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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 16:46

 

 

L’Europe donne son feu vert à Notre-Dame-des-Landes

Par Jade Lindgaard
 
 
 

La Commission européenne classe sans suite la procédure d’infraction ouverte en 2014 contre la France pour non-conformité aux règles environnementales dans le projet d’aéroport. Et la justice ordonne l’expulsion du bois occupé par les opposants à Cigéo, dans la Meuse.

 

Dans le creux de l’entre-deux-tours de la présidentielle française, un obstacle substantiel au démarrage des travaux de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) vient de tomber : la Commission européenne a classé sans suite, jeudi 27 avril, la procédure d’infraction ouverte en 2014 contre la France pour non-conformité aux règles environnementales. « Les autorités françaises ont répondu aux demandes de la Commission de manière satisfaisante », a indiqué à l’AFP Enrico Brivio, porte-parole pour l'environnement de la Commission européenne. Bruxelles n’a pas publié d’information à ce sujet, et le gouvernement français n’avait pas réagi officiellement vendredi à la mi-journée. C’est par la voie d’un communiqué du Syndicat mixte aéroportuaire (SMA), qui réunit les collectivités territoriales impliquées, que l’information a été rendue publique. Il « se réjouit de cette décision qui permettra au prochain gouvernement de faire évacuer la zone pour enfin démarrer le chantier ».

La Commission européenne reprochait notamment à Paris l'absence d'une étude d'impact environnemental globale dans le dossier de l'aéroport et de ses dessertes – un saucissonnage de l’analyse des effets destructeurs sur l’écosystème de la zone humide impactée, selon les opposants. En catastrophe, les pouvoirs publics avaient enclenché une révision du schéma de cohérence territoriale de la métropole (Scot) pour le territoire de Nantes-Saint-Nazaire, adopté fin 2016. Dans ses échanges avec la France, la Commission demandait qu’une autorité indépendante soit consultée – ce fut fait via la saisine de l'Autorité environnementale du CGEDD –, que les citoyens soient consultés par une enquête publique – tenue l’été 2016 – et que le Scot soit modifié. C’est la deuxième fois que Bruxelles se prononce en faveur du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Saisie par des opposants, la commission des pétitions avait validé le chantier, en raison de l’absence de zone natura 2000 et d’espèces uniques sur la zone menacée par les travaux.

Non suspensive en droit, la procédure européenne avait été considérée suffisamment importante par le premier ministre, Bernard Cazeneuve, pour qu’il annonce qu'il suspendait toute nouvelle intervention sur le terrain tant qu’elle était en cours. Un contentieux contre le Scot est en cours auprès du tribunal administratif de Nantes. « Le débat juridique sur le Scot n’est pas clos », explique Thomas Dubreuil, avocat de certains opposants, qui considère que le nouveau schéma n’est pas conforme aux exigences européennes. Mais politiquement, l’Europe vient de donner son feu vert aux travaux.

Par ailleurs, le tribunal de grande instance de Bar-le-Duc a ordonné mercredi 26 avril l’expulsion du Bois Lejuc, occupé depuis l’année dernière par des opposants au projet de centre d’enfouissement des déchets nucléaires, Cigéo, à Bure, dans la Meuse. « On apprend cette décision avec sérénité et détermination, réagit Sylvain, un opposant. On est plus forts qu’il y a un an car plus nombreux, plus organisés et plus médiatisés. L’expulsion du bois Lejuc est maintenant une question de société :  elle ne peut pas être ordonnée sans explication politique. »...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

Lire aussi

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

 

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 21:34

 

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=SD0oNXnXwbU&feature=youtu.be

 

 

Ça ne sert à rien de voter si... par Osons Causer

Ajoutée le 5 avr. 2017

Ca ne sert à rien de voter si… on ne s’attaque pas au conseil constitutionnel ! Institution plutôt méconnue, il censure depuis des années quasiment toutes les lois qui luttent contre l’évasion fiscale ou cherchent à réguler et faire payer les multinationales, en prétextant qu’elles heurteraient « la liberté d’entreprendre ». Quels candidats proposent réellement de s’attaquer à ce verrou au service des puissants ? s'interrogent les vidéastes d'Osons causer.

►► La vidéo d’Osons Causer pour Mediapart sur le coût de l’évasion fiscale : https://www.youtube.com/watch?v=MDUfz...

► Pour s’abonner gratuitement à la chaîne de Mediapart : https://www.youtube.com/user/mediapart

► Les sources : http://osonscauser.com/ca-ne-sert-a-r...

► Pour vous abonner à la chaîne d’Osons Causer : http://bit.ly/osonssabonner

 

 

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=SD0oNXnXwbU&feature=youtu.be

 

 

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 21:15

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Accaparement des terres: l’interminable bras de fer avec le groupe Bolloré

 

Par Dan Israel
 
 

Samedi, des opposants à la politique africaine de Bolloré se réunissent à Paris. Au Cameroun, en Côte d’Ivoire ou en Sierra Leone, les riverains des plantations d’hévéas et de palmiers à huile du groupe luttent toujours pour vivre mieux. Deux de leurs représentants étaient récemment en Europe.

Tous contre Bolloré. Ce samedi 8 avril, un collectif d’associations de la société civile française et africaine appelle à manifester « contre la nouvelle Françafrique », et notamment contre le groupe Bolloré, très actif sur le continent africain. Il sera largement question de l’accident, en octobre 2016, d’un train de la société camerounaise Camrail (dont Bolloré est l’actionnaire majoritaire), dû à « une accumulation de fautes graves et de négligences », selon un rapport d’expert. Mais pas seulement. Des villageois devraient aussi intervenir, par vidéo, pour raconter leur lutte contre les plantations de Socfin et l’accaparement de leurs terres.

Socfin est une holding luxembourgeoise dont le groupe Bolloré est le principal actionnaire (38,7 % des parts), qui détient des plantations industrielles de palmiers à huile et d'hévéas dans de nombreux pays d’Afrique et d’Asie. Depuis 2008, les expansions de ces plantations sont continues et les surfaces de ses plantations africaines ont augmenté d’un quart entre 2011 et 2014, selon l’Alliance des riverains desdites plantations, qui ont décidé en 2013 de se coordonner, avec l’aide active de l’ONG française ReAct.

« Ces expansions provoquent de graves conflits avec les populations riveraines qui sont privées de terres et voient leurs conditions de vie sans cesse se dégrader », résume l’association. Les militants dénoncent les conditions de vie et de travail au sein ou à proximité des immenses plantations et sont porteurs de revendications et d’accusations anciennes, que le groupe connaît bien. Elles étaient notamment énumérées dans une lettre ouverte qui avait été remise en mains propres, en juin 2013, à Vincent Bolloré.

Mediapart a déjà rendu compte de ces conflits, et des actions menées pour tenter de les résoudre, en 2013 et en 2015. Nous avons aussi raconté que des villageois cambodgiens ont décidé d’attaquer Bolloré en justice, directement en France. Mais sur place, près des diverses plantations, la situation évolue peu. Pour ReAct, les négociations et multiples tentatives de discussion depuis 2008 ont « trop souvent mené à une impasse ». En Sierra Leone et en Côte d’Ivoire, indique l’ONG, aucune discussion n’a pu être menée, tandis qu’au Cameroun, au Liberia ou au Cambodge, des rencontres ont bien eu lieu, mais sans aboutir à des mesures concrètes.

Lassée par ces tergiversations, l’Alliance des riverains a récemment mandaté deux de ses membres sierra-léonais, Shiaka Sama et Joseph Rahall, pour passer dix jours en Europe et tenter de faire avancer les choses. Les deux hommes sont des figures de la protestation contre les plantations de Socfin. Le premier, comme nous l’avions raconté, a fait de la prison en octobre 2014, accusé avec d’autres membres de Maloa, l’association dont il est le porte-parole, d’avoir détruit des plants de palmiers à huile, ce qu’ils ont toujours contesté. En février dernier, Shiaka Sama a été condamné à une forte amende (environ 13 000 euros), et les autres militants à la moitié de cette somme. Leur sort, ainsi que celui d’autres activistes locaux, a déclenché les protestations officielles de la Fédération internationale des droits de l’homme.

Shiaka Sama, à gauche, le 20 mars devant le siège de Socfin. © DR

Shiaka Sama, à gauche, le 20 mars devant le siège de Socfin. © DR

 

Joseph Rahall dirige quant à lui une autre association sierra-léonaise, Green Scenery. En mai 2011, il avait publié un rapport très critique sur l’implantation de Socfin dans son pays, qui lui avait valu une plainte en diffamation, retirée depuis. Début juin 2013, de nombreuses ONG internationales avaient protesté contre cette plainte, soulignant que « le rapport de Green Scenery est en cohérence avec les plaintes officielles déposées par les communautés locales, opposées à l’appropriation de leurs terres et à la destruction de leurs cultures et forêts ». Deux autres rapports partageant ces critiques ont été publiés. L’un, produit en avril 2012, est signé par The Oakland Institute, célèbre think tank américain qui observe de près les activités des grandes entreprises dans les pays en développement. Cette étude, très sévère, faisait suite à une tribune sans concession de son directeur politique, le Français Frédéric Mousseau, parue dans Le Monde en mai 2012. En octobre 2012, c’est l’association allemande Welthungerhilfe qui signait, elle aussi, un rapport assez négatif sur le même sujet.

Du 13 au 22 mars, Sama et Rahall se sont donc rendus en France et en Belgique, où ils ont rencontré des associatifs, des journalistes, mais aussi des responsables de l’OCDE et du ministère des affaires étrangères belge. Lundi 20 mars au matin, ils étaient à Bruxelles, devant le siège de Socfin, pour essayer de rencontrer des représentants de l’entreprise. Une petite mise en scène – une table, de nombreuses chaises – leur a servi à dénoncer la politique de la chaise vide menée par l’entreprise dans le conflit l’opposant aux communautés locales. Cinq jours plus tard, des activistes belges ont pris le relais...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

 

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 19:42

 

 

Source : https://www.franceinter.fr/emissions/l-esprit-d-initiative/l-esprit-d-initiative-10-avril-2017

 

 

L’Esprit d’initiative

lundi 10 avril 2017

par Emmanuel Moreau

 

Géolocalisation des objets abandonnés pour désencombrer nos rues et nos placards

 

 

Une application gratuite permet d’éviter de jeter les objets dont on souhaite se séparer en organisant toute une chaîne antigaspi.

 

 

 

Piano... non connecté

Piano... non connecté © Radio France / Emmanuel Moreau

Smart Cycle est une application de recyclage participatif. Se séparer d’un téléviseur, d’un canapé… rien de plus simple. En géolocalisant l’objet il est proposé d’abord aux personnes inscrites.

S’il ne trouve pas preneur, il est ensuite présenté aux associations comme Emmaüs ou la Croix Rouge et enfin aux entreprises de recyclage avant de finir à la déchetterie. Une plateforme qui évite le gaspillage et pourrait permettre des économies consequentes aux collectivités.

 

Mathilde Golla du Figaro demain au micro d'Emmanuel Moreau

 

 

 

 

Source : https://www.franceinter.fr/emissions/l-esprit-d-initiative/l-esprit-d-initiative-10-avril-2017

 

 

 

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 19:04

 

 

Source : http://www.cadtm.org

 

 

La clinique grecque autogérée d’Elliniko refuse un prix du Parlement européen

6 avril par Fátima Martín

 

 

La clinique communautaire métropolitaine autogérée d’Elliniko a rejeté le Prix du citoyen européen 2015 décerné par le Parlement européen. Le même Parlement dont le président, le social-démocrate allemand Martin Schulz, a menacé les Grecs de sortie de la zone euro s’ils votaient « non » au référendum, a offert cette reconnaissance au centre, qui prend en charge les patients qui ont perdu la couverture gratuite des soins. Un prix que ses membres ont rejeté en déclarant : « il serait totalement hypocrite de recevoir un tel prix alors que l’Europe fait semblant de ne pas voir les bébés souffrant de malnutrition, les malades de cancer non assurés qui meurent, les histoires de familles souffrant de la faim et de personnes qui vivent sans nourriture, sans eau ni électricité pour une année de plus ».

Les membres de la clinique ont indiqué qu’ils profiteraient de leur visite à Bruxelles pour tenter de faire campagne contre le mémorandum et la politique d’austérité imposée à la Grèce. Mais, après avoir été informée, la vice-présidente du Parlement européen, Sylvie Guillaume, du Parti socialiste français, a fait annuler les billets d’avion et l’hébergement prévus pour la participation des représentants du centre à la cérémonie, prévue le 15 octobre 2015 à Bruxelles, en disant qu’elle ne trouvait pas leur participation appropriée. « L’événement et la cérémonie sont une occasion spéciale pour reconnaître tous les gagnants et ne devraient pas être utilisés à d’autres fins, et cela n’a rien à voir avec la qualité de votre action », a-t-elle dit.

Les représentants du centre qualifient d’« hypocrite » le prix offert par les institutions européennes

Les membres du collectif ont déclaré que le prix symbolisait la reconnaissance de « quatre ans de lutte pour une société plus juste pour les chômeurs non assurés qui ont été abandonnés par l’État grec durant la crise », mais ils ont rappelé que « ce combat est pour les trois millions de personnes en Grèce qui sont sans sécurité sociale, sans travail et dans la pauvreté la plus absolue en raison des politiques d’austérité imposées par le FMI, la BCE et l’UE ».

Ils ont déclaré dans un communiqué, après avoir appris qu’ils recevraient le prix : « Pour nous et la plupart des Grecs, l’Europe est notre maison, une maison pleine de gens compréhensifs et solidaires, c’est l’Europe dans laquelle nous croyons et que nous voulons. Malheureusement, nous avons trouvé une Europe perdue dans les engrenages bureaucratiques et les intérêts financiers. À notre grande consternation, nous voyons que la première priorité pour l’Europe est de trouver des milliards d’euros pour les banques privées alors qu’en même temps, elle impose au budget de santé grec une coupe de 50 % par rapport à 2009 ».

Dans le texte, la clinique autogérée d’Elliniko cite les données de l’Institution Prolepsis sur l’appauvrissement de la société grecque : six élèves sur dix à Athènes (sur 64 écoles analysées) ont des besoins nutritionnels urgents, 11 % des élèves ne possèdent pas d’assurance-maladie, 7 % d’entre eux ont vécu pendant une semaine sans électricité en 2014, 1053 écoles ont bénéficié du programme d’aide alimentaire pour couvrir les besoins de base de 152 937 élèves. Le communiqué se fait aussi l’écho de l’étude du Bureau du budget du Parlement grec, selon laquelle 3,8 millions de Grecs vivent près du seuil de pauvreté (432 euros par personne) et 2,5 millions Ils sont en-dessous de ce seuil (233 euros par personne et par mois). « Cela signifie que 6,3 millions de Grecs, 58 % de la population, vit près ou en-dessous du seuil de pauvreté », soulignent-ils.

Pour toutes ces raisons, le collectif affirme qu’il ne rejette pas l’Europe ou son peuple, mais qu’il se sent obligé de « tourner le dos à toutes les institutions et à tous leurs politiciens, Parlement européen inclus, qui traitent les gens comme des chiffres dans des archives comptables », attitude qui, disent-ils, « est une honte pour la civilisation européenne ».


Traduction : Fausto Guidice pour Tlaxcala

 

 

Cet article est extrait du magazine du CADTM : Les Autres Voix de la Planète

 

 
 

Fátima Martín

est journaliste, membre du CADTM et de la PACD, la Plateforme d’Audit Citoyen de la Dette en Espagne (http://auditoriaciudadana.net/). Elle est l’auteure, avec Jérôme Duval, du livre Construcción europea al servicio de los mercados financieros, Icaria editorial 2016. Elle développe le journal en ligne FemeninoRural.com.

 

 

Autres articles en français de Fátima Martín (25)

 

 

 

Source : http://www.cadtm.org

 

 

 

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 18:30

 

 

Source :  http://www.lefigaro.fr

 

 

«Fessenheim, caricature de l'impuissance politique»

  • Par
  • Publié

 

La centrale nucléaire de Fessenheim.

ANALYSE - La saga de la fermeture de la centrale nucléaire retrouve l'essence de son origine: les petits arrangements de 2011 entre François Hollande et les Verts, pour une alliance électorale dont Fessenheim était le gage.

Rocambolesque! La saga de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, qui a rythmé le quinquennat de François Hollande, vient de s'enrichir d'un épisode sans précédent. Incroyable mais vrai: nous avons assisté, depuis 48 heures, à un bras de fer au grand jour entre le conseil d'administration d'une entreprise publique à 85%, EDF, et le gouvernement. Plus improbable encore, ce dernier l'a perdu. Un camouflet comme on n'en avait jamais vu… et que la ministre de l'Écologie refuse d'ailleurs d'admettre.

«Nous avons assisté, depuis 48 heures, à un bras de fer au grand jour entre le conseil d'administration d'une entreprise publique à 85%, EDF, et le gouvernement. Ce dernier l'a perdu»

Après avoir salué ...

 

Cet article a été publié dans l'édition du Figaro du 80% reste à lire.

 

 

Source :  http://www.lefigaro.fr

 

 

 

 
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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 17:50

 

 

Source : https://www.marianne.net

 

 

Libéralisme

L'Emission politique : contre les délocalisations, Macron chouchoute les grands patrons… et snobe les smicards

 

Emmanuel Macron a tout assumé dans "L'Emission politique"

Voulant « retenir les talents » du CAC 40, le candidat d’En Marche refuse de baisser leur rémunération. Pas question en revanche, pour Emmanuel Macron, d’augmenter le Smic.

La prétendue « rationalité » du libéralisme financier peut nous faire marcher sur la tête. En témoigne une séquence de L’Emission politique, ce jeudi 6 avril sur France 2, dont Emmanuel Macron était l’invité. Le candidat d’En Marche est interpellé par François Lenglet, lors de
la partie consacrée aux questions économiques. Le journaliste de France 2
lui rappelle que lorsqu’il était ministre de l’Economie, Emmanuel
Macron a largement baissé la fiscalité sur les actions gratuites :
celles-ci sont un mode de rémunération des cadres dirigeants des grandes
entreprises, qui distribuent en fin d’année des actions gratuites, en
principe pour récompenser et fidéliser leurs leaders. Juste après
le vote de la loi, au dernier trimestre 2015, plus d’1,5 milliard
d’euros ont ainsi été distribués aux cadres du CAC 40.

« Certains en ont profité pour se goinfrer », euphémisait dans La Tribune
Jérôme Dedeyan, responsable d’une société de gestion. Destinée avant
tout aux entrepreneurs et aux responsables de start-ups, la mesure a été
« captée par les grands patrons »,
regrette pour Marianne Eric Heyer, directeur du département analyse et prévision de
l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques). Depuis, le
mécanisme a été largement détricoté par la majorité socialiste. Mais
François Lenglet n’a pas oublié la volonté de Macron.

 

Le candidat assume, et répond : « Pour
réussir à réindustrialiser l’économie, nous devons être attractifs, il
nous faut attirer les talents. Les entrepreneurs, les start-uppers mais
aussi les dirigeants des grands groupes.
» Ils ont l’air bien
précieux, ces grands patrons, pour qu’il faille autant les chouchouter.
L’année où Emmanuel Macron a mis en place sa mesure, les dirigeants du
CAC40 ont gagné en moyenne 5 millions d’euros par an. Logique, d’après l’ancien ministre de l’Economie, sinon ils partiraient selon lui à l'étranger : « Ma
mesure évite que ces sociétés délocalisent. A quoi on assiste depuis
maintenant dix, quinze ans ? A des délocalisations constantes des
comités exécutifs
».

Impossible, donc, de limiter ces rémunérations mirifiques. La même idée guide la réforme de l’ISF prévue par Emmanuel Macron, qui prévoit s'il est élu de supprimer de l'impôt sur la fortune la part liée à la détention d’actions. Sauf que le raisonnement économique ne confirme pas forcément ces orientations : « Les rémunérations des grands patrons sont inexplicables, s’étonne Eric Heyer, de l’OFCE. Ils ne prennent pas plus de risques que les chefs de start-ups, ne travaillent pas plus que les entrepreneurs… Quand la valorisation de leur entreprise augmente en Bourse, il est impossible de dire que c’est uniquement lié à leur action et pas à des décisions de la Banque centrale, par exemple. » Et que dire de la menace de fuite des « talents » si on limite les sommes qui leur sont allouées ? « Cet argument me gêne, répond l’économiste. Si l’on s’engage dans cela, on n’en aura jamais fait assez et on rentre dans une course au moins-disant fiscal avec les autres pays. »

Il y a un double discours : d’un côté, le coût du travail des smicards est trop élevé, de l’autre les salaires des grands patrons sont trop faibles

Eric HeyerEconomiste à l'OFCE

Cela ne vous rappelle rien ? C’est exactement le même argument qui est invoqué par le même candidat pour… refuser d’augmenter les plus bas salaires. Emmanuel Macron l’a dit, il veut « baisser le coût du travail » : dans son programme, il ne prévoit donc aucune revalorisation du Smic. Le salaire minimum brut en 2017 est de 1.480,27 euros brut par mois. En 2015, les patrons du CAC 40 ont eux gagné en moyenne plus de 416.000 euros par mois.

Mais attention à ne pas se tromper ! La conséquence d'une revalorisation du Smic serait selon Macron la même que celle d'une baisse des rémunérations mirifiques des grands patrons : des délocalisations… « Il y a un double discours, commente Eric Heyer. D’un côté, le coût du travail des smicards est trop élevé, de l’autre les salaires des grands patrons sont trop faibles ». Sur France 2, Emmanuel Macron ne s’est pas débiné. Face à François
Ruffin, qui l’a relancé sur sa magnanimité envers les ultra-riches, il a
répondu : « Je ne suis pas contre le CAC 40. Je ne suis pas pour le favoriser, mais pas non plus pour lui taper dessus ». On l'avait compris: on est bien loin du discours du Bourget de François Hollande, dont Emmanuel Macron a pourtant été l'artisan de la politique économique pendant… quatre ans.

 

 

 

Source : https://www.marianne.net

 

 

 

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 17:34

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Débattre Reconstruire

#imagineLaGauche : « En finir avec l’idée d’un homme providentiel : je préférerais voter pour une équipe »

 

par

 

 

Qu’est-ce qu’être de gauche selon vous ? Y a-t-il encore du sens à se dire de gauche ? Comment voit-on la gauche du futur ? Quelles sont ses valeurs, ses idées, ses projets, ses défis ? #imagineLaGauche, c’est la série lancée par Basta !, pour comprendre, reconstruire, rêver, renouveler, mettre en débat… Salariés, chômeurs, retraités, étudiants, paysans, militants associatifs, syndicalistes, artistes, chercheurs, jeunes et moins jeunes, témoignent. Aujourd’hui, Émilie, 32 ans, éducatrice spécialisée à Caen.

Pour moi, être de gauche, c’est donner la priorité à la sécurité sociale. Mais ce n’est pas seulement la santé. Cette sécurité sociale devrait concerner tous nos besoins primaires : se nourrir, se loger, se soigner. Une partie de la population n’a pas accès à cette sécurité. Aujourd’hui, quand tu es pauvre, tu ne peux pas complètement te soigner les dents, par exemple. Les soins de base sont remboursés, mais pas le reste. S’il te manque une dent, tu n’as pas l’argent pour la remplacer. Or, tout ne doit pas être une question d’argent.

Être pauvre, c’est hyper stigmatisant. Il y a une honte d’être pauvre. D’ailleurs, on n’emploie quasiment plus ce terme, « être pauvre », même si un français sur sept vit en dessous du seuil de pauvreté. A cause de cette honte, certains ne font pas les démarches nécessaires pour réclamer les aides auxquelles ils ont droit. Ils ne prennent pas la parole dans leur conseil de quartier, ne se présentent pas à l’école de leurs enfants. Pourtant, la pauvreté n’est que la résultante de notre système économique, qui ne marche pas toujours. C’est lui qu’il faut réussir à modifier.

Accès aux droits et égalité devant la justice

La gauche doit porter des valeurs humanistes et anticapitalistes. Être de gauche, c’est défendre davantage l’égalité des citoyens, l’accès aux droits, l’égalité devant la justice. Dans mon travail, où l’on accueille des adolescents en souffrance, les familles qui viennent nous voir sont de tous les milieux sociaux, même protégés. La maltraitance, la souffrance psychologique, ne sont pas l’apanage des pauvres. Cela rappelle que les problèmes adviennent dans n’importe quel milieu social.

Face à ces difficultés, des structures médico-sociales tentent de favoriser l’égalité de chacun en aidant ceux qui rencontrent des difficultés. Mais faute de moyens ou à cause d’une mauvaise organisation, elles ne remplissent parfois pas bien leur mission. Par exemple, le parcours d’un enfant handicapé peut être très long avant d’obtenir les aides nécessaires ou une place en institution : le temps que la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) notifie une orientation et que cette orientation se mette en place, il faut parfois un ou deux ans. En attendant, cet enfant souffre dans le système « ordinaire ». Il est donc nécessaire de redonner des moyens à ces structures.

Voter pour une équipe, des idées, pas pour l’homme providentiel

Il faut aussi aider les personnes défavorisées à porter leurs voix auprès du pouvoir. Il est beaucoup plus facile de se faire entendre dans les instances où l’on peut s’exprimer, quand on a de l’instruction ou l’expérience sociale de parler en public. C’est quelque chose que la gauche doit défendre : la démocratie participative, les groupes d’expression de citoyens. Le défi est de faire venir toutes les classes sociales dans ces espaces de partage, et ensuite permettre à chacun de s’exprimer. Les techniques de l’éducation populaire sont très efficaces pour cela.

Il est urgent d’être créatif, d’inventer autre chose. Les solutions n’appartiennent pas qu’aux élus. Elles peuvent émerger des travailleurs, des étudiants, des syndicats, des associations. Ce sont eux qui les portent tout autant, et les élus doivent les écouter. Je crois beaucoup dans le pouvoir que les députés ont pour faire évoluer les lois. Je pense aussi qu’il faut en finir avec l’idée d’un homme providentiel : il est nécessaire d’avoir un coordinateur, un animateur, mais pas un monarque. Je préférerais voter pour une équipe, des idées, plus que pour un homme providentiel à l’ego surdimensionné.

Émilie, 32 ans, éducatrice spécialisée à Caen

Propos recueillis par Simon Gouin

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 17:18

 

 

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ça bouge ! Luttes sociales

1336 jours, des hauts, débats mais debout : le film sur la lutte victorieuse des Fralib

 

par

 

 

 

1336 jours de luttes contre Unilever, plus de trois ans et demi de conflit, qui aboutissent à une victoire ouvrière avec la reprise par les employés de l’usine et la création d’une société de thés et infusions coopérative et participative. Cette lutte longue et compliquée menée par les salariés de Fralib contre le géant de l’agroalimentaire est restituée dans un film documentaire de Claude Hirsch, en salles depuis le 22 mars 2017. Une histoire sur laquelle peuvent s’appuyer tous les salariés dont l’usine est aujourd’hui menacée de fermeture.

L’aventure a duré 1336 jours ! 1336 jours pendant lesquels un noyau d’irréductibles se sont battus sans relâche contre Unilever. La grosse multinationale avait en effet décidé en 2010 de fermer son usine de conditionnement de thé et infusion à côté d’Aubagne, estimant qu’elle n’était pas rentable. Mais voilà ! Ces 82 personnes vont non seulement se battre pour que le rideau de fer ne s’abaisse pas définitivement sur les portes de l’usine mais cette bande d’entêtés va utiliser toutes les voies possibles et imaginables pour maintenir leur activité, leur emploi et prouver à ce trust international que l’entreprise reste viable.

FA 1336 jours, des hauts, débats, mais debout from Les Films des Deux rives on Vimeo.

Ce deuxième film de Claude Hirsch [1] sur le combat des Fralib, 1336 jours, des hauts, débats mais debout, regroupe tous les moments-clés de cette lutte :
 L’annonce par Unilever en septembre 2010 de la fermeture de l’usine, jugée peu rentable alors que celle-ci génère quand même des bénéfices, pour délocaliser la production en Belgique en gagnant quelques centimes par boite, entrainant le licenciement de 182 salariés ;
 L’annulation du premier plan « social » le 4 février 2011 par le tribunal de grande instance de Marseille ;
 La première occupation de l’usine en septembre 2011 suite à l’acceptation en première instance du deuxième plan « social » (voir ce reportage de Basta !) ;
 La tentative d’Unilever de reprendre l’usine le 7 novembre 2011 à l’aide de vigiles ;
 L’annulation en appel du deuxième plan social le 17 novembre 2011 ;
 La nouvelle stratégie de la direction de faire signer des transactions individuelles, stratégie qui fonctionnera avec 78 salariés ;
 L’acceptation en avril 2012, en première instance, du troisième plan social pour 103 salariés ;
 La deuxième occupation de l’usine le 11 mai suite à une décision de la direction de déménager les machines ;
 La prise en compte de cette lutte dans le contexte de l’élection présidentielle et l’amorce d’une négociation avec Unilever ;
 L’annulation en appel du troisième plan « social » ;
 La remise à Benoit Hamon, ministre de l’économie sociale et solidaire, en novembre 2012, du projet de la future coopérative Scop-ti (Société Coopérative Ouvrière Provençale - Thés et Infusions) ;
 L’occupation du ministère de l’agriculture et la réception consécutive à l’Élysée le 17 mai 2013 ;
 Le blocage de la plate-forme logistique d’Unilever en juillet 2013 ;
 Les nombreuses rencontres et convergences avec d’autres luttes (Veninov, PSA Aulnay, Goodyear, Ford, et une vingtaine de boites de l’agroalimentaire : Pilpa, Bongrain, Maitre Coq...) ;
 Les dernières négociations avec Unilever aboutissant à l’accord de fin de conflit du 26 mai 2014.
 En août 2014, le dépôt des statuts de la coopérative Scop-ti.

Plus d’informations sur le film : www.asspolart.com/1336 pour le DVD, filmsdesdeuxrives.com pour découvrir les dates et lieux des projections prévues en France, ainsi que la page facebook. Et pour soutenir les coopérateurs de la Scop-Ti, c’est par ici.

Notes

[1En 2011, Claude Hirsch a réalisé Pot de thé / Pot de fer, un documentaire de 70 minutes sur la première année de la lutte des ouvriers d’Unilever.

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

 

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 17:11

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

Internet, sache que Poutou est encore plus cool que ce que tu imagines

 

 

 

Internet, sache que Poutou est encore plus cool que ce que tu imagines

Pendant le débat, le candidat du NPA s’est retourné et c’est devenu un mème. On lui a demandé pourquoi. La réponse est mignonne.

 

Le téléphone de Philippe Poutou a dû beaucoup sonner ce mercredi. Mardi soir, pendant le débat, c'était lui le héros de la soirée.

D'abord parce qu'il a mis sur la table les affaires (impliquant François Fillon et Marine Le Pen) dont aucun des autres candidats n'avait parlé.

Ensuite parce qu'il a mouché les deux concernés plus d'une fois. Et bien.

S'il ne fallait retenir qu'une de ses sorties, on choisirait celle-là adressée à Marine Le Pen (qui a refusé d'être entendue par la police) :

 
"Quand nous on est convoqué par la police, nous ouvriers, par exemple, on n'a pas d'immunité ouvrière, désolé. On y va."

 

La charge de Philippe Poutou contre François Fillon et Marine Le Pen sur la morale en politique

Cela n'a pas plu aux analystes de BFM TV qui ont jugé son ton et sa façon de s'adresser aux autres candidats "indigne". Intéressant. A croire qu'il n'est pas tolérable de sortir de la langue de bois, de faire la politique en parlant comme un homme "normal".

On se demande pour notre part, et comme d'autres internautes, de quel côté se situe "l'indignité".

 

-Un candidat triplement mis en examen

-Une autre qui nargue la police et refuse les convocations de justice

Mais...

Du côté d'Internet, on a, au contraire, beaucoup savouré le feu d'artifice Philippe Poutou. Et une séquence d'apparence anecdotique s'est transformée en mème.

Comme le racontent nos confrères de Buzzfeed. Philippe Poutou s'est retourné pendant le débat pour poser des questions à son équipe.

Et ce moment a été détourné et partagé en masse. Globalement, les gens se demandaient ce qu'avait dit Philippe Poutou à ses camarades et se sont mis à tripper tranquilles, légendant le moment à leur guise.

 

C'est maintenant que je dis à Fillon "rends l'argent" ??

- comment on dit "rends l'argent" en langage de riche ?

- Mdr t'as vu la gueule de Fillon quand j'ai parlé de corruption
- Philippe t'es en direct putain

 

-Je parle des pizzas à l'ananas ou pas du coup ?

 

-on va a la rue de la soif apres ?

"- Et là, je lui dis : ta mère elle boit du sprite, elle était verte !
- On en parle après.
- Rraiiight "

-Yavait des exercices à faire en math ?

C'était bien ? Oui, nickel

C'était un de ces fabuleux moments de créativité collective d'Internet. Mais, forcément, on s'est demandé ce que Philippe Poutou avait vraiment dit à ses amis. Sur l'image, on reconnaît Julien Salingue, militant qui fait partie de son équipe de campagne.

Quand on lui demande d'élucider ce mystère, il répond :

"La réponse risque d'être décevante : je ne sais pas exactement à quel moment la "photo" a été prise, donc je ne suis pas certain de ce qu'on se disait à ce moment-là.
On a en réalité échangé à plusieurs reprises à base de :
  • "C'était bien ? - Oui, nickel" ;
  • "Vous pensez que je reprends la parole sur ce thème ? - Non, c'est bon" ;
  • "La Guyane, j'en parle plutôt en conclusion ? - Oui. "
  • "Philippe, essaie de parler moins vite. - Ouais je sais."

Bref, résume Julien Salingue :

"Des échanges qui se situent dans la continuité du travail collectif qui soutient la campagne de Philippe, et qu'on avait décidé de poursuivre si besoin sur le plateau, même si c'est "inhabituel" :)"

Tandis que Philippe Poutou nous a répondu un SMS qui nous a juste fait fondre sur place à l'heure du déjeuner.

"Je leur demandais conseils, si ce que je disais ça allait, je voulais être rassuré, manque de confiance, peur de mal faire, besoin du soutien et du regard des proches qui étaient derrière moi."

Bref, c'est encore plus cool que tout ce qu'Internet avait imaginé. Et chou mais pas que. Ce SMS et ce dos qui se retourne ne sont pas anecdotiques. Ils disent une envie de faire de la politique autrement. Humblement.

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social Ils réagissent
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