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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 14:20

 

Communiqué de presse comportant 3 parties : 1) Compte-rendu du rassemblement du 25 septembre; 2) Invitation à la manifestation du 30 septembre; 3) le changement de notre nom.


1) Nous nous sommes rassemblés devant l'ambassade d'Espagne le 25 septembre  pour soutenir nos camarades espagnols dans leur lutte pour la démocratie et pour la justice sociale. Une centaine de citoyens avaient fait le déplacement. Nous dénonçons les violences policières comme étant contraires aux droits humains fondamentaux, notamment au droit à la liberté de manifester : http://www.youtube.com/watch?v=0Am3nJNwgVo

Nous appelons les journalistes à être vigilants sur la terminologie employée : il s'agit de violences policières d'une particulière gravité exercée contre une manifestation pacifique,  organisée et présentant des  revendications, et non pas d'"émeutes", comme les ont dénommés la presse  anglaise. L'appel à cette manifestation était clairement non-violent,  et de nombreuses provocations policières, notamment par des agents en civil, ont été filmées et rapportées sur le réseau social Twitter : https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=YuRHshyT-yA#  (à la minute 2'57). Les différentes vidéos témoignent de la non-violence de la foule, et du recours aux matraques et aux flash-ball par les forces de police. 

Nous dénonçons l'intimidation des journalistes, la destruction de matériel de journalisme par les forces de l'ordre, et les atteintes à la liberté de la presse : http://www.youtube.com/watch?v=BUVr-Lcnq-8

Nous déplorons les multiples blessés, et espérons un rétablissement sans séquelles  du blessé à la moelle épinière. Nous estimons contraire aux droits de  l'homme le fait que les secours aient été gênés dans leur intervention  par les forces de l'ordre. 

Nous condamnons fermement les arrestations et détentions de manifestants et resterons vigilants quant au respect de leur droit à une justice équitable. 

La réaction du gouvernement espagnol nous parait mettre gravement en péril la démocratie, tout comme cela s'est produit précédemment en Grèce. Nous nous associons aux revendications des espagnols qui ont rédigé le manifeste suivant :  http://paris.reelledemocratie.net/node/1589

2) Nous appelons à la manifestation unitaire du 30 septembre contre le traité budgétaire européen (http://www.stopausterite.org/?p=8), et nous vous donnons rendez-vous ce dimanche à 13h00, au 8 avenue du Trône (M° Nation).

Nous organiserons une assemblée après la manifestation, place d'Italie, afin de proposer aux manifestants un lieu d'échange et de construction commune sur les suites à donner à la mobilisation. Ce sera aussi une occasion d'informer les participants de la manifestation que nous organisons le 13 octobre, avec d'autres associations, pour l'annulation de la dette, dans le cadre de la journée mondiale d'action du mouvement Démocratie réelle maintenant / Occupy / 15M / Indignés. 

Alors que des mobilisations d'ampleurs secouent plusieurs pays d'Europe, nous ne serons pas seuls ce 30 septembre : en l'Espagne des rassemblement sont appelés devant les consulats français pour soutenir la manifestation : http://www.facebook.com/events/369172093162717/

3) Veuillez prendre note de notre nouveau nom : Mouvement pour une Démocratie Réelle Maintenant ! Paris  – Ils nous ont appelé les indignés. "Indignés" est le terme qui a été utilisé par les médias de façon prépondérante pour désigner notre mouvement. Nous avons jusque là repris ce terme avec plus ou moins de constance et en le conjuguant éventuellement avec d'autres appellations courantes du mouvement : occupy, Démocratie réelle maintenant, 15M... Nous voulons maintenant, en mettant l'accent sur "Démocratie réelle maintenant", mieux exprimer ce qui fait pour nous la singularité de notre mouvement. Cette singularité tient à une critique globale du système qui met en avant la question démocratique comme étant à la racine des différentes oppressions auxquelles nous sommes confrontés. Elle tient aussi aux pratiques démocratiques immédiates que nous développons et expérimentons de façon quotidienne et concrète. Alors que le terme "indignés", à la dimension fortement médiatique, pouvait faire croire à un sentiment éphémère et sans suite constructive, nous réaffirmons la dimension construtive de notre mouvement qui s'ancre désormais dans la durée. 

Cordialement.

Mouvement pour une Démocratie Réelle Maintenant ! Paris  – Ils nous ont appelé les indignés

Web: http://paris.reelledemocratie.net

Twitter:  @acampadaparis

Contact mail de la Presse : prensa.acampada.paris@gmail.com

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 14:11
Libération - 29 septembre 2012 à 15:48

Des salariés de Peugeot PSA à Aulnay dénoncent la fermeture de leur usine au salon de l'Auto, le 29 septembre 2012
Des salariés de Peugeot PSA à Aulnay dénoncent la fermeture de leur usine au salon de l'Auto, le 29 septembre 2012 (AFP)

Des salariés de l'usine PSA d'Aulnay et de celle de Ford Blanquefort, près de Bordeaux, ont bruyamment fait entendre leur voix samedi à l'ouverture au public du Salon de l'automobile à Paris, où Arnaud Montebourg a renoncé à se rendre, alors qu'il y était annoncé.

Une cinquantaine de salariés d'Aulnay, conduit par le principal syndicat de cette usine, le SIA, a distribué à l'extérieur puis à l'intérieur du salon des cartons rouges aux visiteurs, symbole de leurs inquiétudes après l'annonce de la fermeture du site en 2014.

Ils ont été rejoints par quelque 360 salariés de l'usine Ford Blanquefort, parmi lesquels Philippe Poutou, membre CGT de l'intersyndicale et ex-candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à l'élection présidentielle.

Les cartons rouges étaient plus particulièrement destinés à Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif - rebaptisé "ministre improductif" - attendu en vain à ce salon.

M. Montebourg avait des obligations dans son département de Saône-et-Loire, a affirmé à l'AFP le ministère, en assurant qu'il n'avait jamais été question pour lui de revenir ce week-end au Salon, où il s'était déjà rendu jeudi et vendredi et où il prévoit de retourner encore le 6 octobre.

L'agenda du ministre transmis officiellement par Bercy la semaine dernière comprenait pourtant bien "l'ouverture officielle du salon de l'automobile (Porte de Versailles)" samedi à 9H30.

Banderoles et cartons rouges brandis, les PSA se sont dirigés vers les stands Citroën et Peugeot pour haranguer la foule des premiers visiteurs et tenter de convaincre, sans succès, les hôtesses de porter leurs badges.

Parmi ces visiteurs Jean-Jacques, venu du Loir-et-Cher, se veut compatissant envers "ces pauvres gens qui (...) vont aller pointer au chômage malgré leur manif". Plus optimiste, Anne-Sophie, 22 ans, considère que "c'est un bon moyen de se faire entendre".

De son côté, une des manifestantes, Laurence, 43 ans dont 16 à PSA, crie son désarroi: "On sait que l'usine (d'Aulnay) va fermer, mais on veut qu'on ne laisse personne aller à Pôle emploi".

Daniel Hyernard, élu SIA au comité d'entreprise d'Aulnay, venu avec ses deux fillettes, demande que "le gouvernement et la direction se mettent réellement à la table des négociations, car c'est trop dur de rester dans l'incertitude".

Devant le salon, Olivier Besancenot, ancien porte-parole du NPA, et Jean Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à la présidentielle, venus apporter leur soutien aux salariés de Ford, mais également à ceux de Fralib, de Sodimedical, et de Florange notamment, ont exigé du gouvernement qu'il bloque tous les licenciements.

"On a un gouvernement qui a choisi son camp", alors qu'"il peut imposer une loi pour interdire tous les licenciement (...) ce qui peut être fait en une journée", a-t-il dit.

Aussi, a-t-il appelé, sans plus de précisions, à "une marche de soutien à la lutte des travailleurs" et suggéré qu'elle se rende "sous les fenêtres de Montebourg".

Pour sa part, Jean Luc Mélenchon a dénoncé ces entreprises dont l'objectif premier est de "faire du fric".

Mais, a-t-il admis, "dans l'automobile, le défi est particulièrement important: nous savons que nous devons sortir de l'énergie carbonée et du pétrole et nous ne pourrons le faire sans inventivité. Ce sont les travailleurs qui ont ce savoir-faire", a-t-il dit.

Après ces harangues, les salariés de Ford sont entrés au salon, munis de billets, pour rejoindre le stand de la marque. Ils ont alors lancé des confettis et recouvert les voitures exposées d'autocollants. Auparavant, ils ont traversé en groupe le salon derrière une large banderole, appelant à sauver les emplois chez Ford, et à partager "le travail et les richesses".

 

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 13:46

 

Marianne - Blog - Vendredi 28 Septembre 2012 à 11:05

 

Super No
Quadra d’origine lorraine, travailleur de l’informatique, et écologiste tendance... En savoir plus sur cet auteur

 

Alors que les débats parlementaires sur le traité budgétaire européen s'apprêtent à débuter en France, notre blogueur associé SuperNo revient sur le problème de la dette en France, un problème selon lui, insoluble.

 

(Un centre d'aide alimentaire en Espagne, mars 2012 - Alvaro Barrientos/AP/SIPA)
(Un centre d'aide alimentaire en Espagne, mars 2012 - Alvaro Barrientos/AP/SIPA)
Tout d’abord, lisez cet article de Suzanne Daley paru dans le très sérieux New-York Times (édition du 25/09) sous le titre «La montée de la faim en Espagne». La journaliste y décrit avec une certaine naïveté les victimes de la crise contraintes de faire les poubelles pour se nourrir. L’original est là, mais dans mon infinie bonté je vous en offre une traduction que j’espère meilleure que celle de Google.

«Madrid : L’autre soir, une jeune femme bien mise était en train de fouiller dans une pile de cageots devant une boutique de fruits et légumes, fermée pour la nuit, de la banlieue ouvrière de Vallecas.

À première vue, elle aurait pu passer pour une employée du magasin. Mais non. La jeune femme était en train de chercher son prochain repas dans les poubelles du jour.

Elle avait déjà trouvé une douzaine de pommes de terre ridées qu’elle avait jugées comestibles et les avait chargées dans un caddie posé à côté.
“Quand on n’a pas assez d’argent, dit-elle, refusant de donner son nom, c’est comme ça”.

Cette femme, âgée de 33 ans, nous a dit qu’elle a travaillé une fois à la poste, mais que ses allocations chômage étaient terminées et qu’elle vit désormais avec 400 euros par mois. Elle squatte avec des amis dans un immeuble qui a encore l’eau et l’électricité, tout en récupérant “un peu de tout” dans les ordures après la fermeture des magasins, quand les rues sont sombres et tranquilles.

Des tactiques de survie comme celle-ci deviennent de plus en plus courantes ici avec un taux de chômage de plus de 50% chez les jeunes et de plus en plus de foyers avec des adultes sans emploi.

Les problèmes de mendicité sont en telle expansion qu’une ville espagnole a décidé de mettre des verrous sur les poubelles de supermarché dans un but de santé publique.

Dans un rapport datant de cette année, l’association caritative catholique Caritas annonce qu’elle a nourri près d’un million d’Espagnols affamés, plus de deux fois plus qu’en 2007. Ce nombre a encore augmenté de 65000 en 2011.

Alors que l’Espagne essaie désespérément d’atteindre ses objectifs budgétaires, elle a été obligée de suivre le même chemin que la Grèce, introduisant une mesure d’austérité après l’autre, supprimant des emplois, diminuant les salaires, les pensions, les allocations, alors même que l’économie continue à se contracter.

Plus récemment, le gouvernement a augmenté la TVA de 3 points à 21% sur la plupart des biens, et de 2 points sur la plupart des denrées alimentaires, rendant simplement la vie considérablement plus difficile à ceux qui étaient sur la corde raide.

Il n’y a pas de pause à attendre, puisque les gouvernements régionaux du pays, confrontés à leur propre crise budgétaire, sont en train de réduire les services gratuits, y compris la cantine scolaire pour les familles à bas revenus.


Pour un nombre croissant, la nourriture dans les poubelles aide à joindre les deux bouts.

Récemment sur le grand marché de gros des fruits et légumes à l’extérieur de cette ville, des travailleurs s’affairaient à charger les cageots dans des camions. Mais quasiment à chaque emplacement, il y avait des hommes et des femmes qui ramassaient en douce tout ce qui avait roulé dans le caniveau.


“C’est contraire à la dignité de ces gens que d’avoir à chercher leur nourriture de cette manière”, dit Eduardo Berloso, de la municipalité de Giron, la ville qui a verrouillé les poubelles de ses supermarchés. [ndT  : cf ici, c’est de l’espingouin).

M. Berloso a proposé cette mesure le mois dernier après avoir appris par des travailleurs sociaux et vu par lui-même un soir “le geste humiliant d’une mère avec ses enfants regardant autour d’elle avant de fouiller dans les poubelles”.

Le rapport de Caritas a aussi révélé que 22% des foyers espagnols vivent dans la pauvreté, et qu’environ 600 000 n’ont strictement aucun revenu. On s’attend à ce que ces chiffres continuent à empirer dans les prochains mois.

Environ un tiers de ceux qui cherchent de l’aide, dit le rapport Caritas, n’avaient jamais eu recours à une banque alimentaire ou à une soupe populaire avant d’être frappés par la crise économique. Pour beaucoup d’entre eux, devoir demander de l’aide est profondément embarrassant. Dans certains cas, les familles vont dans les banques alimentaires des villes voisines pour que leurs amis et connaissances ne les voient pas.

Récemment à Madrid, alors qu’un supermarché s’apprêtait à fermer à Entrevias dans le district de Vallecas, une petite foule s’était rassemblée, prête à se jeter sur les poubelles qui n’allaient pas tarder à être amenées sur le trottoir. La plupart a réagi avec colère à la présence de journalistes. Au final, peu ont réussi à attraper quelque chose, les camions ayant évacué les ordures en quelques minutes.

Mais le matin, à l’arrêt de bus du marché de gros, des hommes et des femmes de tous âges attendent, chargés de leur récolte matinale. Certains prétendent qu’ils ont acheté les denrées, même si la nourriture ne se vend généralement pas aux particuliers ici.

D’autres avouent fouiller dans les poubelles. Victor Victorio, un immigré péruvien, dit qu’il vient ici régulièrement pour trouver des fruits et des légumes jetés aux ordures. M. Victorio, qui a perdu son travail dans le bâtiment en 2008, dit qu’il vit avec sa fille et qu’il rapporte à la maison ce qu’il trouve - aujourd’hui des poivrons, des tomates et des carottes.
“C’est ma pension”, dit-il.

Pour les commerçants qui travaillent ici, la vue de ces gens qui fouillent dans les déchets est dérangeante."Ce n’est pas beau à voir ce qui arrive à ces gens, dit Manu Gallego, le directeur de Canniad Fruit, ça ne devrait pas être comme ça”.

A Gijon, M. Berloso dit que son but en verrouillant les poubelles est de garder les gens en bonne santé, et de les obliger à aller chercher de la nourriture dans les banques alimentaires et les soupes populaires. Alors que des serrures sont installées sur les poubelles, la ville poste des employés municipaux avec des tickets expliquant aux gens d’aller s’inscrire aux services sociaux et aux banques alimentaires.

Il dit que 80 à 100 personnes tournaient régulièrement autour des poubelles avant qu’il n’agisse, avec une forte probabilité que bien plus encore n’aient besoin de la nourriture jetée pour survivre.

Mais les serrures de M. Berloso ont provoqué un tollé à travers l’Espagne, où la crise économique alimente de plus en plus de manifestations mettant en lumière la faim. Un groupe de maires et de syndicalistes dans le sud de l’Espagne, où le taux de chômage est très au-dessus de la moyenne, a récemment monté des opérations
“Robin des bois” dans deux supermarchés, remplissant les chariots de denrées de base, et les pressant de donner plus de nourriture aux nécessiteux.

Plus d’une douzaine de personnes sont poursuivies pour vol après cette opération. Mais elles ne regrettent rien et bénéficient d’un immense soutien local. “Prendre de la nourriture pour la donner aux familles qui sont dans une situation très difficile, si c’est du vol, je suis coupable”, a dit à la presse locale l’un des hommes, Francisco Molero, du syndicat agricole SAT.

Des politiciens disent que les serrures de Giron ne sont là que pour protéger l’image de Gijon. Dominée par des bâtiments médiévaux et par les pittoresques rues pavées d’un ancien quartier juif superbement préservé, la ville d’environ 100 000 habitants tire la plupart des ses revenus du tourisme.


“Les travailleurs sociaux ou les employés municipaux pourraient amener les gens vers les centres de distribution de nourriture sans avoir à verrouiller les poubelles, dit Pia Bosch, conseillère municipale socialiste à Giron, c’est comme tuer une mouche avec un boulet de canon”.

Le taux de chômage est encore relativement bas à Giron, tout au plus 14%, comparés aux 25% de la moyenne nationale. Mais de plus en plus de familles n’ont aucun revenu. Sur les 7700 chômeurs de Giron, M. Berloso dit que 40% sont maintenant en fin de droits. "Nombre d’entre eux, dit-il, sont des gens qui n’auraient jamais pensé se retrouver dans cette situation”.

Ramon Barnera, qui dirige les programmes de Caritas à Giron, dit que l’organisation s’est rapidement rendu compte que cette honte était un facteur qui empêchait les gens d’aller demander de la nourriture. Alors il y a trois ans, Caritas a participé à la créations de sites de distribution de nourriture qui ressemblaient davantage à des supermarchés, et enlevé l’enseigne de l’association à l’extérieur du bâtiment.

“Nous avons souhaité un système qui donnerait de la dignité”, dit M.Barnera, ce n’est pas facile pour les gens”.

Juan Javier, 29 ans, venu chercher du lait, des, pâtes, des légumes et des œeufs dans un de ces centres de distribution, a été l’un des rares clients à s’exprimer sur le sujet. Ancien imprimeur, il est au chômage depuis deux ans. “Je préférerais avoir un travail, dit-il, et ne pas être ici”.

Dans une soupe populaire des environs, Toni Lopez, 36 ans, attend tranquillement un repas gratuit avec sa compagne Monica Vargas, 46 ans, esthéticienne. Le couple est depuis peu sans domicile après 2 mois de loyers impayés. “Nous avons toujours travaillé, dit M. Lopez, nous sommes ici uniquement parce que nous sommes des gens corrects. Notre propriétaire frappait à la porte pour réclamer son loyer, alors nous lui avons dit : voilà les clés".

M. Lopez, qui en ce moment travaille occasionnellement dans la cuisine d’un restaurant, dit qu’il a une sœur mais qu’il n’est pas allé lui demander de l’aide. “Je ne peux pas supporter de lui dire”, dit-il, je m’en suis toujours sorti, j’ai toujours réussi à me débrouiller. Mais ça, c’est nouveau”.»

La France se dirige vers le pire...

Intéressant de voir ces braves Américains s’apitoyer sur le sort de pauvres Européens «victimes de la crise».

Ce n’est certes pas nouveau, même en France on a déjà pu voir à la télé des reportages similaires. Et en France aussi, le restaurant et la banque qui ont le plus de nouveaux clients, ce sont «Les restos du cœur» et la Banque Alimentaire. Il semble tout de même que l’Espagne, avec son taux de chômage officiel qui est deux fois et demie le nôtre, soit en fait un indicateur avancé de ce qui nous attend.

Car nous n’avons manifestement encore rien vu.

En Espagne, c’est un gouvernement de droite, succédant à un gouvernement d’incapables de «gauche», qui exécute servilement les ordres des banksters et de leurs complices (Commission, BCE, FMI). Comme on le lit dans l’article, il a déjà appliqué tout un tas de mesures scélérates, comme l’augmentation de TVA préconisée par Sarkozy (et que Ayrault vient de rejeter provisoirement… on en reparlera d’ici un an ou deux).

L’Espagne a déjà obtenu une aide financière et tente par tous les moyens de différer la demande d’une nouvelle aide. Mais selon les observateurs avisés, elle y sera bientôt contrainte. Et les gentils sauveteurs ne viendront à son secours qu’en échange de nouvelles mesures dites «d’austérité», mais qui ne sont en fait que des traductions de la doctrine libérale. À ce compte-là, il n’y aura plus assez de poubelles pour tout le monde.

En France, c’est un gouvernement de «gauche» qui a succédé à des incapables de droite. Le changement s’arrête là, car tous ensemble s’apprêtent à ratifier un nouveau traité (le fameux TSCG, alias «Traité Merkozy») qui, non seulement privera les gouvernements nationaux de tout pouvoir budgétaire (et donc globalement de tout pouvoir tout court), mais les obligera, pour atteindre des objectifs aussi illégitimes qu’inatteignables, à prendre des mesures auprès desquelles les restrictions espagnoles passeront pour des sucreries.

Des milliards et encore des milliards

Hollande a déjà promis de ramener le déficit budgétaire de la France à 3% en 2013. Personne n’y croit une seconde, et surtout pas lui. Le déficit 2012 étant prévu à 4.5% (et il sera certainement plus élevé), cela signifie qu’il faudrait trouver 30 milliards (c’est facile à retenir : 1%= 20 milliards) en 2013. Mais admettons.

Ensuite, il faudrait revenir à 0 en 2017. En 4 ans, 60 milliards de plus. Ou plutôt de moins. Par rapport à maintenant, ça fait 90 milliards. Et attention, hein, pas une fois : tous les ans.

Pour ceux qui sont fâchés avec les chiffres, qui confondent les millions et les milliards, quelques points de repère :
- l’impôt sur le revenu, c’est environ 50 milliards
- l’impôt sur les sociétés, c’est 40 milliards
Dans un autre style :
- le budget de l’éducation nationale, c’est 60 milliards
- la TIPP, c’est 15 milliards.

Vous saisissez l’énormité ? C’est comme si les banksters nous prenaient l’intégralité de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés…

Surtout que ce n’est pas fini. Si nous poursuivons le raisonnement, on remarque que jusqu’en 2017, il y aurait toujours un déficit, et donc une hausse de la dette. Celle-ci a monté de 600 milliards dans les 5 ans du quinquennat apocalyptique de Sarkozy pour dépasser les 1700 milliards. Mais d’ici 2017, il est plus que probable qu’on sera proche des 2000 milliards, soit plus de 100% du PIB.

Or une clause du TSCG, moins connue que la fameuse «règle d’or», prévoit de ramener la dette à 60% du PIB, à raison de 1/20 de la différence tous les ans. Sur une différence de 800 milliards, ça nous fait dans les 40 milliards supplémentaires par an.

90 + 40 = 130 milliards.

Et ce n’est pas fini. Profitant lâchement de la montée, inéluctable dans ces conditions, du chômage et de la pauvreté, le patronat et l’UMP vont exiger et obtenir de nouvelles «baisses de charges» pour «améliorer la compétitivité». Un Nième plan voué à l’échec pour «créer des zemplois». Encore des milliards à lâcher que le peuple exsangue devra encore cracher.

Enfin, last but not least, rappelons que notre dette est suspendue aux sautes d’humeur des banksters, des agences de notation… Nos taux actuels sont bas, mais le «service de la dette» (la cavalerie financière qui consiste à émettre de nouvelles obligations pour rembourser celles qui arrivent à échéance) nous coûte déjà dans les 50 milliards par an. Si jamais les taux d’intérêts doublaient (ils seraient encore inférieurs à ceux de l’Espagne ou de l’Italie), nous glisserions progressivement vers les 100 milliards. 50 milliards de plus.

Il est donc tout à fait possible qu’en 2018, l’Etat soit plus léger de 150 milliards d’euros par rapport à maintenant, alors qu’il est déjà squelettique.

Comment Hollande, Ayrault et tous ceux qui soutiennent le TSCG, peuvent-il oser prétendre que c’est seulement imaginable ? C’est impossible, c’est ridicule, c’est une escroquerie, c’est une blague. Et pourquoi, ces 150 milliards par an : pour les donner aux banksters !

Renier la dette

La semaine dernière, l’un des débats sans intérêt du jour était de commenter l’idée de faire payer des frais d’inscriptions aux étudiants en classe prépa. En effet, lorsqu’ils effectuent ces deux ans dans un lycée public, les étudiants ne déboursent pas un radis. L’idée en débat était d’abolir cette injustice qui fait que les étudiants de fac, eux, doivent s’acquitter d’une somme qui en France reste modeste (un peu plus de 180 euros si je ne m’abuse).

C’est ce qui s’appelle «rationaliser». On va focaliser le débat sur l’antagonisme entre ces «privilégiés» de math sup qui ne déboursent pas un radis, au contraire du pauvre étudiant de fac qui vient pourtant sans doute d’un milieu moins favorisé. Mais en fait, ce débat et ces arguments n’ont aucune importance. La seule chose qui compte, c’est que même si cette «réforme» se faisait, les 180 euros de l’étudiant en classe prépa iraient immédiatement dans les poches des banksters avides. Et ça ne résoudrait pas le problème, car il n’y a pas un milliard d’étudiants en classes prépa pour trouver les 150 milliards en 2018.

Revenons à l’Espagne. En plus de fouiller dans les poubelles, les Espagnols recommencent à descendre dans la rue. Oh, ne soyons pas naïfs, le Grand Soir est encore loin. Il y a déjà eu des zindignés l’an dernier, ils ont apporté une touche distrayante dans les JT, mais pour le reste, ils ont échoué. Partout. On a un peu parlé de ceux de Wall Street, mais là-aussi, c’est fini. En fait de révolution, l’Espagne a élu le conservateur Rajoy, trop heureux de mettre en place des plans d’austérité qui ressemblent tellement au paradis libéral auquel il aspire comme tous ceux de son espèce.

En France, pour trouver les 150 milliards, il faudrait prendre des mesures considérablement plus dures que celles actuellement en vigueur en Espagne.

La solution, la seule, je l’ai souvent évoquée ici, et pourtant les rares qui la préconisent n’ont pas de haut-parleurs assez puissants pour se faire entendre du peuple : il faut renier cette dette. L’auditer, constater que la majeure partie de ces 1700 milliards est le fruit d’une escroquerie, d’une connivence entre les banksters et des politiciens incompétents, irresponsables et corrompus (si vous en doutiez, jetez donc un œil à la liste des donateurs du premier cercle de l’UMP révélée par Mediapart, c’est édifiant).

Les bonnes âmes qui refusent de voir le caractère honteux de cette dette, qui pensent que c’est scandaleux, que les dettes sont faites pour être payées, peuvent au moins admettre que la réalité est têtue et que l’arithmétique est indépassable : il est tout simplement impossible de rembourser cette dette, dont les montants sont désormais délirants. Tout comme il est impossible d’asservir le peuple au-delà d’une certaine limite. Celle-ci est probablement encore éloignée en France (un peu moins en Grèce ou en Espagne) mais faites gaffe quand même…

 

Renions la dette !
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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 13:35

 

Rien de ce qui est kaki, bleu marine ou bleu ciel ne nous sera étranger



Le coût des Opex : 100.000 euros toutes les heures
Selon les documents budgétaires fournis par le ministère de la défense, le surcoût des opérations extérieures devrait s'élever en 2012 à 870 millions d'euros. Soit, après une rapide calcul, 100.000 euros toutes les heures.

Ce chiffre est en baisse importante par rapport à 2011 - où il avait fallu financer l'opération Harmattan en Libye. En 2011, le surcoût des opex s'était élevé à 1,246 milliards. 2012 redevient donc une année "normale", comparable à 2009 (870 millions) ou 2010 (860 millions). Au cours des dix dernières années, le coût des opex a été au total de 7,7 milliards d'euros.

Il s'agit d'un surcoût, étant entendu que, opex ou non, les militaires auraient été payés et les matériels acquis ou entretenus. Le surcoût est essentiellement dû aux primes que touchent les militaires en opex, à la consommation supplémentaire de munitions et parfois à la destruction de matériels.  
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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 13:28

 

 

Marine Marck | Rue89

 Touche pas à mon canapé 27/09/2012 à 20h33 Mis à jour le jeudi 27 septembre 2012 à 16h27
 

Infosignalée par un internaute


 

Le site, qui met en relation voyageurs et hébergeurs, a modifié ses conditions d’utilisation, s’alignant sur celles de Facebook et Twitter. Ses membres s’inquiètent.


 

Utilisateurs de Couchsurfing.org, votre profil-canapé n’est plus vraiment privé. Le réseau social, qui permet de mettre en contact voyageurs en quête d’hébergement et propriétaires de divans vacants, a publié de nouvelles conditions d’utilisation. Et sa nouvelle politique de (non) confidentialité n’a rien à envier aux réseaux sociaux d’ordinaire décriés.

Depuis le 21 septembre, le nouveau point de règlement 5.3, intitulé « Member Content License » a déclenché la fureur des membres, informés des modifications par e-mail et par message sur leur profil, à la fin du mois d’août :

« Si vous postez du contenu sur nos services, vous nous accordez une licence d’utilisation perpétuelle, mondiale, irrévocable, non-exclusive, libre de droits et cessible pour utiliser, reproduire, afficher, adapter, modifier, créer des dérivés, distribuer et/ou faire distribuer, faire la promotion de votre contenu sous toutes formes, dans tous les médias connus ou créés à cet effet et dans tout but, incluant sans limitations le droit d’utiliser votre nom, votre image, votre voix et votre identité. »

Collecte et partage de données privées

Couchsurfing se réserve donc le droit d’utiliser toutes les informations de ses membres : noms, adresses, localisations, messages, photos, matériel utilisé, temps passé sur l’appli mobile...

Le site va même plus loin. Sa nouvelle politique de confidentialité précise que Couchsurfing ne partage pas les données en question avec des tiers... sauf :

  • avec des tiers commerciaux, des consultants ou des prestataires de services qui nécessitent ce type d’information dans le cadre du travail effectué pour Couchsurfing ;
  • avec les moteurs de recherche ;
  • avec des partenaires qui réalisent des opérations spéciales, des concours, des événements ou des activités en connexion avec Couchsurfing ;
  • avec des compagnies en cas de négociations de vente ou d’affiliation de tout ou partie de Couchsurfing.

En deux modifications, Couchsurfing accroît sa collecte de données sur ses utilisateurs et élargit son champ d’action. Son nouveau règlement ressemble à présent aux standards édictés par Facebook, Twitter et compagnie. Sauf que les utilisateurs de Couchsurfing ouvrent leur porte – littéralement – à la planète entière, au lieu d’interagir uniquement sur le Web.


Un canapé dans la rue (Jay DeFehr/Flickr/CC)

Les « couchsurfers » en colère

Les nouvelles conditions d’utilisations précisent également que « toute modification entrera en vigueur immédiatement » et que les utilisateurs « renoncent à leur droit d’être informés sur ces modifications » – ce qui implique un accord tacite des membres. Même s’ils ne prennent pas connaissance des modifications, une connexion à leur compte après leur date d’application équivaut à une acceptation.

Ces mesures n’ont pas échappé à la communauté des couchsurfers, qui expriment leur mécontentement à travers les forums, comme cet utilisateur originaire de Munich, en Allemagne :

« Je vous demande pardon ? Je suis prêt à partager mon appartement, ce qui signifie que je renonce à tout droit sur mon identité ? Vous pouvez utiliser mes photos pour vos publicités et les vendre à n’importe quel abruti dans le monde ? Même Facebook ne vend pas encore nos photos ! »

Les plus chevronnés se sont empressés de lancer une pétition pour demander des clarifications aux dirigeants de l’entreprise. Avec un peu plus de 4 000 signataires pour près de 5 millions de profils, le mouvement de protestation, baptisé « For a strong community behind Couchsurfing », n’a pas abouti.

Flou juridique

Ces modifications dérangent. En France, certaines de ces dispositions sont contraires aux lois en vigueur, selon maître Pascal Alix, avocat spécialiste du droit d’Internet et de la protection des données personnelles :

  • la « privacy policy » n’est pas conforme à la loi informatique et libertés de 1978 dans la mesure où elle prévoit la collecte de données « sensibles » telles l’origine ethnique (« ethnicity ») ;
  • dans le point 5.3, « Member Content License », la « licence d’utilisation perpétuelle, mondiale, irrévocable, non-exclusive, libre de droits et cessible » est manifestement contraire à la directive européenne de 1995 et à la loi de 1978 : l’usager doit connaître la personne (physique ou morale) qui traitera les données et dans quel but ;
  • cette « Member Content License » est également contraire au principe selon lequel on ne peut aliéner perpétuellement une donnée personnelle, ce sur différents fondements juridiques, dont le droit à l’oubli et le droit de retrait.

En Allemagne, l’affaire prend des proportions importantes : le Chargé fédéral de la protection des données, Peter Schaar, a fait part de ses inquiétudes. Le spécialiste trouve les modifications inacceptables : selon lui, elles contreviennent également au droit allemand sur la protection des données.

Schaar réclame une réaction rapide de Bruxelles : il voudrait faire appliquer le droit du pays dans lequel l’utilisateur se connecte, même pour les sites étrangers. En effet, le siège de Couchsurfing étant basé à San Francisco, aux Etats-Unis, il est difficile de déterminer quel droit s’applique à ses utilisateurs et à ses dirigeants. Le site, lui, précise se soumettre aux lois californiennes.

En clair, tout litige éventuel se trancherait à San Francisco. Difficile, pour un utilisateur européen mécontent, de mener un combat juridique outre-Atlantique. Une récente décision de justice française pourrait changer la donne : la cour d’appel de Pau, dans un conflit opposant Facebook à un utilisateur, a décidé qu’il serait dorénavant possible d’attaquer le réseau social de son lieu de résidence.

Couchsurfing veut rassurer

Couchsurfing n’a, pour l’instant, pas l’intention de donner suite aux réclamations de ses utilisateurs mais depuis plusieurs semaines, l’équipe légale du site s’applique à répondre à leurs inquiétudes.

Les dirigeants affirment que la collecte des données est essentielle au bon fonctionnement de la plateforme. Pour relayer les informations d’un couchsurfer à un autre, ils ont besoin des informations de tous. Le site affirme qu’il n’a pas l’intention d’utiliser les données collectées à tort et à travers.

Dans un communiqué récent de Meredith Hutcheson, responsable communication et community manager de Couchsurfing, le réseau social annonce qu’il a pris des dispositions pour se conformer au droit européen.

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 13:13

 

Le Monde - Blog

 

En novembre 2011, des bannières sont accrochées devant la bibliothèque Kensal Rise à Londres, pour demander sa réouverture. (AFP PHOTO / BEN STANSALL)

 

La bibliothèque Friern Barnett, au nord de Londres, avait fermé ses portes depuis belle lurette, au grand désarroi des habitants du quartier. Ces derniers avaient notamment fait tourner une pétition recueillant plus de 7000 signatures. Des mois durant, la municipalité a tenté de les convaincre de se charger des prêts de livres dans une nouvelle salle, accolée à la mairie, de manière bénévole. En vain. Jusqu'à ce que début septembre, huit squatteurs fassent irruption dans la bibliothèque par une fenêtre ouverte. Et relancent les prêts au public, quatre jours par semaine.

L'histoire a été racontée dans un article du Guardian, accompagné d'une vidéo, et traduit dans le Courrier international du 27 septembre. "L'occupation a la bénédiction des habitants, ravis de voir les portes fermées de leur bibliothèque de nouveau grandes ouvertes. C'est la première fois que des squatteurs s'improvisent bibliothécaires, en occupant et en rouvrant ainsi au public un établissement public de prêt", narre le Guardian. 

Les autorités municipales ne se sont pas empressées d'expulser les squatteurs – qui se sont auto-proclamés "gardiens" de la bibliothèques et ont tendu à l'entrée de l'édifice des banderoles "Paix", "Occupation", "Révolution". Ils sont en négociation avec la mairie, qui réfléchit à mettre en place une nouvelle bibliothèque tenue par des bénévoles. Si les résidents soutiennent l'initiative, certains s'interrogent : "Est-ce que le conseil préfère payer un bibliothécaire pour faire un travail qui mérite salaire, ou bien un directeur général, qui gagne dix fois plus pour recruter des bénévoles pour faire ce travail gratuitement ?"

Selon le Guardian, la fermeture de Friern Barnett est loin d'être un cas isolé, mais est, à l'inverse, symptomatique d'un mouvement qui touche tout le pays. Le journal britannique rapporte que 270 bibliothèques ont fermé ou sont menacées de fermeture, sur un total de 4 612 établissements. Selon le bibliothécaire Ian Anstice, cité par le Guardian,  "nous traversons la pire époque pour les bibliothèques publiques en temps de paix".

 

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 12:29

 

 

Le Monde.fr | 29.09.2012 à 09h36 • Mis à jour le 29.09.2012 à 10h53

Par Francine Aizicovici

 
Les 52 ouvrières de Sodimédical perdront leur emploi après trente mois de lutte - ici, quelques-unes d'entre elles posent le 3 septembre devant leur entreprise à Plancy-l'Abbaye.

Vendredi 28 septembre au soir, les salariées de Sodimédical avaient organisé, dans la banlieue de Troyes, une grande fête de soutien à leur lutte, qui dure depuis trente mois pour conserver leur emploi. Une date fixée il y a plusieurs mois.

Hasard du calendrier, le matin même, une très mauvaise nouvelle les a assommées : la validation, par la cour d'appel de Reims, de la mise en liquidation judiciaire de Sodimédical, société de textile médical basée à Plancy-l'Abbaye (Aube), prononcée dix jours plus tôt par le tribunal de commerce de Troyes. Dès lundi 1er octobre, les 52 ouvrières, qui ne sont plus payées depuis un an, seront licenciées. "On a perdu la bataille de l'emploi", constatait amèrement Catherine Berlin, secrétaire adjointe du comité d'entreprise, en se rendant malgré tout à cette fête, où 400 personnes étaient attendues.

 

 BATAILLES JUDICIAIRES

Le florissant groupe allemand Lohmann et Rauscher, maison mère de Sodimédical, va donc pouvoir fermer cette unité. Depuis avril 2010, son projet de fermeture s'est heurté à d'innombrables décisions de justice le lui interdisant. Le tribunal de commerce avait notamment rejeté, en mars 2011, l'état de cessation de paiement de Sodimédical. Le juge avait caractérisé un "abus de droit" de la part de Lohamnn et Rauscher, unique client de Sodimédical, qu'il avait asphyxié en cessant de lui passer commande, au profit d'une unité délocalisée en Chine. Mais la chambre commerciale de la Cour de cassation avait invalidé ce rejet, le 3 juillet 2012, estimant que, quels qu'en soient le contexte et les mobiles, la cessation de paiement de Sodimédical existait bien. Ce qui avait conduit le groupe à demander à nouveau, et cette fois à obtenir, la liquidation judiciaire, le 18 septembre.

Dans son arrêt du 28 septembre, la cour d'appel rappelle que des décisions de justice "ont retenu l'existence d'un détournement de procédure et un abus de droit de la part de Lohmann et Rauscher". Elles ont aussi "stigmatisé cette volonté [du groupe] de liquider au meilleur coût une filiale devenue déficitaire". Pour autant, la Cour valide donc la liquidation pour sortir "de l'impasse" actuelle. Le juge "vient de dire qu'en droit commercial, les entreprises peuvent frauder impunément, analyse Nathalie Campagnolo, l'avocate du comité d'entreprise (CE), membre du cabinet Philippe Brun. Cela signifie qu'il n'existe plus de droit commercial."

 Les ouvrières vont, dans les prochains jours ou les prochaines semaines, récupérer du fonds de garantie des salaires, l'AGS, les rémunérations dont leur employeur les a privées depuis octobre 2011. "C'est un soulagement mais on aurait préféré que ce soient les Allemands qui paient plutôt que la collectivité", pointe Mme Berlin. Le groupe Lohmann et Rauscher avait d'ailleurs été condamné à le faire, le 11 juillet, par la cour d'appel de Reims, et aussi à redonner du travail aux salariées. Une décision exécutoire... qui n'a jamais été exécutée.

"Le ministère de la justice, celui du redressement productif, François Hollande, tous nous avaient dit cet été qu'ils allaient nous soutenir pour faire appliquer cette décision, souligne Mme Berlin. Mais nous n'avons rien vu." " Sous la droite, ajoute-t-elle, on en a bavé. Sous la gauche, c'est pire, puisqu'on perd notre emploi. On est dégoûtées, on éprouve un sentiment d'injustice."


UN PSE VIDE
 

Le licenciement collectif des salariés de Sodimédical s'accompagnera d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE, plan social) réduit à sa plus simple expression, le liquidateur judiciaire disposant de très peu de moyens. Il n'y aura pas de plan de reclassement interne, pas de cellule de reclassement, etc. "C'est un PSE vide", déplore Mme Campagnolo.

Si la bataille pour l'emploi est perdue, la bataille juridique, elle, va continuer, notamment devant les prud'hommes, pour obtenir des dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. "J'interpelle Arnaud Montebourg [ministre du redressement productif]", lance Mme Campagnolo. Il vient de déclarer que la proposition de loi obligeant une entreprise qui veut fermer une usine à chercher un repreneur sera inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale dès la semaine prochaine. Très bien, dit-elle, cela pourrait sauver des emplois. Mais ce qui en sauverait beaucoup plus, c'est la loi promise contre les licenciements économiques abusifs."

Or, ce sujet est renvoyé aux débats entre les partenaires sociaux. "C'est-à-dire aux calendes grecques", commente l'avocate, qui n'imagine pas possible de parvenir à un accord entre les partenaires sociaux sur ce sujet hypersensible. Aussi, pour elle, cette loi, "c'est une responsabilité que devrait assumer le gouvernement." Et "en urgence".

Francine Aizicovici

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 11:39
 
[IACAM !] Centre Social Autogéré
Infos Anti-autoritaires en Cévennes à l'Assaut des Montagnes !

Ami.e.s, allié.e.s, galérien.ne.s, camarades,
 Déferlez sur Toulouse ! 
 
 Nous sommes une centaine d'habitant.e.s (dont 25 enfants) et plus d'une 
 centaine de personnes investies dans les ateliers et les activités du 
 Centre Social Autogéré de Toulouse (22 rue Demouilles). Nous sommes 
 menacé-e-s par une expulsion imminente. 
 
 D'ici quelques jours l'Etat enverra ses flics nous re-foutre à la rue, 
 détruire ce lieu, pour laisser un bâtiment de 5400 m2 vide depuis six 
 ans et sans aucun projet, aussi mort que possible. 
 
 Nous n'avons pour l'instant aucune solution pour nous reloger et nous 
 avons décidé de rester. Nous ne voulons pas abandonner notre bâtimentet 
 nous n'avons désormais plus que ça à perdre. 
 
 Camarades d'ici, d'autres villes et d'autres pays, nous avons besoin de 
 vous. 
 Pour défendre cette lutte, ces vies, ce lieu extraordinaire, nous avons 
 besoin de vos forces. 
 
 Débarquez sur Toulouse dès ce week-end (29, 30 sept) ! 
 Nous vous logerons, nous pourrons échanger et nous rencontrer, nous 
 organiser pour ouvrir d'autres maisons. Luttons ensemble pour empêcher 
 l'expulsion du Centre Social Autogéré ! 
 
 Montrons aux riches et aux puissants que nous allons défendre ce que 
 nous aimons. Et reprendre tout ce qui est à nous. 
 Autodéfense populaire ! 
 Tout pour tou.te.s, Pouvoir au peuple ! 
 

 
 Amici, complici, indesiderabili di qualsiasi tipo, compagni 
 Venite tutti a Tolosa (Francia) ! 
 
 
 Siamo un centinaio di abitanti e abitante (tra cui 25 bambini) e più di 
 un centinaio di individui coinvolti nelle attività dello spazio 
 autogestito di Tolosa (22 rue Demouilles). 
 
 Siamo sotto sgombero a breve. 
   
 Tra qualche giorno lo stato mandra i suoi sbirri per provare a 
 sgomberarci di nuovo, per distruggere questo luogo, per lasciare vuoto 
 uno spazio di 5400m² senza nessun progetto, come lo era da sei anni, 
 tanto morto quanto possibile. 
   
 Non abbiamo per il momento nessuna soluzione per trovare un altro posto, 
 noi abbiamo deciso di rimanere qua. Non vogliamo lasciare il nostro 
 palazzo e abbiamo soltanto questo da perdere. 
 
 Compagni e compagne di Tolosa, delle altre città e degli altri paesi, 
 abbiamo bisogno delle vostre forze. Per difendere questa lotta, queste 
 vite, questo luogo straordinario, abbiamo bisogno di voi. 
 
 Sbarcate a Tolosa il più presto possibile, già dal 29 Settembre 
 C'è spazio per ospitare nel posto, ne approfitteremo per incontrarci, 
 Organizzarci per resistere, ed aprire altri spazi. 
 Lottiamo insieme per impedire lo sgombero del spazio autogestito di Tolosa ! 
   
 Mostriamo ai ricchi e ai potenti che difenderemo quello che amiamo, 
 ninete di meno che la libertà. E riprenderemo quello che é nostro. 
   
 Autodifesa popolare ! 
 Tutto per tutti e tutte, potere al popolo ! 
 

   
 Friends, allies, freaks, comrades, 
 Sweep over Toulouse (France) 
   
 We are a hundred of people (with 25 children) and more than a hundred of 
 people committed in the workshops and activities of the Toulouse 
 Self-Organized Social Center. We are threatened by a close eviction. 
   
 In a few days, the State will send us its cops to throw us back to the 
 streets, destroy the place and leave its 5400 square meters empty, as it 
 has been for 6 years, without any project, as dead as possible. 
   
 For now, we dont have any solution to live in, and we 've decided to 
 stay. We dont want to give up on our house and it's the only thing we 
 have left to lose. 
   
 Comrades from here from other cities and other countries, we need you. 
 We need your strenght to stand up for this struggle, these lives, this 
 extraordinary place. 
   
 Come over to Toulouse from this very week-end (29, 30 september) 
 We will host you, and we 'll chat, meet each other and organize 
 ourselves to open other houses. Let's fight together to prevent the 
 Social Center from being evicted ! 
   
 Let's show the wealthy and the powerfull people that we're about to 
 defend what we love. And take back what we own. 
 Working-class self-defense 
 Everything for everyone, Power to the people 


   
 Amig@s, aliad@s, parcer@s, companer@s, 
 debarcan en Toulouse (Francia) ! 
 
 Somos cien habitantes (con 25 nin@s) y mas de cientas personas 
 investidas en los talleres y en las actividades del Centro Social 
 Autogestionado de Toulouse (22 rue Demouilles). Estamos amenazad@s por 
 un desalojo iminente. 
 
 En unos dias, el Estado enviara la policia para volver a echarnos a la 
 calle, destruir nuestro hogar para dejar un edificio de 5400 m² vacio ya 
 desde hace 6 anos y sin ningun projecto, tan muerto que lo posible. 
 
 No tenemos ninguna solucion por el momento para alojarnos de nuevo y 
 decidimos quedarnos. No queremos abandonar nuestro edificio y no tenemos 
 ahora nada mas que perder. 
 
 Companer@s de aqui, de otras ciudades y otros paises, vos necesitamos. 
 Para defender esta lucha, estas vidas, este lugar extraordinario, 
 necesitamos vuestras fuerzas. 
 
 Corran hacia Toulouse en este fin de semana ( 29, 30 sept) ! 
 Vos alojaremos, podremos intercambiar, encontrarnos, organizarnos para 
 abrir nuevas casas. Luchemos juntos para impedir el desalojo del Centro 
 Social Autogestionado. 
 
 Mostremos a los ricos y los poderosos que vamos a defender lo que 
 queremos. Y volver a tomar todo lo que es nuestro. 
 Autodefensa popular ! 
 Todo para tod@s, poder al pueblo ! 
 _______________________________________________ 
 I A C A M ! 
 Infos Anti-autoritaires en Cévennes à l'Assaut des Montagnes ! 
 
 iacam@rezo.net - http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/iacam 
 
 

 

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 17:40

http://www.npa2009.org/content/le-npa-solidaire-des-indign%C3%A9s-espagnols

 

 

« Ils veulent revenir au temps de Franco. Et ça, on ne va jamais l’accepter. » a déclaré le premier syndicat policier espagnol. Cette phrase est une illustration de ce qui se passe en ce moment en Espagne.

Alors que le gouvernement conservateur continue d’attaquer les droits des travailleurs espagnols, que les mouvements de protestation se multiplient dans route l’Espagne, les indignés sont revenus en force à Madrid pour « libérer la chambre basse séquestrée par des députés véreux… aux mains des pouvoirs financiers ».

En réponse la répression a été très violente contre les manifestants dans la nuit de mardi à mercredi avec plusieurs dizaines d’arrestations et de blessés.

Le NPA exprime toute sa solidarité avec les indignés espagnols qui comme partout en Europe s’élèvent contre une austérité imposée par la finance et des politiques illégitimes. Il faut que cette colère se généralise partout en Europe pour que cesse l’austérité imposée aux peuples, pour imposer enfin une politique qui réponde aux besoins sociaux.

Montreuil, le 28 septembre 2012

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 17:26

 

http://french.irib.ir/info/international/item/215730-espagne-manifestation-anti-gouvernementale-du-secteur-public

 

vendredi, 28 septembre 2012 17:11


IRIB-Les employés du secteur public de l'Espagne ont manifesté contre les politiques économiques du gouvernement.

Des centaines de policiers, d'infirmiers et d'employés des secteurs publics se sont rassemblés vendredi devant le bâtiment du ministère des Finances à Madrid, contre les mesures d'austérité mises en place par le gouvernement de Mariano Rajoy. Les mesures d'austérité appliquées ont fait de sorte que leurs salaires restent invariables, pour la troisième année consécutive. Le salaire des employés des secteurs gouvernementaux ont réduit, en 2012, de 7% tandis que le gouvernement a annoncé que les salaires n'augmenteront pas. Pour contrer la crise des dettes croissantes du pays, le gouvernement espagnol a mis en application des mesures et projets visant à gagner des dizaines de milliards d'euro dans les dépenses publiques. Le taux du chômage en Espagne est estimé à 25%.

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