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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 16:36

 

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 15.10.2012 à 16h51 • Mis à jour le 15.10.2012 à 17h16

 

Des études plus ciblées ont été menées pour évaluer la valeur de la pollinisation par les abeilles (environ 190 milliards de dollars par an) ou de la protection contre les tempêtes fournie par les mangroves (jusqu'à 1 000 dollars par hectare et par an).

Agriculteurs ou consommateurs devraient-ils payer pour les services de pollinisation rendus par les abeilles ou pour la pluie en forêt tropicale ? Apparemment incongrues, ces questions se posent à l'occasion de la conférence de l'ONU sur la biodiversité en Inde. "Les services rendus n'ont pas de prix associé, ils ne sont donc pas comptabilisés", constate Neville Ash, directeur de la section biodiversité du Programme des Nations unies pour l'environnement.

Les discussions internationales menées depuis vingt ans pour endiguer l'érosion toujours plus rapide de la biodiversité (préservation des espèces et végétaux menacées, gestion des ressources...) peinent à se concrétiser en engagements sonnants et trébuchants pour la nature. Ces questions de gros sous sont au cœur de la conférence de Hyderabad, où 160 pays sont réunis jusqu'à vendredi.

L'une des approches en vogue ces dernières années consiste à mettre un "prix" sur les services jusqu'ici rendus "gratuitement" par les écosystèmes. Il s'agit, selon ses promoteurs, de permettre à la biodiversité de trouver une place dans les "business plans" des entreprises ou les budgets gouvernementaux.

L'économiste indien Pavan Sukhdev, auteur d'un célèbre rapport finalisé en 2010, a largement contribué à imposer cette idée selon lui incontournable. "Pour faire comprendre aux décideurs à quel point la biodiversité est importante, vous devez leur montrer la valeur en dollars des services fournis par les écosystèmes que leur économie est en train de perdre à cause de leur mauvaise gestion ou de la disparition de la biodiversité", explique-t-il.

L'une des rares tentatives pour chiffrer la valeur totale des services rendus par l'ensemble de la nature, en 1997, avait abouti au chiffre faramineux de 33 000 milliards de dollars annuels. Soit près du double du PIB mondial à cette date. L'étude avait suscité des doutes et même des moqueries.

 

 PAYER SELON SA DÉPENDANCE

Depuis, des études plus ciblées ont été menées, pour évaluer la valeur de la pollinisation par les abeilles (environ 190 milliards de dollars par an) ou de la protection contre les tempêtes fournie par les mangroves (jusqu'à 1 000 dollars par hectare et par an).

Une nouvelle étude publiée la semaine dernière estime que 4 milliards de dollars par an sont nécessaires pour réduire le risque d'extinction de toutes les espèces menacées et 76 autres milliards pour bien gérer les sites terrestres importants pour la biodiversité. "Des coûts très faibles par rapport aux coûts de l'inaction", assure son auteur, Donal McCarthy, économiste pour l'ONG BirdLife International.

Selon lui, cette somme ne représente que de 1 à 4 % de la valeur des services rendus par les écosystèmes perdus. Bien que régulièrement contestée, cette approche semble de mieux en mieux acceptée. Mais que faire de tous ces chiffres ? "L'évaluation seule n'est pas suffisante", rappelle Nathaniel Carroll, chef du programme biodiversité à Forest Trends, une organisation à but non lucratif installée à Washington qui promeut des outils de protection de la forêt basés "sur le marché".

"Chacun devrait payer pour sa dépendance, son utilisation et ses impacts sur la biodiversité s'il souhaite que ça continue à être disponible", dit-il. Faut-il un marché de la biodiversité à la manière de celui existant en Europe pour le carbone et visant à permettre des réductions d'émissions de CO2 ? Faut-il des taxes, des redevances ou des systèmes de facturation de "services" ?

Pour Dominic Moran, professeur en économie de l'environnement au Rural College d'Ecosse, l'instauration de droits de propriété pourrait être une solution. "Si les ressources sont confiées à des communautés ou à des pays en particulier qui en seraient les propriétaires, ils auraient alors le droit de les facturer, estime-t-il. Ce serait aussi une incitation à gérer durablement ces ressources sur le long terme."

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 15:14

 

 

 LES INDIGNE/E/S  AG Chaque Mercredi à 18h Maison Carrée + pique nique

Chaque 1er samedi du mois : Tour de Vélo  RV Palais de justice à 11h

Chaque mardi Repas à l’Assoc Côté Jardins Solidaires 0466845199

Dates

Evènement

Lieu

heure

Du 10 au 17/10

Panorama Cinéma Algérien

 

Audit CG+ Pissevin +CBA++

 

Mardi 16/10

Films Algériens à Pissevin

Salle wagner

14 et 20h

Mardi 16/10

Réunion Maison des Associations  

Pablo Neruda

18h

Mardi 16/10

UCCN : frontières et BD avec V.Marie

IUFM

19 à 21h

Jeudi 18/10

Réunion prépa FSL 30

St Génies

18h30

Jeudi 18/10

Vernissage expo « D’un regard, l’autre »

Office Tourisme CG

18h30

19/20 octobre

1ères Rencontres Charles Gide : « Economie sociale et Solidaire et Droits de l’Homme »

Uzès

14 à 22h

8h30à 23h

19/20 oct

ATP « Moi, Caravage »

Odéon

20 et 19h

Samedi 20/10

Rencontre autour de la Transition , relocalisations ++

Foyer municipal AUBAIS

9 à 18h30

Samedi 20/10

Action de rue avec le Collectif Gardois « Touche pas à ma santé »

Place de l’Horloge

15h

Samedi 20/10

« Bistrot des Arts :Expo Regards de femmes : une femme, une œuvre, Assoc Quartier Libre et l’artiste S. Marchal 

Musée es Beaux –Arts

16 à 19h

24/10

Colloque « Nîmes et l’année internationale des coopératives »Interventions, ateliers ++

Table de Cana, l’Escale Bio ville active

8h30à 18h

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 14:35

 

Samedi 13 Octobre 2012 à 05:00

 

JC Slovar
Décryptages de l'information politique, économique et sociétale par un citoyen engagé En savoir plus sur cet auteur

 

Dans un rapport publié par la BCE on apprend que les problèmes d'emplois en Europe sont dus aux salaires trop élevés et aux qualifications des chômeurs inadaptées aux offres. S'appuyant sur l'analyse de ce rapport faite par l'association Sauvons l'Europe, notre blogueur associé Slovar conteste ces affirmations...


(Mario Draghi, président de la Banque Centrale Européenne, octobre 2012 - Geert Vanden Wijngaert/AP/SIPA)
(Mario Draghi, président de la Banque Centrale Européenne, octobre 2012 - Geert Vanden Wijngaert/AP/SIPA)
Si les politiques n'ont toujours pas trouvé la martingale du plein emploi et que l'OIT pousse depuis des mois des cris d'alarme sur l'envolée du chômage et la montée de la précarité, la BCE dirigée par Mario Draghi affirme haut et clair qu'elle détient LES solutions pour résoudre toutes les difficultés. Elle les a mises noir sur blanc dans un rapport (en anglais) de 126 pages, qu'elle vient de publier : Euro aera labour and the crisis. Ce rapport a été décortiqué par l'association Sauvons l'Europe qui a notamment extrait les morceaux d'anthologie.

La première cause du chômage selon la BCE : les salaires trop élevés ! «La rigidité salariale à la baisse empêche la résorption de la crise de compétitivité». Ben voyons ! Ainsi, pour lutter contre la concurrence asiatique il suffirait de baisser les salaires, un peu comme en Grèce où la population est en train de passer de la précarité à la misère. Ce dont se moque la BCE, puisque l'essentiel c'est que les salaires et le temps de travail se rapprochent le plus possible de ceux des travailleurs asiatiques afin de produire au moindre coût. La quasi totalité de cette production sera bien entendu exportée dans des pays où les salariés ont provisoirement un meilleur pouvoir d'achat.

Ce à quoi Sauvons l'Europe ajoute : «(...) la question centrale des entreprises n’est pas, en effet, combien me coûte une heure de travail dans tel pays, mais bien combien me coûte un travailleur pour fabriquer une valeur de 100 dans tel pays (...)».

L'OIT de son côté donne un avis avisé sur cette baisse des salaires : «(...) L’Organisation Internationale du travail (OIT) met en garde contre des mesures entraînant une baisse de la consommation intérieure et affectant négativement la croissance (...). De plus, insistent les économistes de l’OIT, si des réductions compétitives de salaires sont menés simultanément dans plusieurs pays, on ouvre alors la voix à une dépression globale de la situation de l’emploi».

Un problème structurel ?

La deuxième cause du chômage élevé selon la BCE : l’inadéquation des qualification des chercheurs d’emploi aux besoins des entreprises ! En fait affirme la BCE : «Le chômage est d’abord un problème structurel».

«(...) Ainsi, par la magie de la crise, une force de travail qui était plus ou moins adaptée aux besoins des entreprises deviendrait entre 2008 et 2009 soudainement inadéquate ? Un choc de productivité majeur a eu lieu qui a transformé profondément la majeure partie des métiers sans que les salariés ne suivent ? Une vague d’alcoolisme due à la crise a brusquement produit une foule d’handicapés (...)», lui répond Sauvons l'Europe, qui ajoute : «(...) Le plus atterrant dans cette affaire est que ce débat, dans un contexte politique chargé, a eu lieu de manière très étendue aux Etats-Unis, où un consensus a fini par se dessiner sur le fait qu’il n’y a pas de mismatch structurel, mais une bête crise de la demande de travail (...). La BCE donne la sensation curieuse de travailler en apesanteur et de postuler la singularité de l’espace économique européen par rapport au reste du monde. (...) Qui plus est, la BCE rejette l’explication d’un chômage purement géographique, avec des salariés formés dans un pays et les entreprises souhaitant les embaucher dans un autre. C’est bien à l’intérieur de chaque pays que les salariés sont devenus des inadaptés à la tâche productive !!! (...)».

Sauvons l'Europe nous livre le diagnostic plus cohérent de l'économiste américain Paul Krugman : «(...) Il suffit d’une part de vérifier si les entreprises tournent à plein régime ou ne trouvent plus de débouchés, et surtout si le chômage est fort dans quelques activités économiques alors que la demande non satisfaite est importante dans d’autres, ou bien si le chômage a partout augmenté. Pour le premier critère, la lecture des activités économiques sur le moral des entreprises européennes et leur carnet de commande renseigne : les entreprises n’ont pas aujourd’hui un besoin féroce d’embaucher. Pour le second, un rapide tour non exhaustif sur le site d’Eurostat ne m’a pas permis de trouver des masses d’activités en tension de main d’oeuvre ; le chômage augmente partout (...)».

En clair, la BCE a décidé que les pays les moins-disants au niveau salarial et social étaient devenus la nouvelle référence mondiale, et que l'avenir des salariés d'Europe se résumait à une précarisation généralisée de ceux qui ont un emploi et à des mini jobs obligatoires, mais aléatoires, pour les chômeurs. Bienvenue dans un monde de dumping permanent où seuls les marchés financiers, dont monsieur Draghi est issu, seront les gagnants !

Chômage : les mauvais remèdes de la BCE
Retrouvez d'autres articles de notre blogueur associé J-C Slovar sur son blog.

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 14:31
Marianne - Vendredi 12 Octobre 2012 à 13:20 | Lu 3785 fois 

 

Laurent Pinsolle
Porte-parole du parti Debout la république dirigé par Nicolas Dupont-Aignan, ce républicain... En savoir plus sur cet auteur

 

A l'occasion d'un article publié par The Economist, notre blogueur associé Laurent Pinsolle revient sur la nécessité de transformer en profondeur le système monétaire actuel, entièrement dévoué aux banques.


Le système monétaire actuel, un scandale démocratique
C’est un graphique de The Economist sur l’impact des mesures de la Fed sur les cours de la bourse aux Etats-Unis qui résume bien un des problèmes majeurs de notre système monétaire : il tourne au bénéfice quasi exclusif des banques. Sa réforme devra être une des priorités majeures à l’avenir.

Monétisation et cours de bourse

« Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire parce que si tel était le cas, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin ». C’est par cette citation d’Henry Ford qu’André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder débutaient leur livre La dette publique, une affaire rentable. Mais si cette réflexion pouvait paraître un peu nébuleuse et difficile à comprendre en 2008, quand le livre est sorti, aujourd’hui, tout le démontre.

A ce titre, le graphique de The Economist est très parlant car on voit à chaque fois le lien très direct entre les opérations de quantitative easing et le cours de la bourse aux Etats-Unis. A chaque injection d’argent, les cours progressent, ce qui leur a permis de retrouver leur niveau de début 2008, soit un doublement depuis le point bas de début 2009 ! Et cela est logique puisque la création de monnaie augmente la demande de titres par rapport à l’offre, et donc les prix des actions.

En ce sens, les interventions de la Banque Centrale profitent largement aux établissements financiers puisqu’en faisant progresser les cours de bourse, cela améliore fortement leurs bilans, faisant des banques les premières bénéficiaires de ces mesures. Malgré tout, il faut bien constater qu’elles ont aussi un effet indirect positif pour l’ensemble de l’économie, en diminuant le coût d’emprunt des Etats et en soutenant la croissance, ce qui profite un peu à tous.

La confiscation d’un bien commun

Malgré tout, il est profondément choquant de constater que le système monétaire tourne en faveur du système financier. Tout d’abord, les banques privées peuvent créer de la monnaie à volonté et à leur profit (sauf quand la bulle explose), alors que la monnaie est un bien commun qui devrait être émis au bénéfice de la collectivité. Ensuite, en venant sauver les banques de leurs propres excès, les banques centrales entretiennent un aléa moral scandaleux. Même The Economist l’avait reconnu en affirmant que l’« on privatise les profits, mais on collectivise les pertes ».

On aimerait bien voir les faucons de l’austérité s’indigner un peu plus des 1000 milliards d’euros créés par la BCE en décembre 2011 et mars 2012 pour refinancer les banques européennes. Cela représente tout de même l’équivalent de 200 milliards à l’échelle de la France, le cumul des déficits prévus pour 2012, 2013 et 2014 ! N’est-il pas totalement anormal que les banques disposent d’une forme de crédits illimités à bas coûts quand les Etats doivent se serrer la ceinture ?

A ce titre, il est très positif de constater que l’opinion bouge et qu’une personnalité comme Joseph Stiglitz, « prix Nobel d’économie », défende aujourd’hui la fin de l’indépendance des banques centrales, rejoignant Maurice Allais, pour qui « toute création monétaire doit relever de l’Etat et de l’Etat seul » et qui assimilait les banques commerciales à des « faux-monneyeurs ». Tout ceci doit aussi nous amener à repenser le système monétaire, comme le propose le « 100% monnaie ».

Le débat sur la monnaie doit être un débat majeur des prochaines années. Le système actuel, quand on le comprend, est un scandale démocratique et équivaut à une forme de détournement de fond institutionnalisé. Et ce sont des « prix Nobel d’économie » qui le disent…

Le système monétaire actuel, un scandale démocratique
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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 13:59

 

Marianne - Vendredi 12 Octobre 2012 à 19:35

 

Par Christine Lambert - Marianne

 

Face au tollé suscité par les acquittements et les faibles peines prononcés dans le procès des viols collectifs de Fontenay-sous-Bois, le ministère public a fait appel. Un nouveau procès se tiendra. Mais les victimes n’ont-elles pas déjà compris le message : inutile de porter plainte…


(Une manifestation est organisée à Londres, le 19 septembre, en signe de protestation contre le manque de reconnaissance pour les femmes victimes de viols - London News Pictures / /REX/SIPA)
(Une manifestation est organisée à Londres, le 19 septembre, en signe de protestation contre le manque de reconnaissance pour les femmes victimes de viols - London News Pictures / /REX/SIPA)
Elle se souvient du procès, quatre ans après le viol. Elle se souvient qu’elle voulait être forte, imperturbable le jour de la comparution, pour ne pas donner à son agresseur le plaisir de voir qu’il l’avait détruite. Elle se souvient qu’elle était forte, justement. Et du coup, l’avocat de la défense a pu relever à haute voix qu’il avait vu des victimes autrement plus brisées qu’elle. Elle se souvient que le violeur a été acquitté. Le viol est le seul crime au monde dont la victime doit prouver qu’elle ne voulait pas le subir. Quand on se fait cambrioler, on n’a pas à se justifier qu’on tenait à ses biens… Sarah racontait son histoire dans un dossier que Marianne consacrait au viol en France, en mars 2011.
 
Dix-huit mois plus tard. Nina et Aurélie, deux jeunes femmes fracassées victimes de viols collectifs dans les cités de Fontenay-sous-Bois, n’ont pas réussi à convaincre la cour d’assises du Val-de-Marne qu’elles ne voulaient pas. Le procès des « tournantes » – les médias préfèrent ce vocable de film porno pour ne pas affronter l’insoutenable réalité du viol collectif – s’est soldé par dix acquittements et quatre condamnations de trois ans avec sursis à un an ferme, treize ans après les faits. Impensable verdict. Scandaleux verdict. Nauséeux verdict. De deux choses l’une : soit la justice considère que le doute profite aux accusés – et elle les acquitte tous. Soit elle considère que les faits sont établis – et elle s’approche des réquisitions de l’avocate générale : cinq à sept ans de prison pour 8 accusés.
Les jeunes femmes étaient absentes au moment du verdict, Nina avait quitté la salle d’audiences en pleurs, Aurélie était toujours hospitalisée après une tentative de suicide pendant le procès. Elles ont attendu six ans pour porter plainte, par peur des représailles, et l’instruction a duré cinq ans… C’est long, treize ans. C’est destructeur, un viol. Alors oui, la parole des victimes est parfois hésitante ; oui, l’esprit est souvent en état de sidération après le traumatisme ; oui, on peut se contredire sur les dates, l’enchaînement des faits. Oui, les plaignantes sont parfois « fuyantes pendant les débats », comme le leur a reproché l’un des avocats de la défense.

Victime trop forte, violeur acquitté.
Victimes trop faibles, trop fuyantes, violeurs acquittés.
 
« Après le verdict de Créteil, nous exigeons une réponse politique ! », tonne le collectif Féministes en mouvement dans une lettre ouverte au président François Hollande. « Ce verdict est catastrophique. Il semble dire aux victimes : porter plainte ne sert à rien, et aux violeurs : vous ne serez pas condamnés ou si peu ! » Les associations réclament un grand débat national sur la question dans les mois qui viennent.
Environ 75000 femmes sont violées chaque année en France. Une toutes les sept minutes. La plupart se taisent. Deux pour cent des viols sont condamnés aux assises – contre 50 % des homicides. Dix pour cent des victimes seulement osent porter plainte. Y a-t-il encore quelqu’un pour se demander pourquoi ?
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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 13:32

 

 

Par Okeanos, le 12 octobre 2012 - 14:54

 

 

Sommes nous de retour en dictature ? Beaucoup se posent la question. Un sentiment d’occupation est général en Grèce, il suffit de voir l’accueil réservé à Angela Merkel mardi dernier. La Grèce sous une dictature économique, c’est un fait. Mais plus grave, ce sentiment d’occupation fait les beaux jours du l’ultra nationalisme qui propulse les néonazis de l’Aube Dorée dans les sondages. Le dernier acte : l’occupation du théâtre qui joue en ce moment Corpus Christi. Un réel danger pour la démocratie grecque.

Inquiets pour leur sécurité, certains acteurs de Corpus Christi avaient décidé de quitter la troupe il y a quelques semaines devant la pression de l’Eglise et des néonazis de l’Aube Dorée. De nouveaux acteurs les ont remplacé au pied levé, mais il semble que l’avenir de cette pièce n’est pas complètement assuré. Un des acteur est rentré chez lui les jambes en compote devant une peur bien compréhensible.

Hier soir, un journaliste a été tabassé devant de théâtre pris d’assaut par des fondamentalistes religieux et des néonazis de l’Aube Dorée. La police sur place n’a pas bronché et s’est même amusée de la situation. Le journaliste a commenté sur twitter ce qui lui est arrivé. Traduction :

« Devant l’entrée de la salle, il y avait des prêtres et des membres de l’Aube Dorée qui déchiraient les affiches du spectacle et les piétinaient. J’ai sorti mon téléphone portable pour prendre des photos pour le blog. 5 membre de l’Aube Dorée et un policier m’ont encerclé.

Ils m’ont tiré sur le côté, m’ont insulté, m’ont tiré la barbe, craché au visage, et m’ont frappé à l’estomac.

Ils m’ont demandé : « Êtes-vous un journaliste? » J’ai répondu « J’écris pour lifo », dans l’espoir d’échapper à un passage à tabac. Le contraire est arrivé.

Il y avait des flics à proximité. Je leur ai crié « Ils me battent, faites quelque chose ! » Réponse: « Je n’ai rien, déplacez vous sur le côté s’il vous plait » Le flic portait 3 étoiles.

Ils ont jeté une cigarette allumée dans ma poche. Une femme debout près de moi m’a avertit, juste en face du flic. Il a fait comme s’il n’avait pas entendu.

J’ai commencé à avoir peur et je me suis éloigné de l’entrée. Ils m’ont crié « Va-t’en, sale pédé, va sucer la bite de quelqu’un d’autre ! »

Je me suis retourné pour observer. Un député connu de l’Aube Dorée me suivait. Il m’a frappé deux fois au visage et m’a fait tomber.

Par terre, je perds mes lunettes. Le député de l’Aube Dorée me donne des coups de pieds. Des policiers sont exactement à deux pas de là. Ils ont le dos tourné.

A plusieurs reprises, j’ai crié aux flic « ils me tabassent, faites quelque chose ! » Ils restent le dos tourné et s’éloignent.

Le reste de leur groupe me crie juste à côté de l’officier de police « Pleure, petite chatte, reine, petite fille ».

Nous passons devant des dizaines de flics qui traînaient en repartant. Je leur dis que j’ai été battu à l’entrée du théâtre. Ils m’ignorent. Un d’eux me souffle un baiser sarcastique. »

Le journaliste a décidé de ne pas porter plainte pour ne pas que la police ait ses informations personnelles. Informations qui pourraient retomber dans les mains de l’Aube Dorée…

Voilà la Grèce d’aujourd’hui sous les effets de l’austérité. Une poussée forte de l’ultra nationalisme couplé d’une impunité aidée par une police coupable de fermer les yeux. Et ce cas n’est pas un cas isolé.

Voilà ce que l’on pouvait voir hier devant le théâtre :

Selon le site internet de l’Aube Dorée, 4 députés du parti/groupuscule néonazi étaient devant le théâtre au moment où le journaliste bloggeur s’est fait tabassé : Panagiotaros, Pappas, Kouzilos et Michos.

Après cette agressions, les employés du théâtre craignaient qu’il y ait encore des voyous qui se cachent dans les rues secondaires. La peur était là. Bien présente. Et justifiée.

6 bus de la police anti-émeute sont arrivés pour calmer la situation mais le directeur du théâtre a indiqué avoir peur de sortir du bâtiment car les manifestants et les néonazis étaient encore présents. Des pierres ont été jetées. Il a indiqué que c’était inacceptable de devoir avoir besoin de la protection policière pour pouvoir jouer une pièce.

Il a indiqué :

« La dernière fois qu’une pièce de théâtre était jouée sous la garde de la police, c’était pendant la junte. Je ne veux pas croire que c’est de nouveau la junte »

Pourtant, les derniers évènements laissent un doute. Des manifestants antifascistes arrêtés le 30 septembre lors d’affrontements avec des néonazis auraient été torturés par la police. Le Guardian en a d’ailleurs fait un article récemment, repris par une partie de la presse française.

De nombreux évènements montrent que le groupuscule néonazi a des appuis forts dans la police. Plusieurs cas de citoyens ayant appelé la police pour des problèmes de voisinage se sont entendus dire : « Si c’est à cause des immigrés, appelez l’Aube Dorée ».

La dernière manifestation du 9 octobre a toutes les raisons d’inquiéter la démocratie grecque. Le gouvernement a utilisé une loi datant de la junte pour interdire une partie d’Athènes aux manifestants. Cette loi n’avait pas été utilisée depuis 1974.

Toujours lors de cette manifestation, un CRS (MAT N° 1236) a utilisée une femme, terrorisée, comme un bouclier humain :

Plusieurs photos montrent le CRS utiliser cette femme pendant la manifestation. Une est particulièrement choquante, puisque l’on peut voir une inscription « Killer » sur la bandoulière du CRS :

Cela fait maintenant 37 jours que des députés néonazis de l’Aube Dorée ont tabassé des vendeurs étrangers sur les marchés de Rafina et Missolonghi. Ces évènements ont été enregistrés sur des vidéos. Mais il ne se passe rien.

Un quatrième sondage place le groupuscule néonazi en 3ème position, devant le PASOK. Et il ne se passe rien.

Un ami chômeur en formation informatique dans un bureau pour l’emploi m’a dit dernièrement :

« Il y a un bureau de l’Aube Dorée à côté du bureau pour l’emploi. Nous sommes 20 dans la formation. 18 sont pour l’Aube Dorée. Il y a un bureau de l’Aube Dorée juste à côté du bureau pour l’emploi. » .

Et il ne se passe rien.

Ah si, l’Union Européenne vient de recevoir le prix nobel de la paix. (très bon article du Guardian sur ce sujet)


Mise à jour du 13 octobre 2012.

Hier soir, vendredi 12 octobre 2012, environ 200 fondamentalistes et néonazis se sont rassemblés devant le théâtre pour la première de la pièce Corpus Christi. La police était au rendez-vous et aurait arrêté une cinquantaine de personnes. La première s’est déroulée « normalement ».

Une photo de la soirée : 

La plupart des sources de cet article sont issus de contacts et journalistes indépendants et/ou journalistes citoyens.

Cet article du Guardian parle des différents évènements  :

http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2012/oct/12/greece-fascists-beating-people-police?newsfeed=true

 

Petit morceau choisi :

 

 

When four protesters were arrested, the Golden Dawn MP Christos Pappas boarded the police bus in which they were held, and released one of the prisoners. From the video depicting the incident, we can see that no officer tried to stop him.

 

Et la fin de l’article :

It is once again time for the Greek people to ask themselves, is the Golden Dawn a legitimate political party? And, as Paul Mason asked a few days ago on Newsnight: is this even a democracy any more?

Creative Commons LicenseCe Travail est sous licence Creative Commons : Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 France (CC BY-NC-ND 3.0)

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 13:27

 

 

 

Laval, 13 oct. 2012, les manifestants devant la statue d'Ambroise Paré 
Laval, 13 oct. 2012, les manifestants devant la statue d'Ambroise Paré© j-c l
 
© j-c l
 
© j-c l
Vincent Placé, Pascal Durand, etc.  
Vincent Placé, Pascal Durand, etc. © j-c l
 
© j-c l

 

 

 

 

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 13:19

 

 

M le magazine du Monde | 12.10.2012 à 11h55 • Mis à jour le 14.10.2012 à 12h16

Par Louise Couvelaire. Photos Chloe Dewe Mathews

 
 

 

Sur le toit du bureau de Tristram Stuart, à Londres, jardin potager et panneaux solaires. 

 

 D'UNE MAIN, IL TIENT LE GUIDON DE SON VÉLO. De l'autre, il ramasse un chou à terre. Un chou laissé pour compte, on ne sait pas trop pourquoi, auquel personne ne fait attention et dont personne ne veut, à part lui. Quelques mètres plus loin, il se penche pour attraper une grappe de bananes esseulée au fond d'un carton. Au passage, il discute avec quelques commerçants, occupés à remballer leurs stands ou pressés de vendre au rabais ce qu'il reste de leurs étals. Il est 17 h 30, l'heure de la fermeture approche, le bon moment pour faire ses emplettes à l'œil. En fin de journée, Tristram Stuart se rend régulièrement au marché de Ridley Road, à quelques pas de son bureau, dans le quartier boboïsant de Dalston, au nord-est de Londres. Il n'achète rien, il scrute le bitume et fouille les poubelles à mains nues, à l'affût de fruits et légumes invendus ou jugés invendables, et bazardés sans réfléchir. Les mauvais réflexes ont la peau dure.

Tristram Stuart ne cherche pas à se nourrir à moindres frais, il fait la démonstration du scandale qui l'horrifie et habite sa vie : le gaspillage alimentaire. "Récupérer la nourriture parfaitement comestible sur les marchés et dans les poubelles des supermarchés n'est pas la solution, précise-t-il. C'est un moyen de me faire entendre." De dire qu'elle n'aurait jamais dû être là, au rebut. Un milliard d'êtres humains souffrent de malnutrition et pourtant, un tiers de la production mondiale de nourriture est jeté, rappelle-t-il sans relâche. Un Français gaspille entre 90 et 155 kilos en moyenne chaque année. Un supermarché ou hypermarché, environ 197 tonnes. De la Grande-Bretagne aux Etats-Unis en passant par la Norvège, l'Equateur ou encore la France, ce Britannique de 35 ans aux allures de gentleman-farmer mène une lutte acharnée contre le gâchis.

Tristram Stuart avait 10 ans lorsqu'il s'est dit pour la première fois qu'il pouvait faire la différence. L'âge où, déjà très préoccupé de questions environnementales, il a pris sa plume pour écrire au gérant du McDonald's local afin de l'informer qu'il n'y mettrait plus les pieds tant que la chaîne de fast-foods ne renoncerait pas à utiliser des chlorofluorocarbures (une sous-classe de gaz fluorés responsables de la destruction de la couche d'ozone) pour fabriquer ses boîtes à hamburgers. "Deux semaines plus tard, je recevais une lettre, de la main du manager, m'indiquant que tous les McDo du monde avaient cessé d'en utiliser. J'ai cru que c'était grâce à moi !", dit-il en souriant.

 

C'est lorsque les commerçants remballent leurs marchandises que Tristram Stuart débarque au marché londonien de Ridley Road.

 

Diplômé en littérature anglaise à l'université de Cambridge et féru de biologie, il a désormais un potager dans son jardin de Londres et trois ruches, se fait livrer du lait frais trois fois par semaine et rapporte de la viande de sa ferme du Sussex tous les mois. Il met rarement les pieds dans un supermarché – "pas besoin, j'ai tout ce qu'il me faut" – et ne quitte jamais un restaurant sans doggy bag, quitte à forcer la main des restaurateurs. Il vit presque en autosuffisance mais ne réclame pas des autres qu'ils en fassent autant. Tristram Stuart n'a pas le profil du militant écolo culpabilisant qui fustige celui qui redoute de consommer son yaourt après la date de péremption et rechigne à avaler un fruit à moitié gâté. Son créneau à lui, c'est "l'éveil des consciences". Il tire la sonnette d'alarme et juge qu'il est urgent de revoir nos habitudes alimentaires et d'exiger de la grande distribution une meilleure gestion de ses rayons. Question de bon sens. "A ce rythme, nous allons mettre à sac la planète, insiste-t-il. Comment justifier que la plupart des pays européens et nord-américains gaspillent la moitié de leurs ressources alimentaires entre le moment où elles sont produites et celui où elles sont consommées ?"


 CE SAMEDI MATIN-LÀ, IL A DONNÉ RENDEZ-VOUS À UNE VINGTAINE DE VOLONTAIRES à la gare de St. Pancras. Direction le Kent, au sud de Londres. Dès que son emploi du temps le permet, il organise des "journées glanage". L'objectif ? "Récupérer auprès des exploitations agricoles les fruits et légumes rejetés par les supermarchés faute de répondre à leurs critères esthétiques arbitraires", explique-t-il. Les exigences des grandes surfaces vont bien au-delà de ce qu'imposent les législations nationales et européennes, mais ce sont elles qui dictent leurs lois. "Regardez, dit cet agriculteur du Kent en pointant du doigt ses poiriers. Ces poires sont trop petites ou leur forme est imparfaite, nos clients n'en veulent pas. Vu le cours de la poire, cela nous coûterait trop cher de les cueillir et de les transporter." Résultat, si personne n'était venu les ramasser, "on les aurait laissées pourrir sur place", reconnaît-il. Dans les bureaux de son exploitation, il a des classeurs remplis de carnets de commandes détaillant les desiderata des supermarchés : taille, circonférence, couleur, taux de sucre, aspect ciré... Ses pommes et ses poires doivent êtres "parfaites" et identiques sous peine d'être refusées. En quelques heures, la petite armée de soldats anti-gâchis récoltera plusieurs centaines de kilos de fruits destinés à un abri pour sans-logis.

 

Tristram Stuart organise régulièrement des "journées glanage". Le principe : avec des volontaires, il va cueillir dans une exploitation agricole les fruits et légumes refusés par les grandes surfaces.

 

Cela fait des années que Tristram Stuart sollicite les agriculteurs et fait le siège des supermarchés pour tenter de donner une seconde vie aux denrées alimentaires sacrifiées sur l'autel de la surconsommation. En 2009, il a lancé une opération baptisée Feeding the 5 000, un banquet gratuit pour 5 000 personnes organisé à Trafalgar Square, à Londres, préparé exclusivement avec de la nourriture destinée à la poubelle. Ont suivi les villes de Bristol, Manchester et Turin, en Italie.

Le chef cuisinier de ces festins géants s'appelle Para, Peter O'Grady de son vrai nom. Originaire de Dublin, ce quinquagénaire vêtu d'un dhotî blanc (pagne indien) et coiffé d'un choti (touffe de cheveux à l'arrière du crâne) habite la ville de Watford, située à une trentaine de kilomètres au nord de Londres, dans un manoir offert en 1973 par le guitariste des Beatles George Harrison à la communauté Hare Krishna. Six jours par semaine, à l'aube, Para prépare assez de nourriture pour ravitailler 900 sans-abri et étudiants fauchés. Uniquement grâce aux "déchets" d'un supermarché, le seul qui ait accepté qu'il "fasse ses poubelles", où il récupère dix tonnes de vivres chaque semaine. Ce matin-là, sa camionnette est remplie de barquettes de fraises, de concombres, de poivrons, d'asperges vertes, de figues, de citrons, de tomates, de beurre, de lait, de croissants et de baguettes. Difficile de comprendre au premier coup d'oeil pourquoi ces denrées ont été interdites d'étal : une tomate un peu écrasée, un emballage à peine déchiré, une date de péremption imminente... Des détails. Et pourtant suffisants pour qu'elles soient jugées impropres à la vente.

 

"Cela m'a pris deux ans pour convaincre ce supermarché d'accepter, les autres ne veulent pas en entendre parler, regrette Para. C'est plus facile pour eux de jeter." Soucieuses d'étouffer toute forme de concurrence ou effrayées à l'idée d'être poursuivies en justice pour intoxication alimentaire, certaines grandes surfaces vont même jusqu'à asperger d'ammoniaque l'intérieur des bennes afin de s'assurer que personne n'y touche. "C'est absurde, s'emporte Tristram Stuart. Il suffit de signer un contrat avec la ou les associations autorisées à glaner dans leurs poubelles pour être déchargé de toute responsabilité." Il suffirait surtout de moins produire et de mieux gérer les stocks. Certaines enseignes commencent à prendre conscience de l'ampleur des dégâts et mettent en place des opérations destinées à enrayer le gâchis : rayons à prix cassés la veille de la date de péremption, bacs discount pour fruits et légumes "imparfaits", accords avec des associations... Marks & Spencer a ainsi réduit son gaspillage de 40 % en quatre ans. D'autres en revanche refusent de s'y mettre. "Je vais aller les voir", promet Tristram à Para.

Surprenante association que ces deux-là. Si Para est un végétarien militant – "J'aimerais que les gens se soucient plus des animaux au lieu de les manger" –, Tristram Stuart, lui, est un carnivore qui fait l'apologie des abats. Il parle de cervelle frite et de tartes aux viscères. Sa devise : tout est bon dans le cochon. "Dans ce domaine, la France fait figure d'exception, les commerçants et les restaurants continuent de proposer des pieds de cochon ou des tripes, souligne-t-il. Mais ailleurs, une quantité industrielle d'abats est gaspillée." Tristram Stuart n'oubliera jamais Gudrun. Il lui a même dédicacé son second livre : Waste : Uncovering the Global Food Scandal (Gaspillage : révélations sur le scandale alimentaire mondial, éditions Penguin, bientôt traduit). C'est elle qui a inspiré son combat. Il avait 15 ans et vivait dans une ferme du Sussex. Gudrun était son premier... cochon. A l'époque, pour arrondir son argent de poche, il se lance dans un petit commerce de boucherie maison. Il fait le tour des restaurants et des boulangeries du coin, se rend à la cantine de son lycée et demande les restes pour nourrir ses animaux. Au bout de quelques semaines, il finit par partager leur repas. Une révélation : "J'ai compris que tout ce que je récupérais était tout à fait propre à la consommation des êtres humains et n'aurait jamais dû être jeté."

 

Entre les stands, il part à la recherche de fruits et légumes jetés. "J'ai toujours été perçu comme un chasseur-cueilleur", dit-il.

 

 LAURÉAT 2011 DU PRESTIGIEUX PRIX INTERNATIONAL SOPHIE pour l'environnement et le développement durable, il a reçu un chèque de 100 000 dollars, ce qui lui permet de partager un bureau avec des entreprises sociales dans un ancien entrepôt reconverti, avec panneaux solaires et jardin potager sur le toit. Consultant indépendant, il est de plus en plus sollicité par les gouvernements, les municipalités et les chaînes de la grande distribution pour les aider à mettre en place des solutions. Il a également été mandaté par la Commission européenne pour organiser des banquets aux quatre coins de l'Europe, dans le cadre d'un programme appelé Fusions visant à évaluer précisément le gaspillage et à le réduire de 50 % d'ici à 2025. La France s'empare elle aussi du sujet et s'apprête à lancer un plan anti-gâchis. "Notre objectif est de mobiliser tous les acteurs de la chaîne alimentaire, du producteur aux supermarchés, en passant par le consommateur, les associations de solidarité et les collectivités locales, explique le ministre délégué chargé de l'agroalimentaire, Guillaume Garot. Nous avons déjà rencontré les grands noms de la distribution afin de mieux organiser les stocks, optimiser les circuits de don et lutter efficacement contre les dérives de la surconsommation."

Paris sera d'ailleurs la prochaine étape de Tristram Stuart : il organise un grand festin ce samedi 13 octobre, à 13 heures, sur le parvis de l'Hôtel de Ville (1). Au menu, un gigantesque curry végétarien (la spécialité de Para), des stands de cuisine proposant des recettes anti-gâchis et, Tristram l'espère, quelques cochons pour manger les épluchures sur place. "Depuis l'épidémie de fièvre aphteuse en 2001, de nombreux pays interdisent de nourrir les animaux avec nos déchets. C'est ridicule. La loi devrait obliger les éleveurs à cuire la nourriture au lieu de les gaver de soja cultivé en Amérique du Sud, ce qui cause des dommages environnementaux inutiles et contribue chaque jour à la déforestation de la planète." Il a d'ailleurs un nouveau projet sur le feu : installer des cochons en plein coeur de Londres, à Hyde Park, afin de les nourrir aux yeux de tous avec des déchets... pour ensuite les faire rôtir ! La mission chevillée au corps, Tristram Stuart n'est pas du genre sentimental. S'il n'a pas mangé Gudrun, il a dévoré tous ses petits.

 

Avec d'autres bénévoles, comme Martina, 26 ans, il a mis sur pied un réseau qui récupère les invendus des restaurants londoniens et les distribue à l'Armée du Salut. 

 

(1) Evénement sponsorisé par Canal +. Et le 17 octobre à 20 h 50, diffusion sur la chaîne cryptée du documentaire "Global gâchis : le scandale mondial du gaspillage alimentaire".

Louise Couvelaire. Photos Chloe Dewe Mathews

 

 

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 13:13

 

Le Monde.fr avec AFP | 14.10.2012 à 08h48

 

 

  Les immolations par le feu de moines se multiplient pour protester contre la politique de Pékin et la domination grandissante des Han.

 

Le grand-père d'une personnalité bouddhiste du Tibet s'est immolé par le feu dans le nord-ouest de la Chine pour protester contre la répression exercée par Pékin dans sa région, ont rapporté dimanche 14 octobre des organisations de défense des Tibétains.

Tamdin Dorjee est mort après avoir incendié ses vêtements près d'un monastère dans la province chinoise du Gansu, selon les ONG Free Tibet et International Campaign for Tibet. L'homme, âgé de 52 ans, était le grand-père du 7e Gungthang Rinpoche, considéré par les bouddhistes tibétains comme étant la réincarnation d'un important maître bouddhiste.

Ce cas porte à 55 le nombre d'immolations ou de tentatives d'immolations de Tibétains en Chine depuis février 2009, dont 45 mortelles, selon les ONG. La grande majorité de ces immolations ont eu lieu depuis mars 2011 dans les régions tibétaines des provinces du Sichuan (sud-ouest), du Qinghai et du Gansu (nord-ouest).

La Chine affirme avoir "libéré pacifiquement" le Tibet et amélioré le sort de sa population en fournissant des fonds pour le développement économique de cette région pauvre et isolée. Mais de nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Hans, l'ethnie fortement majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture.

 

 

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 13:04

 

 

Samedi 13 octobre à Calais, à l’initiative du réseau Jungle, plusieurs associations, dont La Marmite aux Idées, No Border, la Belle Etoile, la Ligue des Droits de l’Homme, Terre d’errance… ont défilé accompagnées de membres d’Europe Écologie-Les Vets, du NPA ou encore de Lutte Ouvrière du lieu de distribution des vêtements, rue de Croy jusqu’à la mairie de Calais.

Les expulsions d’exilés ont également recommencé, avec leur cortège de violences : destruction des effets personnels, harcèlement jour et nuit des personnes, qui ne peuvent plus se poser pour dormir, arrestations, expulsions vers d’autres pays.

Le préfet du Pas-de-Calais a fait en effet appel aux maires de la région pour créer des «dispositifs d’accueil» pour les migrants, puisque la municipalité actuelle de Calais refuse toute possibilité de mise à l’abri provisoire des migrants.

Le Conseil Régional a annoncé qu’il financerait en partie des centres d’accueil, qui seraient installés sur les communes volontaires.

Voilà qui constitue un petit espoir d’amélioration pour la dignité et les conditions de survie des exilés de passage à Calais.


Ci-dessous, quelques photos de Jean-Marc Ben, Emmanuel Decarpentry, Xavier Vilain

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