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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 21:18

 

Sophie Malherbe avec AFP - publié le 14/05/2012 à 18:12, mis à jour à 18:17

 

Depuis le 8 mai, des centaines de jeunes opposants campent dans un parc du centre de Moscou, une forme de contestation jamais vue dans la Russie de Vladimir Poutine. En réponse à la violente répression par la police d'une manifestation la veille de son investiture, les opposants organisent chaque jour des rassemblements en divers endroits de la capitale, sur des boulevards ou dans des parcs.

 

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Leur mouvement est né en réaction à la répression violente d'une manifestation de l'opposition près du Kremlin, la veille de l'investiture de Vladimir Poutine, redevenu président le 7 mai après un intermède de quatre ans comme Premier ministre.

Crédit photo : REUTERS/Denis Sinyakov

à 18:17

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A l'instar des indignés de Madrid, ou ceux d'Athènes et de Wall Street, ces militants, très jeunes pour la plupart, se sont installés voilà une semaine dans le parc de Tchistye Proudy (les Etangs Propres) où l'atmosphère est bon enfant.

Crédit photo : REUTERS/Maxim Shemetov

Des opposants russes dessinent des pancartes, pour protester contre la présidence de Poutine, le 11 mai 2012 à Moscou 

Car il s'agit d'une forme de contestation pacifique. Affiché sur les arbres, le "règlement intérieur" du camp rappelle les règles en vigueur: pas de boissons alcoolisées, courtoisie dans les rapports avec la police, reespect de l'environnement...

Crédit photo : afp.com/Andrey Smirnov

Interior Ministry officers detain leftist opposition leader Udaltsov during a rally in central Moscow Suivant

Sergueï Oudaltsov, le dirigeant du Front de gauche et un des leaders de l'opposition, est passé au campement avant d'être détenu pour 15 jours pour "obstruction à la police".

 

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C'est aussi le cas d'une autre figure de l'opposition, le blogueur anti-corruption Alexeï Navalny, qui écope de la même peine pour "désobéissance aux injonctions de la police".

Crédit photo : REUTERS/Maxim Shemetov

 

Précédent Participants walk along a street during a march lead by opposition literary activists in Moscow Suivant

Dimanche, une dizaine de milliers de Moscovites se sont joints pendant quelques heures aux jeunes du campement, à l'issue d'une marche anti-Poutine organisée par l'écrivain Boris Akounine.

Crédit photo : REUTERS/Maxim Shemetov

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 21:16

 

Rue89 - Le Yéti

yetiblog.org
Publié le 14/05/2012 à 10h55

 

 

Qui sait ce qui se passe vraiment en Islande ? Sinon que la population y a vaguement envoyé bouler ses créanciers par référendum. Et qu’un de ses volcans est venu faire tousser nos aéroplanes. A part ça, rien ou pas grand-chose. Chape de plomb des médias microcosmiques sur ce genre de cousin honteux dont les familles rangées préfèrent en général taire l’existence.

D’infos parcellaires en révélations inédites, on peut pourtant commencer à se faire une idée de ce qui se passe dans ce petit pays nordique célèbre pour ses sources chaudes et son audace sociale : trouvez donc un autre pays où la Première ministre est officiellement mariée à une autre femme.

Un petit qui n’a pas eu peur des grands

Revenons à ce qui nous intéresse : la fameuse crise financière de 2008 qui faillit couler l’île et de la façon dont celle-ci échappa brillamment au naufrage en plusieurs étapes qui méritent de rester dans les annales des hauts faits démocratiques :

  • gouvernement contraint à le démission par pression populaire ;
  • nationalisation des banques du pays ;
  • gel de la dette après référendum renvoyant les créanciers assoiffés à leurs chères cassettes ;
  • assemblée constituante de 25 citoyens lambda élus par leurs pairs pour réécrire une nouvelle constitution ;
  • l’ex-Premier ministre jugé pour sa gestion de crise et mise en détention de plusieurs banquiers jugés responsables de la banqueroute (du moins ceux qui n’ont pas réussi à s’enfuir du pays) ;
  • et au bout du compte, une situation économique et financière rétablie en cinq ans !

 

 

« Ce qui se passe en Islande »

Une contamination démocratique

Hé hé, oui, je sais que beaucoup, en apprenant ce genre de nouvelles, se sentiront des velléités d’Islandais. Je sais aussi que ceux qui s’efforçaient d’enterrer ces informations, vont sortir leur ultime argument-massue :

« On ne gouverne pas un petit pays riquiqui de 320 000 habitants comme on gouverne une grande puissance de 65 millions de citoyens. »

Tiens donc ! Moi qui m’imaginais que la puissance était justement un moyen de mieux faire entendre son autorité. Mais il se pourrait bien que le modèle islandais contamine certains pays de l’Union européenne en difficultés et qu’on ait des expériences à d’autres dimensions.

La Grèce, par exemple, 11 millions d’habitants, qui pourrait bien donner un nouveau sévère coup de semonce électoral à ses notables politiques ; l’Espagne, 46 millions, où les indignés sont en train de redescendre dans la rue ; l’Italie, 59,5 millions, où gouvernée par des technocrates qu’elle n’a pas élus, une population excédée multiplie les attaques contre les symboles de l’austérité.

Oui, oui, il se pourrait bien très tôt que l’expérience islandaise fasse de beaucoup plus grands petits. Et qui n’entend pas les grommellements rageurs des importants marris : « Purée, fait chier, leur démocratie ! »

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 21:09

 

Austérité 14/05/2012 à 07h11

Marie Telling | Rue89

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Un homme porte un poster cartonné d’Angela Merkel à Duesseldorf, le 11 mai 2012 (Patrik Stollarz/AFP)

 

Sérieux revers pour la CDU, le parti chrétien-démocrate de la chancelière allemande Angela Merkel, qui obtient dimanche son plus mauvais score depuis 1945 dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, le plus peuplé et le plus industrialisé du pays. De quoi modifier l’ambiance de la première rencontre Hollande-Merkel mardi soir.

Le parti conservateur recule de 9 points depuis la dernière élection en 2010 et remporte seulement 26% des suffrages, contre 38% pour l’opposition sociale-démocrate (SPD). Les Verts obtiennent eux 12%, ce qui permet à la coalition SPD-Verts de continuer à gouverner le land. Autre score intéressant, celui du parti des Pirates qui obtient 8% des suffrages et fait ainsi son entrée au parlement régional.

Rejet d’une vision unilatérale des solutions contre la crise

Angela Merkel sort affaiblie de ce scrutin, seize mois avant les élections législatives. Son parti avait axé la campagne sur un mot d’ordre : l’épargne. Les électeurs ont préféré celui de l’opposition : la croissance d’abord.

Après la victoire de François Hollande et le rejet de l’austérité par les Grecs dimanche dernier, la vision unilatérale de la chancelière allemande sur les solutions à apporter à la crise est de plus en plus contestée.

Un état des lieux à relativiser tout de même, puisqu’il semblerait que l’austérité séduise toujours une partie des Allemands. Le FDP, parti libéral, obtient ainsi 8,5% des voix dans le Land, alors que les sondages ne lui en prédisaient que 3%. Et, selon un sondage de l’hebdomadaire Stern, 59% des Allemands sont opposés aux mesures de croissance si elles doivent entraîner de nouvelles dettes.

Mais il faudra tout de même, pour Angela Merkel, prendre en compte les positions d’une opposition toujours plus forte. De quoi peser dans sa relation avec François Hollande que la chancelière allemande doit rencontrer pour la première fois mardi soir, quelques heures seulement après l’investiture du nouveau Président.

 

 

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 21:03

 

Le Monde.fr avec AFP | 14.05.2012 à 16h45

 
 
Ce "pass-lunettes" s'adresse aux personnes éligibles à l'ACS (aide à la complémentaire santé), dont les revenus sont compris entre 648 et 816 euros.

L'association Optique solidaire a lancé lundi 14 mai un "pass-lunettes" à destination des personnes âgées aux revenus modestes, afin de faciliter leur accès aux soins d'optique, mal pris en charge par la sécurité sociale.

Ce pass s'adresse aux personnes éligibles à l'ACS (aide à la complémentaire santé), dont les revenus sont compris entre 648 et 816 euros. En dessous de 648 euros, la CMU-C (complémentaire de la couverture maladie universelle) garantit une paire de lunettes par an.

Cette population est "doublement pénalisée car elle a des besoins optiques plus importants en raison de son âge, nécessitant un équipement coûteux, et a une prise en charge plus faible car ses contrats de complémentaires sont plus chers avec l'âge et souvent minimaux", explique Xavier Subirana, le président de l'association.

 

483 OPTICIENS ASSOCIÉS À L'OPÉRATION

Le "pass-lunettes" leur permet d'obtenir sous moins de trois mois une consultation avec un ophtalmologiste facturée au tarif sécu, puis de prendre rendez-vous chez un opticien de l'association, qui lui propose un choix de monture parmi 11 modèles. Au total, 483 opticiens, 13 complémentaires santé, 5 lunetiers et le verrier Essilor, ainsi que les ophtalmologistes par le biais de leur syndicat, sont associés à l'opération.

Lunetiers et verrier ont fait en sorte de réduire le coût des lunettes tout en proposant un "service de qualité identique à celui rendu à des personnes plus aisées", souligne Martin Hirsch, ancien haut-commissaire du gouvernement et président du comité d'éthique de l'association. Ainsi, le prix d'un équipement progressif a pu passer de 350 euros TTC à 120 euros. Le but est "de réduire très substantiellement le reste à charge, de 300 euros normalement à 0 euro voire quelques euros", pour cette population qui "renonce aux soins et à l'équipement" optiques pour des raisons financières, a-t-il ajouté.

 

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 20:57

 

Le Monde.fr | 14.05.2012 à 22h23 • Mis à jour le 14.05.2012 à 22h23

 
 
Des milliers d'étudiants manifestent contre l'augmentation des frais de scolarité le 22 mars 2012.

Après trois mois d'un conflit estudiantin sans précédent, la ministre de l'éducation du Québec, Line Beauchamp, a annoncé sa démission lundi 14 mai. La fronde a été provoquée par l'annonce de la hausse de 82 % des frais de scolarité sur sept ans.

Line Beauchamp a pris cette décision à la suite du rejet par les étudiants d'une proposition du gouvernement provincial pour sortir de la crise, affirmant avoir perdu confiance dans la volonté des dirigeants étudiants de trouver une solution. Visiblement émue, la ministre a annoncé sa démission lors d'un point de presse retransmis en direct à la télévision : "Je ne démissionne pas devant l'intimidation. Je ne cède pas devant le vandalisme, devant la désobéissance civile (...). Je démissionne parce que j'estime que je ne fais plus partie de la solution".

 UN "CHOIX PERSONNEL"

La ministre, qui abandonne également son mandat de députée libérale, a tenté d'expliquer sa décision : "Personnellement, à titre de ministre de l'éducation, je n'ai jamais réussi à leur faire faire un compromis. Alors moi, personnellement, j'ai fait l'ultime compromis que je puisse faire, je cède la place". Le premier ministre québécois, Jean Charest, qui était à ses côtés au moment de l'annonce, a insisté sur le "choix personnel" de sa ministre et lui a rendu hommage.

Consulter le portfolio  "'Printemps érable' : retour sur trois mois de grève étudiante au Québec" 

La démission de Mme Beauchamp intervient au début de la quatorzième semaine de grève et de manifestations de 165 000 étudiants québécois, parfois émaillées d'incidents violents. Le dernier accord proposé par le gouvernement prévoit une augmentation des droits de scolarité à l'université de 1 780 dollars sur sept ans, au lieu de cinq ans initialement, pour arriver à près de 4 000 dollars par année, plus près de la moyenne nord-américaine. En contrepartie, les prêts et bourses augmenteraient également et les frais annexes imposés aux étudiants par les universités pourraient être réduits, mais sans que cela soit assuré.

 

 

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 20:51

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 14.05.2012 à 15h27 • Mis à jour le 14.05.2012 à 18h08

 
 
A Rafah, dans la bande de Gaza, le 8 mai.

Les représentants des prisonniers palestiniens d'Israël et l'administration pénitentiaire ont signé lundi 14 mai un accord pour lever la grève de la faim de plus d'un millier de détenus palestiniens, selon des sources concordantes. Cet accord a pu être trouvé grâce à une médiation égyptienne a-t-on appris de source officielle proche des négociations.

Les représentants des prisonniers palestiniens d'Israël avaient entamé lundi 14 mai des consultations sur un projet d'accord pour mettre un terme à leur grève de la faim. Conformément au projet d'accord alors évoqué par les sources, Israël devait libérer les "détenus administratifs", selon un haut responsable du Fatah. Selon un responsable palestinien présent au Caire, Israël auvait également accepté d'autoriser de nouveau la visite des familles de prisonniers originaires de la bande de Gaza. Ces visites ont été suspendues après l'enlèvement du soldat franco-israélien Gilad Shalit en 2006 par des activistes palestiniens. L'administration pénitentiaire israélienne s'était cependant refusée à tout commentaire.

Entre un tiers et environ la moitié des quelque 4 700 détenus palestiniens d'Israël (dont près de 310 en détention administrative) étaient en grève de la faim, dont sept depuis plus d'un mois et demi, selon l'administration pénitentiaire, des sources palestiniennes et des organisations humanitaires. Ils réclamaient l'abolition de l'isolement carcéral et de la détention administrative, qui permet l'incarcération sans inculpation ni jugement pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment, ainsi que des visites pour les prisonniers originaires de Gaza.

Lire, sur le blog Guerre ou paix, une analyse du "printemps" des prisonniers palestiniens

 

 

 

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 20:44

 

 

LE MONDE | 14.05.2012 à 13h09 • Mis à jour le 14.05.2012 à 14h41

Par Ziad Majed, professeur des études du Moyen-Orient à l'Université américaine de Paris

 
 

En 1986, Michel Seurat, chercheur en sociologie, meurt entre les mains de ses ravisseurs dans la banlieue sud de Beyrouth, capitale libanaise ravagée par la guerre civile et déjà sous le contrôle des services de renseignement syriens.

Il a passé une année en captivité durant laquelle il fut confronté à la barbarie qu'il avait si bien cernée dans ses travaux sur la Syrie. En relisant ses textes aujourd'hui, après la réédition de son ouvrage L'Etat de barbarie (Seuil, 1989), on est saisi par leur actualité et leur pertinence, trois décennies après leur première publication dans la revue Esprit, en 1983.

Dans le contexte de la révolution syrienne actuelle, deux questions développées par Michel Seurat semblent particulièrement intéressantes à revisiter.

Dans son analyse du système fondé par Hafez Al-Assad, Michel Seurat utilise un concept d'Ibn Khaldoun, historien et sociologue maghrébin du XIVe siècle : la «'asabiyya » (ce que Durkheim appelle « la solidarité mécanique »). Ce concept lui permet d'expliquer le rôle du pouvoir et des associations que le clan Assad a créées dans la transformation de la communauté alaouite en une confession politique (et pas seulement religieuse). Cette transformation s'est opérée à travers un discours, une réactivation dans la mémoire collective d'une hostilité à la ville et son « histoire d'exploitation des ruraux » et un recrutement des jeunes de la communauté dans l'armée et les services de renseignement.

Elle a également été renforcée par un contrôle du parti Baas et une instrumentalisation de ce dernier pour soumettre les institutions de l'Etat et les organisations de la société, notamment urbaines, à ses commandes. Ainsi, Hafez Al-Assad a soudé la communauté et établi une'asabiyya dominante dans le pays, tout en élargissant progressivement l'assise sociale et les réseaux économiques de son pouvoir.

La question communautaire de même que celle des rôles des forces armées et du parti Baas restent aujourd'hui omniprésentes pour la compréhension de ce qui se passe en Syrie, celle du fils et héritier de Hafez, Bachar Al-Assad. La'asabiyya persiste en tant que solidarité de corps pour maintenir la base fidèle au régime et est de ce fait le principal atout qui lui reste, après la décomposition de son autorité, de son contrôle symbolique, de son discours et de sa métamorphose en une simple machine répressive depuis mars 2011.

Par contre, la démographie et les évolutions socio-économiques ont modifié la donne du paradoxe urbain-rural. Le mouvement de contestation n'est plus uniquement citadin, comme Michel Seurat le décrivait au début des années 1980. Il est également rural, et le rapport entre les villes et les campagnes ne peut plus le contenir ou dresser ses frontières. Ces dernières sont dépassées par la nouvelle génération qui reconstitue son champ politique, à la fois dans des régions périphériques, dans les nouveaux espaces rattrapés par l'élargissement des agglomérations et dans le coeur même des cités syriennes.

Michel Seurat utilise cette « controverse hégelo-marxienne » pour intituler un de ses textes sur la confrontation qui opposait les Frères musulmans (et des formations politiques et syndicales islamistes comme de gauche) au pouvoir Assad entre 1979 et 1982. Une confrontation qui s'est soldée par les massacres de la ville rebelle de Hama et des campagnes d'arrestations massives contre les opposants politiques.

Hafez Al-Assad est parvenu en fin de compte, en s'appuyant sur la'asabiyya à l'intérieur du pays et sur la complicité ou le silence à l'extérieur (notamment au niveau international), de même que sur sa rhétorique idéologique (se réclamant du nationalisme arabe et de la lutte contre l'impérialisme et le sionisme), à réduire en cendres le champ politique syrien et à éradiquer les Frères musulmans du pays.

Mais, s'il a réussi, c'est aussi parce que les Frères n'ont pas pu étendre horizontalement leur soulèvement que Damas et sa bourgeoisie ne les ont pas suivis, et que la terreur s'est rapidement installée, érigeant les murs de la terreur et du silence. La Syrie est devenue un espace fragmenté, ses habitants solitaires, des « hommes écrasés les uns contre les autres » comme le décrit Hannah Arendt dans son analyse de la tyrannie.

Si cette lourde défaite de la société syrienne a anéanti toute possibilité d'action politique collective pendant des décennies (exception faite du court printemps de Damas en fin 2000 et début 2001), la révolution syrienne aujourd'hui marque la sortie définitive de la solitude.

De Deraa à Homs, de Deir Ezzor à Hama, de Damas à Idlib, de l'université d'Alep à Salamiyya et de Kfernabel à Kamechlie, les Syriens dans leurs manifestations quotidiennes et dans leur résistance à la machine de mort reconstruisent leur champ politique sur les décombres de la peur.

Ils rétablissent dans leur solidarité citoyenne des liens territoriaux et se réapproprient la géographie, l'espace, afin de dépasser le déchirement, la fragmentation et retisser les rapports sociaux.

Ainsi, la société syrienne se libère chaque jour un peu plus de la tyrannie. Elle renaît, se découvre et constitue une nouvelle mémoire. Seul le pouvoir déclinant demeure encore ce qu'il fut il y a trois décennies : un Etat de barbarie.

Ziad Majed, professeur des études du Moyen-Orient à l'Université américaine de Paris

 

 

 

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 20:37
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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 21:43

 

France - Uncut - Posté le 12 mai 2012 à 18:48:00

Appel à une action transnationale à Francfort (transnational call to action in French!)

 

#BLOCKUPY POUR UN CHANGEMENT MONDIAL!


* Appel à une action transnationale à Francfort, du 16 au 19 mai
* Solidarité internationale pour notre lutte commune

 

Nous appelons à des manifestations massives et des actions de désobéissance civile en mai à Francfort pour protester contre le régime de crise de l’Union Européenne. Nous sommes des activistes représentant un grand nombre de mouvements et de luttes qui se sont soulevés, en Europe ou ailleurs, ces derniers mois et ces dernières années afin de protester contre les attaques envers notre liberté, nos emplois et nos moyens de subsistances, attaques qui se sont férocement intensifiées au cours de la crise mondiale. Nous nous sommes réunis, avons partagé nos luttes et nos expériences et ainsi réalisé qu’aux niveaux locaux et régionaux, nous menons le même combat. Comme jamais auparavant, nos différents mouvements commencent à se renforcer les uns les autres: Une vraie opposition transnationale commence à voir le jour.

 

Calendrier général :

Jeudi 17 mai : Les campements commenceront dans toute la ville. Différentes actions se tiendront, plénières, ateliers de préparation pour les blocages de vendredi. Le soir, une assemblée transnationale est prévue vers 19h, avec la participation des membres du réseau des Attac d’Europe.

 

NB : Rencontre / apéro dinatoire du réseau des Attac d’Europe à 17h, à voir avec Steffen.

 

Vendredi 18 mai : Le blocage de la BCE commence à 6 heures du matin. Les participants arriveront en doigts de gants depuis plusieurs lieux. Chaque « doigt » représentera une thématique, par exemple l’écologie, la paix, l’austérité… Les participants apporteront le materiel approprié.

 

Samedi 19 mai : La manifestation commence à midi, et partira la gare principale de Francfort. A partir de l’immeuble de la Deutsche Bank, elle se divisera en deux pour entourer de manière symbolique le quartier des banques. La manifestation se terminera à 15h à la BCE, avec des prises de parole.

 

Activités thématiques

Tout le long des trois jours se tiendront différentes activités thématiques. Attac Allemagne a prévu d’organiser des ateliers en lien avec la thématique de la BCE, de la distribution des richesses, de la spéculation alimentaire et de l’audit de la dette.

  • Samedi matin (lieu à déterminer) se tiendra une activité sur la question du Pacte budgétaire avec le réseau des Attac d’Europe. Elle sera suivie d’une animation théâtrale : de Merkozy à Merkhollande.
  • En plus de ces évènements, vendredi à 19h, Attac Allemagne organise une réunion publique à la maison des syndicats dans Francfort. Cette réunion publique traitera d’une manière générale de la crise et des alternatives, en lien avec le réseau des Attac d’Europe.

NB : Une réunion Alter-summit se tiendra de 13h à 18h à la maison du DGB (à côté de la gare). La première partie pourra être dédiée à la coordination Attac d’Europe sur la campagne BCE / Fiscalité.

 

Hébergement

Des hébergements collectifs seront organisés par les allemands, mais ceux-ci ne seront peut-être pas suffisants.

Des hôtels à prix attractifs seront proposés, notamment :

- “Pension Aller”, Gutleutstraße 94, 60329 Frankfurt am Main aller.gutleut@t-online.de

 

Autres aspects

Traduction : on ne sait pas encore quelle forme elle prendra

 

Des grandes tentes seront plantées par les organisateurs pour accueillir les évènements thématiques, notamment par Attac Allemagne, Die Linke, Medico International, Gauche interventionniste ainsi qu’une tente de la coalition.

 

Pour plus d’information

++DERNIERES NOUVELLES++

 

Les autorités locales de Francfort ont décidé d'interdire toutes les manifestations prévues du 17 au 19 mai. Cette décision incompréhensible et très rare en Allemagne est attaquée en justice par nos amis d'attac Allemagne. Ils relaient aussi un appel de protestation de diverses personnalités, et une demande de protestation à transmettre aux personnes qui ont pris cette initiative.

 

Les manifestations prévues, dont le consensus était qu'elles étaient pacifiques et de désobéissance civile sont maintenues. Nous maintenons de notre côté, notre appel à se rendre sur place pour manifester et nous vous invitions à relayer le protestations.

 

Nous vous rappelons les conditions de départ :

- Paris : départ vendredi 18 mai à 22h place de la république, retour le dimanche matin. Chèque de 40€ à faire parvenir à : Attac France, 21 ter rue Voltaire 75011 Paris, mention Francfort au dos du chèque. Contact :francfort@attac.org, 01 56 06 43 60 (de 17h à 19h)

- Strasbourg : départ samedi 19 mai à 7h, contact : Sylviane (Attac Strabourg), collectif.dette.67@gmail.com ousylviane.rinck@wanadoo.fr

- Vosges (depuis Nancy) : départ samedi 19 mai à 7h, prix 23 euros, contact : Daniel Romary, 03.29.50.13.00 ou 06.83.26.48.49 daniel.romary57@orange.fr

- Lille : départ le matin (vers 8h), retour le soir. Contact : SUD Sante Sociaux, 03 20 74 17 69 ,sudsantesociaux.npdc@wanadoo.fr ; ou Attac Lille via http://attaclille.over-blog.com/

- Rennes : départ en mini-bus, contacter Rozenn Perrot (rozenn.perrot@orange.fr)

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 21:36

 

Bastamag - Par Agnès Rousseaux, Ivan du Roy (7 mai 2012)

 

Et si, après une stressante campagne électorale, on respirait un peu ? Quelle société voulons-nous aujourd’hui construire ? « La croissance est un problème, pas une solution », affirme Pierre Rabhi, paysan-philosophe. Face à la disparition des questions écologiques dans le débat politique, et à la frénésie marchande qui nous a pris en otages, il invite à repenser la vie sur un mode à la fois « sobre et puissant ». Et à inventer, pour éviter des explosions sociales et un chaos généralisé, un autre modèle de civilisation. Entretien.

 

 

Basta ! : Vous défendez une société de la sobriété. Les crises actuelles et l’austérité qui menace vont-elles permettre de remettre en question le système économique dans lequel nous vivons ?

Pierre Rabhi [1] : Je ne me réjouis pas de cette situation, mais je me dis finalement que l’être humain a besoin d’entrer dans des impasses pour mieux comprendre. Les impasses peuvent soit finir sur un chaos généralisé, soit permettre d’initier autre chose. Le chaos est tout à fait possible : une sorte de cocotte-minute d’incertitudes et d’inquiétudes est en train de miner les âmes et les consciences. Qu’une seule ville explose et toute la France explose. Le problème aujourd’hui n’est pas de se réjouir de cela, mais de voir ce qu’on peut tirer de cette évolution. Notre modèle de société montre son inadéquation, son incapacité à continuer. Si nous nous y accrochons, ce sera le dépôt de bilan planétaire. Tous les pays émergents veulent vivre à la moderne. Où va-t-on puiser les ressources ? C’est totalement irréaliste. Il y a aujourd’hui à repenser la vie sur un mode qui soit à la fois sobre et puissant. Je crois beaucoup à la puissance de la sobriété. Je ne crois pas à la puissance des comptes en banque. La vraie puissance est dans la capacité d’une communauté humaine à se contenter de peu mais à produire de la joie. Notre société déborde de tout, mais nous sommes un des pays les plus consommateurs d’anxiolytiques, pour réparer les dégâts que produit la « société de la matière » ! Nous sommes une espèce de planète psychiatrique. Combien de souffrances produisons-nous ?

 

 

Pendant la campagne électorale, l’écologie a quasiment disparu du débat politique. Qu’en pensez-vous ?

C’est parce que les citoyens ne sont pas véritablement conscients de l’enjeu de l’écologie que nous sommes obligés d’avoir une écologie politique pour lui donner une place au forceps. Dans la réalité, l’écologie concerne absolument tout le monde. Je suis évidemment reconnaissant envers ceux qui essayent de placer l’écologie dans le débat politique. Mais c’est une anomalie. Car l’écologie est une affaire de tous. C’est ce qui détermine l’existence de tout individu, du phénomène de la vie. Nous sommes donc tous concernés.

Selon vous, le progrès technologique nous asservirait ?

La civilisation moderne est la civilisation la plus fragile de toute l’histoire de l’humanité. Plus d’électricité, de pétrole, de télécommunications et la civilisation s’écroule. Elle ne tient sur rien du tout. Le progrès ne libère pas. Plusieurs avancées ont apporté un certain bien-être. Mais ce bien-être n’est pas forcément partagé. Il faut que l’humanité se pose la question : le progrès, pour quoi faire ? Et avant : qu’est-ce que vivre ? S’il s’agit juste de consommer, je n’appelle pas ça la vie, cela n’a aucun intérêt. Nous sommes devenus des brigades de pousseurs de Caddie. Cela me terrifie. Nous sommes revenus au néolithique : nous sommes des cueilleurs, nous passons dans les rayons et nous cueillons. Tout cela n’est pas bon. On a évoqué la décroissance, qui est considérée comme une infamie dans le monde d’aujourd’hui : remettre en cause la croissance ! Au Moyen Âge, j’aurai été brûlé vif.

Peut-on se passer de l’industrie et du progrès technologique sur une planète qui comptera bientôt 9 milliards d’êtres humains ?

Le progrès technologique ne rétablit pas de l’équité dans le monde, au contraire. Une minorité en bénéficie. Ce ne sont pas les pays en voie de développement qui consomment le plus de voitures ou de frigos. C’est un leurre de dire que la planète ne pourra pas suffire, parce que nous serons plus nombreux. C’est une injustice totale : sur 7 milliards d’humains aujourd’hui, la moitié n’a pas accès à la nourriture pendant que les autres se bâfrent et gaspillent à outrance. Un cinquième de l’humanité consomme les 4/5es des ressources produites. Ce serait très pernicieux d’invoquer la démographie pour dire qu’on ne va pas s’en sortir. Non ! Plusieurs milliards d’humains ne s’en sortent déjà pas. Ce ne sont pas les pauvres qui épuisent les ressources. La démographie n’est pas en cause. Je sens cet argument s’insinuer de façon très vicieuse.

Pourquoi, après avoir été ouvrier, avez-vous choisi de devenir paysan ?

J’ai accompli mon retour à la terre, ici en Ardèche, en 1961, parce que je considère que notre système n’a pas d’intérêt. Je n’ai pas envie d’être né pour produire, pour consommer et mourir. C’est une destinée un peu limitée ! Je suis né pour vivre, je suis né pour admirer. Si on doit toute sa vie besogner pour que les poubelles débordent de déchets, cela n’a aucun sens. Il n’y a pas si longtemps, en mai 68, les jeunes défilaient dans les rues pour protester contre la société de consommation. C’était l’excès. Leur intuition était forte : nous ne sommes pas des consommateurs. Les gagneurs d’argent, la frénésie marchande nous ont pris en otages pour faire de nous des gens qui doivent absolument consommer pour faire monter le produit national brut. C’est complètement stupide. Les jeunes disaient : on ne tombe pas amoureux d’un produit national brut ! Ils lançaient des slogans très importants, qui étaient un appel à la vie. Nous ne vivons pas : nous sommes conditionnés, endoctrinés, manipulés, pour n’être que des serviteurs d’un système. Ils ressentaient ce besoin de sursaut de la vie. Depuis, je ne vois plus les jeunes défiler dans la rue pour dire qu’ils ont trop. Nous sommes au contraire entrés dans la phase du manque. Les certitudes d’une idéologie triomphante, c’est terminé ! Aujourd’hui, les jeunes ne savent pas quelle place ils auront et s’ils auront une place dans l’avenir. Ce système-là peut-il encore perdurer ? Non. Il ne faut donc pas s’illusionner et se raconter des histoires : notre système arrive à ses limites. Il faut maintenant que l’imagination se mette en route, pour en créer un autre.

D’où peut venir le changement ? D’abord de chaque individu ou de transformations portées collectivement ?

Vous pouvez manger bio, recycler votre eau, vous chauffer à l’énergie solaire, tout en exploitant votre prochain, ce n’est pas incompatible ! Le changement radical de la société passe par une vision différente de la vie. L’humain et la nature doivent être au cœur de nos préoccupations. Le rôle de l’éducation est souverain : et si on éduquait les enfants au contentement et non à l’avidité permanente ? Une avidité stimulée par la publicité, qui affirme qu’il nous manque toujours quelque chose. Cette civilisation du besoin chronique et permanent, sans cesse ressassé, installe dans les esprits la sensation de manque. Le phénomène de la vie, ce qui fait que nous existons, devrait avoir une place dans l’éducation des enfants. Or nous n’avons que des structures éducatives qui occultent complètement les fondements de la vie pour, le plus vite possible, fabriquer un petit consommateur et un petit producteur pour le futur. Cela en fait un petit ignorant qui s’occupera bien davantage de savoir comment il va avoir un bon boulot malgré la compétitivité.

L’exigence fondamentale, c’est que tout le monde puisse manger, se vêtir, se soigner. Voilà ce qu’une civilisation digne de ce nom devrait pouvoir fournir à tout le monde. Aucun bonheur n’est possible sans la satisfaction des besoins vitaux. Notre civilisation a la prétention de nous libérer alors qu’elle est la civilisation la plus carcérale de l’histoire de l’humanité. De la maternelle à l’Université, nous sommes enfermés, ensuite tout le monde travaille dans des boîtes. Même pour s’amuser on va en boîte, assis dans sa caisse. Enfin, on a la boîte à vieux quand on n’en peut plus, qu’on est usé, avant de nous mettre dans une dernière boîte, la boîte définitive.

Comment convaincre ceux qui profitent le plus de la société de consommation et d’accumulation ?

Qui enrichit ces gens-là ? C’est nous. Ils s’enrichissent parce que des gens insatiables achètent de plus en plus, parce que toute une communauté humaine leur donne les pleins pouvoirs. Ils n’existent que parce que nous les faisons exister. Je ne roule pas en char à bœufs mais en voiture, je pollue malgré moi, j’ai le confort moderne. Ce qui fausse tout, c’est que cela devient prétexte à un enrichissement infini. Ce serait différent si les objets fabriqués par le génie du monde moderne avaient vocation à améliorer la condition humaine. Nous donnons très peu de place à ce qui est indispensable, à ce qui amène véritablement la joie. Et nous ne mettons aucune limite au superflu.

Cela signifie donc s’attaquer aux puissances de l’argent ?

L’argent est noble quand il permet l’échange. C’est plus facile d’avoir quelques billets dans sa poche que de transporter deux kilos de pommes de terre. L’argent n’est pas à récuser dès lors qu’il participe au mécanisme de régulation du bien-être entre tous. Mais quand il régule seulement la richesse, non. Toutes les choses vitales, les biens communs – eau, air, terre, semences – devraient être soustraites à la spéculation. Ceux qui ont de l’argent commettent un hold-up légalisé sur le bien de tous. Un vol illicite mais normalisé par la règle du jeu. L’argent rend l’humanité complètement folle et démente. Aujourd’hui, on achète le bien des générations futures. Je possède de la terre, mais je suis prêt à dire que ce n’est pas la mienne. Je l’ai soignée pour qu’elle soit transmise à mes enfants ou à d’autres gens.

Comment soustraire les biens communs à ceux qui spéculent ?

Admettons qu’on aille jusqu’à la logique extrême : un jour, un petit groupe d’humains hyperriches va posséder la planète. Aux enfants qui arriveront, on leur dira qu’ils sont locataires. Qu’ils doivent payer leur droit d’exister. C’est stupide. C’est navrant. C’est d’une laideur infinie. Parce que j’ai de l’argent, j’ai le droit sur tout… C’est là que le politique devrait réguler. Mais, pour l’instant, les responsables politiques sont là pour maintenir en vie cette inégalité criante. Ils font de l’acharnement thérapeutique sur un modèle moribond. On peut le mettre sous perfusion tant qu’on voudra... on sait très bien qu’il est fini. Le drame serait que tout cela finisse dans le chaos, si on ne met pas en place une nouvelle orientation de la vie.

Il faut changer les règles du jeu démocratique, dites-vous… Pour aller vers quoi ?

On ne peut pas changer un monstre pareil du jour au lendemain. Ce que je regrette, c’est qu’on ne se mette pas sur la voie du changement. Ce modèle a été généré par l’Europe. La première victime de ce nouveau paradigme, cette nouvelle idéologie, c’est l’Europe elle-même. L’Europe était une mosaïque extraordinaire. Tout a été nivelé, standardisé. Et on a exporté ce modèle partout ailleurs, en mettant un coup de peinture « démocratie » là-dessus. Aujourd’hui ce modèle se délite, il n’a aucun moyen d’être réparé. Il faut aller vers autre chose. Ce que propose la société civile : elle est le laboratoire dans lequel est en train de s’élaborer le futur. Partout des gens essayent de faire autrement. Un État intelligent devrait encourager ça. Sinon, cela se fera sous la forme d’explosion sociale. Une grande frange des citoyens sont secourus par les dispositifs de l’État. Cela ne durera pas. Le jour où la société ne pourra plus produire de richesses, où prendra-t-on ce qu’il faut pour soutenir ceux qui sont relégués ? Nous sommes dans un système « pompier-pyromane » : il produit les dégâts et prétend en plus les corriger. On met des rustines au lieu de changer de système : ce n’est pas une posture politique intelligente.

Recueilli par Ivan du Roy et Agnès Rousseaux

Vidéo : Agnès Rousseaux

Photo : Ivan du Roy

Notes

[1] Pierre Rabhi vit en Ardèche, où il a été paysan. Il a crée en 2007 le Mouvement pour la Terre et l’Humanisme appelé ensuite mouvement Colibris. Il est aussi l’inventeur du concept « Oasis en tous lieux » et a lancé en 2012 la campagne Tous Candidats

 

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