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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 14:37

 

 

Le Monde.fr | 17.10.2012 à 12h10 • Mis à jour le 17.10.2012 à 15h07

Par Grégoire Allix (avec AFP et Reuters)

 
Un militant écologiste montre un gant plein de pétrole après un test dans une parcelle de la forêt amazonienne polluée par Texaco.

Nouveau revers pour la compagnie pétrolière Chevron dans ses déboires judiciaires en Equateur. Un tribunal de ce petit pays d'Amérique du Sud a ordonné, mardi 16 octobre, le gel des actifs du géant pétrolier américain dans le pays, en raison de son refus de payer une amende de 19 milliards de dollars (14,5 milliards d'euros) pour dégâts à l'environnement. La valeur des avoirs ainsi confisqués atteindrait 200 millions de dollars (152 millions d'euros).

La cour de la province amazonienne de Sucumbios a souligné, dans son jugement, que cette décision concernait l'ensemble des actifs de la compagnie dans le pays, y compris à travers ses filiales. "L'exécution de cette décision s'impose sur la totalité du patrimoine de Chevron jusqu'à l'accomplissement total de son obligation", a indiqué le juge Wilfrid Erazo, en référence à l'amende que la société refuse de payer.

 

 "MINIMUM D'ACTIFS"

Chevron a aussitôt rejeté le gel de ses avoirs, précisant qu'elle ne détenait dans le pays qu'un "minimum d'actifs via ses filiales". Parmi les actifs ainsi immobilisés figurent une dette due par le gouvernement équatorien au pétrolier, pour un montant de 96 millions de dollars, les sommes détenues par la société sur un compte banquaire du pays et des revenus générés par l'exploitation de licences commerciales de Chevron.

Cette décision intervient une semaine après que la Cour suprême des Etats-Unis, saisie par Chevron, a refusé de bloquer l'amende infligée par la justice équatorienne en 2011. "Pour les villageois de l'Amazonie, c'est un premier pas énorme vers le paiement de la totalité des 19 milliards de dollars", s'est réjoui Pablo Fajardo, principal avocat des commautés villageoises qui poursuivent la compagnie. 

Quelque 30 000 indigènes et petits agriculteurs accusent Texaco, acquise en 2001 par Chevron, d'avoir pollué de vastes zones de la forêt amazonienne alors qu'elle y exploitait du pétrole, de 1964 à 1990. Selon les plaignants, des dégâts environnementaux très graves ont été causés par le déversement dans des fosses à ciel ouvert de déchets pétroliers qui ont ensuite contaminé sols et rivières, et empoisonné la population.

Une fosse pleine de pétrole brut, abandonnée par Texaco en Amazonie.

L'amende décidée par le tribunal de Lago Agrio est la plus forte dans toute l'histoire du droit de l'environnement, dépassant celle initialement infligée à ExxonMobil pour la marée noire de l'Alaska en 1989, de 4,5 milliards de dollars.

Chevron estime pour sa part que les preuves présentées par les plaignants sont "sans fondement scientifique", que Texaco a nettoyé toutes les fosses et que le jugement est fondé sur une "application rétroactive et illégale de la législation".

 

 ARBITRAGE INTERNATIONAL

Chevron peut toujours espérer échapper à son amende record. La Cour suprême de l'Equateur doit encore se prononcer sur la condamnation. Et la compagnie a demandé l'arbitrage d'un comité international, en vertu d'un accord commercial entre l'Equateur et les Etats-Unis. Ce comité doit commencer à examiner le contentieux au mois de novembre.

L'ensemble du secteur pétrolier guette attentivement l'issue de cette bataille judiciaire, qui pourrait influencer l'évolution d'autres affaires de pollutions liées à leurs activités. Poursuivie par une association du Nigéria, la compagnie Shell est ainsi jugée depuis le jeudi 11 octobre à La Haye, aux Pays-Bas, pour des fuites de pétrole dans le delta du Niger.

Grégoire Allix (avec AFP et Reuters)

 

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 14:33

 

 

LE MONDE | 17.10.2012 à 13h56 • Mis à jour le 17.10.2012 à 13h56

Par Alain Faujas (Service Economie)

 
 

Les "maîtres du monde" réunis à Tokyo du 9 au 13 octobre à l'occasion de l'assemblée annuelle du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale ne maîtrisent rien du tout. Les 188 ministres des finances, plus autant de gouverneurs de banques centrales, y ont donné le spectacle d'une planète déboussolée. Car la belle solidarité déployée sous la houlette du FMI, quand la crise grondait de 2008 à 2010, s'est envolée. Le "chacun pour soi" et le "faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais" sont devenus la règle pour des gouvernants englués dans leurs stratégies électoralistes.

A Tokyo, la zone euro a été la région la plus montrée du doigt pour l'effet dépressif mondial que provoque son incapacité à juguler la crise de sa dette. Personne ne l'a dit, mais la Grèce est considérée par tous comme incapable de se redresser et de rembourser ses emprunts. On lui donnera du temps – "deux ans", a proposé Christine Lagarde, la patronne du FMI –, mais personne ne veut lui prêter plus d'argent que ce qui lui a été promis. "Oui, dit un des décideurs de son sort, la Grèce fera défaut, mais personne n'en prendra la responsabilité."

Passé par pertes et profits, ce pays ne semble plus être le problème de la zone euro. Il a cédé sa place à l'Allemagne. Quoiqu'ils en disent pour complaire à leur opinion, les dirigeants américains sont moins irrités par Pékin que par Berlin : les Allemands ont profité de la baisse de l'euro pour accroître leurs parts de marché à l'export ; par leur orthodoxie budgétaire, ils bloquent la reprise de la croissance en Europe.

Voilà qu'ils encouragent les Espagnols à ne pas demander l'aide conjointe de l'Europe, de la Banque centrale européenne (BCE) et du FMI et qu'ils traînent les pieds pour bâtir l'union bancaire européenne que le monde entier réclame ! A Tokyo, leur raideur a fait l'objet de vives critiques et nul ne pense que le Conseil européen du 18 et du 19 octobre sera plus efficace que les précédents.

Mais les Etats-Unis, eux aussi, menacent l'équilibre mondial, comme se sont fait un plaisir de le rappeler Yi Gang, gouverneur adjoint de la Banque de Chine, ou Guido Mantega, ministre brésilien des finances. Une incapacité de leurs deux partis à s'entendre pour réduire leurs déficits déclencherait, dans douze semaines, des coupes automatiques dans le budget de l'Etat, un "précipice budgétaire" qui plongerait le pays mais aussi le monde entier dans la récession.

Pis : qui bloque la réforme de la représentativité au FMI ? Les Etats-Unis. Et qui a tué les négociations du cycle de Doha à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ? Les Etats-Unis saisis d'un incoercible réflexe de repli pour cause de campagne électorale. La Chine est-elle exempte de critiques ? Non, car le laborieux processus de succession à Pékin est aussi perturbant pour la deuxième économie mondiale que le ralentissement européen pour ses exportations.

On peut poursuivre à l'envi le tour du globe des palinodies politiques. Le Brésil qui fait la leçon aux pays riches ? Il a mis en place en 2011 un assainissement budgétaire trop draconien et plus dommageable pour son économie que les flux financiers venus du nord. Le Japon ? Les dirigeants de ce recordman du monde de la dette sont incapables de décider une politique fiscale pour tarir leurs déficits. L'Inde ? New Delhi n'en finit pas de voter, puis d'annuler les réformes, les politiques, les infrastructures qu'exigerait son milliard d'habitants.

La situation n'est pas plus brillante dans les institutions. Pour sauver des économies en péril, les banques centrales (BCE, Réserve fédérale, Banque du Japon, Banque de Chine, Banque d'Angleterre) se sont lancées dans des politiques monétaires et financières laxistes sans se soucier des dégâts infligés aux voisins. Mme Lagarde les a sermonnées, dimanche 14 octobre, pour les risques de surchauffe que ces politiques génèrent, alors qu'elle les avait félicitées naguère d'avoir sauvé la croissance grâce à ces assouplissements inédits !

Le FMI gagnerait à ne pas rajouter à la pagaille ambiante et à garder le cap qu'il tient depuis deux ans à l'intention de ses Etats membres : "Poursuivez vos "consolidations budgétaires" (la réduction des déficits), mais pas au point de tuer la croissance." Depuis le 8 octobre, il a monté le ton : "Donnez du temps au temps, car le tarissement des déficits a des effets plus redoutables que nous ne le prévoyions."

Hélas ! il n'y a plus ni lieu ni temps pour mettre fin à ces cacophonies. Le G20, où s'harmonisaient vaille que vaille les crispations nationales, voire nationalistes, est en sommeil. Le Mexique a bâclé en six mois le sommet de juin à Los Cabos pour cause de changement de président. La Russie, qui en héritera le 4 novembre à Mexico, ne sait pas trop ce qu'elle souhaite en faire, hormis en profiter pour briller sur la scène mondiale.

Nombre de gouvernants et d'ONG pensent donc que la stabilité financière, la lutte contre la pauvreté, ou la maîtrise de la volatilité des prix alimentaires demeureront à l'état d'envolées oratoires pendant les deux prochaines années. L'économie de la planète est désaccordée comme jamais, et ce n'est pas fini. "Une quarantaine de pays sont toujours malades de leurs déficits dont certains ne pourront pas se sortir, et ils feront défaut. Qui en gérera les turbulences et comment ? Quand commencera-t-on à y réfléchir... ensemble ?", s'inquiétait à Tokyo un "maître du monde" perplexe devant l'insouciance générale.

faujas@lemonde.fr

Alain Faujas (Service Economie)

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 14:25

 

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 17.10.2012 à 07h46 • Mis à jour le 17.10.2012 à 13h48

 

Vue d'un quai de la gare de l'Est, à Paris, le 3 avril 2012.

Les quatre syndicats représentatifs de la SNCF appellent à la grève pour le 25 octobre afin d'adresser tant à la direction de l'entreprise publique qu'au gouvernement "un signal d'alarme" sur l'emploi et la réforme de la gouvernance du système ferroviaire à venir. La CGT, l'UNSA, SUD-Rail et la CFDT vont déposer un préavis de grève nationale qui débutera le mercredi 24 à 19 heures jusqu'au vendredi 26, veille des vacances de la Toussaint, 8 heures.

Cette grève survient alors que le cycle des négociations salariales vient de s'achever et que le gouvernement a annoncé pour 2013 une loi réformant à la fois la gouvernance du système ferroviaire et le statut social des cheminots. "Il faut un changement radical de la politique de la direction de la SNCF, qu'elle cesse la casse du service public ferroviaire. Notre message au ministère est que si (le PDG de la SNCF Guillaume) Pepy (...) ne s'arrête pas, ne comptez pas sur les organisations syndicales pour entrer dans les débats sur la gouvernance", a déclaré mercredi devant la presse Gilbert Garrel, secrétaire général de la fédération CGT Cheminots.

 

"DES CHEMINOTS EN DESSOUS DU SMIC"

La CGT fustige aussi "l'enfumage" des chiffres de la direction sur le nombre d'embauche, soulignant la différence existant entre les 5 500 embauches prévues dans l'Epic et les 6 900 départs en retraite. Les salaires sont un autre élément de désaccord, avec 0,5 % d'augmentation générale proposée par la direction, "on est en dessous de tout, avec des cheminots en dessous du smic", a commenté pour sa part Didier Aubert de la CFDT.

Avec un taux d'inflation supérieur à 2 %, les propositions de la SNCF "ne sont pas de nature à garantir le pouvoir d'achat des cheminots", écrit la CFDT des cheminots. La fédération précise qu'elle ne signera pas l'accord salarial 2012 au sein de l'entreprise, mettant ainsi fin à plusieurs années de contractualisation.

"L'autre élément est que le financement et la réunification du gestionnaire d'infrastructure (RFF/SNCF) tarde à venir: la grève est clairement un coup de pied dans la fourmilière vis-à-vis du gouvernement", selon M. Aubert. L'harmonisation sociale (entre les agents de la SNCF et les salariés des opérateurs privés), dans la perspective d'une ouverture à la concurrence du transport régional, est un autre sujet d'inquiétude pour les syndicats, de même que la situation du fret. Les fédérations CGT, UNSA, SUD Rail et CFDT, jugent impératif de "rompre avec la feuille de route" du précédent gouvernement sur l'avenir de la SNCF. Selon la CGT, le gouvernement présentera prochainement une réforme importante du système ferroviaire.

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 21:57

 

Marianne - Mardi 16 Octobre 2012 à 12:19 
JC Slovar
Décryptages de l'information politique, économique et sociétale par un citoyen engagé En savoir plus sur cet auteur

 

La radiation : la plus grande crainte des inscrits à Pôle Emploi. Bien qu'il existe une liste précise de motifs pour lesquels on peut être radié, il y aurait tout de même des cas de radiation injustes ou abusifs. Notre blogueur associé Slovar présente un site internet dont le but est d'aider les personnes concernées.

 

(Pôle Emploi, septembre 2012 - Lionel Cironneau/AP/SIPA)
(Pôle Emploi, septembre 2012 - Lionel Cironneau/AP/SIPA)
Etre radié par Pôle Emploi, voila la pire des angoisses pour tous les chômeurs. D'autant qu'il est de plus en plus difficile, en cas de radiation abusive, de se défendre face à un Pôle Emploi qui ressemble de plus en plus à monstre froid réfugié derrière son site web. Heureusement, pour tous ceux qui craignent ou subissent une radiation, il existe le site recours radiation.

Au-delà de la difficulté de retrouver un emploi lorsqu'on l'a perdu, le plus grand tracas du chômeur est sa relation avec Pôle Emploi. Certes, le nombre d'inscrits a considérablement augmenté depuis la fin 2011, mais dans la mesure où obtenir un rendez-vous avec son conseiller relève de l'exploit, comment se défendre lorsque le courrier ou le mail de radiation temporaire ou définitive tombe ?

Un décalage entre la théorie et la réalité

Si vous vous rendez sur le site de Pôle Emploi et que vous lancez la recherche «radiation», voilà ce que vous y trouverez :

«(...) Le Code du travail précise les actes que les demandeurs d'emploi sont tenus d'accomplir à ce titre et les propositions qu'ils ne peuvent refuser sans s'exposer à être radiés. Les motifs de radiation sont :
  • insuffisance d'actes positifs et répétés de recherche d'emploi,
  • refus d'un contrat d'apprentissage et d'un contrat de professionnalisation,
  • refus d'un contrat aidé,
  • refus de suivre une formation s'inscrivant dans le cadre du PPAE,
  • refus d'une action d'insertion,
  • absence à convocation, y compris convocation à une visite médicale,
  • fausses déclarations,
  • refus de définir ou d'actualiser le PPAE,
  • refus de suivre une action d'aide à la recherche d'emploi s'inscrivant dans le cadre du PPAE,
  • refus à 2 reprises sans motif légitime d'une offre raisonnable d'emploi
Les durées de radiation varient entre 15 jours et 12 mois en fonction de la nature des manquements constatés et de leur répétition (...)».

Bon, ça c'est la théorie, mais dans la pratique, que se passe t-il ? Prenons au hasard un exemple significatif, publié sur le site recours radiation :

«(...) Je suis jeune maman d'un petit garçon de 6 ans. Mon ordinateur a rendu l'âme depuis peu donc, j'etais dans l'impossibilité de consulter mes mails. Ce matin de chez une amie j'ai voulu m'actualiser. à ma grande surprise j'ai vu qu'on m'avait radiée, forcement je n'avais pas pu consulter le rendez vous qu'il m'avais donné du 27 août (...) j'ai pris mon telephone ce matin pour leur expliquer la situation mais la dame m'a dit que j'etais radiée depuis hier donc que maintenant tout se passe avec le directeur à qu'il faut que j'envoie un courrier beton pour qu'il puisse annuler ma radiation (...) — Forum Recours radiation (Voir aussi : Radié 2 mois pour 10 min de retard ).

En gros, vous êtes seul au monde face à un organisme qui lui, est le maître d'un jeu qui vous échappe. Prendre un avocat ? Impossible financièrement pour la majorité des chômeurs.

Bien sûr, vous pouvez faire appel au médiateur national ou régional de Pôle Emploi, mais sachez que : «(...) Qu'il soit national ou régional, ils ne formulent que des recommandations aux Directeurs/trices d'agence locale mais n'ont pas le pouvoir d'imposer leurs décisions... (...)».

Une solution : le site internet recours radiation

Alors, pour s'en sortir, quels que soient ses moyens financiers, la seule solution c'est de se rendre sur le formidable site recours radiation qui, comme le faisait remarquer Michel Abhervé sur son blog, au début du mois d'octobre, a fait peau neuve : «(...) Un site consacré aux recours sur les radiations faites par Pôle emploi qui, quotidiennement, aide, des demandeurs d’emploi, victimes de radiations parfois justifiées, souvent abusives, et en tous cas toujours rétroactives et donc sur ce point illégales (...)». Nous ajouterons : et foi de professionnels du web, la nouvelle version de leur site est franchement claire et efficace !

Qui sont-ils ?

«(...) Agé de 32 ans, David, le créateur du site, est juriste. Il a notamment eu l'occasion d'enseigner le droit à l'Université et de travailler pour des juges internationaux. Trois semaines après la mise en ligne du site et du forum, Rose-Marie (alias Rosecelavi) a rejoint le projet, enthousiasmée à l’idée qu’enfin un site sur les droits des demandeurs d’emploi face à ces radiations ait été créé.  Conseillère à Pôle emploi pendant 28 ans, elle a permis la traduction et le décryptage de nombreuses procédures suivies par Pôle Emploi. Syndicaliste, elle a siégé dans les années 90 à la commission départementale de recours où elle a essayé de défendre l'intérêt des chômeurs radiés par l'ANPE, ou exclus par la DDTEFP. Depuis plus de 2 ans, Rose-Marie assure de manière quotidienne l’animation du forum. Comme le disait récemment un juge du Tribunal Administratif de Lyon dans une affaire de radiation abusive : "les droits du justiciable sont sacrés". Mais ce site est là parce que justement les droits des demandeurs d'emploi sont parfois sacrément mis à mal... Ce site est mis à jour et animé de manière complètement indépendante (...)».

Il se trouvera bien quelques chafouins du genre «Medef et associés» pour reprocher aux animateurs du site de fournir des solutions gratuites et légales à «des chômeurs qui ont gravement failli à leurs obligations» mais tous les autres ne pourront que tirer leur chapeau bien bas à David et Rose-Marie !

 

Pôle emploi : quels recours face à la radiation ?
Retrouvez d'autres articles de notre blogueur associé J-C Slovar sur son blog.
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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 21:52

 

Marianne - Mardi 16 Octobre 2012 à 11:03 |

 

Greek Crisis
Historien et ethnologue, ancien correspondant en France pour la revue grecque Nemecis, Panagiotis... En savoir plus sur cet auteur

 

Tandis que le film «Khaos» est projeté en France, le désastre se poursuit en Grêce. A l'occasion d'un déplacement en France pour participer à des émissions de radio et de télévision, notre blogueur associé Panagiotis Grigoriou, raconte le profond décalage qui règne entre les deux pays.

 

Un ancien restaurant - Photo du blog Greek Crisis
Un ancien restaurant - Photo du blog Greek Crisis
En France, le film «Khaos» est désormais projeté sur les écrans du cinéma, portant enfin ce projet réalisé devant le public français et francophone, et espérons le, plus largement par la suite. Pour moi, c'est aussi une occasion (même courte) de rencontrer certains amis et lecteurs du blog. Il s'agit avant tout d'un moment émouvant. C'est pour cette raison que la vie du blog se trouve modifiée par la force des choses ces derniers temps, transportée dans un univers parisien, et ceci pour deux semaines environ.

J'ai eu déjà l'occasion de participer à des émissions de télévision et de radio pour donner si possible la parole aux «multiples vécus» de la crise grecque. Je sais, et je le sais aussi à travers vos témoignages et réactions : après ces émissions, on reste souvent sur sa faim, rien de nouveau de ce côté là, non plus. La télévision est certainement une lucarne réductrice, non sans raisons. Les propagandistes de l'École de Chicago professant la «bonne et la véritable» parole, y trouvent leur(s) compte(s) pour l'instant, ils sont chez eux.

La «petite Chine»

Et pendant ce temps en Grèce, c'est à l'accélération du pire que nous assistons, «acquis et acquiescé», après la visite rapide d'Angela Merkel à la baronnie. Comme par hasard, depuis hier, «on» souligne volontiers à travers une certaine mauvaise presse grecque, qu'il faudrait rapidement terminer avec les derniers règlements du code du travail, et pour bien faire imposer enfin au grand nombre des travailleurs restants, deux cent euros de salaire net par mois. L'autre nouveauté retentissante de ce jeudi c'est aussi l'idée attribuée à la Troïka, suivant laquelle : «Il faut transférer la population des îles comptant moins de 150 habitants, car maintenir sur place ces petites communautés et populations coûte alors cher» (topontiki.gr 11/10 et Real-FM 12/10).

Ces dernières semaines en Grèce, une certaine cristallisation des opinions est en train de s'opérer : désormais nous comprenons que le but recherché c'est l'esclavage par la destruction de tout lien entre le salariat et le contrat social. De fait alors, le modèle imposé, introduit une abolition rapide du contrat social. La Grèce devient une zone franche, une sorte de «petite Chine» en Europe. C'est une première, sauf à l'Est. Une «petite Chine», administrée par l'Allemagne, en tout cas par ses élites politiques et économiques.

Cette gestion extrêmement hétéronome du pays n'est évidemment pas sans risque pour ses concepteurs. De même, l'implosion du corps social et la redistribution des cartes dans toutes les strates de la société accentueront nos mutations, c'est évident. Reste à savoir comment résister et par quel biais. Désormais, voir la mort en face, c'est aussi une forme de délivrance. Sous certaines conditions, elle peux prendre aussi la forme d'un mouvement fédérateur. Mais lequel ? Sous d'autres conditions, c'est la résignation qui dominera, comme dans tout univers concentrationnaire. En Grèce, le peuple a déjà été exécuté pour sauver... l'immensité bancaire allemande et internationale, et c'est ainsi que la dette grecque sera «restructurée». C'est faire faillite sans nuire aux intérêts des escrocs du monde, ni à ceux, de certains Grecs aisés qui s'amuseront sans doute encore longtemps. Même si entre les parties très prenantes (FMI et Allemagne) apparaissent récemment des désaccords.

Renverser l'ordre actuel

L'urgence du calendrier de l'U.E. impose paraît-il partout le Pacte budgétaire... Il va falloir tenir alors le budget, doser la rigueur, administrer l'austérité. Il va falloir alors nous habituer à faire face à cette accélération de l'histoire mais sans nous, avant de renverser (espérons le) un jour, cet extraordinaire contrôle exercé par la finance sur nos sociétés. Voilà, une fois de plus, une «guerre de religion», remportée par l'irréel. Notons que sans la technologie, celles des réseaux et des transferts des données, ceci n'aurait pas été possible.

Je ressens pour la première fois Paris et la France comme une immersion dans un univers exotique. Ses codes, sa vie encore régulière, les préoccupations du quotidien, les embouteillages, la projection des individus vers le futur, tout sépare Paris d'Athènes. C'est aussi en cela que «mon terrain» issu de la crise devient déjà incommunicable... comme un ailleurs.

Certains le quittent pourtant. Coca-cola (Grèce) vient de transférer son siège grec quelque part entre la Suisse, Londres et New-York, puis la société grecque FAGE (produits laitiers) au Luxembourg. Ces derniers mois, environ mille dentistes ont quitté le pays pour s'installer dans un autre pays selon le Président de l'Ordre des médecins-dentistes (Real-Fm 12/10). Les analystes évoqueront une fois de plus les chiffres et les journalistes me poseront une énième fois la question de la corruption ou celle de l'Aube dorée, questions qui n'ont aucun sens, si on les sépare du Troïkanisme... réellement existant et de son contexte.

La seule manière d'aider le peuple grec consiste à renverser l'ordre actuel, pays par pays. Et si ce n'est pas possible, c'est alors que nous sommes tous des Grecs.

 

«Khaos» à Paris, désastre en Grêce
Retrouvez d'autres articles de Panagiotis Grigoriou sur son blog .

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 21:47

 


Les militants qui squattaient le bocage recouvrant le site du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes ont été expulsés mardi 16 octobre, à grand renfort d’hélicos, de CRS et de gendarmes. Plus de 500 agents ont été engagés sur cette opération de grande ampleur qui a débuté aux petites heures du jour. Sept maisons et plusieurs campements constitués de cabanes, dont certaines arrimées aux arbres, de caravanes et d’habitats autoconstruits ont été évacués par la force.

Toutes ces habitations doivent être détruites afin d’en empêcher la réoccupation, a annoncé le préfet de Loire-Atlantique et de la région Pays de la Loire Christian de Lavernée. Ces démolitions pourraient prendre plusieurs jours. « On va changer de squatteurs », ironise Sylvain Fresneau, un agriculteur menacé d’expropriation.

 

Entrée des "Cent chênes", un des squats de la ZAD, novembre 2011 (JL) 
Entrée des "Cent chênes", un des squats de la ZAD, novembre 2011 (JL)

 

Une partie du campement dit La Bellish, où Mediapart avait réalisé un reportage l’automne dernier, a brûlé lors de son évacuation. « Cette opération se justifie par la préparation des travaux qui doivent s’engager fin 2012, début 2013, notamment les premiers défrichages et les sondages archéologiques du terrain », explique le préfet.

Plusieurs dizaines de personnes sont concernées par cette expulsion – jusqu’à 150 en comptant les renforts de ces derniers jours, selon une militante. Toute la matinée et une partie de l’après-midi, des barricades ont flambé et quelques lacrymos ont été lâchées mais aucune arrestation n’était signalée en fin d’après-midi. Les occupants de la zone d’aménagement différé (ZAD) ont réussi à hacker la fréquence locale d’autoroute FM, sur 107.7, rebaptisée « Radio klaxon », pour y diffuser en direct des informations sur l’avancée des policiers (retrouver ici le récit de l'expulsion par les militants).

La semaine précédente, de premières évacuations, beaucoup plus discrètes, avaient déjà eu lieu. « C’est dur, c’est une défaite, réagit Geneviève Coiffard–Grosdoy, opposante de longue date, membre d’Attac et du comité d’organisation du Forum des projets inutiles et imposés (voir notre reportage à son sujet). Depuis le temps qu’on dit qu’on va contrer les forces de l’ordre par la résistance aux expulsions, on n’a pas pu. »

 

Potager du "Sabot", squat évacué par la police (JL) 
Potager du "Sabot", squat évacué par la police (JL)



C’est l’approche de la trêve hivernale, qui débute le 1er novembre, qui a décidé de la date de cette opération policière de grande ampleur, coordonnée au niveau national, et en accord avec Matignon. Longtemps député-maire de Nantes et soutien historique de ce projet de nouvel aéroport, Jean-Marc Ayrault a quitté la veille Nantes où il avait passé le week-end pour un séjour privé. « Je vous corrige, ce n’est plus un projet, c’est une certitude », explique Jacques Auxiette, président de la région Pays de la Loire et président du syndicat mixte de l’aéroport.
Le chantier de l’aéroport stricto sensu n’est pas prévu avant fin 2015, début 2016, car toute une série de travaux doivent avoir lieu au préalable, notamment la construction de voiries.

"Agressivité manifeste", "militarisation"

À la suite d’une grève de la faim de plusieurs semaines d’agriculteurs refuzniks (voir ici notre reportage), un accord politique a été signé en mai entre les opposants et les collectivités locales impliquées. Il gèle les expulsions d’habitants présents sur le site avant la déclaration d’utilité publique (en 2008) tant que courent quatre recours juridiques (voir ici notre article sur ce dossier). Deux ont été jugés cet été ; celui qui conteste le refus d’abrogation de la déclaration d’utilité publique (DUP) devant le Conseil d’État devrait être jugé d’ici la fin de l’année. Ne resteront plus alors que des pourvois en cassation des propriétaires fonciers dénonçant les conditions d’expropriation, mais ils ne menacent pas la crédibilité du contrat de concession, insiste Jacques Auxiette. Les squatteurs de la ZAD avaient été exclus de cet accord, car ils occupent illégalement les lieux.

 

Pendant le forum des grands projets inutiles, à Notre-Dame-des-Landes, juillet 2012 (JL) 
Pendant le forum des grands projets inutiles, à Notre-Dame-des-Landes, juillet 2012 (JL)



Sur le terrain, plusieurs personnes décrivent un durcissement des rapports avec la police depuis l’élection présidentielle. « Le changement est indéniable, ils ne tolèrent plus nos rassemblements et leur agressivité est manifeste, on sent une détermination à briser toute résistance », décrit Julien Durand, agriculteur retraité et pivot du mouvement. Un autre parle de « militarisation » de la zone.

Ce projet d’aéroport, vieux de plusieurs décennies (retrouver ici notre enquête)

Mais pour Jacques Auxiette, le financement public engagé est au contraire très raisonnable : 40 millions d’euros seulement pour la région entre 2011 et 2017, alors qu’elle en investit chaque année 600 millions. « Entretenir l’idée que ce aéroport peut être remis en cause, c’est de l’agitation inutile. » Porte-parole d’EELV, et vice-président de la région Pays de la Loire, Jean-Philippe Magnen n’en démord pas : ces expulsions marquent une volonté « d’accélération alors que l’on va rentrer dans un débat national sur les comptes publics et la révision du schéma national d’infrastructures de transport. Il y a la volonté d’imposer ce projet par l’évidence ». En août dernier, Delphine Batho, la ministre de l’écologie et de l’énergie, a manifesté son soutien à l’aéroport : « Je pense que c'est une infrastructure dont nous avons besoin. »

 

La "vache rit", lieu d'opposition à l'aéroport, juillet 2012 (JL) 
La "vache rit", lieu d'opposition à l'aéroport, juillet 2012 (JL)


Le mouvement d’occupation a débuté il y a un peu plus de trois ans, initié par des militants d’inspiration libertaire opposés à l’aéroport et avides de terres cultivables libres pour y créer des communautés écologistes, autogérées et anti-autoritaires. Au fil du temps, des liens s’étaient tissés entre une partie d’entre eux et les riverains, essentiellement des agriculteurs. « Nous soutenons tous les occupants de la ZAD, ajoute Dominique Fresneau, porte-parole de l’ACIPA, l’association historique des opposants. Ils sont tous légitimes même s’ils ne sont pas légaux. »

Alors que les expulsions étaient toujours en cours, des opposants à l’aéroport tentaient de préparer le coup d’après : une campagne pour empêcher les démolitions, et pourquoi pas ensemencer de blé 250 hectares de parcelles. Certains rêvent déjà d’en récolter le foin au printemps prochain.

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 21:40

 

 

Le Monde.fr | 16.10.2012 à 14h12 • Mis à jour le 16.10.2012 à 14h53

Par Audrey Garric (Propos recueillis)

 
Pascal Durand, secrétaire national d'EELV, le 22 juin 2012 à Paris.

L'opération est d'envergure : pas moins de 500 gendarmes et CRS et plusieurs hélicoptères ont évacué des maisons squattées par des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, au nord de Nantes, mardi 16 octobre au petit matin. Pour Pascal Durand, secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts, l'évacuation est aussi inutile et critiquable que le projet d'aéroport lui-même. Il souhaite que les ministres écologistes restent au gouvernement, mais demande l'arrêt des évacuations et l'abandon du projet.

Comment réagissez-vous à l'évacuation des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ?

Pascal Durand : Cette évacuation, qui s'apparente à une quasi-provocation policière, s'avère totalement incompréhensible. C'est un passage en force inutile sur un projet inutile. Nous ne voyons pas la logique qui conduit à des expulsions maintenant alors que des recours et des procédures judiciaires sont en cours, notamment contre les expropriations ou la concession accordée pour les travaux à Vinci. Le rapport des commissaires enquêteurs sur la loi sur l'eau, pour évaluer l'impact de l'aéroport et de sa desserte routière sur l'eau et sur les milieux aquatiques, doit en outre être rendu très prochainement. Nous nous interrogeons donc sur l'urgence à procéder à ces évacuations et sur leur but.

Par ailleurs, cette accélération dans ce dossier intervient au moment où le gouvernement doit faire des arbitrages, en raison d'un budget contraint, parmi les grands chantier qu'il faut mener à bien dans le pays. Pourquoi, alors, se lancer dans la construction d'un aéroport fondamentalement inutile et coûteux, en plus d'être polluant ?

Que reprochez-vous exactement à ce projet ?

Le projet est en opposition absolue avec les grands discours du président de la République et du premier ministre, et les engagements pris lors de la conférence environnementale en septembre. Le gouvernement s'est notamment engagé à l'arrêt de l'artificialisation des terres, la préservation de la biodiversité et le changement de modèle économique.

Or, le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes va détruire des terres agricoles situées dans un bocage remarquable, lieu de biodiversité et d'équilibre exceptionnels. Sa construction et son fonctionnement vont par ailleurs contribuer à la hausse des émissions de gaz à effet de serre alors que nous devons les limiter. Et la construction d'un nouvel aéroport à Nantes, qui en possède déjà un, s'oppose à la logique de renforcement du transport ferroviaire, en déficit de passagers et de fret. C'est au final un projet totalement absurde et inutile.

Quelles sont vos attentes désormais ?

Dans un premier temps, nous demandons l'arrêt immédiat de l'opération d'évacuation. Puis, dans un second temps, nous souhaitons que le chantier de l'aéroport soit définitivement abandonné. Nous allons échanger avec les associations et élus locaux pour voir comment cette nouvelle situation va être gérée. Nous essayerons aussi de discuter avec François Hollande et Jean-Marc Ayrault afin de leur demander des explications.

Vous n'appelez donc pas à une démission des deux ministres écologistes du gouvernement, mis en porte-à-faux par ce projet ?

La question n'est pas la démission des ministres Cécile Duflot [ministre du logement] et Pascal Canfin [ministre délégué au développement] mais d'essayer de comprendre ce qu'il s'est passé. Nous devons lancer un débat public, et ne surtout pas cacher nos divergences. Nous devons donc être dans le gouvernement pour peser dans le débat.

En participant au gouvernement, nous avons pris un engagement de responsabilité : nous ne pouvions pas attendre d'être majoritaires dans le pays pour agir. Nous savons très bien que nous avons de grandes divergences avec les socialistes sur certains sujets mais nous avons une responsabilité à agir, par exemple, en ce moment, sur le logement ou la question d'une expertise scientifique indépendante. Nous ne pouvons pas tout remettre en cause en raison de ce projet.

D'autant que nous ne pouvons pas reprocher au gouvernement de manquer à sa parole, puisque la question de l'arrêt du projet d'aéroport ne faisait pas partie de l'accord PS-EELV. Les socialistes s'étaient seulement engagés à ne pas expulser les agriculteurs sur leur propre terrain. Or, ce sont des militants qui ont été évacués. C'est en revanche la question des moyens policiers et de l'inutilité du projet que nous ne pouvons pas laisser passer.

Audrey Garric (Propos recueillis)

 

 

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Le Monde.fr avec AFP | 16.10.2012 à 08h26 • Mis à jour le 16.10.2012 à 14h05

 
 
Evacuation par la police de maisons squattées par des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, au nord de Nantes, mardi 16 octobre.

Importante opération d'évacuation de maisons squattées par les opposants à l'aéroport de Nantes

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 21:31

 

Le Monde.fr avec AFP | 16.10.2012 à 12h17

 
 
Des Roms évacués d'un campement de Saint-Denis sont installés sur un campement de fortune dans une rue, en septembre 2011 à Paris.

Des Roms, expulsés lundi matin d'un bidonville insalubre de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), ont passé la nuit devant la mairie de cette ville, avant d'être à nouveau dispersés par la police mardi matin. "L'évacuation des populations roms se termine", a-t-on précisé à la préfecture, ajoutant qu'il n'y avait "pas d'incident".

Environ 80 Roms et militants d'associations qui les soutiennent s'étaient rassemblés lundi devant la mairie du socialiste Michel Pajon après avoir été évacués d'un bidonville insalubre où ils vivaient, sur un terrain longeant l'A4 en contrebas d'un hôtel.

Ils ont ensuite passé la nuit sur place, dormant sur des matelas à même le trottoir, devant l'hôtel de ville. La veille, leur camp très insalubre, sans accès à l'eau ni à l'électricité, et où s'empilaient des monceaux de détritus faute de poubelles à proximité, avait été démantelé par la police, à la suite d'une décision de justice en ce sens, rendue au printemps.

 

"UNE ESPÈCE DE CHASSE À L'HOMME"

"Ils sont en train d'errer dans la ville après avoir été évacués de la mairie", a assuré Didier Cusserne, du Collectif de soutien aux Roms de Noisy-le-Grand. "C'est une espèce de chasse à l'homme avec les policiers qui les suivent", s'est-il indigné. "La police ne veut qu'une chose, qu'ils passent sur le territoire voisin, ça ne fait que repousser le problème", a-t-il regretté.

Cet été, des habitants du bidonville où vivaient environ 200 personnes selon les associations, 80 selon la préfecture, avaient confié ne pas bien dormir la nuit à cause du bruit que faisaient les rats. "Il y a beaucoup d'enfants, des nourrissons qui sont malades et qu'on a conduits aux urgences pédiatriques il y a encore deux jours", s'était inquiétée lundi Nathalie-Marie Chantepie, de l'association Porte-B'Honneur, rappelant qu'il y avait chez les habitants "de nombreux cas de tuberculose" et que "la plupart ont interrompu leur traitement, car ce n'est pas leur priorité".

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 21:21

 

euronews.com

16/10 11:33 CET

 

 

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté hier soir devant le Parlement portugais pour protester contre les nouvelles mesures d’austérité.

La gouvernement a annoncé une hausse d’impôts généralisée.

Pour le ministre des Finances Vitor Gaspar, il n’est pas question de reculer ou de remettre en cause le plan de sauvetage de 78 milliards d’euros accordé en mai 2011 par l’Union européenne et le Fonds monétaire international : “En 2013 le déficit budgétaire ne devra pas dépasser à 7,5 milliards d’euros soit 4,5% du PIB, c’est la limite décidée lors de la rencontre avec l’eurogroupe et l’ecofin.”

Depuis que Lisbonne est sous assistance financière, le mécontentement social grimpe en flèche.
Hier, les Indignés portugais avaient appelé à assiéger le Parlement.
Avec ce renforcement de l’austérité le Portugal est certain de connaître e

 

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Les Portugais manifestent contre l'austérité

Le Monde.fr | 16.10.2012 à 12h34 • Mis à jour le 16.10.2012 à 13h24

 

Des milliers de personnes ont manifesté lundi dans les rues de Lisbonne pour protester contre les mesures d'austérité proposées par le gouvernement dans son budget 2013.
D'une rigueur exceptionnelle, ce budget pourrait inclure des hausses d'impôts et des coupes, alors que le mécontentement social connaît une poussée sans précédent depuis que le Portugal est sous assistance financière.

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 21:13

 

 

LE MONDE | 15.10.2012 à 11h04 • Mis à jour le 16.10.2012 à 12h05

Par Sylvain Cypel (Carlsbad, Nouveau-Mexique, envoyé spécial)

 
Carlsbad

 La cage d'ascenseur est spacieuse : 50 personnes peuvent s'y entasser. Et rapide. En une minute, elle vous descend à plus de 670 m dans les entrailles de la terre. Direction la mine de sel, dont les premières couches sédimentaires apparaissent à partir de – 300 m. Vous voici harnaché, casque avec lampe frontale sur la tête, matériel de première urgence à la ceinture.

Ici, vous explique-t-on, on craint l'incendie, rien d'autre. Quant au risque auquel le visiteur serait plus spontanément sensible, on vous regarde avec un brin de commisération, "il n'existe tout simplement pas", dit Abraham "Abe" Van Luyk, l'un des responsables du site. On est pourtant là au plus près de déchets nucléaires dont la nocivité, s'ils s'extirpaient des fûts dans lesquels ils sont enfermés, serait incommensurable. Mais non, le danger n'est que fantasme. D'ailleurs, voyez : dans les 16 km de larges galeries creusées dans la roche saline, le personnel évolue en bras de chemise.

Nous sommes au coeur du WIPP, pour Waste Isolation Pilote Plant (Usine pilote d'enfouissement de déchets). Situé près de la ville de Carlsbad, au Nouveau-Mexique, il constitue le seul site en exploitation au monde où sont enfouis des déchets nucléaires. Ceux-ci ne proviennent que de la production militaire (recherche, fabrication et démantèlement d'armes atomiques). La totalité des déchets civils restent stockés en surface.

 

 "HAPPÉS PAR LE SEL

Le percement du WIPP, à 140 km du site où Washington procéda en juillet 1945 aux premières explosions nucléaires expérimentales, a débuté en 1982. L'enfouissement, en 1989. Le premier conteneur fut encastré dans la roche saline le 26 mars 1999. Depuis, les 4 % de déchets les plus radioactifs qui arrivent ici et dont la durée de nocivité dépasse trois cents ans, sont insérés dans le sel dans des citernes hermétiques, le long des galeries, une tous les 20 m. Les autres, dont la radioactivité aura beaucoup régressé au bout de cent ans, sont entreposés dans de vastes salles creusées dans la roche.

Les uns comme les autres seront "happés" par le sel, qui les broiera naturellement en un temps allant de trois cents à mille ans. Mais avant cent ans, vous assure-t-on, on n'en trouvera quasiment plus trace car ils auront été incorporés à la gangue de sel.

Partout, les mesures de sécurité sont apparentes, le moindre mouvement suspect d'une strate rocheuse est scruté. Tous les trois ans, on procède à une réfection générale des allées, en particulier pour nettoyer les poussières de silicates. En 2013, un premier test visera à creuser la roche autour d'une citerne pour étudier comment la pression du sel sur un des premiers fûts entreposés a opéré.

Le WIPP, qui dépend du ministère américain de l'énergie (DoE), emploie 1 100 personnes, dont 650 à Carlsbad, et se trouve situé près d'un lac salé dont les réserves de potasse sont exploitées, et d'une forêt de forages pétroliers et gaziers dont des puits à fracturation hydraulique pour récupérer le gaz de schiste.

 

SI ON NE VOIT PLUS LES DÉCHETS, LA PEUR SE DISSIPE

Le choix du lieu, dit Abe, est "clairement dû à l'avantage unique des couches de sel pour enfouir les déchets". Cette zone apache "géologiquement idéale" est aussi au coeur d'un triangle semi-désertique près du Texas et du Mexique, loin de toute grande agglomération.

Ici, les premières contestations, écologiques ou politiques – certains entrevoyaient une image dégradée du Nouveau-Mexique en "Etat-déchet" – semblent amplement écartées. "Quand les gens ont compris qu'avec le WIPP on nettoyait Los Alamos , ils ont basculé, dit Abe. Si on ne voit plus les déchets, la peur se dissipe."

Apportés par camions de tout le territoire, les déchets enfouis sont dits "transuraniens" ou TRU, moins radioactifs que ceux de "haute activité" (HA), qui restent entreposés sur quatre sites de fabrication de bombes nucléaires. Deux convois arrivent quotidiennement à Carlsbad avec chacun deux ou trois conteneurs. Une batterie de tests précède alors l'enfouissement : en plus de vingt ans, seuls deux fûts, après détection de liquide, ont été renvoyés à l'armée. La phase ultime du traitement est entièrement robotisée, jusqu'à l'envoi "au sel".

Le WIPP peut-il faire école ? La gestion future des centaines de milliers de tonnes de combustibles nucléaires usés dans le monde fait l'objet d'âpres débats. Aux Etats-Unis, une commission publique (dite "Blue Ribbon") a, pour la première fois, proposé en janvier de "développer au plus tôt un ou plusieurs sites de stockage géologique", en plus du WIPP.

 

 "ÉLASTIQUE COMME DE LA GELÉE"

Du 30 septembre au 3 octobre, une conférence internationale a été consacrée à Toronto au thème de l'enfouissement en profondeur des déchets irradiés, dont la dangerosité persistera, pour certains, des milliers d'années. John Heaton y était. Cet ancien élu à la Chambre du Nouveau-Mexique, devenu coordinateur du développement de l'énergie à Carlsbad – bref, le lobbyiste du site à Washington – décline les "avantages" de l'enfouissement : sa technique qu'il dit maîtrisée ; son coût jugé très inférieur à l'entreposage au sol ; l'urgence enfin. "Détruire les déchets hors de la biosphère est immensément plus sûr que les maintenir en surface", fait-il valoir.

Les risques sismiques ? M. Van Luyk les balaie d'un revers de main : "Seule l'erreur humaine est impossible à éviter à 100 %. La géologie est plus sûre que la société. Cette formation géologique vieille de 250 millions d'années est élastique comme de la gelée." Un forage horizontal alentour qui "percerait" la roche contaminée ? Rien à craindre, explique-t-il, les prospecteurs de gaz percent trois fois plus profond...

Reste l'avenir – et la mémoire. Comment prévenir du risque les générations futures sur des durées exceptionnellement longues ? A Toronto, les représentants du WIPP ont lancé une idée. Une fois fermé, le site serait enfoui sous un "dolmen" visible de loin, entouré de 6 périmètres de signalétiques. A commencer par 32 grands totems avec le célèbre visage du Crid'Edward Munch.

 

AUCUN SYMBOLE UNIVERSEL DU DANGER NUCLÉAIRE

Une zone d'exclusion de 41 km2, conçue pour durer dix mille ans et disposant d'innombrables marqueurs de surface – avec des messages gravés en sept langues, dont le navajo – mettrait en garde le quidam égaré ou le prospecteur illuminé qui entendrait forer à cet endroit. Problème : à ce jour, il n'existe aucun symbole universel du danger nucléaire.

Le 1er août, un couple de vieux écologistes a réussi à passer toutes les barrières de sécurité pour se promener dans l'enceinte de l'usine d'armes atomiques d'Oak Ridge, au Tennessee, qui envoie ses déchets au WIPP. Depuis, aux Etats-Unis, la "conscience sécuritaire" est montée d'un cran. "Ah, se moque Abe Van Luyk, ces stockages de surface ne sont décidément pas sûrs !" Mais si l'on ajoute aux déchets militaires les déchets civils, "on en a pour des décennies, note John Heaton. Il faudra à coup sûr ouvrir de nouveaux sites d'enfouissement".

En attendant, le sien fonctionne : il milite donc hardiment à Washington pour son agrandissement. Une pièce est déjà aménagée au WIPP pour recevoir de futurs déchets "HA", les plus irradiés.

 

Lire aussi En France, le choix controversé de la commune de Bure


Sylvain Cypel (Carlsbad, Nouveau-Mexique, envoyé spécial)

 

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