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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 18:36

 


Le Nouvel Observateur
- Créé le 23-10-2012 à 22h16 - Mis à jour le 24-10-2012 à 07h31

 

Des milliers de manifestants se sont rassemblés mardi soir à Madrid aux cris de "démission", près du Congrès des députés réuni afin de débattre du budget 2013, pour protester contre la politique d'austérité menée par le gouvernement de droite. (c) Afp

Des milliers de manifestants se sont rassemblés mardi soir à Madrid aux cris de "démission", près du Congrès des députés réuni afin de débattre du budget 2013, pour protester contre la politique d'austérité menée par le gouvernement de droite. (c) Afp

 

MADRID (AFP) - Des milliers de manifestants se sont rassemblés mardi soir à Madrid aux cris de "démission", près du Congrès des députés réuni afin de débattre du budget 2013, pour protester contre la politique d'austérité menée par le gouvernement de droite.

Répondant aux appels lancés sur les réseaux sociaux par la mouvance des "indignés", sous le mot d'ordre "Cernons le Congrès", les manifestants faisaient face à d'épais cordons de policiers antiémeute déployés dans tout le quartier.

Sur les barrières installées sur la place de Neptuno, ils ont déployé une immense banderole portant les mots "Démission, PPSOE", un sigle regroupant ceux des deux grands partis politiques espagnols, le Parti populaire (PP) au pouvoir et le Parti socialiste (PSOE).

Des centaines d'entre eux ont ensuite tenté de contourner les barrages policiers en descendant une grande artère qui mène au musée du Prado, et laissant derrière eux une mosaïque de pancartes en carton, écrites à la main, portant des slogans de leur invention.

"Le gouvernement nous demande d'être patients, nous crions désobéissance", "Un euro sur quatre pour payer une dette illégitime", "Face à une loi injuste, ce qui est bien c'est de désobéir" ou encore, "rendez au peuple ce qui est au peuple", pouvait-on lire.

Des centaines de manifestants se sont alors engouffrés dans une petite rue pour tenter de contourner les forces de l'ordre, mais ont très vite été bloqués par un cordon de police et ont fini par faire demi-tour.

Les députés étaient réunis mardi pour débattre du budget 2013 de l'Espagne prévoyant des économies pour un montant de 39 milliards d'euros, dans le cadre de la politique de rigueur menée par le gouvernement de Mariano Rajoy avec un total de 150 milliards d'euros à économiser entre 2012 et 2014.

Cette politique, qui inclut des baisses de salaires et des indemnités chômage, ainsi que des hausses d'impôts, notamment de la TVA, impose de lourds sacrifices à de nombreux Espagnols, alors que le chômage, à près de 25% de la population active, ne cesse d'augmenter.

"Les gens dans la rue ont le sentiment qu'ils ne nous respectent pas", lance Noelia Urdiales, une éducatrice de 34 ans, qui dénonce "les coupes budgétaires dans la santé et dans l'éducation, contre les plus vulnérables".

"Tout est soumis au système bancaire international. Ils suppriment les droits des gens. C'est une persécution contre les pauvres", ajoute Rafael Martinez, un comptable de 48 ans, au chômage depuis un an.

"Les banques se sont endettées au-delà de leurs possibilités, maintenant nous devons les sauver avec notre argent", affirme une petite pancarte placardée sur le barrage de police, pour dénoncer le plan d'aide aux banques négocié avec la zone euro, pour un montant qui pourra atteindre cent milliards d'euros.

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 18:21

 

Pierre Rabhi dans le bois de Païolive

Pierre Rabhi dans le bois de Païolive

 

Fin mars 2012, j’ai eu la chance de passer trois jours entiers en tête-à-tête avec le paysan et philosophe Pierre Rabhi. La raison de cet entretien réalisé chez lui, à LaBlachère, dans les Cévennes ? Le besoin d’actualiser et prolonger Le chant de la Terre, un ouvrage biographique écrit par les reporters Jean-Pierre et Rachel Cartier il y a dix ans, en 2002.

Alors que la version actualisée du livre sort en librairie demain jeudi 25 octobre, j’avais envie de partager avec vous quelques extraits sonores des 15 heures d’enregistrement que j’ai effectuées à cette occasion.

 

Malheureusement, plus de deux heures de copier-coller sur 3 logiciels différents ont eu raison de ma patience… si bien que cet article ne vous offrira que quelques extraits de l’ouvrage actualisé, et quelques photos… dans l’attente de le compléter ultérieurement, peut être, des quelques pastilles sonores que j’envisageais de vous offrir

Un voyage initiatique

 

Première édition du livre Le Chant de la Terre

Couverture première édition du livre Le Chant de la Terre

 

L’ouvrage de Jean-Pierre et Rachel Cartier narre la vie de Pierre Rabhi et livre toute la richesse du parcours effectué par cet "homme petit, de frêle apparence, le visage barré d'une moustache, chaleureux et toujours parfaitement courtois" né dans le désert de l'oasis de Kenadsa, dans le Sud Algérien. L’émotion des deux reporters est palpable dès le début, ainsi qu’ils en témoignent dès les premières pages : "nous avons rencontré lors de nos pérégrinations, Rachel et moi, de nombreux personnages que nous jugeons extraordinaires mais c'est la première fois que l'un d'entre eux nous accordera une semaine entière sans la moindre interruption, sans le moindre coup de téléphone. Pierre Rabhi est si modeste que lorsqu'on se tient devant lui pour la première fois, on a du mal à croire qu'il ait vécu une vie aussi volontaire et aussi romanesque. Mais dès qu'il se met à parler, on voit se lever dans ses yeux une passion qui est à la fois brûlante et raisonnée. Une passion contrôlée."

Et pour cause, Pierre compare sa vie à "une sorte de voyage initiatique". Son enfance "écartelée" entre deux pays, deux familles, deux religions lui donne l’envie d’être "ouvert à toutes les alliances, à toutes les convergences". Né dans une culture islamique, éduqué dans une société chrétienne et passionné de philosophie, Pierre Rabhi confie qu’il n’a jamais été aussi spirituel que depuis qu’il n’a plus de religion. Pour lui, le surnaturel et le miracle se trouvent dans le vivant : "Si je mets une graine dans la terre, elle grandit, elle donne une plante ou un arbre. Dans un grain de blé, il y a en puissance de quoi nourrir toute la terre. C'est cela le miracle, le surnaturel. Nous sommes tous capables de surnaturel et, personnellement, je n'ai pas besoin d'autre preuve de l'existence de Dieu. Tout est miracle, nous baignons dans le miracle. L'éternité est dans l'instant présent. C'est cela ma religion. En fait, j'ai envie de dire que Dieu est la Vie qui fait pousser l'herbe et grandir l'arbre."


Pierre Rabhi en train de soigner sa terre

Pierre Rabhi en train de soigner sa terre

 

Et voilà ce qui le pousse au plus profond de son être : le besoin de préserver le vivant et de faire cesser les "profanations" dont l’homme se rend responsable. "Les rituels, les dogmes, les institutions ne m'intéressent plus. Je trouve même suspect que, de nos jours, on parle tellement de spiritualité. C'est comme si nous n'étions pas sûrs de ce que nous affirmons, comme si nous avions besoin de nous rassurer. Si nous avions vraiment une certitude profonde, nous ne parlerions pas tant. Nous serions dans la Vie et c'est tout", s’exclamait-il déjà en 2002. Pour être attentif au monde, Pierre Rabhi a donc conçu ses choix de vie en cohérence avec sa pensée et ne cesse depuis de "s’engager" pour promouvoir l’agroécologie et les modes de vie plus respectueux de la terre et du vivant.

 

La politique, en actes

Couverture de la version rééditée du Chant de la Terre

Couverture de la version rééditée du Chant de la Terre

 

C’est de tout cela dont parle le Chant de la Terre, avec un message clef : "la crise que nous vivons n'est pas seulement celle des moyens, elle est celle de l'être humain. Si l'être humain ne change pas, si chacun de nous, honnêtement, ne change pas, il ne servira à rien de changer les techniques et cela d'autant plus que même les meilleures seront vite perverties. »

Au fil des pages, on comprend à quel point les différentes initiatives lancées par Pierre Rabhi cherchent sans cesse à renouer avec l’essentiel. Les colibris, l’association Terre & Humanisme, la fondation Pierre Rabhi, les Oasis en tous lieux, le centre des Amanins ou la ferme des enfants… autant de projets qu’il a insufflés ou inspirés. Il revient également sur son expérience de la candidature à la présidentielle en 2002 : "il s’agissait aussi d’incarner l’utopie (…) et de profiter du débat électoral pour attirer l’attention sur les valeurs et les critères sur lesquels les politiques ne s’arrêtent jamais", à savoir la décroissances, la surconsommation, le progrès, le respect du vivant, l’éducation et la place du féminin dans la société.

Comme je le souligne dans l’ouvrage, il est parfois difficile d’obtenir de Pierre Rabhi des éléments plus détaillés sur le chemin à suivre pour changer le monde. La raison en est simple : le seul changement viable, à ses yeux,  est un profond changement de paradigme. C’est la raison pour laquelle il estime que "nous passons notre temps à corriger les dégâts du système" alors qu’il est possible d’aller plus loin, "de dépasser l’humanitaire de secours pour aller vers l’humanisme qui abolirait la nécessité de l’humanitaire. En abandonnant les approches réparatrices, l’humain devient la première référence si l’on veut définir un vivre-ensemble cohérent. Dans cette tentative, il faut évidemment prendre en compte l’irrationalité des hommes, la part subjective de la nature humaine avec tout ce que cela englobe. La tâche est loin d’être facile, mais elle est et sera de plus en plus irrévocable."

Dans la peau de Pierre Rabhi

Rassurez-vous, le paysan-philosophe n’a pas perdu de son enthousiasme pour autant et rêve d’une approche plus poétique de la politique, qui nous permettrait de revenir aux fondamentaux. Dans le cas d’une problématique telle que le chômage par exemple, se rappeler que ‘tripalium’, en latin, faisait référence au dispositif dans lequel on assujettissait les animaux pour les immobiliser et les ferrer. En revisitant la sémantique, on se rend compte de la force symbolique du terme dans notre psyché. Aujourd’hui, on parle même de matériel humain, de compression de personnel, de dégraissage des effectifs, etc., comme si l’on avait à faire à de la matière !

D’ailleurs, l’écoute accrue dont il bénéficie lors de ses interventions l’encourage au quotidien et lui donne bon espoir en l’avenir. Dans Le chant de la terre, le dernier chapitre a justement pour ambition de regarder avec lui le chemin parcouru depuis dix ans... comment Pierre regarde Rabhi, ou plutôt l’inverse. Avec ses angoisses, ses préoccupations et ses tourments. Avec la flamme et la jeunesse qui l’habitent encore.

Il est touchant, Pierre Rabhi lorsqu’il fait ces confidences… Aussi touchant que lorsqu’il vous emmène faire un tour dans le bois de Païolive, en contrebas de la ferme. Cette forêt ancienne s’étend sur 13000 hectares. Dans ses enchevêtrements de blocs calcaires érodés et d’arbres majestueux, minéral et végétal se lient et se relient intimement pour lui donner un aspect magique, quasi-mystique. La biodiversité y est unique, préservée dans un relief accidenté qui abrite deux mille ans d’histoire. Tantôt enchanteur, tantôt inquiétant, "le bois de Païolive interdit à ceux qui le traversent de rester figés dans leurs certitudes et dans leur confort mental" a déclaré un jour l’écrivain Gil Jouanard. On se dit alors que le lieu était vraiment prédestiné… Mais chut, je m'arrête là et n'en dis pas plus.

A lire en attendant d'avoir le livre (Le Chant de la Terre, paru aux Editions La Table Ronde, 256 pages, 18 euros):

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 18:12

 

Le Monde.fr | 24.10.2012 à 18h19 • Mis à jour le 24.10.2012 à 18h49

Par Jean-Baptiste Chastand

 

Dans une agence de Brest, le 24 septembre.

Les mois se suivent et se ressemblent sur le front du chômage. En septembre, le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A (sans aucune activité au cours du mois), a bondi de 47 000 personnes. Cette hausse (+1,4 %) fait partie des plus élevées des derniers mois, ce qui ne montre décidément aucune amélioration sur le front de l'emploi. Le chômage progresse pour le 17e mois consécutif.

La hausse est un peu moins forte (+20 000 personnes) en prenant en compte les chômeurs ayant eu une activité réduite au cours du mois (catégories A, B et C), car le nombre de demandeurs d'emploi ayant travaillé partiellement en septembre a diminué par rapport au mois d'août. Les chômeurs sans activité (catégorie A) sont 10 % de plus qu'il y a un an en France métropolitaine. Le seuil symbolique des 3 millions de demandeurs d'emploi, franchi en août, n'est donc pas près d'être repassé à la baisse. Avec 3 057 900 personnes, il atteint le niveau le plus élevé depuis mars 1999.

 

LES PUBLICS LES PLUS FRAGILES LES PLUS TOUCHÉS

Une nouvelle fois ce sont les publics les plus fragiles sur le marché de l'emploi qui souffrent le plus. Le nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans progresse de 0,8 % en un mois, celui des plus de 50 ans d'1,4 %. Le nombre de ceux compris entre ces deux bornes d'âge reste lui relativement stable. Pareillement, les chômeurs de longue durée, inscrits depuis plus d'un an, sont toujours plus nombreux (+1,3 %), alors que le nombre de ceux inscrits depuis moins d'un an n'a pas bougé en septembre.

Ce sont les fins de CDD et de missions d'intérim, tous deux en hausse, qui alimentent la hausse du chômage en septembre, le nombre de licenciements économiques a en effet fortement réduit. Parallèlement, les reprises d'emploi reculent, et le nombre d'offres d'emploi récoltées recule de près de 5 % en un mois et plus de 17 % en un an. Elément inquiétant, la baisse de la part des demandeurs d'emploi indemnisés, entamée depuis le début de l'année, se renforce encore. En septembre, à peine 40,6 % des chômeurs bénéficiaient de l'assurance-chômage, en baisse de 0,5 point en un mois.

 

Jean-Baptiste Chastand

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 18:04

 

 

Le Monde.fr | 24.10.2012 à 17h43 • Mis à jour le 24.10.2012 à 19h23

Par Grégoire Allix (propos recueillis par)

 
Bateaux de pêche dans le port de Saint-Guénolé, dans le Finistère.

Les ministres européens de la pêche se sont mis d'accord, mercredi 24 octobre, pour prolonger des aides controversées à la casse ou à la modernisation de navires. Des aides critiquées par la Cour des comptes européenne et les mouvements écologistes pour avoir, ces dernières années, subventionné la surpêche et aggravé la raréfaction des ressources halieutiques.

Lire : Pêche : accord européen sur la prolongation des aides à la flotte

Alors que le ministre délégué de la mer et de la pêche, Frédéric Cuvillier, a salué mercredi "une avancée", le député européen Jean-Paul Besset (Europe Ecologie-Les Verts), membre de la commission de la pêche du Parlement européen, dénonce "l'hypocrisie" du gouvernement.

Jean-Paul Besset, en 2010.

La décision du conseil des ministres européens vous a-t-elle surpris ?

On savait que les Etats poussaient très fort dans ce sens-là. Malheureusement, c'est une décision contradictoire avec la volonté de la nouvelle politique de pêche commune, centrée sur une pêche durable. Avec cette décision de distribuer de l'argent pour construire de nouveaux bateaux, on va prolonger l'ancienne politique de la pêche, qui a coûté très cher et n'a pas su créer de dynamique de développement durable.

On va rajouter de la puissance de pêche en Europe, alors que la base de la discussion sur la réforme de la politique commune de pêche, c'est qu'il faut réduire les capacités pour améliorer les stocks de poisson et les emplois des pêcheurs, au moment où des études convergentes de la communauté scientifique démontrent l'effondrement de la ressource en poissons.

Quelle sera la conséquence du maintien de ces aides ?

Il faudra voir ce que l'on met concrètement derrière cette décision : la modernisation de la flotte et son renouvellement, ça ne signifie pas la même chose. La modernisation, nous y sommes favorables si cela signifie l'amélioration de la sécurité et des conditions de travail, des bateaux plus écologiques, en terme de consommation d'énergie notamment, des engins de pêche plus sélectifs. En revanche, le renouvellement, cela veut dire de nouveaux bateaux, plus puissants, avec une augmentation de la capacité de pêche.

Tout le monde est d'accord pour tirer un bilan négatif de la politique actuelle, basée sur des subventions sans fin au secteur, un épuisement des ressources en poissons, un épuisement social des pêcheurs. Mais je crains que sous la pression électorale, les gouvernements favorisent le renouvellement des flottes au détriment de l'objectif de modernisation. 

Qui pousse principalement au maintien de ce système ? 

La France, l'Espagne... Il y a dans ces pays une forte pression sociale pour aller pêcher toujours plus loin, toujours plus profond. Les gouvernements ne savent pas dire au secteur qu'il faudrait plutôt pêcher moins pour pêcher mieux, s'organiser pour partager la ressource de manière équitable. Il y a une hypocrisie des gouvernements européens : ils veulent une nouvelle politique fondée sur d'autres critères, plus durables, et en même temps ils décident de maintenir le système d'aides à la flotte... Il y a là une contradiction béante.

La position défendue par le gouvernement français, notamment, est contradictoire avec ses engagements en faveur du développement durable. Il faut être cohérent. On ne peut pas avoir une posture vis-à-vis des écolos et une politique à la petite semaine à coup de subventions, une politique de guichet pour séduire un électorat.

Le texte doit maintenant être examiné par le Parlement européen. Y a-t-il une chance de voir les députés revenir aux propositions plus ambitieuses de la Commission européenne ?

Nous, députés écologistes, n'allons accepter la version votée par les ministres ni en commission de la pêche, ni en séance plénière. On peut trouver une majorité, mais ce sera une bataille difficile. Il n'est pas question de retomber dans l'ornière des subventions à la flotte pour des raisons de court terme.

Lire : Discussion tendue en Europe sur l'avenir des aides à la pêche

Grégoire Allix (propos recueillis par)

 

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 17:57

 

 

Action Zéro watt pour la pub : Nouvelle chasse nationale !


Vendredi 26 octobre,
on disjoncte tous les panneaux publicitaires lumineux !


Préavis de grève des panneaux publicitaires éclairés !
Ils crient à l’injustice face aux enseignes qui ont le droit de dormir de 1 à 6h du matin.

Zérowatt est solidaire et lance l'opération "bonne nuit les petits" : On disjoncte tous les panneaux lumineux !

Réservez votre soirée de vendredi 26 octobre pour cette nouvelle chasse nationale partout en France.

Merci de nous confirmez la participation de VOTRE VILLE à cette adresse : contact@zerowatt.web44.net
Nous vous mettrons en relation entre militants (même département / même ville)

Organisez-vous localement, repérez les lieux, prévoyez vos clés ! (voir les détails de comment on fait : http://zerowatt.web44.net/index.php/comment)


Il parait que les mouvements anti-pub/anti-gaspillage sont éphémères ?
... Eh ben non ! Et on va le montrer tous ensemble !

http://www.zerowatt.web44.net/


--
Réseau Sortir du nucléaire
Laure Gamba
Coordinatrice nationale des groupes et actions
Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de plus de 900 associations
Agréée pour la protection de l'environnement
9 rue Dumenge
69317 Lyon cedex 04
bureau : 04.78.28.29.22
portable : 07.60.15.01.23
laure.gamba@sortirdunucleaire.fr
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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 17:04

 

Par Okeanos, le 22 octobre 2012 - 23:18

 

 

La forêt de Skouries, dans le nord de la  péninsule grecque de Halkidiki s’est transformée en champ de bataille dimanche soir alors que des villageois et des manifestants proches du Syriza se sont affrontés avec la police anti-émeute. Environ 2000 manifestants ont défilé pacifiquement vers le site de la société Eldorado contre l’impact environnemental grave de ses activités d’exploitation minière. Des escadrons de la police anti-émeute avait déjà bloqué l’entrée et lancé des grenades lacrymogènes pour disperser la foule.

Il y a eu plusieurs cas de brutalité policière scandaleux qui n’ont pas été -comme souvent- repris par les médias traditionnels. De manière opposée, les messages sur twitter furent encore une fois d’une viralité importante.

 

Photo A. Michailidis/AP

Des policiers auraient cassé les fenêtre des voitures en bas de la jonction de la route, avec les passagers restés à l’intérieur, ont tabassé des manifestants âgés, contraint une femme de 55 ans à s’agenouiller, la blessant à la jambe et ont cassé l’objectif de la caméra du journaliste @nikospilos.

Iliopoulos, membre du mouvement de jeunesse Syriza aurait dit: «Ils (les policiers) nous ont poursuivi jusqu’en bas de la route pendant 7km et les gens ont été pris de panique. Ils ont lancé des gaz lacrymogènes à l’intérieur des voitures. »

 18 personnes ont été arrêtées et ont été conduites au poste de police de Polygyro (capitale de Halkidiki), où 150 autres personnes se sont rassemblées pour exprimer leur solidarité. Suite aux négociations, des détenus ont finalement été autorisés à voir 4 avocats.

Le député du Syriza Katerina Igglezi s’est vue refuser l’accès au bâtiment et aurait été agressée par un policier en civil sur place. Les détentions se sont toutes transformées en arrestations, sauf pour un conducteur de pick-up qui a été inculpé de tentative d’homicide alors qu’il était transféré à l’hôpital pour des problèmes cardiaques après que la police aient lancé une grenade lacrymogène dans son véhicule qu’il était en train de conduire (!).

Parmi les personnes présentes à la manifestation, il y avait manifestants anti-mine de Kilkis et de Thrace, dont les régions sont également menacées par un désastre environnemental dû aux plans miniers. Étaient également présents des militants écologistes de Thessalonique, deux députés du SYRIZA, un Eurodéputé Eco-Green et un représentant du parti des Grecs indépendants.

Quelques vidéos de la journée d’hier (source antigoldgreece) :

Les femmes aux avants postes lors de la manifestation :

 

 

 

Un feu dans la forêt de Skouries :

 

 

 

Gaz lacrymogène et flashbangs :

 

 

 

Panique chez les manifestants :

 

 

 

Le service de communication du Syriza a condamné «  les forces répressives de la police « . En poursuivant que  » la police, au lieu de protéger les intérêts du peuple, est utilisée comme une armée de mercenaires pour servir les intérêts des colonialistes modernes « .

De son côté, le service de communication du ministre de l’ordre public, Dendias, a indiqué que  » L’annonce du SYRIZA est un monument d’insolence et de tentative de perversion  des faits. Les soi-disant manifestants pacifiques ont attaqué la police sans provocation à Halkidiki   avec des cocktails Molotov, des pierres, des bouts de bois.  » Dendias accuse les manifestants d’avoir provoqué le feu de forêt, comme durant les dernières manifestations contre la mine d’or.

Enfin, Dendias précise qu’  » il est temps de réaliser que les députés du Syriza comme les membres de l’Aube Dorée devraient se conformer(…), comme tous les citoyens grecs, aux même exigences de la Constitution et des lois de la République hellénique « .

Une manière de faire croire que les écologistes qui souhaitent protéger la forêt seraient assez stupides pour provoquer un incendie. Une manière de faire croire que la police fait un travail admirable pour la protection de la population et de la constitution grecque.

Et enfin une manière de faire croire que les activités du Syriza seraient comparables aux violences des membres de l’Aube Dorée.

On atteint donc des sommets.

sources : twitter, RadioBubblewww.enikos.gr,  antigoldgreece


Mise à jour du 23/10/2012 : doc4life.net a publié des photos des évènements sur son site, dont celle-ci :

photos: Alexandros Michailidis

 

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 17:01

 

 

 

LES INDIGNE/E/S  AG Chaque Mercredi à 18h Maison Carrée + pique nique

Chaque 1er samedi du mois : Tour de Vélo  RV Palais de justice à 11h

Chaque mardi Repas à l’Assoc Côté Jardins Solidaires 0466845199

Agenda Démosphère Gard-Cévennes http://gard.demosphere.eu


Dates

Evènement

Lieu

heure

Mercredi 24/10

Colloque « Nîmes et l’année internationale des coopératives »Interventions, ateliers ++

Table de Cana, l’Escale Bio en Ville Active

8h30à 18h

Mercredi 24/10

Fête des Lucioles avec Croco Vélo et vos équipements :éclairage, gilets …

Palais de Justice

17h30

Jeudi 25/10

Visite commentée « Nîmes et les coopératives » par C. Woillet

Square Antonin

10h30

Jeudi 25/10

Assemblée Citoyenne de quartier avec le Front de Gauche

Bar Le Gambrinus

18h

Samedi 27/10

Pièce « Ca va ? «  de J.C.Grumberg

Foyer  Monplaisir Mialet

19h30

Lundi 29/10

Veillée  protestation contre l’attaque du bateau pour Gaza « l’Estelle »  avec l’AFPS Nîmes

Carré d’Art

18 à 19h

Mardi 30/10

Réunion des Alternatifs

Aux Ramblas

18h30

Mardi 30/10

« Eaux Mortes » film sur le massacre des Italiens

Aigues-Mortes Ciné M.Pagnol

18h

Mercredi 31/10

Avec  l’UCDR «  Discriminations et droits de la Femme des 2 rives en Languedoc Roussillon »

Salle des Costières

Dès 9h

Samedi 3/11

Chez Artisans du Monde : le micro crédit

Artisans du Monde

16h ++

Dimanche 4/11

Avec le Beau Parleur « Beau Dimanche » : contes, poésies, goûter  ..Gratuit

Entraide Gardoise

15h

Mercredi 7/11

Réunion ATTAC Nîmes

Local Solidaires

19h

Jeudi 8/11

Table ronde avec des Coopératives

Maison du Protestantisme

15h

Vendredi 9/11

Visite commentée « Nîmes et les coopératives » par C. Woillet

Square Antonin

10h30

Samedi 10/11

Femmes en Noir pour la Palestine

Place de l’Horloge

 11 à 12h

Samedi 17/11

2èmes rencontres Forum Social local 30

St Christol lez Alès

Tt jour

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 16:56

 



VEILLEE DE PROTESTATION
 

 

contre l’acte de piraterie de l’état d’Israël

du bateau suédois ESTELLE

de la campagne « Un bateau pour Gaza »

 Lundi 29 octobre à 18 h 

devant Carré d'Art à Nîmes


 Association France Palestine Solidarité Nîmes

 


 

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 16:53

 

 

 

http://nouvelleshorslesmurs.wordpress.com/2012/10/22/communique-des-15-militants-anarchistes-antifascistes/

 

Communiqué des 15 militants anarchistes-antifascistes

22 octobre 2012, par Nouvelles Hors Les Murs

« Aujourd’hui, l’État a déclaré la guerre civile. Tous ceux qui ne tombent pas sous les coups de couteau des fascistes sont jetés en prison par des jugements rendus par des tribunaux juntistes. Nous faisons appel aux combattants et à tous ceux qui estiment que la DIGNITE, la SOLIDARITÉ, l’ÉGALITÉ et la LIBERTÉ ne sont pas de vains mots mais un mode de vie pour qu’ils prennent conscience du moment historique que nous vivons et d’agir en conséquence.

Les IDÉES ne se répriment pas et ne s’emprisonnent pas.

Les 15 personnes arrêtées ».

Ces derniers temps, les preuves, comme quoi le « simulacre de démocratie » utilisé en permanence par l’Etat devient flou et indistinct, se font de plus en plus nombreuses. Le choix de réprimer massivement, tous ceux qui ont choisi l’affrontement direct mais aussi ceux qui exigent l’évident, montre qu’il n’est plus possible de parler comme on le faisait il y a cinq, dix ans et plus.  La crise économique qui perdure et qui pousse de plus en plus de gens dans la misère et la pauvreté en exacerbant le cannibalisme social, la violence au sein des classes tout comme la montée du fascisme montrent le malaise social dont quiconque ne peut dire avec certitude quels en seront les aboutissements et les conditions. Face à une éventuelle explosion sociale GLOBALE, l’État durcit la répression, l’intimidation et la terreur, tout en blindant son arsenal juridique afin de garder de plus en plus ‘d’otages juridiques’. Les symptômes sont connus et se répètent. Interdiction de manifester ou de se rassembler, répression des grèves, violences brutales contre les manifestants et les grévistes, publications de photos et de renseignements personnels, évacuations des squats et des sites sociaux, descentes de police dans les écoles et les universités, saisies, arrestations, etc. Les exemples sont aussi nombreux que pernicieux.  Parallèlement, les gangs fascistes sont promus pour ‘assainir’ les arrières, là où l’État officiel ne parvient pas. Les pogroms contre les immigrants, les anarchistes ou les gens de gauche, les incendies volontaires de maisons, de magasins ou de haltes, les coups de couteau et les tabassages s’accompagnent d’une présentation de l’extrême-droite comme «anti-systémique» et comme une nouvelle proposition alternative. Il est important de souligner que le fascisme n’a jamais offert d’éléments nouveaux aux sociétés humaines.  Il ne fut que la béquille de l’Etat et, en période de crise (économique, politique ou systémique), il se chargea de soutenir les choix de l’autorité et lui offrit un répit temporel afin de se ressaisir et de surpasser les quelconques turbulences qui le secouaient.

C’est dans ces circonstances que nous avons décidé, en tant que militantes antifascistes, de participer à une marche motorisée antifasciste le 30/9/2012, qui débutait de la place Exarchia et aurait dû passer dans les quartiers où ont été perpétrés ces derniers temps des actes racistes-fascistes de plus en plus violents envers les immigrées. Ceci dans le but de réitérer notre solidarité, de briser la peur quotidienne, de donner du courage et de la force ainsi que d’offrir un exemple d’auto-organisation et de résistance à ceux qui vivent le racisme au quotidien et de prouver que, alors que la société grecque se fascise, il y a des gens qui croient et se battent pour l’ÉGALITÉ, la LIBERTÉ, la DIGNITÉ et la SOLIDARITÉ.

La marche motorisée a subi l’attaque féroce des Forces de Répression Motorisées, qui après avoir tabassé les manifestants, a procédé à l’arrestation de 15 d’entre eux/elles,les a torturé(e)s et les a détenu(e)s temporairement sur base d’accusations graves. Remémorer nos arrestations et notre séjour à la Direction Générale de la Police d’Attique (GADA) pendant 5 jours n’est pas l’objet de notre message. De plus, nous ne voulons pas accroître la logique de victimisation. Pour ceux qui n’auraient pas encore compris: l’Etat utilise tous les moyens possibles pour nous attaquer.  Il nous déclare la guerre et la guerre aura des pertes et des épreuves. Ce qui est particulièrement important, c’est le climat de guerre civile entretenu par les institutions structurelles et par les Forces de Sécurité ainsi que les gangs de flics, en uniforme ou non. Les références qu’ils ont faites aux combats de Grammo et Vitsi[1], à la guerre civile et à nos grands-parents nous montrent clairement la direction que prennent les choses. Ils essaient d’intimider les militants, de les pousser dans  l’illégalité et la peur puisqu’ils menaçaient les militants de leur rendre visite à domicile ou formulaient des menaces franches d’assassinat et d’autres menaces ridicules…  Dans ce climat de guerre civile, les procureurs intensifient la terreur en menaçant de détention provisoire abolissant de ce fait le code de procédure pénale qu’ils sont censés servir et défendre. MAIS COMME… nous avons conscience de l’importance du moment historique ainsi que  de notre devoir envers nous-mêmes et l’histoire, nous ne pouvons que crier: PAS UN PAS EN ARRIERE!

Formons nos rangs, relevons le gant qu’y nous a été jeté et lançons-le leur au visage. Renforçons chaque foyer de résistance et de lutte, chaque cellule combattant la brutalité qui nous est infligée. Structurons notre férocité pour défendre la dignité humaine… la nôtre, celle du monde entier.

« … Au cours de cette marche beaucoup sont morts ou ont été capturés par l’ennemi, et bien d’autres ont été mis à l’écart ou blessés et ne seront plus présents dans ce type de réunions. Certains ont vu leur courage les abandonner et ont battu retraite mais jamais, j’ose affirmer, personne ne s’est écarté de sa formation jusqu’à ce qu’il atteigne le cœur même de la catastrophe… »[2]

SALUTATIONS MILITANTES AUX CAMARADES ANTIFASCISTES ARRETÉS À PATRAS,

AUX 4 CAMARADES ARRÉTÉS  AUX TRIBUNAUX DE EVELPIDON,

À TOUS NOS CAMARADES SOLIDAIRES EN GRÈCE ET À L’ÉTRANGER
RIEN N’EST FINI

TOUT CONTINUE

Les 15 militants anarchistes-antifascistes (certains d’entre eux étant de fiers petits-enfants de partisans-bandits anarcho-communistes[3])


[1] Les batailles qui eurent lieu sur les chaînes de montagne Grammo et Vitsi en août 1949 sont les derniers épisodes de la guerre civile grecque qui débuta en 1946.

[2] Extrait

[3]L’armée régulière grecque et les forces réactionnaires interpellaient les F.T.P. grecs « bandits »

 


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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 16:45

 

tv5.org - 20.04.2012

L'œil de la rédaction

 

 
Le ministre de l'intérieur espagnol a annoncé la semaine dernière vouloir réformer le code pénal espagnol. Refuser, même pacifiquement, d'être dispersé par les forces de police au cours d'une manifestation se verrait considéré comme une "attaque envers les forces de l'ordre" : cette réforme semble taillée sur mesure pour empêcher la contestation sociale, et plus particulièrement celle menée par les indignés du 15M.
Zoom:
La Puerta del Sol de Madrid a été occupée du 15 mai 2011 jusqu'à fin juillet. Des manifestations de milliers de personnes y avaient lieu fréquemment.
Entretien avec Rojas, une indignée Espagnole de 36 ans, docteure en sciences de l’alimentation et pharmacologie, manager en  Hygiène, Sécurité, Environnement, Qualité et innovation sociale. Elle participe au mouvement du 15 mai depuis le premier jour en ayant rejoint le campement de sa ville. Elle participe activement depuis lors aux assemblées du mouvement.

Zoom:« Ces mesures illégitimes vont en réalité redonner le pouvoir aux gens »
Image tirée du film de Tony Galtlif "Indignados"

« Ces mesures illégitimes vont en réalité redonner le pouvoir aux gens »

 

20.04.2012Propos recueillis par Pascal Hérard

La nouvelle loi sur les manifestations qui a été proposée, veut punir toute forme de protestation, et considérer les personnes qui refuseront de se disperser, même de façon pacifique, (si la police en donne l'ordre) comme des terroristes. Qu'est-ce que cela signifie ? Comment les gens réagissent en Espagne quand ils entendent ça ? L’Union européenne peut difficilement accepter une telle loi... Qu'est-ce que les militants du 15M vont faire si cette loi est votée ? 

Rojas : Le gouvernement veut instaurer cette réforme pénale parce qu’il se sent impuissant face à nous (les indignés du mouvement 15M, ndlr) qui sommes non violents, malgré des événements qui les ont forcé à avouer que des policiers avaient infiltré les manifestants. Cette réforme rentre en contradiction avec la constitution espagnole, mais aussi avec les droits fondamentaux : à savoir le droit humain à la paix. Ce changement de règles qui déplace les limites de la justice et qui criminalise ceux qui réclament de la justice sociale, rend l’autorité de ce gouvernement illégitime. Les personnes qui sont mal informées de leurs droits constitutionnels sont effrayées, elles se plaignent et disent "c'est la fin de la démocratie", comme si nous avions déjà eu une démocratie ! Ils ne comprennent pas que ces mesures illégitimes vont en réalité redonner le pouvoir aux gens. L'UE a déjà rappelé à l’ordre L'Espagne dans le passé et devrait être mobilisée sur cette attaque à l’encontre des citoyens. L’union devrait se remettre en selle sur ces sujets. 
Qu’est-il arrivé au mouvement des indignés du 15M, où sont les participants au mouvement, avez-vous prévu d’organiser une autre « Puerta del Sol » comme l’année dernière ?

Rojas : Le mouvement en Espagne a évolué et s’est spécialisé. Nous avons des «branches» qui travaillent dans plusieurs domaines : l'information, l'activisme, le social, l’enseignement, l’économie, des think-tanks politiques… Il n’y aura pas d’imitation de ce que nous avons fait l’année dernière à la date anniversaire, nous ne sommes pas «fétichistes », nous sommes des gens matures. De plus,  le monde a changé : ce sera le résultat d'un an de travail. Cela va représenter un nouveau départ pour le mouvement mondial.
Zoom:
Il y a eu d’importantes manifestations il y a peu en Espagne, dénonçant les réformes libérales du gouvernement Rajoy : y-a-t-il des signes d’un changement possible de sa politique face à ces contestations ? 

Rojas : Les politiques de Rajoy viennent d'en haut, il reçoit ses ordres par « la clique de l'UE »,  les réformes en question ne sont pas « sa » politique. Ce gouvernement est l’équivalent d’une marionnette, un instrument qui sert des intérêts, mais pas ceux de l’Espagne. 

Le chômage augmente, les coupes dans les budgets publics se poursuivent, qu’est-ce qu’en disent les Espagnols dans leur ensemble, à votre sens ? 

Rojas : Les gens ne veulent qu’une chose, c’est travailler, ils veulent participer, contribuer avec leurs impôts. Mais ils veulent que les politiciens fassent leur travail, fassent ce pour quoi ils sont payés (les politiciens ont des salaires mirobolants) par les gens, et pas pour faire exactement le contraire.
Zoom:
Qu’est-ce que le mouvement des indignés demande aujourd’hui au gouvernement Rajoy ? 

Rojas : Supprimer la réforme du travail qui est anticonstitutionnelle. Arrêter de renflouer les banque : 50 millards d'euros vont leur être encore donnés la semaine prochaine ! Adopter un acte pour faire cesser le paiement des hypothèques, mais qui soit rétroactif. Pour la dette : seulement 16% de l'argent de la dette espagnol provient de la dépense publique, nous exigeons un audit de la dette pour savoir comment et qui a gaspillé le reste de l'argent. Nous exigeons la transparence. Nous exigeons le changement d'un article de la constitution qui permettrait aux gens d'avoir leur mot à dire, pour provoquer une réforme électorale qui mènerait vers la démocratie directe. Nous demandons l’arrêt de la privatisation des services d'eau potable. Nous exigeons le droit de vote numérique au Congrès (l'équivalent de l’assemblée nationale française, ndlr), tout comme certaines autorités ont été autorisées à le faire, parce que la loi dit que c'est notre droit et que cela a déjà été fait. J'oublie certainement beaucoup de choses mais par-dessus tout, ce que nous exigeons est d’être entendus, parce que nous savons ce que nous voulons : une véritable démocratie. Et nous savons comment faire pour l'obtenir. 
  
Qu'allez-vous faire en tant que mouvement, dans les semaines qui viennent ? 


Rojas : Nous ne reculerons pas. Pour chaque mouvement du gouvernement dans un sens, nous nous déplaçons dans mille directions différentes. Les manifestations ou campements ne sont  pas les seuls moyens que nous avons pour porter atteinte à la tyrannie. Pour les actions du mouvement, en mai, en comptant les rassemblements et les sit-ins, nous allons faire appel à nos conseillers juridiques, et inciter les médias à assister à nos actions, pour qu'ils rapportent les faits. La justice, la créativité et les chiffres sont de notre côté, et le bon sens bien sûr !

Pour finir, quel est votre espoir ? 

Rojas : Mon espoir est que les citoyens européens se réveillent, abandonnent la peur qui les paralyse, les empêche de réagir, qu’ils voient que tout a changé l'année dernière et que l’on ne peut pas revenir en arrière. Pires sont les politiciens, plus nous avons de chances de retrouver notre souveraineté, notre responsabilité morale, et le pouvoir. Nous avons des opportunités incroyables d'améliorer nos vies. Et ce, chaque jour.
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