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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 18:09
lepoint.fr

- Publié le 08/09/2012 à 18:59


Plus de 12.000 manifestants sont descendu dans la rue samedi soir à Salonique (nord) pour protester contre les nouvelles mesures de rigueur réclamées à la Grèce par l'UE et le FMI, honorant le traditionnel rendez-vous de la rentrée sociale.

 

Plus de 12.000 manifestants sont descenduS dans la rue samedi soir à Salonique (nord) pour protester contre les nouvelles mesures de rigueur réclamées à la Grèce par l'UE et le FMI, honorant le traditionnel rendez-vous de la rentrée sociale.

Au départ des cortèges, la police estimait la foule à quelque 12.000 personnes, contre un record de 25.000 contestataires dans la rue l'année dernière pour la même occasion, l'ouverture de la Foire internationale de la ville.

Les manifestants se répartissaient entre quatre défilés: celui des grands syndicats GSEE pour le privé et Adedy pour la fonction publique, le cortège du principal parti d'opposition, Syriza, de gauche radicale, celui du Pame, le front syndical communiste, et celui des autonomes et de l'extrême gauche.

Les manifestants dénonçaient l'intensification de la rigueur, après plus de deux ans d'austérité ayant fait chuter le niveau de vie de 35% de l'aveu même du gouvernement, exploser le chômage, à près d'un quart de la population active, et aggravé la récession, qui en est à sa cinquième année.

"Non à l'abolition d'acquis centenaires", "le peuple grec n'en peut plus", proclamaient des banderoles dans le cortège syndical, escorté de nombreuses ambulances attestant de la tension montante parmi le personnel médical contre les baisses de salaires et les coupes dans le budget.

"Très bientôt, l'immense majorité du peuple grec va réagir", a lancé le chef du Syriza, Alexis Tsipras, en pleine forme dans les sondages face au gouvernement de coalition réunissant droite, socialistes et gauche modérée.

Il a imputé au Premier ministre conservateur, Antonis Samaras, qui l'avait accusé dans la matinée de pousser vers une sortie de la Grèce de l'euro, d'être celui "qui conduit le pays à la catastrophe".

Les syndicats espèrent notamment faire barrage aux pressions de la troïka, représentant les créanciers, pour plus de dérégulation du marché du travail, tandis que l'Adedy condamne des nouvelles coupes "barbares" dans les salaires et les emplois de la fonction publique.

Ce tour de chauffe social intervient à la veille d'une réunion entre la troïka et le ministre des Finances, Yannis Stournaras, et d'un rendez-vous des alliés gouvernementaux pour peaufiner les mesures, visant à économiser 11,5 milliards d'euros en 2013 et 2014.

La zone euro et le FMI font dépendre de leur adoption la poursuite de leur soutien au pays, ce qu'a rappelé dans la matinée M. Samaras, se fixant comme priorité d'obtenir "un rapport positif" de la troïka sur les efforts de redressement.

Mais il a reconnu qu'il devra batailler ferme pour faire passer cette cure "douloureuse et injuste", contre laquelle les grèves doivent se multiplier cette semaine et des manifestations sont attendues quand elle sera soumise au parlement, en principe courant octobre.

Un impressionnant dispositif de quelque 3.500 policiers a été déployé à Salonique pour parer aux débordements, fréquents en marge des manifestations en Grèce, et une dizaine d'interpellations "préventives" ont été annoncées.

Des supporteurs du club local de foot Heraklis, coutumiers des violences, battaient aussi le pavé pour protester contre les difficultés économiques de leur équipe.

Plusieurs centaines de policiers, pompiers et garde-côtes en uniforme avaient déjà manifesté à la mi-journée dans la ville contre les coupes salariales les visant. "Quand la colère déferlera sur le parlement, nous serons avec le peuple", annonçait une de leurs banderoles.

Plusieurs milliers de militants communistes ont aussi protesté dans la matinée à Athènes contre les coupes dans les pensions et les prestations de santé.

 

 

 

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 18:00

 

 

 Partira ou pas ? 08/09/2012 à 18h28

   Pascal Riché | Redchef Rue89

 

Selon un communiqué, le patron de l’empire du luxe LVMH, qui demande la nationalité belge, n’a aucune arrière pensée fiscale. On n’est pas obligé de le croire.

 


Bernard Arnault, lors d’une présentation de LVMH, le 2 février 2012 à Paris (Eric Piermont/AFP)

A priori ces quatre informations s’emboîtaient parfaitement :

  • François Hollande, qui a annoncé une taxe de 75% sur les revenus de plus de un million d’euros par an, est élu président de la République ;
  • reçu mercredi par le Premier ministre, Bernard Arnault, président du groupe de luxe LVMH, l’a mis en garde contre cette taxe ;
  • première fortune de France, il a déposé une demande pour obtenir la nationalité belge ;
  • en 1981, Bernard Arnault avait déjà fui la gauche : il s’est exilé trois ans aux Etats-Unis.

Certes, ce n’est pas la nationalité qui détermine le pays où l’on paye les impôts : c’est le lieu de résidence. Mais l’initiative de Bernard Arnault a été interprétée comme un premier pas vers un possible déménagement.

« De nombreux liens avec la Belgique »

Les réactions

François Fillon  : « Quand on prend des décisions stupides [la taxe à 75%, ndlr], on obtient des résultats effrayants. »

Le PCF : c’est une « lâche trahison »... « Il faut mettre hors d’état de nuire les dirigeants irresponsables et cupides. »

Un communiqué du groupe Arnault a démenti toute arrière pensée fiscale : le milliardaire compte continuer à payer ses impôts en France. S’il a demandé la nationalité belge, c’est pour d’autres raisons.

On n’est pas obligé de le croire sur parole. Quelles seraient en effet ces autres raisons ?

Là, le communiqué est plus mystérieux :

« M. Arnault, originaire du nord de la France, a de nombreux liens avec la Belgique tant sur le plan personnel et familial que sur le plan professionnel. Son groupe privé (Groupe Arnault) a de nombreux investissements en Belgique, et entend les développer. C’est dans cette perspective que monsieur Bernard Arnault a sollicité la double nationalité franco-belge. »

Né à Roubaix, ami de Albert Frère

L’explication sur ses origines (il est né à Roubaix) est un peu oiseuse : en quoi cela accroîtrait-il sa belgité ? Les Briançonnais sont-ils plus italiens que les Dijonnais ?

L’explication des liens « sur le plan familial » est également difficile à comprendre (sa femme est canadienne).

Dans les liens « sur le plan personnel », on ne peut pas ne pas mentionner Albert Frère. Les deux hommes sont liés : ils ont même investi ensemble dans le Château Cheval Blanc, un vignoble bordelais.

Le fiasco Carrefour est passé par la Belgique

Le passage sur les « nombreux investissements » est plus intéressant. Bernard Arnault a levé des fonds à la Bourse de Bruxelles, et l’une de ses holdings de tête, la Financière Agache, est désormais passée de la surveillance du gendarme boursier français (AMF) à celle du gendarme boursier belge. La levée d’argent de la Financière Agache a visiblement été organisée pour financer les mauvais investissements de Bernard Arnault dans Carrefour.

Pour investir dans le groupe français de grande distribution à partir de 2007, Bernard Arnault s’est associé avec le groupe Colony Capital au sein d’une holding luxembourgeoise, Blue Capital. L’investissement d’Arnault dans cette holding à 50-50, financé par endettement, est passé par une société belge : Cervinia.

Cette société belge de Bernard Arnault est aussi l’un de ses plus gros soucis, car l’action de Carrefour s’est entretemps effondrée. Comme nous l’avions indiqué, la perte de Cervinia, en 2008, était déjà de 634 millions d’euros. Ça n’a pas dû s’arranger depuis : Cervinia avait acheté des titres Carrefour à 45 euros, mais ils ne valent plus que 16 euros.

Retour à la case fiscale

Tout cela n’explique pas bien pourquoi Bernard Arnault aurait besoin de la nationalité belge. Finalement, l’hypothèse fiscale reste la meilleure.

Les commentateurs, en évoquant la taxe à 75% ou l’ISF se trompent pourtant peut-être de cible. La taxe Hollande n’embête pas trop Bernard Arnault, surtout si comme cela se dessine, elle ne touche que les rémunérations du travail, à l’exclusion des revenus du capital.

L’ISF frappe également peu ce milliardaire. Sa fortune étant investie presque toute entière dans son entreprise, elle échappe à cet impôt : il ne paye l’ISF que sur ses hôtels particuliers, qui représentent un pourcentage minime de sa richesse.

Là où la Belgique pourrait devenir pour lui très intéressante, c’est sur l’impôt sur les successions. Comme l’expliquent les experts en patrimoine, « la comparaison avec la fiscalité française est sans appel surtout pour des particuliers bénéficiant d’un patrimoine important à transmettre ».

La menace de Nicolas Sarkozy

La Libre Belgique a interrogé des fiscalistes qui se perdent en conjectures. L’un d’entre eux évoque ainsi deux scénarios :

« Soit il projette de s’installer à Monaco dans quelques années ou il anticipe le fait que dans cinq à dix ans, la nationalité puisse devenir un critère de taxation. »

Le premier scénario est un peu tordu. Sur quoi s’appuie-t-il ? ll existe une convention entre Monaco et la France qui stipule que toute personne de nationalité française, mais résidant à Monaco, demeure soumise aux impôts français. Un milliardaire français pourrait, dès lors, être intéressé par le fait de devenir belge, ou australien, ou syldave, avant de s’installer à Monte Carlo. Mais il faudrait alors qu’il renonce à la double nationalité, ce qui ne semble pas être le cas de Bernard Arnault.

Dans le second scénario, ce ne serait pas François Hollande qui aurait fait peur à Bernard Arnault, mais Nicolas Sarkozy. Ce dernier n’avait-il pas promis pendant sa campagne de « taxer les exilés fiscaux » ? Pour Bernard Arnault, devenir belge, ce serait alors évacuer, s’il venait un jour à s’exiler de nouveau, le risque d’être quand même pourchassé par le fisc français.

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 21:53

 

 

Athènes, correspondance

Le pouvoir d'achat des Grecs est en chute libre. C'est ce qui ressort d'un rapport publié, jeudi 6 septembre, par l'Institut du Travail, le centre de recherche des syndicats grecs. À la fin de l'année, le niveau de vie de la population devrait être inférieur de moitié à celui de 2008 ! C'est la conséquence directe des mesures d'austérité qui ont frappé les revenus, dans le public comme dans le privé, mais aussi de la hausse de la fiscalité, directe et indirecte (20 % en moyenne).

« Cela révèle une profonde injustice, explique Savvas Robolis, directeur scientifique de l'Institut, qui a coordonné ce rapport. Car si l'on additionne les coupes salariales et les réductions des pensions de retraite déjà entérinées et à venir, on arrive à la somme de 16,2 milliards d'euros d'économies budgétaires. C'est à peu de choses près le montant du manque à gagner lié à la fraude fiscale dans le pays. Autrement dit, l'État fait payer par les salariés et les retraités son incapacité à prélever l'impôt… »


Janvier 2012 : manifestation contre la Troïka à Athènes. 
Janvier 2012 : manifestation contre la Troïka à Athènes.© (Reuters)

 

L'Institut du Travail publie tous les ans, depuis une quinzaine d'années, un rapport sur l'état de l'économie du pays. Mais cette fois-ci, il a surtout cherché à évaluer l'impact des programmes d'austérité mis en œuvre depuis 2010 à travers une étude approfondie de tous les secteurs : emploi, PIB, balance commerciale, investissements… Le constat est sévère : tous les indicateurs sont au rouge, le pays s'enfonçant chaque jour davantage dans la récession. Or le PIB est en baisse en Grèce depuis cinq ans déjà : en cumul, il a chuté de 22 % depuis 2008. Et si la politique menée actuellement ne change pas, au total, le pays connaîtra huit années de récession d'affilée, d'après les auteurs du rapport qui n'envisagent une timide reprise qu'à partir de 2016.

Certes, du côté de la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI) et du gouvernement grec, les prévisions sont différentes et généralement plus optimistes : le budget 2012 voté l'an dernier tablait ainsi sur une reprise à partir de 2013… Mais ces pronostics ont toujours été démentis par les faits, ce que regrette le rapport, qui estime que la Troïka aurait dû faire l'examen de l'efficacité des mesures entreprises jusqu'ici.

« Alors que les mauvais résultats du premier mémorandum n'ont pas été évalués et que ses concepteurs n'ont toujours pas reconnu leur échec à atteindre les objectifs qu'ils s'étaient fixés, ils continuent de considérer l'application du deuxième mémorandum comme nécessaire », peut-on lire dans le rapport de plus de 400 pages rédigé par l'Institut. « L'argument de base de la Troïka ne tient pas, estime Robolis. L'un des objectifs des réformes, avec la baisse du coût du travail entreprise depuis deux ans et demi, était d'améliorer la compétitivité du pays. Force est de constater que c'est un échec. » La Grèce est passée du 90e au 96e rang en terme de compétitivité sur un classement du Forum économique mondial regroupant 144 pays.

« L'économie du pays est entrée dans un cercle vicieux », diagnostique le rapport, où pouvoir d'achat en baisse entraîne consommation en berne, et donc ralentissement de l'activité, baisse des recettes fiscales, creusement du déficit et en retour, nouvelles mesures d'austérité, nouvelles baisses de pouvoir d'achat… « L'économie grecque est en train de dévier des moyennes de l'Union européenne et la progression qu'elle avait réalisée dans les années 1995-2007 est caduque. » Le salaire horaire grec est désormais le plus bas de la zone euro.

 

Manifestation ce samedi à Thessalonique

Comme venant confirmer ce tableau inquiétant dressé par l'Institut du Travail, les derniers chiffres du chômage sont tombés hier à Athènes : le taux de chômage est passé à 24,4 % en juin, d'après l'Autorité des statistiques grecques (ELSTAT). C'est un niveau jamais égalé dans le pays : le nombre de chercheurs d'emploi était de moitié inférieur avant la crise. On est bien au-dessus des prévisions qu'avait calculées la Commission européenne (19,7 % pour 2012)…

« On est désormais proche des niveaux atteints aux États-Unis pendant la Grande Dépression qui a suivi la crise de 1929, rappelle Savvas Robolis. On va dépasser le niveau acceptable pour une société. » Les prévisions du l'Institut chiffrent le taux de chômage à 28-29 % pour 2013…

 

Rencontre Samaras (premier ministre grec) et Hollande, le 25 août. 
Rencontre Samaras (premier ministre grec) et Hollande, le 25 août.© (Reuters)

 

Ce rapport sans concession intervient alors que le gouvernement s'apprête à prendre à nouveau de sévères mesures : un paquet de 11,88 milliards d'euros d'économies budgétaires est sur la table, attendant l'examen de la Troïka dont les représentants arrivent à Athènes ce vendredi soir. Sans compter cette proposition de la Troïka d'instaurer une semaine de six jours de travail.

Suspendu à cet audit de la Troïka : le versement d'une prochaine tranche de prêts UE-FMI de 31,5 milliards d'euros… Parmi ces réformes sur lesquelles les membres de la coalition gouvernementale peinent à accorder leurs violons, on trouve notamment de nouvelles coupes salariales pour certaines catégories de fonctionnaires ainsi que dans les entreprises publiques, et de nouvelles réductions dans les pensions de retraites. Syndicats et opposition ont prévu de manifester ce samedi à Thessalonique, la deuxième agglomération du pays, pour protester contre ce nouveau tour de vis.

En cette rentrée, l'économie est donc plus que jamais au centre des discussions en Grèce. Untel qui n'a pas été payé depuis plusieurs mois, tel autre qui cherche du travail… : de nombreux Grecs ne savent pas comment ils vont pouvoir payer factures et impôts cet automne. Et plus personne ne croit aux promesses d'un gouvernement qui affirme que ce seront les dernières mesures. Le sentiment d'être devenus les cobayes d'un nouvel ordre économique est général. Il faut dire qu'aucun pays d'Europe occidentale n'a connu tant de réformes et aussi brutales en si peu de temps.

Lire page suivante le rappel des principales réformes depuis le début de la crise

 

Les principaux plans et réformes depuis le début de la crise

-  Janvier 2010 : premier plan de sortie de crise, validé en amont par Bruxelles. Mesures qui touchent essentiellement le service public : gel des embauches, remplacement d'un départ à la retraite sur cinq, coupes dans les primes des fonctionnaires.

- Mars 2010 : réduction des 13e et 14e mois dans le secteur public, hausse de la TVA de deux points (de 19 à 21 %), gel des retraites.

- Mai 2010 : « Mémorandum » : prêts fixés par Bruxelles et le FMI de 110 milliards d’euros contre une série de nouvelles mesures. Nouvelle réduction des 13e et 14e mois dans la fonction publique, suppression des 13e et 14e mensualités dans les pensions de retraite, gel des salaires du secteur public, nouvelle augmentation de la TVA (de 21 à 23 %).

- Juillet 2010 : Réforme du système des retraites : réduction de 7 % en moyenne des pensions dʼici à 2030, recul de lʼâge légal de départ à la retraite à 65 ans dès 2013, suppression des plans de départs volontaires, et harmonisation de la durée de cotisation des femmes sur celle des hommes.

- Décembre 2010 : Baisse des salaires dans les entreprises publiques et réforme qui introduit les réductions de salaires dans le secteur privé, jusque-là épargné : désormais, les accords dʼentreprise prévalent sur les conventions collectives.

- Juin 2011 : « Messoprothesmo » (Programme à moyen terme) : nouveau programme de réformes qui a pour objectif d’économiser 28,4 milliards d’euros dans les dépenses publiques. Parmi les mesures : remplacement dʼun départ à la retraite sur 10, réduction de 10 % du nombre de contractuels, fusion de certains organismes publics, abaissement du seuil dʼimposition de 12 000 à 8 000 euros par an et création dʼune taxe « de solidarité » de 5 % sur les revenus supérieurs à 12 000 euros par an. Le « Messoprothesmo » comprend également un programme de privatisations dʼentreprises publiques, annoncé quelques mois plus tôt par la Troïka, qui doit rapporter 50 milliards dʼeuros dans les caisses de l'État dʼici à 2015.

- Septembre 2011 : Augmentation de la TVA dans les restauration de 13 à 23 %. Nouvel impôt sur la propriété immobilière, prélevé via les factures d'électricité.

- Octobre 2011 : Série de nouvelles mesures dont, pour le secteur public, la mise au chômage technique de 30 000 fonctionnaires dʼici à la fin de lʼannée (inactivité pendant un an contre 60 % du salaire) et la création dʼune grille de salaires unique source de nouvelles baisses de revenus, et, pour le secteur privé, le gel des conventions collectives pendant au moins deux ans. Abaissement du seuil dʼimposition à 5 000 euros par an.

-  Février 2012 : « Mémorandum II » : deuxième prêt international à la Grèce (148 milliards d'euros + reliquats du prêt précédent) en échange dʼun nouveau programme dʼaustérité. Parmi les mesures : baisse de 22 % du salaire minimum (de 740 à 580 euros brut par mois), et de 32 % pour les salariés de moins de 25 ans, arrêt de la hausse des salaires basée sur lʼancienneté, nouvelle mise au chômage technique dans le courant de lʼannée de 15 000 fonctionnaires, baisse de 15 % dans les pensions de retraite complémentaire. Le programme de privatisations, qui nʼa pas démarré comme prévu en 2011, est revu à la baisse : lʼÉtat nʼen attend plus que 19 milliards dʼeuros dʼici à 2015.

 

 

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 21:40

 

Vendredi 7 Septembre 2012 à 09:58

 

Régis Soubrouillard
Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur

 

En Grèce, la troïka est de retour. Les mesures d'austérité annoncées, notamment un projet qui prévoit de travailler 6 jours sur 7, sont fortement impopulaires dans un pays laminé par plus de deux ans de crise financière et d'austérité combinées, qui ont accentué la récession, avec une baisse du PIB de 7% attendue pour 2012.

 

Thanassis Stavrakis/AP/SIPA
Thanassis Stavrakis/AP/SIPA
« Le travail c’est la santé…financière », c’est le refrain que pourraient entamer en chœur la troïka des créanciers qui doivent débarquer à Athènes ce vendredi avec une nouvelle fournée de mesures d’austérité. C’est que les trois fantastiques -UE, BCE, FMI- ne manquent jamais une occasion de faire la démonstration de leurs super-pouvoirs d’austérité.

En jeu cette fois-ci, le versement d'une tranche de 31,5 milliards d'euros de la ligne de crédit accordée par la zone euro et le FMI en mars. Mais pas question d’obtenir le début d’un euro  sans quelques concessions économiques et sociales. Ce que le peuple grec ne peut plus payer en monnaies sonnantes et trébuchantes, il le payera à la sueur de son front : nouvelles réductions sur les retraites, nouvelles coupes dans les salaires de certaines catégories de fonctionnaires (universitaires, médecins, militaires, police, juges, diplomates), la presse égrène quotidiennement ses supputations, démenties régulièrement par le ministère des Finances.

Pourtant le pire est à venir selon un document adressé au Ministre des finances grecs et dévoilé par la presse grecque et britannique. La troïka y avance tout bonnement  l’idée d’imposer une semaine de travail de six jours. Evidemment, le projet y est présenté de manière beaucoup plus diplomatique et vise à accroître la flexibilité des horaires hebdomadaires de travail en relevant le seuil maximal légal de jours ouvrés par semaine.
Une augmentation du temps de travail à salaire constant ? Rien n’est moins sûr. Selon l’OCDE, les salaires grecs ont chuté de 25% dans le secteur privé en 2011. Et rien n’indique que les Grecs ont touché le fond…

Une mise sous tutelle de l'inspection du travail

Car c’est un véritable catalogue de mesures de régression sociale qui attend les Grecs : accroître la flexibilité des horaires; accroître le nombre de jours de travail maximum à six jours par semaine pour tous les secteurs; instaurer onze heures minimum de repos par jour; déconnecter le nombre d'heures de travail du nombre d'heures d'ouverture des établissements ; supprimer les restrictions de temps entre les permanences du matin et celles de l’après-midi, autoriser les congés de quinze jours à être pris n’importe quand dans l’année pour les emplois saisonniers. Autant de mesures, dont le but est de faire baisser brutalement les coûts du travail, et qui détermineront si la Grèce peut oui ou non rester dans la monnaie unique. La troïka devrait rendre son verdict dans un mois. Une stratégie déconcertante dans un pays en pleine crise industrielle où la priorité devrait consister à « réparer »  l’outil de travail.

La troïka demande aussi à ce que l’inspection du travail grecque soit réformée et placée sous supervision européenne. Une véritable mise sous tutelle. Selon le Guardian, cette lettre « révèle en détails l’intrusion de la zone euro dans un système et une culture du travail qui sont vus en dehors de la Grèce comme «dysfonctionnelle».
Le paquet de mesures sera « probablement » présenté dimanche après-midi aux inspecteurs de la troïka lors d'une rencontre avec le ministre des Finances, Yannis Stournaras, a indiqué à l'AFP une source au ministère.

« C'est une entame au droit des travailleurs grecs. On veut transformer la Grèce en pays africain. On accepte de maintenir le pays dans la zone euro, mais on ne lui donne pas les mêmes droits que les autres, on veut nous faire régresser, nous appauvrir » commente Rena Dourou, députée au Parlement grec, responsable des questions européennes pour Syrisa, la coalition de gauche radicale.

Les syndicats ont immédiatement réagi en menaçant de descendre dans la rue si le gouvernement approuvait ces mesures. Samedi à Salonique (nord), le défilé de rentrée des deux grands syndicats du privé et du public (GSEE et Adedy) et des partis de gauche est prévu sous les slogans « Tous ensemble pour casser les chaînes du mémorandum » (l'accord qui lie la Grèce à ses créanciers) et « faire payer des impôts aux riches et aux voleurs ». En Grèce, l'automne s'annonce chaud.
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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 21:31

 

 Explicateur 07/09/2012 à 12h54

   Pascal Riché | Redchef Rue89

 


Mario Draghi à Francfort, Allemagne, le 6 septembre 2012 (Johannes Eisele/AFP)

Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), a annoncé jeudi que celle-ci allait désormais « intervenir sur le marché secondaire de la dette publique ». Elle s’autorise à acheter « sans limite » des titres représentant des dettes d’Etat (bons, obligations...).

La décision est présentée comme très importante : la BCE envoie ainsi au marché le message selon lequel il ne sert à rien de spéculer sur la sortie de l’euro de telle ou telle monnaie : l’euro est « irréversible ». Mais pourquoi ?

1 Pourquoi ces achats de titres feront-ils baisser les taux ?

 

Actuellement, les marchés (c’est-à-dire les hommes et les femmes qui gèrent des fonds, dans les banques, les compagnies d’assurances, etc.) spéculent sur le risque de voir la Grèce, l’Italie, l’Espagne le Portugal ou d’autres pays sortir de l’euro.

Ces derniers ne parviennent pas à financer leurs déficits à des conditions normales : personne ne veut prêter des fonds à des pays qui risquent d’être en cessation de paiement et contraints de retrouver leur ancienne monnaie, qui sera dévaluée, et d’entrer dans un chaos financier.

Lorsqu’ils émettent des titres de dettes (c’est-à-dire lorsqu’ils empruntent de l’argent), une « prime de risque » très élevée leur est donc demandée par les créanciers. C’est cette prime qui gonfle les taux d’intérêts.

Pour casser cette spéculation, et permettre aux pays fragilisés de retrouver des financements auprès des marchés, il faut casser la crainte de voir les titres de dettes s’effondrer.

Accrochez-vous un peu...

Pour cela, on peut acheter des titres de dettes : obligation, bons. Ce sont des titres négociables, qui ont un prix. Or leur prix évolue de façon inverse des taux d’intérêts : quand les prix des obligations chutent, les taux grimpent, et vice versa. La raison est simple, mais accrochez-vous un peu, vous verrez, vous serez contents d’avoir compris :

Prenez une obligation de 1 000 euros, émise par la Sydalvie, assortie d’un taux d’intérêt de 6% par an, soit 60 euros versés chaque année. Si un investisseur l’achète lors de l’émission, la garde jusqu’à l’échéance, son rendement sera de 6%.

Mais s’il la revend, et que l’investisseur B l’achète a prix cassé (750 euros par exemple), le coupon versé sera le même (60 euros par an) et donc le rendement de cette obligation sera de 8,5% (60/750).

Si maintenant la Sydalvie veut émettre un nouveau programme obligataire, elle devra s’aligner sur ces 8,5% pour rester compétitive.

On comprend donc que si un investisseur achète en masse, sur le marché secondaire, des obligations d’un pays, les prix de ces obligations vont augmenter et les taux d’intérêt vont baisser : il facilite le financement du déficit de ce dernier.

2Pourquoi la BCE a-t-elle si longtemps hésité à agir ?

 

Dans la crise actuelle, les dirigeants européens ont intérêt à soutenir les cours des titres grecs, italiens ou espagnols. Mais qui peut agir ?

  • Cela peut être les Etats du nord de la zone (et donc leurs contribuables), mais ils ont eux-mêmes des budgets dégradés ;
  • cela peut aussi être la Banque centrale européenne, qui a le privilège de contrôler la création monétaire.

Un pas vers le gouffre de l’inflation, estime Weidmann

La BCE, certes, n’a pas été fondée pour acheter des titres de dette publique. Et les plus orthodoxes banquiers centraux européens (ceux de la Bundesbank, notamment, qui se sont posés en vestales du dogme) n’aiment pas du tout l’idée que la BCE vole au secours des pays endettés.

Il a fallu attendre le départ de Jean-Claude Trichet et de quelques autres banquiers du conseil de la BCE pour voir les esprits évoluer.

Reste à ce conseil un « faucon » : le président de la Banque centrale allemande, Jens Weidmann. Pour lui, tout achat par une banque centrale de titre de dette publique est un pas vers le gouffre de l’inflation. Une analyse qui, compte tenu du contexte actuel (quasi-récession et crédit grippé), est contestée par la plupart des économistes.

Weidmann freine des quatre fers. Au conseil de la BCE, une seule voix a manqué pour soutenir le programme annoncé par Mario Draghi jeudi. Tout le monde subodore qu’il s’agit de la sienne.

3 En quoi l’annonce de Mario Draghi est-elle importante ?

 

Peu à peu, au nom de la stabilité financière de l’Europe, la BCE a pris quelques initiatives « non conventionnelles » (traduisez = hétérodoxes), emboîtant le pas de ses consœurs les banques centrales américaine et britannique. En 2010 puis en 2011, elle a déjà acheté des titres grecs, irlandais, portugais, italiens et espagnols.

L’annonce de jeudi va plus loin : c’est un dispositif plus perenne qui a été présenté, un filet de sécurité. Pour rassurer les orthodoxes, l’intervention de la BCE est assortie de conditions (par exemple, la BCE ne pourra aquérir que des titres de maturité courte, un à trois ans ; les pays qui en bénéficieront devront avoir fait une demande d’aide au Fonds européen de stabilité financière, etc). Mais elle ne prévoit aucune « limite quantitative fixée préalablement » à ses achats : « No ex-ante quantitative limit. »

C’est dans ces quatre mots que réside l’idée que Mario Draghi entend faire passer aux marchés. Il s’agit de les convaincre que ce n’est pas un simple bluff, et que la BCE sera là, sans limite, en cas de crise spéculative.

4 Sera-t-elle suffisante pour calmer la situation ?

 

L’annonce de la BCE est importante, mais ne suffira pas à résoudre la crise, loin de là.

Les conditions posées (la limitation à des obligations à maturité courte, par exemple, qui n’a guère de sens) ne vont pas faciliter la tâche de la Banque centrale dans son action, et elles risquent même d’accroître la pression « austéritaire » sur les pays visés.

Pour que l’Europe s’en sorte, il faudra trouver les moyens de restructurer les dettes des pays les plus affectés par la crise, c’est-à-dire d’en réduire le poids. Le prochain défi est donc de bousculer les créanciers de ces Etats sans mettre le système bancaire européen en péril.

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 16:51

 

 

LE MONDE | 07.09.2012 à 14h01 • Mis à jour le 07.09.2012 à 18h46

Par Jean-Jacques Delfour, professeur de philosophie en CPGE, ancien élève de l'ENS de Saint-Cloud

 
 

L'information commence à émerger : dans la centrale nucléaire de Fukushima, la piscine du réacteur 4, remplie de centaines de tonnes de combustible très radioactif, perchée à 30 mètres, au-dessus d'un bâtiment en ruine, munie d'un circuit de refroidissement de fortune, menace l'humanité d'une catastrophe pire encore que celle de Tchernobyl. Une catastrophe qui s'ajoute à celle de mars 2011 à Fukushima : 3 réacteurs percés qui déversent leur contenu mortel dans l'air, dans l'océan et dans la terre.

Les ingénieurs du nucléaire ne savent pas quoi faire face à tous ces problèmes. Ils ont déclamé que la sécurité, dans le nucléaire, était, est et sera totale, que, lorsqu'une catastrophe majeure a lieu, personne n'a de solution à proposer. Telle est l'effroyable vérité que révèle Fukushima. Tchernobyl avait été mis au compte de l'incompétence technique des Soviétiques. Impossible de resservir la même fable politique.

Si l'on fait usage de sa raison, il ne reste qu'une seule conclusion : l'incompétence des ingénieurs du nucléaire. En cas de panne du circuit de refroidissement, si l'échauffement du réacteur atteint un seuil de non-retour, il échappe au contrôle et devient un magma en fusion de radionucléides, de métal fondu et de béton désagrégé, très toxique et incontrôlable (le corium).

La vérité, posée par Three Miles Island, Tchernobyl et Fukushima, est que, une fois ce seuil franchi, les ingénieurs sont impuissants : ils n'ont pas de solution. Ils ont conçu et fabriqué une machine nucléaire mais ils ignorent quoi faire en cas d'accident grave, c'est-à-dire "hors limite". Ce sont des prétentieux ignorants : ils prétendent savoir alors qu'ils ne savent pas. Les pétroliers savent éteindre un puits de pétrole en feu, les mineurs savent chercher leurs collègues coincés dans un tunnel à des centaines de mètres sous terre, etc. Eux non, parce qu'ils ont décrété qu'il n'y aurait jamais d'accidents très graves.

Dans leur domaine, ils sont plus incompétents que les ouvriers d'un garage dans le leur. S'il faut changer le cylindre d'un moteur, les garagistes savent comment faire : la technologie existe. Si la cuve d'un réacteur nucléaire est percée et si le combustible déborde à l'extérieur, les "nucléaristes" ne savent pas ce qu'il faut faire. On objectera qu'une centrale nucléaire est plus complexe qu'une voiture. Certes, mais c'est aussi plus dangereux. Les ingénieurs du nucléaire devraient être au moins aussi compétents dans leur propre domaine que ceux qui s'occupent de la réparation des moteurs de voiture en panne : ce n'est pas le cas.

Le fait fondamental est là, affolant et incontestable : les radionucléides dépassent les capacités technoscientifiques des meilleurs ingénieurs du monde. Leur maîtrise est partielle et elle devient nulle en cas d'accident hors limite, là où on attendrait un surcroît de compétence : telle est la vérité, l'incontestable vérité. D'où l' aspect de devin à la boule de cristal des ingénieurs et des "spécialistes" du nucléaire. La contamination nucléaire ? Sans danger, affirment-ils, alors qu'ils n'en savent rien. L'état du réacteur détruit sous le sarcophage de Tchernobyl ? Stabilisé, clament-ils, alors qu'ils n'en savent rien. La pollution nucléaire dans l'océan Pacifique ? Diluée, soutiennent-ils, alors qu'ils n'en savent rien. Les réacteurs en ruine, percés, détruits, dégueulant le combustible dans le sous-sol de Fukushima ? Arrêtés à froid et sous contrôle, assurent-ils, alors qu'ils n'en savent rien.

Les effets des radionucléides disséminés dans l'environnement sur les générations humaines à venir ? Nuls, clament-ils, alors qu'ils n'en savent rien. L'état des régions interdites autour de Tchernobyl et Fukushima ? Sans nocivité pour la santé, aujourd'hui, comme pour des décennies, proclament-ils, alors qu'ils n'en savent rien. Pour qui les radiations sont-elles nocives ? Seulement pour les gens tristes, avancent-ils, alors qu'ils n'en savent rien. Ce sont des devins. L'art nucléaire est un art divinatoire. C'est-à-dire une tromperie.

Le nucléaire, qui s'annonçait comme la pointe avancée du savoir technoscientifique au point de se présenter comme une sorte de religion du savoir absolu, se révèle d'une faiblesse extrême non pas par la défaillance humaine mais par manque de savoir technoscientifique. Quelle que soit la cause contingente du dépassement du seuil de non-retour (attentat terroriste, inondation, séisme), l'incapacité de réparer et de contrôler la dissémination des radionucléides manifeste un trou dans le savoir qui menace la certitude de soi de la modernité. Les modernes prétendaient avoir rompu avec les conduites magiques. Le nucléaire est l'expérience d'une brutale blessure narcissique dans l'armature de savoir dont s'entoure l'homme moderne ; une souffrance d'autant plus grande que c'est sa propre invention qui le place en situation de vulnérabilité maximale.

En effet, le refus de considérer la possibilité réelle d'un accident hors limite a pour conséquence la négligence pratique et l'indisponibilité de fait des moyens techniques appropriés à ces situations hors limite. Ces moyens n'existent pas ; et personne ne sait si l'on peut les fabriquer. Peut-être qu'un réacteur en "excursion" est incontrôlable ou irrécupérable.

Je ne le sais pas et aucun "nucléariste" ne le sait; mais il est sûr que personne ne le saura jamais si l'on n'essaye pas de fabriquer ces outils techniques. Or l'affirmation d'infaillibilité empêche leur conception. Sans doute, ouvrir ce chantier impliquerait d'avouer une dangerosité jusqu'ici tue et de programmer des surcoûts jusque-là évités. Ainsi, l'infaillibilité des papes du nucléaire a plusieurs avantages : endormir les consciences et accroître les profits, du moins tant que tout va bien ; l'inconvénient majeur est de nous exposer sans aucun recours à des risques extrêmes.

Tout savoir scientifique ou technique est, par définition, incomplet et susceptible de modification. Affirmer l'infaillibilité d'un savoir technoscientifique ou se comporter comme si cette infaillibilité était acquise, c'est ignorer la nature du savoir et confondre celui-ci avec une religion séculière qui bannit le doute et nie l'échec. D'où l'effet psychotique de leurs discours (infaillibles et certains) et de leurs pratiques (rafistolages et mensonges). Tout observateur est frappé par cette contradiction et plus encore par son déni. Chacun est sommé d'un côté de leur reconnaître une science et une technique consommées et de l'autre côté de se taire malgré le constat de leur échec. Bref, le nucléaire rend fou. Mais ce n'est qu'un aspect de notre condition nucléaire. Contaminés de tous les pays, unissez-vous !

Jean-Jacques Delfour, professeur de philosophie en CPGE, ancien élève de l'ENS de Saint-Cloud

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 16:41

 


 VIGILANCE


6 septembre 2012 17:19, Antoine COMBIER
<coordination@stopaugazdeschiste07.org
<mailto:coordination@stopaugazdeschiste07.org>> a écrit :

La Société Mouvoil SA demande l’autorisation de faire circuler des camions sismiques en Ardèche et dans le Gard. Les Collectifs Stop au gaz et huile de schiste en appel aux citoyens. Le Collectif 07 a appris hier que la Société Mouvoil SA, détentrice du Permis « Bassin d’Ales », à cheval sur l’Ardèche et le Gard, à demandé aux Préfectures de chacun de ses départements de faire circuler des camions sismiques (carte en annexe). Cette demande est en cours d’étude auprès des préfectures, mais aucune date de rendu n’a été mentionnée. Il a été précisé que les maires de communes concernées seront contactés « pour avis » dans le cadre de cette étude. Il faut tout de même rappeler que le Président de cette société avait annoncé ces travaux pour « après les vendanges et avant les fortes pluies ».


Les Collectifs lancent un appel aux citoyens
Les habitants de l’Ardèche et du Gard sont invités à participer à la vigilance et à se préparer à bloquer ces travaux si ceux-ci étaient autorisés :

1. VIGILANCE : redoubler de vigilance et signaler au comité de veille du Collectif 07 (06 23 66 15 51) toute circulation de véhicules suspects, annonces en mairie… Les Collectifs rappellent qu’il est important de passer par ce numéro et le site internet afin qu’ils puissent vérifier l’information avant d’alerter la population.

2. COORDONNEES : Les personnes souhaitant être prévenues en casd’alerte sont invitées à faire passer leur n° de téléphone portable
par courriel à contact@stopaugazdeschiste07.org
<mailto:contact@stopaugazdeschiste07.org>.

L’alerte sera transmise par SMS par le Collectif 07 en même temps qu’aux  pyramides téléphoniques mises en place depuis un an.

3. COMMUNICATION : Tous peuvent participer à l’effort de communication en faisant suivre cette information ou en participant à la campagne d’affichage en cours dans les communes. Contacter le Collectif 07 pour plus d’informations. L’éventualité d’études sismiques sur ces territoires étant connue, la Commission VIA du Collectif 07, en partenariat avec les Collectifs du nord du Gard, ont préparés plusieurs scénarios d’actions non-vlolentes. Toutes les informations seront transmises au moment opportun.

Réunion publique sur le Permis Bassin d’Ales le 13/09/2012 à 20h00

Les Collectifs Stop au gaz et huile de schiste tiendront une réunion publique à Barjac le jeudi 13 septembre 2012 à partir de 20h00, afin d’expliquer les risques particuliers inhérents au permis Bassin d’Alès et à la zone géologique qu’il recouvre.

Ce permis vise en particuliers de forer à 1400m de profondeur. Il prévoit également l’utilisation d’une technique de fracturation, ce qui paraît extrêmement risqué dans cette zone dont le sous sol karstique comporte de nombreuses failles dans lesquels l’eau circule.

Cette réunion sera aussi l’occasion de préciser en quoi consistent des travaux sismiques.

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE
Contact presse : Jean Louis Chopy – 04 75 36 72 83 /
coordination@stopaugazdeschiste07.org
<mailto:coordination@stopaugazdeschiste07.org>
Cordialement,
_______________________
Antoine Combier
Coordinateur
Collectif 07 Stop au gaz de Schiste
04 75 36 72 83
coordination@stopaugazdeschiste07.org
mailto:coordination@stopaugazdeschiste07.org>
http://www.stopaugazdeschiste07.org

NOUS AVONS GARDÉ LE LARZAC, NOUS LEUR AVONS RENDU LES OGM. QU'ILS GARDENT LEURS HYDROCARBURES EMPOISONNÉS.


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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 16:31

 

*Lors de l'assemblée, nous étions un peu dérouté par la tournure des choses concernant l'action (ou les actions) contre le TSCG, dit désormais 'Pacte Budgétaire'. D'autres choses nous ont étonné-e-s concernant la journée de Samedi et le rôle des Associations. Pas de réponses à ceci, nous verrons demain.
Cependant, Les Indigné-e-s de Nîmes étaient représentés à la réunion unitaire initiée par Attac, le 06.09.2012 à P.Neruda.
Vous trouverez ci-dessous la teneur des débats et des décisions prises, des réponses à nos questions.

Le gouvernement semble nous obliger à la confrontation tous azimuts car il réactive aussi le conflit latent sur les gaz de schistes et le nucléaire. Il mine déjà le terrain en euphorisant les bourses (tiens, la crise est finie?) et s'apprête à nous balancer des boules puantes nommées 'obscurantisme rétrograde', et 'Souverainiste xénophobe'. Ne nous laissons pas duper et restons unis, c'est eux qui sont là-haut sur le cocotier, nous on va secouer d'en bas et nous sommes plus...
Qui sème le vent...

Hasta la Victoria!

 

                                                                               ****************************

 

 


Ce qui est en cours et n’as pas changé, discuté à l’Assemblée :


 

Le 08.09, ce Samedi rdv à partir de 8 h devant Palais de Justice pour la coordination de l’action de la journée ‘Forum des associations’.

 

Le 13.09 co-voiturage pour aller à Montpellier au Procès de Kevin dans la journée.

 

Brocante à Langlade le 30, les places sont réservées. On ira trier chez Marleen avant, c’est à préciser Mercredi prochain.

 


Ce qui est en cours et va évoluer vite : Compte rendu de la réunion du 06.09 à 18h30 à P. Neruda.

 

Il y a eu plusieurs initiatives parallèles depuis déjà plusieurs mois, elles ont  fusionnées en un large collectif. La réunion s’est tenue en présence de plusieurs organisations et groupes représentés par une ou deux personnes et nous étions une bonne cinquantaine. Je ne serais pas exhaustif mais il y avait NPA, Attac, Confédération Paysanne, FA (excusée), Alternatifs, FASE ou assimilés, Collectif CAC30, Collectif NONTSCG, PG- PC- FG, diverses sections locales de ces partis, divers syndicats et les Indigné-e-s. Ni Verts ni Socialistes, absents malgré invitation, nous y reviendrons.

Tous ont appelé à l’unité avec un seul objectif : non à la ratification du Pacte Budgétaire. (nouveau nom dans les médias du TSCG, histoire qu’on s’y repère de mieux en mieux sûrement…).

Un communiqué de presse sera envoyé avec la liste des organisations et collectifs présents, tous ‘signataires’, donc y compris nous, pour annoncer la création de ce large rassemblement local contre le TSCG, qui se développe de même partout au niveau national.

Un calendrier est établi :

Le 13.09, conférence de presse à l’occasion de la réunion d’information avec JM Harribey, Economiste Atterré, à la salle du Conseil Général.

Le 17.09, occupation, sit-in, manif devant le siège local du PS. Prévoyez de la peinture rose qu’on rappelle au peuple la couleur gouvernementale et il est prévu de fouiller entièrement les locaux, un dénommé Jaurès y serait séquestré, en esclavage domestique (‘ils’ le ferait coucher dans le placard à balais ou dans les chiottes paraît-il). Les députés seront prévenus lors de la conférence de presse du 13.09 que nous leur donnons rendez vous pour qu’ils soient mis là devant leurs responsabilités et qu’ils auront à répondre devant le peuple.

Le 17 ou le 18.09 (à préciser par les organisateurs, le collectif NONTSCG), réunion publique contre le Traité qui peut prolonger la journée de manifestation.

Le 29.09 action dans tous le département et partout ailleurs, tractage, tables rondes dans la rue, vote populaire…

Le 30.09 manif nationale à Paris avec probablement des départs en car et trains de toute la France.

 

Tous les participants aux actions sont libres d’exprimer à leur façon leur refus.

Dette illégitime d’un Etat illégitime est une synthèse de ce que disent les Indignés depuis le 26 Mai 2011 sur la Place de la Maison Carrée. Que le Traité soit voté ou pas, de quelques manières que ce soit, ne change fondamentalement rien. Le Pacte Budgétaire n’est pas un pas de trop de franchi, tout un marathon a déjà été couru. Ce point de vue a été exprimé par de nombreuses personnes lors de la réunion et le consensus sur l’action a donc été rapide.

 

Il reste probablement des socialistes au PS, certains sont députés. On ne peut pas renoncer impunément et si facilement à défendre la Cause du Peuple. Que la Bourse se réjouisse des mesures du gouvernement qui s’engage à faire le contraire de ce pourquoi il vient d’être élu devrait normalement leur ouvrir les yeux.  Normalement…

Il n’y a pas que le PS à interpeller, le seul député ‘Verts’ du Gard a dévoilé le fond de sa pensée. Je vous résume le discours qui résume aussi la position gouvernementale (article dans la presse) en belle langue de bois raméal fragmenté pur jus : Le Pacte budgétaire est une vraie saloperie mais comme cela pourrait être pire, les Verts voteront pour. On applaudit à tant de clairvoyance et de courage politique, version bio avec un zeste de ‘Care’ de la Stratégie du Choc probablement. Commencer par un sit-in devant le local des Verts, rue E.Jamais, est une action que peuvent faire les Indignés. Cela aidera les écologistes sincères à démissionner ce député, en attendant le départ des collaborateurs muselés.

Il faut diviser et faire douter l’adversaire et quoiqu’on pense du Guignol électoraliste, que le nouveau gouvernement ne puisse compter que sur son opposition de droite pour faire passer le Pacte ne serait pas sans conséquences.

 

Les dates annoncées sont des rendez-vous pour être nombreux et unitaires, entre-temps chacun est libre d’organiser et dire ce qu’il veut, de faire  participer ou de participer à ce que feront les autres. Les Indigné-e-s pourraient déjà mettre à l’ordre du jour une forme de ‘ré-occupation’ de la Place, un piquet de grève des habitants-travailleurs d’Europ Incorporated.

 

Le collectif représente une grande capacité de mobilisation et de détermination. Le calendrier déjà chargé de Septembre peut sembler diriger la lutte sur d’autres terrains. Mais en réalité, ceux qui iront à St Christol contre les gaz de schistes le 22 Septembre,  ceux qui seront au Vigan les 28, 29 et 30 Septembre pour Ré inventer Ensemble l’Energie et le Local (Collectif REEL, cf. transitionvigan.wordpress.com ou javatomic.org), lèvent tout autant l’étendard de la révolte que les Indignés qui appellent à une Casserolade mondiale en Octobre, à laquelle nous invitons tout le monde ici.

 

Il reste à convaincre les gens que si les banquiers ont obtenu la garantie de tous les prêts pourris qu’ils ont consentis pour tout et n’importe quoi c’est parce que les gouvernements ont donné l’assurance qu’ils veilleront scrupuleusement à la tonte de la bête, à volonté et à outrance. Il n’y a qu’à se référer au catalogue des mesures appliquées en Grèce ou en Espagne pour comprendre ce qu’on veut de nous. Nous allons payer et pas que par l’impôt ou les taxes. Nous allons payer avec des salaires encore plus minables pour un boulot de plus en plus précaire, nous allons payer par une mise aux normes draconienne des individus assortie d’une sélection impitoyable, nous allons payer par une disparition des solidarités sociales collectives. Nous allons payer par la privatisation généralisée et l’augmentation des coûts pour un service de plus en plus minimum et automatisé, nous allons payer parce que nos élus trouveront encore et encore des crédits pour toutes leurs dépenses à la con, technocentres sportifs touristiques et culturels et autres plate formes aéroportuaire internationales. Nous allons payer parce que nulle part dans cette Europe sous contrôle il n’est question de ralentir une seconde la société technicienne de consommation de masse et de gaspillage généralisé des ressources, société qui produit autant de déchets toxiques que d’humains surnuméraires inutilisés et inutilisables.

 

Il reste à faire comprendre qu’il n’est plus question  de consulter le peuple sur autre chose que sur la couleur de l’uniforme des robocops qui nous dicteront la soumission durable (rose ou bleu marine ?) et qui découperont à volonté le territoire en zones diversement sécurisées.

 

Pour l’instant l’Europe c’est « Marche et Crève », nous on veut vivre !

 

 

Nous sommes les 99%

Grève Générale ! 

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 23:27

 

 

La dernière enquête de l'Insee sur les niveaux de vie, rendue publique vendredi 7 septembre, est explosive. Que constate-t-elle en effet ? Qu'en 2010, le niveau de vie médian (19 270 euros annuels) a diminué de 0,5% par rapport à 2009, que seuls les plus riches s'en sont sortis et que la pauvreté, en hausse, frappe désormais 8,6 millions de personnes, soit 440.000 de plus qu'un an plus tôt.

Avec la fin du plan de relance, les effets de la crise se sont fait sentir massivement. En 2009, la récession n'avait que ralenti la progression en euros constants du niveau de vie médian (+ 0,4%, contre + 1,7% par an en moyenne de 2004 à 2008). Il faut remonter à 2004, précise l'Insee, pour trouver un recul semblable  à celui de 2010 (0,5%).

La timide reprise économique de 2010 n'a pas eu d'effets miracle, puisque pratiquement toutes les catégories de la population, y compris les classes moyennes ou moyennes supérieures, ont vu leur niveau de vie baisser. N'a augmenté que celui des 5% des Français les plus aisés.

Dans un pays qui a la passion de l'égalité, la plupart des indicateurs d'inégalités sont à la hausse. L'indice de Gini, qui mesure le degré d'inégalité d'une distribution  (en l'espèce, celle des niveaux de vie), a augmenté de 0,290 à 0,299 (0 correspondant à  l'égalité parfaite et 1 à l'inégalité la plus forte). Le rapport entre la masse des niveaux de vie détenue par les 20% les plus riches et celle détenue par les 20% les plus modestes est passé de 4,3 à 4,5.

Les inégalités ont continué de se creuser par le haut. Ainsi, entre 1996 et 2010, le niveau de vie moyen des 10% les plus aisés a augmenté d'environ 2,1% par an en moyenne contre 1,4% dans l'ensemble de la population. En 2010, c'est l'évolution des salaires, limitée dans le bas de la distribution des revenus, qui explique en partie l'accentuation des inégalités, les 10% les plus aisés ayant bénéficié à la fois de salaires plus dynamiques et des rendements élevés de leurs placements.

Déjà en hausse de 0,5 point en 2009, le taux de pauvreté monétaire a augmenté en 2010 de 0,6 point pour atteindre 14,1%, soit son plus haut niveau depuis 1997. 8,6 millions de personnes vivaient en 2010 en-dessous du seuil de pauvreté monétaire (964 euros par mois). Elles n'étaient que 8,1 millions en 2009. Mais il y a pire : une personne pauvre sur deux vit avec moins de 781 euros par mois.

En 2010, le chômage a peu contribué à l'augmentation de la pauvreté (les chômeurs représentent à peine 4% de l'accroissement du nombre des personnes pauvres). C'est du côté des inactifs qu'il faut plutôt se tourner : les retraités (11%), les adultes inactifs autres que les étudiants et les retraités (16%) - souvent les titulaires de minima sociaux - et les enfants.

Les moins de 18 ans contribuent pour près des deux tiers (63%) à l'augmentation du nombre de personnes pauvres. L'Insee fait observer qu'en 2009, l'accroissement du nombre d'enfants pauvres (ils vivent fréquemment dans des familles monoparentales) avait été contenue par le versement de deux primes exceptionnelles aux ménages dans le cadre du plan de relance (150 euros aux bénéficiaires de l'allocation de rentrée scolaire, et 200 euros de prime de solidarité active). L'institut rappelle aussi que les prestations familiales n'ont pas été revalorisées en 2010, après avoir bénéficié d'une revalorisation plus forte que prévu en 2009.

Claire Guélaud

PS. Je reprends ce blog après trois mois d'absence. Qu'Anne Eveno, qui a formidablement animé Contes Publics pendant tout ce temps, trouve ici l'expression de ma reconnaissance et de mon amitié.

 


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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 22:15

 

 Pâtes au beurre 07/09/2012 à 00h00

 Elsa Fayner | Journaliste Rue89

 

 

La crise aura eu raison du pouvoir d’achat. Selon l’Insee, après cinq ans de hausse, le niveau de vie baisse ou stagne pour pratiquement toutes les catégories de population, sauf pour les plus aisées : c’est ce que l’institut constate dans une étude, « Les niveaux de vie en 2010 », publiée ce vendredi.

Seules les 5% des personnes les plus aisées en France ne voient pas leur niveau de vie diminuer. Pour la quasi-totalité de la population, donc, c’est l’érosion.

Depuis 2004, la tendance allait pourtant crescendo. Jusqu’à 2009, l’année qui a suivi le début de la crise financière. Cette année-là, la moitié la moins aisée de la population a vu son niveau de vie décroître.

Nouveauté en 2010 : même dans la moitié la plus fortunée de la population, le niveau de vie diminue.


L’évolution du niveau de vie (D1 = les 10% les plus modestes, D2 : les 10% suivants, C95= les 5% les plus riches) (Insee)

Les inégalités progressent

Cette tendance générale ne doit toutefois pas masquer une distinction : la baisse est plus forte dans le bas de la distribution que dans le haut, où il fausrait plutôt parler de stagnation.

En cause :

  • la proportion de personnes ayant un emploi recule de 23% à 21% ;
  • la revalorisation du smic horaire brut a été limitée en 2010 du fait de la faible inflation en 2009 ;
  • en 2010, le salaire moyen des cadres augmente, en particulier dans le secteur financier, tandis qu’il diminue pour les ouvriers.

Ceci ne fait que confirmer une évolution plus globale. Entre 1996 et 2010, le niveau de vie moyen des 10% de personnes les plus aisées a augmenté d’environ 2,1% par an en moyenne, contre 1,4% pour le niveau de vie moyen de l’ensemble de la population.

Taux de pauvreté : nouveau record

Conséquence de cette baisse généralisée du niveau de vie : le taux de pauvreté augmente pour passer à 14%. Il atteint son plus haut niveau depuis 1997.

Toutefois – faut-il s’en réjouir ? –, comme le niveau baisse pour tout le monde chez les moins aisés, les inégalités au sein des plus modestes restent les mêmes.

Si on entre dans le détail, les plus fortes contributions à la hausse de la pauvreté sont celles des inactifs :

  • les retraités ;
  • les adultes inactifs autres que les étudiants et retraités ;
  • et, surtout, les inactifs de moins de 18 ans, c’est-à-dire les enfants.

La pauvreté des enfants bondit

Ceux-ci contribuent pour près des deux tiers à l’augmentation du nombre de personnes pauvres. Leur taux de pauvreté atteint 19,6%, en hausse de 1,9 point en une année.

Pour les auteurs de l’étude :

« La non-reconduction de mesures d’aides ponctuelles, mises en œuvre en 2009 afin de limiter les effets de la crise sur les ménages modestes, et le gel du barème des prestations familiales en 2010, expliquent pour partie que cette population soit plus affectée. »

Si l’augmentation de la pauvreté des enfants a pu être contenue en 2009, reste à savoir quelles sont les causes profondes de celle-ci.

De manière générale, la baisse des niveaux de vie va-t-elle durer plus longtemps que la précédente, celle qui avait été constatée entre 2002 à 2004 ?

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