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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 17:11

 

http://blog.imprimerie-villiere.com/2012/04/bricolage-decoration-recycler-palettes/

 

lien ici

 

25 avr

 

Une jolie maisonnette construite en palettes recyclées

La construction ou la fabrication d’objets à base de palettes de manutention est une activité qui permet de recycler un déchet tout en laissant s’exprimer sa créativité. Cette ressource est souvent gratuite, et grand nombre d’entreprises sont d’ailleurs ravies de s’en débarrasser : alors servez-vous, et laissez libre court à votre imagination grâce à notre sélection de 100 idées pour recycler des palettes !

Aménager des rangements à base de palettes

Pour le linge : une penderie / placard - une petite étagère simple pour accrocher ses cintres ou ses rubans… à quand le dressing ?

 

Pour les livres : une bibliothèque (un rangement astucieux pour les archives) - une autre bibliothèque murale bien pratique avec ses nombreuses étagères.

Pour les outils, ustensiles ou bibelots :  différentes étagères simples - un joli meuble à tiroirs.

 

Une bibliothèque murale en palettes

Créer des meubles avec des palettes

 

Pour l’entrée : un porte manteau - un second porte-manteau - un troisième très original - un meuble à chaussures - un autre meuble à chaussures, tout simple.

Pour la cuisine : un îlot central utilisable comme table d’appoint - une étagère à épices et sa version tableau (à customiser avec le menu du jour) - un meuble pour ranger ses ustensiles de cuisine - un buffet ou un vaisselier (pour les bricoleurs avertis) - une étagère / vaisselier - une étagère style bar de saloon - meuble pour habiller un lave-vaisselle.

 

Des palettes pour aménager un salon

 

Pour le salon : un rocking chair - une chaise Bordelaise - une chaise style Walden - une chaise de cuisineun fauteuil club  - une banquette canapé - une table basse - une table basse à tiroirs - des tables basses peintes et très graphiques - une table avec cornières en galva perforées - une table avec jardinière incorporée - une autre table basse / jardinièreune table avec plateau de verre - une table basse avec bordures - une table basse pilulier - une table basse avec rangement - un tutoriel pour faire une table basse avec une belle peinture (en anglais) - un meuble bas pour télé.

 

Pour la chambre : une tête de lit toute simple - une tête de lit / étagère - plusieurs lits - une table de chevet - un lit de poupée - un berceau en forme de lune - un meuble d’angle.

 

Beaucoup de créativité pour ces tables basses

Pour le bureau : un bureau / secrétaire - un autre bureau, plus massif.

Faire de la déco en utilisant des palettes

Une boîte lumineuse - un miroir - un pèle-mêle - un tableau d’artiste - un porte assiettes pour décorer la cuisine - un aménagement de salle de projection très confortable - une étagère déco.

 

Du mobilier à base de palettes pour aménager un coin cosy

Aménager ses extérieurs avec des palettes

 

Pour les clôtures : une barrière qui peut servir pour les bordures - une barrière plus travaillée - un portillon.

Pour la terrasse : une terrasse contemporaine (qui pourrait tout aussi bien être réalisée avec des palettes) - une terrasse de 4 sous - une terrasse toute simple - un coin terrasse aménagé - une terrasse estrade - un tutoriel pour fabriquer sa terrasse.

Différentes constructions de jardin : une plateforme de cabane perchée dans les arbres - des toilettes sèches.

Farniente au soleil sur une terrasse réalisée en palettes

Se fabriquer un coin cosy ou festif avec des palettes

 

Pour le farniente : Une chaise longue et un coin détente - construire une balancelle - un aménagement pour un patioun salon de jardin - un autre salon de jardin - un banc de jardin avec treillis et bacs à fleurs - un autre banc - une banquette d’extérieur - une banquette d’angle - une autre banquette - un banc avec jardinière intégrée - un tutoriel et ses plans pour fabriquer une chaise longue.

 

Pour les apéros entre amis : un bar d’extérieur et ses tabourets - un comptoir coloré à roulette style paillote - un tabouret de bar - un rangement extérieur (pour les ustensiles du barbecue) – une desserte à roulettes - une table de terrasse - un meuble plan de travail pour la plancha.

 

Un fauteuil club en palettes

Aménager son jardin avec des palettes

 

Pour le potager : un jardin en carré - un rack à laitues et autres herbes - une serre potager en carré - un potager à hauteur de main - un potager intérieur - un bac à tomates - une jardinière multifonctions.

Pour le compostage : un composteur - un autre composteur.

Pour les poules et oiseaux : un poulailler - un tutoriel pour fabriquer un poulailler - un troisième - un quatrième - un cinquième - un sixième - un poulailler qui aurait aussi bien pu être une cabane ou des toilettes sèches - un poulailler et une gallinette - un nichoir à oiseaux.

 

Idée au jardin : planter ses laitues et autres herbes dans les interstices d'une palette

 

Pour décorer : un mur végétal - une étagère à fleurs - 20 idées de murs végétaux et de jardinières - différentes tailles de jardinières - des jardinières équipées de feutre textile - une jardinière idéale pour une plante d’appartement - une autre jardinière pour les plantes d’appartement - un bac à fleurs - un bac rustique - un muret jardinière - un tutoriel pour préparer sa jardinière avant de planter.

Aménager un jardin sur son balcon

Une jardinière en escaliers - une jardinière à herbes aromatiques - un bac à aromates - un tutoriel pour faire un mur végétal sur son balcon.

 

Comment réaliser un mur végétal sur son balcon ?

Aménager son garage ou sa cave avec des palettes

 

Pour le bricolage : un établit - un autre établit - un troisième modèle (utilisé ici en extérieur pour des plantations) - un quatrième.

 

Pour le vin : un rack à vin horizontal ou un rack à vin vertical - un autre rack tout simple (pour stocker à la cave vos bouteilles de vin Bio, bien sûr).

Pour les loisirs : un raque à cannes à pêche.

 

Un établit de garage en palettes

Construire un abri ou une habitation en palettes

 

Envie d’un préau, d’une cabane en bois, d’une maisonnette ou d’un duplex : aidez-vous de ce tutoriel avec plans pour vous lancer dans la construction d’un cabanon !

 

The pallet house : un prototype de maison en palettes

Ré-utiliser des palettes au travail

 

Pour les salons professionnels : un stand - un autre stand ou mur végétal - un présentoir de fleuriste - un présentoir en palettes - un stand tout en palettes.

Pour un bureau ou un local : un aménagement complet des bureaux - une banque comptoir d’accueil - un stand de disquaire ou un magasin de chaussures - une salle d’attente.

 

Un stand en palettes pour un salon de prêt à porter

 

D’autres réalisations à base de palettes

Une trottinette - un tutoriel pour réparer un verre à pied cassé - un sapin de Noël - une rampe de vtt.

 

Un plateau télé ou pique-nique en bois de palette recyclée

Utiliser les palettes en bois de chauffage

 

 Si vous n’êtes pas bricoleur, vous pouvez utiliser les palettes comme bois de chauffage, mais attention : le bois ne doit pas être traité sinon les émanations pourraient être dangereuses (car  toxiques). Vous pouvez récupérer les clous une fois la cendre froide… rien ne se perd !

 

Se chauffer au bois... avec des palettes !

Comment démonter une palette ?

Maintenant que vous avez plein d’idées pour recycler vos palettes, voici comment bien les démonter pour récupérer les planches et les clous.

 

 

Alors, vous avez encore des idées reçues sur les palettes ?

 

D’autres articles sur le bois par nos amis de la GreenTeam


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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 17:08

 

 

 

Nous avons plusieurs fers au feu, il faudrait trouver moyen de lier tout cela. Pour deux choses cela devrait être facile :

 


01.12.2012 et 15.12.2012 Journées d’action contre la précarité

Pour le 01.12 il y a un appel pour une journée d’action européenne contre la précarité. Cet appel vient de la ‘coordination européenne des Indignés’, certainement en liaison (on espère) avec d’autres organisations (organisations de chômeurs et autres) qui ont appelés à une manifestation à Paris ce jour là.

C’est sur la base de ce dernier appel que Sud-Solidaires a envoyé une proposition d’action conjointe aux organisations du Gard et qu’une journée locale d’action a été décidée pour le 15.12 (pour des raisons de calendrier et pour se donner le temps de la préparer correctement). Il s’est mis en place un collectif qui se réunit régulièrement et avance dans l’organisation.

Donc tout ceci est une seule et même chose.

 

Nous avons décidés : Pour le Samedi 01.12

Rassemblement pas ‘habituel’ devant la Maison Carrée pour

  1. répondre à l’appel de #Démocratie Réelle Maintenant
  2. annoncer la journée d’action locale du 15.12

Il est déjà prévu de diffuser le tract d’appel à manifestation le 15.12 (en cours de finalisation et d’impression), de réaliser sur la Place la banderole pour la manif du 15 avec le texte : « Chômage, précarité, exclusion sociale, licenciements : ORGANISONS LA RESISTANCE ET LA SOLIDARITE ».

On demande à tous de réfléchir à d’autres formes d’actions un peu ‘spectaculaires et festives’ et d’envoyer des idées sur la liste democratie.reelle@laposte.net. On décidera Samedi et Mercredi prochains de ce que l’on peut faire.

A la réunion du collectif (Mardi 27.11, 19h, local Sud-Solidaire, rue Porte d’Alès) nous annoncerons cette action et demanderons la participation de ceux qui voudront bien venir.

 

C’est à nous de faire et présenter aux gens la synthèse entre précarité, chômage etc… et les politiques générales et nationales appliquées en Europe, avec les problèmes de la dette, de la crise et, cerise sur le gâteau, de la déliquescence totale de la Démocratie représentative qui permet l’application de ces politiques stupides.

A ce titre la pantalonnade des primaires UMP est exemplaire. Ces gens là ne pensent qu’à satisfaire leurs ambitions, ne savent plus que gagner en  trichant et se foutent royalement de leurs militants godillots. Ne nous réjouissons pas trop de ce bordel à Droite, ne croyez pas que ce soit bien différent au PS, chez EELV ou ailleurs.

Tout ceci fait le jeu de l’extrême droite vers laquelle se dirige une majorité de l’UMP (normal, le PS a pris toute la place à droite) et ne fait que dégoûter de plus en plus de la ‘politique’. Il est donc urgent et d’une extrême importance que nous nous organisions et tout d’abord au niveau local. Le mot d’ordre « Démocratie Réelle Maintenant » est plus que jamais d’actualité. « Organisons la Résistance et la Solidarité » est un excellent slogan et devrait être notre objectif à tous.

 

Le camp des Roms à Marguerittes.

Depuis plus d’un mois des Roms (près de 200 personnes si on a bien compris) campent sur un terrain ‘no man’s land’ entre Marguerittes et Nîmes. Ces gens là sont un exemple extrême de la précarité, de l’exclusion et de la misère qui jette sur les routes d’Europe toute une population. Ne croyez pas qu’il n’y a que des Roms, nomades ‘par tradition’ (encore que ce soit à préciser pour certains qui apprécieraient moins de précarité), qui soient ainsi errants et pourchassés, il y a des gens de toute l’Europe de l’Est, de Grèce, d’Espagne, sans parler de ceux qui viennent d’encore plus loin, Afrique, Proche et Extrême Orient…Que croyez vous que sont les Indignados qui ont arpentés l’Europe de Madrid à Athènes ? Que sont les gens qui squattent les terres de Vinci ?

Les populations aux alentour de ce camp s’inquiètent et s’imaginent qu’en repoussant ailleurs cette misère qui leur fout la trouille ils règleront le problème. Allons nous voir sous nos yeux les milices de Valls détruire ce camp sans rien faire?

Ce n’est pas se disperser que de se pencher sur ce problème et nous devons penser à une action de solidarité avec ces gens qui en ont grand besoin. On met là le doigt dans un engrenage compliqué où rien n’est tout blanc ou tout noir, on se met entre l’enclume de nos convictions solidaires et le marteau du racisme ordinaire du petit ‘Français’ moyen que nous sommes tous. Mais eux c’est nous et nous c’est eux, ce sont des gens pas des chiens (mieux traités pour la plupart) et nous savons très bien pourquoi et comment ils sont dans cette situation : racisme et capitalisme font bon ménage pour créer une armée de miséreux taillables et corvéables à merci.

RESF et quelques Indignés ont pris contact avec le camp, il faut penser à agir, vite.

 

Maison du Peuple

Lors de la dernière réunion, il semble bien qu’un certain accord ait vu le jour sur au moins une action pour interpeller les ‘autorités’ et la population sur l’absence de lieu associatif à Nîmes. Ce que l’on met dans la boîte ‘lieu associatif’ est encore sujet à discussion entre les associations et les ‘électrons libres’. Toutefois organiser un campement revendicatif provisoire, tentes, tracts et tout le toutim est parfaitement réalisable et correspond aux objectifs de tous. Cela peut aussi coller avec le campement Rom (un peu ‘acrobatique’ pour certains probablement) mais surtout avec le mot d’ordre de la manif du 15.12. Prochaine réunion en Janvier…

 

Déménagement du lieu des Assemblées.

Il serait intéressant de tenter une ‘délocalisation’. Il est clair qu’à la Maison Carrée, on tourne ‘secte’ et en tout cas on ne touche presque plus personne, assemblé là en cercle dans le noir. On doit réfléchir à modifier notre mode d’action. Un ‘point d’information’ Place de l’Horloge ou Place St Charles devrait être tenté. Il faut, une table, des tracts sur tout ce qui nous préoccupe, quelques panneaux didactiques, une banderole. Pas très dur à mettre en œuvre dès Mercredi prochain, on a l’essentiel de ce qu’il nous faut (manque une planche). A rediscuter Samedi et surtout à annoncer.

 

Notre Dame des Landes

Aux échecs on appelle cela un ‘pat’, situation dans laquelle les deux adversaires sont bloqués sans pouvoir gagner. Les opposants n’ont pas obtenus l’arrêt du projet, les bétonneurs semblent ne plus pouvoir bétonner tranquillement. La milice rôde alentour.

Cependant, la manifestation du 17 est un gros succès et a donné du temps à la coordination pour s’organiser sur place, reconquérir le terrain perdu, ce qu’ils font avec une énergie décuplée par l’espoir (potion magique). Cela va devenir de plus en plus compliqué pour le couple Vinci-Ayrault (qui se planque derrière les élus locaux). Le projet a reçu une torpille en plein flanc, ça pompe pour endiguer la brèche: on nous a parlé de ‘processus démocratique’ qui a décidé du projet. Probablement le même ‘processus démocratique’ appliqué lors des primaires UMPS…

L’objectif pourrait être d’agrandir la brèche et d’enfoncer un coin dans ce gouvernement pour qu’il coule définitivement. La coalition PS-EELV doit voler en éclat et nous devrions cogner dur sur les ministres Verts (des ‘jaunes’ plutôt) pour qu’ils quittent le navire (les rats !). Le PS se retrouvera tout seul pour mener sa politique de collabo, cela éclaircira les choses, pour le moins. Ayrault est un problème, faisons sauter Ayrault !

 

Il reste bien des actions à faire, par exemple contre le nucléaire puisqu’il semble que le gouvernement Ayrault repousse la fermeture de Fessenheim à la St Glinglin, par exemple le combat pour une Palestine libre puisque Netanyahou bombarde Gaza…Y’à du taf !

 

« Oui mais…ça branle dans le manche, les mauvais jours finiront. Et gare à la revanche quand tous les pauvres s’uniront, car tous les pauvres s’uniront » (JB Clément, La Semaine Sanglante, chanson de 1871 écrite juste après la Commune et reprise en chœur à Notre Dame)

 

On lâche rien !

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 16:24

 

    Rue89 - Société  -  par Laurent Burlet 

    12:50     20 novembre 2012    

 

 

Depuis la fusion ANPE/Assedics, Pôle emploi a fait du « traitement » des agressions une véritable politique de sécurité, avec un traçage précis des actes et des chômeurs responsables d’agression. En Rhône-Alpes, cette politique flirte dangereusement avec les limites de la loi informatique et libertés.


Pole-Emploi-Agence-Villeurbanne-Rhone

Une agence Pôle emploi à Villeurbanne (Rhône) © Alexander Roth-Grisard / MaxPPP


Selon la direction de Pôle emploi et les syndicats, les agressions de conseillers sont en hausse. En Rhône-Alpes, comme ailleurs en France, des statistiques ont été mises en place pour suivre ce que la direction régionale a nommé « les incidents clients ». En 2011, on notait ainsi 621 « incidents clients » et en 2012, on en compte 677 (chiffre arrêté au 9 novembre dernier).

Pour parvenir à un tel recensement, les différentes directions régionales de Pôle Emploi doivent mettre en place une politique de sécurité encadrée par la direction nationale. Registre de sécurité, fiche « incident client » et envois de courriers : les chômeurs énervés sont suivis à la trace. En Rhône-Alpes, la porte-parole de la direction assure qu’il n’y a pas constitution de fichiers de chômeurs agressifs. Rien n’est moins sûr.

 

Un registre papier… qui peut être nominatif

A chaque agression, les agents de Pôle emploi doivent remplir une main courante, sous forme papier. Il s’agit du « registre HSCT » (pour Hygiène Sécurité et Condition de Travail) qu’ils doivent transmettre à travers le « logiciel de gestion du risque » (LGR).

C’est une note du 28 septembre 2010 signée par le directeur général de l’époque, Christian Charpy, qui encadre le traitement de ces informations et les suites à donner. Dans ces « instructions relatives à la prévention et au traitement des agressions à Pôle emploi », il est bien précisé que les informations sur ces agressions doivent être anonymées, que ce soit dans le registre papier ou lorsque l’information est transmise par informatique à la direction régionale via le LGR :

« La situation doit être relatée à partir des faits objectifs : date, heure, circonstances, description des événements. Ces informations très sensibles au regard de la loi Informatique et Libertés ne doivent pas comporter d’éléments nominatifs » (voir la note en pdf. page 9).

Problème en Rhône-Alpes, comme le reconnaît la porte-parole de la direction régionale : les agents, dans la pratique, sont libres d’écrire les noms des demandeurs d’emploi.

 

Salah, chômeur fiché

Le cas de Salah, chômeur habitant de Vénissieux, est problématique. En juillet dernier, lors d’un rendez-vous avec sa conseillère, le ton monte. Au RSA, Salah reproche à sa conseillère de ne pas l’appuyer suffisamment dans la recherche d’un financement pour une formation. Le rendez-vous se termine là. Mais quelques jours plus tard, Salah reçoit un courrier lui indiquant qu’il s’est « montré agressif » et qu’il a « fortement perturbé le bon fonctionnement de Pôle emploi ». Et le courrier, signé par le directeur régional adjoint, conclut que si de tels agissements devaient se reproduire, il se réserve la possibilité d’informer les autorités judiciaires et de limiter son accès à l’agence de Pôle emploi.

Salah est en total désaccord avec la description des faits tels que relatés dans le courrier :

« Le ton est effectivement un peu monté. Mais je suis resté très cordial. Ce qu’il y a de choquant dans cette histoire, c’est que Pôle emploi m’envoie un courrier me menaçant de sanction alors que je n’ai pas pu donner ma version des faits ».

Dans une longue réponse écrite, Salah, sur les conseils du site recours-radiation, conteste l’agression. Et puisque le courrier parle de sanction en cas de récidive, il demande que son nom soit effacé du fichier où il suppose qu’il a dû être inscrit. Salah a eu le nez creux, le directeur adjoint de Pôle emploi accepte sa requête :

« Je réponds favorablement à votre demande de retrait du signalement à votre nom, dans le registre de sécurité de l’agence de Vénissieux ».

 

« Insulte/raillerie », « agression physique » ou « menace de mort »

Mais pour Salah, comme pour les autres chômeurs considérés comme agressifs, le fichage ne s’arrête pas aux pages papier du registre de sécurité de leur agence.

En Rhône-Alpes, la déclinaison du logiciel national (LGR) est la « fiche incident client » que chaque agent doit remplir et envoyer à la direction régionale, lorsqu’il est victime d’une agression. La nature de l’incident est à cocher : de « Insulte/raillerie » à « Agression physique », en passant par « Menace de mort ».

L’agent doit également renseigner les « causes/origines de l’incivilité » et les « actions immédiates réalisées ». Surtout, comme l’atteste la fiche que nous publions, les coordonnées du demandeur d’emploi doivent être renseignées, en contradiction totale avec les instructions de la direction générale.

Les sanctions à prendre doivent être notées. Et parmi ces sanctions, la notion de récidive est importante. La direction régionale peut en effet envoyer plusieurs types de courriers :

  • « courrier degré 1 » : avertissement avant restriction d’accès.
  • « courrier degré 2 » : avertissement avant plainte et premier niveau de restriction d’accès.
  • « courrier degré 3 » : dépôt de plainte et restriction d’accès.

Pour assurer le suivi des courriers, la direction régionale affirme qu’elle ne conserve qu’une mention sur le dossier informatisé du demandeur d’emploi intitulé « envoi courrier direction » et qu’elle anonyme les « fiches incident client » dès que les courriers sont partis. Difficile à croire puisque cette « fiche incident client » prévoit un espace de texte libre nommé « Mise à jour du suivi ».

 

La CNIL « jamais saisie » pour un tel fichier

Selon la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés), trois conditions doivent être remplies pour qu’un fichier informatique nécessite une déclaration :

  • Des informations transmises au niveau régional ou national
  • Des informations nominatives
  • Une collecte de ces informations qui aurait pour conséquences une privation de droits ou des suites judiciaires

Le traitement des « fiches incident client » semble répondre à ces trois conditions. Nous avons voulu savoir si une demande d’autorisation avait été obtenue par Pôle emploi. La CNIL nous a répondu que Pôle emploi ne l’a saisie « d’aucune demande en ce sens ». S’agissant du registre de sécurité papier, un de ses agents explique :

« Dans la mesure où il s’agit de fiches papier qui ne font pas l’objet d’une informatisation au niveau local, aucune formalité auprès de la CNIL n’est requise par la loi ».

Cependant, tous les chômeurs devraient être mis au courant de l’existence d’un tel registre de sécurité. Il est en effet spécifié dans la note explicative de ce registre que « doivent être enregistrés tous les incidents (…) survenus au personnel et aux clients ».

 

« On a dévoyé le travail de prévention »

Dans la procédure, le Comité d’Hygiène et Sécurité et des Condition de Travail (CHSCT), réunissant des représentants du personnel et la direction, doit se réunir régulièrement pour examiner les faits les plus graves et trouver des solutions de prévention.

Mais pour César Sulli, du syndicat SNU, secrétaire d’un des deux CHSCT de Rhône-Alpes, la mise en place de ces « fiches incident client » a « dévoyé le travail de prévention sur les questions de conditions de travail et de qualité de service », en faisant en sorte qu’on se focalise sur les agressions d’accueil et la seule responsabilité des usagers.

A l’origine, explique Cesar Sulli :

« Tous les problèmes étaient notés dans le même registre de sécurité, que ce soient les problèmes d’origine interne ou les problèmes avec les demandeurs d’emploi. Depuis la fusion et la dégradation du service, dit-il, le dispositif mis en place par la direction de Pôle-emploi a abouti à ce qu’il n’apparaisse plus guère que les « incidents clients ». »

C’est une manière, selon les syndicats, de ne pas prendre en compte les autres problèmes, comme par exemple les dysfonctionnements des services, ou les tensions entre les agents et l’encadrement, du fait notamment des problèmes d’organisation post-fusion ANPE/Assedics.

 

Une approche sécuritaire des incidents

Les syndicats reprochent à la direction de ne prendre en compte que les effets et non les causes de ces violences répertoriées à longueur de « fiches incident client ».

Dans la note du 28 septembre, il est précisé, par exemple, que l’espace doit être organisé pour que « les agents d’accueil soient positionnés pour éviter la circulation du public dans le dos ». Autre exemple, tous les ordinateurs doivent être équipés d’un « dispositif d’alerte PC qui permet à chaque agent d’alerter en temps réel et de manière discrète ».

« Nous contestons cette approche purement sécuritaire, poursuit Cesar Sulli. La violence doit aussi être analysée comme un effet de défaillances organisationnelles. De nombreux incidents sont dus à la désorganisation liée à la fusion, au fait qu’on surcharge les portefeuilles des conseillers, et à l’incapacité de Pôle-emploi, depuis 4 ans maintenant, d’harmoniser les deux métiers de l’indemnisation et de l’accompagnement des demandeurs d’emploi ».

Cesar Sulli cite un exemple :

« On fait croire qu’un conseiller pourrait répondre à toutes les questions. A l’accueil, 80% des questions sont liées à l’indemnisation. Si un agent venant de l’ex-ANPE est à l’accueil, comme c’est le cas le plus souvent, c’est là que ça peut clasher ».

Mais en cas de problème à l’accueil, l’agent ne trouvera aucune case pour cocher : « cause de la violence = problème d’organisation liée à une fusion calamiteuse ».

 

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 16:10

 

 

Rue89 - Le « zbeul » 21/11/2012 à 11h55
Nolwenn Le Blevennec | Journaliste Rue89
Audrey Cerdan | Photographe Rue89


Son maire, Stéphane Gatignon, a fait une grève de la faim pour réclamer 5 millions d’euros : dans cette ville de Seine-Saint-Denis, des bâtiments sont trop petits ou délabrés, des chantiers sont en suspens.

 

 


Le buste de Marianne de la mairie de Sevran, le 16 novembre 2012 (Audrey Cerdan/Rue89)

 

Mi-novembre, le maire de Sevran (Seine-Saint-Denis), Stéphane Gatignon était en grève de la faim pour renflouer sa commune. Le mercredi soir – sixième jour de sa grève –, engourdi par la faim et le froid, il n’arrivait plus à réfléchir, il avait du mal à nous décrire comment la pauvreté se répercute dans les recoins de la ville.

Très vite, il a regardé son ami Morad. « Voyez avec lui, il est né à Sevran, il vous montrera. Morad, tu veux bien ? » Jeudi, à la fin de la grève, le responsable de la salle des fêtes de Sevran a démonté la tente de Gatignon devant les télés. Vendredi matin, il nous attendait à la mairie pour faire le guide.

 


Morad (« et pas Mourad ») (Audrey Cerdan/Rue89)

  1. La crèche : toujours en chantier
  2. Le gymnase Victor Hugo : délabré
  3. L’école Lamartine : beaucoup trop petite
  4. La salle des fêtes : décor immobile
  5. Les Beaudottes : peu d’animation
  6. L’association de Rougemont : en faillite
  7. La salle de mariage : minuscule

La crèche en cours de finition, à Sevran le 16 novembre (Audrey Cerdan/Rue89)

 

Un vieux pavillon en pierres, datant de 1900, a été racheté et agrandi. Dans le bâtiment, on trouvera bientôt une crèche et le service de l’enfance de la mairie (qui était avant dans un bâtiment où la peinture tombait dans les tasses).

Le chantier tarde parce que la mairie a eu du mal à payer les prestataires. Mercredi 14 novembre, les enfants de Sevran ont été accueillis quelques minutes dans des conditions de sécurité discutables. Des sorties ont été organisées toute la journée pour minimiser les risques. C’est Farid, 25 ans, responsable du centre de loisirs, qui s’en est chargé :

« Je flippais que les enfants soient ici. »

Farid touche un salaire d’animateur, 1 300 euros net par mois, il juge que ce n’est pas beaucoup pour le travail qu’il fait. Dans la ville d’à côté, il pense qu’il serait mieux payé, mais qu’il ne connaîtrait personne. Il cumule les boulots.

 


Depuis l’intérieur de la crèche, à Sevran le 16 novembre (Audrey Cerdan/Rue89)

 

Sur le chantier, on croise aussi Rodolphe, proche du maire, en charge de la sécurité. Il nous dit que Tremblay a construit, grâce à l’argent de l’aéroport, un « rond-point à fontaine [il mime la fontaine] de 5 millions d’euros », la subvention supplémentaire qu’a demandée Gatignon pour que sa ville survive.

« Là-bas, la crèche, elle serait déjà finie. Mais faut pas s’arrêter là, si ça se trouve, un jour Louis Vuitton viendra vivre à Sevran. »


Le gymnase Victor Hugo à Sevran, le 16 novembre (Audrey Cerdan/Rue89)

 

En s’approchant, on demande : « Il a cramé ? » Morad nous répond : « Non, il est naturel. »

Le gymnase Victor Hugo est dans un sale état. La tôle noircie qui l’entoure est criblée de gros trous, comme si elle était grignotée toutes les nuits par des dizaines d’oiseaux voraces. Le toit est taché par les infiltrations d’eau.

En face, sur les friches de l’entreprise Kodak qui a fermé dans les années 80, la mairie voulait construire un génial-centre-sportif, mais cela n’a jamais abouti, nous dit Morad.

 


A l’intérieur du gymnase Victor Hugo à Sevran, le 16 novembre (Audrey Cerdan/Rue89)

 

A l’intérieur, Nordine, le gardien de 49 ans, gèle. Depuis trois jours, le chauffage ne marche plus, c’est de l’air froid qui sort. Nordine semble agité et ailleurs. C’est l’ennui qui le met dans cet état. En attendant les élèves, entre deux classes, il n’y a rien à faire ici : ni télévision, ni Internet.

Il fait les « cent pas » à l’intérieur du bâtiment. Quand la motivation l’étreint, il sort et marche jusqu’au canal de l’Ourcq. Sa pièce de repos est bouffée par du matériel et un coffrage électrique, il n’y a ni douche, ni toilettes personnelles.

« Le seul truc à faire, c’est le ménage. Je le fais [il montre le sol], et quand il est fait, vous voyez, on a l’impression que c’est encore sale tellement tout est vieux. »

La ville a calculé qu’il faudrait 500 000 euros pour rénover le gymnase. Aucune date n’est avancée. Nordine nous dit que le gymnase du centre-ville, dans lequel il travaille plus régulièrement, est pire. Le sol se lève et boursoufle.

 

 

 


A l’intérieur de l’école Lamartine à Sevran, le 16 novembre (Audrey Cerdan/Rue89)

 

L’intérieur de l’école est vieillot avec des tableaux aux couleurs passées répertoriant les espèces d’oiseaux accrochés aux murs. Dans les classes, des estrades en carrelage font la fierté du directeur.

L’établissement n’a pas bougé depuis des années. Seule la cour a changé. Il y a un « Algeco », préfabriqué blanc, au milieu. Une classe étudie à l’intérieur. Dans la ville, ce mot fait partie du vocabulaire courant du monde de l’éducation. « Et toi, dans la cour, y a combien d’Algeco ? »

Au rez-de-chaussée, à gauche en entrant, dans un petit bureau sans intimité, le directeur répond au téléphone (pas de secrétaire). Il accepte de nous parler « sous l’étiquette du syndicaliste SNUipp ».

Robert Dellerue nous dit en préambule que son école n’est pas si mal servie : par exemple, elle a obtenu dix journées de sorties en car pour aller dans un musée ou dans un château.

Mais ce qu’il manque, globalement, c’est de la place. Il y a l’Algeco dehors dont on a déjà parlé, et la salle des maîtres fait la taille d’un grand cagibi. On tient à cinq autour d’une table. Les réunions ont lieu dans la salle informatique, où toutes les chaises sont à des niveaux différents :

« L’école est au bout de son chemin, il en faut une nouvelle. »

Une nouvelle école était prévue pour 2013, elle doit désormais être construite en 2015 – la première tentative de financement en partenariat public-privé n’a pas abouti.

 


La salle des fêtes de Sevran, le 16 novembre (Audrey Cerdan/Rue89)

 

Elle se trouve dans l’ancien cinéma. A l’intérieur, les murs sont peints en bleu et violet disco, ce qui peut rendre dingues les artistes, nous dit Morad, responsable de la salle.

La devanture ne se voit pas la nuit, parce que les lettres ne brillent pas : les spectateurs passent devant en voiture sans jamais la trouver.

Les arcs de fer qui soutiennent le toit sont rongés par l’humidité, ils ont la maladie d’ « Elephant Man » (boursouflés de partout). Les travaux qui vont permettre d’ouvrir une porte près de la scène pour amener le matériel et les décors sont arrêtés. Le chantier est caché par un épais rideau de velours.

 


Dans la salle des fêtes de Sevran, le 16 novembre (Audrey Cerdan/Rue89)

 

Et là-haut, dans la salle des machines, il fait chaud comme aux Bermudes. Les régisseurs sont tous en T-shirt et seraient encore mieux tout nus.

Ici, on croise Nordine, 25 ans, en salopette stylée et lunettes fumées, qui dit que la salle n’a pas bougé depuis qu’il est « haut comme ça » (il montre un point très près du sol). Méfiant, n’aime pas les médias. Mais en colère quand même, donc envie de parler :

« Le truc qui va pas dans cette ville, c’est qu’on ne bouge plus. Morad, c’était mon animateur quand j’étais petit. A l’époque, on faisait des trucs, la mairie nous emmenait au ski. Là, les petits gars, ils ne sortent jamais, il sont même jamais allés à Paris, madame. Vous comprenez ? Ils voient rien, alors ils font de la dealette. Si on veut que ça s’arrête, faut les faire changer d’air, c’est le mot d’ordre. On demande pas la Lune, mais un voyage par an.

Avant, on allait à Eurodisney ou au parc Astérix. L’année d’après, ils ont arrêté en disant que ça n’avait pas marché, mais ça avait marché, bien sûr que ça a marché. Ça fout le “zbeul” [bordel, ndlr]. »



Dans le quartier des Beaudottes à Sevran, le 16 novembre (Audrey Cerdan/Rue89)

 

Aux Beaudottes (prononcer « Bedottes »), la cité de Nordine, il n’y a pas grand-chose à faire. A Rougemont, l’autre quartier avec des barres, les immeubles ont été refaits et il y a une médiathèque imitation chalet où on peut prendre des DVD et lire la presse.

Mais ici, la seule initiative notable de la mairie, ce sont les jardins partagés.

 


Des jardins partagés aux Beaudottes, à Sevran (Audrey Cerdan/Rue89)

 

Sous un immense panneau publicitaire Office dépôt, des dizaines de parcelles à cultiver. « C’est un bon truc pour les anciens », disent les jeunes. Ce vendredi, dans le froid, seule Colette, 70 ans, retourne sa terre pour l’hiver. La plupart des parcelles sont laissées à l’abandon.

Coquette, Colette porte des boucles d’oreilles et des petites bottes en plastique à fleurs pour jardiner. Sa voix est fluette et ironique. Ça la fait rire toutes ces questions bizarres qu’on lui pose. Elle nous dit que la terre est remplie de béton et de cailloux, mais que jardiner l’occupe.

 


Colette dans sa parcelle, aux Beaudottes (Audrey Cerdan/Rue89)

 

Elle admet qu’il n’y a pas grand-chose à faire pour les jeunes ici (elle leur donne des framboises quand ils passent). Quand ses petits-enfants viennent chez elle – c’est rare –, elle les sort au centre commercial :

« Sans voiture, qu’est-ce que vous voulez faire ici ? Je ne sais pas moi ce qu’on pourrait inventer, je ne sais pas. Ils pourraient faire quelque chose à la place de ce parking moche qui est une décharge. »



Dans le quartier des Rougemont à Sevran, le 16 novembre (Audrey Cerdan/Rue89)

 

Rougemont, c’est la cité réhabilitée, avec médiathèque et devantures d’immeuble toutes propres. Et l’association Rougemont Solidarité qui rend, depuis toujours, le quartier vivant.

Une quinzaine de femmes autour de la table, toutes très investies dans l’association. Elles ont préparé, avec le four de la pièce d’à côté, des boulettes de semoule encore chaudes.

Elles parlent toutes en même temps et cela donne mal à la tête. Elles racontent. L’association organise des milliards de choses ici :

  • des projets culturels ;

 

  • de l’alphabétisation ;

 

  • des séances d’écrivain public ;

 

  • des interventions en maison de retraite.

Il y a quelques années, la mairie les aidait beaucoup (35 000 euros de subventions). Depuis 2009, c’est en diminution. Cette année, le budget a été diminué de moitié. « On ne peut pas payer les charges Urssaf. »

 


Un rassemblement de l’association Rougemont Solidarité, à Sevran (Audrey Cerdan/Rue89)

 

Quand on leur demande ce qui arriverait si l’association disparaissait, l’une d’elles fait « non » de la main d’un air affolé. Cherifa, l’une des fondatrices, pourrait tomber en dépression.

Quelques-unes sont fâchées contre le maire : elles pensent que le manque d’argent de la mairie est dû à une mauvaise gestion de Gatignon. Myriam, l’autre fondatrice :

« Repeindre la mairie alors qu’une nouvelle vient d’être construite, c’est complètement ridicule. »

Morad répond que rien n’a été déboursé dans ce projet. Cherifa et Myriam disent qu’elle vont laisser à Stéphane Gatignon quelques jours pour se reposer, avant de toquer à nouveau à la porte pour plus d’argent.

 


La salle de mariage de la mairie de Sevran (Audrey Cerdan/Rue89)

 

Elle est très mignonne, toute rose parme. Comme l’intérieur en soie d’une boîte à musique. C’est un ancien jardin d’hiver.

La salle de mariage de la mairie de Sevran ne peut accueillir qu’une quarantaine de personnes assises (pour une ville de 50 000 habitants). Quand il y a des grands mariages, ce qui est souvent le cas à Sevran, les invités regardent de l’extérieur, par les fenêtres latérales.

Une nouvelle salle de mariage était prévue dans la future mairie de Sevran – grande, toute blanche. Cela devait être dans une grande pièce donnant sur un jardin. Mais finalement, ce n’est pas faisable (« trop cher »). Les mariages se feront peut-être, d’ici deux, trois ans, au centre de loisirs.

Ce vendredi, la tête de Marianne était absente de la salle de mariage, parce qu’elle était invitée au conseil municipal extraordinaire de fin de grève et qu’on ne peut pas être partout en même temps.

La réunion des élus a eu lieu dans la salle des fêtes. L’actuelle mairie, celle en préfabriqué destinée à disparaître, ne permet pas d’accueillir l’ensemble des conseillers municipaux. Elle ressemble à une grosse boîte de chaussures en plastique, et les bureaux font la taille de cabines de bateau.

 


Une partie de l’actuelle mairie de Sevran est faite de préfabriqué (Audrey Cerdan/Rue89)

 

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 15:59

 

Rue89 -  Cyberbaston 21/11/2012 à 16h53




Un homme devant un ordinateur (Audrey Cerdan/Rue89)

 

L’internaute lambda pense souvent que l’association pare-feu + antivirus suffit à assurer la protection de ses données numériques. Mais les hackers utilisent également des stratégies s’appuyant sur des erreurs humaines pour accéder à des informations sensibles : coordonnées bancaires, adresses, documents.

Le « phishing » (hameçonnage) en fait partie. Ce stratagème, utilisé traditionnellement à l’encontre de particuliers, commence à être mis en place pour des organismes publics, comme le révèle L’Express dans un article qui relate une cyberattaque d’origine américaine sur l’Elysée datant de mai 2012. En voici le mode opératoire, étape par étape.

 

1 - Repérer des employés de l’Elysée

 

Pour le grand public, les pirates se cantonnent à envoyer des e-mails en masse à des adresses glanées sur Internet en se faisant passer pour des grandes compagnies ou des banques et inciter les victimes à fournir volontairement leurs informations bancaires.

Dans le cas d’une administration d’Etat comme la présidence de la République, le pirate effectue un travail préalable de repérage. Il identifie des employés de l’Elysée.

Aujourd’hui, rien de plus facile grâce aux réseaux sociaux professionnels. On peut par exemple lister sur le site LinkedIn les personnes travaillant au palais de l’Elysée. Il n’y a plus qu’à choisir.

 

2 - Entrer en contact via Facebook

 

Après avoir déterminé une cible disposant d’un compte Facebook (il s’appellera dans notre exemple Sébastien), notre hacker sélectionne une personne du même service que la victime ne disposant pas d’un compte Facebook (elle s’appellera Diane).

Par l’intermédiaire d’un compte Facebook fictif fraîchement créé, le pirate entre en contact avec la cible : la pseudo « Diane » ajoute Sébastien parmi ses « amis ». La proximité induite par le réseau social cumulée à la relation de travail supposée entre les deux internautes empêchent la victime de soupçonner la manœuvre.

 

3 - Préparer un site de phishing

 

Intranet
Il s’agit d’un réseau utilisant les mêmes fonctions qu’Internet (IP) mais à l’intérieur d’une entreprise ou d’une organisation. On peut le comparer à un réseau internet local.

Pendant ce temps-là, le hacker aura pris soin de mettre en ligne un site imitant le vrai portail intranet de l’Elysée avec une adresse quasi-identique (une lettre en plus ou en moins dans l’URL).

Cette page web proposera de renseigner un identifiant et un mot de passe pour accéder à l’Intranet. En réalité, le site est programmé pour enregistrer les informations et afficher une page d’erreur.

 

4 - Inciter la victime à se rendre sur le site

 

Suivant la fonction et le statut de la personne dont l’identité a été usurpée, via un message sur Facebook, le pirate prétexte une raison pour pousser la cible à se rendre sur l’Intranet.

Diane explique à Sébastien qu’un nouveau mode de connexion à partir d’Internet est désormais possible. Elle lui fournit un lien vers ce « nouveau » portail de connexion.

Curieux à l’idée de découvrir cette nouveauté, Sébastien se rend sur le site et y entre ses identifiants. Voyant une page d’erreur s’afficher, il revient vers Diane pour lui expliquer que le système n’est visiblement pas encore opérationnel. Diane s’excuse, le pirate jubile.

 

5 - Infecter le réseau

 

Une fois les codes de Sébastien récupérés, notre pirate accède à l’Intranet de l’Elysée. A partir de ce moment, il lui suffit d’y introduire un « ver ». En général, il s’agit de documents dont l’ouverture déclenche l’infection de l’ordinateur sur lequel il a été ouvert.

C’est ce qu’affirme L’Express : l’Intranet de l’Elysée aurait été infecté par un vers similaire au virus Flame soupçonné d’avoir été utilisé par les Etats-Unis et Israël à partir de 2007 pour espionner l’Iran, la Syrie, le Soudan et l’Arabie saoudite.

Selon Vitaly Kamluk, un employé de l’antivirus Kaspersky interrogé par L’Express, ce code malveillant permet de « collecter des fichiers, de réaliser des captures d’écran et même d’activer le microphone d’un PC. »

 

6 - Récupérer les données exfiltrées

 

Ultime étape : récupérer les données. Flame fait ainsi transiter les informations via une multitude de serveurs aux quatre coins du monde. Ce système permet en théorie d’empêcher de remonter jusqu’au pirate.

Une fois les données récupérées, il ne reste que deux options :

  • récupérer la prime de fin de mission si le hacker est à la solde d’un gouvernement ou d’une entreprise ;
  • vendre ces informations aux enchères si le pirate travaille en freelance.

Une évolution des méthodes de piratage

L’utilisation du phishing et le piratage d’organismes publics, pris à part, ne sont pas des phénomènes récents. En revanche, Nicolas Caproni, consultant en sécurité des systèmes d’information chez BSSI (cabinet de conseil), considère que la technique de phishing via Facebook représente une « méthode originale et différente » :

« Normalement, les hackers envoient des pièces jointes piégées (contenant des “malwares”) à des adresses e-mail recupérées sur le site de l’institution visée. C’était d’ailleurs le cas pour Bercy en 2011. »

A défaut de découvrir les failles de systèmes informatiques de plus en plus complexes, les hackers s’emploient donc désormais à exploiter les erreurs humaines pour accéder aux données sensibles des institutions publiques.


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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 15:52

 

 

Le Monde.fr | 20.11.2012 à 21h24

 

 

Les ordinateurs des proches conseillers du président auraient été fouillés par des agents américains, selon "L'Express".

Selon L'Express, l'Elysée aurait été victime d'une intrusion informatique, au début du mois de mai. Les ordinateurs des "proches conseillers de Nicolas Sarkozy" et du secrétaire général Xavier Musca auraient été affectés, menant au vol de notes secrètes et de plans stratégiques. L'intrusion aurait été menée avec une technique classique dans le vol de données bancaires, le phishing ("l'hameçonnage").

Les pirates auraient ainsi créé des comptes Facebook singeant ceux d'amis de personnes ciblées de l'Elysée. Ces comptes, une fois amis avec les employés, auraient simplement envoyé un lien vers une page imitant l'intranet de l'Elysée, où ils étaient invités à entrer leurs identifiants de connexion. Une fois les identifiants confidentiels récupérés, les pirates ont pu introduire sur le réseau du Château – par un moyen non précisé – un virus à même de récupérer documents et données personnelles sur les ordinateurs infectés.

Le virus aurait été repéré à cause des communications avec les serveurs Internet des pirates, qui le contrôlaient, difficiles à identifier à cause du passage par des relais. Le virus, lui, était presque connu : son code ressemblait fortement à Flame, repéré en début d'année et considéré comme l'un des logiciels malveillants les plus sophistiqués au monde. Ce virus serait créé par les Etats-Unis et Israël, selon certains spécialistes, et utilisé pour des actions ciblées, notamment au Moyen-Orient. Cette ressemblance a mené les enquêteurs à soupçonner un proche allié, les Etats-Unis, de cette intrusion. Contactée, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information, qui aurait mené l'enquête, n'a pas souhaité commenter l'information de L'Express.

 

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 15:44

 

 

Le Monde.fr | 21.11.2012 à 15h57 • Mis à jour le 21.11.2012 à 16h14 Par Anna Villechenon

 

 
 
L'agence de notation Moody's a dégradé le triple A français lundi 19 novembre.

Sans déclencher le tollé provoqué en janvier par l'agence de notation Standard & Poor's, la décision de Moody's d'abaisser le triple A français a toutefois exclu la France du petit cercle des investisseurs considérés sans risque – à deux voix contre une, la troisième agence, Fitch, devant se prononcer en 2013. Et pose la question d'une remontée des taux d'emprunt français à terme.

Pourtant, les marchés sont restés calmes. Mardi matin, le taux d'emprunt à 10 ans remontait légèrement de quelques points de base, passant de 2,073 % la veille à la clôture à 2,094 %. En fin d'après-midi, il s'inscrivait à 2,151 %.

Parallèlement, les CDS ("Credit Default Swaps") à 5 ans sur la dette française – un produit financier permettant à un investisseur de se garantir contre un risque de défaut à un horizon de cinq ans – augmentaient de quatre points de base à 93 points, alors qu'ils atteignaient 250 points il y a un an. Signe de l'impact limité de la décision de Moody's, la Bourse de Paris clôturait mardi en hausse de 0,65 % à 3 462,06 points. Comment expliquer cette quasi-indifférence des marchés ?

Lire : Moody's dresse un réquisitoire sévère contre Paris (lien Abonnés)

  • La décision de Moody's était attendue, voire anticipée par les investisseurs

Moody's avait averti Paris en plaçant le triple A français sous "perspective négative" dès le 13 février.

Dans un entretien au Monde, Stéphane Deo, chef économiste Europe chez UBS à Londres, expliquait mardi que cette dégradation est donc loin d'être une surprise : "Cette décision arrive tard, pour ne pas dire trop tard, et les marchés ont largement anticipé la dégradation, attendue." Celle-ci apparaît donc comme une confirmation de celle de Standard & Poor's.

  • Les taux français ont enregistré plusieurs mois de baisse

Fin 2011, la conservation du triple A, "trésor national" selon l'un des conseillers de l'ancien président Nicolas Sarkozy, devient un enjeu politique majeur : la France risque de voir ses taux s'envoler. En mai, la perte du triple A apparaît déjà comme un lointain souvenir d'une communication politique alarmiste, partie intégrante de la campagne électorale présidentielle.

Car pendant ce temps, les taux français continuent à baisser. Début juillet, la France rejoint pour la première fois le club très fermé des pays européens qui bénéficient de rendements négatifs sur les taux à court terme, aux côtés de l'Allemagne, des Pays-Bas, de la Finlande, de l'Autriche ou du Danemark et de la Suisse. Une dynamique qui ne s'est pas grippée depuis.

  • La France conserve un peu de marge par rapport à son projet de budget 2013

Le projet de budget 2013 du gouvernement s'appuie sur une prévision de bons du Trésor français à 10 ans – échéance de référence – à 2,9 %. Mercredi en milieu de journée, ces derniers évoluaient à 2,15 %, encore bien en dessous des projections de Bercy.

A titre de comparaison, les taux à 10 ans allemands évoluaient à 1,41 %, loin derrière ceux de l'Italie (4,87 %), de l'Espagne (5,73 %) ou encore de la Grèce (16,37 %). Hors zone euro, les Etats-Unis empruntaient sur la même échéance à 1,66 %.

  • Les investisseurs ont peu de choix

Rares sont désormais les pays à être encore notés triple A. Ils ne sont plus que 20 % aujourd'hui dans l'OCDE, quand ils étaient encore 85 % dans les années 1990. Ceci laisse donc peu de choix aux investisseurs pour faire leurs arbitrages.

Ainsi, dans le contexte économique actuel, "les investisseurs ont le choix entre deux extrêmes : des taux très bas, voire négatifs, comme en Allemagne, ou des taux très élevés, comme en Italie ou en Espagne", résume Stéphane Deo. Sauf que le niveau de risque n'est pas le même dans les deux cas.

Dans cette distribution des cartes, la France conserve un atout : elle conjugue "un faible risque à un niveau de rendement plus élevé que les taux allemands".


Lire aussi : Le triple A français, une fausse valeur depuis déjà longtemps


Anna Villechenon

 

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 15:28

 

Le Monde.fr avec AFP | 21.11.2012 à 12h32 • Mis à jour le 21.11.2012 à 14h49

 

 

 

Clémentine Autain le 16 mars à la Bastille lors de la marche du Front de gauche pour l'élection présidentielle.

 

 

Plus de 300 femmes, souhaitant "libérer la parole" des victimes de viol, déclarent avoir elles-mêmes été violées, dans un manifeste lancé par la figure de la gauche radicale Clémentine Autain, présenté comme "un acte politique" et publié dans Le Nouvel Observateur à paraître jeudi.

Pour "briser le silence sur ces millions de femmes" touchées, "il est temps de libérer la parole, condition sine qua non pour en finir avec le viol. Nous voulons briser le silence sur ces millions de femmes violées. Je déclare que je suis l'une d'elles. Je déclare avoir été violée. Le dire publiquement, ensemble, est un acte politique", écrivent les signataires du manifeste lancé à l'initiative de Clémentine Autain, ancienne élue de Paris.

Parmi les 313 noms figurent ceux de l'écrivain Frédérique Hébrard, de l'ex-championne de tennis Isabelle Demongeot et de Marie-Laure de Villepin, ancienne épouse de l'ex-premier ministre.

 

 "UNE FEMME EST VIOLÉE TOUTES LES HUIT MINUTES EN FRANCE"

Ce texte, publié à quelques jours de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre, rappelle qu'"en France, une femme est violée toutes les huit minutes" et que "trop de stéréotypes entourent le viol". "Le viol est un crime dans lequel la victime se sent coupable, honteuse. [...] Ne pas pouvoir dire ce que l'on a vécu rajoute à la violence subie et contribue à l'impunité des violeurs. Seul un viol sur huit environ fait l'objet d'une plainte", poursuivent les femmes signataires.

Issues de tous les milieux socio-professionnels, ces femmes concluent : "Ce manifeste est une interpellation des pouvoirs publics et de la société toute entière pour favoriser l'émergence de notre parole, ici et maintenant." Selon les associations, 75 000 à 100 000 personnes sont violées chaque année.

 

 

                                                                     ********************************************

 

 

« Je déclare avoir été violée » : le manifeste des 313

 

Rue89 - Publié le : 21/11/2012 à 12h36

 

 

 


En 1971, 343 femmes avaient reconnu dans le Nouvel Observateur avoir avorté. Ce sont aujourd’hui 313 femmes qui déclarent avoir été violées. Dans le même hebdomadaire, à l’appel de Clémentine Autain, toutes signent ces mots.

« Nous voulons briser le silence sur ces millions de femmes violées. Je déclare que je suis l’une d’elles. Je déclare avoir été violée. Le dire publiquement, ensemble, est un acte politique. Ce manifeste est une interpellation des pouvoirs publics et de la société tout entière pour favoriser l’émergence de notre parole, ici et maintenant. »

Elles rappellent qu’en France, une femme est violée toutes les huit minutes et que :

« Trop de stéréotypes entourent le viol. Dans l’imaginaire collectif, il se déroule dans une ruelle sombre et est perpétré par un inconnu physiquement menaçant. Dans la vraie vie, les violeurs sont le plus souvent connus de la victime et leur arme ressemble plus au chantage affectif qu’à un couteau, à la menace professionnelle ou financière qu’à un pistolet. Là se niche toute la complexité de ce crime qui s’inscrit dans un rapport de domination historique, celui du masculin sur le féminin.

Ne pas pouvoir dire ce que l’on a vécu rajoute à la violence subie et contribue à l’impunité des violeurs. Seul un viol sur huit environ fait l’objet d’une plainte. Il est temps de libérer la parole, condition sine qua non pour en finir avec le viol. »

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 15:12

 

http://www.youtube.com/watch?v=XsBDGhY7SLM&sns=em

 

 

Les Indignés de Nîmes y étaient...

 

Publiée le 20 nov. 2012 par Guy MASAVI

Manifestation de réoccupation de la ZAD de Notre Dame des Landes

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 14:54

 

 

CHOMAGE, PRECARITE,

EXCLUSION SOCIALE

 

ORGANISONS LA RESISTANCE

ET LA SOLIDARITE !

 

Début décembre, les organisations de chômeurs/ses (AC !, APEIS, MNCP, CGT-chômeurs) manifesteront à Paris.C'est qu’en 2013 l’actualité sera à la renégociation de la convention pour l’indemnisation du chômage … moment où le patronat tente toujours de rogner les quelques droits des chômeurs/ses.

 

Comme chaque année, à quelques semaines de Noël, il s’agira donc de redire l’urgence de la situation pour les millions de chômeurs et chômeuses. Mais plus largement, c’est la situation des 8 millions de personnes qui vivent en France sous le seuil de pauvretéqui est alarmante et scandaleuse dans un pays aussi riche que le nôtre.

 

Notre départementn'est pas en reste en matière de misère sociale avec un taux de chômage de plus de 15%(un des taux les plus élevés de l'Hexagone) et des quartiers populaires comme la ZUP de Nîmes ou la commune de la Grand-Combesle chômage des moins de 25 ans atteint les 54%.

 

 

VAGUE DE LICENCIEMENTS ET

AGGRAVATION DES POLITIQUES  D’AUSTERITE

 

Ce contexte d'urgence sociale des plus démuni-es est à mettre en lien avec une autre réalité forte de cette rentrée : la multiplication des plans de licenciements. Nombre d'entreprises en France (Fralib, ArcelorMittal, Alcatel, PSA-Peugeot, Ford) et de notre Région (IBM, Salins du Midi, Schneider, Sanofi, Jalatte) menacent de fermer leurs sites de production et de licencier en masse leurs salarié-es alors que  la plupart sont viables (en partie grâce aux aides de l’État), voire font des bénéfices éhontés qu'elles reversent en dividendes à leurs actionnaires.

 

Ces pratiques de "Patrons-voyous", les salarié-es gardois les connaissent bien. Ils et elles en ont aussi été victimes il y a un an quand le groupe Fayat, après avoir racheté l'entreprise Richard Ducros à Alès, licenciait sec ses 350 ouvrier-es.

Les salarié-es, comme toujours, paient les pots cassés de cette terrible logique qui place les intérêts financiers de quelques un-es au-dessus de l'intérêt de ceux et celles qui produisent : les travailleurs et les travailleuses.

 

Le cynisme patronal est grand au regard de ces suppressions de postes qui ne fait qu’alourdir un contexte social déjà morose. Et l’avenir s’annonce encore plus sombre avec la ratification récente par la France du super Traité de stabilité (TSCG) qui prévoit déjà la poursuite voire l’aggravation des politiques d’austérité.

 

Au lendemain de la parution du rapport Gallois sur la compétitivité, le gouvernement Ayrault a, d’ailleurs, déjà annoncé des mesures anti-sociales avec de nouveaux cadeaux au patronat avec la baisse de leurs  cotisations  (de 20 milliards d’euros) tandis que la CSG augmentera de 2 points ainsi que la TVA. Une fois de plus c’est la population qui devra payer !


MANIFESTATION SAMEDI 15 DECEMBRE

RDV à 14h00, quartier Sernam (Carrefour rue Sully-Vincent Faita)

DES FORMES MULTIPLES DE PRECARITE

 

La précarité c’est, tout d’abord,la précarité del'emploiavec la multiplication dans le secteur privé  des contrats-poubelles: CDD illégaux, successions de missions en Intérim, recours au travail non déclaré. Dans la Fonction publique, l’Étatest aujourd'hui le premier employeur des personnels précairesavec ses temps partiels imposés, ses emplois-aidés CAE, ses vacations.

 

La précarité c'est, aussi, la question dulogement. Quand on est mal payé, sans certitude sur son avenir ou que l’on est sans emploi,  on est aussi souvent mal logé. Ou en danger d’expulsion. Pourtant vivre dans un logement insalubre n’est pas un choix. Être expulsé non plus.Un toit c’est un droit. Une réalité lointaine   quand l’on sait qu’à Nîmes, par exemple, on comptait7500 logements inoccupés.

 

La précarité c’est, ensuite,la question des sans-papiers. Travailleurs et travailleuses corvéables à souhait dans le BTP, dans les services ou dans la restauration, ils et elles  vivent, avec leurs familles, au quotidien la peur d’un contrôle, d’une arrestation, d’un enferment puis d’une expulsion.

 

La précarité c’est, enfin, la question de la jeunesse. Les jeunes d'aujourd'hui seront la première génération à connaître un niveau de vie inférieure par rapport à celui de leurs parents, et ce depuis 1945. Pour un-e jeune, même diplômé-e, trouver un CDI relève d'un parcours du combattant.   En pleine crise économique, jeunehttp://acampadabaiona.com/wp-content/uploads/2012/03/deiadar-manif-bayonne.pngsse tend à devenir synonyme de pauvreté, de précarité et d'exclusion sociale.

 


AILLEURS COMME ICI : RESISTANCE !

 

Au Portugal, en Grèce, en Espagne, en Italie, les  journées de grèves générales se succèdent contre les politiques d’austérité, la casse du Code du travail, la baisse des salaires et des pensions et la privatisation des services publics. A nous aussi de nous de mobiliser !Face au chantage à la dette qui nous fait payer le prix d’une crise financière dont nous n’en sommes pas responsables....

 

Face aux licenciements, aux destructions d’emplois, aux radiations-sanctions  des chômeur-ses et aux pressions du patronat...

 

Organisons la résistance afin d’enrayer le processus avant qu’il ne soit irréversible!

 

Ensemble portons notre colère dans la rue, le samedi 15 décembre à Nîmes,

pour imposer une autre répartition des richesses et la création d’un service public pour l’emploi !

 

 

 

MANIFESTATION

SAMEDI 15 DECEMBRE 2012

 

 

RDV à 14h00, quartier Sernam (Carrefour rue Sully-Vincent Faita)une autre répartition des richesses et la création d’un service public pour l’emploi ! 


A l’appel de : SOLIDAIRES 30, CNT 30, CGT CHÔMEURS, ATTAC 30, LES INDIGNES DE NÎMES
Initiative soutenue par : les Alternatifs, Parti de gauche, NPA, gauche Anticapitaliste, Fédération Anarchiste, Alternative Libertaire

 

*Prochaine réunion, Mardi 27 Novembre au local de solidaires



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