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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 14:34

 

LE MONDE | 28.08.2012 à 14h43 • Mis à jour le 28.08.2012 à 15h08

Par Hervé Kempf

 

 

Nouvelles questions sur le stockage profond des déchets nucléaires

 

Le 10 septembre, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) entrera dans le vif d'une problématique nouvelle concernant l'enfouissement des déchets nucléaires à vie longue, dont la radioactivité perdure pendant des milliers d'années. Pour la première fois, se réunira le comité de pilotage d'un nouveau programme, GEOSAF2, visant à étudier les méthodes d'exploitation des centres de stockage de ces déchets.

"Jusqu'à récemment, on analysait la faisabilité du concept. Il s'agit maintenant de faire le lien entre la sûreté à long terme du stockage et la sûreté de l'installation en phase d'exploitation", explique Michael Tichauer, président de ce comité et chercheur à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRNS) français.

Pendant une centaine d'années après la décision de créer un site de stockage en profondeur, il faudra à la fois creuser les galeries et y installer les équipements nécessaires, tout en commençant à l'exploiter, c'est-à-dire à y entreposer les conteneurs de déchets.

"La sûreté pendant la phase d'exploitation est un des sujets qui nous mobilise le plus", affirme Marie-Claude Dupuis, directrice de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). Celle-ci conduit le projet français de Centre industriel de stockage géologique (Cigéo), qui doit être mis en service en 2025.

"Il y aura des dizaines de kilomètres de galeries, ce sera une installation immense, bien plus grande que celle de la Hague, dit M.Tichauer. Il y aura d'un côté des mineurs, de l'autre des travailleurs du nucléaire plaçant les colis dans les alvéoles : ce sont deux cultures qui n'ont rien à voir." Cette cohabitation va créer des problèmes de sûreté nouveaux. "L'objectif est de confiner au maximum les colis nucléaires, mais dans les travaux souterrains, la priorité absolue est l'évacuation du personnel", note MmeDupuis.

 

 RISQUE D'INCENDIE

Une préoccupation importante est le risque d'incendie, soulevé par un ingénieur indépendant, Bernard Thuillier, qui a analysé les dossiers publiés par l'Andra et qui, reconnaît sa directrice, "pose de bonnes questions".

Ce risque découle de la présence de bitume dans des colis de déchets anciens, ainsi que de l'éventuelle formation d'hydrogène sur certains colis. Le danger semble gérable à l'IRSN et à l'Andra, qui évoquent cependant la nécessité de reconditionner les colis contenant du bitume et de doubler les galeries, pour pouvoir évacuer les mineurs en cas de besoin. Des précautions qui entraîneraient des surcoûts.

D'autres problèmes apparaissent, comme le rejet par l'installation de gaz faiblement radioactifs, sa consommation d'eau comparable à celle d'une ville de 50 000 habitants, ou sa consommation électrique requérant une puissance de 72 mégawatts. Des questions nouvelles, aussi : "L'exploitation se déroulera sur cent ans. Comment maintenir les compétences sur une telle durée ?", interroge M. Tichauer. Toutes ces questions devront trouver des réponses avant le débat public qui aura lieu en 2013 sur ce projet de stockage.

 

Lire aussi le reportage sur le centre de stockage de Bugey dans l'Ain


Hervé Kempf

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 14:27

 

Le Monde.fr avec AFP | 28.08.2012 à 11h26

 
Des manifestants dans les rues de New York, le 29 février 2012.

Twitter a fait appel, lundi 27 août, d'une décision de justice l'obligeant à communiquer des données sur l'un de ses utilisateurs, impliqué dans des manifestations du mouvement Occupy Wall Street. Cette affaire susceptible de faire jurisprudence concernant la liberté d'expression en ligne.

 

Lire : le document de la plainte (.PDF)


Twitter dit avoir déposé le recours pour protéger ses conditions d'utilisation, qui "ont établi depuis longtemps que les utilisateurs sont propriétaires de leurs archives". Le recours de Twitter a reçu le soutien de l'Union américaine des libertés civiles (ACLU), qui a dit espérer qu'il "annule la décision dangereuse de la Cour". "D'après le premier et le quatrième amendements, nous avons le droit de parler librement sur Internet, avec la certitude que le gouvernement ne pourra pas avoir d'information sur notre discours sans un mandat", a commenté Aden Fine, un avocat de l'ACLU.

A la fin de juin, un juge de Manhattan avait au contraire estimé que la loi lui permettait d'exiger l'accès aux tweets et autres données de Malcolm Harris échangés entre le 15 septembre et le 31 décembre 2011. M. Harris est poursuivi pour des débordements dans le cadre d'une manifestation sur le pont de Brooklyn, à New York, l'an dernier.

 

 INFLATION DES DEMANDES D'INFORMATIONS

Dans une décision de onze pages, le juge estimait que ces messages n'étaient pas soumis à la garantie constitutionnelle qui protège la vie privée, relevant notamment que "si on poste un tweet, c'est comme si on crie à la fenêtre, l'objectif n'est pas de garder cela privé". "Alors que la procédure poursuit son cours en appel, nous espérons que le tribunal reconnaîtra ce qui est en jeu", poursuit l'Electronic Frontier Foundation.

Lire : la justice veut récupérer les données d'un utilisateur de Twitter

En juillet, le groupe Twitter a annoncé que 2012 avait vu ce genre de demandes d'informations sur ses abonnés exploser. "Nous avons reçu plus de demandes de gouvernements dans la première moitié de 2012 (...) que sur l'ensemble de l'année 2011", a noté le responsable juridique du groupe, Jeremy Kessel, dans un commentaire sur un blog.

La majorité (679) des 849 requêtes venaient des Etats-Unis et, dans 75 % des cas, tout ou partie de l'information a été fourni, selon un rapport de transparence de l'entreprise, dont la majorité des abonnés réside aux Etats-Unis.

Twitter à l'offensive

 

Le site de micromessagerie ne mentionne plus, depuis lundi 27 août, l'outil sur lequel l'internaute réalise ses tweets, en pied des micromessages, relève la presse spécialisée. Depuis quelques mois, le site a durci les conditions d'utilisations de ses données, par les services concurrents.

 

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 14:17

 

 

LE MONDE | 28.08.2012 à 12h25 • Mis à jour le 28.08.2012 à 14h17

Par Jean-Michel Bezat

 
 
La baisse de l'essence et du gazole ne devrait pas dépasser 6 centimes par litre.

Il y a les propos de campagne et les dures réalités des lendemains de victoire. Le candidat François Hollande avait promis aux Français de bloquer les prix des carburants à la pompe, qui ont retrouvé leur niveau élevé du printemps ; le président de la République et son gouvernement ont vite compris que cette piste était impraticable. Ils se sont rabattus sur une baisse de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TIPCE) – forcément modeste et temporaire en période de disette budgétaire – et une ponction sur les marges des distributeurs.

Le ministre de l'économie a annoncé, mardi 28 août, que la réduction ira "jusqu'à 6 centimes". Elle entrera en vigueur "dès maintenant" et  "pour trois mois". Pierre Moscovici a ajouté que l'effort serait également réparti entre l'Etat (3 centimes de baisse de taxe), qui perd environ 300 millions de recettes fiscales, et les distributeurs. "Ce sera à chaque opérateur d'annoncer jusqu'où il pourra aller", a déclaré Jean-Louis Schilansky, le président de l'Union française des industries pétrolières (UFIP).

PAS DE CRISE EXCEPTIONNELLE

Il y avait urgence, selon les associations de consommateurs qui sont sorties déçues et sceptiques, lundi, de leur entretien avec Pierre Moscovici et Benoît Hamon, le secrétaire d'Etat à la consommation. Le dernier relevé hebdomadaire du ministère de l'énergie indique, en effet, que le prix moyen du gazole (80 % des carburants vendus) a atteint 1,46 euro le 24 août et celui de l'essence SP95 près de 1,65 euro. Des niveaux historiquement hauts qui rendront la baisse de 6 centimes "cosmétique".

Lundi soir sur France 2, le premier ministre avait aussi insisté sur la nécessaire transparence du secteur. Un observatoire des prix et des marges avait été créé par le gouvernement Fillon. Jean-Marc Ayrault souhaite que les services de Bercy se penchent également sur le lien entre coûts d'approvisionnement et prix à la pompe, même si la Direction générale de la concurrence (DGCCRF) indique qu'elle n'a découvert aucune spéculation autour des stocks de carburants.

Pourquoi la nouvelle majorité n'a-t-elle pas décrété un blocage dès qu'elle a vu les prix à la pompe remonter au début des grandes migrations estivales ? Quand il avait proposé un gel de trois mois durant sa campagne, M. Hollande avait en mémoire un précédent. En août 1990, Pierre Bérégovoy, alors ministre de l'économie, avait pris un décret en Conseil d'Etat pour geler les prix des carburants jusqu'au 15 septembre. Une mesure d'exception pour une crise majeure : une semaine plus tôt, l'Irak avait envahi le Koweït, provoquant une flambée des cours.

 MOBILISATION

Le gouvernement s'était appuyé sur l'article L. 410-2 du code du commerce autorisant un blocage pour une durée maximale de six mois. Mais l'arme ne peut être utilisée que dans des conditions précises comme "une situation de crise, des circonstances exceptionnelles, une calamité publique ou une situation manifestement anormale du marché dans un secteur déterminé". Rien de tel aujourd'hui, où le marché pétrolier n'est pas perturbé par une crise géopolitique majeure, un désastre climatique ou un fonctionnement anormal. Pénalisant pour les distributeurs, ce blocage avait été levé au bout de cinq semaines.

Vingt-deux ans après, la profession s'est de nouveau mobilisée contre un tel blocage. L'Union des importateurs indépendants pétroliers (Carrefour, Auchan, Casino et Cora) a prévenu, le 9 août, dans le Bulletin de l'industrie pétrolière, qu'il poserait "des problèmes économiques insurmontables". Et dès la proposition Hollande de gel des prix connue, le Conseil national des professions de l'automobile avait préparé une campagne pour rappeler, à coups d'affichettes placardées dans les stations-service, la lourde fiscalité pesant sur les carburants. Le gouvernement les a visiblement entendus.

Jean-Michel Bezat

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 14:12

 

Le Monde.fr | 28.08.2012 à 15h08 • Mis à jour le 28.08.2012 à 15h45

Par Angela Bolis

 
 

Mardi 28 août, au tribunal d'Evry, les juges devaient déterminer si l'agence foncière et technique de la région parisienne, propriétaire d'un terrain situé à la frontière entre Evry et Courcouronnes, dans l'Essonne, était autorisée à en expulser les familles roms qui l'occupent illégalement depuis quelques mois. Mais l'agence publique a finalement choisi d'abandonner les poursuites, rapporte Serge Guichard, président de l'Association de solidarité de l'Essonne avec les familles roumaines roms (Asefrr), qui a suivi l'audience. "Ce qui signifie qu'il n'y a pas de décision de justice d'expulser", interprète-t-il.

Le jugement, toutefois, n'était pas d'ordre à bousculer le cours des choses. Car les Roms en question – plus de 70 personnes en provenance de Roumanie – avaient déjà été évacués, la veille à l'aube, dudit terrain. Et ce du fait d'un arrêté du socialiste Francis Chouat, successeur de Manuel Valls à la mairie d'Evry – lui qui, devenu ministre de l'intérieur, est monté au créneau pour défendre les démantèlements de camps roms qui se sont multipliés au mois d'août.

Cette décision du maire, prise une poignée de jours avant la procédure de justice, n'a pas manqué d'interloquer les associations de défense des droits des Roms. Les deux démarches sont pourtant indépendantes, assure M. Chouat, qui renvoie à la ligne définie par le premier ministre : les expulsions sont légitimes, a dit M. Ayrault, "dès lors qu'elles interviennent en application d'une décision de justice ou pour mettre fin à une situation de danger ou de risque sanitaire".

Sa décision relève donc du second cas : il évoque "des conditions sanitaires déplorables", "des risques d'incendie", et un terrain "dangereux", car "en surplomb des voies du RER D ". Mais pas seulement : "Je connais les conséquences, quand on laisse se développer ces campements trop longtemps. Ils deviennent de véritables bidonvilles, indignes de la population et des riverains, dans lesquels se développent toutes sortes de trafics, des actes de délinquance, et sans doute de la prostitution. Cela devient inextricable", s'exclame-t-il.

 DU BIDONVILLE À LA RUE

Mircea et Angelo devant ce qu'il reste de leur campement, lundi 27 août à Evry.

A l'ombre d'un bosquet derrière des tours, séparé des voies ferrées par un talus et un grillage, le terrain choisi par les Roms était en tout cas bien caché, au bout d'un sentier qui file entre les broussailles. Pour Serge Guichard, "c'était loin d'être le pire bidonville de la région, il était entretenu. Et si on se soucie tant de la santé de ces familles, pourquoi ne jamais avoir installé de toilettes chimiques ni de point d'eau, ni mené de suivi sanitaire ? C'est nous qui avons fait vacciner les enfants, et on n'a jamais réussi à les rescolariser à Evry", dit le militant.

 Quoi qu'il en soit, le bidonville, aujourd'hui, n'est plus. Mircea et Angelo, revenus chercher des scies et autres affaires qui ont échappé à la pelleteuse, regardent bras croisés ce qu'il en reste – un amas de planches, baches en plastique et matelas, d'où émergent ici et là un morceau de dentelle, un nounours. Ou encore, sur la terre poussiéreuse, un reste de feu de camp, quelques oignons, des jouets cassés. "Il y avait deux cabanes par là, montre Angelo, en traçant dans le vide un vague plan du campement. On aimait bien ici, poursuit-il. On ne faisait pas de ferraille, moi je suis musicien, je joue de l'accordéon, dans le métro, et on vend des journaux. Pour 30 à 40 euros par jour."    

Depuis le démantèlement du camp, à 6 heures du matin, plusieurs familles demeuraient dans la rue lundi, face à l'imposante mairie de la préfecture de l'Essonne. "On n'a pas eu le temps de ramasser toutes nos affaires, je n'ai pas de couches, ni de thermomètre, ni de lait", se plaint une mère, alors que son enfant, boucles blondes et yeux clairs, se tortille sur ses genoux. Une fillette tente vainement de négocier avec un policier d'aller se rafraîchir dans les fontaines qui arrosent le parvis de la mairie écrasé de soleil, comme les autres enfants. C'est non. "Le parvis des Droits de l'homme est interdit aux Roms ", lance Michel Guimard, président de la fédération départementale de la Ligue des droits de l'homme, qui se souvient avoir inauguré cette place avec François Mitterrand dans les années 1980. "L'esprit socialiste a drôlement changé", dit-il.

 LA VALSE DES EXPULSIONS

 

Une femme rom devant la mairie d'Evry, après l'expulsion du camp lundi 27 août à l'aube, à Evry.

La quinzaine de familles qui occupaient le terrain d'Evry étaient arrivées au mois de mai dans la ville, y rejoignant quelques compatriotes qui y avaient construit les premiers baraquements. Elles avaient été expulsées d'un squat dans une ancienne gendarmerie à Viry-Châtillon, une ville voisine. C'était au mois de janvier, alors que la vague de froid commençait à transpercer la France et l'Europe. Femmes, hommes et enfants avaient donc été hébergés dans des hôtels sociaux. "Mais les hôtels, ça ne va pas, explique une mère de famille. Il n'y a pas de cuisine, on ne peut pas faire à manger aux enfants." 

"Le problème, avec ces hébergements, c'est que les familles sont dispersées. Alors que le camp permet de créer du lien social, de s'entraider, d'être soutenu par les associations, renchérit Serge Guichard. Et ils sont trimballés d'hôtel en hôtel, c'est instable. Or ils doivent connaître la région, pour repérer les points de mendicité, se faire un réseau chez les artisans du coin qui leur donnent du travail dans le bâtiment, l'agriculture, l'entretien..." "Le camp leur permet aussi de rester au même endroit pour scolariser les enfants. Ils allaient à l'école à Viry, note Nicole Brulais, militante dans la même association. Il fallait voir la petite Rebecca, ce matin, partir fièrement, avec son cartable tout neuf." 

Relogées en janvier, donc, les familles ont dû retourner à la rue trois mois plus tard, faute de place, avant de trouver ce nouveau terrain. C'est pourquoi ce lundi, lassées par la valse des expulsions et des déplacements, nombre d'entre elles ont refusé la proposition du maire d'Evry, qui assure avoir offert un hébergement pour chacun des Roms expulsés (ce que dément l'Asefrr). Selon M. Chouat, les places étaient dispersées entre plusieurs départements – Essonne, Val-de-Marne, Paris, Seine-Saint-Denis –, et garanties pour huit jours minimum. Après... "On ne sait pas. Même ce soir, on ne sait pas où on dort, dit Virgil, qui porte son garçon de 5 ans, Renaldo, né à Saint-Denis dans le 93. Nous, on demande juste un terrain, avec de l'eau et l'électricité. On peut payer pour ça", dit-il.   

Angela Bolis

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 14:07

 

Rue89

  • 11:06
  • 28 août 2012

 

 

 

Après la réunion interministérielle sur les Roms, les expulsions de squats et démantèlements de campements continuent autour de Lyon. Ce mardi 28 août au matin, le plus gros bidonville de l’agglomération a été évacué par les forces de l’ordre à Saint-Priest. Médecins du Monde, avec qui le préfet avait engagé une concertation, a le sentiment de s’être fait « rouler dans la farine ».

 

roms-camp-Saint-Priest

Mardi 28 août. Le plus grand bidonville de Roms quelques minutes avant sa destruction par les pelleteuses. Crédit : Rue89Lyon

Par Laurent Burlet et Leïla Piazza

Ce mardi 28 août aux alentours de 7h, une douzaine de camions de CRS s’est rendue dans un campement sur un terrain de Saint-Priest, tout près des usines Renault Trucks et du parc de Parilly. Quelque 180 Roms vivaient dans ce campement de fortune. Seules 121 personnes, dont 74 adultes et 47 mineurs, étaient encore présentes au moment de l’expulsion, selon la préfecture. Le terrain appartient à un propriétaire privé, Nexity.

« Il fallait un moratoire pour ce terrain. Certes, ici, ils n’avaient pas d’eau ni d’électricité mais ça allait », commente, écœurée, Gilberte Renard du collectif Roms.

L’expulsion devait avoir normalement lieu le 23 août. Mais la veille, la préfecture du Rhône avait convoqué une réunion de concertation, comme le ministère de l’Intérieur l’encourageait.

 

Concertation : « On s’est fait rouler dans la farine »

A cette réunion étaient présentes plusieurs associations dont Médecins du Monde (MDM). Isabel Marblé, assistante sociale de MDM explique :

« Le préfet a ouvert la possibilité que le terrain ne soit pas expulsé. Le lendemain, il a rappelé Médecins du Monde pour dire qu’il n’y avait pas d’expulsion prévue. Nos équipes ont alors travaillé sur un diagnostic de santé des populations présentes. »

Sur place ce mardi, lors de l’expulsion du bidonville, cette salariée de MDM ne cachait pas sa colère :

« Le résultat aujourd’hui de cette concertation : des expulsions sans aucune proposition de relogement et avec des OQTF (obligation de quitter le territoire français, ndlr). J’ai l’impression qu’on s’est fait rouler dans la farine. Et en plus de cela, c’est la première fois que Médecins du Monde ne peut pas rentrer sur un terrain lors d’une expulsion. »

Contactée par Rue89Lyon, la préfecture a confirmé l’expulsion mais ne souhaite pas s’exprimer davantage sur le sujet.

Des contrôles d’identité ont eu lieu. Et au moins quatre OQTF ont été distribuées, selon notre journaliste présent sur place.

Le campement étant composé de baraquements et de caravanes, ces dernières ont été tractées, tandis qu’à partir de 10h30, les pelleteuses ont commencé à détruire ce qu’il restait.

Dans l’agglomération lyonnaise, il s’agit au moins de la huitième expulsion depuis début août.

 

Des solutions de relogement toujours inexistantes

Les habitants étaient quant à eux partis dans la nature, sans solution de relogement.

« Des solutions de relogement, il y en a. Il y a plein de locaux vides dans l’agglomération. Par exemple, la clinique Montplaisir ou la clinique du Parc », suggère Gilberte Renard.

Dans le même temps, le 115, débordé actuellement, ne peut prendre en charge quelque 300 personnes, qui restent sans solution d’hébergement. Alors que des militants du collectif lyonnais pour l’accès à la scolarisation et le soutien aux expulsés des squats (CLASSES) appelaient le 115 pour trouver une solution pour une famille avec deux bébés de 3 et 4 mois, Henri Branciard s’exclame :

« Le 115 n’est même pas au courant qu’il y a une expulsion. On nous demande de rappeler demain. Vous parlez d’une concertation ! »

Pas loin de là, dans le parc de Parilly, une trentaine de personnes se sont regroupées. Parmi eux, un père de famille de quatre enfants. Il explique avoir travaillé deux ans en Italie puis avoir dû partir à cause de la crise. Très remonté, il s’exprime dans un français hésitant :

« Nous sommes des citoyens européens. Mais on nous maltraite. Ce matin la police a cogné à nos portes et nous a forcé à partir. »

D’autres personnes s’approchent des journalistes pour leur parler. Ils viennent tous de la même région de Roumanie, vers Craiova. Et le sentiment de rejet règne :

« On ne nous aime pas. La police est raciste. Elle pourrait nous contrôler et nous dire de partir calmement. »

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 14:01

 

 

TAMPA. Il ne sont pas 500 mais toutes les médias du monde ont les yeux rivés sur eux. Les manifestants qui protestent, ce lundi 27 août dans les rues de Tampa contre la tenue de la convention du parti républicain bénéficient d’une conjonction météorologico-médiatique exceptionnelle. La tempête « Isaac », qui a forcé les républicains à reporter d’un jour le début de leurs travaux, ne déverse finalement sur la ville qu’une pluie drue mais intermittente. Les 15000 journalistes accourus pour couvrir l’événement doivent « meubler » cette journée. Les protestataires leur fournissent images, sons, et idées. Dans un centre-ville en état de siège, vidé de ses voitures et sillonné en permanences par des escouades de policiers vêtis de kaki et circulant à pied ou à vélo, ils ont fourni une animation que les républicains, en panne de convention, ne fournissaient pas. Du militant vert, en tenue de camouflage végétal vantant la « sagesse écologique »,  jusqu’aux femmes anti-guerre du mouvement Pink code, déguisées en vagin pour dénoncer le mépris des droits des femmes par le Grand old Party, la manifestation portait des messages variés.

Le grand affrontement entre des « anarchistes » et les forces de l’ordre, dont les journaux locaux faisaient leur gorge chaude depuis des jours, n’a pas eu lieu. Trois ou quatre porteurs de drapeaux noirs, cagoulés, appelant à « supprimer » à la fois Mitt Romney, Barack Obama et le bipartisme, ont tenté de provoquer le cortège, mais en vain.

La petite foule compacte scandait plus classiquement : « Les républicains dehors ! »,  « De l’argent pour les besoins des hommes, pas pour nourrir les patrons ! », « Les banques ont été renflouées, nous ont a été liquidés ! » « Comment réparons-nous le déficit ? Arrêtons les guerres et taxons les riches ». Des slogans inspirés par le mouvement « Nous sommes les 99% » et « Occupy Wall Street ».

A la tribune, avant le départ, une militante avait dénoncé le « message toxique » de la convention républicaine : « ils alimentent les attaques contre les travailleurs, les immigrés, les gays. Ils défendent la liberté… mais celle d’avoir faim et d’aller faire la guerre à l’étranger ». «Nous voulons de bons emplois, une éducation abordable, le droit à la santé et l’égalité », proclamait la banderole de tête illustrée d’un éléphant (le symbole des républicains) barré de noir.

Soigneusement canalisé à travers la ville, surveillé par un hélicoptère, le cortège s’est dispersé sur le terrain vague mis à la disposition des manifestants par la municipalité (démocrate) de Tampa, à portée de vue du stade couvert où doit se tenir le grand rassemblement républicain. Au même moment, dans l’enceinte de ce « forum » baignée de lumières tricolores, le président du comité national républicain Reince Priebus, déclarait symboliquement ouverte la Convention, pour immédiatement la suspendre jusqu’à mardi, comme annoncé. Dehors policiers à vélo et anti-républicains ont vite achevé leur jeu de cache-cache. 

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 13:49

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 28.08.2012 à 09h30

 
Un Tibétain en exil dépose une bougie sur une sculpture à la mémoire des Tibétains qui se sont immolés par le feu, à Dharmsala, en Inde.

Deux Tibétains se sont immolés par le feu dans le sud-ouest de la Chine pour protester contre la répression menée par Pékin dans les zones tibétaines chinoises, ont annoncé des organisations de défense des Tibétains, mardi 28 août.

Lobsang Kalsang, 18 ans, un moine bouddhiste et Damchoek, 17 ans, un ancien bonze, ont été transportés à l'hôpital, où ils sont morts de leurs brûlures. Ils ont commis leur geste désespéré dans la ville d'Aba (province du Sichuan), haut lieu de la contestation contre les autorités chinoises.

 

RÉPRESSION DE LA CULTURE TIBÉTAINE

Juste avant de s'enflammer, ils ont lancé des slogans condamnant la répression de la culture tibétaine, a rapporté l'organisation Radio Free Asia (RFA), citant des Tibétains en exil ayant des contacts sur place.

En tout, cinquante personnes, en majorité des moines bouddhistes, se sont immolées par le feu ou ont tenté de le faire depuis le début de mars 2011 dans les zones chinoises habitées par des Tibétains, selon les bilans des ONG Free Tibet et International Campaign for Tibet.

 

Lire le chat :  L'immolation est, pour les Tibétains, le seul moyen de s'exprimer


La Chine affirme avoir "libéré pacifiquement" le Tibet et amélioré le sort de sa population en finançant le développement économique de cette région pauvre et isolée. Mais de nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Han, l'ethnie fortement majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture.

 

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 13:38

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 28.08.2012 à 09h49 • Mis à jour le 28.08.2012 à 12h32

 
 
Les parents et la s?ur de Rachel Corrie, le 26 août à Jérusalem.

Un tribunal israélien a rejeté, mardi 28 août, une plainte au civil déposée par les parents de la pacifiste américaine Rachel Corrie, tuée en 2003 par un bulldozer militaire israélien durant une manifestation. La jeune femme de 23 ans avait été écrasée alors qu'elle s'opposait avec d'autres membres du Mouvement international de solidarité et des Palestiniens à la destruction d'une maison palestinienne à Rafah, au sud de la bande de Gaza.
 

Contestant la décision de l'armée de clore le dossier, la famille de Rachel Corrie avait déposé en mars 2010 une plainte contre l'Etat d'Israël et le ministère de la défense en demandant un dédommagement symbolique d'un dollar.

Le juge a estimé que l'Etat israélien n'était pas responsable des "dommages causés" dans la mesure où ils s'étaient produits en temps de guerre. "Je suis parvenu à la conclusion qu'il n'y a pas eu de négligence de la part du conducteur du bulldozer", a affirmé Oded Gershon. Le juge a également affirmé que l'enquête de la police militaire avait été menée correctement. 

"ACCIDENT"

Il a conclu que la mort de Rachel Corrie résultait d'un accident tout en rejetant les accusations selon lesquelles un film vidéo sur ce qui s'était passé avait été détruit.

Des témoins, pacifistes et Palestiniens, avaient par ailleurs affirmé que le bulldozer avait délibérément écrasé Rachel Corrie. Ils ont assuré que la manifestation s'était prolongée pendant plus de deux heures et que les militants étaient clairement visibles par le conducteur du bulldozer.

A la sortie de l'audience, l'avocat de la famille, Me Hussein Abou Hussein, a annoncé que la famille allait faire appel. "Le verdict est fondé sur des faits déformés et aurait pu être rédigé par le procureur. Nous allons faire appel", a affirmé l'avocat.

"Nous sommes bien entendu profondément attristés et profondément troublés par ce que nous avons entendu aujourd'hui de la part du juge Oded Gershon", a affirmé Cindy Corrie, la mère de Rachel, aux journalistes peu après la lecture du verdict

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 13:23

 

 

 
Le nombre de sans-emploi monte régulièrement, atteignant désormais le taux record de 24,63 % - ici, des fonctionnaires manifestent dans les rues de Madrid contre les mesures d'austérité.
Copyright Reuters

 

latribune.fr (avec agences) | 28/08/2012, 10:19

 


Copyright Reuters
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Le PIB espagnol a de nouveau reculé au deuxième trimestre affichant un repli de 0,4%, après une baisse de 0,3% au cours des trois premiers mois de l'année. Dans un communiqué, l'Institut national de la statistique (Ine) explique que la demande nationale (notamment, la consommation des ménages et la dépense publique) a un impact de plus en plus négatif sur le PIB, alors que l'Espagne est engagée dans une sévère cure d'austérité.
L'Espagne s'est enfoncée un peu plus dans la récession au deuxième trimestre, avec un recul du PIB de 0,4% par rapport au premier où il avait déjà baissé de 0,3%, selon les chiffres définitifs publiés mardi. Ce chiffre est identique aux données provisoires diffusées le 30 juillet et montre la situation difficile de la quatrième économie de la zone euro, alors qu'augmente la probabilité que le pays sollicite bientôt un sauvetage financier.

    Dans un communiqué, l'Institut national de la statistique (Ine) explique que la demande nationale (notamment, la consommation des ménages et la dépense publique) a un impact de plus en plus négatif sur le PIB, alors que l'Espagne est engagée dans une sévère cure d'austérité.

    Et, dans un contexte de ralentissement économique général, la demande extérieure (exportations et tourisme), qui permettait jusque là au pays de se maintenir à flot, n'est désormais plus suffisante.

     

    Révisions du PIB de 2011 et 2010

    L'Espagne, privée dès 2008 de son moteur, la construction, au moment même où éclatait la crise internationale, oscille depuis entre récession et croissance atone, tandis que le nombre de sans-emploi monte régulièrement, atteignant désormais le taux record de 24,63%.

    L'Ine a d'ailleurs revu lundi à la baisse la croissance espagnole en 2011, qui n'a finalement été que de 0,4% contre 0,7% annoncé dans un premier temps, annonçant aussi que le recul du PIB en 2010 a été finalement plus prononcé (-0,3% au lieu de -0,1%).

    Selon ces chiffres révisés, l'Espagne a renoué avec la récession dès le dernier trimestre 2011, avec un recul du PIB de 0,5% (après un troisième trimestre légèrement négatif, -0,0%), et non au premier trimestre 2012 comme cela avait été publié auparavant. Elle n'était sortie de sa précédente récession que début 2010.

     

     

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    28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 13:10

     "vivre l'utopie" 11, 12, 13 et 14 octobre 2012 salle culturelle Berlioz - 361 allée Hector Berlioz - campus universitaire de    Grenoble - Saint Martin d’Hères (38)

     

     

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    L'événement vivre l'utopie est une manifestation qui a pour ambition de mettre en lumière des expériences sociétales alternatives qui envisagent des rapports plus démocratiques. Cette volonté est née du constat de véritables carences de nos formations universitaires qui nous préparent à nous insérer dans le modèle dominant, mais ne nous proposent pas d’alternatives.

    L’association Entropie entend défendre et valoriser des valeurs qui nous semble essentielles telles que l'entraide, la collaboration et la solidarité, pour ensemble construire et ''vivre l'utopie''. Il s'agit donc non seulement de dénoncer le système capitaliste actuel, source apparemment inépuisable d'injustices et d'inégalités, mais surtout de valoriser des initiatives, des organisations, des mouvements collectifs qui fonctionnent indépendamment de cette logique économique, quitte à aller à contre-courant.

    Pendant les trois jours d’événements les 11, 12, 13 et 14 octobre 2012, nous proposerons des conférences de personnes qui viendront témoigner de diverses expériences, (scop autogérée, foyer d'hébergement autogéré, collectif de citoyens...) ainsi que des conférences théoriques sur différentes questions en lien avec le thème central « Utopie et projets de société » (Les faranches, La commune d’Oxaca...). Il y sera aussi proposé des ateliers, notamment sur la prise de décision en groupe et les protocoles de débat, l'ensemble ponctué de projections de documentaires et de films engagés.

    Sur l'ensemble de cette rencontre, nous attendons près de 600 personnes, avec un majorité d'étudiants puisqu'il s'agit d'un public avec lequel nous avons des liens bien établis. Aussi, celui-ci n’étant pas encore entré dans la vie active, il lui est plus facile de faire le choix d'utiliser ses connaissances dans le but construire sa "propre utopie". Cependant, nous souhaitons toucher un public le plus large possible, nous tenons à informer au plus large la population sur les possibilités d’entreprendre "autrement", et sur l’impact positif de telles démarches, tant pour les individus que pour la collectivité et la société en général. La première édition de « Vivre l'utopie » a rassemblé environ 500 personnes (dont une grande majorité d'étudiants) et les retours qui nous ont étés faits étaient très positifs, ce qui motive notre envie de pérenniser cet événement, que nous avons choisit de faire gratuit, toujours dans l'idée de le rendre accessible à tous.

    programme

    télécharger le tract présentant le programme de l'évènement

    jeudi 11 octobre

    10h00 - présentation du Festival
    Christophe André // association Entropie. Ce projet est né du constat d’une carence de nos formations. Celles-ci nous préparent uniquement à nous  intégrer au système dominant, et ne nous proposent pas d’alternatives aux structures économiques et politiques. L’ambition de cette deuxième édition est de mettre en lumière toute la richesse de ces expériences alternatives et de proposer un panel d’outils dont chacun puisse s’emparer pour construire son alternative. Nous avons voulu, pour cette édition, mettre l’accent sur la question de l’organisation mais aussi sur l’articulation possible entre la construction d’alternatives et les luttes sociales.
    11h30 - pause repas
    12h30 - projection de film (90 min) : Videografía Zapatista // Promedios prod. (1998 – 2010)
    L’histoire est rarement racontée par ceux qui la vivent et qui la font. Projection de 5 films réalisés par des promoteurs de communication au sein d’une pratique vidéo-collective engageant les communes autonomes zapatistes du Mexique.
    14h00 - atelier (120 min) : débat en étoile sur les pratiques de débat dans l'autogestion
    Hélène Blanchard // Association Virus36. Débattre, c'est construire une intelligence collective. Pour ne pas dissocier nos valeurs de nos pratiques, découvrons une forme de débat coopérative : le débat en étoile.
    16h30 - pause café
    17h00 - conférence : Un développement alternatif, le cas de l'Asociacion para el Desarrollo Campesino en Colombie
    Laura Pérez Medina // Association Entropie. Au milieu de la guerre en Colombie, un collectif de producteurs autochtones et paysans confirme la possibilité de vivre autrement. La solidarité et l’harmonie avec leur communauté et avec leur environnement sont les bases de cette expérience. Découvrons comme un développement alternatif a pu être possible dans un contexte aussi difficile que celui de la Colombie.
    18h30 - pause repas
    20h00 - projection du film (80 min) : Oaxaca, entre rébellion et utopie // Miriam Fischer, Mexique-Allemagne (2007)
    Débat animé par Marc Tomsin (site internet La voie du jaguar et éditions Rue des Cascades). Nous explorerons avec lui comment l’organisation communautaire indigène a influencé le chemin parcouru par l'Assemblée populaire des peuples d'Oaxaca (APPO) en 2006 au Mexique.

    vendredi 12 octobre

    10h00 - atelier : rencontre autour de l’écriture du Rap // Duval Mc
    En atelier, les « auteurs » d’un jour, peuvent transcender leurs quotidiens, nous faire partager leurs humanités et leurs manières d’appréhender les petits et grands problèmes de l’existence (12 participants au maximum). Note : inscriptions par mail entropie.asso@yahoo.fr
    10h00 - activités ludiques (beach volley, pétanque, jeux de société)
    Tournoi du Beach Volley, sur le terrain de volley face à la Résidence Ouest. Tournoi de pétanque, autour de la salle Berlioz. Jeux de société collaboratifs sur les tables à l’extérieur de la Salle Berlioz, avec la Maison des jeux de Grenoble. Note : inscriptions par mail entropie.asso@yahoo.fr
    11h30 - pause repas
    12h30 - projection de film (127 min) : The Take // Avi Lewis et Naomi Kleim (2004)
    Tourné en Argentine, ce film se penche sur le phénomène des entreprises autogérées par les salariés suite à la crise financière de 2001. John Jordan, un des caméramans du film sera présent lors de la projection.
    14h00 - atelier : mouvements citoyens // 5 tables de discussion au tour des expériences d'organisation citoyenne
    Un par un, vous les accueillerez pour discuter sur leurs expériences concrètes. Rencontrons ses représentants et découvrons les processus suivis par l’Alliance Citoyenne et Antigone de Grenoble, ReAct, Reclaim the Streets, l’Armée des clowns, le Laboratoire de l’imagination Insurrectionnelle, ainsi que le CEIMSA, le SNESup et les IATOS des Universités grenobloises. Pourquoi se sont-ils organisés ? Comment l’ont-ils fait ? Comment prennent-ils leurs décisions ? Quels sont les bénéfices de cette démarche ?
    16h30 - pause café
    17h00 - témoignage // Un lieu des co-errances
    Collectif d’Action des Sans Abris (CASA) // Avignon. Laetitia Home-Ihry, la coordinatrice de Casa et deux personnes accueillies par le centre confronteront leurs points de vue vis-à-vis de l’expérience de Casa Avignon. En essayant de complexifier les visions, elles tenteront de faire partager la notion de "CO", "avec" qui construit leur quotidien : coorganisation, coresponsabilité, coproduction, cogestion, coordination, ... dans une interdépendance réelle.
    18h30 - pause repas
    20h00 - projection du film (48 min) : Vi Vil Danse  // en présence de sa réalisatrice, Carole Thibaud
    Projection sur la ville libre de Christiania, au Danemark. « Vi Vil Danse » est la parole de ceux qui se sont battus et participé à l’organisation d’une ville libre et autogérée, de 40 hectares et 1000 habitants au cœur d’une capitale européenne : Copenhague. « Vi Vil Danse » montre la fin d’une utopie, pour l’empêcher de sombrer dans l’oubli et donner encore la force de s’indigner et le courage d’en inventer d’autres.

    samedi 13 octobre

    10h00 - témoignage // Ardelaine, une coopérative de développement local
    Beatrice Barras // SCOP Ardelaine. Béatrice Barras, la directrice, nous explique comment une filière de laine restructurée est devenue un nouveau modèle socio-économique. Une cinquantaine de personnes y réalisent des activités très diversifiées concernant le développement rural, la coopération, l'écologie et réinterrogeant l'organisation du travail, la hiérarchie, les salaires, le rapport au territoire, le mode de développement, le rapport ville/campagne et globalement, le rapport au « vivant ».
    11h30 - pause repas
    12h30 - projection de film (85 min) The Yes Men Fix the World // Andy Bichlbaum et Mike Bonanno (2009)
    Qui aurait pensé réparer le monde pourrait être aussi amusant ? Une histoire vraie au sujet de deux militants politiques qui, se faisant passer pour des cadres supérieurs de sociétés géantes, se trouvent dans les conférences des grandes entreprises et y réalisent les bouffonneries les plus extravagantes.
    14h00 - atelier (150 min) // Que proposer quand on est contre les élections ?
    Les Faranches. Le collectif autogéré Les Faranches propose un atelier participatif sur les alternatives à la démocratie représentative. Il traitera le cas de La Catalogne de 1936 et des conseils communaux au Venezuela. Les bases théoriques de leur intervention seront  le municipalisme libertaire de Bookchin, les contributions de Shalom sur le participalisme politique et celles d’Adamovski sur l’Assemblée des mouvements sociaux.
    17h00 - pause café
    17h30 - témoignage // 25 ans d'autogestion dans une scierie.
    Marc Bourgeois // Ambiance Bois. A travers leur présentation nous découvrirons qu'on peut gérer une usine autrement. Polyvalence, partage des tâches et des responsabilités, absence de hiérarchie, salaires égaux, choix du temps de travail, décisions collectives sont les éléments principaux qui caractérisent leur approche pratique de l'autogestion.
    18h30 - pause repas
    20h00 - soirée musicale
    La chorale les Barricades ouvrira la scène. Profitons de leurs chants révolutionnaires venus du monde entier et soutenons avec eux les luttes d’aujourd’hui ! Ensuite, les Contratakerz, groupe de Hip-Hop grenoblois, viendront nous injecter de l’énergie pure. Laissons nous emporter par le flow de leurs textes et partageons l’univers de chacun des six MC, leur vision de la musique et l’énergie qu’ils déploient.

    dimanche 14 octobre

    10h00 - témoignage // Comment l’utopie est devenue réalité à Eybens.
    Laure Taraud // Zeybu. Découvrons le principe du Zeybu Marché et Zeybu Solidaire. Comment la disparition d’une épicerie de quartier a donné naissance à une utopie où se mêle solidarité, produits locaux, développement durable, faire ensemble, citoyenneté, mixité sociale et intergénérationnelle, témoignant d’une volonté commune de vivre ensemble !
    11h30 - pause repas
    12h30 - débat : Le projet institutionnel peut rêver, de l'institué à l'instituant et vice-versa, comme une valse
    Vincent Delahaye // association Le Village (Cavaillon). Le Village est un lieu de vie qui accueille sur du logement collectif 28 personnes et sur un chantier d'insertion comptant 36 personnes. Dans cet endroit on explore et déconstruit les formats. La stratégie : rester à bonne distance des dispositifs institutionnels pour pouvoir les réinterroger. Les valeurs : construire mieux que réparer, émanciper mieux qu'autonomiser et vivre mieux que survivre.
    14h00 - atelier 1 : partager la parole et éviter les prises de pouvoir dans les collectifs
    Adeline De Lepinay et Benjamin Koskas // Alternative Libertaire. Explorons à travers cet atelier le rapport entre la prise de parole dans un collectif et les enjeux de pouvoir qui peuvent émerger : soumission/domination, autorité exercée ou consentie, (auto) censure... Note : inscriptions par mail entropie.asso@yahoo.fr
    14h00 - atelier 2 // La co-formation
    Christophe André // Association Entropie et Francis Feeley // Université Stendhal 3. Une co-formation c’est un temps pour apprendre et partager ses connaissances à travers un dispositif pédagogique et des documentations de référence. Chaque participant occupe tour à tour une position d’apprentissage puis d’échange de ses découvertes. A cette occasion nous nous intéressons aux sociétés alternatives aussi qu’aux idées d’un des fondateurs du « community organizing » aux Etats-Unis après le second guerre mondiale, Saul Alinsky (1909-1972).
    16h30 - pause café
    17h00 - Témoignage // Boulangerie La conquête du Pain.
    Leur nom fait référence à la théorie du communisme libertaire de Pierre Kropotkine. Autogérés, ils veulent “mettre en commun” et partager. Libertaire, parce qu’ils refusent l’idéologie autoritaire et pensent que l’égalité sans la liberté n’est rien. Et du pain parce que ils sont boulangers !
    18h30 - pause repas
    20h00 - clôture
    22h00 - fin du festival

    retrouvez tout au long du festival les associations partenaires du Laboratoire Entropie

    Antigone
    Antigone, qui tiendra un stand avec ses livres, est une association/café autogéré défendant l’édition indépendante et la presse alternative, c’est un trait d’union entre la culture et le politique.
    Les Renseignements Généreux
    Les Renseignements Généreux auront un stand avec ses textes pédagogiques sur des sujets essentiels ! Constitués en association, ils contribuent à forger des outils d'autodéfense intellectuelle, imaginer, construire et faire découvrir des actions politiques ou des alternatives pertinentes.
    Repérages
    Repérages, qui proposera une bourse aux vélos, est une association qui fait du recyclage de vélo un objet d’insertion et de coopération avec des associations en Afrique.

    informations pratiques

    nom
    l'évènement s'intitule vivre l'utopie
    dates
    les 11, 12, 13 et 14 octobre 2012
    adresse
    salle culturelle Berlioz - 361 allée Hector Berlioz - campus universitaire de Grenoble - Saint Martin d’Hères (38)
    programme
    vous pouvez consulter le programme de l'évènement ci-dessus ou bien télécharger le tract présentant le programme de l'évènement
    prix
    évènement à prix libre
    partenaires
    Antigone, Les Renseignements Généreux, Repérages
    contact
    pour tous renseignements adressez un mail à entropie.asso [at] yahoo.fr
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