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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 00:03

 

 

 

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 19:36

 

Trois millions de chômeurs ! C’est officiel, le « cap » a été franchi ce mercredi 26 septembre 2012 suite à la publication des chiffres mensuels de Pôle emploi. Avec une augmentation de 9,2 % en un an, le nombre de chômeurs de catégorie A atteint les 3 011 000, en août. Médias et politiques relaient ce chiffre et s’indignent. Pressentant la déflagration politique, le ministre de l’économie, Michel Sapin, avait déminé le terrain par une annonce anticipée de quelques heures sur la communication officielle de l'ensemble des chiffres.

Car ce chiffre de 3 011 000 de chômeurs ne recouvre pas toute la réalité que dévoile la publication mensuelle de Pôle emploi (lire sous l'onglet Prolonger, le détail des données). Il ne concerne qu’une frange des chômeurs : ceux de catégorie A (n'ayant exercé aucune activité le mois précédent) qui sont inscrits à Pôle emploi et qui habitent en métropole. Rien qu’en considérant les DOM-TOM, on arrive au total de 3 259 200 personnes. En réalité, sur la France entière, la barre des trois millions de chômeurs a été franchie depuis un an, en septembre 2011.

L’amalgame entre nombre de chômeurs et inscrits à Pôle emploi de catégorie A en France métropolitaine, opéré par les responsables politiques, occulte la totalité du phénomène. Ces trois millions de chômeurs ne sont que la partie émergée d'un iceberg qu'économistes et sociologues appellent le « halo du chômage » et qui englobe des millions de personnes supplémentaires : les découragés, les radiés, les dispensés de recherche d’emplois. On retrouve déjà, bien sûr, les chômeurs inscrits à Pôle emploi et qui rentrent dans les autres catégories (B, C, D et E).

Rien qu’en considérant les chômeurs de catégorie A, B et C, on arrive au total de 4 494 600 personnes. En prenant en compte ceux des catégories D et E, le compteur monte à 5 090 500, un chiffre en augmentation de 7,7 % en un an.

Si la barre des trois millions a déjà été franchie par le passé (en 1993), celle des 5 millions de personnes toutes catégories confondues l'a été pour la première fois en mai 2012 et le nombre des chômeurs n’a jamais été aussi élevé. Sur ces 5 millions d’inscrits, un peu moins de la moitié, soit 2,47 millions, sont indemnisés par Pôle emploi. Paradoxalement, ils sont de moins en moins nombreux à être indemnisés : les nouveaux modes de calculs couplé au fait que les nouveaux inscrits ont peu travaillé auparavant font qu'un demandeur d'emploi perd plus rapidement son droit à l'indemnisation. Ces personnes rejoignent les rangs des bénéficiaires des minima sociaux (ASS, RSA).

Pour Didier Demazière, sociologue spécialiste du chômage, « les chiffres de Pôle emploi sont très restrictifs et ne mesurent en aucun cas le nombre de chômeurs car ils ne considèrent comme chômeurs que ceux qui sont inscrits à Pôle emploi, qui répondent à leurs convocations et qui justifient d’une recherche active d’emploi ». Richard Dethyre, sociologue et coordinateur du deuxième forum social des saisonniers, parle même d’un « scandale politique ». « Je ne vois pas d’équivalent en termes de dissimulation démocratique d’un phénomène aussi grave », s’insurge-t-il.

Pôle emploi est pourtant clair : il communique sur le nombre d’inscrits qu’il comptabilise à la fin de chaque mois, rien d'autre. Au-delà, on retrouve ce « halo du chômage » qu'il est périlleux de chiffrer, tant les données manquent, en dehors de celles, précisément, de Pôle emploi. Compte tenu de l’ampleur de la dégradation du marché du travail, des chercheurs considèrent que les situations de sous-travail et de grande précarité doivent faire partie des chiffres du chômage. En bricolant des méthodes statistiques, certains, comme les coordinateurs du forum social des saisonniers, avancent le chiffre de 8,5 millions de chômeurs. Le collectif Les autres chiffres du chômage affirme que la France compte plus de 12 millions de chômeurs.

Tout en rejetant l'idée que les chiffres communiqués par Pôle emploi reflètent la réalité du chômage, Didier Demazière insiste : « Il n’existe pas de bons chiffres du chômage. » Mediapart a fait ses comptes, en tentant d’aller rechercher ces personnes en dehors des écrans radars de Pôle emploi dans les statistiques d’autres organismes. L'opération, forcément imprécise, aboutit à la conclusion qu'il y aurait, en France, au moins 8 millions de personnes recherchant un travail, soit 28 % de la population active. Aux 5 090 500 personnes inscrites à Pôle emploi (toutes catégories confondues), s’ajoutent :

 

1 - Les bénéficiaires du RSA non inscrits à Pôle emploi

Certes, un tiers des allocataires du RSA ont un travail mais les revenus qu’ils en tirent ne leur permettent pas de dépasser le seuil de pauvreté, c'est d'ailleurs pour cela qu'ils bénéficient de cette aide. En outre, qu'ils aient déjà du travail ou pas, la majorité des bénéficiaires du RSA ne sont pas inscrits à Pôle emploi.

Les chiffres ne sont pas aussi frais que ceux de Pôle emploi, mais ils donnent une idée de l’ampleur du phénomène : plus de la moitié des bénéficiaires du RSA ne sont pas inscrits à Pôle emploi. Dans un rapport de septembre 2012, la Caisse d’assurance familiale estime que 2,09 millions de personnes perçoivent le RSA (socle ou augmenté). De son côté, Pôle emploi comptait en mars 2012 dans ses inscrits, 725 576 bénéficiaires du RSA. Plus de 1,3 million d’allocataires du RSA sortent donc des chiffres de Pôle emploi.

2 - Les dispensés de recherche d’emploi

La majorité des dispensés de recherche d’emploi sont comptabilisés dans les catégories D et E de Pôle emploi. Il s’agit de ceux qui ne peuvent plus rechercher d’emploi soit parce qu’ils sont malades, soit parce qu’ils sont en formation ou encore parce qu’ils bénéficient d’un contrat aidé.

Une autre catégorie de personnes bénéficiait de cette dispense de recherche d’emploi : les seniors de plus de 56 ans. Ce dispositif permettait aux seniors d’attendre la retraite sans être obligés de justifier d’une recherche d’emploi. Il a été supprimé le 1er janvier 2012 mais continue de s’appliquer aux bénéficiaires en cours. Pôle emploi compte à la fin du mois de juin 2012 encore 111 500 personnes dans ce cas. Elles sont comptabilisées comme inactives et sortent donc des chiffres du chômage.

3 - Le temps partiel subi

Une partie des personnes qui travaillent à temps partiel le font car elles n’ont pas le choix. Le temps partiel subi concerne, selon l’Insee, 1,367 million de personnes au deuxième trimestre 2012. L’Observatoire des inégalités pousse ce chiffre à 1,5 million et précise que dans 70 % des cas, ce sont des femmes qui sont touchées. Ces personnes recherchent elles aussi un emploi et il n'y a pas de raison de les exclure du total des personnes à la recherche d'un emploi.

Au total, ce serait donc près de 8 millions de personnes en France qui chercheraient un travail. Ce résultat est forcément très parcellaire et le conditionnel s'impose, car des catégories peuvent se recouper à la marge. Mais il gonfle considérablement le simple chiffre des demandeurs d’emploi de catégorie A, brandi comme le miroir de la réalité du chômage.

D’autres catégories de personnes devraient figurer dans la liste, mais il est difficile pour ne pas dire impossible d'en fixer le nombre ; c'est le cas des retraités qui cherchent un travail pour compléter leurs pensions ou des jeunes sortis du système scolaire avec ou sans diplôme, ne trouvant pas de travail et ne s’inscrivant pas à Pôle emploi. Mais les grands oubliés des statistiques officielles sont les personnes radiées des listes de Pôle emploi.

En effet, les chiffres de Pôle emploi font état d'environ 200 000 « cessations d'inscription pour défaut d'actualisation » par mois : autant de personnes qui sortent de Pôle emploi, soit parce qu’elles n'ont pas donné suite à un rendez-vous, soit parce qu’elles ne peuvent justifier d’une recherche active d’emploi. Le flou règne dans les flux d'entrées et de sorties à Pôle emploi, si bien qu'il est impossible de déterminer combien de personnes radiées ont pu se réinscrire ou se sont découragées.

Compte tenu de l'explosion du nombre de chômeurs de longue durée (+9,4 % en un an, pour 1 727 000 personnes), il y a fort à parier que les découragés de Pôle emploi sont aussi de plus en plus nombreux. Ces personnes finissent pas perdre le bénéfice de leurs indemnités chômage, basculent dans les minima sociaux et sortent du marché du travail par découragement. Ils deviennent dès lors intraçables dans les statistiques.

En considérant tous ces autres cas, on pourrait affirmer que le chômage réel dépasse de loin les 8 millions de personnes. Mais aucune étude officielle n'existe actuellement pour faire état sérieusement du phénomène.

Pour cette raison, Didier Demazière plaide pour la mise en place d’un indicateur « beaucoup plus proche de la réalité du chômage » et qui prendrait en compte « la volonté de travailler ». De telles statistiques rassembleraient, en plus des inscrits à Pôle emploi, toutes les personnes qui n’ont pas ou peu d’activité et qui souhaitent travailler, notamment les découragés. « Le critère de recherche d’emploi n’a plus de sens quand, au bout d’un an de recherche, on n'a rien trouvé et qu'on se décourage, explique-t-il. Mais, pour mesurer ces découragés, il faudrait leur demander s’ils veulent toujours travailler, ce qui nécessiterait une enquête... »

Dire, à partir des données de Pôle emploi, que le chômage touche trois millions de personnes en France est donc un raccourci hâtif. Ces éléments présentent tout de même l'avantage d'être un thermomètre de la situation du marché du travail et, dans ce cas, de montrer qu'il se dégrade depuis bien longtemps.  

 

 

 

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La barre des cinq millions de chômeurs se rapproche


 

 

4 776 800 demandeurs d'emploi étaient recensés fin août, avec ou sans activité et en comptant l'outre-mer, selon les chiffres de Pôle Emploi rendus publics mercredi 26 septembre.

En ne tenant compte que de la catégorie A (personnes sans activité) et de la France métropolitaine, le nombre de chômeurs a dépassé la barre symbolique des trois millions (3 011 000 demandeurs d'emploi). 

Depuis New York, le président de la République, François Hollande, a parlé d'une « situation dont nous héritons ». Début septembre, François Hollande a promis de juguler ce chômage endémique en un an.


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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 19:34

 

 

 

Alexis Tsipras, leader du parti grec anti-austérité Syriza, a plaidé jeudi au Parlement européen, à Bruxelles, pour la tenue d'une « conférence européenne sur la dette (…) en vue de déprécier une grande partie de la dette, comme cela a été fait pour l'Allemagne en 1953 ».

« Il faudrait y associer tous les pays membres de l'Union, et les acteurs privés pourraient y être associés aussi », a-t-il précisé, en amont d'une rencontre avec le président du Parlement, l'Allemand Martin Schulz. « Nous avons un problème commun, nous devons trouver des solutions communes », a-t-il insisté.

« C'est la solution qui a été appliquée à l'Allemagne après la guerre, en 1953. Sa dette était lourde, et il était impensable pour l'Allemagne de la rembourser, en dépit des sacrifices imposés à sa population. À l'époque, une conférence internationale a permis (…) d'alléger la dette. » Tsipras fait allusion à l'accord de Londres (février 1953), qui avait permis à la République fédérale d'effacer la moitié de sa dette, d'avant et d'après-guerre (plus d'informations sur cet accord ici).

Interrogé sur les incidents observés en marge des manifestations en Grèce cette semaine, le patron de Syriza, arrivé en deuxième position aux législatives de juin, a déclaré : « Les télévisions ont retenu ces incidents isolés. (…) La population grecque est restée contenue dans son comportement, en dépit des attaques qu'elle subit. Les images que vous avez vues, on les a vues aussi en Espagne, aux portes du Parlement, on les verra peut-être à Paris dimanche (lors de manifestation contre le nouveau traité européen - ndlr), ou dans d'autres pays. »

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 18:58

 

latribune.fr

Marie-Line Darcy, à Lisbonne | 26/09/2012, 18:39 -

 

Le 15 septembre, près de 700.000 personnes descendaient dans les rues de 40 villes portugaises pour réclamer le départ du FMI et la démission du gouvernement. Pedro Passos Coelho, le Premier ministre, a retiré les nouvelles mesures d'austérité et a révisé sa copie. Copyright Reuters
Le 15 septembre, près de 700.000 personnes descendaient dans les rues de 40 villes portugaises pour réclamer le départ du FMI et la démission du gouvernement. Pedro Passos Coelho, le Premier ministre, a retiré les nouvelles mesures d'austérité et a révisé sa copie. Copyright Reuters

 

    Après avoir temporisé face à une opinion publique en colère, le gouvernement portugais prépare de nouvelles mesures d'austérité. Une nouvelle manifestation est prévue à Lisbonne samedi prochain.
Pedro Passos Coelho, le Premier ministre portugais, avait jusqu'a présent bénéficié d'une relative passivité des Portugais face aux mesures d'austérité qui s'enchaînent depuis 2011. Mais il a lui-même allumé la mèche qui a mis le feu aux poudres en annonçant abruptement une majoration de 7 % des cotisations sociales (TSU-Taxe Sociale Unique) des travailleurs, assortie d'une diminution de 5,75% des cotisations du patronat.

700.000 personnes dans les rues

La réaction a été à la hauteur de l'incrédulité : le 15 septembre, près de 700.000 personnes descendaient dans les rues de 40 villes portugaises pour réclamer le départ du FMI et la démission du gouvernement. Plus que le nombre impressionnant de manifestants pour un tout petit pays de 10 millions d'habitants, c'est bien la détermination nouvelle des Portugais et leur ton  revendicatif qui a frappé. Conspué dans la rue, lâché par le parti des chrétiens démocrates, partenaire de la coalition opposé à la mesure, confronté à une crise politique, le premier ministre a dû reculer : il reverra sa copie sur la question de la TSU et la fera valider par les partenaires sociaux.

Pour financer la baisse de la TSU patronale, mesure maintenue car figurant dans le Mémorandum signé avec la troïka représentant les institutions qui fournissent l'aide internationale (FMI, UE, BCE), la CIP-Confédération Industrielle préconise l'imposition d'une taxation de 30 % sur le tabac et les cigarettes, avec pour objectif une recette escomptée de 485 millions d'euros. De son côté, la CGTP- Confédération des travailleurs recommande la taxation des dividendes (recette escomptée de 1,2 milliard d'euros).

 

Nouveau tour de vis

Le gouvernement prépare un budget de l'État pour 2013 qui sera lui aussi dominé par l'austérité. Car si le FMI et l'Union européenne ont bien accordé un délai supplémentaire d'un an pour ramener le déficit public à 3 % du PIB  - 2014 au lieu de 2013 -, il n'en reste pas moins que le Mémorandum d'ajustement appliqué au Portugal contre un prêt de 78 milliards d'euros n'a pas changé d'une virgule. Outre la délicate question de la TSU, le gouvernement doit pouvoir compenser par de nouvelles recettes la réintroduction d'une partie des primes dans la fonction publique, dont la suppression a été considérée comme inéquitable par la Cour constitutionnelle.

Il faudra passer par une réforme du système fiscal incluant une diminution des échelons intermédiaires de l'impôt sur le revenu, mais également par l'augmentation de ce même impôt. Par ailleurs, le gouvernement envisage de mettre à contribution le secteur privé, en opérant une nouvelle ponction des primes de fin d'année, pour rétablir le principe d'égalité des citoyens. L'impôt exceptionnel a déjà été levé en décembre 2011 sur une partie des revenus. Vitor Gaspar, le ministre des Finances, a évoqué un possible relèvement de la taxe sur les biens immobiliers, et sur le patrimoine.

 

Manifestation syndicale le 29 septembre

Très prudent, le gouvernement s'est bien gardé de faire des déclarations à l'issue du conseil extraordinaire des ministres qui a duré sept heures ce mercredi. Il est vrai qu'une autre manifestation est prévue samedi 29 septembre à Lisbonne, à l'appel de la CGTP, la Confédération Générale des Travailleurs, proche du Parti Communise. Les organisateurs des manifestations « civiles » précédentes ont appelé à rejoindre ce mouvement à Lisbonne. Une manifestation à laquelle devraient prendre part égalemetn policiers et militaires. Nul ne sait combien de temps les Portugais resteront pacifiques, alors qu'en Espagne et en Grèce la tension ne cesse d'augmenter.

 

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 18:45

 

Par FRANCE 24 (vidéo)
Adeline PERCEPT , correspondante FRANCE 24 à Madrid (texte)

 

*Pour voir la vidéo, suivre ce "link"

Alors que le gouvernement espagnol dévoile, ce jeudi, un budget 2013 sous le signe de l’austérité, la mobilisation populaire reprend de plus belle. Reportage aux côtés des "indignés" qui appellent à assiéger le Parlement.

 

L’Espagne annonce un budget austère

Le gouvernement conservateur annonce une série de réformes économiques et un budget 2013 serré pour s'épargner l'humiliation politique de voir Bruxelles imposer ses conditions à un plan de renflouement. Madrid, qui prévoit notamment une hausse des pensions de retraite, s'est engagé à réduire son déficit public à 6,3 % du PIB en 2012, puis à 4,5 % en 2013. Une "autorité budgétaire indépendante" a également été créée afin de contrôler les comptes et d’éviter tout dérapage budgétaire comme en 2011 (déficit de 8,9 % au lieu des 6 % promis).

Les mots d’ordre comportent une violence symbolique rare. Les organisateurs dénoncent une souveraineté populaire "séquestrée" par la Troika. Un rapt dont l’ensemble de la "caste politique" serait complice. Il faut "encercler" le Parlement, "prendre" le Congrès des députés.

En arrivant sur la place Neptuno, qui jouxte le Congrès, à 18 h mardi soir, on pouvait déjà respirer la tension, la colère d’une génération de militants. Les groupes radicaux, de mouvance anarchiste ou d’extrême gauche, étaient représentés en grand nombre et aux avant-postes de cette manifestation. Dès les premiers instants, le rassemblement a pris des allures de face-à-face avec des policiers anti-émeutes sur les dents. Le bilan sera lourd : 35 personnes interpellées, et plus de 60 blessés, dans des affrontements d’une rare violence à Madrid.

Mercredi soir, même heure, même endroit. De nouveaux visages, ceux d’une foule plus âgée, plus sympathisante que militante. "Hier, nous n’étions pas là, aujourd’hui, si !," explique Montserrat, 46 ans, fonctionnaire du ministère de la Santé, tenant son mari Fernando par le bras.

"Nous avons été indignés, pour ne pas dire scandalisés par les images des charges policières d’hier soir que nous avons vues à la télévision, et nous sommes venus soutenir les manifestants sur qui on tape pour avoir simplement dit ce qu’ils pensent."

Montserrat et son mari, Fernando, parmi les "indignés"

Si la "majorité silencieuse" invoquée par le chef du gouvernement espagnol avait un visage, on pourrait aussi bien penser qu’il prendrait celui de ce couple. Elle, fonctionnaire, a perdu en quatre années près de 15 % de son salaire. Lui est graphiste dans le privé. Ils n’ont jamais fait partie du mouvement des "indignés".

Et pourtant, ils sont là ce mercredi soir. "L'austérité ne se résume pas à une politique, c’est un climat de tous les jours, lâche Fernando. Dans mon entreprise, comme dans toutes les autres, nous vivons avec la menace permanente du plan social. Tous les gens qui avaient des contrats précaires ont déjà été jetés dehors en une matinée, et la direction les prend en exemple pour mettre ceux qui restent sous pression. "

Un an et demi après, des changements apparaissent par rapport au mouvement qui avait explosé Puerta del Sol le 15 mai 2011. Ces dernières semaines et particulièrement ces derniers jours, la colère se focalise sur cette "caste politique", jugée au moins responsable si ce n’est coupable des déboires de l’Espagne.

Wendy, âgée de 18 ans, pense déjà à quitter le pays

Dans cette foule anonyme ne brandissant presque aucune pancarte, une expression revient : l’"ensemble des politiques doivent dégager ! Ils ne nous représentent pas !". Et quand on leur oppose une simple remarque – "ils ont été élus" - tous les interviewés remettent en cause la légitimité de cette démocratie parlementaire.

"J’ai vécu le franquisme, et voilà ce que ce Parlement me rappelle !", hurle Mari-Carmen, 60 ans, en montrant le Parlement du doigt. "On va tous les mettre dehors ! Le Parti populaire utilise l’hémicycle comme s’il lui appartenait, en prenant ses décisions par décrets-lois. Il n’y a aucune consultation avec personne. On vit dans un monde où le budget est exposé au "Financial Times" avant d’être présenté au peuple. Nos politiques font le contraire de ce qu’ils ont dit pendant toute la campagne."

À 18 ans, Wendy confond les mots "social" et "socialiste" lorsqu’elle s’emporte sur les coupes budgétaires. Mais elle emploie les mêmes arguments désenchantés sur les représentants de son peuple. Elle vient d’entrer à l’université, où elle étudie la publicité, et pense comme beaucoup d’autres à quitter un pays qui semble bien morose quand on sort tout juste de l’adolescence.

Toutes ces frustrations sont scrutées dans les dernières enquêtes d’opinion qui dressent un tableau alarmant de la défiance envers les politiques espagnols. Le rejet du gouvernement de Mariano Rajoy ne bénéficie en aucun cas à l’autre grand parti du gouvernement, l’opposition socialiste du PSOE, qui perd inexorablement des intentions de vote lui aussi.

Dans les couloirs de l’Assemblée, les députés de toutes tendances confient leur préoccupation sur cette lame de fond. La "caste politique" en sera encore pour ses frais ce samedi 28 septembre, pour une nouvelle manifestation indignée devant le Parlement, la première après les nouvelles mesures d’austérité annoncées dans ce budget 2013.

Les "indignés" rassemblés à proximité du parlement espagnol

 

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 16:28

 

http://fr.contrainfo.espiv.net/2012/09/26/grece-greve-generale-26-septembre-2012/

 

 

Du poison pour les MAT (police anti-émeute)

Toutes les heures sont GMT+2

22.15 Un rassemblement a été appelé pour demain, le 27 septembre, à 11h30, au tribunal d’Evelpidon d’Athènes pour la solidarité avec les 25 arrêtés qui font face à des accusations et qui sont détenus. Parmi eux, 12 ont été attrapé dans le parc Gardenias à Zografou au matin quand la manif pour la grève fut attaqué par la police. Le nombre total d’arrêtés est de 140.

20.55 Chios a vu la manifestation pour la grève la plus large depuis des années sur l’île. Ce fut la première fois que quasiment tous les magasins et cafés ont été fermé. Environ 2.500 personnes sont descendus dans la rue le matin, dont plusieurs anarchistes et de nombreux jeunes.

20.35 Des résidents et grévistes du quartier de Petralona tiennent un rassemblement avec système audio à la station de métro de Petralona, exigeant la remise en liberté immédiate des tous les arrêtés de la marche d’aujourd’hui.

20.30 Malgré le harcèlement de la police, plus de 500 personnes ont marché depuis le parc Gardenias dans les rues principales du quartier de Zografou, alors que des unités de flics les suivaient de près.

19.30 Des unités de flics à moto encerclent le parc Gardenias à Zografou, empêchant l’accès à plus de manifestants et menaçant d’arrêter les gens qui se sont rassemblés en solidarité avec les arrêtés de la journée. C’est la deuxième fois aujourd’hui que le parc Gardenias est envahi par toutes sortes de flics. Les gens résistent et appellent à un soutien immédiat.

 

Quelques photos de la journée de grève à Athènes :

http://dimostheniszem.blogspot.gr/2012/09/26-2012.html

 

 

 

18.10 Le nombre total de manifestants interpellés est de 129, selon les avocats, tandis que les personnes en garde à vue et qui font face à des accusations sont 25 pour l’instant.

Le rassemblement de solidarité reste devant le quartier général de la police.

17.25 Des grévistes et d’autres personne en luttes appellent à un nouveau rassemblement à !9.00 sur la place Gardenia, dans le quarto er de Zografou, pour protester contre les evèmements répressifs ainsi que les interpellation massives et les gardes à vue d’aujourd’hui.

17.00 Les flics ont lancé une attaque violente à Exarchia, en intervenant depuis la rue Arachovis et en dispersant les gens hors de la place. Les gens ont été chassés et ont couru dans les rues Harilaou Trikoupi et Valtetsiou. Au moins une interpellation reportée.

16.40 A Kavala, dans le nord de la Grèce, plusieurs magasins ont été fermés et 1000 manifestants parmi lesquels des gauchistes, des anti-autoritaires et travailleurs ont participé à la la manifestations. Environ 100 personnes ont défilé dans le bloc anarchiste derrière une banderole qui disait : “Avec 400€ tu ne fait pas ta vie, tu fais une révolte”

16.38 Actuellement la place Exarchia est de nouveau bondée malgré la présence massive des forces répressives dans les environs. De même, e rassemblement de solidarité avenue Alexandras reste en face du quartier général de la police

16.20 Dans la ville  d’Agrinio, près de 1000 personne ont participé à la manifestation de cette journée de grève, manifestation dans laquelle se trouvait un bloc du squat Apertus et d’autres compagnons.

16.05 Au moins 13 des 20 interpellations de l’opération de ce matin a Zografou se sont transformées en gardes à vue. Un de ces manifestants a été sérieusement blessé et est actuellement hospitalisé.
Par ailleurs les personnes arrêtées n’ont pas encore été en mesure de pouvoir consulter un avocat et on ne sait pas non plus quand est ce qu’ils seront présentés au procureur du tribunal d’Athènes.
Il y a eu un total de 104 interpellation pour l’instant d’après une déclaration de la police.

15.45 Les affrontements s’intensifient dans les rues Valtetsiou et E.Benaki à Exarchia.

15.40 Plus de 250 persons en solidarité à l’exterieur du quarter général de la police (GADA )

15.35 Des affrontements ont lieu au coin des rues Aiolou et Stadiou a coté d’Omonia mais aussi des batailles rue Ermou à coté de Syntagma. Des coktails molotovs sont jetés sur les flics. D’autre interpellations rapportées.

Les forces de polices sont à Exarchia et chassent les manifestants de la place.

15.15 De petits affrontements et des barricades dans la rue Solonos. Un véhicules blindé de lutte contre les incendies a fait vu dans les rues d’Exarcheia.

15.10 De nombreuses arrestation dans les rues  Stadiou et Panepistimiou ont été rapportées mais aussi vers Omomia. Des manifestants blessées ont reçu des soins.

14.50 A Corfu, la manifestation de grevistes a commencé à 11.00 ra 50 et une compagnons des collectifs Draka et Elaia s’y sont retrouvés manifestant dans deux blocs. Des slogans ont été peint sur les murs, des tracts distribués aux gens et des oeufs ont été jetés sur des agences bancaires. Une banderole a été déployée au pré-rassemblement, en solidarité avec les squats et les lieux autogérés qui ont été violemment attaqués ces derniers mois. Leur banderole dit : Les squats Apertus (Agrinio), Draka (Corfu) et Delta (Thessaloniki), Le marché municipal de Kypselli (Athènes). Le lieu de rencontre autogéré de l’université de Rethymnon. Bas Les pattes des squats.

14.45 Appel urgent des assemblées populaires pour un rassemblement immédiat de solidarité à l’extérieur du quartier général de la Police à Athènes (GADA) , sur l’Avenue Alexandras , pour les nombreuses personnes  qui ont été interpellées aujourd’hui.

  

14.30 Présence massive et dynamique des syndicats de bases et des assemblées populaires ainsi que des blocs anarchistes/anti-autoritaires et d’autres manifestants dans la partie basse de la place Syntagma.
Peu de temps après  les flics ont lancé des lacrymo et des grenades assourdissantes contre les manifestants dans la rue Karageorgi Servias alors que les manifestants ont contre-attaqué avec des Molotov et des pierres.  Des affrontements ont éclatés après de nombreuses arrestations. Les forces de police sont déployées sur la place Syntagma. Des escadrons anti-émeutes ont coupé la rue Othonos. Des centaines de personne ont été obligées de quitter la place et se sont dirigées vers la partie supérieure de la place en face du parlement.
Les emanations des produits chimiques utilisés par la police se mêlent à la fumées des feu dans cette région. Au même moment les grévistes restent dans les rues principales. Des arbres ont été incendié à l’intérieur des jardins nationaux. La rue Panepistimiou est remplie de gaz lacrymo.

13.55 On rapporte une estimation de 100 000 personnes marchant vers la place Syntagma

13.30 La radio livre 1431am rapporte qu’environ 15 000 grévistes ont participé à la manifestation à Thessalonique qui est maintenant terminée. Les Syndicats de Bases ont appelés à une assemblées ouvertes de grévistes sur la place Aristotelous.

13.20 Au moins dix personnes interpellé à Zografou après que la police ait attaqué le rassemblement des grévistes du quartier. (Aucune arrestations à Pangratti)

13.00 Dans le centre d’Athènes après que les staliniens du PAME et du KKE ait fait leur parade séparée et se soient dispersés plus tôt à Syntagma, ont commencé depuis le Musée Archeologique. Des milliers de personnes marchent sur ‘avenue Patision et crient des slogans anti-fascistes.

12.50 Environ 200 manifestants ont participé à la mobilisation pour cette journée de grève dans la ville de Preveza ( à l’Ouest de la Grèce ). Un block anarchiste/libertaire à manifesté dans la ville pour la première fois constitué de 20 compagnons et de quelques dizaine de personnes qui se sont associés au bloc. Des slogans antifascistes ont été chantés pendant la manifestation.

12.40 Au moins 50 personnes sont détenues dans le quartier général de la police d’Athènes ( GADA ), sans pouvoir communiquer avec les avocats. Ces personnes ont été interpellées dans différents quartiers.

12.36 Environ 500 personnes dans les rues de Mytilini, la manifestation s’est terminées devant les bureaux du Secretariat Général de l’Egée et de la Police de l’Ile

12.30 Au moins 10000 manifestants à Patras, Autant de gens à la manifestation d’Heraklion en Crète

12.19 La radio libre “Parasita” de la ville de Volos ( au centre de la Grèce ) rapporte qu’environ 1000 manifestants ont commencé à marché vers la rue Iasonos. Plus tôt dans la matinée, une intervention anti-nationaliste à eu lieu au marché populaire de la rue Gianni Dimou. Depuis 11 heures les différents blocs de grévistes  ont commencé à se rassembler sur la place Eleftherias. Les forces de polices sont étonnamment pas visible en grand nombre dans le centre-ville

12.12 Les flics ont ouvert la rue Ymittou et n’empêchent plus le bloc de L’assemblée populaire ouverte de Pangrati. On ne sait pour l’instant pas si il y a eu des interpellations malgré les informations précédentes.

12.00 Les force de police bloquent des groupes de manifestants en haut de la place Pangratti dans le quartier du meme nom.
Les compagnons qui se trouvent sur place pensent que les flics vont transférés les interpellés au commissariat.

11.50 La radio libre 98 FM rapporte que les flics ont attaqués avec leurs matraques les manifestants mentionnés plus tôt qui étaient bloqués à Zografou et quils ont interpellé au moins une fille qui a été transféré directement au commissariat du quartier. Les flics ont attaqué une fois de plus les personnes solidaires qui essayaient de se rassembler à l’extérieur du commissariat.

11.30 D’après la radio libre 105FM, sur l’ile de Lesvos, environ 400 manifestants essentiellements des syndicats et d’organisations gauchistes se sont rassemblés  sur le lieu de rendez-vous de Mytilini. La manifestations commencé à 11.50.

11.28 Les DIAS, unité de police à moto, bloquent des manifestants rue Papagou à Zografou, tentant de les empêcher de rejoindre le centre ville et la manie. Les gens chantent des slogans et refusent de se disperser.

11.14 Interpellations préventives de 30 personnes au pré-rassemblement de l’assemblée populaire de Braxami au métro Dafni Place Kalogiron.
Toutes les personnes interpellées sont transférées au quartier général de la police ( GADA ) avenue Alexandras.

11.00 Des gens rapportent qu’à Aigaleo les patrons retiennent leurs employés enfermés à l’intérieur de leur commerce, en attendant que la foule qui se dirige à la manifestation soir passée pour ouvrir les portes aux consommateurs.

10.00 L’association des Employés du métier du livre de l’Attique tient un rassemblement en dehors de la librairie Papasotiriou, Rue Panepistimiou, dans le but de s’assurer qu’il n’y aura pas de tentatives de la part des patrons ou des jaunes de briser la grève. Une car de police et différentes sortes de flics se trouvent aussi sur place. Des grévistes bloquent aussi un établissement de la Banque Agrotiki un peu plus haut dans la meme rue.

Dans le centre d’Athènes les rassemblements pour la grève sont appelés à 10.30 (GMT+2) a coté du Musée Archeologique National sur l’avenue Patision.
Ce post sera constamment mis à jour avec des traductions brutes des rapports par les gens dans les rues, Indymedia Athènes et les radios libres.

September 26th, 2012

 

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 16:26

 

Le Monde.fr | 27.09.2012 à 12h42 • Mis à jour le 27.09.2012 à 13h43

Par Marthe Rubio

 
 

25S @ Madrid - Un patron de café protège des manifestants.

Hier inconnu, Alberto Casillas, barman de 49 ans d'un bar madrilène, est devenu une star en Espagne le 25 septembre. Une vidéo, dans laquelle on le voit protéger valeureusement des manifestants effrayés s'étant réfugiés à l'intérieur de son bar pour fuir la police, a fait le tour du Web espagnol. Depuis, l'homme est devenu le protagoniste le plus célèbre des manifestations anti-austérités du 25-S (25 septembre), où les affrontements entre la police et les manifestants ont fait 60 blessés, et lors desquelles 26 personnes ont été interpellées.

Dans la vidéo, on voit des dizaines de manifestants terrorisés se mettre à l'abri dans le bar "Prado", où Alberto travaille. Celui-ci se positionne immédiatement face aux policiers anti-émeute pour les protéger, joignant les mains et hurlant pour implorer les policiers de ne pas entrer dans le bar : "Sur ma vie, vous n'entrerez pas. On va assister à un massacre !" 

Lire : A Madrid, manifestants et policiers s'affrontent devant le Parlement

"TOI, TU AS VRAIMENT DU MÉRITE"

Le soir même, Alberto est devenu le héros de la mobilisation anti-austérité. Après son acte de bravoure, sous des centaines de flashs et de cris, les manifestants sont immédiatement venus le saluer, l'embrasser pour lui montrer leur respect lui déclarant : "Toi, tu as vraiment du mérite", "c'est toi, celui qui nous représente", relate le quotidien La Vanguardia.

Devenu l'emblème du 25-S, Alberto Casillas multiplie depuis deux jours les interviews aux médias espagnols, et a même été le sujet le plus populaire sur Twitter à l'issue des manifestations. "Que les choses soient claires. Je suis au Parti Populaire [PP, parti au pouvoir de droite]. Je suis un partisan et un électeur [du premier ministre espagnol] Rajoy, (...) mais mercredi, cela est allé trop loin", explique-t-il à El Pais. "On a assisté à un excès policier. Je suis pour le respect de la loi mais au dessus de la loi, il y a l'humanité. J'ai fait ce que j'avais à faire, c'est tout", poursuit-il.

Né au Vénézuela, Alberto Casillas a quitté le pays, où il a laissé femme et enfant il y a cinq ans, après des problèmes professionnels. "J'ai déjà assisté à de telles dérives, et ça ne m'a pas plu", conclut-t-il.

Marthe Rubio

 

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 23:25

 

Court, bref et concis, pour une fois.

Cela tangue de partout en Europe mais en France on ne parle que des déchirements d'un parti croupion qui a réussi à placer deux ministres et plusieurs députés en apprenant à vitesse grand V la pure langue de bois technocratique européenne (se parle couramment avec une muselière). Cela ressemble bien à une prise en otage par une caste minoritaire de purs professionnels, d'une majorité de militants sincères et sûrement pas aussi cyniques et stupides que leurs dirigeants. C'est, en miniature, un beau et vrai portrait de notre 'démocratie', un raccourci saisissant. Et la Médiacratie préfère visiblement disserter sur ce théâtre pitoyable plutôt que de parler des vrais problèmes, illustration du comment parler d'une chose sans rien en dire...
Alors espérons qu'en France la mobilisation pour la manifestation unitaire du 30.09, contre le TSCG soit une réussite (pour la plupart d'entre nous ce seras le Samedi 29).
Il ne faudra bien sûr pas en rester là, TSCG ou pas l'Europe technocratique, bastion du capitalisme ultra libéral, est là, à détruire.

Indignés de Nîmes et d'ailleurs, une pensée pour Abdellatif, vieil Indignados 'espagnol', citoyen de nulle part à vrai dire, ou alors de la Terre où se posent ses pieds,
vétéran de toutes les luttes, marcheur infatigable, de Logrono à Bruxelles en passant par Madrid, Nîmes et Paris, atteint d'un cancer irrémédiable.
C'est peut-être pas Monsanto qu'auras sa peau, probablement un de ses frères, mais le moins qu'on puisse dire c'est qu'il l'a chèrement défendue et qu'il ne s'est jamais résigné à obéir à autre chose qu'à son cœur et à ce qu'il pensait juste. Il rêvait de bâtir une communauté agricole dans son pays d'adoption, la Navarre, il n'en auras probablement pas le temps, dommage car il l'aurait voulue comme lui, libre, fraternelle, simple et joyeuse.
La dernière fois que je l'ai vu il était tout content d'avoir fait la nique à la police et d'avoir traversé deux fois
sans papiers la frontière d'un pays qui était le sien mais qui ne voulait pas de lui, comme tous les autres qu'il avait connus...or que lui les aimait tous.
On savait qu'il était parti au loin, qu'il travaillait pour un monde meilleur et plus juste, là bas derrière les Pyrénées, c'était rassurant et motivant. Un vieil homme frêle et discret qui semblait indestructible, un errant qui semblait savoir où il allait.
C'est ta dernière marche, Abdellatif, t'inquiète pas si c'est possible, on suit pas très loin derrière...
Salud!

  

 

8 présents, malgré la pluie…

 

1-Traité pour la Suprématie du Capitalisme Globalisé (TSCG), dit Pacte de Mercozy.

Vendredi, 20h30 à la salle municipale de Blauzac débat contradictoire avec Le député Vert du Gard, ‘Gilbert’ Cavard qui se déclare pour le Traité. C’est le moment d’aller lui dire ce qu’on pense de cette fameuse démocratie représentative qui ne représente personne, il en est un exemple caricatural. Cela ne servira probablement à rien mais ça peut défouler.

Samedi, manifestation-tractage du collectif contre le TSCG, 9h30 Place St Charles, à l’appel de nombreuses organisations partis et syndicats en campagne unitaire contre le TSCG. Venez tous !

Dimanche, ceux qui peuvent, partent à Paris pour la manifestation nationale.

Le Mercredi 03.10, le Traité passera au  vote à l’Assemblée. Les députés PS du Gard, soucieux d’informer la population probablement, tiendront une conférence de presse à Nîmes, la veille (Mardi 02.10). Ils recevrons à cette occasion une délégation du collectif anti TSCG pour que nous leurs expliquions nos positions. Au train où vont les choses, nul doute qu’ils en tiennent compte…On ferait bien d’accompagner cette délégation.

 

2- Réunion des Associations et des Individus pour la ‘Maison du Peuple’.

La réunion aura lieu Mardi 2 Octobre à 18h 30, à Pablo Neruda. Nous avons contacté et relancé de nombreuses associations et mouvements collectifs grâce au listing. Les individus, c’est plus difficile, y’à pas encore de listing (sauf l’annuaire). Peu de réponses, c’est normal, il devrait quand même y avoir facilement un peu plus de monde à la réunion.

 

3-La brocante de Dimanche 30.09 à Langlade.

Pas de manif pour les lèves tôt qui iront essayer d’écouler le stock ‘brocante’ Dimanche. Rendez-vous Samedi à 14h chez Marleen pour trier les affaires et charger le camion.

Ce qui resteras ira chez Christian à Mus car les proprios de Marleen ont une soudaine allergie au bordel…ça leur passera mais en attendant il faut évacuer notre stock.

 

4-Casserolade mondiale du 13 Octobre, Global Noise.

Il faut commencer à préparer cet évènement et tout d’abord et impérativement trouver des casseroles…

Plus sérieusement il nous faut faire tracts et banderoles, c’est en cours.

 

5-Kevin, ‘plus qu’Indigné’ de Montpellierpasse en appel demain au tribunal de Grande Instance, 8h 30, à Montpellier. Il ne semble pas y avoir de volontaires de Nîmes pour pouvoir y aller, c’est dommage.

 

Nous avons ensuite commenté les nouvelles qui parviennent d’Espagne (par Luissa notamment), du Portugal, de Grèce. Si au Portugal la police fait cause commune avec les grévistes, en Espagne elle cogne des manifestants qui sont restés pacifiques mais très déterminés. Ils assiègent leur Parle-et-ment, jusqu’à démission du gouverne-et-ment (aussi).

Si les parlementaires espagnols sont aussi tenacement accrochés à leur poste que les ministres EE-LV français, ça risque de durer un bon moment…

 

C’est toute la coque Sud du Titanic européen qui est déchirée par l’iceberg ‘La Crise’, mais c’est pas grave, là haut où ‘tout se passe’ (dixit Cohen-Bandit et ‘Gilbert’ Cavard), à Bruxelles, l’orchestre joue encore du pipeau et les fifres de l’Assemblée Nationale reprennent le chorus…

 

Ya Basta !

 

 

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 23:08

 

  

Déclaration d' ATTAC Espagne contre les arrestations du 25S


ATTAC demande la libération immédiate des détenus du 25S, parmi lesquels un de ses membres, Miguel Quinteiro

La journée d'hier fut une journée pour manifester que non, ils ne nous représentent pas. Que des millions de citoyens et de citoyennes de toute l'Espagne ne se sentent pas représenté-es par des partis qui, élection après élection, obtiennent leurs votes sur des mensonges. Ils mentent, et devant la réaction citoyenne, ils répriment. Et s'isolent.
Triste spectacle que celui de la Chambre des représentants séparée des citoyens, et cela dure depuis des mois. On l'appelle démocratie et c'est pas ça.
La journée de protestation du 25 septembre s'est terminée avec 28 arrestations et 64 blessés, dont un gravement. Une journée remplie d'indignation, mais pacifique. Comme tant d'autres. Jusqu'à ce que la police, à 7 heures du soir, commence ses charges contre les milliers de personnes qui voulaient crier à ces messieurs , de près, « non, non, ils ne nous représentent pas ». Hommes et femmes de tous âges et conditions qui voulaient exercer leur droit d'exprimer haut et fort leur opinion.
28 détenus, y compris Miguel Quintero, militant d'ATTAC en Galice. ATTAC demande sa libération immédiate, et celle de tous les détenus pour avoir librement et démocratiquement exprimé leur indignation face à la grande tromperie du Congrès des députés et du Sénat, dépositaire de toutes les souverainetés, sauf la seule légitime, celle du peuple espagnol.

 
Dear all, 
 
 This is the urgent assessment of Attac Spain of the events of yesterday after this almost sleepless night in Madrid:
 
1. Attac Spain demands the immediate release of one of its members, Miguel Quinteiro from Attac Galicia, who was arrested yesterday while exercising his fundamental right of peaceful demonstration during the protests before the Parliament. 
 
2. Attac Spain denounces that the participation data given by the  government are extremely manipulated.   According to our estimates based on other similar protests, there were around the Parliament at different times of the day between 50.000 and 100.000 people. 
 
3. Attac Spain remarks that this success of participation was possible despite the fact that people who joined the protests were facing "1 to 3 years prison" as the government took well care of remarking during the previous days. We denounce the scare campaign of the Spanish government as well as the police brutality against peaceful demonstrators. This police strategy has now to answer for the many injured people and their failure to uphold article 21 of our Constitution, recognising: "the right of assembly, peacefully and without weapons. The exercise of that right shall not require previous notification".
 
4. The message of yesterday's demonstration -and countless previous ones that stressed the lack of social legitimation of the current austerity measures- was the need to rescue democracy from the hands of financial markets. Regardless of differences in strategy and analysis between the different social movements, the profound message of those protests is widely shared by the Spanish social and assembly movements: The need to give back to people their sovereignty, which has been hijacked by the financial markets. Attac Spain profoundly shares this message and remarks that this will not be possible as long as democracy remains only nominal.
 
In solidarity,
  Attac Spain
 
 

 

Madrid vu du ciel ce soir:


Madrid-26-09-12.JPG

Le 25/09/12 20:20,
Voir en direct → http://www.livestream.com/spanishrevolutionsol

et aussi   http://elpais.com/elpais/2012/09/17/videos/1347870347_245504.html?autoplay=1

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 21:52

 

leparisien.fr

Publié le 26.09.2012, 21h13 | Mise à jour : 23h01

Des milliers d'indignés se sont rassemblés à nouveau ce mercredi soir à Madrid près du Congrès des députés pour dire non au mesures d'austérité prises par le gouvernement.

Des milliers d'indignés se sont rassemblés à nouveau ce mercredi soir à Madrid près du Congrès des députés pour dire non au mesures d'austérité prises par le gouvernement. | AFP

Plusieurs milliers de manifestants du mouvement des indignés sont une nouvelle fois rassemblés ce mercredi soir près du Congrès des députés à Madrid, aux cris de «Gouvernement démission», face à un fort dispositif policier, au lendemain d'une manifestation émaillée de violents affrontements.

«Non, Non, Non, nous n'avons pas peur», crient les manifestants, tenus à bonne distance du Congrès par des barrières, plusieurs dizaines de policiers anti-émeutes et une quinzaine de fourgons de police.


«Je suis venu hier et je viendrai tous les jours pour dire non à ce système, à ce type d'économie», explique Angel Alcaide, un ingénieur de 30 ans qui brandit une pancarte où est écrit «Démission». «Nous demandons la démission du gouvernement parce qu'il n'a pas respecté son programme, il a augmenté les impôts et touché aux retraites», ajoute-t-il.

«Qu'ils partent», peut-on lire sur une grande banderole. Comme mardi soir, le mot d'ordre a été lancé via les réseaux sociaux, relais très actif de la colère des Espagnols face à la crise qui laisse un quart de la population active au chômage, et aux mesures de rigueur draconiennes imposées par le gouvernement de droite. En venant manifester devant le Congrès, les manifestants entendent symboliquement selon les slogans que l'on peut lire sur leurs pancartes: «dénoncer une démocratie séquestrée et assujettie aux marchés financiers».

La manifestation de ce mercredi soir se déroule en début de soirée dans le calme, contrairement à celle de mardi soir qui a été marquée par des affrontements ayant fait plus de 60 blessés, dont 27 policiers et l'interpellation de 35 personnes. Les manifestants appelant aussi à leur remise en liberté.

LeParisien.fr

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