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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 21:43

 

Le Monde.fr avec AFP | 20.09.2012 à 17h32

 
Gros plan sur quelques billets de napos.

La ville de Naples, dans le sud de l'Italie, a annoncé jeudi la préparation d'un plan de 70 millions d'euros en bons ou billets, les "napos", qui seront une sorte de monnaie alternative, dont l'objectif sera de relancer l'économie stagnante de cette grande ville.

Le responsable du département économie à la mairie de Naples, Marco Esposito, a précisé que ces bons ne représentent pas une nouvelle monnaie car ils ne peuvent pas être utilisés comme moyen de paiement mais seulement comme moyen pour obtenir un rabais en dépensant des euros. Les napos seront distribués aux commerçants, aux touristes et aux résidents qui payent leurs impôts et permettront à leurs porteurs de bénéficier d'un rabais de 10 % pour chaque dépense de 10 euros. Les premiers échantillons de 1, 2, 5 et 10 napos représentant les paysages les plus typiques et pittoresques de Naples ont déjà été imprimés.

 "ACHETER NAPOLITAIN"

Marco Esposito, responsable du département économie de la mairie de Naples, présente une planche de billets napos, jeudi 20 septembre.

Les premiers napos seront présentés lors d'une cérémonie à la mairie le 29 septembre mais le projet, un des plus importants de ce genre en Europe, ne verra concrètement le jour que l'année prochaine, quand l'équivalent de 70 millions d'euros de bons seront imprimés. Conscient des risques dans une ville considérée comme l'une des capitales mondiales de la contrefaçon, Marco Esposito a précisé que les napos seront numérotés pour pouvoir être suivis.

Selon le responsable, un grand nombre des quelque 100 000 commerçants de la ville devrait participer à ce projet – basé sur le volontariat – afin de ne pas perdre de clients. L'expérience pourrait impliquer aussi les salles de sport ou les cabinets d'avocats. "Environ 30 % des Napolitains font leurs courses en dehors de la ville. Si nous amenions certains d'entre eux à faire leurs achats à l'intérieur de la ville, cela représenterait un réel avantage pour l'économie et 'acheter napolitain' permettrait de lutter contre le chômage", a conclu M. Esposito.

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 21:27

 

Le Monde.fr avec AFP | 20.09.2012 à 08h24 • Mis à jour le 20.09.2012 à 14h01

 
L'Inde est touchée par une grève des petits commerçants opposés à une réforme permettant l'ouverture du commerce de détail aux géants mondiaux de la grande distribution. Ici à New Delhi, le 20 septembre.

L'Inde était touchée, jeudi 20 septembre, par une grève des petits commerçants opposés à une réforme permettant l'ouverture du commerce de détail aux géants mondiaux de la grande distribution, comme le français Carrefour.

Après un premier report l'an dernier face au tollé politique et à la colère des petits commerçants, le premier ministre, Manmohan Singh, a réintroduit cette réforme la semaine dernière dans le cadre d'une série de mesures visant à stimuler une économie en perte de vitesse.

Lire l'éclairage : L'Inde relance la libéralisation de son économie

Répondant à l'appel des partis d'opposition, des syndicats et des petits commerçants, qui craignent pour la survie de leurs échoppes face aux multinationales, de nombreux marchés étaient fermés dans le pays. Le trafic ferroviaire était aussi perturbé dans plusieurs Etats. Plusieurs manifestations étaient prévues dans la journée à New Delhi et dans d'autres grandes villes. L'organisation regroupant près de 10 000 syndicats indiens, la Confederation of All India Traders (CAIT), s'attend à ce que la grève soit suivie par 50 millions de personnes.

 BOMBAY ÉPARGNÉE

Des milliers de policiers ont été déployés à Calcutta pour prévenir tout débordement dans cette ville du Bengale-Occidental, où les magasins, marchés et bureaux ont été fermés pour vingt-quatre heures tandis que des voies ferrées étaient bloquées. "Les trains sont à l'arrêt au Bengale-Occidental, car des grévistes occupent les voies ferrées", a indiqué un porte-parole régional des chemins de fer, Samir Goswami. Selon la police, des manifestants bloquaient aussi certaines autoroutes.

Des militants de la formation d'opposition Bharatiya Janata Party (BJP), rejoints par des partisans, se sont par ailleurs rassemblés dans des gares de l'Etat du Bihar (nord) pour bloquer le trafic ferroviaire. Les écoles privées de cet Etat défavorisé étaient fermées, mais les écoles publiques et les bureaux n'étaient pas affectés.

Les chauffeurs de bus et de poids lourds devaient aussi participer à cette grève pour protester contre une hausse de 12 % du prix subventionné du gazole. La capitale économique de l'Inde, Bombay, n'était pas touchée par ce mouvement, les partis politiques locaux ayant refusé de soutenir la grève.

12 MILLIONS DE "KIRANAS" 

Selon des analystes, ce mouvement illustre la difficulté du gouvernement à faire bouger les lignes dans un pays où deux tiers des habitants vivent dans des zones rurales défavorisées en dépit de l'émergence d'une solide classe moyenne. "L'Inde est un pays où les slogans populistes séduisent la population. C'est facile pour les hommes politiques de dire que les réformes sont antipauvres", décrypte un analyste politique, Subhash Agrawal, du groupe de réflexion India Focus.

Selon la réforme du gouvernement, les groupes étrangers, tels que l'américain Walmart, le britannique Tesco et le français Carrefour pourront acquérir jusqu'à 51 % du capital des détaillants multimarques indiens. Les grandes chaînes étrangères sont déjà présentes en Inde comme grossistes mais elles ne peuvent vendre directement aux consommateurs de ce pays de 1,2 milliard d'habitants.

On compte en Inde plus de 12 millions de kiranas, ces petites échoppes traditionnelles où s'empilent du sol au plafond des boîtes de conserves en tous genres, qui font vivre plus de 25 millions de commerçants. Les partisans de la libéralisation du commerce de détail font valoir la création de millions d'emplois, la perspective d'une réduction des prix alimentaires et d'une baisse de l'inflation, qui s'élevait en août à 7,5 %.

 

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 21:21

 

 

Justin Sullivan/Getty Images/AFP

Le premier anniversaire d’Occupy Wall Street (OWS) a été l’occasion de faire ressortir de l’ombre un mouvement dont la visibilité médiatique était en chute libre depuis plusieurs mois. Normal pour certains, car il s’agissait selon eux d’un regroupement de "punks à chiens" anarchistes, d’étudiants désœuvrés, dont le squat de Zuccotti Park n’avait qu’une dimension symbolique - malgré le soutien du bruyant réalisateur Michael Moore.

Il faut reconnaître que le mouvement est bien moins structuré que son pire ennemi, le Tea Party, puisqu’il évolue en dehors des arcanes politiques. Même si le Tea Party n’est pas un parti politique au sens traditionnel du terme, plusieurs dizaines de membres de la Chambre des représentants s’en revendiquent. Il dispose de relais nationaux et est en outre récupéré et piloté à la fois politiquement par les frères Koch, et médiatiquement par Fox News.

Il en partage certaines caractéristiques, comme sa dimension locale, communautaire et ses relais sociaux via Internet (Tea Party Patriots versus interoccupy.net et occupytogether.org).

Tout comme ceux du Tea Party, les membres d’OWS détestent Washington et le "crony capitalism" (capitalisme des copains) qui lui est associé. Mais quand les premiers dénoncent un Etat fédéral liberticide au service des assistés (voir la dernière sortie de Romney sur les 47 %), les seconds dénoncent la collusion des politiques avec les puissants de tout bord (banquiers en particuliers) et l’écrasement progressif de la classe moyenne.

Surtout, les deux mouvements se caractérisent par leur rejet "du système", leur distanciation du processus politique et des institutions traditionnelles qui sont, à leurs yeux, responsables de la situation actuelle. Leur manière de faire est jugée inadaptée, contre-productive.

La spécificité du Tea Party est de rejeter le système, et non pas, comme l’on fait leurs prédécesseurs libertariens (Ross Perot par exemple), de forger des alliances plus ou moins solides avec les partis en place pour arriver à leurs fins. Il n’est désormais question que d’opposition, d’obstruction, avec des comportements de "filibuster" (blocage des débats parlementaires), de non-compromis.

Pour OWS, c’est un peu la même chose. Dès les premiers jours, la crainte majeure était celle de la récupération potentielle par les grands appareils politiques ou syndicaux. Occupy refusait de s’associer à des instituions jugées complices du statu quo social. OWS se voulait un mouvement spontané, reflet d’un ras-le-bol généralisé d’une population exposée au chômage et à une précarité croissante. Après les quelque manifestations en Californie ou à Chicago, le mouvement n’a guère pu se développer davantage, d’où son absence notable dans la campagne présidentielle et son manque d’emprise sur la classe moyenne.

Le terme de classe moyenne est un gros mot ici. Il serait un diviseur malvenu de la population américaine. Pourtant, le Pew Research Center a publié un sondage révélateur sur la nature des conflits sociaux aux États-Unis. Bien avant les problèmes liés à l’immigration ou aux droits des minorités, le principal vecteur de division est le conflit entre riches et pauvres : pour 66 % des personnes interrogées, le fossé ne cesse de s’accroître. La perception du conflit de classe se généralise et s’intensifie.

Contrairement aux mouvements sociaux des années 1960, l’Amérique se divise sur des problèmes économiques : les revendications sont sociales et non plus politiques ou raciales.

En 1958, John Kenneth Galbraith publiait The Affluent Society. Il y présentait une double image de l’Amérique : abondance de biens et services à la disposition du secteur privé et de sa classe moyenne florissante, mais insuffisance des services publics et des infrastructures. Aujourd’hui, les biens publics sont délabrés et la classe moyenne se réduit comme peau de chagrin.

Une génération après son père, James K. Galbraith vient de publier Inégalités et Instabilité. Il y pointe notamment la différence de traitement des crises des savings and loans, au début des années 1990, de celle des subprimes. A l'époque des savings and loans, les autorités fédérales avaient conduit des investigations, engagé des poursuites judiciaires qui se sont traduites par des peines d’emprisonnement. Le Department of Justice s’est montré selon lui bien plus discret dans le suivi et les enquêtes sur les mensonges et fraudes associés au vaste marché de la titrisation de créances douteuses.

Dans une interview à Bloomberg Radio, le 14 décembre 2011, il affirmait qu’"en Europe, où il existe une tradition de protestation publique, vous auriez des mouvements perturbateurs de moins en moins maîtrisables. Aux États-Unis, les individus tendent à internaliser leur stress, à être exclus de la population active et à recevoir le peu d’aide publique à laquelle ils ont droit". Est-ce soutenable ?

Le déficit de légitimité d’OWS s’explique par son mode d’expression et la violence urbaine potentielle qui l’accompagne, à son absence de relais politiques et médiatiques (MNSBC au mieux). Perçu comme un parasite (Wall Street Journal), il exerce néanmoins des actions locales qui redessinent, bien que modestement, le paysage social américain.

Il existe dans 23 états, principalement du Sud et de l’Ouest, des "right to work laws" qui interdisent tout conditionnement de l’embauche à l’appartenance à un syndicat. Il n’y a a priori rien de choquant à cela. Mais le droit de grève, au niveau national, est en plus très réglementé  En particulier, le National Labor Relations Act dispose qu’un employeur ne peut pas renvoyer un travailleur en grève pour des raisons économiques mais peut en revanche le "remplacer de manière permanente". La nuance est telle que la prudence s’impose et in fine, les mouvements de grèves sont généralement modestes. C’est là qu’OWS agit.

Au-delà de certaines actions à caractère communautaire (Occupy Home qui aide localement les ménages à ne pas se faire expulser de leur maison) ou politique (Foreclose the Banks qui exerce une pression politique sur les représentants locaux et se targue d’avoir participé à la prise de conscience du scandale du Libor dans l’été 2012), OWS se rapproche enfin des institutions (syndicats, associations, voire parti démocrate) dont il se méfiait à sa naissance.

Après avoir réussi à fédérer lors du 1er-Mai, le mouvement développe une stratégie particulièrement payante au nouveau local. Face aux maigres marges de manœuvre, aux contraintes du droit du travail, il tend à accompagner les mouvements sociaux locaux, en apportant un soutien logistique, humain et protestataire. OWS sert désormais de levier.

C’est maigre, modeste, pour un mouvement qui a fait beaucoup de bruit à sa naissance. Mais cette multiplication d’actions locales ne doit pas être négligée dans un pays où les mouvements sociaux et les grèves sont en nette hausse. Les syndicats étant devenus les défenseurs d’intérêts particuliers (voir par exemple le conflit qui a eu lieu lors du sauvetage des constructeurs automobiles en 2008), OWS donne de la voix à des individus dont la confiance dans les institutions traditionnelles avait disparu.

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 20:53

 

Marianne - Jeudi 20 Septembre 2012 à 11:21
Greek Crisis
Historien et ethnologue, ancien correspondant en France pour la revue grecque Nemecis, Panagiotis... En savoir plus sur cet auteur

 

Chômage, mendicité, grèves... Notre blogueur associé Panagiotis Grigoriou poursuit son récit de la crise grecque et décrit notamment les difficultés d'accès aux soins que rencontre la population.

 

("Vie où es-tu", sur un mur d'Athènes, septembre 2012 - photo publiée sur le blog Greek Crisis)
("Vie où es-tu", sur un mur d'Athènes, septembre 2012 - photo publiée sur le blog Greek Crisis)
Temps d'automne. Athènes et ses environs ont renoué avec la pluie et les orages le week-end dernier, et dès ce lundi, nous voilà sous la pluie des mesures encore nouvelles, celle-ci ininterrompue depuis 2010, c'est dire, le premier Mémorandum de ce conférencier de luxe nommé Papandréou. Inlassablement, les médias énumèrent ces mesures, en rajoutent dans la dramatisation, c'est ainsi que la cadence de l'état de choc semble et devient de fait, sans fin.

Les médecins hospitaliers du pays se mettent progressivement en grève, en commençant par Athènes, tout comme les magistrats, ainsi que les enseignants, ces derniers se contentant des brefs disons débrayages et de leur participation timide à la grève que l'on espère authentiquement générale, annoncée par les syndicats (à la fois du secteur privé et du secteur public pour le 26/09). Entre-temps, et nous venons de l'apprendre ce midi, il va falloir travailler deux années supplémentaires pour espérer à une retraite, et les retraites actuelles, seront encore une fois amputées, y compris les plus élémentaires. Puis, on s'achemine vers la suppression progressive du seuil d'imposition, alors, tout le monde sera imposé du premier euros, en tout cas tout le bas monde, à part les citoyens authentiquement aisés, les amis du gouvernement et les... hétéronomes de dieu, c'est-à-dire, l'Église et les monastères, avec ou sans offshore d'ailleurs.

«Et nous nous creusons la tête»

Plus qu'ailleurs à travers le pays, les Athéniens ont le regard vide, hébété, ahuri. C'est d'autant plus flagrant dans le métro, où les passagers présentent des symptômes psychosomatiques apparents, graves et répétés dans l'indifférence totale, ou plutôt par habitude. Tout comme la multiplication des sans-abri et des mendiants de tout âge et origine, et on s'y fait aussi. N'empêche, et à contre-courant, certains «inter-comités locaux et régionaux œuvrant dans la solidarité sociale active et humaniste, répondront à l'appel de la Gauche radicale (SYRIZA), se réunissant jeudi prochain à l'École Polytechnique dans le but de coordonner, de réorganiser et d'étendre leurs actions. Un des buts recherchés est d'ailleurs l'autonomie politique et financière des structures existantes, pour sortir le cas échéant, de la logique des subventions. Et il ne s'agit pas de se substituer à la défaillance délibérément organisée de l'État social, mais de faire bouger la société par elle-même » (journal Avgi, proche de SYRIZA, 16/09). Le mot d'ordre semble déjà lancé par Alexis Tsipras lui-même, lors de son discours de Salonique (en résumé) samedi (15/09) : «Nous ne réclamons pas l'organisation de nouvelles élections, je ne serai pas non plus le sauveur du pays, car c'est le peuple qui doit bouger avec nous, pour que nous sortions le pays de la longue nuit mémorandaire dans laquelle il est plongé. Et nous ne pouvons pas promettre le prochain miracle, car pour tout dire, nous n'avons pas la baguette magique et je vous explique pourquoi : dans le cas de figure où les nouvelles mesures passent au Parlement et surtout s'appliquent de fait, supposons en plus que le gouvernement tienne, mon discours de l'année prochaine ici à Salonique ne pourra plus contenir, ni les mêmes arguments, et encore moins, se référer au même programme gouvernemental car la destruction de la société aura introduit une réalité encore plus cauchemardesque. (...)» (Avgi, 16/09), du moins, nous avons l'impression qu'Alexis devient prudent, évitant la démagogie et la précipitation.

Certes, SYRIZA vient de faire reculer le gouvernement Samaras sur un (grand) détail, mais ô combien symbolique, à savoir, la «clôture [«bouclage»] de l'affaire Siemens et de son scandale homonyme par une loi d'amnistie dont la présentation à l'examen parlementaire était prévue pour la semaine dernière. SYRIZA, ayant demandé et obtenu le vote nominatif des députés, il a porté un coup fatal au projet qui fut ainsi retiré dans la précipitation. C'est le gouvernement lui-même, s'étant ainsi retrouvé exposé à la désaffection de ses propres députés, qui a retiré le projet de loi, tout en demandant l'avis au conseiller juridique du Premier ministre [Antonis Samaras] Christos Karakostas, lequel fut rémunéré comme on le sait, par les caisses noires de Siemens (sic) (Avgi, 16/09). D'ailleurs, l'hebdomadaire satyrique To Pontiki, croit savoir, depuis ce printemps (et à travers ses reportages), que «la chancellerie à Berlin aurait expressément exigé auprès des politiciens mémorandistes de la [méta]Grèce, la fermeture définitive du dossier Siemens, si possible rapidement», je préfère ne plus commenter... La corruption serait également la continuation de la politique et de la guerre par d'autres moyens, au demeurant moins coûteux.

La... morale règne, celle du méta-capitalisme en tout cas, sans doute plus proche de «l'état de nature» des êtres individualisés et privatisés, en grec les idiotès, c'est-à-dire des idiots, que de quelconque morale humaniste. Cette dernière, considérée comme étant d'abord «naturellement» (et sincèrement) de gauche selon certains, et ensuite plus globalement, issue évidement de l'Occident de la Renaissance. Dans un sens, cet humanisme fut finalement contenu dans esprit du capitalisme «classique»... Mais  plus maintenant, décidément, dans quelle époque vivons-nous ? «Vie, où es-tu?» peut-on lire sur un mur d'Athènes en ce septembre 2012. Et nous nous creusons la tête, d'abord pour ne pas mourir de faim, ensuite pour ne pas tomber malades ni... devenir fascistes (c'est selon), et enfin, pour (s') analyser, comprendre et agir ! Vaste programme... essorage compris !

La fonction publique

Ce matin, j'ai emmené en voiture mon ami chômeur à son rendez-vous car depuis son hospitalisation certes brève, et ses crises à répétition, il n'est plus en mesure de prendre les transports en commun. Il va peut-être retrouver son poste, à 100% déclaré et... à 50% de son dernier salaire, pour la même charge de travail : «Je ne peux pas faire mieux, déjà nous ne savons pas combien nous allons encore tenir», lui expliqua son probable futur employeur. Pour me remercier, mon ami a insisté pour régler mon feuilleté au fromage et un simple espresso, trois euros et trente centimes pour la toute petite histoire économique. On s'en souviendra, tout comme des drachmes, dont certains billets sont fièrement exhibés dans une boutique place de la Mairie à Athènes.

«Nous subissons une mutation radicale, pense-t-il mon ami. S'y préparer à la faim et à sa propre fin n'a plus rien de symbolique et dans un sens, ni de gauche ni de droite. À défaut d'autres moyens de subsistance, j'irais me faire nourrir à la première soupe populaire du quartier, Église ou Aube dorée comprises. Le discours théorique de la gauche, issue des trente glorieuses est devenu un véritable corpus de legs caducs. SYRIZA semble avoir compris un peu de quoi (en) est-il question et encore... Le capitalisme, c'est à dire son épiphénomène de la démocratie bourgeoise comme on disait jadis, est renversé par le méta-capitalisme des banques. Déjà la Gauche devrait se donner clairement comme objectif la restauration d'un certain capitalisme de-mondialisé... pour l'avenir dit socialiste et les autres utopies qui nous tenaient au chaud pendant que la finance rongeait tout sous le canapé de notre salon, les générations suivantes iront (se) démêler les pinceaux, sinon les Aubedoriens feront leur boulot, ou peut-être bien celui des banques, qui sait. Le système est en train d'orchestrer merveilleusement leur promotion et c'est déjà un fait indéniable... Mais je n'irai pas aux manifestations du 26, je n'en peux plus. Avant-hier, me rendant à l'hôtel des impôts pour me faire rembourser un trop perçu de 2.000 euros au bénéfice de l'État (en considérant ma situation de chômeur) madame la fonctionnaire s'est même moquée de moi : "Ah vous êtes chômeur, et pourquoi êtes-vous propriétaire de deux biens immobiliers ?", sa collègue m'a expliqué qu'elle est si désagréable car son nom figure sur la liste des départs par cette "mise sous réserve forcée" de la Troïka, une sorte de préretraite, donc elle s'en fiche encore davantage de nous. On m'a dit de revenir le lendemain. Hier, la "réserviste" ne s'est pas rendue au travail. Sa directrice "ne pouvant pas reprendre mon dossier" m'a incité à revenir après le 30 septembre. Justement après le 30 septembre, son hôtel des impôts n'existera plus, car il sera fusionné avec celui du district voisin, donc autant... me rendre plutôt à un asile d'aliénés. L'État grec en réalité, cesse tout paiement à l'intérieur du pays, hormis les salaires des fonctionnaires et les retraites. D'ailleurs, les politiciens ont tout fait pour éviter jusque là, les licenciements dans la fonction publique, histoire de préserver leur administration à 70% clientéliste. Les résultats des élections de juin ont d'ailleurs validé cette politique. Au même moment, nous autres employés du secteur privé nous avons tout perdu, et accessoirement, la gauche ses arguments. Non camarades, il est impossible de faire la moindre grève dans un pays où la moitié des gens connaissent au chômage. Je ne défends pas les fonctionnaires comme cette dame mais je défends l'idée du service public, dans le sens de sa ré-fondation, débarrassée du clientélisme. Au contraire, ce que la Troïka présente comme étant la ré-fondation de la fonction publique, est en réalité sa mise à mort... Après la notre en tout cas... Mais ne perdons pas tout espoir...»

 

Grèce : le système de santé fout le camp !

Nostalgie du passé

Effectivement ne perdons pas tout espoir, des militants se revendiquant du mouvement Spitha (Étincelle) de Mikis Theodorakis, ont écrit sur l'arbre de Dimitri place de la Constitution : «Nous ne t'oublions pas», c'était la semaine dernière. Mais il y a aussi d'autres... militants dans ce pays : samedi dernier un militant d'extrême-droite est décédé, suite à ses blessures. Il préparait un engin explosif dans sa région de Sparte, et l'engin lui explosa entre les mains. C'était le 31 août dernier, mais les médias n'ont pas fait vraiment écho de cette nouvelle. «Paradoxalement — note le journal de gauche Avgila police qui en pareils cas, lorsqu'il s'agit d'enquêter sur les poseurs d'explosifs, issus ou prétendument issus de la mouvance anarchiste ou gauchiste, fait appel à son unité anti-terroriste, est devenue pour une fois, fort discrète» (Avgi, 16/09).

À l'orage des mesures annoncées ce midi, s'ajoute l'orage... naturel de l'après-midi (17/09). Sans électricité depuis trente minutes déjà à cause de tous nos orages confondus, je dois interrompre l'écriture de ce billet... Décidément de saison, car la batterie de mon notebook, vieux de quatre ans, arrive à son épuisement !

Électricité revenue enfin, nous voilà de retour, comme durant les années de notre enfance que nous avons tendance à idéaliser de plus en plus. «Tout était beau, simple, clair, c'était avant la contamination, avant la mondialisation, avant l'immigration» on entend ici ou là. Cela se nomme le syndrome de la nostalgie (camarades ou pas), le cas échéant, celui de Stockholm en plus. C'est à juste titre que Costas Voulgaris, note à propos de son expérience vécue lors d'une fête «traditionnelle» cet été dans le Péloponnèse, «que la tradition retrouvée dans la manière d'exécuter les morceaux et les danses s'éloignant du lifestyle, répondrait à un besoin nostalgique tourné vers un passé mythique et "sain". Sauf que la nostalgie, lorsqu'elle devient moteur social, c'est la porte ouverte à toute sorte de tératogenèse et de déviance.» (Avgi, 16/09).

C'est vrai que j'ai eu l'écho... ethnographique d'une fête «populaire» d'il y a une dizaine de jours sur l'île d'Astypalaia où «les gens, ne dansent plus comme avant, et ils changent de style, devenant alors plus graves ou plus simples», selon les dires des participants. Pourtant, le lifestyle sait encore porter et se porter vers le spectaculaire avec son habituelle légèreté insoutenable. D'autant plus, que cet après-midi, dans une émission télévisée dite people, il était question du deputé Aubedorien Kassidiaris, et de sa potentielle (et... finalement porteuse), relation amoureuse avec l'athlète exclue des J.O. de Londres pour un tweet contenant certains propos racistes. C'est un pas supplémentaire vers une certaine banalisation, qui d'ailleurs n'a pas attendu les émissions people pour faire... vibrer un certain peuple. À gauche, on s'en rend tout juste compte et déjà, on s'y intéresse dans la mesure où on se dit de plus en plus que la lutte contre les Aubedoriens ainsi que la rhétorique adéquate, devraient se réactualiser. Il y a urgence.

Les besoins en soins

Comme ailleurs aussi dans notre pays. On vient d'apprendre ainsi d'après l'Unicef, que huit enfants sur dix, dont les parents relèvent du chômage, ne suivent plus aucun programme de vaccination, tandis que les femmes enceintes, pratiquent de moins en moins d'examens préventifs, pourtant indispensables. C'est ainsi que sur cent mille naissances, on enregistre pratiquement mille décès parmi les nouveau-nés, ce qui n'est pas un record bien enviable (reportage – radio Real-FM, 17/09).

Le système de santé n'est plus un système on le vit tous les jours. Me rendant dans un hôpital la semaine dernière, j'ai pu observer que la situation devient intenable, les patients font la queue dès 5h du matin devant les grilles de son portail pour espérer décrocher un bon numéro, et se faire examiner ensuite dans la journée. Dans un autre dispensaire de la Sécurité Sociale, un médecin refusa la délivrance d'un certificat après examen, à un ami qui souhaite s'abonner à la piscine municipale, par miracle encore ouverte : «passez me voir plutôt dans mon cabinet privé», fut sa réponse, prix de la consultation 50 euros. L'ami ira se faire examiner au dispensaire municipal, l'acte est gratuit.

Heureusement que de nombreux dispensaires municipaux ou assimilés, proposent de la médecine gratuite, ce qui nécessite désormais une certaine coordination entre eux pour mieux répondre aux besoins en soins d'une population ou potentiellement un tiers des habitants de ce pays, soit ne sont plus assurés sociaux, soit n'ont plus les moyens pour faire face, aux dépenses adéquates. Parmi eux, ceux qui souffrent du cancer ou du diabète deviennent des figures emblématiques de cette (autre) nouvelle guerre. Et pour eux déjà, la nostalgie n'y peut plus rien.

Certaines revues vendues en kiosque, font la promotion des Waffen SS, d'autres de Santorin, à deux pas des vendeurs de fruits, car finalement tous nos fruits seraient... frais, comme l'air du temps. L'automne, et nos chats se bagarrent nuit et jour en ce moment...

 

Grèce : le système de santé fout le camp !
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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 20:42

 

Actualutte - admin 20 septembre 2012  

Déclaration de solidarité au peuple Syrien des indignés Parisiens

 

Nous, mouvement Démocratie réelle maintenant ! à Paris, avons rencontré de jeunes opposants engagés dans différentes coordinations et manifestations en Syrie (https://n-1.cc/pg/pages/view/1419233), qui nous ont demandé de nous solidariser avec leur lutte. 

Face aux difficultés d’accès à une information la plus objective possible, et face à la guerre médiatique menée par différentes parties en présence, nous avons, en tant que simples citoyens, non-experts, donné sens à la « démocratie réelle maintenant » en essayant de comprendre ce sujet, en rassemblant et en confrontant diverses sources d’informations (https://n-1.cc/pg/pages/view/1417043), y compris des témoignages directs (https://n-1.cc/pg/pages/view/1419233), et en prenant en considération différents points de vue, dans le cadre d’un débat ouvert, horizontal et démocratique. 

Il nous est ainsi apparu essentiel de faire ressortir la complexité de la situation tout en prenant clairement une position de solidarité avec les personnes qui subissent les violences et celles et ceux qui résistent à l’oppression. Nous défendons les valeurs de justice, de liberté et de dignité. Notre mouvement est international et nous sommes solidaires avec toutes celles et ceux qui luttent pour la démocratie dans le monde. 

Aussi : 
1) Nous dénonçons les violations des droits humains, les exactions quelles qu’elles soient, ainsi que les stratégies de radicalisation, militarisation, incitations à la guerre de religion menées par le régime syrien, par les différentes ingérences externes, ou par toute autre partie en présence. Nous exprimons notre pleine et entière solidarité avec les populations qui tentent de maintenir la vie et la société dans des conditions de répression très éprouvantes. 

2) Nous dénonçons les ingérences et les jeux géopolitiques que mènent les puissances étrangères, entre autres pour l’accès aux ressources gazières, au mépris des populations : 
- Les appuis extérieurs pour sauver le régime syrien (oligarchies russes, chinoises, iraniennes…) particulièrement par l’armement : les opposants que nous avons rencontrés sont convaincus que sans de tels appuis, ce régime serait probablement déjà tombé.
- Les ingérences militaires ou financières des monarchies du Golfe  (d’Arabie Saoudite, du Qatar) en lien avec les pays occidentaux : ces monarchies, opposées au régime actuel en Syrie, ont une stratégie de confessionnalisation du conflit contraire à la démocratie et à l’intérêt des populations.
- Les velléités belliqueuses des pays occidentaux : leur intervention n’aurait pour objectif que d’étendre leur hégémonie en visant à terme l’Iran, avec l’appui des monarchies du Golfe, au moyen d’une politique du chaos et d’une déstabilisation durable de la région. Ceci est contraire à l’intérêt des populations. En cela, nous relayons et appuyons la position des opposants impliqués dans les coordinations en Syrie que nous avons rencontrés, qui rejettent toute intervention militaire extérieure.

3) Nous soutenons et défendons le droit à l’autodétermination du peuple syrien. Nous soutenons la lutte des citoyennes et citoyens syriens pour la démocratie et la dignité, et l’indépendance de cette lutte vis-à-vis de tout parti, de toute multinationale, de toute religion, et de toute puissance extérieure. Nous sommes solidaires du processus révolutionnaire démocratique et laïque engagé en Syrie, dont nous avons pu recueillir des témoignages directs (https://n-1.cc/pg/pages/view/1419233).  

4)  Nous appelons de nos vœux une réelle démocratie en Syrie où le pouvoir ne serait assuré ni par les partis ni par les militaires ni par les financiers ni par les religions, mais tout simplement par la population dans son ensemble. Nous faisons nôtre l’espoir d’une dynamique démocratique qui dépasse le modèle dit de « démocratie représentative », et qui permette à la population en Syrie de réellement s’autodéterminer.

5) Nous déplorons le travail de déconstruction médiatique concernant les violences perpétrées en Syrie : 
- De très nombreux aspects pourtant essentiels à la compréhension des événements actuels en Syrie ne sont pas toujours explicités dans les médias de masse. Ainsi, il n’est pas suffisamment rendu compte  des grandes difficultés en terme d’accès à l’information. Les sources sont de façon générale très peu explicitées ou situées, tout comme leur position par rapport au régime, ou à l’opposition ou aux ingérences externes. De même, les informations précises, sur le contexte régional, la question confessionnelle ou l’organisation de l’opposition, sont absentes des médias bénéficiant de la plus grande audience, qui, cédant à  la pression de l’instantané, ne dispensent qu’une information simplifiée et peu fiable.
- Nous dénonçons la couverture médiatique insuffisante concernant des répressions similaires, notamment celles se déroulant au Bahreïn. Nous dénonçons le fait que certaines victimes de répressions soient considérées comme indignes de l’intérêt médiatique, et nous pouvons estimer que les liens entre les pays occidentaux et les puissances pétrolières sont un frein à la médiatisation de la révolte au Bahreïn : http://blog.mondediplo.net/2011-04-13-Silence-sur-BahreinBahreïn ce qui a pour effet d’en masquer la répression sanglante.

6) Nous soutenons  toute expression des citoyens qui s’organisent et luttent pour la démocratie, que ce soit en Syrie, au Bahrein, au Yémen, ou ailleurs dans le monde, et nous appelons à se coordonner directement avec eux autant qu’il est possible. Nous sommes solidaires de l’Appel pour la constitution d’un collectif de secours à la population syrienne (https://n-1.cc/pg/pages/view/1442166), et nous appelons à l’organisation d’une journée mondiale d’action en solidarité avec la population en Syrie.
 
Assemblée du mouvement Démocratie réelle maintenant ! à Paris,
16 septembre 2012

 

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 20:37

 

 Rue89 - Tribune 20/09/2012 à 11h23
Wataru Iwata | Mesure et conception de système au CRMS
Nadine Ribault | Ecrivain
Thierry Ribault | Economiste au CNRS

 

Tribune

En juin 2011, l’université médicale de Fukushima a lancé une enquête de santé publique destinée à surveiller les conséquences des radiations sur la santé. Un an et demi après la catastrophe qui a touché la centrale nucléaire, un cas de cancer de la thyroïde est officiellement déclaré, le 11 septembre 2012.

Le CRMS, réseau autonome de stations de mesure de la radioactivité, était présent au compte rendu des résultats de l’enquête portant sur le contrôle de la thyroïde des enfants de moins de 18 ans.

C’est le professeur Shunichi Yamashita qui conseillait, rappelons-le, l’an dernier, de sourire pour mieux faire face aux radiations, qui a présenté, dans un simulacre de compte rendu scientifique démocratique, les résultats de l’enquête.

« Pas d’importante exposition interne ou externe »


Présentation des résultats de l’enquête de santé publique le 11 septembre 2012 à Fukushima. (Ribault)

Le contrôle a été réalisé dans un premier temps auprès de 38 114 enfants du département, résidant dans les treize villes et villages des zones fortement contaminées et des zones d’accès restreint au moment de l’accident nucléaire de la centrale de Fukushima Daiichi, puis élargi à 42 060 enfants supplémentaires.

L’enquête de santé publique étant une enquête statistique, le professeur Shinichi Suzuki, qui pilote la division en charge des contrôles de la thyroïde à l’université de médecine, ne révèle ni l’âge, ni le sexe de l’enfant concerné.

Mais il exprime d’emblée son avis :

« [Il n’y a eu, à Fukushima] ni d’importante exposition externe comme à Hiroshima et Nagasaki, ni d’importante exposition interne comme à Tchernobyl. »

Des cancers trop détectables

Il n’y a, bien entendu, aucune relation de cause à effet à établir selon lui entre ce premier cas déclaré de cancer de la thyroïde et l’accident nucléaire de Fukushima.

Voici les trois raisons qu’il avance :

  • premièrement, en « période normale », on ne pratique pas de telles échographies sur les enfants. Il n’y a donc pas d’enquête de « référence » disponible. Affirmation pourtant contredite par des travaux menés par le professeur Yamashita lui-même, en 2000 à Nagasaki ;
  • deuxièmement, une augmentation des cancers de la thyroïde à Tchernobyl a été observée seulement quatre ans après l’accident. Il suffit pourtant de lire le témoignage du docteur Yablokov pour comprendre de quoi il retournait à l’époque : jusqu’en 1990, le ministère de la Santé de l’Union soviétique demandait aux docteurs de ne pas mener d’enquête sur les effets sanitaires des radiations. De nombreuses données ont, en outre, été brûlées ;
  • enfin, selon M. Suzuki, l’outil technique dont disposent désormais les scientifiques est tellement développé que même les cancers de petite taille peuvent être détectés, argument qui avait été mobilisé pour expliquer l’augmentation importante du nombre de cas de cancers de la thyroïde à partir de 1990 à Tchernobyl.

« 1 cas sur 80 000 » ?

Les deux professeurs de l’université de Fukushima s’acharnent à freiner les consultations auprès d’autres structures.

Le docteur Hoshi, président de l’association des médecins de Fukushima, qui participe à l’enquête, confirme cette crainte qu’ont les experts de perdre la main sur leur échantillon :

« Le rythme auquel la seconde série d’examens est menée est trop lent […], les patients risquent de nous glisser entre les mains. »

Les objectifs initiaux que s’étaient fixés les scientifiques, avant même d’avoir le moindre résultat, étaient clairs : « Calmer les inquiétudes de la population » et faire bien entrer dans les crânes récalcitrants et inquiets que « l’impact de l’accident nucléaire de Fukushima sur la santé publique peut être présumé très mineur ».


Barrage de police à 10 km au nord de la centrale de Fukushima Daiichi, le 12 septembre 2012 (Ribault)

L’effet d’un tel brouillage entre réalité et spéculation ne s’est pas fait attendre : quelques heures après la conférence, l’agence de presse Kyodo News annonçait : « Un cas de cancer de la thyroïde a été identifié parmi une population examinée de 80 000 enfants ». Grave erreur !

Selon les résultats publiés le 26 avril 2012 :

  • 35% de la première population de 38 114 enfants ayant subi une échographie étaient porteurs de nodules thyroïdiens d’une taille inférieure à 5 mm et de kystes de moins de 20 mm, symptômes qui avaient alors été qualifiés de « normaux » par les responsables de l’enquête ;
  • 186 enfants, soit 0,5%, avaient des nodules de plus de 5 mm et des kystes de plus de 20 mm. Ils ont donc été orientés vers un second examen (échographie détaillée, examens sanguin et urinaire, et biopsie à l’aiguille fine) ;

 

  • or, à ce jour, seuls 60 enfants devant subir ce deuxième examen se sont à nouveau présentés, et 38 d’entre eux l’ont effectivement subi : 10 ont été replacés dans le cycle « normal » de contrôle qui prévoit un examen tous les deux ans, et les 28 autres ont été orientés vers une biopsie par aspiration ;
  • la moitié de ces enfants ont finalement été reconsidérés comme ne nécessitant pas un tel examen et, à ce jour, les 14 autres l’ont effectivement subi. C’est donc parmi ces 14 enfants qu’un cas de cancer de la thyroïde est officiellement diagnostiqué aujourd’hui.

Wataru Iwata effectue un prélèvement dans l’océan Pacifique pour analyse au CRMS (Ribault)

En réalité, un cas parmi quatorze enfants

Parmi les 42 060 enfants constituant la seconde population sujette au contrôle de la thyroïde, 239, soit 0,6%, ont des nodules de plus de 5 mm et des kystes de plus de 20 mm. Ils devront eux aussi faire l’objet d’un second examen. Rien ne peut donc être avancé à leur sujet aujourd’hui.

Si on rassemble les 239 enfants de cette seconde population en attente d’un second examen, les 148 enfants (correspondant à 186 - 38) de la première population devant être réexaminés mais ne l’ayant pas encore été (car non présentés ou en attente), on aboutit à un total de 387 enfants au sujet desquels on ne peut pas se prononcer.

Le cas pour l’instant unique de cancer de la thyroïde ne peut donc être ramené ni aux 38 114 enfants constituant la première population de l’enquête, ni aux 42 060 enfants constituant la seconde, ni encore aux 80 174 enfants constituant la population totale auprès de laquelle l’enquête est menée.

A ce jour, on ne peut rapporter ce cas de cancer qu’à la population ayant effectivement subi une seconde série d’examens, soit quatorze enfants.

Un nombre record de cobayes

Toute autre mise en proportion serait pure spéculation. Une fois que les 387 enfants devant faire l’objet d’un second examen auront été examinés, comme il est prévu de le faire, on pourra ramener le nombre total de cas de cancer diagnostiqués à l’ensemble des enfants ayant participé à l’enquête jusqu’à présent.

Sachant, bien sûr, que la signification de ce ratio n’aura comme durée de validité que celle que les résultats des examens ultérieurs auprès des mêmes enfants, puis des 280 000 autres que l’université de médecine de Fukushima a prévu d’examiner voudront bien lui donner.

Une telle mise au point est importante car il ne faut pas perdre de l’esprit que jamais, même à Tchernobyl, puisque la population du département de Fukushima a été incitée à rester sur place, la science ne disposa d’un tel bataillon de cobayes. L’objectif premier d’un homme comme Yamashita – il l’a dit lui-même en évoquant l’enquête de Fukushima en août 2011 – est d’établir un « record scientifique ».

Il faut savoir en outre que l’université médicale de Fukushima prévoit d’engager l’an prochain un projet de collecte d’ADN auprès de la population « volontaire » du département, visant à « identifier les anormalités génétiques générées par les radiations ». Un autre « record scientifique » en perspective.

 

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 20:28

 

 Novlangue 20/09/2012 à 19h06

Mathieu Deslandes | Journaliste Rue89

 


Une contortionniste au Festival de Cannes, le 23 mai 2012 (Anne-Christine Poujoulat/AFP)

Le pacte budgétaire européen suscite au sein de la majorité une folle créativité sémantique. En dehors de quelques « non » francs (Marie-Noëlle Lienemann), on observe beaucoup de contorsions chez :

  • tous ceux que ce traité n’emballent pas mais qui ne veulent pas bafouer l’autorité du duo Hollande-Ayrault ;
  • tous ceux qui l’acceptent mais ne veulent pas se mettre à dos l’aile gauche du parti à cinq semaines du congrès de Toulouse ;
  • tous ceux qui ne savent plus très bien quoi penser.

Florilège.

Le « non de soutien »

Forgée par le député de l’Essonne Jérôme Guedj, cette formule est à la fois la plus faux-cul et la plus absurde. Le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, lui a répondu par une évidence :

« La meilleure façon de soutenir quelqu’un, c’est de dire “oui”. Le “non de soutien”, ça n’existe pas ! »

Le « oui de soutien »

C’est la lapalissade opposée à la formule précédente par Bruno Le Roux et François Rebsamen, les patrons des groupes socialistes à l’Assemblée et au Sénat.

Le « oui raisonnable »

Le choix de la raison, pas celui du cœur : ainsi Philippe Martin, le député du Gers, souligne-t-il son manque d’enthousiasme.

Le oui de désamour

L’ancienne ministre des Affaires européennes Elisabeth Guigou a affirmé au JDD.fr qu’elle « n’aime pas ce traité », qu’elle le trouve même « superflu » mais estime « qu’il n’est pas nécessaire d’aimer un traité pour le ratifier ». Elle le considère comme un mal nécessaire :

« Si on veut faire plus et mieux en Europe, il faut le ratifier. »

Le « oui de résistance »

Voilà le slogan retenu par Bernard Cazeneuve, eurosceptique mais actuel ministre des Affaires européennes. Sa « résistance » est dirigée contre « le fédéralisme technique », son « oui » est censé signifier l’espoir d’une « intégration solidaire », dont ce traité serait une « première étape »...

Le non « à titre personnel »

La formule « à titre personnel » est censée atténuer l’opinion exprimée – on se souvient du choix de Bayrou « à titre personnel » pour Hollande entre les deux tours de la dernière élection présidentielle.

Cette fois, c’est François de Rugy, le coprésident du groupe EELV à l’Assemblée qui y recourt : « A titre personnel, je voterai contre », a-t-il indiqué au Figaro. Avant d’ajouter :

« N’en faisons pas une affaire. Ce traité n’est pas un acte fondateur pour la France et l’Europe. »

L’abstention solidaire

C’est l’option retenue par tous ceux qui, comme le député de l’Ardèche Olivier Dussopt, veulent voter non mais ne sont pas prêts à rompre « la solidarité gouvernementale ». C’est aussi l’attitude prônée par Pascal Canfin, le vert ministre délégué au Développement.

Le vote « pas pour »

La députée du Doubs Barbara Romagnan ne votera pas tout à fait « contre » ; elle ne votera « pas pour » – nuance. Elle l’a écrit dans une tribune publiée par Libération :

« Ce que je vais exprimer par mon vote, c’est une volonté de dépasser le TSCG. »

Mais elle en fait des caisses pour ne pas être vue comme une vilaine dissidente :

  • « dans le sens de l’action de François Hollande, il faudra soutenir une augmentation du taux de la taxe sur les transactions financières » ;
  • « il n’y a rien de plaisant à se retrouver minoritaire dans le vote d’un texte présenté par sa majorité au risque de sembler vouloir s’en démarquer » ;
  • « c’est un choix de conviction motivé par un engagement politique entier en faveur de la mise en œuvre du projet socialiste. »

Le oui « fort »

C’est celui que Jean-Marc Ayrault appelle de ses vœux. Il l’a répété mercredi 19 septembre : « Plus le vote sera fort, plus la voix de la France sera forte, plus nous pourrons continuer à travailler à la réorientation de l’Europe. » Pour les durs à cuire, il a tenté une raffarinade :

« Pour gravir un escalier il est pertinent de ne pas s’arrêter à la première marche. »

Le oui sarkozyste

Les parlementaires UMP n’auront aucune difficulté à voter le texte présenté par le gouvernement. Ils répètent tous que c’est, à la virgule près, le « traité signé par Nicolas Sarkozy en mars dernier ». Et en profitent pour s’admirer en « opposants constructifs ».

 

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 19:32

 

Le Monde.fr | 20.09.2012 à 21h02

Par Rémi Barroux

 
La centrale nucléaire de Fessenheim, en mars 2011.

Le feuilleton judiciaire qui oppose le gouvernement et EDF, d'une part, et Greenpeace, d'autre part, continue. Jeudi 20 septembre, des peines de quatre à six mois de prison avec sursis ont été requises devant la cour d'appel de Reims à l'encontre des neuf militants qui s'étaient introduits dans la centrale de Nogent-sur-Seine, le 5 décembre 2011 à l'aube. La cour d'appel devrait rendre son jugement le 11 octobre. Entretemps, deux autres activistes qui s'étaient introduits, eux, dans la centrale ardéchoise de Cruas le même jour, seront passés devant la cour d'appel de Nîmes, le 4 octobre.

En première instance, le 21 février 2012, les neuf militants, âgés de 22 à 60 ans, avaient été relaxés par le tribunal correctionnel de Troyes, qui s'était déclaré incompétent. Les faits ayant été qualifiés de "violation de domicile", le juge avait alors estimé que le ministère public devait plutôt invoquer le chef d'accusation d'"introduction non autorisée dans un bâtiment intéressant la défense nationale". N'ayant pas compétence militaire, la cour de Troyes pouvait renvoyer l'affaire.

Sur le fond, malgré l'arrivée de la nouvelle majorité et la volonté politique affichée de rompre avec le "tout nucléaire" – la centrale alsacienne de Fessenheim doit être fermée avant la fin 2016 –, les lignes d'attaque et de défense ne semblent pas avoir changé.

 QUATRE HEURES DE QUESTIONS

Mais l'ambiance était rude, raconte l'avocat des neuf, et avocat de Greenpeace, Alexandre Faro. Durant quatre heures, le président de la chambre correctionnelle de la cour d'appel, François Franchi, a questionné les militants sur leur action. "Il était apparemment pro-nucléaire, estime maître Faro. Il a même déclaré que l'accident de Tchernobyl ne pouvait pas se produire en France."

Outre les peines de prison avec sursis, le procureur a requis une mise à l'épreuve de deux ans, avec interdiction pour les militants de se voir et de s'approcher d'une centrale nucléaire. Huit cents euros d''amende ont été aussi requis contre les quatre qui avaient refusé le prélèvement d'ADN.

EDF, par la voix de son avocat, Jean-Pierre Mignard, déclare toujours ne rien vouloir demander aux militants à titre personnel. La cible de l'électricien français reste l'organisation Greenpeace. "Alors qu'EDF joue la carte de la transparence et du dialogue, ce qui n'était pas le cas il y a vingt ans, a expliqué au Monde Me Mignard, il n'y a aucune raison de recourir aujourd'hui à des actions qui font courir des risques aux personnels et aux militants eux-mêmes."

POURSUIVRE GREENPEACE AU CIVIL

L'objectif reste donc de poursuivre Greenpeace au civil pour demander des dommages et intérêts. Mais pour l'heure, aucune facture n'a été produite pour évaluer les coûts de l'intervention des militants dans les deux centrales. Ces derniers avaient dû couper des grillages avant de se dissimuler et d'attendre plusieurs heures que les gendarmes ne les délogent. La démonstration avait été faite, selon l''ONG, de la vulnérabilité des centrales françaises.

A la suite de cette action, le premier ministre, François Fillon, avait demandé un audit sur la sécurité des centrales à EDF. "Alors qu'EDF nous parle de transparence, dénonce Sophia Majnoni, responsable du dossier nucléaire à Greenpeace, ce rapport a été remis à Matignon en juin 2012 et a été classé aussitôt confidentiel."

Rémi Barroux

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 19:06

 

Appel aux Associations et aux gens ordinaires :

Il n’y a  toujours pas de Maison Commune à Nîmes

 

Lors de la journée du Forum des associations nous vous avons soumis l’idée (qui n’est pas neuve) de réclamer et de créer une Maison Commune des Associations à Nîmes. Nous avons senti, au cours des diverses discussions un intérêt certain et reçu un accueil favorable de la plupart. Le principe de la mise en commun des énergies a été reconnu fondamentalement utile par tous.

 

Il s’agit donc maintenant d’avancer résolument et de mieux définir les objectifs et les moyens à mettre en œuvre.

 

Deux constats doivent nous guider :

Les élus et l’Etat tergiversent depuis trop longtemps. Les associations, par nature échappent pour la plupart au contrôle des politiques et sont un contre pouvoir indépendant, un lieu de création libre, création artistique, culturelle, tout autant que sociale.

Les restrictions budgétaires et la ‘Crise’ feront inévitablement réduire les crédits accordés aux Associations et ce dans le même temps qu’elles deviendront de plus en plus nécessaires à palier les carences volontaires de l’Etat.

En gros nous ne devrions compter que sur nous même et c’est tant mieux.

 

Il n’est pas vraiment nécessaire de définir précisément au préalable les objectifs lointains. Chacun apportant ses idées et ses compétences la construction commune avancera au fil de l’action.

C’est bien celle-ci qu’il faut mieux définir et les sollicitations polies ayant été méprisées il nous semble nécessaire d’établir un nouveau rapport de force.

 

Le processus d’auto création de lieux associatifs libres, ouverts à tous, associations, collectifs ou personnes a débouché en de nombreuses villes sur des exemples remarquables de créativité et d’énergie. Pourquoi pas à Nîmes ? Le potentiel est là, éparpillé. Rassemblons le.

 

Venez nombreux à titre personnel et/ou mandatez des délégués à la réunion constitutive d’un collectif pour agir ensemble qui se tiendra

 

le 02 Octobre à 18 h au centre culturel P. Neruda.

 

 

Une Maison Commune pour créer synergie, échange, entre aide…

Une Maison Commune parce que la libre association est fondamentale à l’équilibre de la société et des individus.

Une Maison Commune pour substituer à une société où tout est à vendre, une société où tout est à partager.

 

A l’appel de l’AG Nîmes, des Indigné-e-s, et de bien d’autres...


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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 15:21

 

Le Monde.fr avec AFP | 19.09.2012 à 16h28

 

Dix-neuf personnalités du monde de l'industrie ont signé un appel à relancer le débat sur le potentiel de la France en matière de gaz de schiste, publié mercredi 19 septembre par l'hebdomadaire L'Usine nouvelle, sur son site Internet. "Nous, les représentants de la communauté de l'industrie, de ses patrons, cadres, techniciens et salariés, souhaitons la réouverture du débat sur le potentiel de la France en matière de gaz de schiste", souligne cet appel.

Les signataires – qui incluent la présidente du Medef Laurence Parisot, son homologue de la CGPME Jean-François Roubaud, ou encore le chef du Groupement des fédérations industrielles Pierre Gattaz –, assurent qu'il ne faut pas exploiter cette ressource énergétique controversée "à tout prix". Mais ils estiment que la France a "le devoir d'évaluer ses ressources potentielles" et doit chercher à "développer des modes d'exploitation propre". "Nous demandons donc au président de la République d'engager un grand débat national et public sur les gaz de schiste, qui impliquerait toutes les parties prenantes : les citoyens, les ONG, les industriels et les chercheurs", plaident-ils.

L'appel a été signé également par Laurent Chabannes, président de l'Union des industries utilisatrices d'énergie (Uniden), organisation dont les membres représentent plus de 70 % de l'énergie utilisée par l'ensemble des industries françaises.

 

 JOURNÉE DE MOBILISATION SAMEDI

Les groupes pétroliers et gaziers et les industriels continuent de militer pour l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste, un an après l'interdiction en France de la fracturation hydraulique, seule technique connue pour extraire les gaz de schiste des sous-sols, fortement contestée en raison des risques qu'elle présente pour les nappes phréatiques notamment.

De leur côté, les opposants aux gaz et pétrole de schiste n'ont pas non plus baissé les armes. Pas convaincus par le rejet de sept demandes d'exploration d'hydrocarbures annoncé vendredi par le président François Hollande, ils organisent samedi des manifestations en région parisienne et dans le Gard dans le cadre d'une journée internationale de mobilisation.

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