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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 16:52



APPEL A TÉMOIGNAGES
Participez à l'écriture du prochaine "Désobéir pour l'eau" !
 
       Bonjour à tous,
 
La parution de ce titre de la collection Désobéir est prévue pour mars prochain. Elle sera l'occasion de diffuser largement des outils de lutte pour défendre l'eau comme bien commun, et tout ce qui va avec (remunicipalisation de la distribution, toilettes sèches, etc.).
 
Au dernier Forum Alternatif Mondial de l'Eau, à Marseille, nous avons découvert la grande richesse créative des militants de la défense du droit à l'eau en Europe... Nous voulons collecter toutes les pratiques de résistances, légales ou illégales, les victoires obtenues, aussi, pour en faire un ouvrage grand public.

Nous vous invitons à participer à la rédaction collaborative de cet ouvrage :

APPEL A TÉMOIGNAGES
Toute action créative pour le droit à l'eau notre bien commun nous intéresse, qu'elle ait eu lieu quelque part ou qu'elle surgisse de votre imagination :

Art activisme, grève des factures, action directe non violente, branchements "illégaux", occupation de barrages, sabotages de foreuses, blocages, rondes et farandoles... Actions d'aujourd'hui et d'antan, d'ici et d'ailleurs, tout témoignage et suggestion sont bienvenus ! (si possible préciser le lieu et la date de l'action si vous rapportez quelque chose qui a déjà eu lieu)

Merci de nous envoyer votre témoignage en format court de 15/20 ligne maxi à l'adresse suivante :
       desobeirpourleau@gmail.com

Vos témoignages seront publiés, au fur et mesure, sur le blog collaboratif :
       http://desobeirpourleau.blogspot.fr/


       à bientôt !

       - Le comité de rédaction de "Désobéir pour l'eau" -

www.desobeir.net


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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 22:59

 

 

 

« Je ne peux pas être en accord avec un “choc de compétitivité” dont on enverrait la facture aux ménages via une hausse de la TVA », explique Guillaume Balas, président du groupe PS à la région Île-de-France et secrétaire général du courant socialiste «Un monde d'avance», de Benoît Hamon et Henri Emmanuelli.

 

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Reconstruire le tissu industriel. Alors que la balance commerciale de la France a accusé un déficit de 70 milliards d’euros en 2011, l’industrie doit retrouver son rôle moteur au sein de notre économie. Après 10 années de gouvernement de droite, ce sont plus de 750 000 emplois industriels qui ont disparu sur notre territoire. Le rapport Gallois a l’immense mérite de soulever, à l’occasion de ce débat, nombre de problèmes structurels rencontrés par notre pays.

Là où l’industrie française a régressé, c’est dans sa compétitivité « hors coût ». La compétitivité « hors coût » compare l’évolution de facteurs tels que la qualité, le contenu en innovation, en ergonomie et en design des produits offert. C’est là que le bât blesse. Il faut donc faire un effort massif en faveur de la recherche et de la formation professionnelle. La compétitivité d’un pays, c’est aussi la qualité de ses infrastructures et le niveau de ses services publics. D’où la nécessité de maintenir les investissements publics à un niveau élevé. Sur ces questions, le Gouvernement est engagé dans une dynamique de reconquête de notre tissu industriel.

 

 Ne pas se tromper de débat. L’idée que les entreprises ne sont plus en mesure d’investir en raison d’un coût du travail trop élevé ne résiste pas à l’analyse : dans la même période, c’est la rémunération des actionnaires qui a bondi. Les dividendes ont atteint leur niveau le plus élevé depuis l’après-guerre, avec 9% de la valeur ajoutée contre 2.5% au début des années 1990 !

Ce n’est pas le coût du travail qui est élevé, mais le coût du capital !

S’il est exact de dire que le coût horaire du travail en France est supérieur au coût horaire du travail en Allemagne, il faut néanmoins distinguer les secteurs et prendre en compte les réels facteurs de compétitivité « coût ». Dans l’industrie manufacturière notamment, on constate que le coût de la main d’œuvre par unité produite est lui, largement comparable.

Je ne peux donc pas être en accord avec un « choc de compétitivité » dont on enverrait la facture aux ménages via une hausse de la TVA, leur pouvoir d’achat ayant été largement écorné ces dernières années.

Il ne serait pas non plus acceptable de présenter la facture aux collectivités territoriales à travers une baisse des dotations de l’Etat ! Leur situation est déjà extrêmement critique alors même que leur intervention en termes d’investissements publics et d’organisation des solidarités locales est indispensable.

Il existe des propositions alternatives : d’abord, il faut moduler l’impôt aux entreprises en fonction de leur niveau d’exposition au marché mondial. Le crédit d’impôt doit être ciblé sur les entreprises qui sont en concurrence avec l’extérieur. Il est aussi absolument indispensable de conditionner ces aides pour qu’elles servent uniquement à créer de l’emploi ou à générer de l’investissement, et pas à augmenter les dividendes !

Je m’interroge également sur la place de la taxe écologique dans ce dispositif. Cette taxe devrait en effet financer prioritairement la transition énergétique, plutôt que la baisse du coût du travail ! On ne doit pas hypothéquer notre avenir, la croissance verte, pour restaurer les marges de nos entreprises.

 

Pour résoudre les problèmes de compétitivité, plaçons nous à l’échelle de l’Europe. L’échelle pertinente pour aborder la question de la compétitivité se situe au niveau européen. Avec la création de l’euro, nous ne pouvons plus dévaluer notre monnaie, et permettre ainsi à nos entreprises de bénéficier d’une baisse de leurs prix sur le marché mondial. Avec l’adoption du TSCG, nous nous retrouvons dans une Europe de l’austérité et de la compétition. C’est pourquoi les Etats sont aujourd’hui contraints à des politiques de rigueur, pourtant contre-productives face à la crise.

Résolument européen, le courant Un Monde d’Avance milite pour une Europe fédérale, démocratique, sociale et solidaire. Or réduire le coût du travail en France, faire du dumping social avec nos partenaires européens, n’est pas notre idée de l’Europe…

60% de nos échanges se situent dans la zone Euro. Se lancer dans une « guerre de compétitivité » est l’exact contraire de la stratégie coopérative dont l’Europe a besoin. Puisqu’elle consiste pour l’essentiel à gagner des parts de marché sur nos partenaires de la zone euro, il ne s’agit rien moins que de dumping social… dont rien n’indique qu’elle sera suffisante pour rétablir nos comptes car nos partenaires utiliseront le même procédé ! Pire, cette démarche est porteuse de risques pour la croissance, en diminuant fortement les demandes intérieures des pays européens.

Nous devons agir pour le retour de la politique monétaire de l’Union dans le champ démocratique, pour le retour sous l’égide des gouvernements des décisions prises au niveau de la Banque Centrale Européenne. Le rapport Gallois le pointe, « l’euro fort a pesé sur les prix à l’exportation (…) et il a stimulé les importations de produits manufacturés concurrents des productions locales ».


Il est donc grand temps de remettre la politique monétaire au service de la croissance et de l’emploi.

 

Guillaume BALAS,  Secrétaire Général du courant Un Monde d’Avance

 

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 22:54

 

 

 

Les faits sont connus, mais lorsque des chiffres apparaissent, ils font mal. Ils démontrent comment des mastodontes économiques, ultra-visibles et chouchous des citoyens (et donc des contribuables) parviennent, partout dans le monde, à « éviter » l'impôt. Voire à frauder le fisc. Apple, Google ou Microsoft sont passés maîtres dans l'art d'exploiter les possibilités offertes par les paradis fiscaux. Exemple le plus récent ? Sur l’exercice fiscal 2011, Apple a payé en France 7 millions d’euros d’impôts sur les bénéfices, après avoir déclaré 257 millions de chiffre d’affaires. Alors qu’on peut estimer son bénéfice réel dans l’Hexagone à… environ 3,5 milliards d’euros. C’est BFM Business, dans une enquête fouillée publiée sur son site, qui met le doigt sur cet ahurissant tour de passe-passe fiscal. 2 % d’impôts sur les bénéfices, qui dit mieux ?

Pour se faire passer pour une entreprise quasiment sans le sou en France, la firme à la pomme (qui totalise la bagatelle de 41,7 milliards de dollars de profit cette année, soit 32,5 milliards d’euros) emploie des techniques d’évitement fiscal connues, et très efficaces, reposant sur les paradis fiscaux que sont notamment l’Irlande, le Luxembourg ou les îles Vierges britanniques. Plusieurs stratégies sont mises en œuvre par le mastodonte, qui a atteint en août la première place des capitalisations boursières aux États-Unis.

D’abord, la vente en ligne de musique, de films, de livres numériques et d'applications est assurée par une filiale luxembourgeoise, iTunes SARL. « Objectif : payer moins de TVA, rappelle BFM Business. Le taux exact de TVA dont bénéficie iTunes n'est pas connu, mais il est estimé à 6 %, soit trois fois moins qu'en France (19,6 %). » La radio économique estime que « pour les seules musique et cinéma, iTunes génère en France environ 110 millions d'euros de recettes ». Rien que cette première étape d’« optimisation » permettrait donc de soustraire au moins 15 millions d'euros au fisc français.

Deuxième étape : ne pas laisser l’administration luxembourgeoise toucher aux revenus générés par iTunes dans toute l’Europe. Ce qui n’est pas si difficile, puisque la filiale luxembourgeoise n’est pas si riche, malgré un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros environ. Elle reverse en effet plus de 80 % de son chiffre d’affaires en droit divers, sur les chansons et les films qu’elle commercialise. Mais pour être sûre de ne pas verser trop d’impôts au Luxembourg, elle reverse aussi 7 % de son chiffre d’affaires à d'autres filiales d'Apple, pour des services de « support marketing ».

C'est une démarche classique pour une multinationale soucieuse de ne pas payer trop d’impôt : la manipulation des « prix de transfert » entre filiales basées un peu partout dans le monde permet de rendre déficitaires (ou au moins peu imposables) les succursales basées dans des pays à fort taux d’imposition, et d’engranger les bénéfices réels dans des pays peu regardants en matière fiscale, c’est-à-dire des paradis fiscaux.

Pour Apple, le « miracle des îles Vierges britanniques »

Autre pierre angulaire de la stratégie fiscale d’Apple : l’Irlande. Avec ses 12,5 % d’impôt sur les sociétés (contre 33,3 % en France, 35 % aux États-Unis et 24 % en Grande-Bretagne), le pays offre la taxation la plus légère de l’Union européenne. Et c’est donc depuis son territoire, assure BFM, que le fabricant facture les ventes de matériel réalisées hors de ses boutiques et de son site web, par exemple les téléphones vendus par les opérateurs mobiles, ou les ordinateurs vendus par des grossistes.

L’Irlande sortirait donc gagnante de ce montage ? Apple ne lui laisse pas ce privilège. Il est matériellement impossible de savoir ce que paye la société au fisc irlandais, puisque sa filiale a opté pour un statut fort pratique, la dispensant de déposer ses comptes... Mais une enquête très éclairante, publiée le 4 novembre dans le Sunday Times, permet vite de comprendre que l’entourloupe ne s’arrête pas à Dublin.

Le journal britannique a pu consulter un document (disponible en PDF) fourni par Apple au gendarme de la Bourse américain, la SEC (Securities and Exchange Commission), où la société détaille l’ensemble des impôts qu’elle paye hors des États-Unis. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne pèsent pas lourd : alors qu’elle totalise, pour 2011, 36,8 milliards de dollars de bénéfice à l’étranger, la société n’a été imposée que l’équivalent de 713 millions de dollars. Or, si l’ensemble des bénéfices réalisés par Apple en Europe étaient imposés en Irlande, la somme à verser serait déjà le double, assure BFM Business.

Sur l’ensemble de ses opérations hors États-Unis, la compagnie est en fait taxée à un taux moyen de… 1,9 % ! Contre 2,5 % pour l’exercice précédent, rappelle le Sunday Times. En comparaison, le taux réel payé par la compagnie au fisc américain pour ses bénéfices réalisés aux États-Unis est de 28 % (1,18 milliard de dollars sur 4,2 milliards de profits).

Par quelle magie Apple s’en sort-elle aussi « bien » hors de sa terre natale ? Pas de magie, mais ce qu’on pourrait appeler le « miracle des îles Vierges britanniques ». Les profits réalisés de par le monde sont en fait transférés dans des paradis fiscaux. Par exemple, ceux qui sont centralisés en Irlande passent, semble-t-il, pour leur immense majorité dans une filiale d’Apple basée aux îles Vierges britanniques, qui est aussi un actionnaire ultra-minoritaire des filiales irlandaises d'Apple. Selon BFM, il s’agit d’« une simple boîte à lettres sans activité, hébergée dans le bureau local de Tricor, une banque de Hong Kong ». Une société quasi fictive, qui suffit pour entasser les dollars sur un territoire qui ne réclame aucun impôt sur les bénéfices

« Double irlandais » et « sandwich hollandais »

Les pratiques des géants de l’entreprise pour échapper aux « griffes » du fisc sont connues, et bien documentées. Elles ont notamment été décrites en détail en avril, lors des auditions de la commission sénatoriale sur l’évasion fiscale. Le journaliste Christian Chavagneux, spécialiste des paradis fiscaux, avait énuméré devant les sénateurs les techniques, légales, disponibles pour une entreprise souhaitant « optimiser » au mieux (lire notre article à ce sujet). Elles sont au cœur du livre coécrit dès 2006 par Chavagneux aux éditions La Découverte, mais aussi plus récemment dans l’ouvrage du Britannique Nicolas Shaxson (André Versailles éditeur).

Dans le secteur high-tech, Apple est loin d’être le seul à utiliser toutes les ficelles fiscales à sa portée. On trouve à ses côtés tous les géants américains, au premier rang desquels Google, Facebook et Microsoft. Ceux que le Sunday Times a désigné ironiquement comme The Untaxables, en référence au film d’animation de Pixar, The Incredibles.

 

"Les Intaxables", images Pixar détournées par le Sunday Times 
"Les Intaxables", images Pixar détournées par le Sunday Times© Sunday Times

 

Tous utilisent peu ou prou les mêmes techniques, popularisées sous le nom de « double irlandais » et de « sandwich hollandais ». Dans un article explosif d’octobre 2010 (bien résumé à l’époque par Libération), Bloomberg avait jeté une lumière crue sur les manipulations comptables, tout à fait légales, de Google. En trois ans, le colosse du net avait réduit sa facture fiscale de 3,1 milliards de dollars dans le monde, et atteint le taux réel de 2,4 % d’impôt sur les bénéfices.

Les méthodes sont toujours les mêmes. Ainsi, toutes les publicités vendues en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique par Google sont facturées depuis une filiale irlandaise, Google Ireland Ltd. Mais pas question de voir imposer les énormes revenus générés. Or, l’Irlande taxe à un très faible taux les royalties générées par la propriété intellectuelle. Et c’est bien pour cela que Google Ireland Ltd reverse la quasi-totalité de son bénéfice, sous forme de royalties, à une autre filiale irlandaise, Google Ireland Holdings, détenant les droits sur tous les brevets de Google. C’est principalement cette particularité de la fiscalité irlandaise qui est exploitée par les entreprises high tech, qui reposent sur un fort « capital intellectuel », leurs brevets. Une opportunité fiscale qui est déjà exploitée depuis des années par de glorieux aînés, tels Dell et IBM.

Mais comme Apple, Google ne maintient pas ses profits en Irlande. Elle les envoie à Google Netherlands Holdings, à Amsterdam, en utilisant une autre spécificité irlandaise : les royalties versées depuis son sol vers les Pays-Bas ne sont pas taxées. Le tout est ensuite transféré, quasiment sans frais, vers plusieurs coquilles vides basées aux Bermudes. Qui ne publient pas leur compte, comme les autorise à le faire la loi locale.

Grâce à ce tour du monde accéléré, Google paye très peu d’impôt hors des États-Unis. En France, souligne BFM Business, le groupe n’a déclaré que 138 millions d’euros de chiffres d’affaires pour l’exercice clos en 2011, et versé 5,5 millions d’euros au fisc. En réalité, son activité représenterait plus de 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires, et son bénéfice réel aurait pu donner lieu à une imposition de 150 millions d’euros.

 

En 2010, Bloomberg documentait déjà le parcours plein de surprise des bénéfices de Google. 
En 2010, Bloomberg documentait déjà le parcours plein de surprise des bénéfices de Google.

 

Les données sont à peu près comparables pour Microsoft, qui a payé l’an dernier en France 21,7 millions d'euros d'impôts, alors que son chiffre d’affaires réel y tourne autour de 2 milliards d’euros. Là encore, la plupart des activités sont facturées depuis l’Irlande, et la filiale française est enregistrée comme un simple agent commissionné : au lieu de comptabiliser le prix réel d’un produit vendu, Microsoft France ne déclare dans ses comptes qu’une (faible) commission sur la vente.

À noter : ces pratiques ne sont pas limitées au secteur technologique. Le 1er novembre, Reuters démontrait que Starbucks utilisait le même type de pratiques. Alors que le cafetier américain assure à ses investisseurs qu’il a réalisé 40 millions de dollars de profit en Europe, il a déclaré une perte de 60 millions aux administrations fiscales britanniques, allemandes et françaises (les trois pays représentent 90 % de son activité sur le continent).

En France, Starbucks n’a jamais payé d’impôt, officiellement en déficit perpétuel depuis son lancement sur le territoire, en 2004. Ce qui ne l'a jamais empêché de multiplier les points de vente, toujours à des emplacements choisis, et donc chers. La recette pour obtenir ces comptes dans le rouge, malgré un chiffre d'affaires en constante progression ? Elle consiste en deux points majeurs. Un : la maison-mère Starbucks réclame elle aussi des royalties à ses filiales (6 % des ventes de chaque magasin), auxquelles il faut ajouter 25 000 euros forfaitaires par boutique par an. Deux : les filiales de l’entreprise n’empruntent pas elles-mêmes l’argent qu’elles veulent dépenser pour ouvrir ou rénover des boutiques. C’est la maison-mère qui le leur prête… à un taux deux fois supérieur à celui auquel elle l’a elle-même emprunté.

Résultat : le groupe américain réalise 23 % de son chiffre d’affaires hors des États-Unis, mais ne paye que 6,6 % de ses impôts dans ces pays.

TVA : traitement de faveur des « services numériques »

Toutes ces entreprises ont amassé un trésor de guerre considérable, stocké dans des paradis fiscaux hors des États-Unis. Et elles se gardent bien de le rapatrier, soucieuses de ne pas payer 35 % de taxes sur les milliards si astucieusement gagnés. Ainsi, sur les 121 milliards de dollars de trésorerie que détient Apple, 83 milliards sont bloqués dans des filiales à l'étranger. Et pour Microsoft, ce sont 61 milliards sur 63 qui sont conservés loin des yeux du fisc américain !

Au total, selon un rapport publié en mai par JP Morgan, les entreprises américaines détiennent 1 700 milliards de dollars d’économie dans leurs filiales étrangères. En 2004, George W. Bush avait permis de rapatrier près de 40 % de ces avoirs, en consentant à ne les taxer, exceptionnellement, qu’à hauteur de 5 %. Plusieurs multinationales, dont Google, Apple et Microsoft, ont récemment fait le siège du gouvernement américain pour obtenir une nouvelle fois ce privilège. L’administration Obama avait jusqu’à présent refusé. Et sa position a peu de chance d’évoluer.

En octobre 2011, selon Bloomberg, le fisc américain avait en effet scruté de près la façon dont Google fait disparaître ses profits dans des paradis offshore. Il s’intéressait notamment à la circulation de l’argent nécessaire à l’acquisition de Youtube en 2006 (1,65 milliard de dollars), le service de sécurisation des e-mails Postini en 2007 (625 millions) et l’agence de pub interactive DoubleClick en 2008 (3,2 milliards !). Et en septembre dernier, le Sénat américain s’est ému des pratiques de ses entreprises nationales avides de filiales offshore, en pointant particulièrement Microsoft, mais aussi Hewlett Packard.

La France n’est pas en reste, loin de là. Pour tenter encore une fois de mettre au pas la fiscalité du numérique, le gouvernement a confié en juillet une mission au conseiller d'État Pierre Collin et à l'inspecteur des finances Nicolas Colin. Leur rapport est attendu en décembre. Le manque à gagner pour l’Hexagone causé par les manipulations comptables des entreprises du secteur a d’ores et déjà été évalué, en juin, par le sénateur UMP Philippe Marini, président de la commission des finances et auteur d’un rapport sur « une fiscalité numérique neutre et équitable ».

Il estime que si elle était perçue en France, la TVA sur les activités du secteur rapporterait plus de 800 millions d’euros par an. Auprès il ne s’offusque pas outre mesure de l’existence de l’optimisation fiscale, qui « consiste à utiliser les contradictions des législations fiscales nationales et à les combiner pour obtenir le meilleur résultat possible du point de vue de l’entreprise ». En revanche, il déplore que les « services électroniques » disposent d’un régime de faveur : dans tous les autres secteurs d’activité, la TVA doit être acquittée au taux du pays où l’activité est effectuée (État de consommation). Mais jusqu’au 1er janvier 2015, la TVA sur les services électroniques sera payée au taux de l’État siège, où l’entreprise est implantée. C’est ce qui permet à l’Irlande d’attirer sur son sol « les Intaxables ».

En attendant que cette exception fiscale s’éteigne, le fisc français essaye d’agir. En tentant de trouver des failles dans l’organisation des géants du net, ou en pointant les hypocrisies de leur position. Ainsi, le 28 juin, une centaine d'officiers de la police judiciaire, d'inspecteurs et de contrôleurs des impôts ont réalisé une descente spectaculaire au siège de Microsoft France, à Issy-les-Moulineaux. À l’AFP qui avait révélé cette perquisition, l’entreprise avait assuré qu’il s’agissait d’un contrôle fiscal « banal ». Mais le 4 juillet, Le Canard enchaîné détaillait les soupçons du fisc, qui estime que la filiale française facturerait depuis l'Irlande ou les États-Unis des activités (sans doute de service), qui ne devraient pas être couvertes par le si pratique statut d'agent commissionné.

Ce contrôle géant était le troisième en dix ans, sans que le fisc trouve jamais grand-chose à reprocher à Microsoft France : un redressement de 350 000 euros sur des « charges non déductibles » en 2000 et un autre de 1,1 million d'euros sur la taxe professionnelle, entre 2002 et 2004. Et lorsqu’il a essayé de reprocher à Microsoft d’avoir baissé, en 1999, le taux de commission versé par la filiale française à l’Irlande, de 25 % à 18 %, le fisc s’est fait renvoyer dans les cordes par la justice. La France jugeait que l’entreprise avait baissé ses commissions pour faire diminuer artificiellement son chiffre d’affaires, et payer encore moins d’impôts. L’administration avait notifié un redressement fiscal de 20 millions d’euros. Mais en février 2012, la cour administrative d'appel a condamné Bercy à rembourser les 20 millions… augmentés de 4 millions d'intérêts !

En guise de défense, Microsoft a publié cet été un communiqué récusant « fermement toute allégation ou qualification de fraude, qu’aucune preuve ne vient démontrer ». L’entreprise assure avoir créé en France 1 400 emplois directs (et 75 000 indirects), et se paye même le luxe de vanter les 10 millions d’euros qu’elle a consacrés depuis 2006 à un laboratoire créé avec l’Inria, un organisme public de recherche sur le numérique.

 

1,7 milliard d'euros réclamés par le fisc français à Google ?

Mais dans l’Hexagone, le bras de fer emblématique est celui qui oppose le fisc à la filiale de Google. En janvier 2010, Nicolas Sarkozy avait fustigé sans la nommer l’entreprise, en attaquant ces sociétés « taxées dans le pays siège », mais qui ponctionnent « une part importante de notre marché publicitaire ». Ce qui ne l’avait pas empêché d’accueillir à bras ouverts Eric Schmidt, le patron du moteur de recherches, lorsqu’il avait ouvert un centre de recherche à Paris, en décembre 2011.

Pourtant, en coulisses, le fisc était déjà au travail. Le 30 juin 2011, Google France avait elle aussi eu droit à une visite pas très amicale de ses agents. Après une plainte de l’entreprise contestant cette « descente », on a pu récemment comprendre ce que le fisc lui reproche : en mai 2012 la cour d’appel de Paris a validé la procédure, et a détaillé les soupçons de l’administration.

 

 

Selon ce que déclare l’entreprise au fisc, sa filiale française se contente de fournir une « assistance marketing » à Google Ireland, qui vend, elle, les publicités. Or, souligne la cour d’appel, « Google France ne semble pas exercer seulement un rôle d'assistance, mais paraît assurer toute la gestion commerciale des clients de Google Ireland, y compris la conclusion de contrats de publicité ». Autrement dit, Google Ireland exercerait en fait « une activité commerciale en utilisant les moyens humains et matériels de Google France ».

Le fisc aurait trouvé des contrats de travail français signés par Google, et mentionnant explicitement une activité de prospection commerciale sur le territoire. L’entreprise a eu beau plaider qu« aucun élément ne permet de supposer que les salariés de Google France disposent du pouvoir de négocier et de conclure les contrats d'achat et de publicité, ou disposent d'un pouvoir de décision dans la gestion et le suivi des comptes », elle n’a pas convaincu la justice.

Et il semble bien qu’elle n’a pas non plus convaincu le fisc. Selon une information, non confirmée par Google, du Canard enchaîné du 31 octobre, l’administration réclamerait à la filiale française la somme totale… d'un milliard d'euros, au titre de l'impôt sur les sociétés, pour quatre exercices comptables. Dans son édition suivante, l’hebdo assure même que la somme demandée est de 1,7 milliard, compte tenu des « pénalités de retard » et « des amendes ». Le groupe admet être sous le coup d'une enquête fiscale, mais a assuré dès le 30 octobre ne pas avoir « reçu de notification de redressement fiscal de la part de l’administration fiscale française ». Comme il le répète invariablement à chaque fois qu’il est interrogé sur des questions fiscales, le groupe a indiqué : « Google se conforme aux législations fiscales de tous les pays dans lesquels l’entreprise opère, et avec les règles européennes. »

Un mois avant la publication de l’info du Canard, le DG de Google France, Jean-Marc Tassetto, assurait d’ailleurs sur France Culture que son entreprise payait en fait « 32 millions d’euros d’impôts en France, et non pas 5 ». Une vision très généreuse (ou exagérée, chacun choisira son genre), puisqu’elle agrège à l’impôt sur les bénéfices les charges sociales, les taxes foncières ou la taxe professionnelle ! Tassetto s’est même fendu d’un amical conseil pour la France. Pour le patron de Google France, notre pays ferait même mieux de réviser un peu sa politique fiscale, s’il ne veut pas voir fuir les entreprises…

 

 

Jean-Marc Tassetto (Google France) - France Culture - 23 septembre 2012

Selon Le Point, des sources gouvernementales jugent « vraisemblables » les affirmations de l’hebdomadaire satirique. Sans en dire plus, une des représentantes de Google a commencé à se défendre plus vigoureusement mardi 6 novembre, en déclarant que l’adresse irlandaise de Google n'est pas « qu'une boîte aux lettres » et en martelant que « la structure organisationnelle fait que les activités commerciales sont basées à Dublin ». Autre déclaration cocasse : « La contribution de Google (à la France) ne se fait pas qu'à l'aune de l'assiette fiscale. »

Quoi qu’il en soit, Le Point assure que François Hollande n’a pas abordé la question fiscale avec Schmidt lorsqu’il l’a reçu à l’Élysée, lundi 29 octobre. Il semble pourtant difficile de croire que le président se soit privé de cet instrument de négociation dans le bras de fer qui oppose actuellement le gouvernement à Google sur l’épineuse question d’une taxe sur les liens vers les contenus d’actualité.

Les éditeurs de presse traditionnels ont obtenu des ministres concernés que le gouvernement les appuie dans leurs revendications (auxquelles est opposé le Spiil, le syndicat des sites d’info indépendants, dont Mediapart est membre fondateur). Et promis juré, ce sujet était le seul à l’ordre du jour à Paris pour Schmidt. « Nous avons eu de bonnes discussions, et je pense que nous atteindrons une sorte d’accord d’ici la fin de l’année », a indiqué ce dernier au New York Times. La controverse fiscale, elle, est « une question très distincte ». Que Google aimerait sans doute voir repoussée indéfiniment.

 

 

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 22:46

 

 Marianne - Mercredi 7 Novembre 2012 à 12:00

 

Jack Dion
Directeur adjoint de la rédaction de Marianne et grand amateur de théâtre En savoir plus sur cet auteur

 

 

 

(CHAMUSSY/SIPA)
(CHAMUSSY/SIPA)

Un homme, prénommé Francis, s’est pendu à l’heure de la pause déjeuner, dans le bureau de poste de La Fère (Aisne). Il avait 55 ans. Quelques minutes avant le geste fatal, il avait envoyé un mel à sa direction, résumé par un seul mot : « Adieu ». Dans ce message post mortem, si l’on peut dire, il affirmait ne plus supporter le manque de « reconnaissance » au travail. Il écrivait notamment : « J’ai attendu jusqu’au dernier moment un vrai message d’espoir, un peu de reconnaissance du travail que j’ai effectué, rien, rien du tout ».

A la radio, à la télévision, dans les journaux, le drame a été à peine évoqué. Il a eu moins d’écho que le traumatisme des quelques Français qui ont été privés du marathon de New York à cause de l’ouragan Sandy, et qui se sont préparés si longtemps pour avoir la chance de traverser le pont de Brooklyn.

Un homme qui se pend sur son lieu de travail, quel intérêt ? Qu’il s’agisse du quatrième suicide à La Poste en un peu plus d’un an, quelle importance ? Que cela concerne un service public converti de force aux joies de la gestion managériale en vogue dans le privé, qui s’en soucie ? Que les syndicats mettent en garde à longueur de communiqués rageurs et de SOS à répétition, qui s’en préoccupe ?   

Par un hasard du calendrier, le suicide de Francis a eu lieu en pleine discussion sur le rapport Gallois. Ce dernier a été ramené par les éditocrates à une seule question : comment réduire le « coût du travail » ? Impossible d’y échapper. Certains (fort rares, on en convient) ont beau expliquer que la « compétitivité » du pays ne se redressera pas en taillant à la serpe dans la partie salariale (sinon la Grèce se porterait à merveille), il est des gens bien installés qui posent et reposent la seule question digne d’intérêt à leurs yeux de convertis : mais qu’attendez-vous donc pour réduire le « coût du travail » ?

L’autre matin, l’inénarrable Jean-Michel Apathie recevait Louis Gallois sur RTL. Comme ce dernier expliquait pourquoi il lui paraissait nécessaire de réaliser un allègement de 20 milliards d’euros de « charges » (qui sont en réalité une partie de salaire dévolue au financement de la protection sociale), le journaliste accusait le commissaire général à l’investissement de «jouer petits bras », d’être « timoré », de se contenter de « pas grand chose ». Et d’expliquer que 20 milliards, ce n’était pas suffisant, qu’il fallait aller bien au-delà, à 50 voire 60 milliards. Et pourquoi pas 100 milliards pour faire un compte rond ? C’est comme au loto, il faut miser gros pour toucher le gros lot.

Il n’est nul besoin d’avoir fréquenté les cours d’une école de journalisme pour comprendre le message subliminal d’une telle (non) « analyse ». Cela revient à dire que la cause de la crise, aujourd’hui, c’est le travail et sa rémunération – enfin celui des salariés en général et des ouvriers en particulier, dont chacun sait qu’il frise l’opulence.

En effet, quand on évoque les revenus des grands patrons, ces mêmes esprits crient aussitôt au « racisme anti patrons ». Ils sont même prêts à monter dans la même voiture idéologique que Laurence Parisot pour pérorer contre le « racisme anti entreprises » (sic). En revanche, ils sont tous d’accord pour dénoncer le « coût du travail » (celui des autres, pas le leur).
Peu importe si derrière cette notion, il y a des hommes et des femmes qui souffrent ; des hommes et des femmes qui ont des salaires de misère ; des hommes et des femmes qui se sentent oubliés, abandonnés, méprisés; parfois même des hommes et des femmes qui vont jusqu’à commettre l’irréparable.

On se gardera ici d’instrumentaliser le geste de Francis le postier. Dans tout suicide, il y a une part personnelle, intime, qui interdit la généralisation abusive et l’accusation définitive. Mais comment un homme comme lui pouvait-il réagir à l’écoute du débat ubuesque sur la nécessaire réduction du « coût du travail » ? Le coup du « coût du travail »,  à le lire, il en est mort.
Que l’on me comprenne bien. Le débat sur la situation économique de la France est nécessaire. Il faut le mener sans faux fuyant, sans œillères, sans a priori idéologique, sans tomber dans les ornières du démagogiquement correct. Mais il faut mesurer le poids des mots et des maux.

Voici peu, on disait non sans raison que la mise au rebut de la valeur travail était l’une des origines de la crise. Aujourd’hui on semble avoir oublié ce constat de bon sens pour faire du travail et de son prétendu « coût » l’ennemi public numéro 1. C’est une injure à tous ceux qui vivent comme ils peuvent de leur travail, et c’est une insulte à la mémoire de ceux qui en sont morts.  

 

 

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 22:29

 

 

 

Cela fait maintenant plus de 3 Semaines que des Anarcho-Autonomes Ultras-Mon-Cul qui font pousser plein de vrais légumes sans pesticides et construisent des cabanes dans les arbres résistent aux agressions et ravages provoqués par un envahisseur capitaliste des plus béliqueux.

 Ce matin, vers 8 heures les talkies nous signalent la venue de 20 camions blindés de Play-Mobiles en provenance de Fay-de-Bretagne qui se dirigent rapidement vers les barrages nord.

A peine arrivées, les forces du désordre se déploient rapidement et prononcent les trois sommations de rigueur en mode accéléré avant de foncer en mode gros bourrins sur le premier barrage qui est aussitôt repris.

Les tirs de lacrymos fusent accompagnés d'explosions de bombes assourdissantes.

Une quinzaine de camions bleu-marine, des véhicules de la DDE et une grue alignés le long de la D281 témoignent de la lourdeur du dispositif répressif mis en place par la Préfecture de Loire-Atlantique.

Le deuxième barrage tombe, les légions de César progressant à chaque charge d'une 50 de mètres. Petit à petit, ils arrivent au niveau du chemin du Sabot sous une épaisse fumée.

Le dispositif policier continue tout au long de l'assaut à se renforcer pour finalement former un mûr compact d'au moins 150 Play-Mobiles.

Les zadistes et sympathisant.e.s qui leurs font face sont moins nombreux et surtout beaucoup moins bien équipés. Tout le monde a en esprit la défense du Far-Ouezt jusqu'à là préservé des saccages perpétrés sur la ZAD depuis maintenant plus de 20 jours par les chiens de garde de Vinci et de sa filiale AGO.

Les tirs de Flash-balls sont limités par la présence continue de plusieurs journalistes qui peuvent témoigner à tout moment de violences policières. Les flics cherchent à nous blesser sans témoin et un de nos camarades est atteint par un tir tendu de flash-ball dans la jambe juste au dessus de la rotule.

Les dégénérés casqués n'hésitent pas à lancer de nombreux jets de gaz au dessus de nos épaules. Certaines cartouches de lacrymos nous tombant directement sur la tête. Plusieurs grenades assourdissantes explosent parfois tout près de nous..

Plusieurs fois d'affilé l’atmosphère est rendue irrespirable par les gaz. Protégées par l'épais écran de fumée, les forces terroristes de l’État saucialo-fasciste continuent leur progression sur la route.

Au niveau du chemin de la Chèvrerie, les Play-Mobiles prennent une nouvelle barricade grâce à leur appareillage guerrier sophistiqué et à leur supériorité numérique, forçant les zadistes et sympathisant.e.s à se replier derrière une nouvelle barricade proche de la maison du Far-Ouezt. L'hélico de la gendarme déboule avec son fracas rotatif, mais une fusée éclairante est lancée en sa direction et il fait demi-tour.

Au bout de trois heures de charges successives, les Play-Mobiles reprennent plus ou moins un contrôle très précaire de la route pour permettre aux collabos de la DDE de remblayer les trous dans la chaussée et d'embarquer ce qu'il reste des barricades à l'aide d'une grue dans des camions prévus à cet effet.

Sauf que... C'est un convoi de Play-Mobiles, de CRS et de machines stationnées sur une route bordée de haies de trois mètres de haut et de petits bois touffus. Les keufs n'ont aucune visibilité de ce qui se passe autour d'eux. Cachés dans les fourrés, les camarades transformés en guérilleros bocagers, les harcèlent de cailloux, d’œufs de peinture, de verres, de pétards, sur tous les points du convoi, du sud au nord.

Des collabos de la DDE et des véhicules de chantiers évitent de peu des bouteilles lancées sur la route, et les flics censés les protéger réagissent avec un temps de retard, à l'aveuglette, bombardent de lacrymos des champs où il n'y a que du mais et des taupes.

Ces invertébrés laissent même, au cul du convoi, un véhicule de fonction du Conseil Général sans protection pensant qu'il n'y aura personne, mais des camarades jaillissent des fourrés, pètent une vitre avec une bouteille en verre vide et disparaissent la seconde qui suit.

S'engage alors un face à face surréaliste dans un champ qui relaie le D281 au Far-Ouezt tout proche. Un de nos camarades habillé en Gaulois se met à railler ces imbéciles de romains alignés le long du champ comme des quilles de jeu :

« Allez dire à Rome que son empire s’arrête ici ! »

« Je n'ai pas envie de vous tuer mais j'ai besoin de vos crânes pour boire de la bière ! »

«J'ai embrassé ma femme ce matin et mangé de la chair humaine, je suis fort et prèt à mourir !».

« Au delà de cette limite (il plante son épée) je ne garantis plus votre sécurité ! »

Sous le chant d'une clarinette et le rythme d'une batucada les Play-Mobiles se gâsent tous seuls comme des cons à plusieurs reprises sous les risées et insultes. Un pique nique s'organise dans le champ face aux flic. Certains font bronzette au soleil. Le face à face dure jusqu'à 14 heures qui marque le départ des forces de répression de l’État saucialo-fasciste.

Cet acharnement Ripoux-blicain contre les habitant.e.s des 2000 hectares de lande et de bocages qui composent la ZAD ne fait que renforcer notre détermination et nos convictions.

Le Premier Sinistre Jean-Marc Ayrault s'acharne encore et toujours sur son projet mégalo, bien plus soucieux de satisfaire l'appétit vorace des actionnaires de Vinci plutôt que de mettre en pratique une politique au service du bien-être commun de toutes et de tous.

Cette dernière attaque de la ZAD montre l'absurdité d'un système tout entier qui vacille, menacé par les outrances successives qu'il a lui-même engendré.

La résistance à ce projet d'Aéroport absurde et à la destruction totale de la ZAD avant bétonnage n'est pas prête de s'arrêter.

En poursuivant sur le chemin du tout répressif, l'Etat, par les actions scandaleuses de destruction de nos lieux nos de vie, jette aux yeux de l'opinion publique, qui s'interroge de plus en plus du bien-fondé de l'opération César, un spectacle révoltant, lamentable, injustifiable.

A l'heure du réchauffement climatique, de la catastrophe de Fukushima et d'une gestion dévastatrice de la crise économique tournée au service des seuls intérêts spéculatifs et financiers, rien ne peut justifier une opération policière disproportionnée pour réaliser un projet industriel et commercial déjà obsolète avant le début de sa mise en chantier.

A Athènes, à Barcelone, à Notre-Dame-des-Landes comme ailleurs, nous refusons de laisser nos vies entre les mains d'une oligarchie criminelle et sociopathe.

Les saucialos-fascistes pratiquent chez nous la politique de la terre brûlée, aveuglés par la seule flamme qui les anime. Celle de la préservation des intérêts du capital et des grands groupes privés comme Vinci alors que toute l'Europe est traversée par une crise sociale, écologique et politique sans précédant.

Les grands discours pseudos écolos de l'alliance socialos-verte ne changent rien à la mascarade électorale de mai qui a abouti à un nouveau monstre politique rose-vert après des années de sarkozysme tout aussi destructeur et nuisible. Monstre qui détruit tout sous nos yeux.

Le bilan de la journée reste, somme toute, assez modeste pour les Play-Mobiles et leurs version citadine, les CRS : 5 barricades pétées en presque 6 heures... Une présence policière hallucinante pour un résultat proche de zéro. De nouvelles barricades fleurissent au même endroit que les anciennes un peu partout le long de la route bloquée depuis 5 jours.

Il est hors de question de laisser une oligarchie irresponsable décider plus longtemps à notre place. Ce qui est bon pour les actionnaires de Vinci ne l'est pas pour nous.

Nous voulons faire pousser nos légumes, apprendre à nous passer d'un système oppresseur en recherchant l'autonomie qui nous en émancipera.

La résistance continue de s'amplifier sur la ZAD grâce à la solidarité qui s'est mise en place, les actions contre le PS et Vinci, les initiatives citoyennes de désobéissance civile les plus diverses et la présence nombreuse de nouvelles/nouveaux camarades sur les barricades et pour la phase de reconstruction.

Tous les jours de nouvelles personnes solidaires soit nous rejoignent dans la lutte, soit viennent nous apporter réconfort moral.

Nous voulons une vie riche, pas une vie de riches.

Le capitalisme crève, aidons-le !

Vinci dégage !

Des habitant.e.s de la Zone d'Autonomie Définitive.

 

 

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 21:38

 

 

Le Monde.fr | 07.11.2012 à 20h56 • Mis à jour le 07.11.2012 à 21h45


 

 

Des renforts de forces anti-émeutes ont afflué sur la place du Parlement.

 

Le débat sur les nouvelles mesures d'austérité au Parlement grec a été suspendu mercredi 7 novembre en raison d'une grève des employés de l'Assemblée, qui protestent contre la baisse de leurs salaires et de leurs primes prévue dans le projet gouvernemental. Une manifestation qui se déroulait au moment des débats sur la place devant le Parlement a été dispersée par la police.

La retransmission télévisée des discussions sur le projet de loi d'austérité pluriannuel qui devait être soumis au vote des députés dans la soirée a été arrêtée. Le débat, houleux depuis le matin, poursuivi par les trois cents députés s'est encore tendu lorsque le ministre des finances, Yannis Stournaras, a annoncé que les coupes prévues des salaires des haut fonctionnaires concernaient aussi les employés du Parlement, traditionnels favoris du clientélisme local. Mais, face à la décision de ces derniers de se mettre immédiatement en grève, il a annoncé, au risque de compromettre l'adoption de la loi, le retrait de cette mesure, sous les huées.

 

ÉCHAUFFOURÉES VIOLENTES

L'adoption du nouveau paquet de mesures d'austérité, d'un montant global estimé à 13,5 milliards d'euros, est en effet une condition préalable au versement des 31,5 milliards d'euros d'aide de l'Union européenne et du Fonds monétaire internationale (FMI), dont la majeure partie doit servir à recapitaliser les banques du pays.

Le projet de loi pluriannuel 2013-2016, que la coalition gouvernementale alliant droite, socialistes et gauche modérée doit en principe réussir à faire passer, même au prix de dissensions internes, prévoit d'ici à 2016 des économies budgétaires de 18 milliards d'euros. Les mesures sont centrées sur de nouvelles coupes dans les retraites, les salaires dans le secteur public, les prestations sociales et les dépenses de santé. Le texte accentue aussi la dérégulation des marchés du travail et des services réclamée par les bailleurs de fonds, et repousse à 67 ans, contre 65 ans, l'âge légal de départ à la retraite.

Quelque 70 000 personnes s'étaient réunies dans le calme devant le Parlement à l'appel des syndicats, mais de petits groupes ont déclenché des échauffourées en fin d'après-midi. La police grecque, cible de projectiles jetés par des manifestants cagoulés, a tiré des gaz lacrymogènes sur la foule. Face à la combativité des fauteurs de trouble, environ 300 selon une source policière, des renforts de forces anti-émeutes ont afflué sur la place pour parer à des tirs de coktails molotov.

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 16:23

 

Le Monde.fr avec AFP | 07.11.2012 à 08h51 • Mis à jour le 07.11.2012 à 11h29

 

 

Le sénateur, proche de l'ancien président Jacques Chirac, apparaît dans un procès en appel pour emplois fictifs.

Quatre ans de prison dont deux avec sursis, soit moins qu'en première instance, et cinq années d'inéligibilité ont été requis mardi 6 novembre à Tahiti contre le sénateur et ex-président de la Polynésie française Gaston Flosse, dans un procès en appel pour emplois fictifs.

L'avocat général a également demandé une amende de 84 000 euros ainsi que l'indemnisation des parties civiles, Polynésie française et assemblée locale.

Ces réquisitions sont moins sévères que la peine à laquelle avait été condamné, en première instance, le sénateur apparenté UDI et ex-UMP de cette collectivité du Pacifique : quatre années de détention ferme. Des relaxes ont été requises par le représentant du ministère public au bénéfice de dix-huit de la quarantaine de prévenus.

 

 CORRUPTION ET CHUTE DU PATRON DE TAHITI

Renvoyé pour détournement de fonds publics et prise illégale d'intérêts, Gaston Flosse, est soupçonné d'avoir mis en place un vaste système clientéliste, de 1995 à 2006, en usant de contrats cabinet de la présidence destinés, selon l'accusation, à s'assurer de sa réélection.

Une peine de cinq ans de prison a déjà été requise, en octobre, contre l'ancien président de la Polynésie française, jugé depuis le 24 septembre dans une affaire de corruption. Le président du parti Tahoera'a Huiraitira, 82 ans, ancien proche de Jacques Chirac et ancien secrétaire d'Etat chargé du Pacifique sud, est soupçonné d'avoir perçu près de 1,2 million d'euros en liquide, entre 1993 et 2005, pour favoriser les sociétés de l'homme d'affaires Hubert Haddad.

 

Lire : Polynésie : la fin du système Flosse


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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 16:20

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 07.11.2012 à 15h48 • Mis à jour le 07.11.2012 à 16h54

 
A Athènes, lundi 5 novembre, une affichette appelle à une grève générale de quarante-huit heures.

La Cour suprême grecque a jugé mercredi 7 novembre "anticonstitutionnelle" et "illégale" la réduction de près de 27 % des salaires des juges prévue dans le projet de loi d'austérité pluriannuel soumis au vote des députés dans la soirée. Selon une source judiciaire, la Cour suprême rappelle que la Constitution prévoit que le salaire des juges est "proportionnel au salaire des députés", qui, lui, ne subit pas de coupes dans le projet de loi.

Une délégation de juges de la Cour suprême doit se rendre mercredi après-midi au Parlement, durant le débat en procédure d'urgence du projet de loi, dont le vote est prévu tard dans la soirée. Réclamées par les bailleurs internationaux du pays – Union européenne et Fonds monétaire international – en échange de la poursuite de leur assistance financière, les nouvelles mesures comprennent des économies de 18,1 milliards d'euros que la Grèce doit faire d'ici 2016. La moitié des économies doit être appliquée dès l'année 2013, dont le budget sera présenté dimanche au vote des députés.

 

 GRÈVE GÉNÉRALE DE QUARANTE-HUIT HEURES

Plusieurs catégories de fonctionnaires allant des universitaires, diplomates, aux juges en passant par policiers et pompiers sont touchés par des réductions importantes de leurs salaires de base, allant de 27 % pour la magistrature (3 000 euros pour le président de la Cour de la cassation) à 2 % pour les sans-grade de l'armée.

Ainsi, le salaire des ambassadeurs, sans les primes, est raboté de 18 % pour s'établir à 1 900 euros, celui d'un professeur d'univerité de 17,8 % (1 459 euros) et celui du chef d'état-major de l'armée grecque, de 20 % (1 872 euros). Une grève générale de quarante-huit heures se poursuivait mercredi à l'appel des syndicats du privé et du public, GSEE et Adedy, contre cette vague d'austérité, tandis que des manifestations sont prévues devant le Parlement mercredi soir.

 

Lire aussi : Grèce : les coupes dans les retraites jugées 'anticonstitutionnelles'


Le banquier Charles Dallara attendu à Athènes

 

L'Institut de la finance internationale (IIF), groupement d'intérêt des grandes banques de la planète, a annoncé mercredi que son directeur général, Charles Dallara, se rendrait à Athènes les 13 et 14 novembre.

 

Alors que l'austérité imposée à la Grèce par ses bailleurs de fonds suscite de nouvelles tensions dans le pays, l'IIF indique que M. Dallara discutera lors de ce séjour "de la Grèce et de la zone euro avec des responsables gouvernementaux et des dirigeants du secteur privé".

 

 

 
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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 16:16

 

 

Par Okeanos

7 novembre 2012 - 12:04
(dernière modification le 7/11/2012 - 12:09)

 

Katerina Papakosta (source : compte twitter)

Katerina Papakosta (source : compte twitter)

Hier soir, Katerina Papakosta, député de la Nouvelle Démocratie d’Antonis Samaras et présidente du comité du parlement pour l’égalité, la jeunesse et les droits de l’homme a fait parlé d’elle. Elle a indiqué dans un tweet :

- »La député SYRIZA Katrivanou a ‘vendu’ la Grèce à Human Right Watch ».

On peut lire sur le site d’Human Right Watch  que l’organisation est « l’une des principales organisations indépendantes au monde qui se consacrent à la protection et à la défense des droits humains. En attirant l’attention internationale sur les situations où les droits humains sont violés, nous donnons une voix aux opprimés et nous exigeons que les oppresseurs répondent de leurs crimes. Nos enquêtes objectives et rigoureuses, ainsi qu’un plaidoyer ciblé et stratégique, nous permettent d’exercer une pression intense qui incite les décideurs à agir et accroissent le prix à payer pour les auteurs d’atteintes aux droits humains. »

Le tweet de la député de la Nouvelle Démocratie n’est pas vraiment passé inaperçu. Et pour cause, car quand la présidente du comité pour l’égalité, la jeunesse et les droits humains s’exprime de la sorte, elle remet en cause une organisation qui lutte contre l’oppression, à l’heure ou la Grèce est fortement critiquée par la presse internationale et des ONG  concernant la violence de la police, le sort réservé aux immigrés, les cas de tortures d »activistes antifascistes par la police (tortures confirmées pas un comité de médecins) et les cas de censure de la presse nationale.

De plus et selon le site rednotebook.gr, Katerina Papakosta aurait déclaré devant des officiel de l’organisation Human Right Watch :

- »Les immigrés arrivent en Grèce comme des cafards« .

Des propos scandaleux qui ne surprennent plus  puisque l’on sait de quelle manière la Nouvelle Démocratie a organisée son virage vers l’extrême droite lors des dernières élections.

On se souvient également des propos d’Antonis Samaras, actuel premier ministre, lors de la campagne électorale : « Les immigrés clandestins devraient être expulsés du pays, ils sont devenus les tyrans de la société » et « Il n’y a plus de place pour les grecs dans les jardins d’enfants. Nous allons y mettre fin.« (voir sur cette vidéo entre 8’55″-9’21″).

A l’heure ou le gouvernement et toute la classe politique devrait faire bloc contre le racisme, il semble que certains se permettent -encore- des réflexions pour lesquelles ils  devraient être démis de leur fonction.

La situation actuelle est explosive an Grèce puisque le vote du mordorandum 3 ne semble pas encore complètement assuré (à suivre sur le live #7ngr à venir), le gouvernement ayant donc précisé que le vote se déroulera via une procédure d’urgence qui permet de limiter les débats.

Les rumeurs de nouvelles élections vont déjà bon train et  Alexis Tsipras, le leader du Syriza a d’ailleurs demandé de nouvelles élections hier, pendant la manifestation de la première journée de grève de 48h.

Cette phrase de  Katerina Papakosta,  »La député SYRIZA Katrivanou a ‘vendu’ la Grèce à Human Right Watch » sent déjà le niveau de la campagne électorale éventuelle côté Nouvelle Démocratie. D’autant qu’elle aurait également dit si l’on en croit un tweet (que je n’arrive plus à retrouver), de mémoire, quelque chose dans le style : « La police grecque est la plus sérieuse d’Europe ». Petit rappel de cette photo qui montre un policier utiliser une manifestante terrorisée comme bouclier humain :

 

Accrochez vous, le virage vers l’extrême droite semble vouloir se poursuivre…


Et pour que les générations futures puissent se souvenir un jour :

Le tweet de Katerina Papakosta  :

https://twitter.com/kpapakosta/status/265925683254030337

La capture d’écran du tweet de Katerina Papakosta, pour la postérité (des fois qu’elle souhaite le supprimer) :

Tweet de Katerina Papakosta du 6 novembre 2012

L’impression écran de la page du parlement sur la composition du comité pour l’égalité, la jeunesse et les droits de l’homme :

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source : OkeaNews

 

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 16:12

 

Par Okeanos

7 novembre 2012 - 12:10

(dernière modification le 7/11/2012 - 19:07)

La Grèce est en grève générale aujourd’hui  en réaction au vote du 3ème Mordorandum. Pour revivre les évènements d’hier, c’est par ici.

Des manifestations sont prévues à Athènes,  à Thessalonique,  mais aussi en province  et dans certaines  îles. Les stations de métro Syntagma, Panepistimio, Evangelismos et Acropolis seront fermées sur ordre de la police.

La grèce des transports publics devrait se poursuivre, mes les employés du métro étaient encore en discussion sur la stratégie à suivre afin de permettre aux citoyens de rejoindre Syntagma à partir de 15h (grève mais travailler à partir de 15h).

Une forte présence policière est à prévoir puisque le vote aura lieu dans la soirée.

Comme d’habitude, OkeaNews partage l’ensemble des évènements de la journée (inutile de rafraîchir la page, les tweets se chargent automatiquement) :

 

  1. 7m

    +1000 :) RT @Krotkie: PIIGS can fly :) pic.twitter.com/QPajZXFU#greece#7ngr

    Voir l'image sur Twitter
  2. 8m

    TR @tinathem: Manifestants arrivent de toutes les directions. Très grosse foule, presque impossible de bouger #7ngr#Grèce

  3. 17m

    TR @mkhalili Chants, percussions, pointers laser, impossible de voir la fin de la marée humaine et de compter. Mais c'est gros #7ngr#rbnews

  4. 21m

    #Grèce#syntagma Manifestation avec des drapeaux Portugais, Italiens et Espagnols pic.twitter.com/qxV68Mpn#Rbnews#7ngr@VeriasA v @Krotkie

    Voir l'image sur Twitter
  5. 24m

    #Grèce#7ngr#rbnews La manifestation de PAME qui arrive à #Syntagma est une marée humaine

  6. 1h

    #Grèce Canons à eau à l'arrière du parlement pic.twitter.com/jt4HBB5t via @demidi_#rbnews#7ngr via @Inflammatory_

    Voir l'image sur Twitter
  7. 1h

    #Grèce Il y a un camion de pompier + un canon à eau à gauche du parlement. #rbnews#7ngr

  8. 1h

    #Grèce Une dizaine de policiers en civil habillé en sweat/cagoule et transportant des sacs dos ds le centre d'Athènes #7ngr#rbnews

  9. 1h

    #Grèce des dizaines et des dizaines et des dizaines de policiers dans ttes les rues du centre-ville d'Athènes.#7ngr#rbnews

  10. 2h

    #Grèce Kasidiaris au parlement: "Nous agissons toujours de manière institutionnelle". #7ngr#NoComment

  11. 2h

    #Grèce les forces de police "Delta" and "Dias" controlent les sacs à main des citoyens ds le ctre d'#Athènes#rbnews#7ngr via @ypopto_mousi

  12. 3h

    RT @Krotkie: Des députés de Syriza dénoncent avoir été contrôlés par des policiers en civil #rbnews#7ngr#grèce

  13. 3h

    RT @VeriasA: Forecasts calling for rain today in #Athens; good thing about that it reduces the effectiveness of tear gas #Greece#7ngr

  14. 3h

    Lafazanis(SYRIZA) en réponse à Dendias "Vous faites des plaintes sales provenant du passé, M. Dendias. C'est 2012 pas 1950". #rbnews#7ngr

  15. 3h

    #Grèce Les employés des métros, trains de banlieue et tram ont décidé une nvelle grève de 24h demain 8 novembre #7ngr#rbnews

  16. 4h

    le syndicat grec GSEE appelle à manifester dimanche à 17h à #Syntagma, pendant le vote du budget au parlement via @doleross#rbnews#7ngr

  17. 4h

    I'm surprised to find out #Greece even HAS a constitution; thought it was just the name of a square in #Athens#7ngr

    Retweeté par OkeaNews
  18. 4h

    #Grèce En ce moment: raid de la police anti-émeute au min de la Réforme admin et e-Gouv où les travailleurs ont organisé un sit-in #7ngr

  19. 4h

    #Rappel#Grèce La cour suprême déclare le #Mordorandum3 INCONSTITUTIONNEL #7ngr

  20. 4h

    #rbnews Le syndicat communiste PAME a l'intention d'organiser 50 manifs partout en #Grèce pour #7ngr via @redrevolution1

 

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source : OkeaNews

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                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



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