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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 22:12
 

Un cortège de 20 000 manifestants anti-capitalistes défile à Francfort

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/05/19/un-cortege-de-20-000-manifestants-anti-capitalistes-defile-a-francfort_1704271_3214.html

 

Près de  25 000, ont manifesté à l'appel du collectif Blockupy, samedi 19 mai à Francfort, pour dénoncer le règne de l'austérité en Europe et exiger l'abandon d'une politique économique qui privilégie à leurs yeux le secteur financier et non le peuple.

Le cortège, qui partait du quartier de la gare de Francfort, devait arriver devant le siège de la Banque centrale européenne (BCE), partie intégrante de la Troika, et symbole des dérives économiques de l'UE. Il n'en fut rien. Les autorités locales avaient autorisé la manifestation - la seule depuis quatre jours que dure les protestations - mais n'ont pas accepté à la dernière minute l'itinéraire proposé par les organisateurs, estimant que le risque de débordements était trop important.


penseur_1.jpg


Nous vivons dans un monde dominé par des forces qui ne sont plus capables de garantir des droits essentiels pour vivre dignement et dans le respect de la liberté. Un monde où il n’y a pas d’alternatives à cette perte continuelle de droits.

Nous vivons dans un monde dans lequel la loi du plus fort est opposée aux valeurs essentielles de la déclaration universelle des droits de l’homme. Tout ce qui n’encourage pas la compétition, l’égoïsme et la cupidité est considéré comme déviant et contre la loi du marché. Cette idéologie est renforcée par le monopole des grands médias, instruments indispensables au maintien du consensus autour de ce système que nous jugeons injuste et non durable.

 

Mais nous ne sommes plus silencieux. De la Tunisie à la place Tahrir, de Madrid à Reijkiavik, de New-York à Bruxelles, les peuples se sont élevés dans la droite ligne du printemps arabe. A chaque fois nous avons dénoncé la réalité de notre situation, à chaque fois nous nous sommes rapprochés, aujourd’hui nous allons mener cette lutte mondialement. Nous, unis, avons librement décidé de faire entendre nos voix.

 Le système démocratique et politique a été vidé de sa substance. Il a été mis au service de quelques privilégiés par la croissance des bénéfices de leurs entreprises et de leurs institutions financières.

 Nous déclarons que cette crise n’est pas un accident dans l’ordre des choses. Il a été causé par la cupidité de ceux qui ont mis le monde à genoux. Les sciences économiques, les médias et tous les composants majeurs de notre société ont perdu leur vocation première d’oeuvrer pour le bien commun. En ne considérant aucune autre solution, ils sont devenus les rouages d’une idéologie accréditrice du pouvoir monétaire et de la répression des peuples.

C’est à ces mêmes experts que nous devrions laisser notre futur pour qu’ils puissent poursuivre leur entreprise qui a déjà tant détruit.

 

Nous prenons acte de leur volonté mais qu’ils prennent acte de la nôtre. Ici et maintenant, nous sommes de retour. Nous nous sommes réveillés et arrêtons de nous plaindre pour préférer l’action. Désormais nous ciblons les causes directes de la crise : leurs politiques et leurs mensonges travestis en rhétoriques aussi vides qu’aveugles. Nous proposons des alternatives à ces politiques afin de régler la situation actuelle en tendant vers un monde plus démocratique où régneront les valeurs de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Tourner enfin en réalité le vieux rêve que nos ancêtres avaient quand ils se sont élevés contre les oppressions passées. Un monde où chaque homme et chaque femme aura la garanti de son droit à la libre poursuite d’un bonheur personnel et collectif.

 A suivre, la traduction de ce que nous demandons pour y parvenir.

 Source: http://www.agoravox.fr

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 19:33

 

Agoravox - vendredi 18 mai - par olivier cabanel


 

C’est un général américain qui a sonné l’alarme : ce qui était à craindre est en train de se profiler à l’horizon, menaçant tout l’hémisphère nord.

Il s’appelle Albert N.Stubblebine, et ce général retraité de l’armée américaine a publié récemment un communiqué en tant que président de la NSF (Natural Solution Foundation), affirmant que la situation à Fukushima est en train d’empirer.

Que ce soit par l’évaporation de l’eau dans les piscines, ou en raison de l’effondrement possible de la structure, ce serait d’après lui tout l’hémisphère nord qui pourrait devenir en grande partie inhabitable, si le pire arrivait. lien

Sa déclaration est sur cette vidéo

On se souvient de l’interview récente du diplomate Akio Matsumura qui déclarait comment la catastrophe en cours de la centrale de Fukushima pouvait finalement se transformer en un évènement capable de mettre en péril toute vie sur Terre. vidéo

D’ailleurs, pour Roland Desbordes, président de la CRIIRAD (commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité), « l’explosion de la centrale est encore possible parce que les combustibles sont présents en grande quantité ». lien

Le rédacteur en chef de « Natural News Com » dans un article en date du 6 mai 2012 nous informe que le 30 avril 2012, 72 ONG japonaises ont fait une demande urgente auprès du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon et du gouvernement japonais afin que des mesures immédiates soient prises pour stabiliser la piscine du réacteur n°4 de Fukushima.

Toutes les piscines de Fukushima Daiichi contiennent 11 125 assemblages de combustible nucléaire, soit près de 4 fois autant de matière radioactive que dans le cœur des réacteurs de Fukushima Daiichi, dont le césium 137 correspond à 10 fois la quantité libérée au moment de la catastrophe de Tchernobyl, et la piscine du N°4 en contient 1535 assemblages, pour un poids total de 264 tonnes. lien

Kaori Izumi, de Shut Tomari s’est associé à cette demande, précisant « Fukushima Daïchi n’est plus seulement un problème japonais, mais un problème international. Il est impératif que le gouvernement japonais et la communauté internationale travaillent ensemble sur cette crise avant qu’il ne soit trop tard  ». lien.

Les ONG se sont donné jusqu’au 20 mai pour récolter des appuis étrangers, et on peut lire l’intégralité de leur appel sur ce lien.

Auparavant, le sénateur américain Ron Wyden, après avoir visité le 6 avril dernier, la centrale nucléaire de Fukushima, avait publié un communiqué de presse 10 jours après, soulignant le risque catastrophique, et appelant à l’intervention du gouvernement des USA.

Il a également écrit à Ichiro Fujisaki, l’ambassadeur du Japon aux Etats Unis, demandant au Japon d’accepter l’aide internationale. lien

On se souvient que le 16 avril, Tepco s’était dit désolé d’avoir dû rejeter dans l’océan 11 500 tonnes d’eau hautement radioactive. lien

Malgré tout, les pêcheurs de Fukushima envisagent de reprendre partiellement le travail à partir de juin en tentant de limiter leur pêche aux espèces les moins contaminées.

Mais c’est le sort de la piscine du réacteur n°4 qui pose le plus de problème, puisque TEPCO affirme que le déplacement des barres de combustible sera fait dès que possible, mais pas avant 2014 (lien) ; Pour le sénateur américain Ron Wyden, il faudrait 10 ans pour enlever toutes les barres de combustible, et le risque est trop grand d'attendre si longtemps (lien), ce que confirme le docteur Koide, de l’université de Tokyo. lien

En effet, outre les assemblages qu’il faudra sortir de cette piscine, il faut noter que lors de l’explosion du réacteur n°3, de nombreux morceaux d’infrastructure sont tombés dans les piscines, dont une grue de 35 tonnes qui se trouve dans la piscine du n°3. lien

Sur ce lien, on peut découvrir 2 vidéos sous titrées particulièrement intéressante, l’une étant réalisée par ZDF, une chaine de télévision allemande lors d’une visite du site, et l’autre étant le témoignage de Nala Yukiteru, ingénieur spécialisé dans le nucléaire, et qui travaillait à Fukushima.

Revenons à la piscine du N°4.

D’une profondeur de 12 mètres, les assemblages sont placés sur le fond, dans des casiers sur une hauteur de 4 mètres, surmontés donc par 8 mètres d’eau, et plus le niveau d’eau baisse, censé absorber le rayonnement gamma, plus le rayonnement devient dangereux.

La paroi de la cuve était de 100-120 degrés, et pour accélérer le refroidissement TEPCO doit injecter 7 tonnes d’eau à l’heure.

Lors de la catastrophe le niveau d’eau de la piscine avait considérablement baissé, au point de laisser affleurer la partie supérieure des combustibles, provoquant une montée en température, un début de fonte des gaines, et d’importants rejets radioactifs et ce n’est que dix jours plus tard que la piscine a été refroidie. lien

Bertrand Barré, conseiller scientifique des services communication d’AREVA (lien) se veut rassurant, assurant que des piliers d’acier reposant sur le plancher du deuxième étage ont été installés pour consolider la piscine, et il est convaincu qu’elle pourrait résister à un puissant séisme. lien

Ce qui n’est pas l’avis de tous, puisque d'après un article paru chez « ENENEWS  » la piscine pourrait s’effondrer, ce média annonçant que la première inspection a commencé le 17 mai.

Tepco affirme avoir renforcé la structure en augmentant sa marge de sécurité de 20%. lien

Les experts veulent vérifier si elle penche, en comparant de part et d’autre le niveau d’eau dans la piscine. lien

La piscine du réacteur n°4 n’est pas la seule à poser des problèmes, puisqu’une fuite s’est produit le 12 mai, provocant un déversement d’eau contaminée dans l’océan et faisant chuter le niveau d’eau au-dessous de la base des barres de combustible. lien

Des échantillons d’eau de mer prélevés aux abords de la centrale ont révélé des taux de césium à un niveau 18 000 fois supérieurs à la norme, et la fuite aurait été colmatée par une injection de béton.

En tout cas, à 230 km de la centrale sinistrée, dans la baie de Tokyo, on a découvert une augmentation du taux de césium de 70%.

Pour lutter contre la mévente, les maraichers en sont venus à tricher sur l’origine des légumes vendus, et ceux qui sont pris la main dans le sac, ne sont pas condamnés, l’administration leur enjoint seulement de respecter les règles d’étiquetages, sans autre forme de procès. lien

Ce qui n’a pas empêché le gouvernement japonais de lever l’interdiction d’habiter la zone sinistrée dans 3 des 11 communes touchées par la catastrophe, à condition de s’en tenir à y revenir, sans pour autant y passer la nuit.

Alors les habitants qui le souhaitent s’en tiennent à nettoyer et réparer leurs maisons dévastées par le tsunami, mais le port d’une combinaison radiologique, ou d’un simple masque n’est pas obligatoire.

Une partie de cette zone autorisée se trouve pourtant entre 20 et 50 mSv/an, notamment dans le secteur de Minami-Soma.

Cette décision est consécutive à la volonté d’un maire obnubilé par la levée de l’interdiction, Katsunobu Sakurai, puisque Kiyomi Sakuma, membre de la cellule chargée des réfugiés du nucléaires a affirmé que «  seules les villes dont les maires étaient les plus motivés et les plus combatifs pour faire revivre leurs communes ont rouvert  » ajoutant « le gouvernement attend d’être sollicité par les collectivités locales pour rouvrir une ville  », façon habile de dégager ses responsabilités. lien

Le gouvernement japonais a demandé que les milliers de têtes de bétail vivant encore dans la zone d’exclusion soient abattues, avec le consentement de leurs propriétaires. lien

A la mairie de Minami-Soma, on est conscient que l’un des problèmes cruciaux est de trouver une zone pour stocker les déchets contaminés par la catastrophe, car s’il est vrai que le césium 134 a une demie vie de 2 ans, le césium 137 ne perd la moitié de sa dangerosité qu’au bout de 30 ans, et il faut donc compter un bon siècle pour que cette pollution soit moins préoccupante.

Pour endiguer l’exode, les autorités de Fukushima ont décidé de fournir une couverture médicale gratuite à toutes les personnes âgées de moins de 18 ans vivant dans la province, ce qui va coûter l’équivalent de 46 millions d’euros.

Selon le journal « Daily Yomiuri », à Minami-Soma, les bénévoles ne se battent pas pour aider à enlever les débris et nettoyer la zone ; Ils étaient beaucoup plus nombreux il y a un an et la population a diminué de 54% dans l’ex-zone d’évacuation.

En effet, que ce soit à Minami-Soma, Naraha, Hirono, Kawauchi, ou Tamura, sur les 59 000 personnes qui vivaient dans cette zone, 30 000 l’ont quitté. lien

Espérons que la communauté internationale se décidera enfin à s’investir à Fukushima afin d’éviter que le pire ne se produise.

En tout cas, avec peut-être un lien de cause à effet, les actions d’AREVA ont atteint historiquement leur niveau le plus bas chutant à 9,278 €. lien

Comme dit mon vieil ami africain : «  le monde est noir quand on a les yeux fermés  ».

L’image illustrant l’article provient de « lamauvaiseherbe.net »

Merci aux internautes de leur aide efficace.

Olivier Cabanel


Sites à visiter pour plus d’information

Le blog de Fukushima

Next-up organisation

Blog de Jean Pierre Petit

Site de la CRIIRAD

Site de l’ACRO

ENENEWS

A découvrir le documentaire d’Annabelle Lourenço et Cyprien Nozières « la Fissure, Japon 9 mois après.

Articles anciens

Tchernobyl, drôle d’anniversaire (12 mars 2011)

Fukushima, mon amour

Fukushima, Sarko pète les plombs

Fukushima, et maintenant ?

Fukushima, nuages noirs à l’horizon

Entre fusion et confusion

Fukushima, le monde du silence

Au pays du soleil, le Vent !

Fukushima, le syndrome Japonais

Fukushima, la fuite en avant

Fukushima, plus jamais ça

C’est foutu…shima

L’exode nucléaire

Ça fume à Fukushima

Nucléaire, la cible terroriste

Fukushima, le mensonge organisé

Faire reculer le crabe

Le Japon bientôt inhabitable ?

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On a retrouvé le corium de Fukushima

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Les normes sont-elles normales ?

Fukushima, quand c’est fini, ça recommence

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 19:26

 

 

 

 

Ajoutée par attactv le  4 oct. 2011

Débat des indignés le 18 septembre, 2011 à la Bastille. Une séléction des interventions: Frédéric Lordon

 

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=vEoD9TT4rgU

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 18:15

| Par Mathieu Magnaudeix

« Nous ne nous sommes pas armés » face à la mondialisation, a redit Montebourg sur France 2, jeudi soir. Pour son premier entretien, le nouveau ministre du « redressement productif », chantre de la “démondialisation” et du protectionnisme européen, a redit son volontarisme en matière industrielle. « La réindustrialisation, c’est une grande cause nationale », a martelé Montebourg.

 

Arnaud Montebourg sur France 2, jeudi 
Arnaud Montebourg sur France 2, jeudi

Cliquer ici pour revoir la vidéo sur pluzz.fr (à partir de 19')

Adoubé pompier industriel en chef de l’équipe ministérielle, Montebourg, qui avait effectué, dans le cadre de la campagne d’Hollande, un tour de France des usines, va vite devoir démontrer que le volontarisme de l’équipe Hollande en matière industrielle ne se paie pas que de mots. Une gageure : le chômage est au plus haut depuis douze ans, le gouvernement s’attend à ce qu’éclosent rapidement une série de plans sociaux, dont certains pourraient constituer des points très chauds, et le Front de gauche guette, fort logiquement, d’éventuels faux-pas ou renoncements.  

« Nous nous battrons aux côtés de nos outils industriels. Il se peut que nous encaissions des échecs. Mais ces échecs, nous les encaisserons aux côtés des salariés et des territoires », a prévenu d’emblée Montebourg. Une façon de déminer le terrain.

Premier dossier sur la table du ministre, celui des Fralib à Géménos (Bouches-du-Rhône). La centaine de salariés de cette usine où l’en met en sachet les infusions Eléphant est en conflit depuis des mois avec leur propriétaire, la multinationale néerlandaise Unilever, qui entend délocaliser la production. Les salariés, en instance de licenciement, occupent l’usine. La justice vient de leur accorder un court répit, jusqu’au 1er juin, pour discuter avec Unilever de leur projet de reprise. Passé ce délai, ils risquent l’expulsion par les forces de l’ordre. Jeudi soir, Montebourg, qui leur a rendu visite au cours de la campagne, a promis un déplacement rapide. « Nous souhaitons qu’Unilever mette de l’eau dans son vin et que nous arrivions à une solution imaginative qui permette (…) de sauver un outil industriel », a martelé le ministre sur France 2, sans plus de précisions.

Des hauts-fonctionnaires, experts des entreprises et du social, ont remis récemment à Jean-Marc Ayrault une note de 4 pages sur l’« actualité des restructurations » à la date du 6 mai. Ce document, révélé par Le Point et que Mediapart a pu consulter, s’inquiète d’un risque d’« accélération » des « restructurations d’ici l’automne ». « Certains groupes ont reporté l’annonce de restructurations importantes pour éviter d’avoir à le faire en pleine période électorale. Dans certains cas, ils ont été invités à le faire à la demande du cabinet de Xavier Bertrand », accuse le texte, confirmant ce que responsables du PS et syndicalistes affirment depuis des mois. Par ailleurs, « tous les leviers » ont été actionnés par l’équipe sortante pour « repousser » des mises en liquidation judiciaire. Des artifices, type « aides financières », sont « aujourd’hui épuisés ».

Conclusion logique : « une partie de ces entreprises vont être liquidées en mai et juin prochain ». Autant de symboles et de difficultés potentielles pour le gouvernement –même si les licenciements économiques ne représentent qu'une infime partie (3 %) des entrées au chômage.

 

« Catastrophes » à prévoir


 
© LF

D’ici aux législatives, fixées aux 10 et 17 juin, « peu de dossiers devraient émerger », indique la note, qui évoque tout de même les cas d’Air France, Goodyear et Technicolor. Un comité central d’entreprise est en effet évoqué chez Air France, en difficulté financière, le 24 mai prochain. Il pourrait déboucher à terme sur un plan de départs concernant plusieurs milliers de personnes. Une annonce qui nécessitera une « communication habile de la part du gouvernement », avertissent les auteurs, et « la mise en scène d’une discussion visant à limiter les conséquences sociales de cette réorganisation », en ayant recours à des aides européennes ou du chômage partiel.

Un plan social portant sur « 700 à 800 salariés » pourrait aussi être annoncé « courant mai » chez Goodyear à Amiens (Somme). Les experts mettent l’accent sur les risques politiques encourus : dans cette circonscription aujourd’hui détenue par le communiste Maxime Gremetz, qui ne se représente pas, l'avocat de la CGT, Fiodor Rilov, est candidat aux législatives, et son suppléant est le leader « charismatique » de la CGT chez Goodyear, Mickaël Wamen. « Il n’est donc pas exclu que ces derniers tentent de faire du cas de Goodyear un enjeu emblématique de la prochaine campagne législative », préviennent-ils.

Autre usine sensible : la dernier site européen de production de Technicolor (ex-Thomson), qui emploie encore 350 salariés à Angers (Maine-et-Loire) pourrait être opportunément placé en liquidation judiciaire, ce qui permettrait à l’entreprise de ne pas s’acquitter de ses obligations légales dans le cadre du plan social. « Si le projet de mise en liquidation judiciaire est confirmé, ce dossier sera l’occasion pour le futur gouvernement de montrer sa détermination à s’opposer aux abus de certains employeurs », préviennent les auteurs.

Voilà pour les urgences. Mais très vite, dès « mai ou en juin », des entreprises actuellement en « redressement judiciaire » pourraient être liquidées. C’est notamment le cas de Prevent Glass, un sous-traitant de Volkswagen, qui emploie 219 salariés à Bagneaux-sur-Loing (Seine-et-Marne). Pour ce site, le pessimisme est visiblement de mise. « Aucun repreneur ne se manifestera », « ce dossier sera socialement très difficile ». De fait, « les salariés réclament des indemnités supra-légales que l’administrateur judiciaire n’a pas les moyens de prendre en charge et sont conseillés par maître Brun », avocat jugé « souvent jusqu’au-boutiste ». Philippe Brun, autre avocat historique de la CGT, est en effet un avocat militant, connu pour son art de faire payer les employeurs devant les prud’hommes.

Autre dossier en suspens depuis des mois : la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (550 salariés près de Rouen), actuellement à l’arrêt, en sursis pour six mois grâce à un accord négocié avec le pétrolier Shell. Le 25 mai, le tribunal de commerce décidera d’une éventuelle mise en liquidation judiciaire, si aucun repreneur « sérieux » ne se présente. « Nous souhaitons ouvrir immédiatement les discussions avec Shell, de manière à obtenir que cette activité se poursuive au-delà des six mois. C’est notre objectif », a expliqué jeudi Arnaud Montebourg sur France 2, indiquant aussi que le succès n’était pas certain.

La note évoque aussi les cas du groupe Hersant Media (dont le quotidien Paris-Normandie, 110 salariés au total), de la fonderie Manzoni Bouchot, sous-traitant de Peugeot et Citröen (Jura, 450 salariés) ou de Meryl Fiber, une usine de textile du Pas-de-Calais. Ces deux derniers dossiers sont particulièrement inquiétants. « La liquidation totale de cette fonderie serait catastrophique pour le territoire et pour ses salariés », indique la note. Pour Meryl Fiber, c’est encore pire : « il n’y a pas aujourd’hui de perspectives crédibles de reprise ». Il faut donc s’attendre à une liquidation « en juin ».

Aulnay condamné ?


J.-M. Ayrault à Florange, en avril 
J.-M. Ayrault à Florange, en avril© MM/Mediapart

« À plus long terme », de grosses annonces pourraient ternir encore l’horizon : « au cours de l’été », le distributeur de presse Presstalis (les ex-NMPP), avec « 800 à 1000 suppressions d’emploi» et des « risques réels de blocage de la distribution de la presse ». Mais aussi Areva (« 800 à 1 000 » postes en moins) ou la SNCM (800 emplois supprimés) ou Carrefour, dont la direction est « en pleine réorganisation ».

Plus inquiétant, les conseillers de François Hollande semblent avoir tiré une croix définitive sur le site PSA à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis, 3 400 salariés) Ils parient même sur l’annonce « dès septembre » d’une « restructuration très significative », avec la « fermeture du site d’Aulnay d’ici 3 ans » et un plan de départ volontaires portant sur « 3 000 à 4 000 autres emplois ».

« Cette annonce ne se fera pas sans heurts, prévient la note : cela fait des années qu’aucun site automobile n’a été fermé en France et l’opposition ne manquera pas de signaler qu’elle avait obtenu elle, y compris au plus fort de la crise, que ni Peugeot, ni Renault ne ferment d’usine en France. » Sur France 2 jeudi, Arnaud Montebourg a promis « d’ouvrir la discussion avec la direction de Peugeot ». Là encore, sans donner plus de précisions.

Les dossiers recensés dans cette note ne sont pas les seuls écueils sur lesquels le gouvernement risque de buter. L'usine Rio Tinto (ex-Péchiney) à Saint-Jean-de-Maurienne est menacée. General Motors vient d’annoncer, juste après le deuxième tour, qu’il allait mettre en vente son site de Strasbourg. Autre annonce post-présidentielle, la fermeture d’une usine du fabricant italien de poids-lourds Camiva à Saint-Alban-Leysse, près de Chambéry, qui emploie encore 174 personnes. 

Cet été, le groupe ArcelorMittal doit dire s’il redémarre ses derniers hauts-fourneaux de Florange (Moselle) – le site emploie plus de 3 000 emplois directs, c'est le deuxième employeur de Moselle. Dans l’entourage d’Hollande, on ne se fait guère d’illusions. Le président a promis pendant la campagne un « dispositif législatif » pour éviter que lorsqu'un site est rentable, une entreprise multinationale le ferme juste pour assécher la concurrence. Ce texte pourrait s’appliquer aussi chez Mréal dans l'Eure : une papeterie dont le propriétaire finlandais a refusé de vendre à trois repreneurs afin d'assécher le marché – il y a urgence, car l'usine doit fermer en juin.

Dans ce contexte social tendu, le Front de gauche fait évidemment monter les enchères. Le 15 mai, Jean-Luc Mélenchon a adressé à Jean-Marc Ayrault une lettre pour alerter son « cher camarade » « sur la situation intolérable d’une vingtaine d’entreprises emblématiques et de leurs salariés ». Les noms des entreprises cités sont à peu près les mêmes que ceux qui inquiètent le gouvernement. Mais le chef de file du Front de gauche en profite surtout pour demander au premier ministre de « stopper l’hémorragie industrielle », « par la loi », avec plusieurs dispositifs qui ne figurent pas, ou pas selon ces termes, dans le programme présidentiel de François Hollande : « l’interdiction des licenciements boursiers et suppressions d’emploi dans les entreprises bénéficiaires », « la création d’un droit de veto des élus du personnel », un « droit de préemption » pour les coopératives de salariés ou encore la « protection des sous-traitants ».

Autant d'exigences que le Front de gauche ne va pas manquer de marteler pendant la campagne des législatives. Depuis 2007, la France a perdu 350 000 emplois industriels.

 

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 17:58
| Par Jade Lindgaard

 

Lire aussi

 

C’est une pratique de fin de mandat présidentiel : la promulgation de décrets et la parution d'arrêtés en rafale avant de quitter le pouvoir. Les uns, indispensables, pour clore le travail législatif. Les autres, pour satisfaire les demandes des lobbies et soigner les intérêts locaux et électoraux. C’est un travail de l’ombre, sur des dispositions souvent techniques mais porteuses d’effets très concrets pour les secteurs et les personnes concernés.

Mediapart a compilé une série de dispositions de ce type, ces petits cadeaux de dernière minute aux ennemis de l’environnement. Leur publication fut discrète, alors que le gouvernement ne disposait même plus de ministre de l’écologie depuis février dernier, avec la nomination de Nathalie Kosciusko-Morizet comme porte-parole du candidat Nicolas Sarkozy.

  • Extension de deux concessions pétrolières en Ile-de-France

Discrétement publiés le 7 mai, au lendemain de l’élection de François Hollande, deux décrets étendent la superficie de deux concessions de pétrole et de gaz en Seine-et-Marne : légèrement pour la concession de Malnoue (de 38,4 à 56,2 km2) mais pour plus du double pour celle de Champotran (de 41,1 à 94 km2). Ces autorisations sont accordées à la société canadienne Vermilion REP jusqu’en 2038. Rien ne dit dans ces décrets que le pétrolier veut y chercher du pétrole ou des gaz de schiste. Mais rien ne l’interdit non plus, puisque la loi ne distingue pas entre hydrocarbures conventionnels et non conventionnels. « On sait qu’il reste très peu de pétrole conventionnel à trouver dans le sous-sol francilien, explique Philippe Le Corneur, du collectif Stop au pétrole de schiste 77, on reste donc sur une ambiguité. »

Le dossier des gaz et des huiles de schiste devrait rythmer le quinquennat socialiste. Pas moins de 61 demandes de permis d’exploration d’hydrocarbures sont aujourd’hui en cours d’instruction en France. Même si ces permis se gardent bien d’annoncer vouloir utiliser la technique de la fracturation hydraulique – interdite par la loi votée en 2011, sauf dans une fin de « recherche scientifique » –, les pétitionnaires savent qu’il y a plus d’énergie fossile à trouver de cette façon qu’avec les techniques traditionnelles de forage. Selon le collectif ardéchois contre les gaz de schiste, la Dréal Rhône-Alpes, instance délocalisée en région du ministère du développement durable, a reçu en mars un appel du ministère de l’Intérieur pour accélérer l’instruction des dossiers de demande.
En revanche, contrairement à ce qu’a pu laisser croire une rumeur, le « permis de Cahors » n’a pas été validé par l’administration. La requête est en cours d’examen par le Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGEIET). Selon la préfecture de l’Aveyron, le dossier a été remonté au ministère il y a un an déjà.


  • Restriction de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises

Publié le 26 avril, entre les deux tours de la présidentielle, un décret très attendu définit les contours de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises (RSE). Ce fut l’une des grandes batailles du Grenelle de l’environnement, et surtout de l’après loi, car la rédaction des décrets d’application de la RSE fut l’objet d’un intense lobbying, notamment de la part de l’association françaises des entreprises privées (Afep). La loi Grenelle II impose aux entreprises de communiquer sur les conséquences sociales et environnementales de leur activité. Mais depuis, la loi Warsmann relative à la simplification du droit et à l’allégement des démarches administratives a réduit l’ampleur de cette obligation en dispensant de rapports les filiales et sociétés contrôlées dès lors que les informations les concernant figurent dans le rapport de la société qui les contrôle.

Le décret tout juste publié réduit encore la voilure de la RSE en ne la rendant obligatoire que pour les sociétés non cotées uniquement pour celles dont le chiffre d’affaires dépasse 100 millions d’euros et le nombre de salariés est au moins de 500. Par ailleurs, il instaure un calendrier particulièrement progressif : l’obligation de RSE ne s’applique à partir de 2012 que pour les sociétés dont le chiffre d’affaires dépasse le milliard d’euros et le nombre de salariés est supérieur à 5 000. Pour celles dont le chiffre d’affaires dépasse 400 millions d’euros avec plus de 2 000 salariés, elle ne s’applique qu’à partir de 2013. Les autres ont jusqu’à 2014. Pour Morgane Piederriere, chargé du suivi législatif pour FNE, « c’est dramatique ». La fédération étudie la possibilité d’un recours contre le décret pour rupture d’égalité devant la loi.

  • Extension de la période de chasse

Paru le 3 mai, un petit cadeau aux chasseurs : la date d’ouverture de la chasse est avancée au troisième dimanche de septembre dans les départements où elle était jusque-là ouverte le quatrième. Sont concernés par cette extension le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie, l’Ile-de-France, le Centre, la Haute-Normandie et la Basse-Normandie, la Bretagne, les Pays de la Loire, Champagne-Ardenne, la Lorraine (sauf la Moselle) et la Bourgogne.

 

  • Tuer plus de loups

Publiés le 7 mai, deux arrêtés étendent notablement le permis de tuer les loups, alors que l’animal est protégé. D’abord, pour la période 2012-2013, onze animaux pourront être abattus, alors que le seuil était précédemment bloqué à six (pour 2010-2011). « Cela représente une hausse de 180 % alors qu’il est impossible de concevoir que la population de loups se soit développée à ce point, au regard des données fournies par l'administration elle-même », analyse Morgane Piederriere, chargé du suivi législatif à France nature environnement (FNE).

Selon les calculs de la fédération d’associations écologistes, le nombre de loups pouvant être abattus sur la période devrait être limité à huit. Par ailleurs, la liste des départements autorisés à accorder des dérogations à l’interdiction de tuer les loups s’est allongée. On y trouve notamment le Haut-Rhin et la Haute-Saône, « alors qu’on y trouve qu’une présence ponctuelle d’animaux », remarque Morgane Piederriere, ainsi que les Vosges, qui n’accueillent officiellement que deux loups, selon FNE.

  • Décevante évaluation de l’impact environnemental des plans et documents

Publié le 4 mai, ce décret énumère les documents qui doivent être soumis à une évaluation environnementale, en application de la loi Grenelle 2, qui visait elle-même à transposer une directive européenne de 2001. Parmi les 43 textes concernés, on trouve : le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux, le schéma régional de raccordement au réseau des énergies renouvelables, le schéma régional du climat, de l'air et de l'énergie, le plan national de gestion des matières et déchets radioactifs, le plan de gestion des risques d'inondation…

Mais la liste est très incomplète, pointe FNE, qui signale que manquent une longue liste de documents pourtant indispensables à l’aménagement du territoire : le schéma national d’infrastructures de transport, le plan sur l’utilisation des phytosanitaires, plan d'adaptation et gestion de l'eau (irrigation), règlement local de publicité, schéma de gestion cynégétique, plan de prévention des forêts contre les incendies, plans de gestion et les programmes pluriannuels d’entretien et de gestation des cours d’eau, les programmes d’action de prévention des inondations, le plan régional d’agriculture durable, le schéma de desserte forestière…

  • Le risque d’innondation aveugle aux problèmes environnementaux

Un arrêté du 27 avril, publié le 10 mai au journal officiel, définit l’importance du risque d’innondation en fonction de deux critères : les impacts potentiels sur la santé humaine et sur l’activité économique. En omettant les dommages causés à l’environnement, comme le destruction de zones d’habitation d’espèces rares de faune ou de flore. Or, la caractérisation des zones à risques d’inondation servent à établir la valeur de transaction et d’assurance des terrains. L’absence de prise en compte des impacts sur la nature participe ainsi de l’occultation du coût des atteintes à la biodiversité.

  • Moindre garantie financière pour les agences de l’eau

Daté du 7 mai, un décret sur les engagements agro-environnementaux entraîne des effets indirects sur le financement des agences de l’eau. Ainsi, les agriculteurs qui souhaitent souscrire des engagements en faveur de la protection et de l'amélioration de l'environnement ne sont plus obligés, pour le faire, de justifier d’avoir payé leurs redevances à l’agence de l’eau. Or au titre de ces engagements, ils peuvent bénéficier d’aides spécifiques. Il existe en France six agences de l’eau, établissements publics chargés de réduire les pollutions et de protéger les ressources en eau.

 

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 17:47

 

 

Sofia Sakorafa. 
Sofia Sakorafa.

Sofia Sakorafa, députée de Syriza et parlementaire qui a obtenu le plus de suffrages (parmi tous les élus tous partis confondus), déclare : « On dit au peuple grec qu’il a une dette mais personne ne sait d’où elle est issue ni ce que l’on paie ». Entretien.

 

Interview réalisée par Gemma Saura et publiée le 17 mai dans le quotidien espagnol La Vanguardia, traduction de Cécile Lamarque.

Un poster de Hugo Chávez décore le bureau de Sofia Sakorafa (Trikala, 1957) dans le quartier de Exarchia, aux façades couvertes de graffitis anarchistes. Ex-députée du Pasok, elle fait partie de la coalition de gauche radicale Syriza et est la parlementaire qui a obtenu le plus grand nombre de suffrages le 6 mai. Ancienne lanceuse de javelot médaillée olympique, elle fut la première membre du Pasok à se rebeller et fut expulsée suite à son vote contre le premier plan d’ajustement. « Je ne pouvais pas rester au sein d’un parti qui a viré à droite et a appliqué une politique néolibérale qui rompt avec sa tradition et son programme ».

 

« Il faut faire la lumière sur la partie de la dette qui est illégale et illégitime. » 
« Il faut faire la lumière sur la partie de la dette qui est illégale et illégitime. »

Syriza est une coalition de groupes divers, dont certains défendent la sortie de l’euro. Ne devraient-ils pas être unis sur un thème si crucial ?

C’est très sain qu’il y ait des opinions différentes au sein d’un parti. L’antithèse, c’est le Parti communiste, qui maintient une ligne dogmatique que personne ne peut discuter. Au sein de Syriza, beaucoup d’opinions coexistent. Nous discutons et quand nous décidons d’une position, tous la respectent.

Jusqu’à quel point l’euro est-il une priorité pour Syriza ?

Nous voulons rester dans la zone euro et, en son sein, changer les relations de pouvoir et les politiques néolibérales dures décidées par un cercle réduit de personnalités politiques. Nous n’allons pas tolérer que la croissance de l’Allemagne et de la France se fasse aux dépens de la survie de la Grèce ou d’autres peuples, comme l’Espagne. Demeurer dans la zone euro ne peut signifier sacrifier un peuple, le laisser mourir de faim. La question qui se pose maintenant n’est pas celle de l’euro. Nous luttons pour notre survie. Et si rester dans la zone euro signifie la destruction de la Grèce, nous devrons en sortir.

Selon un sondage, 78% des grecs estiment que le Gouvernement doit tout faire pour rester dans la zone euro.

Je ne comprends pas comment on peut rester dans la zone euro si le prix à payer est un salaire de 200 euros par mois. Mais Syriza ne va pas décider pour le peuple. Si la situation devient à ce point difficile et que nous pensons que le mieux pour la Grèce est d’en sortir, nous demanderons à la population qu’elle se prononce par les urnes. Mais nous ne dirons pas quelque chose, pour ensuite, au sein du gouvernement, en faire une autre.

Syriza dit que l’UE ne peut pas se permettre d’expulser la Grèce de la zone euro, mais de plus en plus de gens en Europe pensent que c’est la seule solution.

On nous a dit que si nous n’acceptions pas la recette de la Troïka, nous mourrions de faim ; que si nous sortions de la zone euro, nous n’aurions pas de futur. Des gens, pas même en poste au sein de l’UE, nous menacent, comme Schäuble, le ministre allemand des Finances. A chaque menace s’ensuit un désastre. Quelqu’un doit dire à la population qu’il n’existe pas de mécanisme pour expulser un membre de l’UE. Comme ils ne peuvent pas nous expulser, ils cherchent à nous faire partir.

Pourquoi vous refusez-vous à renégocier l’accord avec la Troïka, comme le suggèrent maintenant le Pasok et Nouvelle Démocratie ?

L’accord ne peut pas être amélioré. Qu’entend-on améliorer quand la destruction est maintenant quasi-totale ? Il n’y a pas d’argent pour payer les pensions, le droit du travail, obtenu au cours des siècles par les peuples d’Europe, a été détricoté... L’accord contrevient aux principes fondamentaux de l’UE, relatifs à la protection des droits, à la couverture sociale, à la protection des mineurs...

Vous cherchez à tirer un trait sur les accords signés ?

Nous ne disons pas qu’avant tout était mieux. Nous voulons des réformes, nous voulons que le pays soit plus compétitif, l’État plus fonctionnel, qu’il y ait de la méritocratie. Le mémorandum a détruit l’État. Maintenant rien ne fonctionne. C’est le chaos dans les hôpitaux, il n’y a pas de fonctionnaires pour recouvrer les impôts. Nous voulons du temps afin de nous organiser et de nous en sortir.

Vous voulez également mettre un terme au paiement de la dette ?

Nous demandons un audit international de la dette. On a dit au peuple grec qu’il a une dette, qu’il paie, mais personne ne sait d’où elle est issue ni ce que l’on paie. .Il doit aussi y avoir une investigation politique : l’argent a-t-il été affecté tel qu’il était convenu ? Nous savons, par exemple, que l’entreprise allemande Siemens a conclu des contrats avec la Grèce en versant des commissions et autres pots de vin au personnel politique. Tout doit être audité car ce sont les Grecs qui paient, ce peuple qu’on accuse d’être fainéant, corrompu, de passer ses journées à danser alors que les statistiques montrent que nous sommes le deuxième pays d’Europe en termes de nombre d’heures travaillées.

Ne manquez-vous pas d’autocritique ? Pourquoi avez-vous toléré pendant tant d’années la corruption ?

Je ne comprends pas que l’on punisse les Grecs pour la corruption de leurs politiques et de quelques fonctionnaires tandis que l’Europe n’a pas puni le peuple allemand après une guerre qui a fait des millions de morts et a détruit le continent. L’Europe a bien fait, car ce n’était pas la faute du peuple allemand mais bien de sa classe politique. A moins que la Grèce ne soit le seul pays où existe la corruption..

Quelles autres conditions Syriza oppose à la Troïka, en plus de l’audit de la dette ?

Il y a cinq points. D’abord, l’abolition du mémorandum, de toutes les mesures d’austérité et réformes du travail qui sont en train de détruire le pays. Ensuite, la nationalisation des banques : à partir du moment qu’une banque reçoit des aides publiques, l’État doit pouvoir disposer d’une voix au sein de son Conseil d’Administration, au moins jusqu’à ce que celle-ci ait remboursé son dû. Troisièmement, la modification de la loi électorale. Quatrièmement, l’abolition de l’immunité des ministres. Enfin, l’audit de la dette.

Et si la Troïka refuse, vous avez un plan B ?

Nous lui répondrons par une blague. Une femme remarque que son mari passe des nuits sans pouvoir dormir. Il lui confie qu’il doit de l’argent au voisin et qu’il est très angoissé. Elle ouvre la fenêtre et crie « Voisin ! Mon mari dit qu’il te doit de l’argent. Nous ne pouvons pas te le rendre ». Elle referme la fenêtre et dit : « Maintenant c’est le voisin qui ne peut pas dormir ». Nous ne parviendrons à ce résultat que via l’audit de la dette. Nous devons démontrer qu’une grande partie de la dette a été contractée de manière illégale. L’Allemagne elle-même reconnaît que son économie tire profit de la situation grecque. Nous achetons à 100% de leurs prix les bons de l’État grec que la Banque centrale européenne (BCE) a acquis à 50%. La BCE n’a pas été créée pour gagner de l’argent sur le dos d’un pays détruit. Nous voulons que la spéculation sur le peuple grec cesse


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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 17:43

 

Occuponsquebec - Publié par : M-C le mai 18, 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce soir, à 20h devant l’Assemblée Nationale, tous les citoyens du monde sont vivement invités à se rassembler pour défendre leur droit de s’exprimer leur liberté de rassemblement, d’expression et de manifester leur opinion.

Le 18 mai 2012 sera connu dans l’histoire du Québec comme le jour où un gouvernement a officiellement voulu faire de notre démocratie une dictature, où le gouvernement a préféré frapper sur ses citoyens plutôt que de discuter avec eux. Nous vivons un moment tragique dans l’histoire de la conscience humaine.

Soyons debouts, non-violents et lucides, face à cette atteinte directe à nos droits chèrement acquis, ceux qui constituent la base de notre société dite démocratique.

Si vous n’avez jamais posé un geste politique de votre vie, c’est le moment de le faire!


 

                                                   **************************************************************

 

 

Manif’ 19/05/2012 à 15h41

Québec : une loi d’exception pour casser le « printemps érable »

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

  • Sous prétexte de « réorganiser le calendrier scolaire », le gouvernement vient d’adopter une loi spéciale qui porte atteinte au droit de manifester.

Manifestation nocturne d’étudiants, le 16 mai 2012, à Québec (Rogerio Barbosa/AFP)

 

A peine la nouvelle loi restreignant le droit de manifester adoptée, les étudiants québecois sont redescendus dans la rue, en pleine nuit, pour défier la police.

Il souffle comme un air d’insurrection dans cette province chahutée par trois mois de manifestations étudiantes contre la hausse des frais de scolarité. Des violences entre manifestants et forces de l’ordre ont éclaté à Montréal, mais pas à Québec.

Le mouvement de protestation contre « l’Etat policier », s’étend très rapidement. Sur Twitter, on parle « révolution », « action directe » et on cite Gandhi :

« La désobéissance civile devient un devoir sacré quand l’Etat devient hors-la-loi. »

Il faut dire que le gouvernement libéral du premier ministre du Québec, Jean Charest, a choisi la méthode forte pour mater la contestation, au risque de radicaliser le mouvement. Comment en est-on arrivé là ?

 

1 Au départ, la hausse des frais de scolarité

 

Le gouvernement a décidé d’augmenter de 82% en cinq ans les droits de scolarité de cette province, où ils étaient deux fois moins élevés que la moyenne du pays, située autour de 5000 dollars canadiens (plus de 3800 euros).

La hausse totale doit s’élever à 1778 dollars canadiens (1361 euros), soit une hausse annuelle de 194 euros. Mais le gouvernement assure que bourses et prêts compenseront pour un étudiant sur deux.

Les manifestants mêlent à ce combat la défense de l’Etat providence et craignent qu’à l’avenir nombre de jeunes Québecois renoncent à entreprendre des études.

A force de s’accorcher à sa réforme, le gouvernement n’a pas vu que, de mois en mois, la contestation grandissait, au point de bloquer 14 collèges universitaires sur 48 et une partie des 11 universités sur 18.

 

2 A l’arrivée, une loi d’exception

 

Voyant arriver la fin de l’année scolaire, la ministre de l’Education, craignant une annulation des examens, a conçu cette loi dite « 78 », immédiatement applicable.

Officiellement, selon la ministre de l’Education Michelle Courchesne, ce texte a pour but de « pouvoir étudier sereinement, correctement, pacifiquement dans tous les établissements du Québec », et de « réorganiser le calendrier scolaire ». (voir la loi adoptée vendredi 18 mai)

Projet de loi 78

En pratique, cette loi, prévue pour une application ponctuelle jusqu’en juillet 2013, est une atteinte au droit de manifester :

  • Elle interdit tout rassemblement à moins de 50 mètres des établissements scolaires ;
  • elle restreint le droit de manifester sans accord préalable avec la police : il faudra fournir huit heures avant, la durée, l’heure, le lieu et les moyens de transports ;
  • elle prévoit de très lourdes amendes pour les organisateurs de piquets de grève : de 1 000 à 5 000 dollars (de 770 à 3 860 euros) pour un individu seul et de 25 000 à 125 000 dollars (de 19 320 à 96 600 euros) pour une association d’étudiants, le double en cas de récidive.

Le syndicat étudiant le plus radical, la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), dénonce « un meurtre de ce qui caractérisait le Québec par rapport à d’autres sociétés dans le monde ».

Ariane Moffatt - Jeudi 17 mai

La chanteuse revisite une de ses chansons et se positionne contre la loi 78 

 

3 Tentation autoritaire

 

Une société où le droit de manifester est aussi encadré est-elle encore une démocratie ? La leader du Parti québécois Pauline Marois a en tout cas dénoncé un texte « ignoble », qui « viole l’indépendance des tribunaux ».

L’édito du quotidien Le Devoir de ce 19 mai témoigne de l’indignation d’une partie de la société québecoise contre cette loi qui « ébranle la démocratie » :

« Pourquoi un tel excès d’autorité ? On ne peut que remarquer que, dans l’histoire du Québec et du Canada, deux Etats démocratiques dotés de chartes des droits et libertés qu’on porte fièrement à la boutonnière, la tentation autoritaire est présente dès que la tension sociale croît.

Pour les étudiants, cette loi est une “ déclaration de guerre ”. Pour les groupes sociaux, c’est l’occasion saisie par l’Etat pour miner des droits fondamentaux. La contestation juridique qui s’annonce sera vive. »

4 Risques d’escalade ?

 

Maintenant que le mouvement étudiant a fédéré une bonne partie de l’opinion publique autour de la lutte contre cette loi, les étudiants comptent défier l’autorité de l’Etat.

Outre le recours devant les tribunaux, certaines associations étudiantes promettent la désobéissance civile et la grève illimitée. La CLASSE, qui revendique près de 100 000 membres, veut faire du mouvement étudiant « un agent de progrès social ».

Le parti Québec solidaire s’est fait écho des appels à la désobéissance, estimant que ce n’étaient pas seulement les étudiants et les casseurs qui étaient visés mais « la liberté même de manifester » selon le député Amir Khadir.


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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 17:39

 

Le Monde.fr | 19.05.2012 à 19h50 • Mis à jour le 19.05.2012 à 19h52

Par Luc Vinogradoff

 
 
Dans le cortège de la manifestation anti-capitaliste à Francfort, samedi 19 mai.

Près de 20 000 personnes, selon la police, et 25 000, selon les organisateurs, ont manifesté à l'appel du collectif Blockupy, samedi 19 mai à Francfort, pour dénoncer le règne de l'austérité en Europe et exiger l'abandon d'une politique économique qui privilégie à leurs yeux le secteur financier et non le peuple.

Le cortège, qui partait du quartier de la gare de Francfort, devait arriver devant le siège de la Banque centrale européenne (BCE), partie intégrante de la Troika, et symbole des dérives économiques de l'UE. Il n'en fut rien. Les autorités locales avaient autorisé la manifestation - la seule depuis quatre jours que dure les protestations - mais n'ont pas accepté à la dernière minute l'itinéraire proposé par les organisateurs, estimant que le risque de débordements était trop important.

Tout au long du trajet, le dispositif policier massif déployé dans la capitale financière allemande a encadré de près le cortège. Le défilé est partie avec une heure de retard, les milliers de personnes affluant du centre-ville ayant eu du mal à entrer dans la petite Baseler Platz, bien entendu quadrillée par la police. Des jeunes gens, portant des drapeaux noirs ou des drapeaux des jeunes Verts allemands, en profitaient pour s'écrire sur le bras le numéro des urgences médicales en cas d'incidents. Pendant que les orateurs se succédaient au micro pour rappeler l'ordre de passage et répéter le message du jour - "Protester contre la politique européenne, mais aussi allemande, d'austérité", comme le rappela un syndicaliste britannique - un hélicoptère survolait la place bruyamment.

"BANKFURT"

Le choix de Francfort, rebaptisé "Bankfurt" pour l'occasion, n'est pas un hasard. Il s'agit non seulement du centre financier de l'Allemagne, mais aussi d'une des villes les plus chères outre-Rhin. Gesine, qui y habite de Francfort et se présente comme une sympathisante du parti allemand Die Linke, n'a pas de mots assez durs sur le gouvernement d'Angela Merkel, surtout sur l'attitude vis-à-vis de la Grèce. "C'est un mensonge de dire que l'Allemagne s'en soit mieux sorti. Regardez les mini-salaires avec lesquelles notre jeunesse doit vivre", s'insurge-t-elle. A ses côtés, son mari un drapeau grec "en signe de solidarité".

Dans le cortège de la manifestation anti-capitaliste à Francfort, samedi 19 mai.

Outre Die Linke, Attac était également très présente, avec plusieurs centaines de membres venus de France, Aurelié Trouvé, vice-présidente de l'ONG a expliqué que "venir en Allemagne pour dire non au pacte budgétaire est une façon de montrer que l'Europe ne se contruira pas avec la finance, mais avec les peuples".

A l'avant de l'impressionnant cortège, qui s'étire le long du Main, les partis politiques et les ONG, mais aussi des familles, des adolescents, des personnes venues de nombreuses villes d'Allemagne, mais aussi de France, d'Italie, d'Espagne, de Roumanie ou de Slovénie. A l'arrière, une importante partie de la manifestation était composée de groupes et associations anti-capitalistes, d'anarchistes et d'autonomistes. Plus jeunes, plus énervés, plus revendicatifs et plus bruyants. Les slogans de l'avant, appelant à une solidarité internationale - "Hoc die, Internationale Solidarität" - devenaient plus acerbes à l'arrière - "Staat, Nation, Kapital, Scheiße" (Etat, Nation, Capital, Merde).

Dans le cortège de la manifestation anti-capitaliste à Francfort, samedi 19 mai.

Aucun incident n'a été signalé pendant la marche, qui s'est terminée aux alentours de 16 heures à quelques dizaines de mètres du but, le siège de la BCE. Mais personne ne veut y voir un quelconque signe d'échec. Pour les organisateurs, ce rassemblement anti-capitaliste de quatre jours dans la capitale financière de l'Allemagne était symbolique et nécessaire, pour montrer qu'ils restent vigilants alors qu'un consensus sur une politique de croissance, plutôt que d'austérité, semble apparaître en Europe.

Luc Vinogradoff

 

 

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 17:33

Le HuffPost/AFP  |  Publication: 19/05/2012 17:38 Mis à jour: 19/05/2012 18:05

Le Parlement québécois a adopté vendredi à l'initiative du gouvernement de Jean Charest une "loi spéciale" illustrant la ligne dure adoptée face aux étudiants en grève depuis plus de trois mois et critiquée par beaucoup pour les limitations aux libertés qu'elle met en place.

 

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Ce texte, approuvé par 68 voix pour et 48 contre, restreint notamment le droit de manifester et prévoit de lourdes amendes pour les contrevenants. Plusieurs milliers de personnes - les estimations de témoins allaient de trois à dix mille - ont manifesté vendredi soir à Montréal contre la nouvelle loi, baptisée "loi matraque" par ses adversaires.

Leur marche a été émaillée de quelques incidents et des cocktails Molotov ont été lancés dans le centre ville, ce qui a poussé la police à déclarer la manifestation illégale, mais ensuite celle-ci s'est poursuivie dans le calme.

Au parlement, immédiatement après le vote, la chef de l'opposition et du Parti Québécois Pauline Marois, a évoqué "un des jours les plus sombres pour la démocratie québécoise" et une "loi-matraque pour faire taire les Québécois". Les leaders étudiants ont de leur côté exprimé à la fois leur amertume et leur détermination.

Ce que cette loi prévoit

Le texte doit rester en vigueur jusqu'en juillet 2013. Il restreint le droit de manifester sans accord préalable de la police, qui doit être informée huit heures à l'avance, et interdit tout rassemblement à moins de 50 mètres des établissements scolaires.

Les organisateurs de manifestations destinées à empêcher le fonctionnement normal des universités s'exposeront désormais à une amende de 1.000 à 5.000 dollars par jour pour une personne, et de 25.000 à 125.000 dollars par jour pour une organisation, et le double en cas de récidive.

Pour la ministre de l'Education Michelle Courchesne, descendue en première ligne face aux caméras après le vote, la loi spéciale défend le droit à l'éducation des non-grévistes et vise à sauver le semestre en cours qui risquait d'être annulé.

De fait, elle suspend les cours dans les établissements en grève jusqu'à mi-août, dans le but de faire baisser la tension.

Pourquoi ce conflit ?

Le conflit a été déclenché début février par l'annonce d'une hausse progressive des droits de scolarité, apparemment acceptée par une partie de la société québécoise, mais refusée par les organisations étudiantes.

La dernière version de cette réforme prévoit une augmentation de 82% des droits de scolarité à l'université --soit 1.780 dollars sur sept ans-- au lieu de cinq ans initialement, pour arriver à près de 4.000 dollars par an, plus près de la moyenne nord-américaine.

Fronde des étudiants

Léo Bureau-Blouin, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, a regretté que le gouvernement ait "choisi la voie de la répression plutôt que la négociation" et annoncé que son organisation allait contester la loi spéciale devant les tribunaux.

Le troisième leader des grévistes, Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la Classe, l'organisation la plus radicale, a dénoncé, lui "le meurtre de la liberté d'association et de la liberté de manifester" et déclaré que la loi serait contestée "devant les tribunaux et dans la rue". A cet égard, il a appelé les Québécois à participer à une "grande manifestation" organisée à Montréal mardi prochain.

Si la position ferme adoptée depuis le début du conflit par Jean Charest face aux étudiants n'avait jusqu'ici pas nui à sa cote de popularité, les moyens qu'il a fini par choisir pour y mettre fin ont provoqué une levée de boucliers. Avant même qu'elle ne soit adoptée, la loi a été violemment dénoncée par les leaders syndicaux, des universitaires, ou par le bâtonnier du barreau du Québec, Me Louis Masson.

 

La manifestation du 16 mai:

 

 
 

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 17:27
Marianne - Samedi 19 Mai 2012 à 05:00

 

Journaliste économique à Marianne En savoir plus sur cet auteur

 

Il manquerait 20 milliards dans les caisses pour atteindre l'objectif des 3% de deficit de PIB en 2013. Cette petite ardoise de Nicolas Sarkozy est la plus importante des bombes laissées en héritage. François Hollande devra choisir. Soit se conformer a cet objectif et augmenter les impôts d'autant. Soit renoncer à la parole de la France, en pointant du doigt son prédécesseur. L'audit de la Cour des comptes devrait l'y aider.

 

(Nicolas Sarkozy - WITT/SIPA)
(Nicolas Sarkozy - WITT/SIPA)

La Commission européenne n’aura pas attendu la passation de pouvoir pour saluer, à sa manière, le nouveau locataire de l’Elysée. Dès le 11 mai, Olli Rehn, son vice-président chargé des Affaires économiques, menace : les comptes publics français seront déficitaires à hauteur de 4,2 % du PIB en 2013, au lieu des 3 % imposés par le nouveau traité, et promis par la France. Bien sûr, cette sortie des clous, c’est un peu à cause de la croissance : en 2013, la hausse du PIB français devrait atteindre 1,3 %, contre 1,7 % anticipé. Mais ce différentiel de croissance n’explique que 5 milliards d’euros. Outre les bombes des plans sociaux gelés avec l’élection, celle de la nationalisation de Dexia (cf le Marianne de cette semaine en kiosque), cette petite ardoise de 20 milliards constitue sans doute le plus important des cadeaux empoisonnés laissés par Nicolas Sarkozy au nouveau pouvoir.

Car si il tient à se conformer à la promesse faite à Bruxelles par Nicolas Sarkozy, promesse reprise par le nouveau chef de l’Etat, François Hollande sera obligé de trouver l’équivalent soit en recettes soit en moindres dépenses… A moins que la Cour des Compte, qui doit être prochainement saisie d’un audit sur l’état des finances publiques ne vienne sauver la mise à François Hollande…

« En vérité, le gros de l’ardoise, c’est la vingtaine de milliards d’euros de nouveaux impôts que le gouvernement a prétendu avoir votés, alors qu’il n’en était rien », décrypte Michel Sapin, le monsieur économie du candidat PS et aujourd’hui ministre du travail. Revoilà donc la polémique qui avait opposé les deux camps durant toute la campagne. Les socialistes, au premier rang desquels Jérôme Cahuzac, président de la commission des Finances de l’Assemblée, ont sommé le gouvernement Fillon de détailler ces 20 milliards d’euros d’augmentations d’impôts pour 2012-2013. Car pour être bien inscrits dans le cadrage budgétaire envoyé à Bruxelles, ils n’en étaient pas moins virtuels selon eux puisque non votés durant l’un des multiples plans de rigueur de la fin du quinquennat. Il ne s’agissait pas d’un simple argument électoral. Pour respecter les clous bruxellois, l’objectif de 3% de déficit en 2013, Hollande a naturellement –naïvement ?- fait figurer ces 20 milliards dans son programme. A ce premier étage, il prévoyait d’en ajouter un second de 29 milliards d’€ « purement socialistes ». Sauf que Nicolas Sarkozy a laissé l’ascenseur des prélèvements obligatoires au rez-de-chaussée, avec François Hollande devant. 

Le président choisira-t-il dès lors d’appuyer sur le bouton du second étage et d’augmenter les impôts non pas des 29 milliards d’euros prévus mais de 49 milliards ? Ou profitera-t-il de cette dernière malhonnêteté sarkozyste pour s’affranchir de la trajectoire budgétaire drastique (synonyme de croissance atone) dans laquelle la France s’est engagée ?

C’est la question, cruciale, que François Hollande devra trancher dans les prochaines semaines. Le nouveau Président dispose pour ce faire d’un atout dans sa manche : l’audit de la situation du pays qu’il s’apprete à commander à la Cour des Comptes. Tout dépendra de la lettre de mission que les magistrats devraient recevoir en début de semaine. Il y a peu de chance que celle-ci se limite à la simple analyse de l’exécution du budget 2012. On sait par exemple que les enveloppes allouées à la politique de l’emploi ont été consommées par anticipation, laissant un trou pour la fin 2012.

Didier Migaud, le premier Président de la Cour, devrait également être amené à juger de la virtualité des fameux 20 milliards d’€….ouvrant du même coup une opportunité salutaire à François Hollande pour se dégager de la promesse bruxelloise de la France.

 

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