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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 16:51

 

Le Monde.fr avec AFP | 11.09.2012 à 10h57 • Mis à jour le 11.09.2012 à 12h29

 

Le géant néerlandais de l'électronique Philips a décidé de supprimer 2 200 emplois supplémentaires "à travers le monde" dans le cadre d'un programme de réduction de coûts qu'il va intensifier, le faisant passer de 800 millions d'euros à 1,1 milliard d'euros, a-t-il annoncé mardi 11 septembre.

Ces nouvelles suppressions d'emplois viennent s'ajouter aux 4 500 annoncées le 17 octobre 2011, portant le total à 6 700. Ces économies supplémentaires seront finalisées d'ici à 2014, a précisé Philips dans un communiqué, soulignant qu'elles prendront notamment place dans deux branches, celles des soins de santé et de l'éclairage.
 

"Les suppressions d'emplois nous aideront à gérer les effets des difficultés macroéconomiques", a fait valoir le groupe, qualifiant cette évolution de "regrettable". "Nous faisons face à des difficultés de plus en plus fortes en raison de l'économie", a quant à lui souligné le directeur exécutif du groupe, Frans van Houten, lors d'une conférence téléphonique. "Nous observons de l'incertitude à travers le monde, ce qui affecte nos affaires en Europe et en Chine, en particulier", a-t-il ajouté.

VENTES EN HAUSSE

Philips avait enregistré au cours du deuxième trimestre un bénéfice net de 167 millions d'euros, contre une perte de 1,35 milliard un an plus tôt à la même période, tiré notamment par des ventes en hausse. Coté à la Bourse d'Amsterdam, Philips était en hausse de 0,6 %, à 19,13 euros, environ une demi-heure après l'ouverture des marchés.

Philips, qui emploie près de 122 000 personnes, dont 14 000 aux Pays-Bas, a longtemps été spécialisé dans la production de téléviseurs et de petit électroménager. Depuis une dizaine d'années, le groupe développe la production de matériel médical, comme des scanners à résonance magnétique, et des systèmes d'éclairage.

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 16:45

 

LE MONDE | 11.09.2012 à 14h29 • Mis à jour le 11.09.2012 à 14h53

Par Patrick Weil, Historien et politologue, directeur de recherche au CNRS

 
 
Des drapeaux belges sur la façade d'un immeuble à Bruxelles en juin 2010.

Echapper à la taxation par l'expatriation est devenu pour les ultra-riches un sport de plus en plus international. Eduardo Saverin, cofondateur de Facebook, s'est illustré. Une semaine avant l'introduction de Facebook en Bourse, qui faisait de lui un multimilliardaire, M. Saverin a renoncé à la nationalité américaine, repris sa nationalité brésilienne et s'est installé à Singapour. Tout cela pour ne pas payer l'impôt américain.

Au moins les Américains qui résident en dehors des Etats-Unis paient un impôt à leur pays si leur revenu dépasse un certain montant. Au moins le riche Américain, s'il renonce à sa nationalité, est-il redevable d'un impôt sur la fortune, dit "exit tax" ("impôt de sortie"). Rien de tout cela en France et c'est une faille du projet de François Hollande que l'affaire Arnault révèle : les Français ultrariches qui décideraient de quitter la France pour résider en Belgique, en Suisse ou au Royaume-Uni, voire de quitter la nationalité française ne paieront plus l'impôt en France, réservé à ceux qui continueront d'y résider.

Pour être juste, l'imposition des Français ultrariches doit être progressive : plus forte pour ceux qui choisissent de résider à l'étranger et encore plus forte pour ceux qui décideraient de renoncer à la nationalité française, plutôt que de continuer de résider en France en y payant leurs impôts.

Reste que le phénomène international d'évasion fiscale des ultrariches vers des nationalités qui les protègent de payer des impôts va continuer. Entre 2008 et 2010, le nombre d'Américains ayant choisi de quitter la nationalité américaine a été multiplié par six. Ce phénomène touche de plus en plus de Chinois, de Russes ou d'Indiens, dans l'inaction de ces grands pays à qui souvent ils doivent d'être devenus riches. En plus d'une taxation nationale plus juste, la France doit donc impulser une action internationale (à l'OCDE ou à l'ONU) contre l'évasion fiscale par le changement de nationalité (et de résidence).

Imaginons ainsi une taxe internationale annuelle de 1 % sur la fortune appliquée aux 1 210 milliardaires du monde. Son produit aurait représenté 45 milliards de dollars en 2011 (35,2 milliards d'euros). Cet impôt pourrait être perçu par le pays de résidence ou, en cas de refus ou d'échec, par un quelconque autre pays signataire de cet accord. Son produit serait réparti entre les Etats avec qui ces ultrariches ont eu des liens de nationalité ou de résidence au prorata de la durée de ces liens. Si un Américain devient suisse à 49 ans, les Etats-Unis percevront 49/50 de cet impôt lorsque ce contribuable aura 50 ans et la Suisse 1/50, 49/51 à 51 ans, etc.

Cet impôt pourrait contribuer à financer les organisations internationales (à titre d'exemple et de comparaison, le budget de l'ONU est de 13 milliards de dollars), puis des actions à impact mondial (environnement, développement). L'économie se mondialise, les fortunes aussi, donc leur taxation doit suivre. M. Hollande a raison de proposer plus de justice fiscale au plan national. Mais pour atteindre ses objectifs, sa réforme doit dissuader tout incivisme et viser très vite une action internationale conjointe des grands Etats. Faute de quoi les ultrariches seront de plus en plus nombreux à se placer au-dessus des lois.

Patrick Weil, Historien et politologue, directeur de recherche au CNRS

 

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 16:37

 

LE MONDE | 11.09.2012 à 08h19 • Mis à jour le 11.09.2012 à 15h08

Par Richard Schittly (correspondant à Lyon)

 
Le commissariat de Venissieux près de Lyon dont sept policiers ont été mis en garde à vue pour "corruption" le 11 septembre.

Un nouveau séisme va secouer la police lyonnaise. Treize personnes ont été interpellées, mardi 11 septembre, au cours d'une opération lancée à l'aube, selon des informations révélées par Le Progrès et Le Monde. Parmi elles, sept fonctionnaires de police rattachés à la sécurité publique du Rhône et deux délégués du procureur. La plupart des policiers, de grades différents, sont en poste au sein du commissariat de Vénissieux, à l'est de l'agglomération lyonnaise. Ils sont suspectés d'avoir entretenu des relations douteuses avec plusieurs délinquants, membres d'une même famille, lesquels figurent dans la vague d'interpellations.

 

OPÉRATION "GANTS PROPRES" 

Selon nos informations, ces policiers sont soupçonnés d'avoir rendu des services en échange d'avantages matériels. Il est question de consultations de fichiers, d'obstructions dans des procédures, ou encore de conseils prodigués pour favoriser des activités illicites. En contrepartie, les policiers auraient bénéficié de prêts de voitures, d'invitations au restaurant, de téléphones portables, etc. "Ce n'est pas des enveloppes contre des informations, le schéma relève plutôt d'une ambiance générale, d'une porosité qui devenait préoccupante", résume une source proche de l'enquête. "On a l'impression qu'ils étaient chez eux, les barrières étaient franchies, les voyous abordaient les policiers à l'amitié et les policiers ne se méfiaient plus", estime plus brutalement un autre enquêteur.

Cette opération "gants propres" dans les rangs policiers est le fruit d'une enquête préliminaire déclenchée en août 2011 par le parquet de Lyon. En octobre, une information judiciaire est ouverte notamment pour "corruption", "trafic d'influence", "détournement de finalité de fichiers informatique". Elle est confiée au juge Philippe Duval-Molinos, un magistrat souvent en charge des dossiers sensibles, qui va bientôt rejoindre la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Lyon. Les investigations ont été entamées par les services de la sûreté départementale du Rhône, renforcés en co-saisine par la délégation interrégionale de Lyon de l'inspection générale de la police nationale (IGPN).

 

 "CE DOSSIER N'A RIEN À VOIR AVEC L'AFFAIRE NEYRET"

Cette nouvelle affaire, près d'un an après la chute du commissaire Michel Neyret, ex-numéro 2 de la direction interrégionale de police judiciaire (DIPJ), révoqué le 7 septembre par le ministre de l'intérieur pour avoir accepté cadeaux et "faveurs" de truands en échange de renseignements, risque de provoquer un nouveau traumatisme dans la police lyonnaise. "Ce dossier est complètement distinct, il n'a rien à voir avec l'affaire Neyret, il résulte d'une volonté des autorités de mettre à jour des comportements individualisés qui ont été progressivement identifiés", tient toutefois à préciser le procureur de la République à Lyon, Marc Cimamonti.

Pas de lien direct avec l'affaire Neyret, puisque cette affaire concerne la sécurité publique et non plus la police judiciaire, mais la répétition des dérapages présumés est fâcheuse. En juin, deux policiers du commissariat du 7e arrondissement de Lyon avaient été mis en examen pour viol et placés en détention préventive durant plusieurs semaines. Ils sont soupçonnés d'avoir utilisé leur fonction pour obtenir des faveurs sexuelles d'une prostituée occasionnelle, ce qu'ils contestent catégoriquement.

En septembre, un brigadier-chef en poste à Villeurbanne était révoqué, suspecté de voyeurisme en prenant des photos de victimes. Face à ces dérives individuelles, des syndicats ont dénoncé les tensions d'une profession confrontée à la fois à de fortes pressions hiérarchiques et des violences au quotidien.

Les chefs de la direction départementale de sécurité publique, dont dépendent hiérarchiquement les commissariats, font savoir que 79 policiers ont fait l'objet de sanctions disciplinaires dans le département du Rhône en 2011, ce qui représente moins de 3 % d'un effectif de 3000 fonctionnaires. "C'est une toute petite minorité, tous les manquements avérés à la déontologie sont l'objet d'un suivi rigoureux", avait déclaré Albert Doutre, directeur départemental de la sécurité publique, à l'occasion de ces précédents.

Richard Schittly (correspondant à Lyon)

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 16:31

 

Le Monde.fr avec AFP | 11.09.2012 à 10h46 • Mis à jour le 11.09.2012 à 10h59

 
 
Après l'expulsion d'un camp de Roms à Evry, lundi 27 août.

Un campement regroupant environ deux cents Roms sur un terrain à Villeneuve-le-Roi, dans le Val-de-Marne, était en cours d'évacuation par la police mardi 11 septembre au matin.

Installés dans une quarantaine de cabanes à la lisière d'une zone industrielle, en bordure de la Seine, depuis le printemps dernier, les quelque deux cents Roms, parmi lesquels une centaine de mineurs, selon une association de soutien, attendent d'être évacués par des CRS qui bloquent l'entrée du campement depuis 8 h 15.

Dès l'aube, la plupart des habitants étaient réunis au milieu du campement de baraques de planches, avec leurs bagages, tandis que des enfants se chauffaient devant un brasero.

Lire La France et les Roms : deux ans d'expulsions et de débats


"LA FRANCE NE PEUT PAS ACCUEILLIR TOUTE LA MISÈRE" 

Mardi, le ministre de l'intérieur a affirmé, à propos du dossier Roms, que la France ne pouvait "pas accueillir toute la misère du monde et de l'Europe". Manuel Valls est attendu mercredi en Roumanie avec son collègue des affaires européennes, Bernard Cazeneuve. "Aujourd'hui, nous ne pouvons pas nous permettre d'accueillir toutes ces populations qui sont souvent des damnés de la Terre, qui sont pourchassées dans leur pays, qui sont discriminées", a-t-il déclaré sur BFMTV et RMC. "L'essentiel de la solution se trouve au niveau européen", a rappelé M. Valls.

La France "prend sa part en matière d'asile, en matière d'insertion, mais le message est clair : c'est la fermeté", a-t-il ajouté. "Il y aura sans doute avant la fin du mois de septembre sept mille Roumains ou Bulgares qui ont été reconduits à travers le système d'aide au retour", a aussi affirmé le ministre, reconnaissant toutefois qu'il y en avait "d'autres qui sont arrivés". La population des Roms en France est estimée à environ quinze mille personnes par les associations.

 

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 16:27

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 11.09.2012 à 11h31 • Mis à jour le 11.09.2012 à 16h06

 
 
Occupy Hongkong, comme les autres collectifs dans le monde inspiré du mouvement américain Occupy Wall Street, milite contre "le pouvoir du capitalisme, de l'argent et des banques".

La police de Hongkong a évacué un camp du mouvement anticapitaliste Occupy Hongkong, mardi 11 septembre, installé depuis près d'un an à l'entrée de l'immeuble de la banque britannique HSBC, son siège en Asie, a constaté un journaliste de l'AFP.

La justice avait ordonné en août le démantèlement des tentes dressées depuis la mi-octobre 2011 au rez-de-chaussée de la tour de la Hongkong and Shanghai Bank Corporation (HSBC), au cœur du quartier d'affaires de la cité financière. Une dizaine de manifestants se sont brièvement heurtés aux forces de l'ordre lorsque leurs tentes, leurs effets et leurs banderoles ont été enlevés. "Ce lieu appartient à tous", a lancé un protestataire. Un garde de sécurité de HSBC a été blessé dans l'échauffourée et a été transporté à l'hôpital, selon des images de la chaîne Cable TV.

Occupy Hongkong, comme les autres collectifs dans le monde inspirés du mouvement américain Occupy Wall Street, milite contre "le pouvoir du capitalisme, de l'argent et des banques". La plupart de leurs camps à travers le monde ont déjà été levés. Hongkong, mégapole financière de 7 millions d'habitants, est réputée pour ses richissimes tycoons – hommes d'affaires –, sa faible fiscalité et ses innombrables boutiques de luxe, avec un écart de niveau de vie croissant entre les plus fortunés et des millions de travailleurs écrasés par le poids des loyers, parmi les plus chers au monde.

 

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 16:25
 

 

Le Monde.fr avec AFP | 11.09.2012 à 14h00 • Mis à jour le 11.09.2012 à 14h34

 
 
Ces mesures concernent les 27 500 salariés de Sharp au Japon, qui emploie au total 57 000 personnes dans le monde.

Le groupe Sharp, en grande difficulté financière, a annoncé mardi 11 septembre qu'il allait réduire de 7 % les salaires de ses employés et ouvriers et de 10 % ceux de ses cadres au Japon, afin de dégager 140 millions d'euros d'économie d'ici à mars 2013.

Le fabricant d'électronique, qui a annoncé début août et pour la première fois depuis 1950 un plan de 5 000 suppressions d'emploi, a expliqué que "les conditions du marché autour de Sharp sont depuis devenues encore plus difficiles".   

27 500 SALARIÉS CONCERNÉS

La direction prévoit entre autres de réduire de 7 % le salaire de ses employés et ouvriers à partir d'octobre et jusqu'en septembre 2013. Les bonus de rémunération bisannuels, équivalents nippons du treizième et quatorzième mois, seront divisés par deux en décembre 2012 et juin 2013, a ajouté Sharp.

La rémunération des heures supplémentaires sera aussi diminuée, ainsi que les primes accompagnant les déplacements professionnels et diverses prestations sociales. Chez les cadres, les salaires seront réduits de 10 % d'octobre à septembre 2013 et les bonus seront aussi amputés de moitié. Ces mesures concernent les 27 500 salariés de Sharp au Japon, qui emploie au total 57 000 personnes dans le monde.

PERTE NETTE DE 2,5 MILLIARDS D'EUROS

Le groupe nippon fait face à d'importantes difficultés sur ses marchés des écrans à cristaux liquides (LCD) et des télévisions, en partie dues au handicap que représente le yen fort et à la concurrence des groupes sud-coréens et taïwanais. Il s'attend à une perte nette de 250 milliards de yens (2,5 milliards d'euros) pour 2012-2013 et fait face à une situation financière des plus précaires. Le 15 août, son action a atteint son plus bas niveau en 38 ans, à 164 yens.

Cette déconfiture boursière a entraîné des tensions avec son partenaire taïwanais Hon Hai, plus connu sous le nom commercial de Foxconn, qui a engagé une renégociation d'un accord d'achat de 9,9 % du capital de Sharp, conclu au printemps sur la base d'un titre Sharp à 550 yens. Confronté à de graves problèmes de liquidité, Sharp a annoncé la semaine dernière qu'il allait hypothéquer la quasi-totalité de ses biens fonciers et immobiliers au Japon pour obtenir des prêts bancaires.

Lire aussi : Le Japonais Sharp supprime 5 000 emplois dans le monde

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 16:14

fr.reuters.com

Condamnation "légère" pour un opposant à l'aéroport de Nantes

mardi 11 septembre 2012 15h39

 

SAINT-NAZAIRE, Loire-Atlantique 11 septembre (Reuters) - Un opposant au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) a été condamné mardi à un mois de prison avec sursis pour "violences aggravées" après avoir reculé sur un barrage de gendarmes avec son tracteur lors d'une manifestation. 

 

Le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire n'a suivi que partiellement les réquisitions du procureur, qui avait réclamé le 28 août une amende de 800 euros et un an d'interdiction de manifester sur la commune à l'encontre de Sylvain Fresneau.

 

"Cette interdiction de manifester est un cas unique, absolument incompatible avec une grande démocratie", avait alors estimé la coordination des opposants au projet d'aéroport, pour qui le droit de manifester était alors "en danger".

 

Bien que jugeant la peine "clémente", son avocat a annoncé mardi son intention de faire appel du jugement du tribunal correctionnel. "Quand on est innocent, on ne peut se satisfaire d'être reconnu coupable", a déclaré Erwan Le Moigne.

 

Sylvain Fresneau, 50 ans, s'était défendu en disant que la man÷uvre au volant de son tracteur - qui n'avait pas fait de blessé - avait été "mal comprise". Les faits s'étaient produits le 21 juin dernier, à Notre-Dame-des-Landes, en marge de la tenue de l'enquête publique relative à la loi sur l'eau.

 

Plusieurs centaines de manifestants - parmi lesquels l'eurodéputé José Bové - étaient venus le soutenir le 28 août, accompagnés de quelque 150 tracteurs.

 

La construction et la concession du futur aéroport, situé à 30 km au nord de Nantes, ont été confiées au groupe Vinci, qui évalue son coût à 560 millions d'euros. Il en déboursera 320, le reste étant payé par l'Etat (125,5 millions d'euros) et les collectivités locales (115,5 millions d'euros).

 

Le projet, dont les écologistes réclament l'abandon, est porté par l'Etat et soutenu par les élus socialistes locaux, dont le Premier ministre et ancien député-maire de Nantes Jean-Marc Ayrault.

Présenté par ses promoteurs comme un "transfert" de l'actuel aéroport Nantes-Atlantique, situé en périphérie immédiate de la ville et menacé selon eux de "saturation", le futur équipement vise à réduire les nuisances en termes de bruit et le "sentiment d'insécurité" d'une partie des habitants de l'agglomération survolés par les avions.

Sa construction, qui "a pour ambition l'excellence environnementale", doit démarrer en 2014. (Guillaume Frouin, édité par Yves Clarisse)

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 15:57

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 11.09.2012 à 18h04

 
 

Plus de 200 000 personnes sont descendues dans la rue mardi 11 septembre pour demander la levée de l'immunité accordée à l'ancien président Ali Abdallah Saleh, accusé d'entraver la transition, selon les organisateurs.

"Le nombre de participants a dépassé les 200 000", a affirmé un membre du comité qui a appelé à la manifestation à Sanaa pour réclamer que M. Saleh et ses proches soient traduits en justice. Selon un autre organisateur, la manifestation s'est étendue sur cinq kilomètres, le long de la rue Zoubairi, une des principales artères de la capitale.

Il s'agit de la plus importante manifestation depuis que M. Saleh a été contraint au départ en février sous la pression d'un mouvement de contestation après 32 ans au pouvoir. Elle a été organisée à l'appel des "Jeunes de la révolution" qui avaient lancé la contestation contre l'ancien chef de l'Etat. L'accord sur la transition politique, en vertu duquel l'ancien président a accepté de quitter le pouvoir, lui accorde ainsi qu'à ses proches l'immunité. Mais l'ancien président est accusé de continuer à nourrir des ambitions politiques et certains de ses détracteurs affirment qu'il alimente l'instabilité dans le pays.

 

Lire les faits :  Yémen : le Parlement approuve l'immunité pour le président Saleh

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 15:49

 

Le Monde.fr avec AFP | 11.09.2012 à 15h59 • Mis à jour le 11.09.2012 à 16h28

 

Les autorités chinoises ont lancé une enquête pour vérifier si plus de vingt enfants chinois ont été nourris avec du riz transgénique, servant ainsi de cobayes à des expériences menées par des chercheurs chinois et américains, a rapporté mardi 11 septembre l'agence officielle Xinhua.

Le centre chinois pour le contrôle et la prévention des maladies a déjà suspendu un chercheur, Yin Shi'an, pour son implication dans ce projet après des plaintes affirmant que ce riz, qualifié de "riz en or", avait été donné à des enfants, a ajouté l'agence chinoise de presse.

L'ONG Greenpeace est à l'origine des plaintes. Dans un communiqué publié en août, l'organisation a affirmé que du riz modifié génétiquement afin de réduire les carences en vitamine A aurait servi à nourrir 24 enfants de 6 à 8 ans en 2008 aux cours d'expériences conduites dans la province du Hunan.

"INCROYABLEMENT PERTURBANT"

Selon l'ONG, les chercheurs américains impliqués sont affiliés à un centre de recherche sur la nutrition basé à l'université de Tufts à Boston. "Il est incroyablement perturbant de penser qu'un organisme de recherche américain a utilisé des enfants chinois comme cobayes pour de la nourriture génétiquement modifiée", a déploré l'organisation.

Le centre chinois pour le contrôle et la prévention des maladies a nié avoir donné son autorisation ou participé aux tests, selon l'agence Xinhua. La parution d'un article sur ces recherches dans une publication américaine spécialisée le American Journal of Clinical Nutrition, n'a pas non plus été soumise à l'approbation du ministère chinois de la santé, a-t-elle ajouté.

Les partisans de ce riz OGM, dont la couleur varie du jaune à l'orange, affirment que ce produit pourrait réduire la mortalité infantile en apportant de la vitamine A aux enfants souffrant d'une carence.

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 15:42

 

LE MONDE | 11.09.2012 à 15h51 • Mis à jour le 11.09.2012 à 17h12

Par Sylvie Kauffmann, L'air du monde

 
Le site de micromessagerie Weibo compte 350 millions d'utilisateurs en Chine.

Ils y pensent tous, et pas seulement en se rasant. Non, la première obsession des politiciens locaux chinois n'est pas de devenir président. Elle est d'échapper à l'impitoyable machine à scoops qu'est devenu Weibo, le Twitter chinois. La première chose que font les responsables locaux chinois le matin en se levant, racontent leurs compatriotes avec un sourire de délectation, c'est de se jeter sur leur ordinateur ou sur leur smartphone et d'ouvrir Weibo. Pour vérifier qu'on ne parle pas d'eux.

Car, parallèlement, la première chose qu'une bonne partie des 350 millions d'utilisateurs de Weibo font le matin en se levant, c'est d'ouvrir leur compte Weibo. Pour vérifier de quoi on parle, et surtout de qui. Quelle nouvelle gabegie a été révélée. Quel enfant de dirigeant du Parti a été impliqué dans un accident au volant de sa Ferrari. Où en est le "frère aux montres", surnom sur Weibo d'un responsable photographié chaque fois avec une montre différente au poignet, signe évident de corruption aux yeux du public.

Quels sont les derniers commentaires des leaders d'opinion sur Weibo, comme ce sociologue de l'Académie des sciences sociales, Yu Jianrong, spécialiste des revendications des paysans, qui comptait la semaine dernière 1 448 664 "followers". On peut raconter beaucoup de choses sur Weibo quand on est 350 millions de wangmin ("cybercitoyens"). Cette transparence sauvage a tellement élevé le niveau de stress des politiciens locaux que certains parlent aujourd'hui de "terreur Internet". Les rumeurs, vraies ou fausses, peuvent être assassines. Beaucoup, pour se défendre, ont recours au "parti des 50 centimes", des gens que l'on paie pour contre-attaquer sur Weibo.

 LE CONGRÈS DU PCC DANS L'OPACITÉ LA PLUS TOTALE

En trois ans, Weibo est devenu le champ de bataille de l'opinion chinoise et des autorités. Face à ce bouillonnement, le mur du silence au sommet du pouvoir n'en est que plus impressionnant. Pendant que les Chinois se déchaînent sur les réseaux sociaux, le Parti communiste prépare son 18e congrès (shibada en chinois) dans l'opacité la plus totale. L'enjeu de celui-ci est crucial, puisqu'il doit procéder au renouvellement de la majorité des membres du comité permanent (9 sièges, y compris le premier ministre et le président) et du bureau politique (25 sièges) : c'est le changement de direction du Parti qui a lieu tous les dix ans.

De cet événement important pour 1,3 milliard de Chinois et, accessoirement, pour le reste du monde, on ne connaît ni la date, ni la procédure exacte, ni même le nombre de membres - 7 ? 9 ? - que comptera la plus haute instance à son issue. On sait le nom des deux futurs leaders désignés, Xi Jinping pour le poste de président et Li Keqiang pour celui de premier ministre, on connaît leur biographie, mais on serait bien en peine de décrire leur programme. Pourquoi l'exposeraient-ils, d'ailleurs ? Officiellement, le plan quinquennal approuvé en 2011 leur tient lieu de feuille de route. Et certains, comme Bo Xilai, l'ex-dirigeant du Parti à Chongqing, ont payé cher leur autopromotion. D'ailleurs, où est Bo Xilai ? Personne ne le sait. Que lui est-il reproché, exactement ? Mystère.

Un autre mystère vient de s'ajouter aux préparatifs du shibada : où est Xi Jinping ? Frappé par un terrible mal de dos - le stress, sans doute -, le futur président a annulé successivement ses entretiens avec Hillary Clinton puis avec la première ministre danoise. Il n'a pas été vu depuis le 1er septembre. La rumeur est lancée.

Lire : La disparition mystérieuse de Xi Jinping électrise le Net chinois

Tout ça, vous ne le trouverez pas sur Weibo (selon le New York Times du 11 septembre, la recherche "mal de dos" était même impossible lundi). Car, bien évidemment, la transparence a ses limites. Surtout en Chine. Cela fait déjà un bon moment que tous les messages comportant les noms des hauts dirigeants, et même des anciens leaders comme Jiang Zemin, sont bloqués sur le site de microblogging. En réalité, le pouvoir chinois déploie des moyens colossaux pour contrôler Internet et les réseaux sociaux. Le sociologue Gary King, d'Harvard, qui a dirigé une excellente étude sur le sujet, y voit l'"effort le plus important jamais mis en oeuvre pour censurer sélectivement l'expression humaine".

 "CLONER ET BLOQUER"

Le jeune blogueur chinois Michael Anti, de son vrai nom Zhao Jing, a deux mots pour résumer la politique de Pékin à l'égard d'Internet : "Cloner et bloquer." Cloner : la Chine a reproduit tous les modèles américains. Weibo, c'est Twitter. Baidu, c'est Google. Renren, c'est Facebook. Bloquer : les sociétés chinoises cèdent plus volontiers à l'autocensure. Selon Michael Anti, tous les serveurs de ces sociétés ont été centralisés à Pékin, pour faciliter les opérations de blocage et la censure. C'est pour cela que les responsables locaux ont si peur des wangmin : eux ne contrôlent rien. Le pouvoir central, en revanche, "finit toujours par gagner, parce qu'il contrôle les serveurs".

Et il les contrôle d'une manière extrêmement sophistiquée, en laissant les réseaux sociaux jouer leur rôle de soupape, lorsque les tensions sont trop vives. Internet est aussi un formidable outil d'information pour le pouvoir, qui peut prendre en permanence la température de la population. Il peut encore orienter la critique sur tel ou tel sujet, en s'abstenant de bloquer certains thèmes tout en en bloquant d'autres. "Mieux vaut occuper le champ de bataille que de le bombarder", relève Michael Anti.

Plusieurs intellectuels chinois que nous avons rencontrés à Pékin dans le cadre d'une étude du European Council of Foreign Relations s'accordent à reconnaître l'impact énorme d'Internet sur la politique chinoise. Au point que certains y voient une forme de "participation politique", une sorte de substitut à la démocratie. Certes, reconnaît l'un d'eux sous condition d'anonymat, "le contrôle pose un problème. On peut critiquer les dirigeants provinciaux et locaux, mais pas le sommet. Il y a aujourd'hui un marché d'idées extrêmement diversifié, c'est un moment de débat très actif, et en même temps il y a ce contrôle". La ligne rouge, note Gary King, est "l'expression collective" : la critique individuelle est permise, mais toute tentative de mobilisation est à bloquer. Qui l'emportera ? Plus qu'une lame de fond, l'action des cybercitoyens chinois s'apparente à une érosion inéluctable. Comme la rouille sur la coque d'un bateau, on peut la nettoyer, mais au prix de beaucoup d'efforts et d'énergie. Et l'on n'en vient jamais vraiment à bout.

kauffmann@lemonde.fr

Sylvie Kauffmann, L'air du monde

 

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Présentation

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DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

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          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



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