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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 19:58

 

http://www.arte.tv/fr/delocalisations-en-europe-revue-de-presse/6907544,CmC=6913256.html

 

Délocalisations en Europe : revue de presse

Pour en savoir plus

 

Une sélection d'articles de la presse en ligne sur les différentes affaires évoquées dans le documentaire de Magali Serre « Quand la Chine délocalise en Europe ».

L'entreprise suédoise Volvo rachetée par le constructeur automobile chinois Geely



Les tracteurs McCormick (Saint-Dizier) rachetés par le fabricant chinois YTO



En Pologne, le géant chinois Covec remporte l'appel d'offres pour la construction d'une autoroute



Les Grecs cèdent une partie du port du Pirée au Chinois Cosco



En Italie, des ouvriers clandestins chinois travaillent pour des marques de luxe




Le documentaire

jeudi à 10h55

Après l’Afrique, l’Europe est-elle devenue le nouvel Eldorado de la Chine ?

 

 

Quand la Chine délocalise en Europe

link

 

Réalisateur : Magali Serre
Producteur : Premieres Lignes Television

Après l'Afrique, l'Europe est-elle devenue le nouvel Eldorado de la Chine ? Sur fond de crise mondiale, les entreprises chinoises se sont lancées à la conquête de l'Ancien Continent. À quel prix et à quel coût social ?

Le vent de la mondialisation a tourné, et la Chine en profite. Pendant longtemps, elle a joué un rôle de sous-traitant pour les entreprises européennes, mais, d'année en année, elle s'est implantée en Europe et se pose aujourd'hui en recours face aux bouleversements causés par la crise financière. Elle délocalise, reprend des entreprises en faillite, remporte des marchés publics et crée des emplois : en Suède, en France, en Pologne ou en Grèce. Si les entreprises chinoises s'approprient des techniques et des équipements européens, elles apportent aussi leur savoir-faire et leurs méthodes strictes, parfois au détriment du code du travail.

Conquête
Magali Serre enquête sur ce phénomène, objet de tous les fantasmes, à travers quelques exemples emblématiques : de la construction d'une autoroute polonaise à l'acquisition du port du Pirée d'Athènes, des ateliers clandestins de confection de chaussures en Italie au rachat d'une usine de tracteurs en faillite en France ou au renflouement financier de Volvo en Suède. Elle a rencontré de nombreux entrepreneurs chinois, plus enclins à s'exprimer devant une caméra qu'on pourrait le croire, et contourné certaines réticences en interviewant des ouvriers inquiets, mais aussi plein d'espoir. Certaines entreprises n'hésitent pas à licencier ceux qui veulent monter un syndicat et considèrent que "les lois sociales encouragent la paresse et l'indolence". Mais cet interventionnisme chinois contribue aussi à sauver des entreprises et des emplois. Un état des lieux aussi passionnant que nuancé, effaçant certains préjugés mais révélant aussi la dureté des conditions de travail importées de l'Empire du milieu.

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 17:31

 

 

Les « économistes atterrés », ce collectif d'universitaires qui s'étaient opposés, très tôt, aux politiques d'austérité en Europe, viennent de publier un argumentaire de trois pages contre l'adoption par la France du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de l'Union européenne. Ce traité « marque une nouvelle étape de deux offensives, celle des libéraux contre la pratique keynésienne de la politique économique, celle des instances européennes contre l'autonomie des politiques budgétaires »


 

Communiqué des Economistes atterrés
18 septembre 2012


Les Économistes atterrés mettent en garde contre le pacte budgétaire
Nous intervenons ici, en tant qu’économistes, pour mettre en garde contre les dangers que comporte le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l’Union économique et monétaire. Ce Pacte budgétaire marque une nouvelle étape de deux offensives, celle des libéraux contre la pratique keynésienne de la politique économique, celle des instances européennes contre l’autonomie des politiques budgétaires nationales.


Ce Traité ne s’attaque pas aux causes de la crise financière : l’aveuglement et l’avidité des marchés financiers, l’éclatement des bulles financières et immobilières induites par la financiarisation, le gonflement des inégalités de revenus permis par la concurrence effrénée entre pays favorisée par la mondialisation.


Il ne s’attaque pas aux causes de la crise de la zone Euro : l’absence d’une réelle coordination des politiques économiques ayant l’emploi comme objectif, le déséquilibre provoqué par la recherche d’excédents des pays du Nord, l’interdiction inscrite dans la Constitution européenne de financement des États par la BCE, ce qui permet à la spéculation de se déclencher alors qu’elle est impuissante contre les États-Unis, le Japon, le Royaume-Uni pourtant plus endettés que la zone euro.


Le Traité entérine les politiques d’austérité, suivies depuis trois ans, qui enfoncent l’Europe dans une récession sans fin, qui aggravent la mise en cause le modèle social européen, qui plongent des millions d’européens, en premier lieu les jeunes, dans le chômage et des millions de famille dans la pauvreté.


Le Pacte budgétaire repose sur un diagnostic erroné. Le coupable serait le manque de discipline budgétaire. Pourtant, les pays de la zone euro ne se caractérisaient pas avant la crise par des déficits publics particulièrement forts : sur les trois années d’avant crise (2004- 07), les États-Unis avaient un déficit de 2,8% du PIB, le Royaume-Uni de 2,9%, le Japon de 3,6%, la zone euro de 1,5%, nettement moins que le montant des investissements publics ou le niveau requis pour stabiliser la dette. Seule, la Grèce présentait un déficit public élevé. En fait, les instances européennes polarisées sur le respect aveugle de normes arbitraires, soucieuses d’affirmer leur contrôle sur les politiques nationales, ont laissé grandir les déséquilibres en Europe entre les pays du Nord qui accumulaient les excédents et les pays du Sud entrainés par une bulle immobilière. Elles ont nié les périls que faisait courir la dérégulation financière.

 


Selon l’article 1 du Traité, les règles seraient « destinées à renforcer la coordination des politiques économiques ». Mais des contraintes numériques sur les dettes et déficits publics, qui ne tiennent pas compte de la situation économique, ne peuvent être considérées comme une coordination des politiques économiques.
Selon l’article 3, les pays devront maintenir un quasi-équilibre des finances publiques (soit un déficit public structurel inférieur à 0,5% du PIB), ce qui n’a aucun fondement économique. La vraie « règle d’or des finances publiques » justifie, au contraire que les investissements publics soient financés par l’endettement. Dans le cas de la France, cela autorise un déficit public structurel de l’ordre de 2,4% du PIB.


Le même article impose aux pays « une convergence rapide vers cet objectif », convergence qui serait proposée par la Commission, sans tenir compte de la situation conjoncturelle. Les pays perdraient donc leur liberté d’action. Ainsi, pour 2013, la France se voit contrainte d’atteindre un déficit de 3% du PIB, donc de pratiquer une politique récessive en période de dépression, d’autant plus récessive même que les prévisions économiques sont faibles.

 


Un mécanisme automatique serait mis en place pour réduire le déficit. Là encore, un pays se verrait imposer sa politique budgétaire. S’il a un déficit structurel de 3 points du PIB, il devra avoir l’année suivante un déficit structurel de 2 points, donc faire des efforts pour 1 point de PIB, quelle que soit l’évolution économique. Un pays frappé d’un ralentissement économique n’aura pas le droit de faire une politique de soutien.


L’objectif du Traité est bien de réaliser le rêve de toujours des libéraux : paralyser les politiques budgétaires, imposer coûte que coûte l’équilibre budgétaire. Il tourne le dos aux enseignements de 75 ans de théorie macroéconomique.
Le Traité s’appuie sur la notion de déficit structurel, c’est-à-dire le solde public corrigé du solde conjoncturel. C’est le déficit des finances publiques que connaîtrait le pays si sa production était à son niveau d’équilibre, la production potentielle. Il doit être évalué, selon diverses théories, par diverses méthodes. Sa mesure dépend de la méthode utilisée ; elle est plus que problématique, en particulier dans les périodes cruciales, celles de dépression ou de chocs macroéconomiques. En fait, ce sont les évaluations de la Commission qui devront être utilisées. Or celles-ci ont deux défauts : elles varient fortement au cours du temps, ainsi, les estimations de production potentielle faite pour 2006 ont été fortement abaissées en 2008 : elles sont toujours proches de la production effective, puisque cette méthode considère comme structurelle la baisse du capital due à la chute de l’investissement durant une crise : elle sous-estime le déficit conjoncturel et obligerait à faire des politiques pro-cycliques. Ainsi, la Commission estime-t-elle que l’écart de production (l’écart entre la production potentielle est la production effective) n’est que de 2,8% en 2012 pour la France (soit un déficit structurel à 3%), alors que d’autres méthodes aboutissent à un écart de production de 8% (et donc un déficit structurel de 0,5%). La politique économique peut-elle être dépendre de telles estimations ?
L’objectif de déficit structurel pourra être abaissé à 1% si la dette est en dessous de 60% du PIB. Un pays qui a en moyenne une croissance de 2% l’an et une inflation de 2% et qui maintient indéfiniment un déficit de 1% du PIB, voit sa dette converger vers 25% du PIB. Or rien ne garantit que l’équilibre macroéconomique peut être assuré avec des valeurs a priori : une dette de 25% du PIB ; un déficit de 1% du PIB. Inscrire cela dans la Constitution est aussi fondé que d’y écrire : « les hommes devront peser 70 kg et les femmes 50 »


Les États membres devront inscrire la règle d’équilibre budgétaire et le mécanisme de correction automatique dans leur Constitution, ou si cela est impossible, dans un dispositif contraignant et permanent. Ainsi, des dispositifs flous, inapplicables, sans fondement économiques, seraient gravés dans le marbre.
Les pays membres devront mettre en place des institutions indépendantes chargées de vérifier le respect de la règle d’équilibre budgétaire et de la trajectoire d’ajustement. C’est un pas supplémentaire vers la technocratisation complète de la politique économique. Ces institutions indépendantes auront-elles le droit de remettre en cause la règle, si celle-ci ne correspond pas aux nécessités de la conjoncture ?


Selon l’article 4, un pays dont le ratio dette/PIB dépasse 60% du PIB devra réduire ce ratio d’au moins un vingtième de l’écart avec 60 % chaque année. Cela suppose qu’un ratio de 60% est un chiffre optimal réalisable par tous les pays. Or, des pays comme l’Italie ou la Belgique, avaient depuis des décennies des dettes publiques de 100% du PIB (le Japon de 200% même), sans déséquilibre car ces dettes correspondent à des forts taux d’épargne des ménages.
Selon l’article 5, un pays soumis à une « procédure de déficit excessif » (PDE) devra soumettre son budget et un programme de réformes structurelles à la Commission et au Conseil, qui devront l’approuver et en suivre la mise en place.


Cet article est une nouvelle arme pour permettre d’imposer aux peuples des réformes libérales. Aujourd’hui, la quasitotalité des pays de l’UE (21 sur 27) sont soumis à des PDE ; ils n’ont pas besoin de réformes libérales, mais de croissance sociale et écologique. A moins que par réformes structurelles, le Traité n’entende des mesures visant à briser la domination des marchés financiers, à augmenter l’imposition sur les plus riches et les grandes entreprises, à financer la transition écologique.


Selon l’article 7, les propositions de la Commission seront automatiquement adoptées sauf si se dégagent contre elles une majorité qualifiée, le pays en question ne votant pas. Ainsi, en pratique, la Commission aura toujours le dernier mot.
Ce projet impose des politiques budgétaires quasi automatiques, il interdit toute politique de soutien de l’activité. Or celles-ci sont indispensables pour la stabilisation économique
Fin 2008, le FMI, le G20 et la Commission européenne ont demandé aux pays d’entreprendre de telles politiques. Faut-il les interdire quatre ans après ?


Selon le Traité, chaque pays doit prendre isolément des mesures restrictives sans tenir compte de sa situation conjoncturelle et des politiques des partenaires. Le Traité fait l’hypothèse implicite que le multiplicateur keynésien est nul, que les politiques budgétaires restrictives n’ont pas d’impact sur l’activité. Aujourd’hui, à la mi-2012, cela impose que la plupart des pays pratiquent des politiques d’austérité alors que la cause des déficits publics est globalement un niveau insuffisant de production et d’emploi due à l’éclatement de la bulle financière.


Le souhait du nouveau gouvernement français de renégocier le TSCG a abouti le 29 juin à un Pacte pour la croissance et l’emploi. Malgré son titre, celui-ci n’est pas le symétrique du Pacte Budgétaire. Il ne comporte aucun objectif précis en termes d’emploi ou de croissance. Pour l’essentiel, il ne fait que reprendre des projets déjà engagés, généralement d'inspiration libérale : la stratégie Europe 2020, la nécessité de garantir la viabilité des systèmes de retraite (c’est-à-dire de reporter l’âge de la retraite ou de réduire le niveau des pensions), d’améliorer la qualité des dépenses publiques (ce qui signifie souvent réduire les dépenses sociales jugées improductives, en augmentant les aides aux entreprises), de favoriser la mobilité de la main d’oeuvre, d’ouvrir la concurrence en matière de services, d’énergie, de marchés publics. Le Pacte reconnait qu’il n’y a pas d’accord sur une taxe sur les transactions financières ; il ne fait qu’ouvrir la porte à une coopération renforcée, un accord entre certains pays, sans le Royaume-Uni et le Luxembourg, ce qui en limitera fortement la portée. Les mesures de relance, à proprement parler, sont limitées, pour ne pas dire inexistantes. Il est question de 120 milliards soit 1% du PIB de la zone, mais sur un laps de temps indéfini, alors que les programmes d’austérité nationales représentent 240 milliards par an. Ces 120 milliards se décomposent entre une hausse prévue de 60 milliards de la capacité de prêt de la BEI grâce à une hausse de 10 milliards d’euros de son capital ; une émission envisagée de 5 milliards d’obligations de projets destinés à financer des projets d’infrastructures, enfin l’affectation à « des mesures destinées à dynamiser la croissance » de 55 milliards de fonds structurels qui étaient déjà
disponibles. Dans les trois cas, rien n’assure qu’il n’y aura effectivement des fonds supplémentaires engagés. Ainsi, le Pacte apparaît-il surtout comme une concession de façade permettant au gouvernement français de ratifier le Pacte Budgétaire.


Le Traité ne remet pas en cause l’absence de garantie des dettes publiques par la BCE ; il ne prévoit pas l’émission d’euro-obligations ; le Mécanisme de Européen de Solidarité ne prévoit d’aider que les pays qui auront ratifié et respecté le Traité. Le pays aidé perdra toute autonomie, devra soumettre sa politique économique à la Troïka (la Commission, la BCE, le FMI) et devra s’engager dans une politique restrictive, qui comme le montre les exemples de la Grèce, du Portugal et de l’Irlande, l’enfoncera dans la récession et la misère. Le dispositif mis en place ne brise pas la spéculation. La BCE subordonne son soutien aux pays dont les taux d'intérêt flambent à des réformes libérales et à des plans d'austérité toujours plus drastiques qui les enfoncent dans la dépression
Le Traité budgétaire impose la mise en oeuvre pendant une longue période de politiques d’austérité en Europe, qui non seulement briseront l’activité de la zone, aggraveront encore les déséquilibres dans les pays les plus fragiles, augmenteront les tensions en Europe mais aussi interdiront des politiques ambitieuses d’investissements écologiques d’avenir. Les États-membres peuvent-ils se résoudre à un Traité qui paralyse, à jamais, leurs politiques
budgétaires pour convaincre les marchés de leur future discipline budgétaire ? Peuvent-ils se résoudre à se voir confisquer les rênes budgétaires après avoir perdu celles de la politique monétaire ?

 

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 17:05

 

Bonsoir à tous,

 

Nous étions 40 de toutes organisations et citoyens pas de syndicat (?) pour notre grande manif devant le siège du PS;

Aucun député présent personne ne s'est déplacé !

MIDI-Libre et F3 étaient là, et la Marseillaise à fait un communiqué.

 

Un échange téléphonique avec Meur Teissière député départemental PS; il n'avait pas reçu la lettre!!! ouverte aux députés?


  1

3.JPG

 

Prochaine réunion du collectif contre le TSCG:

vendredi 21 à 18h30 à Pablo Neruda (sous réserve du lieu)

Faire le point : - du BUS pour Paris manif du 30

                   - des actions à venir action de rue, tractage,

                   - information citoyenne  etc.......Radio Alliances, Escapade, Gard Lozére??

                   - Autres actions.......devant les habitations de nos élus en fanfare!!!!de bon matin!!!!!?

                   - et suite à donner lettre ouverte aux députés

Ne laissons pas retomber la pression.


Petites info:

* le "Comité de Nîmes contre la ratification du  TSCG" vous invite à participer à un réunion 

 Jeudi 20 septembre à 20h à Pablo Neruda


* prochaine réunion Départementale Alès, Uzès, Nîmes du CAC30:(Audit de la dette)

  mercredi 26 septembre à 18h30 à Pablo Neruda,  salle 2 confirmée

 

 *A Alès:  jeudi 20 à la bourse du travail l'heure (?)


pour le Groupe "Campagne unitaire Gardoise contre le TSCG"

J.F


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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 16:33

 

22 Septembre : Global Frackdown Day

Journée Internationale contre les gaz et pétrole de schiste


le 22 septembre est une journée mondiale d'actions contre la fracturation hydraulique, les gaz et pétrole de schiste. Pas moins de 150 actions vont avoir lieu sur 5 continents et dans près de 20 pays (Canada, Etats-Unis, Mexico, Argentine, Afrique du Sud, France, Espagne, Irlande, Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas, Allemagne, République Tchèque, Bulgarie, Australie...). Aux Etats-Unis, des actions vont avoir lieu dans chaque région du pays.

Cette première journée internationale d'actions coordonnées de cette ampleur s'appuie sur les très nombreuses mobilisations locales, régionales ou nationales existantes. Suite à ces dernières, la fracturation hydraulique est aujourd'hui interdite, ou sous des formes diverses de moratoire ou restrictions, dans plusieurs centaines de lieux sur la planète (outre la France et la Bulgarie, des centaines de mesures locales d'interdiction ou de moratoire à travers le monde, dont plus de 200 aux Etats-Unis).

Partout sur la planète, les industriels pétroliers et gaziers multiplient les campagnes de lobbying et de relations publiques pour désamorcer ces mobilisations citoyennes en affirmant qu'elles sont isolées et que leur opposition aux pétroles et gaz de schiste est infondée. Cette fable ne prend pas. Cette journée internationale d'actions démontre le caractère mondial de l'opposition à ces projets dévastateurs et elle a pour objet de repousser avec force la propagande de l'industrie pétrolière et gazière. 

Toutes les informations : 

Site Internet : www.globalfrackdown.org 

Languedoc Roussillon : 

A partir de 10h à Saint Christol lez Alès (30)

 

GAZ de SCHISTE : PAS FINI
Saint Christol Lez Alès
Samedi 22 septembre dès 10h
  
      Information, stans, animations, jeux, ateliers,pique-nique, témoignages internationaux ...



Plus d'informations : http://www.stopaugazdeschiste07.org/spip.php?article311

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 16:14

 

 

Médiapart - Portfolio | 15 photos

 

 

Lundi 17 septembre, plus d'un millier d'activistes d'Occupy Wall Street ont manifesté à New York pour fêter le premier anniversaire de leur mouvement. Un défilé qui s'est achevé par 150 interpellations. Un reportage du photographe Thomas Haley. Lire également l'article de notre correspondante à New York, Iris Deroeux : « Occupy Wall Street » : l'esprit des luttes est toujours là.
Voir un précédent reportage photo de Thomas Haley en cliquant ici.

01

17 septembre 2012. Manifestants marchant autour de Wall Street. Ils essaient de pénétrer dans la zone de la bourse qui est très protégée par la police.

02

Manifestants avec un gâteau d’anniversaire près du New York Stock Exchange.

03

L’argent comme papier d’identité pour pénétrer dans la zone de la bourse.

04

Devant Bank of America près de Wall Street.

05

Le taureau de Wall Street, symbole de l’économie américaine.

06

Policier avec des gants, menaçants...

07

Premières arrestations.

08

Près de 150 interpellations en tout.

09

Manifestants autour de Wall Street.

10

Liberty Park, réoccupé par les manifestants.

11

Stacey Philips de Occupy Oregon dans Zuccotti Park (Liberty Park).

12

Cette femme pleure car la police vient d’arrêter son mari.

13

Arrestation d’un jeune.

14

Défilé sur Broadway, à New York.

15

La police pose pour les photos avec les touristes japonais.

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 16:09

 

Marianne - Lundi 17 Septembre 2012 à 18:16

 

JC Slovar
Décryptages de l'information politique, économique et sociétale par un citoyen engagé En savoir plus sur cet auteur

 

Le gouvernement de Hollande a confirmé la hausse du prix du tabac, un moyen de faire baisser sa consommation. A partir du 1er octobre, chaque paquet coûtera en effet 40 centimes supplémentaires. Notre blogueur asocié J-C Slovar exprime son mépris de la moralisation par l'argent.

 

(Vente de cigarettes chez un buraliste parisien - VALINCO/SIPA)
(Vente de cigarettes chez un buraliste parisien - VALINCO/SIPA)
En augmentant le prix des cigarettes de 40 centimes par paquet, c'est-à-dire une hausse de 6% pour les moins chers et de 7% pour les plus chers, il faudra donc sortir de 6,10 à 6,60 € de son porte-monnaie pour en acquérir.
 
Ce qui doit mettre en joie les associations anti-fumeurs et un peu aussi Jérôme Cahuzac, le ministre du budget. Bien entendu, le message est : «Le moyen le plus efficace pour réduire la consommation de tabac». Néanmoins nous explique Metro France : «(...) Le tabac constitue l'une des sources de revenus pour les finances publiques, taxes et TVA avaient rapporté 13,8 milliards d'euros à l'Etat en 2011».
 
Soyons clair, il n'est pas question ici de faire l'apologie d'un produit que nous savons tous nocif, mais de poser une question : quels sont les fumeurs qui vont être le plus touchés par cette nouvelle hausse ?

Les fumeurs précaires, principale cible de la mesure

Roselyne Bachelot alors ministre de la Santé s'inquiétait d'une hausse de la consommation et nous en donnait la raison : «(...) L'augmentation de la consommation chez les femmes, mais aussi " un effet crise "». Effet crise, c'est-à-dire ?
 
Et Roselyne Bachelot d'ajouter : «Pratiquement 50% des chômeurs sont fumeurs et à l'évidence la crise, l'augmentation du chômage, a eu un effet sur l'augmentation de la consommation du tabac» et pour finir, de déclarer : «Je me rapproche de Pôle Emploi pour qu'il y ait une action spécifique menée auprès de ce public (...)».
 
Choquant ? Certainement ! Car si on peut avec d'énormes efforts cesser de fumer, la volonté n'est pas suffisante pour les plus de 5 millions de Français inscrits à Pôle Emploi pour trouver un travail décent. Après tout pourquoi les chômeurs n'essayeraient-ils pas la camomille ? Mais revenons à la prochaine augmentation et à notre question.
 
Si nous excluons les mineurs et les jeunes, principale cible annoncée par les gouvernements, ce seront les fumeurs pauvres et/ou précaires. Dans la mesure où ceux-ci sont en permanence sur le fil du rasoir, en ce qui concerne leur budget, ils se priveront d'autre chose pour continuer à fumer, tout en continuant à largement contribuer... au renflouement des caisses de l'Etat.
 
Que ne sont-ils riches ou au moins aisés ! Car dans ce cas, ils pourraient rapporter quelques cartouches détaxées acquises lors de leurs déplacements professionnels ou touristiques. Ils pourraient même, avoir le bon goût de fumer avec élégance quelques cigares de qualité, sans s'interroger un instant sur le prix de cette élégance.

Un mode d'action méprisable

En fait, tout le monde se fout de savoir comment les moins fortunés d'entre nous s'arrangeront avec la nouvelle augmentation. Le tout étant que la lutte anti-tabac est un marronnier de communication utilisé par tous les gouvernements en difficultés financières ! Et comme environ 70% de la population ne fume pas, la stigmatisation est d'autant plus facile ... 
 
Maintenant, la moralisation par l'argent qui consiste à pénaliser exclusivement ceux qui en ont le moins est assez méprisable. Tout comme l'idée de pénaliser les consommateurs de produits trop gras, trop sucrés ou trop salés, dont les pauvres seraient les premiers acheteurs !  
 
Nous sommes parfaitement conscient que notre coup de gueule équivaut à «pisser dans le désert» et qu'un certain nombre de bien-pensants trouveront toujours à nous opposer le fait que le nombre de pauvres est très supérieur à celui des riches.  Et que c'est pour cela qu'il faut frapper ces premiers au porte-monnaie pour leur faire passer leur sale manie. 
 
D'autant plus, ajouteront-ils, que ce sont ceux qui boivent le plus de mauvais alcools, développent de lourdes pathologies et coûtent cher à notre sécurité sociale. 
 
Décidément, les pauvres et les précaires pourraient faire un effort pour devenir riches ou alors adopter rapidement un mode de vie plus sain, que diable !

 

Prix du tabac : la moralisation par l'argent
Retrouvez d'autres articles de notre blogueur associé J-C Slovar sur son blog.

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 16:01

 

Marianne - Mardi 18 Septembre 2012 à 05:00

 

Francis Journot

 

D'ici la fin du mois de septembre ou le début du mois d'octobre, le Parlement français votera pour ou contre l'adoption du traité budgétaire européen selon les mêmes dispositions que s'il s'agissait d'un projet de loi. Francis Journot, membre du mouvement associatif «Rendez-nous notre industrie», conteste vivement le procédé.

 

 

(Assemblée Nationale, juin 2012 - Remy de la Mauviniere/AP/SIPA)
(Assemblée Nationale, juin 2012 - Remy de la Mauviniere/AP/SIPA)
Les «sages» du Conseil Constitutionnel ont rendu leur décision début août 2012 et décidé que le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) pourra être ratifié sans révision de la constitution française. Ainsi, le traité budgétaire européen sera présenté au vote des parlementaires fin septembre ou au début d’octobre et devrait être adopté avec une majorité simple et sans révision de la Constitution française comme un projet de loi ordinaire.
 
On peut craindre que le traité budgétaire européen porte atteinte aux conditions essentielles d’exercice de la souveraineté nationale et que contrairement aux conclusions du Conseil Constitutionnel, il procède bien à des transferts de compétences en matière de politique économique ou budgétaire et qu’il aurait dû à ce titre, nécessiter une révision de la constitution.
 
En effet, la Cour de justice européenne peut soumettre les États membres à ses décisions et pourrait bientôt leurs infliger de lourdes sanctions financières s’ils dépassaient un seuil de dépenses sur une période donnée. Certes, la limite du déficit des États à 3 % du PIB existe depuis la création de l’Union européenne mais n’était respectée que par quelques rares pays et son dépassement était peu sanctionné.

La nouvelle règle qui fixe la limite de déficit structurel à 0.5 % du PIB pourrait se révéler plus contraignante. Cet objectif difficile à atteindre pour la plupart des pays d’une Europe globalement en récession, pourrait constituer une nouvelle astreinte que les opposants à la ratification du traité, interprètent également comme un abandon de souveraineté. Par ailleurs, dans un article du journal les échos du 30 juillet 2012 des experts en droit constitutionnel pensaient que «la révision de la Constitution était inévitable ».

Un traité jugé conforme à la Constitution française

Pourtant, les juges constitutionnels ont balayé tous les arguments d’un revers de la main et astucieusement justifié la constitutionnalité du traité en prétendant que le texte n’induit pas de nouvelles contraintes car selon eux, c’est au Conseil constitutionnel, c'est-à-dire à eux, qu’il appartiendra de contrôler l’application de la «règle d’or».
 
De même, ils ont jugé que le texte ne provoque pas de nouveaux transferts de compétences car des règles limitant les déficits des États sont déjà inscrites dans la Constitution française depuis la ratification des traités de Maastricht et de Lisbonne en 1992 et en 2008. Ils n’ont donc pas jugé devoir prendre en compte le durcissement de la limite de déficit qui passe de 3% à 0.5%.
 
Les membres du Conseil constitutionnel allemand n’ont pas fait la même analyse que leurs homologues français et ont estimé à contrario que leur Constitution devait être modifiée. Ainsi, chez nos voisins allemands, le traité a dû être ratifié à la majorité des deux tiers par les deux chambres du parlement allemand.
Cependant, la Cour de justice européenne vérifiera si les États ont bien retranscrit le traité dans leur droit national et il n’est pas certain qu’elle accepte l’interprétation française pour le moins sujette à caution mais la lecture bienveillante des juges constitutionnels aura peut-être déjà permis au gouvernement de faire ratifier le traité par le parlement à l’assemblée nationale.

Un geste politique ?

L’évaluation de la constitutionnalité du traité budgétaire en France peut paraitre assez discutable et on peut se demander si les «sages» n’ont pas obéi à des impératifs plus politiques que juridiques. Effectivement, le gouvernement, fort de la décision du Conseil constitutionnel ne réunira pas le Parlement en congrès à Versailles et ne sera pas non plus obligé de consulter les français par référendum.
 
La majorité des 3/5e obligatoire lors d’un changement de Constitution, n’aurait peut-être pas été atteinte par le Parlement réuni en congrès et un référendum aurait peut-être recueilli un «non» comme ce fut le cas en 2005 lors du projet de Constitution européenne.
 
Le projet de loi autorisant la ratification devrait être présenté au cours des prochains jours. Puis, le traité budgétaire, au sein d’un paquet européen comprenant également des textes sur le pacte de croissance, la supervision bancaire et les transactions financières, serait simplement soumis au Parlement à l’Assemblée nationale au cours d’une nouvelle session parlementaire extraordinaire où une majorité simple suffira à le ratifier.

Une possible rupture avec l'électorat

La ratification du Traité de Lisbonne par le parlement malgré le «non» des français a marqué en 2008 une rupture d’une part des citoyens avec le monde politique.
 
Aujourd’hui, des électeurs qui ont voté pour le «changement» au deuxième tour des élections présidentielles, pourraient aussi se sentir floués de voir le gouvernement adopter le traité cher à Nicolas Sarkozy et qui incarne pour beaucoup d’entre eux, une politique européiste et néolibérale dont ils ne voulaient précisément pas.
 
Le passage en force du traité budgétaire européen pourrait constituer une faute politique majeure et historique dont les lourdes conséquences économiques et politiques ne semblent pas encore avoir été appréhendées par le gouvernement et le PS.
 
Des économistes renommés et regroupés au sein de l’association «Manifeste pour un débat sur le libre échange » craignent que l’abaissement de l’objectif de déficit structurel à 0.5 % du PIB, fasse encore augmenter le chômage en France et, à terme, participe au démantèlement de notre modèle social.
 
Le sondage Opinionway/Vêtements made in France du 24 juillet 2012 dévoilait que 52 % des Français veulent un référendum et peut-être conviendrait-il de soumettre la ratification du traité budgétaire européen à l’approbation du peuple français. Un sondage Csa/l’humanité publié fin août confirme cette tendance avec 72 % de l’opinion en faveur d’un référendum.
 
Certes, nul aujourd’hui ne peut vraiment prédire le verdict des urnes. En optant pour une ratification par cette voie, le gouvernement pourrait essuyer un refus mais il ménagerait la crédibilité de la «gauche» qui s’éviterait ainsi une crise de confiance avec une partie du peuple. L’Élysée s’épargnerait également une désolidarisation d’une part grandissante du Parlement et du gouvernement, hostile à la ratification du TSCG.
 
Car en l’absence de référendum, ceux-ci et un nombre important de Français ne manqueraient pas de pointer ensuite du doigt pendant le reste du quinquennat, la responsabilité de l’Élysée et de son traité budgétaire dans l’aggravation de notre crise économique et notamment dans la hausse d’un chômage qui menace d’atteindre des sommets.
 
La cote de popularité de François Hollande après 100 jours de présidence s’avère être est la plus basse jamais enregistrée par un président nouvellement élu.
 
Il est certes difficile de déterminer si l’attitude présidentielle dans le traitement du traité budgétaire a influencé les sondés mais on peut se demander si l’Élysée peut encore raisonnablement se permettre d’ignorer la demande de référendum des Français.


Francis Journot est membre des associations Rendez-nous notre industrie  et Vêtements made in France.

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 15:48

 

 Le grand entretien 18/09/2012 à 13h43

Blandine Grosjean | Redchef adj Rue89

 

Notre système éducatif est un des plus discriminants et anxiogène. Louis Maurin (Observatoire des inégalités) dénonce le lobby et l’idéologie élitistes.

 

 


Des élèves dans la cour d’une école primaire à Paris, le 4 septembre 2012 (FRED DUFOUR/AFP)

 

L’école française, qui se targue d’être gratuite, républicaine et égalitaire, avec sa fameuse « méritocratie », serait une des plus discriminantes, et elle est loin d’être parmi les plus performantes. En cause, une pédagogie datant des années 50, un système élitiste de reproduction sociale, une idéologie anxiogène, et des intérêts concertés pour que rien ne bouge.

Louis Maurin est l’un des fondateurs de l’Observatoire des inégalités qui, depuis 2002, met en lumière les failles de la société française. Pour lui, l’école est le premier lieu des souffrances sociales mais aussi humaines : la réforme qu’il appelle profiterait à tous, aux enfants « favorisés », essorés par une pression délirante, aux enseignants, et à un pays qui a plus besoin de têtes créatives bien faites que de têtes bien remplies.

Rue89 : On parle beaucoup des « super-riches ». Selon vous, le cœur des discriminations en France se trouve dans notre système éducatif.

Louis Maurin : Le problème français avec son éducation vient de cette angoisse généralisée par rapport aux diplômes. On est un pays où l’école a un rôle extraordinaire. Pour moi, cette question est bien plus importante que le fait que les « super-riches » se soient super enrichis.

Toutes les études le montrent, la France est le pays qui a le système qui favorise le plus les catégories les plus favorisées.

Niveau scolaire par catégorie sociale

En sixième, vers l’âge de 11 ans, les écarts entre catégories sociales restent marqués : 13,8 points sur 100 entre les ouvriers et les cadres supérieurs en français, 16,4 points en mathématiques. Les écarts sont stables entre les évaluations 2005 et 2008.

 

L’inégalité résulte de très nombreux facteurs, qui vont du soutien direct des parents à la connaissance des rouages du système éducatif, en passant par les modes de vie (loisirs, pratiques culturelles, etc.).

On a massifié l’école, on l’a démocratisée en ouvrant le collège et une partie du lycée, mais on n’a pas modernisé notre enseignement, contrairement à ce qu’ont fait la plupart des pays du monde.

Notre système éducatif reste un système ultra-académique, ultraformel, élitiste, anxiogène et évaluatif. C’est malheur aux perdants, à ceux qui ratent une marche, ne sont pas prêts assez tôt, c’est-à-dire les catégories sociales les plus défavorisées.

Dans la réforme Haby du collège unique des années 70, il y avait tout un volet sur la transformation des manières d’enseigner, et on l’a passé à la trappe. En France, il y a une énorme barrière difficilement franchissable, pour certains élèves, entre l’école primaire et le secondaire.

Ce n’est pourtant pas par manque de réflexion, d’études, de rapports ?

On est le pays où, en matière de réflexion pédagogique, on est allé le plus loin. On a un ensemble de penseurs et de chercheurs parmi les plus importants. Mais, en matière de pratique, on est le pays où on est allé le moins loin.

Il y a dans ce pays un mépris envers les « pédagos » (comme les « droits-de-l’hommistes », « féministes » ou « égalitaristes »), ces gens qui vont dégrader le système par le bas, le fameux « nivellement par le bas ». Les profs sont soumis à une pression d’enfer, ils doivent faire des évaluations, et certains parents demandent plus de notes.

Tout le monde à gauche ne pense pas comme vous...

Il y a dans notre pays des intérêts convergents, qui traversent largement l’espace politique, et sont en grande partie représentés à gauche dans le milieu enseignant. Et pour de nombreuses raisons.

Des mauvaises, pas tout à fait avouées : on veut faire l’école pour nos enfants, parce que ça nous allait bien à nous, anciens bons élèves qui avons bien réussi, et que ça va bien également à nos rejetons.

Diplôme des enfants d’enseignants, d’ouvriers...

La transmission du diplôme n’est pas mécanique, mais ceux qui viennent de milieux peu qualifiés doivent faire des efforts plus importants pour réussir.

 

Les deux tiers des enfants d’enseignants et de cadres sont titulaires d’un diplôme supérieur ou égal à bac+3, contre 12% des enfants d’ouvriers non qualifiés. Ces derniers représentent à l’inverse 60% des individus qui disposent d’un diplôme inférieur au bac ou qui n’ont pas de diplôme.

Globalement, les taux d’accès au bac augmentent, mais les enfants d’enseignants ont quatorze fois plus de chances relatives d’avoir le bac que ceux d’ouvriers non-qualifiés.

Pour de légitimes raisons aussi : le monde enseignant a été maltraité, méprisé, souvent par son ministre. Bon nombre de réformes n’ont rien changé. Il y a eu une crispation logique : « Si vous nous prenez pour des gens qui ne foutent rien et ne veulent rien changer, on ne va rien changer, on ne va rien faire pour faire évoluer les choses. » La combinaison de ces attitudes a congelé notre système.

Les victimes, ce sont les classes populaires, qui ne disent rien, ne comprennent pas bien les enjeux de l’orientation, le classement des lycées ou les astuces de la carte scolaire. Les enquêtes de l’OCDE montrent qu’en France, elles sont les plus pénalisées.

La « méritocratie » serait donc un mythe ?

Les corporations de défense de l’école d’hier, qui pensent que les années 50 étaient un âge d’or, de défense de l’élitisme républicain, sont extrêmement bien représentées. Mais les pays où le niveau scolaire est le meilleur sont ceux où on apprend à lire le plus tard, pas à 4 ans mais à 7, où on note le moins, où on met le moins la pression sur les élèves. Et cela n’a rien à voir avec un quelconque « nivellement par le bas ».

Pas de diversité sociale à l’ENA
Les enfants de cadres et professions intellectuelles supérieures sont quatre fois plus représentés à l’Ecole nationale d’administration (ENA) que leur part parmi les actifs occupés. Les enfants d’ouvriers, huit fois moins.

De très nombreux enseignants effectuent un travail remarquable. Ils font en sorte que la mobilité sociale existe. Il est faux de dire que l’école « produit des inégalités ».

Là non plus, cela ne sert à rien de dramatiser. Mais elle ne les réduit pas assez. L’école favorise les plus favorisés dans tous les pays, et la France en rajoute une louche. Mais elle se raconte une autre histoire, celle de la « méritocratie » républicaine.

Quelle serait la réforme vraiment de gauche ?

On est malheureusement loin d’une vraie réforme de l’école. Evidemment, il faut faire une carte scolaire vraiment mixte, les ZEP, la remédiation, du soutien, c’est l’urgence. Mais c’est comme l’aide humanitaire, cela ne règle pas le problème. Il faut relâcher la pression sur les disciplines et la valorisation des unes et des autres, revoir la notation, alléger les horaires, revoir les filières... changer la façon de faire l’école, la pédagogie.

Il nous faut des jeunes autonomes, intelligents, pas des élèves qui accumulent des savoirs par cœur. Si trop de Français échouent, ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas assez d’école, mais que la façon dont on enseigne n’est pas la bonne.

On sait qu’il y a une suprématie de la filière scientifique qui est totalement anormale, et on donne aux mathématiques un rôle qu’elles n’ont pas à jouer. Faisons un seul bac et cela disparaît. Ça veut pas dire qu’on aura moins d’excellents ingénieurs !

Développons des matières techniques au collège pour tous, pas de voies de relégation. Les pays qui ont le moins d’inégalités et le niveau le plus élevé sont ceux où l’unicité des filières est la plus longue, ceux où on se spécialise le plus tard. La durée de vie s’allonge, allongeons la scolarité générale et faisons passer le bac à 19 ou 20 ans.

Vous parlez aussi beaucoup des rythmes insensés qui affectent tous les élèves...

Cela profiterait à tous ceux qui sont le plus éloignés du discours et du capital scolaires. Tout le monde aurait à y gagner : ce système fait des victimes dans toutes les catégories sociales. On parle des enfants violents, mais ceux-là ils expriment leurs colère. Nombre d’enfants dits « favorisés » craquent parce que l’écart entre ce qu’on leur fait porter et ce dont ils sont capables est trop grand.

On parle des enfants violents, mais ceux-là expriment leur colère. Les enfants qui sont surchargés et qui sont en dépression se replient sur eux-mêmes, on les oublie.

Pour quelques-uns qui réussissent, combien explosent en vol en classes prépas ? Tout le monde sait que l’ampleur du travail demandé dans les filières élitistes est totalement démesuré. Qu’elle produit des élèves qui ont une tête bien pleine, mais pas toujours bien faite, qu’elle favorise les plus favorisés, aidés à plein-temps par papa et maman, qui assurent les finances et la logistique. Mais qui changera ça ?

Qui est capable en France de porter cette révolution éducative ?

Classes prépas pas plus ouvertes

En finir avec la gratuité des classes prépas ? Une enquête montre qu’il n’y a que 15% d’enfants d’ouvriers alors qu’ils forment la moitié de la population active. Les enfants de cadres supérieurs représentent toujours environ la moitié des élèves, alors que leurs parents constituent 16% des actifs.

 

La floraison de dispositifs du type « égalité des chances », visant à intégrer ici ou là une poignée d’élèves de milieux moins favorisés, n’a pas eu d’impact au niveau général « et sert surtout à éviter une remise en cause plus générale du recrutement de ces filières ».

Ce projet scolaire est central, je ne suis pas sûr que la volonté politique soit là. Qui a envie de s’opposer aux lobbies des conservateurs de l’école, les différentes sociétés des agrégés, les défenseurs des grandes écoles, toutes ses associations qui ont une audience médiatique inconsidérée par rapport à leur représentation ?

Il n’existe malheureusement pas de lobbies des mères de famille caissières, des parents ouvriers non-diplômés, des jeunes de Segpa [Section d’enseignement général et professionnel adapté, ndlr].

Je ne crois pas au Grand Soir de l’école. Il faudrait pouvoir agir dans la durée, sur dix ans, et modifier progressivement l’école en s’appuyant sur les enseignants, dont la grande majorité sont pour le changement.

 

 

Niveau scolaire par catégorie sociale

En sixième, vers l’âge de 11 ans, les écarts entre catégories sociales restent marqués : 13,8 points sur 100 entre les ouvriers et les cadres supérieurs en français, 16,4 points en mathématiques. Les écarts sont stables entre les évaluations 2005 et 2008.

 

L’inégalité résulte de très nombreux facteurs, qui vont du soutien direct des parents à la connaissance des rouages du système éducatif, en passant par les modes de vie (loisirs, pratiques culturelles, etc.).

 

 

Diplôme des enfants d’enseignants, d’ouvriers...

La transmission du diplôme n’est pas mécanique, mais ceux qui viennent de milieux peu qualifiés doivent faire des efforts plus importants pour réussir.

 

Les deux tiers des enfants d’enseignants et de cadres sont titulaires d’un diplôme supérieur ou égal à bac+3, contre 12% des enfants d’ouvriers non qualifiés. Ces derniers représentent à l’inverse 60% des individus qui disposent d’un diplôme inférieur au bac ou qui n’ont pas de diplôme.

 

 

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 15:29

 

Le Monde.fr avec AFP | 18.09.2012 à 12h30

 
Des salariés de l'entreprise Sodimédical posent le 3 septembre devant leur entreprise à Plancy-l'Abbaye.

Pour la quatrième fois en dix-huit mois, le tribunal de commerce de Troyes a prononcé, mardi 18 septembre, la liquidation judiciaire de l'usine Sodimédical de Plancy-l'Abbaye dans l'Aube, filiale du groupe allemand Lohmann et Rauscher. Ses 52 salariés ne sont plus rémunérés depuis presque un an.

"C'est une décision expéditive, d'autant que ce tribunal avait lui-même décidé en janvier dernier d'attendre les avis de la Cour de cassation sur les demandes de liquidation avant de se prononcer", a déclaré à l'issue de l'audience Philippe Brun, l'avocat des salariés de Sodimédical. L'avocat a immédiatement annoncé son intention de saisir la chambre sociale de la cour d'appel de Reims pour demander la suspension de la décision du tribunal de Troyes.

En octobre 2011, la cour d'appel de Reims avait déjà annulé une demande de liquidation judiciaire prononcée par le tribunal de commerce de Troyes, en estimant que le groupe Lohmann et Rauscher "avait asphyxié sa filiale Sodimédical en la soumettant à la concurrence interne des usines chinoise et tchèque".

 

Lire le reportage : Ni payés ni licenciés, les Sodimédical pointent toujours à l'usine


 "ÉCŒURANT"

Les salariés de Sodimédical, majoritairement des femmes, ne sont plus rémunérés depuis bientôt un an, malgré une décision de justice confirmée par la cour d'appel de Reims le 11 juillet, selon laquelle la maison-mère allemande de l'usine française est condamnée à payer les salaires dus et à venir, sous astreinte.

"Alors qu'il n'existe pas de cause économique, qu'il y a des décisions de justice exécutoires sur la relocalisation de l'activité et le paiement des salaires dus par la multinationale allemande, on va demander aux AGS [assurances de garantie des salaires], c'est-à-dire aux contribuables français, de régler la note. C'est un déni de l'Etat de droit", a estimé Me Brun.

A son initiative, les "Sodi" bénéficient depuis début septembre d'aides financières de parrains, dont des élus du Front de gauche, qui leur versent l'équivalent d'un salaire en attendant l'application des décisions de justice. "Depuis le début Lohmann et Rauscher veut se débarrasser de nous sans rien payer et on leur donne satisfaction, c'est écœurant mais on est déterminés à se battre encore", a réagit Angélique Debruyne, porte-parole du comité d'entreprise.

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 15:14

 

 

La vie share / Pierre Cattan / Usbek et Rica

La vie share - Usbek et Rica - Mai 2012

 

La Fondation Terra Nova, proche du Parti Socialiste, a publié samedi 15 septembre un rapport plaidant pour une "politique des consommations" - ou comment développer une société de services, sobre pour l'environnement et réconciliée avec l'humain. Au total, 85 propositions  pour "modifier les usages" et "réinventer l’abondance". Ou comment changer de logiciel et vraiment entrer dans le XXIème siècle. Oui oui.

De la vie chère à la vie share

L’ambition est affichée dès l’introduction : "Notre société produit toujours plus de désirs relatifs et répond de moins en moins aux besoins absolus", peut-on lire dans les premiers paragraphes, qui se poursuivent en invitant à "politiser la consommation, la pluraliser, la démonétariser en partie", à "découpler consommations, bonheur, prospérité" et "se rendre moins dépendants de la croissance pour assurer la redistribution". En filigrane, l’idée de justice sociale, "qui se traduit aussi dans les modes de production, d’usage, de partage" précise-t-on d’emblée.

Depuis le temps que je travaille sur ces sujets, autant vous dire que je n'ai fait qu’une bouchée de ce rapport. Et me suis régalée. Parmi les idées proposées, je retiens surtout les suivantes : limiter l’affichage publicitaire (et supprimer les écrans plasma dédiés à a chose !), développer des indicateurs alternatifs de développement humain, instaurer une tarification socio-environnementale, créer des "chèques de consommation responsable", instaurer une TVA réduite pour les produits issus de la récup’ et du recyclage, promouvoir des ressourceries et le recours à la location, créer systématiquement des espaces partagés (laverie, local à vélo, jardin, salle de jeux pour les enfants, compost, atelier de bricolage) dans chaque nouvel habitat collectif... et j’en passe!

Au cœur de la logique qui les sous-tend, des éléments liés à l’urgence écologique, économique et sociale, mais aussi une profonde réflexion sur le besoin de repenser collectivement la consommation, de revoir sa "morale" en remplaçant "l'appropriation individuelle de nouveautés périssables" par des logiques de partage, d'échange, de location, de revente et de recyclage de biens durables, etc.

Avec au final, plusieurs questions fondamentales pour l'avenir : quelle consommation voulons-nous relancer ? Quelle consommation voulons-nous diminuer ? Quelles consommations voulons-nous faire émerger ? Et une réponse : nos besoins peuvent être facilement satisfaits par différents types de consommations, n'attendons plus pour sortir de l’ancien modèle consumériste.

Changement de pouvoirs

 

 

Entre les lignes, il ne s’agit plus ici de revoir votre pouvoir d’achat à la baisse, mais de lui offrir des alternatives par le biais d’autres pouvoirs : "Pouvoir de recycler, de louer, de réparer ou d’échanger", explique Dalibord Frioux, instigateur du rapport interrogé par Sud-Ouest.

Sébastien Ravut, fondateur du MarchéCitoyen, a participé au lancement du rapport il y a plus d'un an. Pour lui, ces propositions forment "une boîte à outils du 'consommer autrement' et faire comprendre le pouvoir de nos achats au gouvernement, aux entreprises et aux citoyens". S'il devait retenir une idée phare, ce serait celle qui consiste à étendre la garantie sur les biens de consommations durables afin de lutter contre l'obsolescence programmée des produits : "Je pense qu'elle provoquerait une révolution économique et écologique en France. Plusieurs mesures proposées (réparation, recyclage, favoriser l'éco-conception...) en découlerait automatiquement".

Nicolas Imbert, directeur exécutif de Green Cross France, a également participé au rapport. Comme il faisait partie des groupes de travail de la conférence environnementale, je lui ai demandé si certaines de ces propositions avaient des chances de voir le jour. D'après lui, une mesure instaurant une tarification progressive des consommations d’eau et d’électricité selon le type d'usage (vital - et accessible à tous, utile ou de confort), comme le propose le rapport, pourrait même être étendue aux usages agricoles et industriels et être utilisé comme levier d'amortisseur social et d'investissement environnemental (voir à ce sujet les travaux du député député François Brottes).

Plusieurs travaux issus du groupe de travail sur l'agriculture iraient dans le sens des propositions concernant la lisibilité des écolabels et  le développement de l’affichage environnemental (pour informer le consommateur de la composition des produits - éventuelles traces d’OGM, production biologique, mais aussi leur caractère recyclable ou biodégradable).

Pour le reste, "tout ce qui concerne le passage d’une économie de production à une économie d’usage n'est pas encore dans les sujets abordés par le gouvernement lors de la conférence environnementale" souligne Nicolas Imbert. Mais à mon sens, cela viendra: les dynamiques de partage, de don et de troc se multiplient. Et les usages évoluent avec la créativité des usagers: inventez-donc votre partage d'achat !

++ Lire le rapport de la Fondation Terra Nova

 Anne-Sophie Novel / @SoAnn

 

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