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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 18:31

 

 

Marianne - Tribune

Vendredi 9 Novembre 2012 à 16:00

 

par Gabriel Amard*

 


TOURNERET/SIPA
TOURNERET/SIPA
Lundi 12 novembre, le conseil de la Communauté urbaine du Grand Lyon devrait se prononcer sur la délégation de service public pour l'eau potable. Confier la gestion de cette ressource au privé est un choix à courte vue qui ne préserve que les intérêts financiers des multinationales. Je connais un peu la situation pour m'être rendu à Lyon cinq fois en deux ans, à la demande d’élus ou d’usagers pour promouvoir la gestion publique de l’eau. Le Maire de Lyon et président du Grand Lyon, qui pourtant voit toujours grand pour son agglomération, passe à côté d’une chance historique de mettre en place une politique de l’eau basée sur le seul intérêt général.

Le conseil communautaire du 12 novembre sera sous haute pression, si j’en crois mes collègues Maires et Vice-Présidents Front de Gauche. Ils me font état des appels qu'ils reçoivent de l'entourage de Gérard Collomb, pour manifester la « solidarité de gestion » dont ils devraient faire preuve. Comme si les votes socialistes et UMP ne suffisaient pas pour que cette décision passe ! « Bien sûr qu’elle va passer ! Pas besoin de menacer, Monsieur Collomb ! ». Faut-il rappeler que le vote dans une assemblée est libre et que nul ne peut le contraindre ? C’est même illégal.

Alors pourquoi Monsieur Collomb s’entête ? Faut-il chercher la réponse en dehors du sujet ? Dans la stratégie de développement de son agglomération ? Dans ses convictions politiques toujours plus social-libérales ? La priorité accordée au capitalisme financier par Gérard Collomb n’a-t-elle donc aucune limite ? Pas même quand il s’agit d’un bien commun indispensable à la vie ?

« 3 jours sans eau et nous sommes morts ! L’eau est l’égal de l’air et du rayon de soleil », nous a enseigné Danielle Mitterrand. Mais rien ne les arrête et ils vont courber l’échine devant les rapaces de la finance, qui, calculette à la main, établissent le rendement financier de leur contrat. De l’aveu même d’un élu lyonnais qualifié sur le sujet, pendant une réunion publique à Villeurbanne le 24 octobre dernier, « Il faut reconnaître qu’on a obtenu des avancées, puisque Gérard Collomb ne voulait pas de la gestion publique. Un cahier des charges bien bordé et une marge bénéficiaire de seulement 5 % par an », ajoute-il ! Mais si pour les marchands d’eau il y a 100 millions d’euros de chiffres d’affaires, ça veut dire 5 millions d’euros ! Et sur dix ans, 50 millions d’euros de bénéfices pour les actionnaires sur le futur contrat si bien négocié ! Ainsi, quand de plus en plus de citoyens peinent à payer leurs factures, le maire (PS) de Lyon se féliciterait sans vergogne de 50 millions d’euros de surfacturation sur le dos de ses concitoyens ? De qui se moque-t-il ? Et puis la facture ne s’arrête pas là puisque nous savons calculer qu’avec les frais de siège et les mécanismes de remontées financières à la holding, ce sera au moins le double. Cent millions d’euros ! que les actionnaires dégageront en profits sur la facture des Lyonnais. Pourtant d’autres, comme Paris ou Viry-Chatillon, ont fait le choix inverse. Une autre voie est possible pour les Lyonnais.

Une Délégation de service publique (DSP) ne vaut jamais une régie publique. Parce qu’elle ne refacture ni frais de sièges, ni dividendes, ni impôts sur les sociétés. Les  résultats de fin d'année sont reversés dans le compte de l'année suivante et ne s’évaporent pas dans les bénéfices du délégataire. Cela permet plus d’investissements sur le réseau, pour protéger la ressource en eau et ne pas facturer des milliers de m3 d’eau qui fuient dans la nature. Face à l’opacité de la gestion des multinationales, la transparence de fonctionnement d’un conseil d’exploitation de régie peut être renforcée en l’ouvrant  aux représentants d'usagers, associations de familles et de consommateurs. L’usager est enfin traité comme un usager de service public et non comme un consommateur ou un client. Sans objectifs de rentabilité financière, la régie permet de bâtir une tarification juste et écologique : la suppression des parts fixes, la gratuité des mètres cubes indispensables à la survie ; la progressivité du tarif pour distinguer les consommations indispensables, de confort et de luxe ; la distinction entre l'usage domestique et l'usage professionnel…
 
Voilà la démarche démocratique dans laquelle aurait pu s’engager Monsieur Collomb ! Au contraire, tout était déjà ficelé avant le débat avec les usagers, la commission des services publics locaux ou les élus des conseils municipaux. C’était pourtant le moment de se poser les bonnes questions. Ce contrat vieux déjà de 30 ans a déjà largement rempli les poches de Véolia, avec l'un des accès au service de l'eau les plus chers de France et un taux de renouvellement moyen sur la période de 0,5 % (d'où le rendement très faible à 78 % seulement), et des marges annoncées à 12 % mais auxquelles il faut ajouter les marges réalisées par les sous-traitant affiliés à Veolia de près de 18%. 

Alors que vaut l’argument fallacieux de Monsieur Collomb qui met en avant la baisse immédiate de la part fixe (15 € par an !) pour les usagers ? On croit rêver quand on sait que les délégations prolongées ont fait chuter leurs prix d'en moyenne 20 %. L'intégration des personnels ne tient pas non plus la route. Gérard Collomb invoque le fait qu'en intégrant une régie, les salariés de Véolia jusque là dévolus au contrat seraient embauchés « pour la vie ». Le simple fait qu'il le regrette marque la considération qu'il a du service public. Mais plus encore, c'est faux : les agents d'une régie publique de l'eau (EPIC loi 1926) sont régis par des contrats de droit privé.

Pour améliorer la DSP, Gérard Collomb propose de mieux contrôler le délégataire... C'est à dire d'embaucher 15 à 20 fonctionnaires pour surveiller une mission de service public effectuée par une société privée, dans une structure supplémentaire dédiée. Cela invalide d'un coup l'argument précédent et c'est double peine pour les usagers du Grand Lyon : ils payeront le service plus cher en DSP et une part de leurs impôts ou de leur facture d'eau servira à financer le contrôle de cette DSP.

Enfin, la question du calendrier est troublante. Il était possible d'organiser un large débat avant d'opérer un choix, l'agenda le permettait. Mieux encore, avec tous les travaux d'hypothèses effectués en amont pour permettre aux citoyens de se faire une opinion, les élections municipales de 2014 auraient pu servir à trancher ce débat, pour ensuite soit créer une régie, soit repartir en DSP.

Il est du coup limite juridiquement et incorrect politiquement d'annoncer qu'on prend une décision maintenant à propos de ce contrat. En effet, il ne sera appliqué qu’après les prochaines échéances électorales et engagera la prochaine équipe communautaire. Ce contrat d'une durée minimale de 8 ans sera signé en 2015. Il s'imposera même aux deux prochaines équipes communautaires ! C'est faire fi du débat citoyen validé par le suffrage universel.

La durée de 8 ou 10 ans pose un dernier problème. La part des investissements réalisés par le délégataire (même si elle est allégée) sera amortie sur la durée du contrat. Plus la durée est courte, plus le montant du remboursement des emprunts est élevé. Compte tenu du montant de la part fixe, les compteurs sont en plus payés plusieurs fois par les usagers durant la durée du contrat. En cas de gestion en régie publique, c’est sur la durée d'usage des matériaux que les investissements peuvent être amortis, c'est à dire 12 ans, 30 ans ou plus.

Cette précipitation calendaire est troublante et demande à être éclaircie. Reste à espérer que ce choix n'est pas conditionné par des éléments extérieurs au dit contrat, et que seule la gestion de l'approvisionnement en eau justifie ce choix.


* Gabriel Amard est directeur et coordonnateur du Guide de la gestion publique de l’eau, auteur de L’eau n’a pas de prix, Vive la Régie publique (Editions Bruno Le Prince) et prrésident de l’Association nationale des élus du Parti de gauche et apparentés - La Gauche par l’exemple.

 

 

 

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 18:22

 

 

Rue89 - Témoignage 09/11/2012 à 18h02

Cheryl Pereira | Habitante d'Echirolles

 

 

Un lundi, je découvre un tract contre les « nuisances » des Roms qui campent près de mon immeuble : « Il y a tout lieu de redouter les cambriolages. »

Les familles roms se sont installées mi-octobre sur l’herbe, juste devant chez nous. Une soixantaine de personnes, dont des femmes enceintes et beaucoup d’enfants.

Nous vivons à la frontière entre Grenoble et Echirolles (Isère), au sud du quartier des Granges (tristement célèbre). J’habite un des trois immeubles sociaux, entourés d’une majorité de copropriétés.

De nos fenêtres nous voyons le terrain de foot, un parking et cette étendue d’herbe où ils ont planté leurs pauvres tentes igloo dans des conditions insalubres : pas de poubelles, pas de toilettes, pas d’eau.

Un tract sur la porte du hall

Des voisins sont allés à leur rencontre, discuter avec eux, essayer de savoir d’où ils venaient. Personnellement je n’y étais pas allée jusqu’à ce qu’en rentrant chez moi, lundi 22 octobre, je trouve ce tract affiché sur la porte du hall.

 


Le tract affiché dans le hall de l’immeuble

« Un camp de Roms s’est installé depuis mardi dernier, dans le pré qui borde le parking d’Alpexpo, à la limite entre Grenoble et Echirolles.

Afin de ne pas subir une nouvelle fois des nuisances de toute sorte, tout comme cet été, nous devons nous mobiliser en masse et avertir les autorités compétentes (mairies de Grenoble et Echirolles, ainsi que la police afin que ces gens soient obligés de partir).

Chaque jour, de nouvelles tentes sont installées et chaque jour les ordures et déjections s’amoncellent un peu plus !

Ces gens se promènent la nuit dans nos environs, et il y a tout lieu de redouter les cambriolages...

Il faut donc agir au plus vite tant qu’il n’y a qu’une quinzaine de tentes, pour le bien de tous et surtout pour éviter une dégradation constante, depuis plusieurs mois, de notre quartier.

Mobilisez-vous pour le quartier des Granges. »

Ce n’était pas signé bien sûr. J’ai tout de suite pensé à Marseille, aux habitants qui ont chassé des Roms et brûlé leurs affaires, ça m’a vraiment choquée.

Je me demande comment quelqu’un a pu écrire ça. Les familles sous tentes sont roms mais toutes avaient peur de la réaction des riverains, elles ne se promenaient pas dans le quartier. On ne pouvait ressentir aucune menace de leur part. Furieuse, j’ai fait le tour des immeubles pour arracher ces tracts.

J’ai affiché un mot à la main, disant qu’il y avait des gens en détresse juste en bas de chez nous, et qu’on pouvait peut-être les rencontrer plutôt que leur taper dessus. Puis j’ai envoyé un e-mail à tous mes voisins du secteur – je fais partie d’une association de locataires mais je leur ai écrit à titre individuel – pour leur demander s’ils savaient d’où pouvait venir ce torchon raciste.

Une petite fille en sandalettes

Nous nous sommes concertés pour aller rencontrer les Roms, à six ou sept voisins. Au début, ils étaient sur leurs gardes, se défendaient : « C’est la police qui nous a dit de venir. » On leur a expliqué qu’on était simplement étonnés qu’ils se retrouvent ici.

Une dame m’a montré sa petite fille en sandalettes, qui marchait les pieds mouillés dans l’herbe. Une femme a dit qu’elle avait froid, une autre qu’elle avait peur des rats. Un gamin de 11 ans qui parlait français faisait la traduction, et de temps en temps il partait pour aller jouer.

Ils nous ont dit être macédoniens, serbes, kosovars, et ne se comprenaient pas tous entre eux. Un de nos voisins a pu converser en italien avec un Macédonien qui parlait bien cette langue. Plus tard, ce voisin a acheté des bâches et cordages pour protéger les fragiles tentes igloo des « campeurs ».

Nous avons sollicité le collectif La Patate chaude, qui a l’habitude de travailler avec les Roms. Ses membres parlant serbe nous ont accompagnés.

Gâteaux, couvertures, vêtements

Toute l’organisation s’est faite de manière spontanée, entre nous. Chacun a des talents spécifiques : certains parlent plusieurs langues, d’autres ont travaillé dans des crèches ou avec des personnes âgées, d’autres avaient un impressionnant carnet d’adresses, etc.

Les associations, déjà très occupées, nous ont donné de précieux conseils et orientés vers les « bons » interlocuteurs. Nous avons sollicité les élus et harcelé les autorités. Nous avons bombardé les mairies d’e-mails, d’appels. C’était toujours de la compétence de l’autre administration. Personne ne bougeait.

La nuit, la température tombe. Nous avons envoyé des e-mails à toutes nos connaissances pour obtenir de l’aide et donné aux familles des couvertures, de la nourriture, des vêtements. Nous avons emmené les malades chez les médecins du quartier ou à Médecins du monde.

On leur a prêté une pioche pour creuser des latrines, qu’ils ont ensuite rendue. Les familles ont gardé leur campement très propre, en entassant leurs déchets dans de grands sacs poubelles dans un coin, avant que nous les emmenions à la déchetterie en voiture.

A chaque fois qu’on repartait, on était mal de savoir que des enfants dormaient dans ces conditions.

Au centre social

Quand il s’est mis à pleuvoir au bout de quatre jours, nous avons débarqué au centre social et obtenu de pouvoir nous y réunir. Avec quelques hommes du campement évidemment, pour voir avec eux ce dont ils avaient le plus besoin.

Leurs demandes nous dépassaient complètement : ils disaient « maison », « école », « papiers », « travail ». Et « manger », ce qui nous faisait le plus mal au cœur. Nous avons essayé de comprendre leur situation administrative avec des interprètes macédoniens adorables.

Les secrétaires du centre social ont apporté du thé et du café à tous. Le directeur a accepté de nous laisser le centre pour le week-end et pour des réunions, sans accès aux toilettes cependant.

Samedi 27 octobre, mon compagnon, qui est restaurateur, a fait un mégarepas chaud. On a fait venir les familles au centre social à tour de rôle et avons pu servir plus de 70 personnes.

Déménagement au gymnase

Cet après-midi-là, le directeur général des services de la mairie d’Echirolles est venu nous annoncer l’évacuation des Roms vers un gymnase à Grenoble. Faute de véhicules, ils devaient y aller en tram.

Les téléphones ont marché à fond pour trouver de l’aide et des voitures. Pendant que les hommes démontaient le camp, nous avons emmené les femmes et les enfants.

Une douzaine d’habitants du coin ont fait le déménagement avec des membres du collectif de la Patate chaude et deux estafettes que la ville a fini par nous accorder.

Dès que les hommes sont arrivés au gymnase, ils ont couru comme des fous à l’intérieur pour s’assurer que les femmes et les enfants étaient bien là. On était sidérés et on s’est demandé ce qu’ils avaient subi dans leur vie pour avoir si peur. Nous avons passé le relais à la Croix-Rouge.

Collecte et couscous

Depuis, on s’est relayés tous les jours. Un restaurant près du gymnase a servi 100 repas le dimanche. Les parents de Sofiane, tué il y a un mois à Echirolles, ont fait un couscous. On a continué à récupérer des couvertures, des chaussures, des biberons, des chauffe-biberons, des médicaments pour les malades.

Certains on acheté du lait, des petits pots de fruits, des couches, d’autres des produits d’hygiène, on a distribué des serviettes de toilette, une dame est venue avec du chocolat chaud.

Nous avons accompagné une femme enceinte à l’hôpital pour l’accouchement. Elle a été renvoyée au gymnase avec un bébé de 3 jours. Tous ceux qui sont passés, assistantes sociales, médecins, pompiers, assistants parlementaires, étaient atterrés de ces conditions de vie.

Puis les familles ont été évacuées du gymnase. Les familles avec des enfants mineurs dans des centres d’accueil, les autres, à la rue.

Cynisme des pouvoirs publics

Je savais que le parcours de ces immigrants était difficile, mais pas à ce point. Il existe un véritable cynisme des pouvoirs publics. Avec ces phrases toutes faites comme « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde », on a complètement occulté qu’il s’agissait d’êtres humains.

Je ne fais pas d’angélisme : il peut y avoir des chapardages, il peut aussi y avoir des réseaux mafieux, mais les Roms sont traités en sous-hommes un peu partout en Europe.

Nous comptons vraiment suivre ces familles et savoir ce qu’elles vont devenir. Nous avons décidé de nous appeler « Collectif citoyen des habitants des Granges et d’Echirolles, soutien aux gens de l’ex-Yougoslavie, atterris sous des tentes sur les terrains d’Alpexpo ».

C’est long, comme la liste des gens qui nous ont rejoints dans un formidable élan. Et pour moi ça a une autre signification que lorsque les associatifs prennent tout en main.

En catimini, beaucoup de gens pas concernés m’ont dit : pour les Français qui sont dans la mouise, personne ne bouge le petit doigt. Pour moi, cela ne s’oppose pas. La misère n’est pas acceptable, qu’elle vienne d’ici ou d’ailleurs.

Nous continuerons à interpeller les politiques et leur disons que ce que nous, simples citoyens, faisons avec nos modestes moyens, les autorités doivent le faire plus efficacement et humainement. Nous voulons le changement maintenant.

 

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 18:09

 

 

Sattar Beheshti, mort sous la torture en prison

 

Le blogueur Sattar Beheshti, critique à l'égard des dirigeants iraniens, est mort dans la prison d'Evin à Téhéran, a confirmé sa famille. Il avait été arrêté le 30 octobre dans sa maison à Robatkarim, petite ville au sud-ouest de Téhéran, par la cyberpolice iranienne pour "propagande contre le régime" en raison de ses activités sur Facebook et sur le Net. Les proches de cet ouvrier de 35 ans ont reçu un appel des autorités de la prison, le mardi 6 novembre, leur demandant d'acheter une tombe et de venir récupérer le corps. Sattar Behesti a été enterré jeudi au cimetière de Robatkarim.

Le site proche de l'opposition Kaleme a dévoilé, jeudi, la plainte que ce dissident avait déposée auprès des autorités d'Evin à cause des tortures qu'il avait subies pendant ses premiers interrogatoires. La plainte a été rédigée pendant les douze heures que Beheshti a passé, le 1er novembre, dans la section 350 d'Evin, réservée aux prisonniers politiques. 

"Pendant ces deux derniers jours depuis mon arrestation, j'ai été menacé, tabassé et insulté. J'ai reçu des coups de pied et de poing, aussi à la tête, alors que j'étais attaché à une chaise. La cyberpolice m'a de nouveau convoqué et m’emmènera bientôt. Elle sera à l'origine de tout ce qui m'arrivera et, si je finis par faire des aveux, ils ne vaudront rien", a-t-il écrit dans un formulaire de plainte, destiné à "Monsieur Alaie, responsable de la section 350". Kaleme précise que les noms de ses deux compagnons de cellule, ainsi que leurs témoignages ont été "floutés" pour des raisons de sécurité.

Un site conservateur, Baztab, appartenant à Mohsen Rezaie, une personnalité politique proche du guide suprême Ali Khamenei, a également confirmé la mort de cet homme, "probablement en raison de la négligence ou de l'erreur des acteurs impliqués dans son dossier".

Sur son blog personnel, Sattar Beheshti dénonçait vivement la répression, la corruption des responsables politiques et les violations des droits de l'homme en Iran. Dans son dernier post de blog, il déplorait les menaces et les intimidations faites par le régime contre les dissidents iraniens. "Hier encore, on m'a menacé. On m'a dit que je devais annoncer à ma mère qu'elle serait bientôt obligée de s'habiller en noir [en signe de deuil]. Ils disent : 'On fait ce qu'on veut et que vous devrez vous taire (...).' Je ne resterai pas silencieux, bien que cela veuille dire la mort."

Selon les proches de Sattar Beheshti, il a été arrêté et incarcéré pour la première fois en 2003 lors de manifestations d'étudiants à Téhéran. L'organisation Reporters sans frontières (RSF) à publié une communiqué, demandant aux responsables iraniens d'enquêter sur cette affaire et de rendre publics les résultats.

En juillet 2003, la photographe irano-canadienne Zahra Kazemi avait trouvé la mort quelques jours après son arrestation à Téhéran. Kazemi avait été interpellée par les agents des services de renseignement alors qu'elle photographiait un rassemblement de familles de prisonniers politiques devant la prison d'Evin. Hospitalisée quelques jours avant sa mort, la photographe avait dit avoir reçu des coups à la tête pendant ses interrogatoires.

Les sites d’information précisent que la famille de Sattar Beheshti n'a pas été autorisée à participer à son enterrement, sous la pression des services de sécurité.

 Assal Reza

 


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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 17:55

 

http://zad.nadir.org/spip.php?article544

vendredi 9 novembre 2012, par zadist

 


Voir plus bas pour le fil d’infos de la journée

LA MANIF DE REOCCUPATION AURA LIEU LE 17 NOVEMBRE ! On a besoin de vous pour la préparer ! Voir ICI. On vous invite notamment à coller les affiches et tracter pour annoncer ça autour de chez vous.

For english translations of the Flash info see HERE All translated english HERE and here different other languages ITALIANO/ ESPAGNOLE ou resiste.squat.net/ NETHERLAND/ Infos in GERMAN

Voir PAR LA pour des infos générales, comment venir sur place, photos et vidéos, bilan de la semaine passée, matos à ramener (mis à jour aujourd’hui lundi 29)...

Un campement est installé dans un champ, entre la Vache Rit et la Rolandière (sur la D81 entre Les Ardillières et Vigneux) On cherche des chapiteaux, barnums, ou autres structures. On cherche aussi des chauffages à gaz ou à pétrole, des matelas et des couvertures. Faites-nous signe si vous pouvez nous prêter ça !

AIDE/HELP  : on en a besoin de traductions en anglais mais également des autres langues. Notamment les Flash infos et l’appel aux actions décentralisées // We could need some help with translations in english but also in other languages, mostly for the flash info since sunday and the call out for decentralized actions !!!!! Thank you !!

 


Rendez-vous

 

RDV quotidiens :
- Notre Dame des Landes, à partir de 9h : permanence sur la place de la poste (local des Syndicats - angle opposé à la Mairie) pour déplacement sur la zone
- Nantes, à partir de 10h : vigie citoyenne au Pont Morand
- Nantes, à 19h à présent un soir sur deux : rassemblement devant la préfecture (les prochains : vendredi 9)
- Rennes, à 18h tous les soirs : point à la maison de la grève

RDV Aujourd’hui :

-  9 novembre, Châteaubriant, à 18h30, devant la mairie Retrouvons nous TOUS LES VENDREDI, pour soutenir les expulsé-e-s et montrer notre désaccord au projet d’aéroport à Notre Dame des Landes. Apportez banderoles, pancartes, instruments, ou encore textes à lire...

- 9 novembre, Cologne : soirée d’information

19h au Autonomous Zentrum http://az-koeln.org/ai1ec_event/la-...

- 9 novembre, Liège : soirée d’info et de soutien au Centre Social Occupé Autogéré le Passe-Partout à Liège, Belgique

Au programme : repas / bar / info et projection / tombola / concerts (Ötis (punk lo-fi) et les Humbles tartines (anarcho-folk))

http://csoa.blablaxpress.org/?q=con...

" Nous tenons à exprimer toute notre rageuse solidarité avec les 200 personnes qui résistent activement à ces expulsions. Nous sommes heureux de lire leur détermination, leurs barricades, leurs réoccupations de maisons expulsées !

Et surtout nous n’allons pas rester inactifs : nous organisons cette soirée pour faire connaître la situation à Notre-Dame de Landes malgré le silence des médias et les bénéfices de cette soirée serviront directement à la lutte contre l’aéroport. Nous aimerions aussi nous organiser pour aller sur place défendre la ZAD."

- 9 novembre, Londres ; projection-discussion rdv 19h30 à LARC à Londres

projection de film "vainquons Vinci" (avec traduction en direct en anglais) et les dernières nouvelles des barricades et toute l’info pour la manif de réoccupation le 17 novembre

Pour tous les RDVs à venir, voir ICI

Voir aussi l’agenda de l’Acipa .

il y a besoinde monde pour préparer la manif de réoccupation, : voyez les RDV PAR LÀ-BAS.

ICI des RDV que des camarades de lutte nous ont fait savoir.

Une Carte bonne résolution ICI

Fil d’infos

- 15h45 : le procès en comparution immédiate au tribunal de Nantes aujourd’hui a été reporté au 14 décembre. Par ailleurs, deux autres personnes arrêtées mercredi passent en procès au tribunal de St Nazaire le 24 janvier.

- 12h30 : quelques nouvelles de la matinée : l’opération "Pillage Vinci" a repris sur la D281, dans la joie et la bonne humeur, les constructions se poursuivent, les préparatifs de la manif de réoccupation vont bon train ...

- 12h : on apprend qu’une personne en garde à vue depuis mercredi passe en comparution immédiate aujourd’hui à 14h au Tribunal de Nantes

pour rappel, un petit point sur la circulation sur la D81 :

La départementale 281 a été libérée cet après-midi ! ( jeudi)

En effet jusqu’à ce midi la circulation était impossible sur la route D 281 à partir des fosses noire jusqu’ à la Paquelais. Nous avons décidé de tenir cette route mais de permettre aux voyageur-euse-s de l’emprunter lors de notre opération "pillage" Vinci.

La départementale 281 avait été bloquée par les forces de l’ordre au début des expulsions puis nous y avions monté des barricades afin de ralentir l’arrivée des gendarmes et de mieux protéger nos lieux. Hier, le 7 novembre, plus de 250 flics sont venus nettoyé la route avec l’aide de la DDE mais leur opération de force est resté inutile puisque 10 minutes après leur départ. les barricades étaient de nouveau en place. Comme il ne nous convient pas de bloquer la route à ses usager-e-s, mais qu’ il ne nous est pas possible de laisser la police nous envahir, nous avons décidé qu’ il nous appartenait de prendre en main ce tronçon de la départementale, Le passage est donc possible mais il vous faudra ralentir et rester très prudent-e car des chicanes ont été mises en places. A partir de cinq heures cet après-midi, un pillage Vinci vous attendait : il nous a permis de distribuer des tracts expliquant notre démarche et vous invitant à nous rejoindre pour la manif de réoccupation, le 17 novembre. Restez vigilant-e-s et merci de levez le pied pour votre sécurité et la notre. A bientot !!

- 7h :il fait nuit noire et rien ne bouge ...

 

 

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 17:33

 

Le maire de Sevran en grève de la faim pour les "villes pauvres"

 

LCI - Mis en ligne le 09 novembre 2012 à 18h26, mis à jour le 09 novembre 2012 à 18h44

  Stéphane Gatignon, élu EELV, a débuté son action vendredi devant le Palais Bourbon. Objectif: attirer l'attention sur la situation d'urgence financière dans laquelle se trouvent les villes les plus pauvres de France.

Il a choisi une "arme non violente". Stéphane Gatignon, maire EELV de Sevran en Seine-Saint-Denis et conseiller régional d'Ile-de-France, a décidé, vendredi, d'entamer une grève de la faim afin d'alerter l'opinon sur la situation d'urgence financière dans laquelle se trouvent les villes les plus pauvres de France. Une action qu'il a lancée devant le Palais Bourbon.

Il compte ainsi appeler les parlementaies à "aider ces villes, comme Sevran et ces 100 villes les plus pauvres pour aller au bout de leur projet, pour simplement continuer d'exister", explique-t-il dans une vidéo publiée par Mediapart. Il prévient qu'il est "prêt à aller jusqu'au bout", jugeant que "c'est [son] devoir de maire".

"Je reste là jusqu'à mardi s'il le faut"

Auparavant, il avait adressé un courrier aux parlementaires pour réclamer une aide exceptionnelle de cinq millions d'euros pour sa commune, à laquelle des banques refusent de faire crédit, sous peine de "mettre la clé sous la porte". Un autre avait été envoyé au ministre de la Ville François Lamy. Il avait aussi lancé une pétition "Urgence budget 2013, les villes pauvres n'ont pas à faire les frais de la crise financière".

"Les pétitions et les discours, ça ne suffit pas", a déclaré Stéphane Gatignon devant le Palais Bourbon, où une centaine de personnes, des élus et des habitants de Sevran, s'étaient déplacées pour l'encourager. "Je reste là jusqu'à mardi et plus s'il le faut", a-t-il ajouté.

 

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Le maire de Sevran en grève de la faim devant l’Assemblée

Gwenaelle Bourdon | Publié le 09.11.2012, 17h06 | Mise à jour : 18h00

Paris (VIIe), vendredi. Le maire EELV de Sevran, Stephane Gatignon (assis au premier plan), se met en grève de la faim devant le Palais-Bourbon. Il réclame une solidarité financière avec les villes pauvres

Paris (VIIe), vendredi. Le maire EELV de Sevran, Stephane Gatignon (assis au premier plan), se met en grève de la faim devant le Palais-Bourbon. Il réclame une solidarité financière avec les villes pauvres | LP / Gwenaelle Bourdon


Le maire (EELV) de Sevran, Stéphane Gatignon, a entamé ce vendredi à 16h30 une grève de la faim devant l’Assemblée nationale pour obtenir une augmentation de la dotation de solidarité urbaine, destinée à aider les villes les plus en difficulté.

La DSU doit être votée la semaine prochaine par les députés. L’élu réclame 5M€ pour sa commune de 50 000 habitants, l’une des plus pauvres de Seine-Saint-Denis. C’est le seul moyen de boucler le budget 2013, «sinon on va mettre la clé sous la porte», avait-il déclaré le mois dernier à l'édition 93 du Parisien.

Le maire, entouré d’élus de sa ville et d’habitants, a déployé une tente Quechua sur la place Edouard-Herriot, voisine du Palais-Bourbon et installé une banderole : «Les budgets des communes pauvres oint besoin de solidarité face à la crise».

LeParisien.fr

 

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Le Monde.fr | 09.11.2012 à 10h58 • Mis à jour le 09.11.2012 à 15h10 Par François Béguin

 

  Le maire de Sevran appelle ses administrés à manifester devant l'Assemblée nationale 

 

Lorsqu'on est maire d'une commune de Seine-Saint-Denis au bord de la banqueroute en raison de la crise financière et bancaire, que peut-on faire pour attirer l'attention des médias et des élus sur son sort ? On peut par exemple demander à ses administrés de venir manifester devant l'Assemblée nationale. Retombées médiatiques assurées.

C'est ce qu'a choisi de faire Stéphane Gatignon, le maire EELV de Sevran à qui il manque 5 millions d'euros pour équilibrer le budget 2013 de sa commune, une condition nécessaire pour obtenir des prêts des banques. "On est au bout du bout, dit-il. Au bord de l'implosion, Qu'on ne vienne pas ensuite se plaindre quand il y aura des problèmes dans les banlieues."


FAÇON "UN PEU VIRILE" D'ENGAGER LE "DIALOGUE" 

Près de 20 000 tracts ont donc été distribués mardi dans les boites aux lettres de la ville pour appeler à un rassemblement devant le Palais Bourbon ce vendredi. Un car a été affrété pour l'occasion et la municipalité mise sur la présence de 50 à 100 personnes. Dans l'entourage du maire, on admet qu'il s'agit-là d'une façon "un peu virile" d'engager le "dialogue" avec les parlementaires qui examinent en début de semaine prochaine la dotation de solidarité urbaine (DSU).

Le maire explique qu'il refuse "toute augmentation d'impôts locaux" ou "toute baisse des actions de service public" de la commune. Appelant à une meilleure péréquation entre les collectivités en Ile-de-France, Stéphane Gatignon juge que ce n'est pas à Sevran de faire les frais des difficultés de Dexia ou des retards de remboursement de l'Etat des fonds engagés par la ville dans le cadre des projets de rénovation urbaine (ANRU) .

 

 "DÉSAGRÉABLE IMPRESSION DE DEVENIR UN 'MAIRE MENDIANT'"

" Sans cette dotation, la ville mettra la clé sous la porte ", avait-il expliqué dans une lettre aux parlementaires le 19 octobre, dans laquelle il avouait avoir la "désagréable impression de devenir un 'maire mendiant'." Avec un budget de 69 millions d'euros en 2011, les moyens de Sevran sont inférieures de 35 % à la moyenne des villes de taille équivalente, selon les calculs de la mairie, qui met par ailleurs en avant sa bonne gestion.

Le ministre délégué à la ville, François Lamy, avait répondu le 29 octobre en mettant en avant "l'effort de péréquation sans précédent" du gouvernement pour 2013, soulignant notamment que la DSU, qui a atteint 1,37 milliard d'euros en 2012, progresserait de 120 millions d'euros l'année prochaine. "Ce n'est pas de 120 mais de 180 millions qu'il faudrait augmenter cette DSU, objecte Stéphane Gatignon. Et il faudrait arrêter de saupoudrer ces aides pour les concentrer sur les communes les plus en difficulté."

Le ministre délégué à la ville, se déclarant "soucieux des collectivités locales les plus en difficultés", ajoutait que la dotation de développement urbain (DDU) serait "reconduite à hauteur de 50 millions d'euros" et que le fonds de solidarité de la région Ile-de-France "devrait passer de 210 à 230 millions d'euros". "La porte de mon bureau est toujours ouverte aux élus qui souhaitent une rencontre, même en urgence, sans qu'il n'y ait besoin de recourir à la pression médiatique", concluait François Lamy.

François Béguin

 

 

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 17:23

 

LE MONDE | 09.11.2012 à 15h18 • Mis à jour le 09.11.2012 à 15h20 Par Paul Benkimoun


Auditionné conjointement, mercredi 7 novembre, par les commissions des affaires sociales et du développement durable de l'Assemblée nationale, un responsable de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a expliqué que l'entreprise Monsanto n'avait pu être entendue par l'agence dans le cadre des suites à donner à la publication controversée du biologiste Gilles-Eric Seralini sur les effets du maïs OGM NK603, que la firme produit.

Cité par le Quotidien du médecin, le directeur de l'évaluation des risques à l'Anses, Dominique Gombert, a indiqué aux députés que l'agence avait adressé à Monsanto "un courrier extrêmement précis sur les questions que nous souhaitions leur poser, notamment sur les effets dans les études à long terme. Suite à ce courrier, nous avons eu une conférence téléphonique avec Monsanto et des juristes de la société visant à nous faire préciser les conditions de réalisation de cette audition. Suite à cette pré-audition, la société a fait savoir que, dans le délai imparti, il ne lui était pas possible de mobiliser ses experts, sachant que cette audition donnait lieu à la publication des verbatim des échanges organisés", a rapporté M. Gombert.

"Monsanto nous a fait parvenir un document d'à peu près cinq pages qui décrit essentiellement les conditions actuelles d'autorisation des plantes OGM et du NK603. Je n'ai pas trouvé d'éléments particuliers quant aux études sur le long terme que la firme aurait pu conduire", conclut M. Gombert.

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 20:04

 

 

Le parlement grec a adopté mercredi dans la soirée le troisième plan d’austérité prévoyant 13,5 milliards d’euros d’économies, comme le demandent l’Europe et le FMI, en contrepartie de leur aide. Ce nouveau programme d’austérité, qui comprend de nouvelles diminutions des salaires et des retraites, une mise en cause profonde du droit du travail et la suppression de 15 000  emplois publics, a été voté par 153 députés. 128 députés ont voté contre et 18 se sont abstenus, un député était absent. Il fallait 151 voix pour faire adopter ce programme.

Pour le gouvernement d’Antonis Samaras, ce vote ressemble à une victoire à la Pyrrhus. Il a certes remporté le scrutin mais avec une majorité si faible qu’elle est déjà sujette à caution. En juin, la coalition gouvernementale rassemblant Nouvelle Démocratie (droite) d’Antonis Samaras, le Pasok (parti socialiste) et la gauche démocratique comptait 172 députés au parlement.

La gauche démocratique avait annoncé qu’elle s’abstiendrait lors de ce vote, refusant de cautionner les atteintes au droit du travail et aux retraites. La plus grande difficulté pour le premier ministre grec Antonis Samaras provient de l’effondrement du Pasok. Six députés de ce parti – ainsi qu’un membre de Nouvelle Démocratie – se sont abstenus ou ont voté contre lors du scrutin. Evangelos Venizelos, le chef du  Pasok, a aussitôt annoncé leur mise à l’écart du parti. Mais ce renvoi précipite la crise interne au sein du parti socialiste grec : il ne compte plus que 27 députés quand il en avait 160 il y a trois ans. Alexis Tsipras, dirigeant de Syriza, le parti de la gauche opposé au programme d’austérité, a demandé de nouvelles élections.

La discussion parlementaire s’est déroulée dans un climat d’extrême tension, tandis qu’environ 70 000 personnes manifestaient devant le parlement, protestant contre ce nouveau programme d’austérité. Les manifestations ont été marquées par des violences. À l’annonce de l’adoption du plan, une nouvelle grève de 24 heures des bus, des trains et des taxis a été annoncée pour jeudi, prolongeant la grève générale qui a mis à l'arrêt le pays mardi et mercredi.

Jeudi soir, le gouvernement doit entamer les discussions sur le budget 2013 au Parlement. Le vote final doit avoir lieu dimanche. De nouvelles manifestations sont prévues ce jour-là. Réaliste, le ministre des finances, Yannis Stournaras, a commenté le scrutin de mercredi, en déclarant : « Les difficultés commencent. »

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 19:58

 

Médiapart - Blog

  

 

Des élus quittent l'hémicycle pour dire aux manifestants : « Ils vous assassinent ! ». Ce sont des députés de la gauche grecque SY.RISA. C'est la nuit du 7 au 8 novembre 2012, deuxième jour de la semaine de grève générale lancée en Grèce.

Jean-Jacques M’µ

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 19:40

 

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Marianne - Jeudi 8 Novembre 2012 à 12:00 |
Journaliste à Marianne, entre société et culture En savoir plus sur cet auteur

 

Faute d'argent, plus d'un Français sur cinq reporte ou renonce tout bonnement à se soigner. Ce phénomène touche les plus démunis mais aussi les classes moyennes, et inquiète de plus en plus les professionnels de la santé.

 

 

GIRAUD FLORE/SIPA
GIRAUD FLORE/SIPA
Décrocher un emploi n'est pas toujours une bonne nouvelle. Quand il était au chômage, Luc, 43 ans, pouvait se faire soigner. Comme 4 millions de Français, il était bénéficiaire de la couverture maladie universelle (CMU), mais aussi de la CMU-C, une complémentaire gratuite réservée aux personnes dont les revenus n'excèdent pas 661 e par mois ; un plafond, soit dit en passant, très inférieur au seuil de pauvreté (803 euros pour une personne seule). Aujourd'hui, il a décroché un emploi dans une association, mais, revers de la médaille, il a perdu ses droits à la CMU. Et, du coup, il ne va plus chez le médecin, la Sécurité sociale ne couvrant ses dépenses qu'à hauteur de 55 %.

La difficulté d'accès à la santé ne frappe pas seulement les plus démunis, elle touche désormais les classes dites «moyennes». Ces ménages qui ne sont pas éligibles aux aides telles que l'aide médicale de l'Etat (AME) ou la CMU (voir l'encadré, p. 25), mais qui ne gagnent pas assez pour se payer une mutuelle efficace. Selon le baromètre Europ Assistance 2012, 27 % des Français ont renoncé à, ou reporté des soins de santé au cours de l'année. Même constat pour le Centre d'études et de connaissances sur l'opinion publique (Cecop), qui détaille les motifs invoqués : pour 57 % des répondants, c'est le «manque d'argent» qui les a maintenus à distance de leur médecin et, pour 41 % d'entre eux, «parce que le remboursement aurait été insuffisant».

Pour l'UFC-Que choisir, l'inflation des dépenses de santé rend indispensable l'adhésion à une complémentaire. Et c'est bien là que se dessinent les contours d'une médecine à plusieurs vitesses. Bénéficier de la CMU n'ouvre pas toutes les portes des cabinets médicaux. Loin de là. «Si vous dites à la secrétaire que vous êtes à la CMU, elle vous donne un rendez-vous dans trois mois. C'est une façon de vous dire qu'on ne veut pas de vous», estime Ludovic, 36 ans, qui est au revenu de solidarité active (RSA)*. Le motif invoqué par les médecins pour justifier ce non-respect des droits ? Le retard des remboursements par les caisses.

Indispensable mutuelle

Pour tous les autres, ceux qui doivent se débrouiller seuls pour bénéficier d'une mutuelle, l'accès aux soins est fonction de la taille du compte en banque. Quand la carte Vitale ne suffit plus, c'est la carte de crédit qui fait la différence. Car les performances de couverture des mutuelles ou des assurances varient évidemment en fonction de leur coût : pour être bien protégé, il faut y mettre le prix, une mutuelle coûtant en moyenne 481,20 euros par an. «Si on a de quoi payer, on est bien remboursé, dit Marc Paris, du Collectif interassociatif sur la santé (Ciss). C'est le principe de l'assurance individuelle : certains ménages sont très bien pris en charge, mieux que jamais même, et d'autres sont exclus du système.» Au congrès de la mutualité, le 20 octobre 2012, François Hollande a fait la promesse qu'à l'horizon 2017 tous les Français auront accès à une mutuelle. Pour l'instant, ils sont 8 % à y renoncer.


Pour faire face aux dépenses de santé, certains font appel à des microcrédits auprès des CCAS, les centres communaux d'action sociale. «Beaucoup de nos centres reçoivent des demandes de ce type. Pourtant, à l'origine, ça ne fait pas vraiment partie de nos champs d'action», rappelle Hélène-Sophie Mesnage, de l'Union nationale des CCAS. Un tiers des CCAS estiment que les frais de santé constituent un poste de dépenses que les ménages qu'ils rencontrent renoncent à assumer. Un constat qui les a conduits à accompagner les familles dans leur quête de spécialistes qui ne pratiquent pas de dépassements d'honoraires. Une denrée rare : selon la très récente enquête de l'UFC-Que choisir, 80 % des Français habitent dans une zone où l'accès à un gynécologue ou à un ophtalmologue au tarif de la Sécu est compliqué. Pour 27 % d'entre eux, c'est la consultation d'un simple généraliste qui relève de la mission impossible, surtout dans les grandes villes et en zone rurale.

Le manque de spécialistes pratiquant des tarifs raisonnables révèle une discrimination tout aussi choquante que la barrière financière : pour se livrer à un tel parcours du combattant, il faut avoir le temps d'attendre. Une visite annuelle chez le gynécologue peut, certes, se prévoir longtemps à l'avance, mais certainement pas une affection «surprise». Celui qui doit faire face à un imprévu de santé se retrouve dans la même situation que l'étourdi qui a oublié ses clés en partant de chez lui : faire appel à un serrurier, quel qu'en soit le coût, ou bien rester dehors.

* Cité par Caroline Desprès dans «Le renoncement aux soins pour raisons financières», Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), mars 2012.

 

POURQUOI LES LUNETTES SONT SI CHÈRES

Selon le baromètre Europ Assistance, les Français qui ont reporté des soins, ou y ont renoncé, ont commencé par délaisser d'abord les soins dentaires (19 %) et, immédiatement après, l'achat de lunettes (10 %). Deux secteurs historiquement mal remboursés par l'assurance maladie : chez le dentiste, seul le traitement des caries est pris en charge et, chez l'opticien, la Sécurité sociale couvre environ un douzième des coûts d'une paire de lunettes. Pour financer ses binocles, c'est donc vers les mutuelles que l'on se tourne. Sauf que, même pour les mutuelles, les prix pratiqués par les opticiens, qui margent entre 60 et 80 %, deviennent prohibitifs. Elles sont de plus en plus nombreuses à créer un «réseau d'opticiens partenaires» avec qui elles négocient des tarifs préférentiels. Pour bénéficier du meilleur remboursement, le consommateur doit donc se rendre dans l'une des boutiques «partenaires» de sa mutuelle. Pour les bénéficiaires de la CMU complémentaire, le choix proposé par les opticiens se limite en général à cinq montures. Pour ceux qui ne trouveraient pas leur bonheur dans ce qu'on leur propose, le reste à charge est en moyenne de 165 €. A ce tarif, pas étonnant que beaucoup fassent le choix de rester dans le flou.

Source : Crédoc 2011.

LES AIDES AUX PLUS DÉMUNIS

Aide médicale de l'Etat (AME) : dispositif permettant aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier d'un accès aux soins. Prise en charge à 100 % des soins médicaux et d'hospitalisation en cas de maladie ou de maternité dans la limite des tarifs de la Sécurité sociale.

Couverture maladie universelle (CMU) : protection maladie obligatoire pour les personnes qui ne sont pas déjà couvertes par un autre régime obligatoire d'assurance maladie. Le bénéficiaire paie ses dépenses de santé (consultations médicales, médicaments, examens médicaux) et l'assurance maladie rembourse la part obligatoire, également appelée «part Sécurité sociale».

CMU complémentaire : complémentaire santé réservée aux revenus n'excédant pas 661 € par mois. Prise en charge à 100 % de la part complémentaire des dépenses à hauteur de 100 % des tarifs de la Sécurité sociale.

Aide à l'acquisition d'une complémentaire santé (ACS) : pour les revenus n'excédant pas 874 € par mois. Elle permet d'avoir une réduction de la cotisation à payer à l'organisme de protection complémentaire.
 

 

* Article publié dans le numéro 811 du magazine Marianne paru le 3 novembre 2012

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 19:34

 

 

Le Monde.fr | 08.11.2012 à 10h43 • Mis à jour le 08.11.2012 à 15h18 Par Alexandre Léchenet 

 

 
La pauvreté s'est durci en France ces dix dernières années selon un rapport du Secours catholique.

L'intensité de la pauvreté est de plus en plus forte. C'est une des conclusions de l'étude annuelle du Secours catholique sur la pauvreté, qui se penche cette année sur l'évolution de celle-ci en dix ans.  Le nombre de personnes sous le seuil de pauvreté – correspondant à 60 % du niveau de vie médian, soit 964 euros – a augmenté de près de 10 % en dix ans selon l'Insee, atteignant le chiffre de 8 millions. Les personnes en situation de très grande pauvreté, soit 40 % du niveau de vie médian, étaient un peu plus de 2 millions en France en 2009.

 

LES FAMILLES MONO-PARENTALES PLUS TOUCHÉES

Dans son étude, le Secours catholique se concentre sur les personnes pauvres ayant fréquenté leurs centres, qu'il considère comme "un échantillon représentatif des personnes en difficulté". "Le nombre de personnes en grande pauvreté (...) ne cesse de s'accroître, tout simplement parce qu'il y en a qui tombent dans la pauvreté et qu'il y en a très peu qui en sortent", a déclaré sur RTL François Soulage, le président de l'association.

Il constate notamment une augmentation du nombre de femmes accueillies. Cette évolution s'explique, selon eux, par le nombre croissant de familles monoparentales touchées par la pauvreté, dont les mères sont le plus souvent cheffes de famille, ainsi que par le difficile retour à l'emploi des femmes de 55 à 65 ans.

Les familles monoparentales ont représenté en 2011 30 % des familles rencontrées dans les centres, alors qu'elles ne sont que 9 % parmi les ménages français en général. La situation est confirmée par la situation des enfants accueillis, dont la moitié vivent au sein d'une famille mono-parentale.

 

 DES DÉPENSES OBLIGATOIRES DE PLUS EN PLUS IMPORTANTES

La situation des familles étudiée par le Secours catholique montre une augmentation importante des dépenses incompressibles. Les loyers et les prix de l'énergie ont augmenté de manière plus importante que les revenus de ces personnes et que l'indexation des prestations sociales, leur faisant subir une inflation plus importante que pour le reste de la population. "Nous pensons qu'il faut impérativement augmenter les minimas sociaux. Les minimas sociaux, c'est le moyen pour des personnes de vivre décemment et d'avoir une chance de retrouver une situation normale et un emploi", a affirmé M. Soulage.

L'augmentation de ces dépenses a également augmenter les impayés constatés. En effet, 60 % des ménages déclarent au Secours catholique faire face à des impayés, concernant dans 40 % des cas le loyer, puis le gaz, l'électricité ou les combustibles.

 

Alexandre Léchenet

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