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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 16:57

 

Via le site desobeir.net

 

 

Co voiturage : je cherche une voiture

http://nucleaireforum.free.fr/forum/viewforum.php?f=11&sid=1c9e277be4ef19719a479bd34da1108c

 

 

Co voiturage : je cherche un passager


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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 16:52

 

Par Okeanos

12 novembre 2012 - 11:44
(dernière modification le 12/11/2012 - 12:32)

 

La Grèce n’est pas seule…

Imaginons un pays.

 

Une crise financière sans précédent provenant de Wall Street va déstabiliser son économie. En moins d’un an, le pays plonge en récession et la baisse de la production combinée à l’augmentation du chômage de 9 à 14% de la population active vont gravement détériorer les finances de l’état. Ces finances étaient déjà fragiles à cause d’une dette importante contractée de manière plutôt contestable. Mais la nouvelle montée en flèche de l’endettement due à la crise économique inquiète les autorités qui procèdent à un changement de gouvernement et mettent au pouvoir un conservateur issu de la bourgeoisie, économiste formé à la London School of Economics.

Le gouvernement formé par ce dernier a alors un objectif prioritaire : faire baisser la dette du pays et relancer l’économie. La solution leur semble très simple : l’état va devoir économiser en coupant dans les dépenses et en augmentant les impôts. La souffrance engendrée sur les classes les plus pauvres est vue comme un mal nécessaire pour rétablir des finances « saines ».

Mais la situation politique est très instable, et passer de telles mesures au parlement n’est pas évident. C’est donc par une suite de décrets-loi exceptionnels que quatre plans d’austérité vont être successivement appliqués au pays au cours des deux années suivantes.

La liste des mesures prises est sans fin : baisse de 25% des salaires dans le secteur public, baisses à répétition de toutes les allocations sociales (chômage, famille, assurance maladie), augmentations à répétition de l’impôt sur le revenu, de la TVA, et des taxes sur des produits de consommation comme la cigarette et l’alcool.

Cette cure d’amaigrissement très violente du budget de l’état a des conséquences catastrophiques : l’économie s’écroule et le chômage explose de 14% à 22% en un an alors que la production économique (PIB) chute de 7,7%. La société est en état de choc et les orientations politiques se polarisent vers l’extrême gauche et le parti nazi, ce dernier connaissant subitement un succès fulgurant.

Malgré cette évolution, le gouvernement décide d’intensifier l’austérité, étant convaincu que son échec est dû à l’insuffisances des mesures prises. Un nouveau paquet d’austérité est adopté par décret alors que le chômage est à 22%. Dans une déclaration officielle, le gouvernement annonce « qu’il reste maintenant moins de 100 mètres jusqu’à la cible. »

La suite de l’histoire est connue : un an plus tard, le PIB chute à nouveau de 7,5% et le chômage passe à 28%. La radicalisation politique de la population s’intensifie, menant à l’arrivée au pouvoir en 1933 du parti nazi et d’Adolf Hitler, ce dernier s’étant servi de l’effondrement économique et social du pays comme levier pour sa campagne de propagande.

Car en effet, il n’est pas question ici de la Grèce. Cette description factuelle est celle des dernières années de la république de Weimar entre 1929 et 1933, les années sombres qui ont mené au nazisme et à la deuxième guerre mondiale. Le gouvernement dont il est question ici est celui du chancelier Heinrich Brüning, nommé à cette fonction en 1930 par le président fédéral Paul von Hindenburg. Son entêtement à mener une politique d’austérité extrême a fait imploser l’économie et la société allemande en l’espace de deux ans.

Cette expérience de cure d’austérité et ses conséquences, l’accession du parti nazi au pouvoir menant quelques années plus tard à la deuxième guerre mondiale, ne semble en fin de compte pas avoir été aussi traumatisante que cela. Il faut chercher très profond dans les archives internationales des trois dernières années pour trouver des journalistes ou des personnalités médiatiques faisant référence à ce précédent historique pour aborder la problématique actuelle.

Sous l’effet de l’austérité, le taux de chômage en Grèce est passé de 9,5% en juillet 2009 à 12,5% en juillet 2010, 17,8% en juillet 2011 et 25,1% en juillet 2012.

Simultanément, on sait que  le parti néo-nazi grec « aube dorée » est passé de 0,46% des votes aux élections européennes de 2009 à 5,3% aux élections municipales d’Athènes en 2010, puis 6,92% aux élections législatives de Juin 2012, et que 12% des personnes sondées approuvaient l’attitude du parti en mai 2012, part qui atteint les 22% en Septembre 2012.

L’accumulation de ces faits ne cherche en aucun cas à prédire une accession, peu probable, d’un parti néo-nazi au pouvoir d’un pays subissant l’austérité européenne. Les mêmes causes ne peuvent avoir les mêmes effets dans le domaine si aléatoire des comportements sociaux. Ce qui est démontré par contre, c’est que la situation économique et sociale atteinte à l’automne 2012 en Grèce est du même ordre que celle de l’Allemagne en 1933.

Il est alors sidérant et inquiétant de constater que le niveau de préoccupation atteint par les institutions et les politiciens européens ne dépasse pas une sporadique phrase de compassion, pommade cynique servant à faire passer les nouveaux plans d’austérité et de privatisation.

Fin 2010, on a pu s’inquiéter des risques économiques que pourraient amener l’austérité.

Fin 2011, les conséquences dramatiques de ces mesures laissaient espérer une prise de conscience et un virage politique.

Fin 2012, le potentiel destructeur avéré et abouti de cette politique combiné à un aveuglement proportionnel des grands décideurs européens ne laisse plus beaucoup de place à l’optimisme pour les temps à venir.

Le grand traumatisme fondateur qui régit aujourd’hui la politique économique allemande et européenne est la peur de l’inflation et de l’instabilité monétaire. Pourtant, la grande crise d’hyperinflation a eu lieu en Allemagne en 1922-1923, une décennie avant la grande dépression et la montée du nazisme. Dans la conscience collective des décideurs, il semble que l’annulation par l’inflation de toutes les fortunes personnelles d’Allemagne ait un impact bien plus important que la destruction de l’économie et de la société allemande par les politiques d’austérité en 1930-1933.

Quelle explication trouver au fait qu’une erreur si grossière et dramatique soit reproduite 80 ans plus tard exactement à l’identique par l’élite du même pays? La seule différence, de taille, est que cette erreur est aujourd’hui infligée à un autre peuple et non au sien…

On pourra remarquer que le mot « Schuld » en allemand signifie aussi bien « dette » que « faute » ou « culpabilité ». Pour les élites conservatrices germanophones, le fait que les pays surendettés aient « fauté » n’est même plus un rapprochement facile : le concept linguistique est tout simplement équivalent. On peut alors se demander si ce n’est pas un excès d’antique morale religieuse qui pousserait la classe dirigeante allemande à assimiler le « mal nécessaire » de l’austérité à une « punition ».

La question de la responsabilité de ce drame restera probablement longtemps ouverte, mais il y a maintenant urgence à éviter le pire.

Etienne Haug – article à lire sur le site des Chroniques d’un hiver européen

L’article dans sa version anglaise : Similarities

Dans le cas ou vous souhaitez partager cet article, vous devez a minima copier également le texte ci-dessous (en conservant le lien) :
source : OkeaNews

Merci de votre compréhension.

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 16:45

 

Challenges.fr - Créé le 03-05-2012 à 06h06 - Mis à jour le 05-05-2012 à 09h36

STRATEGIE Le groupe français conjugue au mieux la complémentarité de ses métiers: l'énergie, la construction, et les concessions d'infrastructures. Un moteur à trois temps très performant.

 

 

 

Chantier Vinci (DR)

Chantier Vinci (DR)

Pour le citoyen moyen, le groupe Vinci est une horreur. Des péages d'autoroutes plus chers d'année en année et des parkings aux tarifs prohibitifs. Ce n'est pas tout. Désormais, un petit pourcentage du ticket d'entrée d'un match de football aux stades du Mans, de Bordeaux ou de Lyon revient au géant français du BTP. Pis, quelques euros d'un billet d'avion pris à Nantes, Quimper, Grenoble ou... Phnom Penh tombent dans son escarcelle. Plus étonnant encore, lorsque la ligne à grande vitesse (LGV) Tours-Bordeaux entrera en service en 2017, Vinci encore touchera sa quote-part!

Car Vinci n'est pas seulement un constructeur. Son business model repose largement sur un deuxième métier: concessionnaire. Aux antipodes de la route suivie par son grand rival dans le BTP, le groupe Bouygues. Son PDG, Xavier Huillard, explique sa stratégie par une image... qui fleure bon le béton: "La granulométrie continue dans le temps." C'est-à-dire? "Lorsque vous bâtissez une maison, pour que votre remblai soit solide, vous devez y mettre des gros, des moyens et des petits cailloux. Et bien, chez Vinci, on fait pareil avec le temps: on mise sur le court, le moyen et le long terme!" Et les résultats de l'année 2011 en témoignent: la granulométrie, ça paie. A près de 37 milliards d'euros, le chiffre d'affaires a augmenté de plus de 10%. Et son bénéfice net de 7,2%, à 1,9 milliard. Comme chaque année, la société redistribuera la moitié de cette manne à ses actionnaires.

Alors, la granulométrie, concrètement, comment cela marche-t-il? Vinci mise sur la complémentarité de trois métiers: les fameuses concessions pour le temps long, la construction pour le moyen terme, et l'énergie pour le court. Recette d'un excellent remblai.

ASF, un achat décisif

C'est connu, le BTP est cyclique. Il faut donc trouver des relais pour faire face aux temps mauvais. Si Bouygues a résolu l'équation en se diversifiant avec TF1, Bouygues Telecom et son ticket dans Alstom, Vinci s'est ouvert aux concessions, ces contrats d'exploitation du domaine public pendant vingt, trente, voire soixante-dix ans! Un bon filon que ces "gros cailloux": quand le BTP ne requiert aucun capital mais dégage une très faible marge (4,6%), les concessions pompent de très grosses sommes au départ mais avec une rentabilité opérationnelle record (41%). Pour le concessionnaire Vinci, le geste décisif est fait en 2006, avec le rachat du réseau autoroutier Autoroutes du sud de la France (ASF) pour 9,1 milliards d'euros. Depuis ce jour, Martin Bouygues n'a de cesse d'ironiser sur son concurrent "rentier". A l'état-major de Vinci, on rappelle que c'est Bouygues qui, pour emporter des marchés de BTP, a recours a des méthodes de rentier. L'Etat et les collectivités locales, qui n'ont plus d'argent en caisse, lancent de plus en plus fréquemment des appels d'offres sous forme de partenariats public-privé (PPP). Par exemple, pour construire le nouveau ministère de la Défense dans le quartier de Balard à Paris, le fameux Pentagone à la française, Bouygues touchera, par exemple, un loyer pendant vingt-sept ans, même si les effectifs et les moyens de l'armée ont été diminués! Une vraie rente que ces montages, selon Xavier Huillard, qui note que "dans un PPP d'hôpital ou de collège, on n'est pas payé en fonction du nombre de patients ou d'élèves, il n'y a pas de risque trafic". Tout l'inverse du métier classique de concessionnaire.

Sur les autoroutes, par exemple, Vinci assume pleinement le fameux risque trafic: si les voitures désertent, Vinci trinque. Et pour gagner de l'argent, il faut investir. Une concession ne rapporte qu'au bout de plusieurs années, voire de dizaines d'années, une fois la dette d'acquisition remboursée. Aussi le secret du bon concessionnaire est-il d'en allonger la durée, chaque année supplémentaire étant l'assurance d'un meilleur bénéfice. C'est l'Etat qui en décide, en fonction de la satisfaction des usagers. Xavier Huillard insiste: "Depuis huit ans, Vinci Autoroutes a dépensé 10 milliards d'euros dans les réseaux qui lui sont concédés. C'est pour cela que nous obtenons des contreparties."

Son excellente réputation rassure le donneur d'ordres public: quand Vinci l'emporte, c'est pour longtemps. Hervé Tricot, président de Lisea, qui gère la concession de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux, raconte qu'il a été demandé à Vinci de s'engager à ne pas sortir avant dix ans: "Cela n'a posé aucun problème à Xavier Huillard, c'est dans la mentalité du groupe." Une façon de se démarquer des autres. Eiffage n'a-t-il pas revendu 80% de sa participation dans la société Optimet, qui gère quatre prisons, deux ans après leur livraison? Un grand maître d'ouvrage l'assure: "Nous sommes sûrs que Vinci restera aux manettes jusqu'au bout, ce qui n'est pas le cas de ses concurrents."

Principe de sélection

Fort de ce savoir-faire, Vinci n'a de cesse d'élargir son spectre. Dans les aéroports, le ferroviaire ou les stades. Le groupe ne dirait pas non au rachat d'Aéroports de Paris (ADP) que l'Etat pourrait un jour privatiser pour de bon. Histoire de prendre date, Vinci a déjà mis un pied en achetant 3,3% de cette entreprise sous contrôle public, mais cotée à la Bourse de Paris. En revanche, l'eau ou les déchets, pas question : "Il y a bien assez à faire dans les concessions d'infrastructures." Et les ports? Pas pour l'instant: "Nous exerçons toujours en France un savoir-faire avant de partir à l'international." Mais avec les autoroutes, les avions et les voies de trains à grande vitesse, Vinci a déjà maillé son territoire: quelle que soit l'évolution des habitudes de circulation des Français, il s'y retrouve: ce qu'il perd sur la route, il le récupère sur le TGV ou l'avion!

Complémentarité, donc, au sein du pôle concessions, mais complémentarité aussi avec la construction. Du moyen terme qui s'échelonne sur deux à quatre ans. Et où Vinci est le plus rentable. A 4,6% de marge, il dépasse les 3,6% de Bouygues Construction et les 2,4% d'Eiffage. Avec la crise vient la guerre des prix. Xavier Huillard le répète: "Je privilégierai toujours la marge au volume. Ce qui compte, c'est de bien sélectionner les clients." Une attitude vécue comme une forme d'arrogance dans le milieu. "Ils arrivent un peu en terrain conquis, sûrs d'être les meilleurs. J'ai même entendu monsieur Huillard me dire: "C'est à vous de nous désirer" ! "raconte un important donneur d'ordres. Chez Bouygues, on insiste sur la morgue de ce concurrent qui, lorsqu'il perd, "ne comprend pas et brandit très souvent la menace judiciaire". Cet état d'esprit, c'est la botte secrète de Vinci: "Bouygues, c'est l'armée américaine. Nous, c'est la guérilla."

Xavier Huillard est fer de diriger une constellation de PME. Christian Labeyrie, le directeur financier, en soupirerait presque: "Vinci consolide 2 250 sociétés!" En Ile-de-France, par exemple, quand Bouygues s'affiche avec une filiale unique, Vinci en compte huit. Chacune, en principe, a son marché: Sicra pour la préfabrication, CBC pour les bureaux, ou GTM pour la rénovation sociale et les partenariats public-privé. Mais, en réalité, "elles se bastonnent franchement", s'amuse un avocat spécialisé. Sur le terrain, l'efficacité est redoutable. Un concurrent malheureux raconte: "Quand Vinci attaque un marché sur deux fronts, ils ont, évidemment, deux fois plus de chances de gagner!" Xavier Huillard a beau le nier, les exemples ne manquent pas.

Tactique du morcellement

Rien que sur Paris, GTM et Bateg s'affrontent pour construire le siège de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), comme CBC et GTM l'avaient fait pour le campus de l'Ensta et la rénovation du centre sportif de l'Insep dans le bois de Vincennes. GTM vient par ailleurs de gagner la Cité des loisirs de Courbevoie, contre un groupement Dumez et Sicra! Sans doute "un peu limite côté Code des marchés publics", selon un concurrent, la décentralisation est revendiquée par Xavier Huillard: "Grâce à ce système, je suis persuadé que Vinci peut grandir sans grossir. Car le plus grand péril de nos organisations, c'est la menace bureaucratique." C'est aussi sa seule angoisse: "Que l'une de nos filiales pousse trop loin de nous, hors de notre culture..." Faute de contrôle suffisant, certaines entités, en Hongrie ou en Pologne, se sont mises à "diverger".

Autre inconvénient du morcellement: la perte de compétitivité sur les grosses affaires. Sur les contrats à plusieurs centaines de millions d'euros, "nous sommes obligés de trouver un consensus entre nous, ce qui ne correspond pas forcément à l'optimum", reconnaît un baron de la constellation Vinci. Bruno Vieillefosse, responsable du projet du Pentagone à la française au ministère de la Défense, explique que Vinci "a perdu quelques points de marge en se présentant avec quatre sociétés chapeautées d'une autre structure". Pour quelques "points de marge" - qui valent de l'or en période de disette budgétaire -, c'est Bouygues qui a raflé ce marché à 1,8 milliard.

Pour bien colmater son remblai, entre concession et construction, Vinci s'est trouvé un troisième gisement, de microcailloux cette fois: Vinci Energies. Une foultitude de petites affaires - 40.000 euros en moyenne - sur quelques mois, à la rentabilité meilleure que le BTP (5,6%) et peu sensible aux cycles. Climatisation, chauffage, éclairage public, centrales solaires ou réseau de tramway, ce business explose. Comme Xavier Huillard à son évocation: "Les métiers de l'énergie sont superbes! Je ne serais pas étonné si nous doublions la taille de ce pôle dans dix ans."

C'est d'autant plus facile à dire qu'il l'a déjà fait: entre 2005 et 2011, Vinci Energies est passé de 3,5 à 8,7 milliards d'euros. Grâce à une action menée de main de maître par Xavier Huillard lui-même en 2010: l'acquisition de Cegelec. En 2008, le fonds Qatari Diar rafe le dossier en prenant le contrôle. Huillard ne se décourage pas: "Je leur ai fait comprendre que j'étais preneur. Un an plus tard, l'affaire était conclue." Vinci prend le contrôle de la société en offrant au fonds souverain, en échange, un ticket dans son propre capital. Aujourd'hui, le Qatar possède 5,6% de Vinci et, dans le secteur, le groupe a distancé la filiale énergie de Bouygues, ETDE. Mais chez Martin Bouygues, on s'endette 3,3 fois moins, et surtout, remarque un membre de l'état-major de Vinci, "jamais il n'aurait pu le faire, car la participation de 21% de la famille aurait été diluée". La constellation de Xavier Huillard a sa culture propre. Elle n'est pas celle du capitalisme familial.

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 19:58

 

 

Par Okeanos

11 novembre 2012 - 13:54

(dernière modification le 11/11/2012 - 21:35)

 

 

Les faits marquants de la semaine :

La Grèce encore a fait la une des médias internationaux au cours des deux dernières semaines, d’abord en raison de l’arrestation du journaliste Kostas Vaxevanis et d’autres cas de censure des médias, puis en raison du nouveau plan d’austérité familièrement connu comme le 3ème mémorandum  et la discussion sur un retard possible de la nouvelle tranche de sauvetage.

La démocratie en rupture : un nouveau sondage publié par  Public Issue montre la profonde déception de la direction politique ainsi que le fonctionnement des institutions démocratiques. ce sondage est arrivé à la fin de la semaine et mettait en évidence les dysfonctionnements du système politique. Seulement 11% de la population grecque estime que la démocratie fonctionne en Grèce.

Un cas monstrueux d’enlèvement et de torture d’un travailleur immigré par son employeur grec dans l’île de Salamine et les actions  judiciaires et policières qui ont suivi mettent en évidence l’incapacité ou le manque de volonté des institutions de l’Etat pour faire face à de tels cas d’une manière humaine.

Les évènements de la semaine :

Pogroms, violences racistes et fascistes et actions anti-fascistes :

La semaine a commencé avec la poursuite des pogroms fascistes contre les migrants dans le quartier Aghios Panteleimonas d’Athènes, qui a commencé le 31 Octobre, après qu’un coiffeur  grec aurait été poignardé par un immigrés dans son salon de coiffure. Les rapports indiquent que les fascistes se promenaient dans le quartier et chassaient les gens dans les rues, dans un cas au moins, sous la direction des membres de l’Aube Dorée. Cela marque un changement de stratégie dans les attaques racistes/fascistes, car la plupart des cas enregistrés suivaient une stratégie qui consiste à isoler un individu au lieu d’attaquer des groupes. Un journaliste de la télévision SKAI a également été agressé alors qu’il réalisait un reportage sur le pogrom dans la soirée du samedi 03 Novembre.

Le même soir, une manifestation antifasciste dans le quartier de Keiramikos à Athènes, dirigée par des membres de la communauté LGBT qui distribuaient des tracts contre l’homophobie, a été attaquée par 15 individus vêtus de noir qui prétendaient être des membres de la l’Aube Dorée. Un militant antifasciste a dû être transporté à l’hôpital avec une luxation de l’épaule et un autre a reçu un coup de couteau. L’un des militants a déclaré: «Nous ne l’avons peut-être pas choisi, mais l’histoire nous a jeté un gant. Il est temps de le prendre.  »

Le dimanche 04 Novembre au matin, un égyptien de 29 ans a été retrouvé battu et enchaîné dans l’île de Salamine près du Pirée. Il avait été enlevé et torturé par son employeur, un boulanger grec, et trois autres hommes depuis le samedi matin, et a réussi à échapper à ses tortionnaires lorsqu’ils ont  quitté l’écurie où il était retenu pendant plusieurs heures. L’auteur et la victime ont été arrêtés, l’auteur  en raison des accusations de torture, et la victime pour ne pas avoir les documents de séjour légal en Grèce.

Le même jour, un article a été publié dans le Herald à propos d’un touriste néo-zélandais qui a déclaré avoir été battu par la police en Crète. C’est le second cas, signalé de violence de la part de la police sur un touriste en Grèce, le précédent étant un touriste sud-coréen qui a deposé une plainte à l’ambassade de Corée. La police a toutefois publié un communiqué de presse indiquant que le Néo-Zélandais n’avaient pas été détenu par la police mais par les autorités portuaires, qui à leur tour ont affirmé que les blessures qu’il avait subies étaient dues à être ne implication dans une bagarre.

Le dimanche soir, un concert a été organisé dans le stade sportif d’Athènes en solidarité avec les 15 antifascistes qui avaient été arrêtés lors d’une manifestation moto / patrouille à Athènes le mois dernier et qui ont affirmé avoir été torturés par la police. Le taux de participation était immense, avec plusieurs milliers de personnes qui n’ont pas réussi à entrer dans le stade qui était plein à ras bord. Le même soir, cependant, la présence d’escouades fascistes a de nouveau été signalée dans le quartier Aghios Panteleimonas d’Athènes. Une nouvelle démonstration de fascistes et une contre-manifestation des anti-fascistes ont eu lieu dans le même quartier, le vendredi, tandis qu’une attaque par l’AUbe dorée sur la jeunesse du parti communiste a été signalée près de Thessalonique, le mercredi. Le leader du parti communiste va intenter  un procès contre les membres de l’Aube Dorée.

Grèves et manifestations :

Le lundi 05 Novembre, les grèves ont commencé pour certains groupes professionnels dans la préparation de la grève générale de deux jours le 06 et 07 Novembre. Il s’agit notamment du métro d’Athènes et le tram, le personnel de l’hôpital public, la Public Power Corporation et des avocats, ainsi que des journalistes qui sont allés en grève contre les modifications proposées à la caisse de sécurité sociale. Ils ont manifesté à Athènes et Thessalonique. Par ailleurs, l’Union des travailleurs de l’administration locale s’est engagée dans une action collective par l’occupation des mairies et des installations municipales et des bâtiments à travers le pays. 14 professions différentes ont été rapportées le jour suivant en milieu de matinée par des membres de la communauté Radiobubble. Ce total est susceptible d’être plus élevé.

Pendant ce temps, le texte du troisième mémorandum a été finalisé et devait être soumis au Parlement. Cela fut retardé par le ministre de la Justice Roupakiotis, qui ne voulait pas signer le document puisqu’il était profondément en désaccord avec certaines des mesures d’austérité proposées. Il a finalement été convaincu de le signer par le chef de son parti, la Gauche démocratique, à l’issue d’une réunion qui a duré plusieurs heures. Les quelques centaines de pages de l’acte constitutif et ses annexes ont finalement été soumis au Parlement et distribué aux députés lundi soir, ce qui a donné environ 48h aux députés  pour le lire avant le vote du mercredi.

La grève générale décrétée par les syndicats et les partis de l’opposition contre le nouveau plan d’austérité a débuté le mardi 06 Novembre avec des manifestations dans tout le pays. Au cours de la grève de deux jours, la communauté Radiobubble a indentifié des manifestations à Athènes, Thessalonique, Mytilène, Komotini, Patras, Héraklion, Chania, Rethymno, Giannena, Volos, Agrinio, Larissa, Kalamata, Preveza, Corfou et Ptolemaida ainsi que les professions de bâtiments publics tels que l’administration fiscale Héraklion, la préfecture de la Crète, la compagnie des eaux de Thessalonique, le Ministère de la Réforme Administrative, le palais de justice de Samos et plus encore.

Une manifestation relativement faible à Athènes s’est rassemblée devant le parlement et s’est dispersée dans le calme après quelques heures, provoquant la déception des dirigeants syndicaux, il a toutefois été noté que tous les transports publics ainsi que les chauffeurs de taxi ont participé à la grève, ce qui a empêché les gens d’atteindre le lieu de la manifestation . Pendant ce temps, le troisième mémorandum a été discuté et approuvé dans les commissions parlementaires des affaires économiques et sociales.

En raison du fait que ce projet de loi a été présenté comme un seul article afin d’empêcher les députés de voter contre des éléments individuels, les membres juniors de la coalition du parti de la gauche démocratique ont pris la décision de voter « présent » sur le mémorandum mais se sont engagés à voter en faveur du  budget 2013 qui sera porté à un vote au Parlement le dimanche (11 novembre). La position de la gauche démocratique, combinée avec plusieurs voix rebelles de la Nouvelle Démocratie et du PASOK ont conduit à des spéculations quant à savoir si le mémorandum allait passer, sur la taille de la majorité gouvernementale et le risque d’un remaniement du gouvernement.

Le coup d’Etat parlementaire

La grève générale s’est poursuivie le mercredi 07 tandis que le troisième mémorandum était discuté lors de la session plénière du Parlement. La journée a commencé avec les députés de l’opposition de SYRIZA et les Grecs indépendants qui ont déposé une motion de rejet déclarant inconstitutionnels le mémorandum et la procédure d’urgence  qui ne permet que 10 heures de débat.

La situation a rapidement évolué pour devenir un cirque(voir ici). Le Président du Parlement, M. Meimarakis a tout d’abord demandé à ceux qui étaient présents dans le parlement à moitié vide se lever s’ils appuyaient la motion d’inconstitutionnalité, et a décidé que ceux qui s’opposaient à elle étaient plus nombreux. SYRIZA a contesté cette décision et a demandé un vote par appel nominal. Une pause d’une demi-heure a été étendu à plus d’une heure et 15 minutes pour permettre aux partis de la coalition du gouvernement de rassembler leurs députés qui étaient absents de la chambre.

Une fois le parlement rempli,  SYRIZA a contesté la procédure suivie par le Président, en lui rappelant que les règles parlementaires permettent une pause de 10 minutes maximum avant un vote par appel nominal. En outre, SYRIZA a souligné que les photographies du vote a montré une nette majorité de ceux en faveur de l’inconstitutionnalité, et a refusé de participer à l’appel indiquant que le vote avait déjà eu lieu, appelant cette  procédure un coup d’Etat.

Après des querelles juridiques et beaucoup de désaccords, SYRIZA a quitté le parlement et un vote par appel nominal a eu lieu :  147 députés ont considéré la procédure constitutionnelle et 47 inconstitutionnelle. Quelques minutes après le vote par appel nominal, il a été annoncé que la Cour suprême a jugé «toutes les mesures difficiles» de la politique d’austérité inconstitutionnelles. Même si cela n’a pas empêché le débat parlementaire de se poursuivre, il est susceptible de constituer une base de recours juridiques au mémorandum à l’avenir.

La manifestation du 7 novembre

Une grande manifestation s’est déroulée devant le parlement alors que les discussions se poursuivaient dans le parlemnt. Des dizaines de milliers de manifestants étaient rassemblés sur la place Syntagma et dans les rues et avenues avoisinantes, tandis que d’autres manifestations ont eu lieu dans d’autres villes du pays. Le groupe parlementaire SYRIZA a quitté le parlement et a déployé une grande banderole disant « vous détruisez le pays, partez maintenant », avant de rejoindre la manifestation. Les manifestants sont resté aussi longtemps qu’ils le pouvaient sur la place, sous une pluie torrentielle, avant le début des affrontements, des manifestants jetant des cocktails Molotov et des fusées éclairantes sur la police et la police répondant par l’usage intensif de  gaz lacrymogènes. Les canons à eau ont été utilisés pour la première fois pour disperser les manifestants. Le centre d’Athènes s’était vidé des manifestants en milieu de soirée, 103 manifestants ont été arrêtés, 5 détenus et 2 ont dû être transférés à l’hôpital.

Le vote du Mémorandum 3

Le cirque des travaux parlementaires a repris pendant la soirée où le ministre des Finances Stournaras a mis en lumière une note manuscrite modifiant les termes du plan d’austérité affectant les salaires et le statut du personnel du parlement. Les employés du parlement ont immédiatement décidé de faire grève, ce qui signifie que la session devait se poursuivre sans eux. Là encore, tous les partis de l’opposition ont contesté la légalité de la procédure, mais en vain. Le vote par appel nominal sur le mémorandum a finalement eu lieu aux alentours de minuit. Le résultat : 153 OUI, 128 NON et 18 ‘PRESENTS’.

6 députés du PASOK et un député de la Nouvelle Démocratie qui ont voté contre la ligne de leurs partis respectifs ont été immédiatement radiés de leurs partie. Il est également intéressant de noter que deux députés ont voté contre la ligne de leur parti Gauche Démocratique.

Le gouvernement de coalition, qui avait commencé avec une majorité de 179 députés après les élections, n’a pu rassembler une mince majorité de 153 voix pour le 3ème mémorandum.

La nouvelle composition du parlement

Jeudi 08 Novembre,  une nouvelle défection était à noter du côté du PASOK, celle du député Mimis Androulakis, qui a annoncé qu’il devenait indépendant. Cela laisse la composition du parlement comme suit: 126 députés pour la Nouvelle Démocratie, 71 pour SYRIZA, 26 pour le PASOK, 20 pour les Grecs Indépendants, 18 pour l’Aube Dorée, 16 pour la Gauche Démocratique, 12 pour le KKE et 11 sans étiquette. Le leader de la Gauche Démocratiques, Fotis Kouvelis, a demandé la démission de deux députés de son parti qui ont voté contre la ligne du parti, ce qu’ils ont refusé.

L’érosion rapide de la majorité gouvernementale a conduit à plus de spéculation en ce qui concerne la possibilité d’un remaniement du gouvernement et même à une perspective d’un effondrement dans les prochains mois.

Les premiers effets du Mémorandum 3 et la poursuite des grèves

L’encre était à peine sèche sur le 3ème mémorandum que 75 employés de la municipalité d’Athènes non diplômés de l’enseignement supérieur ont été informés qu’ils étaient licenciés.

Il a également été rapporté qu’un homme de 60 ans s’est suicidé quand il a découvert que sa pension d’invalidité serait suspendue.

Les actions de grève et de protestation se sont poursuivies avec le syndicat de la Public Power Corporation  qui a occupé les bureaux principaux pour protester contre les hausses prévues du coût de l’électricité. Le métro d’Athènes et les taxis n’ont pas fonctionné par pour le 3ème jour consécutif et les syndicats de journalistes ont annoncé des arrêts de travail sur les questions relatives au changement de leur caisse de sécurité sociale et des conventions collectives ainsi que des cas de censure.

Policiers infiltrés parmi les manifestants : la controverse entre Syriza et le ministre de l’Ordre Public Nikos Dendias

La controverse entre SYRIZA et ministre de l’Ordre public, Nikos Dendias a atteint un nouveau niveau cette semaine après que les députés du  SYRIZA sont descendus dans les rues d’Athènes le mardi matin pour enquêter sur des policiers en civil se faisant passer pour des manifestants. Le site affilié SYRIZA left.gr  a publié un rapport, ainsi que des photos et des vidéos qui montrent que des policiers en civil se font passer pour ces manifestants qui sont souvent responsables d’un grand nombre de détentions préventives avant les manifestations.

En outre, certains des policiers en civil étaient équipés de capuches, ce qui signifie qu’ils peuvent être des agents provocateurs. Nikos Dendias dans un communiqué de presse a décrit les pratiques SYRIZA comme illégal et fasciste, concluant que «le rouleau descente antidémocratique SYRIZA continue ».

Il convient toutefois de noter que, par sa déclaration, le ministre reconnaît implicitement la présence de policiers en civil dans les manifestations. Le bureau de presse SYRIZA a répondu que le ministre de l’Ordre public se préoccupe davantage de diffamer le SYRIZA que de garantir le droit du public de participer en toute sécurité à des manifestations.

Le parquet d’Athènes a ordonné jeudi une enquête contre le site left.gr pour examiner si la publication des photos de policiers en civil viole les lois sur la protection des données personnelles. C’est le même procureur qui a demandé l’arrestation de l’administrateur web de la page Facebook satirique Geon Pastitsios et du journaliste  Kostas Vaxevanis.

Un sondage qui en dit long

La publication du sondage politique jeudi soir a clairement montré la déception des citoyens envers les dirigeants politiques du pays et  le fonctionnement des institutions démocratiques.

Seulement 11% des personnes sondées ont indiqué qu’ils étaient satisfaits de la façon dont les institutions démocratiques fonctionnent en Grèce tandis que 81% ont indiqué qu’ils n’étaient pas satisfaits et 8% qu’ils croyaient que la démocratie était déjà abolie. Le sondage a en outre souligné la déception avec les partis politiques même si le fait que 26% des personnes sondées ont répondu spontanément que les partis politiques et les politiciens sont le principal problème du pays.

Mémorandum signé mais un plan de sauvetage pas encore assuré

L’élément principal du vendredi 09 Novembre a été le débat quant à savoir si la Grèce recevrait la tranche de 31?5 milliards d’euro du plan de sauvetage  en temps voulu. Le gouvernement a répété que le 3ème mémorandum devrait être voté avant le 07 Novembre et le budget 2013 le 11 Novembre pour que les ministres des Finances de la zone euro puissent prendre la décision de libérer la tranche lors de la réunion du le lundi 12 Novembre, en faisant ncore valoir que les caisses de l’Etat seraient vides avant le 16 Novembre.

Le vendredi Cependant les Grecs ont été soumis à une série de déclarations et de contre-déclarations des responsables grecs et européens concernant la tranche d’aide, avec des rumeurs sur le fait que cette tranche pourrait ne pas être versée avant des semaines, voire plusieurs mois. Les décaissement de la tranche d’aide n’est toujours pas connue.

Retour sur l’enquête de Walid, l’égyptien torturé par son patron

L’enquête sur le cas du travailleur migrant égyptien qui avait été kidnappé et torturé par son employeur a continué tout au long de la semaine, avec  la libération du tortionnaire sous des conditions restrictives le jeudi. La victime a témoigné à la cour du Pirée le lundi, tandis que les migrants égyptiens et d’autres ont manifesté devant l’ambassade d’Egypte le vendredi.

Il est apparu que la victime de l’enlèvement et de la torture n’avait pas été arrêté que pour son manque de papiers de séjour légal en Grèce, mais s’est également vu refuser l’accès à une grande partie des soins indispensables et pourraient être menacés d’expulsion. Cela est toutefois devenu une pratique courante par la police grecque, tel que cela a été rapporté par les groupes des droits de l’homme, d’arrêter et de déporter les victimes de violences racistes pour cause d’absence de  titre de séjour.

L’actualité à venir:

Dimanche 11 novembre :  vote du budget 2013 et manifestation à 17h à Athènes, Thessalonique et Heraklion
Mercredi  14 novembre : grèce paneuropéenne contre l’austérité
Samedi 17 Novembre : anniversaire du début de la révolte des étudiants contre la junte

Texte (anglais): @IrateGreek

Traduction et titrage : @Okeanews


L’émission de RadioBubbleInternational (par @IrateGreek) de la semaine en audio (langue anglaise) :

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source : OkeaNews

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 19:27

 

- le 11 Novembre 2012

 

 

Banderole lors des manifestants de mercredi

   

 

Plusieurs milliers de manifestants affluaient ce dimanche soir devant le Parlement dans le centre d'Athènes pour protester contre le budget de rigueur 2013, qui doit être voté dans la nuit.


En colère contre la poursuite des politiques d'austérité, avec des économies budgétaires de plus de neuf milliards d'euros et une récession de -4,5% prévue en 2013, les syndicats du privé GSEE et du public Adedy ont appelé à des manifestations contre les mesures "antipopulaires" du budget. "Arrêtons la catastrophe, organisons le renversement" (du gouvernement), proclamait une banderole du principal parti d'opposition Syriza (gauche radicale). "Qu'on les chasse", lisait-on sur une autre banderole.

L'autre défilé organisé par le Front de lutte des travailleurs (Pame), proche des communistes, devait rejoindre le cortège des syndicats sur la place Syntagma.

9 milliards de coupes budgétaires

Le projet de budget 2013, qui doit en principe être adopté par les députés de la coalition gouvernementale, droite-socialiste-gauche démocratique, qui ne compte plus que 168 députés sur 300, prévoit des économies de plus de 9 milliards d'euros, dont 7,6 milliards proviennent des coupes dans salaires et retraites.

La manifestation intervient quatre jours après l'adoption par le Parlement d'une loi pluriannuelle 2013-2016 fixant le cap de 18 milliards d'euros d'économies budgétaires sur la période, malgré un rassemblement de quelque 70.000 personnes dans les rues opposées à la rigueur.

  • A lire aussi:

Les députés votent, les manifestants matraqués

Nouveau plan d'austérité voté en Grèce dans la douleur

S.G.

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 19:25

 

Nouvel Observateur - Créé le 11-11-2012 à 20h01 - Mis à jour à 20h10

 

ATHENES (Sipa-AP) - Des centaines de manifestants se sont rassemblés autour du Parlement grec dimanche soir alors que les députés devaient voter, avant minuit, sur le projet de budget 2013 qui prévoit notamment une baisse de pensions et de salaires.

Ce vote survient quatre jours après l'adoption de justesse, pour cause de coalition gouvernementale divisée, de nouvelles mesures d'économies d'un total de 13,5 milliards d'euros.

Athènes espérait que l'adoption des nouvelles mesures d'austérité lui redonnerait un peu d'air mais le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a prévenu dimanche que les conditions n'étaient pas encore réunies pour que lui et ses homologues de la zone euro débloquent la prochaine tranche d'aide à la Grèce lors de la réunion de l'Eurogroupe prévue lundi. "Nous voulons tous (...) aider la Grèce, mais nous n'allons pas subir de pressions", a-t-il lancé lors d'une interview accordé à l'hebdomadaire allemand Welt am Sontag.

M. Schäuble a ajouté que les inspecteurs de la troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) ne vont peut être pas rendre leur rapport sur la situation de la Grèce lundi. La Grèce affirme que les caisses de l'Etat seront vides le 16 novembre.

Le Parlement allemand doit avoir l'opportunité de "vérifier (les comptes grecs), discuter et décider" avant de débloquer la prochaine tranche d'aide, a ajouté le ministre allemand.

Pendant ce temps, à Athènes, des dizaines de milliers de personnes étaient attendues autour de parlement grec pour une manifestation contre le budget 2013. Lors de la dernière séance parlementaire d'il y a quatre jours, des manifestations contre l'austérité avaient rassemblé 80.000 personnes devant le Parlement, au second jour d'une grève générale. Des affrontements avaient éclaté avec la police, qui a arrêté cinq personnes et fait usage de canons à eau pour la première fois depuis des dizaines d'années.

Selon un sondage publié dimanche par le journal grec To Vima, 66% de la population s'oppose au nouvelles mesures d'austérité alors que 52% des Grecs estiment que le gouvernement devrait avoir plus de temps pour gérer la crise économique que traverse le pays.

Toujours selon ce sondage, réalisé sur un panel de 1.017 personnes, 86% des personnes intérrogées souffrent de difficultés financières après quatre ans de récession. Le taux de chômage a dépassé jeudi la barre des 25%.

ic/AP-v/sb

 

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 18:58

 

« Voici mon numéro. Appelez-moi si vous voulez qu'on regarde ensemble vos fiches de paie. Vous avez des droits, vous devez être payé comme un travailleur français selon la grille des qualifications. » Laurent Dias n'a pas de carte de visite mais toujours un bout de papier sur lui où griffonner son numéro de téléphone portable. Secrétaire de la section Auvergne de la CGT construction, ce fils d'immigrés portugais, plombier de métier, toujours vêtu d'un vieux jean et de chaussures de chantier, parcourt la région au volant de sa Clio de fonction, avalant 30 000 kilomètres par an.

Avec la patience et le flair d'un inspecteur de police dont il a pris les tics à force de « descentes de chantier », il traque les dérives du détachement temporaire de travailleurs européens en France. Recense les ferrailleurs polonais, les maçons portugais, les soudeurs roumains, « payés comme des esclaves ». Fait la guerre aux petites et grosses boîtes qui redoublent d’imagination pour profiter de cette main-d’œuvre au meilleur coût. Et alerte l'Inspection du travail.

 

 
© Rachida El Azzouzi

Ce mercredi 7 novembre, l'élu syndical fait route avec Aurore, la juriste de leur section, et une stagiaire en droit qui prépare le concours du barreau, en direction de Cournon, une commune à quelques kilomètres de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Dix Portugais, détachés par une agence d'intérim portugaise sur un chantier de BTP, seraient payés 700 euros brut tout compris pour 40 heures hebdomadaires – salaire, panier repas, hébergement et transport inclus !

Il a reçu la copie d'un contrat la veille. Chemin faisant, il s'inquiète de trouver « les Portugais » sur place. Souvent, il doit repasser plusieurs fois avant de nouer un contact. Soit les ouvriers sont absents, soit ils ont peur de parler et d'être renvoyés dans leur pays d'origine manu militari pour avoir brisé le silence. Pas ce matin.

Assis sur des blocs de matériaux, devant les préfabriqués qui servent de cantine, les intérimaires portugais, tous originaires de Braga, au nord du pays, région sinistrée par le chômage où le bâtiment est en crise, terminent leur pause déjeuner et se réchauffent sous le soleil hivernal à l'écart des « Français ». Laurent Dias les reconnaît à dix mètres, à leurs habits, toujours, un jean et des chaussures troués.

« On dirait des clochards à côté des Playmobil en bleu de travail qui ont droit à une tenue neuve de chantier par an », lâche ce fils d'immigrés portugais, réfugiés politiques en Auvergne dans les années soixante. Il parle la langue du pays, un atout précieux pour communiquer et susciter la confiance.

 
© Rachida El Azzouzi

Après quelques minutes de défiance, « le courant passe ». Manuel (*), la cinquantaine, est content de voir « un syndicaliste », et confirme les salaires. Prêt à fournir ses fiches de paie, il est le plus révolté de la bande, le plus calé en droit français. Il grille cigarette sur cigarette de colère, en répétant « França, païs de banana », « la France est une République bananière ».

Même en Espagne, où il a travaillé quinze ans, il gagnait mieux sa vie, raconte-t-il. « Là-bas, l'inspection du travail ne perd pas de temps. Elle verbalise directement les patrons qui n'appliquent pas la loi sur les chantiers. » Ses collègues acquiescent. Roberto (*), le plus jeune, le supplie, cependant, de ne pas faire de scandale et lui déconseille de montrer les fiches de paie « sinon retour Portugal », dit-il en roulant les « r ».

Laurent Dias n'est pas surpris : « Les gars vivent la peur au ventre. Ils se savent sur la sellette. Aller voir un syndicat, c’est risquer le retour au pays. » Il leur laisse ses coordonnées et repart, « pas certain de les revoir à la permanence ». Contacté par téléphone par Mediapart, l'employeur, à la tête d'une trentaine salariés, fait mine de tomber des nues devant la copie du contrat, assure être en règle. Il promet de se renseigner sur les pratiques du sous-traitant, de stopper le contrat si nécessaire et jure méconnaître les conditions de salaire « des Portugais » : « On n'a pas plus d'informations que ça sur leurs contrats. Tout se passe au Portugal selon le droit de là-bas. On n'intervient pas. »

C'est la première fois, dit-il, qu'il fait appel à ce type de sous-traitance sur les recommandations de collègues entrepreneurs qui l'utilisent « depuis des années ». « On s'y met tous à cause des délais de plus en plus courts pour finir les chantiers, pour éviter les pénalités, pas pour l'argent. On n'y gagne rien, à peine une petite marge », justifie l'entrepreneur qui ne fait que « copier les majors du BTP ».

«Il faudrait que je passe deux mois sur chaque dossier et que je puisse aller en Pologne»

Depuis la directive Bolkestein et avec la crise économique qui secoue l'Union européenne, la circulation des « détachés » explose, pas que dans les régions frontalières. Le nombre de déclarations de détachement est ainsi passé de 1 443 en 2000 à 35 000 en 2009. Mais ce n'est que la partie visible et la plus en règle de l'iceberg, comme le rappelle un rapport de la Commission des affaires européennes déposé en février 2011 à l'Assemblée nationale, car un tiers seulement des cas de détachement sont déclarés. On estime en réalité ces itinérants du grand marché européen à plus de 300 000.

Exponentiel depuis une dizaine d'années, le phénomène se banalise en France. Avec lui, les cas de fraude en tous genres, de l'absence de couverture sociale à l'optimisation fiscale. Dans les secteurs à forte main-d'œuvre, le bâtiment, l'agriculture, la restauration, petits et gros patrons affectionnent de plus en plus ces nomades low cost qui n'ont plus de travail chez eux et dont la force, la docilité sont vantées (vendues) sur le web.

Des travailleurs « importés » via des prestataires de services, des entreprises sous-traitantes ou des agences d'intérim étrangères, spécialistes du contournement d'une législation ultra-sophistiquée, qui jouent sur le temps de mission, font en sorte qu'elle dure moins de trois mois, pour que les détachés dépendent du droit du travail de leur pays d'origine et non de la France.

 

 

Un vrai business s'est développé. Tapez “travailleur polonais” ou “portugais” dans Google et vous ne saurez plus où donner de la tête, entre les agences d'intérim et les entreprises de gros-œuvre promettant des prix défiants toute concurrence. Ici, une petite annonce bourrée de fautes d'orthographe et en mauvais français d'une société portugaise fournissant « main d'ouevre flexible en tout la France dans le bâtiment ». , une agence polonaise spécialisée dans le recrutement d'ouvriers polonais courageux et motivés.

Bien souvent, les « détachés » constituent le gros des troupes sur des chantiers de prestige sans que leurs conditions de travail, de rémunération, d'hébergement, contraires à la législation française, ne dérangent. « Il faut voir les magouilles, les sociétés écrans au Luxembourg qui échappent aux cotisations sociales, les entreprises “boîtes aux lettres” dans les pays de l'Est sans y avoir d'activité réelle, spécialement créées pour détacher de la main-d'œuvre à bas prix, qui paient la plupart du temps au taux horaire du pays d'origine », constate un directeur du travail « dépassé par l'ampleur et la complexité du phénomène ».

Ses services sont « impuissants, débordés, pas toujours suivis par les parquets malgré les procès-verbaux pour délit de marchandage et prêt de main-d'œuvre lucratifs », raconte-t-il sous couvert d'anonymat. « Avec des modes de contrôles archaïques, de l'ère Cro-Magnon, nos agents ne peuvent pas lutter contre un système opaque qui passe par Internet, plusieurs pays et des législations toutes plus complexes. Ce ne sont pas les conventions de coopération avec les pays voisins qui vont régler la problématique. Tout cela prend un temps fou par rapport au temps réel de la vie. Entre le moment où le contrôleur descend sur le chantier et celui où il revient avec un traducteur assermenté près de la cour d'appel, les ouvriers exploités sont déjà partis ! »

Dans les unités territoriales des « Direccte », les directions régionales du travail, la révision générale des politiques publiques n'a pas simplifié les choses en saignant les effectifs. À peine 1 200 en France, les inspecteurs du travail se disent démunis devant les montages retors et chronophages, difficiles à traquer, à prouver.

 


« Il faudrait que je passe deux mois sur chaque dossier, que j'aie le droit de me déplacer en Pologne, en Suisse ou dans les Pyrénées selon le siège social des sous-traitants, que je puisse démêler la chaîne mais je ne suis pas un officier de police judiciaire », témoigne un inspecteur « teigneux », qui n'a pas de nouvelles des PV transmis il y a un an à la justice et qui ne peut pas « sortir de son territoire ». Signe du désarroi de la profession, poursuit-il, « le forum de discussion installé sur l’intranet de la Direction de la population et des migrations, le deuxième plus visité après celui consacré aux 35 heures ».

Partout en France, selon leur représentativité dans les branches, les syndicats, FO, CFDT, CGT, se saisissent du problème, dénoncent « ces filières mafieuses comme le trafic de drogue ». Cet été, l'inspection du travail a momentanément stoppé le chantier du stade de Nice, un partenariat public-privé, après la mort de deux Polonais à quelques jours d'intervalle.

« L'un, de 54 ans, a fait un AVC, le second, âgé de 64 ans, responsable de sécurité, a fait une chute de six mètres. Ils étaient employés par la société Lambda basée à Cracovie, sous-traitante d'un entrepreneur d'Avignon, lui-même prestataire de Vinci. Ils étaient là pour payer les crédits de leurs maisons au pays. La Direccte des Alpes-Maritimes n'a pas laissé faire. Elle a contraint Vinci à imposer au sous-traitant polonais que tous soient payés selon la convention collective du bâtiment français », raconte Miloud Hakimi, délégué CGT au comité de groupe Vinci.

La fédération de la CGT construction est bien décidée à déclarer la guerre aux sous-traitants peu scrupuleux. Elle rassemble ce lundi 12 novembre 1 500 délégués à La Plaine Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), pas très loin d’un gigantesque chantier pointé du doigt, celui du siège de l’opérateur SFR, et doit évoquer le sujet de la sous-traitance étrangère. Le 4 décembre, elle lui consacrera un colloque national spécifique.

Alors que la commission nationale de lutte contre le travail illégal se réunit, le lendemain, mardi 13 novembre, sous l'égide du premier ministre (lire la tribune d'Hervé Guichaoua, juriste en droit social sur Mediapart), la CGT construction entend sensibiliser le ministre du travail sur ce fléau qui « tire les salaires vers le bas et exploite les plus fragiles ».

Elle n'a de cesse d'écrire aux majors du BTP, Vinci, Eiffage, Bouygues, pour les alerter. En vain. « Ils sont tous contre dans la parole mais tous adeptes du dumping social dans les actes », peste Éric Aubin, le patron de la fédération cégétiste. Il réclame plusieurs mesures : « L'application systématique du droit français aux sous-traitants étrangers, la limitation à deux niveaux de la sous-traitance en cascade, le renforcement de la responsabilité fiscale et sociale des prestataires de services et plus de moyens de contrôle pour les agents de l'inspection du travail. »

 

« Si tu prends les textes, le monde est parfait mais tout le monde s'assoit dessus »

Laurent Dias, le secrétaire auvergnat de la CGT construction, sera du voyage car l'Auvergne n'échappe pas aux fraudes. « Ce qui se passe à Clermont-Ferrand, c'est ce qui se passe puissance mille dans les grandes métropoles. » L'inspection du travail n'y a pas de section « travail illégal » comme sur la Côte d'Azur ou en Île-de-France, mais elle ne chôme pas pour autant.

À la ville comme à la campagne, les entreprises, affiliées à la Fédération française du bâtiment, la principale organisation patronale, officiellement vent debout contre le dumping social, plébiscitent la prestation de services internationale, principalement de la péninsule Ibérique et des pays de l'Est.

 

Laurent Dias, secrétaire de la section Auvergne de la CGT Construction 
Laurent Dias, secrétaire de la section Auvergne de la CGT Construction© Rachida El Azzouzi


« Si tu prends les textes, le monde est parfait mais tout le monde s'assoit dessus », s'indigne Laurent Dias de retour dans les bureaux de sa section, au deuxième étage de la maison du Peuple, à Clermont-Ferrand. Il étale les dossiers en cours qui finissent ou finiront « classés sans suite comme les autres ». Celui du Carré Jaude II, dont le promoteur est Eiffage construction, les a préoccupés durant des mois sans qu'ils puissent prouver une quelconque dérive.

Monstre de béton, de verre et d'acier, c'est l'un des grands chantiers immobiliers de la capitale auvergnate, le plus important de France dans un hypercentre. D'après la CGT, « des Polonais étaient payés à la tâche, à la tonne de ferraille et des Portugais n’ont pas été payés ». Point commun : ils étaient employés par ASTP, placée en procédure de sauvegarde depuis, et connue pour ces pratiques, et Sendin, deux sociétés d’armaturiers tenues par des frères. Thierry Julien, le directeur de projet sur le chantier pour Eiffage, dément « de telles pratiques ». S'il y a effectivement eu recours à ces sous-traitants pour des intérimaires originaires du Portugal et de Pologne,  « les papiers étaient en règle ».

Laurent Dias n'est pas convaincu. Il n'a jamais retrouvé les salariés : « Il y a ceux qui repartent au pays ou sur d'autres chantiers, basculant dans la clandestinité. » Il bute en ce moment sur un autre dossier : le cas d'une entreprise de plomberie qui a fait venir deux Polonais « dans des conditions douteuses » via Commerce et communication Polska, une agence de recrutement française, à la tête d'une filiale à Varsovie. L’élu syndical n'arrive pas « à remonter le fil ». Le site internet est toujours actif mais le numéro de téléphone, mis en évidence, n'est plus attribué. D'après l'ancienne attachée de presse qu'il réussit à joindre après plusieurs tentatives, la boîte aurait déposé le bilan il y a quatre ans. Pourtant, le syndicaliste a en sa possession le contrat signé d'un Polonais par cette agence pour le compte de l'artisan-plombier début septembre 2012.

« C'est que le directeur a dû garder la branche commerce à Varsovie », avance, gênée, l'ancienne salariée avant de lui raccrocher au nez. Bien connu sur la place clermontoise, le jeune patron de cette agence repérée par l'Inspection du travail est injoignable. Mediapart a essayé par plusieurs canaux. En vain. L'employeur qui a fait appel à ses services nous met en relation avec une certaine Justina, sa collaboratrice, mais au bout du fil, on tombe sur un répondeur en langue polonaise.

L'artisan, qui ne veut pas d'ennuis, se défend d'être « mêlé à des trafics » : « On ne m’y reprendra pas deux fois. La sous-traitance m'a coûté plus cher que mes gars, ils ne parlaient pas un mot de français, ce qui crée des tensions sur le chantier et ils travaillaient guère mieux. » Il s’était tourné vers les « étrangers », « à force d'être harcelé par des mails et des appels de Polonais » et parce que « les Français ne veulent plus travailler ou alors ils veulent tous être à 25 euros de l’heure ».Le téléphone de Laurent Dias sonne. On lui signale un nouveau chantier « douteux » :un hôpital en rénovation, « encore des Portugais et des Roumains payés au Smic de leur pays d'origine ». Il a soudain « mal au cœur » : « Quand les majors du BTP détachent leurs cadres français au Portugal, ils ne sont pas soumis au Smic portugais. On a une monnaie unique, on doit pouvoir avoir des droits sociaux uniques. »

 


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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 18:41

 

Rue89 - Sylvain Gouz - Journaliste
Publié le 11/11/2012 à 16h56

 

Nul doute que le tête-à-queue gouvernemental sur l’augmentation de la TVA constituera un bel épisode de la conférence de presse du président de la République, mardi.

  • François Hollande pourra toujours faire valoir qu’à côté de l’augmentation de 7 à 10% du taux intermédiaire et de 19,6 à 20% du taux normal, il est prévu une baisse de 5,5 à 5% du taux réduit, la balance est loin d’être égale.
  • François Hollande pourra ajouter que la TVA – surtout celle au taux normal – frappant également les produits importés, ceux-ci contribueront à l’effort national. Ce fut d’ailleurs l’argument des défenseurs de la TVA sarkozienne.
  • François Hollande, cependant ne se risquera probablement pas à admettre que, plus indolore parce qu’invisible au premier coup d’œil, la hausse de la TVA sera politiquement moins risquée que ne l’aurait été un relèvement de la CSG. Car celle-ci serait apparue clairement au bas de chaque feuille de paie. Mais elle aurait eu néanmoins comme grand avantage – au regard de la justice fiscale – de faire participer tous les revenus – y compris ceux du capital – au financement du « Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi ».

Une question irrévérencieuse

A ce moment, j’imagine qu’un de mes confrères, une de mes consœurs, se lèvera pour poser une question quelque peu irrévérencieuse :

« Monsieur le Président, qui a écrit : “Je veux engager une grande réforme fiscale : la contribution de chacun sera rendue plus équitable par une grande réforme permettant la fusion à terme de l’impôt sur le revenu et de la CSG dans le cadre d’un prélèvement simplifié sur le revenu (PSR)” ? »

Evidemment, chacun connaît la réponse, elle date de janvier 2012. Il s’agit de la proposition numéro 14 des « engagements » du candidat François Hollande. Bien sûr, au milieu de cette phrase prometteuse, figure une incise : « à terme ». Mais « à terme de quoi ? », autrement dit à quand ce rapprochement ?

Ce devrait être la pierre angulaire de la justice fiscale promise qui n’en est aujourd’hui qu’à ses prémisses. Cette « révolution fiscale » ferait en effet de la CSG un impôt « progressif » dont le taux augmenterait avec les revenus du contribuable et non un impôt proportionnel, c’est-à-dire à taux fixe. C’est la condition essentielle pour faire accepter son relèvement à tous les Français.

En définitive, ne pas avoir mis en œuvre cette réforme dès 2012 – en raison, dit-on, des frilosités de Bercy – explique peut-être pourquoi le gouvernement a choisi de relever la TVA, cet impôt certes intelligent, apparemment indolore mais foncièrement injuste.

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 18:33

 

Rue89 - paradis 10/11/2012 à 17h58
Pierre Haski | Cofondateur Rue89

                                                                                                                                                                                                                             Il y a 527 Français qui ont peut-être des soucis à se faire. 527 résidents français qui disposent d’un compte bancaire dans l’île de Jersey, célèbre paradis fiscal, et qui figurent sur une liste de plus de 8 000 comptes tombée entre les mains d’un « whistle blower », un lanceur d’alerte.

Ces comptes ont été ouverts à la banque britannique HSBC à Jersey, et les autorités fiscales britanniques ont ouvert une enquête sur la base des informations transmises par ce lanceur d’alerte anonyme, selon le quotidien conservateur Daily Telegraph de vendredi. La HSBC, plus grande banque britannique, est déjà sérieusement mise en cause aux Etats-Unis pour des pratiques douteuses.

L’île anglo-normande de Jersey est autonome et possède ses propres systèmes financiers, juridiques et judiciaires.

James Blunt et Sir Mark Thatcher

Selon le quotidien, qui est visiblement bien informé sur ce dossier, ce sont quelque 4 000 comptes britanniques qui intéressent les services de Sa Majesté, et parmi eux, figurent :

  • un trafiquant de drogue en fuite au Venezuela,
  • un homme accusé d’avoir eu plus de 300 armes à feu chez lui en Grande-Bretagne,
  • trois banquiers accusés de fraude,
  • un escroc informatique réputé...

Sur la liste figurent également le chanteur James Blunt et Sir Mark Thatcher, le fils de l’ancien Premier ministre.

L’administration fiscale britannique a confirmé l’information :

« Nous pouvons confirmer que nous avons reçu les données et que nous les étudions. Nous recevons des informations provenant de nombreuses sources dont nous nous servons pour nous assurer que les règles fiscales sont respectées. »

Et si l’on en croit le Daily Telegraph, le lanceur d’alerte dispose d’informations sur plus de 4 000 autres comptes, 527 appartenant à des personnes domiciliées en France, 602 en Israël, 333 en Espagne, 117 aux Etats-Unis...

Où est la liste ?

On ignore si les autorités fiscales britanniques disposent de l’ensemble des données, ou seulement celles qui concernent leurs ressortissants. Dans un cas comme dans l’autre, ces listes intéressent évidemment les autorités fiscales des pays concernés qui pourront soit utiliser les mécanismes de coopération entre gouvernements européens, soit tenter de les obtenir de ce lanceur d’alerte anonyme.

Le journaliste d’investigation David Leloup nous rappelle qu’en 2008, quand l’affaire LGT a éclaté (un DVD des clients d’une banque du Liechtenstein vendu aux services secrets allemands, qui l’ont ensuite transmis au fisc allemand), la France a demandé la sous-liste contenant les clients français au fisc allemand, en vertu d’un tel accord bilatéral signé avec Berlin.

Les listes de détenteurs de comptes offshore, pour la plupart non déclarés dans leur pays d’origine, se retrouvent régulièrement au cœur de l’actualité. Elles sont la hantise des fraudeurs du fisc,

Tout récemment, en Grèce, un journaliste d’investigation, Costas Vaxevanis, a été arrêté et jugé en urgence pour avoir publié dans le magazine Hot Doc la « liste Lagarde » contenant les noms de citoyens grecs pratiquant l’évasion fiscale en Suisse. Il a été acquitté. La liste Lagarde avait été transmise aux autorités grecques par la ministre des Finances française d’alors, mais le journaliste s’est décidé à la publier deux ans après pour protester contre l’inaction des autorités.

 


Une enseigne HSBC, à Londres, le 5 novembre 2012 (London News Pictures/REX/SIPA)

 

Les Etats sont parfois prêts à payer pour obtenir de telles listes, mais il ne semble pas que cela ait été le cas dans l’affaire de Jersey.

Nul doute en tous cas que Bercy, par ces temps de disette fiscale et de menaces de fuite des riches dans les pays moins taxés, ne détesterait pas agiter la menace de redressement auprès de ceux qui avaient cru bénéficier de la discrétion d’une banque britannique dans un paradis fiscal.

Les lanceurs d’alerte

C’est compter sans ce phénomène croissant des « whistle blowers » qui sont le principal frein à la corruption, comme le souligne l’association française Anticor de lutte contre la corruption.

Anticor fête justement ses dix ans ce samedi et devait remettre son prix du lanceur d’alerte à l’ex-maire adjoint écologiste de Grenoble, Raymond Avrillier, déjà connu pour avoir provoqué la mise en examen d’Alain Carignon en 1994, et qui est cette fois récompensé pour avoir révélé l’affaire des sondages de l’Elysée sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Un joyeux anniversaire et un prix que ne partageront pas les 527 Français de la liste de Jersey.

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 18:28

 

Rue89 - Portrait 11/11/2012 à 19h09

Renée Greusard | Journaliste Rue89

 

 

Depuis vendredi, le maire de Sevran Stéphane Gatignon ne mange plus et dort dans une tente. Pour sa ville, il réclame 5 millions d’euros. Portrait d’un militant.

 


Stéphane Gatignon, devant sa tente, près de l’Assemblée nationale, le 10 novembre 2012 (Witt/SIPA)

Assis dans une chaise de camping, Stéphane Gatignon reçoit. On a l’impression en arrivant sur place, devant l’Assemblée nationale, qu’il est dans son salon.

« Prenez un verre de thé, il est très bon. »

Ici, défilent des inconnus admiratifs, des riverains curieux, des journalistes, des habitants de Sevran (Seine-Saint-Denis) – dont il est maire –, des militants d’Europe écologie (son parti), des sénateurs et des députés solidaires mais aussi des copains venus le soutenir.

« Venez on va pouvoir faire salon »

Stéphane Gatignon parle avec tout le monde. Il se plaît à ces discussions, à ce papillonnement.

« C’est une frange de démocratie. On a pas souvent l’occasion de discuter autant, même avec les journalistes. »

Il accepte les petits caprices de nos confrères, comme lui faire mettre son écharpe tricolore et poser devant l’entrée de sa tente.


Stéphane Gatignon et un journaliste, à Paris, le 11 novembre 2012 (Renée Greusard/Rue89)

Ce après quoi il m’invite à m’asseoir sur le banc public, à côté de sa chaise pliante, pour qu’on puisse parler. Il dit en souriant :

« Madame, venez vous installer, on va pouvoir faire salon. »

Comme le député Jean Lassalle l’avait fait en 2006, pour éviter une délocalisation, Stéphane Gatignon a donc choisi de faire une grève de la faim.

Ne pas devenir « le maire qui ne paye pas »

Trois jours qu’il ne mange pas et qu’il dort dans sa tente. Teint palot, yeux un peu rougis, il est fatigué, mais son propos est toujours bouillonnant. Il réclame :

  • une hausse de l’aide de l’Etat aux communes : la dotation de solidarité urbaine (DSU). Il la veut de 180 millions d’euros, et non de 120 millions d’euros comme le prévoyait le gouvernement ;
  • le doublement de la dotation de développement urbain (DDU) réservée aux communes modestes, « de 50 à 100 millions d’euros » (le gouvernement avait annoncé qu’elle resterait stable).

Ces revendications sont nécessaires, explique-t-il, pour payer entre autres des travaux « qui ont été faits dans le cadre de la rénovation urbaine, d’extensions d’écoles, etc. »

« Je ne serai pas le maire qui ne paye pas des entreprises, des PME ensuite obligées de fermer. »

Dix ans de pétitions

Sa décision de faire une grève de la faim n’a pas été prise en un claquement de doigts. C’est la conséquence d’une lassitude :

« Ça fait dix ans qu’on fait des pétitions, qu’on a des fois pas voté le budget, qu’on a des aides exceptionnelles, dix ans qu’on se bat, qu’on alerte.

On a fait des manifestations du temps de Jaques Chirac. En 2005, on est allés manifester devant l’Elysée. On s’est battus partout. »

Alors il y a cinq jours, il a commencé à parler avec sa femme et ses enfants de faire une grève de la faim. Puis, il est allé voir son médecin qui lui a expliqué ce qu’une grève de la faim voulait vraiment dire.

Le médecin lui a dit qu’au bout de 50 jours, on mourrait ; qu’au bout de vingt, « le système était sérieusement attaqué, qu’on perdait la vue » ; que la plus grande difficulté était surtout celle du moral.

Plus de 16% de chômage à Sevran

Mais pour l’instant, quand ses potes de passage lui demandent discrètement « ça va le moral ? », il répond que « oui, ça va », qu’il est juste « un peu fatigué. » Il m’explique :

« Pour moi, ça fait partie de mon devoir. Je le dois aux gens. On ne peut pas continuer d’être traité comme on est traité. C’est pas possible. Derrière moi, il y a les populations de ces territoires-là. »

Son action ne plaît pas à tout le monde. Le ministre délégué à la Ville François Lamy s’est, par exemple, agacé :

« Il serait raisonnable de s’assoir autour d’une table. »

Le ministre a promis au maire de Sevran « 4,7 millions d’euros de l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru) qui ont été retardés parce que les dossiers étaient mal bouclés », mais cela ne convient pas au maire :

« Ce qu’a annoncé François Lamy, c’est vraiment pour dire : “Il sera content et qu’il arrête maintenant.”

Il a simplement annoncé que l’Anru et l’Etat allaient rembourser leurs dettes. Moi, je veux qu’on arrive à avoir une hausse de la DSU et 5 millions d’euros supplémentaires dans le budget. »

Stéphane Gatignon n’a pas l’air de ne pas être raisonnable. Il a surtout l’air d’en avoir eu ras-le-bol de parler dans le vide. Il expose des chiffres qui font peur sur sa ville. Un budget 35% moins élevé que pour une ville de la même taille. Or à Sevran, le taux de chômage s’élève à 16,4%. Il dort encore la nuit mais...

« C’était devenu impossible. Je me demandais comment on allait faire. Ça mine, ça travaille le corps... Je suis fragile, j’ai des problèmes gastro-œsophagiens. De l’intérieur, on meurt à petits feux. »

« Moi, j’ai enterré des gens »

Il y a un an, il s’était déjà fait remarquer en demandant des casques bleus dans sa ville.

« De toute façon dans ce pays si tu ne gueules pas, tu n’es pas entendu. Quand j’ai demandé des casques bleus, on était dans une situation extrême. Il y avait des coups de feu. Moi, j’ai enterré des gens. Et c’est des situations qui ne sont plus acceptables. »

Stéphane Gatignon n’avait jamais fait de grève de la faim. Quand on lui parle des critiques sur ce mode d’action, il dit :

« Mais qu’est ce qu’ils font ces gens-là ? Y a rien de nouveau dans ce qu’on dit et pourtant rien ne change. »

Le maire de Sevran fait de la politique depuis qu’il est « gamin ». Fils de parents communistes, il a même été envoyé ado dans un camp de jeunesse en Russie. Pour lui, faire une grève de la faim n’a rien de choquant, même si cela reflète sûrement une crise du politique :

« C’est des formes d’action qui existent depuis longtemps. Ça permet de dire aux gens que la situation est vraiment grave, parce que souvent, on a la sensation que les gens pensent que c’est de la tchatche. Quand on fait ça, c’est qu’on est au bout. »

Une carrière de coups de gueule

Son parcours est fait de coups de gueule, de portes qui ont claqué et de décisions fortes. A 15 ans, il a commencé à militer aux Jeunesses communistes. Dans son livre d’entretien « A ceux que la gauche désespère » ( avec Sylvia Zappi, éd. Le Cherche-Midi, 2008), il a raconté :

« Ça devient très vite ma vie, je commence à y passer mes soirées. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai eu un peu de mal à avoir mon bac : j’ai échoué deux fois. »

Il s’est finalement fait virer pour s’être éloigné de la ligne du parti sur la chute du mur de Berlin et des événements de Tiananmen, raconte le journaliste du Monde Luc Bronner, dans un portrait qu’il lui consacre en 2010.

Ça ne l’a pas empêché d’avoir ensuite sa carte au PC. Mais en 2009, il a quitté le parti pour rejoindre Europe écologie. A Libération, il expliquait alors :

« Nous n’avons jamais travaillé sur ce qu’a représenté pour nous l’écroulement du monde soviétique. Ni réussi à remettre en cause notre matrice marxiste-léniniste, y compris en termes d’organisation du parti. »

« Demain, je peux faire autre chose »

Le communisme ne l’a pas quitté. Il a toujours ses convictions. Il se sent proche de ses « administrés », lui qui a grandi à Argenteuil. Il dit qu’il a une vision de la société, qu’il se bat et qu’il ne veut pas se laisser faire.

« J’y crois. Je crois que l’homme a à participer à la construction du monde. C’est la fin du XXe siècle, on construit le XXIe siècle. On participe.

Demain, je peux faire autre chose. Mon but c’est pas d’être maire ad vitam eternam. Moi, ce que j’aime c’est le débat d’idées, la confrontation. »

Pendant qu’on discute, un homme passe et lui met dans la main une petite pièce dorée dans un sachet. « La monnaie carrée de Nîmes. » « C’est étrange », dit-il, avant de sourire :

« Vous voyez, c’est comme ça, les gens passent. Il y a des trucs marrants qui se passent. »


Stéphane Gatignon pris en photo, à Paris, le 11 novembre 2012 (Renée Greusard/Rue89)

Stéphane Gatignon a l’air dans son élément. Il aime qu’aux siens se mélangent ces inconnus. Un homme vient lui serrer la main puis s’en va.

« Lui, vous voyez chaque jour, il est venu pendant une heure. »

« Putain » pour dire « merci d’être là »

A chaque fois qu’un de ses amis passe, Stéphane Gatignon lâche un « putain », ou un « oh » surpris et enthousiaste qui veut dire « merci d’être là. » L’un d’eux, lui a offert un livre sur Soutine : « Le Lyrisme et la matière ».

Karim Zéribi, un autre ami, élu marseillais, trouve que cette action ressemble bien au maire de Sevran, parce que « c’est un homme décidé, plein d’entrain ». Il comprend qu’« il est au bout, qu’il a tout fait pour alerter les pouvoirs publics », qu’« il est sur le fil du rasoir » et il le soutient :

« Son combat, ce n’est pas que le combat de Sevran, c’est le combat de tous les quartiers qui souffrent. On attend une autre répartition des richesses. »

Jusqu’où ira Stéphane Gatignon ? Il dit qu’il va réfléchir au fur et à mesure, il attend le débat de mardi sur ce sujet à l’Assemblée nationale.

« On va voir mardi et si on obtient pas satisfaction, on continuera. De toute façon, on a pas le choix. »

 

 

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