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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 16:03

 

 

Rue89 - Global Voices Online 01/11/2012 à 15h11
Global Voices"

Andrea Arzaba · Traduit par Marie Andre

 

 

Selon les statistiques du Mouvement mésoaméricain des migrants (Movimiento migrante mesoamericano), au cours des six dernières années, 70 000 immigrants ont disparu au Mexique.

Pendant plusieurs années, les mères de migrants d’Amérique centrale enlevés ou disparus ont parcouru le pays de long en large, à la recherche de leurs fils ou de leurs filles disparus lors de leur voyage vers le Nord.

La route fréquentée par les migrants qui tentent d’atteindre les Etats-Unis est une randonnée mortelle. Beaucoup d’entre eux y sont morts, et ceux qui parviennent au Mexique souffrent des conditions climatiques extrêmes, de la faim, du harcèlement et d’abus sexuels de la part de bandes du crime organisé et des autorités.

Même si les mères de ces migrants ne retrouvent pas leurs fils ou leurs filles, ces femmes espèrent attirer l’attention des médias et provoquer une prise de conscience sur ce problème largement ignoré jusqu’à présent.


Une mère tient une photo de son fils Jose Leonidas Moreno, un migrant disparu (Mario Marlo/@Somoselmedio)

Omar Sanchez de Tagle, sur Animal Politico, retrace l’objectif principal et l’itinéraire de ces mères d’Amérique centrale :

« L’idée de la caravane est de suivre la route dite “des migrants”, qui s’étend sur près de 4 600 kilomètres, traverse quatorze Etats et 23 agglomérations.

Selon diverses organisations non-gouvernementales de défense des migrants, ce parcours a pour objectif de démontrer que l’insécurité, les enlèvements et les meurtres de migrants ont été en constante augmentation au cours des six dernières années. »


Suyapa Socorro défile dans les rue de Reynosa, au Mexique, avec une photo de sa fille disparue (Mario Marlo/@Somoselmedio)

Sur le blog Somos El Medio, les représentants du Mouvement mésoaméricain des migrants expliquent les différentes étapes de la caravane :

« Dans chacune des 23 agglomérations où nous avons prévu de nous arrêter, nous serons accueillis localement par un grand nombre d’acteurs et de partisans mexicains :

  • foyers de migrants ;
  • groupes ;
  • organisations ;
  • Instituts de l’immigration des gouvernements de Tamaulipas et de Tlaxcala ainsi que de la ville de Mexico ;
  • universités ;
  • activistes ;
  • défenseurs des droits des immigrants.

Leurs noms seront mentionnés dans le programme d’activités de la caravane. »


Des mères d’Amérique centrale qui participent à la caravane déposent une offrande au pied d’une croix en hommage aux migrants (Mario Marlo/@Somoselmedio)

Marcela Salas Cassani, sur le blog Desinformemonos, commente le succès remporté par la caravane de cette année :

« La caravane d’Amérique centrale “Libérons l’espoir”, qui prévoit de traverser quinze Etats du Mexique en vingt jours pour retrouver des migrants disparus sur la route des Etats-Unis, commence à porter ses fruits. Jusqu’à maintenant, quatre personnes ont retrouvé leurs familles : Max Funes, Marvin Celaya, Gabriel Salmerón et Silverio Mateo. »


Une mère qui participe à la caravane pose devant les photos des migrants disparus (Mario Marlo/@Somoselmedio)

La caravane se terminera le 3 novembre au Chiapas, au sud du Mexique.

 

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 15:58

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 01.11.2012 à 15h03 • Mis à jour le 01.11.2012 à 15h05

 

 

A Paris, sur les mille deux cents appels que reçoit le SAMU social chaque soir, quatre cents restent sans solution.

Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a déclaré, jeudi 1er novembre, qu'il recevrait "dans quelques semaines" un inventaire des bâtiments pouvant être réquisitionnés afin d'y loger des personnes sans domicile, lors d'une visite d'un centre gérant les appels au SAMU social à Créteil. "Si les besoins le nécessitent, nous le ferons, mais ça passe par cette étape qui est celle de l'inventaire des bâtiments disponibles", a indiqué M. Ayrault.

"C'est le travail que j'ai demandé à [la ministre du logement] Mme Duflot de faire, elle est en train de faire un inventaire des bâtiments disponibles, ça sera souvent des bâtiments appartenant à des institutions, des administrations, des grandes entreprises", a-t-il ajouté. "Cet inventaire est en cours, nous en aurons le résultat dans quelques semaines, ensuite autant que de besoin nous prendrons nos décisions, s'agissant bien sûr de le faire dans le respect du droit et de la propriété, mais les lois existent et nous entendons les appliquer", a-t-il ajouté.

 

Lire aussi : Réquisition de logements vacants : une procédure rarement utilisée


La ministre du logement, Cécile Duflot, avait annoncé le 27 octobre qu'elle n'excluait pas de réquisitionner des logements vacants. Une annonce faite alors que les températures ont fortement chuté et que les demandes d'hébergement d'urgence sont en forte hausse depuis quelques semaines. A Paris, sur les mille deux cents appels que reçoit le SAMU social chaque soir, quatre cents restent sans solution.

 

Lire : Mal-logés : Duflot confirme d'éventuelles réquisitions d'immeubles


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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 22:59

 

 
© Flickr : MillionsAgainstMontsanto
 

Un article de Charlotte Persant, doctorante à Princeton University

  Le 6 novembre prochain, les habitants de l’Etat de Californie devront voter pour élire le prochain président des Etats-Unis et se prononcer pour ou contre l’étiquetage obligatoire des produits contenants des OGM. L’Etat de Californie est un état qui pratique régulièrement la démocratie directe depuis un siècle. Si la proposition 37 est adoptée, la Californie deviendra le premier état à imposer l’étiquetage systématique de tous les produits commercialisés contenants des OGM. Une révolution alimentaire dans un pays où selon les estimations entre 40% et 70% des produits contiennent des OGM. L’enjeu est à la mesure de la guerre que se livrent depuis plusieurs semaines les lobbies des deux camps.

            Le combat est déséquilibré. D’un coté, le camp en faveur de la proposition 37 invoque le droit de savoir (the right to know) afin de garantir la liberté de choix de son alimentation. De l’autre, les puissants lobbies alimentaires refusent que l’Etat impose une réforme de cette ampleur et accusent l’autre camp d’instiller le doute sur la sécurité alimentaire. Ils envahissent les espaces publicitaires de campagnes négatives dans les medias et invoquent l’augmentation immédiate des prix de l’alimentation comme conséquence directe de cette proposition. A ce jour, plus de 35 millions de dollars ont été dépensés par les industries agroalimentaires contre 7 millions de dollars environ par les défenseurs de l’étiquetage des produits OGM.

            Le décalage phénoménal des ressources financières mobilisées est un résultat direct de la décision de la Cour Suprême Citizens United (2010). Les grands groupes agro alimentaires Monsanto, Pepsi, Nestle, coca-cola ont dorénavant la possibilité légale de dépenser sans aucune limite afin de mener des campagnes indépendantes. Dans ce cas précis, les grandes entreprises concernées ont mobilisées leurs ressources pour financer des publicités négatives dans les medias. Jusqu’à présent, la décision de la Cour a d’ailleurs eu des conséquences surtout au niveau des états fédérés. L’impact des sommes dépensées, pour contrer cette proposition est frappant. En septembre, les divers instituts de sondages annonçaient des intentions de votes en faveur de la proposition 37 autour de 61% contre 25% contre. Début octobre les sondages indiquent des intentions de votes qui se resserrent entre 48% pour et 40% contre. A mesure que le débat s’intensifie et que les campagnes négatives envahissent les écrans, les intentions de votes en faveur de la proposition 37 baissent.

            Pourtant, si la Californie vote en faveur de cette proposition, la révolution sera plus symbolique que réelle. Le projet de loi exclu de nombreux produits tels que la viande, l’alcool et les produits laitiers. La proposition vise à interdire l’utilisation de l’appellation « naturelle » pour les produits contenants des OGM et veut imposer un étiquetage spécifique. Néanmoins la seule existence de cette proposition et le débat qu’elle entraine ont déjà modifié sensiblement les représentations. La proposition instille le doute dans l’esprit des californiens là où il semblait y avoir un consensus.

            Pourquoi mettre en exergue, sur des emballages, la présence d’OGM si ce n’est pour interpeller le consommateur ? Sommes nous si sûrs de vouloir acheter des produits contenants des OGM ? Le doute s’installe dans les esprits. Souvenons nous de cette phrase d’Alfred Sauvy  « Bien informés, les hommes sont des citoyens ; mal informés ils deviennent des sujets.» L’information est aujourd’hui l’enjeu de ce débat. Cette réforme s’inscrit dans un mouvement plus large, celui qui vise à inscrire un droit à être informé dans la pratique juridique californienne.

            Le mouvement pour le droit de savoir (The Right to know mouvement) est né dans les années 1960 à la suite du célèbre ouvrage de la biologiste Rachel Carson intitulé  « le Printemps Silencieux » (1962). Ce livre provoqua un débat national sur la dangerosité des pesticides et la pollution de l’environnement.  Depuis, ce mouvement a eu pour ambition d’instaurer un « droit de savoir » c’est à dire un accès à l’information par le droit afin d’éviter toute manipulation des citoyens. L’accès à une information indépendante  est l’essence de la liberté de choix et conditionne l’existence même de la citoyenneté.  Le débat américain sur les OGM a donc des spécificités qui le différencient de son homologue européen. En effet, le principe de précaution tel qu’il s’est développé en France repose sur la notion de sécurité. Aux Etats-Unis, le fondement juridique du mouvement pour le droit de savoir est différent car il repose sur le principe de liberté et la pratique de la transparence qui en découle.

            Ainsi, la proposition 37 a le mérite de lancer une conversation qui ne se limite pas aux frontières de la cote Ouest car au delà de l’étiquetage, l’enjeu est celui de la dangerosité des OGM. La Californie va t-elle initier une « révolution alimentaire » ? Réponse le 6 novembre prochain.

Charlotte Persant
Doctorante à l’Université de Princeton (USA), Boursière Fulbright 2012-2013.
Diplômée de Sciences Po Lyon et  de l’Université Paris II - Assas
Stagiaire au Congrès des Etats-Unis 2009/2010
University of Virginia (USA) alumn


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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 22:53

 

 

Rue89 - Lyon - 31 octobre 2012 - 16:10

  • par Laurent Burlet

 

y a quinze jours, la ministre du logement, Cécile Duflot, en visite à Lyon, promettait un « plan hivernal » qui s’adaptera aux besoins. La veille de son entrée en vigueur, les professionnels de l’urgence sociale annoncent que des centaines de personnes ne trouveront par d’hébergement.


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Le calcul est simple : sur les 810 places d’hébergement d’urgence qui doivent ouvrir pour cet hiver (contre 650 l’hiver dernier) dans le Rhône, seulement 250 seront disponibles à partir du 2 novembre, date réelle du début du dispositif hivernal qui est censé mettre tous les SDF à l’abri pour la chute des températures.
Or, ces derniers jours, plus de 600 personnes ne trouvent pas d’hébergement dans les foyers de Lyon, faute de places disponibles. Des chiffres de « sans solution » jamais atteints :

  • 584 « sans solution » le 28 octobre
  • 738 « sans solution » le 29 octobre
  • 646 « sans solution » le 30 octobre

Résultat, près de 400 personnes ne devraient toujours pas dormir au chaud en ce début de mois novembre malgré l’entrée en vigueur du plan hivernal. Davantage même, nous dit le réseau des professionnels de l’urgence sociale qui travaillent au quotidien auprès des SDF.
La moitié des 250 places devraient, en effet, être affectée pour héberger une partie des 270 personnes logées à l’hôtel suite à un recours (ou une menace de le faire) contre la préfecture du Rhône.

 

« Un nombre de places ridiculement insuffisant »

Le 18 octobre, lors de leur rencontre avec la ministre Duflot, les directeurs des associations l’avaient déjà. Ce sont elles qui, subventionnées par l’Etat dans le Rhône, mettent en place ce plan hivernal. Et pour leurs responsables, malgré une rallonge de 3 millions d’euros en Rhône-Alpes (sur une enveloppe de 50 millions au niveau national), on ne sera pas à la hauteur des besoins.

Comme chaque hiver, c’est le réseau des professionnels de l’urgence sociale qui donne de la voix pour dénoncer une situation où des personnes dorment à la rue. Dans un communiqué de presse, ces travailleurs sociaux demandent « l’ouverture immédiate de toutes les places d’hébergement prévues pour la période hivernale (les 810, ndlr) ».

Même s’il salue l’augmentation du nombre de places pour cet hiver, le porte-parole du réseau, Baptiste Meneghin, s’interroge sur l’action de la ministre du logement et des services de l’Etat :

« Cécile Duflot a promis une accélération de la mise en place du plan hivernal et une ouverture des places d’hébergement qui se ferait en fonction des besoins et non plus des températures. Que fait-elle ? Le nombre de places ouvertes est ridiculement bas. Madame la ministre se moque-t-elle ouvertement des sans abri ? Ou est-ce la préfecture du Rhône qui nie la réalité et l’urgence ? »

 

« Toutes les personnes qui appellent se sont pas à la rue »

A la préfecture du Rhône, on a resserré la communication sur le sujet. Pas de réaction aux propos des directeurs d’associations ou des travailleurs sociaux, seulement un court entretien du préfet délégué à l’égalité des chances dans les colonnes du Progrès (payant).

Alain Marc reprend l’argumentaire de la saison hivernal 2011/2012 : « toutes les personnes qui appellent le 115 ne sont pas à la rue ». Une personne qui appelle pour un hébergement d’urgence peut en effet loger dans une squat ou dans une cabane de bidonville. Difficile de les considérer comme un logement digne.

Le discours de la préfecture du Rhône manque en outre quelque peu de clarté. D’un côté, une porte-parole de la préfecture nous affirme que « l’ouverture des places se fera progressivement en fonction des besoins », reprenant les déclarations de Cécile Duflot. De l’autre, le dossier de presse affirme que « le dispositif hivernal sera activé en s’adaptant aux conditions climatiques ».

Y aurait-il comme de la friture entre la ministre et son administration déconcentrée ?

 

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 22:47

 

 

Rue89 - Le Yéti - voyageur à domicile
Publié le 31/10/2012 à 14h55

 

 

Il peut paraître paradoxal, après avoir envisagé le retour inéluctable à une politique de proximité du fait de la crise, de traiter d’une possible (et souhaitable) union européenne dans le cadre du monde nouveau à venir. En réalité, comme on va le voir, les deux sont complémentaires.

Dans une interview donnée à Rue89, Alexandre Delaigue, économiste « éconoclaste », voit dans une intégration économique renforcée, une possible piste de sortie de crise :

« Dans une zone intégrée économiquement, les productions, spécialement industrielles, se concentrent dans quelques endroits. L’intégration économique européenne implique que des régions, ou des pays, se spécialisent et que d’autres perdent totalement certaines activités. »

Ne pas confondre transfert et confiscation

Problème, c’est toujours la compétitivité, et non la complémentarité, qui règne entre les pays membres au sein de l’UE. Mais poursuivons avec Alexandre Delaigue :

« Les autres pays auraient dû avoir un droit de veto à faire valoir sur les réformes économiques allemandes, et vice versa. C’est l’ampleur des transferts de souveraineté qui sont nécessaires au fonctionnement de la zone euro. »

On voit tout de suite où le bât blesse : le transfert de souveraineté. Le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) et le projet en cours d’union bancaire traitent bel et bien d’un tel transfert de souveraineté.

Mais bien loin de toute possibilité de veto politique. Encore moins de contrôle populaire. Au lieu de transfert, c’est de confiscation pure et simple qu’il s’agit. Faute de tout contrôle démocratique possible.

Cela tient à la nature d’une UE régie par un traité de Lisbonne entièrement dédié à un seul système possible, néolibéral, celui-là même qui est présentement en train de tourner de l’œil sur toute la planète.

L’Union européenne est morte, vive l’union européenne !

Aujourd’hui, l’UE est morte, en voie d’implosion sous les coups de boutoirs de la crise. Les pays vont être contraints de se replier sur eux-mêmes. La politique, l’économie, la finance vont se relocaliser à des échelles nationales, sinon régionales.

Pourtant, Alexandre Delaigue a raison. Une partie de ces activités – « spécialement industrielles », précise-t-il à juste titre, ce qui laisse tout de même une grande part au développement d’une économie de proximité – gagnera à être traitée dans un esprit de collaboration au niveau européen.

J’ajouterais volontiers que le maintien d’une monnaie unique comme l’euro dépend lui d’une harmonisation au niveau social. Soit l’inverse de la démarche dérégulatrice adoptée par l’UE au nom de la loi des marchés.

Alexandre Delaigue fait erreur, je pense, en parlant de « transfert de souveraineté ». Mieux eût valu parler en l’occurrence de transfert de « responsabilités ». Transfert limité à l’essentiel. Et sous contrôle de souveraineté démocratique.

En l’état actuel des choses, je ne sais la faisabilité, pourtant précieuse, d’une telle collaboration supranationale, d’une telle harmonisation sociale. Mais reste qu’aujourd’hui le principal obstacle à une véritable union européenne est bien l’Union européenne.

 

 

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 22:39

 

 

Rue89 - Démocratie 31/10/2012 à 19h24

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

 

 

Deux journalistes grecs ont été arrêtés pour avoir divulgué ou menacé de divulguer des informations relatives à la situation économique du pays.

 


Le journaliste Costas Vaxevanis est escorté par la police après son arrestation à Athènes, le 28 octobre 2012 (Georgia Panagopoulo/EUROKINISSI/AFP)

 

Les restrictions à la liberté d’informer sont-elles la conséquence inévitable des plans d’austérité ? La situation alarmante de la Grèce pourrait le laisser craindre, au moment où le gouvernement d’Athènes, sous pression de ses créanciers, s’engage à baisser ses dépenses publiques de 33,9% l’an prochain par rapport à 2012.

Pour la deuxième fois en quelques jours, un journaliste grec, Spyros Karatzaferis, a en effet été arrêté mercredi, après avoir simplement menacé de publier des informations relatives à la situation économique du pays, obtenues, avait-il annoncé, via le groupe de hackers Anonymous.

Il a été arrêté après avoir annoncé sur une télé régionale qu’il était en possession de documents, y compris des échanges d’e-mails entre le gouvernement grec et la « troïka » (Commission européenne, Banque centrale européenne, FMI) sur le plan de sauvetage de la Grèce.

Le journaliste n’a pas été arrêté directement pour ces informations, mais en vertu d’une plainte plus ancienne en diffamation. Pour compliquer un peu plus l’affaire, Spyros Karatzaferis est le frère d’un dirigeant du parti d’extrême droite Laos qui a participé brièvement à un gouvernement de coalition cette année avant de disparaître aux élections suivantes.

La « liste Lagarde »

 


La couverture de Hot Doc avec la « liste Lagarde »

 

Une affaire qui intervient après l’arrestation, et le jugement en procédure accélérée, d’un journaliste grec d’investigation, Costas Vaxevanis, pour avoir publié dans le magazine Hot Doc la « liste Lagarde » contenant les noms de citoyens grecs pratiquant l’évasion fiscale en Suisse.

Le site anglophone Greek Reporter souligne :

« L’arrestation de Costas Vaxevanis pour avoir avoir rendu public les noms de 2 059 Grecs provenant d’une liste secrète de citoyens grecs disposant d’avoirs en Suisse d’un montant d’1,95 million de dollars a déclenché un tour de vis contre les médias qui menace la liberté de la presse, la liberté d’expression tout court. »

Le journaliste doit être jugé en urgence, et risque deux ans de prison et 30 000 euros d’amende.

L’auteur de Greek Reporter compare les dernières actions du gouvernement à celles de Vladimir Poutine en Russie – assurément pas un compliment s’agissant de liberté d’expression.

Le site souligne que le gouvernement grec disposait de la liste depuis deux ans et n’avait pas agi, sans doute pour « protéger ses amis ».

Même réaction du Barreau des avocats grecs, qui s’étonne de la réactivité du gouvernement conter le journaliste, en comparaison de sa passivité pendant deux ans contre les fraudeurs du fisc. Pour les avocats grecs :

« Ces choix envoient le message à la société que les institutions démocratiques en Grèce, ou ce qu’il en reste, ne sont employées que pour protéger le système en place. »

Une troisième affaire semble indiquer une montée d’intolérance de la critique : un présentateur de la télévision d’Etat Net-TV a été limogé mardi pour avoir critiqué le ministre « de l’Ordre public » (de l’Intérieur), Nikos Dendias, à propos de la torture de manifestants par des policiers.

Ce limogeage a provoqué une grève immédiate du personnel de la télévision d’Etat.

Attaques sur la liberté d’expression

L’organisation britannique Index on Censorship s’inquiète désormais de ce qu’elle qualifie d’« attaques sur la liberté d’expression » en Grèce, dès lors que l’on touche au système économique mis à mal par les plans d’austérité négociés avec l’Europe et le FMI.

Mais pas seulement : l’organisation rappelle que d’autres attaques contre les médias concernaient les violences policières contre des manifestants, la violence des néonazis contre des journalistes ou des gays.

De son côté, Reporters sans frontières s’est inquiété dès l’annonce de menaces sur le journaliste qui avait publié la « liste Lagarde » :

« Nous sommes particulièrement inquiets de la rapidité avec laquelle les autorités ont émis le mandat d’arrêt. Costas Vaxevanis n’est pas un dangereux criminel et aurait pu simplement être convoqué administrativement.

La pression que fait peser le mandat d’arrêt sur le journaliste est de toute évidence disproportionnée. Cette procédure excessive encourage par ailleurs le black-out que les autorités semblent vouloir imposer au traitement de cette affaire certes sensible mais d’un intérêt public incontestable. »

RSF rappelle que « le journaliste est parfaitement en droit de faire valoir la nécessaire protection de ses sources ».

L’Europe peut difficilement rester sans réagir à cette montée des menaces à la liberté d’expression en Grèce, sous peine de laisser accréditer l’idée qu’elle est non seulement responsable de l’austérité sans précédent à laquelle sont soumis les Grecs, mais aussi de l’érosion des libertés.

Ce serait désastreux pour l’idée même d’une Europe démocratique, concept né, faut-il le rappeler... en Grèce !

 

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 22:31

 

   

 

 

LES INDIGNE/E/S  AG + pique nique Chaque Mercredi à 18h et Samedi  à 13h  - Maison Carrée

Chaque 1er samedi du mois : Tour de Vélo  RV Palais de justice à 11h

Chaque mardi Repas à l’Assoc Côté Jardins Solidaires 0466845199

Agenda Démosphère Gard-Cévennes http://gard.demosphere.eu


Dates

Evènement

Lieu

heure

Samedi 3/11

Stand soutien lutte contre Aéroport Notre Dame des Landes

Place Horloge

9h30 à 17h30

Samedi 3/11

Tour de vélo avec Croco vélo : nouvelles voies …

Palais de Justice

11h

Samedi 3/11

Chez Artisans du Monde : le micro crédit

Artisans du Monde

15h 30

Dimanche 4/11

Avec le Beau Parleur « Beau Dimanche » : contes, poésies, goûter  ..Gratuit

Entraide Gardoise

15h

Mercredi 7/11

Réunion ATTAC Nîmes

Local Solidaires

19h

Jeudi 8/11

Film et témoignages sur des coopératives, avec J.P. Bugada, des  Nations Unies

Maison du Protestantisme

15h30/

17h30

Jeudi 8/11

Film « Tous cobaye ! » avec J.P.Jaud par ATTAC, la Confédération Paysanne, Collectif Cévennes stop au nucléaire +++

Ciné Les Arcades .Alès

 

Vendredi 9/11

Visite commentée « Nîmes et les coopératives » par C. Woillet

Square Antonin

10h30

Samedi 10/11

Femmes en Noir pour la Palestine

Place de l’Horloge

 11 à 12h

Mardi 13/11

UCCN : frontières, colonisation, décolonisation : une étude de cas par M.Naudin

IUFM Nîmes

19 à 21h

Mercredi 14/11

Mobilisation européenne + soutien à NDDL

 

 

Vendredi 16/11

Soirée-débat « Venezuela :Chavez et la Révolution bolivarienne » avec J.Ortiz par  les Amis de l’Huma et la Librairie Diderot

Salle CMCAS –EDF 222 rue G.de Maupassant

18h30

Samedi 17/11

2èmes rencontres Forum Social local 30

St Christol lez Alès

Tt jour

Samedi 17/11

Manif de réoccupation de Notre Dame des Landes

Co-voiturage

 

 17 et  18/11

Congrès national des ALTERNATIFS

paris

 

Du 17 au 25/11

Semaine de la Solidarité Internationale

 

 

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 22:23

 

 

Rue89 - Sur le terrain 31/10/2012 à 21h41

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

 

 

(De Notre-Dame-des-Landes) Ce mercredi matin, un drôle de dialogue s’est engagé à Notre-Dame-des-Landes : d’un côté, les manifestants qui luttent contre la construction d’un nouvel aéroport ; de l’autre, le directeur de cabinet du préfet de Loire-Atlantique, Patrick Lapouze, qui commandait les opérations policières sur le terrain. Chacun a tenté de raisonner l’autre.

 

 

Pour justifier les jets de pierre, la rhétorique des manifestants est bien rodée :

« Ce n’est pas de la violence, mais de la contre-violence. On résiste aux agresseurs. »

Celle de la préfecture aussi :

« Les forces de l’ordre apportent leur concours aux huissiers afin de faire appliquer la décision de justice contre ces occupations illégales. Il s’agit de rétablir l’ordre républicain, de faire appliquer la loi. »

Mais doit-on appliquer les ordres quand ils sont illégitimes ? C’est en substance ce que les manifestants ont demandé au directeur de cabinet.

Quand le grand commis de l’Etat tombe le masque et raconte qu’il mange bio, il se fait traiter de « bobo » en retour. Difficile de faire entendre à ces manifestants qu’ils feraient mieux de gentiment pétitionner pour demander que soit revu le projet d’aéroport.

Barricades contre grenades lacrymogènes

La guérilla champêtre entamée le 16 octobre à Notre-Dame-des-Landes se poursuit. La nuit, les opposants à l’aéroport construisent des barricades pour protéger leurs maisons et leurs cabanes. Au petit matin, les forces de l’ordre détruisent les barricades, font reculer les opposants à coups de grenades lacrymogènes. Ceux-ci lancent des pierres, à la main ou avec des frondes.

Parfois, comme ce mardi matin, les gendarmes lancent des grenades détonantes et utilisent des flashballs. Il arrive aux insurgés d’envoyer des cocktails Molotov sur les véhicules envoyés par le conseil général pour déblayer les routes.

Sur place, j’ai entendu courir beaucoup de bruits, invérifiables : des flashballs auraient été utilisés à tir tendu sur les parties sensibles des manifestants, des gendarmes auraient lancé des bouteilles sur les manifestants... Ce mercredi, le seul blessé officiellement déclaré est un gendarme, qui est tombé d’un arbre en allant déloger un manifestant.

 

 

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 22:16

 

Communiqué de presse unitaire :

 

Expulsions des opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes : Halte à la répression, stop à l'aéroport !

 

 

Depuis le 16 octobre, l'agression subie par les habitants de la zone concernée par le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44), a franchi un nouveau cran.

 

Parce qu'ils défendaient la préservation des terres agricoles, des écosystèmes, et ont mis en place des modes de vie alternatifs, les habitants de la ZAD (Zone d'aménagement différé renommée Zone A Défendre) et leurs familles ont été chassés de leurs maisons, 15 jours avant le début de la trêve hivernale, et ces maisons détruites, parfois illégalement, par les forces de l'ordre.

 

Nous condamnons la violence déployée depuis la semaine dernière lors des expulsions par les gendarmes mobiles et CRS envoyés par le gouvernement, qui illustre ainsi une nouvelle fois son soutien à la multinationale Vinci, maîtresse d’œuvre du projet d'aéroport.

 

Depuis plusieurs années, les habitants, et les paysans de Notre-Dame-des-Landes se battent contre un projet inutile, coûteux, destructeur de la nature et des terres agricoles (1600 hectares de terres agricoles et de bocage prévus pour la construction de l'aéroport, et des milliers d'autres pour les zones commerciales et industrielles sur les 20 kilomètres qui séparent Notre-Dame-Des-Landes de Nantes). Ces terres sont indispensables pour développer une agriculture saine et de proximité, leur destruction est une signe supplémentaire que le capitalisme est un modèle de développement économique irrationnel. Quand toutes les terres agricoles seront construites comment ferons-nous pour nous nourrir, et où ira se nicher la vie végétale et animale ?

 

Alors que le gouvernement n'a que la réduction des déficits à la bouche, comment peut-il justifier de gaspiller des centaines de millions d'euros, voire plus, pour construire un aéroport dont il n'arrive même pas à démontrer l'utilité sociale et dont le financement va être assuré par un partenariat public privé garantissant un retour sur investissement exorbitant à Vinci?

 

Depuis l'expulsion, les manifestations de soutiens et les actions entreprises un peu partout en France sont de plus en plus nombreuses et témoignent d'une résistance qui en marche

 

 

Nous dénonçons les expulsions et destructions, l'occupation de la zone par les forces de l'ordre, la répression, ainsi que l’acharnement du 1er ministre J.M Ayrault, ancien maire de Nantes, à poursuivre le projet d'aéroport. Nous soutenons les initiatives de soutien à la lutte de Notre-Dame-des-Landes et appelons à rejoindre les comités de solidarité et de résistance pour stopper ce projet.

L'heure est à la convergence de toutes les initiatives pour faire reculer le gouvernement.

 

 

 

Signataires :

Alter Ekolo , Alternative Libertaire , ATTAC , Fédération Anarchiste,

Fédération pour une Alternative Sociale et Écologiste , Gauche Anticapitaliste,

Ile-de-France Décroissance , Initiative Pour un Autre Monde (IPAM) , Les Alternatifs,

Les Amis de la Confédération Paysanne , Mouvement des objecteurs de Croissance ,

Nouveau Parti Anticapitaliste , Parti de Gauche , Parti Pour La Décroissance , Relocalisons,

Union Syndicale Solidaires

  
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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 16:25

 

 

Le Point.fr - Publié le 31/10/2012 à 14:13 - Modifié le 31/10/2012 à 14:25

Les gendarmes ont continué les expulsions des opposants au projet de construction de l'aéroport mercredi en Loire-Atlantique.

 

 

Les forces de l'ordre ont délogé une cinquantaine d'activistes et ont démonté leurs cabanes.

Les forces de l'ordre ont délogé une cinquantaine d'activistes et ont démonté leurs cabanes. © JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP


Les forces de l'ordre poursuivaient mercredi l'évacuation des opposants à l'aéroport en projet à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), allant jusque dans les arbres pour les déloger et démonter leurs cabanes. Un gendarme a été blessé en chutant au sol lors du démontage d'une première cabane située à environ 6 mètres de haut. À l'aide d'échelles de corde, des gendarmes mobiles sont montés vers 9 h 30 dans des arbres de la forêt de Rohanne - au coeur du site réservé au futur aéroport - pour tenter de déloger une cinquantaine d'opposants réfugiés dans une dizaine de cabanes au total, construites sur les branches. Un tir de gomme-cogne a par ailleurs été effectué par les forces de l'ordre.

Tirs de projectiles sur les forces de l'ordre

Les manifestants criaient "gendarmes assassins", "vous êtes dangereux". Certains, réfugiés dans une deuxième cabane, tiraient des projectiles, dont des morceaux de bois, sur les forces de l'ordre. L'opération d'évacuation s'est déroulée "sans incident", a commenté pour sa part la préfecture de Loire-Atlantique dans un communiqué en expliquant que l'intervention "visait à mettre un terme aux occupations illégales des secteurs non bâtis de la Lande de Rohanne à Notre-Dame-des-Landes, ainsi que des sites du Sabot, des 100 Chênes et du bois du Vivier à Vigneux-de-Bretagne". "Les déconstructions des cabanes illégalement construites sur les parcelles concernées sont en cours, conformément aux décisions de justice rendues par les tribunaux de grande instance de Nantes et Saint-Nazaire", a poursuivi la préfecture. "Les équipes du conseil général de Loire-Atlantique travaillent désormais à la réfection des chaussées dégradées par les opposants", a-t-elle ajouté.

"Nous lançons un appel à créer partout en France des comités de soutien" à la lutte contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, a affirmé de son côté Julien Durand, porte-parole de l'Association des opposants au projet (Acipa), qui demande "l'arrêt immédiat du projet au président de la République François Hollande". Mardi, de vifs affrontements ont opposé forces de l'ordre et opposants à ce projet d'aéroport porté de longue date par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes.

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