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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 14:01
| Par Mathieu Magnaudeix et Mathilde Mathieu

 

A minuit quarante, François Hollande monte enfin sur la scène. Juste débarqué de son fief corrézien de Tulle, le président est venu fêter sa victoire à la Bastille. L'ombre du François Mitterrand de 1981 est là. Hollande lui rend d'ailleurs un vibrant hommage dans un bref discours, où il salue également d'une voix plus enrouée que jamais le « peuple de France » et la « jeune génération ». Présente en masse ce dimanche soir, la « jeune génération » entonne d'ailleurs une Marseillaise à gorge déployée.

 

 

 

 

La foule acclame le nouveau président. Mais c'est surtout l'immense bonheur d'avoir dégagé Nicolas Sarkozy qui rend les visages radieux. « Sarkozy c'est fini ! » dit l'un. « Sarkozy au Kärcher, à l'Anpe, au trou ! », hurle une autre qui danse sur place.

 

 

François Hollande place de la Bastille 
François Hollande place de la Bastille© Mathieu Magnaudeix
 

« On a viré Sarko et sa putain de bande !» lâche dans un rugissement un étudiant à Sciences-Po Paris   de 22 ans. C'était sa première présidentielle. Il a voté Poutou au premier tour, pour « la voie libertaire » qu'il représente, et Hollande ce dimanche. Il n'est pas béat pour autant. « Je suis content qu'il soit élu, mais je n'en attends rien, dit-il. Je n'aime pas ses propos sur l'immigration que je trouve scandaleux. » 

 

 

Manon et David chantent la Marseillaise 
Manon et David chantent la Marseillaise© Mathieu Magnaudeix
 

Parmi ses amis, tous ne sont pas aussi sévères. « Hollande incarne des valeurs plus humaines que Sarkozy », dit Manon Chaigneau, étudiante en lettres. « La campagne m'a même redonné goût à la politique alors que ces dernières années, je m'en étais plutôt détournée, ajoute Fanny Cardin, 22 ans, qui fait des études de cinéma. Pour nous 81, c'était un mythe. » « De ce quinquennat, on retiendra la très grande vulgarité, résume Bastien Suteau, le quatrième du groupe, inscrit en fac de géo à Rennes. J'attends maintenant plus de réflexion. » Il a voté Hollande dès le premier tour.

 

 

 

Au métro Bastille, dimanche soir© DR

En 2007, Bastien avait tout juste 18 ans quand Ségolène Royal a perdu. Comme lui, ils sont nombreux à vivre cette soirée comme une revanche. « Depuis que j'ai vingt ans, je vis avec Sarkozy, j'avais honte de dire que j'étais français », se réjouit Loïc, fonctionnaire territorial à Strasbourg. Il a aujourd'hui 25 ans, l'âge de ses parents en 1981. « Le changement de Hollande, c'est pas la promesse mitterrandienne de changer la vie, c'est sûr. Tout n'est pas possible, on le sait. Mais il y a peut-être plus de beauté dans la lucidité. »

 

 

 
© Thomas Haley
 

Pour voir les 28 photos grand format de Thomas Haley, cliquer ici

La foule est plutôt jeune, les visages de toutes les origines – des Blancs, des Noirs, des Arabes. On danse, on chante, souvent sur le dos de l'ancien président. On trépigne beaucoup, aussi : toute la soirée, il fut bien difficile de se frayer un chemin parmi les rangs, très compacts. 

« Ça y est, on l’a dégagé ! »

 

 
© Mathieu Magnaudeix
 

Dès 19 heures, la place de la Bastille était pleine comme un œuf. Alors que les estimations circulent de téléphone en téléphone, l'optimisme est général. A chacun son sésame de la victoire : une rose à la main, un drapeau tricolore, ou bien celui du PS, du Front de gauche, du PCF ou d'Europe Ecologie-Les Verts. Sarah, 25 ans, est venue avec « la famille et des amis ». « Il y a un climat de ras-le-bol. Je travaille à l'hôpital et tous les jours je vois la casse du service public », dit cette sympathisante socialiste. « Cinq ans c'est long ! lâche Wadly Oxima, fonctionnaire en région parisienne. Sarkozy n'a pas tout fait mal mais il m'a écœuré par sa pratique du pouvoir. On n'était pas vraiment en démocratie. » « «La clique va partir. On va retrouver la grandeur de la France », espère Nelly Venturini, 68 ans, une rose à la main. « Casse-toi de chez nous », « François président », scandent les curieux juchés sur le Génie au centre de la place.

 

 

Wadly Oxima et sa copine, Audrey Martin 
Wadly Oxima et sa copine, Audrey Martin© Mathieu Magnaudeix
 

A l'annonce officielle des résultats à 20 heures, ils sont déjà des milliers rassemblés en rangs serrés face aux deux écrans géants. Grand cri de joie, fumigènes et « pop » des bouteilles de champagne qu'on débouche quand apparaît le visage d'Hollande. « Sarkozy à la retraite ! » entend-on dans la foule, déchaînée. Certains laissent couler des larmes d'émotion. « Ça y est, on l’a dégagé ! se réjouit Maurine. Cette Antillaise, auxiliaire de vie auprès des personnes âgées, exulte. « Nos personnes âgées, elles n’en pouvaient plus de Sarkozy. Pendant qu’il augmentait son salaire de 170 %, les petites vieilles, elles coupaient leur steack en quatre ! Elles payaient leur motte de beurre 1,10 euro. Sarkozy en avait rien à foutre ! »

 

 

Maurine avec une amie, aux anges 
Maurine avec une amie, aux anges© Mathilde Mathieu
 

Sur l'écran géant, on voit des images de militants UMP en pleurs. Ils sont copieusement hués. Jean-François Copé apparaît à la télé sur France-2 : « Au bûcher! », crie un petit groupe. La ministre Morano suscite les sifflets, à peine moins que lorsque c'est Nicolas Sarkozy qui prend la parole en direct de la Mutualité. « Jamais je ne pourrai vous rendre ce que vous m'avez donné ! » dit l'ancien président à ses partisans. « Tout ce que tu nous a pris, oui ! » hurle une jeune femme. Encore une fois, l'air est saturé de pressants « Casse-toi ! » « Sarko facho », ou « dehors le raciste! ».

Nadia et Zeineb, 22 ans, en Licence et Master à la Sorbonne, sont venues de Torcy (Seine-et-Marne) avec un drapeau français, « pas tant pour soutenir François Hollande que pour fêter la fin du sarkozysme ». « La victoire de ce soir, c'est l'espoir de retrouver une certaine cohésion sociale, lancent ces jeunes femmes, de confession musulmane – l'une d'elles porte un voile. Sarkozy, c’était la stigmatisation permanente. » Etudiante en droit fiscal, Zeineb ne « croit pas à une véritable révolution fiscale, pas plus qu'à une renégociation profonde des traités européens », mais elle « sait », pour sûr, que « monter les Français les uns contre les autres, c'est fini ».

 

Zeineb et Nadia, 22 ans 
Zeineb et Nadia, 22 ans© Mathilde Mathieu
 

« L'écart avec Sarkozy est assez décevant »

 

23h30. Foule compacte à la Bastille. 
23h30. Foule compacte à la Bastille.© Mathieu Magnaudeix
 

Certes, les visages sont radieux, et beaucoup n'auraient raté cette soirée pour rien au monde. Surtout pas Olivier Palduplin, 42 ans, et son compagnon Philippe, 52 ans. « On a eu le changement ! Pour moi, ça ne changera pas beaucoup de choses. Mais les étrangers vont pouvoir voter dans notre pays aux municipales, et c'est normal puisqu'ils paient des impôts. Les couples qui s'aiment vont pouvoir se marier s'ils le désirent. Nous, on est ensemble depuis 13 ans et on ne l'envisage pas. Mais c'est bien que tout le monde ait les mêmes droits en France. »

 

© Mathieu Magnaudeix

 

Mais en début de soirée, la liesse est loin d'être générale, tandis que les mêmes clips de campagne repassent en boucle, ce qui n'aide pas à mettre l'ambiance. « C'est normal, dit Maud, mandataire judiciaire de 25 ans qui a voté Hollande après avoir donné son vote à Jean-Luc Mélenchon au 1er tour. L'écart avec Nicolas Sarkozy est assez décevant. Et puis on sait que le mandat va être mauvais, en tout cas difficile. Dans cinq ans, la droite risque de repasser. » A ses côtés, une élève avocate de 25 ans, a voté Hollande pour faire « barrage à la politique xénophobe » de Nicolas Sarkozy. Elle aussi avait voté Mélenchon. « Hollande, c'est à contrecœur », dit-elle. Pour certains partisans de Mélenchon croisés dans le défilé, Hollande ne survivra d'ailleurs pas à un quinquennat. « Dans cinq ans, on le vire », dit l'un d'eux.

Etudiant en relations internationales, militant Europe Ecologie-Les Verts, Lucas estime plutôt que « c’est aussi la victoire des écologistes. J’espère qu’ils auront une place dans le gouvernement ». Il voit déjà Cécile Duflot ministre, et Eva Joly  « à la tête d’un Commissariat de lutte contre l’évasion fiscale ». D'ores et déjà, le nouveau président se voit rappeler ses silences de campagne par Act-Up, dont une vingtaine de militants sont présents. « On est ravis de pouvoir fêter la fin de l'ère Sarkozy, explique la vice-présidente de l'association de lutte contre le sida, Cécile Lhuillier. Mais sur les franchises médicales, l'accès aux soins post-mortem, le droit au séjour pour les étrangers malades, les putes, on a trouvé Hollande frileux. On est là pour faire savoir qu'il va falloir se mettre au boulot tout de suite. On sera là pour le lui rappeler. » Leur pancarte porte un message clair : « Le changement, ça doit être vraiment maintenant », avec le mot “vraiment” en lettres rouges.

 

 
© Mathilde Mathieu
 

Il faudra les chanteurs Noah et Yaël Naim, puis le ballet des politiques (de Ségolène Royal, très applaudie, à Jean-Marc Ayrault, en passant par Cécile Duflot ou encore Manuel Valls, improbable maître de cérémonie survolté en costard-cravate) pour réchauffer l'ambiance avant l'arrivée d'Hollande, clou de la soirée.

Sitôt son discours fini, les rangs se desserrent bien vite, les manifestants de la Bastille partent se coucher. « Laissez passer les vrais travailleurs », disent plusieurs d'entre eux en riant, référence au « vrai travail » de Nicolas Sarkozy. Boulevard Beaumarchais, un groupe de jeunes entame une fiesta improvisée sous un abribus.

Aux terrasses des cafés, entre Bastille et République, on fait durer la joie de ce dimanche attendu depuis longtemps. Des klaxons résonnent. Juste une nuit pour savourer la victoire. Sans trop d'illusions. Mais en y croyant quand même un peu.

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 13:57

 

http://lesmoutonsenrages.fr/2012/05/06/monsanto-condamne-au-bresil-devra-rembourser-des-milliards-aux-paysans/

6 mai 2012 - Posté par dudul

 

 

Après avoir été condamné le 13 février en France, pour Intoxication à l’herbicide dun agriculteur. Monsanto vient d’être condamné le 4 avril dernier au Brésil, à rembourser  les frais de licence payés depuis la campagne culturale de 2003 ainsi qu’à stopper la collecte des Royalties.  Soyons franc, le fait que Monsanto s’en prenne plein la gueule, nous fait bien plaisir…

 

Le 4 avril 2012, le juge Giovanni Conti, du tribunal de l’Etat du Rio Grande do Sul, a ordonné de suspendre la collecte des redevances (royalties) sur les semences génétiquement modifiées de soja pour Monsanto  . La décision prévoit également le remboursement des frais de licence payés depuis la campagne culturale de 2003/2004, en soulignant que les pratiques commerciales des entreprises transnationales semencières comme Monsanto ont violé la loi brésilienne sur les variétés  . Si Monsanto ne respecte pas ce jugement, une pénalité de 400 000 euros par jour sera alors appliquée.

Au niveau de l’Etat fédéral, Monsanto envisage de faire appel de cette décision, mettant en cause notamment la recevabilité de la plainte déposée par des organisations puisqu’elle n’a de relations commerciales qu’avec des individus. Mais surtout, la Cour suprême du Brésil va maintenant déterminer si cette décision a ou non une portée nationale.

 
L’enjeu n’est pas mince puisque cette décision pourrait impliquer un remboursement par Monsanto de près de 6,2 milliards d’euros pour plus de cinq millions d’agriculteurs au Brésil.

Le recours collectif  avait été initié par les associations d’agriculteurs de Passo Fundo, Santiago et Sertão en 2009. Se sont jointes à la plainte l’organisation des travailleurs agricoles du Rio Grande do Sul et les associations des agriculteurs de Giruá et Arvorezinha. Ces organisations se plaignaient de l’obligation faite aux agriculteurs de payer des royalties sur les semences achetées mais également sur les semences conservées des récoltes des années précédentes. Un tel système les empêchaient donc, d’une part de pouvoir ressemer les années suivantes et, d’autre part, de donner ou échanger leurs semences. En clair, ces organisations d’agriculteurs brésiliens refusent de payer quelque redevance que ce soit sur des semences récoltées, triées et ressemées.

Sur la situation juridique des brevets au Brésil, Inf’OGM expliquait dans un article publié en 2006  que « au Brésil, les inventions biotechnologiques sont réglées par les articles 10 et 18 de la loi 9.279 (1996). La loi établit, a priori, la brevetabilité de toutes les inventions. L’article 10 exclut de la définition de l’invention [...] “tout ou partie d’êtres vivants naturels et des matériels biologiques trouvés dans la nature, ou encore qui en sont isolés, y compris le génome ou germoplasme de tout être vivant naturel et les processus biologiques naturels”. [...] Les êtres vivants trouvés dans la nature ne sont pas considérés comme une invention dans leur tout ou en parties. L’article 18, lui, définit la matière non-brevetable. Il dit expressément que les êtres vivants et parties d’êtres vivants ne sont pas brevetables, à l’exception des micro-organismes transgéniques. Pour éviter, aussi, des imprécisions par rapport à ce que serait un micro-organisme transgénique, le paragraphe unique, très discuté pendant le processus législatif, a apporté une solution consensuelle, excluant de la brevetabilité tout ou partie de plantes ou d’animaux. Il dit explicitement : “Aux fins de cette Loi, des micro-organismes transgéniques sont des organismes qui, à l’exception de tout ou partie de plantes ou d’animaux, expriment, par l’intervention humaine directe dans leur composition génétique, une caractéristique qui, normalement, n’est pas réalisable par l’espèce dans des conditions naturelles’’ ».

Mais Monsanto avait réussi à contourner cette loi, notamment en signant des accords avec producteurs et négociants qui, en bout de course, leur imposaient le paiement des royalties. Ce que les organisations contestaient donc en justice.

Brésil, Argentine… et France : même combat ?

Une situation similaire s’était présentée en Argentine où Monsanto avait cherché aussi à « négocier » des royalties, mais après les mises en cultures ! Les négociations ayant échoué, Monsanto avait alors cherché à attaquer les entreprises européennes qui importaient du soja GM. A plusieurs reprises, les tribunaux européens ont dénié à Monsanto ce droit de récupérer ses royalties sur le soja GM importé sous forme de farine ou de tourteaux pour alimentation animale.

Au Brésil, Monsanto entendait introduire, pour la campagne 2012/2013, une nouvelle variété de soja GM, « intacta RRpro », autorisée au Brésil en 2010, et souhaitait aussi augmenter les royalties de 48 euros/hectares, passant ainsi à 145 euros/hectares. Monsanto justifiait cette augmentation par l’assurance de meilleurs rendements avec cette variété et des épandages moindres.

Rappelons qu’en France, les brevets ne peuvent être déposés sur les variétés. Le système du Certificat d’Obtention Végétale a été adopté en lieu et place et vient d’ailleurs d’être modifié fin 2011. La nouvelle loi impose maintenant aux agriculteurs de payer des royalties sur leurs semences de ferme (pour 21 plantes), c’est-à-dire lorsqu’ils conservent une partie de leur récolte et qu’ils la ressèment l’année suivante. Ce même dispositif que les organisations agricoles viennent de faire annuler pour le soja transgénique au Brésil…

source: Inf’OGM


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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 13:49

 

 

LE MONDE | 07.05.2012 à 11h01 • Mis à jour le 07.05.2012 à 15h00

Par Alain Salles (Athènes, correspondant)

 
 
A Athènes, le 6 mai au soir, Alexis Stipras, le chef de coalition de la gauche radicale, dont le parti, Syriza, est devenu la deuxième force politique après les élections législatives grecques.

La surprise est venue d'extrême gauche. Dotée de 4,6 % des voix en 2009, la coalition de la gauche radicale (Syriza) est devenue le parti numéro deux du paysage politique grec, avec 16,75 % des voix, trois points derrière Nouvelle Démocratie (ND, droite) et surtout devant le Pasok, qui domine le paysage de la gauche depuis 1981.

Si Antonis Samaras, chef de ND, arrivée en tête, ne parvient pas à former un gouvernement, le président de la République devra donc demander à Alexis Tsipras, dirigeant du Syriza, de faire la même tentative.  

"Notre programme est un gouvernement de gauche qui annule le mémorandum. Nous ferons tout pour que le pays ait un gouvernement qui dénonce l'accord de prêt", a expliqué M. Tsipras, qui s'est félicité de ce "message de révolution pacifique".

Très hostile aux mémorandums signés avec la "troïka", qui imposent de sévères mesures d'austérité, M. Tsipras est favorable au maintien de la Grèce dans la zone euro.

UNE STRATÉGIE PROCHE DE CELLE DU FRONT DE GAUCHE

Le Syriza a construit son succès en s'adressant aux jeunes. "Il a mené une campagne cohérente et claire qui a séduit d'anciens électeurs déçus du Pasok et les jeunes. Il arrive en tête dans de nombreuses zones urbaines", explique l'analyste politique Georges Sefertzis.

Le parti doit son succès au style de son leader, un ingénieur de 37 ans qui tranche dans une classe politique en mal de renouvellement. Si son allure rappelle, en France, celle de l'ancien porte-parole du NPA Olivier Besancenot, sa stratégie est plus proche du Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon.

Le Syriza regroupe différents petits partis de gauche et d'anciens communistes, comme M. Tsipras lui-même. Il a également fait plusieurs tentatives pour rassembler les partis de gauche hostiles au mémorandum, mais s'est heurté aux refus du Parti communiste grec (KKE) et de la Gauche démocratique, un parti dissident du Syriza. Le KKE (8,4%) n'améliore que d'un point son score de 2009, tandis que la Gauche démocratique (6 %) est loin du score que lui prédisaient les sondages.

Alexis Tsipras a su s'entourer d'intellectuels et de grandes figures comme Manolis Glezos, le héros grec qui décrocha le drapeau nazi de l'Acropole en 1941. Triste ironie du sort, l'infatigable militant de 89 ans reviendra au Parlement comme député du Syriza, au moment où un parti néonazi, Aube dorée, y fait son entrée, avec près de 7 % des suffrages.

Alain Salles (Athènes, correspondant)

 

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 13:42

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 07.05.2012 à 08h34 • Mis à jour le 07.05.2012 à 13h27

 
 
Un électeur dans un bureau de vote à Damas, le 7 mai 2012.

Les bureaux de vote ont ouvert en Syrie lundi 7 mai à 7 heures (6 heures à Paris) pour les premières élections "multipartites" depuis un demi-siècle. Mais ce scrutin, organisé dans un climat de violence, est contesté par l'opposition, qui parle de "mascarade".

A travers le pays, qui connaît un mouvement de contestation sans précédent contre le président Bachar Al-Assad depuis mars 2011, 7 195 candidats sont en lice pour les 250 sièges de député, lesquels devraient adopter une série de réformes promises par le chef de l'Etat.

Neuf partis ont été créés et homologués, dont sept sont candidats pour le scrutin. Jusqu'à l'adoption par référendum, en février, de la nouvelle Constitution, l'article 8 de la loi fondamentale accordait au parti Baas, au pouvoir depuis 1963, le rôle dirigeant dans la société.

AUCUN OPPOSANT AU PARLEMENT

Actuellement, pas un seul opposant ne siège au Parlement, et les médias officiels ont annoncé que la moitié des sièges serait réservée aux "représentants des ouvriers et des paysans", dont les syndicats sont contrôlés par le parti Baas, au pouvoir. "Rien n'a changé. Le système politique syrien demeure totalement corrompu et les résultats des élections seront une nouvelle fois déterminés à l'avance", assure un militant de l'opposition, Bassam Ichak, qui a tenté en vain de se faire élire en 2003 et en 2007.

La Syrie est sans Parlement depuis un an en raison du soulèvement dans une grande partie du pays, qui a été réprimé dans le sang, et Bachar Al-Assad a fait entrer en vigueur les lois les plus marquantes par décret présidentiel. Les quelque 12 000 centres de vote devraient fermer à 22 heures (21 heures à Paris).

ÉLECTIONS ABSURDES POUR L'OPPOSITION

"Des millions de Syriens ont juré depuis plus d'un an qu'ils voulaient faire tomber le régime assassin. Ils regardent avec dédain les appels à renouveler la légitimité à ce régime à travers des élections absurdes", affirme le Conseil national syrien (CNS) dans un communiqué. "Celui qui baigne la Syrie dans le sang, pousse à l'exode deux millions de Syriens et tire sur le peuple syrien ne possède aucune légitimité pour rédiger une Constitution, promulguer une loi électorale ou convoquer des élections", poursuit le texte.

"Les Syriens connaissent le chemin : ils veulent la chute du régime de tyrannie et d'asservissement. Ils veulent voter une nouvelle Constitution démocratique qui les rende égaux et établisse des institutions démocratiques garantissant la liberté et la dignité des gens", ajoute-t-il. Le CNS appelle enfin les Syriens à "faire grève et à manifester pour exprimer leur refus de cette comédie qui fait fi des milliers de martyrs tombés". "Le régime d'Assad montre ainsi qu'il fait fi du plan international de sortie de crise qui prévoit l'établissement d'un véritable régime démocratique en Syrie", poursuit le CNS.

Patrouille d'opposants à Qusaïr, le 6 mai 2012.

AFFRONTEMENTS À LA VEILLE DES ÉLECTIONS

Ces élections se déroulent dans un contexte de violence : trois civils ont été tués dans l'est du pays. Des combats entre soldats et déserteurs ont eu lieu dans la nuit dans plusieurs quartiers de Hama, où un enfant a été blessé le matin par des tirs des forces gouvernementales.

L'armée dispose encore de chars et d'armes lourdes dans les villes, en violation des termes du cessez-le-feu que supervisent d'ores et déjà une cinquantaine d'observateurs des Nations unies. A terme, trois cents observateurs de l'ONU doivent se déployer à travers le pays pour veiller au respect de la trêve entrée en vigueur le 12 avril, mais la présence des cinquante déjà sur place n'a pas fait cesser les violences, en cours depuis mars 2011.

Environ 11 100 personnes, en majorité des civils, ont péri depuis le début de la contestation, en mars 2011, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Plus de 65 000 Syriens ont en outre été poussés à l'exil selon l'ONU, sans compter les dizaines de milliers de détenus.

 

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 13:36

 

Le Monde - 07 mai 2012

 

Le prix Nobel de l'économie Paul Krugman analyse dans un éditorial du New York Times les résultats de ce dimanche électoral en Europe : "Les Français se révoltent. Les Grecs aussi. Et il était temps." L'économiste américain voit en effet dans les votes grecs et français le signe clair que "la stratégie qui consiste à opter pour l'austérité prend fin, et ceci est une bonne chose."

 Paul Krugman revient sur le parcours du nouveau président français, François Hollande, moquant au passage ceux qui le décrivaient comme "une menace" parce qu'il "croyait au besoin de créer une société plus juste". "Quelle horreur !", répond le prix Nobel - en français dans le texte. Pour l'économiste, l'élection de François Hollande est plutôt le signe de la fin de l'alliance "Merkozy" et de l'axe Paris-Berlin, chantre de l'austérité ces deux dernières années. "Une stratégie qui ne fonctionne pas et n'a pas de chance de fonctionner : il est temps de passer à autre chose", résume-t-il, avant d'affirmer que "les électeurs européens, au final, s'avèrent plus sages que les élites du continent".

A l'aune de ces votes, quelle alternative s'ouvre désormais pour sortir l'Europe de ce marasme économique ? L'économiste ne cache pas que l'idée d'une sortie de l'euro - "une solution qui séduit plus que ce que beaucoup d'Européens veulent admettre" - pourrait être "un moyen rapide de restaurer la compétitivité et de relancer les exportations" par le biais d'une "dévaluation". Mais ce choix serait "extrêmement perturbant, et représenterait de plus une énorme défaite pour le projet européen, cet effort pour promouvoir la paix et la démocratie à travers une plus grande collaboration".

"Existe-t-il un autre moyen, alors ?", s'interroge l'économiste dans les colonnes du New York Times, avant de répondre à l'affirmative. Pour lui, l'exemple de la réussite allemande "n'est pas, comme les Allemands l'imaginent, un argument pour imposer l’austérité aux peuples d'Europe du Sud, mais bien un argument pour mener des politiques plus expansionnistes ailleurs, et pour faire abandonner à la Banque centrale européenne cette obsession de l'inflation et de la croissance".

Berlin risque de "ne pas aimer cette conclusion", ironise Paul Krugman. "Mais il semble que les Allemands n'ont plus le soutien indéfectible de l'Elysée. Et ça, croyez-le ou non, signifie que l'euro et le projet européen ont désormais de meilleures chances de survie."


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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 13:31

 

UN MORATOIRE SUR LES EXPULSIONS MAINTENANT,
PRELUDE A UNE PROFONDE EVOLUTION:

 http://www.educationsansfrontieres.org/article42778.html

CP_Post_6_mai_2012
CP_Post_6_mai_2012.doc

Le Réseau Education sans frontières (RESF) se félicite de la défaite de Nicolas Sarkozy dont l'histoire retiendra qu'en dix années, de l'Intérieur à l'Elysée, il a emprisonné en centre de rétention plus d'un million d'hommes, de femmes et d'enfants étrangers sans papiers et en a expulsé de deux à trois cent mille. Il est à son tour expulsé de l'Elysée. Bon débarras.

Son successeur a affirmé vouloir mener "une autre politique migratoire fondée sur des règles transparentes, stables et justes (...) et conduite dans le respect de la dignité de tous les êtres humains qui sont sur notre territoire" (courrier au RESF et à l'OEE du 20 février 2012 http://www.educationsansfrontieres.org/article41771.html) .

Même si ses engagements ont été limités et prudents, cette volonté du Président Hollande devrait marquer une rupture avec la xénophobie d'Etat, se traduire par un profond réexamen du code de séjour des étrangers et des demandeurs d'asile (CESEDA) et permettre de répondre aux exigences minimum qui ont été portées par le RESF et par les militants et élus de gauche sous les quinquennats de Chirac et de Sarkozy :

* Conformément aux engagements écrits pris par le candidat Hollande (courrier au RESF et à l'OEE du 20 février 2012 http://www.educationsansfrontieres.org/article41771.html ), le placement en rétention des mineurs devra être interdit, la gratuité de l'AME rétablie, la liste des pays dits sûrs supprimée, le droit d'asile pleinement restauré.

* De même les parents d'enfants scolarisés ou les sans papiers ayant un travail déclaré ou au noir devront être régularisés, conformément aux engagements pris par le Parti Socialiste et plusieurs fois évoqués par le candidat.

* Même si, de façon incompréhensible, cet aspect de la question ne figure pas dans le programme du Parti Socialiste ni dans celui de son candidat, le RESF maintient son exigence de la régularisation des jeunes majeurs scolarisés, sauf à souhaiter voir les élèves des lycées des jeunes concernés défiler par centaines sous Hollande comme ils l'ont si souvent fait sous Sarkozy avec la solidarité de militants et d'élus des partis de gauche, dont le Parti Socialiste.

* Le démembrement des familles (l'expulsion d'un père ou d'une mère tandis que le conjoint et les enfants restent en France), mesure inhumaine s'il en est, devra être interdit.

* Les taxes prohibitives perçues sur la délivrance des titres de séjour doivent être réduites, ramenées, par exemples à celles exigées pour la délivrance d'un passeport français (80 €)

* L'accueil des étrangers, y compris ceux en situation régulière, est actuellement organisé dans certaines préfectures dans des conditions dégradantes. Il convient d'y remédier très rapidement.

Ces mesures, et celles concernant les autres catégories de sans papiers devront être prises au plus vite. Nous avons cependant conscience de la difficulté à décider et à organiser ces dispositifs en quelques jours.

Aussi nous semble-t-il indispensable et urgent que le président de la République prenne dès son entrée en fonction une mesure forte, à la fois symbolique, et qui concrétise aux yeux de tous que les promesses électorales ne sont pas du vent : un moratoire sur les expulsions.

L'expulsion est, en effet, une mesure d'une extrême gravité, propre à mettre en cause la vie, l'avenir, de ceux sur lesquels elle s'abat. C'est tout à la fois une arrestation impromptue, une garde à vue, un emprisonnement (jusqu'à 45 jours !), la perte de son travail, de son logement, la spoliation des biens accumulés, la rupture définitive avec son milieu, ses amis, sa famille et une humiliation dont on ne se remet pas : le pays qu'on avait choisi vous rejette et vous dépose, parfois dans la tenue dans laquelle vous avez été arrêté, à la queue de l'avion, sur le tarmac d'un aéroport ou rien ni personne ne vous attend.

La volonté exprimée par le président d'une "une autre politique migratoire" respectant "la dignité de tous les êtres humains" impose la refonte du CESEDA. Il serait dès lors inacceptable que des hommes, des femmes, des enfants soient expulsés sur la base de textes hérités du sarkozysme et promis à la corbeille très vite.
Décréter un moratoire sur les expulsions est une mesure conservatoire à laquelle le nouveau pouvoir ne saurait se dérober.


Le changement, c'est maintenant


Site National RESF: http://www.educationsansfrontieres.org/


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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 13:25

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 15:19

 

Indigné-e-s Marseille <marseille@indigne-e-s.net>

 

Le 12 Mai prochain est le prochain rendez-vous mondial des Indignés partout dans le monde.

A l'image du 15 Octobre dernier, des millions de personnes qui désirent de « réelles démocraties » vont manifester, se rassembler et discuter dans des centaines de villes dans le monde.

La date du 12 Mai a été choisie lors d'une assemblée virtuelle à laquelle participaient des démocrates du monde entier. Le 12 Mai est un Samedi et cela fera déjà 1 an que le mouvement mondial des Indignés permet à des milliers de personnes de protester et d'agir pour la justice et la liberté, pour la « réelle démocratie ».

Les motivations de ces rendez-vous peuvent être appréhendées en lisant l'appel lancé par une collaboration d'Indignés de plusieurs pays (traduit en Français) ou encore par le communiqué créé par les Indignés de Marseille. 

Des protestations sont déjà prévues dans plus de 40 pays, en Espagne, où le mouvement est le plus implanté, ainsi qu'en Grèce, en Israël, en Angleterre, au Brésil, au Japon, en Australie ou encore au Kazakhstan. En Espagne un bras de fer est engagé entre le mouvement 15M (les Indignés), crédités du soutien de la population, et le gouvernement. En effet le gouvernement refuse que les Indignados établissent des campements à partir du 12 Mai, comme cela avait été le cas l'été dernier. A Barcelone les Indignados prévoient donc un campement temporaire de 3 jours, sur la Plaza Cataluñ a.

Une carte a été mise en place pour recencer les différents rassemblements, ,on en compte déjà près de 200, alors que beaucoup ne sont pas encore reportés. http://map.squaresdatabase.org/

Il existe plusieurs dizaines de vidéos présentant l'événement (dont certaines vues déjà plus de 100 000 fois). Celles-ci sont souvent sous-titrées et traduites dans plusieurs langages.

http://madrid.tomalaplaza.net/2012/04/11/camino-a-mayo-2012-videos/

Il existe aussi une multitude d'affiches et d'images promouvant l'évènement, provenant des différents collectifs locaux d'Indignés.

L'information circule sur internet et dans les réseaux sociaux, dans lesquels le mouvement est bien implanté, avec plusieurs pages facebook qui dépassent les 100 000 fans.

Le collectif Anonymous soutient cette mobilisation et aide à l'organisation et à la diffusion. http://www.youtube.com/watch?v=bOk-ARMbsyg

En France des rassemblements sont organisés dans une vingtaine de villes, dont Marseille, Lyon, Lille, Reims, Perpignan, Toulouse (informations dans la description de l'évènement national)...

Les militants de la démocratie espèrent rassembler des centaines voire des milliers de personnes. Avec la fin de la campagne électorale et l'austérité qui s'annonce, il est possible que le mouvement devienne une force majeure dans le pays. Voici l'évènement facebook national: https://www.facebook.com/events/351582701549430/  

  • MARSEILLE:

12H12 Vieux Port - Action menée en collaboration avec les Indignés d'Aix en Provence. Repas collaboratif - apporter à manger. 

https://www.facebook.com/events/327965563922645/



 

Le 12 Mai, journée mondiale de protestation pour une "réelle démocratie" (Marseille à la fin)

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 15:14

 

Syntagma at Last

In March to Athens on 5 May 2012 at 23:58

March to Athens
Day 180-CVI, from Περιστέρι to Αθήνα, 6 km.

May 5 2012. Foto by comrade Juanito.

Athens, May 5

Dear people,

The tents are packed, the shopping carts are loaded, the sun is high. We have no more time, we have to decide where to go.

The answer was obvious all along. There was only one place where the March to Athens could end. At Syntagma square.

The only real issue was the road that would take us there. We narrowed the options down to two. Either we’d pass by the tourist area of Thisio near the ancient Agora, or by the anarchist quarter of Exarchia.

People’s preferences were clear on this. We would pass by Exarchia. And comrade Mami would take us there. She is in charge of the map.

Getting ready to depart from Peristeri

After Madrid, Paris, Brussels and Rome, the march has reached the outskirts of the European Union. This is Athens.

In all the other capitals the march had entered with defying confidence, but this time we are really far from home, in one of the black holes of the crisis. We heard a lot stories about this city, maybe too many, and you can sense that people are a bit nervous.

We paint our faces, like custom. We prepare to make noise with pots and pans and flutes and drums. And when the time has come, we march for the last time, all together.

Along the way we are escorted by one police car. Before we left, they warned us. “Tonight no free camping.”

Passing Omonoia square

We walk and we try to combine our shopping cart parade through the city with a jam session.

In Exarchia we find a burned out Mini and we turn it into a drum and base. It’s like rocking in an urban jungle.

The wildlife of the zone opens windows and eyes to see who has come to disturb its habitat.

It’s the March to Athens. “Hipipipeeeooo!

 

 

 

On the little square we halt. People are surprised and dressed up in various shades of black. We mix with them and we drink beer. There’s sudden tension because of the tv-camera that came to follow us. The camera soon disappears, and it only returns when we exit the quarter half an hour later.

The march in Exarchia

It’s the last metres to the square, along the artery where the big demonstrations pass. Mami is ahead with the map. She has been very diplomatic in the preparation of our arrival. To avoid troubles with comrade Mimo she wanted the members of the junta to be the first to enter the square.

Field Marshall Mimo

At the last turn we are welcomed by the heavy cavalry. A batallion of Greek indignados on motorbikes. Their honking and the humming of their motors is the soundtrack of our entry in Syntagma.

Here we are. We drop bags, we park prolleys and we abandon ourselves to collective and individual embraces. This is the final square.

On Syntagma at last

The bikers

Music, immediately. The beat is good. The square is ours and it feels like home. All ages and styles come by, and many of them keep hanging around. The comrades who organised the agora had put up a little exhibition with fotos from the march, and the locals brought food and drink.

Police didn’t interfere in any way. They simply warned us that we can’t put up our tents.

Assembly in Syntagma

A welcoming assembly is celebrated. We exchange courtesies and emotions in Greek and English. It’s a satisfying scene on an impressive stage, and it goes on and on. Darkness falls and then comrade Mimo decides that the time is right. He reclaims his position of supreme commander, he puts up his tent and he takes the square.

Field Marshall Mimo occupying Syntagma.


The generals of the junta gather around him, they toast to victory. Among other marchers, tensions go up. Fear for police is high. If we have to believe what we have heard, they are worse than animals, they are monsters.

Three officers have taken note of the tent. Soon, from the southwest corner, a dozen police start to move up to block the stairs on the side.

Syntagma is like a giant pool. From the upper side it’s easy to control. Even though they are only few, the presence of the officers causes a shock. For many of us, but not for the natives. The Greeks in the square don’t even notice the police. Young boys keep whizzing past the officers on their skateboards with complete disregard.

Mimo lifts his tent. An emergency assembly is called for to decide if we stay, if we move or if we camp.

Emergency assembly

Many people don’t bother to participate in the assembly. They have scattered in small groups on the various lawns to enjoy the evening. They don’t see what all the trouble is about. After the tent was lifted, the officers had taken off their helmets and stepped back.

The assembly tries to find a difficult consensus between resisting here, heroically, or going elsewhere to try and get rest. Most of the Greeks gave us the advice of going. They wouldn’t stay here with us, but in other places there would be many people to support us.
Field marshall Mimo was soon fed up with it, and he planted his tent, again. This time he wouldn’t lift it. He was going to sleep in his headquarters on Syntagma.

The second time it wasn’t even necessary for the cops to arrive in order to create tension. Nothing was moving, but the cry of “they’re coming” had immediate effect. After that, it was Mami herself, together with the other members of the junta, who forced Mimo out of his tent, and folded it up.

The second occupation of the square, comrade Mami and general Ollie plotting a revolt against the field marshall

The supreme commander cried treason and hurled threats around, but Mami set him straight with one of her devastating explosions of fury. She is the smallest of us all, but she’s dangerous.

So the field marshall was betrayed by his own generals. Deeply embittered, he picked up his tent, he put me in charge of the square, and he left for the squat in Exarchia.

I walk around. I check the angles of Syntagma. Everything is okay. Little groups of people are smoking weed on the green. Others are passing by. A never-ending assembly is going on. I take a piece of cardboard, I put it next to the fountain in the center of the square, and I sleep. Like the first days in Puerta del Sol.

When I wake up, people are already preparing to retreat. Thirty odd police officers in riot gear entered the square from the side. With or without tents, they want us out.

It would be too much effort to arrest us all, so they just say we have to take our trolleys and they force us down, out of Syntagma.

We put up some lamentful vocal resistance, and we let ourselves be guided down to Monasteraki where there’s the saturday night crowd drinking in the square.

Visually, it’s quite a scene. The cops leave us in an urban desert of graffiti and bankrupcy, where people try to be hip in the bars that remain hip, even if decadence is fashion. The illuminated Acropolis is hovering over it, and we are in the middle, passing through traffic with our trolleys at half past one in the morning.

We move down to Thisio. In the park next to the ancient agora we put up our tents. The march is over, and it has already transformed into something else. But for now we are too tired to realise it.

 

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 15:03

 

Créé le 06-05-2012 à 16h31

 

 
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MOSCOU (AP) — Au moins 20.000 opposants à Vladimir Poutine ont manifesté dimanche dans les rues de Moscou, en criant "assez de mensonges", à la veille de sa prestation de serment comme président russe pour un nouveau mandat de six ans.

La situation s'est tendue quand certains manifestants ont essayé de se rendre jusqu'au Kremlin. La police anti-émeutes a bloqué un pont qu'ils voulaient traverser et les a repoussés.

La police a ensuite procédé à des arrestations, notamment de trois responsables de l'opposition qui participaient à la manifestation: Sergueï Oudaltsov, Alexeï Navalny et Boris Nemtsov.

La participation globale semblait moins importante que lors de la série de manifestations sans précédent organisées cet hiver, dont certaines ont attiré, selon des estimations, 100.000 personnes ou plus. Ces rassemblements étaient organisés pour dénoncer des fraudes lors des législatives de décembre, et pour appeler à la défaite de M. Poutine lors du scrutin présidentiel de mars. Mais ce dernier a remporté facilement l'élection, retrouvant le siège qu'il avait occupé au Kremlin de 2000 à 2008.

"Il est vrai que certains sont déçus", a confié un manifestant, Iouri Baranov, 46 ans, spécialiste des technologies de l'information. Mais "la chose la plus importante, c'est que les gens sont réveillés", a-t-il ajouté.

D'autres ont reconnu qu'ils doutaient que les manifestations se traduisent par des changements à long terme.

"J'aimerais penser que notre voix soit entendue, mais je ne suis pas totalement sûre de ça", a noté pour sa pat Yelena Karpsova, 47 ans, qui avait fait le déplacement depuis Tula, une ville située à environ 200 kilomètres au sud de Moscou. AP

pyr/v

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