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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 17:20

 

LE MONDE | 19.05.2012 à 11h36 • Mis à jour le 19.05.2012 à 13h45

Par Anne-Sophie Mercier

 
 
Eva Joly, le 5 avril sur le plateau du "Petit Journal".

Sort-on indemne d'une campagne présidentielle ? Sans doute pas. Lorsqu'on les interroge, les anciens candidats ont presque toujours le même mot à la bouche : la campagne est une "lessiveuse". Lors de son dernier meeting au Cirque d'hiver, à Paris, le 18 avril, Eva Joly avait, de façon assez inhabituelle dans ce monde où il est de bon ton de taire ses blessures, évoqué la dureté de ce moment, confiant avoir sous-estimé la dose de narcissisme nécessaire à l'exercice.

Il est vrai que peu d'épreuves lui furent épargnées, la candidate écologiste ayant connu les coups de couteau de son camp, les interrogations publiques sur sa stratégie et sur l'intérêt de sa campagne, une ironie de la presse et des humoristes - qui l'affecta même si elle n'en fut pas, loin de là, la seule victime -, une chute continue dans les sondages et une autre dans les escaliers d'un cinéma peu avant le premier tour.

"UNE DES PLUS APPLAUDIES" À LA BASTILLE

De ces moments-là, certains ne se relèvent jamais, d'autres récupèrent et se tiennent à l'écart de la vie politique, la plupart replongent. Eva Joly est de ceux-là. Aux antipodes de ce que sa voix fragile, son peu d'appétence, au moins en début de campagne, pour les réunions publiques, et son évidente inexpérience politique auraient pu laisser croire, l'ancienne magistrate est désormais accro à la politique. Recevant à déjeuner quelques journalistes le 9 mai pour évoquer "la suite", elle montra à cette occasion qu'elle avait une étonnante faculté de récupération et un ego finalement à toute épreuve, évoquant les "attentes des gens" qui, dans la rue, la somment, dit-elle, de "ne pas lâcher", racontant qu'à la Bastille, le soir du second tour, elle avait été "une des plus applaudies" et que, au nom des écologistes, elle avait porté des "thèmes centraux".

 Ne revenant à aucun moment sur les éventuelles erreurs de sa campagne, Mme Joly s'est attachée, ce jour-là, à définir son futur rôle politique au sein du gouvernement : haut commissaire à la réforme financière. Un dossier vis-à-vis duquel la France "n'a pas du tout été à l'avant-garde", précisait-elle. Elle aurait d'autant plus d'aisance à le porter que son passage au début des années 1990 par le CIRI (Comité interministériel de restructuration industrielle), dépendant de Bercy, a fait d'elle, expliquait-elle, "une femme de dossiers". Etonnant moment où une candidate à un poste ministériel faisait ses offres de service face à la presse...

LE STATUT DE MARTIN HIRSCH ?

La fortune sourit décidément aux audacieux : Mme Joly explique au Monde que sa proposition, soumise par le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, au président de la République le 16 mai, a reçu un accueil favorable. Cécile Duflot, nouvelle ministre du logement, lui en a donné confirmation.

Un statut à la Martin Hirsch ? "Non, car moi, explique-t-elle, je serai en complète adéquation avec le gouvernement, je ne serai pas franc-tireur." Aura-t-elle les moyens de sa mission ? Mme Joly en est "sûre". Que fera-t-elle de sa liberté de parole, revendiquée dans sa campagne ? "La politique est affaire de compromis", sourit-elle. Et si d'aventure, la présidence de M. Hollande n'était pas à la hauteur de ses attentes ? "Je ne l'imagine pas." Elle dit vouloir exercer sa mission "avec énergie" pour "faire gagner cette équipe". A 68 ans, après l'épreuve intiatique de la campagne, Eva Joly est devenue une femme politique.

Anne-Sophie Mercier

 

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 17:12

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 19.05.2012 à 11h47 • Mis à jour le 19.05.2012 à 13h45

 

 

Images de la télévision officielle syrienne à Deir Ezzor après l'attentat suicide, le 19 mai 2012.


Neuf personnes ont été tuées et une centaine d'autres blessées dans un attentat suicide qui a frappé la ville de Deir Ezzor dans l'est de la Syrie samedi 19 mai, a indiqué l'agence officielle SANA. Un précédent bilan de sept morts avait été auparavant confirmé par le porte-parole du ministère des affaires étrangères. L'attentat qui s'est produit dans le quartier Massaken Ghazi Ayyach a été perpétré avec "500 kg d'explosifs", a précisé Jihad Makdissi sur son compte Twitter. Selon lui, un groupe d'observateurs de l'ONU a inspecté le lieu de l'attentat.

"Bilan des victimes : 7 martyrs et 100 blessés dans un attentat suicide (500 kilos d'explosifs) à Ghazi Ayyach à Deir Ezzor", indique le porte-parole du ministère des affaires étrangères syrien sur Twitter. "Des observateurs des Nations unies ont visité le site de l'attaque terroriste à la bombe contre les habitations de Ghazi Ayyach à Deir Ezzor", indique le porte-parole du ministère des affaires étrangères syrien sur Twitetr.

"Un kamikaze terroriste conduisait la voiture piégée qui a explosé dans le quartier de Massaken Ghazi Ayyach", avait auparavant indiqué la télévision d'Etat. "Les immeubles résidentiels et les installations publiques et privées près du site de l'attentat terroriste ont subi d'importants dégâts", précisait-elle, sans faire état d'un nombre de victimes. Les images diffusées par les médias officiels ont montré des immeubles détruits, des carcasses de véhicules, un grand cratère et des taches de sang sur une route.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a également fait état d'un attentat à la voiture piégée dans la ville, précisant que l'explosion s'était produite dans une rue abritant un siège des renseignements militaires et aériens et un hôpital militaire.

L'opposition syrienne a de son côté accusé le régime du président Bachar Al-Assad d'avoir fomenté l'attentat à la voiture piégée, ainsi que "de tous les attentats criminels" qui ont secoué le pays récemment. Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, "fait porter au régime syrien l'entière responsabilité (...) des attentats criminels dans plusieurs villes syriennes dont celui d'aujourd'hui à Deir Ezzor", selon un communiqué.

Un attentat suicide a fait sept morts dans la ville de Deir Ezzor en Syrie le 19 mai (Photo de l'agence officielle SANA).

SÉRIE D'ATTENTATS

Il s'agit de la première attaque du genre dans cette ville où les autorités ont annoncé vendredi avoir déjoué un attentat à la voiture piégée. Plusieurs attentats meurtriers ont secoué la capitale Damas et Alep, deuxième ville du pays depuis le début de la révolte contre le régime du président Bachar Al-Assad en mars 2011. Le 10 mai, un double attentat avait fait 55 morts à Damas.

La plupart des attaques ont été revendiquées par des groupuscules obscurs, tel le Front Al-Nusra. Jeudi, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a imputé au réseau extrémiste Al-Qaida la responsabilité de récents attentats en Syrie.

Ailleurs dans le pays, l'OSDH a fait état d'une forte explosion à Douma dans la province de Damas, sans plus de détails. Un siège du Baas, parti au pouvoir en Syrie, a été la cible d'une attaque à la roquette RPG dans la province d'Alep, suivie de combats entre les forces de sécurité et rebelles, d'après l'ONG.

Et à Idleb (nord-ouest), des insurgés ont détruit à coups de roquettes RPG un transport de troupes, faisant des morts et des blessés au nombre de cinq parmi les soldats, d'après l'ONG. Toujours dans la même région, de violents combats ont éclaté entre armée et rebelles près de la frontière turque et trois véhicules militaires ont été détruits.

Les violences se poursuivent en dépit de la présence de près de 260 observateurs dans le pays en charge de surveiller la trêve instaurée le 12 avril mais systématiquement violée au quotidien.

 

 

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 16:29

 

Si mes lecteurs veulent avoir une idée de ce qui va probablement se passer en Grèce au cours du mois qui nous sépare des nouvelles élections prévues le 17 juin prochain, je leur suggère de (re)visionner ma conférence « Faut-il avoir peur de sortir de l’euro ? » enregistrée voici un peu plus d’un an, en avril 2011.


Dans cette conférence, j’avais expliqué comment les européistes avaient tout mis en œuvre pour terroriser les Suédois, tout au long de l’année 2003, afin de les contraindre psychologiquement à voter Oui au référendum sur l’entrée de la Suède organisé le 14 septembre 2003 par le gouvernement de Stockholm.

 

Huit procédés d’intimidation avaient été mis en œuvre :


1°) une débauche de moyens étatiques, politiques, médiatiques et financiers en faveur du Oui ;

2°) la menace de l’Apocalypse promise par les plus hautes autorités publiques en cas de victoire du Non ;

3°) une orchestration de l’épouvante menée conjointement par le patronat et les dirigeants syndicaux ;

4°) le chantage public à l’emploi, de très grandes entreprises ayant menacé les Suédois de cesser leurs activités en Suède en cas de rejet de l’euro (à commencer par la plus grande société du pays, Ericsson) ;

5°) les appels du pied et les clins d’œil aux extrémistes de droite et de gauche ;

6°) la « psychiatrisation » des opposants (médias et commentateurs insinuant que les opposants à l’euro étaient des malades mentaux) ;

7°) l’exploitation indécente du mystérieux assassinat de la principale porte-parole du camp du Oui ;

8°) un sondage truqué, publié in extremis, pour faire croire que le Oui allait triompher (le Non l’a emporté à 57% des suffrages exprimés hors votes blancs).


Il va nous falloir examiner de près comment la campagne électorale qui s’ouvre en Grèce va se dérouler mais les premiers événements donnent à penser que tout ou partie de ces procédés vont être utilisés pour placer le peuple grecque sous terreur.

Au cours des dernières heures, les événements suivants sont déjà intervenus :

EN ANNONÇANT SA DÉCISION DE NE PLUS FOURNIR DE LIQUIDITÉS À CERTAINES BANQUES GRECQUES, LA BCE A SCIEMMENT PROVOQUÉ UN DÉBUT DE PANIQUE

Comme le très sérieux journal Les Échos vient de l’écrire sur son site, « la panique n’a pas encore totalement gagné la Grèce mais cela y ressemble ».

La Banque centrale européenne (BCE) a en effet confirmé avoir cessé de fournir des liquidités à certaines banques grecques sous-capitalisées. Du coup, des Grecs, de plus en plus nombreux, multiplient les retraits aux guichets des banques.

Bien entendu, le journal économique français y voit la preuve que les Grecs « sont de plus en plus nombreux à redouter une sortie de l’euro et un retour à la drachme ». Et il précise que « les Grecs souhaitent majoritairement rester dans la zone euro, même si 47,4% d’entre eux commencent à croire à l’éventualité d’une sortie, selon un sondage. »

 

DE FAÇON EXTRÊMEMENT INHABITUELLE, LE FMI A FAIT PUBLIQUEMENT SAVOIR QU’IL « SUSPEND SES CONTACTS
AVEC LA GRÈCE »

Le motif invoqué est que le FMI ne souhaite pas travailler avec le nouveau gouvernement nommé de manière transitoire pour expédier les affaires courantes.

Il n’en demeure pas moins que cette annonce inhabituelle ne peut faire l’objet que de surinterprétations et de supputations. Si l’institution de Washington avait voulu préserver la sérénité de la campagne électorale, il se serait tout bonnement limité à ne rien dire. On imagine assez volontiers les fantasmes d’isolement et d’apocalypse avec lesquels cette « suspension des contacts » peut être commentée par les grands médias du système en Grèce et en Europe.

 

LE PREMIER MINISTRE GREC SORTANT, M. PAPADEMOS,
VIENT DE PUBLIER UNE LETTRE POUR PROMETTRE LE « DÉSASTRE » EN CAS DE SORTIE DE L’EURO

Rappelons que M. Papademos, Premier ministre grec, n’a été élu par personne mais choisi par la Commission européenne et Goldman Sachs pour être le « dictateur » de la Grèce.

Dans une lettre rendue publique aujourd’hui, il prophétise la même Apocalypse que celle que ses congénères avaient promise à la Suède il y a 9 ans. Il affirme que « le rejet unilatéral des obligations contractuelles serait désastreux pour la Grèce et conduirait inévitablement le pays hors de la zone euro et probablement hors de l’Union européenne (UE) ».

Je ne suis évidemment pas d’accord avec le « désastre » promis mais je note avec intérêt que le Premier ministre grec souligne lui-même la corrélation entre « sortie de l’euro » et « sortie de l’UE’.

 

CONCLUSION : IL NE FAUT JAMAIS CÉDER À L’INTIMIDATION

Si j’avais un conseil à donner à nos amis grecs, ce serait d’examiner très précisément ce qui s’est passé en Suède à partir du 15 septembre 2003, lendemain du jour où le fier peuple suédois, digne de son histoire, a refusé l’euro et a préféré conserver la couronne suédoise. Depuis lors, la Suède a connu un taux de croissance économique 60% supérieur à celui de la France et près de 80% supérieur à celui de la zone euro (cf. ma conférence en ligne).

 

Il y a quelque 2 500 ans, la Grèce fut le premier pays d’Europe à inventer la démocratie.

Il faut espérer qu’au XXIe siècle, la Grèce sera fidèle à son histoire et qu’elle sera en conséquence le premier pays d’Europe à quitter le pillage programmé de l’euro et à se libérer de cette prison des peuples qu’est la prétendue « Union européenne ».

 

François ASSELINEAU
Président de l'UPR
www.u-p-r.fr
http://www.facebook.com/upr.francoisasselineau

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 16:21

 

lexpress.fr - publié le 18/05/2012 à 18:04, mis à jour à 18:04

 

La police arrête 400 manifestants anticapitalistes à Francfort

 

La police allemande a interpellé vendredi à Francfort 400 militants anticapitalistes qui manifestaient sans autorisation contre la politique d'austérité défendue par la Banque centrale européenne (BCE) face à la crise de la dette dans la zone euro.

La manifestation s'inscrivait dans le cadre d'une opération de quatre jours, prévue jusqu'à samedi, dans la mouvance des protestations menées par les "indignés" espagnols et le mouvement "Occupy Wall Street" à New York.

La justice allemande a autorisé une 'rave' organisée mercredi dernier et des manifestations prévues samedi, mais elle

a interdit les rassemblements les autres jours, ce dont les manifestants n'ont pas tenu compte.

La police avait bloqué l'accès aux principales rues de Francfort et s'était déployée en force dans le centre-ville. Les arrestations se sont déroulées sans violence.

Les militants se sont notamment rassemblés autour de la Messeturm, le gratte-ciel qui abrite les bureaux de la banque d'investissement Goldman Sachs.

"Affamés ? Mangez un banquier !", pouvait-on lire sur l'une des banderoles brandies par les manifestants, qui ont exprimé leur colère face aux mesures d'austérité défendues par la BCE, dont le siège se trouve à Francfort.

La BCE a pressé à plusieurs reprises les pays européens, en particulier les plus touchés par la crise de la dette comme la Grèce ou le Portugal, de continuer à mener des politiques de ce type, soulignant qu'elle avait injecté plus de 1.300 milliards d'euros dans le secteur financier en décembre et janvier derniers pour éviter une crise du crédit.

"Ce n'est pas aux banques que la BCE devrait distribuer son argent mais plutôt aux pays", a déclaré Günther Stamer, un travailleur social de 62 ans, venu de Kiel, dans le nord de l'Allemagne.

La BCE a annoncé que les manifestations n'avaient pas nui à son fonctionnement. Les banques privées qui possèdent des locaux à Francfort ont également précisé qu'elles n'avaient pas connu de perturbations, y compris Deutsche Bank, la plus grande banque allemande, dont les accès aux bureaux avaient été bouclés par la police.

Sakari Suoninen et Joern Poltz, Julien Dury pour le service français

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 13:20

Le Yéti, voyageur à domicile

Chroniques d'un voyageur à domicile qui ne voulait pas conquérir le monde, mais être conquis par lui.

Rue89 - Le Yéti

yetiblog.org
Publié le 18/05/2012 à 13h37

 

« Allez-y, lâchez-nous, pour voir, qu’on rigole... »

Voilà en gros ce qu’Alexis Tsipras, leader du parti de gauche radicale grec Syriza, vient de signifier à la Troïka (Commission européenne, BCE, FMI) dans un entretien publié vendredi 18 mai par le Wall Street Journal.

Donnant-donnant

Alexis Tsipras en est convaincu : l’Union européenne (UE) ne peut lâcher la Grèce. Pour une raison très simple : elle a tout à y perdre. A commencer par les précieux sous qu’elle y a investis.

Parce que, défie Tsipras, donnant-donnant, si l’UE lâche la Grèce, la Grèce cesse de payer ses dettes. Aussi sec ! Mieux, ajoute Tsipras, en cessant le paiement des échéances à ses créanciers, la Grèce aura suffisamment de liquidités pour payer ses travailleurs et ses retraités.

Ça ne sera facile pour personne, concède le leader de Syriza. Pas plus pour la Grèce, en pleine récession galopante et frappée par une véritable « crise humanitaire », que pour l’UE qui précipiterait la fin de l’euro. Et d’en appeler à une relance de l’économie plutôt qu’à l’austérité financière.

Alexis Tsipras ne doit évidemment pas ignorer qu’un tel lâchage, s’il s’avérait qu’il favorisait un redressement à l’islandaise de son pays, donnerait sans doute de fâcheuses idées à quelques mastodontes européens en grosses difficultés. Suivez son regard vers l’Espagne, l’Italie...

Pas d’autres solutions que de s’entendre

A la fin, s’amuse Paul Jorion dans son « Temps qu’il fait » du 18 mai, il ne resterait plus guère que deux membres dans l’UE : l’Allemagne et la France. Un peu maigre, tout de même !

Dans le camp d’en face, on essaie de tempérer et de faire le beau. Les premières touchées par une sortie de la Grèce de la zone euro, plastronne-t-on, ce serait les banques grecques. Donc les Grecs.

Pas sûr que le Crédit Agricole – pour ne citer que lui – mouillé jusqu’au cou avec sa filiale Emporiki, en soit particulièrement convaincu.

Pour Tsipras, pas d’autres solutions que de s’entendre. Sous-entendu : et pas seulement aux conditions de la Troïka. D’ailleurs, la balle est dans le camp de cette dernière, conclut la bête noire (enfin non, rouge) des gendarmes financiers :

« Notre monnaie nationale est l’euro, de sorte qu’il n’est pas si facile de couper le lien. Sortir de l’euro aurait de multiples conséquences négatives. Ce n’est pas quelque chose que nous désirons, ce n’est pas quelque chose que nous cherchons. »

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 13:07

LE MONDE | 18.05.2012 à 12h30 • Mis à jour le 18.05.2012 à 14h22

Par Lionel Labosse, enseignant et écrivain

 

  Des dizaines de milliers de personnes ont pris part samedi à Paris à la Gay Pride, occasion de demander aux candidats à la présidentielle de 2012 de s'inspirer du Sénat de New York qui a reconnu le droit au mariage homosexuel.  

Un "contrat universel" à plusieurs plutôt qu'un mariage à deux, fût-il gay

 

Vive le "trouple" ! Au lieu d'ouvrir le mariage aux personnes de même sexe, Lionel Labosse préconise de le supprimer, ou plutôt de le confondre avec le pacs en un contrat universel.

 
 

Avec l'élection de François Hollande, l'ouverture du mariage aux personnes de même sexe semble imminente. Je propose, au lieu d'ouvrir le mariage, de le supprimer, ou plutôt de le confondre avec le pacs en un contrat universel ouvert à davantage de possibilités, mais qui ne transforme pas les célibataires en pigeons de la farce.

Contrairement à ce qu'avancent les partisans du "mariage gay", le pacs n'est pas un "sous-mariage", mais plutôt un "surmariage", c'est pourquoi mieux vaudrait aligner le mariage sur le pacs que le contraire, tout en conservant ses avantages, bien sûr. La preuve ? Son incroyable succès chez les hétérosexuels, au point que le pacs devrait bientôt dépasser le nombre de mariages. Et encore, si, à défaut de ce contrat universel, l'on obtenait deux réformes minimes, cela accélérerait le processus. La première de ces réformes serait le droit d'assortir le pacs d'un mariage religieux ; la seconde serait de ne pas obliger les couples binationaux à se marier pour espérer la naturalisation.

Mariage ou pacs, le total des couples constitués est en augmentation. Les ennemis que furent naguère les prêtres de toutes religions et les militants homosexuels s'accordent dans l'apologie de la fidélité, assortie d'une prophylaxie maximale en matière sexuelle, VIH oblige. Dans le même ordre d'idée, le maintien des prostitué(e)s dans la précarité s'accommode bien de la promotion du "mariage gay". De plus en plus marginalisés, les célibataires, hétéros ou homos, sont d'autant plus matraqués par le fisc, qu'il faut compenser les droits coûteux octroyés à de plus en plus de couples.

Souvenez-vous : avant 1981, l'homosexualité était impensable. Puis François Mitterrand vint, et l'homosexuel cessa d'être un paria. L'intelligentsia se choisit alors un autre impensable : le "polygame". Ce n'est pourtant pas la polygamie que permettrait ce contrat universel, mais le "polyamour", qu'il soit sexuel ou non.

Mais n'y a-t-il pas un abîme entre condamner la polygamie sexiste et cantonner au nombre de deux les unions légales ? Un contrat universel rendrait possible des unions dans lesquelles chacun des contractants serait à égalité avec chacun des autres. Le "trouple" ou "ménage à trois" serait l'une des possibilités ; un tel contrat serait une alternative au divorce et une solution à de nombreux drames. Les militants homosexuels, qui se prétendent "LGBT" (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres), réclament au nom de l'égalité une institution matrimoniale excluant de fait les bisexuels, ou du moins les obligeant à renoncer, pour un contrat censé être "pour la vie", à l'une des deux inclinations de leur sexualité, donc à cesser d'être bi pour devenir soit homo, soit hétéro, à moins d'être infidèle, mais alors pourquoi se marier ?

Le mariage monogame est donc "biphobe", et ceux qui le réclament, et ne réclament que cela, le sont aussi, en dépit de leurs tours de passe-passe rhétoriques. Un contrat universel à trois ou quatre constituerait un cadre idéal pour ce qu'on appelle l'"homoparentalité".

Créer une union pérenne

Combien de combinaisons de gays et de lesbiennes rendues possibles par la poésie des petites annonces se heurtent au bout de quelques années à la prose des contingences, et aboutissent à l'aliénation soit du père biologique réduit à l'état de donneur de sperme, soit de la maman, prêteuse de ventre ? Enfin, la crise aidant, nous serons sans doute contraints de partager des logements à plusieurs, inconnus, amis, famille ou amants.

Grâce au contrat universel, des mini-communautés, des familles élargies, des cohabitations d'immigrés tentant d'échapper à la rapacité de marchands de sommeil pourraient acquérir ensemble un lieu de vie et créer une union pérenne. Il me semble inéquitable que des paires de personnes bénéficient de déductions d'impôt et d'avantages divers sous le seul prétexte qu'elles sont soit mariées, soit pacsées, au détriment des célibataires. Ne serait-il pas temps de clarifier les choix divers de vie commune par un contrat universel, qui mette tout à plat et n'accorde des avantages aux uns - au détriment des autres - que pour des raisons incontestables ?

Accueillir les enfants, ou avoir une "personne à charge" me semble une raison légitime de bénéficier de droits, plutôt que simplement vivre en couple, ce qui constitue déjà un avantage en soi par rapport aux célibataires, qui ne peuvent mutualiser aucune dépense quotidienne. Au lieu de s'enferrer dans la voie sans issue du mariage, je propose de prendre le temps de réfléchir à un contrat universel qui nous entraîne vers une société plus libre, plus égalitaire, plus fraternelle.

Lionel Labosse a publié "Le Contrat universel : au-delà du "mariage gay", (éd. A poil, 174 p., 18 euros)


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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 13:01

 

le Vendredi 18 Mai 2012 à 10:33

Le gouvernement québécois a présenté hier soir un projet de loi spécial pour briser le mouvement de grève étudiant qui a débuté il y a 14 semaines. Ce projet a provoqué un regain de colère chez les grévistes qui réclament une baisse des frais de scolarité. Ils ont lancé un ultime appel à la négociation au Premier ministre.

 

Le gouvernement québécois envisage de restreindre les manifestations étudiantes, comme celle du 15 mai © Reuters Christinne Muschi

 
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Le Premier ministre québécois Jean Charest a décidé de mettre fin au conflit étudiant par la manière forte. Le gouvernement envisage de faire adopter une loi spéciale visant à briser la grève qui a débuté au mois de février. Les étudiants protestent depuis plus de trois mois contre la hausse des frais de scolarité.

Le projet de loi spéciale, dévoilé hier soir, prévoit notamment une forte restriction du droit de manifester et de lourdes amendes pour les organisateurs de piquets de grève. Elles peuvent aller jusqu'à 5.000 dollars pour les particuliers et 125.000 dollars pour les associations d'étudiants.

La loi, qui a de bonnes chances d'être adoptée, a immédiatement suscité la colère des représentants étudiants. Pour Léo Bureau-Blouin, le président de la FECQ (Fédération étudiante collégiale du Québec) 

"Cette loi est, et de loin, pire que l'augmentation des droits de scolarité."

Un autre syndicat, plus radical, la CLASSE affirme de son côté que le texte est "anticonstitutionnel" et a appelé à la "désobéissance civile".

Autre conséquence de ce projet de loi spéciale, il a soudé les représentants des étudiants et plusieurs personnalités politiques d'opposition. Les professeurs sont également entrés dans le conflit estimant que cette loi spéciale "ne fera qu'envenimer le conflit".

Tous appellent le gouvernement libéral à reprendre les discussions, ce que refuse le Premier ministre Jean Charest. Selon lui, la position des étudiants s'est durcie. Lors d'une conférence de presse il a d'ailleurs martelé :

"Le gouvernement assume ses responsabilités, c'est ce qu'attendent les citoyens."

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 12:55
 

euronews.com - 17/05 16:33 CET

 

 

Au Quebec, l’annonce d’une loi spéciale met de l’huile sur le feu dans le conflit sur les frais de scolarité. Des milliers d‘étudiants ont manifesté la nuit dernière à Montréal. Ils protestent contre le projet de loi du Premier ministre Jean Charest destiné à mettre fin à leur bras de fer avec le gouvernement québécois. Un bras de fer qui dure depuis 14 mois. Les étudiants refusent une augmentation des droits de scolarité de 1780 dollars sur sept ans.

La loi spéciale, qui sera déposée prochainement au parlement, prévoit la suspension des cours jusqu’au mois d’août dans les établissements en grève et des mesures visant à assurer le libre accès des campus bloqués par des piquets de grève.

La nuit dernière, la manifestation a été déclarée illégale par la police après que des vitres de plusieurs banques ont été fracassées. Des actes de vandalisme copieusement hués d’ailleurs par de nombreux manifestants.
Plus de 120 personnes ont été arrêtées.

Avec AFP

Plus d'actualités sur : Canada, Étudiant, Manifestation, Montréal, Québec

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 12:50

 

Le Monde.fr | 18.05.2012 à 11h15 • Mis à jour le 18.05.2012 à 14h59

 
 

Les opposants syriens ont appelé à manifester, vendredi 18 mai, en hommage aux étudiants d'Alep qui avaient défilé la veille par milliers malgré la répression et en présence d'observateurs de l'ONU. D'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), des "dizaines de milliers" de personnes ont participé à ces rassemblements, les plus importants depuis l'annonce d'un cessez-le-feu le 12 avril, systématiquement violé depuis. "Nous voulons la liberté que tu le veuilles ou pas, Bachar, ennemi de l'humanité", ont scandé des manifestants à Deir Ezzor, dans l'Est. Dans le même temps, l'armée du régime poursuivait ses bombardements sur les bastions rebelles de la province de Homs, parmi lesquels Rastane.

Centre nerveux de la mobilisation dans une ville longtemps restée à l'écart de la révolte populaire lancée il y a plus de quatorze mois, l'université d'Alep a été le théâtre jeudi de violents affrontements. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre notamment des jeunes en train de filmer les heurts à l'arrière d'une voiture conduite par un observateur de l'ONU. "Partons, partons, ils vont nous arrêter, nous sommes sous ta protection", crie soudainement une jeune fille à l'adresse de l'observateur à l'approche d'un homme en civil.

Le 3 mai, quatre étudiants avaient été tués par les tirs des forces armées qui avaient fait irruption manu militari et semé la terreur dans la cité universitaire. Toujours à Alep, un officier a été tué vendredi et cinq soldats blessés dans l'explosion d'une bombe dans le quartier Al-Chaar, selon l'OSDH.

Dans la journée, plusieurs quartiers de Homs (centre) étaient la cible d'obus de mortier de l'armée, accompagnés de tirs nourris, a précisé l'ONG. La ville rebelle de Rastane était également violemment bombardée, selon la même source. L'ONG avait dénoncé une tentative de "détruire progressivement" la cité que le régime tente depuis des mois de reprendre aux insurgés. L'OSDH critique "le silence des observateurs internationaux qui n'ont rien fait pour arrêter le bombardement continu" sur Rastane.

Lire : "Le régime s'acharne sur la ville de Rastane"

 

UN MILITANT TORTURÉ ET CONDAMNÉ À MORT

Une autre ONG syrienne, la Ligue syrienne de défense des droits de l'homme, a fait état vendredi de la condamnation à mort pour "haute trahison" d'un militant syrien "sauvagement torturé" depuis son arrestation en avril.

Dans un communiqué, elle affirme que l'ingénieur et militant Mohammed Abdelmaoula Al-Hariri, arrêté le 16 avril, a été transféré à la prison militaire de Seidnaya en vue de son exécution. L'organisation a jugé le verdict de "haute trahison et contacts avec des parties étrangères" "nul et non avenu", dénonçant "des aveux extorqués sous la torture sauvage et dans des conditions inhumaines".

L'ONG appelle les autorités syriennes à ne pas appliquer la sentence et réitère son appel à la communauté internationale pour qu'elle "intervienne d'urgence pour faire cesser les actes de violence, les meurtres, la torture et les enlèvements commis par les services de sécurité et les milices armées du régime". Plusieurs organisations locales et internationales de défense des droits de l'homme ont dénoncé la "torture systématique" dans les prisons syriennes, où selon l'OSDH plus de 25 000 personnes sont actuellement détenues dans le cadre de la répression. 


 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 12:46

 

lapresse.ca - Publié le 18 mai 2012 à 08h24 | Mis à jour à 08h39

 

Ces images diffusées sur l'internet montrent de présumés... (Image: AFP/YouTube)

 

Ces images diffusées sur l'internet montrent de présumés membres des forces de sécurité syriennes tabasser des étudiants de l'Université d'Alep, lors d'une manifestation, aujourd'hui.

Image: AFP/YouTube

 

La deuxième ville de Syrie, Alep, était le théâtre vendredi des plus importantes manifestations dans la cité depuis le début il y a plus de 14 mois de la révolte populaire contre le régime du président Bachar al-Assad, selon une ONG et des militants.

«Il s'agit des manifestations les plus importantes à Alep depuis le début de la révolte. Des milliers de personnes manifestent dans plusieurs quartiers malgré la répression», a indiqué à l'AFP le président de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

«Alep connaît un véritable soulèvement», commente de son côté Mohammad al-Halabi, militant sur place.

Les militants anti-régime avaient appelé à manifester comme chaque vendredi pour réclamer la chute du régime du président Bachar al-Assad et rendre hommage aux «héros de l'Université d'Alep» en référence aux étudiants de la ville qui avaient manifesté par milliers la veille en présence d'observateurs de l'ONU.

À travers le pays, «des dizaines de milliers» de personnes manifestaient également, soit les plus grands rassemblements en Syrie, selon l'OSDH, depuis l'annonce d'un cessez-le-feu le 12 avril, systématiquement violé depuis.

 

 

Agence France-Presse
Beyrouth, Liban

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