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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 17:39

 

Faire la fête pour montrer que l’écologie ne doit pas être associée au pessimisme et à la morosité, tel est le créneau de la GreenPride, dont la deuxième édition aura lieu samedi 6 et dimanche 7 octobre à Paris.

 

Santé vous bien !

La première édition de la Greenpride parisienne a vu le jour en octobre 2011. "Cet événement est né de la rencontre avec Malissa Phitthayaphone", raconte l'une des organisatrices, Elise Vertier : "ce fut un véritable coup de foudre militant ! Nous avions la même manière d'aborder l'action associative : s'amuser tout en menant des campagnes de sensibilisation sur des sujets sérieux, parfois graves". Les deux jeunes femmes n'ont pas envie de moraliser et veulent sortir des codes attendus de l'écologie.

Leur idée ? Elargir le cercle de convaincus et rencontrer plus de jeunes dans les opérations mises en place, comme l'explique clairement la vidéo suivante :

 

 

Le collectif Appel de la jeunesse, qui porte l'événement, a vu le jour suite au décès du cancer d'un étudiant dans une école d'ostéopathie en 2009. "Ses camarades se sont intéressés à la question du cancer et des épidémies chroniques émergentes. Ils ont découverts que deux tiers de ces maladies sont évitables puisqu'elles sont liées à la pollution de notre environnement et à nos modes de vie", explique Elise Vertier. Avec cet appel, les étudiants souhaitent interpeler les responsables politiques et les inciter à prendre des décisions plus audacieuses en termes de santé publique.

Cette année, la Greenpride attire donc l'attention sur les impacts de notre environnement sur la santé et insiste sur le rôle des Perturbateurs Endocriniens (PE), ces substances chimiques (phtalatesBisphenol A, mercure, pesticides, parabène, etc.) qui interférent avec le fonctionnement hormonal normal des êtres vivants.

Blanche Neige et les PE

Ce qui vous attend

Côté programmation, les animations proposées ne manquent pas : concert Pop-Rock au Divan du monde samedi 6 octobre, grand brunch bio et ateliers dimanche matin, défilés et village de super-héros l'après-midi. Un cycle de conférences ouvert à tous sera même organisé dès le 25 octobre dans les grandes écoles et universités franciliennes.

Les organisateurs attendent plus de 1000 personnes lors de ce week-end. Si l'événement rencontre le succès espéré, les organisatrices aimeraient reproduire la Greenpride ailleurs "et notamment à Bruxelles pour que relier les structures qui œuvrent pour le changement à l'échelle européenne" précise Elise Vertier, enthousiaste.  "Le message que nous véhiculons reçoit de plus en plus d'échos favorables et les nouvelles générations s'approprient ces sujets. C'est très enthousiasmant de se dire que de nouveaux modèles responsables sont à inventer ou à mettre en place ! Il y a beaucoup à faire !"

Une ambition qui devrait être facilement réalisable, vu l'ensemble des partenaires de l'événement, dont neuf soutiens financiers parmi lesquels se trouvent la fondation Charles Léopold Meyer (qui a financé une partie de l'étude sur les OGM publiée le 20 septembre dernier), mais aussi l'ADEME, la Région Île de France, la Fondation Lea Nature, la fondation de France et quatre entreprises (My biotiful bag, les 2 vaches, Generali et Sevene Pharma).

N'hésitez donc pas à aller rejoindre les biomans ce week-end, les héros du quotidien sont absolument nécessaires !

 

 

++ Le site web www.greenpride.me et le fil twitter : @appeljeunesse

 

Anne-Sophie Novel / @SoAnn sur twitter

 

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 17:35

 

La spéculation fait de la résistance

 

AFP PHOTO / Bay ISMOYO

 

On citait en exemple les Etats-Unis comme le pays en pointe dans la lutte contre la spéculation sur les matières premières grâce à leur loi Dodd-Frank votée en 2010. Le régulateur américain, la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), avait prévu d’imposer, le 12 octobre, des limites de position sur 28 produits comme le maïs, le soja, le coton, le fuel, le cacao ou le platine, afin d’empêcher que l’excès d’achats ou de ventes – autrement dit, la spéculation – ne provoque une volatilité des cours.

Saisi par deux lobbys d’acteurs (Goldman Sachs, JPMorgan Chase, Barclays) sur le marché de dérivés, Securities Industry and Financial Markets Association (SIFMA) et International Swaps and Derivatives Association (ISDA), un juge fédéral de Washington, Robert Wilkins, a estimé le 28 septembre qu’en installant des limites de position, la CFTC n’avait pas apporté la preuve que celles-ci correspondaient au vœu du législateur. La CFTC étudie le moyen d’appliquer malgré tout un système limitant la spéculation.

Cette victoire des négociants et des banques confirment que le monde de la finance s’évertue à faire sauter par tous les moyens les contraintes de la loi Dodd-Frank. En ce qui concerne les matières premières, il est évident que la réduction de la volatilité profiterait aux agriculteurs, aux industriels et aux consommateurs, mais qu’elle rognerait les gains des 85 négociants dans le domaine énergétique, des 12 négociants en métaux et des 84 négociants de produits agricoles qui font l’essentiel de leurs gains grâce aux mouvements de yoyo des cours.

A noter que les républicains sont hostiles à la régulation et les démocrates favorables, ce qui politise le débat à outrance. De ce point de vue, l’Europe est plus unie et Michel Barnier, commissaire européen au commerce intérieur, qui prépare une réglementation comparable, aura moins de mal à la faire appliquer…lorsqu’elle sera publiée.

Alain Faujas

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 17:24

 

Le Monde.fr | 04.10.2012 à 11h47 • Mis à jour le 04.10.2012 à 13h07

 

 

Plantation de canne à sucre servant à produire de l'éthanol, au Brésil.

 

La superficie totale des terres agricoles acquises depuis dix ans au gré d'investissements internationaux permettrait de nourrir un milliard d'humains, autant que de personnes souffrant de la faim dans le monde, assure l'organisation Oxfam dans un rapport publié jeudi 4 octobre.

L'ONG s'alarme du risque de nouvelle flambée des accaparements de terres du Sud par des investisseurs de pays développés. Des acquisitions largement destinées à produire du carburant, alors même que les pénuries alimentaires menacent.

 

 TROIS FOIS LA FRANCE

Entre 2000 et 2010, les investissements étrangers dans des terres agricoles ont atteint une surface totale équivalent à trois fois la taille de la France. Or 60% de ces transactions ont eu lieu dans des régions "gravement touchées par le problème de la faim" et "plus des deux tiers étaient destinées à des cultures pouvant servir à la production d'agrocarburants comme le soja, la canne à sucre, l'huile de palme ou le jatropha", souligne l'organisation, dans ce rapport intitulé "Notre Terre, notre Vie".

 

Une plantation d'huile de palme en Côte d'Ivoire.

 

Le phénomène atteint de telles proportions que dans les pays pauvres, "une superficie équivalant à celle de Paris est vendue à des investisseurs étrangers toutes les 10 heures", selon l'ONG. Ainsi, au Liberia, sorti en 2003 de plus de vingt ans ans de guerre, "30 % du territoire national a fait l'objet de transactions foncières en seulement cinq ans" et au Cambodge, les ONG estiment que "56 à 63% des terres arables ont été cédées à des intérêts privés".

Lire : La course aux terres ne profite pas aux pays du Sud

L'accaparement de terres a été dopé par la flambée des cours des matières premières agricoles au point que "les transactions foncières ont triplé lors de la crise des prix alimentaires en 2008 et 2009", note encore Oxfam. Le prix du blé avait atteint un record absolu à ce jour le 9 mars 2008, cotant à 295 euros la tonne sur le marché européen (contre 257 euros mercredi 3 octobre, un niveau encore très élevé).

Lire : La spéculation coupable de la flambée des prix des aliments ?

Après la nouvelle flambée des cours en août et les perspectives déficitaires en céréales pour l'année, Oxfam réclame des "mesures urgentes pour désamorcer la menace d'une nouvelle vague d'accaparements de terres".

L'organisation demande notamment à la Banque mondiale d'appliquer "un gel pour six mois de ses investissements dans des terres agricoles" des pays en développement, le temps d'adopter "des mesures d'encadrement plus rigoureuses pour prévenir l'accaparement des terres".

 

Plantation de canne à sucre destiné à produire de l'éthanol, à Piracicaba, au Brésil.

 

Pour Jeremy Hobbs, directeur général d'Oxfam, "la Banque mondiale est la mieux placée pour éviter que ce phénomène ne devienne l'un des plus grands scandales du XXIe siècle". L'institution de Washington joue un double rôle de conseiller auprès des pays en développement et d'investisseur foncier, dont les prises de participation dans l'agriculture ont augmenté de 200% ces dix dernières années.

 

 AMÉLIORER LA TRANSPARENCE

Selon Oxfam, "depuis 2008, 21 plaintes ont été officiellement déposées par des communautés estimant que des projets de la Banque mondiale violaient leurs droits fonciers". L'ONG souhaite qu'à l'occasion de son assemblée annuelle, à Tokyo, du 12 au 14 octobre, la Banque mondiale "envoie aux investisseurs du monde entier un signal fort selon lequel ils doivent mettre fin à l'accaparement des terres" et veille à améliorer la transparence des transactions foncières, en accord avec les communautés concernées.

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 17:18

 

 

LE MONDE | 05.10.2012 à 10h30 • Mis à jour le 05.10.2012 à 11h29

Par Grégoire Allix

 
Un mobile peut renfermer jusqu'à 40 éléments contenant des métaux lourds et des polluants organiques persistants.

Quand nous utilisons nos téléphones mobiles, nous nous collons au visage un concentré de poisons : plomb, brome, chlore, mercure, cadmium... "Chaque téléphone testé contient au moins un de ces produits toxiques dangereux", constate l'Ecology Center. Cette organisation écologiste américaine vient de publier, mercredi 3 octobre, les résultats d'une vaste étude de toxicologie menée sur 36 modèles de téléphones portables mis sur le marché depuis cinq ans par dix constructeurs.

Un mobile peut renfermer jusqu'à 40 éléments contenant des métaux lourds et des polluants organiques persistants. Armés de pinces, de ciseaux et de tournevis, les chercheurs de l'Ecology Center ont intégralement démonté les appareils pour soumettre tous leurs composants – processeur, circuits imprimés, écran, boutons, batteries... – à une analyse par fluorescence de rayons X. Plus de mille échantillons ont été passés au crible, à la recherche de 35 éléments ou substances chimiques.

"La conclusion est que les téléphones mobiles sont toxiques et pleins de produits chimiques à risques, mais qu'ils s'améliorent", résume Jeff Gearhart, directeur de recherches à l'Ecology Center, qui souligne que "même les meilleurs téléphones de notre étude sont porteurs d'un danger chimique".

 

POLLUANTS DANS L'AIR

Les meilleurs ? Le trio de tête est formé du Motorola Citrus, de l'iPhone 4S d'Apple et du LG Remarq. L'iPhone 5, dernier-né de la marque à la pomme, est cinquième, tandis que son grand rival, le Samsung Galaxy S III, est en 9e position. Apple enregistre ainsi un net progrès de génération en génération : l'iPhone 2G, premier de la série apparu en 2007, est de loin le plus toxique des 36 modèles.

"Les préoccupations des consommateurs amènent les fabricants à dessiner et produire des produits plus sains", estime M. Gearhart, qui se félicite aussi du renforcement des réglementations et des contrôles, notamment en Europe et en Asie. Même avec un forfait illimité, le risque d'ingérer les produits toxiques contenus dans un mobile reste limité, bien que l'usure des composants puisse rendre ces poisons volatils.

Mais ces substances peuvent entraîner des pollutions à chaque étape du cycle de vie du téléphone. Leur extraction suscite des dégradations de l'environnement, parfois des conflits. Les employés des constructeurs sont exposés aux poisons lors du processus de fabrication. Et, surtout, les téléphones rejettent encore trop souvent leurs polluants dans l'air, les sols et les nappes phréatiques une fois jetés à la poubelle.

Une grande partie des téléphones usagés finissent dans des décharges ou sont exportés vers des sites de recyclage informel en Asie. "Ces produits chimiques, qui entraînent des malformations congénitales, des difficultés d'apprentissage et d'autres graves problèmes de santé, ont été retrouvés dans le sol à des niveaux dix à cent fois supérieurs à la normale sur des sites de recyclage en Chine", rappelle Jeff Gearhart.

L'Ecology Center appelle donc à un meilleur encadrement national et international de la gestion des déchets électroniques.

Grégoire Allix

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 17:13

 

 

Amis des bêtes, apprenez-le si vous ne le savez déjà : l'engouement actuel pour les animaux de compagnie exotiques - lézards, serpents, suricates ou petits singes - est mauvais pour eux, mauvais pour l'environnement, mauvais pour la santé. Telle est, en substance, la teneur du rapport que la coalition internationale ENDCAP, spécialisée dans la protection des animaux sauvages en captivité, a déposé, mercredi 3 octobre,  sur le bureau du Parlement européen.

 

Commerce de perroquets.

Intitulé "Animaux sauvages dans l'Union européenne", ce document d'une vingtaine de pages donne un aperçu de la vitalité de ce commerce - légal ou non –, et du nombre ahurissant d'animaux exotiques détenus dans les foyers européens. Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO),  plus de 1,5 milliard de poissons d'ornement sont ainsi exportées chaque année de plus de 100 pays,  l'Union européenne constituant pour eux une porte d'entrée majeure. Dans le seul Royaume-Uni,  245 millions de ces poissons ont été importés entre 2006 et 2011, soit une moyenne de plus de 40 millions de poissons (pour combien d'aquariums ?) par an.

Si les poissons ne posent guère de problèmes à leurs propriétaires (c'est aussi pour cela qu'ils sont si nombreux), il en va autrement des reptiles, serpents, oiseaux ou singes exotiques. Souvent imprévisibles, parfois dangereux pour ceux qui les hébergent, ces animaux ne sont pas toujours adaptés à la vie en captivité. Et moins encore si l'on s'en occupe mal - ce qui est assez courant.  Nécessitant des soins spécifiques et devenant trop difficiles à gérer, ils sont alors purement et simplement abandonnés, chahutant au passage  l'environnement local en entrant en concurrence avec les espèces indigènes. A moins qu'ils ne meurent prématurément en captivité, ce qui a le mérite de résoudre le problème.

C'est notamment le cas des reptiles, particulièrement sensibles au stress de la captivité. Selon le rapport de ENDCAP, 90 % de ceux qui sont capturés pour l'exportation ne survivent pas à leur première année de prison, alors que leur durée de vie dans la nature s'étend de 8 à ... 120 ans (pour certaines tortues).

Qu'importent ces arguments, diront certains, il ne s'agit que d'animaux. Mais Daniel Turner, co-auteur du rapport et porte-parole de ENDCAP, aborde un autre problème, qui nous concerne cette fois directement :

"Le commerce de ces espèces ne menace pas seulement la biodiversité et l'écologie locale. De nombreux experts en conviennent, il représente aussi un risque croissant pour la santé des citoyens européens", rappelle-t-il.

Si la majorité des poissons, grenouilles, tortues, mammifères et oiseaux exotiques  importés dans l'Union européenne en tant qu’animaux de compagnie sont commercialisés légalement, on estime que 25 % d’entre eux proviennent d’un trafic illégal. Outre que celui-ci compromet gravement la survie dans leur milieu de certaines espèces,  ces animaux capturés dans la nature peuvent véhiculer des agents pathogènes potentiellement infectieux pour l'homme. Appelées "zoonoses", ces maladies transmises de l’animal à l’homme constituent plus de 60 % de toutes les maladies humaines infectieuses. Et 75 % des maladies émergentes.

Des exemples ? Il en existe à foison, en provenance de toutes les familles d’animaux. "La grippe aviaire et la psittacose à partir des oiseaux. La salmonellose à partir des amphibiens, des reptiles et des oiseaux. L'hépatite A, la tuberculose, la variole du singe et l’herpès virus B à partir des primates", énumère Daniel Turner. Dans les années 1960 et 1970, 280 000 cas annuels de salmonellose ont ainsi été enregistrés aux Etats-Unis, chez des enfants possédant une petite tortue aquatique. Au point que le commerce intérieur des tortues de moins de 10 cm de long y a été interdit en 1975. Avec comme résultat une diminution de 77 % de ces gastro-entérites dans l'année suivante.

Considérant qu'il est du devoir de la Communauté européenne, notamment dans le cadre de sa stratégie sur les espèces exotiques envahissantes, de restreindre ce commerce contre-nature, ENDCAP recommande à la  Commission et aux États membres de "revoir d'urgence les impacts causés par le commerce des animaux de compagnie sauvages en ce qui concerne la biodiversité, les espèces exotiques, la sécurité publique et le bien-être animal". La coalition d'ONG demande également que "des mesures appropriées et immédiates soient prises pour harmoniser la réglementation de protection des animaux dans l'Union européenne". Et que les contrôles à l'importation soient étendus afin d'inclure la certification selon laquelle "la capture, le stockage et l'expédition des animaux sauvages n'entraînent pas de souffrance".

Gare aux dents du singe capucin !

La Commission européenne inscrira-t-elle ce sujet sur son prochain agenda ? Le commerce des animaux exotiques représentant chaque année un marché international de plusieurs milliards d'euros, on se doute que l'affaire ne sera pas simple. En attendant, chacun reste libre d'accueillir dans son foyer un  iguane, un chien de prairie ou un cacatoès plutôt qu'un chien ou un chat. Mais en adoptant, en même temps que ce nouvel arrivant, un comportement responsable.

Catherine Vincent

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 17:06

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 05.10.2012 à 18h39

 
Action de Greenpeace contre les forages en Arctique dans une station essence Shell aux Pays-Bas, le 14 septembre.

La justice néerlandaise a rejeté, vendredi 5 octobre, une plainte en référé du groupe pétrolier Shell, qui désirait empêcher l'ONG Greenpeace de manifester à proximité de ses propriétés. "Les actions futures de Greenpeace contre Shell ne peuvent pas être interdites à l'avance, à condition qu'elles restent dans un cadre déterminé", a indiqué le tribunal d'Amsterdam. Qui a estimé que "des organisations comme Greenpeace sont en principe libres de mener des campagnes et de faire connaître au public leurs opinions".

Shell avait saisi la justice en référé à la suite de manifestations d'activistes de l'organisation non gouvernementale – qui s'étaient mobilisés le 14 septembre contre les forages du groupe pétrolier dans l'Arctique – dans plusieurs propriétés de Shell, dont 72 stations-service. Les militants avaient utilisé des cadenas de bicyclette pour attacher des pompes à essence les unes aux autres. Dix-huit personnes avaient été arrêtées.

Une audience avait eu lieu le 21 septembre devant le tribunal d'Amsterdam pour entendre les arguments de chacun, Shell demandant la mise en place d'une amende de un million d'euros en cas de manifestation. "Le seul fait qu'une action spécifique nuise à la société contre laquelle l'action a été effectuée, dans ce cas Shell, ne la rend pas illégale", a souligné le tribunal, qui a néanmoins limité les actions futures de Greenpeace.

 

 RESTRICTION DES ACTIONS DE L'ONG

Dans les stations-service, l'ONG ne pourra bloquer la prise d'essence pour plus d'une heure et dans des endroits non accessibles au public, comme les bureaux de Shell, les actions ne pourront durer plus de deux heures, sous peine de payer une amende, dont le montant n'a pas été précisé. "La dernière tentative de Shell de réduire ses détracteurs au silence a échoué", a réagi le directeur de Greenpeace, Kumi Naidoo. "Le juge a rejeté la majorité de l'injonction de Shell et a rappelé à la compagnie que la désobéissance civile est un droit dans les démocraties, même quand il y a des conséquences pour les affaires", a-t-il ajouté.

Shell avait annoncé le 17 septembre qu'il repoussait ses forages en Alaska à l'année prochaine en raison d'un problème sur l'un de ses navires équipés d'un système censé éviter tout risque de marée noire. Les compagnies pétrolières internationales multiplient les projets de forage dans l'Arctique, qui recélerait d'immenses ressources en hydrocarbures, au grand dam des défenseurs de l'environnement.

 

Lire l'éclairage : L'Arctique, terre promise pour les compagnies pétrolières ?


 

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 16:57

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 05.10.2012 à 16h17 • Mis à jour le 05.10.2012 à 17h48

 

Les mineurs grévistes, le 5 octobre à Rustenburg.

Le numéro un mondial du platine Amplats a annoncé vendredi 5 octobre le licenciement de 12 000 de ses 28 000 mineurs en grève sauvage du site de Rustenburg, dans le nord de l'Afrique du Sud, alors qu'un homme a été tué jeudi soir dans des affrontements entre la police et les employés.
 

A lire : Un mort dans des affrontements entre mineurs grévistes et policiers


"Environ 12 000 employés ont décidé de ne pas se présenter [devant les conseils de discipline], de ne pas assister aux audiences, et ont donc été licenciés en leur absence", précise un communiqué du groupe. Cette filiale d'Anglo American avait clairement menacé de licencier les grévistes illégaux qui refuseraient de comparaître devant les conseils de discipline. Les conseils de discipline, convoqués depuis mardi, se sont tenus comme prévu, explique Amplats. "Les employés concernés connaîtront aujourd'hui [vendredi] le verdict de leur audience. Ils auront trois jours ouvrables pour faire appel".

L'entreprise, dont tous les puits du bassin de Rustenburg sont bloqués depuis le 12 septembre, avait déjà lancé plusieurs ultimatums à ses employés, les sommant de reprendre le travail sous peine de licenciement. Les ultimatums avaient jusqu'à présent été repoussés à chaque fois.

 

ENVIRON 80 000 MINEURS SONT ACTUELLEMENT EN GRÈVE SAUVAGE

Les grévistes, dont le mouvement ne respecte pas les procédures du droit du travail sud-africain, réclament une augmentation de salaire substantielle à 16 000 rands mensuels (1 450 euros). La "ceinture de platine" de Rustenburg a été touchée par plusieurs grèves sauvages chez les plus gros producteurs mondiaux depuis août, dans la foulée du conflit social sanglant du site de Marikana, exploité par Lonmin, où 46 personnes ont trouvé la mort.

Lonmin a finalement concédé des augmentations de salaires de 11 à 22 % aux grévistes, suscitant l'espoir d'obtenir de substantielles hausses chez les mineurs des autres sites. Environ 80 000 mineurs sont actuellement en grève sauvage en Afrique du Sud, dans les mines de platine et d'or essentiellement.

 


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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 16:52

 

 

Yoani Sanchez, auteure du fameux blog Generacion Y et correspondante du quotidien espagnol El Pais à La Havane, a été arrêtée en province, jeudi 4 octobre, en compagnie de son mari, Reinaldo Escobar, journaliste indépendant.

 

Le couple s’était rendu à Bayamo (est de Cuba), où devait s’ouvrir, ce vendredi, le procès de l’Espagnol Angel Carromero, qui conduisait la voiture dont le crash a tué Oswaldo Paya et un autre dissident cubain, le 22 juillet. Le chauffeur est accusé d’homicide par les autorités.

La version officielle est controversée. Des proches de Paya estiment que le véhicule était harcelé sur la route par des agents de la Sécurité de l'Etat, ce qui aurait provoqué l’accident mortel.

L’interpellation de Yoani Sanchez et de Reinaldo Escobar a été annoncée sur la blogosphère alternative et sur des comptes Twitter. Elle a été confirmée par des blogueurs favorables au pouvoir. Selon ces derniers, le couple d’opposants aurait eu l’intention de monter « un show médiatique » et de perturber le procès de Carromero.

Les proches du couple prétendent qu’ils faisaient simplement leur travail d’information. Selon leur fils, Teo Escobar, l’interpellation a eu lieu à 18 h, heure locale, mais ses parents n’ont pas été autorisés à lui téléphoner avant 3 heures du matin de vendredi. La nouvelle a immédiatement été répercutée par les réseaux sociaux, les téléphones portables et les messageries électroniques, à Cuba et à l’étranger.

Yoani Sanchez est devenue la bête noire du régime, avec les chroniques de la vie quotidienne de son blog Generacion Y, désormais traduit en plusieurs langues. Elle a souvent été pointée du doigt par la propagande officielle comme l’organisatrice d’une nouvelle forme de subversion via Internet. Yoani a demandé récemment la protection de la Commision interaméricaine des droits de l'homme (CIDH).

Les interpellations plus ou moins prolongées, souvent musclées en province, sont le nouveau mode opératoire de la répression contre les opposants et contre la scène alternative. Au mois de septembre, la Commission cubaine pour les droits de l’homme et la réconciliation nationale a enregistré 533 arrestations arbitraires pour raisons politiques, un nombre en hausse.

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 19:17


Le Nouvel Observateur

  Créé le 04-10-2012 à 17h41 - Mis à jour à 17h41

 

ATHENES (AFP) - Quelque centaines d'employés d'un chantier naval dénonçant des impayés de salaire ont envahi la cour du ministère de la Défense grec à Athènes jeudi, tandis que des personnels hospitaliers et des agriculteurs en Crète protestaient aussi contre les mesures d'austérité prévues dans le pays.

Au ministère de la Défense, les forces anti-émeutes ont interpellé de nombreux ouvriers du chantier naval Hellenic Shipyards à Skaramangas dans la banlieue industrielle du Pirée, qui avaient fracturé les barrières d'entrée aux cris de "voleurs, voleurs" pour protester contre des impayés de plusieurs mois.

La police a matraqué des manifestants et tiré des gaz irritants pour les repousser, a indiqué un source policière. Devant le refus des protestataires de quitter les lieux, la police a procédé à leur interpellation en groupe.

Le chef d'Etat-major était auparavant descendu de son bureau pour tenter d'entamer le dialogue, mais avait été accueilli par des huées, montrées par les télévisions.

Le ministre, Panos Panayotopoulos, retenu par une cérémonie officielle, avait pour sa part fait savoir qu'il était prêt à rencontrer une délégation, à condition que les manifestants quittent les lieux.

Les manifestants, dont l'action a aussi brièvement interrompu le trafic routier sur un axe très fréquenté, protestent contre des impayés de plusieurs mois, alors que le chantier Hellenic Shipyards est menacé de faillite.

L'unité, employant plus d'un millier de personnes, avait été vendue en 2010 par son précédent propriétaire, le conglomérat industriel allemand ThyssenKrupp, au groupe Abu Dhabi mar, mais tourne au ralenti depuis des mois, dépendant de contrats de modernisation de l'armée grecque suspendus ou retardés par l'actuelle crise financière frappant le pays.

Les médecins et infirmiers des hôpitaux ont également manifesté jeudi devant le ministère de la Santé à Athènes contre de nouvelles coupes salariales et réductions des dépenses de la santé publique, comprises dans le nouveau train d'économies que la Grèce négocie actuellement avec la troïka de ses créanciers, UE, BCE et FMI. Le système de santé publique, comme le reste du pays, est lourdement endetté en Grèce.

L'adoption prévue du nouveau tour de vis destiné à assainir les finances publiques a fait remonter la tension sociale, tandis que l'UE et le FMI en font dépendre le maintien du pays sous perfusion financière.

Outre Athènes, Héraklion, chef-lieu de l'île de Crète (sud), a aussi été le théâtre d'affrontements jeudi après-midi entre forces anti-émeutes et des centaines d'agriculteurs en colère, qui ont tenté d'entrer sur la piste de l'aéroport de la ville.

Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants qui protestaient contre la baisse de remboursements de TVA et la hausse des cotisations sociales, prévues dans les nouvelles mesures d'austérité.

 

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 19:09

 

Marianne - Mardi 2 Octobre 2012 à 10:50

 

Greek Crisis
Historien et ethnologue, ancien correspondant en France pour la revue grecque Nemecis, Panagiotis... En savoir plus sur cet auteur

 

Malgré la grève générale et l'importante manifestation du 26 septembre, le gouvernement grec a annoncé de nouvelles mesures budgétaires. Elles risquent de toucher directement les personnes handicapées, comme le raconte notre blogueur associé Panagiotis Grigoriou...


(Manifestation à Athènes d'associations de défense d'handicapés, le 27 septembre 2012 - photo du blog Greek Crisis)
(Manifestation à Athènes d'associations de défense d'handicapés, le 27 septembre 2012 - photo du blog Greek Crisis)
Le «mémorandum rend libre» et au rythme où vont les choses, nous finirons vraiment par l'admettre. Déjà, depuis un moment, on se laisse dire que la bancocratie serait aussi l'affaire juteuse d'un si bon plat... partagé entre initiateurs-initiées en excluant tous les autres. Il est évident que dès que l'on saisit l'essence subjective de notre nouveau régime, ses initiateurs sont vite désignés : «créanciers», traders, ou politiciens de l'Europe «d'en haut», comme Mr. Schäuble par exemple.

Sans oublier, et nous ne les oublierons sans doute plus jamais, ces gens bien d'ici et (encore) de maintenant, autrement-dit, appartenant à notre si nombreuse «caste des intouchables» entre Athènes et l'archipel égéen. Sans les nommer, les politiciens issus des rangs du PASOK, ainsi que leurs autres frères Siciliens de la Nouvelle Démocratie, plus certains patrons et entrepreneurs de la saison pluvieuse de la dernière pluie de subventions de l'U.E., par exemple, et des corruptions diverses et variées à n'en plus finir ! Car historiquement, nous peinons à franchir ce dernier (et terriblement court) demi-siècle grec. Nous voilà donc aux temps des haricots ou plutôt à leur fin. Nul besoin d'être un grand épistémologue averti et expérimenté pour reconnaître cette énorme imposture attribuée au destin. Plus précisément, nous avons perdu le destin de notre vie.

Nous remercierons à ce propos et dans l'ordre, l'École de Chicago, ses épigones à Bruxelles, ainsi que la moitié du corps électoral (grec) depuis juin dernier. Tous remerciés pour avoir réussi cette prouesse méta-historique : nous faire revivre Weimar et le gouvernement de Vichy en une seule et unique séquence. Car, si l’histoire doit se répéter sous forme de farce, parions qu’il «n’est plus temps de se lamenter, et agissons», comme on entend dire ici ou là. Facile à exprimer mais plus compliqué à réaliser.

De nouvelles mesures de rigueur

Au lendemain de la manifestation du 26 septembre, on dirait que la capitale avait rapidement retrouvé son habituelle «normalité» : les vendeurs de pacotille à un euro pièce, les mendiants, les cafés du centre fréquentés, plus les imperturbables emplettes des chanceux. Les médias et autres violons sur le pont du navire, s'accordent pour nous enfoncer déjà la tête sous l'eau : «Vous n'étiez pas vraiment si nombreux hier à la manif les gars» et sur ce, le gouvernement s'est vite empressé, marquant une fois de plus l'épiderme du temps et certainement la nôtre, d'annoncer ses nouvelles mesures le soir même de la manifestation.

C'est ainsi que jeudi soir (27/09), la grande nouvelle grecque ne pouvait être que celle-ci : «Les trois partis du gouvernement s'accordent sur des mesures de rigueur». C'est ce que suggère Le Monde, qui révèle que «les trois dirigeants s'étaient déjà réunis plusieurs fois depuis début septembre pour tenter de finaliser cet accord sur des mesures controversées qui prévoient de nouvelles coupes dans les salaires, les retraites et les aides sociales. Le temps presse pour boucler ce plan, car le gouvernement doit présenter lundi son avant-projet de budget pour 2013, incluant une partie des mesures, et l'objectif est d'avoir fait voter les nouvelles mesures au Parlement avant le sommet européen du 18 octobre».

Manifestation d'associations de défense des handicapés

Et la moins grande nouvelle du jour, toujours selon le grand journal : «[C'est qu'au] lendemain de manifestations monstre et d'une grève générale en Grèce, des associations de défense des handicapés sont à leur tour descendues dans les rues pour protester contre les coupes budgétaires prévues par le gouvernement et qui devraient directement les toucher, alors qu'ils reçoivent en moyenne 640 euros par mois».

Sauf que les coupes budgétaires déjà effectuées par les gouvernements du mémorandum, touchent depuis 2010 les handicapés directement et indirectement. Sauf que le reportage du Monde ne rapporte rien de l'essentiel de cette énième matinée athénienne, à savoir l'émotion.

Effectivement, nous étions assez nombreux à les suivre, à les soutenir et à les admirer. Les passants s'arrêtèrent au passage du cortège, à l'exception notable de certains lecteurs du journal des sports. À chacun son match et les pénaltys pour tous, tel est aussi l'état d'une société défaite par deux mémorandum à zéro. Néanmoins, et je retiens surtout cela, ces moments furent beaux et grands, souriants mais graves, aussi, car il n'était pas un seul instant question de compassion, mais seulement de dignité et de lutte : «Nous ne voulons pas mourir, nous ne nous laisserons pas mourir, notre vie a toujours été une lutte, tout est lutte et d'abord la dignité.... Après le carnage déjà perpétué sur nos pensions (sic) et nos retraites, suite au coût des médicaments devenu insupportable, je dois survivre avec 340 euros par mois. Je suis enchainé voyez-vous, mais je reste debout et je marche. Ces gens sont des assassins, la dictature loge dans le Parlement en face, et nous, gens handicapés, nous considérons Schäuble comme un Colonel de ce régime, honte...».

Ils étaient tous là, occupant toute la rue du Stade entre Omonoia et Synagma (Place de la Constitution). Handicapés moteurs, malvoyants, malentendants, gens souffrant de pathologies rares ou chroniques, et dialysés, arrivés devant le Parlement d'une démocratie en dialyse. Et pour l'anecdote, mardi dernier, les employés d'une entreprise sous-traitante de la Régie d'Électricité, techniciens certainement «de spécialité» comme on nous apprend à dire, ont coupé le courant à la clinique de Saronikos (sur l'île d'Égine), pendant que les patients étaient encore sous dialyse. Heureusement que les groupes électrogènes de la clinique ont aussitôt pris le relais. Car l'établissement, privé du remboursement des soins depuis plusieurs mois par les Caisses de Sécurité Sociale, n'a pas pu à son tour, honorer ses factures électricité.

Ces Caisses, dont une bonne partie des avoirs, ont été «tondus» sur ordre de la Banque de Grèce, c'est-à-dire raflés par les «marchés», à l'occasion rêvée de la «restructuration financière» — le fameux PSI au printemps 2012— sur certains portefeuilles de la dette grecque. C'est peut-être la raison pour laquelle au passage de la manifestation, les portes de la Banque de Grèce se sont vite fermées, laissant certains clients dehors et stupéfaits : «Veuillez patientez un peu s'il vous plaît, la Banque rouvrira les portes de ses agences dans une petite heure Madame».

Le reportage du Monde, n'a pas non plus montré notre chien (vraisemblablement) Loukanikos, réapparu place Syntagma au moment où le haut du cortège se positionna devant le barrage policier, ce grand et omniprésent protecteur de notre Parlement depuis 2010. Il n'a pas non plus informé ses lecteurs jusqu'au bout, car peu après midi, les policiers ont chargé à coups de matraques des groupes de manifestants. Et ce matin (28/09), même sur la chaîne de télévision publique NET, les journalistes n'ont exprimé que de l'écœurement.

La déshumanisation

Quoi dire d'autre, si ce n'est que nous nous déshumanisons ne sachant plus que souhaiter à Mr. Schäuble pour son anniversaire. Il l'a fêté récemment à Berlin bien entouré paraît-il, selon Der Spiegel, aux côtés d'Angela Merkel et de Christine Lagarde, sauf qu'aucune nouvelle n'a filtré de cette réunion sur notre sort donc tout va bien ! Notre presse a également rapporté cet événement heureux sous forme d'un fait divers, c'est son droit diraient certains, ou peut-être bien son devoir. Mais chez d'autres, sa perception change et bien radicalement : c'est vrai que parmi nos handicapés-manifestants, il y a en a qui ont souhaité «la pendaison» disons symbolique du ministre fédéral des Finances. C'est triste, mais il faut dire que dans notre contexte, on s'éloigne facilement et imprudemment de toute critique de la faculté de juger.

Ce vendredi au marché, les dialogues du jour et de la saison n'ont pas cessé : «Nous nous débrouillons mal, notre retraite ne suffit plus, les enfants sont au chômage, il n'y a plus une seule famille sans "chômeur maison" (...) ah oui, je connais aussi le cas d'un casseur agissant de manifestation(s) qui vient d'être accepté au sein la police, donc voyez-vous, ce sont les mêmes (…). Les haricots blancs sont à 3,60 et les pêches de montagne à 1,5, vers 14h les prix baisseront, j'y reviendrai».

Temps des haricots, petites et grandes catastrophes, joies et espoirs. Une petite voiture a pris feu sur la rocade hier, tout comme la cuisine chez les gens d'en face aujourd'hui. Aussitôt, les pompiers sont arrivés sur place et tous les voisins... étaient de la fête, «tout de même, Kyriakos, le pays tourne et tournera dans l'urgence, je ne cesse de te le répéter depuis les élections de juin (…). Madame, vous avez laissé votre friture sans surveillance, même sans trop de dégâts, l'État, c'est-à-dire nous, porterons plainte contre vous, c'est automatique. Au train où vont les choses, vous serez convoquée devant un juge dans cinq ans... N'ayez pas peur, l'essentiel est déjà fait». Au rythme où vont les choses... c'est évident. L'essentiel ?

Les handicapés bientôt victimes des coupes budgétaires ?
Retrouvez d'autres articles de Panagiotis Grigoriou sur son blog.
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Published by democratie-reelle-nimes - dans Grèce
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