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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 21:20

 

 

Rue89 - Tribune 14/11/2012 à 16h58
Thierry Masson | Officier pilote de ligne

 

La croissance du trafic aérien à Nantes (+11,6% entre janvier et fin août) paraît donner des arguments aux promoteurs de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes, pour qui l’actuel aéroport est en voie de saturation, après avoir argué de sa dangerosité...

Mais à y regarder de plus près, c’est l’offre low-cost (à bas coût) qui dynamise actuellement le seul marché européen, hors grands hubs (plateforme d’échange court/moyen vers le long courrier et inversement).

Réduction des coûts salariaux

Or, comment font ces nouvelles compagnies pour s’implanter ? Il leur faut avant tout abaisser tous les coûts de production, et par exemple avoir recours à des sociétés de leasing où les loyers des avions seront remboursés avec un différé de plusieurs années.

Il leur faut aussi réduire les coûts salariaux aux minimums légaux. Aux exploitants et gestionnaires de plateforme, les compagnies low-cost parviennent à imposer des exonérations quasi-totales de charges du type taxes parking et autres redevances aéroportuaires.

Le social est souvent la principale variable d’ajustement qui permet de voyager pas cher en se faisant transporter par des salariés particulièrement mal payés.

A Nantes comme à Bordeaux, la croissance d’activité, au-delà de la moyenne nationale, est assurément significative cette année.

A y regarder de plus près, cette croissance est tirée de manière presque exclusive par ces compagnies low-cost pour près de 75% du chiffre, le reste l’est grâce aux lignes régulières avec l’augmentation de capacité des sièges proposée sur un réseau déjà existant.

Prenons par exemple Volotea, compagnie charter de droit espagnol avec son siège à Barcelone, ayant sa base principale à Venise : elle a contribué, sur le seul mois d’août, à hauteur de 34% dans la croissance du trafic à Nantes.

900 euros par mois en CDD

Elle exploite les vieux Boeing 717 issus de la défunte compagnie espagnole Spanair, sans parler des conditions de travail des personnels navigants : en CDD, une hôtesse ou un steward gagne 900 euros, un chef de cabine 970 et un copilote guère plus... Il n’y a bien sûr pas de représentation du personnel mais, a contrario, pléthore de sanctions disciplinaires en cas d’écart aux règles internes.

Ainsi va le nouveau modèle économique sur nos principaux aéroports nationaux, principalement à Marseille, Bordeaux, Lyon et Nantes.

Est-ce du développement durable ? A quel coût social ? Avec quelle pertinence du modèle économique dans la durée et quelles conséquences politiques à défaut d’être environnementales ?

Chaque question mérite d’être posée avant de se projeter dans l’avenir, en particulier pour assurer durablement cette croissance annoncée (l’Organisation de l’aviation civile internationale ne tablant [PDF] que sur un maigre 3% et encore, tout dépend du cours du kérosène et des multiples évènements géopolitiques ou planétaires), et justifier un nouvel aéroport.

 

 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 19:26

 


 

 

Alors que le gouvernement prévoit l'abandon de « certains projets d'infrastructures », quinze élus et responsables d'Europe Ecologie Les Verts demandent « que cessent les opérations policières et les expulsions et que les travaux ne démarrent pas [à Notre-Dame-des-Landes], ce qui rendrait possible l’intervention d’une mission de médiation, confiée à une personnalité indépendante »

 



« Comment admettre la dégradation continue des ressources et du patrimoine naturel du monde, comment ne pas voir les effets du réchauffement climatique qui n'est pas une opinion ou une hypothèse, mais un fait scientifique ? (...) Comment rester impassible face aux atteintes irréversibles à la biodiversité ? Comment laisser croître notre dette écologique envers les autres ? La question se résume finalement ainsi : serons-nous solidaires des générations à venir ou trop cupides, trop avides pour laisser à nos enfants un fardeau encore alourdi du poids de nos égoïsmes ? » Ces questions fort justement posées par le président de la République, François Hollande, dans son discours d’ouverture de la première conférence environnementale, le 14 septembre dernier, attendent désormais des réponses concrètes. Elles traceront le chemin de la transition écologique et du renouveau français.

Un mois et demi après cette conférence, les événements sur le site du projet d’aéroport du Grand Ouest, à Notre-Dame-des-Landes, nous plongent au cœur de la tension entre le discours et le réel. Nous sommes à la croisée des chemins : poursuivrons-nous les voies tracées au siècle dernier pour satisfaire des objectifs de court terme, ou bien déciderons-nous de modifier la trajectoire et d’emprunter des voies plus innovantes et plus économes de nos ressources ? Longtemps différée (rappelons-nous, il y a dix ans, l’évocation au Sommet de Johannesburg, par un autre président de la République, de la « maison qui brûle », discours non suivi d’effet), la réponse à cette question est aujourd’hui d’une brûlante actualité.

C’est du cœur du bocage de Notre-Dame-des-Landes qu’elle s’invite sur l’agenda politique du gouvernement, à l’initiative des pouvoirs publics eux-mêmes. Le projet d’aéroport du Grand Ouest rejoint la cohorte des grands projets controversés en France comme en Europe. Ces grands projets coûteux apparaissent aux yeux des populations comme inutiles, parfois absurdes, et certainement incompatibles avec les impératifs de maitrise des dépenses publiques qui s’imposent plus que jamais aux pouvoirs nationaux comme aux pouvoirs locaux.

Le 11 juillet dernier, Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, annonçait, à la suite de la Cour des comptes : « Il ne sera pas possible de réaliser tous les projets d'infrastructures annoncés par le précédent gouvernement et il faudra en abandonner certains », mettant simplement en évidence que les multiples projets rassemblés par le Schéma national des infrastructures de transport (SNIT) n’étaient pas financés, et qu’il ne serait pas possible de les financer tous, donc que le temps des choix était venu. Et choisir ce n'est pas renoncer, mais sortir de la logique du toujours plus pour inventer une économie nouvelle centrée sur les circuits courts, la mutualisation de moyens, la dématérialisation… Plus que des infrastructures lourdes et centralisatrices, il s'agit de donner la priorité à l'équité des territoires par l'amélioration des moyens de communication et de transports de proximité et par le soutien et l'accompagnement du réseau associatif et de l'activité économique.

Le 16 octobre, Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux Transports, a présenté la commission chargée de mettre à plat le Snit, qui devra « trier, hiérarchiser, et mettre en perspective les grandes infrastructures. Elle devra réfléchir aux évolutions des services, en donnant la priorité aux transports du quotidien, à la rénovation des réseaux existants et l’amélioration à court terme du service rendu aux usagers ». Elle rendra ses conclusions d’ici fin avril 2013.

Le projet d’aéroport du Grand Ouest, de même que plus d’une dizaine de lignes ferroviaires à grande vitesse, ou encore près de vingt projets autoroutiers, figurent dans ce Snit que le gouvernement a décidé de remettre à plat. Notre-Dame-des-Landes, c’est non seulement un aéroport, mais aussi une liaison 2 fois 2 voies, et une ligne ferroviaire à grande vitesse. Le projet concentre donc plusieurs des types d’infrastructures aujourd’hui à revisiter, avec pour souci prioritaire la rénovation des réseaux existants.

Comment interpréter alors les opérations policières et les expulsions en cours si ce n'est comme une tentative de créer l’irréversible afin de sortir Notre-Dame-des-Landes du périmètre de cette commission ?

En juillet dernier, les responsables socialistes de « la gauche durable » expliquaient qu'il fallait répondre à trois défis : la mutation de notre modèle de croissance, l’égalité des territoires aujourd’hui fracturés, et la nécessité d’associer à ces transformations des formes nouvelles de participation démocratique. Nous avions salué cet engagement qui implique de chercher à mieux utiliser les équipements existants et à développer les coopérations entre les acteurs sur les territoires.

Il y a quelques jours, Jean-Paul Chanteguet, député PS de l’Indre et président de la Commission développement durable et de l'aménagement du territoire de l’Assemblée nationale, tirait la sonnette d’alarme : « J'ai le sentiment que l'ambition du président de la République de faire de la France le pays de l'excellence environnementale est un discours pour rien. Il n'est pas porté par les responsables politiques. Aujourd'hui, personne au gouvernement, à part Delphine Batho, ne parle de transition écologique, d'excellence environnementale, de nouveau modèle de développement. (…) On oppose la compétitivité à l'environnement. On est dans la plus grande frilosité. »

Aujourd’hui, nous sommes tous au pied du mur. Ensemble, nous voulons que la gauche réussisse et dure. Cette réussite passe par la transition écologique, et donc par le symbole que Notre-Dame-des-Landes est en train de devenir.

Ensemble nous devons nous mobiliser pour obtenir que cessent les opérations policières et les expulsions et que les travaux ne démarrent pas, ce qui rendrait possible l’intervention d’une mission de médiation, confiée à une personnalité indépendante.

Ensemble, faisons en sorte que Notre-Dame-des-Landes soit intégré dans la méthode du gouvernement, que nous approuvons, rappelée par le Président de la République le 14 septembre : « Dialoguer pour décider, prendre les sujets les plus difficiles pour chercher des solutions pertinentes, faire participer tous les acteurs. Ils sont là pour porter ensemble un changement durable. Car les défis ne se divisent pas ; ils ne se hiérarchisent pas ; ils doivent être affrontés et surmontés ensemble. »

Elus et responsables EELV signataires

Patricia Andriot, vice-présidente de la région Champagne-Ardenne
Aline Archimbaud, sénatrice
Danielle Auroi, députée 
Marie-Pierre Bresson, maire-adjointe de Lille
Patrick Franjou, conseil fédéral EELV
Serge Guérin, conseiller régional d'Ile-de-France
Saadika Harchi, Conseil d’orientation politique EELV
Agnès Langevine, Secrétaire Régionale Languedoc Roussillon,
Eric Loiselet, conseiller régional de Champagne-Ardenne
Julie Nouvion, conseillère régionale d'Ile-de-France
Sandra Renda, conseillère régionale du Centre
Christophe Rossignol, conseiller régional du Centre
Mounir Satouri, président du groupe EELV région Ile-de-France
Marine Tondelier, conseil fédéral EELV
Dominique Voynet, maire de Montreuil, ancienne ministre.

 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 19:08

 

 

Rue89 - Tribune 13/11/2012 à 11h51

 

 


Fred, personnage de « Scoubidou », sans visage (Masked-Bob/Flickr/CC)

 

Pour la première fois de ma vie, j’ai effectué une recherche pour trouver un « bed and breakfast ». Depuis, les pubs sur le sujet abondent sur les pages ou les vidéos que je consulte. Me voilà confronté à l’effrayante réalité : malgré moi, je suis « cyberespionné ».

Pourtant, j’ai désactivé mon compte Facebook – trop chronophage et tellement 2007. Je m’efforce également de mal remplir tout ce qui ressemble à un formulaire d’inscription. Et je prends même soin d’épouiller régulièrement mes navigateurs internet de leurs cookies.

Comment un nul en informatique comme moi peut-il échapper à la sombre coalition de « Big Brother » et « Big Business » ? Préserver mon droit à la vie privée tel que défini dans l’article 12 de la Déclaration universelle des droits de l’homme est-il possible sans devoir vivre comme au XXe siècle ?

Je me suis donc adressé à des geeks. Ils m’ont conseillé quelques gestes simples et accessibles à tous afin de cultiver ma « cyberdiscrétion ». Et ainsi échapper autant que faire se peut au regard intrusif des entreprises qui se font du pognon sur mon dos en attentant à ma vie privée.

 

1 Noyez-vous dans la masse

 

Jérémie Zimmermann est cofondateur et porte-parole de l’organisation citoyenne La Quadrature du Net. C’est grâce à la vigilance de « cybermilitants » comme lui que des traités liberticides et flippants comme Acta ont été vaincus :

« Globalement, il faut essayer d’apprendre la technologie et de ne pas subir. Nous voulons vivre dans une société dans laquelle les hommes contrôlent les machines. Et pas l’inverse. »

Il rappelle un principe très simple : « Lorsqu’un service est gratuit, le produit, c’est vous. » Justement, mon cher Jérémie, moi qui ne veux plus être un produit, comment faire pour que l’industrie du « bed and breakfast » me laisse dormir tranquille ?

« Pour commencer, vous pouvez installer Tor. Ce programme permet d’éviter que l’on puisse vous tracer. Les données sont transmises via les machines de plusieurs utilisateurs de Tor avant de revenir jusqu’à vous. »

Ce logiciel n’est pas parfait et ralentit un petit peu votre connexion internet. Mais plus nous serons nombreux à l’utiliser, plus le système sera performant.

Autre recommandation de Jérémie Zimmermann : Pidgin et son plugin de chiffrement OTR (ou son équivalent sous Mac : Adium). Celui-ci permet de crypter vos tchats. Vous vous connectez à votre tchat habituel grâce à ce programme, et vos échanges seront planqués.

Ce qui peut vous éviter bien des soucis si vous daubez sur votre patron de l’ordinateur de votre bureau. Ou que vous êtes journaliste. La récente histoire des fadettes rappelle que même dans notre beau pays, de tels programmes peuvent s’avérer utiles. Il existe des fonctionnaires de justice et des responsables politiques qui font peu de cas de la loi : autant apprendre à être discret.

 

2 Arrêtez de vous gaver de cookies

 

Un cookie n’est pas qu’un petit gâteau au butylhydroxyanisol. C’est également le nom d’un petit machin qui vient se greffer dans mon ordinateur malgré moi lorsque je consulte un site. Il peut remplir plusieurs fonctions. Certains sont pratiques. C’est grâce à un cookie que je peux éviter de retaper mon code secret lorsque je me connecte à mon mail.

Mais un cookie peut aussi indiquer à une entreprise située au bout du monde quels sites je consulte lorsque je surfe sur Internet. Et, grâce à cet espionnage en règle, permettre de me bombarder des publicités ciblées sur les « bed and breakfast », par exemple, dont je n’ai que fichtre. Pas cool pour le respect de ma vie privée.

Frédéric Bardeau est spécialiste des questions digitales et cofondateur de l’agence de communication Limite :

« Les cookies peuvent servir par exemple à mémoriser un code d’accès. Et certaines personnes sont contentes de recevoir des pubs et autres offres spéciales sur des produits qu’elles affectionnent. »

Mais d’autres, comme moi, pas du tout. Et c’est là où le bât blesse. Arguant de motifs fallacieux, certains lobbies publicitaires peu scrupuleux de la liberté des consommateurs empêchent qu’on permette aux petits moutons malgré eux, comme moi, d’être espionnés ou pas.

Frédéric Bardeau a participé, comme de nombreux acteurs publicitaires, à la première transposition de la future norme ISO 26000 sur la responsabilité sociale des entreprises au secteur de la communication. Il raconte :

« Nous avons ardemment milité pour que les utilisateurs d’Internet puissent avoir le choix de recevoir des publicités ciblées (ce que l’on appelle l’“opt in”), plutôt qu’on leur impose des cookies sans qu’ils en aient vraiment conscience ou qu’ils sachent comment l’éviter.

Mais l’Union des annonceurs (UDA) et le Syndicat des régies internet se sont farouchement opposés à ce que les bannières publicitaires permettent explicitement aux internautes d’accepter ou de refuser activement un cookie. »

Ce qui n’est pas étonnant lorsque l’on sait que 95% des utilisateurs ne changent pas les options par défaut des programmes qu’ils utilisent.

Bref, les solutions techniques existent, elles sont simples, mais on argue que techniquement, ce n’est pas possible. Ce qui est un gros mensonge. A mon détriment. Quelles solutions, docteur Bardeau ?

« Un outil comme Privacyfix permet de résoudre pas mal de problèmes. »

Facile. Pratique. Bref, génial pour les « cybernuls » comme moi. Mais aussi super flippant. Vous vous connectez sur le site, vous téléchargez le programme en une minute et celui-ci se charge de psychanalyser votre ordinateur. Il vous renvoie vers toutes les pages introuvables de vos comptes sur les réseaux sociaux et vous indique où cliquer pour mieux préserver votre vie privée.

Il permet aussi de voir combien d’argent Facebook a gagné grâce aux données collectées sur votre dos. Ou tout simplement de visualiser le nombre de sociétés qui vous observent via des cookies – ceux-ci sont d’ailleurs notés en fonction de leur dangerosité. Flippant, je vous disais : 80 cookies infestaient mon ordinateur perso.

Autre solution du docteur Bardeau : naviguer sur Internet grâce à Firefox et à d’autres navigateurs qui permettent d’utiliser l’option Do Not Track, qui signifie littéralement « ne pas suivre ».

Et terminons par le commencement : n’oubliez pas de vider votre navigateur internet de ses cookies aussi régulièrement que possible.

 

3 Laissez-vous coacher par des pros

 

Bonne nouvelle : si vous êtes plus nul que nul en informatique, tout n’est pas perdu.

Mathieu est responsable du festival Mal au pixel. Celui-ci se déroule d’octobre à décembre à La Gaîté Lyrique, établissement culturel parisien dédié aux arts numériques. L’édition de cette année est consacrée aux problématiques de vidéosurveillance et de cyberespionnage. Elle entend dénoncer « le softpower des industries séduisantes » qui, derrière la profusion de « j’aime », « +1 » et autres « pokes » amenuisent, avec votre consentement souriant, vos libertés afin de mieux les marchandiser.

Dans le cadre du festival est proposé un atelier durant lequel les néophytes nuls comme moi peuvent venir avec leur ordinateur. Des cyberactivistes magnanimes et patients prendront soin de me coacher, de m’expliquer les bons gestes, de m’installer tout un tas de programmes divers et variés qui permettront de protéger mon ordinateur.

Deuxième bonne nouvelle : vous trouverez des bonnes âmes de la sorte partout en France. Bienvenue dans le monde merveilleux des « install parties », petites réunions entre technophiles et « technonuls » durant lesquelles les premiers s’occupent des seconds. On les aide à reconfigurer leur ordinateur. On leur apprend à mieux le comprendre et à le maîtriser.

Les mots d’ordre de cette communauté cyberbienveillante ? « DIY » et « DIWO » – acronymes de « Do it yourself », faites-le vous-même, et de « Do it with others », faites-le avec d’autres. Bref, on vous file un vrai coup de main pour zéro franc, zéro centime. Il existe en France ne nombreux « hackerspaces », « labs » ou autres espaces dédiés aux cultures multimédias.

Toujours en avance d’un attardement, les pouvoirs publics ont d’ailleurs cessé de soutenir ces derniers. Nombre d’entre eux continuent malgré tout de fonctionner. Toutes et tous les « nullos » en informatique de 7 à 77 ans y sont les bienvenus. Il suffit de consulter ces différents sites pour trouver le plus près de chez vous.

La cyberdiscrétion ne se limite pas à votre ordinateur

Réseaux sociaux, smartphones, cartes de paiement diverses et autres caméras de vidéosurveillance à reconnaissance faciale permettent de savoir où l’on se trouve, ce que l’on fait, en compagnie de qui, ce que l’on pense ou comment on aime coucher. Bref, de raconter qui nous sommes. Et sans que l’on ait vraiment le choix.

Le comble de cette affaire étant d’ailleurs que vos impôts servent à financer des projets qui dessinent une société dans laquelle votre liberté se réduit chaque jour un peu plus. Car si l’on met en réseau l’ensemble des ces données, peu de détails de votre vie seront préservés. C’est hélas l’orientation prise par exemple par le scandaleux projet Indect et de ses nombreux avatars.

 

Et vous, chères riveraines et chers riverains, avez-vous des astuces à partager pour vous protéger sur Internet ?

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 19:01

 

Le Monde.fr avec AFP | 13.11.2012 à 17h09

 
 
Xavier Beulin, le président de la FNSEA

La procureure du tribunal correctionnel de Toulouse a requis mardi 13 novembre des amendes allant jusqu'à 100 000 euros dans le procès dit des "cotisations forcées", payées par des agriculteurs à la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles, majoritaire). Claudie Viaud a estimé que la "discrimination syndicale" était constituée, comme le soutenaient les organisations syndicales minoritaires, la Confédération paysanne et la Coordination rurale.

Ces deux syndicats étaient parties civiles après avoir porté plainte contre le prélèvement "d'office" par des coopératives céréalières de Haute-Garonne de cotisations au profit de syndicats spécialisés de la FNSEA "à l'insu" d'agriculteurs non syndiqués ou déjà syndiqués ailleurs, et ce pendant plusieurs années. La procureure a requis de 80 000 à 100 000 euros d'amende contre la coopérative Coopéval et 100 000 euros d'amende contre chacun des trois syndicats bénéficiaires des ponctions, l'Association générale des producteurs de blé (AGPB), celle des producteurs de maïs (AGPM) et la Fédération des oléagineux et protéagineux (FOP), pour recel de discrimination syndicale.

 

10 MILLIONS D'EUROS PAR AN

Dans la matinée, l'avocate de la Confédération paysanne, Me Marie-Christine Etelin, avait réclamé la condamnation des responsables des deux coopératives qui comptent chacune 4 000 adhérents, poursuivies pour leurs pratiques dans la période 2005-2007. Elle a rappelé que la Confédération dénonçait "un racket qui est général en France, et dans toutes les productions, au profit des syndicats de la FNSEA" depuis des décennies. La Confédération paysanne a réclamé 300 000 euros de dommage et intérêts. La Coordination rurale a demandé de son côté "un euro symbolique" car "ce n'est pas une question financière mais c'est un problème d'éthique", a déclaré Jacky Commère, dirigeant de l'organisation des producteurs de grains (OPG) de la Coordination rurale, qui se veut une alternative aux syndicats spécialisés de la FNSEA.

Les syndicats spécialisés de la FNSEA se voyaient reverser par les coopératives de 16 à 18 centimes par tonne produite par les agriculteurs, soit des sommes modiques pour chacun d'entre eux, mais représentant de 10 à 20 000 euros versés chaque année par les coopératives incriminées. Ces cotisations forcées pèsent jusqu'à 10 millions d'euros par an, tous produits confondus, à l'échelle nationale, selon les parties civiles.
Les avocats de la défense devaient plaider la relaxe dans l'après-midi, assurant que tous les agriculteurs étaient informés de ce qui leur était demandé et gardaient leur "liberté de choix".

 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 18:55

 

Le Monde.fr avec AFP | 13.11.2012 à 18h23

 
Maria, la veuve de José-Francisco Serrano Andrade, ouvrier spécialisé dans l'épandage du bitume décédé en 2008 d'un cancer de la peau, au côté de son avocat Me Jean-Jacques Rincq, le 21 septembre à Lyon avant l'ouverture du procès en appel.

La cour d'appel de Lyon a reconnu mardi 13 novembre la société de travaux publics Eurovia, du groupe Vinci, coupable de "faute inexcusable" après la mort en 2008 de José Francisco Andrade, ouvrier du bitume atteint d'un cancer de la peau, confirmant ainsi une première en France.

La cour condamne Eurovia à verser quelque 200 000 euros de dommages et intérêts à la famille de la victime. Cet arrêt "établit qu'il existe un lien de causalité entre le cancer de la peau et l'activité professionnelle de M. Andrade. La maladie professionnelle liée au bitume est ainsi reconnue", s'est félicité l'avocat de la famille de la victime, Jean-Jacques Rinck.
 

"C'est une grande victoire pour votre famille, cet arrêt du 13 novembre est à marquer d'une pierre blanche, c'est la victoire de la vie sur la mort", a déclaré l'avocat à la veuve et aux enfants de M. Andrade, mort à 56 ans.  

En mai 2010, pour la première fois en France, le tribunal des affaires de sécurité sociale de Bourg-en-Bresse avait fait le lien entre le cancer de cet ouvrier portugais et les fumées toxiques du bitume, et condamné Eurovia pour "faute inexcusable". La société avait fait appel de la décision. La "faute inexcusable" est constituée par un manquement de l'employeur à son obligation de sécurité et de résultat.

 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 18:49

 

Le Monde.fr avec AFP | 13.11.2012 à 19h38

 
Selon les 51 organisations réclamant la tenue d'une enquête indépendante, 3 418 personnes avaient été interpellées lors du mouvement étudiant du printemps, dont "plusieurs" ayant subi des blessures graves.

 

Une coalition de 51 associations québécoises a réclamé mardi 13 novembre la mise en place d'une commission d'enquête publique devant faire la lumière sur les centaines d'arrestations du "printemps érable", le conflit étudiant qui a donné lieu, selon elles, à des excès policiers.
 

"Dans une société de droit comme la nôtre, on ne peut pas rester les bras croisés et passer sous silence les événements du printemps dernier", a lancé Eliane Laberge, présidente de la FECQ, l'un des syndicats étudiants en première ligne lors des manifestations du premier semestre de 2012. "On demande à la première ministre [du Québec] Pauline Marois d'intervenir rapidement" pour déclencher une enquête publique, a ajouté de son côté Martine Desjardins, qui dirige la FEUQ, autre syndicat étudiant.

 

 "PERTES D'ŒIL" ET "FRACTURES DU CRÂNE"

Selon les 51 organisations réclamant la tenue d'une enquête indépendante sur les agissements des forces de police du Québec lors de ces manifestations inédites dans la province francophone, 3 418 personnes avaient été interpellées, dont "plusieurs" ont subi des blessures graves telles que des "pertes d'œil" ou des "fractures du crâne".

Le Québec, comme le Canada, ne possède aucune agence indépendante chargée d'enquêter sur ses forces de police, les enquêtes sur les cas litigieux étant confiées à d'autres services que celui en cause. Pour cette raison, Jérémie Bédard-Wien, de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ, l'un des syndicats les plus radicaux), a souligné que le Québec devait rapidement mettre en place "un mécanisme permanent de surveillance des actions policières", sans quoi "le gouvernement ne peut pas parler de retour à la normale".


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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 18:38

 

Le Monde.fr avec AFP | 13.11.2012 à 19h22

 

 
A Madrid, une femme lit un appel à la grève pour le 14 novembre.

L'Europe se mobilise mercredi 14 novembre contre l'austérité, au cours d'une journée marquée par une grève générale en Espagne comme au Portugal, deux des pays les plus fragiles de la région où la colère populaire grandit face au chômage et à la précarité. Manifestations et actions d'ampleur variable ponctueront la journée dans les autres pays du Sud frappés par la crise, Italie et Grèce, mais aussi en Allemagne, en Belgique, en France ou en Pologne.

Alors que la croissance dans la zone euro devrait rester au point mort (+0,1 %) en 2013, selon la Commission européenne, le Fonds monétaire international a lui-même averti que les politiques d'austérité dans plusieurs pays risquaient de devenir "politiquement et socialement intenables".

  • Perturbations dans les transports

Parmi les conséquences prévisibles des actions syndicales, les trains à grande vitesse Thalys entre la Belgique et l'Allemagne seront à l'arrêt. Dans le ciel, les compagnies espagnoles Iberia, Iberia Express, Air Nostrum, Vueling et Air Europa ont annulé 615 vols. La compagnie portugaise TAP a prévu de clouer au sol plus de 160 avions.

"Pour l'instant, ce sont avant tout les gens du sud de l'Europe qui pâtissent d'une crise qu'ils n'ont pas engendrée. Mais les conséquences vont très certainement se faire sentir dans le reste de l'Europe", a averti la confédération allemande des syndicats, DGB.

  • Espagne

La quatrième économie de la zone euro, étranglée par un chômage qui frappe un quart des actifs et par une politique de rigueur draconienne, s'apprête à vivre sa deuxième grève générale en un an. Dans la nuit, les piquets de grève doivent prendre position en des points stratégiques de Madrid : aéroport, dépôts de bus ou marché de gros. Les syndicats ont convoqué des rassemblements dans environ 120 villes.

De son côté, la mouvance des "indignés", témoin de l'exaspération face à la pauvreté grandissante, aux expulsions de propriétaires surendettés, aux milliards d'euros engloutis dans l'aide aux banques, appelle elle aussi à la mobilisation. Leur cible sera une nouvelle fois la chambre basse du Parlement, où, via les réseaux sociaux, ils appellent à passer la nuit de mercredi à jeudi face aux barrages de police.

  •  Portugal

La CGTP, principal syndicat du pays, espère lui aussi mobiliser au cours d'une grève générale contre la politique d'austérité menée par le gouvernement de centre droit. Des rassemblements ou défilés sont prévus dans une quarantaine de villes, dont Lisbonne et Porto.
 

  • Grèce

  Un arrêt de travail est prévu aussi bien dans les entreprises que dans les administrations, à l'appel des syndicats GSEE (privé) et Adedy (public), ainsi qu'un rassemblement dans le centre d'Athènes.

Ce type de mobilisation paneuropéenne n'est généralement pas très suivi en Grèce, où un nouvelle série de mesures d'austérité sur quatre ans vient d'être adoptée par le Parlement, avec là une forte mobilisation de la rue.

  • Italie

Le principal syndicat italien, la CGIL, a lui appelé à une grève de quatre heures, mais plusieurs grands secteurs – comme celui des transports – ne participeront pas au mouvement.

 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 18:17

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 13.11.2012 à 10h13 • Mis à jour le 13.11.2012 à 10h39

 

 

 

Le marché du travail demeure très dégradé : 50 400 emplois seraient encore détruits dans les secteurs marchands non agricoles au premier semestre.

L'emploi salarié dans les secteurs marchands a perdu 50 400 postes au troisième trimestre 2012 (– 0,3 % sur trois mois), dont les deux tiers dans l'intérim, selon des estimations provisoires publiées mardi par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

Cette nette dégradation est proche de celle observée au troisième trimestre 2008. Sur un an, 63 800 postes ont disparu en France (– 0,4 %), portant à 16,065 millions le nombre d'emplois dans les secteurs marchands (non agricoles). Après un dernier semestre 2011 très mauvais, l'économie française avait connu une embellie au premier trimestre 2012 (+ 22 800) avant de renouer avec une tendance dégradée au deuxième trimestre (– 22 400).

Comme au trimestre précédent, la saignée concerne tous les secteurs et est tirée par une chute de l'emploi intérimaire, qui diminue encore plus fortement ce trimestre (– 32 800 postes, – 6 %) qu'au deuxième trimestre (– 18 900 postes). En un an, l'intérim, considéré comme un indicateur avancé du marché du travail, a perdu 73 600 postes, soit 12,5 % de ses effectifs, souligne l'Insee. Au total, avec l'intérim, le tertiaire perd 36 700 postes. Même hors intérim, la France a continué à détruire des emplois au troisième trimestre (– 17 600).

 

 ENVOLÉE DES INSCRITS À PÔLE EMPLOI

L'industrie essuie une perte de 9 800 postes, plus qu'au trimestre précédent (– 7 700). L'hémorragie se réduit en revanche un peu dans la construction, qui perd 3 900 emplois (contre 6 800 au 2e trimestre). Dans sa dernière note de conjoncture, l'Insee prévoit une poursuite de la dégradation et anticipe 67 000 destructions d'emplois dans les secteurs marchands non agricoles pour le seul second semestre. Le taux de chômage devrait ainsi atteindre 10,2 % à la fin de 2012 en France métropolitaine, contre 9,7 % constatés au deuxième trimestre.

Les derniers chiffres publiés par Pôle emploi ont montré une envolée du nombre d'inscrits avec, à la fin de septembre, 3,05 millions de demandeurs d'emploi sans activité en métropole, 46 900 de plus qu'en août (+ 1,6 % en un mois, 10 % en un an), et plus de 3,3 millions avec les DOM. Au plus fort de la crise, l'économie avait perdu plus de 165 000 emplois dans les secteurs marchands au cours du seul premier trimestre 2009.

 

 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 18:06

 

 

Après le Libor (marché des taux interbancaires), le marché du gaz à Londres paraît aussi être l’objet de manipulations. Le Financial services authority (FSA), le gendarme boursier de la City, a annoncé mercredi avoir ouvert une enquête sur de possibles manipulations du marché du gaz par les groupes d’énergie, à la suite d’alertes données par des traders. En parallèle, la commission de régulation de l’énergie a été avertie, elle aussi, de l’existence de mouvements suspects sur les cours du gaz, et a lancé sa propre enquête.

L’affaire est partie de l’alerte lancée par un trader travaillant pour la société ICIS Heren. Cette société indépendante fait partie d’un consortium privé chargé d’établir chaque jour – comme le Libor – les prix sur le marché spot du gaz, et qui servent de références pour l’ensemble des contrats gaziers négociés à Londres mais aussi ailleurs. Ce marché est estimé à 300 milliards de livres (375 milliards d’euros).

 

transactions sur le marché du gaz le 28 septembret
ransactions sur le marché du gaz le 28 septembre© capture d'écran . The guardian

 

Le 28 septembre dernier, ce trader a remarqué des mouvements suspects et anormaux sur ce marché physique du gaz aux alentours de 4h30 (voir son récit sur le site du Guardian). La date et l’heure ont leur importance. Ce jour était la dernière séance de négociation du mois et marquait la fin de l’année financière pour le gaz. Les références arrêtées avaient donc une influence sur les contrats à terme à venir. Quant à l’heure, c’est à ce moment-là que les différentes sociétés chargées du calcul de l’index prennent leurs références pour déterminer le prix. Les personnes agissant sur ce marché étaient donc des mieux informées.

La FSA a déclaré « prendre très au sérieux les informations qui lui ont été données », et qu’elle allait mener une enquête approfondie auprès de tous les acteurs. Les six compagnies d’énergie, dont EDF, qui dominent le marché du gaz britannique sont dans la ligne de mire. Toutes démentent avoir commis la moindre faute.

Le gouvernement britannique demande que toute la lumière soit faite. Ce nouveau scandale tombe au plus mauvais moment pour lui. D’une part, il jette un nouveau discrédit sur la City et ses pratiques. D’autre part, il relance la polémique sur la déréglementation du marché de l’énergie en Grande-Bretagne et la flambée des prix qui s’ensuit.

De plus en plus d’observateurs et de politiques critiquent la déréglementation de ce marché qui a conduit non à la concurrence mais à la formation d’un oligopole aux mains de six groupes privés. Ceux-ci sont soupçonnés de profiter de leur position et d’une clientèle totalement captive pour augmenter abusivement leurs prix. Le prix du gaz en Grande-Bretagne a à nouveau augmenté de 9 % cette année. De plus en plus de ménages britanniques ont du mal à acquitter leurs factures de gaz et d’électricité.

À la suite du scandale du Libor, la commission européenne s’est demandé si de semblables manipulations ne pouvaient exister sur les marchés de l’électricité, du gaz ou du  blé, où là aussi des index établis par des sociétés privées servent de références pour tout le marché. À la première évocation d’un renforcement des règles et de la surveillance, l’ensemble des groupes européens concernés se sont fortement mobilisés pour faire échouer les projets de reprise en main. La commission européenne s’est inclinée devant ce puissant lobby. À la lumière de ce nouveau scandale, il serait peut-être bienvenu de rouvrir le dossier.

 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 18:01

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 13.11.2012 à 16h22 • Mis à jour le 13.11.2012 à 17h12

 
 

Le gouvernement britannique a promis mardi 13 novembre de sévir s'il était avéré que de grands groupes ont manipulé le marché du gaz. "Nous soutiendrons les régulateurs afin qu'ils prennent toutes les mesures nécessaires pour s'assurer que la loi soit appliquée dans toute sa force", a déclaré le secrétaire d'Etat à l'énergie Edward Davey devant les députés.

Les preuves rassemblées dans le cadre de ces enquêtes sur de possibles manipulations des prix de la part de grandes compagnies d'énergie en Grande-Bretagne pourront être utilisées dans le cadre de poursuite pénales ou civiles.

"La violation des règles du marché est toujours une mauvaise chose, mais en cette période où les ménages et les entreprises se débattent face à des factures énergétiques élevées, le pays peut attendre de nous que nous prenions des mesures fermes si ces allégations s'avèrent fondées - et c'est ce que nous allons faire", a déclaré M. Davey.

Le responsable gouvernemental a également appelé les témoins d'éventuelles manipulations à apporter des preuves aux enquêteurs, leur promettant la protection de leur anonymat si nécessaire. Le gouvernement britannique se félicite d'avoir par le passé "fourni aux régulateurs les pouvoirs nécessaires pour faire face aux violations des règles des marchés".

 

EXAMEN D'UN ABUS DU MARCHÉ

L'Autorité britannique des marchés financiers (FSA) a annoncé son intention d'enquêter sur de possibles manipulations sur le marché du gaz de la part de grands groupes d'énergie en Grande-Bretagne, après des informations publiées en ce sens par le journal The Guardian. "Nous pouvons confirmer avoir reçu des informations concernant le marché physique du gaz que nous allons analyser", a affirmé la FSA.

The Guardian avait indiqué dans son édition de lundi 12 novembre que l'autorité de régulation britannique enquêtait sur des plaintes de manipulations des prix de la part de certains grandes compagnies d'énergie en Grande-Bretagne. Le journal relève que ce scandale rappelle l'affaire de manipulation de taux interbancaires comme le Libor, qui a éclaboussé le secteur bancaire dans le royaume.

Elle intervient également quinze jours après que Barclays a annoncé être concernée par une autre enquête, concernant son activité de courtage d'énergie dans l'ouest des Etats-Unis, entre fin 2006 et 2008.

"Etant engagés à appliquer la nouvelle réglementation européenne destinée à lutter contre les abus du marché, nous allons examiner attentivement toute preuve portant sur des abus du marché qui sont portés à notre connaissance et nous agirons en conséquence", a indiqué un porte-parole d'Ofgem, qui "a déjà activé ses procédures habituelles pour examiner l'information en sa possession".

 

 REJET EN BLOC DES ACCUSATIONS

Les grandes compagnies d'énergie ont rejeté l'accusation. Un porte-parole de ScottishPower (Iberdrola) a indiqué que le groupe "n'a jamais tenté de fixer les prix de gros sur les marchés du gaz". "Notre division marché a toujours agi avec intégrité et respecté toutes les règlementations dans nos engagements sur les marchés", a-t-il dit.

Un porte-parole de British Gas (Centrica) a pour sa part souligné que sa compagnie s'est toujours pliée aux directives de l'Union européenne et de Grande-Bretagne.

En octobre, le premier ministre britannique David Cameron avait annoncé une prochaine loi pour contraindre les groupes énergétiques à offrir les meilleurs tarifs à leurs clients, alors que les prix du gaz et de l'électricité explosent pour les ménages britanniques.

Les fournisseurs d'énergie sont accusés d'avoir des grilles tarifaires opaques. Des groupes comme British Gas, Scottish Power ou encore Npower (RWE) ont ainsi annoncé récemment des hausses de leurs tarifs, bien au-delà de l'inflation, invoquant la hausse des coûts de l'énergie.

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