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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 18:48
lci.fr - Mis en ligne le 27 octobre 2012 à 18h19, mis à jour le 27 octobre 2012 à 18h27

 

 


Quelque 200 personnes ont manifesté samedi à l'appel de l'association Droit au Logement (DAL) pour appeler le gouvernement à sortir de "l'inertie" et lancer en urgence un plan de mobilisation et de réquisition de 100.000 logements vacants.

 

 

Ironie du sort, la manifestation du DAL qui a réuni près de 200 personnes à Paris samedi coincdait avec une chute notable des températures en France. Ce alors que le problème des sans-abris reste particulièrement sensible en France. "Nous appelons le gouvernement à sortir d'une certaine forme d'inertie et nous demandons à la ministre du Logement de lancer la réquisition des logements laissés vacants, très souvent pour des motifs de spéculation", a déclaré à la presse le porte-parole national du DAL, Jean-Baptiste Eyraud, au départ du cortège rassemblé Place du Palais Royal, au centre de la capitale.
 
Les manifestants, parmi lesquels la comédienne Josiane Balasko, ont pris la direction du ministère du Logement où ils devaient être reçus vers 18 heures. La banderole de tête rappelant le mot d'ordre du jour -"Réquisitions"- se déclinait en slogans sur des pancartes et en refrains repris en choeur: "la loi Dalo, c'est du pipo", "le froid tue, l'indifférence aussi", "un toit, c'est la loi".

2,39 millions de logements vacants en France 

L'association Droit au logement avait remis au gouvernement en août une proposition de plan d'urgence prévoyant la mobilisation de 100.000 logements vacants pour les sans logis. "Le nombre de logements vacants n'a cessé d'augmenter, ils appartiennent à l'Etat, aux sociétés, aux riches particuliers. Il faut appliquer la loi de réquisition. La réquisition n'est pas une spoliation. Elle passe par des conventions, il y a des indemnisations", a expliqué M. Eyraud.
 
La loi permet à l'Etat, selon une procédure très encadrée et souvent longue, de réquisitionner les locaux vacants à usage d'habitation situés dans les communes où il existe "une crise du logement". Le DAL, citant des chiffres de l'Insee, chiffre à 2,39 millions le nombre de logements et locaux vacants en 2011 en France. Le porte-parole de l'association a également dénoncé la poursuite des expulsions locatives à quelques jours de l'entrée en vigueur de la trêve hivernale, le 1er novembre.

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 18:21

 

 

lepoint.fr - - Publié le 27/10/2012 à 17:08

 
Plusieurs dizaines de milliers de manifestants, pour la plupart jeunes, ont défilé samedi au coeur de Rome, à l'appel de partis d'extrême gauche, associations et syndicats autonomes, pour protester dans le cadre d'un "no Monty Day" contre les mesures d'austérité du gouvernement italien.

 

 

Plusieurs dizaines de milliers de manifestants, pour la plupart jeunes, ont défilé samedi au coeur de Rome, à l'appel de partis d'extrême gauche, associations et syndicats autonomes, pour protester dans le cadre d'un "no Monty Day" contre les mesures d'austérité du gouvernement italien.

Plusieurs dizaines de milliers de manifestants, pour la plupart jeunes, ont défilé samedi au coeur de Rome, à l'appel de partis d'extrême gauche, associations et syndicats autonomes, pour protester dans le cadre d'un "no Monty Day" contre les mesures d'austérité du gouvernement italien.

Le défilé a débuté vers 12H30 GMT et se déroulait dans le calme, sous une nuée de drapeaux rouges arborant la faucille et le marteau.

Les magasins ont fermé leurs devantures et le parcours était placé sous stricte surveillance policière pour éviter tout débordement, comme cela avait été le cas lors d'une manifestation analogue à l'appel des "indignés" il y a un an contre le gouvernement de Silvio Berlusconi, alors que l'Italie était dans la tourmente financière.

"Avec l'Europe qui se rebelle, chassons le gouvernement Monti", était inscrit sur une grande banderole en tête du cortège parti de piazza della Repubblica et arrivé plus d'une heure plus tard piazza San Giovanni à 1,5 km de là. Sur un autre calicot, on peut lire "le patron est mort".

Seuls petits incidents, des petits groupes de jeunes des centres sociaux ont envoyé des oeufs, des bouteilles et des pétards contre des succursales de banques italiennes.

Les manifestants arboraient des marionnettes géantes de Mario Monti, Angela Merkel et Barack Obama. Ils répondaient à l'appel notamment du Parti communiste des travailleurs et de Refondation communiste, et de syndicats autonomes.

Le collectif No Tav contre le train à grande vitesse devant relier Turin à Lyon, à l'origine d'une contestation ayant été parfois marquée par des incidents violents dans une vallée alpine, et des mouvements d'étudiants et de précaires qui protestent contre l'austérité et le chômage soutiennent l'initiative.

La préfecture de Rome a imposé un parcours au cortège, interdisant toute circulation automobile dans le quartier, et le maire de la capitale a lancé un appel aux manifestants à "respecter la ville".

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 18:11

 

 

fr.euronews.com

27/10 11:23 CET

 

La police a mis fin samedi à une semaine de manifestations dans la ville portuaire de Ningbo, dans le nord-est de la Chine. Et ce, sans ménagement, en procédant à des interpellations. Ces rassemblements visaient un projet d’agrandissement d’une usine pétrochimique. Les opposants dénoncent les risques pour la population d’une installation recourant à des substances dangereuses, qu’ils jugent cancérigènes.

Les mouvements de protestation contre un développement économique effréné peu respectueux de l’environnement se multiplient en Chine. En juillet, déjà dans l’est du pays, le gouvernement a même dû renoncer à un projet de déchetterie industrielle face à l’opposition des riverains.

Les manifestations en faveur de l’environnement ne sont pas censurées par les autorités, contrairement à la contestation politique. Mais au bout donc d’une semaine, elles ont décidé d’y mettre le holà…

Plus d'actualités sur : Chine, Manifestation, Pollution, Protection de l’environnement

Copyright © 2012 euronews

 

 


 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 17:57

 

 

Les juges du tribunal de L'Aquila ont-ils vraiment perdu la raison ? Ce lundi, ils ont condamné à six ans de réclusion cinq scientifiques de la commission italienne « grands risques », chargée d’évaluer les dangers liés aux tremblement de terre, pour « homicide par imprudence »...

 

 

 

Les scientifiques de L’Aquila compétents mais un peu trop soumis au pouvoir

Flora Zanichelli - Journaliste
Publié le 26/10/2012 à 11h27

 

 


Le procès des scientifiques à L’Aquila, le 22 octobre 2012 (FILIPPO MONTEFORTE/AFP)

 

Les juges italiens du tribunal de L’Aquila ont-ils vraiment perdu la raison ? Ce lundi, ils ont condamné à six ans de réclusion cinq scientifiques de la commission italienne « grands risques », chargée d’évaluer les dangers liés aux tremblement de terre, pour « homicide par imprudence », suite au séisme de l’Aquila (2009).

Deux membres de la Protection civile italienne ont aussi été condamnés.

De nombreux scientifiques dans le monde ont été atterrés, déconcertés, choqués – un tremblement de terre ne pouvant pas se prévoir.

Mais les cinq scientifiques ont-ils vraiment été condamnés parce qu’ils n’avaient pas prévu le tremblement de terre ? Eh bien non !

Rassurer les habitants alarmés

A la lecture de la sentence, on s’aperçoit que la motivation des juges n’est pas de condamner des scientifiques «  pour ne pas avoir prévu le tremblement de terre  ».

Non, ce qui a perdu les scientifiques, c’est d’avoir répondu à l’exigence toute politique de rassurer les habitants du chef-lieu des Abbruzzes, alarmés par une longue séquence de secousses et des premiers dommages causés à des édifices, notamment une école.

Dans le procès-verbal, rapporte le Fatto quotidiano, il est écrit  :

«  Le but n’est pas de condamner les accusés pour ne pas avoir prévu la secousse destructive du 6 avril 2009 ou pour ne pas avoir lancé des alarmes de fortes secousses imminentes ou pour ne pas avoir ordonné l’évacuation de la ville. […] La science ne dispose pas actuellement de connaissance ou instruments pour prévoir les tremblements de terre.  »

Et :

« Sont imputés tous les membres de la Commission nationale pour la prévision et la prévention des grands risques réunis à L’Aquila en date du 31 mars 2009 avec l’objectif de fournir aux citoyens des Abbruzzes toutes les informations disponibles à la communauté scientifique sur l’activité sismique des deux dernières semaines ; pour négligence, imprudence et inexpérience. »

Peu avant le séisme, des signaux inquiétants

Ces scientifiques ont été condamnés car ils auraient omis de citer les dangers et risques liés à l’activité sismique du territoire, une activité sismique qui s’était considérablement accentuée ces derniers jours, au point d’alerter plusieurs géologues présents sur le terrain.

Antonio Moretti, sismologue de profession, enseigne à l’université de l’Aquila :

«  [Peu avant le séisme] la communauté sismologue étions inquiets car il y avait des secousses toujours plus profondes et toujours au même endroit. 

Avec quelques collègues, nous avons averti l’adjointe à la Protection civile de la région Daniela Stati pour lui dire que nous étions disponibles afin de discuter de la situation mais elle n’a pas donné de suivi.

Quand la réunion de la commission grands risques s’est tenue et que nous avons entendu les paroles de nos confrères, rassurantes, nous nous sommes dits : mais on est en train de devenir fous ? Il y a un grand risque de catastrophe et on pense à rassurer les gens ? »

Des écoutes compromettantes

Le procès qui a conduit à la condamnation de ces scientifiques n’est pas un procès de compétences. Tous sont éminemment reconnus dans leur domaines. Ce procès condamne les relations entre scientifiques et politiques.

Leurs déclarations ont répondu à une opération com’ orchestrée par le chef de la Protection civile. Selon des écoutes téléphoniques diffusées par Repubblica TV, une semaine avant la catastrophe, le chef de la protection civile italienne, Guido Bertolaso, avait appelé l’adjointe à la protection civile de la région, Daniela Stati, pour instituer la réunion de la commission grands risques.

Voici ce qu’il lui avait dit  :

«  De Bernardis [vice-président de la Protection civile], va t’appeler pour organiser une réunion à L’Aquila au sujet du “ buzz ” sismique.

Comme ça on fera taire les imbéciles, calmer les suppositions, préoccupations... Dis à tes employés que lorsqu’ils doivent préparer leurs communiqués, ils doivent voir avec mon bureau de presse.

Moi, je ne viens pas mais les stars du tremblement de terre en Italie seront là.

C’est une opération médiatique tu as compris  ? Comme ça, ces supers experts des séismes diront  : c’est une situation normale, ce sont des phénomènes qui se vérifient, mieux vaut 100 secousses de niveau 4 sur Richter plus que rien du tout car ces 100 secousses servent à libérer l’énergie et que donc il n’y aura jamais la secousse, celle qui fait mal.  »

Selon Antonio Moretti :

« Les scientifiques ont dit beaucoup de choses qui n’avaient pas de sens. Comme cette histoire de secousses qui servent à libérer l’énergie. C’est faux. »

Une semaine plus tard exactement, le séisme de l’Aquila d’une magnitude de 6,3 sur Richter faisait 350 morts et 1 500 blessés.

Le procès manqué des politiques

Le procès de lundi a surtout laissé un goût d’inachevé. Antonio Moretti est amer.

« Cette condamnation est une honte car aux yeux de l’opinion publique, elle fait des scientifiques les coupables de cette tragédie. Des boucs-émissaires.

Bien sûr, ils ont commis une erreur en participant à cette commission et en tenant des discours approximatifs. Mais c’est là leur seule faute. La peine est très lourde.

En revanche, ce n’était pas à eux d’agir, de prendre une décision. Cela relève de la compétence des politiques. Bref, les responsabilités doivent être partagées. »

Joël Dyon, attaché de presse de l’Institut de physique du globe (le lieu où travaillent les sismologues français), précise :

« Le problème de cette commission grands risques, c’est qu’elle était composée de sismologues et membres de la protection civile, qui seraient en quelque sorte juges et partie. »

Antonio Moretti ajoute :

« Parmi les personnes invitées à participer à la commission “grands risques”, il y avait des vulcanologues, physiciens et même un médecin, bref autant de personnes qui n’étaient pas en mesure d’évaluer les dangers liés à un séisme. Tout du moins pas aussi bien qu’un sismologue ou géologue. »

Une nécessité de croiser les compétences soulignée par la Société géologique italienne :

«  Les sismologues ne peuvent pas à eux seuls défendre le pays  : ils ne réussiront pas à interpréter les données, car il lui manque la connaissance de l’histoire géologique du territoire. »

Dur d’ignorer les risques

Les politiques pouvaient difficilement ignorer les risques. Sans compter que la situation sismique de la Péninsule avait déjà fait l’objet d’un rapport ultra détaillé publié en 2000.

Le rapport Barberi, du nom de l’ancien chef de la Protection civile, était la plus grande étude jamais réalisée concernant la vulnérabilité sismique du pays.

Réalisé à la fin des années 90, il regroupait le travail de techniciens chargés de vérifier l’état de milliers de constructions publiques. Tous les maires en avaient obtenu une copie. Nombre de monuments de l’Aquila qui se sont écroulés étaient listés dans ce rapport.

Dans ledit document, Barberi concluait  :

« Ces données doivent constituer une ligne directrice constante pour trouver des solutions aux problèmes complexes liés à la sécurité du territoire concerné par le risque sismique. Tous les organismes intéressés doivent en prendre la responsabilité. »

L’Aquila meurt une seconde fois

Aujourd’hui, la ville de l’Aquila est toujours en chantier. Nombreux sont ceux qui s’inquiètent de la non-reconstruction du centre historique de la ville, privant les habitants d’un lieu de rencontre et de possible vie commune.

Ici, 37 000 personnes vivent toujours grâce aux aides d’Etat, faute de mieux. Les travaux s’éternisent et l’espoir de voir un jour la ville refaite à neuf s’est envolé en fumée.

Aucune date n’a été fixée concernant la fin des travaux, contrairement à ce qu’avait promis Silvio Berlusconi, qui a depuis démissionné. Et la politique de rigueur du gouvernement Mario Monti n’a pas pour priorité l’aide aux victimes de tremblement de terre.

Non reprise en main de la situation, la population laissée à son triste : aujourd’hui, L’Aquila est juste en train de mourir une seconde fois.

 

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 17:49

 

 

Rue89 -  Mirage 26/10/2012 à 16h36

Elsa Fayner | Journaliste Rue89

 

 


Le premier ministre David Cameron à Birmingham, le 10 octobre 2012 (Ray Tang/Rex Features/REX/SIPA)

 

Le Royaume-Uni aurait-il trouvé la clé, la formule miracle pour sortir de la crise ?

Après trois trimestres consécutifs de recul, le PIB du pays a rebondi de 1% cet été, le taux de chômage est revenu sous la barre des 8% et le nombre de fonctionnaires a été réduit de 12% en deux ans, applaudissent Les Echos. Qui admirent « un modèle sans tabou ».

Pour le journal économique, c’est la victoire de la rigueur :

« Les partisans des réductions des dépenses de l’Etat [...] ont indéniablement marqué un point [...] contre ceux qui pensent que la rigueur étouffe l’activité. »

Le même jour, sur France Inter, le rédacteur en chef du journal, Dominique Seux, insiste :

« Il se passe peut-être quelque chose. Peut-être qu’une nouvelle voie est en train de se dessiner. »

JO et jubilé de la reine ont dopé le PIB

A y regarder de plus près, cette version des faits est pour le moins simpliste. Il est impossible d’écrire que la rigueur – quelle que soit sa définition – est en cause dans ces bons résultats affichés par le Royaume-Uni :

  • plusieurs indicateurs pointent vers une nouvelle perte de dynamisme, selon des experts cités par Les Echos eux-mêmes ;
  • les Jeux olympiques de Londres ont dopé les résultats... provisoirement. Les ventes de billets pour les épreuves sportives ont contribué à la hausse du PIB, à hauteur de 0,2%, selon l’Office national de la statistique ;
  • le week-end du jubilé de la reine en juin a gonflé de son côté le PIB de 0,5% environ.

Bref, ce sont ces dépenses exceptionnelles qui ont eu un impact. Si elles n’avaient pas eu lieu, le PIB serait resté stable.

Même le FMI demande moins de rigueur

La rigueur, quant à elle, fait surtout descendre les Anglais dans les rues. Samedi 20 octobre, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Londres et dans d’autres villes britanniques contre la politique d’austérité du gouvernement, qui a annoncé de nouvelles coupes dans les dépenses sociales.

Le premier ministre David Cameron est passé outre les conseils que même le FMI lui donnait en mai. L’institution préconisait, dans son rapport annuel sur le pays, un assouplissement de la cure d’austérité en cours et des mesures de nature à stimuler la croissance économique : suspensions d’impôts temporaires, investissements dans les infrastructures, etc.

Peine perdue. Dans ses prévisions mises à jour début octobre, le Fonds monétaire international a nettement revu à la baisse ses projections pour la Grande-Bretagne. Il table sur une croissance de -0,4% cette année et de 1,1% en 2013, contre +0,2% et +1,4% auparavant. De quoi relativiser le « modèle sans tabou ».

 

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 17:35

 

Rue89 -  Le grand entretien 27/10/2012 à 17h25
Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

 

 

 

Co-auteur d’un essai sur l’expérience de gratuité des transports publics à Aubagne, le philosophe et dramaturge Jean-Louis Sagot-Duvauroux réfléchit au sens de la gratuité comme alternative à une société de plus en plus marchande.

 


Une personne déchirant un billet d’un dollar (Images Money/Flickr/CC)

 

Jean-Louis Sagot-Duvauroux passe une bonne partie de son temps, comme dramaturge au sein d’une compagnie de théâtre malienne, Blonba.

Il est aussi, en tant que philosophe, le co-auteur de « Voyageurs sans ticket. Liberté Egalité Gratuité. Une expérience sociale à Aubagne » (éd. Au diable Vauvert).

Depuis la chute du système communiste, cet auteur de nombreux essais (notamment le best-seller « On ne naît pas noir, on le devient », Albin Michel) cherche « les vraies transformations qui ne produisent pas de la tyrannie ».

Electeur assumé du Front de gauche, il aimerait surtout que la gauche française « se pose un peu plus la question de l’alternative réelle au système capitaliste en place ».

 


Jean-Louis Sagot-Duvauroux (Gilles Perrin)

 

Rue89 : Pour commencer, une question qui peut ressembler à un sujet de bac philo : quelle est la valeur de la gratuité ?

Jean-Louis Sagot Duvauroux : La gratuité, c’est ce à quoi on accorde le plus d’importance dans nos vies. Par exemple, si je suis père de famille et enseignant, le fait de s’occuper des enfants des autres aura moins de valeur que de s’occuper du mien.

Ce qui est sans prix a plus d’importance que ce qui est évaluable financièrement. C’est brouillé par une obnubilation du marché. On a l’impression que ce qui n’est pas payant est sans valeur, mais en fait le sens de notre existence est sans prix.

Quand les gens se suicident au travail, ce n’est pas parce qu’ils ont des petits salaires, mais parce que leur activité n’a plus de sens. Si on supprime le sens, on supprime la vie. Les aspects essentiels de l’existence (l’amour, la santé, la haine...) ne s’évaluent pas monétairement.

Pourtant, la gratuité n’est pas dans l’air du temps, écrivez-vous....

La gratuité nous entoure en permanence : le trottoir, le lampadaire, l’école, les parcs, la PMI... tout cela est gratuit au sens de « chacun selon ses besoins » (et non selon ses moyens). Disons que l’accès à ces biens est sorti du rapport marchand.

En anglais, on dit « free », libre. Mais en français le mot « gratuit » a un sens étymologique religieux : c’est « Dieu nous a donné la grâce », la vie, sans demander de rétribution.

La gratuité recule aujourd’hui dans l’école ou la santé …

Mais la partie inaliénable du temps humain, le temps libre, est plus important que jamais. Des lois (congés payés, 35 heures) ont acté cela, c’est un progrès considérable.

Le libéralisme dominant défend l’idée que le marché est la meilleure façon possible de gérer des biens. Les ultra-libéraux disent même que la police pourrait être un bien marchand, cherchent à mordre sur la part gratuite relativement importante de nos existences.

Si intérieurement, on sait se servir en permanence de la sphère marchande et non-marchande, les actions de la sphère marchande ont pris une valeur obnubilante.

A Aubagne, des élus communistes ont décidé de mener une action un peu anti-sarkozyste, en instaurant la gratuité des transports en commun. En pleine époque du « travailler plus pour gagner plus », c’était totalement à contre-courant...

Les élus ont en effet voulu trancher avec le système, à la différence de la vingtaine d’autres collectivités qui ont instauré cette mesure, et l’avaient fait plutôt pour des raisons techniques.

On constate que quand on sort du rapport marchand aux transports publics, on lève les freins à la hausse de la fréquentation.

Partout où les transports sont gratuits, la fréquentation des transports en commun augmente, ça crée de la productivité. Sans compter que l’investissement public a diminué par deux, un déplacement coûtait 4 euros à la collectivité, il en coûte un peu plus de 2 euros maintenant.

La gratuité, en provoquant la disparition du contrôle, a-t-elle modifié le rapport entre les gens dans l’espace public ?

 


Couverture du livre

 

Oui et c’est un élément très important. Trop souvent, les politiques abordent les questions de sécurité de façon binaire : il y a des délinquants, il faut des caméras et des policiers. Mais les caméras n’ont jamais fait baisser la délinquance !

La gratuité des transports en commun a rendu le travail du chauffeur beaucoup moins angoissant : il n’a plus de caisse à garder, il n’a plus qu’à faire l’essentiel, transporter ses concitoyens d’un endroit à un autre, leur rendre service.

Quand le Sybdicat des transports en Ile-de-France (Stif) instaure la gratuité le week-end, cela crée un sentiment de liberté et fait baisser la délinquance.

Quand les gens sont rendus à eux mêmes, on voit que globalement ils ne sont pas si méchants qu’on veut bien le dire.

Alors que quand un gamin passe sans payer devant le chauffeur, il y a quelque chose d’humiliant pour le chauffeur, de désagréable pour tout le monde. Si vous supprimez ça, l’espace public devient plus agréable et convivial. Ça ne résoud pas tous les problèmes mais on constate que globalement, les tensions inter-générationnelles à Aubagne ont été supprimées.

Aujourd’hui, on voit que l’école est de moins en moins gratuite.

L’école est surtout confrontée au problème de la ségrégation sociale et du coup, l’école publique est gratuite pour les pauvres, elle devient une école sociale, et non plus l’école de tous, où pauvres et riches ont le même avantage. Quand l’école devient une école de seconde catégorie, ceux qui ont de l’argent vont dans dans une école non gratuite.

La gauche critique parfois l’expérience d’Aubagne en disant qu’il n’y a pas de raison d’avantager les riches. Moi je réponds : il faut des endroits dans la société où il n’y a plus de différence entre riches et pauvres. La gratuité, c’est de donner aux gens un droit. Ensuite libre à eux de l’exercer selon leur bon vouloir. On pourrait imaginer un droit au téléphone, par exemple.

Va-t-on vers une extension des zones de gratuité d’après vous ?

Le mouvement global va contre la gratuité, et pourtant, la gratuité est rentrée dans le champ social et politique. On voit le succès d’audience de Paul Ariès, et de certaines de ses propositions comme la gratuité de l’eau vitale.

Je trouve intéressante l’idée d’une sécurité sociale du logement qui permettrait, en cas de perte d’emploi ou de dépression, de ne pas être chassé de son logement.

Certaines villes proposent la gratuité des obsèques, et je trouve qu’éviter aux gens de négocier la qualité du cercueil quand ils viennent de perdre un proche, c’est très humain et civilisant.

Comment à travers la gratuité favoriser des comportements plus écologiques (en rendant payant les mésusages, comme le suggère Paul Ariès) ?

L’idée qu’on a le droit de vivre dans une planète qui ne se flingue pas (et que peut-être il faut préférer mettre de l’argent dans les transports en commun) se met dans les têtes peu à peu. Cela a surgi à la conscience les vingt dernières années, et rejoint d’autres milieux sociaux.

Aubagne est une expérience très localisée mais qui donne à penser au niveau beaucoup plus large. « Think globally, act locally », disent les altermondialistes.

Si beaucoup d’actions se font comme ça, Sarkozy comme Hollande devront en tenir compte.

 

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 16:37

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 27.10.2012 à 15h14

 

Le blogueur Alexei Navalny, le 9 mai.

Plusieurs opposants russes, dont Sergueï Oudaltsov et Alexeï Navalny, ont été interpellés samedi 27 octobre à Moscou lors d'une action de soutien aux militants détenus dans le cadre d'une enquête pour "préparation de troubles massifs", ont-ils indiqué sur Twitter.

"Je marchais sur le trottoir. J'ai été interpellé sans explication. Je me trouve dans un autobus" de la police, a écrit sur Twitter Sergueï Oudaltsov, inculpé vendredi dans le cadre de cette enquête, et qui encourt dix ans de camp. La porte-parole de M. Navalny, Anna Vedouta, a par ailleurs indiqué sur son compte que ce dernier avait été également interpellé. Le dirigeant du mouvement d'opposition Solidarnost, Ilia Iachine, a aussi écrit sur son compte avoir été emmené dans un car de police, où il y a retrouvé Navalny. Il a publié une photo de ce dernier et indiqué qu'ils avaient été emmenés au commissariat.

 

"NOUS SOMMES CONTRE LA RÉPRESSION ET LES TORTURES"

Tous participaient à une action de protestation non autorisée dans la capitale russe, pour soutenir les militants de l'opposition détenus, sous le slogan "Nous sommes contre la répression et les tortures". Au moins 200 personnes y ont participé, étroitement surveillées par les forces de l'ordre, venues en grand nombre, selon une journaliste de l'AFP.

Cette action fait notamment référence au cas de Leonid Razvozjaev, inculpé et incarcéré pour "préparation à l'organisation de troubles massifs", qui affirme avoir été enlevé en Ukraine où il avait fui pour demander le statut de réfugié politique. Il a raconté à des défenseurs des droits de l'homme autorisés à lui rendre visite en prison avoir admis sa culpabilité sous la torture.

 

CONTOURNER LA NOUVELLE LOI INTERDISANT LES RASSEMBLEMENTS NON AUTORISÉS

L'action prévoyait que des militants se postent tous les 50 mètres sur un trajet allant du siège du FSB (ex-KGB) à la prison Lefortovo, où sont incarcérés Razvozjaev et Konstantin Lebedev, un autre proche d'Oudaltsov, et qu'ils brandissent des pancartes proclamant "Je suis contre la torture et la répression". Les autres participants à l'action marchaient le long du trajet, avec des rubans blancs – symbole de la contestation du régime de Vladimir Poutine – accrochés à leurs vêtements.

Ce schéma devait permettre de contourner la nouvelle loi adoptée en juin qui instaure des amendes considérables en cas de rassemblement non autorisé ou en cas de troubles à l'ordre public. La législation russe permet en effet de faire un piquet tout seul sans autorisation des autorités. "Sergueï Oudaltsov, Ilia Iachine et Alexeï Navalny ont été arrêtés pour trouble à l'ordre public, ils seront l'objet de poursuites administratives après avoir été transférés au département de police", a toutefois indiqué un porte-parole de l'antenne moscovite du ministère de l'intérieur à l'agence Interfax.

 

 

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 16:28

 

http://gard.demosphere.eu/node/447

 

 samedi 17 novembre 2012 à 9h30

 

2es Rencontres du Forum Social Local 30 (FSL30)

samedi 17 novembre 2012 à 9h30

à la Maison pour tous de Saint-Christol-lez-Alès

 

...pour construire ensemble - ici et maintenant - un monde centré sur la personne humaine et la nature et non sur le profit économique...


Programme : voir le flyer ci-joint ; plus de détails à venir ici-même

Affiches : fichier joint 900x1256 pixels pour impression maximum A5-A4 ; autres formats à venir

Vidéo des 1res rencontres du FSL30 d'octobre 2011 (10' réalisée par Télédraille)
à voir ici : http://www.teledraille.org/portail/index.php?forum-social-local-gard

Visitez aussi le blog fsl30 http://fsl30.blogspot.fr/

 

 

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 16:15

 

http://99agora.net/2012/07/une-rencontre-europeenne-dette-democratie-et-droits/

 

 

 

Qu’est-ce c’est ?
Une rencontre des réseaux et des mouvements de toute l’Europe pour parler de la Dette, de la Démocratie, et des Droits à l’échelle Européenne, qui aura lieu à Madrid du 1 au 4 novembre 2012.

Pour qui ?
Les politiques d’austérité sont générées à une échelle européenne. Dans un échiquier qui dépasse de beaucoup les frontières nationales, la finance joue un rôle au service des intérêts politiques de 1 % de la population.
Mais: qu’est-ce qui compose cet espace pour les autres 99 % ? Qu’est-ce qui a fait que des millions de personnes se sont senties profondément affectées par ce qui s’est passé en Égypte, à Tunis, au Portugal, sur la place Syntagma en Grèce, au Mexique, à Wall Street et dans beaucoup d’autres lieux dans le monde ? Comment fonctionne cette structure politique d’un nouveau un type après l’éclatement du printemps arabe, l’Islande, la Grèce, après le 15 mai en Espagne ? Plus important encore : comment continuons-nous ?

Pourquoi ?
Nous voulons mettre en relation les connaissances apprises sur les places et les réseaux dans le contexte du 15M, avec les connaissances des réseaux européens. Est l’intérêt de produire un espace d’échange, de coopération et d’organisation à une échelle Européenne.
L’objectif est sortir de la rencontre avec un calendrier de travail commun, d’évènements communs autour des trois thèmes (la Dette, la Démocratie, les Droits) et des outils communs de travail.

D’où cela sort-il ?
La proposition est née dans les journées européennes “Blockupy” qui ont eu lieu dans la ville de Frankfurt du 17 au 20 mai.

Quand cela aura-t-il lieu ?
Du 1 novembre au 4 novembre 2012 à Madrid.

En quoi cela va-t-il consister ?
La rencontre aura trois types d’espaces distincts de travail.
DES ASSEMBLÉES GÉNÉRALES : Il y en aura deux, une de bienvenue et l’autre de fermeture avec les conclusions de la rencontre et les compromis actés.
DES ATELIERS : Ce seront des espaces de travail pratique et d’échanges de savoirs. En principe il y aura trois ateliers pour chacun des thèmes (Dette, Droits, Démocratie) bien que, en fonction de la quantité d’ateliers proposés, ils pourront s’agrandir.
DES GROUPES de TRAVAIL / PROPOSITION Chacun des thèmes aura une réunion spécifique durant tout un matin ou durant toute une après-midi dans laquelle il sera décidé les dates communes pour ce thème, les objectfds et les outils communs de travail, etc..
DES TABLES RONDES : Il y en aura deux pour chaque thème et ce seront des espaces plus classiques sous forme de bavardage avec des représentants des différents noeuds de réseaux européens.

Comment peux-je participer ?
À travers du web 99agora.net on trouvera les textes, les actes, les convocations et aussi un formulaire en ligne pour proposer des ateliers.
Si tu veux proposer quelque chose voici quelques précisions :
A. – La rencontre est Européenne, on essaie de proposer des choses qui ont un sens à cette échelle
B. – Les ateliers sont encadrés à l’intérieur de chacun des trois thèmes, la Dette, les Droits, la Démocratie. Ce sont des thèmes amples et nous voulons les compléter, mais il est important de s’ajuster à ces thèmes.
C. – La rencontre a un caractère fondamentalement pratique, d’échange de façons de faire, de méthodologies de travail, d’outils, etc.. Il est plus facile que les ateliers qui se crééent le fassent si ils se concentrent sur ce type de choses.
Les propositions d’ateliers seront possible durant tout le mois de juillet et à partir de là un processus de synthèse sera fait, en unissant les ateliers similaires, en proposant des mécanismes de coopération entre des propositions, etc.. avec l’intention que la participation soit la la plus ouverte possible, à partir du temps limité que nous avons pour organiser la rencontre.

Comment cela s’organise ?
Nous faisons des réunions hebdomadaires ouvertes, les gens qui participent à ces réunions se coordonnent à travers la liste madrid99agora@99agora.net. De plus, les réseaux issus de Blockupy participent à travers la liste de Blockupy et des réunions périodiques à travers le bouche à oreille.
Les convocations des réunions sont publiées dans 99agora.net et on demande de diffuser par le plus grand nombre de réseaux possibles.
Nous avons engendré trois groupes de travail :
- les contenus
- la communication
- la logistique

Un peu plus d’info :
Les convocations aux premières réunions :
Hacia un encuentro europeo y Avances en la organizacion del proximo encuentro europeo
Le web de Blockupy Frankfurt

 

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 16:02

 

 

Rue89 -  Radio 27/10/2012 à 12h55

Martin Untersinger | JournalisteRue89

 

Pour le deuxième épisode du partenariat entre l’émission de France Culture Place de la Toile et Rue89, nous nous penchons sur la question de l’invention d’Internet.

Pour aborder cette question, nous recevions trois invités :


Rue89 et France culture, mariés et heureux

Pourquoi cette question ?

Au beau milieu de l’été, une tribune publiée dans le Wall Street Journal s’est posé une question toute simple : mais au fait, qui a inventé Internet ?

La thèse de son auteur, le consultant Gordon Crovitz, est limpide : l’invention d’Internet ne doit rien à l’Etat, tout – ou presque – est dû à l’initiative privée. Pour lui, Internet illustre les méfaits de l’interventionnisme étatique.

Crovitz, proche de la droite américaine, répondait en fait à Obama, qui avait déclaré :

« Internet ne s’est pas inventé tout seul. La recherche publique a créé Internet afin que toutes les entreprises puissent y gagner de l’argent. »

Problème : cette tribune est remplie d’erreurs factuelles sur l’histoire des réseaux. « La démonstration ne tient pas une seconde, c’est un tissu d’erreurs », estime Valérie Schafer.

Aux Etats-Unis, l’éditorialiste spécialisé high-tech de Slate.com Fahrad Manjoo rappelle que le gouvernement était au contraire présent à chaque étape du développement d’Internet.

Sur le Los Angeles Time, le journaliste Michael Hiltzik assène :

« (A l’époque) Les entreprises privées n’avaient pas d’intérêt pour quelque chose de si visionnaire, de si complexe, avec des débouchés commerciaux aussi incertains. »

C’est quoi Internet ?

Pour comprendre cette erreur, il faut comprendre ce qu’est Internet : un réseau de réseaux. Dans les années 60 les premières initiatives apparaissent pour relier entre eux des réseaux déjà existants, notamment ceux des universités américaines.

On peut dégager, à défaut d’inventeur et en simplifiant, trois moments capitaux dans l’apparition d’Internet, qui montrent bien que la puissance publique est à la base d’Internet :

  • Le développement d’Arpanet, à partir de 1967, par la Darpa, l’organisme de recherche du Département de la Défense américain. C’est un réseau décentralisé (pour relier un point A à un point B, les données peuvent passer indifféremment par C, D ou E), censé résister à une attaque nucléaire (on est alors en pleine guerre froide) ;
  • Le protocole TCP/IP, défini en 1974. Derrière ce nom barbare se cache un moyen trouvé pour faire dialoguer ensemble des réseaux techniquement différents qui ne parlent pas forcément la même « langue ». Il a aussi été développé au sein de la Darpa par Vinton Cerf et Robert Kahn ;
  • Les liens hypertextes et l’interface graphique (le navigateur que vous utilisez pour voir cette page en est une) apparus au début des années 90, notamment dans les laboratoires du Cern sous l’impulsion de Tim Berners-Lee. Cela a donné le Web, principalement faits de pages et de liens (comme Rue89).

On le voit : il n’y a pas d’invention d’Internet à proprement parler, mais le développement et le perfectionnement progressif de plusieurs technologies.

L’arrivée du Web

Comme si ça n’était pas assez compliqué, on confond souvent Internet (le « réseau des réseaux ») avec le Web : le second est compris dans le premier. Internet, c’est tout un tas de choses différentes :

  • la navigation sur le Web ;
  • les e-mails ;
  • la VoIP (Skype)...

Internet c’est le réseau, le Web n’est qu’un usage de ce réseau, apparu ultérieurement.

Pendant longtemps, il fallait, pour accéder à Internet, avoir accès à des techniques complexes et un point de connexion qui étaient alors rares, souvent des universités (les fournisseurs d’accès tels qu’on les connaît aujourd’hui n’existaient pas).

A partir du début des années 90, les premiers fournisseurs d’accès apparaissent (FDN est le premier en France).

Le Web, conjugué à cette facilité d’accès, ouvre Internet au grand public... Et aux entreprises. Laurent Chemla explique ce basculement :

« Quand je montrais aux gens avant 1995 ce que je faisais, tout le monde me regardait comme si j’étais un martien. Dès que j’ai montré les premières versions de Mozaic tout le monde m’a dit “j’en veux”. »

Une question mal posée

Il n’y a pas de date de création d’Internet. Personne n’a jamais appuyé sur un bouton pour un lancement en fanfare. C’est un patchwork d’innovations disparates, qui se sont peu à peu assemblées pour former Internet, puis le Web. Benjamin Thierry :

« Cette évolution est plus qualitiative que quantitative : on a du mal à placer une borne en deçà de laquelle on est dans un réseau de réseaux et au-delà de laquelle on est dans Internet. L’idée de l’interconnexion des ordinateurs est très ancienne, dès la toute fin des années 40. »

On pourrait citer les mots de Vinton Cerf et Robert Kahn (les inventeurs du protocole TCP/IP) :

« Aucune personne, ni même un petit groupe d’individus n’a réellement inventé Internet. C’est le résultats de nombreuses années de collaborations entre des universitaires et des personnes du gouvernement. »

Neutralité du Net, fusion du CSA et de l’Arcep, régulation des contenus, problématiques liées à la propriété intellectuelle et au téléchargement... Nombreux sont les débats et les conflits qui prennent leur source dans les imbrications progressives de ces technologies qui ont peu à peu imprégné toute la société.

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