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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 16:11

 

Lorsque je voyais des clowns au milieu de manifestants (notamment lors de manifestations antinucléaire), je pensais que ce n'était pas leur place : le sujet est sérieux, que diable !

Depuis le 15 octobre 2011, j'ai changé d'avis.

Que s'est-il passé le 15 octobre 2011 ?

J'ai participé au rassemblement des indignés européens à Bruxelles.

Si vous n'en avez pas entendu parler, je ne vous en veux pas : les médias « classiques » se sont bien gardés d'en informer l'opinion publique.

 

 

Imaginez une manifestation d'au moins 10 000 personnes (12 000 selon les participants – jusqu'à 6 000 pour les rares médias qui en ont parlé, belges essentiellement) venues de plusieurs pays d'Europe, sans qu'aucune organisation syndicale ne la supervise.

De quoi risquer des débordements dangereux, n'est-ce-pas ?

Eh, bien, non. Tout s'est bien passé. Grâce aux clowns activistes !

Même quand les stations devant les banques devenaient « chaud bouillant ». (une vitrine, pourtant réputée blindée, a été bien fendillée par les nombreux coups de poings de la foule), ils ont su désamorcer les débuts de violence, la colère, l'agressivité et même... dérider les policiers.

 

Alors, dès que j'en ai eu l'occasion, je me suis inscrite à un stage de clowns activistes. Comprendre qu'ils sont utiles, c'est bien, s'impliquer, c'est mieux.

Ce stage a eu lieu dans la maison de résistance à l'enfouissement des déchets nucléaires à Bure, en Meurthe-et-Moselle

 

Là, j'ai découvert une autre utilité à ces clowns : pousser une situation jusqu'à l'absurde afin d'en prouver la nocivité et le « foutage de g-eule ». (on enfouit des déchets qui resteront dangereux plusieurs milliers d'années sous la terre, entourés d'une couche de béton qui ne pourra être étanche que pendant 3 siècles environ !!! C'est tout simplement criminel pour les générations futures.)

Démonstration en quelques photos :

 

 Il faut enfouir. S'enfuir ? Non ! ENFOUIR... après, il faut s'enfuir.

 

 

 L'équipe de vérification entre en piste.

 

 

 Horreur ! Malheur ! Il y a encore de la radioactivité !

 

 

 C'est dans cette boule que se concentre toute la radioactivité.

 

 

 La situation est grave ! Qu'allons-nous faire ?

 

 

 Euréka ! On a trouvé la solution ! Nous allons cacher cette boule ! On a le droit ? Bien sur, voyons, puisque c'est ce que fait l'état !

 

 Mission accomplie ! Maintenant, partons sur la pointe des pieds, la conscience (presque) tranquille...

 

 

 Nous sommes en sécurité, maintenant : tout est sous contrôle... d'ailleurs, si il y a quand  même encore un problème, nous sommes à l'abri sous ce parapluie de papier offert gracieusement par AREVA. Tout va bien !

 

 

 

 Qui sont les plus sérieux ? L'état et les lobbies du nucléaire ou les clowns ?

 

 

                                                                                       ***************************

Toutes les expressions citoyennes sont des droits et des devoirs : militer, manifester, faire grève, signer des pétitions, interpeller les élus … mais seul le droit de vote est porté aux nues.

Or, la démocratie ne se limite pas au seul droit de vote. Nous en avons la preuve depuis belle lurette.

Certains, bien-pensants, se contentent d'aller voter, puis retournent à leur train-train quotidien et critiquent non seulement les abstentionnistes, mais aussi et souvent de manière très agressive les manifestants, les grévistes,... ces derniers sont pourtant de vrais citoyens éveillés et dignes de la démocratie ; il faut les encourager et, même, les rejoindre.

 

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 16:03

http://actualitemonde.mtxserv.fr/actualit%C3%A9s/74907

Published on mai 10th, 2012 by Admin in Actualités

Le plan des marches revendicatives et des assemblées populaires organisées dans Madrid le 12 mai

 

Entre 1 500 et 2 000 agents devraient été déployés dans Madrid entre le samedi 12 et le mardi 15 mai à l’occasion du premier anniversaire des « indignés » espagnols, selon la presse. Cet effectif record témoigne de la tension avec laquelle les autorités attendent les célébrations de ce mouvement de contestation citoyen dont les images avaient fait le tour du monde l’an dernier.

« Il n’y aura pas de campements », a insisté mercredi 9 mai à plusieurs reprises la déléguée du gouvernement de Madrid, Cristina Cifuentes, en référence au « village » autogéré qui avait occupé la Puerta del Sol de Madrid durant un mois, avant de préciser que seront autorisées trente-cinq rassemblements durant quatre jours. En revanche, elle a refusé que les indignés se réunissent sur la place publique durant 96 heures de suite, comme ils entendent le faire.

Sur les réseaux sociaux, les indignés ont prévenu qu’ils ne respecteraient pas les ordonnances municipales et critiqué la décision du gouvernement madrilène de filmer les manifestants. Selon le mouvement du 15M (qui tire son nom de sa date de naissance le 15 mai), le gouvernement utilise la « stratégie de la peur » afin de décourager la participation des citoyens aux actions pacifiques qu’entendent conduire les indignés.

Mercredi, les indignés n’ont pas réussi à installer leur point d’information comme ils le souhaitaient et un groupe de retraités qui rassemblaient des signatures pour la défense des pensions s’est lui aussi fait déloger par la police.

 

Pénaliser la résistance passive

Déjà, en avril, peu de temps après la grève générale du 29 mars durant laquelle, à Barcelone, des groupes « anti-système » avaient provoqué des incidents, le ministre de l’intérieur avait annoncé une réforme du code pénal afin de punir de deux ans de prison ceux qui convoquent sur Internet une manifestation qui « altère gravement l’ordre public » et de faire de la résistance passive, caractéristique des manifestations convoquées par les « indignés », un délit.

Ce durcissement témoigne de la crainte qu’inspire le mouvement du 15M au gouvernement. Alors que ce dernier tente d’envoyer des messages de confiance à l’Europe et aux marchés, les images de manifestations monstres ne sont pas les bienvenues. D’autant plus que les « indignés » s’attaquent directement à la politique d’austérité du nouveau gouvernement conservateur.

Cinq raisons pour s’indigner

Le 15M donne « cinq raisons » pour s’indigner : « Pas un euro de plus pour sauver les banques, pour une éducation et un système de santé publics et de qualité, non à la précarité et la réforme du marché du travail, pour un logement digne et garanti, pour un revenu minimum universel. »

Le 12 mai, les indignés ont lancé un appel à une manifestation « globale« , comme celle du 15 octobre 2011. Selon le site de Démocratie réelle maintenant (DRY), trente-neuf pays ont répondu à l’appel.

La liste des activités prévue à Madrid, où les festivités se prolongeront jusqu’au mardi, est sans fin. Car l’enjeu est important. Par le biais d’une série d’assemblées populaires (logement, jeunesse, emploi, économie, culture…), de manifestations  (devant le ministère de la santé, dans les quartiers…) et d’actions en tous genres (cri muet le samedi à minuit à la Puerta del Sol, création d’un faux tribunal de justice citoyen pour juger les banquiers, poésie indignée, concert, pique-nique populaire…), le mouvement entend prouver qu’il n’est pas mort, un an après sa naissance.

 

Il y a un an…

C’était le 15 mai 2011, une semaine avant les élections locales et régionales. Une manifestation organisée à Madrid par une série de collectifs citoyens, en marge des syndicats et des associations traditionnelles, sous le slogan « Nous ne sommes pas des marchandises aux mains des banquiers et des politiciens », rassemblait des dizaines de milliers de personnes, alertées par les réseaux sociaux et le bouche-à-oreille.

Le soir, une poignée de manifestants occupait spontanément la place de la Puerta del Sol, bientôt rejoints par des dizaines d’autres campeurs, décidés à clamer leur colère contre le système, la dictature des marchés et la corruption politique. Rapidement, Puerta del Sol, une sorte de village autogéré, fonctionnant par le biais de l’échange de services, la gratuité, le partage et les dons des passants, surgissait dans le cœur de la capitale espagnole. Autour des centaines de tentes dépliées sur la place, on trouvait des cantines, une infirmerie, une bibliothèque, et même un atelier de réparation de bicyclettes et une halte-garderie. Et surtout de gigantesques assemblées populaires à l’air libre, théâtres de débats d’idées en tous genres, ouvertes à tous les « indignés » d’Espagne, foule d’anonymes qui saisissaient cette occasion pour expliquer leur mal-être, y chercher des solutions et clamer qu’un autre monde est possible. Le schéma s’était reproduit dans toutes les grandes villes du pays. Et durant un mois, ce mouvement neuf, frais, utopiste, était devenu la surprise majuscule de cette Espagne que l’on croyait endormie sous le poids de la crise.

Que s’est-il passé depuis ? Le 13 juin, le campement avait été démantelé par la police et le mouvement avait pris d’autres formes. Manifestations, comités de quartiers, assemblées thématiques hebdomadaires, événements ponctuels, mobilisations ciblées, occupations d’immeubles, création de coopératives, de banques du temps et lutte contre les expulsions, le 15M a continué de semer ses graines dans la société civile.

Aujourd’hui encore, à Madrid, pas un jour ne passe sans qu’une assemblée ne soit organisée sur un sujet précis. Sans parler des assemblées de quartier, hebdomadaires, où tous les sujets sont abordés. Pour les indignés, le plus important n’est pas le nombre de gens qui participent mais la qualité des échanges et le fait que depuis un an, des milliers de cerveaux sont reliés entre eux, sur Internet, pour chercher des solutions à la crise et dessiner les contours d’un autre monde, plus solidaire. Une utopie ? Sans doute. Mais aussi un rayon de lumière dans une Espagne désenchantée.

Sandrine Morel


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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 15:54

 

 

Le Nouvel Obs - Créé le 10-05-2012 à 10h20 - Mis à jour à 12h49 4 réactions

Lassés par la vie chère, les Algériens, appelés à renouveler leur Parlement, préfèreront sans doute le silence de l'abstention pour protester contre la classe politique.

 
 
 

Le 29 avril à Alger, des jeunes appellent au boycott du pouvoir et à la libération du militant des droits de l'homme, Abdelkader Kherba. (AFP /FAROUK BATICHE)

Le 29 avril à Alger, des jeunes appellent au boycott du pouvoir et à la libération du militant des droits de l'homme, Abdelkader Kherba. (AFP /FAROUK BATICHE)

Aux terrasses de cafés, dans les allées des universités, dans les rues, la population algérienne est plus occupée à commenter l'élection du nouveau président de la République française et à s'insurger contre le prix de la pomme de terre qu'à débattre de leurs propres élections législatives qui ont lieu ce jeudi 10 mai. D'ores et déjà, la presse algérienne annonce un grand vainqueur : l'abstention. En 2007, le taux officiel de participation ne dépassait pas les 37% et le phénomène risque de s'amplifier.

Plus d'un an après les manifestations qui avaient éclaté dans le sillon de la révolution tunisienne, les Algériens sont toujours gagnés par le fatalisme et la lassitude malgré la présence de 44 partis au scrutin, dont 23 nouveaux. Préoccupés par un quotidien émaillé de grèves, minés par une inflation galopante, hantés par une guerre civile qui a traumatisé plusieurs générations, désabusés par des décennies de fraudes électorales, les Algériens se détournent d'un système politique qu'ils estiment verrouillé et incapable de se réformer. La campagne s'est achevée dans une indifférence générale et certains meetings ont été annulés... faute de participants.

Le désenchantement est bien ancré et le pouvoir tente de convaincre –parfois violemment- que le pays est en train de changer. Les partis islamistes de leur côté espèrent profiter du succès des formations islamistes dans les pays voisins, au Maroc et en Tunisie pour se placer comme principale force d'opposition.

A la recherche d'une crédibilité

Le régime au pouvoir compte pourtant sur ce scrutin proportionnel à un tour pour asseoir une légitimité depuis longtemps perdue et baliser la présidentielle de 2014. Il cherche, à travers ces législatives, à consolider les réformes entamées pour contenir la vague des révoltes arabes. Suppression de l'état d'urgence en février 2011, révision de la Constitution, loi sur les partis, sur les associations, nouveau code de l'information... autant de mesures censées calmer les mécontentements qui éclatent un peu partout. Le pouvoir a aussi arrosé de son bas-de-laine - confortable grâce à la rente pétrolière -toutes les corporations garantissant le statu-quo mais sans jamais réussir à convaincre.

Le président Abdelaziz Bouteflika lui-même, comme dans un dernier souffle, a tenté mardi 8 mai de mobiliser la jeunesse à ce rendez-vous électoral, allant jusqu'à exprimer clairement son désir de quitter la vie politique. De passage à Sétif pour commémorer la répression du 8 mai 1945, il a répété par trois fois : "Je m'adresse aux jeunes qui doivent prendre le relais, car ma génération a fait son temps. Après avoir libéré le pays et participé à son édification, l'heure de la retraite a sonné pour les anciens [...] Les gens qui ont libéré le pays vous disent que nous n'avons plus les forces pour continuer. Le pays est entre vos mains, prenez-en soin." Le chef de l'Etat a d'ailleurs comparé l'enjeu de ces élections au 1er novembre 1954, date du début de la guerre d'indépendance ! Cinquante après la fin de la guerre d'Algérie, les mots sont graves comme si le pouvoir jouait sa survie.

L'implication du président de la République dans une campagne pour les législatives révèle le désarroi d'une équipe dirigeante aux abois. Au Parlement, son parti le FLN, tiraillé par des tensions internes, a perdu de l'influence sur la scène algérienne. Une importante campagne d'incitation au vote a été organisée dans tout le pays. Des SMS ont été envoyés sur les portables, des arrestations et des poursuites pénales ont été engagées à l'encontre de citoyens qui ont appelé au boycott des élections.

Arrestations

L'organisation Human Rights Watch (HRW) s'est alarmée le 9 mai de l'interdiction faite aux Algériens de manifester contre la tenue de ce scrutin. "Si les autorités algériennes ont vraiment l'intention de respecter les droits humains et les réformes démocratiques, elles devraient assouplir les lois pour montrer qu'elles ne craignent pas de laisser les Algériens exercer leur droit de rassemblement", a déclaré dans un communiqué Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de l'organisation internationale.

Lorsque qu'une manifestation est considérée comme politiquement sensible, "les forces de sécurité bloquent l'accès à l'endroit prévu pour le rassemblement", explique HRW. "Puis elles y pénètrent pour disperser tous ceux qui ont réussi à atteindre l'endroit, arrêtant certaines personnes et les transportant vers les postes de police, où elles sont détenues plusieurs heures avant d'être relâchées."

Mais les menaces n'y font rien, de nombreux Algériens ont décidé de faire du boycott leur seule arme politique.

L'abstention comme moyen d'expression

Les raisons du rejet sont nombreuses. Le quotidien "El Watan" explique dans son édition du 9 mai que "l'Assemblée populaire nationale ne pouvait avoir meilleure image en détournant le regard des problèmes de fond : la corruption, le régionalisme, les passe-droits, le non-respect des libertés, les atteintes aux droits de l'homme (...). l'Assemblée asservie et sans contenance a fini par agacer les Algériens qui n'ont que faire d'une institution qui n'est ni plus ni moins qu'une source de rente et une voie pour l'affairisme". Pour beaucoup, la séparation des pouvoirs n'est qu'une vitrine. Les députés sont accusés d'obéir aux politiques du gouvernement lui-même dirigé dans l'ombre par les militaires et les services de renseignements.

Battre l'abstention de 2007, voilà le mot d'ordre de ceux qui appellent au boycott. Cet appel est porté par des personnalités influentes. "El Watan" cite en premier lieu le militant des droits de l'Homme Ali Yahia Abdenour qui, dans une tribune au quotidien, estime que "la priorité politique absolue est le boycott". Ou encore Maïssa Bey, grande figure de la littérature algérienne, qui expliquait au "Journal du Dimanche" le 6 mai dernier qu'elle n'ira pas voter : "Ce serait faire le jeu du régime, faire le jeu du clientélisme et de la corruption."

Mais ce sont aussi des anonymes qui remportent les suffrages du boycott. Sur les réseaux sociaux, les jeunes se sont mobilisés il y a quelques jours contre l'arrestation du cyber-activiste Tarek Mameri qui appelait à coup de vidéos postées sur YouTube au boycott des élections. Fin avril, le ministre de l'Intérieur, Daho Ould Kablia, a mis en garde ceux qui encourageraient le boycott des élections. Il a déclaré que "des sanctions sévères seront appliquées envers toute personne" qui nuirait à la crédibilité des prochaines élections. Pourtant, aucun article de loi algérien n'interdit l'appel au boycott.

- Une des vidéos de Tarek Mameri :

 


 

Libéré le 4 mai, en attente d'un jugement, le web reste actif.

Sur Twitter, certains ont créé le hashtag #10MaiToz, comme pour souligner que ces élections ne changeront rien à leur vie quotidienne.

 

A Bejaïa, à l'est d'Alger, des étudiants ont appelé à une marche ce jeudi au siège de la wilaya [collectivité territoriale publique, NDLR].

Des islamistes en embuscade

Les partis d'opposition aussi dénoncent une mascarade du régime en place et signalent des fraudes en faveur du FLN. Pour donner des gages de crédibilité, Abdelaziz Bouteflika a invité 150 observateurs de l'Union européenne sur les 500 de l'Organisation de la coopération islamique, de l'Union africaine, de l'Onu et de la Ligue arabe considérés comme des "amis" du pays.  En revanche, le pouvoir refuse l'accès au fichier électoral national à la demande des observateurs européens justifiant de données "confidentielles".

Et les islamistes comptent bien profiter des accusations de fraudes récurrentes. Mardi, le président du Front de la justice et du développement (FJD), l'islamiste radical Abdallah Djaballah a accusé les autorités d'avoir "gonflé la liste d'électeurs qui représentent 65% de la population alors qu'habituellement elles ne dépassent pas les 45%".

La coalition de trois partis "islamistes modérés", l'Alliance de l'Algérie verte (composée du Mouvement de la société pour la paix, d'El Islah et d'Ennahda) se voit déjà grand vainqueur des élections.

L'après-10 mai est pour l'heure incertain. Si les partis islamistes offrent une étonnante confiance, rien ne permet de dire que les Algériens feront le choix de ce vote contestataire. Les séquelles de la vague islamique des années 1990 sont encore présentes et pourraient jouer en défaveur des islamistes.

Les préoccupations sont ailleurs. Régulièrement les titres de la presse algérienne relatent les nombreuses tentatives d'immolations, les grèves de la faim, les mini-émeutes, l'augmentation des prix des fruits et légumes... Les jeunes rêvent de changement sans l'atteindre. Combien de temps encore l'Algérie restera à l'écart des tumultes voisins ?

Sarah Diffalah

Par Sarah Diffalah

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 15:41
Marianne - Jeudi 10 Mai 2012 à 05:00
Greek Crisis
Historien et ethnologue, ancien correspondant en France pour la revue grecque Nemecis, Panagiotis... En savoir plus sur cet auteur

 

Les résultats des élections législatives grecques, qui se sont tenues dimanche, ont renversé l'ordre politique. Fin du bipartisme, arrivée de la gauche radicale en deuxième position, entrée des néo-nazis au Parlement... Notre blogueur associé Panagiotis Grigoriou revient sur ces bouleversements historiques.

 

(Alexis Tsipras, chef de la gauche radicale grecque, Syriza - Kostas Tsironis/AP/SIPA)
(Alexis Tsipras, chef de la gauche radicale grecque, Syriza - Kostas Tsironis/AP/SIPA)
Dans la rue, on peut désormais sourire au temps. Les mots planent partout, la moindre phrase devient significative, et surtout, elle sonne juste : « On les aura », « Ils ont peur maintenant », « Nous ne savions plus comment faire, mais nous trouverons le chemin... » Comme ces femmes, travaillant à l'accueil au sein d'une entreprise athénienne : « Il est temps de montrer nos dents à l'Europe ; il y a en a assez, mais nous n'irons tout de même pas sortir de l'euro. L'euro ce n'est pas mauvais en somme, non ? » La réponse, par une de ses collègues, n'a pas tardé : « Qu'ils aillent se faire fou*** et leur euro avec, ce n'est pas le nôtre. Je travaille à temps plein pour 700 euros par mois, et toi, Dora, tu touches moitié moins. » Et Dora le confirme : « Je viens d'être embauchée à temps complet pour 350 par mois, je le vois venir, tout le monde sera au même tarif [...] Si c'est celui-là notre avenir, alors nous revoterons Syriza. »

Les heures tournent. Samaras, grand perdant de ces élections, n'a pas réussi à former un gouvernement. Les journalistes se déchaînent sur la nécessite « d'un gouvernement responsable ». Les rumeurs les plus folles circulent sur Internet, les fausses nouvelles aussi, la guerre psychologique reprend de plus belle. La bancocratie n'est pas vaincue, et elle est encore capable d'inventer : « Attendons-nous à des surprises de taille de leur part », me disait une personne, militante au parti Syriza. Au KKE par contre, les camarades communistes sont amers : « Syriza prendra la place du Pasok dans la social-démocratie, Kouvelis avec sa "Gauche démocratique" le fait presque déjà, nous ne sommes pas de la dernière pluie au Parti communiste. Comment veulent-ils annuler ou même rafistoler le mémorandum sans quitter l'Union européenne, et sans priver les capitalistes du vrai pouvoir politique et économique ? Car le pouvoir gouvernemental à lui seul ne peut pas suffire. » C'est ainsi que le KKE a rejeté la proposition d'Alexis Tsipras mardi, encore une fois, c'est « non ».

Samaras, de la vieille droite, n'a pas pu former un gouvernement lundi. Ainsi, il s'est souvenu qu'il était « parmi les premiers à critiquer le mémorandum ». Les médias affolés suggèrent des « solutions car le pays a besoin d'être gouverné ». Ainsi, ces journalistes – perroquets de leurs patrons – insistent sur le « drame dans lequel nous sommes plongés » depuis dimanche. Sauf qu'ils omettent de dire que nous sommes toujours gouvernés, mais par les agents des Troïkans. Car il y a le feu : lundi déjà, on a noté « l'arrivée à Athènes, de la "Task Force" de la Commission européenne pour coordonner la réalisation des réformes et pour auditer les ministères. Elle est composée de 30 à 40 personnes, lesquelles vont contrôler les finances publiques, et surtout l'exécution du budget. Ces agents se sont installés dans les ministères, d'où ils contrôleront les recettes et les dépenses de l'Etat, une par une. Au même moment, on est en train de former le nouvel Observatoire permanent du mémorandum ("Permanent Monitoring"), dans l'urgence. Le chef de cette structure séjournera de façon permanente à Athènes, et ses membres seront en contact direct avec les équipes installées au sein des ministères, en temps réel. C'est une équipe parallèle à celle du FMI ; cette dernière est d'ailleurs hébergée dans un bâtiment appartenant à la Banque de Grèce. » (quotidien Tanea du 8 mai 2012).

Seulement, les Grecs savent désormais que cette fameuse « banque centrale » n'appartient pas à l'Etat et ne sert pas l'intérêt commun (évidemment). Alexis Tsipras et son parti Syriza le savent également. Sa lettre, adressée aux bancocrates, c'est à dire aux dirigeants de l'Union européenne, nous a fait sourire davantage : « Nous ne reconnaissons pas les signatures des dirigeants Pasok et Nouvelle démocratie, nous ne reconnaissons plus le mémorandum et les traités entre la Troïka et la Grèce, car non seulement ces actes sont illégaux, mais le peuple, dans son immense majorité, les désavoue. » Panagiotis Lafazanis, député Syriza, prévient même que la présence de la Troïka en Grèce est illégale, ses agents doivent quitter le pays rapidement.

Nous ne connaitrons pas toutes les suites de l'histoire ce soir-même. Le système prépare sa « solution », un plan B, peut-être avec l'aimable participation de Kouvelis dans un deuxieme temps, qui sait ? Ou encore une autre « nouveauté ». Sauf que les ingrédients d'un autre futur sont déjà dans la marmite. Dans la logique instaurée par le « mémorandisme réel », dépasser et surtout désamorcer les politiques de rigueur, puis explorer une autre orientation économique et géopolitique pour la Grèce, obliger à sortir des traités. Ce n'est pas encore très clair, mais à travers l'opinion publique on désigne déjà « l'Europe » comme initiatrice de ces politiques, et pas qu'en Grèce. Ce n'est pas encore clair certes, mais nous y sommes déjà. « Il faut former un grand parti pro-européen », répète Venizélos, et il sait pourquoi.

Ce n'est pas impossible, sauf que Syriza veut mobiliser le peuple et créer un front de gauche encore plus large et peut-être pas uniquement de gauche. J'entends autour de moi des gens qui se disent fiers de Syriza, « pour notre dignité retrouvée », c'est déjà un pas vers la liberté. D'autres, par contre, font part de leur inquiétude, comme cette personne hier matin, pendue sur son mobile, dans une rame du RER athénien : « Ah, oui je sais, il n'a pas été élu député, de toute façon c'est la catastrophe donc c'est fichu, mon affaire ne marchera pas... »

L'ancienne ordre politique s'effondre. Sur les ondes de la radio Real-FM, lundi après midi, lors d'une émission, les deux animateurs ont fait lire les messages d'auditeurs à l'antenne. Pour plus d'un tiers, ces messages concernaient l'Aube dorée. Les auditeurs ont tantôt exprimé leur indignation, tantôt félicité la progression du parti : « Je ne suis pas fasciste, mais j'ai voté pour eux, j'en ai assez de ces voleurs des partis politiques, des occupants de notre pays et des immigrés clandestins qui occupent nos villes. » Le raisonnement peut tourner en boucle sans entraves, sa « simplicité » également tournera en boucle, car on ne bâtit pas un projet de société humaniste à partir de la seule partition du désespoir et du rejet. Il en faudra davantage, à la fois dans la sphère du réel (et de l'action), puis dans la composition de l'imaginaire collectif, sauf qu'un tel imaginaire ne se fabrique pas en une campagne électorale après trente ans de népotisme, de corruption et de consumérisme. « J'ai participé au mouvement des indignés, l'été dernier. Finalement, le mémorandum m'a obligé à partir. Je vous téléphone depuis Dubaï, c'est ici que j'ai enfin trouvé du travail, disons correctement rémunéré. Je ne souhaite cet exil à personne, et l'Aube dorée est une honte pour notre pays, j'ai honte d'être Grec, tout en partageant la joie des amis de Syriza », a ajouté un autre auditeur qui suivait l'émission sur Internet.

Fait significatif, à un certain moment de l'émission, la co-animatrice a informé son collègue, « que le standard [était] submergé d'appels "insistants" de certains membres de l'Aube dorée ». « Fais attention à ce que tu dis, a-t-elle lancé à son collègue. « Ne t'inquiètes pas, je connais certains de ces garçons de l'Aube dorée, car ils aiment la nuit comme moi... Les mecs sont intéressants... Certes, je suis en désaccord politique avec eux, mais nous échangeons sur bien d'autres points », a aussitôt précisé le principal animateur, l'air pourtant gêné, car ceci devint audible rien que par le timbre de sa voix. Évidemment, il y a urgence, car entre « les mecs intéressants » des quartiers du Pirée, et ceux, tout aussi « intéressants », générateurs de la politique dictée à Bruxelles ou à Wall Street, il y a de quoi faire, surtout lorsqu'on considère qu'entre le fascisme bancocrate et son alter ego de l'Aube dorée, une autre réalité doit se construire.

Notre paysage politique change enfin. Samaras et sa droite, sous la panique, aspire à réunifier toutes les formations du « bloc européen », pensant aux prochaines élections. « Un piètre politicien, comme son copain de chambrée, Papandréou, du temps de leurs études sur le campus de l'université américaine, décidément cette Amérique... » Telle fut la pensée du jour sous un abri de bus, le premier lundi de la rentrée de l'espoir, et tout le monde a ri.
« Nous abrogerons les engagements du Mémorandum », a déclaré le député Syriza, Panagiotis Lafazanis. « Nous n'irons pas faire entrer par la fenêtre ce que le peuple a fait sortir par la porte », a rajouté Nadia Valavani (élue Syriza à Athènes), interviewée par les journalistes de la Radio skai lundi également.

Il est évident qu'autour de Syriza un nouveau mouvement s'organise. « Je soutiendrai de toutes mes forces Alexis Tsipras dans ses efforts de former un gouvernement qui abrogera le mémorandum, et qui aura comme but la reprise en main de la souveraineté nationale de notre patrie. Je lance un appel à tous les patriotes et à tous les esprits créatifs de notre pays, il faut contribuer à ce que la Grèce retrouve le chemin de l'autonomie, du progrès et de la renaissance », a déclaré Mikis Theodorakis (quotidien AVGI, proche de Syriza, dans son édition du 8 mai).

L'empire contre-attaquera sans doute dès demain, mais il a perdu une première bataille psychologique. Nous savons que nous pouvons déjà faire basculer les places boursières, rien que par le vent qui tourne. La suite sera plus longue et plus incertaine...

 

Grèce : «l'empire a perdu une première bataille psychologique»
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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 15:33

 

Marianne - Rédigé par Hervé Nathan le Jeudi 10 Mai 2012 à 16:43

 

Il faut sortir la Grèce de la zone euro! C'est le cri du coeur des journalistes et de certains économistes soi-disant non conventionnels. Les deux oublient un chose: les Grecs, eux, refusent l'austérité mais veulent demeurer dans la monnaie unique. Or en Europe, c'est la démocratie qui doit primer.


Pour ceux qui se souviennent de leur cours de sciences naturelles, voici revenir le temps des les réflexes conditionnés. Rappelez vous l’expérience du russe Pavlov : le petit chien reçoit une décharge électrique et une lumière s’allume, il aboit. Au bout d’un certain nombre d’occurrence, la simple lumière rouge suffit à le faire hurler à la mort. Et bien la presse occidentale, à force de crises grecques répétées, est désormais dressée à crier « les Grecs hors de la zone euro !». C’est ce que fait ce jour le quotidien Le Monde, qui titre « le poison grec tétanise à nouveau l’Europe ». Suit un grand article qui dresse un scénario quasi inéluctable de la sortie de la Grèce de la monnaie unique. Et les journalistes ne sont pas seuls dans ce cas. On trouve le même réflexe « il faut sortir de l’euro » chez Jacques Sapir.
Dans les deux cas, un oubli plus que fâcheux : les Grecs, eux, ne veulent pas sortir de l’euro ! Ils ont voté à près de 80% pour des partis qui ne se sont pas présentés sur ce programme et à plus de la moitié pour le refus de l’austérité imposé par la troïka FMI-BCE-Union européenne. Pour les Grecs, le dernier sondage donnait 65% en faveur de la monnaie unique et une quinzaine de pour cent pour la sortie.  Alors de  deux choses l’une : soit on prend au sérieux la démocratie (« pouvoir du peuple », en grec justement) et on écoute le message des Grecs, soit on prend les citoyens grecs pour des ploucs qui n’ont rien compris alors qu’ils subissent leur cinquième année de récession, et on prétend faire le bonheur des peuples à leur place.
Nous retombons d’ailleurs dans le travers que Marianne dénonçait le 2 novembre dernier, lorsque les Européens avaient interdit au Premier ministre grec de convoquer son peuple pour voter ou non son quitus au plan de rigueur tout juste négocié en échange de l’aide européenne. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel avait contraint le malheureux Georges Papandreou à renoncer en exigeant de lui un  référendum « sur l’appartenance à la zone euro » (et donc à l’Union européenne), sous la menace de déclarer le pays en faillite.  On trouvera ici notre papier sur la nouvelle « doctrine de la souveraineté limitée » en Europe.
Merkel et Sarkozy avaient piétiné la démocratie. Elle se venge cinq moins plus tard. Car le résultat des élections en Grèce, faute de déboucher sur la formation d’un gouvernement, est l’équivalent du référendum sur l’austérité que « Merkozy » ne voulait à aucun prix. On en revient au même problème : les Grecs veulent desserrer l’étau de la récession, retrouver un avenir, et rester en Europe et dans l’euro. Il n’y a donc qu’un chemin :  il faut aider les Grecs, pas les enfoncer dans le trou noir des privations, ni les chasser comme des malpropres vers une catastrophe plus grande encore.  
Et il y a urgence : en évitant le référendum en novembre dernier, Sarkozy et Merkel ont certes reculé l’échéance, mais Hollande et Merkel se retrouvent face une situation encore plus dégradée, car en novembre 2011, il y avait encore un pouvoir politique à Athènes pour tenter de gérer la crise. En mai 2012, on s’achemine dangereusement vers l’anarchie, en plus de la crise…

PS : Les Français  ont aussi fait le choix politique de l’euro le 22 avril 2012.  Dans une campagne où la question détait posée pour la première fois depuis 1992, le seul candidat véritablement  pour la sortie de l’euro, Nicolas Dupont Aignan, qui a fait une campagne talentueuse, a récolté moins de 2% des suffrages. Marine Le Pen, elle, a mis la thématique sous un mouchoir lorsqu'elle s'est aperçue qu'elle n’était pas populaire. Le sondage en grandeur réelle du premier tour fait donc apparaître un rapport de 80/20 en faveur du maintien dans la zone euro.

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 15:27

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 10.05.2012 à 13h07 • Mis à jour le 10.05.2012 à 13h07

 
 

 

Raffinerie de pétrole sur l'île de Lavan, dans le golfe Persique.

 

Les cours du pétrole ont terminé, mercredi 9 mai, sur une sixième baisse consécutive à New York, sous le coup d'une septième hausse hebdomadaire de suite des stocks de brut aux Etats-Unis et des craintes d'un retour en force de la crise de la dette européenne au vu de l'impasse politique en Grèce.

"Qu'elle soit réelle ou non, la possibilité que la Grèce puisse quitter la zone euro inquiète car cela créerait un précédent dans le sens où cela définirait une stratégie de départ que d'autres pourraient être tentés de suivre, comme l'Espagne ou l'Italie, a souligné Phil Flynn, de PFG Best. C'est une situation très incertaine."

Lire : "Athènes va recevoir une partie de l'aide européenne"

Sur le Nymex, le contrat juin sur le brut léger américain (WTI) a fini sur une perte de 0,20 dollar, soit 0,21 %, à 96,81 dollars le baril. Dans le même temps, le brent avançait en revanche de 0,24 %, soit 0,27 dollar, à 112,83 dollars. Le brent a notamment été soutenu par la fermeture d'un champ pétrolier en mer du Nord.

Les stocks américains de pétrole brut ont augmenté plus fortement que prévu la semaine dernière, a de son côté annoncé l'Agence américaine d'information sur l'énergie. Le brut léger américain subit ainsi sa plus longue série baissière depuis près de deux ans.

 

"LE BLOCAGE, C'EST POUR ÉVITER LES HAUSSES"

Le député Michel Sapin, chargé du programme du président élu François Hollande, a fait valoir mercredi que le futur gouvernement ne bloquerait pas le prix de l'essence, comme promis par le candidat PS, tant que ce prix continuerait à baisser comme actuellement.

"J'ai cru comprendre que le prix de l'essence était en train de baisser. Alors ce n'est peut-être pas le moment de bloquer quand ça baisse. Il faut bloquer quand ça monte", a-t-il estimé sur Radio Classique-Public Sénat.

Pour M. Sapin - dont le nom est cité comme possible futur locataire de Bercy -, "il faut regarder en urgence et dès la semaine prochaine" la manière dont les hausses et les baisses du prix du pétrole se répercutent sur les prix à la pompe. "Quand le prix de l'essence augmente sur le marché international, ça va très, très vite à la pompe et quand il baisse, ça va beaucoup plus lentement", a-t-il dit.

"Si les prix de l'essence continuent à baisser, les automobilistes seront les premiers à nous demander de ne pas bloquer la baisse des prix de l'essence [...]. Cela n'empêche pas une analyse précise sur la manière dont les prix sont constitués et sur les marges", a-t-il conclu.

Pour en savoir plus : "L'essence à deux euros le litre, enjeu politique" et "Le patron de Total se défend : 'Gagner de l'argent, ce n'est pas négatif'"

Lire aussi notre post de blog : "Total : réputation déplorable, pédagogie impossible"

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 15:21

 

 

LE MONDE | 10.05.2012 à 11h11 • Mis à jour le 10.05.2012 à 17h05

Par Stéphane Foucart

 
L'indication géographique est actuellement obligatoire en Europe pour le b?uf non transformé, le poisson, les fruits et les légumes frais, les ?ufs, le miel et le vin.
 

Le Parlement européen a voté, jeudi 10 mai en séance plénière, le report des "décharges budgétaires" de trois agences de l'Union : l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), l'Agence européenne du médicament (EMA) et l'Agence européenne de l'environnement (EEA).

Cette décision revient à ne pas leur donner quitus de leur gestion, pour l'exercice 2010. Elle constitue un cuisant camouflet, en particulier pour l'EFSA et l'EMA, épinglées pour une gestion contestable des conflits d'intérêts.

Ce vote intervient au lendemain de la publication d'un communiqué de l'EFSA annonçant le départ de sa présidente, Diana Banati, pour "prendre un poste à l'International Life Science Institute [ILSI]", poste "non compatible avec son rôle de membre et de présidente du conseil d'administration de l'EFSA". Mme Banati devient en effet directrice exécutive pour l'Europe de l'ILSI.

Cette organisation regroupe les principaux industriels de la pharmacie, de la chimie, de l'agroalimentaire et de la cosmétique. Elle se présente comme uniquement soucieuse de "fournir la science qui améliore la santé publique et le bien-être", mais les ONG la considèrent comme un lobby avant tout soucieux des intérêts de ses membres (PepsiCo, Monsanto, Unilever, BASF, Bayer, Nestlé, etc.).

 

CONFLITS D'INTÉRÊTS

Cette nouvelle affaire remet sur le devant de la scène les accusations récurrentes de conflits d'intérêts portées par les ONG et certains parlementaires européens contre l'agence basée à Parme (Italie), chargée d'évaluer la sécurité des éléments entrant dans la chaîne alimentaire (pesticides, additifs, résidus d'emballage, etc.).

L'histoire est en réalité ancienne. En septembre 2010, les liens de Mme Banati avec l'ILSI avaient été dévoilés par le député européen José Bové (Europe Ecologie), au cours d'une retentissante conférence de presse tenue à Bruxelles. Mme Banati, qui venait d'être reconduite à la tête du Conseil d'administration de l'EFSA, avait omis de déclarer qu'elle siégeait au conseil de direction de la branche européenne de l'ILSI. Après les révélations de M. Bové, elle avait quitté ce poste et était demeurée au sein de l'agence européenne.

Cela n'avait pas suffi à éteindre la méfiance. "Aujourd'hui, ce nouvel épisode montre que, au cours des deux années qui se sont écoulées, les liens de Mme Banati avec l'industrie sont demeurés intacts, dit M. Bové. C'est la preuve que nos protestations étaient fondées."

Les ONG ne sont pas en reste. "Il est totalement inacceptable que Mme Banati puisse aller directement d'un poste aussi important au sein d'une autorité de régulation à un poste de lobbyiste", a pour sa part commenté Nina Holland, responsable de Corporate Europe Observatory (CEO).

De son côté, la députée européenne Corinne Lepage (Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe) dit, dans un communiqué, se "féliciter" du départ de Mme Banati, "dont l'implication au sein de l'ILSI est dénoncée depuis deux ans comme un cas flagrant de conflit d'intérêts". "J'encourage l'agence à prendre d'autres mesures pour mettre fin aux situations similaires de conflits d'intérêts impliquant l'ILSI au sein des panels scientifiques et des groupes d'experts", ajoute Mme Lepage.

La directrice générale de l'EFSA, Catherine Geslain-Lanéelle, conteste vivement cette lecture et met en avant les renforcements apportés depuis deux ans à la politique d'indépendance de l'agence. "L'an passé, à 356 reprises, des scientifiques ont été écartés d'une expertise en raison de leurs liens d'intérêts", fait-elle valoir.

Le départ de Diana Banati pour l'ILSI est intervenu au pire moment pour l'agence européenne. Fin mars, la commission du contrôle budgétaire du Parlement européen avait déjà demandé le "report de la décharge budgétaire" de l'EFSA pour l'exercice 2010.

 

REPORT DE LA DÉCHARGE BUDGÉTAIRE DE L'EFSA

Les griefs formulés par la rapporteure, la députée européenne Monica-Luisa Macovei (Parti populaire européen), tiennent précisément à la question des conflits d'intérêts. Son rapport rappelle ainsi que Mme Banati avait omis de déclarer ses liens d'intérêts avec l'industrie en 2010.

Très sévère, il "rappelle à [l'EFSA] que les règles régissant les déclarations d'intérêts devraient également être accompagnées d'une série de conséquences à appliquer lorsque ces règles ne sont pas respectées", et souligne que l'agence "devrait se concentrer sur l'intérêt public dans sa prise de décision indépendante, en tenant compte de toutes les données et informations pertinentes". Ce "report de la décharge budgétaire" de l'EFSA, a finalement été rendu effectif par le vote du Parlement en séance plénière.
 

"Je me réjouis du vote du Parlement, dit au Monde Mme Lepage. Il y a deux ans, nous n'étions pas plus d'une vingtaine à avoir coté le report des décharges de l'EFSA, nous étions quelque 150 l'an dernier, aujourd'hui, le report a été adopté à la majorité : cela montre que nous pouvons penser sur les règles du jeu et contribuer à les changer."
 

"Les conflits d'intérêts au sein d'agences européennes en charge de la santé des citoyens sont devenus une évidence que le Parlement n'accepte plus", a pour sa part commenté M. Bové qui a appelé l'agence à "se réformer en profondeur".

Toutefois, Mme Lepage indique qu'à ses yeux, le report de la décharge budgétaire de l'EEA n'a pas la même valeur que ceux de l'EFSA et de l'EMA, ces deux dernières étant en situation d'émettre des opinions sur des produits (médicaments, additifs alimentaires, OGM, etc.), ce qui n'est pas le cas de l'EEA.

Stéphane Foucart

 

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 13:54

par Daniel Mermet
du lundi au vendredi de 15h à 16h

visuel Là-bas si j'y suis
France inter - Là-bas si j'y suis - l'émission du jeudi 10 mai 2012

La dette ou la vie !

Mais d’où vient la dette ? A-t-elle été contractée dans l’intérêt général ? Peut-on alléger le fardeau de la dette sans appauvrir les peuples ?  En France le service de la dette est le premier budget de l’État, avant celui de l’Éducation Nationale.

 

La dette qui écrase le tiers monde depuis des années arrive au Nord.  A Liège, le CADTM propose des alternatives et milite pour un audit citoyen de la dette publique. Avec Éric Toussaint.  

 

Nouvelle version d'un reportage d’Antoine Chao et de Daniel Mermet.

 

Site internet du CADTM : www.cadtm.org

 

Je vous invite viviement à écouter cette émission en suivant ce lien link

*(pour y accéder, appuyer sur la touche "Ctrl" de votre clavier + cliquer gauche sur le lien ci-dessus)


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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 13:49

Compte rendu A/G-Indignés du Lundi 7 Mai

 

Présents : 11

 

Nous avons le plaisir et la joie de vous annoncer la venue parmi nous de Louisa,

une Indignados de Madrid. Elle nous fait l'honneur de s'investir activement à nos assemblées et actions. A grand renfort de photos et d'explications elle nous informe de la situation très préoccupante en Espagne et notamment depuis l'arrivée de la droite. Nous la remercions chaleureusement de son soutien comme elle nous remercie de notre accueil.

 

 

A l’ordre du jour : le résultat des élections;

 

Divers;

 

1- A situation exceptionnelle, ordre du jour exceptionnel ;

La satisfaction d'avoir réussi à virer Sarko est légitime. Pour autant, il y a du pain sur la planche !

 

Le soulagement est grand mais l'Espoir est fragile !

- tout d'abord si les deux plus grandes villes du Gard : Nîmes et Alès ont voté à "gauche", le département lui est à droite !

- ensuite avec 82,81% de votants, le taux de participation est supérieur de

2,5 points à la moyenne nationale;

- enfin si on cumule abstentions et votes blancs et nuls, c'est encore un potentiel de 116 525 votants (22,71%) qui ne s'est pas déterminé.

 

Il est donc clair que le FN n'a pas suivi les consignes de son leader et que le travail à faire pour les législatives reste trés important. Et il est d'autant plus important que si Sarko et sa bande ont été sanctionné, la mafia Bouygues- Lagardère-Béthancourt-Dassault-Servier-.... et toute la bande du CAC 40 eux sont toujours en place.

 

Nous, Indignés qui occupons la rue depuis Un An avec nos petits moyens, estimons que nous avons joué un rôle important dans la défaîte de Sarko. Nous n'avons eu de cesse de dénoncer ce système à broyer les peuples, et les soutiens des passants ne se comptent plus. Nous avons changé de président mais le système perdure. Ce sont les raisons pour lesquelles les Indignés vont continuer à "tenir le terrain" et suivre le calendrier de leurs permanences des lundi-mercredi et samedi.

 

Première action du quinquennat ce samedi 12 Mai avec le mouvement international des Indignés. Ils ne nous représentent pas ! en sera le thème central pour lutter contre les marchés, les banksters, l'oligarchie financière, les flots de milliards

d' euros ou de dollars qui circulent chaque jour au Palais Brongniard, à la City, à Wallstreet.......etc !

 

D'autre part, dans le pays plusieurs bombes à retardement du type "licenciements protégés" pour raison électorales vont exploser dans les semaines à venir et la situation économique va s'envenimer très rapidement.

Autre pays concerné par des élections ce dimanche était la Grèce. Dans ce pays complètement ravagé par les conséquences de la guerre économique, les votants ont reporté leurs suffrages sur les "extrêmes" droite et gauche. Les grands partis responsables de la situation ont été sévèrement sanctionnés avec un PS tombé à 14% par exemple.

Nous devons garder un oeil ouvert sur leur situation. En effet dans ce pays, laboratoire pour ce capitalisme sauvage, nous avons des banques françaises

responsables pour partie de leur situation. Nous devons continuer à soutenir ce

peuple.

 

 

2- Divers :

 

a- Le printemps Erable

 

Il y a sur le continent Nord-Américain un pays où les étudiants mènent une grève historique depuis 3 mois !

La raison ? L'augmentation de 150% des frais de scolarité et universitaires !

Ce pays c'est le Québec ! Pays dont les bases de la société sont pour l'instant inscrites dans le système nord-américain libéral, capitaliste et "démocratique" (défense de rire) mais surtout à l' idéologie "utilisateur-payeur".

Dans un pays de 8 millions d'habitants, 180 000 étudiants sont en grève et récemment 200 000 étudiants ont défilé pacifiquement dans les rues de Montréal. Du jamais vu !

En réaction, leur gouvernement se pavane devant les médias en se vantant de pouvoir écraser ce mouvement, que la hausse sera maintenue et qu'elle ne sera réduite d'aucune façon. En clair il verse de l'huile sur le feu. Cet air de mépris nous l'avons vécu. Cela ne vous rappelle rien ?

En fait, derrière l'augmentation des frais ce que dénoncent les étudiants c'est le transfert d'une éducation de bien public et gratuite sur une conception néolibérale et individuelle. C'est avant tout la sélection par l'argent !

Il paraît que la journée internationale des Indignés s'annonce bien par là-bas;

Bon courage chers cousins et tenez bon !

 

b- Infos diverses

 

Jeudi 10 Mai 19h Bourse du travail à Alès: rencontre avec 3 militants syndicalistes libertaires grecs;

 

Brocante : Nous rappelons que notre mouvement fonctionne en autogestion depuis un an. Pour financer nos activités nous participons aux brocantes.

Ce dimanche 13 Mai aura lieu place ST Charles une brocante où nous y avons un emplacement. Nous comptons sur votre participation ! A dimanche ! ! ! !

 

Jardin : petites nouvelles du jardin des Indignés :

- Les salades sont très belles et prêtes à déguster.

- Les fraisiers sont en fleurs, la première fraise sera pour Marleen ;

- Une vingtaine de plans de tomates sont en terre depuis hier ;

 

La présence de ce paragraphe sur le jardin peut paraître décalé, cependant c'est la mise en application de notre philosophie de vie.

 

 

Bonne lecture et.................. à bientôt !

 

On ne lâche rien !

 

En l'honneur de Louisa : El pueblo unido jamas sera vincido ! 

 


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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 22:51

 

radio-canada.ca

Mise à jour le mercredi 9 mai 2012 à 14 h 41 HAE
Occupons Halifax L'éviction des indignés à Halifax en novembre 2011 (archives).   © CBC

 

La Couronne laisse tomber les accusations portées contre 11 membres du groupe Occupons la Nouvelle-Écosse l'automne dernier.

Ils avaient été arrêtés par la police d'Halifax après avoir été expulsés du parc Victoria, en novembre 2011.

Selon le procureur de la Couronne, Rick Woodburn, il n'y avait aucune chance de condamnation sur des accusations d'entrave à la justice.

La décision réjouit John Thibeau, l'un des accusés. « C'est presque sept mois que l'on combat les [accusations]. Il y a beaucoup de soulagement pour toutes les personnes qui étaient là. On voit ça comme une victoire pour nous, une petite victoire », dit-il.

Selon John Thibeau, les indignés envisagent d'organiser une autre occupation.

 

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