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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 17:33

 

Le maire de Sevran en grève de la faim pour les "villes pauvres"

 

LCI - Mis en ligne le 09 novembre 2012 à 18h26, mis à jour le 09 novembre 2012 à 18h44

  Stéphane Gatignon, élu EELV, a débuté son action vendredi devant le Palais Bourbon. Objectif: attirer l'attention sur la situation d'urgence financière dans laquelle se trouvent les villes les plus pauvres de France.

Il a choisi une "arme non violente". Stéphane Gatignon, maire EELV de Sevran en Seine-Saint-Denis et conseiller régional d'Ile-de-France, a décidé, vendredi, d'entamer une grève de la faim afin d'alerter l'opinon sur la situation d'urgence financière dans laquelle se trouvent les villes les plus pauvres de France. Une action qu'il a lancée devant le Palais Bourbon.

Il compte ainsi appeler les parlementaies à "aider ces villes, comme Sevran et ces 100 villes les plus pauvres pour aller au bout de leur projet, pour simplement continuer d'exister", explique-t-il dans une vidéo publiée par Mediapart. Il prévient qu'il est "prêt à aller jusqu'au bout", jugeant que "c'est [son] devoir de maire".

"Je reste là jusqu'à mardi s'il le faut"

Auparavant, il avait adressé un courrier aux parlementaires pour réclamer une aide exceptionnelle de cinq millions d'euros pour sa commune, à laquelle des banques refusent de faire crédit, sous peine de "mettre la clé sous la porte". Un autre avait été envoyé au ministre de la Ville François Lamy. Il avait aussi lancé une pétition "Urgence budget 2013, les villes pauvres n'ont pas à faire les frais de la crise financière".

"Les pétitions et les discours, ça ne suffit pas", a déclaré Stéphane Gatignon devant le Palais Bourbon, où une centaine de personnes, des élus et des habitants de Sevran, s'étaient déplacées pour l'encourager. "Je reste là jusqu'à mardi et plus s'il le faut", a-t-il ajouté.

 

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Le maire de Sevran en grève de la faim devant l’Assemblée

Gwenaelle Bourdon | Publié le 09.11.2012, 17h06 | Mise à jour : 18h00

Paris (VIIe), vendredi. Le maire EELV de Sevran, Stephane Gatignon (assis au premier plan), se met en grève de la faim devant le Palais-Bourbon. Il réclame une solidarité financière avec les villes pauvres

Paris (VIIe), vendredi. Le maire EELV de Sevran, Stephane Gatignon (assis au premier plan), se met en grève de la faim devant le Palais-Bourbon. Il réclame une solidarité financière avec les villes pauvres | LP / Gwenaelle Bourdon


Le maire (EELV) de Sevran, Stéphane Gatignon, a entamé ce vendredi à 16h30 une grève de la faim devant l’Assemblée nationale pour obtenir une augmentation de la dotation de solidarité urbaine, destinée à aider les villes les plus en difficulté.

La DSU doit être votée la semaine prochaine par les députés. L’élu réclame 5M€ pour sa commune de 50 000 habitants, l’une des plus pauvres de Seine-Saint-Denis. C’est le seul moyen de boucler le budget 2013, «sinon on va mettre la clé sous la porte», avait-il déclaré le mois dernier à l'édition 93 du Parisien.

Le maire, entouré d’élus de sa ville et d’habitants, a déployé une tente Quechua sur la place Edouard-Herriot, voisine du Palais-Bourbon et installé une banderole : «Les budgets des communes pauvres oint besoin de solidarité face à la crise».

LeParisien.fr

 

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Le Monde.fr | 09.11.2012 à 10h58 • Mis à jour le 09.11.2012 à 15h10 Par François Béguin

 

  Le maire de Sevran appelle ses administrés à manifester devant l'Assemblée nationale 

 

Lorsqu'on est maire d'une commune de Seine-Saint-Denis au bord de la banqueroute en raison de la crise financière et bancaire, que peut-on faire pour attirer l'attention des médias et des élus sur son sort ? On peut par exemple demander à ses administrés de venir manifester devant l'Assemblée nationale. Retombées médiatiques assurées.

C'est ce qu'a choisi de faire Stéphane Gatignon, le maire EELV de Sevran à qui il manque 5 millions d'euros pour équilibrer le budget 2013 de sa commune, une condition nécessaire pour obtenir des prêts des banques. "On est au bout du bout, dit-il. Au bord de l'implosion, Qu'on ne vienne pas ensuite se plaindre quand il y aura des problèmes dans les banlieues."


FAÇON "UN PEU VIRILE" D'ENGAGER LE "DIALOGUE" 

Près de 20 000 tracts ont donc été distribués mardi dans les boites aux lettres de la ville pour appeler à un rassemblement devant le Palais Bourbon ce vendredi. Un car a été affrété pour l'occasion et la municipalité mise sur la présence de 50 à 100 personnes. Dans l'entourage du maire, on admet qu'il s'agit-là d'une façon "un peu virile" d'engager le "dialogue" avec les parlementaires qui examinent en début de semaine prochaine la dotation de solidarité urbaine (DSU).

Le maire explique qu'il refuse "toute augmentation d'impôts locaux" ou "toute baisse des actions de service public" de la commune. Appelant à une meilleure péréquation entre les collectivités en Ile-de-France, Stéphane Gatignon juge que ce n'est pas à Sevran de faire les frais des difficultés de Dexia ou des retards de remboursement de l'Etat des fonds engagés par la ville dans le cadre des projets de rénovation urbaine (ANRU) .

 

 "DÉSAGRÉABLE IMPRESSION DE DEVENIR UN 'MAIRE MENDIANT'"

" Sans cette dotation, la ville mettra la clé sous la porte ", avait-il expliqué dans une lettre aux parlementaires le 19 octobre, dans laquelle il avouait avoir la "désagréable impression de devenir un 'maire mendiant'." Avec un budget de 69 millions d'euros en 2011, les moyens de Sevran sont inférieures de 35 % à la moyenne des villes de taille équivalente, selon les calculs de la mairie, qui met par ailleurs en avant sa bonne gestion.

Le ministre délégué à la ville, François Lamy, avait répondu le 29 octobre en mettant en avant "l'effort de péréquation sans précédent" du gouvernement pour 2013, soulignant notamment que la DSU, qui a atteint 1,37 milliard d'euros en 2012, progresserait de 120 millions d'euros l'année prochaine. "Ce n'est pas de 120 mais de 180 millions qu'il faudrait augmenter cette DSU, objecte Stéphane Gatignon. Et il faudrait arrêter de saupoudrer ces aides pour les concentrer sur les communes les plus en difficulté."

Le ministre délégué à la ville, se déclarant "soucieux des collectivités locales les plus en difficultés", ajoutait que la dotation de développement urbain (DDU) serait "reconduite à hauteur de 50 millions d'euros" et que le fonds de solidarité de la région Ile-de-France "devrait passer de 210 à 230 millions d'euros". "La porte de mon bureau est toujours ouverte aux élus qui souhaitent une rencontre, même en urgence, sans qu'il n'y ait besoin de recourir à la pression médiatique", concluait François Lamy.

François Béguin

 

 

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 17:23

 

LE MONDE | 09.11.2012 à 15h18 • Mis à jour le 09.11.2012 à 15h20 Par Paul Benkimoun


Auditionné conjointement, mercredi 7 novembre, par les commissions des affaires sociales et du développement durable de l'Assemblée nationale, un responsable de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a expliqué que l'entreprise Monsanto n'avait pu être entendue par l'agence dans le cadre des suites à donner à la publication controversée du biologiste Gilles-Eric Seralini sur les effets du maïs OGM NK603, que la firme produit.

Cité par le Quotidien du médecin, le directeur de l'évaluation des risques à l'Anses, Dominique Gombert, a indiqué aux députés que l'agence avait adressé à Monsanto "un courrier extrêmement précis sur les questions que nous souhaitions leur poser, notamment sur les effets dans les études à long terme. Suite à ce courrier, nous avons eu une conférence téléphonique avec Monsanto et des juristes de la société visant à nous faire préciser les conditions de réalisation de cette audition. Suite à cette pré-audition, la société a fait savoir que, dans le délai imparti, il ne lui était pas possible de mobiliser ses experts, sachant que cette audition donnait lieu à la publication des verbatim des échanges organisés", a rapporté M. Gombert.

"Monsanto nous a fait parvenir un document d'à peu près cinq pages qui décrit essentiellement les conditions actuelles d'autorisation des plantes OGM et du NK603. Je n'ai pas trouvé d'éléments particuliers quant aux études sur le long terme que la firme aurait pu conduire", conclut M. Gombert.

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 20:04

 

 

Le parlement grec a adopté mercredi dans la soirée le troisième plan d’austérité prévoyant 13,5 milliards d’euros d’économies, comme le demandent l’Europe et le FMI, en contrepartie de leur aide. Ce nouveau programme d’austérité, qui comprend de nouvelles diminutions des salaires et des retraites, une mise en cause profonde du droit du travail et la suppression de 15 000  emplois publics, a été voté par 153 députés. 128 députés ont voté contre et 18 se sont abstenus, un député était absent. Il fallait 151 voix pour faire adopter ce programme.

Pour le gouvernement d’Antonis Samaras, ce vote ressemble à une victoire à la Pyrrhus. Il a certes remporté le scrutin mais avec une majorité si faible qu’elle est déjà sujette à caution. En juin, la coalition gouvernementale rassemblant Nouvelle Démocratie (droite) d’Antonis Samaras, le Pasok (parti socialiste) et la gauche démocratique comptait 172 députés au parlement.

La gauche démocratique avait annoncé qu’elle s’abstiendrait lors de ce vote, refusant de cautionner les atteintes au droit du travail et aux retraites. La plus grande difficulté pour le premier ministre grec Antonis Samaras provient de l’effondrement du Pasok. Six députés de ce parti – ainsi qu’un membre de Nouvelle Démocratie – se sont abstenus ou ont voté contre lors du scrutin. Evangelos Venizelos, le chef du  Pasok, a aussitôt annoncé leur mise à l’écart du parti. Mais ce renvoi précipite la crise interne au sein du parti socialiste grec : il ne compte plus que 27 députés quand il en avait 160 il y a trois ans. Alexis Tsipras, dirigeant de Syriza, le parti de la gauche opposé au programme d’austérité, a demandé de nouvelles élections.

La discussion parlementaire s’est déroulée dans un climat d’extrême tension, tandis qu’environ 70 000 personnes manifestaient devant le parlement, protestant contre ce nouveau programme d’austérité. Les manifestations ont été marquées par des violences. À l’annonce de l’adoption du plan, une nouvelle grève de 24 heures des bus, des trains et des taxis a été annoncée pour jeudi, prolongeant la grève générale qui a mis à l'arrêt le pays mardi et mercredi.

Jeudi soir, le gouvernement doit entamer les discussions sur le budget 2013 au Parlement. Le vote final doit avoir lieu dimanche. De nouvelles manifestations sont prévues ce jour-là. Réaliste, le ministre des finances, Yannis Stournaras, a commenté le scrutin de mercredi, en déclarant : « Les difficultés commencent. »

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 19:58

 

Médiapart - Blog

  

 

Des élus quittent l'hémicycle pour dire aux manifestants : « Ils vous assassinent ! ». Ce sont des députés de la gauche grecque SY.RISA. C'est la nuit du 7 au 8 novembre 2012, deuxième jour de la semaine de grève générale lancée en Grèce.

Jean-Jacques M’µ

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 19:40

 

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Marianne - Jeudi 8 Novembre 2012 à 12:00 |
Journaliste à Marianne, entre société et culture En savoir plus sur cet auteur

 

Faute d'argent, plus d'un Français sur cinq reporte ou renonce tout bonnement à se soigner. Ce phénomène touche les plus démunis mais aussi les classes moyennes, et inquiète de plus en plus les professionnels de la santé.

 

 

GIRAUD FLORE/SIPA
GIRAUD FLORE/SIPA
Décrocher un emploi n'est pas toujours une bonne nouvelle. Quand il était au chômage, Luc, 43 ans, pouvait se faire soigner. Comme 4 millions de Français, il était bénéficiaire de la couverture maladie universelle (CMU), mais aussi de la CMU-C, une complémentaire gratuite réservée aux personnes dont les revenus n'excèdent pas 661 e par mois ; un plafond, soit dit en passant, très inférieur au seuil de pauvreté (803 euros pour une personne seule). Aujourd'hui, il a décroché un emploi dans une association, mais, revers de la médaille, il a perdu ses droits à la CMU. Et, du coup, il ne va plus chez le médecin, la Sécurité sociale ne couvrant ses dépenses qu'à hauteur de 55 %.

La difficulté d'accès à la santé ne frappe pas seulement les plus démunis, elle touche désormais les classes dites «moyennes». Ces ménages qui ne sont pas éligibles aux aides telles que l'aide médicale de l'Etat (AME) ou la CMU (voir l'encadré, p. 25), mais qui ne gagnent pas assez pour se payer une mutuelle efficace. Selon le baromètre Europ Assistance 2012, 27 % des Français ont renoncé à, ou reporté des soins de santé au cours de l'année. Même constat pour le Centre d'études et de connaissances sur l'opinion publique (Cecop), qui détaille les motifs invoqués : pour 57 % des répondants, c'est le «manque d'argent» qui les a maintenus à distance de leur médecin et, pour 41 % d'entre eux, «parce que le remboursement aurait été insuffisant».

Pour l'UFC-Que choisir, l'inflation des dépenses de santé rend indispensable l'adhésion à une complémentaire. Et c'est bien là que se dessinent les contours d'une médecine à plusieurs vitesses. Bénéficier de la CMU n'ouvre pas toutes les portes des cabinets médicaux. Loin de là. «Si vous dites à la secrétaire que vous êtes à la CMU, elle vous donne un rendez-vous dans trois mois. C'est une façon de vous dire qu'on ne veut pas de vous», estime Ludovic, 36 ans, qui est au revenu de solidarité active (RSA)*. Le motif invoqué par les médecins pour justifier ce non-respect des droits ? Le retard des remboursements par les caisses.

Indispensable mutuelle

Pour tous les autres, ceux qui doivent se débrouiller seuls pour bénéficier d'une mutuelle, l'accès aux soins est fonction de la taille du compte en banque. Quand la carte Vitale ne suffit plus, c'est la carte de crédit qui fait la différence. Car les performances de couverture des mutuelles ou des assurances varient évidemment en fonction de leur coût : pour être bien protégé, il faut y mettre le prix, une mutuelle coûtant en moyenne 481,20 euros par an. «Si on a de quoi payer, on est bien remboursé, dit Marc Paris, du Collectif interassociatif sur la santé (Ciss). C'est le principe de l'assurance individuelle : certains ménages sont très bien pris en charge, mieux que jamais même, et d'autres sont exclus du système.» Au congrès de la mutualité, le 20 octobre 2012, François Hollande a fait la promesse qu'à l'horizon 2017 tous les Français auront accès à une mutuelle. Pour l'instant, ils sont 8 % à y renoncer.


Pour faire face aux dépenses de santé, certains font appel à des microcrédits auprès des CCAS, les centres communaux d'action sociale. «Beaucoup de nos centres reçoivent des demandes de ce type. Pourtant, à l'origine, ça ne fait pas vraiment partie de nos champs d'action», rappelle Hélène-Sophie Mesnage, de l'Union nationale des CCAS. Un tiers des CCAS estiment que les frais de santé constituent un poste de dépenses que les ménages qu'ils rencontrent renoncent à assumer. Un constat qui les a conduits à accompagner les familles dans leur quête de spécialistes qui ne pratiquent pas de dépassements d'honoraires. Une denrée rare : selon la très récente enquête de l'UFC-Que choisir, 80 % des Français habitent dans une zone où l'accès à un gynécologue ou à un ophtalmologue au tarif de la Sécu est compliqué. Pour 27 % d'entre eux, c'est la consultation d'un simple généraliste qui relève de la mission impossible, surtout dans les grandes villes et en zone rurale.

Le manque de spécialistes pratiquant des tarifs raisonnables révèle une discrimination tout aussi choquante que la barrière financière : pour se livrer à un tel parcours du combattant, il faut avoir le temps d'attendre. Une visite annuelle chez le gynécologue peut, certes, se prévoir longtemps à l'avance, mais certainement pas une affection «surprise». Celui qui doit faire face à un imprévu de santé se retrouve dans la même situation que l'étourdi qui a oublié ses clés en partant de chez lui : faire appel à un serrurier, quel qu'en soit le coût, ou bien rester dehors.

* Cité par Caroline Desprès dans «Le renoncement aux soins pour raisons financières», Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), mars 2012.

 

POURQUOI LES LUNETTES SONT SI CHÈRES

Selon le baromètre Europ Assistance, les Français qui ont reporté des soins, ou y ont renoncé, ont commencé par délaisser d'abord les soins dentaires (19 %) et, immédiatement après, l'achat de lunettes (10 %). Deux secteurs historiquement mal remboursés par l'assurance maladie : chez le dentiste, seul le traitement des caries est pris en charge et, chez l'opticien, la Sécurité sociale couvre environ un douzième des coûts d'une paire de lunettes. Pour financer ses binocles, c'est donc vers les mutuelles que l'on se tourne. Sauf que, même pour les mutuelles, les prix pratiqués par les opticiens, qui margent entre 60 et 80 %, deviennent prohibitifs. Elles sont de plus en plus nombreuses à créer un «réseau d'opticiens partenaires» avec qui elles négocient des tarifs préférentiels. Pour bénéficier du meilleur remboursement, le consommateur doit donc se rendre dans l'une des boutiques «partenaires» de sa mutuelle. Pour les bénéficiaires de la CMU complémentaire, le choix proposé par les opticiens se limite en général à cinq montures. Pour ceux qui ne trouveraient pas leur bonheur dans ce qu'on leur propose, le reste à charge est en moyenne de 165 €. A ce tarif, pas étonnant que beaucoup fassent le choix de rester dans le flou.

Source : Crédoc 2011.

LES AIDES AUX PLUS DÉMUNIS

Aide médicale de l'Etat (AME) : dispositif permettant aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier d'un accès aux soins. Prise en charge à 100 % des soins médicaux et d'hospitalisation en cas de maladie ou de maternité dans la limite des tarifs de la Sécurité sociale.

Couverture maladie universelle (CMU) : protection maladie obligatoire pour les personnes qui ne sont pas déjà couvertes par un autre régime obligatoire d'assurance maladie. Le bénéficiaire paie ses dépenses de santé (consultations médicales, médicaments, examens médicaux) et l'assurance maladie rembourse la part obligatoire, également appelée «part Sécurité sociale».

CMU complémentaire : complémentaire santé réservée aux revenus n'excédant pas 661 € par mois. Prise en charge à 100 % de la part complémentaire des dépenses à hauteur de 100 % des tarifs de la Sécurité sociale.

Aide à l'acquisition d'une complémentaire santé (ACS) : pour les revenus n'excédant pas 874 € par mois. Elle permet d'avoir une réduction de la cotisation à payer à l'organisme de protection complémentaire.
 

 

* Article publié dans le numéro 811 du magazine Marianne paru le 3 novembre 2012

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 19:34

 

 

Le Monde.fr | 08.11.2012 à 10h43 • Mis à jour le 08.11.2012 à 15h18 Par Alexandre Léchenet 

 

 
La pauvreté s'est durci en France ces dix dernières années selon un rapport du Secours catholique.

L'intensité de la pauvreté est de plus en plus forte. C'est une des conclusions de l'étude annuelle du Secours catholique sur la pauvreté, qui se penche cette année sur l'évolution de celle-ci en dix ans.  Le nombre de personnes sous le seuil de pauvreté – correspondant à 60 % du niveau de vie médian, soit 964 euros – a augmenté de près de 10 % en dix ans selon l'Insee, atteignant le chiffre de 8 millions. Les personnes en situation de très grande pauvreté, soit 40 % du niveau de vie médian, étaient un peu plus de 2 millions en France en 2009.

 

LES FAMILLES MONO-PARENTALES PLUS TOUCHÉES

Dans son étude, le Secours catholique se concentre sur les personnes pauvres ayant fréquenté leurs centres, qu'il considère comme "un échantillon représentatif des personnes en difficulté". "Le nombre de personnes en grande pauvreté (...) ne cesse de s'accroître, tout simplement parce qu'il y en a qui tombent dans la pauvreté et qu'il y en a très peu qui en sortent", a déclaré sur RTL François Soulage, le président de l'association.

Il constate notamment une augmentation du nombre de femmes accueillies. Cette évolution s'explique, selon eux, par le nombre croissant de familles monoparentales touchées par la pauvreté, dont les mères sont le plus souvent cheffes de famille, ainsi que par le difficile retour à l'emploi des femmes de 55 à 65 ans.

Les familles monoparentales ont représenté en 2011 30 % des familles rencontrées dans les centres, alors qu'elles ne sont que 9 % parmi les ménages français en général. La situation est confirmée par la situation des enfants accueillis, dont la moitié vivent au sein d'une famille mono-parentale.

 

 DES DÉPENSES OBLIGATOIRES DE PLUS EN PLUS IMPORTANTES

La situation des familles étudiée par le Secours catholique montre une augmentation importante des dépenses incompressibles. Les loyers et les prix de l'énergie ont augmenté de manière plus importante que les revenus de ces personnes et que l'indexation des prestations sociales, leur faisant subir une inflation plus importante que pour le reste de la population. "Nous pensons qu'il faut impérativement augmenter les minimas sociaux. Les minimas sociaux, c'est le moyen pour des personnes de vivre décemment et d'avoir une chance de retrouver une situation normale et un emploi", a affirmé M. Soulage.

L'augmentation de ces dépenses a également augmenter les impayés constatés. En effet, 60 % des ménages déclarent au Secours catholique faire face à des impayés, concernant dans 40 % des cas le loyer, puis le gaz, l'électricité ou les combustibles.

 

Alexandre Léchenet

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 18:36

 

Le Monde.fr avec AFP | 07.11.2012 à 11h53 • Mis à jour le 07.11.2012 à 12h16


 

Des produits certifiés sans OGM, à Los Angeles, le 19 octobre. L'adoption de la proposition 37 ferait de la Californie le premier Etat à rendre l'étiquetage des produits OGM obligatoire.

 

La Californie a rejeté, mardi 6 novembre, par voie référendaire l'étiquetage des produits contenant des OGM, ont annoncé les autorités après le dépouillement de près de trois quarts des bulletins. Le non à la "Proposition 37", qui visait à imposer un étiquetage spécial pour les produits alimentaires contenant des OGM, l'a emporté avec 54 % des suffrages, selon le ministère de l'intérieur californien.

Son adoption aurait fait de la Californie le premier Etat américain à imposer l'étiquetage des OGM. Un projet auquel s'opposaient farouchement les géants de l'agrochimie et de l'agroalimentaire, qui ont dépensé près de 40 millions de dollars – essentiellement en messages télévisés – pour contrer le texte.

 

"DROIT DE SAVOIR" CONTRE "STIGMATISATION"

Les sondages ont longtemps donné vainqueurs les défenseurs de la proposition, mais le vent a commencé à tourner quand Monsanto, Bayer, BASF, Coca Cola et autres Kellogg ont commencé à faire entendre leur voix, ces dernières semaines. Aux promoteurs du texte, qui réclamaient "le droit de savoir ce qu'il y a dans nos aliments", les détracteurs opposaient la "stigmatisation" des OGM. Les opposants au texte s'étonnaient aussi que de nombreux aliments eurent été exclus de l'obligation d'étiquetage, notamment la viande – même si l'animal a été nourri avec des OGM –, les produits laitiers ou l'alcool.

Enfin, le coût de la mesure avait également été critiqué. Sa mise en oeuvre et son suivi administratif avaient été évalués à un million de dollars par an par les autorités californiennes. Pas moins de 172 référendums étaient proposés au vote des électeurs américains mardi, en même temps que l'élection présidentielle, remportée par Barack Obama.

 

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 18:19

 

 

Le Monde.fr | 08.11.2012 à 15h32 • Mis à jour le 08.11.2012 à 15h40

 

 

 

 

 

C'est le centre logistique de la mobilisation, au lieu-dit Les Domaines, à quelques kilomètres de Notre-Dame-des-Landes : à la Vache rit, une grange prêtée par un des agriculteurs, opposant de la première heure – c'était au début des années 1970 –, les militants palabrent jusque tard dans la nuit, dorment peu et reprennent des forces. Poulet chaud, soupe de légumes (frais), tisanes et cafés apportent réconfort et chaleur.

Crédits : Johann Rousselot/Signatures pour Le Monde

 


 

 

 

 

Creusement d'une tranchée dans le macadam de la départementale 281 pour ralentir le projet des promoteurs de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

 

 

 

 

 

 

De nombreux habitants de la région qui soutiennent les opposants au projet apportent nourriture, couvertures, outils dont manquent les squatteurs. Les forces de l'ordre ont lancé, le 15 octobre, l'opération César, qui a pour but de détruire les cabanes des militants et et de les expulser de la zone.

 

 

 

 

 

 

Face-à-face. Un agriculteur goguenard, sur « ses » terres, et un gendarme mobile venu expulser ceux qui veulent s'opposer à la construction du futur aéroport. Les plus anciens des opposants pensent au Larzac quand, dans les années 1970, les paysans du causse et les militants d'extrême gauche se sont opposés pendant des années à l'extension d'un camp militaire. Un projet abandonné en 1981 par François Mitterrand, tout juste élu président de la République.

 

 

 

 

 

 

Le conflit qui oppose les militants anti-Notre-Dame-des-Landes au gouvernement et au concessionnaire Vinci Airports se radicalise. En voulant expulser rapidement les squatters de la zone du futur chantier, les autorités ont rendu visible le conflit. Des cabanes dans les arbres, des camps discrets installés dans les sous-bois, les opposants sont sortis pour bloquer les petites routes du bocage, dressant de nombreuses barricades. A peine démontées par les gendarmes, elles sont aussitôt reconstruites... un peu plus loin.

 

 

 

 

 

 

Dès l'aube, gendarmes mobiles et CRS opèrent dans le bocage nantais. Les fumées des grenades lacrymogènes se mêlent à la brume matinale et hivernale. Les militants viennent alors défendre les barricades faites de branchages, de matériaux récupérés en partie dans les maisons et les cabanes détruites par les forces de l'ordre. Une guérilla rurale amenée à durer.

 

 

 

 

 

 

Préparation de boules de cire remplies de peinture pour accueillir les forces de l'ordre.

 

 

 

 

 
Dans les prairies et les champs détrempés par la pluie, le jeu du chat et de la souris se poursuit quotidiennement. Ensemble, agriculteurs, riverains et militants plus aguerris, « ennemis du système » ou en recherche de modes de vie alternatifs, se rencontrent, se relaient pour organiser la lutte.

 

 

 

 

 

 

Un hangar prêté par l'un des agriculteurs menacé lui aussi de d'expulsion par le projet de Notre-Dame-des-Landes sert de dépôt logistique aux "résistants"
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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 18:13

 

LE MONDE | 08.11.2012 à 15h13 Par Rafaële Rivais

 

 

La carte grise.

Depuis septembre 2011, le ministère de l'intérieur commercialise les données personnelles de ceux qui immatriculent leur véhicule, ce qui lui a rapporté la somme de 3 millions d'euros. Il assure que "toutes les garanties sont prises", pour protéger ces nouveaux détenteurs de cartes grises : la société qui veut acheter les fichiers comportant les caractéristiques de leur voiture, leur adresse et leur téléphone, doit obtenir une licence, "qui fait l'objet d'une instruction". Il s'agit de vérifier que la société le fait à des fins "statistiques" ou "commerciales", et non malveillantes, précise le ministère.

 

Une case à cocher

Sur 309 demandes de licences enregistrées, seules 84 ont été accordées, "la plupart du temps à des professionnels du monde automobile", indique la Place Beauvau. Soixante-dix-huit avaient une visée commerciale, et six une finalité statistique.

Le ministère assure en outre que ceux qui s'opposent à cette réutilisation de leurs données peuvent cocher une case le précisant. C'est bien ce qu'a fait Patrick Leroy, lorsqu'il a acheté sa voiture. Néanmoins, trois semaines plus tard, son téléphone portable était assailli d'appels de prospecteurs qui le démarchaient pour lui vendre des pneus, des pare-brise, des rétroviseurs ou des assurances. Il a écrit à la préfecture, pour protester. Mais sa demande est restée lettre morte.

"Notre association est hostile à cette vente des fichiers par l'Etat", indique Pierre Chasseray, délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes. Il a lui-même fait immatriculer un nouveau véhicule en août, mais indique n'avoir "pas vu la case". Trois semaines après, son épouse a reçu nombre d'appels "intrusifs" sur son téléphone portable, de commerciaux lui proposant d'acheter des assurances. "Il faudrait faire le contraire : partir du principe que les personnes sont opposées à l'utilisation commerciale de leurs données personnelles, et leur demander de cocher la case seulement si elles l'acceptent", proteste-t-il.

Aux victimes de ce démarchage, il ne reste plus qu'une solution : s'inscrire sur le fichier Pacitel.fr, qui recense les consommateurs s'y opposant. Il a été mis en place volontairement par cinq grandes fédérations professionnelles qui représentent 80 % des entreprises du démarchage téléphonique.

Le précédent gouvernement voulait obliger les 20 % d'entreprises restantes à faire de même, mais son projet de loi est resté lettre morte en raison du changement de majorité présidentielle et législative.

Rafaële Rivais

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 18:13

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 08.11.2012 à 15h31

 

 

 

Les travaux ont été interrompus pendant un an en raison de défauts sur des pièces majeures, selon EDF, qui envisage toujours une mise en service en 2016.

Le bétonnage de l'enceinte du réacteur nucléaire EPR, en construction à Flamanville, reprendra "tout début 2013", après près d'un an d'interruption en raison de défauts sur des pièces majeures, a indiqué jeudi 8 novembre EDF, qui envisage toujours une mise en service en 2016.

Le directeur du chantier, Antoine Ménager (EDF), table sur une reprise du chantier en janvier ou février, a-t-il précisé, en marge d'une commission locale d'information, qui réunit élus locaux, représentants d'EDF, associations écologistes aux Pieux, près de Flamanville. Fin mai, M. Ménager avait indiqué que le bétonnage reprendrait avant 2013.

Le dôme du bâtiment réacteur "sera posé l'été prochain", a-t-il indiqué, alors qu'il devait initialement l'être à l'été 2012, selon EDF, maître d'œuvre du chantier. EDF a dû remplacer 45 "consoles", des boîtes métallique de plusieurs tonnes chacune, disposées sur la circonférence du bâtiment réacteur et sur lesquelles s'appuiera le pont mobile qui servira à manipuler les combustibles.

 

 EXPERTISE ENGAGÉE

Ces "consoles" présentaient des "défauts [de soudure] inacceptables", a rappelé André Teissier, ingénieur EDF, en présentant les mesures prises pour que de tels défauts n'apparaissent plus. Pour l'heure, "on n'a pas compris la ou les raisons pour lesquelles les défauts n'ont pas été détectés en usine. Une expertise est engagée", a ajouté M. Teissier.

Les consoles ont été fabriquées par Eiffage. "On est complètement sur notre trajectoire de 2016" pour la mise en service, a toutefois réaffirmé M. Ménager. Des étapes du chantier, prévues au départ après la pose du dôme, ont en effet été avancées.

L'EPR de Flamanville accuse quatre ans de retard. A la question de savoir quelles seraient les répercussions du remplacement des consoles sur le coût final de l'EPR, M. Ménager a répondu qu'il n'en avait "pas d'idée". Ce coût a déjà quasiment doublé, à 6 milliard d'euros, contre 3,3 milliards annoncé en 2005.

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