne et rangement de la logistique. Surveillance du devenir de l'indigné resté seul Fontaine des innocents.

17H : Arrivée Place beaubourg. Renseignement amicaux avec la sécurité du centre (toujours en négociation amicale).
Deux indignés retournent prendre le RER, la police les interceptent sur le fameux passage piéton, afin de leur demander où ils vont, ce à quoi ils répondent qu'ils ont le droit de renter chez eux...

Fin écourtée de CR.
To be continued.

(témoignage individuel)

 

Apprentissage personnel (Tribune libre du coup, exposant son auteur à une révocabilité totalement acceptée) :
Ce n'est pas "nul n'est censé ignorer la loi" (déjà très critiquable de par son opacité textuelle et de sa lourdeur paginée : on se rapproche de l'ésotérisme) mais "nul n'est censé ignorer l'interprétation de la loi par ceux qui ont le pouvoir de l'interpréter ou de ne pas l'énoncer" ce qui change tout et qui, personnellement, fait passer les Usa pour un pays de justice, un pays des droits de l'homme bien au-devant de la france, et j'avoue ne jamais avoir cru pouvoir dire cela de mon vivant !

 

« On l'appelle démocratie et c'est pas ca, on l'appelle oligarchie et c'est bien ca ! c'est une dictature et tu le sais ... » (Un slogan des indigné(e)s)

 

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 19:40

 

 

lepartidegauche.fr - Jeudi 17 Mai 2012
  Juliette Estivill


Un an que le mouvement « prends la place » est né en Espagne. En cette date anniversaire, les "indignés" (comme les appellent les médias) ont repris les rues et les places et ce durant trois jours  du 12 mai eu 15 mai : « 12M-15M ». D’énormes rassemblements, des manifestations, de campements ont eu lieu dans plus de 80 villes d’Espagne.

Retour sur le mouvement du 15M.

Il y a un an, l’installation d’une « Acampada » - campement- à la Puerta del Sol voyait le jour à Madrid et les images de Madrid faisait le tour du monde. Spontanément, ailleurs en Espagne et dans le monde entier (dans plus de 34 pays), ce mouvement à trouvé un écho. En Espagne, la plupart des villes avaient leur « acampada » et leurs « indignados » qui faisaient le même choix d’occuper les rues et les places pour y tenir leurs Assemblées générales. Les mots d’ordres : «Pour une réelle démocratie maintenant ! » « Prends la place ! » « Occupe les rues ! ».

Durant près d’un mois à Madrid et ailleurs, les citoyens s’organisaient en commission à la fois thématiques et logistiques. Un énorme travail de réflexion et d’organisation est alors en marche. La commission extension internationale a alors créé des liens dans le monde entier via la plate-forme « Take the square » et « Acampada Madrid ». Depuis, des mouvements sont nés au Etats-Unis, en France, en Grèce... se revendiquant du mouvement initié par les espagnols avec plus ou moins de succès en rapport avec le contexte local.

Après la levée du campement madrilène, leur travail ne s’est pas arrêté, le mouvement s’est déplacé dans les quartiers. De nombreuses plates-formes sont nées : éducation, logement, santé... réunissant toutes les générations, engagés ou non dans des syndicats, des partis politiques, des associations. C’est ce qui fait la particularité de ce mouvement, souvent caricaturé comme « sectaire » car refusant toute étiquette partisane, or si dans ce mouvement il y a bien des citoyens très « anti-partis » beaucoup y ont leur place avec en parallèle une activité organisée, simplement dans les rassemblements ils n’affichent pas leur étiquette syndicales ou politique.

Depuis l’année dernière, les plans d’austérité et les contre-réformes se sont multipliées, nombreuses grèves dans l’éducation, la santé, pour le logement, une grève générale le 29 mars contre les coupes budgétaires et la contre-réforme du travail réunissant des millions d’espagnols auxquels participaient aussi le mouvement du 15M.

Retour sur la mobilisation de ce week-end

Lors de la manifestation de samedi à Barcelone ce sont plus de 100 000 personnes qui ont manifesté dans les rues pour finir là où tout avait commencé « Plaça Catalunya ». Le cortège très dynamique où fleurissaient une multitude de pancartes et de drapeaux républicains et grecs a réuni toutes les générations ; les syndicats CCOO et UGT comme des partis politiques EU i alternativa y avaient aussi appelé, mais bien sûr sans banderoles, se mélangeant les uns aux autres dans un vaste cortège populaire et festif. Toutes les mobilisations de ces derniers mois se trouvaient réunies : contre la réforme du travail, contre les coupes budgétaires, pour une école publique de qualité, contre les coupes dans la santé, contre la Troïka et notamment la BCE et le sauvetage des banques par des fonds publics...

Sur la place, ont eu lieu trois jours de débats, d’assemblées générales.. Des stands ont été montés : audit de la dette, assemblée de quartiers, logement « pour un logement digne et contre les expulsions », éducation « pour une école publique de qualité », droit du travail. « contre la réforme »... A chaque stand on pouvait y trouver des livres, signer des pétitions, faire des propositions.... avec ce même esprit de résistance, de construction d’alternatives aux politiques « austéritaires » européennes et d’éducation populaire. Trois jours pour débattre, confronter les idées, s’organiser pour lutter contre la politique du gouvernement Rajoy qui n’a à la bouche que coupes budgétaires et casse des droits des travailleurs.

A Madrid ce sont aussi près de 100 000 espagnols qui sont descendus dans les rues et se sont retrouvés à la Puerta del Sol pour y tenir leur Assemblée Générale dans le même esprit que celui de Barcelone. Mais la police n’a pas permis aux indignés de mettre en place leur campement, l’autorisation de manifester ne courant que jusqu’à 22h00 contrairement à Barcelone où les indignés avaient une autorisation pour les trois jours. Le soir même la police est intervenue pour disperser le millier de manifestants encore présent. La soirée du samedi s’est soldée par 18 arrestations, dès le lendemain un millier de personnes se réunissait pour demander leur libération, des manifestations de soutien ont eu lieu dans d’autres villes espagnoles notamment à Barcelone.

La répression policière s’est aussi durcie en Espagne, cherchant à criminaliser ce mouvement pacifique comme cela a été le cas en France (sans répression policière à Paris en mai dernier plusieurs campements auraient vu le jour). La peur du gouvernement espagnol : devoir faire face à nouveau à une occupation comme celle du campement de le Puerta del Sol.

La suite...
Le mouvement des « indignés » n’est pas mort. Depuis l’année dernière, il a remis sur le devant de la scène un peuple qui cherche à s’organiser et à récupérer sa souveraineté bafouée sans cacher ses difficultés à s’organiser, il a permis de mettre en avant des problématiques mondiales par la remise en question du capitalisme « Ce n’est pas une crise c’est le système » « Nous sommes les 99 % » « Nous ne paierons pas votre dette », il dénonce l’austérité, ces mots d’ordres ont fait le tour du monde et c’est déjà beaucoup en ayant tissé des liens de part le monde. En parallèle se poursuit le travail dans les quartiers, les réunions thématiques, l’organisation des luttes comme c’est le cas depuis un an. Aujourd’hui encore ont lieu des assemblées générales, des actions devant les banques...

Prochaine mobilisation en Espagne : le 22 mai manifestation nationale pour l’éducation publique de qualité dans laquelle, c’est sûr, on retrouvera des citoyens venus fêter l’anniversaire du 15M. Quant au mouvement du 15M, il continue sont travail dans les luttes et les quartiers jusqu’au prochain rendez-vous.

Le journal Publico qui a dû cesser sa publication papier à cause de difficultés financières a publié un numéro spécial en cet anniversaire. Sur leur site web, ils continuent d’informer.


http://www.publico.es/especiales/aniversario15m

 

 

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