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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 14:31

 

Rue89 - Sur le terrain 20/05/2012 à 17h24

Bruno Poussard | Journaliste

L’Irlande est le seul pays d’Europe à se prononcer par référendum sur le pacte budgétaire. Dans ce pays endetté, la peur pourrait pousser les Irlandais à voter oui.

 


Affiche pour le non à Dublin (Bruno Poussard)

 

(De Dublin) Au moment où la France change de Président, où la Grèce est contrainte de retourner aux urnes, et où le premier G8 auquel participe François Hollande prône la croissance, c’est au tour des Irlandais de tenir une part de l’avenir de l’Europe entre leurs mains.

Le 31 mai, ils seront les seuls citoyens d’Europe à donner leur avis sur le pacte fiscal via un référendum. Un scrutin à l’issue encore incertaine malgré l’avance du oui dans les sondages, dans un pays qui avait déjà dit non au traité de Lisbonne en 2008.

Ce traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, mis au point par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, doit être ratifié par 12 des 17 pays de la zone euro pour entrer en vigueur. Seuls trois pays l’ont fait jusqu’à présent (la Grèce, le Portugal et la Slovénie).

Un éventuel non au pays du trèfle ne remettrait pas en cause son avenir. Mais il affaiblirait assurément ce pacte, et apporterait un soutien de poids au nouveau Président français qui souhaite le « renégocier » afin de favoriser la croissance.

La « résignation » après la « colère »

A Dublin, l’élection de François Hollande a eu un important écho. Ce que les médias celtes, l’Irish Times en tête, ont retenu, c’est d’abord la « défaite de l’austérité » prônée par Nicolas Sarkozy.

Présent à Paris le 6 mai, Eamon Gilmore, vice-premier ministre irlandais issu du Labour, le parti travailliste, s’est réjoui du résultat. Après avoir discuté avec Hollande, il a déclaré :

« Nous ne pouvons pas avoir la stabilité sans la croissance. »

Et le premier ministre de centre droit de ce gouvernement de coalition, Enda Kenny, d’ajouter :

« Le nouveau Président est sensible à nos préoccupations. »

Avec la Grèce, l’Irlande est le pays le plus endetté d’Europe. Face aux difficultés de son secteur bancaire, Dublin a reçu un plan d’aide de 85 milliards d’euros de la part de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) à la fin de l’année 2010.

Et a été contraint d’adopter de nouveaux plans de rigueur budgétaire, avec réductions d’emplois et de salaires à la clé. Une taxe d’habitation, qu’une bonne partie des contribuables du pays ont décidé de boycotter, a notamment vu le jour.

Andrew Donovan, étudiant dublinois de 20 ans, remarque pourtant une évolution dans l’état d’esprit :

« Les gens étaient bien plus en colère. Aujourd’hui, ils semblent résignés, il y a de l’amertume. »

Face à la récession de retour à la fin de l’année 2011, et un taux de chômage proche des 15%, le départ est une solution toujours envisagée par les Irlandais, qui ont une longue histoire d’émigration derrière eux.

Andrew Donovan explique :

« J’ai choisi d’étudier le français pour avoir une option d’aller ailleurs. Ne trouvant pas de travail, mon frère a dû partir. »

Un traité qui « n’apportera pas de travail »

Il va plus loin dans l’accusation :

« Le pays a fait échouer les jeunes générations en ne leur donnant pas d’autres options. »

Entre 2009 et 2011, 86 000 Irlandais auraient quitté l’île selon l’Irish Times en mars dernier. « Par choix, et non pas parce qu’ils se sont sentis forcés », ajoute néanmoins le journaliste Dan O’Brien, qui tente de relativiser en rappelant l’importance historique de l’émigration irlandaise.

Fin 2011, le taux de chômage s’élevait à 16,5% chez les moins de 25 ans. Gary Quigley, 25 ans, remarque :

« Le diplôme ne suffit plus, il faut de l’expérience. »

Ces deux là voteront définitivement non au référendum. Pour Andrew :

« Il n’y a aucune raison positive de dire oui, ce n’est que de la peur. Chaque fois qu’il y a un référendum, le camp du oui parle toujours d’une Irlande qui travaille, mais ce traité ne fait rien pour nous apporter du boulot. »

Gary, salarié d’une banque dans la capitale enchaîne :

« Je ne contredis pas tout le traité, mais il va empêcher les Etats d’investir. Nous avons besoin de la création d’un environnement pour développer un esprit d’entrepreneur. »

Le soutien envers l’Union européenne a perdu de sa superbe. Un sociologue, enseignant dans une université de Dublin analyse :

« Historiquement très fort, il a chuté ces dernières années. Un tiers des votants semblent sceptiques envers l’institution européenne. »

A l’heure actuelle, l’issue du référendum reste incertaine malgré l’avance du oui dans les sondages. Vendredi, le dernier sondage – de RedC Pol l– donnait le oui vainqueur à 50% contre 31% pour le non qui se stabilise après une augmentation au début du mois. Mais un électeur sur cinq serait encore indécis à dix jours du scrutin.


Affiches dans les rues de Dublin (Bruno Poussard)

Peur de perdre des investisseurs étrangers

Tous les citoyens du pays ont reçu un petit guide leur expliquant le traité. Des affiches ont fleuri sur une grande partie des poteaux électriques de Dublin. Les médias y dédient parfois une rubrique, organisant les premiers débats. Ceux-ci opposent les partis d’extrême gauche, et les autres.

Même s’ils soutiennent François Hollande dans son plan de croissance, pas question pour les deux partis au pouvoir, le Fine Gael (centre-droit), et le Labour (travailliste) d’appeler à voter contre ce traité.

La semaine dernière, Eamon Gilmore affirmait dans les médias irlandais qu’en cas de défaite, les conséquences seraient énormes :

« Cela risquerait déjà de discréditer la confiance des investisseurs dans notre pays. Et couperait évidemment l’accès aux fonds de secours si nous devions en avoir besoin. »

Le premier ministre Enda Kenny parlait lui d’un scrutin plus important que des législatives.

Effrayer la population : c’est ainsi que Paul Murphy, député européen du Socialist Party, dans le même groupe que le Front de Gauche au parlement européen, qualifie la stratégie des principaux partis dans cette campagne.

« Ils affirment que la question est la suivante : voulons-nous rester dans l’UE ou la zone euro ? Ils veulent donner l’impression que dire non signifie que tout va s’effondrer. »

Pour Emer Costello, députée européenne du Labour, les citoyens n’ont pourtant pas le choix.

« Cela fait partie des mesures nécessaires pour ramener la stabilité. Tous les pays d’Europe ont besoin de se plier aux règles. »

C’est justement ce qui inquiète Paul Murphy, dont le visage est affiché sur les pancartes dans toutes les rues de la capitale :

« Si le traité et sa règle d’or passent, c’est un désastre. Il y aurait un risque d’une énorme récession puisque cela signifierait 5,7 milliards de coupes budgétaires supplémentaires, donc dans les services publics vitaux. »

Comme le Sinn Féin (parti républicain d’extrême gauche), l’Alliance de gauche unie propose à l’Etat d’investir massivement dans les écoles, les hôpitaux, ou l’énergie afin de diminuer le chômage et ramener la croissance.

Des divisions au sein du Fianna Fáil ?

Sur l’île, ils sont de plus en plus à s’inquiéter de ce « traité d’austérité », comme le nomment ceux qui font campagne à son encontre.

Le Fianna Fáil, principal parti d’opposition (centriste), pourtant fervent supporter du pacte fiscal aux côtés du Fine Gael et du Labour, s’est d’ailleurs retrouvé bien embarrassé au début du mois de mai. Eamon O’Cuiv, sénateur et petit-fils du fondateur du parti, a parlé d’une « mauvaise affaire » à propos du traité, en encourageant à voter non.

Les points de vue vont donc jusqu’à dépasser les frontières politiques. Pour les Irlandais, l’enjeu de ce vote est majeur pour leur avenir.

Mais celui de l’UE en dépend aussi. Paul Murphy conclut :

« Avec le non, nous voulons créer un mouvement contre l’austérité dans toute l’Europe. »

MERCI RIVERAINS ! Xahendir, Patrick Guergnon
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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 14:23

Monde - le 21 Mai 2012

Aujourd’hui à 18h30 a lieu, devant l’Assemblée nationale à Paris, un rassemblement de solidarité en présence d’Alexis Tsipras, dirigeant de Syriza. Le ministre allemand des Finances affirme, lui, que l’austérité est inévitable.

Aujourd’hui, sous l’égide du Parti de la gauche européenne, le Front de gauche accueillera en France Alexis Tsipras, président du groupe Syriza à la Vouli, le Parlement grec. Les porte-parole de ces formations rendront publiques, à cette occasion, leurs propositions pour une réorientation sociale, écologique et démocratique de l’Europe et lanceront un appel à l’unité de toutes les forces disponibles pour agir en ce sens, en Europe.

Dans l’après-midi, une conférence de presse réunissant Alexis Tsipras, Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon aura lieu à l’Assemblée nationale, en présence de Roland Muzeau et des député(e)s du Front de gauche. À 18 h 30, un rassemblement public se tiendra devant l’Assemblée nationale, place Édouard-Herriot. Mardi, Alexis Tsipras quittera Paris pour Berlin, où il doit s’entretenir avec Klaus Ernst et Gregor Gysi, coprésidents de Die Linke.

S’opposant aux recettes de la 
rigueur prônées par l’Union européenne et imposées en Grèce depuis 2010 en échange des prêts internationaux, Syriza est arrivé deuxième lors du scrutin du 6 mai avec 16,8 % des voix, derrière la Nouvelle Démocratie (18,9 %), parti de droite, et en quadruplant son score par rapport aux dernières législatives de 2009. Selon un sondage publié dimanche dans le quotidien libéral Kathimerini, Syriza arrive en tête des intentions de vote avec 28 %, contre 24 % pour la Nouvelle Démocratie aux élections du 17 juin.

>>> Lire : La Grèce nomme un gouvernement provisoire de techniciens

Hier, interrogé sur Europe 1, sur la position du gouvernement français sur la situation grecque, Bernard Cazeneuve, nouveau ministre délégué chargé des Affaires européennes, a déclaré : « La conviction profonde qui est la nôtre, c’est qu’il faut sauver la zone euro, qu’il faut maintenir la Grèce dans la zone euro, qu’il faut pour cela mettre tout en œuvre pour que des mesures soient prises qui permettent d’accompagner la Grèce dans ses efforts. » Il a ajouté : « Pour rétablir la confiance à court terme, il faut créer les conditions pour que l’Europe envoie à la Grèce un message extrêmement fort de soutien qui soit, bien entendu, un message qui renvoie aussi les Grecs et le gouvernement grec à (leurs) responsabilités de rétablissement des comptes publics. »

>>> Lire : Austère croissance ou croissance de l’austérité

Une position qui demande à être précisée, d’autant que dans un entretien au Bild am Sonntag, paru dimanche, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a déclaré : « Raconter aux Grecs qu’ils n’ont pas besoin de tenir les programmes d’économies déjà acceptés, c’est leur mentir. Les réformes structurelles en Grèce sont de toute façon nécessaires », a-t-il ajouté. Autrement dit, en dehors de l’austérité, point de salut !

Pour sa part, Alexis Tsipras a, hier également, qualifié l’enjeu « application du mémorandum ou sortie de l’euro », qui domine la campagne électorale grecque, de « faux dilemme ». C’est l’austérité qui risque de faire sortir la Grèce de l’euro.

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 14:17

penseelibre.fr

 

Par Antonis Davanellos et Martalis Sotiris, les membres du secrétariat de coordination de SYRIZA, le 20 mai 2012

 

Chers camarades, chers frères et sœurs du mouvement anti-guerre

Nous saluons vos mobilisations contre le sommet de l’OTAN [à Chicago] et nous vous envoyons notre solidarité à la Grèce.

Nous n’avons pas besoin d’en dire beaucoup sur les raisons pour élever nos voix contre l’OTAN. Des millions de gens sont familiers avec son dossier ou de crimes au cours des dernières années dans les Balkans, en Irak, en Afghanistan, en Libye pour n’en nommer que quelques-uns.

Et si nous regardons plus en arrière, l’OTAN a fourni rien mais les guerres, les dictatures et la terreur dans le monde entier, à partir du jour où elle a été fondée, et pendant toutes les années de son existence.

Dans sommets comme celui qui est ici à Chicago, ils envisagent la création d’un «nouveau type de l’OTAN », encore plus impitoyable, agressif et dangereux. Sous le couvert de la soi-disant «guerre mondiale contre le terrorisme», l’OTAN veut agir comme chien de garde mondial contre quiconque résister aux intérêts impérialistes des puissances occidentales. Nous avons vu comment ils étiquetent les gens ou les mouvements comme «terroriste» afin de cibler des pays entiers dans le Moyen-Orient, mais aussi militants anti-guerre à l’Ouest. Dans un précédent sommet à Lisbonne, l’OTAN a nommé un nouveau défi qu’il portera : ils appellent cela « turbulences politiques dans les États membres » et c’est une menace directe pour les mouvements sociaux et politiques dans l’Ouest.

Ici en Grèce, la lutte contre l’OTAN a toujours été important et la demande pour quitter la machine de guerre, et a fermé ses bases militaires en Grèce a toujours été au centre de la gauche grecque depuis les années 70. 

Plus récemment, nous nous souvenons encore que les bases de l’émergence de la gauche radicale, SYRIZA, qui est aujourd’hui à la hausse, sont de retour sur le mouvement anti-guerre de 2003 contre l’invasion en Irak. Et aujourd’hui, le pays qui est le plus durement touché par la crise et d’austérité, maintient une présence militaire en Afghanistan, il a soutenu activement la guerre contre la Libye, il déploie sa marine en Somalie et au Liban. Les gouvernements grecs, dans leur concurrence avec l’Etat turc au sujet de laquelle le pouvoir peut mieux agir en tant que «despote militaire» de la région, avait été de dépenser des milliards d’euros dans une frénésie de constants armements . Et les dépenses militaires continuent encore aujourd’hui, au moment de l’austérité la plus grave qui menace les écoles publiques et les hôpitaux avec l’effondrement. Nous savons que la même chose se passe avec votre gouvernement aux États-Unis, et les milliers de milliards de dollars qui sont dépensés dans les guerres contre l’Irak et l’Afghanistan, et non pas dans les soins de santé, d’éducation et d’emploi

 

.

Aujourd’hui, la lutte contre l’OTAN est aussi une lutte en solidarité avec nos frères et sœurs dans le monde arabe qui se révoltent contre leurs dictateurs. Les révolutions arabes sont sous la menace et de l’OTAN est l’épée et le bouclier de la contre-révolution. Le mouvement anti-guerre dans les Etats membres de la machine de guerre a le devoir et le pouvoir, pour bloquer toute tentative de faire dérailler ou d’écraser la révolte des peuples arabes. Nous sommes confrontés à cette tâche plus que jamais ici, que la Grèce a mis en place une alliance stratégique avec l’État sioniste d’Israël, devenant son allié n ° 1 dans la Méditerranée orientale. C’est contre la volonté du peuple grec, qui ont traditionnellement été pro-palestinien, et nous nous engageons à faire de notre mieux pour rompre cette alliance. Nous savons que c’est la même chose avec les États-Unis, que ce soit la Maison Blanche et le Pentagone sont faites est contraire à la volonté du peuple américain. Et nous sommes heureux d’apprendre au sujet des manifestations comme celle que vous mettent en scène d’aujourd’hui, où le «autre Amérique» parle, où les gens ordinaires peuvent crier « pas en notre nom ».

La lutte contre l’OTAN, contre les guerres impérialistes, contre les occupations et les dictatures, la défense de la révolution arabe, en solidarité avec la Palestine, dans la défense du droit de chaque peuple à l’autodétermination est un problème mondial. Mais vous camarades et amis aux États-Unis sont ceux qui luttent dans le «ventre de la bête ». Il s’agit d’un dur combat, mais c’est une lutte vaut combats. Le mouvement anti-guerre aux États-Unis est celui qui peut arrêter la force dirigeante de la machine de guerre.

Pour ces raisons, vous avez notre respect profond et sincère pour tous vos efforts, et notre solidarité à votre lutte. La démonstration d’aujourd’hui à Chicago sont d’excellentes nouvelles, et nous sommes sûrs que votre présence dans les rues est vraiment de mauvaises nouvelles pour les fauteurs de guerre. La presse en Europe a déclaré que les jours précédents que « l’OTAN se prépare à la guerre à Chicago ». Vous devriez tous être fiers d’être là-bas.

Il y a ce slogan que nous utilisons dans la Grèce, il ne rime pas en anglais, mais aujourd’hui, il est dédié à vous tous démontrer aux États-Unis: « De New York à la Palestine – les luttes ouvrières, l’internationalisme, la paix ».

En ces temps de grave crise économique, leur machine de guerre est plus dangereuse que jamais, la menace avec des holocaustes en Iran ou dans la Méditerranée orientale, seulement pour protéger leurs bénéfices. Et en ces temps de rigueur, il devient encore plus important d’organiser et de lutter pour nos besoins et non plus de carburant à la machine de guerre. Et nous pouvons atteindre cet objectif. Aux États-Unis, en Grèce, et dans tous les pays mènent des guerres à l’étranger et le parrainage tout en ruinant la vie des gens qui travaillent et les pauvres en leur sein, il est important plus que jamais, de se rappeler et de réaliser un vieux slogan de retour dans les années 1960 et le mouvement contre la guerre du Vietnam : « Bring the war home! ».

source Links, traduction (mauvaise) de Google.

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 14:08
.tv5.org - 21.05.2012Par Catherine François, Montréal
 
La loi spéciale a été adoptée vendredi en fin de journée mais les manifestations étudiantes n’ont pas lâché depuis. Et la tension est clairement montée d'un cran : Montréal a pris les allures d’un Paris de mai 68. Incendies , gaz lacrymogène, tout y est. Des images qui choquent les Québécois, peuple pacifiste et amateur de consensus s’il en est.
21.05.2012Par Catherine François, Montréal

C’est que cette loi spéciale a jeté encore plus d’huile sur le feu… Destinée à ramener le calme, elle a au contraire amplifié la colère des étudiants. Et cette colère se déchaîne dans la rue… 
Il faut dire que cette loi spéciale, déposée jeudi soir  à l’Assemblée nationale du Québec et débattue durant plus de 20 heures avant d’être adoptée avec quelques amendements, soulève toute une controverse. Dans les 36 articles que contient la loi, on encadre  RIGOUREUSEMENT le droit de manifester. Ainsi quiconque veut organiser une manifestation de plus de 50 personnes doit fournir au moins huit heures à l’avance aux policiers les détails de la manifestation, où, à quelle heure, quel parcours, etc. En ce qui concerne les campus où il y avait grève et dont la session a été suspendue jusqu’en août,  il sera interdit de manifester au sein de ces établissements quand la session va reprendre cet été, et dans un périmètre de 50 mètres autour. Quiconque ne respectera pas ces mesures sera passible d’amendes assez salées merci : de 1000 à 5000 dollars pour un individu pour chaque infraction, de 7 000 à 35 000$ par jour pour tout organisateur, employé ou porte-parole d’association, et de 25 000 à 125 000$ par jour pour les associations étudiantes. Ces amendes seront doublées en cas de récidive.
Indignation générale

Donc dès que les détails de cette loi spéciale ont été rendus publics, les leaders des associations étudiantes et les membres de l’opposition se sont étranglés  d’indignation. Pauline Marois, la chef du Parti Québécois, le principal parti d’opposition, s’est inquiétée des entraves majeures imposées à des libertés aussi fondamentales que la liberté d’expression, d’association et de manifestation. Le porte-parole d’une des associations étudiantes Gabriel Nadeau-Dubois n’a pas décoléré durant toute sa conférence de presse : « J’ai honte d’être gouverné par ce gouvernement, cette loi spéciale remet  en question des libertés fondamentales, des droits constitutionnels reconnus comme la liberté d’expression, d’association et de manifestation. C’est un abus de pouvoir, une dérive autoritaire très inquiétante pour le Québec ». Tous les syndicats québécois et la majorité des organismes de la société civile ont unanimement condamné également cette loi spéciale, jusqu’au Barreau du Québec – l’association qui regroupe les avocats de la province – qui s’en est inquiété…  Bref de nombreuses voix se sont élevées un peu partout au Québec pour dénoncer cette « judiciarisation » extrême d’un conflit qui est d’abord et avant tout une crise politique et sociale.
Mais l’opinion publique elle… 
Mais cette indignation n’est pas partagée par tout le monde, un sondage publié dans un quotidien montréalais nous apprenait samedi que 66% des Québécois interrogés étaient en faveur de la loi spéciale et 67% estimaient que les forces policières étaient trop clémentes dans leur intervention. Ce sondage a par contre été réalisé avant que ne soient connus les détails de la loi spéciale. Mais quand même, ce qui est sûr c’est que les étudiants en grève n’ont pas l’opinion publique derrière eux et ça, le gouvernement le sait. Cette bataille de l’opinion publique, ils l’ont perdue dès que les actes de violence et de vandalisme ont commencé dans plusieurs manifestations, des gestes que l’ensemble de la société québécoise, très peu encline à la violence comme je le disais plus tôt, ne tolère pas. Les images des violences des derniers jours ne vont pas aider la cause des étudiants qui restent malgré tout mobilisés, appuyés par des dizaines de milliers de citoyens révoltés par l’attitude du gouvernement dans ce conflit. Les leaders des associations étudiantes, qui analysent les résultats de ce sondage comme la preuve que les citoyens en ont ras-le-bol et veulent que le conflit se termine - ont appelé à la poursuite des manifestations - Montréal connaît des manifestations nocturnes depuis bientôt un mois !
Ce qui semble évident, c’est que pour l’instant, cette loi spéciale n’a pas ramené le calme au sein de la métropole québécoise – c’est le noyau de la contestation étudiante, même si des manifestations se tiennent régulièrement dans d’autres villes de la province. Les autorités doivent voir arriver avec une grande angoisse le Grand Prix de Formule 1 qui débarque en ville les 7, 8 et 9 juin avec tout son cirque médiatique, ses milliers de touristes et ses retombées économiques qui se comptent en dizaines de millions de dollars– c’est le plus gros événement touristique de Montréal. Est-ce-que le calme sera revenu d’ici là ? 
Quoi qu’il en soit cette loi spéciale a été légitiment adoptée et elle sera en vigueur pour la prochaine année…  Et c’est sous le régime de cette loi spéciale que le Québec risque très probablement de vivre sa prochaine campagne électorale, puisqu’on s’attend à des élections dès cet automne. Ce sera peut-être là alors, dans les urnes, que ce conflit, qui est loin d’être terminé et qui a depuis longtemps dépassé le stade de la simple contestation d’une augmentation de frais de scolarité, trouvera son issue.
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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 14:03

Créé le 21-05-2012 à 08h49 - Mis à jour à 16h31 

Une centaine de personnes a été arrêtée lors d'une nouvelle manifestation, dimanche 20 mai. Dix blessés sont à déplorer.

 

 

 
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Un manifestant arrêté à Montréal,dimanche 20 mai 2012. (Graham Hughes/AP)

Un manifestant arrêté à Montréal,dimanche 20 mai 2012. (Graham Hughes/AP)

Une nouvelle soirée de manifestations, émaillée de scènes de violence, a conduit à l'arrestation de plus d'une centaine de personnes à Montréal et fait dix blessés, dimanche 20 mai. Quatre policiers figurent parmi la dizaine de blessés légers.

Au total, au moins 116 personnes ont été interpellées au cours de la soirée. La manifestation a été déclarée "illégale" par les forces de l'ordre dix minutes après le départ, l'itinéraire n'ayant pas été communiqué à la police, ce qui a ravivé les tensions entre étudiants et autorités.

Les forces de l'ordre n'ont pas chiffré le nombre de manifestants mais les médias locaux parlaient de plusieurs milliers de personnes au départ, puis de quelques centaines aux alentours de 5 heures du matin.

"Chaos indescriptible"

Sur le parcours, des vitrines de magasins ont été cassées. Il s'agit notamment de la devanture d'une épicerie "Couche Tard", selon le quotidien "la Presse" qui explique que les manifestants ont jugé l'enseigne trop "antisyndicale", en référence à de récents conflits sociaux.

Une borne incendie a également été ouverte, reliée directement à la porte d'un commerce du centre ville qui aurait été inondé, selon la police.

Après des arrestations de masse aux alentours de 4 heures du matin, les manifestants se sont scindés en multiples petits groupes, créant un "chaos indescriptible" dans le centre-ville de Montréal, selon les médias locaux.

Limitations à la liberté de manifester

Ce mouvement de protestation estudiantin, qui dure depuis trois mois, a pris une autre tournure, plus violente et plus politique depuis le vote vendredi par le gouvernement d'une "loi spéciale". Le texte, en plus d'imposer de fortes limitations à la liberté de manifester, interdit pratiquement les piquets de grève devant les établissements, au nom de la liberté d'accès à l'enseignement des étudiants non grévistes. Et il met pratiquement fin à la grève, car le semestre en cours est suspendu jusqu'à la mi-août dans les universités et collèges universitaires en grève.

Les manifestations suivies sur les réseaux sociaux

Les manifestations sont largement couvertes sur le web et sur les réseaux sociaux. Grâce au hashtag #manifencours et #ggi (pour "grève générale illimitée"), les événements sont rapportés par les témoins et les manifestants.

La police municipale a elle aussi adopté les mots-clés utilisés par les étudiants. Le le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) communique directement avec les personnes connectées. Les médias et les manifestants peuvent l'interroger pour recueillir des informations.

 

 

Ainsi, elle donne des consignes aux manifestants, mais utilise aussi le réseau pour démentir les rumeurs :

 

Le Nouvel Observateur avec AFP

Par Le Nouvel Observateur avec AFP

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 13:58

Le Nouvel Obs - Créé le 21-05-2012 à 10h11 - Mis à jour à 12h50

Didier, médecin, entré clandestinement en Syrie pour MSF, raconte comment les autorités ciblent systématiquement les structures médicales et le personnel soignant.

 

 
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Le régime syrien continue de traquer les blessés et les médecins, dénonce l'organisation Médecins sans frontières (MSF) mardi 15 mai. Fadi Zaidan/AP/SIPA

Le régime syrien continue de traquer les blessés et les médecins, dénonce l'organisation Médecins sans frontières (MSF) mardi 15 mai. Fadi Zaidan/AP/SI

Mardi 15 mai, l'organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) a dénoncé une traque du personnel soignant et les menaces qui pèsent sur les réseaux de médecins syriens clandestins. En avril dernier, deux médecins de MSF entrent clandestinement en Syrie (via la Turquie) pour tenter d'apporter une aide médicale aux blessés qui se trouvent dans la région d'Idlib. Didier, anesthésiste dans la région lyonnaise, est l'un d'eux. Il raconte au "Nouvel Observateur" comment la liberté de mouvement des travailleurs humanitaires en Syrie est quasi-impossible.

Quel était l'objectif que vous vous étiez fixé en arrivant en Syrie ?

Le but était bien sûr dans un premier temps de soigner les victimes du conflit. Nous avons constaté qu'il n'y avait pas de grands afflux, mais des blessés dispersés dans plusieurs endroits. A chaque fois qu'on s'arrêtait dans un village, des blessés de guerre nous étaient présentés.

Dans un deuxième temps, sur un plan plus stratégique, nous souhaitions évaluer la situation sur le terrain afin de savoir s'il était possible de pérenniser notre présence.

Malgré le soutien sans réserve de la population, nous n'avons pas été en mesure de trouver une structure opérationnelle où nous aurions pu nous installer et travailler de manière durable. Nous étions même dans l'impossibilité de mettre en place un lieu de fortune où nous aurions pu opérer. De nombreuses structures ont été détruites et les soignants vivent dans une situation de terreur. On a très vite constaté qu'ils étaient des cibles prioritaires du régime syrien.

Vous voulez dire que les structures médicales sont délibérément visées par les autorités ? 

Dès les premiers contacts on nous a dit qu'être surpris en train de soigner un blessé était aussi dangereux que d'avoir une arme. Les soignants savent que l'armée peut arriver très vite et que les blessés sont tués. Quand ils arrivent à opérer, les patients repartent immédiatement chez eux, même lorsque le cas est grave. Je pense notamment à un jeune qui avait une plaie par balle à l'abdomen, avec une atteinte du foie. Le dernier degré de gravité. Il est rentré chez lui tout de suite après l'opération, il n'est pas resté dans le village.

Un autre exemple, une fois nous avons trouvé une structure qui fonctionnait, qui semblait bien équipée. Nous avons été bien accueillis mais très rapidement, le médecin responsable de l'établissement nous a dit qu'il était hors de question de prendre en charge des blessés. Il nous a expliqué que c'était suicidaire et qu'il ne voulait pas mettre en péril la vie de ses équipes…

Comment s'est déroulé votre séjour ?

Du fait de cette pression et comme les médecins syriens n'étaient pas en mesure de soigner les blessés, nous n'avons pas pu constituer une équipe, ni trouver un lieu pour travailler. Nous avons réussi à travailler toute une journée dans une sorte de dispensaire. Nous avons installé dans une caisse de quoi faire un peu de chirurgie mais en fin de journée on nous a dit très clairement qu'on ne pouvait pas rester le lendemain. Il faut savoir que lorsque nous nous installons, l'afflux de personnes est très vite repéré.

Une autre fois, nous avons pu nous installer dans un village qui n'avait pas été inquiété. Nous avons travaillé plusieurs jours dans un hôpital qui était fonctionnel. Malheureusement, le village a été encerclé et nous avons été obligés de quitter les lieux en quelques minutes. Nous avons su après notre départ, qu'il y avait eu un bombardement et que l'hôpital avait été saccagé.

Avez-vous été inquiété par l'armée syrienne ?

Nous étions dans une zone acquise à l'opposition, donc nous n'avions pas à nous cacher. Nous étions émergés dans la population. Mais il est évident que les autorités syriennes ne devaient pas savoir que nous étions là.

A quel moment avez-vous décidé de rentrer ?

C'était une mission qui devait durer. Nous avons fait un point sécurité au bout d'une dizaine de jours et nous nous sommes mis d'accord pour dire que la balance ne nous était pas favorable entre les risques et l'intérêt pour la population. On a repassé la frontière dans l'autre sens.

L'aide humanitaire arrive-t-elle à s'organiser malgré tout ?

Il y a des relations quasi-quotidiennes avec les populations mais nous n'avons pas vu de structure active. Le matériel existe, il passe la frontière, il est stocké mais les Syriens sont dans l'impossibilité de le déployer et de l'utiliser. L'organisation à l'intérieur se cherche un peu parce qu'il n'y a aucun moyen d'installer des structures pérennes.

Sarah Diffalah

Par Sarah Diffalah

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 13:51

Le Nouvel Obs - Créé le 21-05-2012 à 11h39 - Mis à jour à 15h33 

Par Natacha Tatu - Correspondante du "Nouvel Observateur" à Chicago



 

Les images de manifestants matraqués dans le fief d'Obama pourraient l'affaiblir, à cinq mois de l'élection présidentielle américaine.

 

 

 
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Affrontements entre policiers anti-émeutes et manifestants qui protestent contre la guerre à Chicago, où se tient le sommet de l'Otan. La policie dit avoir arrêté 45 protestataires, un chiffre contesté par un groupe d'avocats qui estime à au moins 12 le nombre de manifestants blessés et à plus de 60 le nombre de personnes arrêtées. /Photo prise le 20 mai 2012/REUTERS/Eric Thayer (c) Reuters

Affrontements entre policiers anti-émeutes et manifestants qui protestent contre la guerre à Chicago, où se tient le sommet de l'Otan. La policie dit avoir arrêté 45 protestataires, un chiffre contesté par un groupe d'avocats qui estime à au moins 12 le nombre de manifestants blessés et à plus de 60 le nombre de personnes arrêtées. /Photo prise le 20 mai 2012/REUTERS/Eric Thayer (c) Reuters

 

Dimanche soir, le cauchemar qui hante Rahm Emanuel, le maire de Chicago depuis des mois, s’est réalisé. Le clash a eu lieu entre les quelques milliers de protestataires anti-OTAN réunis dans le centre ville, quelques heures après la rencontre entre Barack Obama et le président Afghan Hamid Karzai, et des policiers qui semblaient plus nombreux que les manifestants.

La manifestation contre la présence des troupes américaines en Afghanistan, conduite par des vétérans qui affirmaient vouloir rendre leurs médailles et leurs titres, devait être pacifique.

Tout l’après-midi, l’ambiance était d’ailleurs plutôt bon enfant. Beaucoup de jeunes, d’étudiants, de chants et de guitare.

Tout a dérapé en fin d’après-midi, quand des protestataires ont poussé une barrière de métal contre les forces de l’ordre qui ont fini par utiliser des lances à eau pour disperser la foule.

Résultat : les images de manifestants matraqués sont passées en boucle toute la soirée. Oh, ce n’était pas l’émeute. Mais un clash suffisamment sérieux pour faire désordre, entre quelques centaines de manifestants déterminés, certains portant des masques noirs et pot de peinture rouge, balançant des bouteilles d’eau et tout ce qu’il leur tombait sous la main, et des policiers avec matraques et masques à gaz, mobilisés en nombre impressionnant dans la ville depuis deux jours.

 

 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 13:44

 

Le Monde - 20 mai 2012

 

Eau-volume

 

L'infographie est parlante. Il faut imaginer qu'un puissant sorcier a, grâce à un maléfice habile, siphonné toute l'eau présente sur Terre et l'a réunie dans une sphère, un petit satellite liquide posé sur notre globe soudain asséché. D'un coup d'un seul, notre planète bleue est devenue brune et il y a comme une surprise à voir les océans, mers, lacs, calottes polaires, rivières et glaciers, qui recouvrent en temps normal plus de 70 % des 510 millions de km2 que compte la Terre, se résumer à un cochonnet de seulement 1 385 km de diamètre, soit à peu près la distance qui sépare Paris d'Alger à vol d'oiseau.

 

L'eau sur Terre est un peu comme une feuille de papier cadeau recouvrant une boule de bowling. Depuis l'espace on ne voit presque qu'elle, elle donne sa couleur à notre planète mais ne représente qu'une minuscule fraction (0,023 %) de sa masse. Combien y en a-t-il exactement ? Si l'on revient à notre image, cette bulle contient 1,386 milliard de km3 d'H20. Comment se répartit-elle ? Les plus gros fournisseurs, et de loin, sont évidemment les océans et les mers, avec 1,338 milliard de km3. Ils arrivent loin devant deux quasi ex-aequo (environ 24 millions de km3 chacun) : les calottes polaires (Groenland et Antarctique), glaciers et neiges éternelles d'un côté, l'eau contenue dans le sous-sol et dans la croûte terrestre de l'autre. Les miettes qui restent reviennent, dans l'ordre décroissant, aux glaces du pergélisol, aux lacs, à l'humidité des sols, à l'atmosphère, aux marais, aux cours d'eau et, enfin, à toute cette eau si importante pour nous, celle qui est prisonnière des organismes vivants, celle sans qui vous et moi ne serions que des momies. On estime que toute la vie terrestre regroupe un peu plus de 1 100 km3 de cette eau dite biologique.

 

A lire cette longue énumération, on s'est sans doute aperçu que l'eau douce ne représente qu'une part minoritaire du total : environ 35 millions de km3. C'est la perle à droite du cochonnet sur la carte ci-dessous. Mais, dans cette petite portion, la plus grande partie de l'eau est hors d'atteinte des êtres vivants, soit parce qu'elle est congelée dans les inlandsis, soit parce qu'elle est enfouie dans les entrailles de la Terre. Si l'on ne prend en considération que l'eau facile d'accès, celle que l'on trouve dans les lacs non salés, les marais, les fleuves et les rivières, il ne reste plus grand chose. Avez-vous repéré le petit point bleu sur cette deuxième infographie, sous la perle dont je viens de parler ?

 

Eau-volume2.jpg

 

Cette tête d'épingle a moins de 60 km de diamètre. Elle contient toute l'eau douce aisément disponible pour la vie terrestre. C'est dans cette minuscule réserve que 7 milliards d'hommes puisent pour boire, irriguer leurs cultures, abreuver leurs animaux d'élevage, faire tourner leurs usines, alimenter leurs centrales électriques, etc. Et, si on met Homo sapiens de côté, quantité d'autres organismes vivants en dépendent aussi. C'est en voyant ce genre d'image que l'on s'aperçoit mieux, qu'entre la sécheresse et nous il n'y a presque rien. Que l'eau est plus rare qu'il n'y paraît. Parce que la Terre est une brune qui se teint en bleu. Pierre Barthélémy (@PasseurSciences sur Twitter) (Crédit : Jack Cook, Woods Hole Oceanographic Institution.)

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 13:27

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UN GRAND MERCI A TOUS LES COURAGEUX QUI PARTICIPENT AU QUOTIDIEN A LA VIE DE CE JOLI JARDIN

GRÂCE AUQUEL NOUS NOUS REGALERONS...

 

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 20:50

 

 

Dates

Evènement

Lieu

heure

Lundi 21 mai

Réunion publique Collectif 30Droits des Femmes avec candidats Législatives

Brasserie Au Bureau

12h++

Mardi 22 mai

Rassemblement soutien Faucheurs : Monsanto

Préfecture Nîmes

14h

Mardi 22 mai

A.G. ATP

Auditorium du Conseil Général

18h30

Mardi 22 mai

Université Citoyenne et Critique de Nîmes : avec F.Demougin «  Cité des femmes »

IUFM

19 à 21h

Jeudi 24 mai

Procès copains suite action BDS pour Palestine Covoiturage possible

Perpignan/Palais de Justice

13h30

Jeudi 24 mai

 Quelle agriculture pour demain ? M. Tessier Les structures du Pacte Agricole Commun J.L.Sustrac EE-LV

Centre Léo Lagrange, Bagnols sur Cèze

18h

23 au 28 mai

Féria de Nîmes / vernissage Bodega Chez Jany

Rue Fresque

19h

Vendr 25 mai

Samedi 26 mai

BODEGA RESF

La Placette

19h +++

26 et 27/5

Rassemblement sur le Plateau des Glières : Résistance

 

 

Mardi 29/5

Cercles de Silence : délégations Alès, Béziers,Le Vigan…

Pl. de la Comédie Montpellier

18h

Mardi 29/5

ATTAC/Conf Paysanne : Enjeux sommet  RIO+20 ou les pièges de l’économie verte : La planète n’est pas à vendre ! C.Bonneuil. apéro + Conf

St Génies de Malgoires

19h

Jeudi 31/5

Rassemblement CRA de Nîmes pour moratoire des expulsions et fermeture des CRA avec RESF

CRA

18h

LES INDIGNE/E/S : Lundi  et  Mercredi à 18h /  Samedi 13h /Maison Carrée /assemblée + repas partagé

Chaque 1er samedi du mois : Tour de Vélo  RV Palais de justice à 11h

Chaque mardi Repas à l’Assoc Côté Jardins Solidaires

Chaque mercredi RESF Nîmes local APTI 18h

Agenda Démosphère Gard-Cévennes http://gard.demosphere.eu

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