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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 17:43

 

 

Le Nouvel Observateur - Créé le 26-10-2012 à 18h22 - Mis à jour à 20h39

                                                                                                                                                                                                                             Le Cavaliere est condamné à 4 ans de prison dans l'affaire Mediaset. Une peine ramenée à 1 an mais qui sonne comme un jugement moral sur toute une époque.

 

Silvio Berlusconi, le 27 septembre 2012 à Rome. (AP Photo/Alessandra Tarantino)

Silvio Berlusconi, le 27 septembre 2012 à Rome. (AP Photo/Alessandra Tarantino)
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Aux yeux de la justice, Silvio Berlusconi est officiellement un "délinquant". Il y avait vingt ans que ses adversaires politiques attendaient ce moment. L'ancien chef du gouvernement italien est condamné à un an de prison ferme dans l'affaire Mediaset.

Dans le passé, "le Cavaliere" avait toujours jusqu'ici réussi à échapper à ses juges, grâce à d'habiles avocats qui pariaient systématiquement sur la prescription. Ou bien grâce à des lois providentielles comme celle sur la dépénalisation du délit de falsification de bilan, que les "berluscones" avaient votée in extremis au Parlement et qui avait paralysé pas mal d'accusations des tribunaux italiens.

Cette nouvelle condamnation a donc surpris le monde politique, qui s'était habitué à l'impunité de fait de l'ex-Président du Conseil. Les quatre ans de prison que le tribunal de Milan lui a infligés - condamnation ramenée à un an en vertu d'une loi d'amnistie datant de 2006 - marquent l'aboutissement de six années de procès pour le Cavaliere, convaincu de fraude fiscale (17 milliards de lires, près de 8,8 millions d'euros entre 1994 et 1999, alors que Berlusconi était Président du Conseil).

"La vérité éclate enfin"

Un verdict vu, du coté du Parti des libertés, comme "l'énième preuve de l'acharnement judiciaire de Milan contre Silvio Berlusconi". De l'autre coté de l'échiquier, Antonio di Pietro, ex-membre du parquet de Milan justement, a soutenu lui que "la vérité éclate enfin malgré toutes les lois spéciales votées par une majorité d'esclaves". Cette sentence "sanctionne pour la première fois au niveau judiciaire que Berlusconi est un délinquant", disent pour leur part des députés du Parti démocrate.

Vingt ans de hontes plus ou moins explicitées

Mais la population, elle, n'a manifesté jusqu'ici aucune surprise, l'impression générale est que la magistrature vient de tirer sur une ambulance, sur quelqu'un qui ne comptait plus pour rien, qui avait été évacué de l'histoire contemporaine. Personne évidemment n'est descendu dans la rue ni songe à y descendre, et l'espèce d'indifférence des passants interviewés par les télés romaines ou milanaises exprime en fait un jugement moral implicite sur 20 ans d'histoire italienne : vingt ans de hontes plus ou moins explicitées pour les bunga bunga, les fausses bonnes blagues, les maquillages outranciers, l'étalage de richesse, les vulgarités histrionesques dans les sommets internationaux.

Sans parler de l'état dans lequel l'ex Président du Conseil a laissé son pays lorsqu'il a donné sa démission, le 12 novembre 2011 : au bord de la faillite, sur le point de rouler dans l'ornière de l'insolvabilité.

Mais les politologues soulignent, eux, un deuxième aspect de cette condamnation : l'interdiction d'exercer une fonction publique pendant cinq ans. C'est un élément particulièrement intéressant de la sentence milanaise, dit Iginio Ariemma : "cela peut signifier que jusqu'à ses 82 ans (il en a 76 ) Berlusconi ne pourra plus briguer aucune charge élective ni gouvernementale", et encore moins songer à la Présidence de la République.

Entendons nous bien : il y a à peine deux jours, le Cavaliere annonçait publiquement qu'il renonçait à être le candidat au poste de premier ministre du centre droit "par amour pour son pays". En fait, c'était parce que les sondages donnaient son parti à 15% des suffrages, soit moins de la moitié du glorieux score de 2008.

Maintenant qu'il a été condamné par la justice de son pays, et même s'il s'agit d'un jugement en première instance, il semble totalement invraisemblable que Sua Emittenza puisse briguer une quelconque charge, ni qu'on puisse assister un jour à son "retour inopiné" sur la scène. Et quand bien même la sentence d'appel ou le recours en Cassation devaient démentir un jour le verdict historique qui frappe Silvio Berlusconi, l'histoire retiendra que la peine qui lui a été infligée ce 26 octobre 2012 a mis à la porte un "délinquant".

 

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 17:39

 

Créé le 23-10-2012 à 17h28 - Mis à jour le 24-10-2012 à 13h36

                                                                                                                                                                                                                          Les psychotropes, que les Français consomment massivement, ont des effets secondaires souvent méconnus. Dossier à lire dans "le Nouvel Observateur".

 

 

Médicaments (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Médicaments (PHILIPPE HUGUEN / AFP)
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La France est le deuxième consommateur d'anxiolytiques d'Europe après le Portugal. Elle en consomme 9 fois plus que les Allemands et que les Anglais. En 2010, 20% des Français ont consommé au moins une fois un anxiolytique ou un somnifère (benzodiazépine ou apparentée). Surprescrits, et la plupart du temps délivrés par les généralistes, ces médicaments de l'âme peuvent avoir des effets dévastateurs.

  • Antidépresseurs (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine - ISRS) 

Les effets indésirables peuvent être multiples : agitation, anxiété, attaques de panique, insomnies, troubles sexuels, nausées, diarrhées, maux de tête. Ils apparaissent surtout pendant la première semaine de traitement. La sensation de bouche sèche est fréquente avec la molécule paroxétine (Deroxat, Divarius). La fluoxétine (Prozac), quant à elle, est responsable de signes extrapyramidaux (tremblements, rigidité, mouvements rares et lents) plus ou moins invalidants, dont un syndrome mimant la maladie de Parkinson. L’hyponatrémie (déficit de sodium dans le sang) est fréquente et grave pour la majorité des patients prenant des antidépresseurs. Il est aussi possible que survienne un syndrome sérotoninergique, auquel des manifestations d’ordre psychique (agitation, confusion,hypomanie, etc.), moteur (myoclonies, tremblements, hyperréflexie, rigidité…), végétatif (sueur, frissons…) et digestif (diarrhées) sont associées. Il existe enfin un risque de surdosage pour certains antidépresseurs.

 

  • Anxiolytiques et somnifères (benzodiazépines) 

Les benzodiazépines sont responsables d’une baisse de la vigilance, potentialisée par l’alcool. La sédation provoque des accidents (notamment chez les conducteurs d’engin, de voiture…). Des sensations de faiblesse, de fatigue, des impressions de vertige, de la dysarthrie, de l’ataxie, une confusion… ont déjà été rapportées. Dès 1989, l’effet délétère de ces médicaments sur la mémoire a été démontré. Cette amnésie antérograde existe avec toutes les molécules. Certaines benzodiazépines à demi-vie courte ont provoqué, souvent en association avec de l’alcool, un syndrome comprenant la triade automatisme-désinhibition-amnésie, entraînant des comportements soit automatiques, soit de soumission. A forte dose, une dépression respiratoire est possible, surtout aux âges extrêmes de la vie. Paradoxalement, nervosité et hyperexcitabilité sont décrites. Des effets indésirables rares ont été signalés : hallucinations, manies, hypotension, hypersalivation, sécheresse buccale, insomnie ou anxiété de rebond lors du sevrage d’un traitement au long cours confirmant la pharmacodépendance.

 

 

Tableaux réalisés par Nathalie Funès avec le professeur Marie-Christine Pérault, responsable du service de pharmacologie au CHU de Poitiers.

  • Lire l'intégralité du dossier "Somnifères, antidépresseurs, tranquillisants : vrais et faux dangers", et les extraits du livre "Psychotropes, l'enquête", dans "le Nouvel Observateur" du 25 octobre.

 

 

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 17:28

 

Deux questions actuelles et croisées chez Marx : la matrice inégalitaire du capitalisme et la construction de soi…

 

L’article qui suit est paru sous le titre « Et Marx dans tout ça ? », dans Les Inrockuptibles, n°880, du 10 octobre au 16 octobre 2012(1).

 

*****************************************

 

Avec la crise structurelle du capitalisme et ses dégâts sociaux, le cadavre de Marx, enterré un peu vite aux lendemains de la chute du Mur de Berlin en 1989, s’agite de plus en plus dans son cercueil…

 

Le capitalisme comme Matrice inégalitaire

 

Pour Marx, le capitalisme ressemble à une machinerie impersonnelle, qui n’est contrôlée par personne, comme dans les cas de la Matrice (Matrix) et de Skynet (Terminator). Avec Marx, on ne se situe pas dans le registre conspirationniste des James Bond. Tant les capitalistes que les prolétaires sont dominés par la logique capitaliste d’accumulation illimitée du capital au moyen du profit. Seulement  les premiers en jouissent et les seconds trinquent.

 

Une des contradictions principales du capitalisme analysée par Marx est la contradiction capital/travail. Le capital et le travail salarié sont à la fois étroitement liés (le capital a besoin du travail salarié pour se développer et vice-versa) et antagonistes (le capital exploite le travail créateur de valeur pour rendre l’accumulation possible), ce qui alimente la lutte des classes. En développant le nombre de salariés, la dynamique capitaliste produirait, selon Marx et Engels dans Le Manifeste communiste (1848), « ses propres fossoyeurs », c’est-à-dire la classe susceptible de renverser le capitalisme. Pour Marx, le capitalisme n’est pas un système complètement fermé dont on ne pourrait pas sortir : il contient en lui-même les possibilités de son propre dépassement.

 

Après presque deux siècles de luttes sociales au sein et contre le capitalisme, alors qu’une société non capitaliste démocratique n’a pas pu voir durablement le jour, il faudrait être plus prudent que Marx et Engels à l’époque et dire plutôt : la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs potentiels. Ce qui suppose de passer par une politisation des potentialités ainsi dessinées. Marx hésite d’ailleurs dans ses formulations entre des accents déterministes, qui feraient des classes des réalités objectives données mécaniquement dans les rapports de production, et des accents constructivistes, attribuant une place importante au travail politique pour stabiliser des intérêts convergents entre prolétaires.

 

L’analyse de la contradiction capital/travail doit toutefois être actualisée. Elle a à se saisir des effets de la précarisation contemporaine, ce que la sociologue Sarah Abdelnour appelle « les nouveaux prolétaires »(2), comme du poids de formes de domination interagissant avec le capitalisme mais irréductibles à lui : inégalités sexistes, discriminations racistes et post-coloniales ou homophobie. Autant de dimensions qui impriment des divisions parmi les salariés et que les outils postmarxistes de la sociologie de Pierre Bourdieu nous aident à mieux décrypter. L’activité politique s’efforçant d’élaborer des repères partagés alimentant une lutte des classes commune ne peut pas les négliger, à la différence des lectures marxistes traditionnelles.

 

Le souci de soi : pas que pour « les bobos » !

 

La contradiction capital/travail n’est pas la seule à traverser le capitalisme. Amorcées par Marx, mais mises de côté par les « marxistes », il y a aussi la contradiction capital/nature, la contradiction capital/démocratie ou …la contradiction capital/individualité. Ainsi Marx critique aussi le capitalisme parce qu’il atrophie le développement des sens et des capacités de chaque individu dans les sphères du travail et de la consommation : « chacun de ses rapports humains avec le monde, la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût, le toucher, la pensée, la contemplation, le sentiment, la volonté, l'activité, l'amour, bref tous les organes de son individualité », écrit-il dans les Manuscrits de 1844. Car « à la place de tous les sens physiques et intellectuels est donc apparue la simple aliénation de tousces sens, le sens de l'avoir ».

 

Marx apparaît comme un auteur sensualiste qui a pour visée l’avènement d’un « homme total » ou « individu complet ». Il y a ici des proximités avec la thématique de « la création de soi comme œuvre d’art » (d’Oscar Wilde à Michel Foucault) ou de « la sculpture de soi » (Michel Onfray). La spécificité de Marx, c’est de réfléchir aux conditions sociales d’une « sculpture de soi » pour tous, de quelque  chose comme un dandysme démocratique, et pas seulement pour ceux que les médias appellent de manière trop indéfinie « les bobos », mais également et surtout pour les prolétaires. Au sein de l’individualisme contemporain, c’est peut-être un des défis majeurs qui voit s’entrechoquer les questions sociale et individualiste.

 

Les termes d’« œuvre d’art » et de « sculpture » ont toutefois trop d’accointances avec une forme de hiérarchie culturelle. S’il veut tenir compte des inégalités et des différences sociales, le vocabulaire de la construction de soi ne peut pas se contenter de telles tonalités élitistes. Il doit s’ouvrir à une polyphonie sociale. Bref, le « souci de soi » se déploierait sur le terrain des Beaux-arts, mais aussi de la culture de masse (chansons et musique, séries télévisées…), du bricolage et du jardinage, des savoir-faire culinaires et œnologiques, ou de la convivialité populaire, bref sur la diversité des territoires de la dignité ordinaire. L’« individu complet » idéal de Marx ne rassemble-t-il pas d’ailleurs dans une même figure le savant-philosophe, l’artiste et l’ouvrier-artisan ? En ce sens, il vaudrait mieux caractériser l’émancipation à venir comme le défrichage des sentiers infinis d’un bricolage de soi.

 

Les combats pour la justice sociale et pour l’épanouissement individuel pourraient, partant, suivre des bandas communes, loin des tristesses marxistes d’antan ou du ton déploratif de « la pensée Monde Diplo’ » actuelle.

 

 

Notes :

 

(1) Philippe Corcuff, sociologue, est l’auteur de Marx XXIe siècle. Textes commentés (Textuel, collection « Petite Encyclopédie Critique », août 2012), mais aussi de La gauche est-elle en état de mort cérébrale ? (Textuel, collection « Petite Encyclopédie Critique », octobre 2012).

(2) Dans Sarah Abdelnour Les nouveaux prolétaires, Textuel, collection « Petite Encyclopédie Critique », 2012 ; voir sur Mediapart : « Classes populaires, travailleurs, prolétaires…Discours sarkozystes et réalités sociologiques », édition « Petite Encyclopédie Critique », 23 février 2012.

 

* Voir aussi de Philippe Corcuff sur Marx et sur Mediapart :

 

- « Actualité d’un Marx hérétique » [extraits de Marx XXIe siècle], édition « Petite Encyclopédie Critique », 31 août 2012.

 

- « Marx ou la sensualité contre le capitalisme » [initialement publié dans L’Humanité], 1 octobre 2012.

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 17:17

 

 

http://www.france.attac.org/articles/notre-dame-des-landes-declaration-solennelle

 

Aujourd’hui, jeudi 25 octobre, des représentants de Greenpeace France, Attac France, Agir pour l’Environnement, Réseau Action Climat France, Les Amis de la Terre, Confédération paysanne, Générations Futures, Solidaires, Paysages de France, Droit au Logement, Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports se sont réunis pour s’exprimer, ensemble, sur la situation actuelle à Notre Dame des Landes.

La brutalité employée par la force publique en vue d'expulser, à la veille de la trêve hivernale, les opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes nous amène à protester officiellement, collectivement et vigoureusement.

Alors que nous estimons que le dialogue et la concertation sont une nécessité pour dépasser les crises écologiques, sociales et économiques, le déploiement de force auquel nous assistons actuellement à Notre-Dame des Landes ne fait que renforcer notre détermination à contester ce projet d'infrastructure inutile, coûteux et clairement contradictoire avec nos objectifs en matière de lutte contre le dérèglement climatique.

Sur la forme comme sur le fond, ce projet d'aéroport est contestable. Au scandale écologique de ce projet, le premier ministre semble vouloir ajouter un scandale démocratique et social. Il va de soi que cette façon de faire ne peut que créer de la défiance. Cinq ans durant, nous avons subi une politique reposant sur une duplicité quasi institutionnalisée. Nous ne saurions accepter plus longtemps une écologie des mots qui, à l'aide de discours enjoués, permet de justifier des actes profondément scandaleux.

Nous appelons solennellement et avec la plus grande fermeté le gouvernement à cesser les expulsions des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes.

Nous appelons le premier ministre à remettre en cause ce projet d'aéroport qui aura une incidence significative sur le budget de l'Etat, un impact irréversible sur plus de 2000 hectares de zone humide et terre agricole et sur nos émissions de gaz à effet de serre.

A l'heure des crises alimentaire, climatique et énergétique, à l'heure de l'effondrement des écosystèmes, nous ne cautionnerons pas un double-discours qui tend à devenir une seconde nature des responsables politiques.

Par cette déclaration solennelle, nous tenons à exprimer notre solidarité et à apporter tout notre soutien à celles et ceux qui luttent pour un monde vivable. Nous appelons l'ensemble des citoyennes et citoyens à participer à des mobilisations locales et ainsi répondre démocratiquement à une violence qui, pour être institutionnelle, n'en est pas moins illégitime.


 

NDDL : Lettre ouverte à Jean-Marc Ayrault

 

 

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NDDL : Lettre ouverte à Jean-Marc Ayrault

 

Paris, le 25 octobre 2012
Lettre ouverte à l’attention de Monsieur le Premier ministre

Aéroport de Notre-Dame des Landes :
Pourquoi cet entêtement ?

Monsieur le Premier ministre,

Depuis maintenant une semaine, les forces de l’ordre tentent de déloger les opposants au projet de nouvel
aéroport de Notre-Dame des Landes situé à quelques encablures de Nantes.

Malgré un dispositif policier impressionnant et une violence disproportionnée, la résistance s’organise.
Ce projet, loin de faire l’unanimité, incarne avec limpidité les dérives d’un pouvoir obnubilé par le faste de
grands projets dont l’utilité est clairement remise en question.

Ce projet, né à la fin des années 1960, est un cas d’école, à plus d’un titre. A l’heure où le gouvernement
porte au pinacle sa fameuse méthode de concertation, comment expliquer ce déploiement de force ?
Quelques semaines avant le débat sur la transition énergétique, alors que le ministère des Transports vient
de créer une commission dont la vocation est de réétudier les projets d’infrastructures, il est peu de dire que
la brutalité avec laquelle vous cherchez à imposer ce projet d’aéroport sème le trouble. C’est un signal
extrêmement négatif à la veille d’un débat sur la transition énergétique prétendu ouvert, démocratique et
transparent.

Paradoxalement, l’une des premières décisions faisant suite à la conférence environnementale consiste
à mobiliser plusieurs centaines de gendarmes afin de venir en aide à la multinationale Vinci pour qu’ils
puissent débuter l’expulsion, à la veille de la trêve hivernale des habitants et la destruction de 2000 hectares
de zone humide et terres agricoles sur  laquelle vivent des paysans.
Il est grand temps de mettre un terme à cette écologie de façade qui passe sous silence, localement,
la prorogation d’un modèle destructeur.

Alors que le dérèglement climatique est désormais incontestable, que le prix des carburants ne cesse
d’augmenter, que la destruction des écosystèmes s’accélère, que l’artificialisation des terres agricoles
se poursuit, est-il bien raisonnable d’investir plus de 250 millions d’euros d’argent public pour aider une
multinationale à saccager notre environnement ?

La détermination dont vous faites preuve pour imposer ce projet inutile est incompréhensible. La transition
énergétique que nous appelons de nos voeux et que vous prétendez viser requiert de la détermination,
de la constance et de la ténacité. En soutenant coûte que coûte ce projet d’aéroport, vous affichez votre
incohérence. Après cinq années durant lesquels l’inconstance politique a été érigée en modèle, nous ne
nous satisferons pas d’un double discours.
Nous vous demandons de mettre un terme immédiat aux expulsions des opposants au projet d’aéroport
de Notre Dame des Landes et aux destructions des habitations. Nous nous opposons à ce projet d’aéroport
inutile, coûteux et clairement contradictoire avec les objectifs de la France en matière de lutte contre le
dérèglement climatique.

Comptant sur votre écoute, nous vous prions de recevoir, Monsieur le premier
ministre, l’expression de nos salutations les plus respectueuses.
Didier Aubé, Secrétaire nationale de Solidaires
Jean-Baptiste Ayrault, Président de Droit au Logement
Philippe Colin, Porte-parole de la Confédération paysanne
Philippe Colomb, Président d'Agir pour l'Environnement
Pierre-Jean Delahousse, Président de Paysages de France
Jean-François Julliard, Directeur de Greenpeace France
Martine Laplante, Présidente des Amis de la Terre
Pierre Perbos, Président du Réseau Action Climat France
Jean Sivardière, Président de la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports
Aurélie Trouvé et Thomas Coutrot, Co-présidents d'Attac France
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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 15:37

 

Agoravox - par Ariane Walter vendredi 26 octobre 2012

 

 

Not’maître, ce Ayrault, au sourire si mou,

Parcourait en tracto, au soir d’un bataille,

Un champ couvert de flics expulsant pour Vinci…

 

Il va l’avoir son épopée, s’il continue à s’entêter, Ayrault, donnant ainsi une nouvelle fois à comprendre qu’il est de droite et du parti du capital, les menues protestations du peuple ne le touchant qu’à partir du moment où l’on est spécialiste ou pigeon. Il faut une carte « high society » pour être entendu par M. Ayrault. Surtout quand il a signé avec Vinci, le bétonneur de la planète. Et le baron Vinci, quand il prend le thé avec le marquis Ayrault, s’énerve et veut ses terres. Or, ça tombe bien, Ayrault est au pouvoir et peut donc envoyer tous les flics qu’il veut…

Il y a donc quarante ans environ que ce projet a vu le jour, cet aéroport à Notre-Dame des Landes. Si beau nom ! Notre-Dame des Landes ! (Surtout pas Notre Dame de Hollande !) Quarante ans, cela signifie donc, (je le précise pour M Ayrault) que 39 ans se sont déjà écoulés et tant et tant de choses. Lit-il le journal ? A-t-il entendu parler de cette fameuse crise qui fait suspendre en région quantité de projets ? (Mais pas dans sa région a lui semble-t-il !) A-t-il entendu parler de ces problèmes de réchauffement climatique ? De la nécessité d’aborder une phase décroissante ? Du fait que le pétrole coûte cher ?

Il semblerait qu’en fait Ayrault, au pouvoir, soit tout heureux de son nouveau jouet et veuille faire mumuse pour se faire plaisir. Et après lui le déluge et le FN, il s’en fout. Il veut son aéroport.

Certains d’entre vous, au moment de prendre parti, se demandent peut-être ce qu’il en est réellement de ce projet. A-t-on à faire à des paysans rétrogrades qui veulent priver la France d’une merveille indispensable à l’économie d’une région ?

On va vite calmer la joie des amateurs de modernité :

 Vinci a promis 12% de rentabilité à ses actionnaires et si l’aéroport est déficitaire, ce sont les contribuables qui paieront la facture. Et ce pendant 55 ans. Bon. On ira à pied.

A partir de là, vu le vote récent du TSCG, on ne comprend plus rien.

D’un côté, on n’a plus d’argent. De l’autre il y en a pour Vinci.

Voilà pourquoi la résistance s’est organisée.

Et quand on dit « Résistance », le Front de Gauche n’est pas loin !

François Verchère, conseillère générale Front de Gauche, a pris la tête du Collectif d’élus doutant de la pertinence de l’aéroport (le Cedpa, regroupant écologistes, Front de Gauche, NPA, MoDem, une moitié de locaux, une moitié de nationaux) créé en 2009.

Ils sont allés jusqu’à trouver 20 000 euros pour faire faire une analyse indépendante. Le cabinet hollandais CE Delft, connu pour ses études d’impact économique des grands projets, a rendu en octobre un document de 50 pages qui démonte point par point les scénarios sur lesquels se fonde la Déclaration d’utilité publique (DUP) (décret du 9 février 2008) du projet d’aéroport.(Fichier PDF)

-le prix du pétrole est projeté comme étant 15 à 50% moins cher que ce qu’il est réellement ;

-le marché des émissions de CO2, qui renchérit le coût de l’aviation, a été omis ;

-la nouvelle liaison TGV Rennes-Paris prévue pour 2020-2025 devrait inciter beaucoup de Rennais à prendre l’avion à Paris plutôt qu’à Notre-Dame-des-Landes ;

-si le tram-train pour l’aéroport ne se fait pas tout de suite (or son coût n’est pas dans le budget prévu), cela oblige nombre de passagers à venir en voiture et engendre des coûts de parking élevés...

-L’aéroport actuel suffit parfaitement.

-une zone écologique précieuse va être détruite.

Et de conclure :

‘L’optimisation de Nantes-Atlantique apparaît plus génératrice de richesses pour la France que la construction d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes.’

Mais tout ceci, l’avis du menu peuple et des spécialistes qu’il appointe, n’est que roupie de sansonnet. Vinci, déjà propriétaire des lieux, on comprend qu’ils s’énervent, après avoir sablé le champagne lors de la victoire de Mou 1er, veulent bétonner promptement.

C’est ainsi qu’a commencé la fameuse opération qui se déroule sous nos yeux.

Les Gaulois contre l’Empire.

D’un côté des habitants légaux qui vont être expropriés, leurs terres étant achetées un carambar, la nouvelle unité de monnaie du gouvernement Ayrault ; Avec eux des gueux entêtés, qui squattent la nature et y font des merveilles, (mais vous n’êtes pas chez vous, les loulous. Comme l’écrivait si bien notre grand Rousseau : « Le premier qui, ayant enclos un terrain, s'avisa de dire : Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire… », on eut dû l’empaler sur ses pieux. ( La conclusion est de moi.)

De l’autre des robocops, CRS et gendarmes mobiles qui ont pour mission de chasser, de raser, d’hélicoptérer, de lacrymoger, le tout à grands frais . On parle d’une note qui sera présentée au contribuable : entre 500 000 et 1 million d’euros. ( Merkel a-t-elle autorisé ce gâchis ? Ah ! Merkel est la cousine de Vinci ! Pardon !)

Cette opération porte un nom. C’est le préfet qui la baptisée : l’opération César. (Il sort de l’ENA. Il a de la culture.) Excellente trouvaille, la salade César se faisant en effet avec du poulet (On n’ose imaginer que ce nom ait été donné pour évoquer le grand César, l’homme du « Veni, vidi, vici. » Quoique Ayrault ressemble assez au personnage de la bande dessinée, avec cette mauvaise mine qui caractérise les politiques en exercice, nourris de trahisons matin et soir. Mais ici c’est « Veni, vomi, Vinci ! » 

On entre dans la catégorie, très en vogue sur notre planète :

 « Small people against big government. »

Si vous n’avez pas trop entendu parler de ces évènements, c’est que, mystérieusement, cette presse mirifique qui nous informe des vérités officielles, n’est pas très bavarde quand un nouvel incident chatouille l’empire Goldman Sachs. Mais pas seulement. Où sont les défenseurs ?

Hier, en effet, nous parvenait le témoignage par deux jeunes en lutte : Morgan Ody (de la confédération paysanne du Morbihan) et Nicolas Dreyer,( de la confédération paysanne du Var) Ils appellent à l’aide :

« Si on réfléchit à ce qui se passe à Notre Dame des Landes depuis une semaine, il y a un fait vraiment inquiétant : le silence du « mouvement social français ».
Depuis mardi matin, plus de 500 gardes mobiles ont envahi la campagne tranquille du Nord de Nantes, ils ont chassé les gens de leur habitat, détruit des maisons et enlevées les pierres une par une pour s'assurer qu'elles ne seraient pas rebâties. Depuis six jours, environ 200 personnes dorment
chaque nuit sur des barricades, respirent des gaz lacrymo, organisent le ravitaillement des copains en première ligne, tout cela dans une non-violence exemplaire (sinon, il n'y aurait pas cet assourdissant silence médiatique !). Depuis quelques jours, des gros ballots de vêtements, de bottes,
de chaussettes, de piles, de pommes, de pâtes, de légumes, de café, de jus de fruits, de barres de céréales, affluent dans le hangar qui sert de QG à la résistance, témoignant que si peu de gens osent s'aventurer dans le « territoire en guerre » qu'est devenu ce beau bocage, il existe une véritable indignation dans la population.
Et enfin bon, des raisons de s'indigner il y en a tout de même : il n'a rien d'autres à faire ce gouvernement que de mobiliser des centaines de flics pendant des semaines pour chasser des gens de leur maison alors qu'il semble qu'il y ait une crise du logement dans ce pays, rien de plus urgent
comme dépense que de construire un aéroport pour en remplacer un autre loin d'être saturé alors qu'on nous dit que la priorité c'est de réduire les déficits, rien de plus important que de développer le trafic aérien alors qu'il paraît qu'il y a un truc qui s'appelle le changement climatique ???

Alors pourquoi ce silence ?

- Soit, ce qui est une possibilité réelle, le mouvement social est bien mal en point, tué par la « crise », asphixié par l'arrivée de la gauche au gouvernement,
- Soit ce combat n'est pas celui du mouvement social, car ceux qui luttent pied à pied à Notre Dame des Landes ne sont pas très présentables, un peu trop boueux, avec en prime des têtes un peu trop jeunes et que donc certainement ils sont violents, donc peu fréquentables,
- Soit encore vous ne savez pas quoi faire.

Si c'est cette dernière option qui prime, quelques idées :
La résistance à Notre Dame des Landes est incroyable. Il est incroyable que quelques centaines de personnes sans moyen financier, sans soutien logistique aucun à part celui de quelques habitants et paysans des alentours, logeant dans des abris de fortune, sans eau, sans électricité, aux vêtements détrempés, aient résisté une semaine derrière des barricades de bric et de broc face à une véritable armée. Ils sont encore là et ne vont pas lâcher, même si il leur faudra probablement se replier à un moment ou à un autre.
Il ne manque pas de courage ni de détermination à Notre Dame des Landes. Il manque de la légitimité.

 Et cela, vous, vous qui savez écrire, qui avez les arguments en tête, qui êtes reconnus socialement comme des gens « sérieux », qui avez de l'audience auprès des militants de vos organisations, qui connaissez des journalistes, qui êtes en contact avec des politiques, vous qui êtes respectés, vous pouvez le donner à la lutte de Notre Dame des Landes : de la légitimité.

Ce sont des choses que vous savez faire : écrire aux pages débat des journaux, organiser des conférences de presse, passer des coups de fil à droite à gauche, signer des tribunes collectives, intervenir lors de conférences, convaincre des gens connus d'aller à Notre Dame des Landes, ne serait-ce qu'une demi-heure, pour qu'ils puissent dire leur indignation devant les médias, puisque ces médias n'ont rien à faire de l'indignation des gens ordinaires.

Vous savez faire cela et c'est vraiment le moment de le faire maintenant.

Cette lutte est exemplaire et c'est aujourd'hui à chacun d'entre vous de permettre au mouvement social dans son ensemble de faire preuve d'une solidarité exemplaire.

 

Une personne, plus que les autres devrait intervenir : Cecile Duflot qui représente, ce me semble, un parti écologique, « EELV les Verts », qui vient de changer de nom : » EELV les verts de frousse, à l’idée de se faire jeter du gouvernement ». Là, c’est plus clair. Donc, la dite Duflot, du temps où elle n’était pas ministre, était allée planter un arbre à Notre Dame des Landes, pour marquer son soutien aux populations. A présent, ministre du logement, bâillonnée comme dans une séance sado-maso, Ayrault tenant le fouet pendant que Hollande visionne, elle ne risque pas de dire un mot. Il paraît que tout le monde va pisser sur cet arbre, sans le couper quand même, le respect de la nature prévaut ! 

Mais heureusement, les prises de position se multiplient.

 

Hier, jeudi 25 octobre, des représentants de Greenpeace France, Attac France, Agir pour l’Environnement, Réseau Action Climat France, Les Amis de la Terre, Confédération paysanne, Générations Futures, Solidaires, Paysages de France, Droit au Logement, Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports se sont réunis pour s’exprimer, ensemble, sur la situation actuelle à Notre Dame des Landes.


La brutalité employée par la force publique en vue d'expulser, à la veille de la trêve hivernale, les opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes nous amène à protester officiellement, collectivement et vigoureusement.

Alors que nous estimons que le dialogue et la concertation sont une nécessité pour dépasser les crises écologiques, sociales et économiques, le déploiement de force auquel nous assistons actuellement à Notre-Dame des Landes ne fait que renforcer notre détermination à contester ce projet d'infrastructure inutile, coûteux et clairement contradictoire avec nos objectifs en matière de lutte contre le dérèglement climatique.

Sur la forme comme sur le fond, ce projet d'aéroport est contestable. Au scandale écologique de ce projet, le premier ministre semble vouloir ajouter un scandale démocratique et social. Il va de soi que cette façon de faire ne peut que créer de la défiance. Cinq ans durant, nous avons subi une politique reposant sur une duplicité quasi institutionnalisée. Nous ne saurions accepter plus longtemps une écologie des mots qui, à l'aide de discours enjoués, permet de justifier des actes profondément scandaleux.

Nous appelons solennellement et avec la plus grande fermeté le gouvernement à cesser les expulsions des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes.

Nous appelons le premier ministre à remettre en cause ce projet d'aéroport qui aura une incidence significative sur le budget de l'Etat, un impact irréversible sur plus de 2000 hectares de zone humide et terre agricole et sur nos émissions de gaz à effet de serre.

A l'heure des crises alimentaire, climatique et énergétique, à l'heure de l'effondrement des écosystèmes, nous ne cautionnerons pas un double-discours qui tend à devenir une seconde nature des responsables politiques.


Par cette déclaration solennelle, nous tenons à exprimer notre solidarité et à apporter tout notre soutien à celles et ceux qui luttent pour un monde vivable. Nous appelons l'ensemble des citoyennes et citoyens à participer à des mobilisations locales et ainsi répondre démocratiquement à une violence qui, pour être institutionnelle, n'en est pas moins illégitime.

 

Vous pourrez également consulter un dossier complet sur rue 89.

http://www.rue89.com/rue89-planete/2012/10/24/debut-dune-guerilla-champetre-sur-les-terres-de-jean-marc-ayrault-236497http://www.lepartidegauche.fr/actualites/actualite/aeroport-notre-dame-des-landes-le-parti-gauche-soutient-les-nouvelles-initiatives-resistance-17597

Un coup de pouce sympa de nos amis du Québec.

http://lesindignesduquebec.wordpress.com/2012/10/25/2000-ha-de-terres-menaces-a-notre-dame-des-landes/

Et un résumé très intéressant de la situation par la fédération anarchiste.

 

Notre-Dame-des-Landes, Zone à défendre : L’information circulait depuis quelques jours : le gouvernement socialo-écologiste mobilisait des troupes de gardes mobiles et de CRS (plusieurs centaines), des tractopelles pour déloger les occupants et occupantes installé-e-s, un peu partout, sur la zone d’aménagement différé, faite de bocages, de terres agricoles, destinée à construire le futur aéroport international de Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique.

Si, pour le moment, ne sont visés que les occupants considérés comme illégaux par les tribunaux, les procédures sont en cours pour expulser les propriétaires, les locataires et paysans concernés de la zone.

Cet endroit avait été rebaptisé Zone à défendre (ZAD) par les résistants et résistantes opposés à l’aménagement capitaliste du territoire, à un projet ruineux qui ne répond pas aux besoins de la population, mais à des ambitions politico-financières, et qui saccagerait l’environnement. Il y a 40 ans que ce projet existe et que les premières expropriations ont débuté.

Cette zone à défendre appartient, légalement, à la multinationale Vinci, chargée de construire et gérer ensuite cet aéroport, dans le cadre d’un partenariat public-privé, très avantageux pour le groupe financier. En effet, les collectivités locales s’engagent à compenser les éventuelles pertes qui pourraient survenir... durant 55 ans !

Mais cette ZAD est aussi devenue, depuis plus de 3 ans, le lieu d’expériences alternatives et autogérées très intéressantes pour plus d’une centaine de personnes y résidant et pour les milliers qui y sont passées, appréciant la créativité : terres maraîchères défrichées collectivement, construction de cabanes, de fours à pains, cuisines collectives, rencontres, échanges de savoir (de la sérigraphie à la découverte des plantes sauvages comestibles), concerts à prix libre, une radio locale (Radio Klaxon), une revue (Lèse béton)…

Ce projet d’aéroport est porté, en particulier, par l’actuel Premier ministre Jean-Marc Ayrault (ex maire de Nantes et ex député, conseiller municipal de Nantes et conseiller communautaire de Nantes métropole), depuis le 21 juin 2012, qui en fait une affaire personnelle, sans doute afin de laisser son nom glorieux dans l’Histoire des "grands chantiers". Nul ne peut donc être surpris du déploiement massif de forces de l’ordre pour satisfaire les intérêts d’un potentat local, des partis politiques alliés officiellement dans cette affaire (PS et UMP) et de ceux qui le sont, de fait, comme EELV, en tant que co-gestionnaires au Gouvernement et au Parlement. Les soi-disant écologistes de EELV, une fois de plus, retournent leur veste – malgré leurs rodomontades pré-électorales contre l’aéroport – pour le confort de quelques ministères.

Ainsi, mardi 16 octobre, les forces de l’État ont commencé, tôt le matin, à déloger des habitants de la ZAD, détruisant des habitations, en murant d’autres. Bien prétentieux et décalé de la réalité, le préfet annonçait, dès 10 h 30, que la mission était accomplie. Or, si certains lieux d’habitation ont été démolis, fermés, la résistance continue de plus belle et reçoit de plus en plus de soutiens !

 

Je joins également une belle déclaration d’un mouvement alternatif, le cadtm. http://cadtm.org/Notre-Dame-des-Landes-S-ils

On les appelle les « aménageurs » : vivant de béton et de pétrole, dont ils recouvrent les rares zones vertes encore existantes, ils « aménagent » les territoires pour que voitures et avions puissent transporter de tout et de rien.
La société Vinci par exemple, avec un chiffre d’affaire de 18 milliards, bétonne à tour de bras de tractopelles du Chili à la forêt de Khimki en Russie. Quartiers rasés, forets dévastées, rien ne semble leur résister (il faut dire que Vinci s’implante à long terme en signant de juteux contrats avec les États pour gérer en concession ou en délégation des équipements d’utilité publique).

À Nantes, ce sont 2000 hectares de nature (une des plus importantes réserves d’eau de la région et l’habitat d’espèces en voie de disparition, mais aussi des terres agricoles nourricières depuis des centaines d’années) que les « décideurs » veulent détruire pour en faire un aéroport (le projet est plus large puisque le port proche va être agrandi, des routes et autoroutes vont être construites,...). Depuis 40 ans les habitants refusent ce projet ridicule. Depuis quelques années des maisons sont occupées, d’autres construites, des terrains sont cultivés,... des personnes vivent, se nourrissent et en nourrissent bien d’autres, apprennent à vivre ensemble tout en inventant par la pratique de nouvelles solidarités en faisant le choix de la lutte et de l’autonomie face à ce système qui les écrase, nous écrase, écrase la planète...

 

La lutte va-t-elle prendre de l’ampleur ?

M. Mélenchon, votre voix, s’il vous plaît.

Plus encore, votre présence.

On dit que Notre Dame des Landes est partie pour être le Larzac d’Ayrault.

Mélenchon vs Ayrault. Voilà le combat.

Le front de gauche et le front du peuple contre la social-démocratie capitaliste.

On connaît votre position à ce sujet. On sait que Martine Billard et vous-même aviez pris fait et cause contre l’aéroport, lors du meeting de Nantes. Que certains communistes l’avaient regretté et avaient manifesté leur mécontentement. A ce sujet, je vous communique l’extrait d’un blog de militant PC qui résume la situation :

 Le  conseiller régional, Aymeric SEASSAU, jeune barbu ambitieux, est sans appel après le meeting : « le transfert de l’aéroport se fera et il se fera avec l’appui constant des communistes, de leurs élus, de leur parti parce que eux n’échangent pas des circonscriptions contre des réacteurs nucléaires ou des aéroports ».

 Mais, de quel droit, camarade, tu donnes 1600 ha de terre de France à VINCI qui représente bien le grand capital ? De quel droit tu chasses de leur terre les paysans ? De quel droit tu rayes de la carte la population qui vit et travaille à NDL ? Que vas-tu faire de ces familles ? Quels emplois vas-tu créer ?

Tu es membre et responsable d’un parti qui se dit représentatif de la classe laborieuse. Mais tu leur as expliqué à ces gens qui ne gagnent que le SMIC, à ces jeunes, ces travailleurs, ces retraités que le transfert de l’aéroport que tu veux imposer à la Poutine et qui devrait rien coûter au contribuable, va en réalité aujourd’hui être financé à 46% par celui-ci.

Ces problèmes, tu veux les ignorer. La seule chose qui compte, c’est la fidélité à Jean-Marc AYRAULT car de lui dépend ta place d’élu et ta réélection. Les puissants ont toujours eu besoin de valets pour leur cirer les pompes et aboyer quand il le faut.

Pour ton information, camarade SEASSAU, tes camarades du PC de Vendée ont leur stand en juillet à Notre Dame des Landes. Des communistes de Loire Atlantique signent aussi la pétition contre l’aéroport à NDL. Les militants anti-aéroport ont été invités à la fête de l’Huma à Paris.

Va donc faire un tour à NDL : tu pourras causer après et ça évitera de te crasher !

 
 

Notre Dame des Landes est une cause aussi importante que celle des OGM que vous venez de défendre. Vous vous êtes élevé hier contre la décision scandaleuse de la France d’en accepter certains. Et ce après la terrible enquête, critiquée on s’en doute, du professeur Seralini.

Je vous cite :

La commission européenne a autorisé l’importation et la mise sur le marché européen d’un nouveau maïs OGM. Je dénonce cette autorisation d’importation. J’ai interpellé la Commission européenne sur ce sujet par http://europe.jean-luc-melenchon.fr/2012/10/25/il-nous-faut-un-moratoire-europeen-sur-la-culture-et-limportation-des-ogm/ Je dénonce également l’attitude du gouvernement français qui s’est rendu complice de cette décision en s’abstenant lors de la procédure d’autorisation.

Il y a urgence à décréter un moratoire sur l’importation et la culture des OGM en Europe.
Le gouvernement PS-EELV conduit par Ayrault doit radicalement changer de position. Il doit agir en Europe pour l’interdiction des 41 OGM autorisés à l’importation et des 2 OGM autorisés à la culture.
Sans attendre, il doit désobéir à l’autorisation de la Commission européenne et fermer ses frontières aux OGM. C’est une exigence écologique et sanitaire. C’est aussi une condition indispensable à la construction d’une agriculture libérée du productivisme.

Et on nous dit que les lobbys des OGM sont désormais interdits d’assemblée nationale ! Ahahahah !!! S’ils n’ont même plus besoin d’y être pour voir leurs intérêts défendus, on juge de leur importance au sein de ce gouvernement !

 

Notre Dame des Landes est une bataille dans cet affrontement mondial dont dépend l’idée même de conscience citoyenne et de démocratie.

Vous avez déjà pris position M. Mélenchon. Continuez le combat vous, dont la voix à gauche, la vraie gauche, est la seule à être audible.

N’écoutez que vous-même : L’humain d’abord !

 

 

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 15:29

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 26.10.2012 à 15h37

 

Des centaines de fonctionnaires lors d'une manifestation à Madrid le 28 septembre contre la poursuite du gel de leurs salaires annoncée la veille par le gouvernement, qui entend économiser 39 milliards d'euros en 2013.

Plusieurs centaines de fonctionnaires espagnols sont à nouveau descendus dans la rue à Madrid, vendredi, pour dénoncer "l'escroquerie" des coupes budgétaires pesant surtout sur les classes moyennes. Ce type de manifestation se multiplie depuis l'annonce, en juillet, de réductions des salaires dans la fonction publique. Le budget 2013 adopté par le gouvernement prévoit 39 milliards d'euros d'économies, dont le gel des salaires des fonctionnaires pour la troisième année consécutive. Il doit être voté en décembre par les députés.

 

"CETTE CRISE EST UNE ESCROQUERIE"


"Nous protestons tous les vendredis contre les coupes salariales, le nombre excessif de postes pour les politiques dans les administrations qui sont ceux qui gagnent le plus", dénonce Cristina Escorial, une responsable commerciale de la mairie de Madrid. "Nous, nous ne gagnons que 1 000 euros par mois, 1 500 tout au plus", explique t-elle. Sur la pancarte qu'elle brandit, il est écrit : "Il n'y a pas trop de fonctionnaires, il y a trop de politiques". 

"En détruisant les fonctionnaires, ce sont les riches du privé qui gagnent", peut-on lire sur une autre pancarte. C'est celle de Pedro Flores, chauffeur de bus scolaire. "Cette crise est une escroquerie et il faut dénoncer ce mensonge. Cette crise est celle des banques", affirme t-il. Pour lui, le budget adopté par le gouvernement est injuste et "augmente les inégalités sociales".

 

Lire aussi : Des milliers de fonctionnaires manifestent spontanément à Madrid


 

 

 

                                                                                        ***********************

 

 

Des manifestants envahissent une succursale de Bankia à Madrid

Le Monde.fr | 26.10.2012 à 18h17

 

*Pour visualier la vidéo, appuyer sur le touche "Ctrl" de votre clavier + cliquer gauche sur ce  "link"

 

Le suicide d'un homme, retrouvé pendu jeudi 25 octobre dans le sud de l'Espagne au moment où il devait être expulsé de son logement, a provoqué la colère des militants luttant contre les expulsions. Une centaine se sont rassemblés en face d'une agence de la banque Bankia à Madrid et certains ont décidé de s'y installer. "Ça sera notre nouvelle maison", lance l'un d'eux en entrant dans cette agence à deux pas de la Puerta del Sol, lieu emblématique des manifestations des indignés espagnols.


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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 15:13

 

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 26.10.2012 à 14h55 • Mis à jour le 26.10.2012 à 15h16

 

Les députés ont adopté vendredi la gratuité des contraceptifs pour jeunes filles de 15 à 18 ans, ainsi que la prise en charge à 100 % des interruptions volontaires de grossesse (IVG).

Les interruptions volontaires de grossesse (IVG) seront prises en charge à 100 % par l'Assurance-maladie, et les contraceptifs seront gratuits pour jeunes filles de 15 à 18 ans à partir de 2013. Les députés ont adopté ces mesures vendredi, dans le cadre de l'examen par l'Assemblée nationale du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2013.

 Au cours d'un débat apaisé, plusieurs députés PS ont rendu hommage à Simone Veil, ministre UDF de la santé sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing, qui avait fait voter en 1975 la légalisation de l'IVG. La ministre de la santé, Marisol Touraine, a affirmé que le remboursement à 100 % de l'IVG était un "choix de santé publique", et rappelé qu'un avortement n'était "jamais un acte anodin" pour une femme. Un amendement de l'UMP Dominique Tian, membre de la Droite populaire, qui proposait de supprimer cet article a été rejeté par 90 voix contre 6. Tous les groupes, y compris la majorité du groupe UMP, ont voté contre cet amendement de suppression.

 

DES DÉLAIS DE PLUSIEURS SEMAINES POUR ACCÉDER A L'IVG

Actuellement, un avortement coûte entre 200 et 450 euros, selon le lieu (hôpital ou cabinet médical) et la méthode utilisée. L'Assurance-maladie prend aujourd'hui en charge à 100 % les IVG pour les jeunes filles mineures et entre 70 % et 80% des frais pour les femmes majeures. D'après le rapport de la commission des affaires sociales de l'Assemblée, le coût de la nouvelle mesure s'élèvera à 16,73 millions d'euros.

 

Lire aussi : L'IVG serait prochainement remboursée à 100 %


De nombreux députés ont souligné pendant le débat la difficulté d'accès à l'IVG. La communiste Jacqueline Fraysse a déploré "le manque criant de centres IVG dans les structures publiques", citant des délais allant jusqu'à cinq semaines, contre cinq jours recommandés, entre la prise de contact et l'acte dans un département comme la Seine-Saint-Denis.

 

ACCÈS GRATUIT À LA PILULE POUR LES MINEURES

L'amendement prévoyant le remboursement à 100 % de la contraception (dont la pilule), pour les jeunes filles de 15 à 18 ans, a également été adopté par les députés. Cette mesure concernera plus d'un million de personnes. A population constante et à structure de consommation actuelle de contraceptifs, la gratuité de la contraception chez les mineures impliquera un coût additionnel de 5 millions d'euros.

L'Assemblée se prononcera mardi par un vote solennel sur l'ensemble du PLFSS 2013, qui sera examiné au Sénat à partir du 12 novembre.

 

 

 

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 21:11

 

9 présents (forte délégation espagnole…)

 

A l’ordre du jour :

 

Mobilisation contre le chômage, la précarité, l’exclusion sociale et les licenciements.

Nous irons à la réunion de Jeudi (à 19 h, au local de Solidaires, 6 Rue Porte d’Alès), qui doit préparer pour Nîmes la manifestation nationale du 01 Décembre à l’appel de divers syndicats et collectifs de chômeurs.

La situation sociale se dégrade avec constance et ce n’est pas la politique mise en œuvre par le gouvernement qui va améliorer les choses. Les français vont commencer à comprendre concrètement ce que veut dire ‘austérité’, on vient d’en prendre à perpette grâce au TSCG (Pacte Budgétaire).

 

Mr Gallois ‘grand patron de gauche’, vient de rendre un rapport, future feuille de route (inavouable) du gouvernement, dans lequel il déclare : « La France a deux atouts, le nucléaire et les gaz de schistes ». Nous voilà durablement rassurés.

 

Il a oublié de citer les ventes d’armes et surtout notre résignation qui permet au patronat d’avancer à grand pas dans la casse sociale. Et comme Mr Gallois est un grand patron, le programme c’est stratégie du choc ‘de compétitivité’ : baisse des cotisations sociales pour les entreprises, fin du CDI, ‘emploi-jeunes’ (retour déguisé au CPE), fin des négociations salariales collectives etc…

On aurait mieux fait de payer directement le Medef pour pondre ce rapport… Ça doit être ça le changement maintenant.

Le plus drôle c’est que ça rassure même pas les marchés, qui n’ont d’ailleurs aucun intérêt à se déclarer ‘rassurés’. L’occasion est bien trop belle pour imposer les ajustements structurels réclamés avec constance depuis belle lurette.

 

Notre Dame des Landes : veni, vidi, VINCI. (Lopération policière a été baptisée ‘César’, il y a quelques comiques haut placés au Ministère de l’Intérieur…).

Ayrault, qui sent qu’il en a plus pour très longtemps, accélère sur son grandiose projet pharaonique d’aéroport international à Nantes dont il est/était maire (je sais pas si y cumule là aussi…).

Résultat : énorme déploiement policier (plus de mille robocops) contre les occupants qui s’opposent avec raison au projet. Les maisons sont détruites au bulldozer, les champs et les potagers dévastés à la pelleteuse, squatteurs et habitants expulsés à la matraque. Et tout ceci dans la plus vague des légalité et le silence complet des médias (autre ‘atout pour la France’, oublié par Gallois).

En réaction la mobilisation se met en place là-bas et les opposants s’accrochent au terrain, réoccupent et vont tenter de reconstruire...

 

Il faut les soutenir, ceci préfigure ce qui attend non seulement les collectifs anti gaz de schistes sur le permis d’Alès mais aussi toute la contestation et les revendications sociales…Pacte Budgétaire oblige.

 

A Nîmes, un rassemblement permanent de protestation et d’information (tractage et autres) aura lieu à partir de Jeudi de 10h30 à 17h, Place de l’Horloge. Allez les soutenir, relayons nous pour qu’il y ait toujours du monde etc…

 

C’est le groupe Vinci qui possède déjà une partie des terrains concernés par le projet d’aéroport, c’est lui qui va se gaver avec ce projet inutile et coûteux (l’austérité c’est pas pour tout le monde). Des actions ont déjà eu lieu contre les intérêts de cette compagnie bétonneuse et elles doivent se généraliser. Vinci possède parkings, autoroutes…dont celle qui passe à Nîmes…

Les socialos et les écolos sont aussi en cause : construire un aéroport économiquement inutile et écologiquement désastreux et faire des économies sur les programmes sociaux est un choix politique qu’il va falloir assumer. L’argent n’a qu’une place et nous doutons fortement que la population soit mise au courant et participe au débat démocratique sur les choix qui sont fait et de l’appui que leur donne le gouvernement.

 

Pour l’instant l’appui, il est policier.

 

Maison du Peuple

On réaffirme que notre projet n’est pas que de créer une maison des associations. C’est une des revendications de cette action, parce que les associations sont des émanations directes de la société civile, une des formes primordiales de la démocratie.

Nous voulons un lieu ouvert à tous, et donc aussi aux associations parce que nous pensons que la rencontre des individus, des collectifs et des associations est un acte politique de démocratie réelle et que par l’auto appropriation, une expropriation qu’on pourrait baptiser une « renationalisation » d’une propriété abusive (on en trouvera, croyez moi), nous ferons aussi un acte politique particulièrement clair.

 

Un lieu ouvert, lieu de rencontres, de débats, d’animations, d’échanges et d’information, est un lieu qui accueille et rassemble, qui permet le brassage des générations et des origines sociales et/ou géographiques, qui permet le mélange créatif de toutes opinions, passions, savoirs. Il devrait être ouvert 24h x 24h et proposer, non seulement toutes sortes d’activité culturelles, mais aussi cantine populaire, brocante d’échange, marché de produits locaux, assistance juridique et administrative, accès à l’Internet, médiathèque, ateliers de réparations, hébergement d’urgence, douche, laverie etc…

C’est un gros travail et qui pense l’assumer tout seul est un fou ou se décourage par avance.

 

A défaut de réunir suffisamment de bonnes volonté sur ce projet, auquel les associations ont tout intérêt à participer tellement il peut être enthousiasmant et tellement elles peuvent s’y rendre utiles, nous rappelons que notre objectif premier était d’occuper symboliquement ou non un lieu pour mettre en avant le problème du logement. Dans ce cadre, qui colle parfaitement avec les objectifs de la manifestation du 01 Décembre, une occupation même temporaire serait une forme d’action possible et particulièrement plus démonstrative qu’un tractage, même bruyant.

 

Les Indignés sont un collectif informel qui entend le rester et qui se fout de la légalité parce qu’il récuse une justice de classe qui laisse courir (et décore) des patrons ou des politiques qui détournent des sommes colossales et pourchasse les ‘voleurs de pommes’ sans pitié, ce qui est bien plus facile et à le mérite de remettre le peuple à la place où on entend qu’il reste : à ses chaînes.

Nous n’avons pas vocation à suppléer à des associations, puissantes ou organisées par ailleurs, subventionnées ou non. Qu’elles se démm… si elles ne comprennent pas notre logique (qui est, comme disait l’autre : l’humain d’abord…).

 

Voilà, petit tour de l’actualité  des luttes qui montre que tout est dans tout (et vice versa). Une démocratie défectueuse monopolisée par des vieillards séniles pantouflards et cumulards ayant passé leur vie entre les conseils d’administrations des grandes entreprises et les plus hautes fonctions administratives qui leur ont permis de favoriser outrageusement les dites entreprises, via un système économique établit par des lois qu’ils ont votées et qui favorisent la rente, dérégulent les bourses, permettent la spéculation, organisent l’évasion fiscale, et créent de la Dette (parce que c’est aussi une façon de s’enrichir). Dette que le peuple est sommé de rembourser non seulement par l’impôt mais aussi en payant de plus en plus chers des services sociaux de moins en moins efficaces (jusqu’à ce qu’ils soient jugés inutiles et bradés aux intérêts privés), en payant par un travail qui permet tout juste de survivre et soumis à des exigences de rentabilité de plus en plus draconiennes pour rémunérer à plus de15 ou 20% le capital qui permet de corrompre les vieillards séniles…

 

Dans un western célèbre, le Bon déclare au Truand : « Dans le monde il y a deux catégorie d’hommes : ceux qui ont un flingue et ceux qui creusent. Toi, tu creuses… » Outre une inversion des valeurs et des rôles caractéristique de la novlangue moderne qui permet par exemple d’appeler socialiste le gouvernement Hollande, cette logique primitive est bien celle qui est l’aboutissement de plus de 50 ans « d’intégration européenne » et de « démocratie occidentale ». Beau résultat pour une civilisation pluri-millénaire, prix Nobel du Foutage de Gueule, et qui aurait, paraît-il, des ’valeurs à défendre’...

 

Au bout du compte, quand le mensonge devient tellement énorme qu’il ne peut plus convaincre personne, c’est à coup de matraques qu’on mène le peuple là où il ne veut pas aller : dans la misère.

 

Preuve par la Grèce et l’Espagne, preuve par Notre Dame des Landes…

 

 

Ya basta ! Démocratie Réelle Maintenant !

 

 

 

 

« La violence c’est eux, nous sommes la force… » Androïde WGI°, 2012, quelques jours avant la fin de leur monde…

 

 

 

*Emporté par mon 'indignation'...
J'ai oublié:
1) le tract qui est modifié avec l'accord de l'Assemblée ('force' et non pas 'violence'). Je fais la correction et j'envoie pour impression au travers du réseau Gomez.
2) Samedi, outre la réunion des Indignés à 13 h et le 'piquet de grève' contre Notre Dame des Landes, à St Christol les Alès, Forum Social Local.

On lâche rien!
 

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 21:01

   http://www.sortirdunucleaire.org/


Stage des désobéissants à Montpellier

 

Sortir du nucléaire 34 – Montpellier organise un stage de formation à la désobéissance civile  Samedi 10 et dimanche 11 novembre  

de 10h à 18h au local des éclaireurs bois de Montmaur Mtp

 

 

Conditions du stage :

  • formateur : Xavier Renou
  • coût : gratuit pour les membres d'un groupe adhérentrent au Réseau Sortir du Nucléaire, hors hébergement, repas et transport.
  • places : 30 participants maximum
  • repas : ce sera "auberge espagnole".
  • logement : on s'organisera pour loger ceux qui en feront la demande.

 

 

Le prix est libre (chacun devant pouvoir le faire), mais 50 € est le prix conseillé pour le week-end si vos revenus le permettent (à régler le jour du stage). Ce stage, s'adressant en premier lieu aux militants antinucléaires, s'adresse également à tous ceux amenés à pratiquer l'action directe non violente (militants anti-gaz de schiste, contre les OGM…etc)

 

 

 Inscription : Didier : didier.latorre@free.fr

 


http://www.desobeir.net/index.html?stages


 

*Nos stages de formation à l'action directe non-violente et à la désobéissance civile se tiennent en général sur deux jours.
Ils s'adressent aux militants expérimentés comme aux militants débutants, et impliquent une adhésion à l'esprit du Manifeste des désobéissants. Ils associent approche théorique et exercices pratiques, mises en situation, techniques et bricolage destinés à permettre de mener à bien des actions directes non violentes. Les stages favorisent l'échange de savoirs et de pratiques, la réflexion par petits groupes, l'auto-formation et des modes de fonctionnement égalitaires et non-violents. Des ateliers "médias" et "juridiques" offrent aussi l'occasion de mieux comprendre comment rendre visibles nos luttes et mieux nous défendre contre la répression, voire utiliser celle-ci lorsqu'elle peut être utile. L'émergence de formateurs est encouragée. Les stages sont réservés aux personnes majeures (à partir de 18 ans).

La participation aux frais est destinée à couvrir les frais tels que le transport des formateurs, la nourriture, l'hébergement et le fonctionnement du collectif. Les formateurs sont tous bénévoles. L'argent ne doit jamais être un obstacle à la participation à un stage : nos stages sont à prix libre pour les petits et sans revenus

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 18:57

 

                                                                                                                                                                                                                                                                              L’Union européenne fait aujourd’hui le choix de l’austérité face à la crise économique mais se lance en même temps dans le sauvetage — avec des fonds publics — des banques privées qui auraient dû faire faillite à cause de leur mauvaise gestion. Est-ce vraiment la seule solution viable ? Salim Lamrani se penche sur le cas de l’Islande, un exemple que les médias et les apprentis sorciers de la finance européenne préfèrent passer sous silence.

 

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JPEG - 65.6 koLe 6 mars 2010, plus de 93% électeurs islandais participant à un référendum se prononcent contre le remboursement de presque 4 milliards de dollars au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, au titre des dettes accumulées par les banques islandaises en faillite.

Face à la crise économique, alors que l’Union européenne a choisi la voie de l’austérité et a décidé de sauver les banques, l’Islande a au contraire procédé à la nationalisation des institutions financières et a rejeté les politiques de restrictions budgétaires. Avec un taux de croissance de 2,7% en 2012, même le Fonds monétaire international (FMI) salue le redressement économique du pays.

Lorsqu’en septembre 2008, la crise économique et financière a touché l’Islande, petit archipel du Nord de l’Europe peuplé de 320 000 habitants, l’impact a été désastreux, comme sur le reste du continent. La spéculation financière a conduit les trois principales banques à la faillite, dont les actifs représentaient une somme dix fois supérieure au PIB de la nation, avec une perte nette de 85 milliards de dollars. Le taux de chômage a été multiplié par 9 entre 2008 et 2010, alors que le pays jouissait auparavant du plein emploi. La dette de l’Islande représentait 900% du PIB et la monnaie nationale avait été dévaluée de 80% par rapport à l’euro. Le pays s’est retrouvé plongé dans une profonde récession, avec un recul du PIB de 11% en deux ans [1].

Face à la crise

En 2009, lorsque le gouvernement a voulu appliquer les mesures d’austérité exigées par le FMI, en échange d’une aide financière de 2,1 milliards d’euros, une forte mobilisation populaire l’a contraint à la démission. Lors des élections anticipées, la gauche a remporté la majorité absolue au Parlement [2].

Le nouveau pouvoir a néanmoins fait adopter la loi Icesave – du nom de la banque en ligne privée qui a fait faillite et dont les épargnants étaient en majorité hollandais et britanniques – afin de rembourser les clients étrangers. Cette législation contraignait l’ensemble des Islandais à rembourser une dette de 3,5 milliards d’euros (40% du PIB) – 9000 euros par habitant – sur 15 ans à un taux de 5%. Face aux nouvelles protestations populaires, le Président a refusé de ratifier le texte parlementaire et l’a soumis à référendum. En mars 2010, 93% des Islandais ont rejeté la loi sur le remboursement des pertes causées par Icesave. Soumise une nouvelle fois à référendum en avril 2011, elle a de nouveau été massivement rejetée à 63% [3].

Une nouvelle Constitution, rédigée par une Assemblée constituante de 25 citoyens élus au suffrage universel parmi 522 candidats et composée de 9 chapitres et de 114 articles, a été adoptée en 2011. Celle-ci prévoit un droit à l’information, avec un accès public pour les documents officiels (Article 15), la création d’un Comité de contrôle de la responsabilité du gouvernement (Article 63), un droit à la consultation directe (Article 65) – 10% des électeurs peuvent demander un référendum sur des lois votées par le Parlement –, ainsi que la nomination du Premier Ministre par le Parlement [4].

Ainsi, contrairement aux autres nations de l’Union européenne dans la même situation, qui ont appliqué à la lettre les recommandations du FMI exigeant l’application de mesures d’une austérité sévèr – comme en Grèce, en Irlande, en Italie ou en Espagne –, l’Islande a choisi une voie alternative. Lorsqu’en 2008, les trois principales banques du pays, Glitnir, Landsbankinn et Kaupthing se sont effondrées, l’Etat islandais a refusé d’y injecter des fonds publics, comme dans le reste de l’Europe. Il a au contraire procédé à leur nationalisation [5].

De la même manière, les banques privées ont été contraintes d’annuler toutes les créances à taux variable dépassant 110% de la valeur des biens immobiliers, évitant ainsi une crise de subprime comme celle des Etats-Unis. Par ailleurs, la Cour Suprême a déclaré illégaux tous les prêts indexés sur des devises étrangères qui ont été octroyés à des particuliers, obligeant ainsi les banques à renoncer à ces créances, au bénéfice de la population [6].

JPEG - 20.4 koAccusé de négligence dans la gestion de la crise financière, l’ex-premier ministre islandais Geir Haarde a été déclaré coupable, en avril 2012, par un tribunal spécial qui n’a retenu aucune sanction à son encontre.

Quant aux responsables du désastre – les banquiers spéculateurs qui ont provoqué l’effondrement du système financier islandais –, ils n’ont pas bénéficié de la mansuétude en vogue à leur égard dans le reste de l’Europe où ils ont été systématiquement absous. En Islande, ils ont été poursuivis par la justice et mis en prison, par Olafur Thor Hauksson, Procureur spécial nommé par le Parlement. Même le Premier Ministre Geir Haarde, accusé de négligence dans la gestion de la crise, n’a pu éviter un procès [7].

Une alternative à l’austérité

Les résultats de la politique économique et sociale islandaise ont été spectaculaires. Alors que l’Union européenne se trouve en pleine récession, l’Islande a bénéficié d’un taux de croissance de 2,1% en 2011 et prévoit un taux de 2,7% pour 2012, et un taux de chômage oscillant autour de 6% [8]. Le pays s’est même offert le luxe de procéder au remboursement anticipé de ses dettes auprès du FMI [9].

Le président islandais Olafur Grímsson a expliqué ce miracle économique : «  La différence est qu’en Islande, nous avons laissé les banques faire faillite. C’était des institutions privées. Nous n’y avons pas injecté de l’argent pour les maintenir à flot. L’Etat n’a pas à assumer cette responsabilité  » [10].

Contre toute attente, le FMI a salué la politique du gouvernement islandais – qui a appliqué des mesures aux antipodes de celles qu’il préconise –, une politique qui a permis de préserver « le précieux modèle nordique de protection sociale ». En effet, l’Islande dispose d’un indice de développement humain assez élevé. « Le FMI déclare que le plan de sauvetage à la manière Islandaise fournit des leçons pour les temps de crise ». L’institution ajoute que « le fait que l’Islande soit parvenue à préserver le bien être social des ménages et obtenir une consolidation fiscale de grande ampleur est l’une des plus grandes réussites du programme et du gouvernement islandais ». Le FMI a néanmoins omis de préciser que ces résultats ont été possibles uniquement parce que l’Islande a rejeté sa thérapie de choc néolibérale et a mis en place un plan de relance alternatif et efficace [11].

Le cas de l’Islande démontre qu’il existe une alternative crédible aux politiques d’austérité appliquées à travers l’Europe. Celles-ci, en plus d’être économiquement inefficaces, sont politiquement coûteuses et socialement insoutenables. En choisissant de placer l’intérêt général au-dessus de celui des marchés, l’Islande montre la voie au reste du continent pour sortir de l’impasse.

Salim Lamrani

http://www.voltairenet.org/article176291.html

 

 

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