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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 17:35

 

Rue89 - Droit de suite 19/11/2012 à 10h26
Camille Polloni | Journaliste Rue89

 

Pourquoi des policiers sont-ils entrés dans des squats de migrants à Calais, de nuit et en musique ? Pour partager des « moments de convivialité » bien sûr ! C’est en tout cas leur réponse à l’inquiétude du Défenseur des droits.

Petit retour en arrière : en avril 2011, Rue89 et Les Inrocks publient des vidéos tournées par les No Border, ces militants qui aident les migrants de Calais et filment les interventions policières.

Les 16 et 18 février 2011 à 7 heures du matin, des policiers entrent dans un entrepôt squatté. De leur véhicule sort de la musique africaine. Ils rigolent, dansent, montent le son puis s’en vont, sans interpeller personne.

 

 

16 et 18 février 2011, Calais

Deux mois après la diffusion de cette vidéo, les No Border accompagnés de dix-neuf associations et syndicats déposent un dossier chez Dominique Baudis, le Défenseur des droits, pour faire constater le harcèlement et les violences dont seraient victimes les migrants.

« La méthode n’était peut-être pas opportune »

Dominique Baudis a rendu son rapport vendredi. Sévère. Il constate des interpellations répétées et injustifiées, des « comportements individuels consistant à provoquer ou humilier les migrants », des expulsions illégales, des destructions d’effets personnels... Bref, des atteintes aux droits.

Au milieu des nombreuses remontrances (sans effet contraignant), le Défenseur des droits s’attarde sur les vidéos que Rue89 et Les Inrocks ont publiées. Il a interrogé les fonctionnaires de police concernés, qui offrent des justifications aux petits oignons :

« Les fonctionnaires de police expliquent cela comme étant un moment de convivialité et d’échange entre migrants et policiers, tentant par ce biais de faciliter leur intervention.

Les autorités policières ont confirmé cette interprétation de la vidéo, tout en indiquant que la méthode n’était peut-être pas opportune et que les fonctionnaires en question avaient été rappelés à l’ordre. »

Décidément, les rabat-joie qui peuplent la hiérarchie policière n’ont aucun sens de la convivialité. Ne voient-ils donc pas que leurs troupes, en passant un peu de musique aux migrants récemment débarqués, leur souhaitaient la bienvenue à Calais ?

« Des contacts détendus »

Plus loin, Dominique Baudis demande son avis à une lieutenante de police qui « ne conteste pas les faits » malgré un désaccord sur les horaires. Elle explique :

« Les fonctionnaires de police ont expliqué qu’il était plus facile de recenser les migrants par ce type de contacts détendus.

La lieutenante de police a indiqué néanmoins avoir fait savoir à ses agents que cette façon d’intervenir n’était pas professionnelle. »

Pas professionnelle, certes, mais peut-être révélatrice d’une certaine proximité entre les migrants et la police ? Ah non.

« Tous les migrants qui ont pu être entendus ont répondu qu’ils n’avaient jamais vécu de moment de convivialité avec les policiers et qu’au contraire, ils en avaient peur.

Les événements filmés sur ces vidéos ne seraient pas isolés et il est difficile en les visionnant de ne pas les interpréter comme une démonstration de comportement très provocateur et irrespectueux à l’égard des migrants, à des endroits et des moments où ces derniers essaient de se reposer.

De tels agissements sont intolérables et doivent être interdits par la hiérarchie. »

A priori ils le sont déjà, c’est la hiérarchie qui le dit.

 

 

 

 

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 17:24

 

  • Rue89 - Publié le :
    19/11/2012 à 12h50

 

 

 

 

Grâce à nos partenaires de RennesTV, on voit mieux à quoi ressemblait la manifestation de réoccupation de Notre-Dame-des-Landes samedi 17 novembre : des milliers de personnes bravant la gadoue pour construire de nouvelles maisons, en bois et en paille, des jeunes et des vieux venus de partout, des clowns et des ingénieux constructeurs, des élus encartés et des anarchistes, des activistes de la sobriété et des anciens du Larzac... Les opposants à l’« Ayraultport » ont compté 40 000 manifestants, la police 13 000, ils étaient en tous cas nombreux.

Toute la journée, ils ont bâti. Désormais, plusieurs maisons en bois situées à la lisière de la « zone à défendre » serviront désormais de quartier général, en lieu et place de « La Vache rit », qui doit être récupérée pour l’ensilage l’hiver arrivant.

 

 

 

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 17:14

 

 

Rue89 -  Procès 19/11/2012 à 17h35

 Sophie Caillat | Journaliste Rue89

Selon une étude sur les pathologies modérées liées au Mediator, il y a bien plus de victimes que de procédures en cours contre le laboratoire Servier.

 


Des dossiers lors de l’ouverture du procès du Mediator à Nanterre, le 14 mai 2012 (REVELLI-BEAUMONT/SIPA)

 

Une étude épidémiologique parue dans la revue Circulation montre que les fuites du cœur sont multipliées par plus de trois chez les consommateurs de Mediator, ce coupe-faim vendu comme antidiabétique pendant trente ans avant d’être interdit, responsable de la mort de centaines, voire de milliers de personnes.

Les effets mineurs du Mediator auraient pu aisément passer inaperçus. Sans la demande de dépistage de Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé, les victimes « minimes à modérées » du médicament auraient eu de grandes chances de ne jamais savoir que leurs valves cardiaques étaient atteintes.

Mais après la révélation de sa nocivité, en 2010, quelque 600 000 personnes ayant consommé ce médicament (sur 5 millions au total) recevaient un courrier les invitant à faire une échographie du cœur,et quelque 30% d’entre elles la feront effectivement.

Le professeur Christophe Tribouilloy, cardiologue au CHU d’Amiens, a analysé les échographies cardiaques de ces personnes qui ne s’étaient pas manifestées auparavant pour des problèmes cardiaques. Cette étude épidémiologique, dite « cas témoin », a porté sur un échantillon de 762 patients diabétiques, dont la moitié a pris du Mediator.

Elle a l’avantage de « contourner les biais méthodologiques des études antérieures accusées pour les unes d’extrapolations non fondées, pour les autres de ne considérer que les cas sévères hospitalisés sélectionnant les cas les plus graves », écrit Le Quotidien du médecin. Interrogé par ce journal, l’auteur de l’étude explique sa méthodologie :

« Nous avons pris deux groupes de diabétiques, l’un exposé au benfluorex [la molécule du Mediator, ndlr], et l’autre non, et nous avons regardé la fréquence des fuites aortiques et/ou mitrales de grade ≥ 1 sans se poser la question de l’imputabilité. »

Des débuts d’effets

Que constate-t-il ? La fréquence des fuites est de 31,7% pour les patients diabétiques exposés au benfluorex, et de 12,9% chez les patients contrôles. C’est ainsi qu’on s’aperçoit que les fuites de la valve aortique, rares dans la population générale, sont quatre à quinze fois plus fréquentes selon leur gravité.

 


Couverture du livre (DR)

 

Combien de personnes au total seraient concernées ? Pour Irène Frachon, la pneumologue du CHU de Brest qui a révélé l’affaire avec son livre « Mediator, combien de morts ? », cette étude revient à dire qu’environ 18% des patients ayant pris ce médicament plus de trois mois ont une atteinte spécifique des valves, y compris minime, alors que jusque-là, les chiffres connus étaient basés sur les hospitalisations et faisaient état d’une atteinte grave sur 2 000 patients exposés par an.

De plus, ces chiffres confirment ceux de l’étude Regulate, réalisée par le laboratoire Servier, et qui démontrait que « 15% des personnes exposées pendant un an au Mediator vont présenter une valvulopathie débutante toxique, dont l’évolution reste peu connue », rappelle Irène Frachon.

Quelles conséquences à long terme ?

Si l’on prend sa calculette, le résultat pour les 600 000 personnes prévenues par l’ex-Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire et des produits de santé), cela fait plus 90 000 valvulopathies de gravité minime (grade 1) à modérée (grade 2) consécutive à l’exposition au Mediator. Pire encore si l’on extrapole aux plus de 3 millions de patients exposés pendant toute la commercialisation du Mediator.

Reste à savoir si une atteinte mineure d’une valve cardiaque peut avoir des conséquences. La réponse est fournie par le professeur Jean-François Obadia, chef du service de chirurgie cardiovasculaire au CHU de Lyon, interrogé par Le Monde :

« Toute valve qui fonctionne mal finit toujours par s’abîmer, comme une voile qui s’effiloche, soumise à des turbulences. Même après l’arrêt de l’agression sur la valve, une pathologie peut se développer dix ou vingt ans plus tard. »

Que feront les experts de ces chiffres ?

Du coup, ces victimes moins gravement touchées pourraient-elles toutes demander à rejoindre la procédure d’indemnisation intentée par 7 500 victimes exposées au Mediator ? Il y a peu de chances que la tournure actuelle de la procédure judiciaire les y incite. En effet, jusqu’ici, environ 80% des quelque 500 dossiers d’indemnisation de victimes présumées examinés par les experts ont été rejetés, selon plusieurs associations des victimes du médicament.

La démonstration d’un lien de causalité direct et certain entre la pathologie et l’exposition au médicament est en effet compliquée. Bien plus que dans le cas de l’amiante, qui relève du régime juridique des maladies professionnelles, beaucoup plus favorable aux victimes.

Les chiffres précis révélés par l’étude du professeur Tribouilloy devraient aider les experts dans leur raisonnement médical. Irène Frachon précise :

« Par exemple, ils savent aujourd’hui que 95% des insuffisances aortiques de grade 2 (inexpliquées par ailleurs) observées chez des patients exposés au Mediator lui sont directement attribuables. Il est rare d’arriver en médecine à un tel niveau de certitude. »

 

 

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 17:11

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 19.11.2012 à 09h53

 

 

Les immolations par le feu de moines se multiplient pour protester contre la politique de Pékin et la domination grandissante des Hans.

 

Un Tibétain de 24 ans a succombé à ses brûlures après s'être immolé par le feu dans la province chinoise du Qinghai, a annoncé lundi 19 novembre le gouvernement tibétain en exil dans le nord de l'Inde, portant le bilan à 62 morts par immolation depuis février 2009.

Sangdhak Tsering, père d'un enfant de 3 ans, s'est immolé samedi peu après qu'une femme chauffeur de taxi s'est suicidée de la même façon, dans cette même région, pour protester contre la politique chinoise au Tibet. Ces derniers cas portent le nombre total de personnes à s'être immolées au Tibet à 14 depuis le 7 novembre, veille de l'ouverture à Pékin du congrès du PC chinois devant désigner les nouveaux dirigeants du pays.

" Sangdhak Tsering avait répété à sa femme qu'il ne servait à rien de vivre au Tibet en étant privé de liberté", a rapporté dans un communiqué le gouvernement en exil, installé dans la ville indienne de Dharamsala depuis la fuite du dalaï-lama en 1959. La Chine affirme avoir "libéré pacifiquement" le Tibet. Mais de nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Hans, l'ethnie ultra-majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture.

 

 

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 17:00

 

Par Maxime Combes et Nicolas Haeringer Membres d’Attac France et du comité de rédaction de la revue Mouvements

 

«Une manifestation de réoccupation.» C’est le mot d’ordre que les opposant-e-s à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ont lancé pour la journée nationale d’actions de demain. Beaucoup d’organisations du mouvement social et écologiste ainsi que de nombreux élus et personnalités politiques doivent y participer. Il ne s’agit donc pas d’une simple manifestation de solidarité avec les habitants et paysans de la zone évacuée violemment ces dernières semaines. «Réoccuper», «se réinstaller», «reconstruire», autant d’objectifs qui entrent en résonance avec les ressorts politiques des formes d’occupation de l’espace public mis en œuvre par les Indignés, les mouvements Occupy ou, avant eux, les manifestants de la place Tahrir au Caire et les sit-in de la Casbah à Tunis. Occuper pour résister. Pour inventer. Pour transformer.

 

La Zone d’aménagement différé, devenue Zone A Défendre (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes s’apparente en ce sens à une déclinaison rurale du mouvement Occupy et de la lutte des 99% contre les 1%. A partir de l’occupation de quelques hectares de bocage nantais, les opposants à l’aéroport se réapproprient des espaces voués à être bétonnés, privatisés, fermés et contrôlés. Ce faisant, ils posent des problèmes globaux, aussi bien dans leur résistance qu’à travers l’expérimentation de pratiques alternatives. Combattre les dérèglements climatiques, préserver les terres cultivées, relocaliser les productions, réduire notre empreinte écologique, sortir des logiques productivistes et prédatrices sont autant d’exigences globales qu’ils font vivre et expérimentent au quotidien. L’opposition à l’aéroport contribue donc à relocaliser les luttes. Elle ne démondialise pas pour autant les revendications, donnant ainsi forme à un processus de solidarité «translocale».

Cette solidarité translocale s’exprime à travers les liens et relations patiemment tissés lors des forums sociaux et rencontres contre les «grands projets inutiles et imposés» organisés ces deux dernières années. Lors de ces rencontres, les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes côtoient les opposants à la nouvelle gare de Stuttgart, aux lignes à grande vitesse Lyon-Turin, Bordeaux-Bilbao ou Londres-Birmingham, aux nouveaux projets d’autoroutes ou de méga complexes touristiques en Espagne, en Italie, en Russie et ailleurs. Tous évoquent des projets démesurés, nés d’un imaginaire du siècle passé (1). Pour les mettre en œuvre, les pouvoirs publics se mettent au service des intérêts des entreprises privées, au détriment des finances publiques et des équilibres sociaux, démocratiques et écologiques locaux. L’exigence d’une alternative radicale revient comme un leitmotiv, celui de la recherche et de la pratique d’autres modèles de production et de consommation.

La sociologue argentine Maristella Svampa parle d’un «virage éco-territorial» pour caractériser l’essor des luttes en Amérique latine, qui mêlent langage écologiste et pratique de la résistance et de l’alternative inscrite dans des territoires. Le territoire n’est pas ici un confetti qu’il faudrait sauver des dégâts du productivisme, de l’industrialisation ou de la mondialisation néolibérale. Il est au contraire l’espace à partir duquel se construisent résistances et alternatives. Ici, aucun égoïsme du type «je ne veux pas de ce projet chez moi, ailleurs, je m’en fiche» : la préservation, la promotion et la résilience de tous les territoires représentent l’horizon d’ensemble. D’une certaine façon, les mobilisations contre les gaz et pétrole de schiste, en France et ailleurs, notamment lorsqu’elles se doublent d’exigences de transition énergétique radicale, participent de cette même logique.

Occupy Wall Street a montré la puissance politique de l’occupation des interstices urbains : s’immobiliser durablement dans des espaces de transit et de flux permet d’engager des conversations politiques d’une intensité et d’une diversité rares, tout en articulant construction de rapports de forces et réflexion sur les comportements individuels. Le mouvement de solidarité avec les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes pourrait ainsi contribuer à faire de la lutte contre cette infrastructure un Occupy Made in France, qui s’inspire autant de la lutte du Larzac que des mouvements Occupy et Indignés.

(1) http://mouvements.info/Carte-des-grands-projets-inutiles.html

 

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 22:44

 

zad.nadir.org

dimanche 18 novembre 2012, par zadiste

 

 

Radio Klaxon en ligne et streaming (desolé pour la pub sur ce site, on a pas pu faire mieux dans l’urgence ! ) Sinon vous pouvez essayer d’utiliser vlc, "ouvrir une url" : http://radioklaxon.radiostream123.c... - ou cliquez sur http://184.173.176.125:16293/listen.pls ça marche pas chez nous mais p’t’être chez vous :)

il y a temps en temps des soucis avec le stream, mais ça revient :)

Finalement, quelques Photos d’ hier, on continue de mettre plus. On fait attention à ce qu’il n’y ait pas des visages a part celui de gens qui sont d’accord, si tu vois le tien et que tu ne veux pas, signale nous l’abus accidentel plus vite possible...

Manifestation Reoccupation 17 novembre

Fil d’infos

Bonne nuit et a demain !!

- 23h : avant dodo, annonce 5eme Manif contre l’aeraultport et "superayrault" à Nantes que j’ai trouvé plûto rigolotte :

Un petit programme pour demain :
- chantier à la forêt de Rohanne : début d’une semaine d’échanges et de partages de savoir-faire sur la construction et la grimpe
- A l’ assemblée de ce matin 10h30, il a été proposé de faire un apéro lundi soir à 17h pour inaugurer les cabanes qui ont été construites ce week-end. Ce sera pas une vraie pendaison de crémaillères parce que tout ne sera pas fini d’installer dans les maisons. Mais ce sera quand même l’occasion de voir le résultat au bout de 3 jours de construction frénétique et de visiter et de passer un bon moment. Et puis demain soir il y aura encore pas mal de gens d’ailleurs qui seront encore là.

Et puis c’est possible d’amener un coup à boire, ou à grignotter, des ciseaux et du ruban rouge.

et des "belles histoires" d’expulsion avant d’aller se coucher : https://infokiosques.net/lire.php?i... : ça se passe en Australie entre 1929 et 1936...

- 21h20 fourgons vu sur une station à Nantes

- 20h30 : après un journée de travail collectif sur multiples chantiers, plusieurs possiilites de se retrouver dans une ambiance festive a la fois sur les campements mais aussi un cabaret au NoName !

- 19h01 : 16 fourgon de Gendarmes Mobiles vu partir de Ancenis direction Nantes.

- 18h12 : tout est calme, si on peut dire ca : Encore tellement du monde qui fabrique et bricole partout, des chaines incroyables pour déplacer des tas de planches, des coups de main et des coups de marteau, les cabanes poussent comme des champignons !

- 16h36 : INFO : les amiEs à Paris ont été liberées a l’instant. Ils sont convoquées le 18 Janvier à Paris. Plus d’Infos plus tard !! Courage les camarades !

- 16h07 : Pour Info : on a eu un appel d’un avocat qui signalé que beaucoup de ses collegues ont eu des appels de servir comme avocat de comissariat pour la semaine prochaine.....

- 15h02 : plusieurs signalisations de fourgon gendarmes mobiles autour de la Zad ( vers Plessé, Orvault par example ). C’est pour demain ?

- 14 h 26 : on commence tard, désolé, beaucoup de travaille post-manif niveau communication. Il y a plein des photos et videos a traiter avant les publier, un peut de patience, ca va etre pendant la journée !! Sinon içi ca construit et ca bosse, ca disctute et chante, la vie est au retour avec plein des gens qui sont resté depuis hier...Bonheur !!

 

 

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 19:54

 

 

L'opération «Pilier de défense» lancée mercredi par l'armée israélienne a causé la mort de vingt Palestiniens ce dimanche, journée la plus meurtrière. Il s'agit en majorité de femmes et d'enfants. Dix d'entre eux, dont quatre femmes et quatre enfants, ont été tués dimanche après-midi dans le quartier de Nasser, situé au nord de la ville de Gaza. Huit de ces dix personnes faisaient partie de la même famille. Leur mort a été provoquée par une frappe aérienne sur leur immeuble. Le bâtiment a été totalement rasé par l'explosion, et les sauveteurs tentaient de dégager les décombres en début de soirée. Le correspondant d'Al-Jazira sur place :

 

 


La mort de ces enfants et de la famille entière à Nasser ont fait réagir les brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas au pouvoir à Gaza. « Le massacre de la famille Dallou ne restera pas impuni », ont indiqué les brigades en fin de journée. « Ce massacre prouve que l'occupant se venge sur les civils de son échec militaire. Les Israéliens vont payer », a renchéri Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas.

 

Immeuble détruit par un raid israélien à Rafah 
Immeuble détruit par un raid israélien à Rafah© Reuters

Une série de raids israéliens dans le centre et le nord du territoire palestinien a causé la mort de cinq hommes. Plus tôt dans la journée, six Palestiniens, dont quatre enfants, ont été tués dans le centre. Parmi ces trois enfants se trouvaient un frère et une sœur de 3 et 1 an.
Carte de situation 
Carte de situation© Bing Maps

 

A Tel Aviv, en Israël, les sirènes ont à nouveau retenti plusieurs fois dans la journée pour signaler de nouvelles attaques à la roquette. Deux roquettes ont été interceptées par le système antimissile déployé par Israël et nommé «Iron Dome», selon la police. Un immeuble de quatre étages a tout de même été touché et plusieurs appartements ont subi d'importants dégâts. Sept Israéliens ont été blessés.

Dans la nuit de samedi à dimanche, l'aviation israélienne a par ailleurs bombardé deux centres de presse à Gaza, blessant au moins huit journalistes palestiniens. RSF a condamné ces bombardements. « Ces attaques représentent une obstruction à la liberté de l’information. Nous rappelons aux autorités israéliennes que les médias disposent, selon le droit humanitaire, des mêmes protections que les civils et ne sauraient être considérés comme des objectifs militaires », a déclaré Christophe Deloire, directeur général de l’organisation, dans un communiqué.

Voir une vidéo de la chaîne al-Arabiya sur l'un de ces immeubles :

 


Samedi, le siège du Hamas avait déjà été totalement détruit par les avions israéliens.

Improbable trêve

L'opération « Pilier de défense » est la plus importante dans la bande de Gaza depuis l'opération de décembre 2008-janvier 2009. Cette opération a début mercredi avec l'assassinat par un raid d'avion du chef des opérations militaires du Hamas, Ahmad Jaabari. On décompte 69 morts depuis ce jour : 66 Palestiniens, dont au moins la moitié de civils, et trois Israéliens, tous civils.

Israël ne semble toujours pas évacué la possibilité d'une intervention terrestre : le gouvernement a mobilisé des milliers de réservistes et des transports de troupes blindés, des bulldozers et des chars ont été déployés près de la barrière qui sépare la bande de Gaza du territoire israélien.

Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu a d'ailleurs prévenu qu'Israël était prêt à « étendre significativement » ses opérations:

 

Solution faiblement critiquée par le président américain Barack Obama et le ministre britannique des affaires étrangères William Hague. Obama a certes indiqué qu' « Israël est en droit d'attendre que des missiles ne soient pas tirés sur son territoire », mais il a ajouté : «  Si cela peut être accompli sans l'accroissement des activités militaires à Gaza, c'est préférable ». De son côté, William Hague a estimé qu'une intervention terrestre pourrait « coûter une grande partie » de son soutien international à Israël et « menacerait de prolonger le conflit ».

La déclaration de Barack Obama :

 

 

La diplomatie tentait en tout cas de réunir les conditions d'une trêve dimanche. Un responsable israélien s'est ainsi rendu au Caire pour en discuter avec les autorités égyptiennes. Le président égyptien, Mohamed Morsi, avait évoqué samedi des contacts entre les deux parties et affirmait avoir « quelques indications sur la possibilité d'un cessez-le-feu bientôt ».

De son côté, Laurent Fabius, ministre français des affaires étrangères, est arrivé dimanche en Israël pour tenter de jouer le médiateur. «  La guerre doit être évitée et peut être évitée », a-t-il déclaré sur place. Il a rencontré à Ramallah le président palestinien Mahmoud abbas, qui ne contrôle absolument pas la bande de Gaza. Le ministre israélien Avigdor Lieberman a affirmé que les conditions qui permettraient à Israël d'accepter une trêve sont que « tous les groupes armés palestiniens de Gaza stoppent leurs tirs ». Dans le même temps, un responsable du Hamas à Gaza demandait lui « la levée du blocus injuste de Gaza et l'arrêt des fréquentes agressions et assassinats israéliens ». Autant de déclarations qui semblent rendre toute trêve impossible en l'état.


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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 19:47

 

 

Marianne - Dimanche 18 Novembre 2012 à 05:00

 

Laurent Mauduit*

 

(CHESNOT/SIPA)
(CHESNOT/SIPA)

Il faut maintenant se rendre à l’évidence : la politique économique conduite par François Hollande n’a rien à voir avec ce qu’il avait laissé entendre durant la campagne présidentielle. Candidat, il avait suggéré qu’il fixerait le cap à gauche – pas à gauche toute, mais à gauche tout de même. Devenu président, voilà qu’il crée la surprise en conduisant une politique sociale-libérale.
 
Que l’on se souvienne des débats de la campagne présidentielle. A l’époque, François Hollande avait certes envoyé des signes multiples de sa prudence. Sur la politique budgétaire, en écornant le programme de son propre parti et en proposant que la réduction des déficits publics sous les 3 % du PIB soit atteinte dès 2013 et non en 2014 ou 2015. Sur la politique fiscale, en prenant insensiblement ses distances avec la « révolution » qui était aussi gravée dans le marbre du projet du PS et dont le projet phare devait être la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG. Ou encore sur la politique salariale, en préconisant la modération.
 
Mais, envers et contre tout, François Hollande a veillé à ce que la petite musique de son projet garde une sonorité de gauche. C’était la raison d’être de sa proposition d’une taxation à 75 % des revenus au-delà de 1 million d’euros, ou encore de quelques-unes de ses sorties enflammées : « Mon ennemi, c’est la finance ! »
 
Et puis, voilà qu’à peine installé à l’Elysée il met en œuvre une politique économique qui n’a plus rien à voir avec cela – une politique dont les inspirations philosophiques ont beaucoup de points communs avec les brûlots libéraux qu’ont l’habitude de produire l’OCDE et le FMI pour promouvoir ce qu’ils appellent pudiquement des « réformes structurelles ».
 
La première illustration de ce changement de cap, c’est évidemment la priorité donnée à la question du coût du travail, dont l’allégement au profit des employeurs sera payé, au moins partiellement, par les consommateurs, par le biais d’une hausse de la TVA. Car, dans ce cas, la source d’inspiration ne fait guère de doute : il suffit de lire les rapports en faveur d’un « choc de compétitivité » publiés en janvier par l’Institut de l’entreprise ou en mars par l’Institut Montaigne pour comprendre que le gouvernement a été puisé dans des rapports patronaux pour construire la charpente idéologique de sa réforme.
 
Mais cet immense transfert de charges en faveur des entre- prises et au détriment des salariés n’est pas une embardée – une sorte de concession aux milieux patronaux, comme pour les amadouer. Non ! C’est une réforme libérale qui va s’articuler avec de nombreuses autres, dont l’inspiration sera la même. Le gouvernement s’apprête, ainsi, à ouvrir un autre grand chantier, dont le chef de l’Etat n’a parlé que de manière allusive, en évoquant les 60 milliards d’euros d’économies qu’il faudra réaliser sur la durée du quinquennat, soit les 50 milliards d’euros d’économies déjà programmés auxquels il faut ajouter 10 milliards d’euros de coupes supplémentaires du fait de la réforme de la compétitivité. D’une phrase, François Hollande a levé le voile sur ce qui est en gestation : « Cela représente 1 % des dépenses publiques et nous pourrons les trouver par une réforme de l’Etat, dans la protection sociale et par une nouvelle organisation territoriale. »
 
Pour être elliptique, la formule n’en est pas moins transparente : ce ne sera pas par un durcissement uniforme des normes d’évolution des crédits budgétaires que l’objectif sera atteint, mais par une « réforme de l’Etat ». Traduction : pour ne pas éveiller de mauvais souvenirs, ce nouveau chantier ne sera pas baptisé « RGPP » (révision générale des politiques publiques), mais cela y ressemblera fort.
 
Et puis, il y a un troisième grand chantier, que François Hollande a présenté comme un « rendez-vous majeur », celui de la réforme du marché du travail, qui fait actuellement l’objet d’une concertation entre les partenaires sociaux et sur lequel, en cas d’échec, le gouvernement légiférera. Or, ce projet, même si ces contours sont encore imprécis, a une inspiration qui est bien connue : dans une logique libérale ou sociale- libérale, il s’agit d’avancer vers l’un de ces systèmes dits de « flexisécurité », dont tous les rapports de l’OCDE ou du FMI font l’apologie. Pour la gauche, il s’agit donc d’une révision doctrinale majeure : en 1981, les socialistes estimaient que « le contrat de travail à durée indéterminée redeviendra la base des relations du travail » — c’était la 22e  des « 110 propositions » ; trois décennies plus tard, les mêmes socialistes plaident en faveur de davantage de flexibilité.
 
Et c’est en cela que la politique économique surprend. Non pas qu’elle ait été amendée au fil des mois, au point de devenir un tantinet cafouilleuse ou incohérente. C’est précisément l’inverse : progressivement, on comprend que la politique qui se met en place a une cohérence forte, s’inscrivant dans une philosophie économique qui a été à l’évidence mûrement réfléchie. Mais une philosophie qui n’avait pas été affichée pendant la campagne présidentielle.
 
S’il faut dire méchamment les choses, François Hollande s’expose à un procès inédit : non pas en reculade ou en reniement, mais en duperie.
 
* laurent.mauduit@mediapart.fr

 

 

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 19:42

 

Marianne - Dimanche 18 Novembre 2012 à 16:00

 

Alexandre Coste
Journaliste à Marianne chargé de l'animation de la communauté des Mariannautes En savoir plus sur cet auteur

 

L'article de Jack Dion sur Francis, postier suicidé dans le bureau de poste où il était employé, a engendré une discussion au sein des Mariannautes sur les conditions de travail en France jugées de plus en plus délétères.

 

Batterie d'Ipad déchargée
Batterie d'Ipad déchargée
Qui est responsable de la dégringolade du moral chez les fonctionnaires ? Mister JYL, postier, témoigne : « Je suis fonctionnaire et il est absolument vrai que depuis que des managers non fonctionnaires ont pris le pouvoir à la Poste, l'ambiance est devenue détestable. Il n'y a plus de règles, plus de mémoire, mais du favoritisme, des passe-droits, des magouilles et du tripatouillage à tous les étages. » Les managers sont ainsi soupçonnés d'opérer un travail de sape : « En réalité ces gens-là ont été mis en place pour couler la boîte. Vider la Poste de sa substance et de son savoir-faire et de son éthique et en faire une marque dont l'activité est de plus en plus sous-traitée. »

Gg KORAGE confirme : « La plupart les fonctionnaires ont à leur tête des technocrates qui sont pire que les marchands lorsque la privatisation pointe son nez car ils n'ont jamais eu de « culture d'entreprise », donc se rabattent uniquement sur celle du fric... Pauvre société, pauvre France, complètement écrasée par l'ultra-libéralisme européen soutenu évidemment sans réserve par les patrons et le Medef. » Le vrai coupable serait donc le système lui-même, qui exige toujours plus des employés chargés de faire monter les courbes quelles que soient les circonstances.

La poste n'est pas la seule institution concernée, pas plus que les fonctionnaires ne sont les seuls employés à souffrir de cette évolution du monde de l'entreprise. Ainsi M P rapporte une expérience similaire : « A titre personnel, je suis en retraite depuis bientôt 2 ans et ce n'est qu'au moment de la recherche de ma remplaçante que j'ai intégré le peu de reconnaissance de mon travail (mon dernier emploi de secrétaire, 20 ans pour les mêmes employeurs et cela faisait deux ans que ma dernière demande d'augmentation de salaire n'avait eu aucune réponse) : j'ai compris que mon travail était un travail de petites mains et qu'il n'était pas compliqué ni fatigant, et en fin de compte, ma remplaçante a été embauchée à 80%, c'est dire combien je ne travaillais pas... Je suis donc partie sans me retourner et sans avoir pu former ma remplaçante qui galère beaucoup. » Les mêmes problèmes se retrouvent donc, avec en premier lieu une absence de reconnaissance du travail de l'employé et une gestion inhumaine de l'entreprise.

Au fil des commentaires, l'on se souvient que le rapport au travail en tant que source de satisfaction et d’épanouissement personnel demeure l'un des points essentiels de la condition humaine. Lorsque celui-ci ne remplit plus son rôle, que l'employé se sent dévalorisé, invisible, inutile et/ou frustré, des cas tragiques comme celui du postier Francis, ou les suicidés de France Télécom, tendent à se multiplier. « Le cas du postier démontre une fois de plus que les nouvelles règles économiques frappent d'abord les plus fragiles », rappelle Dimitri GALèS.

« Où est l'humain ? Où est la volonté de comprendre ? » (...KIOSK)

Pour Nguyen TUAN, le travailleur est aujourd'hui réduit au simple rang d'unité de production : « Le travail est devenu le but, la finalité, et l'homme un moyen pour rendre le travail rentable. Cette philosophie là est d'essence américaine et elle s'est implantée subrepticement en France pour se concrétiser dans le regard que l'entreprise porte sur les employés. » Un regard que les témoignages de Mariannautes présentent comme froid, dénué d'affect. « Elle rejoint la philosophie des pays communistes totalitaires où les citoyens ne sont, aux yeux du Parti en place, que des simples numéros, des unités interchangeables, dénuées de valeur personnelle dans l'appareil de production et de consommation. Seul compte la structure, infra comme supra, le reste n'est que reflet automatique, mécanique. La conscience est un produit superfétatoire, il vaudrait mieux l'anesthésier une fois pour de bon. » Une vision orwellienne du monde du travail, où l'individu est nié au profit de l'entreprise.

Conclusion de …KIOSK : « Que ce soit à La Poste, à France Télécom ou ailleurs, le personnel n'existe plus que sous la forme de tableaux Excel. Il n'y a plus de service du personnel, mais un service des Ressources Humaines, ressources par ailleurs transformées en charges dès qu'il est question de pognon. RH c'est Ressources Humaines, pas relations humaines !  Quand les pressions se font trop fortes, quand le système mis en place pour écœurer les agents a trop bien fonctionné, il arrive qu'un chiffre baisse d'une unité sur le tableau Excel des RH. Suicide. Suicide n'existe pas dans le paramétrage Excel, à la rubrique format des nombres. Les RH passent la main au CHSCT pour traiter le cas du DCD. »

 


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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 19:29

 

Le Monde - Blog

 

Ils se donnent rendez-vous à la nuit tombée, pas trop tard quand même, avec un pot de peinture blanche, un rouleau à peinture et une corde pour dessiner une ligne bien droite. Ils ont aussi préparé un pochoir en carton représentant un vélo. L'action dure environ une heure. Vêtus de gilets réfléchissants, quatre ou cinq militants de La Masse critique, un collectif toulonnais pour le développement du vélo, s'installent au bord d'une rue et aménagent une bande cyclable sur la chaussée. (Précision: une "bande" est tracée sur le bitume ; une piste est séparée, mais le mot "piste" est communément utilisé pour désigner les deux).

Mais cette voie n'a aucune valeur juridique. Personne, et surtout pas la mairie de Toulon, n'a demandé à ce groupe de se charger d'un tel aménagement. Le succès est pourtant immédiat. Le lendemain matin, les cyclistes découvrent la nouvelle "piste" et l'empruntent sans hésiter. Les automobilistes ralentissent et évitent de rouler sur la peinture blanche. Quelques jours plus tard, les services de la voirie découvrent la supercherie et recouvrent de peinture noire la bande et le vélo dessinés sur la chaussée.

Fausses inaugurations. "Dans les jours qui suivent, des gens nous en parlent, nous demandent pourquoi on a effacé la nouvelle piste", s'amuse Cédric Lambert, membre de La Masse critique, qui a déjà participé à plusieurs actions symboliques. Les militants ne se contentent pas de dessiner des fausses pistes cyclables. Ils ont également posé des panonceaux sauvages dans les rues piétonnes du centre ancien de Toulon, afin de "baliser l'axe est-ouest qui traverse la ville", explique M. Lambert. Ils procèdent enfin à de fausses inaugurations des vraies pistes cyclables... "La municipalité crée parfois des pistes, mais sans en faire état nulle part ni prévenir les usagers. Nous organisons alors une cérémonie d'inauguration à laquelle nous convions les élus et les directeurs administratifs, avec un vrai ruban et de vrais ciseaux posés sur un vrai coussin", raconte Gilles Lehmann, également membre de La Masse critique. Le résultat est hilarant. Des officiels représentant le département du Var, la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée ou la Marine nationale, croyant à une cérémonie bien réelle, se présentent à l'heure dite avec un air affable, tandis que certains fonctionnaires, directement responsables de l'aménagement concerné, se demandent pourquoi ils n'ont pas été invités. "Nous ne connaissons pas tout le monde à la mairie", s'excusent les militants.

Les militants pro-vélo ne sont pas pour autant des révolutionnaires. Quand je compare les actions de La Masse critique aux happenings spectaculaires d'Act Up, les militants me regardent d'un air interdit. Ils ne cherchent pas à se mettre en avant, mais souhaitent faire avancer leur cause. Et ça marche. "Nous avons limité récemment le nombre d'actions, car la mairie nous a écoutés", indique M. Lambert. La ville, dirigée par Hubert Falco (UMP), ancien ministre de l'aménagement du territoire, a nommé il y a six mois un responsable en charge des "déplacements doux" qui consulte les associations de cyclistes pour les aménagements de voirie, l'installation de double-sens cyclables (permettant aux cyclistes de remonter les sens uniques, voir ici) ou de "tourne-à-droite" (possibilité de passer au feu rouge, c'est là).

La mairie obtempère. Les opérations commando, qui se sont déroulées pour l'essentiel entre 2009 et 2011, n'ont donc pas été vaines. Plusieurs actions de La Masse critique doivent même être considérées comme des suggestions, puisque la municipalité les a reprises à son compte. Les panonceaux posés dans le centre-ville ont ainsi été remplacés par des signalisations réglementaires. La fausse bande cyclable qui figure sur la photo d'ouverture de cet article existe aujourd'hui formellement. La pratique progresse. "Les marins qui se rendent à l'arsenal y vont parfois à vélo", remarque M. Lambert.

"Clou rouillé" en 2009. Toulon n'est pas pour autant devenue en quelques mois l'une de ces "villes cyclables" que l'on cite en exemple dans ces colloques où élus et fonctionnaires territoriaux présentent d'optimistes "power-points" à une assistance blasée. La ville, neuvième unité urbaine de France, coincée entre la rade et le Mont Faron, est connue pour ses embouteillages inextricables. La saturation atteint son comble sur l'axe est-ouest, qui attend depuis des décennies l'ouverture d'un tunnel autoroutier censé "désengorger" la ville. Or, "il est faux de penser que le tunnel va tout régler", affirme Valentin Giès, président de Toulon Avenir, un collectif qui se bat pour la construction d'un tramway, et membre du PS local. Toulon est "la seule grande ville de France qui ne dispose ni de système de vélos en libre service ni de tramway", s'insurge ce militant. Dans de telles circonstances, compte tenu de la douceur du climat, des difficultés de stationnement et de l'absence relative de relief dans le centre-ville, le vélo peut constituer un moyen de déplacement agréable et efficace. La municipalité, réticente au point d'avoir reçu "le clou rouillé, décerné par la Fédération des usagers de la bicyclette, en 2009", rappelle Vincente Chastel, membre de La Masse critique, s'est apparemment laissé convaincre par quelques actions commando nocturnes.

 

 

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