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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 12:48

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Les «interdits de manifester» emportent une victoire de circonstance

17 mai 2016 | Par Michaël Hajdenberg
 
 

Neuf des dix personnes interdites de manifester ont obtenu gain de cause devant le tribunal administratif. Les notes blanches produites étaient quasiment vides, comme le montre l'une d'entre elles, publiée par Mediapart. Mais le fait que l'un des militants n'ait pas obtenu gain de cause prouve qu'il est possible d'interdire a priori de manifester. 

Il s’en est fallu de très peu pour que la préfecture de police de Paris soit complètement ridiculisée. Neuf opposants à la loi sur le travail ont obtenu gain de cause devant le tribunal administratif, dans le cadre d’une procédure de référé-liberté. Fort de l’état d’urgence lié au terrorisme, le préfet de Paris leur avait interdit de rejoindre les rangs du cortège au motif « qu’il y a tout lieu de penser que leur présence aux rassemblements organisés contre le projet de loi vise à participer à des actions violentes ». La juge a considéré qu’il s’agissait d’une « atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’aller et venir et à la liberté de manifestation », le préfet de police ne produisant « aucun élément permettant de retenir qu'ils ont personnellement participé à ces dégradations et violences » (voir une des ordonnances en intégralité – elles sont presque toutes similaires). Le tribunal a cependant considéré que pour un dixième opposant, l’interdiction était justifiée.

Sur quoi se fondait concrètement la préfecture ? Rien de bien précis, comme le montre une des notes blanches (a priori rédigées par les services de renseignement) que Mediapart publie ci-dessous.

 

Note blanche produite par la préfecture pour justifier une interdiction de séjour Note blanche produite par la préfecture pour justifier une interdiction de séjour

 

 

Dans les jours précédents, la préfecture était même allée plus loin. Elle avait adressé une interdiction de séjour à NnoMan (un pseudonyme), photographe de son état. L’État allait-il bafouer la liberté de la presse ? Lundi soir, devant le tollé suscité, la préfecture a préféré reculer en plaidant l’ignorance : elle ne savait pas que l’homme était membre du collectif OEIL (Our Eye is Life) et qu’il était journaliste. Ce qui en dit long sur la profondeur des enquêtes menées.

Fin de l’histoire ? Même pas. Mardi après-midi, et alors que l’arrêté le concernant avait été levé depuis plusieurs heures, le photographe a été interpellé par les forces de l’ordre au seul motif qu’il portait un casque et un masque. « Incompréhensible », a réagi son avocat, Me Hosni Maati. Avant que NnoMan soit de nouveau autorisé à faire son travail…

Ce même flou, peu artistique, était perceptible mardi matin devant le tribunal. Dans le cadre d’une procédure d’urgence rendue nécessaire par l’imminence de la manifestation, les avocats des militants y ont vigoureusement contesté l’« interdiction de séjour » ordonnée par la préfecture et rendue possible par l’état d’urgence.

Dix des quelque trente individus concernés par les arrêtés du préfet de Paris avaient en effet décidé de contester les arrêtés. Seulement un quart d’heure avant l’audience, leurs avocats, Me Raphaël Kempf et Me Aïnoha Pascual, avaient eu connaissance de notes blanches les concernant. Jusque-là, ils n’étaient accusés que d’avoir pris part à des manifestations dans lesquelles des violences étaient survenues (voir notre précédent article). Or les manifestants ne nient pas avoir participé à des rassemblements contre la loi sur le travail. Ils expliquent seulement n’avoir jamais commis le moindre acte violent. Ils n’ont jamais été déférés devant la justice, encore moins condamnés.

Surprise à l’audience : dans les notes blanches, les affirmations sont à peine plus étayées. Le représentant du préfet de police, Jean-Paul Lambin, fait valoir que deux d’entre eux ont été interpellés au cours d’une manifestation, munis d’une arme (sans qu'on en connaisse la catégorie). Et finalement, c’est à l’un d’entre eux, résidant dans les Yvelines, que le tribunal donnera tort. Selon la note, le 30 janvier, au cours d’une manifestation contre la déchéance de nationalité et contre l’état d’urgence, il a « été identifié comme l’auteur de violences volontaires sur deux militaires ». Rien d’autre n’est évoqué : ni certificat médical, ni témoignage. « Mon client aurait été identifié pour ces faits graves, et cela n’aurait donné lieu à aucune procédure judiciaire ? », s’étonne Me Kempf.

Pour le cas de cet homme de 26 ans, militant antifasciste, le tribunal a suivi les services de renseignement les yeux fermés. Ce qu’il n’a pas fait pour les neuf autres mis en cause, sans qu’on comprenne pourquoi il opérait ce distinguo. Le représentant du préfet s’est en effet plusieurs fois senti bien nu à la barre. À tel point que depuis son pupitre, il a tenté d’appeler on ne sait qui, afin qu’on lui transmette de supposés procès-verbaux d’interpellation, qu’il ne produira finalement pas. 

 

« La préfecture de police engage sa responsabilité sur ces notes »

Si les notes blanches mentionnent l’interpellation de certains militants, parfois munis d’une arme, ceux-ci nient farouchement. Et là encore, la cohérence semble faire défaut : certains auraient été contrôlés casqués avec une arme, ce qui est une infraction pénale. Mais cela n’aurait donné lieu à aucun déferrement en justice ?

Et les autres ? Certains sont accusés d’avoir participé à des rassemblement non autorisés, voire d’avoir été violents, sans plus de détails. « Évidemment, s’ils avaient été interpellés en flagrant délit, on ne serait pas ici, explique le représentant du préfet. Là, on est dans le cadre de la prévention. »

Un autre manifestant est « fortement soupçonné d’avoir agressé un militaire » lors d’un rassemblement en février en hommage à Ilan Halimi. Le préfet parle d’une enquête préliminaire en cours, plaide qu’il faut du temps pour aboutir dans ce type d’affaires où les « groupes sont casqués, organisés, masqués ». En attendant, il n’a aucun élément à apporter. Le jeune homme, présent, explique qu’il n’a jamais entendu parler de cette affaire. « En face non plus, ils n’ont pas d’éléments pour contester », argumente la préfecture, qui, faute de preuves, tente l’argument d’autorité : « La préfecture de police engage sa responsabilité sur ces notes. »

Tout juste le représentant du préfet consent-il à lâcher un peu de lest sur une situation incongrue : si l'arrêté est confirmé, six des mis en cause ne pourront rester chez eux alors qu'ils habitent un des arrondissements dans lesquels il leur est interdit de se rendre. « On n’ira pas les chercher chez eux », explique la préfecture. Et s’ils doivent acheter du pain ou des cigarettes ?

La préfecture évoque pêle-mêle un lycéen interpellé ce week-end pour tentative d’homicide sur un policier, les casseurs qu’on voit témoigner à la télévision et qui discréditent les bons manifestants, la lutte antiterroriste qui fait que les policiers ont autre chose à faire que de gérer des violences au sein des manifestations, le service d’ordre de la CGT qui a été agressé. Certes. Mais en quoi cela concerne-t-il les mis en cause ?, ont beau jeu de plaider leurs avocats.

« Le préfet aurait pu interdire la manifestation. Il fait le contraire. Il tente de l’encadrer », tente encore Jean-Paul Lambin, qui s’appuie par ailleurs sur une décision du 11 décembre 2015 du Conseil d’État. À l’époque, il s’agissait de savoir s’il pouvait être légitime d’assigner à résidence des militants écologistes n’ayant rien à voir avec le terrorisme, fait générateur de l’état d’urgence. Le Conseil d’État avait répondu par l’affirmative dès lors que pesait une « menace pour la sécurité et l'ordre publics ».

Une interprétation contestée par les mis en cause, qui s’attardent cependant davantage sur un autre point : en droit, il n’existe pas de possibilité d’interdire préventivement de manifester. Ce type d’interdiction ne peut survenir que dans le cadre d’une peine complémentaire, quand une personne a été reconnue pénalement coupable d’une infraction.

À ces militants anti-loi sur le travail, âgés d’une vingtaine d’années, il est reproché d’« entraver l’action des pouvoirs publics ». Mais n’est-ce pas là l’objectif de chacun des manifestants ? Faire que la loi ne passe pas ? « Avec cette logique, toute personne devrait être interdite de manifester », explique Me Kempf.

Dans les notes blanches qui comportent juste une date, mais pas de signature, il est aussi reproché à ces proches du collectif Action antifasciste (AFA) Paris-Banlieue ou du Mouvement interluttes indépendant (Mili) d’être des « membres actifs de l’ultragauche ». « Mais qu’est-ce que c’est, l’ultragauche ? Et quelles difficultés cela pose ? Le but est seulement d’arrêter des opposants politiques ? », demande Me Kempf.

Me Aïnoha Pascual enchaîne : « On vous parle de violence, mais le Mili a été créé après l’expulsion de Leonarda, pour apporter un soutien aux sans-papiers, pour le droit au logement. Son dernier combat portait sur l’avortement en Espagne. Cela n’a rien de violent. Quant à l'AFA, son but est de lutter contre les discriminations, et il affiche sa solidarité avec les sans-papiers. Il suffit de lire leur site internet pour voir qu’ils récusent toute violence, même en réponse à l’extrême droite. »

Les avocats peuvent être satisfaits : le tribunal leur a donné raison 9 fois sur 10. Mais derrière ce quasi raz-de-marée, la condamnation d’un militant montre que la plupart des arguments de principe (« détournement de pouvoir », impossibilité d’interdire a priori de manifester, état d’urgence pour terrorisme instrumentalisé) n’ont pas été entendus. Dans ces conditions, il n’est pas impossible que la préfecture tente de nouveau sa chance dans les semaines qui viennent. 

 

 

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social Ils réagissent
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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 15:43

 

Source : https://www.buzzfeed.com

 

Loi Travail: deux mois de violences policières présumées, résumés en un tableau

Depuis le début du mouvement contre la loi Travail et la naissance de «Nuit Debout», plus de 30 personnes se disent victimes de violences policières. BuzzFeed News les recense.

 

Des journalistes pris pour cible

Enfin, les journalistes qui couvrent ces manifestations depuis deux mois ne sont pas non plus épargnés. De nombreux reporters indépendants avaient dénoncé être la cible de la police auprès de BuzzFeed News. Encore mardi, un journaliste-stagiaire des Inrocks a dû être hospitalisé après avoir reçu une grenade de désencerclement.

Dans un communiqué, l’ONG Reporters sans frontières a d’ailleurs appelé le Premier ministre Manuel Valls à «adopter une position claire et à condamner publiquement les attaques ciblées contre les journalistes lors des récentes manifestations du 1er mai et de la “Nuit Debout”».

CORRECTION

Elodie, journaliste, a déposé plainte et eu plusieurs jours d’ITT après avoir été menacée et reçu des projectiles d’un CRS. Dans une première version de cet article, notre tableau disait qu’elle n’avait pas porté plainte et qu’il n’y avait pas de suite médicale.

 


Ce tableau de recensement n’étant pas exhaustif, n’hésitez pas à nous écrire pour nous informer de nouvelles violences policières présumées sur lesquelles nous enquêterons, ou pour nous signaler des corrections à david.perrotin@buzzfeed.com.


 

 

 

 

 

 
 
David Perrotin est journaliste société chez BuzzFeed News France et travaille depuis Paris. Il écrit notamment sur les sujets liés aux discriminations.
Contact David Perrotin at david.perrotin@buzzfeed.com.
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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 14:47

 

Source : http://reporterre.net

 

 

En catimini, le Sénat veut donner le feu vert à l’enfouissement des déchets nucléaires

16 mai 2016 / Émilie Massemin (Reporterre)
 


 

Bientôt une nouvelle étape vers l’enfouissement de nos déchets nucléaires les plus dangereux ? Mardi 17 mai, une proposition de loi destinée à mettre un coup d’accélérateur au projet Cigéo sera discutée au Sénat. Les opposants dénoncent un déni de démocratie et préparent leurs mobilisations.

Les partisans du projet de centre de stockage géologique de déchets radioactifs Cigéo reviennent à la charge. La proposition de loi du sénateur (LR) de la Meuse Gérard Longuet, qui apporte plusieurs précisions sur le projet — définition de la notion de réversibilité du stockage et phase pilote — sera discutée ce mardi 17 mai en séance publique au Sénat. Un come back sur la grande scène après plusieurs tentatives ratées de passage en catimini par des amendements dans la loi de transition énergétique puis dans la loi Macron.

Pourquoi un tel acharnement ? Parce que la loi de 2006 qui prévoit la construction d’un centre de stockage réversible des déchets radioactifs dans le sous-sol de Bure est incomplète sur la notion de réversibilité. Tant qu’un nouveau texte définissant ce principe n’est pas adopté, le projet Cigéo ne peut pas aboutir. D’où la proposition de loi de M. Longuet.

Pour le sénateur meusien, « la réversibilité doit permettre de garantir la possibilité de récupérer des colis de déchets déjà stockés pendant une période donnée et d’adapter l’installation initialement conçue en fonction des choix futurs ». Mais le principe énoncé tel quel ne passe pas auprès des opposants. « La définition de réversibilité est fournie clé en main dans le texte, ce qui évacue tout débat parlementaire à son sujet, dénonce Corinne François, du collectif Bure Stop 55. En plus, la loi sur les conditions concrètes d’exercice de la réversibilité en cours d’exploitation est repoussée à 2034, après l’autorisation de la mise en service de la première tranche et le stockage de 2.800 mètres cubes de déchets ! »

 

« La réversibilité, c’est bien gentil, mais ça ne résiste pas à l’épreuve de l’accident »

D’ailleurs, une fois que les fûts seraient enfouis, la militante ne croit pas à la possibilité d’un retour en arrière : « Regardez ce qui s’est passé en février 2014 dans le centre de stockage de déchets radioactifs de Wipp, au Nouveau-Mexique, aux États-Unis. À cause d’un incendie dans le sous-sol, des fuites radioactives d’américium et de plutonium ont été constatées en surface. Le site est toujours à l’arrêt et l’isolement des fûts par des barrières successives va coûter 500 millions de dollars ! La réversibilité, c’est bien gentil, mais ça ne résiste pas à l’épreuve de l’accident. »

 

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Le sénateur de la Meuse Gérard Longuet (LR) lors d’un meeting de Nicolas Sarkozy, le 2 avril 2012, à Nancy.

Les autres exemples de centres de stockage de déchets nucléaires ou toxiques ne sont pas plus convaincants, estime Michel Marie. « À Asse, en Allemagne, le gouvernement a décidé de récupérer les fûts à cause d’infiltrations d’eau ; à Stocamine, en Alsace, le déstockage de plus de 8.000 tonnes de déchets toxiques, après un incendie et face à un risque de contamination de la nappe phréatique, se révèle de plus en plus délicat... et coûteux », énumère le membre du Cedra, de Bure Stop 55 et de la commission locale d’information (CLI) de Bure.

Le rapporteur de la proposition de loi, le sénateur (LR) de la Haute-Saône Michel Raison, n’a pas prêté attention à ces contre-arguments. « Les auditions ont été réalisées à la hussarde, aucune des associations de riverains de Bure n’a été invitée à présenter son argumentation, rapporte M. Marie, encore effaré par ce dédain. Le CLI a été informé mais n’a pas été convié. Il a fallu se bagarrer pour que notre expert, Bernard Thuillier, qui a épluché les 4.000 pages du dossier technique de l’Andra et en a réalisé des fiches techniques, dispose de 45 minutes pour s’exprimer. »

 

« Une fois qu’on aura mis près de 6 milliards d’euros dans ce bazar, qui sera encore prêt à dire qu’on arrête tout ? »

Autre cheval de bataille des associations, l’introduction dans la proposition de loi d’une « phase industrielle pilote permettant de conforter le caractère réversible et la démonstration de sûreté de l’installation ». Cette première tranche comprend, selon l’analyse de Bure Stop 55, la construction de la voie ferrée, d’un terminal de 12 étages pour la réception et le conditionnement des colis de déchets, d’un transformateur électrique haute tension, d’une double descenderie de 5 kilomètres de long, de cinq larges puits verticaux et de 40 kilomètres de galeries...

« L’objectif de cette phase pilote serait de réaliser toutes les opérations d’essais, de mise en place de démonstrateurs, d’exploitation et de surveillance nécessaires au bon démarrage de Cigéo et à la montée en régime de l’exploitation, explique-t-on à l’Andra. La phase industrielle pilote comporterait les premiers essais de démarrage en “inactifs”, c’est-à-dire sans présence de déchets radioactifs, menés en parallèle avec la finalisation de la construction. Ils seraient suivis par des essais de mise en service, réalisés avec des colis de déchets radioactifs après autorisation de l’ASN de les recevoir. Une fois ces essais de mise en service réalisés et jugés concluant, l’Andra entreprendrait la montée en régime de l’exploitation. » Un nouveau passage devant le Parlement est prévu à l’issue de la phase industrielle pilote.

Le chantier est chiffré à 5,7 milliards d’euros, soit plus de 20 % du coût total, évalué à 25 milliards d’euros — un calcul d’ailleurs contesté. « C’est environ 95 % de l’argent provisionné par EDF et Areva pour financer Cigéo. Qui va payer pour la suite ? » s’inquiète Corinne François. Côté Andra, on assure que cette phase pilote est « l’une des modifications au projet apportées par l’Andra à la suite du débat public de 2013, qui fait notamment suite au compte-rendu de la conférence de citoyens qui pointait un calendrier trop tendu et la nécessité de procéder à des tests en grandeur réelle ». Ce que démentent fermement les opposants, qui dénoncent une décision unilatérale. « C’est le lapin qui sort du chapeau, accuse Michel Marie. On nous assure que cette nouvelle disposition est issue du débat public de 2013, mais c’est faux ! Nous avons épluché tous les comptes-rendus et les remarques : il y a dû avoir deux propositions dans ce sens sur une centaine. »

Pour Corinne François, cette phase pilote est une manœuvre destinée à verrouiller le projet : « On essaie de nous faire croire que c’est de la recherche, que ce n’est pas grave. Mais, une fois qu’on aura mis près de 6 milliards d’euros dans ce bazar, en cas de problème, qui sera encore prêt à dire qu’on arrête tout ? » Pour Michel Marie, cette phase pilote est tout simplement un « cheval de Troie qui a pour but d’aider à décrocher l’autorisation, comme l’a été la notion de réversibilité ».

Ronan Dantec, sénateur (groupe écologiste) de Loire-Atlantique et opposé au texte, est plus mesuré. « Cette phase pilote peut être un moyen de forcer le passage. Mais, elle peut tout simplement permettre de continuer à investir de l’argent dans un territoire en difficulté, même s’il n’y a pas de stockage de déchets nucléaires tout de suite », nuance-t-il. « Dans une interview accordée au quotidien régional L’Est républicain publiée le 7 mai, Gérard Longuet annonce des milliers d’emplois et la renaissance économique du département, rapporte Corinne François. Nous ne sommes pas d’accord avec ce point de vue. La région joue sa sûreté ! » Sollicité, Gérard Longuet n’a pas répondu à notre message.

 

« Cela nous laisse quelques semaines pour organiser nos actions »

Les opposants n’ont pas l’intention d’attendre les bras croisés que la proposition de loi soit adoptée. « En tant que membre du groupe écologiste, je vais bien sûr voter contre, assure Ronan Dantec. La position écologiste sur ce projet est claire : le coût de Cigéo est faramineux et l’enfouissement en profondeur n’est pas la solution. Pourquoi ne pas explorer des techniques de stockage réversible en couche superficielle, comme ça se fait déjà ailleurs ? »

Les associations du réseau Sortir du nucléaire, Mirabel LNE, Bure Stop 55 et Asodedra ont adressé un recours à la commission nationale du débat public...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://reporterre.net

 

 

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 14:37

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

Coca-Cola, McDonald's... Nuit debout lance sa liste noire des marques

 

L'ObsPublié le 16 mai 2016 à 11h35

 

 

Coca-Cola, McDonald's... Nuit debout lance sa liste noire des marques

Le mouvement souhaite dénoncer le comportement peu éthique de certaines multinationales. Une liste collaborative sera complétée au fur et à mesure par les internautes sur la plateforme "The NOlist".

 

 

Nuit debout entre en guerre contre les multinationales. Le mouvement a lancé dimanche 15 mai sa liste noire des marques "qui se comportent le plus mal", alors que 1.500 personnes s'étaient rassemblées dans la soirée place de la République.

Dans un communiqué, le mouvement explique que cette action "vise à promouvoir des alternatives aux produits des entreprises multinationales les plus contestées par les internautes participants". Baptisée "NOlist", cette campagne devrait pointer une nouvelle marque toutes les deux ou trois semaines. La première entreprise clouée au pilori est Coca-Cola.

"La liste est collaborative et condense toutes les critiques du comportement des multinationales, qu'il s'agisse de non respect des droits humains, du droit du travail, de l'environnement, de la santé, etc.", explique Marion, membre de la commission internationale de Nuit Debout Paris, contactée par "l'Obs".

Chacun est libre de proposer une marque sur la plateforme du mouvement, pour peu que ce choix soit argumenté et qu'une contre-proposition soit formulée. "On peut, par exemple, dénoncer la politique alimentaire de McDonald's, qui bourre ses hamburgers d'anti-vomitifs, et promouvoir les AMAP [Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne, NDLR]", avance Marion.

La société qui réunit ensuite le plus de suffrages contre son action fait l'objet d'un boycott. En plus de la campagne de dénigrement sur les réseaux sociaux, Nuit debout entend entreprendre des actions concrètes visant les magasins et les sites physiques de l'enseigne (occupation d'usine, sit-in...) mais aussi des piratages de sites web. Pour l'instant, sur la plateforme française "The NOlist", deux enseignes sont visées : Coca-Cola et McDonald's.

"Ce sont les Indignés espagnols qui ont apporté cette campagne dans leurs valises et qui l'ont exposée, sur la place de la République, le week-end des 7 et 8 mai lors de la réunion internationale. Il s'agit d'une nouvelle forme d'action qui allie dénonciation et proposition d'alternative", souligne Marion.

Cette campagne a été lancée dans la foulée d'un appel à l'internationalisation du mouvement, qui a choisi la date du cinquième anniversaire du mouvement espagnol du 15 mai pour se donner un nouveau souffle. Dimanche, des rassemblements estampillés "Global debout" ont eu lieu dans 300 villes, dont 130 villes étrangères de 28 pays.

 

Pour Marion, le mouvement doit tendre à l'unité au-delà des frontières : "Nous sommes en train de mettre en place une plateforme internationale : 'The NOlist'. Nous visons un modèle de société qui lutte contre le dérèglement climatique, les dérives de la finance, les problèmes migratoires. L'avenir de Nuit debout est global."

 

Maïté Hellio

L'Obs

Journaliste

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 15:39

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Nucléaire : les très chers amis chinois d'EDF

 
Pourquoi Jean-Bernard Lévy, le président d'EDF, et Emmanuel Macron, son ministre de tutelle, s'acharnent-ils, contre l'avis des salariés et malgré les réticences de l'Elysée, à vouloir couler du béton et de l'acier outre-Manche, pour construire deux réacteurs nucléaires EPR, avec le chantier "Hinkley Point" ?La réponse est, en partie, à chercher très loin de Paris, à Canton et à Shanghaï, où résident deux électriciens chinois, CGN et CNNC, qui apporteraient 33 % du capital d'Hinkley Point.
 
Chantier Hinkley Point - Adrian Sherratt/REX/REX/SIPA
 

Mais qu'allons-nous faire dans cette galère ? De semaine en semaine, les employés et cadres d'EDF n'en finissent plus de ressasser la question. La galère, c'est le chantier d'Hinkley Point, dans l'ouest de la Grande-Bretagne, où l'électricien public envisage de construire deux réacteurs nucléaires EPR, des monstres de 1 600 MW de puissance chacun. L'enjeu est considérable et le chantier, à haut risque, car aucun des quatre réacteurs EPR actuellement en construction - en Finlande, en France et deux en Chine - n'est encore en fonctionnement. Pis, cette perspective s'éloigne chaque jour comme la ligne d'horizon puisque l'EPR, mal conçu et mal construit par un Areva en difficulté, multiplie les retards et les malfaçons.

 

Renvoi d'ascenseur

Alors pourquoi Jean-Bernard Lévy, le président d'EDF, et Emmanuel Macron, son ministre de tutelle, s'acharnent-ils, contre l'avis des salariés et malgré les réticences de l'Elysée, à vouloir couler du béton et de l'acier outre-Manche ? La réponse est, en partie, à chercher très loin de Paris, à Canton et à Shanghaï, où résident deux électriciens chinois, CGN et CNNC, qui apporteraient 33 % du capital d'Hinkley Point. Les Chinois viennent aider les Français en Europe ? Juste retour des choses, diront les naïfs, car c'est bien EDF et Areva qui ont initié CGN et CNNC aux joies de la production d'énergie atomique lorsqu'en 1988, profitant des réformes libérales de Deng Xiaoping, ils ont entamé la construction de réacteurs à Daya Bay, copiés sur ceux du parc nucléaire français. Depuis, le couple EDF-Areva a bâti ou aidé à bâtir pas moins de 17 réacteurs sur les 23 actuellement en activité dans l'empire du Milieu. «Le Commissariat à l'énergie atomique a formé près de 500 ingénieurs chinois depuis 1982», rappelait récemment Pierre-Yves Cordier, responsable international du CEA lors d'un colloque de la revue Passages. Des liens très étroits se sont donc tissés. «Dans cette aventure, les cadres de CGN ont appris les normes de sécurité des centrales dans les manuels français, et ils sont devenus quasiment tous francophones et francophiles», se réjouit un ingénieur français qui a fait partie de l'aventure chinoise.

Vrai. Mais CGN, la compagnie de Canton, a déjà renvoyé l'ascenseur. «En 2007, le gouvernement central de Pékin avait décidé de bâtir la filière nucléaire chinoise autour du réacteur AP1000 de Westinghouse [filiale du japonais Toshiba], mais les cadres de CGN ont plaidé pour construire à Taishan deux EPR français, plus compliqués mais plus puissants, raconte depuis Pékin François Morin, directeur Chine de la World Nuclear Association. Mais sans garanties de suite. Sauf s'ils prouvent une efficacité très supérieure à leur concurrent, il n'est pas certain que d'autres EPR soient commandés à l'avenir.» Les dirigeants chinois ont en effet pris conscience qu'ils avaient de l'or atomique entre les mains. «Sur 70 réacteurs actuellement en construction, 28 le sont dans l'empire du Milieu, raconte, admiratif, Dominique Minière, le directeur du parc nucléaire d'EDF. C'est le centre de gravité de l'industrie énergétique mondiale, c'est là que réside la croissance du secteur.»

Les Chinois, qui ont bénéficié des transferts de technologie occidentaux, sont en train de rattraper les maîtres. Ils construisent désormais des centrales au rythme effréné de six, voire bientôt 10 par an ! Avec un savoir-faire qui fait l'admiration de leurs homologues français : «Ce sont eux qui nous ont expliqué comment couler du béton plus vite pour construire le radier [le socle] des EPR», explique Jean-Christophe Fournel, un ingénieur qui a séjourné six ans sur place. Résultat : les EPR chinois de Taishan sont en avance sur leur équivalent de Flamanville, dont le chantier avait pourtant démarré plus tôt ! Ils n'attendent plus pour charger le combustible que l'Autorité de sûreté française (ASN) déclare conforme aux normes l'acier de la cuve de Flamanville, fabriquée par Areva !

 

Scénario "à la Tchuruk" ?

Pour les Français, coller aux Chinois serait donc devenu stratégique, voire vital. La filière, actuellement à genoux, n'a rien de solide à se mettre sous la dent avant le renouvellement du parc tricolore, qui commencerait en 2028. Selon Hervé Machenaud, directeur Chine d'EDF, «une centaine d'entreprises françaises travaillent sur l'électronucléaire chinois, ce qui est pour nous une opportunité, une chance, la condition même de la renaissance du programme français». A la CGT Energie, Marie-Claire Cailletaud fulmine à l'évocation d'un tel scénario : «Machenaud est tout le temps en Chine, on se demande s'il a une vision exacte de la filière française.» La principale organisation syndicale de l'entreprise, qui s'est toujours engagée dans les questions industrielles, redoute un scénario «à la Tchuruk», du nom du désastreux ex-patron d'Alcatel qui avait théorisé dans les années 2000 le concept d'«industrie sans usine». «On se demande si la direction du groupe et Emmanuel Macron ne rêvent pas eux aussi d'un nucléaire sans usine, s'inquiète la responsable syndicale. Jean-Bernard Lévy nous a dit qu'il était prêt à changer de fournisseur, et à aller acheter au Japon, qui possède les forges concurrentes d'Areva

Courte échelle

Le contrat d'Hinkley Point ne la démentira pas. Si CGN et CNNC ont accepté de monter dans la galère des EPR britanniques, c'est en échange d'un sacré service d'EDF, qui aidera à l'implantation, par la suite, d'un réacteur 100 % chinois sur le site de Bradwell, au nord-est de Londres. Les Français apporteront en particulier leur savoir-faire en matière de calculs et de simulation, domaine dans lequel ils possèdent une avance indéniable, pour obtenir l'accord de l'autorité de sûreté britannique sur le design du réacteur. «EDF peut ainsi faire gagner plusieurs années à CGN», se félicite François Morin, de la World Nuclear Association. «C'est un deal équilibré», renchérit Dominique Minière à EDF.

Seul hic : ce Hualong 1 («dragon» en chinois) est un mini-EPR, donc un concurrent potentiel du produit phare français, et la conquête d'un marché en Occident lui vaudra label d'excellence sur l'ensemble de la planète. Les petits Français feraient donc la courte échelle au géant chinois. Certes pas tout de suite, car «le Hualong ne sera pas opérationnel avant 2020-2022», note François Morin. Mais, sept ans, c'est après-demain dans l'industrie nucléaire, où l'on a l'habitude de compter en décennies. Et encore plus près en Chine, où l'on voit loin. «Dès le début du millénaire, le gouvernement stratège a fixé comme objectif à ses constructeurs nationaux de se projeter à l'extérieur dès les années 2010, après une phase d'appropriation des technologies étrangères, nous y sommes», explique un ingénieur revenu du Guangdong. Et, comme le dit lui-même Hervé Machenaud, «un jour la Chine aura achevé son équipement». Probablement dans une quinzaine d'années, lorsqu'elle aura égalé le parc américain en installant 100 GW de puissance. Elle disposera alors d'une filière complète à proposer au monde entier, en particulier aux pays en voie de développement, qui représentent 70 % du marché potentiel. Avec un avantage compétitif : la capacité de financement. «Les compagnies chinoises copient le modèle russe d'exportation en s'appuyant sur des prêts préférentiels des banques [étatiques] chinoises. C'est leur grande force à l'export», rappelle François Morin.

En France, les «champions nationaux» rament pour réunir des «syndicats de banques» de plus en plus frileux. Et se coltinent les incohérences du libéralisme à l'européenne. Machenaud, lui-même, ne dit pas autre chose lorsqu'il s'exclame : «Le problème, ce n'est pas de construire Hinkley Point, c'est l'effondrement des prix du marché de l'électricité en Europe [le prix du MWh est passé de 40 € à 26 € en peu d'années], qui menace les financements...» Pour son chantier britannique, EDF a vu s'évanouir ses partenaires : l'anglais Centrica (propriétaire de British Gas), qui devait assumer 20 % du projet, a jeté l'éponge dès 2013. Areva, qui devait en prendre 10 %, sera finalement absorbé par... EDF. Ne restent donc à bord que les Chinois. Avec ceinture et bretelles : malgré leur 33 % de participation au capital, ils n'assumeraient que 20 % des pertes éventuelles, contre 80 % pour EDF, selon une enquête de Mediapart. En attendant d'avoir leur part du gâteau, bien à eux, cette fois-ci.

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 13:17

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Allemagne: 120 militants écologistes interpellés

15 mai 2016 | Par La rédaction de Mediapart
 
 

La police allemande a annoncé, dimanche 15 mai, l'arrestation de 120 militants écologistes à la suite de violents affrontements avec les forces de l'ordre au cours d'une manifestation dans l'est du pays, visant à dénoncer le recours aux énergies fossiles.

La police allemande a annoncé, dimanche 15 mai, l'arrestation de 120 militants écologistes à la suite de violents affrontements avec les forces de l'ordre au cours d'une manifestation dans l'est du pays, visant à dénoncer le recours aux énergies fossiles. Les affrontements ont eu lieu samedi quand près de 300 manifestants ont tenté de pénétrer dans l'enceinte de la centrale thermique Schwarze Pumpe appartenant au groupe public suédois Vattenfall, à Lausitz, a précisé la porte-parole de la police. Un groupe de militants a attaqué les gardes de sécurité de Vattenfall, détruit les grillages puis pénétré sur les lieux, a-t-elle détaillé, précisant que des pétards ont également été lancés. Deux manifestants ont été blessés lors des interpellations et emmenés à l'hôpital, a ajouté la police.

La manifestation, à laquelle participaient plus de 2 000 personnes selon les organisateurs, s'inscrivait dans le cadre de la campagne internationale « Break Free », initiée par des ONG telles que Greenpeace ou 350.org, pour exiger une réduction drastique des énergies fossiles. Une porte-parole de la coalition anti-nucléaire et anti-charbon, à l'origine de la manifestation, a accusé pour sa part la police d'être à l'origine des violences, affirmant que les forces de l'ordre étaient intervenues alors que les manifestants s'apprêtaient à quitter le site.

Depuis vendredi, les militants anti-charbon bloquent une mine alimentant la centrale thermique de Schwarze Pumpe. Samedi 14 mai, ils ont réussi à intercepter certains chargements de charbon, contraignant la centrale à réduire sa production.

L'Allemagne, qui va fermer toutes ses centrales nucléaires d'ici à 2022, dépend encore à 42 % du charbon pour sa production d'électricité. Le débat sur la fermeture des centrales au charbon, trop polluantes, a duré toute l'année dernière, les craintes pour l'emploi pesant lourd dans la balance. Seules une douzaine de centrales doivent fermer à moyen terme.

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 17:18

 

 

21 MAI 2016 :

MARCHE MONDIALE CONTRE MONSANTO & CO.



Rendez-vous à 14H,

devant le CAMPING DE LA BASTIDE,

D 13, Route de Générac - Allée du Mas de la Bastide

 

MARCHE JUSQU’AU SIÈGE DE MONSANTO NÎMES

 

21 MAI 2016 : MARCHE MONDIALE CONTRE MONSANTO & CO.

Le 21 mai 2016, pour la 4ème année consécutive, des citoyens du monde entier feront converger leurs luttes contre Monsanto et les multinationales de l’empoisonnement, lors d’une journée mondiale de marches et d’actions.

La Marche mondiale contre Monsanto (MaM) n’a pas vocation à se limiter à une simple marche, ni à un seul jour de mobilisation : il s’agit surtout d’un événement citoyen et militant, autogéré localement par les personnes qui s’en emparent et qui s’organisent, dans une logique horizontale de convergence et de non-violence, afin d’assurer la participation du plus grand nombre.

 

Rejoignez nous sur les réseaux sociaux #MaM2016 #Monsanto : https://www.facebook.com/events/204717463210142
Retrouvez la liste de toutes les villes françaises et francophones participant : http://combat-monsanto.org/spip.php?article1074

 

 

                                                                        ********************

 

 

Source : http://combat-monsanto.org

 

 

21 mai 2016 : Marche mondiale contre Monsanto
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Le 21 mai 2016, pour la 4ème année consécutive, des citoyens du monde entier feront converger leurs luttes contre Monsanto et les multinationales de l’empoisonnement, lors d’une journée mondiale de marches et d’actions.

La Marche mondiale contre Monsanto (MaM) n’a pas vocation à se limiter à une simple marche, ni à un seul jour de mobilisation : il s’agit surtout d’un événement citoyen et militant, autogéré localement par les personnes qui s’en emparent et qui s’organisent, dans une logique horizontale de convergence et de non-violence, afin d’assurer la participation du plus grand nombre.

Cette page regroupe tous les liens (events plus bas) vers les différentes manifestations locales, nous encourageons les organisateurs à nous les faire connaître.

 

"Notre santé avant leurs profits"

La MaM est l’occasion de dénoncer collectivement une agriculture intensive, usant de semences génétiquement modifiées (OGM) et dépendantes de pesticides toxiques, sous la coupe de multinationales s’appropriant le vivant, et dont Monsanto est le symbole planétaire, mais pas l’unique représentant (Dow Chemical, Syngenta, Bayer, BASF, DuPont, Limagrain,...).

Les citoyens sont également concernés par les préoccupations sanitaires qui pèsent sur eux et leurs enfants, du fait de la dispersion incontrôlée de milliers de molécules chimiques dans l’environnement. La situation est d’autant plus alarmante que la France est le 1er consommateur européen de pesticides et le 3ème au niveau mondial.

 

Faire pression pour une agriculture relocalisée et écologique :

Nous demandons une agriculture relocalisée, écologique et productive, capable d’assurer aux producteurs un revenu juste, et aux consommateurs des produits sains et accessibles à tous les budgets. Nous réclamons une agriculture transparente et sans OGM, ni dans les champs, ni dans l’alimentation animale, grâce à un étiquetage adapté sur tous les produits alimentaires, y compris les œufs, les produits laitiers et la viande.

Nous ferons pression sur les décideurs politiques, élus locaux ou ministres, pour demander des mesures immédiates d’interdiction de toutes les molécules chimiques dangereuses, l’interdiction de l’usage des pesticides dans les lieux publics (rue, parc, terrain de sport) et pour favoriser la promotion d’une alimentation saine et bio dans les cantines, et dans toute restauration publique (hôpitaux, entreprises...).

Afin d’être plus efficaces, nous ne nous contenterons pas de marcher le 21 mai : nous mènerons aussi des actions d’interpellation directe, qui placeront multinationales, distributeurs, producteurs et élus, devant leurs responsabilités.

 

Aux graines citoyens !

 

Sur les Réseaux sociaux : #Monsanto #MaM2016

 

RESSOURCES COM Deux posters et (bientôt) un tract modifiable en libre

téléchargement pour annoncer vos marches locales.

Cliquez sur la vignette pour ouvrir l’image puis faire "enregistrer image" dans la nouvelle fenêtre.

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Affiche MaM 2016 couleur
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Affiche MaM 2016 N&B
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Tract N&B MaM 2016
PDF - 512.2 ko
Tract couleur MaM 2016
PDF - 556.1 ko
Tract couleur Paris
PDF - 768.7 ko
Tract N&B Paris

Soutenez la campagne "OGM transparence"

Signez la pétition "OGM transparence" de Consommateur, pas Cobayes ! pour la transparence et l’étiquetage obligatoire des produits issus d’animaux nourris aux OGM (viande, lait, oeuf...) : http://www.consommateurspascobayes.com/petition-n2-ogm-transparence.html

 

La campagne « OGM TRANSPARENCE », que Combat Monsanto, soutien porte sur :
▶ la transparence OGM, par leur évaluation plus indépendante et plus appropriée, par leur traçabilité, leur étiquetage obligatoire, et le référencement des OGM cachés (mutagenèse et autres manipulations) ;
▶ le rassemblement des consommateurs éco-responsables en grand nombre, pour une plus grande efficacité des campagnes menées (objectif 1 million de signatures) : chaque voix compte !
▶ l’ancrage plus démocratique et plus systématique du concept de « choix écologique humainement responsable » ;
▶ la réappropriation par les consommateurs, d’une manière générale, de tout ce qui touche à leur alimentation - qui n’est pas un secteur de production comme les autres – et en particulier à leur santé et celle de leurs enfants.

 

Liste des villes participantes en France

- Agen (Le Gravier à 14h) : https://www.facebook.com/events/698735616896478/
- Ajaccio (Assemblée de Corse CTC à 14h30) : https://www.facebook.com/events/1685738368310432/
- Amiens (Palais de Justice à 14h) : https://www.facebook.com/events/1714448272138472/68310432/
- Avesnes-sur-Helpe (Place de la Gare à 14h) : https://www.facebook.com/events/1554161511544120/
- Bayonne (Mairie à 10h) : https://www.facebook.com/events/1707247716218341/
- Belfort (Place d’Armes à 12h) : https://www.facebook.com/events/997226410362793/
- Besançon (Place de la Révolution à 14h)  : https://www.facebook.com/events/1156764864368016/
- Bordeaux (Place de la Victoire à 14h) : https://www.facebook.com/events/209238736085547/
- Caen (Le Régent (3, avenue de la Libération à 11h puis Place de la République à 14h) : https://www.facebook.com/events/1517688361889331/
- Chalon-sur-Saône (Place Saint Vincent à 10h30) : https://www.facebook.com/events/1292317844118703/
- Châteauroux (Place de la République à 14h) : https://www.facebook.com/events/1764946930404913
- Charleville-Mézières (Marché couvert à 8h puis Place à définir à 12h) : https://www.facebook.com/events/223767238004448/
- Cherbourg (incertain) : https://www.facebook.com/events/1552599835061725/
- Clermont-Ferrand (Place Delille Montlosier à 15h) : https://www.facebook.com/events/522840297887230/
- Draguignan (Cinéma CGR à 11h) : https://www.facebook.com/events/813180525494012/
- Fort-de-France (Le Malecon à 9h) : https://www.facebook.com/events/1704311769846360/
- Laon (Place des Droits de l’Homme à 10h) : http://nonogm02.canalblog.com/
- La Rochelle (Place de Verdun à 15h) : https://www.facebook.com/events/162744294109533/
- Le Mans (Place de la République à 15h) : https://www.facebook.com/events/905794462873160/
- Lille (Grand place à 14h30) : https://www.facebook.com/events/1657379147843602/
- Limoges (Place d’Aine à 14h30) : https://www.facebook.com/events/1116430141711241/
- Lorient (Quai des Indes à 10h) : https://www.facebook.com/events/1691271307783115/
- Lyon (Place Carnot à 12h30) : https://www.facebook.com/events/838376339605031/
- Marseille (le Kiosque à Musique, en haut de la Canebière, à 13h) : https://www.facebook.com/events/259085591089334/
- Monaco (à 12h) : https://www.facebook.com/events/944271135649216/
- Montpellier (Jardin du Peyrou à 15h) : https://www.facebook.com/events/188504391505570/
- Nancy (Place Maginot à 14h30) : https://www.facebook.com/events/1728896587367478/
- Nantes (Place Royale à 14h) : https://www.facebook.com/events/1068790263142411/
- Nice (Avenue Thiers à côté de la gare à 13h) : https://www.facebook.com/events/1683722838575351/
-  Paris (Place de la République à 14h30) : https://www.facebook.com/events/226508871021613/
- Perpignan (Place Arago à 14h) : https://www.facebook.com/events/1061031860604738/
- Rennes (Mail François Mitterrand à 12h) : https://www.facebook.com/events/784362171700311/
- Saint Leu (Parc du 20 décembre à 12h) : https://www.facebook.com/events/492376447618017/
- Strasbourg (Parlement européen à 14h) : https://www.facebook.com/events/191703221185728/
- Thionville (Parc Wilson à 11h30) : https://www.facebook.com/events/196918750694246/
- Toulouse (Square Charles de Gaulle à 11h) : https://www.facebook.com/events/949340705131648/
- Tours (Place de la Liberté à 14h) : https://www.facebook.com/events/1691125171156337/

Liste des mobilisations en Belgique :

- Bruxelles (Place de l’Albertine,Gare centrale, à 14h) : https://www.facebook.com/events/802484883217913/

Liste des mobilisations en Suisse :

- Bâle (Barfüsserplatz à 13h30)  : https://www.facebook.com/events/161373310907540/
- Morges (Grand-Rue à 14h30) : https://www.facebook.com/events/1106922992672732/

Liste des mobilisations au Québec

- Montréal (Square Dorchester à 14h) : https://www.facebook.com/events/1995936620631991/
- Québec (Place d’Youville à 14h) : https://www.facebook.com/events/527533000749903/
- Saint-Georges (Passerelles,en face de l’Aréna, à 13h) : https://www.facebook.com/events/1574872012838674/
- Sherbrooke (Marché de la Gare à 14h)  : https://www.facebook.com/events/1546466789015242/

Liste des mobilisations dans le monde : http://www.march-against-monsanto.com/may21/

Un événement autogéré, comment ça s’organise ?

Conseils aux organisateurs des MaM locales, nous vous rappelons quelques principes pour assurer la solidité de l’organisation :

1° Avant de lancer un événement sur facebook, cherchez à entrer en contact avec des personnes de votre ville sur la page de l’event principal, et/ou les organisateurs des années passées.
2° Contactez des associations locales engagées sur le sujet.
3° Assurez-vous d’organiser des rencontres préalables et ouvertes à tous en amont.
4° Ne vous précipitez pas, et ne lancez un évènement Facebook que lorsque vous êtes sûrs d’aller jusqu’au bout (nous serons là pour vous aider si besoin et vérifier de toute façon).

 

Rendez-vous le 21 Mai !

 

 

Source : http://combat-monsanto.org

 

 

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 16:53

 

Contester sans modération : « la trace d’un rêve n’est pas moins réelle que celle d’un pas » http://www.monde-diplomatique.fr/55467

 

« La trace d’un rêve n’est pas moins réelle que celle d’un pas »

 

Contester sans modération

 

En France, l’opposition à la réforme du code du travail et l’occupation des places par le mouvement Nuit debout ont convergé dans le refus d’une vision étriquée de la politique : évanouissement des espérances collectives dans le trou noir électoral, aménagement à la marge de l’ordre social. Assiste-t-on à la fin d’un cycle marqué par des revendications toujours plus limitées et jamais satisfaites ?

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Poids de quartz et balance en cuivre, Mohenjo-Daro (Pakistan), 2300-1500 av. J.-C.
Bridgeman Images
 

Demander peu et attendre beaucoup : dix-huit ans après la création de l’association Action pour une taxe Tobin d’aide aux citoyens (Attac), en juin 1998, le prélèvement de 0,01 % à 0,1 % sur les transactions financières inspiré par l’économiste James Tobin pour « jeter du sable dans les rouages » des marchés tarde à voir le jour (lire « En attendant la taxe Tobin »). La forme édulcorée que négocient sans enthousiasme les cénacles européens rapporterait une fraction du montant (plus de 100 milliards d’euros) initialement escompté.

Mais, au fait, pourquoi avoir placé la barre si bas ? Pourquoi avoir tant bataillé pour l’introduction d’une si légère friction dans la mécanique spéculative ? Le confort du regard rétrospectif et les enseignements de la grande crise de 2008 suggèrent que l’interdiction pure et simple de certains mouvements de capitaux parasitaires se justifiait tout autant.

Cette prudence revendicative reflète l’état d’esprit d’une époque où le crédit d’une organisation militante auprès d’un public urbain et cultivé se mesurait à sa modération. Avec l’effondrement de l’Union soviétique, la fin de la guerre froide et la proclamation par les néoconservateurs américains de la « fin de l’histoire », toute opposition frontale au capitalisme de marché se trouvait frappée d’illégitimité, non seulement aux yeux de la classe dirigeante, mais aussi auprès des classes moyennes désormais placées au centre du jeu politique. Pour convaincre, pensait-on, il fallait se montrer « raisonnable ».

Certes, la fameuse taxe infradécimale — 0,1 % — présente dans son inaboutissement même une vertu pédagogique incontestable : si l’ordre économique s’obstine à refuser un aménagement aussi modique, c’est qu’il est irréformable — et donc à révolutionner. Mais pour provoquer cet effet de révélation, il fallait jouer le jeu et se placer sur le terrain de l’adversaire, celui de la « raison économique ». L’idée d’un ordre à contester avec modération s’imposait en France avec d’autant plus d’évidence que l’initiative politique (...)

Taille de l’article complet : 2 586 mots.

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Source : https://www.facebook.com/Monde.diplomatique

 

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Source : https://la-bas.org/les-emissions-258/les-emissions/2015-16/contester-sans-moderation-entretien-avec-pierre-rimbert

 

Dans le Monde Diplo de Mai [RADIO : 20’33]

 

CONTESTER SANS MODÉRATION ! Entretien avec Pierre RIMBERT

Le

 

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illustration : Helios GÓMEZ

Du drapeau rouge au nez rouge du clown, la contestation est devenue gentillette. On demande pas grand-chose, on obtient encore moins, mais c’est mieux que rien. En France aujourd’hui, le mouvement contre la Loi Travail a déjà le mérite de secouer ce long renoncement.

Dire ce que nous voulons, redessiner un futur, faire des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue quand nous courons derrière, CONTESTER SANS MODÉRATION !

CONTESTER SANS MODÉRATION ! Entretien avec Pierre RIMBERT
 

Un entretien de Daniel MERMET avec Pierre RIMBERT, journaliste au Monde diplomatique.


Merci à Pierre RIMBERT.

Programmation musicale :
- ROCÉ : Changer le monde
- IAM : La Fin de leur monde

Marie GALL attend vos messages sur le répondeur de Là-bas si j’y suis au 01 85 08 37 37.

entretien : Daniel MERMET
réalisation : Grégory SALOMONOVITCH et Guillaume GIRAULT
technique : Alain GADAN
préparation : Jonathan DUONG

(Vous pouvez podcaster cette émission en vous rendant dans la rubrique « Mon compte », en haut à droite de cette page.)

 

 

 

Source : https://la-bas.org/les-emissions-258/les-emissions/2015-16/contester-sans-moderation-entretien-avec-pierre-rimbert

 

 

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 16:24

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/joboussion

 

 

Lettre ouverte aux #NuitDebout depuis les quartiers d'Internet des Indignados.

 

Contre la manipulation des "nouveaux" partis. Soyons radical, demandons le possible.

 

nuit debout © stef burlot nuit debout © stef burlot

 

 

Très cher(e)s citoyen(ne)s des #NuitDebout,

 

Mon français est un peu rouillé, vous m'excuserez les fautes d'orthographe et les mots inventés, mais en voyant comment on essaye de vous manipuler et les inexactitudes que la presse raconte par rapport à notre expérience en Espagne, je me suis décidée à vous écrire. 

 

Ce que vous faites nous arrive déformé par les médias, exactement comme cela nous arrivait pendant le 15M des Indignados et comme ça arrive à toute r-évolution.

 

Je vous écris pour vous faire parvenir des notes que j'ai recueilli  le long de mon expérience, dans l'espoir qu'elles puissent vous être utiles pour esquiver les pièges dans lesquels nous sommes tombés et que vous puissiez aller plus loin que nous : 

 

- Tôt ou tard, il est inévitable qu’un bon nombre de vous arrive à la conclusion que nous devons conquérir les institutions, non pas dans le sens de nous y intégrer, sinon dans l'idée de pouvoir nous, les citoyen(ne)s, nous gouverner.

 

Nous ne pouvons pas nous gouverner réellement depuis les places et nous ne pouvons pas laisser dans les mains du système les structures et l'argent qui nous permettent de gérer nos vies (travail, logement…) et les ressources communes (écoles, hôpitaux, énergie, sécurité, infrastructures…).

 

Donc tôt ou tard, il faudra inévitablement parler de quel dispositif on organise pour conquérir les postes de contrôle et qui doit les gérer.

 

- Pour cela, je veux vous parler de ce que vous pouvez percevoir de notre expérience en Espagne. L'image que vous en avez est sûrement très contaminée par l'image omniprésente de Podemos. Très clairement Podemos ne doit être ni un but ni un exemple à suivre. Podemos ne représente pas la transformation du 15M espagnol, même si il s'en est nourri. Non seulement ce n'est pas un exemple à suivre, sinon que c'est le pire qui pouvait nous passer au 15M des Indignados.

 

C'est normal que ce ne soit pas un exemple : dans sa grande majorité, ses fondateurs n'étaient pas sur les places au moment où le 15M s’est déroulé et ils n'ont rien compris aux places.

 

IMAGE DE BIGDATA QUI MONTRE QUE PODEMOS N'ETAIT PAS LA IMAGE DE BIGDATA QUI MONTRE QUE PODEMOS N'ETAIT PAS LA

 

 

- La force des r-évolutions comme #NuitDebout ou le 15M des Indignados est :

 

(1) la décentralisation et la forme distribuée des prises des décisions et du leadership qui est selon nos compétences et non selon notre visibilité médiatique ; les nouvelles formes dépasseront les faiblesses de l'horizontalité assembléaire et se transformeront en réseaux ;

 

(2) notre capacité - bien supérieure aux institutions et aux partis politiques - de résoudre les problèmes concrets avec des solutions concrètes que viennent des expériences et capacités spécifiques de chacun(e) d’entre nous, et non pas des idéologies. C'est une collaboration égalitaire dans la différence, et non une fusion sous un même drapeau, une marque unificatrice. C'est la force de la fédération dans la diversité ; 

 

(3) la responsabilité partagée : nous voulons des sociétés adultes qui n'ont plus besoin d'un papa que l'on suit fanatiquement quoi qu'il dise. Ou encore - et cela revient au même - un leader qui serait là pour que l'on représente son courant critique « interne » au système et qu’on le légitime "démocratiquement" par notre dissensus. Cela nous l’avons déjà, nous sommes déjà le courant critique d'un système qui ne marche pas. 

 

Nous, les citoyen(ne)s, regroupé(e)s par groupes de capacités, intérêts et compétences, nous pouvons mener la gouvernance de notre vie commune.

 

Je résume:

 

- décentralisation

- fédération - non unification

- diversité - non uniformité

- responsabilité

 

Que certain(e)s veulent des structures comme Podemos n'a rien de nouveau : ils veulent coopter nos efforts collectifs pour gérer le pouvoir eux-mêmes et nous renvoyer à la maison.

 

La gauche dogmatique a toujours fait cela, ce n’est en rien nouveau. En Espagne le parti socialiste l'a fait après la dictature ; puis Izquierda Unida et maintenant ceux qui veulent envoyer à la maison les Indignados ce ne sont pas que les CRS, c'est aussi Podemos. 

 

C'est une bonne chose d'abandonner les places pour aller ailleurs : dans les quartiers, dans les lieux de travail, sur internet, dans les tribunaux, en Europe, là où l’on doit être pour lutter (on ne peut pas rester éternellement sur les places). Mais c'est l'organisation de nos luttes qui ne peut « rentrer à la maison ». Dans ce sens, les Podemos peuvent faire plus de dégâts que les CRS.

 

Par contre ce que nous pouvons construire ce sont des réseaux de leadership par compétence (groupes/nœuds sur des sujets comme la justice au travail, le logement, l’éducation, l’économie…) dans lesquels un des nœuds se charge de la gestion des institutions. C'est la forme du non-parti, le contraire d'une structure qui veut tout embrasser.

 

Cela veut dire qu'un parti politique n'est qu'un nœud parmi les autres, pas plus important que les autres et surtout pas responsable des sujets dont il n'a pas d’attribution. Les "partis" ne doivent être que les employés de l’accès aux institutions des solutions que les groupes de compétences gèrent.

 

Ces formes en Espagne existent. La première et ma préférée  - car j'ai contribué à sa création :) - est le Parti X (http://partidoX.org). Mais dans un chemin similaire vous trouverez EnComu, qui gouverne Barcelone, la Marea en Galice; la CUP en Catalogne et bien d’autres.

 

Ce sont des formes qui proposent d’occuper les institutions au service d'une société active, organisée et mobilisée, qui ne perd pas ses identités et qui met en place directement ses solutions au sein d’une gouvernance. 

 

Pas de fausse participation digitale (opium du peuple), mais une vraie participation des organisations citoyennes par voie de terre, de mer, dans les airs, et aussi, bien sûr, sur les réseaux. Le tout sans médiation du parti.

 

Les structures comme Podemos représentent exactement le contraire, mais elles surgissent plus facilement parce que le système les adore. Quand on le bouleverse radicalement, il a besoin de ces structures pour que tout retourne à sa place. 

 

Podemos ne reconnait aucun groupe de la société civile qui n'ai pas accepté s'affilier. Il les efface du discours et s'approprie leur travail. Le résultat serait la même situation d'avant :

 

Un procès r-évolutionnaire qui retourne au système en forme de parti -> un parti qui fait semblant d’être un mouvement, mais qui est centralisé, uniforme et basé sur le manque d’esprit critique d'une large majorité passive et dépendante. Rien de nouveau.

 

Pour cela, je crois que la seule échelle possible des luttes des nouvelles r-évolutions est la combinaison égalitaire de groupes qui se chargent d'entrer dans les institutions - et qui ne s'occupent que de ça, avec des groupes de la société civile organisée autour des différentes solutions.

 

Malgré que Podemos essaye de tout étouffer à travers une présence médiatique constante et monolithique (Podemos est principalement un produit télé), le 15M continue en Espagne dans des villes comme Barcelone, La Coruña, Madrid et beaucoup d'autres, où plusieurs camarades que nous avons placé dans des institutions conquises permettent à la société civile de mettre en place des solutions aux problèmes collectifs à travers de groupes comme la PAH (Plateforme des affectés par l'hypothèque sur le sujet du logement) ou 15MpaRato (sur le sujet de la corruption).

 

L'effort est grand parce que Podemos et l'image que la presse en fait, empêche notre propre opinion publique de voir tout ce qui avance vraiment grâce au 15M. Nous avons de nouvelles politiques de logement, de transparence, de dette publique, on avance sur les thèmes de la santé, on a fait sauter des réseaux de corruption institutionnelle...

 

Mon désir est que vous ne laissiez pas un Podemos voler votre imaginaire et vos actions pour les enfermer à nouveau dans les corsages du leader magnifique et du peuple adolescent. C’est pour cette raison que je me suis permise de m’adresser à vous. 

 

Force à toutes et à tous pour la lutte : on a pas fini et on y arrivera.

 

Simona

 

 

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Source : https://blogs.mediapart.fr/joboussion

 

 

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 14:07

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

A Rennes, la mécanique de la répression policière

13 mai 2016 | Par Karl Laske
 
 
 

À Rennes, la Maison du peuple occupée depuis dix jours a été évacuée vendredi matin par le RAID, après deux mois de violences et de nombreux blessés, dont un jeune étudiant qui a perdu un œil. L’ancien préfet de région Patrick Strzoda, propulsé directeur de cabinet de Bernard Cazeneuve, est l’homme qui a orchestré dans cette ville la militarisation des forces de l’ordre face à la mobilisation contre la loi El Khomri.

Rennes, de notre envoyé spécial.– « On a compris que l’évacuation commençait quand on a vu la nacelle apparaître », explique un militant. À Rennes, sur le toit de la salle de la cité, ancienne Maison du peuple occupée depuis le 1er mai, une vingtaine de militants ont vu vendredi, vers six heures du matin, médusés, une cage faire son apparition dans l’air, portée par la grue du chantier voisin de la place Sainte-Anne. Dans la nacelle, six policiers du RAID armés de Flash-Ball. Nathalie Appéré, la maire socialiste de Rennes, signataire il y a peu d’une convention autorisant l’occupation provisoire du lieu, et le nouveau préfet Patrick Dallennes ont donc choisi la confrontation face au mouvement social. À la veille de la manifestation de samedi contre la répression policière, interdite par la préfecture, il n’y avait pas pire signal.

L’expulsion des lieux a été soutenue dès le premier jour par l’ancien préfet de région Patrick Strzoda, propulsé fin avril directeur de cabinet de Bernard Cazeneuve. Nouveau numéro 2 du ministère de l’intérieur, dont la promotion a été saluée par Jean-Yves Le Drian dans les locaux du conseil régional de Bretagne, Patrick Strzoda est l’homme qui a orchestré la militarisation progressive des forces de l’ordre face aux manifestations contre la loi El Khomri à Rennes. Le 28 avril, jour où un étudiant de Rennes 2 a été grièvement blessé à l’œil par un tir, l’ancien préfet – déjà directeur de cabinet du ministre – a assuré au Télégramme « qu’aucun Flash-Ball » n’avait été utilisé contre les manifestants, suggérant à la presse qu'un « choc dû à une grenade lacrymogène » ou « un projectile émanant des manifestants » pouvait être responsable des blessures de l’étudiant. Alors qu’il a perdu son œil, la préfecture a, depuis, reconnu l'usage par les forces de l'ordre de lanceurs de balles de défense 40 (LBD40) ce jour-là. Une enquête de l’IGPN est en cours, mais il n’y a aucun doute sur le tir policier qui a occasionné cette mutilation.

 

Jeudi, les manifestants repoussent les policiers de la place Sainte-Anne, à Rennes © Kl Jeudi, les manifestants repoussent les policiers de la place Sainte-Anne, à Rennes © Kl

 

 

Vendredi matin, les hommes du RAID suspendus dans leur nacelle mettent encore en joue les occupants avec des Flash-Ball, tandis que des policiers grimpent par l’échelle de pompiers. « Il n’y a eu aucun jet de projectile, poursuit le militant présent sur le toit. On était tous assis par terre en se tenant bras dessus bras dessous. Ils nous ont délogés un par un, en nous faisant des clés de bras, et des pressions sur le visage. » Les occupants croyaient pouvoir tenir trois jours en cas de siège, ou d’assaut, mais les meuleuses et les coups de bélier ont eu raison des barricades qui bloquaient les entrées de la salle principale. « On vous donne 7 sur 10 pour la barricade », a ironisé un CRS aux manifestants.

La Maison du peuple et des syndicats, fondée en 1925, devenue une salle de spectacle appartenant à la ville, avait été investie le soir du 1er mai alors que les intermittents, l’AG interpro et les étudiants de Rennes 2 étaient venus rejoindre une réunion de l’intersyndicale sur place. Sous la pression des écologistes et du Front de gauche, la maire socialiste offre une convention de « mise à disposition » de six jours, avec des horaires de fermeture la nuit. Un état des lieux est fait en présence du commandant des pompiers. « Une occupation reconductible et l’occupation de nuit ont été votées », résume Stéphane Gefflot de Sud PTT, signataire de l’accord avec la mairie. « La mairie a dénoncé la convention mercredi, sous prétexte qu’une manif sauvage avait eu lieu mardi dans l’hypercentre », poursuit le syndicaliste. L’interdiction de l’hypercentre et le bouclage des pâtés de maison voisins du parlement de Bretagne et de la mairie ont été imposés, fin mars, aux manifestants par le préfet Strzoda.

 

La nacelle de chantier utilisée par le RAID lors de l'évacuation de la Maison du peuple © DR La nacelle de chantier utilisée par le RAID lors de l'évacuation de la Maison du peuple © DR

 

Jusqu’à jeudi soir pourtant, la convergence des luttes s’était trouvé un lieu à Rennes, agglomérant des étudiants autonomes, proches du Mili (lire notre entretien avec des membres de ce mouvement), ou des communistes, et des membres du Front de gauche, des syndicalistes de Sud ou, plus rares, de la CGT. L’intersyndicale soutenait l’occupation, mais ni la CGT ni FO n’y intervenaient directement. Plus de 800 personnes s’étaient entassées, jeudi, pour l’assemblée générale quotidienne dans la salle de la cité, après une manifestation sans incident. Le blocage du centre de tri des colis de la Poste du Rheu a été décidé en lien avec des personnels sur place, et effectué le soir même pendant quatre heures. « Très vite, le préfet Strzoda nous a demandé de nous désolidariser des mouvements de jeunesse mais il n’en était pas question, explique le syndicaliste de Sud. Selon lui, il y avait “600 profils louches”, alors qu’il s’agissait de l’AG de Rennes 2… Les neuf inculpés des manifs des 31 mars et 9 avril n’avaient rien de louche : il y avait un infirmier, un serveur, un gars de PSA… Par contre, le procès a montré qu’il n’y avait aucune preuve contre eux. » Réputé ultra sarkozyste depuis son passage à la préfecture des Hauts-de-Seine entre 2009 et 2011, Patrick Strzoda demande aux syndicats d’isoler les casseurs pour « leur régler leur compte ». En septembre, il avait déjà menacé les syndicats paysans (Confédération paysanne, Coordination rurale et Apli) qui voulaient bloquer l’entrée du Salon des productions animales (SPACE) en leur promettant « la guerre » s’ils n’acceptaient pas ses conditions.

Jeudi, l’assemblée générale n’a fait qu’un bond lorsqu’une jeune femme a annoncé qu’un copain était en train « de se faire embarquer par la BAC place Sainte-Anne ». L’AG a grondé, rugit, avant de se vider en quelques minutes et de fondre sur les quinze policiers anti-émeutes venus en appui de la BAC. La police s’est retirée, non sans braquer encore ses Flash-Ball sur la foule.

« C’est l’État qui organise l’escalade, juge un syndicaliste de Sud Santé, et ce par l’usage général et immodéré de la force. Sans raison, sur des gens tombés à terre. À l’hôpital de Rennes, on a eu un afflux de personnes blessées au visage. Et il y a une masse de gens qui ne veulent pas déposer plainte contre la police. » « On a franchi un seuil, et très vite, juge Xavier de l’AG interpro, il y a eu une banalisation du Flash-Ball. Dans les manifs, on les entend, pan, pan, pan, ça canarde ! » Les cortèges se sont dotés, comme dans d’autres villes en France, d’équipes “médic”, qui prennent en charge et mettent à l’abri les blessés. « Aujourd’hui, on comptabilise sur Rennes 259 blessés, dont 43 graves par fractures, plaies ouvertes, traumatismes, et un œil perdu, c’est la seule devenue irréversible », détaille Hugo Poidevin, étudiant communiste, membre des Médic.

 

«Les tirs de Flash-Ball sont toujours à moins de vingt mètres. Le canon est pointé sur nos têtes !»

Les premiers blessés sont relevés le 17 mars, jour de la venue de Jean-Yves Le Drian à la préfecture de région. « J’ai reçu une grenade lacrymogène en tir tendu, elle m’a explosé entre le bras et le flanc. La seule chose qui était lancée sur les CRS, c’étaient des gobelets de peinture : on est très loin des pavés ! » témoigne-t-il. « Avant, on nous tenait à distance avec les gaz, explique Anna, “médic” elle aussi. Mais le 17, il y a eu des traumas crâniens : ils sont passés directement aux coups sur la tête. La BAC est venue matraquer dans la foule, et en visant la tête. Le 31 mars, un médic qui était en train de soigner a pris une lacrymo en tir tendu sur la tête. »

Le 31 mars, la confrontation s’engage. « On nous avait interdit le centre-ville, poursuit Poidevin, et l’objectif était de faire Nuit debout devant le parlement de Bretagne. On a fait une banderole renforcée, une bâche avec un matelas, pour aller quand même en centre-ville. On a subi six heures de lacrymos. On a eu plus de cent blessés. Des membres de l’équipe médicale qui ont abandonné, face à la violence, aux plaies ouvertes… Quand vous devez éponger le pénis d’un jeune qui pisse le sang… »

Pour Camille, jeune prof de fac, la manif du 31 mars a été aussi « un tournant ». « On a tenu assez longtemps la rue Jean-Jaurès, explique-t-il. Les flics ont tiré près de 700 lacrymos. On balançait les palets au fur et à mesure dans la Vilaine… La semaine suivante, c’est monté d’un cran. Les flics étaient sur un mode offensif. Dès qu’on prenait une direction, ils nous prenaient à revers. Du coup, tout le monde est monté en équipement, et en pression. Le mode émeute, c’est plus de 200 personnes qui manifestent, quand un parcours illégal commence, tu as encore 1 500 à 2 000 personnes. Les gens restent, les gens sont solidaires. Le fait que 1 500 personnes restent malgré le danger, les tirs et la peur, je n’avais jamais vu ça. »

 

Départ de la manifestation contre la loi Travail jeudi, à Rennes © Kl Départ de la manifestation contre la loi Travail jeudi, à Rennes © Kl

 

 

L’usage par les policiers de Fash-Ball et LBD40 à tir tendu est si répandu que le syndicat Sud lance « l’opération “sortez casqués” lors des manifestations à venir », notamment celle du 28 avril. « Nous appelons donc à manifester casqués : casques de vélo, casques de moto, de scooter, casques de rollers, casques de chantier, etc. Bref, tout ce qui peut protéger la tête et le reste (…) pour protester contre les violences policières. » Jeudi, les militants Sud avaient pour certains des casques de moto à la main ou sur la tête. Le 28 avril suivant, les policiers tirent justement sur les manifestants qui traversent une passerelle au-dessus de la Vilaine, et ils atteignent à l’œil Jean-François, étudiant en géographie. « Une charge est venue de République, se souvient Camille, ça nous a bloqués sur les quais et ça a provoqué un mouvement de foule et de panique. Il n’y avait plus de solidarité possible… Tout le monde a pris la petite passerelle et les baqueux ont commencé à shooter au Flash-Ball. Ils nous tiraient dessus au hasard, les balles fusaient. »

Camille ne voit pas la chute de Jean-François, et s’engouffre dans une rue adjacente avec des centaines d’autres. Alors qu’il s’est baissé pour éviter les tirs, Hugo Poitevin entend crier « médic! ». « Quand j’ai vu Jean-François, il était encore debout, on l’a mis à l’écart, on l’a fait s’asseoir, en lui parlant, témoigne le militant. Il saignait beaucoup, c’était affreux. On avait mis neuf ou dix compresses sur son œil, et ça saignait encore. Les flics n’ont pas traversé la passerelle. Ils sont repartis. » « Quand Jean-François a perdu son œil, on était assez désemparés, explique Anna, et la seule chose qu’on a essayé de faire c’est de le garder conscient. Moi, j’étais dans la charge initiale, et il y a eu énormément de coups de matraque et de gens à terre, qu’on a essayé de porter. »

Des photos montrant les policiers en position de tir face à la passerelle ont été communiquées à l’IGPN. En contestant officiellement l’usage de Flash-Ball le 28 avril, le préfet Strzoda a attiré l’attention. Il n’a pas rectifié depuis. Il sait bien sûr quelles armes, et combien de munitions ont été utilisées… sous ses ordres. « Les pratiques illégales ici, il y en a un florilège, poursuit Hugo Poidevin. Les tirs de Flash-Ball sont toujours à moins de vingt mètres. Le canon est pointé sur nos têtes ! Les tirs à moins de 10 mètres, j’en ai vu plein. J’ai vu trois arcades sourcilières explosées – deux par des grenades lacrymogènes, une par un Flash-Ball, heureusement les gens portaient des masques de plongée. Quand la grenade arrive sur le masque, ça enfonce l’arcade, mais ça protège l’œil. Les lunettes de plongée protègent beaucoup moins parce qu’elles s’enfoncent dans l'arcade sous le choc. » « Le 31 mars, ils ont visé les parties génitales des manifestants hommes, un certain nombre ont été touchés à hauteur de l’entrejambe », se souvient Anna.

Le 2 mai, Hugo Poidevin a interrompu le conseil municipal de Rennes avec un groupe de militants en exigeant de la maire Nathalie Appéré qu’elle dénonce les violences policières et qu’elle se prononce pour l’interdiction des Flash-Ball et des grenades de désencerclement. Le 28 avril, elle avait félicité les forces de l’ordre… Il a lancé une balle de défense dans la direction de son bureau. « Je vous fais un cadeau, ce sont des balles comme celle-ci qui sont tirées sur les manifestants », a-t-il lancé. L’élue s’est levée, et la balle a atterri sur son fauteuil.

 

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

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