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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 12:29

 

 

passage a l’acte 06/04/2012 à 17h54

Reporters d'Espoirs | Agence de presseImprimer

 

Une épicerie (bhamsandwich/Flickr/CC)

 

Une épicerie bio proposant des produits locaux dans la cave de son voisin ou au coin de sa rue… Tout en bénéficiant d’achats groupés et à prix cassés… C’est possible ! Et de plus en plus répandu. Terminées les longues files d’attente, les achats-corvées dans les hypermarchés et leurs prix à marge forcée.

Cette fois, c’est le consomm’acteur qui décide, qui organise et qui gère ses stocks. Il y a deux ans naissait le premier micro-magasin « 3 P’tits Pois » à Lyon, dans le 7e arrondissement. Aujourd’hui, ils sont une vingtaine dans toute la ville.

Et la tendance pourrait se développer partout en France : un cinquième de la population se mobilise déjà en faveur d’une consommation dite « responsable », selon le cabinet de conseil Ethicity.

 

L’idée

 


L’épicerie (via « 3 P’tits Pois »)

 

Pour un quart des Français, un produit « responsable » doit être « fabriqué localement », d’après l’étude. Le « label » local garantit à leurs yeux « une éthique sociale et une plus grande proximité avec les acteurs ».

Alors, ni une, ni deux, Olivier Bidaut et Julien Waste créent les « 3 P’tits Pois » en 2010, coopérative de distribution de produits « bio-logiques » avec des producteurs et des fabricants, situés le plus près possible de la région Rhône-Alpes.

Cette offre, en circuit court, ne concerne que les produits types d’une épicerie : conserves, huiles... mais pas les produits frais. Elle vient s’ajouter à celle existante de fruits et de légumes, proposée sur les marchés de producteurs ou dans les Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap). Avec une innovation majeure : les produits sont distribués dans des espaces, gérés par les consommateurs eux-mêmes.

Le succès est immédiat. Les deux hommes viennent de lancer le concept des « micro-épiceries autogérées » : rapprocher les commerces du lieu de vie des habitants, faire entrer le bio dans les quartiers et profiter du réseau à moindre coût des « 3 P’tits Pois », explique Olivier Bidaut, 35 ans.

« Nous proposons aux participants qui vivent loin de notre point de vente de se constituer en groupes et de trouver un lieu de stockage. Ensuite, ils n’ont plus qu’à choisir parmi nos 600 propositions. »

Une fois par mois, la coopérative se charge des livraisons sur les lieux choisis par les différents groupes. Aux adhérents, ensuite, d’aller se servir dans leur « garde-manger collectif », à toute heure du jour et de la nuit.

A ce jour, quelque 150 foyers ont rejoint le dispositif. Pour ceux qui souhaitent se lancer dans l’aventure, rien de plus simple. Ils s’inscrivent en ligne et se positionnent sur une carte de la ville. Dès qu’une dizaine de points bleus apparaissent sur leur zone, ils peuvent alors passer à l’action et installer leur propre épicerie.

 

Comment la mettre en pratique ?


Une fois le cercle de voisins ou d’amis constitué, reste à trouver un lieu de stockage. Olivier Bidaut donne certaines pistes :

« Une cave, un grenier, des locaux associatifs peuvent très bien faire l’affaire, pourvu que tous les membres puissent y accéder librement. »

Il revient également aux groupes de s’équiper en étagères, balances, boîtes, bocaux et autres cabas : tous les produits sont vendus en vrac, pour limiter les emballages.

Une fois la logistique mise au point, les particuliers sélectionnent leurs produits. On est loin des quelque 40 000 produits proposés par une grande surface. Mais ici, les choix correspondent parfaitement aux aspirations. Ludovic, 26 ans :

« Nous avons choisi une cinquantaine de références : farine, chocolat, vin, ainsi que des produits d’hygiène et d’entretien. Et nous complétons, pour les produits frais, avec une Amap. »

De quoi séduire tous les publics, raconte Paul Martin, qui vient de rejoindre la coopérative « 3 P’tits Pois », après avoir été leur client pendant plusieurs mois.

« De plus, les acheteurs ne sont pas tenus d’utiliser tous les produits qui ont été livrés. En fin de mois, chacun règle seulement ce qu’il a consommé et peut retourner ce qui lui reste. »

Lors de l’inscription, une caution est exigée, d’un montant équivalent à la valeur du stock, soit 20 à 30 euros par personne en moyenne. Un investissement initial très modeste donc.

 

Ce qu’il reste à faire


A ce jour, les micro-épiceries ne représentent encore que 15 % du chiffre d’affaires des « 3 P’tits Pois ». La démarche repose sur la capacité des gens à se fédérer et à adhérer. En moyenne, chaque groupe commande une trentaine de références.

Faute d’entente, les accords se font parfois a minima, autour d’une quinzaine de produits... Pas étonnant donc, pour Olivier Dauvers, éditeur et expert de la grande distribution, que ce type d’initiatives reste marginal :

« Le tout sous un même toit a fait le succès de la grande distribution et aucune filière courte ne pourra garantir le même niveau de choix et de praticité. Aujourd’hui, le consommateur n’est pas prêt à payer plus cher pour de la qualité ou à renoncer à la grande surface, sinon pour un ou deux de ses quatorze repas par semaine. »

Charles Pernin, chargé de mission alimentation à Consommation logement cadre de vie (CLCV), explique le développement encore limité de cette consomm’action par son coût : certes plus accessible que dans les magasins bio traditionnels (10 à 15% moins cher), mais toujours au-dessus des prix pratiqués pour les produits non bio.

« En période de crise, les ménages manquent de ressources économiques et ne peuvent traduire leur motivation en actes d’achat. Par conséquent, circuits courts riment souvent avec niveau de vie aisé. »

Une solution existe : adapter les prix en fonction des revenus. C’est le cas chez Solid’Arles, une épicerie solidaire, initiée notamment par l’association CLCV. Installée depuis 2008 au pied d’une barre HLM à Arles, elle pratique, non sans difficultés, la vente directe de produits frais et locaux : les plus modestes paient 30 % de moins que les plus aisés… Une démarche qui fait écho au slogan de l’organisation éponyme : « un P’tit Pois pour moi, un grand pas pour l’humanité ».

Andrea Paracchini

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 12:24

 

Le HuffPost/AFP  |  Publication: 11/05/2012 12:03 Mis à jour: 11/05/2012 12:03

Le couperet est tombé. Areva a été condamné ce vendredi 11 mai. Le tribunal des affaires de Sécurité sociale (TASS) de Melun a tranché et rendu responsable le géant du nucléaire pour la mort par cancer du poumon, d'un ex-salarié d'une mine d'uranium du groupe français au Niger. En effet, selon la justice le groupe avait commis "une faute inexcusable ayant entraîné une maladie professionnelle", en tant que "co-employeur."

Areva devra verser des dommages et intérêts d'un montant dépassant les 200.000 euros et le doublement de la rente de la veuve de l'ex-salarié, Serge Venel, selon Jean-Paul Teisonnière, l'avocat de la famille de la victime.

LIRE AUSSI : Victoire d'Anne Lauvergeon sur Areva

'Immense joie"

"Une brèche s'ouvre pour les autres, qui étaient en attente (de ce jugement)", a déclaré Peggy Venel, fille de la victime à l’origine de la procédure. Elle a en effet précisé que "beaucoup avaient peur d'attaquer Areva" et a cité "au moins deux" cas de personnes qui allaient attaquer. Elle a ressenti une "immense joie" lors de l'annonce du verdict tout en estimant que "ce n'est pas fini, car Areva va certainement faire appel." "C'était un dossier difficile", a déclaré Jean- Paul Teissonnière. "Juridiquement, Areva n'était pas l'employeur direct, (...) mais les questions de sécurité et les conditions d'exploitation de la mine sont définies par Areva", a mis en avant l'avocat.

Maladie liée à l'uranium

En effet Serge Venel, mort à l'âge de 59 ans d'un cancer du poumon en juillet 2009, a travaillé de 1978 à 1985 pour une filiale d'Areva, la Cominak, société de droit nigérien. Cette compagnie exploite des mines d'uranium du groupe à Akokan, au nord-ouest du Niger. "Quand mon père a vu le pneumologue en mars 2009, il a tout de suite dit que ce n'était pas la cigarette qui était la cause du cancer mais bel et bien l'inhalation de poussières d'uranium", avait expliqué lors de l'audience Peggy Venel. "Le tribunal a dépassé l'apparence pour reconnaître la réalité des relations sociales de l'entreprise", a estimé Jean-Paul Teisonnière.

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 12:17

Lancement de l'agenda en ligne

"Démosphère Gard & Cévennes"

http://gard.demosphere.eu/ (cliquer)

l'agenda alternatif local et politique haut en couleurs !

Débattre-Penser – Faire-Créer -- Lutter-Résister-- Festoyer

Vous voulez signaler un événement et que la bonne nouvelle se répande comme une traînée de poudre ?

Saisissez le facilement en cliquant http://gard.demosphere.eu/proposer-rendez-vous

ou envoyez un mail avec le titre, la datel'heure, le lieu de l'événement à contact@gard.demosphere.eu

Adoptez Démosphère Gard & Cévennes qui ne vivra qu'avec nous tous !

(*) excusez svp les envois de ce message en double

 

On en parlait depuis quelque temps...Démosphère Gard & Cévennes est enfin arrivé !
Démosphère Gard et Cévennes est le nouvel "agenda des luttes et des actions locales" qui permettra aux habitants du Gard et des Cévennes de se rencontrer et d'agir, créer, débattre, lutter, penser, résister, festoyer... pour inventer la société de demain (voir Plus d’infos - qui sommes nous ? : http://gard.demosphere.eu/qui-sommes-nous).
Il s'ajoute à la quinzaine d'autres agendas Démosphère créés après celui de Paris, une référence dans le mouvement social et alternatif et notamment utilisé par le journal Politis (http://www.politis.fr/-L-agenda-militant-.html)
Démosphère Gard et Cévennes permet d'abord de s'informer à chaque instant en toute simplicité et élégance (merci aux créateurs bénévoles du site !). Il permet aussi et surtout à chacun-e d'informer les autres, de proposer des rendez-vous, c’est un outil entièrement participatif.
Les rendez-vous doivent porter sur un sujet "politique" au sens très ouvert de toute forme de conscience de notre vie sociale, être ouvert à tous-tes sans distinction, permettre à chaque participant de s'exprimer, être porteur d'un message de "progrès social, humain et écologique" (voir tous les critères de publication : http://gard.demosphere.eu/charte).
Pour proposer un rendez-vous :
-- envoyez l'information par mail à : contact@gard.demosphere.eu. Pour faciliter la publication, indiquez clairement un titre explicite de l’événement, la date et l’heure, le lieu. Vous pouvez également envoyer des pièces jointes (affiches) ou des références web de l’événement, du texte.
-- utilisez aussi si vous le voulez le formulaire de saisie disponible par le bouton vert « Proposer un rendez-vous » sur la page d'accueil (http://gard.demosphere.eu/proposer-rendez-vous). La saisie est simple. Utilisez les outils de recherche de lieux pour faciliter la géo-localisation de l’événement.
Vos envois seront publiés rapidement par l’équipe Démosphère.
Adoptez Démosphère Gard & Cévennes qui ne vivra qu'avec nous tous !
...diffusez ce mail à toutes les personnes ou organisations susceptibles d’être intéressées par cet outil,
...publiez un lien vers Démosphère Gard & Cévennes sur votre site (http://gard.demosphere.eu/faites-connaitre),
...rejoignez l’équipe Démosphère Gard & Cévennes pour le travail éditorial et la veille. Pour tout contact : contact@gard.demosphere.eu

Bonne et heureuse convergence !
Démosphère Gard et Cévennes est une initiative de plusieurs associations réunies au sein du Forum Social Local du Gard http://fsl30.blogspot.fr/
Merci à Marcel de Démosphère Paris pour avoir créé et pour fait vivre l'outil.
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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 16:38

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article127744
de : Philippe Alain
jeudi 10 mai 2012 - 17h17

En France, la politique d’expulsions massives de citoyens roumains continue malgré l’élection de François Hollande.

Jeudi 10 mai 2012, une centaine de citoyens roumains a été expulsée de Lyon, comme au bon vieux de temps de Sarkozy et Guéant. Les personnes avaient rendez-vous à 7h30 à Perrache, au bout de la presqu’île, loin des regards des passants, comme si ces expulsions honteuses devaient passer inaperçues.

Comme les fois précédentes, les associations présentes sur place ne connaissaient pas les personnes qui embarquaient dans les cars à destination de l’aéroport de Satolas. Certaines confiaient qu’elles étaient arrivées en France il y a quelques semaines seulement. Ces expulsions qui ne veulent pas dire leur nom, sauf pour Guéant lors de son bilan annuel, sont maquillées grâce à l’aide au retour humanitaire, l’ARH. (1) Dans les textes, l’ARH est réservée « aux étrangers en situation de dénuement et de grande précarité séjournant en France depuis au moins trois mois » Dans les faits, cette aide de 300 € par adulte et 100 € par enfant est généreusement distribuée sans aucun contrôle sérieux sur la durée du séjour en France. « C’est du déclaratif » répond l’OFII.

Le top départ de cette politique absurde a été donné par Nicolas Sarkozy lors du discours de Grenoble en juillet 2010 et de la circulaire du 5 août. Il s’agissait alors d’ouvrir la chasse aux roms et d’ériger en grande cause nationale la stigmatisation des étrangers.

En novembre 2011, le Comité Européen des Droits Sociaux (CEDS) a pourtant qualifié les expulsions collectives de roms comme étant "discriminatoires" et "contraires à la dignité humaine" car fondées sur l’origine ethnique des personnes concernées.

Il s’agit d’ « une violation aggravée des droits de l’homme" selon le Conseil de l’Europe.

Même le prétexte des retours volontaires est balayé par le CEDS : « Ces retours dits volontaires ont en pratique déguisé des retours forcés sous forme d’expulsions collectives ».

Le texte souligne qu’on ne peut parler de retours « volontaires » quand ces retours sont acceptés « sous la contrainte de l’évacuation forcée et la menace réelle de l’expulsion du territoire français. » (2)

Le dernier gouvernement de Sarkozy à remis sa démission jeudi 10 mai après-midi. Jusqu’au bout il aura appliqué sa politique nauséabonde à l’égard des étrangers, politique rejetée par une majorité de français. Nous en sommes désormais débarrassés et c’est tant mieux.

En revanche, le Directeur de l’OFII, c’est toujours Arno Klarsfeld. Celui qui nous explique en substance qu’on peut bien renvoyer les roumains chez eux car la Roumanie, ce n’est pas Auschwitz (3) Le préfet du Rhône, c’est toujours Jean-François Carenco. Celui qui jette à la rue des centaines de personnes à la fin du plan froid, démantèle avec zèle les camps de roms et met des nourrissons en prison. (4)

Le changement, c’est maintenant, nous a promis François Hollande lors de la campagne. Le vrai changement c’est pour quand ?

(1) http://blogs.mediapart.fr/blog/phil... (2) https://wcd.coe.int/ViewDoc.jsp?Ref... (3) http://blogs.mediapart.fr/blog/phil... (4) http://blogs.mediapart.fr/blog/phil...

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 16:26

 


Nouveau numero Justice climatique Membership

1er mai 2012

Michel LAMBERT

À vos claviers, citoyens

Si vous n’êtes pas vigilants, les médias arriveront à vous faire détester les opprimés et aimer les oppresseurs Malcom X

Il y a quelques jours, on m’a invité à parler de solidarité et de médias citoyens. La thématique est fondamentale et m’intéresse personnellement, notamment parce que j’ai travaillé à plusieurs projets de portails Internet associatifs, et surtout, parce que je crois plus que jamais que les médias citoyens sont indispensables dans notre société où les médias convergés ont clairement choisis de quel côté ils sont. L’évènement qui m’accueillait regroupait autour de 300 personnes ; des jeunes, des femmes, des journalistes, des rédacteurs et des rédactrices, des délégués d’organisations de coopération internationale, etc…

Printemps ÉRABLE !

Inspiré par les circonstances actuelles et surtout par l’étendu des injustices et des résistances incroyables qu’elles suscitent, j’ai entrepris dans ma présentation de faire des liens entre plusieurs faces d’un même problème. J’ai parlé bien évidemment du mouvement étudiant qui est le cœur de ce printemps pas si tranquille. Ce mouvement qui mobilise nos fils et nos filles. Ce mouvement que nos dirigeants, cyniques et soucieux de mater toute une génération qui rêve trop large, réprime injustement et de façon révoltante. Ce mouvement qui ne se bat pas pour économiser $325 dollars annuellement, mais bien pour le principe que l’éducation et le savoir sont des biens communs qui devraient être gérés de manière démocratique, dans l’intérêt de tous, et non au seul bénéfice des mieux nantis ou des entreprise privées. J’ai parlé des syndicats d’enseignants qui les appuient, des groupes communautaires et sociaux qui sont derrière eux, des médias citoyens qui sont au front, respirant les mêmes gaz, encaissant les mêmes matraques et relayant sans cesse l’information.

Et il me fut bien sûr aisé d’expliquer l’incompréhensible et l’inadmissible du fait que Jean Charest demande aux étudiants et à leurs parents de se serrer la ceinture, alors que les scandales de corruption et de collusion se multiplient et alors qu’il s’apprête à dépenser des milliards de dollars, les nôtres, pour aller défricher le Nord au profits des multinationales de l’industrie extractive.

Puis j’ai cité Gabriel Nadeau-Dubois qui, parlant de nos élites politiques, disait récemment : « Ces gens-là (ceux de la hausse, du plan nord, des coupures dans les services, des attaques contre les organisations citoyennes, etc…), c’est une seule élite, une élite gloutonne, une élite vulgaire, une élite corrompue, une élite qui ne voit l’éducation que comme un investissement dans du capital humain, qui ne voit un arbre que comme une feuille de papier et qui ne voit un enfant que comme un futur employé. »

Puis j’ai parlé du 22 mars où 200000 personnes ont pris la rue pour dire ensemble non à cette vision de l’éducation marchandise. Puis du 22 avril où 300000 autres ont aussi pris la rue – et la montagne - pour exiger des Gouvernements du Québec et du Canada leur pleine et entière participation au Protocole de Kyoto et des politiques de gestion des ressources naturelles réorientées radicalement dès maintenant dans le sens du bien commun. Puis de 101 autre évènements et actions…

J’ai parlé de la répression bien sûr, mais j’ai surtout parlé de cette soif de démocratie réelle et de transparence qui ne pourra plus être étanchée par les mensonges habituels. Car le Québec est réellement en marche avec une citoyenneté à reconquérir. C’est le Printemps où les résistances convergent. C’est le printemps où la jeunesse exige que la notion de Bien Commun s’impose au centre de notre démocratie. C’est le printemps érable !!!

Les gens ont applaudi à tout rompre ! Car cette résistance, ils la connaissaient. J’étais au Maroc et ils étaient marocains, algériens, tunisiens, égyptiens, palestiniens, yéménites, irakiens et j’en passe. Le printemps arabe a inspiré le mouvement des indignés en Europe, puis le mouvement « Occupy » aux États-Unis et au Canada. Ce qui se passe au Québec présentement est de la même famille. Et « les arabes » l’ont reconnu.

Nos médias ne sont pas vendus, ils ont été achetés !

Nos médias de masse malheureusement n’y croient pas et ont choisi de ne pas nous le dire. Le 23 mars, au lendemain d’une première mobilisation record, la Presse titrait : « le soutien aux étudiant diminue ». Le 23 avril, 24 heure après le Jour de la terre, le Journal de Montréal écrivait à sa une : « Un rendez-vous manqué »…. Les exemples de ces partis pris abondent.

Nos médias appartiennent à la même « élite » et sont devenus son bras armés dans une lutte à finir pour convaincre un peuple de sa médiocrité. Selon eux, on ne pourrait sérieusement envisager, au mieux, que le changement dans le statut quo. Il n’y aurait d’espoir que dans davantage d’exploitation, davantage d’austérité, davantage de cette « juste part » qu’ils ne font jamais. Les vieux modèles économiques, le capitalisme destructeur, la privatisation du vivant, l’abolition des programmes sociaux seraient les uniques réponses. Nos médias sont les relais, les porte-parole de ce vieux pouvoir. Ils sont légion les « commentateurs » qui ont entrepris de démoniser les individus et les organisations qui sont porteurs d’idées nouvelles ou qui simplement osent s’opposer. Les syndicats seraient à abattre, la CLASSE dangereuse, les groupes contre les gaz de schiste des réfractaire au développement, même un jeune de 20 ans est caricaturé en Bin Laden parce qu’il a rapporté un simple « non » !! Ce n’est rien de moins que pitoyable et ça rien à voir avec la sacrosainte objectivité dont les médias se réclament.

Pour les médias citoyens

Dans ce contexte d’abdication du 4e pouvoir, la place des réseaux sociaux et des médias citoyens est fondamentale. Même si les moyens sont petits en comparaison aux médias de masse, il ne faut pas croire à la petitesse des idées où encore que celles-ci seraient dans la marge. Car l’aspect « viral » des réseaux comme Facebook et Twitter résolvent du moins en partie les difficultés de distribution des organisations citoyennes d’information.

Dans les dernières semaines, les nombreuses prises de position et analyses provenant d’autant de médias jeunes, engagés, communautaires nous ont permis à la fois de prendre conscience de la richesse du milieu médiatique associatif québécois et à la fois de la richesse des idées. Car il est faux de dire qu’il n’y a pas d’alternatives comme il est clair que ceux qui le disent sont ceux ont grand intérêt à ce qu’on le croit.

Les médias communautaires et citoyens promeuvent l’appropriation et l’engagement. Ils nous permettent de mieux comprendre la nécessité du changement et de nous sentir concernés par les analyses et les actions des autres. Il remettent dans son vrai contexte les perspectives des mouvements sociaux alors que les médias de masse font souvent tout pour éviter de parler des réels enjeux.

Comme je le disais à mon audience arabe, il faut multiplier ces analyses citoyennes et épauler tous ces petits et moyens médias communautaires et sociaux qui proposent des alternatives et soutiennent cette nouvelle démocratie en éclosion. C’est bon pour eux, c’est bon pour nous.

Au Journal des alternatives, nous souhaitons contribuer de notre mieux. Nous vous invitons bien évidemment à nous lire, mais surtout à vous investir avec nous et tous les autres qui se dévouent au même travail de diffusion des valeurs citoyennes qui sont les nôtres. Impliquez-vous !

Nous sommes arrivé à ce temps qui commence !! Bonne lecture et bon Printemps !

P.-S.

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 16:18

http://lqj.ch/region/occupy-jura-mobilise-ses-indignes-samedi-a-delemont

Thomas Le Meur | jeu, 10/05/2012 - 14:30

 

Derniers préparatifs de la manifestation des Indignés du 12 mai. PHOTO TLM

Derniers préparatifs de la manifestation des Indignés du 12 mai. PHOTO TLM

 

Samedi 12 mai aura lieu la 2e journée mondiale des Indignés, en hommage au début du mouvement des Indignados le 15 mai 2011 à Madrid, en Espagne.

Le collectif Occupy Jura entend bien profiter de cette occasion pour mobiliser ses troupes dans les rues de Delémont et démontrer que les Jurassiens, bien que relativement épargnés par la crise économique, ne restent pas insensibles à cette problématique d’ampleur planétaire.

 

Une marche pour plus de justice

Le rassemblement aura lieu samedi à 13 h sur la place de la Gare. Le cortège s’ébranlera ensuite à travers les artères pour gagner la vieille ville, sans oublier de passer bruyamment devant les succursales des grandes banques.

«Par cette marche pacifique, nous voulons témoigner notre solidarité envers les autres mouvements de par le monde», soulignent Joachim Légeret et Lucas Verheij, deux responsables des Indignés jurassiens. «Aussi, ce que nous voulons transmettre en priorité ce jour-là, c’est la conscience que le pouvoir étatique est maintenant davantage soumis aux intérêts privés de grandes compagnies, banques et multinationales diverses.»

«C’est autant valable aux USA, en Suisse, en France, en Espagne... que dans les pays du Tiers-Monde, avec tout ce que ça implique en terme de dégâts sociaux et environnementaux. Nous pensons que seule une prise de conscience à large échelle permettra de faire évoluer positivement cette situation», espère Joachim.

Sous les banderoles proclamant «Nous sommes les 99%» ou «Si nous étions une banque, vous nous auriez déjà sauvés!», les militants reviendront devant la gare vers 15 h pour sortir les mégaphones et expliquer leur action. Car l’essentiel est de faire passer le message que le peuple doit reconquérir son statut de souverain, un peuple trop souvent démotivé par les difficultés ou endormi par les promesses. D’où le mot d’ordre des Indignés: «Réveillez-vous!»

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12 mai | indignés | Manifestation

 


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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 16:11

 

Lorsque je voyais des clowns au milieu de manifestants (notamment lors de manifestations antinucléaire), je pensais que ce n'était pas leur place : le sujet est sérieux, que diable !

Depuis le 15 octobre 2011, j'ai changé d'avis.

Que s'est-il passé le 15 octobre 2011 ?

J'ai participé au rassemblement des indignés européens à Bruxelles.

Si vous n'en avez pas entendu parler, je ne vous en veux pas : les médias « classiques » se sont bien gardés d'en informer l'opinion publique.

 

 

Imaginez une manifestation d'au moins 10 000 personnes (12 000 selon les participants – jusqu'à 6 000 pour les rares médias qui en ont parlé, belges essentiellement) venues de plusieurs pays d'Europe, sans qu'aucune organisation syndicale ne la supervise.

De quoi risquer des débordements dangereux, n'est-ce-pas ?

Eh, bien, non. Tout s'est bien passé. Grâce aux clowns activistes !

Même quand les stations devant les banques devenaient « chaud bouillant ». (une vitrine, pourtant réputée blindée, a été bien fendillée par les nombreux coups de poings de la foule), ils ont su désamorcer les débuts de violence, la colère, l'agressivité et même... dérider les policiers.

 

Alors, dès que j'en ai eu l'occasion, je me suis inscrite à un stage de clowns activistes. Comprendre qu'ils sont utiles, c'est bien, s'impliquer, c'est mieux.

Ce stage a eu lieu dans la maison de résistance à l'enfouissement des déchets nucléaires à Bure, en Meurthe-et-Moselle

 

Là, j'ai découvert une autre utilité à ces clowns : pousser une situation jusqu'à l'absurde afin d'en prouver la nocivité et le « foutage de g-eule ». (on enfouit des déchets qui resteront dangereux plusieurs milliers d'années sous la terre, entourés d'une couche de béton qui ne pourra être étanche que pendant 3 siècles environ !!! C'est tout simplement criminel pour les générations futures.)

Démonstration en quelques photos :

 

 Il faut enfouir. S'enfuir ? Non ! ENFOUIR... après, il faut s'enfuir.

 

 

 L'équipe de vérification entre en piste.

 

 

 Horreur ! Malheur ! Il y a encore de la radioactivité !

 

 

 C'est dans cette boule que se concentre toute la radioactivité.

 

 

 La situation est grave ! Qu'allons-nous faire ?

 

 

 Euréka ! On a trouvé la solution ! Nous allons cacher cette boule ! On a le droit ? Bien sur, voyons, puisque c'est ce que fait l'état !

 

 Mission accomplie ! Maintenant, partons sur la pointe des pieds, la conscience (presque) tranquille...

 

 

 Nous sommes en sécurité, maintenant : tout est sous contrôle... d'ailleurs, si il y a quand  même encore un problème, nous sommes à l'abri sous ce parapluie de papier offert gracieusement par AREVA. Tout va bien !

 

 

 

 Qui sont les plus sérieux ? L'état et les lobbies du nucléaire ou les clowns ?

 

 

                                                                                       ***************************

Toutes les expressions citoyennes sont des droits et des devoirs : militer, manifester, faire grève, signer des pétitions, interpeller les élus … mais seul le droit de vote est porté aux nues.

Or, la démocratie ne se limite pas au seul droit de vote. Nous en avons la preuve depuis belle lurette.

Certains, bien-pensants, se contentent d'aller voter, puis retournent à leur train-train quotidien et critiquent non seulement les abstentionnistes, mais aussi et souvent de manière très agressive les manifestants, les grévistes,... ces derniers sont pourtant de vrais citoyens éveillés et dignes de la démocratie ; il faut les encourager et, même, les rejoindre.

 

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 16:03

http://actualitemonde.mtxserv.fr/actualit%C3%A9s/74907

Published on mai 10th, 2012 by Admin in Actualités

Le plan des marches revendicatives et des assemblées populaires organisées dans Madrid le 12 mai

 

Entre 1 500 et 2 000 agents devraient été déployés dans Madrid entre le samedi 12 et le mardi 15 mai à l’occasion du premier anniversaire des « indignés » espagnols, selon la presse. Cet effectif record témoigne de la tension avec laquelle les autorités attendent les célébrations de ce mouvement de contestation citoyen dont les images avaient fait le tour du monde l’an dernier.

« Il n’y aura pas de campements », a insisté mercredi 9 mai à plusieurs reprises la déléguée du gouvernement de Madrid, Cristina Cifuentes, en référence au « village » autogéré qui avait occupé la Puerta del Sol de Madrid durant un mois, avant de préciser que seront autorisées trente-cinq rassemblements durant quatre jours. En revanche, elle a refusé que les indignés se réunissent sur la place publique durant 96 heures de suite, comme ils entendent le faire.

Sur les réseaux sociaux, les indignés ont prévenu qu’ils ne respecteraient pas les ordonnances municipales et critiqué la décision du gouvernement madrilène de filmer les manifestants. Selon le mouvement du 15M (qui tire son nom de sa date de naissance le 15 mai), le gouvernement utilise la « stratégie de la peur » afin de décourager la participation des citoyens aux actions pacifiques qu’entendent conduire les indignés.

Mercredi, les indignés n’ont pas réussi à installer leur point d’information comme ils le souhaitaient et un groupe de retraités qui rassemblaient des signatures pour la défense des pensions s’est lui aussi fait déloger par la police.

 

Pénaliser la résistance passive

Déjà, en avril, peu de temps après la grève générale du 29 mars durant laquelle, à Barcelone, des groupes « anti-système » avaient provoqué des incidents, le ministre de l’intérieur avait annoncé une réforme du code pénal afin de punir de deux ans de prison ceux qui convoquent sur Internet une manifestation qui « altère gravement l’ordre public » et de faire de la résistance passive, caractéristique des manifestations convoquées par les « indignés », un délit.

Ce durcissement témoigne de la crainte qu’inspire le mouvement du 15M au gouvernement. Alors que ce dernier tente d’envoyer des messages de confiance à l’Europe et aux marchés, les images de manifestations monstres ne sont pas les bienvenues. D’autant plus que les « indignés » s’attaquent directement à la politique d’austérité du nouveau gouvernement conservateur.

Cinq raisons pour s’indigner

Le 15M donne « cinq raisons » pour s’indigner : « Pas un euro de plus pour sauver les banques, pour une éducation et un système de santé publics et de qualité, non à la précarité et la réforme du marché du travail, pour un logement digne et garanti, pour un revenu minimum universel. »

Le 12 mai, les indignés ont lancé un appel à une manifestation « globale« , comme celle du 15 octobre 2011. Selon le site de Démocratie réelle maintenant (DRY), trente-neuf pays ont répondu à l’appel.

La liste des activités prévue à Madrid, où les festivités se prolongeront jusqu’au mardi, est sans fin. Car l’enjeu est important. Par le biais d’une série d’assemblées populaires (logement, jeunesse, emploi, économie, culture…), de manifestations  (devant le ministère de la santé, dans les quartiers…) et d’actions en tous genres (cri muet le samedi à minuit à la Puerta del Sol, création d’un faux tribunal de justice citoyen pour juger les banquiers, poésie indignée, concert, pique-nique populaire…), le mouvement entend prouver qu’il n’est pas mort, un an après sa naissance.

 

Il y a un an…

C’était le 15 mai 2011, une semaine avant les élections locales et régionales. Une manifestation organisée à Madrid par une série de collectifs citoyens, en marge des syndicats et des associations traditionnelles, sous le slogan « Nous ne sommes pas des marchandises aux mains des banquiers et des politiciens », rassemblait des dizaines de milliers de personnes, alertées par les réseaux sociaux et le bouche-à-oreille.

Le soir, une poignée de manifestants occupait spontanément la place de la Puerta del Sol, bientôt rejoints par des dizaines d’autres campeurs, décidés à clamer leur colère contre le système, la dictature des marchés et la corruption politique. Rapidement, Puerta del Sol, une sorte de village autogéré, fonctionnant par le biais de l’échange de services, la gratuité, le partage et les dons des passants, surgissait dans le cœur de la capitale espagnole. Autour des centaines de tentes dépliées sur la place, on trouvait des cantines, une infirmerie, une bibliothèque, et même un atelier de réparation de bicyclettes et une halte-garderie. Et surtout de gigantesques assemblées populaires à l’air libre, théâtres de débats d’idées en tous genres, ouvertes à tous les « indignés » d’Espagne, foule d’anonymes qui saisissaient cette occasion pour expliquer leur mal-être, y chercher des solutions et clamer qu’un autre monde est possible. Le schéma s’était reproduit dans toutes les grandes villes du pays. Et durant un mois, ce mouvement neuf, frais, utopiste, était devenu la surprise majuscule de cette Espagne que l’on croyait endormie sous le poids de la crise.

Que s’est-il passé depuis ? Le 13 juin, le campement avait été démantelé par la police et le mouvement avait pris d’autres formes. Manifestations, comités de quartiers, assemblées thématiques hebdomadaires, événements ponctuels, mobilisations ciblées, occupations d’immeubles, création de coopératives, de banques du temps et lutte contre les expulsions, le 15M a continué de semer ses graines dans la société civile.

Aujourd’hui encore, à Madrid, pas un jour ne passe sans qu’une assemblée ne soit organisée sur un sujet précis. Sans parler des assemblées de quartier, hebdomadaires, où tous les sujets sont abordés. Pour les indignés, le plus important n’est pas le nombre de gens qui participent mais la qualité des échanges et le fait que depuis un an, des milliers de cerveaux sont reliés entre eux, sur Internet, pour chercher des solutions à la crise et dessiner les contours d’un autre monde, plus solidaire. Une utopie ? Sans doute. Mais aussi un rayon de lumière dans une Espagne désenchantée.

Sandrine Morel


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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 15:54

 

 

Le Nouvel Obs - Créé le 10-05-2012 à 10h20 - Mis à jour à 12h49 4 réactions

Lassés par la vie chère, les Algériens, appelés à renouveler leur Parlement, préfèreront sans doute le silence de l'abstention pour protester contre la classe politique.

 
 
 

Le 29 avril à Alger, des jeunes appellent au boycott du pouvoir et à la libération du militant des droits de l'homme, Abdelkader Kherba. (AFP /FAROUK BATICHE)

Le 29 avril à Alger, des jeunes appellent au boycott du pouvoir et à la libération du militant des droits de l'homme, Abdelkader Kherba. (AFP /FAROUK BATICHE)

Aux terrasses de cafés, dans les allées des universités, dans les rues, la population algérienne est plus occupée à commenter l'élection du nouveau président de la République française et à s'insurger contre le prix de la pomme de terre qu'à débattre de leurs propres élections législatives qui ont lieu ce jeudi 10 mai. D'ores et déjà, la presse algérienne annonce un grand vainqueur : l'abstention. En 2007, le taux officiel de participation ne dépassait pas les 37% et le phénomène risque de s'amplifier.

Plus d'un an après les manifestations qui avaient éclaté dans le sillon de la révolution tunisienne, les Algériens sont toujours gagnés par le fatalisme et la lassitude malgré la présence de 44 partis au scrutin, dont 23 nouveaux. Préoccupés par un quotidien émaillé de grèves, minés par une inflation galopante, hantés par une guerre civile qui a traumatisé plusieurs générations, désabusés par des décennies de fraudes électorales, les Algériens se détournent d'un système politique qu'ils estiment verrouillé et incapable de se réformer. La campagne s'est achevée dans une indifférence générale et certains meetings ont été annulés... faute de participants.

Le désenchantement est bien ancré et le pouvoir tente de convaincre –parfois violemment- que le pays est en train de changer. Les partis islamistes de leur côté espèrent profiter du succès des formations islamistes dans les pays voisins, au Maroc et en Tunisie pour se placer comme principale force d'opposition.

A la recherche d'une crédibilité

Le régime au pouvoir compte pourtant sur ce scrutin proportionnel à un tour pour asseoir une légitimité depuis longtemps perdue et baliser la présidentielle de 2014. Il cherche, à travers ces législatives, à consolider les réformes entamées pour contenir la vague des révoltes arabes. Suppression de l'état d'urgence en février 2011, révision de la Constitution, loi sur les partis, sur les associations, nouveau code de l'information... autant de mesures censées calmer les mécontentements qui éclatent un peu partout. Le pouvoir a aussi arrosé de son bas-de-laine - confortable grâce à la rente pétrolière -toutes les corporations garantissant le statu-quo mais sans jamais réussir à convaincre.

Le président Abdelaziz Bouteflika lui-même, comme dans un dernier souffle, a tenté mardi 8 mai de mobiliser la jeunesse à ce rendez-vous électoral, allant jusqu'à exprimer clairement son désir de quitter la vie politique. De passage à Sétif pour commémorer la répression du 8 mai 1945, il a répété par trois fois : "Je m'adresse aux jeunes qui doivent prendre le relais, car ma génération a fait son temps. Après avoir libéré le pays et participé à son édification, l'heure de la retraite a sonné pour les anciens [...] Les gens qui ont libéré le pays vous disent que nous n'avons plus les forces pour continuer. Le pays est entre vos mains, prenez-en soin." Le chef de l'Etat a d'ailleurs comparé l'enjeu de ces élections au 1er novembre 1954, date du début de la guerre d'indépendance ! Cinquante après la fin de la guerre d'Algérie, les mots sont graves comme si le pouvoir jouait sa survie.

L'implication du président de la République dans une campagne pour les législatives révèle le désarroi d'une équipe dirigeante aux abois. Au Parlement, son parti le FLN, tiraillé par des tensions internes, a perdu de l'influence sur la scène algérienne. Une importante campagne d'incitation au vote a été organisée dans tout le pays. Des SMS ont été envoyés sur les portables, des arrestations et des poursuites pénales ont été engagées à l'encontre de citoyens qui ont appelé au boycott des élections.

Arrestations

L'organisation Human Rights Watch (HRW) s'est alarmée le 9 mai de l'interdiction faite aux Algériens de manifester contre la tenue de ce scrutin. "Si les autorités algériennes ont vraiment l'intention de respecter les droits humains et les réformes démocratiques, elles devraient assouplir les lois pour montrer qu'elles ne craignent pas de laisser les Algériens exercer leur droit de rassemblement", a déclaré dans un communiqué Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de l'organisation internationale.

Lorsque qu'une manifestation est considérée comme politiquement sensible, "les forces de sécurité bloquent l'accès à l'endroit prévu pour le rassemblement", explique HRW. "Puis elles y pénètrent pour disperser tous ceux qui ont réussi à atteindre l'endroit, arrêtant certaines personnes et les transportant vers les postes de police, où elles sont détenues plusieurs heures avant d'être relâchées."

Mais les menaces n'y font rien, de nombreux Algériens ont décidé de faire du boycott leur seule arme politique.

L'abstention comme moyen d'expression

Les raisons du rejet sont nombreuses. Le quotidien "El Watan" explique dans son édition du 9 mai que "l'Assemblée populaire nationale ne pouvait avoir meilleure image en détournant le regard des problèmes de fond : la corruption, le régionalisme, les passe-droits, le non-respect des libertés, les atteintes aux droits de l'homme (...). l'Assemblée asservie et sans contenance a fini par agacer les Algériens qui n'ont que faire d'une institution qui n'est ni plus ni moins qu'une source de rente et une voie pour l'affairisme". Pour beaucoup, la séparation des pouvoirs n'est qu'une vitrine. Les députés sont accusés d'obéir aux politiques du gouvernement lui-même dirigé dans l'ombre par les militaires et les services de renseignements.

Battre l'abstention de 2007, voilà le mot d'ordre de ceux qui appellent au boycott. Cet appel est porté par des personnalités influentes. "El Watan" cite en premier lieu le militant des droits de l'Homme Ali Yahia Abdenour qui, dans une tribune au quotidien, estime que "la priorité politique absolue est le boycott". Ou encore Maïssa Bey, grande figure de la littérature algérienne, qui expliquait au "Journal du Dimanche" le 6 mai dernier qu'elle n'ira pas voter : "Ce serait faire le jeu du régime, faire le jeu du clientélisme et de la corruption."

Mais ce sont aussi des anonymes qui remportent les suffrages du boycott. Sur les réseaux sociaux, les jeunes se sont mobilisés il y a quelques jours contre l'arrestation du cyber-activiste Tarek Mameri qui appelait à coup de vidéos postées sur YouTube au boycott des élections. Fin avril, le ministre de l'Intérieur, Daho Ould Kablia, a mis en garde ceux qui encourageraient le boycott des élections. Il a déclaré que "des sanctions sévères seront appliquées envers toute personne" qui nuirait à la crédibilité des prochaines élections. Pourtant, aucun article de loi algérien n'interdit l'appel au boycott.

- Une des vidéos de Tarek Mameri :

 


 

Libéré le 4 mai, en attente d'un jugement, le web reste actif.

Sur Twitter, certains ont créé le hashtag #10MaiToz, comme pour souligner que ces élections ne changeront rien à leur vie quotidienne.

 

A Bejaïa, à l'est d'Alger, des étudiants ont appelé à une marche ce jeudi au siège de la wilaya [collectivité territoriale publique, NDLR].

Des islamistes en embuscade

Les partis d'opposition aussi dénoncent une mascarade du régime en place et signalent des fraudes en faveur du FLN. Pour donner des gages de crédibilité, Abdelaziz Bouteflika a invité 150 observateurs de l'Union européenne sur les 500 de l'Organisation de la coopération islamique, de l'Union africaine, de l'Onu et de la Ligue arabe considérés comme des "amis" du pays.  En revanche, le pouvoir refuse l'accès au fichier électoral national à la demande des observateurs européens justifiant de données "confidentielles".

Et les islamistes comptent bien profiter des accusations de fraudes récurrentes. Mardi, le président du Front de la justice et du développement (FJD), l'islamiste radical Abdallah Djaballah a accusé les autorités d'avoir "gonflé la liste d'électeurs qui représentent 65% de la population alors qu'habituellement elles ne dépassent pas les 45%".

La coalition de trois partis "islamistes modérés", l'Alliance de l'Algérie verte (composée du Mouvement de la société pour la paix, d'El Islah et d'Ennahda) se voit déjà grand vainqueur des élections.

L'après-10 mai est pour l'heure incertain. Si les partis islamistes offrent une étonnante confiance, rien ne permet de dire que les Algériens feront le choix de ce vote contestataire. Les séquelles de la vague islamique des années 1990 sont encore présentes et pourraient jouer en défaveur des islamistes.

Les préoccupations sont ailleurs. Régulièrement les titres de la presse algérienne relatent les nombreuses tentatives d'immolations, les grèves de la faim, les mini-émeutes, l'augmentation des prix des fruits et légumes... Les jeunes rêvent de changement sans l'atteindre. Combien de temps encore l'Algérie restera à l'écart des tumultes voisins ?

Sarah Diffalah

Par Sarah Diffalah

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 15:41
Marianne - Jeudi 10 Mai 2012 à 05:00
Greek Crisis
Historien et ethnologue, ancien correspondant en France pour la revue grecque Nemecis, Panagiotis... En savoir plus sur cet auteur

 

Les résultats des élections législatives grecques, qui se sont tenues dimanche, ont renversé l'ordre politique. Fin du bipartisme, arrivée de la gauche radicale en deuxième position, entrée des néo-nazis au Parlement... Notre blogueur associé Panagiotis Grigoriou revient sur ces bouleversements historiques.

 

(Alexis Tsipras, chef de la gauche radicale grecque, Syriza - Kostas Tsironis/AP/SIPA)
(Alexis Tsipras, chef de la gauche radicale grecque, Syriza - Kostas Tsironis/AP/SIPA)
Dans la rue, on peut désormais sourire au temps. Les mots planent partout, la moindre phrase devient significative, et surtout, elle sonne juste : « On les aura », « Ils ont peur maintenant », « Nous ne savions plus comment faire, mais nous trouverons le chemin... » Comme ces femmes, travaillant à l'accueil au sein d'une entreprise athénienne : « Il est temps de montrer nos dents à l'Europe ; il y a en a assez, mais nous n'irons tout de même pas sortir de l'euro. L'euro ce n'est pas mauvais en somme, non ? » La réponse, par une de ses collègues, n'a pas tardé : « Qu'ils aillent se faire fou*** et leur euro avec, ce n'est pas le nôtre. Je travaille à temps plein pour 700 euros par mois, et toi, Dora, tu touches moitié moins. » Et Dora le confirme : « Je viens d'être embauchée à temps complet pour 350 par mois, je le vois venir, tout le monde sera au même tarif [...] Si c'est celui-là notre avenir, alors nous revoterons Syriza. »

Les heures tournent. Samaras, grand perdant de ces élections, n'a pas réussi à former un gouvernement. Les journalistes se déchaînent sur la nécessite « d'un gouvernement responsable ». Les rumeurs les plus folles circulent sur Internet, les fausses nouvelles aussi, la guerre psychologique reprend de plus belle. La bancocratie n'est pas vaincue, et elle est encore capable d'inventer : « Attendons-nous à des surprises de taille de leur part », me disait une personne, militante au parti Syriza. Au KKE par contre, les camarades communistes sont amers : « Syriza prendra la place du Pasok dans la social-démocratie, Kouvelis avec sa "Gauche démocratique" le fait presque déjà, nous ne sommes pas de la dernière pluie au Parti communiste. Comment veulent-ils annuler ou même rafistoler le mémorandum sans quitter l'Union européenne, et sans priver les capitalistes du vrai pouvoir politique et économique ? Car le pouvoir gouvernemental à lui seul ne peut pas suffire. » C'est ainsi que le KKE a rejeté la proposition d'Alexis Tsipras mardi, encore une fois, c'est « non ».

Samaras, de la vieille droite, n'a pas pu former un gouvernement lundi. Ainsi, il s'est souvenu qu'il était « parmi les premiers à critiquer le mémorandum ». Les médias affolés suggèrent des « solutions car le pays a besoin d'être gouverné ». Ainsi, ces journalistes – perroquets de leurs patrons – insistent sur le « drame dans lequel nous sommes plongés » depuis dimanche. Sauf qu'ils omettent de dire que nous sommes toujours gouvernés, mais par les agents des Troïkans. Car il y a le feu : lundi déjà, on a noté « l'arrivée à Athènes, de la "Task Force" de la Commission européenne pour coordonner la réalisation des réformes et pour auditer les ministères. Elle est composée de 30 à 40 personnes, lesquelles vont contrôler les finances publiques, et surtout l'exécution du budget. Ces agents se sont installés dans les ministères, d'où ils contrôleront les recettes et les dépenses de l'Etat, une par une. Au même moment, on est en train de former le nouvel Observatoire permanent du mémorandum ("Permanent Monitoring"), dans l'urgence. Le chef de cette structure séjournera de façon permanente à Athènes, et ses membres seront en contact direct avec les équipes installées au sein des ministères, en temps réel. C'est une équipe parallèle à celle du FMI ; cette dernière est d'ailleurs hébergée dans un bâtiment appartenant à la Banque de Grèce. » (quotidien Tanea du 8 mai 2012).

Seulement, les Grecs savent désormais que cette fameuse « banque centrale » n'appartient pas à l'Etat et ne sert pas l'intérêt commun (évidemment). Alexis Tsipras et son parti Syriza le savent également. Sa lettre, adressée aux bancocrates, c'est à dire aux dirigeants de l'Union européenne, nous a fait sourire davantage : « Nous ne reconnaissons pas les signatures des dirigeants Pasok et Nouvelle démocratie, nous ne reconnaissons plus le mémorandum et les traités entre la Troïka et la Grèce, car non seulement ces actes sont illégaux, mais le peuple, dans son immense majorité, les désavoue. » Panagiotis Lafazanis, député Syriza, prévient même que la présence de la Troïka en Grèce est illégale, ses agents doivent quitter le pays rapidement.

Nous ne connaitrons pas toutes les suites de l'histoire ce soir-même. Le système prépare sa « solution », un plan B, peut-être avec l'aimable participation de Kouvelis dans un deuxieme temps, qui sait ? Ou encore une autre « nouveauté ». Sauf que les ingrédients d'un autre futur sont déjà dans la marmite. Dans la logique instaurée par le « mémorandisme réel », dépasser et surtout désamorcer les politiques de rigueur, puis explorer une autre orientation économique et géopolitique pour la Grèce, obliger à sortir des traités. Ce n'est pas encore très clair, mais à travers l'opinion publique on désigne déjà « l'Europe » comme initiatrice de ces politiques, et pas qu'en Grèce. Ce n'est pas encore clair certes, mais nous y sommes déjà. « Il faut former un grand parti pro-européen », répète Venizélos, et il sait pourquoi.

Ce n'est pas impossible, sauf que Syriza veut mobiliser le peuple et créer un front de gauche encore plus large et peut-être pas uniquement de gauche. J'entends autour de moi des gens qui se disent fiers de Syriza, « pour notre dignité retrouvée », c'est déjà un pas vers la liberté. D'autres, par contre, font part de leur inquiétude, comme cette personne hier matin, pendue sur son mobile, dans une rame du RER athénien : « Ah, oui je sais, il n'a pas été élu député, de toute façon c'est la catastrophe donc c'est fichu, mon affaire ne marchera pas... »

L'ancienne ordre politique s'effondre. Sur les ondes de la radio Real-FM, lundi après midi, lors d'une émission, les deux animateurs ont fait lire les messages d'auditeurs à l'antenne. Pour plus d'un tiers, ces messages concernaient l'Aube dorée. Les auditeurs ont tantôt exprimé leur indignation, tantôt félicité la progression du parti : « Je ne suis pas fasciste, mais j'ai voté pour eux, j'en ai assez de ces voleurs des partis politiques, des occupants de notre pays et des immigrés clandestins qui occupent nos villes. » Le raisonnement peut tourner en boucle sans entraves, sa « simplicité » également tournera en boucle, car on ne bâtit pas un projet de société humaniste à partir de la seule partition du désespoir et du rejet. Il en faudra davantage, à la fois dans la sphère du réel (et de l'action), puis dans la composition de l'imaginaire collectif, sauf qu'un tel imaginaire ne se fabrique pas en une campagne électorale après trente ans de népotisme, de corruption et de consumérisme. « J'ai participé au mouvement des indignés, l'été dernier. Finalement, le mémorandum m'a obligé à partir. Je vous téléphone depuis Dubaï, c'est ici que j'ai enfin trouvé du travail, disons correctement rémunéré. Je ne souhaite cet exil à personne, et l'Aube dorée est une honte pour notre pays, j'ai honte d'être Grec, tout en partageant la joie des amis de Syriza », a ajouté un autre auditeur qui suivait l'émission sur Internet.

Fait significatif, à un certain moment de l'émission, la co-animatrice a informé son collègue, « que le standard [était] submergé d'appels "insistants" de certains membres de l'Aube dorée ». « Fais attention à ce que tu dis, a-t-elle lancé à son collègue. « Ne t'inquiètes pas, je connais certains de ces garçons de l'Aube dorée, car ils aiment la nuit comme moi... Les mecs sont intéressants... Certes, je suis en désaccord politique avec eux, mais nous échangeons sur bien d'autres points », a aussitôt précisé le principal animateur, l'air pourtant gêné, car ceci devint audible rien que par le timbre de sa voix. Évidemment, il y a urgence, car entre « les mecs intéressants » des quartiers du Pirée, et ceux, tout aussi « intéressants », générateurs de la politique dictée à Bruxelles ou à Wall Street, il y a de quoi faire, surtout lorsqu'on considère qu'entre le fascisme bancocrate et son alter ego de l'Aube dorée, une autre réalité doit se construire.

Notre paysage politique change enfin. Samaras et sa droite, sous la panique, aspire à réunifier toutes les formations du « bloc européen », pensant aux prochaines élections. « Un piètre politicien, comme son copain de chambrée, Papandréou, du temps de leurs études sur le campus de l'université américaine, décidément cette Amérique... » Telle fut la pensée du jour sous un abri de bus, le premier lundi de la rentrée de l'espoir, et tout le monde a ri.
« Nous abrogerons les engagements du Mémorandum », a déclaré le député Syriza, Panagiotis Lafazanis. « Nous n'irons pas faire entrer par la fenêtre ce que le peuple a fait sortir par la porte », a rajouté Nadia Valavani (élue Syriza à Athènes), interviewée par les journalistes de la Radio skai lundi également.

Il est évident qu'autour de Syriza un nouveau mouvement s'organise. « Je soutiendrai de toutes mes forces Alexis Tsipras dans ses efforts de former un gouvernement qui abrogera le mémorandum, et qui aura comme but la reprise en main de la souveraineté nationale de notre patrie. Je lance un appel à tous les patriotes et à tous les esprits créatifs de notre pays, il faut contribuer à ce que la Grèce retrouve le chemin de l'autonomie, du progrès et de la renaissance », a déclaré Mikis Theodorakis (quotidien AVGI, proche de Syriza, dans son édition du 8 mai).

L'empire contre-attaquera sans doute dès demain, mais il a perdu une première bataille psychologique. Nous savons que nous pouvons déjà faire basculer les places boursières, rien que par le vent qui tourne. La suite sera plus longue et plus incertaine...

 

Grèce : «l'empire a perdu une première bataille psychologique»
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