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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 15:20
| Par Jordan Pouille

 

Pékin, correspondance

Cela fait maintenant dix jours que le militant des droits civiques est cloîtré au troisième étage du bâtiment G de l'hôpital de Chaoyang, cerné par des dizaines de policiers avec ou sans uniforme. Pendant que les journalistes du monde entier guettent, devant chaque sortie, le moindre véhicule, Chen Guangcheng espère obtenir un passeport des autorités chinoises qui lui permettra de quitter le pays.

 

Chen Guangcheng lors de son hospitalisation, le 2 mai. 
Chen Guangcheng lors de son hospitalisation, le 2 mai.© Jordan Pouille

Père de deux enfants, cet avocat aveugle et autodidacte, défenseur des victimes d’avortements et stérilisations forcés, s’était réfugié à l’ambassade américaine il y a quinze jours, après avoir déjoué la vigilance de ses gardes postés devant sa ferme du Shandong où il était assigné à résidence. Mais le 2 mai, premier jour de la visite officielle d'Hillary Clinton dans la capitale, il quittait l’ambassade américaine sur les promesses du gouvernement chinois de lui garantir sa sécurité et celle de sa famille. Promesses qui semblent s'être aussitôt évanouies. Après avoir déclaré qu'il souhaitait rester en Chine, le militant Chen Guangcheng réclame aujourd’hui un visa américain. L'affaire embarrasse au plus haut point les Etats-Unis, soudain accusés de s’immiscer dans “les affaires intérieures” de la Chine.

Hier jeudi, vous expliquiez que des officiels du Shandong avaient commencé à s’en prendre à vos proches, par vengeance. Qu’en est-il à présent ?

Chen Guangcheng.- J’ai appris que mon grand frère n’est pas autorisé à quitter notre village. Tous les téléphones, fixe et portables, de sa famille ont été confisqués. Mon neveu Chen Kequi est toujours en détention. Il est accusé d’avoir blessé au couteau des gardiens. Ma belle-sœur a été libérée sous caution, après avoir été accusée de l’avoir hébergé. Enfin, des avocats de ma famille ont été interrogés par les officiels du gouvernement. Comme l’avocat Chen Wuquan : il faisait partie des avocats volontaires pour défendre mon frère mais sa licence lui a été retirée juste avant qu’il n’arrive dans la province du Shandong.

Je n’en veux pas au chef de mon village car il n'est pas responsable. Toutes ces actions très récentes ont été entreprises par les officiels locaux de niveau préfectoral. Après ma fuite, ils ont envoyé des gens sans uniforme ni pièce d’identité pour s’introduire dans la maison familiale, confisquer des objets et menacer mes proches s’ils venaient à fuir.

Que pensez-vous de tels agissements ?

S’en prendre à mes proches est révoltant ! Ces hommes se sont comportés comme des gangsters, sans intégrité. Ce qui s’est passé chez moi depuis le début doit faire l’objet d’une enquête impartiale. Cette manière d’agir en toute impunité doit être abolie. Je me souviens d’un cadre local : il m’avait répondu qu’ils avaient leur propre manière de gérer le territoire et qu’ils n’avaient que faire du gouvernement central.

Cette violence peut-elle finalement vous dissuader de quitter le pays pour les Etats-Unis ? D’ailleurs, où en êtes-vous sur ce dossier ?

Je souhaite toujours me rendre à New York avec ma femme et mes deux enfants, pour étudier, comme je l’ai envisagé. Après toutes ces années (ndlr : Chen Guangcheng a écopé de quatre années et trois mois de prison en 2006, suivies de dix-neuf mois d’assignation illégale à domicile), j’ai tant besoin de me reposer et de rattraper mes lacunes en termes de connaissances, de savoir. Mais cette période sera provisoire car je souhaite, dans l’absolu, demeurer en Chine.

J’attends donc que les autorités nous remettent un passeport. Un officiel du gouvernement central est venu me rendre visite et m’a fait cette promesse il y a une semaine, mais je n’ai reçu aucune nouvelle depuis… De son côté, l’ambassade américaine a promis qu’elle me délivrerait un visa dès l’obtention de mon passeport. Donc le plus important reste ce passeport chinois. Tant que je ne l’ai pas, je ne peux pas dire quand je pourrai partir.

 

Comment se déroule votre traitement à l’hôpital ? Comment occupez-vous vos journées ?

Ma condition s’améliore de jour en jour. J’ai reçu une batterie de tests et des radios : je soigne ici un problème sanguin que je n’ai jamais pu traiter quand j’étais assigné à domicile dans mon village, mais aussi une fracture à la jambe (ndlr : survenue lorsqu’il a quitté sa ferme en pleine nuit, le 22 avril, déjouant l’attention de ses gardes). J’occupe mes journées en lisant des livres, en répondant au téléphone, en discutant avec ma famille. Il n’y a pas de radio mais un téléviseur que je n’allume pas.

Devant l'hôpital, des gens en profitent pour présenter leurs pétition aux médias présents.. 
Devant l'hôpital, des gens en profitent pour présenter leurs pétition aux médias présents..© Jordan Pouille

Faites-vous l’objet de certaines restrictions ?

Ce n’est pas très clair. Mais quand j’ai demandé si je pouvais sortir pour prendre l’air, ils ont refusé tout net. Donc je reste cloîtré à l’intérieur de l’hôpital toute la journée.

Et votre épouse ? Est-elle libre d’entrer et sortir ?

Elle doit faire une demande. Yuan Weijing a déjà pu sortir une fois pour s’acheter quelques bricoles. Quant aux visiteurs extérieurs, ils ne sont pas autorisés, en particulier les journalistes ou mes amis. Le premier jour de mon hospitalisation, les policiers ont même coupé ma ligne téléphonique pour m’empêcher de communiquer avec le monde extérieur. Mais ils l’ont restaurée depuis.

Il semble que vous ayez subi une très forte pression des autorités chinoises pour quitter l’ambassade américaine. Comment vous sentez-vous aujourd’hui ?

J’essaie de rester calme et j’attends simplement de voir comme les choses vont aboutir et si cela permettra à ma famille de vivre en sécurité pour de bon. Un cadre du Bureau des pétitions m’a dit que le gouvernement central l’autorisait à me promettre (sic) qu’il mènerait une enquête sur mes 19 mois d’assignation illégale à domicile dans le Shandong. J’espère donc que tout rentrera dans l’ordre.

 

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 15:11

Il n’aura échappé à personne que Maryse Joissains-Masini, maire UMP d’Aix en Provence, a demandé au Conseil constitutionnel d’annuler la présidentielle. François Hollande, c’est un « danger pour la République« , vous vous rendez-compte, « cet homme n’a jamais fait la démonstration qu’il ait réussi quelque chose dans sa vie« .

Il faut comprendre ici la puissance de l’analyse de Maryse Joissains-Masini qui, si elle n’a pas fait HEC ou l’ENA comme François Hollande, a par contre été guichetière à la Sécurité sociale – option géostratégies et prospectives économiques internationales – avant de devenir avocate, comme notre cher futur ex-président sauveur Nicolas.

Maryse est une femme de conviction, pas comme son communiste de père qui fut garde du corps de Maurice Thorez. Son expérience en matière d’annulation d’élection a de quoi faire trembler François Hollande : son époux, Alain Joissains, a en effet été élu maire d’Aix-en-Provence le 29 juin 1978 après une annulation de l’élection par le Conseil d’État. Puis une seconde annulation l’a fait réélire dès le 1er tour. On voit ici que dans la famille Joissains, l’expérience des annulations d’élections ne date pas d’hier. S’il existait un diplôme en annulations électorales, les Joissains-Masini seraient au bas mot maîtres de conférences.

Grâce à Alain Joissains maire d’Aix en Provence, halte au gaspillage, stop l’assistanat ! Il coupe les subventions du Relais, un centre culturel créé en 1971 et nomme l’ultra-libéral Gérard Bramoullé aux finances de la communauté d’agglomérations et de la technopole.

Passons sur les calomnies parues dans le Canard enchaîné en janvier 1983 qui révèlent que monsieur le maire son mari aurait financé une partie de la villa du papa de Maryse sur les hauteurs de Saint-Antonin sur-Bayon avec l’argent de la municipalité, ce ne sont comme d’habitude dans ce Canard déchainé que calomnies, billevesées, complots, machinations et autres lynchages politico-médiatiques.

Bon d’accord, Alain est condamné en appel à deux ans de prison avec sursis pour recel, mais comme le dit Maryse, il est hors de question de laisser les gens de culture dépenser inconsidérément l’argent du contribuable, n’en déplaise au rapport de ces calomniateurs de la chambre régionale des comptes qui font état de la mauvais gestion de la ville.

Grâce à un un savant jeu de chaises musicales qui ferait passer Taratata pour une soirée à la salle des fêtes de Brie-sur-Yvette, c’est désormais Maryse qui se présente aux municipales d’Aix en Provence. Sa victoire en 2001 est un véritable ras-de-marée puisqu’elle est élue avec 50,61 % des suffrages, ce qui lui permet par ailleurs de recruter un directeur de cabinet du maire hors-pair : son mari. Et afin de se consacrer exclusivement à Aix, elle devient également député en 2002, puis est réélue en 2007.

Son époux Alain partira finalement en retraite bien méritée en 2008, suite à l’annulation de son contrat par le tribunal administratif de Marseille pour rémunération excessive.

Le 8 juin 2009, le Conseil d’État invalide l’élection 2008 de Maryse à la mairie, au motif : « d’imputations injurieuses et diffamatoires mettant en cause la vie privée ou la probité des membres de cette liste, propos et insinuations inadmissibles ayant pu fausser le résultat du scrutin », suite à la découverte d’un tract anonyme dans lequel le candidat du Modem François-Xavier de Peretti et deux adjoints au maire UMP étaient qualifiés de « gay pride ».

Tout le monde l’aura compris, Maryse est une femme dont la probité et l’intégrité n’ont d’égales que la rigueur et l’honnêteté intellectuelle, le tout complété d’une expérience à nulle autre pareille en matière d’annulation d’élections. Je serais François Hollande, j’y réfléchirais à deux fois avant de refuser de démissionner illico presto pronto. Et s’il recouvre la raison devant les arguments imparables et implacables de Maryse, ce que nous ne pouvons que souhaiter, je propose que sur le champ, il lui laisse la place à la tête du pays.

Maryse, présidente !

Ça ça aurait de la gueule.

 

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 12:43

 

Democracy and Revolution

In Athens on 10 May 2012 at 12:57


Athens, May 10

Dear people,

While many of us keep chilling on the hill, or wandering through the desolate city, Agora Athens is going on, every day. Surely it’s not a big event, but it’s an event. We were told to nurture no illusions about it, so the fact that it exists is definitely positive.

It’s all thanks to the people who kept believing in this opportunity to meet and exchange ideas. They have been working on it for time, on the ground and on the net, and in the last few days they have been putting up manifestoes all over Exarchia.

The agora has attracted some attention from Greek activists, immigrants, and foreign travellers. It has addressed major themes like the debt, immigration, police violence, the dangers of tear gas, and the psychological effects of repression, with interventions by experts on the subject.

Yesterday the agora changed its usual meeting place in Syntagma with the quiet hill of Pnyx near the ancient stoa, meeting place of the philosophers of old. The topic would be direct democracy and self organisation.

The whole scene is like one of Plato’s Dialogues. In between the marble, the bushes and the trees, a few dozen people – mainly Greeks – are sitting in a circle on a hill. They are discussing the concepts of liberty, equality, solidarity, justice, democracy.

Far from Syntagma and the oppressing dailiness of the city all these words sound like perfectly unreal ideas, exactly like Plato himself would see them. This event is not going to change the world, but here on Pnyx, it has a very evocative aesthetic value.

Assembly on direct democracy at Pnyx

Athens is not one of the major cities of Greek tragedy, like Thebes or Mycene, but in the great Oresteia trilogy by Aeschylos, the city symbolically represents the triumph of reason and right.

The Oresteia is the only complete trilogy that has survived. It is practically the oldest pieces of theater, but it has one of the most beautiful opening sequences that I know. It’s a simple summing up of names, as if it were a biblical geneaology. But with a little bit of imagination, those names become incredibly cinematographical. As if the intro were written for wide-screen 3D.

It’s told on stage by the introducing character. Troy has fallen, finally, after ten years of bitter strife. The Greeks are inside the citadel, the Trojan men are killed, the women and children are enslaved and the babies are thrown off the walls without mercy. The palaces are plundered, the city is in flames.

Those flames spell a message, a message by supreme commander Agamemnon, king of Mycene, to his wife Clytaemnestra. It says ‘Mission accomplished. I’m coming home.’

Opening credits. Burning Troy fades into the distance. On a hilltop far away, a guard notices the flames. He runs to pile up wood, he takes a torch and lights it.

The camera zooms out again over the nightly panorama of the Aegean. As the poet spells the names of land and sea, the light travels over islands, hills and forests like a telegraph. In every one of those places a man spots the light, and passes it on. Cut to space, you see all of Greece and Asia Minor, in the middle you see a red glow where Troy had been, and all around you see little white lights expanding over the earth to bring the news that mighty Troy has fallen.

At sunrise, the message reaches Clytaemnestra on her balcony of the royal palace of Mycene.

Cut to Clytaemnestra. Her eyes are dark. She is all but delighted by the news of her husband’s return. She hasn’t been faithful to him.

Agamemnon hadn’t been faithful himself either. He had claimed more than his fair share of female booty during the conflict. His greed had caused Achilles to retire from the war and almost brought complete doom over the Greeks. Finally, he wasn’t ashamed to bring one of his conquests home with him. She was called Cassandra, she had the gift to foretell the future, and she was cursed by the fact that no-one ever believed her.

When she crossed the treshold into the house, Cassandra started to scream. She cried doom, death and destruction over the house of Atreus. But people laughed at her impatiently, and told her to shut up.

Her cruel predictions came true when Agamemnon was killed in his bathtub by his own wife, with the complicity of her lover.

This is when the real story starts. The tragic hero is Oreste, son of Agamemnon and Clytaemnestra. He has to avenge his father. And his perverted fate is that to do so, he has to kill his own mother.

In a certain sense the Oreste tragedy is a mirror of the tragedy of Oedipus. Oreste would do anything to avoid his fate, but he doesn’t have a choice. He asks the god Apollo for help, and the god confirms. However painful, revenge is a must, and only Oreste can do the job.

And he does. With a dagger, Oreste kills the woman who gave him life. At the instant she dies, the hero breaks down and he is attacked by clouds of black-winged goddesses of remorse, the Erinyes. They swirl around him constantly, hissing that he is the most despicable of all creatures, and that he has committed the gravest of all crimes.

Oreste flees, he is on the verge of going mad, he returns to Apollo, begging to liberate him from his sense of guilt. “I had to do it. You said so yourself. Why don’t you help me?”

And Apollo: “There is nothing I can do for you. You have to go to Athens. Run, boy. Run. In the sanctuary of Athena you will be judged.”

Oreste runs to Athens, to the temple of the goddess of wisdom. Athena herself presides over an assembly that hears the case of Oreste and the case of the Erinyes.

Oreste is absolved. And yet the Erinyes get their recompensation. While Athena orders them to stop harassing Oreste, she acknowledges their importance, she offers them a place in the pantheon and with it the right to be revered.

The piece ends with a triumphant parade to celebrate the victory of reason.

According to Pasolini, who made a splendid translation into Italian, the Oresteia symbolizes the transformation of ancient tribal society based on force to an urban society based on the law. It’s a hymn to Athens as founding city of democracy.

The concept of revolution, of revolt against the ruling system in the name of human principles, is buried even deeper in the human psyche.

It starts with Prometheus, the bringer of fire.

In Aeschylos’ Prometheus Bound, the son of man is nailed to a mountain in the Caucasus. He had brought light among men, he had tought them the arts and the crafts of the gods. And he alone would pay for it all.

Every day Prometheus’ liver is eaten out by an eagle, and every day it grows back again. Crucifixion and eternal torture is his share for stealing the fire.

While he is up in agonising pain, various visitors, gods and humans, try to persuade Prometheus to make his peace with Zeus and ask for forgiveness. But Prometheus sends them off with words of rage and folly.

Where Jesus on the cross stoically accepted his fate, except for a single lament, Prometheus remains defiant all the way, against all hope. He is the archetype of the revolutionary martyr, when he screams with all his fury…

“Go away, and kneel! Fold your hands in prayer and be the dog that licks the foot of power! I don’t give a damn about Zeus! Let him do whatever he wants with the world, his time is almost up! He won’t be the king of gods for long!”

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 12:35

Rédaction en ligne

jeudi 10 mai 2012, 17:52

Les allocations de chômage diminueront, par phases, en moyenne de 25% à partir de novembre. Pour Philippe Defeyt, ça amènera encore davantage de chômeurs dans les CPAS.

 

Les allocations de chômage réduites de 25% : « On va plonger les gens dans la pauvreté »

 

Les allocations de chômage diminueront, par phases, en moyenne de 25% à partir de novembre. Il existe un consensus en ce sens, que la ministre de l’Emploi Monica De Coninck (sp.a) va traduire dans un arrêté royal, écrivaient La Dernière Heure, Het Nieuwsblad et De Standaard dans leurs éditions de ce jeudi. Objectif : inciter les chômeurs à trouver plus rapidement un emploi.

Ces mesures ne touchent en fait qu’un peu moins de la moitié des chômeurs, soit environ 130.000 des 300.000 personnes qui perçoivent une allocation. Les chefs de ménage verront une diminution de 12%, les isolés une baisse de 17,5%. Les cohabitants seront les plus touchés: leurs allocations diminueront de 41,5%, à 484 euros par mois. La diminution se fera par phases.

« Il n’y a pas de travail pour tout le monde »

Pour Philippe Defeyt, économiste et président (Ecolo) du CPAS de Namur, cette décision aura une conséquence directe : davantage de chômeurs en situation de précarité. « L’avis de la Fédération des CPAS est simple : nous sommes persuadé qu’une baisse de ce montant apportera un public supplémentaire dans les CPAS », estime-t-il. « Ce seront des gens qui, malgré des allocations de chômage, devront demander des aides supplémentaires : pour payer leurs factures énergétiques, pour payer leurs soins de santé, etc. »

Mais au delà des craintes des CPAS, l’économiste critique la méthode. « Inciter les chômeurs à trouver plus rapidement un emploi, c’est très bien mais, actuellement, il n’y a pas du travail pour tout le monde, il n’y a pas assez d’emplois disponibles », argumente Philippe Defeyt. « De plus, on n’oublie trop souvent plusieurs aspects : les temps partiels ne suffisent plus, les frais pour se rendre à son travail ou pour faire garder ses enfants augmentent, etc. »

En conclusion, Philippe Defeyt estime que « réduire les allocations de chômage de 25%, sans amener davantage de sans-emploi au travail, va augmenter le nombre de personnes qui éprouveront des difficultés à joindre les deux bouts à la fin du mois... »

Gil Durand, avec Belga


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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 12:29

 

 

passage a l’acte 06/04/2012 à 17h54

Reporters d'Espoirs | Agence de presseImprimer

 

Une épicerie (bhamsandwich/Flickr/CC)

 

Une épicerie bio proposant des produits locaux dans la cave de son voisin ou au coin de sa rue… Tout en bénéficiant d’achats groupés et à prix cassés… C’est possible ! Et de plus en plus répandu. Terminées les longues files d’attente, les achats-corvées dans les hypermarchés et leurs prix à marge forcée.

Cette fois, c’est le consomm’acteur qui décide, qui organise et qui gère ses stocks. Il y a deux ans naissait le premier micro-magasin « 3 P’tits Pois » à Lyon, dans le 7e arrondissement. Aujourd’hui, ils sont une vingtaine dans toute la ville.

Et la tendance pourrait se développer partout en France : un cinquième de la population se mobilise déjà en faveur d’une consommation dite « responsable », selon le cabinet de conseil Ethicity.

 

L’idée

 


L’épicerie (via « 3 P’tits Pois »)

 

Pour un quart des Français, un produit « responsable » doit être « fabriqué localement », d’après l’étude. Le « label » local garantit à leurs yeux « une éthique sociale et une plus grande proximité avec les acteurs ».

Alors, ni une, ni deux, Olivier Bidaut et Julien Waste créent les « 3 P’tits Pois » en 2010, coopérative de distribution de produits « bio-logiques » avec des producteurs et des fabricants, situés le plus près possible de la région Rhône-Alpes.

Cette offre, en circuit court, ne concerne que les produits types d’une épicerie : conserves, huiles... mais pas les produits frais. Elle vient s’ajouter à celle existante de fruits et de légumes, proposée sur les marchés de producteurs ou dans les Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap). Avec une innovation majeure : les produits sont distribués dans des espaces, gérés par les consommateurs eux-mêmes.

Le succès est immédiat. Les deux hommes viennent de lancer le concept des « micro-épiceries autogérées » : rapprocher les commerces du lieu de vie des habitants, faire entrer le bio dans les quartiers et profiter du réseau à moindre coût des « 3 P’tits Pois », explique Olivier Bidaut, 35 ans.

« Nous proposons aux participants qui vivent loin de notre point de vente de se constituer en groupes et de trouver un lieu de stockage. Ensuite, ils n’ont plus qu’à choisir parmi nos 600 propositions. »

Une fois par mois, la coopérative se charge des livraisons sur les lieux choisis par les différents groupes. Aux adhérents, ensuite, d’aller se servir dans leur « garde-manger collectif », à toute heure du jour et de la nuit.

A ce jour, quelque 150 foyers ont rejoint le dispositif. Pour ceux qui souhaitent se lancer dans l’aventure, rien de plus simple. Ils s’inscrivent en ligne et se positionnent sur une carte de la ville. Dès qu’une dizaine de points bleus apparaissent sur leur zone, ils peuvent alors passer à l’action et installer leur propre épicerie.

 

Comment la mettre en pratique ?


Une fois le cercle de voisins ou d’amis constitué, reste à trouver un lieu de stockage. Olivier Bidaut donne certaines pistes :

« Une cave, un grenier, des locaux associatifs peuvent très bien faire l’affaire, pourvu que tous les membres puissent y accéder librement. »

Il revient également aux groupes de s’équiper en étagères, balances, boîtes, bocaux et autres cabas : tous les produits sont vendus en vrac, pour limiter les emballages.

Une fois la logistique mise au point, les particuliers sélectionnent leurs produits. On est loin des quelque 40 000 produits proposés par une grande surface. Mais ici, les choix correspondent parfaitement aux aspirations. Ludovic, 26 ans :

« Nous avons choisi une cinquantaine de références : farine, chocolat, vin, ainsi que des produits d’hygiène et d’entretien. Et nous complétons, pour les produits frais, avec une Amap. »

De quoi séduire tous les publics, raconte Paul Martin, qui vient de rejoindre la coopérative « 3 P’tits Pois », après avoir été leur client pendant plusieurs mois.

« De plus, les acheteurs ne sont pas tenus d’utiliser tous les produits qui ont été livrés. En fin de mois, chacun règle seulement ce qu’il a consommé et peut retourner ce qui lui reste. »

Lors de l’inscription, une caution est exigée, d’un montant équivalent à la valeur du stock, soit 20 à 30 euros par personne en moyenne. Un investissement initial très modeste donc.

 

Ce qu’il reste à faire


A ce jour, les micro-épiceries ne représentent encore que 15 % du chiffre d’affaires des « 3 P’tits Pois ». La démarche repose sur la capacité des gens à se fédérer et à adhérer. En moyenne, chaque groupe commande une trentaine de références.

Faute d’entente, les accords se font parfois a minima, autour d’une quinzaine de produits... Pas étonnant donc, pour Olivier Dauvers, éditeur et expert de la grande distribution, que ce type d’initiatives reste marginal :

« Le tout sous un même toit a fait le succès de la grande distribution et aucune filière courte ne pourra garantir le même niveau de choix et de praticité. Aujourd’hui, le consommateur n’est pas prêt à payer plus cher pour de la qualité ou à renoncer à la grande surface, sinon pour un ou deux de ses quatorze repas par semaine. »

Charles Pernin, chargé de mission alimentation à Consommation logement cadre de vie (CLCV), explique le développement encore limité de cette consomm’action par son coût : certes plus accessible que dans les magasins bio traditionnels (10 à 15% moins cher), mais toujours au-dessus des prix pratiqués pour les produits non bio.

« En période de crise, les ménages manquent de ressources économiques et ne peuvent traduire leur motivation en actes d’achat. Par conséquent, circuits courts riment souvent avec niveau de vie aisé. »

Une solution existe : adapter les prix en fonction des revenus. C’est le cas chez Solid’Arles, une épicerie solidaire, initiée notamment par l’association CLCV. Installée depuis 2008 au pied d’une barre HLM à Arles, elle pratique, non sans difficultés, la vente directe de produits frais et locaux : les plus modestes paient 30 % de moins que les plus aisés… Une démarche qui fait écho au slogan de l’organisation éponyme : « un P’tit Pois pour moi, un grand pas pour l’humanité ».

Andrea Paracchini

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 12:24

 

Le HuffPost/AFP  |  Publication: 11/05/2012 12:03 Mis à jour: 11/05/2012 12:03

Le couperet est tombé. Areva a été condamné ce vendredi 11 mai. Le tribunal des affaires de Sécurité sociale (TASS) de Melun a tranché et rendu responsable le géant du nucléaire pour la mort par cancer du poumon, d'un ex-salarié d'une mine d'uranium du groupe français au Niger. En effet, selon la justice le groupe avait commis "une faute inexcusable ayant entraîné une maladie professionnelle", en tant que "co-employeur."

Areva devra verser des dommages et intérêts d'un montant dépassant les 200.000 euros et le doublement de la rente de la veuve de l'ex-salarié, Serge Venel, selon Jean-Paul Teisonnière, l'avocat de la famille de la victime.

LIRE AUSSI : Victoire d'Anne Lauvergeon sur Areva

'Immense joie"

"Une brèche s'ouvre pour les autres, qui étaient en attente (de ce jugement)", a déclaré Peggy Venel, fille de la victime à l’origine de la procédure. Elle a en effet précisé que "beaucoup avaient peur d'attaquer Areva" et a cité "au moins deux" cas de personnes qui allaient attaquer. Elle a ressenti une "immense joie" lors de l'annonce du verdict tout en estimant que "ce n'est pas fini, car Areva va certainement faire appel." "C'était un dossier difficile", a déclaré Jean- Paul Teissonnière. "Juridiquement, Areva n'était pas l'employeur direct, (...) mais les questions de sécurité et les conditions d'exploitation de la mine sont définies par Areva", a mis en avant l'avocat.

Maladie liée à l'uranium

En effet Serge Venel, mort à l'âge de 59 ans d'un cancer du poumon en juillet 2009, a travaillé de 1978 à 1985 pour une filiale d'Areva, la Cominak, société de droit nigérien. Cette compagnie exploite des mines d'uranium du groupe à Akokan, au nord-ouest du Niger. "Quand mon père a vu le pneumologue en mars 2009, il a tout de suite dit que ce n'était pas la cigarette qui était la cause du cancer mais bel et bien l'inhalation de poussières d'uranium", avait expliqué lors de l'audience Peggy Venel. "Le tribunal a dépassé l'apparence pour reconnaître la réalité des relations sociales de l'entreprise", a estimé Jean-Paul Teisonnière.

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 12:17

Lancement de l'agenda en ligne

"Démosphère Gard & Cévennes"

http://gard.demosphere.eu/ (cliquer)

l'agenda alternatif local et politique haut en couleurs !

Débattre-Penser – Faire-Créer -- Lutter-Résister-- Festoyer

Vous voulez signaler un événement et que la bonne nouvelle se répande comme une traînée de poudre ?

Saisissez le facilement en cliquant http://gard.demosphere.eu/proposer-rendez-vous

ou envoyez un mail avec le titre, la datel'heure, le lieu de l'événement à contact@gard.demosphere.eu

Adoptez Démosphère Gard & Cévennes qui ne vivra qu'avec nous tous !

(*) excusez svp les envois de ce message en double

 

On en parlait depuis quelque temps...Démosphère Gard & Cévennes est enfin arrivé !
Démosphère Gard et Cévennes est le nouvel "agenda des luttes et des actions locales" qui permettra aux habitants du Gard et des Cévennes de se rencontrer et d'agir, créer, débattre, lutter, penser, résister, festoyer... pour inventer la société de demain (voir Plus d’infos - qui sommes nous ? : http://gard.demosphere.eu/qui-sommes-nous).
Il s'ajoute à la quinzaine d'autres agendas Démosphère créés après celui de Paris, une référence dans le mouvement social et alternatif et notamment utilisé par le journal Politis (http://www.politis.fr/-L-agenda-militant-.html)
Démosphère Gard et Cévennes permet d'abord de s'informer à chaque instant en toute simplicité et élégance (merci aux créateurs bénévoles du site !). Il permet aussi et surtout à chacun-e d'informer les autres, de proposer des rendez-vous, c’est un outil entièrement participatif.
Les rendez-vous doivent porter sur un sujet "politique" au sens très ouvert de toute forme de conscience de notre vie sociale, être ouvert à tous-tes sans distinction, permettre à chaque participant de s'exprimer, être porteur d'un message de "progrès social, humain et écologique" (voir tous les critères de publication : http://gard.demosphere.eu/charte).
Pour proposer un rendez-vous :
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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 16:38

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article127744
de : Philippe Alain
jeudi 10 mai 2012 - 17h17

En France, la politique d’expulsions massives de citoyens roumains continue malgré l’élection de François Hollande.

Jeudi 10 mai 2012, une centaine de citoyens roumains a été expulsée de Lyon, comme au bon vieux de temps de Sarkozy et Guéant. Les personnes avaient rendez-vous à 7h30 à Perrache, au bout de la presqu’île, loin des regards des passants, comme si ces expulsions honteuses devaient passer inaperçues.

Comme les fois précédentes, les associations présentes sur place ne connaissaient pas les personnes qui embarquaient dans les cars à destination de l’aéroport de Satolas. Certaines confiaient qu’elles étaient arrivées en France il y a quelques semaines seulement. Ces expulsions qui ne veulent pas dire leur nom, sauf pour Guéant lors de son bilan annuel, sont maquillées grâce à l’aide au retour humanitaire, l’ARH. (1) Dans les textes, l’ARH est réservée « aux étrangers en situation de dénuement et de grande précarité séjournant en France depuis au moins trois mois » Dans les faits, cette aide de 300 € par adulte et 100 € par enfant est généreusement distribuée sans aucun contrôle sérieux sur la durée du séjour en France. « C’est du déclaratif » répond l’OFII.

Le top départ de cette politique absurde a été donné par Nicolas Sarkozy lors du discours de Grenoble en juillet 2010 et de la circulaire du 5 août. Il s’agissait alors d’ouvrir la chasse aux roms et d’ériger en grande cause nationale la stigmatisation des étrangers.

En novembre 2011, le Comité Européen des Droits Sociaux (CEDS) a pourtant qualifié les expulsions collectives de roms comme étant "discriminatoires" et "contraires à la dignité humaine" car fondées sur l’origine ethnique des personnes concernées.

Il s’agit d’ « une violation aggravée des droits de l’homme" selon le Conseil de l’Europe.

Même le prétexte des retours volontaires est balayé par le CEDS : « Ces retours dits volontaires ont en pratique déguisé des retours forcés sous forme d’expulsions collectives ».

Le texte souligne qu’on ne peut parler de retours « volontaires » quand ces retours sont acceptés « sous la contrainte de l’évacuation forcée et la menace réelle de l’expulsion du territoire français. » (2)

Le dernier gouvernement de Sarkozy à remis sa démission jeudi 10 mai après-midi. Jusqu’au bout il aura appliqué sa politique nauséabonde à l’égard des étrangers, politique rejetée par une majorité de français. Nous en sommes désormais débarrassés et c’est tant mieux.

En revanche, le Directeur de l’OFII, c’est toujours Arno Klarsfeld. Celui qui nous explique en substance qu’on peut bien renvoyer les roumains chez eux car la Roumanie, ce n’est pas Auschwitz (3) Le préfet du Rhône, c’est toujours Jean-François Carenco. Celui qui jette à la rue des centaines de personnes à la fin du plan froid, démantèle avec zèle les camps de roms et met des nourrissons en prison. (4)

Le changement, c’est maintenant, nous a promis François Hollande lors de la campagne. Le vrai changement c’est pour quand ?

(1) http://blogs.mediapart.fr/blog/phil... (2) https://wcd.coe.int/ViewDoc.jsp?Ref... (3) http://blogs.mediapart.fr/blog/phil... (4) http://blogs.mediapart.fr/blog/phil...

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 16:26

 


Nouveau numero Justice climatique Membership

1er mai 2012

Michel LAMBERT

À vos claviers, citoyens

Si vous n’êtes pas vigilants, les médias arriveront à vous faire détester les opprimés et aimer les oppresseurs Malcom X

Il y a quelques jours, on m’a invité à parler de solidarité et de médias citoyens. La thématique est fondamentale et m’intéresse personnellement, notamment parce que j’ai travaillé à plusieurs projets de portails Internet associatifs, et surtout, parce que je crois plus que jamais que les médias citoyens sont indispensables dans notre société où les médias convergés ont clairement choisis de quel côté ils sont. L’évènement qui m’accueillait regroupait autour de 300 personnes ; des jeunes, des femmes, des journalistes, des rédacteurs et des rédactrices, des délégués d’organisations de coopération internationale, etc…

Printemps ÉRABLE !

Inspiré par les circonstances actuelles et surtout par l’étendu des injustices et des résistances incroyables qu’elles suscitent, j’ai entrepris dans ma présentation de faire des liens entre plusieurs faces d’un même problème. J’ai parlé bien évidemment du mouvement étudiant qui est le cœur de ce printemps pas si tranquille. Ce mouvement qui mobilise nos fils et nos filles. Ce mouvement que nos dirigeants, cyniques et soucieux de mater toute une génération qui rêve trop large, réprime injustement et de façon révoltante. Ce mouvement qui ne se bat pas pour économiser $325 dollars annuellement, mais bien pour le principe que l’éducation et le savoir sont des biens communs qui devraient être gérés de manière démocratique, dans l’intérêt de tous, et non au seul bénéfice des mieux nantis ou des entreprise privées. J’ai parlé des syndicats d’enseignants qui les appuient, des groupes communautaires et sociaux qui sont derrière eux, des médias citoyens qui sont au front, respirant les mêmes gaz, encaissant les mêmes matraques et relayant sans cesse l’information.

Et il me fut bien sûr aisé d’expliquer l’incompréhensible et l’inadmissible du fait que Jean Charest demande aux étudiants et à leurs parents de se serrer la ceinture, alors que les scandales de corruption et de collusion se multiplient et alors qu’il s’apprête à dépenser des milliards de dollars, les nôtres, pour aller défricher le Nord au profits des multinationales de l’industrie extractive.

Puis j’ai cité Gabriel Nadeau-Dubois qui, parlant de nos élites politiques, disait récemment : « Ces gens-là (ceux de la hausse, du plan nord, des coupures dans les services, des attaques contre les organisations citoyennes, etc…), c’est une seule élite, une élite gloutonne, une élite vulgaire, une élite corrompue, une élite qui ne voit l’éducation que comme un investissement dans du capital humain, qui ne voit un arbre que comme une feuille de papier et qui ne voit un enfant que comme un futur employé. »

Puis j’ai parlé du 22 mars où 200000 personnes ont pris la rue pour dire ensemble non à cette vision de l’éducation marchandise. Puis du 22 avril où 300000 autres ont aussi pris la rue – et la montagne - pour exiger des Gouvernements du Québec et du Canada leur pleine et entière participation au Protocole de Kyoto et des politiques de gestion des ressources naturelles réorientées radicalement dès maintenant dans le sens du bien commun. Puis de 101 autre évènements et actions…

J’ai parlé de la répression bien sûr, mais j’ai surtout parlé de cette soif de démocratie réelle et de transparence qui ne pourra plus être étanchée par les mensonges habituels. Car le Québec est réellement en marche avec une citoyenneté à reconquérir. C’est le Printemps où les résistances convergent. C’est le printemps où la jeunesse exige que la notion de Bien Commun s’impose au centre de notre démocratie. C’est le printemps érable !!!

Les gens ont applaudi à tout rompre ! Car cette résistance, ils la connaissaient. J’étais au Maroc et ils étaient marocains, algériens, tunisiens, égyptiens, palestiniens, yéménites, irakiens et j’en passe. Le printemps arabe a inspiré le mouvement des indignés en Europe, puis le mouvement « Occupy » aux États-Unis et au Canada. Ce qui se passe au Québec présentement est de la même famille. Et « les arabes » l’ont reconnu.

Nos médias ne sont pas vendus, ils ont été achetés !

Nos médias de masse malheureusement n’y croient pas et ont choisi de ne pas nous le dire. Le 23 mars, au lendemain d’une première mobilisation record, la Presse titrait : « le soutien aux étudiant diminue ». Le 23 avril, 24 heure après le Jour de la terre, le Journal de Montréal écrivait à sa une : « Un rendez-vous manqué »…. Les exemples de ces partis pris abondent.

Nos médias appartiennent à la même « élite » et sont devenus son bras armés dans une lutte à finir pour convaincre un peuple de sa médiocrité. Selon eux, on ne pourrait sérieusement envisager, au mieux, que le changement dans le statut quo. Il n’y aurait d’espoir que dans davantage d’exploitation, davantage d’austérité, davantage de cette « juste part » qu’ils ne font jamais. Les vieux modèles économiques, le capitalisme destructeur, la privatisation du vivant, l’abolition des programmes sociaux seraient les uniques réponses. Nos médias sont les relais, les porte-parole de ce vieux pouvoir. Ils sont légion les « commentateurs » qui ont entrepris de démoniser les individus et les organisations qui sont porteurs d’idées nouvelles ou qui simplement osent s’opposer. Les syndicats seraient à abattre, la CLASSE dangereuse, les groupes contre les gaz de schiste des réfractaire au développement, même un jeune de 20 ans est caricaturé en Bin Laden parce qu’il a rapporté un simple « non » !! Ce n’est rien de moins que pitoyable et ça rien à voir avec la sacrosainte objectivité dont les médias se réclament.

Pour les médias citoyens

Dans ce contexte d’abdication du 4e pouvoir, la place des réseaux sociaux et des médias citoyens est fondamentale. Même si les moyens sont petits en comparaison aux médias de masse, il ne faut pas croire à la petitesse des idées où encore que celles-ci seraient dans la marge. Car l’aspect « viral » des réseaux comme Facebook et Twitter résolvent du moins en partie les difficultés de distribution des organisations citoyennes d’information.

Dans les dernières semaines, les nombreuses prises de position et analyses provenant d’autant de médias jeunes, engagés, communautaires nous ont permis à la fois de prendre conscience de la richesse du milieu médiatique associatif québécois et à la fois de la richesse des idées. Car il est faux de dire qu’il n’y a pas d’alternatives comme il est clair que ceux qui le disent sont ceux ont grand intérêt à ce qu’on le croit.

Les médias communautaires et citoyens promeuvent l’appropriation et l’engagement. Ils nous permettent de mieux comprendre la nécessité du changement et de nous sentir concernés par les analyses et les actions des autres. Il remettent dans son vrai contexte les perspectives des mouvements sociaux alors que les médias de masse font souvent tout pour éviter de parler des réels enjeux.

Comme je le disais à mon audience arabe, il faut multiplier ces analyses citoyennes et épauler tous ces petits et moyens médias communautaires et sociaux qui proposent des alternatives et soutiennent cette nouvelle démocratie en éclosion. C’est bon pour eux, c’est bon pour nous.

Au Journal des alternatives, nous souhaitons contribuer de notre mieux. Nous vous invitons bien évidemment à nous lire, mais surtout à vous investir avec nous et tous les autres qui se dévouent au même travail de diffusion des valeurs citoyennes qui sont les nôtres. Impliquez-vous !

Nous sommes arrivé à ce temps qui commence !! Bonne lecture et bon Printemps !

P.-S.

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 16:18

http://lqj.ch/region/occupy-jura-mobilise-ses-indignes-samedi-a-delemont

Thomas Le Meur | jeu, 10/05/2012 - 14:30

 

Derniers préparatifs de la manifestation des Indignés du 12 mai. PHOTO TLM

Derniers préparatifs de la manifestation des Indignés du 12 mai. PHOTO TLM

 

Samedi 12 mai aura lieu la 2e journée mondiale des Indignés, en hommage au début du mouvement des Indignados le 15 mai 2011 à Madrid, en Espagne.

Le collectif Occupy Jura entend bien profiter de cette occasion pour mobiliser ses troupes dans les rues de Delémont et démontrer que les Jurassiens, bien que relativement épargnés par la crise économique, ne restent pas insensibles à cette problématique d’ampleur planétaire.

 

Une marche pour plus de justice

Le rassemblement aura lieu samedi à 13 h sur la place de la Gare. Le cortège s’ébranlera ensuite à travers les artères pour gagner la vieille ville, sans oublier de passer bruyamment devant les succursales des grandes banques.

«Par cette marche pacifique, nous voulons témoigner notre solidarité envers les autres mouvements de par le monde», soulignent Joachim Légeret et Lucas Verheij, deux responsables des Indignés jurassiens. «Aussi, ce que nous voulons transmettre en priorité ce jour-là, c’est la conscience que le pouvoir étatique est maintenant davantage soumis aux intérêts privés de grandes compagnies, banques et multinationales diverses.»

«C’est autant valable aux USA, en Suisse, en France, en Espagne... que dans les pays du Tiers-Monde, avec tout ce que ça implique en terme de dégâts sociaux et environnementaux. Nous pensons que seule une prise de conscience à large échelle permettra de faire évoluer positivement cette situation», espère Joachim.

Sous les banderoles proclamant «Nous sommes les 99%» ou «Si nous étions une banque, vous nous auriez déjà sauvés!», les militants reviendront devant la gare vers 15 h pour sortir les mégaphones et expliquer leur action. Car l’essentiel est de faire passer le message que le peuple doit reconquérir son statut de souverain, un peuple trop souvent démotivé par les difficultés ou endormi par les promesses. D’où le mot d’ordre des Indignés: «Réveillez-vous!»

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12 mai | indignés | Manifestation

 


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