Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 17:15

 

francetvinfo.fr - Publié le 09/10/2012 | 14:44 , mis à jour le 09/10/2012 | 18:20

 

Angela Merkel ne risque pas d'oublier sa première visite officielle en Grèce. La chancelière allemande a été accueillie, mardi 9 octobre, dans les rues d'Athènes, par près de 25 000 manifestants. Ils protestaient contre sa visite, à l'appel des syndicats, du principal parti d'opposition de gauche radicale et de formations de droite nationaliste.

 

Ce qu'elle a dit

Comme convenu, la chancelière allemande a salué mardi les "efforts" et "progrès accomplis" par la Grèce en vue de la réduction de ses déficits publics. Angela Merkel a également formulé le souhait que la Grèce "reste dans l'euro". Au cours d'une conférence de presse au côté du Premier ministre grec, Antonis Samaras, elle a ajouté :  "Nos discussions montrent clairement qu'il y a en ce moment des progrès tous les jours." Et s'est dite "convaincue que l'effort difficile en vaut la peine".


Ce qui l'attendait

Près de 25 000 manifestants l'attendaient de pied ferme. Des affrontements ont même éclaté entre eux et les quelque 6 000 policiers chargé de la sécurité à Athènes. Les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes, tandis que certains protestataires cassaient les trottoirs pour en faire des projectiles, comme le raconte une journaliste sur place sur son compte Twitter.  

 

Soutenu par une délégation du parti de gauche allemand Die Linke, le chef du Syriza, Alexis Tsipras, se trouvait dans le cortège de protestataires. "L'Europe des peuples vaincra l'Europe de la rigueur. (...) La tradition démocratique européenne ne laissera pas la Grèce devenir un cimetière social", a-t-il lancé. Les groupes de droite nationaliste n'étaient pas en reste, avec des slogans comme "mal venue", "dehors les impérialistes", "non au IVe Reich"

A l'écart de la foule, près d'un des innombrables barrages érigés par la police dans le centre, une demi-douzaine d'hommes paradaient dans un véhicule noir, déguisés en officiers SS. 

 

Devant le Parlement, les manifestants attendent Angela Merkel de pied ferme. "Madame Merkel dehors" ordonne cette pancarte. 
3/6 Devant le Parlement, les manifestants attendent Angela Merkel de pied ferme. "Madame Merkel, dehors !" ordonne cette pancarte.  ARIS MESSINIS / AFP
 

FTVi avec AFP

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Grèce
commenter cet article
9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 17:10

 

Le Nouvel Observateur - Créé le 09-10-2012 à 16h45 - Mis à jour à 16h45

 par Noah Barkin et Harry Papachristou

 

 

ATHENES (Reuters) - La police grecque a fait usage de gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes mardi dans le centre d'Athènes pour repousser des manifestants dénonçant la venue d'Angela Merkel.

La chancelière allemande effectue à Athènes sa première visite depuis le déclenchement de la crise de la dette souveraine en 2009, pour dire aux Grecs qu'elle n'envisage pas leur sortie de la zone euro.

Des dizaines de milliers de Grecs ont bravé l'interdiction de manifester pour se rendre place Syntagma, devant le Parlement, au moment de la visite d'Angela Merkel.

Quatre manifestants vêtus d'uniformes militaires allemands ont défilé à bord d'une petite jeep en agitant un drapeau nazi et en levant le bras pour faire le salut nazi.

Certains manifestants ont lancé des pierres, des bouteilles et des bâtons sur la police, et tenté de démanteler une barricade érigée pour protéger Angela Merkel et sa délégation.

Des dizaines de manifestants ont été arrêtés.

Six mille agents de police avaient été déployés dans le centre-ville, dont des unités antiterroristes et des tireurs d'élite postés sur les toits, pour assurer la sécurité de la chancelière au cours de sa visite de six heures.

L'ambassade d'Allemagne et l'Institut Goethe ont également été placés sous protection renforcée.

Harassés par des années d'austérité, de nombreux Grecs reprochent à Angela Merkel d'avoir contraint leur pays à effectuer des coupes budgétaires douloureuses en échange du versement de deux tranches d'aide de plus de 200 milliards d'euros de l'UE et du FMI.

 

"DEHORS MERKEL"

A son arrivée à l'aéroport, Angela Merkel s'est vu déployer le tapis rouge et a reçu les honneurs militaires. Le Premier ministre grec, Antonis Samaras, l'a chaudement accueillie et un orchestre a joué l'hymne des deux pays.

Le chef du gouvernement grec a assuré que son pays respecterait ses engagements financiers et voulait rester dans l'euro, malgré tous les sacrifices que cela implique.

Angela Merkel, pour sa part, a affirmé que Berlin et Athènes coopéreraient étroitement pour sortir de la crise. En plus d'une politique d'austérité, a-t-elle dit, la Grèce a besoin de croissance pour s'en sortir.

L'ambiance était moins chaleureuse dans le centre d'Athènes.

Des professeurs, des médecins et d'autres catégories de fonctionnaires ont débrayé mardi en signe de protestation, tandis que les syndicats et l'opposition ont défilé dans les rues au risquent d'affronter la police.

Place Syntagma, des banderoles affichaient "Dehors Merkel, la Grèce n'est pas votre colonie" et "Ce n'est une Union européenne, c'est de l'esclavage".

A travers cette visite, Angela Merkel entend apporter son soutien au gouvernement du conservateur Antonis Samaras et aux nouvelles coupes budgétaires qu'il tente d'imposer.

La Grèce est actuellement en discussions avec la troïka (FMI, Union européenne et BCE) à propos du versement de la prochaine tranche d'aide du plan de renflouement de 130 milliards d'euros. L'enjeu étant la prochaine tranche d'aide de 31,5 milliards d'Euros, sans laquelle la Grèce ne pourra plus honorer ses engagements à partir de la fin novembre.

A un an des élections législatives en Allemagne, Angela Merkel espère en outre neutraliser les critiques de l'opposition, qui dit qu'elle a négligé la Grèce et contribué à ses malheurs en l'obligeant à de nouvelles restrictions budgétaires.

 

LONGUES RELATIONS

Beaucoup de Grecs disent néanmoins qu'ils ne pourront pas supporter davantage de coupes dans leurs salaires ni de nouvelles augmentations d'impôts alors que les mesures d'austérité ont déjà laissé 25% des actifs sans travail.

Les relations entre l'Allemagne et la Grèce ont des racines profondes. Des milliers de Grecs sont allés comme "travailleurs invités" en Allemagne après la Seconde Guerre mondiale, pour aider à reconstruire le pays. Plus de 30.000 Grecs vivent en Allemagne. Mais les relations ont également été assombries par les atrocités dont les Grecs ont souffert sous le régime nazi.

La propre grand-mère d'Antonis Samaras s'est suicidée en voyant les chars nazis faire leur entrée dans les rues d'Athènes au printemps 1941, lors de l'occupation allemande.

Le président grec, Karolos Papoulias, qu'Angela Merkel devait rencontrer mardi, a combattu contre l'armée nazie durant son adolescence, avant de s'enfuir à Cologne pour échapper à la persécution du régime des colonels.

La crise de la dette a ravivé de vieilles animosités entre les deux pays, et certains clichés, les manifestants brûlant des effigies d'Angela Merkel vêtue d'un uniforme nazi tandis que les médias allemands publiaient des images de Grecs nonchalants, avides de recevoir l'argent allemand.

Les relations sont tombées au plus bas mi-août lorsque le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a comparé la Grèce à un "puits sans fond".

Avec Tatiana Fragou, Lila Chotzoglou, Renee Maltezou, Daphne Papadopoulou, Dina Kyriakidou à Athènes et Tom Kaeckenhoff à Bonn, Hélène Duvigneau pour le service français, édité par Gilles Trequesser

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Grèce
commenter cet article
9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 16:56

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 09.10.2012 à 17h34 • Mis à jour le 09.10.2012 à 17h58 


Michèle Delaunay, ministre aux Personnes âgées, a prévu d'instaurer une nouvelle taxe de 0,15% sur les retraites en 2013.

Plus des deux tiers des retraités (70 %) vont payer le nouveau prélèvement instauré dans le cadre du budget de la Sécurité sociale, soit environ 10 millions de personnes, a-t-on appris mardi 9 octobre dans l'entourage de la ministre aux personnes âgées, Michèle Delaunay.

Dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), le gouvernement a prévu d'instaurer un nouveau prélèvement sur les retraites de 0,15 % en 2013 pour renflouer les comptes de la Sécu, puis de 0,3 % en 2014 pour financer la dépendance des personnes âgées.

 

 LA CONTRIBUTION SOLIDARITÉ AUTONOMIE

De fait, il s'agit de soumettre certains retraités à la contribution solidarité autonomie (CSA), créée en 2004 pour financer la dépendance des personnes âgées, alors qu'ils en sont actuellement exemptés.

Lire : Taxation des retraités imposables, le Rubicon est enfin franchi

Les retraités assujettis à la taxe seront les retraités imposables à la CSG au taux réduit de 3,8 % (qui ne payent pas l'impôt sur le revenu mais s'acquittent de la taxe d'habitation), soit 15 % des retraités, ainsi que les retraités imposables à la CSG au taux de 6,6 % (qui payent l'impôt sur le revenu), soit 55 % d'entre eux, a-t-on indiqué dans l'entourage de Mme Delaunay.

Ce sont plus de 10 millions de retraités qui devraient payer cette taxe, qui doit rapporter 350 millions d'euros à la Sécurité sociale en 2013. La semaine dernière, Michèle Delaunay avait précisé que cette contribution représentait 1,80 euro par mois pour une retraite moyenne de 1 200 euros bruts.

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 16:42

 

Marianne - Lundi 8 Octobre 2012 à 16:45

 

Journaliste économique à Marianne En savoir plus sur cet auteur

 

Le statut d'autoentrepreneur n'en finit pas de dévoiler ses vices cachés. En plus de permettre à certains employeurs de contourner le droit du travail, il est désormais des cas de fonctionnaires, notamment un membre du conseil d'Etat, qui cumulent des activités dans le secteur privé...

 

CHAUVEAU NICOLAS/SIPA
CHAUVEAU NICOLAS/SIPA
Alors qu'il permet à certains employeurs de contourner allègrement le droit du travail, le statut d'autoentrepreneur a encore de beaux jours devant lui, puisque le gouvernement n'envisage de mettre fin qu'aux avantages fiscaux et sociaux qu'il comporte. Et pourtant, ce dispositif est porteur de nombreuses dérives, à commencer par un cumul de fonctions plus que curieuses qui permet aux fonctionnaires d'exercer également une activité dans le secteur... privé. Ainsi, que faut-il penser du cas de ce magistrat au Conseil d'Etat (la plus haute juridiction administrative) devenu petit entrepreneur dans le business du conseil en droit ? Laurent Olléon, maître des requêtes au Conseil d'Etat, bombardé récemment directeur de cabinet de la ministre déléguée chargée de la Décentralisation et compagnon de Fleur Pellerin, la ministre déléguée chargée des PME, de l'innovation et de l'économie numérique, a aujourd'hui mis sa petite «structure» en veille.

Pas assez vite cependant pour faire oublier que, depuis 2009, ce magistrat a multiplié les prestations auprès de lobbies. «Ma mission auprès de l'Association des régions de France (ARF) était connue de ma hiérarchie, se défend-il. D'ailleurs, auparavant, d'autres membres du Conseil d'Etat assuraient ce job.» Pour le magistrat, c'est évident : sa mission n'a pas d'autre vocation que l'enseignement. «Le statut de la fonction publique permet aux fonctionnaires, y compris aux membres du Conseil d'Etat, l'enseignement et, par extension, l'activité de formation», rappelle Jacques Arrighi de Casanova, nouveau patron de la Commission de déontologie de la fonction publique. Pourtant, recevoir des émoluments d'une association dont les membres, à savoir les régions, pourraient demain avoir un dossier en contentieux devant le Conseil d'Etat, est-ce vraiment raisonnable ?

Pour Daniel Lebègue, patron de Transparence France International, c'est non : «Le rapport de Jean-Marc Sauvé [vice-président du Conseil d'Etat] sur les conflits d'intérêts est clair: ils sont inévitables. C'est donc aux fonctionnaires de faire attention à ne pas en multiplier les occurrences possibles, et ce fonctionnaire-là a l'air de l'avoir oublié.» Du côté du Conseil d'Etat, on est visiblement gêné. «Laurent Olléon a bien obtenu un agrément pour l'ARF, comme le confirme un porte-parole de l'institution, nous ignorions que cela se faisait sous le statut d'autoentrepreneur.» Autrement dit, l'institution ignorait qu'il y avait eu facturation et surtout que le magistrat offrait en réalité ses services au marché.

Suite à l'enquête de Marianne, Jean-Marc Sauvé a décidé de saisir le Collège de déontologie de l'institution. Ses membres pourront relever la liste des clients de Laurent Olléon où figure, par exemple, le cabinet de lobbying Boury Tallon & associés - une mission oubliée, alors que Tallon et Olléon sont copains de promo d'HEC et ont monté une boîte ensemble -, qui organise en mai 2011 un séminaire de formation sur les lois de finances et le débat budgétaire à destination des directeurs et responsables des affaires publiques d'entreprises. Un événement qui se conclura, ainsi que l'indique la plaquette, sur un déjeuner «autour de Philippe Marini». Bref, une mise en bouche avec le très puissant sénateur de la commission des Finances du Sénat, connu pour son ouverture d'esprit aux lobbyistes, en présence de notre conseiller d'Etat, spécialiste de la fiscalité, qui aura peut-être plus tard à apprécier certains montages juridiques faits par ces mêmes grandes entreprises.

On peut se féliciter qu'un tel mélange des genres soit soumis au Collège de déontologie du Conseil d'Etat. Mais lorsqu'on l'interroge sur le nombre d'agréments donnés à ses magistrats pour cumuler des activités privées, et sur la nature de ces activités, le Conseil d'Etat dit ne rien savoir. Ou ne rien vouloir savoir ?

Article complété à 18h19
Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 16:34

 

Rue89 - Le Yéti - yetiblog.org

Publié le 08/10/2012 à 00h32

 

 

Samedi 6 octobre, alors que l’opération de police battait son plein, suivie en quasi directe par les médias comme de bien entendu, France Info annonça une action contre des « salafistes ». Il fut aussi révélé que le chef présumé du dangereux « réseau » de « terroristes » « islamistes » « radicaux », se prénommait... Jérémie !

Ce diable de Jérémie était mort les armes à la main (Magnum 357, on ne se prive de rien dans les jardins d’Allah), non sans avoir balancé au préalable sa purée de plomb sur le casque d’un poulardin miraculé.

On apprenait deux/trois autres choses intéressantes à propos de ce sulfureux personnage au fil des dépêches incendiaires. AFP, via Libé :

« Jérémie, qui s’est radicalisé progressivement en arrêtant l’alcool et en allant rencontrer des imams dans des pays du Maghreb... »

Bon, on a les lieux de désintoxication qu’on peut. La mosquée vaut peut-être mieux, finalement, qu’un café du « Joyeux chasseur » où un repenti sirote tristement son verre d’eau du robinet en lorgnant la bouteille de Ricard qui l’aguiche sur le zinc.

Un microbe sous-cutané

Mais le Jérémie en question, tout comme d’ailleurs ses compagnons de « cellule » (« des Français convertis » dixit Manuel Valls, en appuyant la charge : « des Français mu-sul-mans ») n’était pas seulement un soiffard invétéré. Mais bel et bien un ex-petit délinquant vaguement dealer et racketter sur les bords.

En plus il venait des « quartiers ». De NOS « quartiers ». Un microbe sous-cutané, en quelque sorte. Brice Hortef... Manuel Valls en est tout marri :

« C’est toute la difficulté... Il ne s’agit pas de réseaux terroristes qui viennent de l’extérieur, il s’agit de réseaux qui sont dans nos quartiers. »

Marrant, personne qui se demande pour quelle diantre raison, nos petites frappes de banlieues se transforment soudain en suppôts de Ben Laden. Personne qui ne s’inquiète de découvrir, dissimulée sous un austère niqab, une ravissante blondinette à yeux bleus qui, il y a encore quelques temps, déambulait en short-jean effrangé à ras le bonbon.

Personne qui ne se pose la question de savoir pourquoi toutes ces conversions se font systématiquement vers l’islam, et non vers le catholicisme ou le judaïsme.

Le diable est à l’intérieur

La réponse ne me paraît pourtant pas si compliquée. Qui, sinon la réaction islamiste, s’oppose aujourd’hui à ce monde occidental qui les cantonne dans des ghettos ? Qui les rejette en les accusant de communautarisme ? Qui leur enlève absolument tout repère, tout modèle sur lequel se construire et tout espoir d’y parvenir un jour ?

Je serais Claude Gué... Valls, je me méfierais que cette contamination ne déborde les « quartiers » pour toucher l’immense masse des jeunes sans avenir, sans travail.

Tiens, je lui suggérerais même d’aller ausculter les faux-plafonds des commissariats d’où sont partis le policiers venus arrêter nos dangereux comploteurs. Voir si d’aventure, ces forces de l’ordre fonctionnaires ne recèlent pas quelques exemplaires sataniques de corans extorqués à leurs proies. Et comment est organisé en douce le ramadan dans leurs casernes. Sait-on jamais.

Diversion

Parce que vous avez vu, ça tombe quand même assez bien ce martial coup de filet. Juste assez, dis donc, pour remplacer dans les manchettes l’affaire des flics ripoux de Marseille nord.

D’ailleurs, écoutez l’exploitation émotionnelle qu’en font immédiatement nos responsables en titre, de Nicolas Sark... Hollande (« l’intransigeance qui sera celle des pouvoirs publics pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme ») au pourtant bien effacé François Fill.. Ayrault (« la détermination entière de l’Etat à protéger les Français contre toutes formes de menaces terroristes »).

Demain, paraîtront à coup sûr des sondages signifiant qu’une majorité de Français (pas convertis pour un sou) soutient mordicus l’action de son gouvernement.

Et petit à petit, il sera donné raison à l’analyse du sociologue Michel Wieviorka condamnant d’un seul tenant les dangers du communautarisme intolérant et du nationalisme à œillères.

On ne va pas reprocher au gouvernement du président Hollande de lutter contre la délinquance sous toutes ses formes. Mais en procédant de façon partialement et grossièrement stigmatisante, la bande de notre Mister Pédalo ne garantit pas seulement le triomphe commercial des bouchers halal. Elle allume la mèche d’un énorme pétard qui pourrait bien lui, nous, sauter à la figure.

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 16:28

 

Rue89 - Marie Rousseau - Journaliste

Publié le 08/10/2012 à 12h38

 

 


Carte postale ancienne representant la ville de Camden.

 

Considérée comme l’une des villes les plus dangereuses des Etats-Unis, la municipalité de Camden, dans le New Jersey, a pris une mesure drastique pour enrayer le crime : dissoudre sa police, jugée trop coûteuse, et la remplacer par de nouveaux effectifs, plus jeunes et moins chers.

Il faut dire qu’à deux reprises, en 2009 et en 2001, la cité s’est retrouvée première du classement « Highest Crime Rate Ranking » établi par le magazine spécialisé Congressional Quarterly, dans la catégorie des villes de 75 000 à 100 000 habitants – Camden en compte 77 000.

Le palmarès s’appuie sur les statistiques du FBI et prend en compte les meurtres, les viols, les cambriolages, et les vols avec violence. Les chiffres de Camden sont cinq à dix fois plus importants que dans le reste du New Jersey et des Etats-Unis.

Située en face de Philadelphie, sur l’autre rive du fleuve Delaware, l’agglomération connaît un regain de violence depuis le début de l’année, avec pas moins 48 meurtres – le total qui pourrait dépasser le précédent record (58 tués) d’ici la fin de l’année.

La ville ne peut plus payer ses agents

C’est dans ce climat délétère que la mairie démocrate a annoncé en août la dissolution du département de police, vieux de 145 ans, et de ses 273 officiers. Motif invoqué ? Les coupes budgétaires : la municipalité n’a plus les moyens de financer les salaires et le régime de protection sociale de ses agents (retraites, assurance maladie et prime de longévité).

Le destin de Camden, ancienne cité manufacturière et industrielle, ressemble à celui de beaucoup de villes américaines, touchées par la désindustrialisation, la paupérisation puis l’exode de ses habitants.

C’est la ville la plus pauvre des Etats-Unis : la moitié des habitants vivent dans la pauvreté, le taux de chômage est deux fois plus élevé que la moyenne nationale et près de 40% de la population s’en est allée depuis les années 70.

La faiblesse des rentrées fiscales de la ville et les mesures du gouverneur du New Jersey, Chris Christie, visant à réduire drastiquement les aides de l’Etat aux communes, ont obligé Camden à emprunter et s’endetter.

Pour réduire un déficit budgétaire équivalent à l’ensemble des taxes récoltées (26 millions de dollars), la mairie avait déjà annoncé en 2010 le licenciement de la moitié des effectifs de police et d’un tiers des pompiers. La police avait alors prédit le pire, promettant « l’enfer » aux habitants dans une publicité en pleine page d’un journal local que la ville.

Une nouvelle police non syndiquée

Selon la mairie, c’est le syndicat des policiers qui est responsable de l’échec des négociations visant à ajuster leur revenu aux contraintes budgétaires. Le nouvel effectif, non syndiqué, percevra un salaire moindre et bénéficiera d’une protection sociale bien moins avantageuse.

Forte de 400 fonctionnaires, le nouveau « police department » dépendra désormais du comté (division administrative équivalente au département) et non plus de la ville, devrait entrer en fonction en novembre et faire économiser des « millions de dollars » à la mairie de Camden.

Cette décision a suscité la colère des premiers intéressés, les policiers – dont seulement la moitié devrait intégrer le nouveau département – mais est passée dans une certaine indifférence de la population, excédée et indignée devant, selon elle, l’incapacité des services de police à sécuriser les rues.

Chris Christie s’est lui félicité de cette démarche expliquant « qu’il fallait trouver des méthodes plus efficaces à offrir aux citoyens » et pour cela « dépasser les vieilles orthodoxies ». Il espère que cette option devienne bientôt un modèle pour d’autres municipalités au bord de la banqueroute.

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ailleurs dans le monde
commenter cet article
8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 16:15

 

« Chape de plomb » 08/10/2012 à 17h32

Mathieu Deslandes | Journaliste Rue89

 

Le ministre de l’Economie refuse d’utiliser le mot « austérité » pour qualifier sa politique, comme le fait la gauche de la gauche. Dix économistes tranchent.

 


Pierre Moscovici à Paris le 5 octobre (Kenzo Tribouillard/AFP)

 

Depuis qu’il est devenu ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici passe une part non négligeable de son temps à répéter que le gouvernement ne mène pas une politique d’austérité :

« L’austérité, c’est une chape de plomb qui écrase l’emploi, la consommation, l’investissement [...], elle a un horizon politique unique : l’orthodoxie financière. C’est la raison pour laquelle je récuse formellement le terme d’austérité. »

Avec autant d’insistance, la gauche de la gauche affirme le contraire.

Le débat politico-sémantique aurait pu durer tout un quinquennat ; on a préféré demander à dix économistes de toutes sensibilités de le trancher maintenant.

1 « Si on appelle un chat un chat... »

Alain Trannoy, directeur d’études à l’EHESS

 

« Quand les dépenses de fonctionnement de l’Etat baissent de plus de 1% en euros constants, quand les dépenses d’investissement baissent de plus de 5% et que l’on augmente les impôts de 25 milliards, sur le plan technique, c’est clairement un budget d’austérité.

Nier que cela le soit joue un rôle d’acceptabilité, c’est de la communication politique, mais si on appelle un chat un chat, il n’y a pas débat. »

2 « Ce n’est pas un gros mot »

Françoise Benhamou, professeur à l’université Paris XIII

 

« L’austérité n’est pas un terme scientifique mais ce n’est pas un gros mot non plus.

Dès lors que le gouvernement essaye de rembourser les dettes et que l’on provoque une pression sur le pouvoir d’achat, il mène une politique d’austérité, effectivement. »

3 Procyclique ou contracyclique ?

Pascal Combemale, professeur en classes préparatoires au lycée Henri IV

 

« Austérité n’est pas un concept économique. C’est une notion immédiatement “connotée”, induisant un jugement de valeur. En général, à gauche, on est “contre”, et à droite, on est “pour”.

Si je suis hostile à la politique menée, et “à gauche”, alors je la présente comme une politique d’austérité. Et ceux qui veulent la défendre prétendent qu’il ne s’agit pas d’austérité. Dans ces conditions, chacun pense ce qu’il veut et l’on n’avance guère [...].

Sur le plan économique, la question est plutôt de savoir si cette politique est procyclique (dans ce cas elle accentue le ralentissement, voire amplifie la récession) ou contracyclique. Il me semble que beaucoup d’économistes considèrent qu’elle est procyclique (les prévisions de l’OFCE, et même de l’INSEE ne sont guère optimistes...).

D’un point de vue plus personnel, je conseillerais de relire des ouvrages d’histoire économique consacrés à l’entre-deux-guerres. L’histoire ne se répétant jamais exactement, il est permis d’espérer que les mêmes erreurs ne produiront pas les mêmes conséquences funestes. Mais il il me semble assez clair que nous commettons les mêmes erreurs. »

4 « Il s’agit bien d’austérité »

Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques à Natixis

 

« Entre le PLF (projet de loi de finances) et le PLFSS (projet de loi de financement de la sécurité sociale), la hausse des impôts est de 1,2 point de PIB.

Les évaluations raisonnables montrent que ceci va coûter de 1,2 a 1,8 point de PIB, d’où une croissance 2013 entre -0,4 et - 1%, donc une récession.

Il s’agit donc bien d’austérité. »

5 « Il n’y a guère d’autre choix »

Jean-Marc Daniel, professeur à l’ESCP Europe

 

« Il est clair que le petit jeu autour des mots est assez vain bien que fréquent. En 1983, c’est la gauche qui a introduit la formule “politique de rigueur”, Mauroy ayant défini la rigueur comme “l’austérité plus l’espoir” (sic) !

Aujourd’hui, le gouvernement mène une politique d’austérité assez classique visant à réduire le déficit budgétaire structurel, c’est à dire allant au-delà des évolutions du déficit liées à la croissance.

Elle le fait par les hausses d’impôt – et non par la réduction des dépenses, ce qui serait moins pénalisant pour la croissance – et elle n’est pas revenue sur les hausses d’impôt décidées en 2011 par le gouvernement Fillon (à part la TVA dite “sociale” ou “anti-délocalisation” qui fera son retour en force très bientôt).

La gauche mène cette politique parce que la dette publique qui représente 91% du PIB est à un seuil qui selon les travaux empiriques, notamment du FMI, élimine toute marge de manœuvre de la politique budgétaire.

Il n’y a guère d’autre choix.

Ceux qui sont proposés par la gauche de la gauche – protectionnisme, dévaluation – reviennent à faire de l’inflation et à baisser le pouvoir d’achat. En pratique, un retour de l’inflation conduirait dans un premier temps à une baisse du pouvoir d’achat puis, dans un deuxième temps, au moment de se défaire de cette inflation, à une hausse du chômage, phénomènes qui frapperaient la partie la plus pauvre de la population que la gauche de la gauche prétend défendre.

Nous n’avons donc comme solution que l’austérité en essayant de mieux mesurer les dépenses qui devraient être réduites et en cherchant quelle est la part “d’espoir” qui pourrait la transformer en rigueur... »

6 « Avec des si... »

Christian Saint-Etienne, professeur au Cnam

 

« Si austérité veut dire baisse du déficit, les uns ont raison : le gouvernement Ayrault mène une politique d’austérité.

Si bon gouvernement veut dire retour aux équilibres, les autres ont raison : il n’y a pas de politique d’austérité. A condition de ne pas écraser fiscalement les producteurs. »

7 « On prive les chômeurs de bière »

Elisabeth Cudeville, maître de conférences à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne

 

« Il n’y a aucun doute sur le fait que le gouvernement poursuive une politique d’austérité, cela ne fait pas débat parmi les économistes.

En décidant d’adopter le traité budgétaire européen, le gouvernement s’engage à ramener le déficit budgétaire à 3% du PIB en 2013, ce qui correspond à une réduction drastique des dépenses et/ou une forte hausse des impôts.

Ce faisant, il va peser à la baisse sur une demande intérieure déjà en repli, ce qui va freiner l’activité. Mécaniquement, les recettes fiscales vont diminuer ce qui va obliger le gouvernement à réduire plus encore les dépenses publiques s’il veut atteindre son objectif, ce qui va réduire plus encore l’activité, le revenu et donc les recettes fiscales, etc. La cible s’éloigne à mesure que l’on cherche à l’atteindre.

On apprend cela dans n’importe quelle université d’économie, en première ou deuxième année.

La vraie question que ce choix pose est de comprendre pourquoi les gouvernements européens ont décidé de jeter leurs manuels d’économie, comme le dit Paul Krugman. [...] Dans ce monde où l’on invoque en permanence les contraintes économiques, on n’écoute plus les prix Nobel d’économie ! Pourquoi ? Pour qui ? Je crois que Stiglitz donne la réponse dans son dernier ouvrage sur la faillite du politique.

Quant à Moscovici, il est dans son rôle. En pleine dégringolade de la cote de confiance du président et du gouvernement, il est évident qu’il ne va pas publiquement annoncer que le gouvernement a décidé de poursuivre une politique d’austérité, alors même que le candidat Hollande s’est fait élire sur le rejet d’une telle politique, expliquant aux Français l’impasse que constituait un tel choix.

Non seulement il fait ce qu’il avait dit qu’il ne ferait pas, mais ne fait pas ce qu’il avait dit qu’il ferait. Il semble en effet que le grand soir fiscal tant attendu, car nécessaire, ne sera pas non plus pour demain.

En attendant, on fait payer les pauvres, comme toujours, en augmentant notamment les taxes sur la bière – pas le bordeaux, le champagne ou le whisky, vous l’aurez noté ! On prive les chômeurs de bière, super ! Vive la justice fiscale ! [...]

Si vous parvenez à trouver un économiste (un vrai, j’exclus les économistes de banques) qui ose dire que le chemin suivi n’est pas celui de l’austérité, je vous offre une bière ! »

8 « Le Petit Larousse est éclairant »

Philippe Askenazy, directeur de recherche au CNRS

 

« Le Petit Larousse est je pense plus éclairant qu’un dictionnaire d’économie : “Politique visant à la diminution des dépenses de consommation, des dépenses budgétaires etc., et au relèvement des recettes.”

Certes la baisse des dépenses de consommation des ménages n’est pas recherchée mais celles de l’Etat oui, et le relèvement des recettes, oui. Donc c’est bien une politique d’austérité.

Pour aller au delà du Petit Larousse, outre ces moyens, l’objectif est également conforme à la définition d’une politique d’austérité qui recherche

  • soit une baisse de l’inflation (ce n’est pas l’objectif ici)
  • soit de réduire les déficits sociaux/publics/extérieurs (c’est bien l’objectif du gouvernement)
  • ou les deux (c’était le cas de la rigueur en 1983).

Mais je pense que les Français n’ont pas grand chose à faire de ces débats sémantiques, eux se débattent avec le chômage, la chute du pouvoir d’achat etc. »

9 « Parlons plutôt d’assainissement »

Christophe Marques, économiste au sein du cabinet Asterès

 

« Qui a raison entre Moscovici et la gauche de la gauche ?

  • La gauche de la gauche car la résorption du déficit aura un coût en terme de croissance ;
  • Moscovici car le terme “assainissement” est plus juste que le terme “austérité” [...] »
10 « Redonner confiance »

Edwin Le Héron, maître de conférences à Sciences Po Bordeaux

 

« Les deux ont raison : -)

Indéniablement, le gouvernement mène une politique d’austérité par l’Etat, puisqu’il réduit de 30 milliards les dépenses (20 de plus en impôts et 10 de moins en dépenses) alors que si ces 30 milliards avaient été financés par endettement – donc création monétaire – cela aurait été du plus dans l’économie.

30 milliards en moins, c’est très significatif, et c’est donc bien de l’austérité, même si cela n’a pas la violence des autres pays du sud (Italie, Espagne, Portugal).

Par contre, si l’on raisonne au niveau global de l’économie, il faut relativiser et il me semble que l’impact final sera faible et sans doute meilleur qu’une relance “à la Mélenchon”.

En effet, nous sommes aujourd’hui du bon côté de la force au niveau de la dette [...] Notre dette à court terme est émise à taux négatif et la dette à long terme à 2%, alors que notre endettement moyen est autour de 3,5 % donc nous faisons de très grosses économies sur les intérêts de notre dette aujourd’hui.

Une annonce d’un plan de relance et donc l’abandon de la parole donnée de la France nous exclurait du Pacte budgétaire donc d’un accès possible au MES et au rachat par la BCE de notre dette. Cela serait un peu la mort du MES car la garantie de la France est la seconde derrière l’Allemagne.

Ainsi cette annonce de non austérité se traduirait immédiatement par une nouvelle crise de la dette souveraine européenne [...].

Si la dette de la France passait à 4% – et je ne parle pas d’une dette à l’espagnole ou à l’italienne à 6,5% – ces 2% supplémentaires feraient plus de 30 milliards par an d’intérêt. [...] Ainsi nous reperdrions immédiatement les 30 milliards annoncés en seuls intérêts. Comme notre dette est de plus détenue à l’étranger à 65%, l’essentiel de ces intérêts ne seraient pas investis ou dépensés en France, ce serait une sortie de capitaux et en rien une relance [...].

Aujourd’hui la crise est essentiellement une crise de confiance et, bizarrement, annoncer le remboursement de notre dette est de nature à redonner confiance et non l’inverse [...].

En conclusion, il me semble que la politique d’Ayrault – qui est une promesse de Hollande et donc en rien une trahison (les 3% en 2013 et l’équilibre en 2017) – est la seule possible pour redonner confiance, retrouver des marges de manœuvre plus tard, continuer à engranger les économies d’intérêt (difficile de communiquer sur ce point car c’est au détriment de l’Espagne et de l’Italie) et donc, selon moi, la seule politique à moyen terme pour retrouver de la croissance [...].

La politique prônée par la gauche de la gauche serait à court terme guère efficace et catastrophique en terme de croissance à moyen terme. Car l’absence de confiance bloque tout mécanisme multiplicateur de la dépense aujourd’hui. »

Bilan

Pascal Combemale préfère parler de « politique procyclique » et Christophe Marques de « politique d’assainissement ». Christian Saint-Etienne, en refusant de choisir, a quant à lui trouvé une occasion de renforcer sa réputation d’équilibriste centriste.

Reste que pour la majorité des membres de notre échantillon, le gouvernement Ayrault mène indiscutablement une politique d’austérité.

Deux d’entre eux (Jean-Marc Daniel et Edwin Le Héron) estiment d’ailleurs que les choix faits par le gouvernement sont les seuls qui pouvaient l’être. Mais c’est un autre débat.

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 16:01

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 07.10.2012 à 20h02 • Mis à jour le 08.10.2012 à 09h34

 

Manifestants à Madrid, le 7 octobre.

Quelques milliers de manifestants ont défilé, dimanche 7 octobre, à Madrid, à l'appel des syndicats espagnols, qui organisaient une nouvelle journée contre la politique de rigueur menée par le gouvernement de droite, au moment où le pays cherche à éviter un sauvetage international de son économie.
 

"Plus de chômage, plus de coupes, moins de protection. Ils veulent ruiner le pays, il faut l'empêcher", proclamait une grande banderole en tête du cortège, mené par les leaders syndicaux qu'avaient rejoint des représentants des partis de gauche, dont le parti socialiste.

Dans la foule, parmi les drapeaux rouges et blancs des syndicats, émergeaient les petites pancartes avec le mot "NO" illustré d'une paire de ciseaux, symbole des coupes budgétaires qui étranglent une large partie de la population pendant que le chômage ne cesse de grimper, à 24,63 % des actifs. 

Dans le cortège aussi, des jeunes avec une pancarte "J'ai un emploi poubelle" : ils sont parmi les premières victimes de la crise, avec un chômage à plus de 53 % chez les moins de 25 ans. "La situation des jeunes en Espagne est terrible, pour une seule raison: ici il n'y a aucun avenir pour nous, nous sommes obligés d'émigrer, de quitter l'Espagne pour trouver du travail", explique Alex Martin, 27 ans, reponsable de la jeunesse du syndicat UGT.

 

 LE DÉFICIT POURRAIT DÉRAPER JUSQU'À 7,4 % DU PIB EN 2012

Les grands syndicats espagnols, UGT et CCOO, avaient appelé ce dimanche à des manifestations dans 57 villes, comme ils le font régulièrement depuis l'hiver dernier, mobilisant à des degrés divers selon les dates. Ils envisagent à présent une journée de grève générale pour le 14 novembre, qui pourrait coïncider avec une action semblable au Portugal.

Le gouvernement de Mariano Rajoy, pressé par ses partenaires européens de réduire le déficit public du pays à 6,3 % du PIB cette année, 4,5 % en 2013 puis 2,8 % en 2014, est engagé dans une politique d'une rigueur draconienne, prévoyant 150 milliards d'euros d'économies au total sur trois ans. Parmi les dernières mesures annoncées, certaines touchent de plein fouet l'ensemble de la population, comme la hausse de la TVA depuis le 1er septembre.

Mais alors que le pays est retombé en récession, avec un recul du PIB de 1,5% prévu en 2012, ces économies pourraient ne pas suffire à redresser les comptes : la dette publique gonfle et devrait atteindre 85,3 % du PIB à la fin de cette année, le déficit pourrait déraper jusqu'à 7,4 % du PIB.

Dans ce contexte, le gouvernement cherche à éviter un plan de sauvetage global pour son économie, aux lourdes répercussions sociales et politiques, profitant depuis quelques semaines d'une accalmie sur les marchés qui permettent au pays de se financer à des taux acceptables.

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Espagne
commenter cet article
8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 15:02

Par Okeanos, le 8 octobre 2012 - 11:26

 

Angela Merkel rend visite à A. Samaras et au président Papoulias demain mardi 9 octobre 2012. Pour l’occasion, Athènes sera très fortement sécurisée et La police à annoncé que les manifestations et les rassemblements publics seraient interdits demain entre 9h et 22h dans le centre d’Athènes.

Cf l’annonce officielle (traduction google) :

(Post étrangères) – COMMUNIQUE DE PRESSE-GADA sur l’interdiction des réunions publiques en plein air LA ROUTE DANS LA VILLE D’ATHENES 09/10/2012.

08/10/201213:59
GADA
Athènes, Octobre 8, 2012 
COMMUNIQUÉ DE PRESSE 
Par décision du directeur général de la police Attique interdite pour des raisons de sécurité publique et de la non-interruption de vie socio-économique de la capitale, dans la période du 09.00 heures Mardi 09 Octobre 2012 jusqu’à 22.00 heures de la même, tout public extérieur rallye ou mars dans la ville d’Athènes entouré par les rues – Avenue: B. Sagesse (à partir de sa jonction avec l’Académie) – Académie – Kanaris droit – puis le patriarche Joachim – Maraslis gauche – droite Dinokratous – Aristodemou gauche – droite Athéniens Teen – Puis Koniari – Feutre droite – gauche Soutsou D. – Panormos – puis à gauche Avenue – droit Katehaki – Capitaine gauche Chrona – Vlahakis droite – gauche – droite Mesogeion Michalakopoulou – Dennis gauche à droite Aiginitou – Potamianou Elias – puis Ionos Dragoumi – Gauche B. Alexander – droit Efroniou – Sp gauche Mercouri – Eftichidou droite – Place Plastira – droit d’Archimède – M. Mousourou droit – droit Ardittou – Olga B. gauche (jusqu’à la jonction avec Amalia Nord), ainsi que sur une partie de ces routes sont les limites de cette région, dans le cadre de l’Attiki Odos aéroport international d’Athènes « Eleftherios Venizelos « à la plaque tournante de l’Hymette régional Katehaki Ave, Section Katehaki Avenue sortie des Hymette régionaux jusqu’à sa jonction avec la Mesogion et en profondeur cent plage -100 – mètres, des deux côtés desdites sections ponts, ainsi que sur les échangeurs, carrefours, qui existent le long de ces plus large, et de la Direction locale de la police domaine de compétence de l’aéroport d’Athènes – route (L. Katehaki Attiki Odos).

Les manifestations et rassemblements publics seront interdits dans la zone de déplacement d’A. Merkel :

< La zone rouge (de sécurité) du centre d'Athènes (les points rouges représentes  les unités de la police anti-émeute) :

 

 

Voici le résumé des mesures de sécurité prévues pour la visite de Mme Merkel à Athènes (tel que décrit dans les médias traditionnrels) :

1. L’ensemble des forces de police de l’Attique sera en service, avec des renforts venus des provinces, pour un total d’environ 5500 policiers ;

2. Important dispositif de sécurité à l’aéroport d’Athènes, près de l’hôtel où la délégation allemande séjournera, autour de l’ambassade d’Allemagne, de l’institut Goethe, etc ;

3. Forte présence policière anti-émeute sur la place Syntagma, des clôtures en plexiglas sur la route devant le Parlement et des barrières de contrôle des foules devant le parlement ;

4. Quatre canons à eau prêts à intervenir ;

5.  Les policiers à moto et d’autres unités d’élite prêts à intervenir ;

6. Possibilité d’effectuer des détentions préventives.

source :  rbnews international

Selon iefimerida.gr, la liste des forces de police est plus importante.

Le total des forces de police sera de 10.000 hommes  :

  • 7.000 policiers ;
  • 22 pelotons de police anti-émeute à Athènes et 10 venus de province ;
  • 1.000 hommes de l’Ekam (unité anti-terroriste) et des tireurs d’élite ;
  • 3 véhicules spéciaux incendie de la police ;
  • 3 hélicoptères ;
  • 5 canons à eau ;

PS : une -bonne- question soulevée par plusieurs utilisateurs  sur twitter : « Qui va payer ? ». « Nous, les contribuables » semble être la bonne réponse…

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Grèce
commenter cet article
8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 14:58

 

 

Dans le mystérieux labyrinthe des décisions européennes, une entité joue un rôle crucial. Il s’agit de la Troïka composée de la Commission Européenne (CE), la Banque Centrale Européenne (BCE) et le Fonds Monétaire International (FMI). Trois séries de fonctionnaires de haut niveau imposent au jour le jour à la Grèce les conditions du programme d’austérité hellénique. Ce lundi, ils atterriront à Athènes pour une nouvelle semaine d’examen des progrès du pays sur la voie de l’austérité. Leur rapport est attendu pour la fin octobre. Il pourrait être crucial pour l’avenir de la Grèce. Une tranche de 32 milliards d'euros devrait être débloquée en novembre.

 

A qui la Troïka rend-elle compte?

Chacun de ces groupes d’experts fait rapport à ses propres autorités. Toutefois, il n’existe pas d’entité politique commune qui assure une supervision permanente de ces négociations. La CE, la BCE et le FMI n’ont en effet pas jugé nécessaire d’assortir le rôle de la troïka d’une structure politique. Le FMI qui est à la fois le moins implique et le plus expérimenté dans ces matières. Il se montre aussi le plus inflexible sur les conditions d’une prochain avance de fonds. Le résultat est une lutte interne qui transparait de manière de plus en claire.

L’Europe a manqué de courage et de responsabilité en demandant au FMI de venir a son « secours ». Elle en paie maintenant le prix, sonnant et trébuchant, car le FMI a besoin de l’accord du monde entier et pas seulement des Européens. C’est une tutelle de l’Europe qui se pratique ici.

 

Faut-il donner du temps à la Grèce ?

Matthieu Pigasse (le patron de Lazard) qui est un des conseillers de cette négociation, demande « plus de temps…et une restructuration de la dette détenue par le secteur public ». Jusqu'à présent, seul le secteur privé s’est saigné d’une perte de 75% alors que le secteur public est intact, alors qu’il est coupable « par omission » de l’ampleur de cette crise. C’est ce que la chancelière allemande appelle un « partage des sacrifices » !

Dans l’ensemble des mesures du plan d’austérité grec, certaines sont « faciles à remettre en place ». Supprimer des postes de fonctionnaires, réduire les rémunérations du secteur public et privé, et réduire les pensions. Mais la solution de facilité n’est pas la seule ni la meilleure.

Que ce soit l’Eglise, l’armée ou les grandes entreprises, leur mise au pas est infiniment plus difficile à mettre en application. Ces « intérêts »  disposent de moyens de se soustraire à des mesures qui ne les concernent pas. Pour y arriver, il faut du temps.

Il faut également des délais pour percevoir les impôts dus par ces derniers, tous gros propriétaires d’actifs immobiliers et mobiliers en Grèce. De surcroit, le paiement des impôts est retarde par l’incertitude du maintien de la Grèce dans l’Euro.

La négociation de délais et un affinement des efforts demandés au pays impliquent une série de décisions qui se prennent dans le cadre même des négociations de la Troïka.

 

Un climat de méfiance

Une des dernière mesures qui a été demandée par la Troïka est que les Grecs travaillent six jours semaine et disposent d’un « repos » quotidien de 11 heures par jour, alors que le chômage est de 24% !!!

Dans ce contexte, la négociation se déroule dans un climat déplorable, et le gouvernement grec ne sait plus où donner de la tête face à cette hydre à trois têtes qui tire la Grèce dans des directions différentes.

La méfiance règne à tous les niveaux. Angela Merkel parviendra-t-elle à se rendre compte de la situation lors de son premier voyage à Athènes ce mardi, où elle risque d’être reçue « chaudement ».

 

Une démarche mécanique

La démarche de la troïka est évidemment technocratique. On ne peut pas le reprocher aux individus. Ils ont des objectifs et doivent les réaliser. Le problème est systémique.

Pour la premier fois depuis 2002, la Grèce aura un surplus de son déficit primaire (avant charges financières) de 1,1% en 2013. Mais elle a perdu le quart de son produit intérieur brut depuis 2010. Un déficit de 4,2% pourrait être réalisé en 2013.

Au moment où la récession plane à travers l’Europe, il est important qu’aucune mesure ne perde de vue le fait que l’appauvrissement massif des consommateurs grecs est un tourbillon qui pourrait engloutir le pays.

La Troïka a un rôle mécanique : faire baisser le déficit budgétaire et l’endettement et n’est pas politiquement encadrée. Cela pourrait conduire à la faillite d’un pays qui ne mérite « ni cet excès d’honneur, ni cette indignité » ?

Les déclarations du week-end, de Christine Lagarde(FMI) à Olli Ren (CE) se veulent encourageants. Réponse a la fin du mois.

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Grèce
commenter cet article

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22