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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 17:21

 

Le Nouvel Obs - Créé le 25-09-2012 à 14h46 - Mis à jour à 14h46

 

 

 

Pour dénoncer une démocratie "séquestrée", assujettie "aux marchés financiers", les "indignés" espagnols mettaient le cap mardi sur le Congrès des députés à Madrid, transformé en camp retranché derrière un dispositif policier ultra-renforcé.

Dès le matin, des centaines de policiers anti-émeutes étaient en position derrière les barrages dressés dans les rues menant au Congrès, dans le centre de Madrid, où les députés étaient réunis en session plénière.

"Aujourd'hui, c'est un jour décisif pour attaquer le système de l'Etat et les politiciens", lance Jose Luis Sanchez, un étudiant ingénieur de 23 ans venu en train de Burgos, dans le nord de l'Espagne, parmi les tout premiers manifestants rassemblés sur la Plaza de Neptuno, près de la Chambre des députés.

A quelques centaines de mètres, d'autres se rassemblent devant la gare d'Atocha, un autre point de ralliement, aux cris de "Sauvons la démocratie", "Ils ne nous représentent pas".

Luttant au prix d'une cure de rigueur historique pour réduire son déficit public, le gouvernement conservateur a adopté depuis décembre des mesures d'austérité qui ont provoqué un mécontentement social croissant.

"Toute une série de mesures ont été adoptées par décret, sans qu'elles ne passent par les députés", explique sous couvert d'anonymat une porte-parole de Coordinadora #25S, plate-forme censée coordonner la mobilisation.

Son mot d'ordre: "la démocratie est séquestrée. Le 25 septembre nous allons la sauver".

Parmi les manifestants ayant répondu à cet appel, Carmen Rivero, photographe sympathisante du mouvement des "indignés" de 40 ans, affirme que la police a arrêté et fouillé le bus dans lequel elle a voyagé pendant la nuit avec une cinquantaine d'autres manifestants depuis Grenade, dans le sud, avant de vérifier les identités.

"Nous ne sommes pas d'accord avec les coupes" budgétaires, explique-t-elle.

"Nous voulons une dissolution de l'assemblée, un référendum et une assemblée constituante pour que les gens puissent avoir leur mot à dire".

D'autres bus devaient rallier la capitale mardi depuis une dizaine de villes d'Espagne, selon les organisateurs.

Leur destination: Atocha, Neptuno mais aussi la Plaza Espana, à l'autre extrémité du centre-ville.

A la mi-journée, une centaine de manifestants y étaient rassemblés, eux-aussi surveillés par des policiers anti-émeutes.

Sur chacun des points de ralliement, des pique-niques étaient prévus avant que les "indignés" convergent vers les alentours du Congrès à partir de 15H30 GMT.

"Je viens manifester contre une classe politique qui ne laisse aucune chance au peuple de donner son opinion", lance Romulo Banares, un artiste de 40 ans qui vient d'arriver sur la Plaza de Espana.

Il porte le panneau immobilier "Se Vende Espana", et des lunettes de soleil avec le signe du dollar et de l'euro sur chacun des verres.

Cible de sa colère: l'aide aux banques espagnoles, qui pourront recevoir jusqu'à 100 milliards d'euros, concédée par la zone euro en juin. Et l'hypothèse que le gouvernement sera finalement forcé de demander une aide financière globale pour son économie.

"Ils ont demandé un sauvetage sans convoquer de referendum et là ils vont demander un second sauvetage sans consulter le peuple, qui va en subir toutes les conséquences", lance-t-il.

L'appel à "encercler" le Congrès" circulait depuis plusieurs semaines sur Internet.

L'annonce de cette mobilisation, aux contours flous, a mené les autorités à avertir à plusieurs reprises que le code pénal espagnol prévoit des peines de prison de six mois à un an pour les responsables de manifestations qui "troublent" le fonctionnement des institutions parlementaires.

La porte-parole de Coordinadora #25S a insisté, avant la manifestation: "Il s'agit d'une action non violente. Nous n'allons pas empêcher les députés de passer".

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 17:08

 

euronews.com

25/09 02:23 CET

 

Lecture/Arrêt Vidéo

 

Plusieurs organisations et mouvements d’indignés ont convoqué aujourd’hui des rassemblements à Madrid autour du Congrès des députés pour dénoncer un système politique “assujetti aux marchés financiers” sur fond de rigueur exacerbée pour lutter contre la crise.

Un dispositif policier très important a été mis en place aux abords de la représentation nationale pour protéger les députés.

Le Parti populaire au pouvoir dénonce cette action avec vigueur :

“La dernière fois, autant que je me souvienne, que le Congrès a été encerclé et pris c‘était pendant le coup d’Etat en 1981 et, lorsque le Congrès a été pris, c‘était par des gens qui voulaient empêcher les espagnols de s’exprimer alors qu’ils avaient librement choisi leur représentants et leur système politique. Donc ces manifestations vont contre la volonté du peuple”, estime Maria Dolores de Cospedal, la secrétaire générale du Parti Populaire.

Le rassemblement de ce mardi intervient après la manifestation de samedi dernier dans la capitale espagnole. Un millier de personnes avaient défilé contre l’austérité en dénonçant la responsabilité des banques et de la classe politique dans la récession qui les frappe.

 

Plus d'actualités sur : Austérité, Espagne, Manifestation, Récession

Copyright © 2012 euronews

                                                        

 

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A Madrid, des manifestants veulent occuper le Parlement

 

 

Le Monde.fr | 25.09.2012 à 14h19 • Mis à jour le 25.09.2012 à 17h22

Par Marthe Rubio

 
La police espagnole s'est déployée en force autour du Parlement, à Madrid, le 25 septembre.

 

L'atmosphère, dans le centre ville de Madrid, est électrique, mardi 25 septembre à la mi-journée. Quelque 80 collectifs de militants espagnols ont appelé, dès le mois d'août, à occuper ou encercler symboliquement le Parlement de Madrid le jour de la session plénière, pour protester contre la "séquestration de la souveraineté du peuple par la troïka [Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Commission européenne] et les marchés financiers".

Le gouvernement a barricadé les abords des Cortes et multiplié les avertissements à l'encontre des manifestants, qui devraient se heurter à un dispositif policier massif : 1 500 policiers anti-émeutes ont été déployés.

L'initiative a été lancée via les réseaux sociaux. Sur Facebook, 50 000 personnes ont répondu à l'appel à manifester d'"Ocupa el congreso". Le gouvernement semble craindre une forte mobilisation et mène depuis plusieurs semaines une tentative de déminage en amont.

Samedi 15 septembre, des policiers ont ainsi arrêté quatre personnes qui s'apprêtaient à déplier une pancarte annonçant "la manifestation du 25-S" (25 septembre). Le lendemain, quarante personnes qui se réunissaient dans le parc du Retiro à Madrid pour préparer la manifestation ont dû se soumettre à un contrôle d'identité effectué par la police nationale. Le motif de l'interpellation : "réunion de plus de 20 personnes non communiquée". Huit d'entre elles devront comparaître devant le Haut tribunal pénal pour délit à l'encontre des hautes instances de la nation.

INCITATION À LA DÉLATION

Craignant sans doute des débordements, la police nationale a également lancé cinq jours avant la manifestation un dispositif permettant de dénoncer anonymement les auteurs d'actes de vandalisme. A l'adresse mail antivandalismo@polica.es, les citoyens espagnols peuvent ainsi envoyer photos, vidéos et informations sur les responsables d'actes de dégradations. Selon le site Internet du quotidien Publico, cette initiative incitant à la délation est directement liée à la manifestation de ce mardi.

Pas de quartier non plus pour le "25-S" du côté du Parti Populaire (PP, droite), au gouvernement. Maria Dolores de Cospedal, secrétaire générale du PP, n'a pas manqué de condamner l'appel à encercler le Parlement, allant jusqu'à le comparer à la tentative de putsch faite par des militaires en 1981 : "Selon moi, la dernière fois que le Parlement a été encerclé et pris, ce fut à l'occasion de la tentative de coup d'État", a-t-elle ainsi déclaré lundi lors d'une conférence de presse. La préfecture de Madrid a, quant à elle, rappelé que l'occupation du Parlement était passible de six à douze mois de prison ferme.

La "persécution" et la "criminalisation" dénoncées par de nombreux acteurs du 25-S s'inscrit dans un contexte politique difficile pour le gouvernement espagnol : le 11 septembre, 1,5 million de manifestants ont défilé dans Barcelone pour réclamer l'indépendance de la Catalogne, faisant planer sur Madrid la menace d'une sécession ; de plus, une partie de la société civile espagnole souhaite réviser la Constitution ou dissoudre le Parlement et appelle à la démission du premier ministre, Mariano Rajoy.

Marthe Rubio

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 16:47

 

 Vies numériques 25/09/2012 à 12h53

 Martin Untersinger | Journaliste Rue89

 

 

Lundi, des messages privés auraient été rendus publics sur le réseau social. Si le « bug » reste à prouver, la réaction des utilisateurs devrait inquiéter Facebook.

 


Montage du symbole « J’aime » de Facebook inversé

Lundi soir, de nombreux utilisateurs français de Facebook affirmaient, sur les réseaux sociaux, que d’anciens messages initialement privés apparaissaient sur leurs « murs » (pages plus ou moins publiques). La plupart des médias ont signalé ce qui apparaissait alors comme un bug, y compris Rue89.

Plus tard dans la soirée, Facebook a catégoriquement nié tout problème et un porte-parole de Facebook s’est expliqué sur le site d’information TechCrunch :

« Nous avons vérifié toutes les alertes que nous avons reçues. Nous n’avons pas vu une seule fois [un message privé devenu public]. Il y a eu beaucoup de confusion parce qu’avant 2009, il n’y avait pas de “J’aime” et pas de commentaires sur les messages postés. Les gens faisaient des allers-retours entre les messages sur les murs au lieu d’avoir une conversation (dans les commentaires d’un seul message). »

Hallucination ou désinformation ?

Une preuve ?
Si vous disposez d’une preuve que vos messages privés ont été rendus publics (captures d’écran des messages et des e-mails de notification par exemple), n’hésitez pas à nous contacter.

Pour ma part, j’ai comparé les messages postés sur mon mur en 2008 et 2009, les messages privés de cette même époque et les e-mails de notifications de ces nouveaux messages privés (ceux que je n’ai pas supprimés) : je n’ai trouvé aucune preuve de ce fameux « bug ».

A Rue89, nous avons reçu des dizaines de messages qui nous assurent pourtant – sans pouvoir fournir de preuve – que des messages privés se sont bel et bien retrouvés publics.

Un blogueur relève que la limitation du nombre de caractères des messages sur les murs a été progressivement relevée au fil des années. Elle est par exemple passée de 160 caractères à 420 caractères en mars 2009. Or, on trouve des messages publics postés avant cette date dont le nombre de caractères est bien supérieur, ce qui tendrait, selon lui, à prouver que ces derniers étaient initialement privés. Cependant, certains de mes amis ont pu retrouver de vieux messages postés sur leur mur comptant plus de 420 caractères.

Pourquoi une telle réaction ?

Le flou règne encore. Mais l’affolement qui a accompagné cette affaire dit beaucoup sur le passé et le futur du réseau social, et sur la manière dont nous menons nos vies numériques.

La vie privée n’est « plus une norme sociale », estimait Mark Zuckerberg, le fondateur et patron de Facebook dans une interview début 2010. Il a d’ailleurs entièrement basé le modèle économique du réseau social sur ce paradigme : plus les gens partagent largement leurs informations, plus il est facile, théoriquement, pour Facebook de gagner de l’argent par la publicité.

Des habitudes qui changent

Le problème pour Facebook, c’est que la vie privée n’a jamais été autant d’actualité.

Ce mouvement de panique sur des messages qui pourraient être publics depuis plusieurs années montre d’une part que contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, les internautes attachent beaucoup de valeur à leur intimité numérique.

La chercheuse Danah Boyd – célèbre pour ses recherches sur l’utilisation des réseaux sociaux par les jeunes – l’a montré à de multiples reprises pour les adolescents : ils sont très conscients des enjeux concernant leur vie privée.

Qu’il soit vrai ou faux, le bug montre d’autre part que la façon dont on se sert d’Internet en général et de Facebook en particulier a changé : notre seuil de tolérance à l’exposition de soi a diminué.

Tout le monde est sur Facebook

Notamment parce que si en 2008, Facebook était surtout peuplé par des jeunes et des étudiants, et se limitait le plus souvent à la sphère des amis proches, le réseau social a entre-temps conquis les foules et rassemble désormais près d’un septième de l’humanité.

Sur Facebook, nous ne fréquentons plus seulement nos amis proches, mais aussi nos collègues, nos patrons, notre famille éloignée, notre famille très proche ou de vagues connaissances.

En 2008, nous écrivions que Facebook allait se ringardiser comme une boîte de Palavas. Nous aurions pu ajouter que bientôt, nous ne verrons pas seulement Facebook comme un endroit démodé, mais également comme un endroit dangereux, où des cercles sociaux très différents cohabitent, où il est difficile de maîtriser ce que l’on dévoile.

La complexité de la vie numérique

Le réseau social a fréquemment été attaqué sur sa gestion de la vie privée : il a dû réagir au coup par coup et introduire des mécanismes de filtrage et de protection de la vie privée, pas toujours facile à mettre en œuvre.

Dès 2010, une étude de l’université de Berkeley montrait que si les utilisateurs de Facebook voulaient protéger leur vie privée, ils avaient du mal à maîtriser les paramètres de confidentialité proposés par le réseau social.

Cette complexité est inquiétante pour Facebook.

« J’avais tout le lycée sur mon profil. Je me sentais sous pression à devoir gérer mon image », confiait en juillet un adolescent au Figaro pour expliquer son désamour de Facebook.

Ce désamour grandit, notamment aux Etats-Unis, et touche ceux qui ont fait le succès du réseau social : les jeunes. En un an, le temps passé sur Facebook par les 12-17 ans a diminué de 40%, de 25% pour les 17-25 ans, selon une étude Comscore.

Cette affaire doit donc être un double rappel :

  • pour nous : à force de dérouler l’intégralité de nos vies sur les réseaux, souvent sur une seule plateforme, nous développons une forme de soumission à celle-ci ;
  • pour Facebook : le réseau ne devrait pas prendre l’agacement et l’affolement de ses utilisateurs à la légère. Plutôt que de forcer l’avènement de nouvelles normes sociales qui voudraient que nous rendions toutes nos vies publiques, il devrait prendre en compte toute la subtilité de nos agissements sur les réseaux, entre la pleine lumière de la transparence et la pénombre de l’intimité.

 

 

                                                                              ********************************

 

 

Rue89 - Bug 24/09/2012 à 18h58

Cinq choses à savoir sur le « bug » des messages privés de Facebook

Martin Untersinger | Journaliste Rue89

 

Depuis quelques heures ce lundi, les utilisateurs français de Facebook se demandent si un bug ne rendrait pas visibles des messages privés envoyés entre 2008 et 2009.

Si tel était le cas, il s’agirait d’un gros pataquès. Facebook a démenti toute rupture dans sa politique de respect de la vie privée, assurant qu’il s’agissait en réalité de messages anciens postés sur le mur des utilisateurs. Il s’agirait alors d’une grosse panique collective.

Des messages qui vous ont été adressés se retrouveraient donc postés sur votre « journal » (ce qu’on appelait à l’époque le « mur »).

Malgré les témoignages d’utilisateurs, Facebook dément avoir été victime d’un tel bug.

L’affaire a pourtant été jugée assez sérieuse par le gouvernement pour que la ministre déléguée au Numérique, Fleur Pellerin, et son ministre de tutelle, Arnaud Montebourg, publient un communiqué dans la nuit de lundi à mardi. Ils demandent à Facebook de s’expliquer devant la Cnil :

« S’agit-il d’une modification impromptue de la présentation des données qui a désarçonné les utilisateurs ? Ou y a-t-il eu rupture de confidentialité à travers la publication de messages privés ? »

1 Tous les utilisateurs ne seraient pas touchés

 


Dessin de Baudry

Tous les utilisateurs ne semblent pas être touchés par cette fuite. Dans la rédaction de Rue89, une petite moitié des inscrits a pu constater la brèche.

Selon certains de mes collègues, seuls les messages les moins compromettants se retrouvent publiés, grâce à un mystérieux « filtre ». « Il y aurait une justice », relève ainsi Imanol Corcostegui.

Une théorie à prendre évidemment avec des pincettes.

Vous pouvez donc constater l’éventuelle étendue des dégâts en vous rendant sur votre mur, en cliquant sur les années 2008 ou 2009 (dans la colonne de droite).

Pour le moment, la presse technologique américaine ne relaie pas ce bug, qui semble être limité à la France.

2 On peut se protéger

 

Très simple :

  • rendez vous dans vos paramètres de confidentialité ;
  • cliquez sur « journal et identification, modifications des paramètres » ;
  • puis sur le petit menu déroulant à droite de « qui peut voir ce que d’autres personnes publient sur votre journal » ;
  • puis « personnalisez » ;
  • enfin, cliquez, dans « ces personnes ou listes » sur « seulement moi ».

Cela rendra inaccessible tout ce que vos amis ont publié sur votre journal, donc sur les messages privés qu’ils vous ont adressés et qui se retrouveraient publiés.

Mais attention : cela n’affecte pas les messages privés que vous avez pu envoyer en 2008 et 2009. Il faut pour cela que vos amis eux-mêmes restreignent l’accès à leur journal, comme vous venez de le faire.

3 Nos vies sont de plus en plus connectées

 

Nos vies sont toujours plus connectées, semant toujours plus de données personnelles, sur des serveurs toujours plus nombreux, toujours plus éparpillés, pas forcément totalement sécurisés.

Le site InternetActu le constatait justement il y a quelques jours dans un excellent article intitulé « Nous ne serons plus jamais déconnectés ».

Autre danger que met en évidence cette faille, qui a dénoncé maintes fois par les « geeks » : il est dangereux de confier sa vie ou son travail à une seule plateforme.

4 C’est un bug qui tombe mal pour Facebook

 

Facebook est fréquemment englué dans des polémiques concernant sa gestion de la vie privée.

Ici, qu’il s’agisse d’un bug ou pas, Facebook n’y est sans doute pour rien. Reste que cette grosse mésaventure ne va pas arranger son cas, et peut-être susciter une prise de conscience sur les enjeux de la vie privée.

5 Le réseau social a démenti tout dysfonctionnement

 

Un porte-parole de Facebook Etats-Unis a déclaré à TechCrunch :

« Un petit nombre d’utilisateurs [...] a cru par erreur que des messages privés étaient apparus sur leur “timeline”.

Nos ingénieurs ont enquêté et découvert qu’il s’agissait d’anciens messages publiés sur leur mur et qui avaient toujours été visibles sur les pages de profil des utilisateurs. Facebook est confiant dans le fait qu’il n’y a pas eu de violation de la vie privée de ses utilisateurs. »

Selon un article de TechCrunch publié dans la soirée, « rien ne prouverait qu’il s’agisse de messages privés » mais plutôt « de messages postés sur le wall ».

Hallucination collective ou bien grosse plantade de Facebook ? Fouillez vos comptes Facebook, et envoyez-nous vos conclusions !

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 16:41

 

Le Huffpost  |  Par Lauren Provost Publication: 24/09/2012 17:41 CEST Mis à jour: 25/09/2012 16:00 CEST

 

FACEBOOK - Vous devriez jeter un œil à votre profil Facebook. Ce lundi 24 septembre, des internautes ont remarqué que des messages privés apparaissent dans les timelines. Les messages que vous receviez de façon privée seraient donc visibles.

Il ne s'agit pas du premier souci technique sur un réseau social, mais jamais un bug n'aura touché d'aussi près à la vie privée d'autant d'internautes. Pour rappel, Facebook compte plus de 955 millions d'inscrits à travers le monde. Selon Le Nouvel Observateur, "le ministère de l'Economie numérique se dit "mobilisé" sur le sujet et annonce avoir "saisi la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés)". "Nous regardons de près ce qu'il se passe: soit il s'agit d'un bug et des poursuites pourraient être envisagées, soit il y a un gros problème au niveau des paramètres de confidentialité", a déclaré le ministère à l'hebdomadaire.

Lire aussi :
» Hallucination collective ou désinformation ?
» La polémique dont Facebook n'avait pas besoin

MISE À JOUR 20h49. Facebook dément toute atteinte à la vie privée (lire le démenti à la fin de l'article).

"Nos ingénieurs ont étudié ces cas et constaté que ces messages étaient en réalité d'anciens messages postés sur les murs qui ont toujours été visibles sur les profils des utilisateurs. Facebook affirme qu'il n'y a aucune atteinte à la vie privée des utilisateurs", explique un porte parole de Facebook.

Selon les premières observations, ce bug concerne les messages datant de 2007, 2008 et 2009. Chez certains utilisateurs, les publications vont même jusqu'à 2012.

Comment effacer les messages?

Ce problème n'est pas systématique. Mais pour savoir si c'est votre cas, rendez-vous sur votre profil et remontez la "timeline" jusqu'à votre inscription sur Facebook.

Pour chaque année, dans une case à droite, vous devriez voir "XX de ses amis ont publié dans le journal de XX". Cette liste de messages comporte des publications d'amis sur votre mur mais aussi des messages qui auraient dû rester privés. A vous de reconnaître lesquels.

facebook bug

Pour supprimer ces messages, cliquez sur l'icône "crayon", "modifier ou retirer" et choisissez "ne plus afficher dans le journal".

bug facebook 2

Mais ça n'est pas tout, il faudra aussi nettoyer votre profil, message après message. Et pour supprimer l'intégralité des publications, choisissez "voir toutes les actualités", année par année (un paramètre qui, par défaut, montre seulement les actualités "à la une").

bug facebook 3

Une solution plus radicale existe: vous pouvez suspendre votre compte le temps de faire le ménage. Mais un souci subsiste, les messages que vous effacez restent visibles sur le profil des amis à qui vous écriviez tant qu'ils n'auront pas, eux aussi, nettoyé leur timeline.

Facebook dément toute atteinte à la vie privée

Contacté par Le HuffPost, Facebook n'a pas souhaité communiquer avant 20h30. Selon une source interne, les équipes techniques cherchaient d'abord à savoir s'il s'agit d'un bug ou d'un piratage. Ce problème a-t-il un lien avec une mise à jour? Selon Facebook France, "a priori aucune mise à jour du site n'était prévue ce lundi".

Autre question: le bug est-il circonscrit à l'Europe? Aux Etats-Unis, les utilisateurs ne sont pas tous confrontés à ces publications. Sur TechCrunch, site spécialisé, Colleen Taylor explique que ses messages personnels sont bien rendus publics, mais que ça n'est pas le cas de tous ses contacts.

Ce qui paraît évident en France, ne l'est pas Outre Atlantique. D'ailleurs, dans un échange de mails, un employé de Facebook nie l'existence d'un problème:

"Un petit nombre d'utilisateurs a attiré l'attention sur ce qu'ils ont cru être des messages privés apparaissant sur leur Timeline. Nos ingénieurs ont mené l'enquête et il s'avère que les messages étaient de vieux messages de leur mur qui ont toujours été visibles sur leurs profils. Facebook affirme qu'il n'y a pas eu de faille de données privées."
À 20h55, Facebook France tient le même discours. Selon les techniciens du réseau social, "ce bug est impossible, il n'existe aucune passerelle entre les messages privés et les timelines". "Alerté par le journal Métro dans l'après-midi, nous avons constaté les messages sur nos profils, mais il s'agit bien de messages publiés sur nos murs, confie une source interne. À l'époque la messagerie n'était pas utilisée comme aujourd'hui, nous ne nous souvenons pas de l'usage que l'on faisait de nos profils en 2007, 2008 et 2009.

Voici la position officielle du réseau social, mais ces déclarations ne convainquent pas tout le monde. Au-delà des nombreux messages d'internautes témoignant de ces publications, dans toutes les rédactions ayant relayé l'information, les journalistes ont constaté les messages sur leurs comptes personnels. Sur TechCrunch, Colleen Taylor a retrouvé des échanges de sa messagerie sur son profil, capture à l'appui.

messagesewall

En niant en bloc, Facebook met ses utilisateurs dans le doute. Lorsque l'on remonte l'historique des profils, plusieurs heures après l'annonce du bug et les suppressions de posts, difficile de retrouver les messages concernés à la fois dans les timelines, les messages privés et les notifications par mail. Toutefois, la rédaction du HuffPost dispose de plusieurs captures d'écran de messages - très long, personnels, et ne correspondant pas à des messages de "mur" - sur les profils d'utilisateurs en 2009, date à laquelle le système de messagerie Facebook était bien entré dans les mœurs.

Toujours sur TechCrunch, les spécialistes tentent désormais de comprendre pourquoi ce problème a d'abord été remarqué en France. Selon un porte parole du réseau social, cela pourrait être dû à la nouveauté de la Timeline dans notre pays. D'ailleurs, en Finlande le même bug a été médiatisé le 19 décembre 2011 au moment de la sortie de ce nouveau profil dans le pays (lien en anglais).

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 16:35

 

Marianne - Mardi 25 Septembre 2012 à 11:00

 

Tribune

Des militants écologistes proches du Front de gauche et d'EELV s'associent pour prendre position contre la ratification du traité de stabilité budgétaire européen et appeler à la manifestation nationale du 30 septembre. Selon eux, le texte rendra impossibles toutes propositions et investissements publics en faveur d'une politique d'écologie sociale.

 


Pour nous, militant(es) écologistes, la transition écologique et sociale ne peut en aucun cas passer par l'austérité et la réduction des acquis sociaux, pas plus que la répartition des richesses ne peut attendre une improbable et destructrice croissance du PIB. Il y a urgence ! 
 

Comment mener la transition écologique et parvenir à 60% de réduction des gaz à effet de serre en 2040 en se contentant de « réguler » le marché européen des quotas carbone, en poursuivant les grands projets inutiles et imposés, ou en laissant les choix d’intérêt général aux mains des multinationales de l'agro-business, de l'eau et de l’énergie ? 

Une véritable politique d'écologie sociale a, au contraire, besoin d'une intervention publique déterminée et d'investissements forts, de services publics de l'eau, du rail et de l'énergie renforcés ! Or ces propositions  deviendraient impossibles à mettre en œuvre dans le cadre du TSCG qui impose la limitation des dépenses publiques.

Or, ces dépenses, dès lors qu'elles sont réalisées au nom de l'intérêt  général, devraient être considérées comme des investissements : parce  que nous n'avons pas de planète de rechange, la « solidarité » avec les générations futures réside en réalité dans des investissements publics forts au service de la bifurcation écologique de la société.

La relocalisation de l'activité, la reconversion industrielle, le maintien des emplois et la création de nouveaux, le plus grand gisement de « redressement productif » enfin, passe aujourd'hui par la transition énergétique et la révolution écologique de notre société. Elle est incompatible avec l'austérité qu'implique le TSCG.
 
Pour toutes ces raisons, nous, militant(es) écologistes, 
Appelons toutes celles et ceux qui comprennent l’extrême urgence de la transition écologique et sociale, à rejoindre la grande manifestation nationale du 30 septembre contre le TSCG à Paris
 et appelons l'ensemble des parlementaires français à voter contre cette  ratification.
 
Signataires :

Paul ARIES, directeur de La vie est à nous ! / Le Sarkophage     
Benassem ABDELHALIM – FASE, Gennevilliers
Mathieu AGOSTINI, responsable de la commission écologie du Parti de Gauche
Marie Elisabeth ALLAIRE – EELV
Katell ANDROMAQUE – Conseillère municipale de Rezé, Gauche Anticapitaliste
Marie AOUSTIN – militante EELV
Camille Ariès – Assistante sociale, équipe animation le sarkophage/la vie est à nous !
Janie ARNEGUY – les Alternatifs, ex-Conseillère municipale Nîmes
Marie BATOUX – Parti de Gauche
Sebastien BEAUDEUX - Chargé d'études en assainissement des eaux
Brigitte BERGER – Militante écologiste FASE-76
Aurélien BERNIER – Auteur        
Martine BILLARD – Co présidente du Parti de Gauche
Guillaume BLAVETTE – EELV
Jean-Jacques BOISLAROUSSIE
Christophe BONNEUIL –  Attac France, Commission Ecologie et Société
Alima BOUMEDIENE THIERRY – Juriste et ancienne parlementaire
Jacques BOUTAULT – EELV Maire du 2e arrondissement de Paris
Emmanuel BOUTET – Membre et fondateur de l’association Relocalisons.
Roger BRIOT – FASE Isère, Communiste Unitaire,ACU
Florent BUSSY – Parti de Gauche
Philppe CHAMPIGNY, Alternatifs
Anne Marie CHARASZ – FASE 92
Philippe COLOMB – EELV  
Maxime COMBES – Membre d'Attac France et de l'Aitec. 
Albano CORDEIRO – FASE ID, Alter-ékolo
Alain COULOMBEL – Conseiller Régional et membre du conseil d'orientation politique d’EELV
Bernard DELIFIER – Editeur (éditions Parangon)
Christophe DEGENNES – Commission Ecologie de Solidaires et Objecteur de Croissance
Jérôme DESQUILBET – EELV, Aller Ekolo
Emmanuel DESSENDIER – Comité de rédaction d’Ecorev   
Bruno DIANO – Maire de Crépand ancien Conseiller Régional de Bourgogne des Vert.
Manuel DOMERGUE – militant EELV Paris
Alain DORDE – militant écologiste
Véronique DUBARRY, adjointe écologiste au maire de Paris 
Julien DURAND – Porte parole de l'ACIPA
William ÉLIE – Commission écologie des Alternatifs
Jean-Luc FAUCHE – EELV 84 Alter Ekolo
Jean FRANVILLE
Dominique FRESNEAU – Coprésident de l'ACIPA
Laurent GARROUSTE – Membre de la Gauche Anticapitaliste      
Philippe GASSER – Conseiller Municipal des alternatifs 30, ATTAC
Vincent GAY – Membre de la Gauche Anticapitaliste      
Gerard GENDRE – FASE-Alter-Ekolo Auvergne
Thomas GIRY – Parti de Gauche
Catherine GONNET – Secrétaire de rédaction Les Z'indigné(e)s*
Christian GRISOLLET – Coprésident de l'ACIPA
Augustin GROSDOY – Parti de Gauche
Marie-Claude HERBOUX – FASE 14
Damien JOLITON – Membre de la Gauche Anticapitaliste   
Alfred KAUFMANN – Responsable associatif, militant écologiste
Catherine KRCMAR – Syndicaliste CGT, FASE.
Annie LAHMER – EELV
Jean Charles LALLEMAND – Secrétaire National du Parti de Gauche
Stéphane LAVIGNOTTE – militant écologiste                  
Francis LEBOUTTE – Objecteur de croissance, membre du mpOC Liège
Simon LECOMTE – Educateur spécialisé, animateur du Forum national de la pauvreté Emmaus-Lescar-Pau
Régis LECURU –   Militant écologiste FASE
Philippe LECLERCQ – FASE Lorraine
Margareth LECOQ
Jean Pierre LEMAIRE – Bureau National du Parti de Gauche
Stéphane LHOMME – Directeur de l'Observatoire du nucléaire
Dominique LIOT militant syndical et associatif ERDF Toulouse
François LONGERINAS – Secrétaire national du Parti de Gauche chargé de l'économie sociale et solidaire, Co-animateur du Front de Gauche de l'ESS
Yann LOUVEL – Militant Ecologiste
François MAILLARD – Militant syndicaliste et écologiste - Basse-Normandie
 Marcel  MEAUFRONT – FASE  06, Alter-Ekolo
Roland MERIEUX – Membre de l'exécutif des Alternatifs
Jean Pierre MEYER – Alternatifs Loire
Martine MICHAUDET-RAINAUD – FASE-33
Gilles MONSILLON – FASE, Exécutif de la Fédération pour une Alternative Sociale et écologiste  (FASE-Alter ékolo)
Corinne MOREL DARLEUX, secrétaire nationale à l'écologie du PG, conseillère régionale Rhône Alpes    
Pierre NOUZAREDE – Syndicaliste CGT, Communiste Unitaire ( FASE-ACU) 
Remy QUERBOUET – Militant contre l’Aéroport de Notre Dame des Landes
J-F PELLISSIER – membre de l'exécutif des Alternatifs, Conseiller Régional IdF
Jean-Marc PHILIBERT – EELV Gard Alter Ekolo
Frédéric PIC – Gauche Alternative – Pau
Vaugon PIERRICK – EELV, Bourgogne
René PINTUREAU – Parti de Gauche, Coordination Vienne pour la Sortie du Nucléaire
Marie-Catherine POIRIER – Syndicaliste
Emmanuel POLEWIAK – EELV Alsace
Christine POUPIN – Porte-parole du NPA
Joseph RABIE – Urbaniste-chercheur, 93, FASE
Anita ROZENHOLC – Comité de rédaction d’Ecorev   
Eros SANA – Porte-parole de la Zone d'Ecologie Populaire
Philippe SCHMITT - Conseiller municipal de QUETIGNY EELV
Victoria SELWYN – Militante associative écologiste
Mylene STAMBOULI – Conséillère Municipale Paris 13ème
Belloy STEPHANE – Alternatifs Seine Saint Denis
Frédéric SUPIOT – Conseiller fédéral pour la région hors de France d'Europe Écologie-Les Verts.
Jean Charles SUTRA
Jean-Marc TAGLIAFERRI – Délégué au conseil fédéral EELV Alter Ekolo
Michel TARIN – Membre de l’ACIPA
Jacques TESTART
Mireille TEULE – Libournais en transition, Sud Éducation.
Françoise VERCHERE – Conseillère générale PG, membre du « Collectif d’élus doutant de la pertinence de l’aéroport de Notre Dame des Landes ».
Anthony WHITNEY – Militant écologiste au PS, Syndiqué Snes-FSU
Muttiah YOGANANTHAN – Membre fondateur de l'Alliance d'Avalon
Bernard YVERT – militant écologiste
Alain ZOLTY – Militant écologiste

Pour signer cet appel, envoyez un message à : Mathieu Agostini > mathieu.agostini@gmail.com
 
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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 16:29

 

Libération - 24 septembre 2012 à 17:23
Les députés EE-LV assument leur opposition au traité européen


Cécile Duflot (au centre) et Barbara Pompili (à gauche) posent avec les députés d'Europe Ecologie-les Verts (EELV) devant l'Assemblée nationale.
Cécile Duflot (au centre) et Barbara Pompili (à gauche) posent avec les députés d'Europe Ecologie-les Verts (EELV) devant l'Assemblée nationale. (Photo Kenzo Tribouillard. AFP)

Enquête En s'opposant sur la question du traité européen, Europe Ecologie-les Verts menace-t-il la cohésion gouvernementale ? Les députés revendiquent leur droit à s'opposer dans ce débat.

Par QUENTIN LAURENT

 

Ce pourrait être la question d'un sondage auquel politiques et médias tentent de répondre en boucle depuis ce week-end. Europe Ecologie-Les Verts est-il en train de a) mettre à mal le gouvernement ; b) fragiliser la majorité ; c) revendiquer son indépendance et faire vivre le débat autour d’un sujet polémique ou d) faire n’importe quoi...? La question est posée, mais les réponses divergent depuis la réunion samedi du conseil national d’EELV qui, à plus de 70%, s’est exprimé contre le vote du traité européen.

Au PS, certains accusent les alliés écolo de porter un coup à l’alliance politique scellée entre les deux partis. Lundi matin, la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem appelait les écologistes à la «solidarité gouvernementale» . Alors que Cécile Duflot, ministre du Logement, est restée pour l'instant discrète, le ministre écologiste délégué au Développement, Pascal Canfin, a appelé de son côté les élus de son parti à ne pas s’opposer au traité. Même la droite a décidé de s’en mêler. Interrogé dimanche sur la question, François Fillon estimait ne pas voir «comment les écologistes pourraient rester au gouvernement» après le vote de samedi. Ce lundi après-midi, Matignon a cependant indiqué que «la question de la participation» des ministres écologistes «ne se pose pas» et exclut leur départ du gouvernement.

De quoi conforter la majorité des députés EELV, qui défendent ardemment le droit de s’opposer sur la question du traité sans remettre en cause leur participation au gouvernement ni l’appartenance à la majorité présidentielle.

«Héritage du passé»

«Ce traité, c’est un héritage du passé», défend Barbara Pompili, co-présidente du groupe écolo à l’Assemblée. Pour la députée de la Somme comme pour la plupart de ses camarades, le traité européen tel qu’il est signé est l’oeuvre de Nicolas Sarkozy et n’engage pas les écologistes.

«On reconnait les efforts de François Hollande sur la question mais le traité qu’il dénonçait pendant la campagne est resté le même», renchérit de son côté Sergio Coronado, député des Français de l’étranger. Avant de poursuivre: «La question européenne n’a pas fait l’objet d’un accord entre PS et EELV.» Et c’est bien là la principale ligne de défense des écologistes. Ils ont signé un accord avec leurs alliés socialistes, mais jamais celui-ci n’a inclu le traité européen.

«Valls, on ne lui demande pas de démissionner»

Quant à l’éventuelle démission de Cécile Duflot et Pascal Canfin du gouvernement, elle est balayée par tous d’un revers de la manche. Au nom du droit à débattre,  même au sein d’une majorité. Pour François de Rugy, député de Loire-Atlantique, les ministres écologistes «sont beaucoup plus modérés dans leur expression que certains de leurs collègues socialistes à qui on ne demande pas s’ils vont démissionner». Denis Baupin, vice-président EELV de l’Assemblée, abonde: «Moi je suis pour le débat. Regardez Manuel Valls sur le vote des étrangers, on ne lui demande pourtant pas de démissionner. C’est une majorité pluraliste, il y a du débat. Moi je suis contre le garde à vous.» Le ministre de l’Intérieur socialiste est d’ailleurs cité en exemple par tous les députés interrogés sur la question de la démission des écolos du gouvernement.

Pour Denis Baupin, le vote des députés EELV n’est d'ailleurs pas le coeur du problème. «Je vous fais le pari qu’il y aura plus de députés PS contre que de député EELV, note-t-il. Le vrai problème avec ce traité, pour la majorité, c’est le vote des députés socialistes.»

«Ni torture, ni menace»

Parmi les 17 députés du groupe écologistes, une poignée pourrait cependant voter en faveur du traité. Parmi eux, Christophe Cavard, ancien communiste et député du Gard, qui estime qu’il est nécessaire de signer le traité «à cause de la gravité de la situation en Europe, et pour que l’Allemagne envisage de jouer la carte de la solidarité européenne», en acceptant notamment de soutenir les pays comme l’Espagne ou l’Italie dont l’état est critique.

Les députés EELV vont aborder la question mardi en réunion de groupe. «On va tendre vers une position de groupe, après, il n’y aura ni torture, ni menace sur le vote», explique Sergio Coronado. Barbara Pompili se veut moins optimiste et doute, elle, «qu’on puisse aboutir à une décision commune». «Mais ce n’est pas possible de faire comme si le parti n'avait pas voté à 70% contre ce traité», conclut la porte-parole, elle-même personnellement opposée au vote du traité.

 

 

 

                                                                    *****************************************************

 

 

Silvain Pastor, ex-futur député écologiste (qui n'aurait pas voté la confiance au gouvernement et bien sûr pas non plus la ratification du "Pacte budgétaire")

 

 

Pour info. Et pour mémoire, un lien un brin cocasse

Charivari anti-Cavard-Placé le 30-03-12 à Nîmes par les militants

 

 

 

 

                                                                                ********************************

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 16:19

 

Contre le TSCG, autour du livre de


 Jean-Luc Mélenchon

et

Céline Meneses

 

 "L'Europe Austéritaire"

 

Assemblée Citoyenne du Front de Gauche 

Jeudi 27 septembre 2012 

à NIMES

El Toro Loco – 15 rue Benoit Malon

À 19h

 

Animée par

Laurent MAFFEIS

 Responsable national du Parti de Gauche membre de l'équipe parlementaire de Jean-Luc Mélenchon

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 16:15

 

par La CGT des Cheminots, vendredi 21 septembre 2012, 22:05 · 
 

  

 

Un traité toxique pour les européens et pour leurs services publics !

> Le Conseil constitutionnel ayant déclaré que la ratification du Traité de Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG) ne nécessitait pas une modification de la Constitution, le gouvernement entend présenter un projet de Loi à l’Assemblée Nationale dès la fin du mois de septembre 2012.

 Ce Traité de Stabilité, la Coordination et la Gouvernance, également appelé Pacte budgétaire Merkel/Sarkozy est un héritage de l’ancien gouvernement, décidé le 9 décembre 2011 et adopté le 2 mars 2012 par les Chefs d’Etat et de gouvernement de la zone €uro.

 

 Durant la campagne électorale présidentielle, le candidat Hollande s’était engagé à en renégocier les termes. A défaut de renégociation, le Président Hollande s’est satisfait de l’adjonction d’un pacte de croissance qui n’engage en rien et qui maintient une austérité généralisée.

 

 Très insuffisant au regard des enjeux sociaux actuels et d’une construction européenne en panne. De ce point de vue, le TSCG accentue un virage pris dès 1992 avec le traité de Maastricht qui limitait les possibilités d’intervention publique.

 

 

L’austérité sinon rien !

 

 

 Dans ses termes actuels, il soumet maintenant celle-ci à l’accord préalable des acteurs financiers. Il s’agit d’un traité « austéritaire », ou d’austérité budgétaire, où toute initiative de progrès se trouve placée dans la main de fer d’autorités supranationales non élues.

 

 Il rend impossible les solidarités intergouvernementales en promouvant une mécanique de délation entre les Etats membres.

 

 Il généralise les politiques de remise en cause des acquis sociaux au prétexte d’une compétitivité à reconquérir, par l’abaissement de ce que le MEDEF et d’autres nomment le « coût du travail » (baisses de salaires, remise en cause des systèmes de protection sociale, …).

 

 Dès sa publication, la Confédération Européenne des Syndicats (CES) a condamné ce traité et a publié en réponse sa résolution des 5 et 6 juin 2012, « Un contrat social pour l’Europe » ; pilier politique de notre activité syndicale nationale et européenne pour les prochaines années.

 

 Les orientations portées par ce traité ont amené la CGT à lancer une pétition nationale  demandant le rejet de ce traité. A cet effet, un large débat doit être ouvert qui doit permettre de reconstruire une vision citoyenne et sociale de la construction européenne, avec l’objectif d’en faire un axe revendicatif jusqu’aux prochaines échéances européennes en 2014.

 

 

Un traité toxique pour les usagers, les cheminots et le service public ferroviaire

 

 

 Le TSCG a des conséquences directes sur les chemins de fer, plaçant les dépenses de la SNCF, comme celles des collectivités territoriales, de la sécurité sociale, de l’Etat, sous le contrôle autoritaire de la Commission Européenne au titre du « solde des administrations publiques ».

 

 Usant de la règle d’or, il serait donc possible à la technostructure bruxelloise d’imposer des mesures d’austérité, impactant directement le contenu du service public ferroviaire, le système de retraite des cheminots, leurs conditions de travail et la réglementation applicable.

 

 Du point de vue revendicatif, la période nous impose de faire le lien entre les enjeux de l’avenir du ferroviaire, autour de la réforme du secteur promise par le gouvernement et cette ratification qui placerait toute initiative nationale sur le sujet sous le regard soupçonneux de la commission.

 

 Cette même commission, si opiniâtre à faire respecter le contenu du traité de Lisbonne quand il concerne le droit de la concurrence, se montre par ailleurs retorse à toute initiative sur les Services d’Intérêt Général (SIG) pourtant prévus par le traité de Lisbonne dans son article 14 et son protocole n°26.

 

 La Fédération CGT des Cheminots voit dans la démarche revendicative actuelle une occasion de mettre le sujet du service public ferroviaire au centre des débats pour les prochains mois.

 

Une raison supplémentaire pour les cheminots de s’inscrire dans l’action et de participer massivement à la manifestation nationale du 30 septembre 2012, à Paris, contre le TSCG et les mesures d’austérité, pour le développement des services publics et pour un contrat social pour l’Europe

 


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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 16:07

 

http://montpellier.greenpeace.fr/nucleaire-appel-a-mobilisation-pour-soutenir-vincent-le-4-octobre-2012-a-nimes/

 

 

Montpellier | le 24 septembre 2012

 

EDF a fait appel du procès des activistes qui se sont introduits dans les centrales nucléaires, (9 à Nogent et 2 à Cruas) le 5 décembre 2011 (Rappel les tribunaux se sont jugés incompétents)
Le procès aura lieu (Pour Vincent de Montpellier et Julien de Perpignan le 4 octobre à la Cour d’appel de Nîmes à 8h30. (Bd de la libération, non loin de la gare à pied)

 

 Rappel : Intrusion dans la centrale nucléaire de CRUAS par 2 activistes (Julien et Vincent) le 5 décembre 2011.

Pour info : La cour d’appel de Nîmes est réputée sévère !

Julien sera absent car il travaille actuellement en Afrique. Venez nombreux soutenir Vincent qui va se retrouver bien seul….
Pour Info, les 9 activistes qui avaient pénétrés dans la centrale de Nogent sur Seine en décembre dernier étaient jugés par la cour d’appel de Reims.

Les premières nouvelles ne sont pas très bonnes, l’avocat général ayant requis de 4 à 6 mois de prison avec sursis ainsi qu’une mise à l’épreuve de deux ans, interdisant les activistes de se voir entre eux, et de s’approcher à moins de 150m d’une centrale nucléaire.

Pour les 5 activistes ayant refusé le prélèvement ADN, l’avocat a requis une peine d’amende de 800 €.
Pour rappel, les activistes sont poursuivis pour violation de domicile et dégradations lourdes.

Le délibéré sera donné le 11 octobre prochain.

Le juge peut suivre partiellement ou totalement les réquisitions de l’avocat général, mais il peut également accepter la requalification des faits comme nous le demandons, afin qu’ils soient jugés pour  »pénétration dans un site intéressant la défense nationale ». Auquel cas, les compteurs seraient remis à zéro et un nouveau procès commencerait.

Nous verrons si la cours de Nîmes suit celle de Reims.

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 16:01

 

http://99agora.net/2012/07/une-rencontre-europeenne-dette-democratie-et-droits/

 

 

 

Qu’est-ce c’est ?
Une rencontre des réseaux et des mouvements de toute l’Europe pour parler de la Dette, de la Démocratie, et des Droits à l’échelle Européenne, qui aura lieu à Madrid du 1 au 4 novembre 2012.

Pour qui ?
Les politiques d’austérité sont générées à une échelle européenne. Dans un échiquier qui dépasse de beaucoup les frontières nationales, la finance joue un rôle au service des intérêts politiques de 1 % de la population.
Mais: qu’est-ce qui compose cet espace pour les autres 99 % ? Qu’est-ce qui a fait que des millions de personnes se sont senties profondément affectées par ce qui s’est passé en Égypte, à Tunis, au Portugal, sur la place Syntagma en Grèce, au Mexique, à Wall Street et dans beaucoup d’autres lieux dans le monde ? Comment fonctionne cette structure politique d’un nouveau un type après l’éclatement du printemps arabe, l’Islande, la Grèce, après le 15 mai en Espagne ? Plus important encore : comment continuons-nous ?

Pourquoi ?
Nous voulons mettre en relation les connaissances apprises sur les places et les réseaux dans le contexte du 15M, avec les connaissances des réseaux européens. Est l’intérêt de produire un espace d’échange, de coopération et d’organisation à une échelle Européenne.
L’objectif est sortir de la rencontre avec un calendrier de travail commun, d’évènements communs autour des trois thèmes (la Dette, la Démocratie, les Droits) et des outils communs de travail.

D’où cela sort-il ?
La proposition est née dans les journées européennes “Blockupy” qui ont eu lieu dans la ville de Frankfurt du 17 au 20 mai.

Quand cela aura-t-il lieu ?
Du 1 novembre au 4 novembre 2012 à Madrid.

En quoi cela va-t-il consister ?
La rencontre aura trois types d’espaces distincts de travail.
DES ASSEMBLÉES GÉNÉRALES : Il y en aura deux, une de bienvenue et l’autre de fermeture avec les conclusions de la rencontre et les compromis actés.
DES ATELIERS : Ce seront des espaces de travail pratique et d’échanges de savoirs. En principe il y aura trois ateliers pour chacun des thèmes (Dette, Droits, Démocratie) bien que, en fonction de la quantité d’ateliers proposés, ils pourront s’agrandir.
DES GROUPES de TRAVAIL / PROPOSITION Chacun des thèmes aura une réunion spécifique durant tout un matin ou durant toute une après-midi dans laquelle il sera décidé les dates communes pour ce thème, les objectfds et les outils communs de travail, etc..
DES TABLES RONDES : Il y en aura deux pour chaque thème et ce seront des espaces plus classiques sous forme de bavardage avec des représentants des différents noeuds de réseaux européens.

Comment peux-je participer ?
À travers du web 99agora.net on trouvera les textes, les actes, les convocations et aussi un formulaire en ligne pour proposer des ateliers.
Si tu veux proposer quelque chose voici quelques précisions :
A. – La rencontre est Européenne, on essaie de proposer des choses qui ont un sens à cette échelle
B. – Les ateliers sont encadrés à l’intérieur de chacun des trois thèmes, la Dette, les Droits, la Démocratie. Ce sont des thèmes amples et nous voulons les compléter, mais il est important de s’ajuster à ces thèmes.
C. – La rencontre a un caractère fondamentalement pratique, d’échange de façons de faire, de méthodologies de travail, d’outils, etc.. Il est plus facile que les ateliers qui se crééent le fassent si ils se concentrent sur ce type de choses.
Les propositions d’ateliers seront possible durant tout le mois de juillet et à partir de là un processus de synthèse sera fait, en unissant les ateliers similaires, en proposant des mécanismes de coopération entre des propositions, etc.. avec l’intention que la participation soit la la plus ouverte possible, à partir du temps limité que nous avons pour organiser la rencontre.

Comment cela s’organise ?
Nous faisons des réunions hebdomadaires ouvertes, les gens qui participent à ces réunions se coordonnent à travers la liste madrid99agora@99agora.net. De plus, les réseaux issus de Blockupy participent à travers la liste de Blockupy et des réunions périodiques à travers le bouche à oreille.
Les convocations des réunions sont publiées dans 99agora.net et on demande de diffuser par le plus grand nombre de réseaux possibles.
Nous avons engendré trois groupes de travail :
- les contenus
- la communication
- la logistique

Un peu plus d’info :
Les convocations aux premières réunions :
Hacia un encuentro europeo y Avances en la organizacion del proximo encuentro europeo
Le web de Blockupy Frankfurt

 

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