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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 21:35

 

http://indigne-e-s.net
24 Octobre                                                                                                                                                                                                                   

                                                                                                                                                                                                                         Dans la nature, les choses ne sont la propriété de personne, La propriété est marquée par l’usage et l’idée de patrimoine n’existe pas. Tout appartient à tout le monde. L’idée des magasins gratuits n’est donc pas un projet charitable ou humanitaire. La gratuité c’est un changement global de notre manière de vivre, une révolution où toutes les dimensions humaines inter-agissent entre elles.


 

La dimension économique

  • favoriser la fluidité et abondance des échanges: échapper à l’illusion de rareté que nous subissons
  • partage des richesses sans spéculation
  • transcender le concept de “TROC” et dépasser cette notion de réciprocité.
  • transcender le concept de “CADEAU”, unidirectionnel et personnalisé.

 

La dimension sociale

  • s’ouvrir à d’autres rapports humains: favoriser la convivialité et les rencontres
  • favoriser l’auto-organisation, la démocratisation de la distribution
  • apprendre à coopérer plutôt que de concurrencer

 

La dimension écologique

  • favoriser la récupération, l’usage durable et la transformation des objets contre le prêt-à-jeter

 

La dimension individuelle

  • changer le monde en nous changeant nous même, en permettant aux autres de s’approprier nos biens.
  • se libérer du matérialisme, de l’attachement aux objets.
  • se libérer de la dépendance de l’argent pour moins “travailler” et vivre plus libres.
  • se libérer de fausses croyances: “tout se paie”, “il faut mériter”.
  • apprendre à donner et apprendre à recevoir: cette philosophie est transversale, elle est applicable dans tous les domaines, pas seulement le matériel.

 

Texte écrit par les Indignés de la Réunion ( Paula Gallego )

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 21:28

 

http://www.pressenza.com/fr/2012/10/violences-policieres-13o-je-pense-donc-je-derange/

 

brigitte cano.DSC_5496

Isabel Garcia | Pressenza

 

Avec l’arrivée de François Hollande au pouvoir, nous pensions que le changement, c’était pour maintenant … C’est ce qu’il avait proclamé à la Bastille dans son discours du 6 mai 2012 par son fameux slogan «le changement commence maintenant ».

Le #13O GLOBAL NOISE est une « casserolade internationale » pour dénoncer la dette illégitime.

Le 13 octobre, les indignés de Paris eux aussi manifestaient, chantant des refrains comme “ils ne nous représentent pas». Le départ a été donné à 14 h non loin de la rue de Thann, près du siège de Goldman Sachs, « le maître du monde des finances ». La pluie incessante n’a pas empêché les indignés de Paris de brandir leur banderole où l’on pouvait lire : «on ne doit rien, on ne paye rien !”

La manifestation était soutenue par différents collectifs (Attac, Csp75, CADTM, Sud BPCE, Réseau international des mouvements Occupy, RDM ils nous ont appelé les indignés etc.) avec un accord commun de manifester sans drapeaux. Les manifestants enthousiastes au départ malgré les encadrements violents des policiers fredonnaient des chansons nouvelles comme : « C’est pas des émigrés, c’est pas des sans-papiers qui sont de trop, mais le racisme que nous ne voulons pas ! La dette, la dette, c’est du racket ! » ou encore “Banquiers voleurs, banquiers en prison”. Sur les pancartes on trouvait des slogans comme: « La règle d’or, c’est la démocratie d’abord ! ».

A chaque arrêt de la marche, la rage populaire s’est fait ressentir. Dans un énorme concert de casseroles. Dans le bruit se mélangeaient le poids du malaise social et la rage face aux abus des financiers du pays, le manque de respect du droit à manifester librement, la quête d’un fonctionnement plus démocratique …

Un partisan de l’extrême droite venu semer le vent de la discorde et de la peur n’a pas eu gain de cause. Il a eu beau essayer, l’enjeu commun était plus fort.

La grande surprise vint à midi, aux alentours du parc Monceau : les fourgons de police et une barricade de CRS encerclaient le périmètre et bloquaient l’entrée principale du parc.

Un autre obstacle est venu de la préfecture : le changement de parcours qui obligeait les manifestants à rallonger la marche de plus d’une heure. Ce qui est incroyable, c’est ce déploiement policier ! Comme s’ils attendaient un attentat terroriste …

Quelle naïveté de penser que sous la présidence socialiste, les méthodes pouvaient être différentes de celles de l’ex-président Sarkozy. Peut-être s’agit-il de démontrer qu’ ils sont meilleurs que ne le fut M. Sarkozy en termes de sécurité ? A un détail près, ils ont l’air d’oublier leurs valeurs et leurs principes : les socialistes sont avant tout un parti de gauche, raison pour laquelle ils occupent aujourd’ hui la Présidence. Mais pourquoi alors vouloir ressembler à un parti de droite appliquant des méthodes d’extrême droite, empêchant les manifestants de sortir et de rentrer de la manifestation pacifique, de distribuer des tracts aux passants, de mettre des déchets dans les poubelles en dehors de la zone encadrée, leur interdisant de sortir pour aller aux toilettes, aller boire de l’eau ou tout simplement de sortir pour rentrer chez soi après un après-midi de pluie continue ?

Une manifestante qui devait quitter la manifestation pour se rendre à son travail n’a pu le faire. “Elle n’avait qu’à pas venir à la manif. Maintenant, elle y reste jusqu’au bout.” se moquait un gendarme mandaté par son chef de service pour ne laisser sortir personne de la manifestation. L’impuissance commençait à se faire sentir dans la foule … Il était prévu sur le parcours de rencontrer quelques militants qui rendaient hommage aux victimes de Fukushima.

« J’ai voulu m’attarder pour prendre une photo de leur banderole et discuter avec eux, j’ai avec peine pu prendre la photo mais il m’a été refusé de pouvoir aller leur parler. J’ai dit à l’un des gendarmes que ses ordres étaient illégaux et qu’il était de son devoir de ne pas y obéir. Il m’a répondu : “Je m’en fous que l’ordre soit illégal, maintenant avance”. » extrait du blog insurgeonsnous.over-blog.com du 14O

A la fin de la marche, une assemblée populaire a eu lieu sur la place Edouard Herriot permettant à tous de s’exprimer.

C’est en fin d’après- midi que les abus des forces de l’ordre se sont amplifiés. La police a donné l’ordre aux manifestants de quitter la place par groupe de dix, escortés comme à l’école primaire jusqu’ au métro.

Lorsque la fin de assemblée populaire a été annoncée sur la place, un appel téléphonique de 3 amis des manifestants, bloqués au métro du coin de la rue a mis en alerte les manifestants restés sur la place. Ces derniers continuaient à échanger quelques paroles … L’incident avec les forces de l’ordre s’est produit au métro.

“Nous avons été saisis de force par des gendarmes, nous étions 3 personnes adultes. Ils voulaient nous reconduire dans le tunnel du métro et ensuite ils nous ont poussés” témoigne l’  une des victimes.

Deux femmes sexagénaires témoins de l’incident étaient bouleversées par une telle violence contre 3 personnes pacifiques. « On croirait revivre les années 40 où on subissait la répression des forces de l’ordre, c’est terrible. Il faut réellement prendre ce genre de situation au sérieux, c’est vraiment grave» s’exclamait l’une d’elles, choquée.

Un agent de presse sur place a demandé des explications au chef de brigade et devant le refus de celui-ci, lui a demandé de s’identifier. Le chef a refusé, en menaçant l’agent de lui confisquer sa caméra s’il continuait de prendre des photos …

C’est dans une totale indifférence que le chef a réitéré ses ordres à ses subordonnés : « Ne laissez passer personne vers la place … »

On parle de dette, on parle d’austérité et lorsque l’on observe cette journée, on se pose beaucoup de questions :

Plus de 10 fourgons de police, un déploiement de plus de 200 hommes armés pour garantir la sécurité d’une manifestation non-violente ? Cela ressemble plutôt à un départ en guerre …

Qui paye tous ces policiers?

Un tel déploiement est-il nécessaire pour assurer la sécurité d’une manifestation habituellement pacifique ?

Toute cette  sécurité pour qui ?  Pas pour les citoyens en tous cas !!

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 19:43

 

 

Rue89 - Sylvain Gouz - Journaliste

Publié le 24/10/2012 à 17h47

 

Sur France Inter, il y a parfois du très bon, souvent du bon mais parfois du moins bon. Ainsi peut-on ne pas apprécier une chronique économique matinale quotidienne, tenue systématiquement par un journaliste des Echos – journal qui n’est pas fondamentalement neutre du point de vue de l’analyse économique. Mais bon, cette chronique se présente, si l’on peut dire, à visage découvert.

Plus inquiétant pour l’impartialité du service public est cette séquence, ce mercredi 24 octobre, au cours du journal de 8 heures, consacrée au débat sur la compétitivité.

Quoi de plus normal que de mettre en exergue ce thème et le rapport Gallois ?

D’autant que Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre, est interrogé sur l’antenne vingt minutes plus tard. Mais surprise, voilà que le présentateur nous assène tout de go que « pour les économistes, le rapport Gallois – qui préconiserait des transferts massifs de charges des entreprises vers les ménages –, c’est la solution ».

On s’attend alors à des interviews croisés ou du moins multiples de différents économistes. Las, en guise d’économistes (au pluriel s’il vous plaît), on entend l’interview d’un seul homme : Denis Ferrand, directeur général de l’Institut COE-Rexecode.

Que nous dit-il ? Rien d’autre que le message répété à satiété par le Medef, à savoir que les entreprises sont pénalisées par les charges sociales, que leurs marges s’en ressentent et qu’elles n’ont plus les moyens d’investir et d’innover.

Mais au fait qu’est ce que cet institut COE-Rexecode qui s’intitule pompeusement sur son site « Centre d’observation économique et de Recherche pour l’Expansion de l’économie et le Développement des Entreprises » ?

L’annexe du Medef

La page d’accueil du dit site nous en dit un peu plus : cet organisme est né de la fusion en 2006 de deux instituts, à savoir Rexecode, qui connu ses heures de gloire à la fin des années 70 et était directement lié au Conseil national du patronat français (CNPF, l’ancêtre du Medef) et le Centre d’observation économique (COE) de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris. Autrement dit, et ce n’est pas lui faire injure que de le rappeler, Coe-Rexecode est une annexe du patronat ou, disons, sa parole économique « experte ».

Et Denis Ferrand, dont la compétence personnelle n’est bien sûr pas en cause, développe l’argumentaire du Medef.

Il a évidemment droit à la parole, mais pas en se présentant –ou en étant présenté– comme représentant « les économistes », pas en avançant masqué. La science économique n’est pas neutre. Comme toutes les sciences humaines, elle est marquée idéologiquement.

Beaucoup, dont Denis Ferrand, peuvent prétendre à la qualification d’« économiste ». Mais nombre de ceux-ci ne partagent pas l’analyse de Ceo-Rexecode sur la compétitivité des entreprises.

On eût aimé les entendre également. C’est un débat important qui va occuper ces prochains jours. Et qui mérite mieux que des petites manipulations comme celle dans laquelle France Inter nous a entraîné, s’est laissé entraîner. A son corps défendant, espérons-le...

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 19:32

 

Rue89 -  L’Hebdo 24/10/2012 à 11h18

                                                                                                                                                                                                               Pollution, maladies, promesses d’emplois non tenues : la population du comté de Susquehanna, en Pennsylvanie, paie le prix de l’exploitation des gaz de schiste.

 

 


L’un des derniers forages à Springville, en Pennsylvanie (Patrick Vallélian/L’Hebdo)

 

(De Susquehanna, Pennsylvanie) Tammy Manning regarde son petit-fils gambader dans le pré, à l’orée des cultures de maïs.

Dans cet Etat de l’Est, les denses forêts succèdent aux champs, aux pâturages et aux fermes qui s’accrochent aux pentes douces des collines. Aucune industrie, aucune usine n’avait défiguré ce paysage façonné par l’économie laitière.

Mais c’était avant que le gaz de schiste ne contamine les esprits. Que les tours de forage n’envahissent les lieux. Que les routes de terre soient prises d’assaut par d’énormes camions-citernes. Que de gigantesques torches n’illuminent jour et nuit les alentours en crachant bruyamment leurs flammes. Que les arbres ne laissent la place à des stations de pompage. Que les pipelines dessinent de grosses saignées dans cet environnement préservé jusque-là. Et que la poussière ne recouvre le tout.

Promesses d’emplois non-tenues

Il est 18 heures et la journée a été belle, reconnaît Tammy, 44 ans, mère de trois enfants et grand-mère de trois petits-enfants.

« Mais là, j’aurais besoin d’une bonne bière », lance-t-elle à Vera Scroggins, une activiste anti-gaz de schiste qui lui rend visite pour faire le point sur ses « problèmes ».


Tammy Manning, habitante de Franklin Forks (Tammy Manning)

Un doux euphémisme pour parler de l’enfer qu’elle vit. Elle qui cumule les ménages chez les particuliers et dans les entreprises pour joindre les deux bouts, alors que son mari vient d’être licencié de son emploi de menuisier.

Histoire de rappeler que le taux de chômage de ce « swing state » (Etat qui hésite entre démocrates et républicains à chaque élection présidentielle), a encore augmenté en août pour rejoindre celui du pays, autour de 8%.

L’enfer de Tammy ne se cache pas derrière ces funestes statistiques. Son enfer, c’est à l’industrie pétrolière qu’elle le doit. A ces compagnies américaines, mais aussi européennes comme Total et Norse Energy, qui trouent le sol de sa région depuis quelques années à la recherche du nouveau miracle économique de l’Oncle Sam : les hydrocarbures non conventionnels, ces fameux gaz et pétrole de schiste dont l’Europe a interdit l’extraction. Provisoirement du moins.

La fracturation hydraulique horizontale ou « fracking » : voilà l’ennemi sournois de l’habitante de Franklin Forks, un petit village perdu dans le comté de Susquehanna et traversé par la route menant à Dimock, le « ground zero » de cette nouvelle industrie qui consiste à injecter sous pression des millions de litres d’eau chargés de produits chimiques dans les entrailles de la terre pour fracturer la roche et en extraire l’or noir.

De cette ruée, de ces promesses d’emplois – non tenues, du moins pour les habitants du coin qui, comme sœur Anne, ne voient pas le boom économique venir et vivent toujours aussi chichement –, Tammy n’en veut pas. Ou plus.

« L’eau est devenue grise »

« Je suis à bout », lâche-t-elle en rappelant que son malheur vient de l’énorme gisement Marcellus qui dormait sous leurs pieds et que les hommes, pour l’argent, ont réveillé.

« L’eau de notre puits, la richesse des gens d’ici, est devenue grise du jour au lendemain. C’était en décembre dernier. Puis un de mes petits-enfants qui vit sous notre toit est tombé malade. »

Ailleurs, les gens se plaignent d’infections pulmonaires, de plaques qui apparaissent sur la peau, de cancers en hausse, de maux de tête permanents, d’asthme...


Ray Kemble montre l’eau qui sort de son robinet, chargée de produits chimiques (Patrick Vallélian/L’Hebdo)

« C’est insupportable », témoigne Rebecca Roter, qui a fui la pollution de New York pour se réfugier dans le village de Brooklyn, à deux pas de Dimock.

« D’autant que du gaz et de la poussière de silice s’en échappent. Aujourd’hui, je dois prendre des médicaments pour respirer normalement. »

Des grosses bulles dans l’eau

Les autorités ont demandé des analyses qui montrent que quelque chose cloche. Les pétroliers, eux, minimisent. Les politiciens ferment les yeux.

Or, pour Vera Scroggins, le coupable est tout trouvé : c’est le méthane qui, libéré par la fracturation hydraulique, remonte sournoisement vers la surface en se faufilant à travers les fissures rocheuses pour atteindre la nappe phréatique, puis l’air libre, tuant parfois des animaux.

Tammy confirme :

« Notre eau sentait mauvais. Puis, on a vu de grosses bulles remonter dans nos tuyaux et à la surface du lac tout proche. »

Mais elle, à la différence de voisins, n’a pas vu son robinet cracher des flammes à cause du méthane :

« Depuis, les autorités nous ont installé un réservoir à côté de la maison. Mais c’est à nous de payer l’eau amenée par camion. »


Vera Scroggins montre le tuyau d’où s’échappe le méthane (Patrick Vallélian/L’Hebdo)

De l’arsenic au radium. Un exemple parmi des centaines dans la région souligne Ray Kemble, dont le jardin, avec ses banderoles dénonçant la pollution, témoigne de la lutte contre l’industrie du gaz.

Des communautés « très divisées »

« Ici, tout le monde ou presque a perdu son eau », peste cet homme à tout faire qui livre chaque jour ses amis avec son petit camion. Un business comme un autre, regrette-t-il, cigare au bec, avant de fustiger ses voisins qui s’accommodent très bien de l’industrie du gaz. « Par peur des toutes-puissantes compagnies pétrolières qui achètent les politiciens jusqu’à Washington DC ».

Faux, rétorque l’un des « pro-gaz », qui traitent les opposants de « terroristes ». Pourquoi ?

« Parce qu’ils ne font pas confiance au gouvernement. »

L’argument fait rire Vera Scroggins :

« La région est pauvre. Et beaucoup touchent de l’argent pour le gaz qu’on extrait de leur sol.

Les autres se taisent parce qu’ils travaillent directement ou indirectement pour elles. Les communautés sont très divisées ici. Mais ce qu’il y a de certain, c’est que les industries pétrolières ont tout acheté. »

Ils ont même acheté des propriétés trop exposées à la pollution provoquée par les dizaines de produits chimiques toxiques (méthanol, éthylène glycol, acide sulfurique) qui sont mélangés à l’eau injectée dans les couches de schiste.

Arsenic, benzène et uranium

Et personne ne sait vraiment ce qu’ils deviennent une fois qu’ils sont dans le sol et qu’entre 40 et 75% de ces fluides ne sont jamais récupérés... Pire, l’eau qui reflue à la surface, avec le gaz, fait remonter des poisons autrement plus dangereux comme l’arsenic, le benzène ou encore des produits radioactifs tels que du radium, du radon ou de l’uranium.

Aujourd’hui, Tammy ne sait pas si elle doit rester ou partir. Mais pour aller où, se demande-t-elle.

« Et surtout qui voudrait acheter une maison dont l’eau est polluée ? »


Pipelines, stations de pompage, tours de forage et torches géantes à proximité des habitations (Patrick Vallélian/L’Hebdo)

Que représentent les prières d’une Tammy Manning face aux énormes réserves de gaz de schiste – 666 trillions de m3 au niveau mondial, soit le triple des réserves de gaz conventionnel – qui sont désormais à portée de tuyaux et de pipelines des usines américaines ? A un prix très bas.

A la recherche du miracle économique

Alors que les Etats se battent contre le marasme économique, rien ne devrait stopper cet afflux d’argent frais.

Mieux, écrit Edward Morse dans un rapport [PDF] publié en mars 2012 : les USA pourraient devenir un nouveau géant pétrolier en 2020. Pour le responsable de la recherche sur les matières premières de la banque Citigroup, cette indépendance énergétique créerait entre 2,7 et 3,6 millions d’emplois.

Des perspectives qui font scintiller des étoiles dans les yeux des deux candidats à la présidentielle. Mitt Romney parce qu’il a déjà promis d’ouvrir en grand les portes du paradis aux pétroliers. Barack Obama parce qu’il sait que sa réélection dépend de l’emploi – 400 000 auraient déjà été créés grâce au gaz de schiste – et qu’un peu de populisme à la sauce nationaliste ne fait jamais de mal à personne... Même pas à un prix Nobel de la paix qui « a oublié ses promesses de promotion de l’énergie verte », tonne Albert Appleton, un expert new yorkais en protection des eaux.

« Notre pays se trompe en investissant dans ces hydrocarbures. C’est du court terme. On ne prend pas en compte le vrai impact sur l’environnement, le vrai coût à long terme des pollutions sur les nappes phréatiques et les eaux de surface. Et surtout on néglige le vrai avenir, le renouvelable. »

Aujourd’hui, personne ne veut entendre ce discours. L’économie doit repartir. Tel est le mot d’ordre. Quoi qu’il en coûte. A Tammy, Ray, Vera, Rebecca et aux autres.


Les quinze producteurs de gaz dans le monde (L’Hebdo)

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
Publié initialement sur
L'Hebdo
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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 18:42

 

http://www.youtube.com/watch?v=LcRhO0ZHZQ4&list=UUckz6n8QccTd6K_xdwKqa0A&index=2&feature=plcp

 

 

 

 

Publiée le 23 oct. 2012 par afpfr

Des milliers de manifestants se sont rassemblés mardi 23 octobre à Madrid aux cris de "démission", près du Congrès des députés réuni pour débattre du budget 2013, pour protester contre la politique d'austérité menée par le gouvernement espagnol de droite. Durée: 01:12

 

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 18:36

 


Le Nouvel Observateur
- Créé le 23-10-2012 à 22h16 - Mis à jour le 24-10-2012 à 07h31

 

Des milliers de manifestants se sont rassemblés mardi soir à Madrid aux cris de "démission", près du Congrès des députés réuni afin de débattre du budget 2013, pour protester contre la politique d'austérité menée par le gouvernement de droite. (c) Afp

Des milliers de manifestants se sont rassemblés mardi soir à Madrid aux cris de "démission", près du Congrès des députés réuni afin de débattre du budget 2013, pour protester contre la politique d'austérité menée par le gouvernement de droite. (c) Afp

 

MADRID (AFP) - Des milliers de manifestants se sont rassemblés mardi soir à Madrid aux cris de "démission", près du Congrès des députés réuni afin de débattre du budget 2013, pour protester contre la politique d'austérité menée par le gouvernement de droite.

Répondant aux appels lancés sur les réseaux sociaux par la mouvance des "indignés", sous le mot d'ordre "Cernons le Congrès", les manifestants faisaient face à d'épais cordons de policiers antiémeute déployés dans tout le quartier.

Sur les barrières installées sur la place de Neptuno, ils ont déployé une immense banderole portant les mots "Démission, PPSOE", un sigle regroupant ceux des deux grands partis politiques espagnols, le Parti populaire (PP) au pouvoir et le Parti socialiste (PSOE).

Des centaines d'entre eux ont ensuite tenté de contourner les barrages policiers en descendant une grande artère qui mène au musée du Prado, et laissant derrière eux une mosaïque de pancartes en carton, écrites à la main, portant des slogans de leur invention.

"Le gouvernement nous demande d'être patients, nous crions désobéissance", "Un euro sur quatre pour payer une dette illégitime", "Face à une loi injuste, ce qui est bien c'est de désobéir" ou encore, "rendez au peuple ce qui est au peuple", pouvait-on lire.

Des centaines de manifestants se sont alors engouffrés dans une petite rue pour tenter de contourner les forces de l'ordre, mais ont très vite été bloqués par un cordon de police et ont fini par faire demi-tour.

Les députés étaient réunis mardi pour débattre du budget 2013 de l'Espagne prévoyant des économies pour un montant de 39 milliards d'euros, dans le cadre de la politique de rigueur menée par le gouvernement de Mariano Rajoy avec un total de 150 milliards d'euros à économiser entre 2012 et 2014.

Cette politique, qui inclut des baisses de salaires et des indemnités chômage, ainsi que des hausses d'impôts, notamment de la TVA, impose de lourds sacrifices à de nombreux Espagnols, alors que le chômage, à près de 25% de la population active, ne cesse d'augmenter.

"Les gens dans la rue ont le sentiment qu'ils ne nous respectent pas", lance Noelia Urdiales, une éducatrice de 34 ans, qui dénonce "les coupes budgétaires dans la santé et dans l'éducation, contre les plus vulnérables".

"Tout est soumis au système bancaire international. Ils suppriment les droits des gens. C'est une persécution contre les pauvres", ajoute Rafael Martinez, un comptable de 48 ans, au chômage depuis un an.

"Les banques se sont endettées au-delà de leurs possibilités, maintenant nous devons les sauver avec notre argent", affirme une petite pancarte placardée sur le barrage de police, pour dénoncer le plan d'aide aux banques négocié avec la zone euro, pour un montant qui pourra atteindre cent milliards d'euros.

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 18:21

 

Pierre Rabhi dans le bois de Païolive

Pierre Rabhi dans le bois de Païolive

 

Fin mars 2012, j’ai eu la chance de passer trois jours entiers en tête-à-tête avec le paysan et philosophe Pierre Rabhi. La raison de cet entretien réalisé chez lui, à LaBlachère, dans les Cévennes ? Le besoin d’actualiser et prolonger Le chant de la Terre, un ouvrage biographique écrit par les reporters Jean-Pierre et Rachel Cartier il y a dix ans, en 2002.

Alors que la version actualisée du livre sort en librairie demain jeudi 25 octobre, j’avais envie de partager avec vous quelques extraits sonores des 15 heures d’enregistrement que j’ai effectuées à cette occasion.

 

Malheureusement, plus de deux heures de copier-coller sur 3 logiciels différents ont eu raison de ma patience… si bien que cet article ne vous offrira que quelques extraits de l’ouvrage actualisé, et quelques photos… dans l’attente de le compléter ultérieurement, peut être, des quelques pastilles sonores que j’envisageais de vous offrir

Un voyage initiatique

 

Première édition du livre Le Chant de la Terre

Couverture première édition du livre Le Chant de la Terre

 

L’ouvrage de Jean-Pierre et Rachel Cartier narre la vie de Pierre Rabhi et livre toute la richesse du parcours effectué par cet "homme petit, de frêle apparence, le visage barré d'une moustache, chaleureux et toujours parfaitement courtois" né dans le désert de l'oasis de Kenadsa, dans le Sud Algérien. L’émotion des deux reporters est palpable dès le début, ainsi qu’ils en témoignent dès les premières pages : "nous avons rencontré lors de nos pérégrinations, Rachel et moi, de nombreux personnages que nous jugeons extraordinaires mais c'est la première fois que l'un d'entre eux nous accordera une semaine entière sans la moindre interruption, sans le moindre coup de téléphone. Pierre Rabhi est si modeste que lorsqu'on se tient devant lui pour la première fois, on a du mal à croire qu'il ait vécu une vie aussi volontaire et aussi romanesque. Mais dès qu'il se met à parler, on voit se lever dans ses yeux une passion qui est à la fois brûlante et raisonnée. Une passion contrôlée."

Et pour cause, Pierre compare sa vie à "une sorte de voyage initiatique". Son enfance "écartelée" entre deux pays, deux familles, deux religions lui donne l’envie d’être "ouvert à toutes les alliances, à toutes les convergences". Né dans une culture islamique, éduqué dans une société chrétienne et passionné de philosophie, Pierre Rabhi confie qu’il n’a jamais été aussi spirituel que depuis qu’il n’a plus de religion. Pour lui, le surnaturel et le miracle se trouvent dans le vivant : "Si je mets une graine dans la terre, elle grandit, elle donne une plante ou un arbre. Dans un grain de blé, il y a en puissance de quoi nourrir toute la terre. C'est cela le miracle, le surnaturel. Nous sommes tous capables de surnaturel et, personnellement, je n'ai pas besoin d'autre preuve de l'existence de Dieu. Tout est miracle, nous baignons dans le miracle. L'éternité est dans l'instant présent. C'est cela ma religion. En fait, j'ai envie de dire que Dieu est la Vie qui fait pousser l'herbe et grandir l'arbre."


Pierre Rabhi en train de soigner sa terre

Pierre Rabhi en train de soigner sa terre

 

Et voilà ce qui le pousse au plus profond de son être : le besoin de préserver le vivant et de faire cesser les "profanations" dont l’homme se rend responsable. "Les rituels, les dogmes, les institutions ne m'intéressent plus. Je trouve même suspect que, de nos jours, on parle tellement de spiritualité. C'est comme si nous n'étions pas sûrs de ce que nous affirmons, comme si nous avions besoin de nous rassurer. Si nous avions vraiment une certitude profonde, nous ne parlerions pas tant. Nous serions dans la Vie et c'est tout", s’exclamait-il déjà en 2002. Pour être attentif au monde, Pierre Rabhi a donc conçu ses choix de vie en cohérence avec sa pensée et ne cesse depuis de "s’engager" pour promouvoir l’agroécologie et les modes de vie plus respectueux de la terre et du vivant.

 

La politique, en actes

Couverture de la version rééditée du Chant de la Terre

Couverture de la version rééditée du Chant de la Terre

 

C’est de tout cela dont parle le Chant de la Terre, avec un message clef : "la crise que nous vivons n'est pas seulement celle des moyens, elle est celle de l'être humain. Si l'être humain ne change pas, si chacun de nous, honnêtement, ne change pas, il ne servira à rien de changer les techniques et cela d'autant plus que même les meilleures seront vite perverties. »

Au fil des pages, on comprend à quel point les différentes initiatives lancées par Pierre Rabhi cherchent sans cesse à renouer avec l’essentiel. Les colibris, l’association Terre & Humanisme, la fondation Pierre Rabhi, les Oasis en tous lieux, le centre des Amanins ou la ferme des enfants… autant de projets qu’il a insufflés ou inspirés. Il revient également sur son expérience de la candidature à la présidentielle en 2002 : "il s’agissait aussi d’incarner l’utopie (…) et de profiter du débat électoral pour attirer l’attention sur les valeurs et les critères sur lesquels les politiques ne s’arrêtent jamais", à savoir la décroissances, la surconsommation, le progrès, le respect du vivant, l’éducation et la place du féminin dans la société.

Comme je le souligne dans l’ouvrage, il est parfois difficile d’obtenir de Pierre Rabhi des éléments plus détaillés sur le chemin à suivre pour changer le monde. La raison en est simple : le seul changement viable, à ses yeux,  est un profond changement de paradigme. C’est la raison pour laquelle il estime que "nous passons notre temps à corriger les dégâts du système" alors qu’il est possible d’aller plus loin, "de dépasser l’humanitaire de secours pour aller vers l’humanisme qui abolirait la nécessité de l’humanitaire. En abandonnant les approches réparatrices, l’humain devient la première référence si l’on veut définir un vivre-ensemble cohérent. Dans cette tentative, il faut évidemment prendre en compte l’irrationalité des hommes, la part subjective de la nature humaine avec tout ce que cela englobe. La tâche est loin d’être facile, mais elle est et sera de plus en plus irrévocable."

Dans la peau de Pierre Rabhi

Rassurez-vous, le paysan-philosophe n’a pas perdu de son enthousiasme pour autant et rêve d’une approche plus poétique de la politique, qui nous permettrait de revenir aux fondamentaux. Dans le cas d’une problématique telle que le chômage par exemple, se rappeler que ‘tripalium’, en latin, faisait référence au dispositif dans lequel on assujettissait les animaux pour les immobiliser et les ferrer. En revisitant la sémantique, on se rend compte de la force symbolique du terme dans notre psyché. Aujourd’hui, on parle même de matériel humain, de compression de personnel, de dégraissage des effectifs, etc., comme si l’on avait à faire à de la matière !

D’ailleurs, l’écoute accrue dont il bénéficie lors de ses interventions l’encourage au quotidien et lui donne bon espoir en l’avenir. Dans Le chant de la terre, le dernier chapitre a justement pour ambition de regarder avec lui le chemin parcouru depuis dix ans... comment Pierre regarde Rabhi, ou plutôt l’inverse. Avec ses angoisses, ses préoccupations et ses tourments. Avec la flamme et la jeunesse qui l’habitent encore.

Il est touchant, Pierre Rabhi lorsqu’il fait ces confidences… Aussi touchant que lorsqu’il vous emmène faire un tour dans le bois de Païolive, en contrebas de la ferme. Cette forêt ancienne s’étend sur 13000 hectares. Dans ses enchevêtrements de blocs calcaires érodés et d’arbres majestueux, minéral et végétal se lient et se relient intimement pour lui donner un aspect magique, quasi-mystique. La biodiversité y est unique, préservée dans un relief accidenté qui abrite deux mille ans d’histoire. Tantôt enchanteur, tantôt inquiétant, "le bois de Païolive interdit à ceux qui le traversent de rester figés dans leurs certitudes et dans leur confort mental" a déclaré un jour l’écrivain Gil Jouanard. On se dit alors que le lieu était vraiment prédestiné… Mais chut, je m'arrête là et n'en dis pas plus.

A lire en attendant d'avoir le livre (Le Chant de la Terre, paru aux Editions La Table Ronde, 256 pages, 18 euros):

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 18:12

 

Le Monde.fr | 24.10.2012 à 18h19 • Mis à jour le 24.10.2012 à 18h49

Par Jean-Baptiste Chastand

 

Dans une agence de Brest, le 24 septembre.

Les mois se suivent et se ressemblent sur le front du chômage. En septembre, le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A (sans aucune activité au cours du mois), a bondi de 47 000 personnes. Cette hausse (+1,4 %) fait partie des plus élevées des derniers mois, ce qui ne montre décidément aucune amélioration sur le front de l'emploi. Le chômage progresse pour le 17e mois consécutif.

La hausse est un peu moins forte (+20 000 personnes) en prenant en compte les chômeurs ayant eu une activité réduite au cours du mois (catégories A, B et C), car le nombre de demandeurs d'emploi ayant travaillé partiellement en septembre a diminué par rapport au mois d'août. Les chômeurs sans activité (catégorie A) sont 10 % de plus qu'il y a un an en France métropolitaine. Le seuil symbolique des 3 millions de demandeurs d'emploi, franchi en août, n'est donc pas près d'être repassé à la baisse. Avec 3 057 900 personnes, il atteint le niveau le plus élevé depuis mars 1999.

 

LES PUBLICS LES PLUS FRAGILES LES PLUS TOUCHÉS

Une nouvelle fois ce sont les publics les plus fragiles sur le marché de l'emploi qui souffrent le plus. Le nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans progresse de 0,8 % en un mois, celui des plus de 50 ans d'1,4 %. Le nombre de ceux compris entre ces deux bornes d'âge reste lui relativement stable. Pareillement, les chômeurs de longue durée, inscrits depuis plus d'un an, sont toujours plus nombreux (+1,3 %), alors que le nombre de ceux inscrits depuis moins d'un an n'a pas bougé en septembre.

Ce sont les fins de CDD et de missions d'intérim, tous deux en hausse, qui alimentent la hausse du chômage en septembre, le nombre de licenciements économiques a en effet fortement réduit. Parallèlement, les reprises d'emploi reculent, et le nombre d'offres d'emploi récoltées recule de près de 5 % en un mois et plus de 17 % en un an. Elément inquiétant, la baisse de la part des demandeurs d'emploi indemnisés, entamée depuis le début de l'année, se renforce encore. En septembre, à peine 40,6 % des chômeurs bénéficiaient de l'assurance-chômage, en baisse de 0,5 point en un mois.

 

Jean-Baptiste Chastand

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 18:04

 

 

Le Monde.fr | 24.10.2012 à 17h43 • Mis à jour le 24.10.2012 à 19h23

Par Grégoire Allix (propos recueillis par)

 
Bateaux de pêche dans le port de Saint-Guénolé, dans le Finistère.

Les ministres européens de la pêche se sont mis d'accord, mercredi 24 octobre, pour prolonger des aides controversées à la casse ou à la modernisation de navires. Des aides critiquées par la Cour des comptes européenne et les mouvements écologistes pour avoir, ces dernières années, subventionné la surpêche et aggravé la raréfaction des ressources halieutiques.

Lire : Pêche : accord européen sur la prolongation des aides à la flotte

Alors que le ministre délégué de la mer et de la pêche, Frédéric Cuvillier, a salué mercredi "une avancée", le député européen Jean-Paul Besset (Europe Ecologie-Les Verts), membre de la commission de la pêche du Parlement européen, dénonce "l'hypocrisie" du gouvernement.

Jean-Paul Besset, en 2010.

La décision du conseil des ministres européens vous a-t-elle surpris ?

On savait que les Etats poussaient très fort dans ce sens-là. Malheureusement, c'est une décision contradictoire avec la volonté de la nouvelle politique de pêche commune, centrée sur une pêche durable. Avec cette décision de distribuer de l'argent pour construire de nouveaux bateaux, on va prolonger l'ancienne politique de la pêche, qui a coûté très cher et n'a pas su créer de dynamique de développement durable.

On va rajouter de la puissance de pêche en Europe, alors que la base de la discussion sur la réforme de la politique commune de pêche, c'est qu'il faut réduire les capacités pour améliorer les stocks de poisson et les emplois des pêcheurs, au moment où des études convergentes de la communauté scientifique démontrent l'effondrement de la ressource en poissons.

Quelle sera la conséquence du maintien de ces aides ?

Il faudra voir ce que l'on met concrètement derrière cette décision : la modernisation de la flotte et son renouvellement, ça ne signifie pas la même chose. La modernisation, nous y sommes favorables si cela signifie l'amélioration de la sécurité et des conditions de travail, des bateaux plus écologiques, en terme de consommation d'énergie notamment, des engins de pêche plus sélectifs. En revanche, le renouvellement, cela veut dire de nouveaux bateaux, plus puissants, avec une augmentation de la capacité de pêche.

Tout le monde est d'accord pour tirer un bilan négatif de la politique actuelle, basée sur des subventions sans fin au secteur, un épuisement des ressources en poissons, un épuisement social des pêcheurs. Mais je crains que sous la pression électorale, les gouvernements favorisent le renouvellement des flottes au détriment de l'objectif de modernisation. 

Qui pousse principalement au maintien de ce système ? 

La France, l'Espagne... Il y a dans ces pays une forte pression sociale pour aller pêcher toujours plus loin, toujours plus profond. Les gouvernements ne savent pas dire au secteur qu'il faudrait plutôt pêcher moins pour pêcher mieux, s'organiser pour partager la ressource de manière équitable. Il y a une hypocrisie des gouvernements européens : ils veulent une nouvelle politique fondée sur d'autres critères, plus durables, et en même temps ils décident de maintenir le système d'aides à la flotte... Il y a là une contradiction béante.

La position défendue par le gouvernement français, notamment, est contradictoire avec ses engagements en faveur du développement durable. Il faut être cohérent. On ne peut pas avoir une posture vis-à-vis des écolos et une politique à la petite semaine à coup de subventions, une politique de guichet pour séduire un électorat.

Le texte doit maintenant être examiné par le Parlement européen. Y a-t-il une chance de voir les députés revenir aux propositions plus ambitieuses de la Commission européenne ?

Nous, députés écologistes, n'allons accepter la version votée par les ministres ni en commission de la pêche, ni en séance plénière. On peut trouver une majorité, mais ce sera une bataille difficile. Il n'est pas question de retomber dans l'ornière des subventions à la flotte pour des raisons de court terme.

Lire : Discussion tendue en Europe sur l'avenir des aides à la pêche

Grégoire Allix (propos recueillis par)

 

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 17:57

 

 

Action Zéro watt pour la pub : Nouvelle chasse nationale !


Vendredi 26 octobre,
on disjoncte tous les panneaux publicitaires lumineux !


Préavis de grève des panneaux publicitaires éclairés !
Ils crient à l’injustice face aux enseignes qui ont le droit de dormir de 1 à 6h du matin.

Zérowatt est solidaire et lance l'opération "bonne nuit les petits" : On disjoncte tous les panneaux lumineux !

Réservez votre soirée de vendredi 26 octobre pour cette nouvelle chasse nationale partout en France.

Merci de nous confirmez la participation de VOTRE VILLE à cette adresse : contact@zerowatt.web44.net
Nous vous mettrons en relation entre militants (même département / même ville)

Organisez-vous localement, repérez les lieux, prévoyez vos clés ! (voir les détails de comment on fait : http://zerowatt.web44.net/index.php/comment)


Il parait que les mouvements anti-pub/anti-gaspillage sont éphémères ?
... Eh ben non ! Et on va le montrer tous ensemble !

http://www.zerowatt.web44.net/


--
Réseau Sortir du nucléaire
Laure Gamba
Coordinatrice nationale des groupes et actions
Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de plus de 900 associations
Agréée pour la protection de l'environnement
9 rue Dumenge
69317 Lyon cedex 04
bureau : 04.78.28.29.22
portable : 07.60.15.01.23
laure.gamba@sortirdunucleaire.fr
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