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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 20:28

 

Le Monde  - /montpellier.blog.lemonde.fr

13 mai 2012

Alain Frapolli à l'"agora" de la Paillade | Photo B. Monasterolo

Alain Frapolli a pris sa retraite en 2002, au moment où la police de proximité était rangée au rayon des mauvaises idées par une droite revenue aux affaires. Tout un symbole tant ce policier a agi pour faire naître cette police devenue l'un des points de fixation de la divergence idéologique entre droite et gauche.

Comme tant d'autres familles, celle d'Alain Frapolli est arrivée en France en 1962 après que l'Algérie eût cessé d'être française. Il se souvient du centre d'accueil de Bordeaux où il a passé un premier hiver "rude et froid", du racisme dont ils étaient victimes et auquel il "ne comprenait rien", de l'école et du football qui lui ont "permis de [s']intégrer". Cet "enfant de la déchirure française", tel qu'il se définit, passera les concours administratifs et rejoindra la police qu'il ne quittera plus jusqu'à la retraite.

Sa première affectation est à Bordeaux, à la circulation. Puis ce sera les CRS qui le mèneront un peu partout au gré des missions. Enfin, en 1989 il arrive au bureau de police de la Paillade, le quartier dit difficile de Montpellier. "J'avais un diplôme d'Etat d'animateur, j'avais été CRS maître-nageur sur les plages alors, du jour au lendemain, on m'a dit 'tu vas aller faire de l'animation' à la Paillade dont je connaissais la réputation. Je suis arrivé la fleur au fusil !", raconte-t-il. C'était en 1989, c'était la police de proximité avant l'heure et "ce n'était pas simple".

"Peu à peu, on a réussi à faire en sorte que le bureau de police ne soit plus un endroit où on voulait foutre le feu. Les gens venaient et nous faisaient confiance.
L'intérêt de créer ces contacts, c'était d'avoir une vue d'ensemble du quartier.
Du coup, on pouvait faire des actions de police ciblées. 
On ne faisait pas d'amalgame entre les délinquants et leurs voisins.
 Putain, à Montpellier on a réussi à faire des choses bien... "
, raconte-t-il, nostalgique.

"Un jour j'étais en survêt', le lendemain, j'étais en uniforme", résume-t-il. Il était des policiers qui jouaient au football avec les jeunes du quartier, les emmenaient à la piscine ou à la plage, etc. Bref, il les connaissait. "Parfois, les collègues me demandaient si je n'avais pas honte de faire ce travail". Il n'avait cure des remarques désobligeantes car cette façon de procéder ne "l'empêchait pourtant pas d'être flic", explique-t-il en montrant une coupure jaunie d'un journal local où il a été photographié s'entraînant au tir.

On sent qu'il pourrait parler des heures de cette période. Il multiplie les anecdotes : les coups de fil à pas d'heure pour qu'il vienne régler une situation tendue, les moments où ça coinçait avec sa hiérarchie, les exemples de ces gamins devenus des trentenaires "respectables et respectés". A mesure qu'il fait le récit de ces bouts de vie dans la police de proximité, il tourne les pages d'un classeur où il a rangé les articles de journaux le concernant. On l'y voit à la piscine avec des adolescents, au commissariat, au Centre de loisirs des jeunes. Il y est photographié comme l'homme de l'année de la Gazette de Montpellier ou quand il a été nommé chevalier de l'Ordre national du mérite en récompense de "29 ans de services civils, militaires et d'activités sociales" comme il est sobrement écrit dans le décret.

Vint le moment de la retraite. Il aurait pu continuer quelques années. "J'étais fatigué, saturé. C'était quand même dur à gérer. Il fallait que je prenne une décision. Je l'ai prise, sans regret". C'est "depuis son canapé" qu'il a vu "les politiques et l'administration casser en peu de temps tout le travail". "On est d'accord, le tout préventif, n'a pas de sens. Mais c'est inconsidéré de parler de nettoyage au Kärcher. Et puis on a fait de fausses économies en baissant les effectifs de la police nationale. Quand Nicolas Sarkozy est devenu ministre de l'intérieur, il a bousillé en quelques mois tout le travail de fond", déplore, amer, celui qui envisage de se présenter aux législatives dans la deuxième circonscription de l'Hérault, où se trouve la Paillade, justement.

Le retour de la police de proximité figure dans le programme du nouveau président de la République. Ce qui suscite des espoirs mesurés chez Alain Frapolli. "Ce sera tellement dur de recommencer... Il va falloir recoller les morceaux. Le prochain ministre de l'intérieur devra remettre la police dans la rue", martèle-t-il. Que lui conseillerait-il à ce futur ministre socialiste ? "J'aimerais qu'il fasse appel à moi !", plaisante-t-il. "Plus sérieusement, je souhaite qu'il regarde attentivement ce que l'on a fait toutes ces années. Surtout, je lui dirais de moduler le discours sur la police de proximité dès l'école de police, où les gamins rêvent plutôt d'intégrer la BAC ou le RAID".

Depuis sa retraite, Alain Frapolli n'était pas retourné à la Paillade, pour mieux tourner la page. Il y retourne depuis trois mois – nous l'avions rencontré lors de l' "agora". Il y voit les gamins d'autrefois devenus des adultes, des pères et des mères de famille, des policiers parfois. "Leur réussite, leur intégration – je ne sais pas comment il faut dire – c'est ma plus grande réussite. Et ça on ne peut pas me l'enlever", conclut-il à voix basse, l’œil humide.

 

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 20:22

 

 

Le Net, c'est du chinois

LE MONDE CULTURE ET IDEES | 13.05.2012 à 18h49 • Mis à jour le 13.05.2012 à 20h31

Par François Bougon

 
 
Un jeune homme dans un café internet à Pékin.

Sur les réseaux sociaux chinois (les Weibo), l'imagination est au pouvoir face à la censure. Faute de pouvoir citer les noms des hauts dirigeants politiques et des dissidents, tous placés sur des listes de mots sous surveillance, ou des expressions considérées comme sensibles, telles que "massacre du 4 juin 1989", les internautes chinois élaborent un langage codé. Leur inventivité, pimentée d'humour et d'ironie, est favorisée par la richesse tonale de la langue chinoise, qui facilite le recours aux homophones. "Comme l'a souligné ironiquement l'artiste Ai Weiwei, la censure est un formidable stimulant à la créativité", note Renaud de Spens, spécialiste de l'Internet chinois, basé à Pékin.

L'émergence de ce langage codé amène certains, à l'étranger, à se demander s'ils n'ont pas perdu leur chinois. Surtout lorsqu'il est question des sujets politiques les plus sensibles. Le 23 mars, sur Falanxi360, un forum de discussions destiné aux Chinois vivant en France, "un internaute" - c'est ainsi qu'il se présente - a lancé un appel au secours. Un de ses amis vivant en Chine venait de lui envoyer un texte devenu très populaire dans le pays, afin de "tester le niveau de chinois d'un vieux "huaqiao" (Chinois de la diaspora) qui a vagabondé à l'étranger depuis de longues années". Tous les caractères et les mots lui étaient familiers, mais il ne parvenait pas à comprendre le sens de ce texte : il recelait toutes les techniques utilisées par les internautes chinois pour contourner la censure.

Le site de micromessagerie chinois Sina Weibo.

Ce court récit a été écrit en pleine affaire Bo Xilai, l'ancien numéro un du Parti communiste de la ville de Chongqing, limogé en mars, et dont la femme est soupçonnée de meurtre. Intitulé "La guerre des Télétubbies contre Maître Kong", il évoque une lutte menée par les marionnettes de la célèbre série télévisée britannique destinée à la jeunesse, aidées par Kumho, une marque de pneus sud-coréens, contre les nouilles instantanées Maître Kong ! Les premiers réussissent à déjouer la tentative de Maître Kong d'imposer la fondue de Chongqing sur le marché. Apparaissent dans le récit d'autres marques, telles la boisson Wanglaoji et la lessive Tide.

Pour les non-initiés, une explication s'impose. Les deux principaux dirigeants de la Chine, Wen Jiabao (la transcription de "Télétubbies" en chinois utilise le caractère bao, "trésor") et Hu Jintao ("Kumho" en chinois comporte les caractères hu et jin), se sont opposés à Zhou Yongkang ("Maître Kong"), tous trois étant membres du Comité permanent du bureau politique, le coeur du pouvoir, dont les neuf sièges vont être renouvelés en octobre lors du 18e congrès du Parti communiste.

Zhou Yongkang voulait imposer son protégé, Bo Xilai, fils d'un révolutionnaire historique et numéro un du Parti communiste à Chongqing (désigné dans le texte comme la "fondue de Chongqing"), face au futur numéro un, Xi Jinping - surnommé "lessive Tide", soit en chinois Taizi xiyifen, "lessive qui nettoie les taches". Par une subtile substitution d'idéogrammes, l'expression signifie aussi "prince Xi", or Xi Jinping, lui aussi fils d'un révolutionnaire historique, appartient à l'aristocratie du régime. La chute de M. Bo a été provoquée par la tentative de défection de son bras droit, Wang Lijun ("Wang Laoji" dans le texte), au consulat américain ("Coca Cola"). Conclusion de l'histoire : "La fondue de Chongqing voulait à tout prix entrer sur le marché, mais il n'y a qu'un seul candidat possible et tout le monde voit bien que c'est la lessive Tide."

En quelques jours, le texte des Télétubbies et de Maître Kong a fait le tour du Web chinois. Grâce à lui, les internautes pouvaient aborder un sujet politique sensible, absent des médias officiels. Dans les forums de discussions, puis sur les réseaux sociaux, on s'est aussi amusé de la mode annoncée cet été chez les partisans de M. Bo des tee-shirts "pas épais" (buhou, une autre manière de désigner Bo Xilai, car le caractère bo veut dire "épais"), qui permettront de "réduire la température", ce qui désigne ici Wen Jiabao, wen signifiant aussi la température.

Cette pratique du langage codé n'est pas nouvelle, souligne l'universitaire Séverine Arsène, spécialiste de l'Internet chinois. "Dans des sociétés esclavagistes, les esclaves ont toujours eu des codes entre eux pour que les maîtres ne comprennent pas ce qu'ils disent. Il est normal pour des populations dominées d'avoir ce genre de codes", souligne-t-elle. La nouveauté, dans la Chine contemporaine, est la possibilité d'y avoir accès, grâce à Internet, dans des espaces à la frontière du privé et du public, où se déroulent des "conversations en clair-obscur". "Cela permet à cette culture de devenir moins secrète. Tout le monde sait que cette culture critique et cryptée existe", souligne Séverine Arsène.

Ce phénomène est porté par les nouvelles générations, surnommées les "post-80" (balinghou en chinois) parce qu'elles sont nées après 1980 : de jeunes urbains plus individualistes que leurs aînés, adeptes des nouvelles technologies et qui n'hésitent pas à dévoiler leur intimité sur les blogs, forums de discussions et microblogs. Ils diffusent très rapidement les nouveaux mots et expressions, les faisant régulièrement accéder au statut de "mème", notion bien connue de la culture Web qui désigne la diffusion massive d'une idée et sa réappropriation, réinterprétation et modification par les internautes.

L'un des mèmes qui a connu récemment le plus de succès en Chine est parti d'un reportage diffusé sur une chaîne de CCTV, la télévision officielle, sur la hausse des prix de l'essence. Un jeune homme, interviewé pour un micro-trottoir, y demandait : "Wo neng shuo zanghua ma ?" ("Je peux dire des grossièretés ?") En quelques jours, l'expression, porteuse d'un ras-le-bol exprimé dans les grandes villes où l'inflation sévit, a été reprise, détournée, modifiée, devenant la formule la plus populaire sur les Weibo, apparaissant même en couverture d'un magazine.

Dans les moments politiques les plus sensibles, le Web chinois évoque le dessin animé américain Tom et Jerry, dans lequel le chat et la souris se poursuivent à l'infini sans qu'il y ait vraiment de vainqueur. En pleine affaire Bo Xilai, certains sites de microblog ont été amenés à placer Chongqing sur la liste des mots sensibles. Mais les souris du Web ont trouvé la parade en le remplaçant par "tomate". Pourquoi ? Tomate se dit xihongshi, ce qui peut aussi signifier en chinois "la ville rouge du Sud", soit Chongqing, où Bo Xilai le néo-maoïste avait remis à l'honneur les chants communistes révolutionnaires dans sa quête de pouvoir. Quand "tomate" a été mis sur la liste noire, d'autres mots codés ont surgi. Signe des tensions provoquées par l'affaire Bo Xilai au sein du pouvoir, les commentaires ont été suspendus fin mars pendant trois jours sur les deux principaux sites de microblogs, Sina et QQ Tencent. Une décision sans précédent.

Cette émergence d'une culture contestataire n'est pas pour autant le signe d'une remise en cause radicale du Parti communiste. Contrairement aux opposants qui, comme Ai Weiwei et Liu Xiaobo, contestent ouvertement le régime et sont les cibles de la répression (prison ou résidence surveillée), les "post-80" restent majoritairement légitimistes. Ils aiment se moquer de la "propagande à la papa" mais sont prêts à s'accommoder des projets des dirigeants réformateurs les plus progressistes, ces "technocadres", selon l'expression de Johan Lagerkvist, spécialiste de la Chine, qui veulent s'appuyer sur les nouvelles technologies pour établir une "bonne gouvernance" sous l'égide du Parti communiste.

"Ils sont à la fois très modernes et nationalistes, ce n'est pas une contradiction pour eux", juge Jean-Louis Rocca, directeur de recherches au centre d'études et de recherches internationales (CERI) de Sciences Po. Le représentant vedette de cette génération est le blogueur Han Han, 29 ans, à la fois écrivain et pilote de course. Fin 2011, il a suscité la polémique en publiant sur son blog trois textes sur la révolution, la démocratie et la liberté, jugeant qu'une révolution citoyenne, comme dans les pays arabes, n'était ni possible ni souhaitable. "La question n'est pas de savoir si c'est nécessaire, mais bien de savoir si c'est possible, écrivait-il. Selon moi, ce n'est ni nécessaire ni possible. Mais si vous me demandez si la Chine a besoin d'une réforme plus forte, je répondrai oui."

François Bougon

 

 

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 20:13

 

M le magazine du Monde | 11.05.2012 à 12h29

Par Frédéric Lemaître

 
 
Bernd Schlömer, le nouveau visage du Parti Pirate allemand.

LES PIRATES ALLEMANDS ont tourné une page de leur histoire. A l'issue de leur congrès le 29 avril, les trublions de la politique berlinoise ont opté pour une organisation plus rationnelle. Leur chef Sebastian Nerz, un informaticien de 28 ans, devient numéro deux. Il cède son fauteuil à celui qui était jusqu'ici son bras droit : Bernd Schlömer. Le nouveau patron est de treize ans plus âgé que son prédécesseur et présente un profil inattendu chez les Pirates. Bernd Schlömer est en effet l'un des responsables de la formation au ministère de la défense. Marié, père de deux enfants, habitant Hambourg mais travaillant à Berlin, ce diplômé de criminologie et d'économie sociale est un catholique pratiquant qui compte bien mener de pair sa vie familiale, ses activités militantes et sa carrière au sein de la Bundeswehr.

Cet homme - qui avec sa casquette et son foulard autour du cou paraît davantage dans son élément au sein d'un orchestre de jazz que devant son ordinateur - a du pain sur la planche. Son objectif : rendre le parti crédible. Le préparer pour qu'"à moyen terme", les Pirates, actuellement crédités d'environ 10 % des voix, soient capables de faire partie d'une coalition gouvernementale. Prochaine étape décisive pour cette formation apparue en Allemagne en 2006 mais dont la première victoire est l'entrée au conseil municipal de Berlin en septembre 2011 : les élections législatives de l'automne 2013. Elles vont obliger le parti à élaborer un programme digne de ce nom. Même si "le respect de la base" reste le mantra obligé du nouveau président, celui-ci doit son élection (par 66 % des 1 500 adhérents présents, sur un parti qui en revendique plus de 25 000) à son sérieux. Il lui arrive d'expliquer que sur tel ou tel point important - la présence de la Bundeswehr en Afghanistan, l'économie de marché... - le Parti n'a pas encore de position. Mais contrairement à son prédécesseur, il ne transforme pas cette lacune en symbole d'une nouvelle façon de faire de la politique. "Je crois qu'en tant que responsable politique, il n'est pas correct de ne pas avoir d'opinion", dit-il.

BERND SCHLÖMER, qui a été un moment tenté par une carrière dans l'administration pénitentiaire, est tout sauf un anar ou un baba cool. Même s'il ne l'avoue pas, les nerds et les geeks ne sont sans doute pas sa tasse de thé. "Ils pensent binaires. Une chose doit être bonne ou mauvaise. Il est difficile de les amener à un compromis. Pourtant la politique comporte parfois des compromis", observe-t-il. Alors que nombre de Pirates sont entrés dans ce parti pour militer en faveur du téléchargement libre et gratuit, Bernd Schlömer l'a rejoint en 2006 après être passé par Transparency International, où il a participé à la lutte contre la corruption dans les entreprises. En confiant son destin à un tel atypique, la planète Pirates a manifestement voulu se donner les moyens de ne pas être une météorite dans le paysage politique allemand.

Frédéric Lemaître

 

 

 

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 20:07

 

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 13.05.2012 à 11h47 • Mis à jour le 13.05.2012 à 15h32

 
 
Les leaders des trois principaux partis grecs sont arrivés dimanche 13 mai pour d'ultimes discussions avec le président Carolos Papoulias pour tenter de former un gouvernement de coalition.

 

Le président grec s'efforçait dimanche 13 mai d'arracher la constitution d'un gouvernement de coalition pour éviter de nouvelles législatives qui font craindre une faillite du pays et sa sortie de l'euro. A l'issue de la première réunion du jour, les trois principaux partis faisaient des déclarations contradictoires, alimentant encore davantage la confusion qui règne sur la scène politique grècque.

Le président Carolos Papoulias a reçu 90 minutes en fin de matinée les dirigeants de la droite (Nouvelle Démocratie), du parti de gauche radical anti-austérité Syriza et les socialistes du Pasok pour tenter de les convaincre de former un gouvernement de coalition. Mais cette première réunion a abouti à "une impasse", selon le leader du Pasok, Evangelos Vénizélos, qui a dit avoir encore toutefois "un optimisme limité", avec l'espoir d'un éventuel accord avec le petit parti de gauche pro-européen Dimar.

 

"UNE HONTE... UN MENSONGE DIFFAMATOIRE"

De son côté, le leader conservateur de la Nouvelle Démocratie (ND), Antonis Samaras, a assuré que Syriza avait à nouveau refusé de participer à, et même de simplement soutenir, un gouvernement de coalition, quand bien même celui-ci s'engagerait à "renégocier" l'accord avec les créanciers du pays, qui ont exigé une sévère cure d'austérité.
 

Le leader de Syriza, Alexis Sipras, a pour sa part affirmé que Pasok, ND et un troisième parti, vraisemblablement le petit parti Gauche démocratique pro-européen Dimar, s'étaient accordés sur une coalition chargée d'appliquer le programme d'austérité  exigé par les créanciers contre une nouvelle aide et l'effacement d'une partie de la colossale dette publique grecque.
 

"Trois partis se sont accordés sur un plan pour un gouvernement de deux ans afin d'appliquer l'accord sur le prêt (de sauvetage de la Grèce). Ils ont 168 députés au nouveau Parlement, ils ont la majorité", a déclaré M. Tsipras. Mais Dimar a aussitôt démenti cette annonce : "C'est une honte... c'est un mensonge diffamatoire", a déclaré le parti dans un communiqué.

 

LE SPECTRE D'UNE SORTIE DE L'EURO

Dans l'après-midi, le président devait recevoir l'un après l'autre les dirigeants des quatre autres partis envoyés au Parlement par le scrutin de dimanche. D'abord les Grecs Indépendants (droite nationaliste, qui ont obtenu 10,6 % des voix, soit 33 sièges), puis les communistes (8,48 %, 26 sièges), les néonazis (6,97 %, 21 sièges) et enfin Dimar (6,1 %, 19 sièges).

Les trois principaux partis - le Pasok (socialiste), la Nouvelle Démocratie (conservateur) et Syrisa (Gauche radicale) - sont arrivés en tête des législatives du 6 mai, mais aucun n'a obtenu une majorité suffisante et leurs trois leaders avaient jusqu'ici tour à tour échoué à bâtir une coalition viable. Une solution doit impérativement être trouvée d'ici jeudi, date prévue de la première séance du nouveau parlement, faute de quoi de nouvelles élections seront convoquées pour juin, faisant planer le spectre d'une faillite du pays ou d'une sortie de l'euro.

 

78 % DES GRECS VEULENT RESTER DANS L'EURO

Les derniers sondages montrent qu'une majorité de Grecs veulent une solution. Ils sont 72 %, selon un sondage de l'institut Kappa publié dimanche par l'hebdomadaire To Vima, à estimer que les partis doivent coopérer "à tout prix", et 78 % à vouloir un gouvernement qui fasse "tout ce qu'il faut" pour que la Grèce reste dans la zone euro.

Mais paradoxalement, selon ce même sondage, en cas de nouvelles élections, ce serait Syriza qui arriverait en tête, avec 20,5% des voix, contre 18,1% aux conservateurs et 12,2% aux socialistes du Pasok.

Les créanciers du pays, à commencer par l'UE et l'Allemagne, ont dit clairement ces derniers jours que si la Grèce n'honorait pas les engagements qu'elle a pris en échange des prêts de sauvetage qui lui ont été accordés, ils cesseraient de verser des fonds, et qu'il faudrait envisager une sortie de la zone euro. Bruxelles, dans ses dernières prévisions économiques, s'attend pour la Grèce à une récession de 4,7 % cette année et une croissance nulle l'an prochain.

 

 

 

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 20:01

 

 

LE MONDE | 12.05.2012 à 13h22 • Mis à jour le 13.05.2012 à 11h11

Par Sandrine Morel

 
 
Les indignés affichent toutefois une réussite concrète : avoir insufflé une nouvelle force à la Plateforme contre les expulsions, qui lutte contre les saisies d'appartements de familles surendettées.

N'avez-vous pas honte d'expulser une famille ?" Devant quatre agents de police, deux huissiers et trois conseillers municipaux de Torrelodones, petite ville bourgeoise située à 30 kilomètres de Madrid, une cinquantaine de personnes de tous âges manifestent dans l'espoir d'empêcher l'expulsion d'une famille.

Le rendez-vous a été donné à 9 heures, ce vendredi 11 mai, au numéro 3 de la rue de las Artes. La veille, il a été transmis aux assemblées populaires des "indignés", ce mouvement citoyen contre la crise, la "dictature des marchés" et la corruption politique, né le 15 mai 2011, (aussi appelé "15 M"). La convocation a aussi été envoyée par mail à plus de 300 "volontaires", avec un résumé de la situation du couple et de leurs enfants de 5, 10, 13 et 16 ans, menacés d'expulsion par la société publique municipale parce qu'ils ne paient plus leur loyer depuis que la mère est au chômage.

"Je suis ici pour défendre une victime d'un système injuste et d'une crise dont elle n'est pas responsable, pour empêcher l'exclusion sociale et la précarité", explique Manuel San Pastor, jeune avocat de 30 ans, membre volontaire du 15 M. Chemise rayée à manches courtes, lunettes carrées, il négocie avec les huissiers, dossier en main, un délai supplémentaire de deux mois avant l'expulsion, le temps que les enfants terminent l'année scolaire.

Près de 60 000 personnes ont été expulsées l'an dernier selon le Conseil général du pouvoir judiciaire, 20 % de plus qu'en 2010. Et selon la Plate-forme des victimes des hypothèques (PAH), plus de 300 000 personnes en Espagne se trouvent en instance d'expulsion, incapables de faire face au remboursement de leur crédit immobilier, alors que 24,4 % de la population active est sans emploi et que 1,7 million de foyers comptent tous leurs membres au chômage.

Tatyana Roeva, psychologue d'origine bulgare qui plaide auprès des conseillers municipaux pour la construction de logements sociaux, se trouve dans ce cas. Figure du 15 M, elle est la première à avoir mobilisé les "indignés" pour empêcher qu'elle, son mari et sa fille de 17 ans, ne soient expulsés de leur logement par la banque. Elle a obtenu depuis l'effacement de sa dette et une solution provisoire.

"Nous demandons un moratoire sur les expulsions durant toute la période de la crise, la mise en place de locations sociales correspondant à 3 % du revenu au maximum et une loi qui permette d'effacer les dettes en rendant les clés du logement", énumère Felicita Velazquez, 57 ans. Car, en Espagne, la loi permet que la banque s'adjuge le logement pour 60 % de sa valeur et continue d'exiger le reste aux anciens propriétaires.

En attendant qu'ils obtiennent gain de cause, ce dont ils ne doutent pas, le gouvernement ayant déjà imposé aux banques un "code de bonne conduite" appliqué dans les cas de grande misère, inspiré de leurs revendications, les "indignés" ont créé un "bureau logement" qui assiste les personnes concernées. La famille menacée ce vendredi n'en aura pas besoin. Après une heure de négociation, les huissiers et conseillers municipaux acceptent de repousser l'expulsion au 29 juin. Les "indignés", eux, parlent déjà de revenir.

Beaucoup sont des habitués qui ont trouvé dans la lutte contre les expulsions l'une des expressions les plus "tangibles" du mouvement du 15 M, explique Sergio Martin, 33 ans, et père de deux enfants qui participe en moyenne à trois actions de ce type par semaine. En un an, près de 420 expulsions ont été empêchées dans toute l'Espagne, selon la PAH.

En un an, le 15 M a tissé sa toile, investi les quartiers et Internet, des milliers de cerveaux connectés entre eux, et propose des solutions aux problèmes dérivés de la crise : une "agence contre la précarité de l'emploi", des banques du temps basées sur l'échange de services, des marchés de troc... Il a "réveillé la conscience sociale et politique" des Espagnols, et "rendu l'espoir de pouvoir changer les choses", estime Sergio. Jusqu'au 15 mai, les "indignés" ont décidé de retourner dans la rue pour célébrer leur premier anniversaire : avec des assemblées populaires géantes et - qui sait ? - de nouveaux campements...

Sandrine Morel

 

 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 21:17

 

FTVi - il y a 43 minutes

Une nouvelle image qui nous parvient de la Puerta Del Sol à Madrid, là où les Indignés se sont rassemblés pour le premier anniversaire du mouvement. Toujours aussi impressionnant, toujours aussi noire de monde, malgré l'interdiction du gouvernement de prolonger les manifestations après 22h. Les manifestants ont l'intention de rester là 4 jours. 

 

PEDRO ARMESTRE / AFP

 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 19:57
 12.05.2012

Indignés jurassiens Zoom sur « Indignés jurassiens » (touche ESC pour fermer)
Les Indignés jurassiens se sont rassemblés à Delémont samedi après-midi et ont manifesté pacifiquement à l'occasion de la Journée mondiale des Indignés.


Les Indignés du monde entier sont dans les rues ce samedi 12 mai. Ils célèbrent la deuxième Journée mondiale des Indignés. Ce mouvement est né en mai 2011 en Espagne pour protester contre la crise économique, la corruption et le chômage. Il s’est ensuite propagé dans d’autres pays européens, puis aux Etats-Unis dès le mois de septembre.

Dans la région, le mouvement des Indignés jurassiens a vu le jour au mois de mars dernier. Ils ont profité de cette Journée mondiale pour organiser leur premier événement, une manifestation pacifique en ville de Delémont. /afa

 

 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 19:50
Publié le 12/05/2012 | 19:19, mis à jour le 12/05/2012 | 19:22

 

 

Pour visualiser la vidéo, appuyer sur la touche "Ctrl" de votre clavier + cliquer gauche sur ce "link"

 

 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 19:45

 

Première publication 12 mai 2012 à 09h55
Mise à jour : 12 mai 2012 à 16h22
Les indignés de retour au square Victoria
Crédit photo : Agence QMI
 Par Elizabeth Laplante | Agence QMI

Les indignés du mouvement Occupons Montréal étaient de retour au square Victoria, samedi matin, à Montréal. Dès 9h0, ils se sont à nouveau installés à l'endroit même où ils s'étaient réunis pendant plusieurs semaines, l'automne dernier, pour dénoncer les injustices du système capitaliste.

En milieu d'après-midi, ils étaient plus d'une centaine de personnes à avoir répondu à l'appel. Au programme: quatre jours de mobilisation intensive, du 12 au 15 mai.

 


(Crédit photo: Agence QMI)

 

«On vit une mobilisation sans précédent et ce qu'on veut, c'est élargir la cause étudiante aux autres luttes sociales», a expliqué Carminda Mac Lorin, du collectif Journées d'actions populaire pour un printemps érable et global (JAPPEL).

Selon Mme Mac Lorin, qui a participé à chaque journée de mobilisation d'Occupons Montréal à l'automne dernier, il n'est pas impossible que le mouvement s'étale sur plus de quatre jours.

«Les gens qui sont ici sont indignés et assez créatifs [...] Je ne peux pas vous dire ce qui va se passer, mais que ce soit ici ou de d'autres façons, il y aura de la mobilisation», a-t-elle affirmé.

«On l'espère», ont pour leur part indiqué Alain Mignault et Francine Nadal, qui après avoir participé à Occupons Montréal à l'automne, espèrent que cette nouvelle mobilisation s'étirera durant plusieurs jours.

 


(Crédit photo: Agence QMI)

 

Outre des tables et plusieurs affiches installées un peu partout, aucun campement n'était encore apparent, vers 14h30, au square Victoria. Sur les réseaux sociaux, les organisateurs sollicitaient l'aide de la population pour se doter de tables, chaises, sacs de couchage et matériel pour prodiguer des premiers soins, entre autres choses.

D'ailleurs, parmi les gens rassemblés en matinée, Sylvie était responsable des premiers soins. Secouriste de formation, il s'agit de sa première expérience à Occupons Montréal. La dernière fois, «je l'avais suivi à distance. Là, j'ai décidé de sortir de derrière mon clavier», a-t-elle dit.

Rappelons qu'en novembre dernier, la Ville de Montréal avait exigé le démantèlement des abris permanents qui avaient été construits sur le site. Les contestataires avaient peu à peu quitté le square Victoria pour l'hiver, se promettant de revenir au printemps.

Questionnée au sujet du lien établi jusqu'à présent avec la Ville de Montréal et les policiers, Mme Mac Lorin a indiqué qu'elle avait reçu un appel très courtois de la Ville en début de semaine, afin de savoir ce qui se préparait.

Quant à la police, la jeune femme a indiqué que «la dernière fois, ça c'était bien passé avec la police. Là, la conjoncture est différente donc on verra bien.»

 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 19:37

 

francesoir.fr - Publié : 12/05/12 - 21h28

 

Des milliers d'"Indignés" ont manifesté samedi dans le centre de Madrid, redescendant dans la rue un an après la naissance de leur mouvement surgi en Espagne pour dénoncer la crise, la corruption et le chômage

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Le mouvement des indignés fête ces un an
Le mouvement des indignés fête ces un an AFP/JAIME REINA / AFP

Un an a passé. Beaucoup de choses ont changé. Mais la colère est restée. Les « Indignés » espagnols se sont encore mobilisés samedi dans le centre de Madrid. Ils sont redescendus dans la rue un an jour pour jour après la naissance de leur mouvement. Alors que celui-ci était né pour dénoncer la crise, la corruption et le chômage, tout semble aujourd'hui encore pire qu'avant. Reprenant leurs slogans favoris comme « ils ne nous représentent pas », accompagnés de tambours, les manifestants arrivés en colonnes des quatre coins de la ville ont convergé vers la Puerta del Sol, la place du centre de Madrid, qui a vu naître le mouvement, le 15 mai 2011.

"La violence, c'est de gagner 600 euros"

Ils ont l'intention d'y organiser pendant quatre jours une « assemblée permanente », contournant l'interdiction officielle selon laquelle les manifestations devront prendre fin chaque soir à 22h00. D'autres manifestations sont prévues dans 80 villes d'Espagne. « Il est important de montrer que nous sommes toujours là, que des milliers de gens veulent un changement », a expliqué une employée de bureau de 23 ans, Marina Santos. « Votre dette, ne la payons pas », annonçait une grande banderole, ou encore « Nous ne sommes pas des marchandises aux mains des politiques ou des banquiers », « La violence, c'est de gagner 600 euros ». La colère ne s'est donc pas dissipée en un an.

« Nous sommes ici parce que nous restons indignés par les politiques d'austérité que nous impose l'élite économique », a déclaré Victor Valdes, un étudiant en philosophie de 21 ans. Il voulait croire que « le mouvement continue avec le même élan ». C'est sur cette place que s'était installé, il y a un an, le campement des "Indignés", avant de faire des émules dans le monde entier. Pendant un mois, cet assemblage de tentes et de bâches était devenu le symbole d'un ras-le-bol qui avait surpris un pays où, malgré la crise, le mécontentement s'était jusque-là peu exprimé.

Un chômage à 24,4%

Mais le gouvernement de droite, arrivé au pouvoir dans l'intervalle, a cette fois affiché sa fermeté, déclarant « illégale » toute tentative d'installer un nouveau campement. « Des horaires ont été fixés. Au-delà, ces rassemblements ne sont pas autorisés », a souligné vendredi la porte-parole du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria. « Au-delà de ces horaires, la loi serait enfreinte et donc les droits des autres citoyens, et bien sûr, le gouvernement fera en sorte que la loi soit respectée », a-t-elle ajouté. Depuis un an, le chômage a encore grimpé en Espagne et frappe un actif sur quatre (24,4%), tandis que le gouvernement est engagé dans une politique de rigueur sans précédent.

Mais à la différence d'il y a un an, les rues d'Espagne sont envahies presque chaque semaine par les manifestations convoquées par les syndicats contre la rigueur tandis que les "indignés", répondant à une structure horizontale, refusant de se constituer en parti, ont perdu en visibilité. Ils n'ont pas su « structurer un mécontentement sans idéologie concrète », analyse Antonio Alaminos, professeur de sociologie à l'Université d'Alicante. Les Indignés affichent toutefois une réussite concrète : avoir insufflé une nouvelle force à la Plateforme contre les expulsions (PAH), qui lutte depuis 2009 contre les saisies d'appartements de familles surendettées. Symbole de la crise, ces saisies ont été bloquées ou retardées des dizaines de fois sous la pression des militants.

 

Actu France-Soir (Avec AFP)
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