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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 14:37

 

 

18 présents

 

Samedi 12 Mai les Indignés ont fêté leur première année d'existence à travers le monde. Forts de leur présence quasi quotidienne sur le terrain depuis un an, les Indignés nîmois ne sont pas passés à travers. Lors de l'assemblée générale qui regroupait une trentaine de personnes issue de différents mouvements ou associations, un bilan a été fait. Le constat est clair et net. C'est en effet quand même peu commun qu'un mouvement de rue puisse vivre aussi longtemps avec autant d'énergie. Et ce n'est pas fini !


Des thèmes abordés lors de cette AG est ressorti le "Mal vivre à Nîmes" pour une certaine catégorie de la population. En effet, le nombre de "mal logés", le nombre grandissant de SDF à comparer avec le nombre de logements inoccupés ne cessent de croître. Cette situation est à mettre en lien avec la situation économique du pays et ses retombées sur la région et ses villes dont on chante qu'il "semble que la misère serait moins pénible au soleil" !


Oui, mais cette misère existe et est bien réelle. On la touche du doigt, on la côtoie lorsqu'un mouvement comme le nôtre occupe les espaces publics. C'est pourquoi A/G et Indignés ont remis à l'ordre du jour de l'assemblée de ce lundi 14 Mai le problème du logement.

 

- Objectifs

 

: éviter les expulsions;

: trouver un lieu, un squatt pour réaliser un genre de "Maison du peuple, ou des   associations..."

: lutter contre la spéculation immobilière galopante et ses conséquences;

 

 

- Modes opératoires proposés :

 

: recenser les logements fermés mais salubres sur la ville;

: contacter les associations comme l' ADIL, les comités de quartiers, les sociétés d' HLM.....

: définir les biens publics, les biens privés;

: définir la spéculation immobilière et mettre en place les moyens pour lutter contre;

: se rapprocher des associations nationales telles que : "Jeudi Noir", le "DAL", la "Fondation Abbé Pierre"... pour profiter de leurs expériences;

: mettre en place une légitimité pour se protéger et protéger les gens concernés par les problèmes de logement;

: définir les actions pour "faire appliquer la loi" un toit pour tous;

: profiter des législatives pour solliciter les candidats;

: contacter les édiles comme nous l'avons fait pour le M.E.S. par exemple;

: travailler sur les informations à diffuser auprès de la population pour créer un "rapport de force" favorable;

: ......

 

Au travers de cette liste non exhaustive, il va de soit qu'il y a des actions à court terme et d'autres à plus long terme. Cependant elles ne s'opposent pas tout comme ne s'opposent pas les lois pour protéger les personnes concernées et leur suivi et notre pratique de la désobéissance civile. Mais on ne peut pas faire contre les gens ou les entraîner en galère.

 

 

- Etat des lieux sur la ville de Nîmes:

 

Cet état "statistique"est issu du dernier recensement fait en 2007 et disponible sur le NET rubrique "Logement Nîmes Statistiques 2007"

 

- 66 628 résidences principales;

- 1 592 résidences secondaires ou occasionnelles;

- 7 474 logements vacants;

- 143 468 habitants

 

Ces chiffres sont à opposer à la politique de l'habitat de la ville pour la période 2006-2011

 

- construction de logements neufs : 5700 soit 950 par an;

- remise sur le marché de logements vacants: 409 soit 68 par an;

- réhabilitation de logements indécents : 160 soit 26 par an;

 

Nous ne pouvons pas savoir le nombre de nouveaux arrivants bien sûr.

Cependant ces simples chiffres laissent deviner la base du capitalisme et de la

spéculation: en maintenant une offre inférieure à la demande les prix augmentent. CQFD !

 

 

- Appel aux bonnes volontés :

 

Le travail social complet à fournir n'est pas facile. Aussi il est nécessaire de mobiliser "large" parmi nos contacts pour ne pas faire d'erreur.

Toute personne ayant des connaissances sur les lois, ayant déjà travaillé sur ces sujets ou ayant une certaine expérience voire une expérience certaine sera la

bienvenue.

 

 

Bonne lecture et................. à bientôt pour continuer à faire avancer ce dossier !

 


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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 14:25

 

 

Publiée le  5 mai 2012 par asambleasmalaga

n'y aura pas de progrès social qui ne soit celui de tous et pour tous.


Note: Ce vidéo contient des images en majeure partie de l'Espagne puisqu'il essaie de décrire le commencement de la "spanish Revolution" qui a commencé le 15 Mai 2011 (la carte montre les tweets envoyé entre les villes pendant ce mois) et sa poursuite vers d'autres pays ainsi que nous reconnaissons notre inspiration du "printemps arabe"

 

http://www.youtube.com/watch?v=RIwvsadba_U

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 14:15

 

 

Publiée le 14 mai 2012 par ROARMAG

ROARMAG.org presents: On May 12, 2012, hundreds of thousands of people took back the squares in over 60 Spanish cities and 50 countries across the world. As the Old World crumbles, we proved once more that our movement is not only still alive -- but stronger than ever before.

Video produced by: Andrés Cornejo
Images recorded by: Jerome Roos
Music composed by: Gorka Molero

 

http://www.youtube.com/watch?v=P7C0_Gf0GR8&feature=youtube_gdata_player

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 14:07

 

LE MONDE | 16.05.2012 à 12h47 • Mis à jour le 16.05.2012 à 15h48

Par Agathe Duparc

 
 
"Quand je demandais la validation de critères importants pour la sécurité des aliments, telles que les vitamines, on refusait de refaire les calculs en me disant que les limites étaient déterminées depuis longtemps", confie Yasmine Motarjemi, ancienne sous-directrice licenciée en 2010 du groupe Nestlé.

Pendant dix ans, elle a été chargée de la sécurité alimentaire au niveau mondial chez Nestlé. Avec un rang de sous-directrice au siège de Vevey, en Suisse, elle apportait ses conseils sur la plupart des incidents ou crises, et sillonnait le monde, intervenant dans les colloques, visitant parfois des usines.

Mais, aujourd'hui, Yasmine Motarjemi, 58 ans, a déclaré la guerre à son ancien employeur. En décembre 2011, elle a déposé une plainte pour harcèlement, dans le canton de Vaud, et réclame 2,1 millions de francs suisses (1,7 million d'euros) à la multinationale.

Dans cette requête de 115 pages, elle témoigne, documents à l'appui, de la manière dont elle a été ostracisée, avant d'être licenciée en 2010, alors qu'elle dénonçait "des dysfonctionnements ou des manquements fondamentaux". "Sur le papier tout était impeccable. Mais gérer la sécurité alimentaire chez Nestlé, c'était comme ramer à contre-courant", confie Mme Motarjemi au Monde.

IMPÉRATIFS DE BUSINESS

Cette ancienne experte de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), spécialiste des toxi-infections alimentaires, avait été engagée en 2000 au département quality management de Vevey. "J'étais curieuse de voir comment les directives émises par l'OMS ou par les autorités réglementaires étaient appliquées", explique-t-elle. Peu à peu, elle découvre "qu'à côté des impératifs de business, le facteur sécurité alimentaire a peu de poids".

En 2003, on lui signale deux cas de bébés qui ont failli s'étouffer avec des biscuits vendus en France (P'tits Biscuits, à partir de 8 mois), tout en lui assurant qu'il s'agit de "cas isolés". Elle découvre qu'une quarantaine de réclamations signalant les mêmes faits n'ont en fait pas été prises en compte. Elle se démène pour que la composition des biscuits soit modifiée et tout rentre dans l'ordre.

Mme Motarjemi soulève aussi la question du dosage des vitamines et des minéraux dans les produits infantiles. "Quand je demandais la validation de critères importants pour la sécurité des aliments, telles que les vitamines, on refusait de refaire les calculs en me disant que les limites étaient déterminées depuis longtemps", déclare-t-elle. Elle obtient qu'un groupe de travail soit mis en place, mais rien n'en sortira. En 2005, Nestlé se retrouve sur la sellette en Chine, contraint de retirer du marché des laits en poudre contenant trop d'iode.

Si Yasmine Motarjemi parvient la plupart du temps à se faire entendre, son opiniâtreté et sa rigueur scientifique agacent certains. Dès 2006, elle se heurte à un nouveau chef, Roland Stalder, nommé à la tête du département quality management : "Il méprisait les autorités de santé publique dont j'étais issue", raconte-t-elle.

 

"LANGAGE DE TECHNICIENS"

En avril 2008, dans une vidéo à usage interne, M. Stalder s'exprime sur le HACCP (Hazard Analysis and Critical Control Point System), un outil mondialement reconnu pour gérer la sécurité alimentaire : "C'est un langage de techniciens. C'est ce que j'appelle parfois le bla-bla de l'Organisation mondiale de la santé." Il conseille aussi de ne pas tenir compte des contaminants car "il s'agit de choses déjà régulées".

"Cette intervention laissait entendre que les fournisseurs devaient livrer des produits conformes. Or, la grande majorité de nos incidents provenaient de matières premières contaminées", fait remarquer Mme Motarjemi.

Elle donne en exemple la crise, en 2008, de l'huile de tournesol ukrainienne coupée avec de l'huile minérale, qui avait touché Nestlé. Ou encore le scandale des produits Nestlé-Purina à base de maïs contaminé à l'aflatoxine qui, en 2005, avait entraîné la mort, au Venezuela, de centaines de chiens et chats.

Elle obtiendra que les passages incriminés soient retirés de la vidéo, se mettant définitivement son chef à dos. Ses recommandations sont ignorées. Son équipe est démantelée et elle n'est plus conviée aux conférences de Nestlé sur la sécurité alimentaire. En janvier 2010, elle est licenciée. En échange de son silence, on lui propose une indemnité de départ 300 000 francs suisses, qu'elle refuse. Invoquant une procédure en cours, Nestlé n'a pas voulu répondre en détail aux accusations de son ancienne responsable, qualifiées de "complètement infondées et contraires à la réalité ".

"La sécurité alimentaire est bien trop importante pour que l'on tolère des défaillances. Et c'est notamment pour cela que nous avons dû nous séparer de Madame Motarjemi", ajoute le géant de l'alimentation.

Agathe Duparc

 

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 14:01

 

 

Le Monde.fr | 15.05.2012 à 06h42 • Mis à jour le 15.05.2012 à 10h00

Par Audrey Garric

 
 
La pression sur les ressources naturelles des pays les plus pauvres s'est aggravée au cours des dernières décennies.

La planète souffre et sa guérison semble compromise. La pression exercée par l'humanité sur les écosystèmes est telle que nous consommons chaque année moitié plus de ressources que la Terre n'en fournit. A ce rythme, il nous faudra deux planètes pour répondre à nos besoins en 2030, s'alarme le WWF (Fonds mondial pour la nature) dans son rapport Planète vivante 2012, publié mardi 15 mai.

 PERTE DE BIODIVERSITÉ SOUS LES TROPIQUES

Réalisé tous les deux ans, cet état des lieux de la planète - qui ne présente pas de différence notable par rapport à 2010 - se base sur deux indicateurs. Le premier, c'est l'indice planète vivante (IPV), qui mesure les variations de la biodiversité à partir du suivi de 9 014 populations appartenant à 2 688 espèces de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons. Cet indice confirme une diminution de 28 % de la biodiversité entre 1970 et 2008 (dernières données disponibles).

La biodiversité a chuté de 28 % entre 1970 et 2008, selon le WWF.

Des différences existent toutefois entre les régions : l'IPV a ainsi chuté de 60 % dans les pays tropicaux, alors qu'il a progressé de près de 30 % dans les pays tempérés. Les pays tempérés, qui recoupent souvent les pays industrialisés, ont entrepris des mesures de conservation après avoir largement dégradé leur environnement au cours des siècles passés - ce que ne permet pas de voir l'échelle restreinte du graphique. Les pays tropicaux, eux, en accélérant leur développement économique, rejoignent en réalité le même niveau de destruction des écosystèmes.

L'IPV a chuté de 60 % dans les pays tropicaux, alors qu'il a progressé de près de 30 % dans les pays tempérés.

FORTE EMPREINTE DANS LES PAYS RICHES ET LES BRIICS

Le second outil d'analyse, l'empreinte écologique, mesure quant à lui la surface de terre et le volume d'eau nécessaires pour produire les ressources consommées par la population chaque année et absorber le dioxyde de carbone rejeté. Selon le WWF, l'empreinte écologique de l'humanité atteignait en 2008 18,2 milliards d'hectares globaux (hag, hectares de bioproductivité moyenne), soit 2,7 hag par personne. L'empreinte mondiale, qui a doublé depuis les années 1960, excède donc de 50 % la biocapacité de la planète, c'est-à-dire sa faculté à régénérer les ressources naturelles et absorber le CO2, qui elle, s'élevait à 12 milliards de hag (1,8 hag par personne).

Au final, en 2008, l'humanité a utilisé l'équivalent d'une planète et demie pour vivre, et a donc entamé son "capital naturel". Cette surconsommation est majoritairement imputable aux émissions de gaz carbonique (55 %), devant les cultures et pâturages.

Evolution de l'empreinte écologique mondiale, entre 1970 et 2008.

Comme on pouvait s'y attendre, les pays aux revenus les plus élevés exercent une pression plus grande que les pays moins développés. Ainsi, l'empreinte carbone record est détenue par le Qatar (11,5 hag nécessaires par habitant), suivi du Koweït, des Emirats arabes unis, du Danemark et des Etats-Unis, qui se situent entre 8 et 10 hag par habitant. La France se classe à la 23e position, avec 5 hag, soit le double de la moyenne mondiale (2,7). Le Bangladesh, l'Erythrée, Haïti, l'Afghanistan et le Timor oriental possèdent quant à eux l'empreinte la plus faible, avec environ 0,4 hag par habitant.

Entre ces deux extrêmes, les BRIICS (Brésil, Russie, Inde, Indonésie, Chine et Afrique du Sud) sont les pays dont l'empreinte écologique progresse le plus vite, avec celle des pays européens. Ramenée par habitant, l'empreinte de la Russie représente ainsi maintenant 61 % de celle des Etats-Unis, le Brésil 41 %, l'Afrique du Sud 36 % et la Chine 30 %. Au Brésil, en Inde et en Indonésie, la nourriture compte pour la moitié de l'empreinte nationale.

Empreinte écologique par pays en 2008 (en hectares globaux par personne).

PRESSION SUR LES RESSOURCES DES PAYS PAUVRES

Cette consommation accrue de ressources pose nécessairement la question de la compétition pour leur contrôle. Si certains pays, comme la Bolivie, ont une empreinte par habitant faible par rapport à leur biocapacité (respectivement 2,6 hag contre 18 hag), d'autres, au contraire, consomment beaucoup plus que leurs ressources nationales ne peuvent le supporter. C'est le cas des Emirats arabes unis, dont l'empreinte par habitant a atteint 8,4 hag alors même que le pays présente une biocapacité des plus réduites (0,6 hag). En d'autres termes, les habitants des Emirats arabes unis dépendent de ressources d'autres nations, via les importations, pour satisfaire leurs besoins.

Conséquence : la pression sur les ressources naturelles des pays les plus pauvres s'aggrave, qu'il s'agisse de produits alimentaires, biocarburants ou de matières premières. Du côté des terres, les acquisitions foncières ont ainsi atteint, depuis le milieu des années 2000, une superficie équivalente à celle de l'Europe orientale.

La réalité est la même pour l'eau. Plus d'un cinquième de l'or bleu consommé sur la planète (9 087 milliards de mètres cubes par an) est englouti par des produits destinés à l'exportation, agricoles ou industriels. En important de la sorte des biens intensifs en eau, les pays développés augmentent les pressions sur des zones fragiles souvent dépourvues de politiques de conservation de cette ressource rare. Aujourd'hui, 2,7 milliards de personnes se trouvent dans des zones touchées par une sécheresse pendant au moins un mois de l'année.

Régions du monde touchées par des périodes de sécheresse plus ou moins longues.

Lire : Qui consomme vraiment l'eau de la planète ?

TENSIONS D'UNE POPULATION CROISSANTE

Le problème est que cette tendance devrait aller en s'aggravant avec l'augmentation de la population, qui a déjà doublé depuis 1950, pour atteindre 7 milliards en 2011, et devrait encore croître à 9,3 milliards en 2050. D'après les scénarios du WWF, si aucune mesure n'est prise pour enrayer la tendance, la pression sur les écosystèmes va se poursuivre et empirer, pour atteindre deux planètes nécessaires à la survie de l'humanité en 2030 et 2,9 planètes en 2050. Des chiffres insoutenables à long terme.

Projection de l'empreinte écologique mondiale en 2030 et 2050, si aucune mesure n'est prise pour limiter les pressions sur la ressources.

Alors que la Conférence des Nations unies sur le développement durable, Rio +20, s'ouvre dans un mois, le WWF fournit cinq pistes d'actions afin d'infléchir la tendance :

  1. préserver le capital naturel (notamment les forêts, océans et eaux douces)
  2. produire mieux (améliorer l'efficacité des systèmes de production afin de restreindre la consommation d'eau, de terre et d'énergie)
  3. consommer plus raisonnablement (en faisant évoluer les régimes alimentaires au sein des populations les plus aisées et en réduisant le gaspillage alimentaire)
  4. réorienter les flux financiers (dans un sens favorable à la conservation)
  5. instaurer une gouvernance équitable des ressources (en mettant en place des cadres juridiques et politiques procurant un accès équitable aux ressources alimentaires, hydriques et énergétiques)

Audrey Garric

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 13:37

Trouvé sur Facebook 


Rémy Voisin : voila çà m'a pris un peu de temps mais partagez, on s'est encore fait enfler et bien, juste avant son départ...
 
Loi WARSMANN et ses "Pactes de Compétitivité" contre le Code du Travail

¤ Loi N° 2012-387 du 22 mars 2012

Sarkozy nous a fait payer sa cotisation aux grands projets européens "anti Code du Travail" de Goldman Sachs, de Merkel et des "Mario" en faisant publier le 22 mars 2012 la Loi N° 2012-387, "relative à la simplification du droit et à l'allégement des démarches administratives". Derrière ce titre discret que se cache t il ? Cinq changements majeurs en guise de "pochettes surprises", les Articles 39 bis, 40, 41, 44, 48 ont étés introduits dans une ultime loi Warsmann ANTI CODE DU TRAVAIL, votée par l'Assemblée UMP.

¤ Article 39 bis :

- Instauration d'une obligation des partenaires sociaux d'ouvrir des négociations sur les salaires dès lors que le salaire minimum national professionnel des salariés sans qualification se trouve à un niveau INFÉRIEUR à celui du salaire minimum interprofessionnel de croissance (Disposition introduite à l'initiative de la commission des Affaires Sociales)

¤ Article 40 : ATTENTION CA FAIT MAL

- "Modulation du nombre d'heures travaillées sur courte période sans requalification du contrat de travail : la mise en place d'une répartition des horaires sur une période supérieur à la semaine et au plus égale à l'année prévue par un accord collectif ne constitue pas une modification du contrat de travail"

- Alors que des négociations nationales se tiennent, les employeurs peuvent désormais proposer un texte qui permet de baisser les Salaires et faire varier la durée de travail par accord d'entreprise, modifier des éléments fondamentaux du contrat de travail, tel que la durée, les conditions de travail, aménagement du temps de travail et Rémunération, en échange d'un hypothétique engagement à maintenir l'emploi.

- C'était déjà possible depuis la Loi Fillon du 4 mai 2004, qui permettait d'inverser la hiérarchie des sources de droit de travail et déroger au niveau de l'entreprise, selon un "principe de défaveur", à des accords de branches ou à des lois qui le prévoyaient. Mais jusque-là vous pouviez refusez ce Diktat, et invoquez votre contrat en usage. Dans ce cas, c'était à l'employeur de démontrer les Difficultés de l'entreprise, et il devait vous licencier pour un "Motif Économique", avec les garanties attachées à ce type de rupture (reclassement, contrat de sécurisation professionnel ...). Si vous êtes 10 à refuser cette modification, l'employeur doit faire un plan de sauvegarde de l'emploi.

C'EST LA QUE CA SE GÂTE !!!

- Dorénavant, dès que l'entreprise pressent des problèmes économiques ( Heu Pressent lool ) à venir, elle peut négocier, IMPOSER UNE BAISSE des rémunérations, de variation de la durée du travail, par accord d'entreprise. Ce sont les Fameux Pactes de Compétitivité annoncé par Sarkozy le 31 janvier. Et ce qui est nouveau, c'est que si vous le refusez, votre licenciement ne sera plus considéré comme "économique". Vous serez en faute. Votre motif de licenciement sera inattaquable devant un juge ! Le Comité d'entreprise ne peut plus vérifier la réalité des difficultés économiques, faire des propositions alternatives aux licenciements, DÉFENDRE VOS INTÉRÊTS. (Ça c'est ALARMANT). De plus, l'employeur ÉCHAPPE aux Obligations propres à ce type de licenciement (reclassement, contrat de sécurisation professionnel...)

¤ Article 41: CA FAIT MAL VOL 2

- Dispositif permettant, dans le cas des licenciements pour inaptitude physique d’origine non professionnelle (si il vous estime pas assez fort pour porter des charges lourdes par exemple...), une rupture du contrat de travail dès la notification du licenciement. Maintien des règles actuellement en vigueur pour le calcul de l'indemnité de licenciement, en dépit de la non-exécution du préavis (disposition introduite à l'initiative du Rapporteur). Si vous êtes malades et inaptes, vous êtes virés plus vite de l'entreprise, on n'aura plus le temps de vous dire merci.

¤ Article 44: CELUI LA FAIT MOINS MAL, sauf la conclusion.

- Simplification du bulletin de paie:

Ceci n'est pas anodin, lool. Le Medef veut supprimer les cotisations sociales, le salaire brut et ne payer que l'acte productif, "le Net". Ceci a pour objet de réduire le nombre de lignes figurant sur la feuille de paie, pour que vous n'y voyiez plus les cotisations sociales que l'on vous supprimera ensuite.

¤ Article 48:

Information du chef d'entreprise par l'agent de contrôle des circonstances de fait susceptibles de constituer une infraction pénale, ainsi que des sanctions encourues à ce titre, en cas de contestation d'infraction à la législation du travail. En conséquence, suppression de la transmission à l’employeur des PV des inspecteurs du travail (Disposition introduite par le Rapporteur et par la commission des Affaires Sociales)

C'est seulement pour rendre plus lourde la tache des inspecteurs et des contrôleurs du travail: ils doivent prévenir l'employeur " des circonstances de fait susceptibles de constituer une infraction"... avant de dresser le procès-verbal ! Autant ne plus faire de PV, le juge dira qu'ils n'ont pas été prévenus, et s'ils sont prévenus, l'employeur dira qu'il a modifié la situation délictuelle....


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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 12:29

 

Rue89

Le Yéti, voyageur à domicile

Chroniques d'un voyageur à domicile qui ne voulait pas conquérir le monde, mais être conquis par lui.

yetiblog.org
Publié le 16/05/2012 à 10h15

 

Raté ! Le président grec Papoulias aura tout tenté pour éviter un retour aux urnes dans son pays. Faute d’accord pour une coalition de partis politiques, faute d’avoir mis sur pied ce « gouvernement de technocrates » qu’il appelait de ses vœux, le voilà contraint d’annoncer un nouveau tour d’élections pour la mi-juin, comme l’y engage sa propre Constitution.

Voilà qui ne fait pas du tout l’affaire, ni des deux partis institutionnels grecs (la Démocratie chrétienne de droite et le Pasok socialiste), en phase dépressive et déjà bien malmenés lors du premier tour de ces élections, ni de la fameuse Troïka (BCE, Commission européenne, FMI) garante de quelques insatiables intérêts financiers.

Quelques questions

C’est que ces ingrats de sondages prévoient une montée en puissance du parti Syriza, cette variante grecque de notre Parti de gauche, déjà arrivé bon second lors de la première édition électorale. Avec le gain de 50 députés qu’octroie la loi grecque au parti vainqueur.

J’ai posé quelques questions à mon ami Okeanos, qui suit l’affaire sur place pour savoir pourquoi Syriza faisait tant effet d’épouvantail à microcosme dans son pays :

  • allait-il demander un retrait de l’euro, le retour à une monnaie nationale ou le maintien de son pays dans cette Union européenne (UE) bien sinistrée ?
  • Quid de l’attitude de Syriza quant au remboursement de la dette grecque ? Gel ? Annulation ? Renégociation ?

Le programme de Syriza

Okeanos m’a répondu en me détaillant le programme gouvernemental de Syriza :

1. Annulation immédiate des mesures d’austérité, en particulier celles concernant les coupes dans les salaires et les pensions ;

2. Annulation des dispositions du programme d’austérité qui exterminent les droits des travailleurs.

3. Moratoire sur le remboursement de la dette. Et mise en place d’une commission d’audit sur cette dette.

4. Annulation de la loi immunisant les ministres de devoir rendre des comptes.

5. Contrôle public des banques et ouverture d’un audit sur leur situation.

6. Mise en place d’une toute nouvelle coopération à l’échelon européen.

La souris qui fait la nique aux gros chats

L’état de panique du mastodonte européen devant la possible irruption de ce diable hellène prête à sourire. Tantôt « vipère au poing », comme le ministre allemand Schäuble assurant que la sortie de la zone euro de la Grèce, même pas mal ! Tantôt pontifiant comme le président de l’eurogroupe Juncker, déclamant son « intention inébranlable » de garder la Grèce en son sein.

Tantôt pleurnichant comme le président Papoulias, pour qui ces nouvelles élections vont se dérouler « dans de très mauvaises conditions ». Mais « mauvaises conditions » pour qui, monsieur Papoulias ? Juste un petit caillou dans les godasses de vos maîtres européens et des gardiens zélés du temple financier :

  • si un pays peut décider unilatéralement de s’exclure de la zone euro et a fortiori de l’UE, bien plus dur pour les autres, fussent-ils allemands, de l’exclure d’autorité ;
  • Syriza n’a apparemment nulle intention de se retirer de l’UE. Juste de ne plus obéir comme un mouton aux diktats de ses instances. Et c’est soudain la souris qui fait la nique aux gros chats. Combien parie-t-on que d’autres souris sont aux aguets, en Espagne, en Italie, au Portugal ?

Ce qui va se jouer en Grèce dans les prochaines semaines est crucial pour l’avenir de la démocratie. Vont-ils trouver encore une entourloupe pour la sacrifier sur l’autel de leurs intérêts ? Ou va-t-on assister à la première insurrection civique par les urnes de l’Histoire ? Feuilleton palpitant qui nous concerne tous.

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 12:20

 

- le 16 Mai 2012

 

La campement des indignés au pied de la BCE le 8 mai 2012

 

Les Indignés de Francfort doivent lever le camp devant la Banque centrale européenne. Ainsi en a décidé le tribunal administratif de Francfort ce mercredi matin. Les Indignés ont quatre jours pour évacuer le lieu après sept mois de campement symbolique.

Le motif invoqué par le tribunal est que « l’interdiction de stationner qui court du 16 mai 8h00 au 20 mai 16h00 doit être appliquée ». Un recours a été déposé devant la Cour constitutionnelle, en vain. Dans le campement, une centaine de personnes assises sont encerclées par la police et se tiennent prêtes à être évacuées.

Interdiction de plusieurs manifestations dans le quartier des affaires

La tension est montée d’un cran dans le camp des militants pourtant pacifistes, suite à l’interdiction de certaines manifestations prévues cette semaine contre la politique d’austérité et les banques. La ville redoute en effet que les « Occupy Francfort », collectif d’associations anti capitalistes comprenant les indignés Francfortais, et les quelques 40 000 manifestants attendus par la police locale ne troublent l’ordre public du quartier central des affaires de la capitale financière allemande. Certaines manifestations jeudi et vendredi ont été prohibées, en revanche celles de mercredi et de samedi sont toujours autorisées.

« Le seul camp important installé depuis aussi longtemps »

Grâce à une bonne organisation, la vie du camp s’est bien organisée, eau et électricité sont notamment payés grâce aux dons. L’un des portes parole du groupe Occupy Frankfurt avait souligné: « En Europe, nous sommes le seul camp important installé depuis aussi longtemps ». En effet les principaux camps des « Occupy » de Londres, New York ou Madrid qui revendiquaient leurs idées en occupant des lieux publics souvent symboliques ont déjà été évacués.

Voir la vidéo d'une manifestation des indignés devant la BCE

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 12:16

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 16.05.2012 à 13h28 • Mis à jour le 16.05.2012 à 13h28

 
 
Francfort, mercredi 16 mai 2012.

La police achevait, mercredi 16 mai, en fin de matinée, d'évacuer une petite centaine d'"indignés" de Francfort qui campaient depuis sept mois devant la Banque centrale européenne (BCE), pour protester contre les excès de la finance et les programmes d'austérité en Europe.

La police a procédé à une petite dizaine d'interpellations, pour des motifs divers comme des jets de peinture sur les forces de l'ordre.

La police a procédé à une petite dizaine d'interpellations, pour des motifs divers, comme des jets de peinture sur les forces de l'ordre, selon un porte-parole de la police. Mais l'évacuation du camp du mouvement "Occupy Frankfurt" s'est globalement déroulée dans le calme et sans violence, a constaté sur place un journaliste de l'AFP. Une cinquantaine de manifestants s'étaient agglutinés par terre afin d'offrir une résistance passive aux policiers.

L'évacuation s'est globalement déroulée dans le calme.

L'évacuation du camp ne doit durer que quatre jours, pendant des manifestations d'un collectif d'associations anticapitalistes baptisé "Blockupy Frankfurt" dans la ville. Mais ses résidents craignent que leur camp ne soit bientôt définitivement interdit.

 

 

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 12:09

 

 

 

Le Monde.fr | 15.05.2012 à 18h52 • Mis à jour le 15.05.2012 à 18h52

Par Juliette Rabat

 
 
Le 21 février dans la cathédrale du Christ-Sauveur, à Moscou.

Cagoules et collants bariolés, robes colorées, guitares électriques et poings levés. Les images des Pussy Riot, collectif féministe et écologiste russe punk qui a multiplié les actions anti-Poutine depuis l'automne, ont fait le tour du Web. Le mouvement rappelle d'autres initiatives contestataires insolites nées à la faveur de l'élection présidentielle russe. Il a pourtant connu un écho inédit après que trois de ses membres ont été placées en détention provisoire à Moscou, en mars, pour "vandalisme commis en groupe organisé".

Le 21 février, cinq membres du collectif avaient pénétré masqués dans la cathédrale moscovite du Christ-Sauveur, haut lieu du renouveau orthodoxe en Russie, pour y déclamer, en musique et devant l'autel, un Te Deum revisité à la sauce punk demandant à la Vierge Marie de chasser Poutine ("Vierge Marie, mère de Dieu, chasse Poutine, chasse Poutine, chasse Poutine").

 

 

Les Pussy Riot n'en étaient pas à leur coup d'essai. En octobre 2011, les jeunes femmes avaient déjà mené une série d'actions dans le métro de Moscou et sur les toits des trolleybus de la capitale pour protester contre le machisme de la société russe. En décembre, elles s'étaient produites sur le toit d'un bâtiment proche du commissariat où était détenu, entre autres, le blogueur et opposant Alexeï Navalny. Et le 20 janvier, huit d'entre elles avaient entonné sur la place Rouge une chanson intitulée "Poutine a fait dans son froc", en référence aux récentes manifestations de l'opposition.

 

 

Au terme de leur performance dans la cathédrale du Christ-Sauveur, les jeunes femmes avaient réussi à prendre la fuite. Quelques jours plus tard, la police interpellait plusieurs membres présumés du groupe. Nadejda Tolokonnikova, Maria Alekhina et Ekaterina Saloutsevitch, toutes âgées d'une vingtaine d'années, ont depuis été placées en détention provisoire dans l'attente de leur jugement. Celui-ci, au terme de plusieurs procédures d'appel déboutées, a été repoussé au 24 juin.

Les trois jeunes femmes sont des figures connues de l'activisme politique en Russie : Nadjeda Tolokonnikova est une militante de la cause homosexuelle et membre, comme Ekaterina Saloutsevitch, du collectif d'artistes Voïna tandis que Maria Alekhina est une des principales militantes écologistes en Russie. Elles encourent jusqu'à sept ans de prison, une peine déjà prononcée en Russie dans le passé pour des accusations de "vandalisme".

CRISE DE FOI

L'affaire a fait grand bruit en Russie et suscité un débat inédit sur les liens entre Eglise et pouvoir, dénoncés par la prière punk des Pussy Riot ("Le patriarche Goundiaïev (Kirill) croit en Poutine / Ce serait mieux, salope, qu'il croie en Dieu"). Si une partie de l'Eglise orthodoxe russe crie au sacrilège et au blasphème, exigeant que les jeunes femmes soient punies, d'autres, à l'image du diacre Andreï Kouraev, appellent à la clémence et au pardon, jugeant la peine démesurée au regard des faits.

Un avis largement partagé par l'opinion publique qui, si elle désapprouve la provocation des Pussy Riot, estime dans sa majorité la réaction des autorités excessive. Beaucoup reprochent au patriarche de l'Eglise orthodoxe, Kirill, au centre de plusieurs polémiques ces derniers mois, sa dureté envers les Pussy Riot. Le patriarche a qualifié leur performance de "blasphématoire", fustigeant ceux qui soutiennent leur action et la présentent comme "une plaisanterie amusante".

"En mettant l'accent sur le caractère blasphématoire de leur action, on en tait l'aspect politique", souligne Inna Doulkina, rédactrice en chef du Courrier de Russie, journal franco-russe publié à Moscou.

Ainsi de l'émission d'Arkadi Mamontov sur Rossya 1, la première chaîne d'Etat russe, qui, le 25 avril, a diffusé un film documentaire sur les Pussy Riot intitulé "Les provocateurs", dans lequel l'action des jeunes femmes était décrite comme soigneusement préméditée dans le but d'offenser les sentiments des croyants et de déstabiliser la société. "On les présentait carrément comme des sorcières", ajoute Inna Doulkina.

Mais à la question de la moralité du happening des Pussy Riot se heurte celle de la dimension artistique et engagée de leur action. Pour l'artiste contemporain Oleg Koulik, interrogé par le même journal, ce qu'ont fait les jeunes femmes dans la cathédrale du Christ-Sauveur est bien de l'art et c'est précisément la raison pour laquelle Eglise et pouvoir ont réagi aussi violemment : "Pourquoi se retrouvent-elles en prison ? Parce que le pouvoir ne pouvait pas admettre qu'on critique l'Eglise, la seule institution qui, dans le cas d'une révolution, se lèvera pour sa défense. Le pouvoir a réagi de façon d'autant plus raide que l'action de Pussy Riot était douce, pratiquement inoffensive. Qu'est-ce qu'elles ont fait, ces jeunes femmes ? Elles n'ont pas haché les icônes, elles n'ont tabassé personne, elles ont juste dansé et chanté. Et c'est exactement ce que ni le pouvoir ni l'Eglise n'ont pu supporter. Si seulement Pussy Riot avait commis une véritable agression, cela aurait voulu dire qu'elles respectaient leur ennemi et le prenaient au sérieux."

Si les oripeaux bariolés dont les Pussy Riot entourent leurs performances ont pu parfois occulter le sens premier de leur action, "ce sont avant tout des intellectuelles", estime Christine Pokotilova, qui anime la version française du site Freepussyriot. Dans une lettre envoyée depuis la prison n° 6, Nadejda Tolokonnikova écrit : "Nous ne sommes pas des messies. Mais qui sait, peut-être Pussy Riot est-il le signe de l'imminence d'un temps nouveau dans l'histoire spirituelle de l'humanité, le siècle de la liberté, comme prédit par les philosophes chrétiens russes ?"

Olga Kokorina, de l'association Russie-Libertés créée en janvier 2012, et la traductrice des lettres des détenues en français, partage l'analyse de Christine Pokotilova : "Les Pussy Riot représentent aussi une forme d'activisme civil. Elles ont choisi la musique punk mais ce qui est le plus important, c'est leur message politique."

MOBILISATION INTERNATIONALE

L'inscription des Pussy Riot dans la mouvance punk, en référence notamment au mouvement Riot grrrl né aux Etats-Unis au début des années 1990, et l'importante médiatisation dont a bénéficié la vague de contestation anti-Poutine en Russie, a largement contribué à internationaliser le mouvement.

De nombreux comités de soutien aux jeunes femmes ont fleuri en Europe, aux Etats-Unis ou encore en Israël, et des témoignages d'encouragement sont arrivés du monde entier. Kathleen Hanna, la fondatrice du groupe américain Bikini Kill, a assuré les Pussy Riot de son soutien. Amnesty International a mis en ligne une pétition demandant la libération des jeunes femmes, que l'ONG qualifie de "prisonnières de conscience", et le site d'Europe Ecologie-Les Verts a également publié un communiqué appelant à la mobilisation pour la libération des jeunes femmes.

Le 11 mai, la cour de justice de Moscou a confirmé le maintien en détention de Maria Alekhina. Une décision similaire avait été rendue le 19 avril au sujet de Nadjda Tolokonnikova et Ekaterina Saloutsevitch. Les avocats des jeunes femmes ont décidé de porter plainte auprès de la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg.

Juliette Rabat

 

 

 

 

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