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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 22:05

 

http://russeurope.hypotheses.org/490

 

14 novembre 2012
Par Jacques Sapir

 

 

L’agence de statistique de la Grèce vient de publier ses dernières données (Grèce PIB trimestriel), et elles s’inscrivent en faux par rapport aux « observateurs » qui croyaient en une amélioration de la situation dans ce malheureux pays. En fait, l’économie continue de s’effondrer et ce sur une pente désormais rapide. En valeur constante le Produit Intérieur Brut est passé de 211 milliards d’euros à 171 milliards, soit une chute cumulée de 19% depuis le premier trimestre de 2009. C’est bien à un véritable désastre que nous assistons.

 Graphique 1

 

Souces : HELLSTAT

La rapidité de cet effondrement est due à plusieurs facteurs. Il y a en premier lieu les politiques d’austérité qui sont imposées à la Grèce par l’Union Européenne via la Troïka, soit le FMI, la BCE et l’UE. De ce point de vue, le gouvernement français, qui a accepté de s’aligner sur les diktats de ladite Troïka, porte une responsabilité incontestable dans l’évolution catastrophique de la situation économique grecque. En second lieu, la contraction du crédit et le développement de l’économie de troc qui en découle aboutissent à une accélération du processus d’effondrement. Des pans entiers de l’économie grecque sont à l’arrêt non parce qu’ils n’ont pas de clients (en particulier à l’export) mais parce qu’ils ne peuvent plus financer le cycle de production. Dans le même temps, d’autres secteurs sortent ainsi de l’économie officielle du fait du développement du troc. En fait, on peut considérer qu’un tiers de la population ne survit que par le troc ou des systèmes de paiements locaux. Cela signifie qu’une partie de la Grèce est – dans les faits – sortie de la zone Euro. Ce phénomène semble être en train de s’accélérer. Il devrait provoquer à relativement court terme un effondrement des ressources fiscales, qui sont bien entendu payées en euros. La sortie de jure de la zone Euro viendra couronner ce processus de facto, que cela plaise ou non à M. Samaras, le Premier Ministre grec qui est de fait connivent à l’étranglement de son pays, ou non.

La consommation s’est contractée de manière très forte, ce que révèle un document du service statistique grec (Grèce commerce de détail). C’est là que l’on mesure la réalité de la catastrophe sociale qui se déroule dans ce pays. Par rapport au niveau de 2005, le niveau des ventes de détail a baissé de 24%, et de 15% pour la production alimentaire. Si l’on peut espérer que cette baisse est en partie compensée par le développement des réseaux de troc pour l’alimentation et la consommation courante, il ne peut en être ainsi pour certaines consommations, comme celles des services publics (éducation, santé).

Tableau 1

Évolution de la consommation de détail en prix constants (100 = 2005)

Sources : HELLSTAT

Au-delà de la catastrophe économique et sociale, c’est donc à une catastrophe humaine que nous assistons. Un crime se commet sous nos yeux. Un crime que nos gouvernants avaient – et ont toujours – les moyens d’éviter. Mais ils se refusent à l’idée d’un défaut, pourtant inévitable, de la Grèce, et ne cessent d’exiger toujours plus de sacrifices à une population qui est aujourd’hui à bout de forces.

Gageons que Monsieur le Président de la République, digne représentant du socialisme compassionnel, aura une larme pour les pauvres grecs. Une larme, mais pas plus…

Citation

Jacques Sapir, “Grèce: un crime se commet sous nos yeux”, billet publié sur le carnet Russeurope le 14/11/2012, URL: http://russeurope.hypotheses.org/490
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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 20:43

 

Nouvel Observateur - Créé le 15-11-2012 à 16h25 - Mis à jour à 16h32

Une cinquantaine de mal-logés ont occupé pendant quelques heures jeudi l'hôtel particulier accueillant à Paris le siège du Centre d'analyse stratégique (CAS), un institut d'expertise au service du Premier ministre, a constaté un journaliste de l'AFP. (c) Afp

Une cinquantaine de mal-logés ont occupé pendant quelques heures jeudi l'hôtel particulier accueillant à Paris le siège du Centre d'analyse stratégique (CAS), un institut d'expertise au service du Premier ministre, a constaté un journaliste de l'AFP. (c) Afp

PARIS (AFP) - Une cinquantaine de mal-logés ont occupé pendant quelques heures jeudi l'hôtel particulier accueillant à Paris le siège du Centre d'analyse stratégique (CAS), un institut d'expertise au service du Premier ministre, a constaté un journaliste de l'AFP.

Ces sans-abri, dont de nombreuses femmes accompagnées d'enfants, étaient installés depuis jeudi matin dans le hall d'entrée du bâtiment, situé dans le VIIe arrondissement, à l'appel du Collectif des mal-logés en colère.

Ils en ont été délogés vers 14H00 par les forces de l'ordre, sans avoir eu accès à un interlocuteur, a précisé un porte-parole du collectif.

Lors de l'évacuation, une femme de 62 ans sans domicile, qui réclame un logement social depuis un an, a perdu connaissance et a été transportée aux urgences de l'hôpital Cochin, ont indiqué des membres du collectif. Son état de santé n'a pas été précisé.

"Les déclarations se suivent et se ressemblent. François Hollande et Cécile Duflot ne cessent de proclamer que le mal-logement est une priorité, que des mesures vont être prises (...) mais la réalité ne change pas d'un pouce: l'aggravation de la condition des mal-logés ne fait que s'intensifier", souligne le collectif dans un communiqué.

"Le Samu Social ne peut toujours pas répondre aux demandes d'hébergement: concernant les familles, un système de rotation inhumain a été mis en place. Une famille est accueillie pour une semaine, puis on lui explique que la prise en charge va s'interrompre quelques jours, avant de reprendre et de s'interrompre de nouveau. Des enfants sont déscolarisés, des personnes perdent leur emploi", ajoute le collectif.

Selon le responsable de la communication du CAS, le collectif des mal-logés en colère avait déjà investi les lieux il y a quelques mois.

 

 

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 20:27

 

Le Monde.fr avec AFP | 15.11.2012 à 12h39

 

Un Tibétain de 14 ans s'immole juste après la nomination de Xi Jinping

 

Un moine bouddhiste à Tongren, le district où se multiplient les immolations.


Un adolescent tibétain âgé de 14 ans s'est immolé par le feu, jeudi 15 novembre, dans le nord-ouest de la Chine, seulement quelques minutes après l'annonce de la nomination de Xi Jinping comme numéro un du régime communiste chinois, a annoncé l'agence Chine nouvelle.

Selon des responsables locaux, cités par l'agence officielle, le jeune Karpongya s'est transformé en torche humaine à environ 12 h 10 locales (5 h 10 à Paris) à Gartse, dans le district de Tongren de la province du Qinghai. Lundi, deux Tibétains s'étaient immolés dans la même région. Mercredi, des milliers de Tibétains se sont rassemblés à Tongren pour prier pour les deux hommes, a rapporté l'ONG International Campaign for Tibet.

 

"GÉNOCIDE CULTUREL"

Les immolations de Tibétains se sont multipliées ces dernières semaines à l'approche du congrès du Parti communiste, à l'issue duquel la Chine s'est dotée jeudi de nouveaux dirigeants. Le premier d'entre eux, Xi Jinping, a prononcé sa première allocution télévisée quelques minutes avant l'immolation du jeune Karpongya.

D'après les chiffres du gouvernement tibétain en exil en Inde, 69 personnes  se sont immolées, dont 54 sont mortes, depuis le début de mars 2011 dans les zones tibétaines chinoises. La Chine affirme avoir "libéré pacifiquement" le Tibet et amélioré le sort de sa population en finançant le développement économique de cette région pauvre et isolée. Mais de nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Hans, l'ethnie ultra-majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture, qualifiée de "génocide culturel".

 

 

 

DÉLATION – La Chine propose 8 000 dollars aux personnes qui dénonceraient les Tibétains ayant l’intention de s’immoler

 

Depuis le début de l'année 2012, 72 moines tibétains se sont immolés par le feu pour protester contre l'occupation chinoise. Cette escalade d’actes désespérés est sans précédent depuis les violentes émeutes anti-chinoises de 2008 à Lhassa, la capitale tibétaine.

Le site Opendemocracy.net révèle que les autorités de la province de Kanlho (Gannan en chinois) ont placardé des affiches qui promettent jusqu'à 8 000 dollars aux personnes qui dénonceraient "les Tibétains ayant l'intention de s'immoler", arguant que ces actes provoquent "une instabilité sociale dans la région."

 

Interrogée par le site vice.com,  Stéphanie Bridgen de l'association Free Tibet, précise que "l'argent offert par la police – 50 000 yuan – équivaut à un an de salaire, même pour un membre du gouvernement." Une somme colossale, donc, mais qui n'a pas eu l'effet escompté. Pis, les immolations se sont multipliées après la publication de cette annonce.

"L'annonce a été faite le 21 octobre, et le jour suivant, un habitant de la préfecture de Kanlho s'est suicidé. En cinq jours, la liste comptait quatre morts de plus. On n'a jamais recensé autant d'immolations que cette semaine-là. Si les Chinois pensent pourvoir les acheter, ils se trompent du tout au tout", explique Stéphanie Bridgen.

"Le gouvernement chinois devrait enquêter sur la cause (de ces immolations). La Chine ne s'en occupe pas sérieusement et essaie d'y mettre fin rien qu'en me critiquant", avait déclaré le dalaï-lama, dirigeant spirituel tibétain, à des médias japonais. Lobsang Sangay, le nouveau chef du gouvernement en exil à Dharamsala qui a hérité en 2011 de l'autorité politique du dalaï-lama, avait quant à lui appelé les Tibétains à ne plus "recourir à tout acte radical, y compris aux immolations par le feu." Il semble que son appel, ainsi que les incitations des autorités chinoises à la délation, n'ont pas été entendus.

 


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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 20:04

 

 
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Global Sharing Day

 

Alors que se tenait hier la première Journée mondiale du partage (Global Sharing Day), plusieurs études publiées récemment font le point sur le phénomène, et les communautés s’organisent pour valoriser ces nouveaux modes de consommation.

Débrouille, récup, revente, location, achat d’occasion… où en sommes-nous en France? Cela va-t-il prendre de l’ampleur dans les années à venir? Eléments de réponse ci-dessous.

 

De moins en mieux

Commençons par le commencement. La notion de consommation collaborative émerge en France depuis 2010 environ. L’alliance des crises économiques, écologiques, sociales et du numérique favorise la multiplication de services qui permettent aux internautes de consommer autrement. D’après l’Obsoco (Observatoire société et consommation), qui a publié lundi 12 novembre une étude sur les modes de consommation émergents, 52 % des Français aspirent à consommer mieux aujourd’hui. Parmi eux, 30 % voudraient consommer moins.

Les raisons invoquées pour justifier cette envie ? Elles sont au nombre de trois : le besoin d’optimiser les dépenses, d’accéder à des produits de qualité et d’aller vers une consommation plus citoyenne. Comme le montre l'encart suivant, consommer mieux se traduit de multiples manières :

 

Consommer mieux ?

Consommer mieux, ça veut dire quoi ? - Extrait de l'étude de l'Obsoco

 

Ceux qui affirment vouloir consommer moins mais mieux passent-ils à l’acte pour autant ? Plus ou moins : si 83 % des Français interrogés dans cette enquête estiment que le plus important aujourd’hui est d’avoir accès à l’usage d’un produit plutôt que de le posséder, seuls 19 % ont déjà eu recours à de la location d’objet au cours des douze derniers mois. Et si 71 % des personnes interrogées se déclarent intéressées par les systèmes d’échanges locaux, seuls 4 % sont déjà passés à l’acte.

 

Les jeunes en pointe

Extrait de l'étude de l'Obsoco

 

Mais, pour l’Obsoco, les choses progressent : "Le développement des sites de location entre particuliers (par exemple, Zilok) et l’engagement récent de grandes enseignes de la distribution dans la location (par exemple, Leroy Merlin ou M. Bricolage) sont de nature à révéler tout le potentiel de cette forme de consommation."

C'est l’achat d’occasion qui remporte la palme du mode de consommation alternatif le plus en vogue (60 % des Français y ont déjà eu recours), suivi de près par l’emprunt entre proches, qui est légèrement plus répandu chez les jeunes (18-30 ans) et qui intéresse potentiellement 62 % des personnes interrogées. L’achat groupé est également pratiqué par 37 % des répondants, et 14 % du panel déclare recourir à l’achat à plusieurs (surtout pour le bricolage et l’aménagement de la maison). Notons aussi que 38 % des sondés pratiquent la récup d’objets jetés et déposés dans la rue.

Une économie de la débrouille 2.0

Le troc, l’échange, le partage… des logiques relativement "anciennes" qui sont modernisées avec l’essor des liens numériques. Les petites annonces publiées dans les journaux ou affichées dans les endroits publics ont d’ailleurs du souci à se faire : alors que 44 % des achats de produits d’occasion ont été effectués auprès d’un particulier via un site Internet (comme eBay, Price Minister ou Le Bon Coin) et 19 % sur des brocantes et vide-greniers, elles ne représentent que 4 % des achats recensés.

Et forcément, ces nouveaux comportements sont corrélés à l’usage du Web : plus les ménages utilisent Internet, plus ils sont en mesure d’entrer en contact et d’échanger leurs biens ou compétences sur des sites qui garantissent les conditions de la transaction. Diouldé Chartier, directrice du cabinet D’Cap Research, a justement fondé l'Observatoire Système D et a utilisé un outil de veille Internet dédié pour analyser les comportements des Français à travers 4 717 messages postés sur les forums ou dans les commentaires spontanés de blogs et journaux en ligne. Pour elle, nous sommes bel et bien entrés dans une économie "en réseau" où les gens échangent de façon nouvelle : "Le Web est aussi réel que le reste. Les gens y achètent leur voiture ou y trouvent les moyens de s’en passer, définissent leur traitement médical, trouvent du travail ou un débouché – un marché - pour leurs talents. D’une certaine manière, on réapprend ‘à y faire commerce’."

Même si la débrouille des uns (forcée par la nécessité) n’est pas celle des autres (animée par des valeurs alternatives ou un hobby), tout se passe comme si la défiance envers les institutions nous rendait moins individualistes et plus enclins à faire confiance à nos pairs.

Une tendance durable ?

Ces nouveaux comportements dessinent-ils l’économie de demain ? Pour Diouldé Chartier, c’est indéniable : "Tout ce qu’on observe là, et qui est efficient, a vocation à perdurer : de nouvelles formes de troc de services, de partage de l’usage, de deuxième, troisième, énième vie des objets, et la raréfaction de toutes les ressources vont forcément pousser cette tendance à se généraliser." S’il est bon de rester vigilant sur l’épuisement créé par le rythme soutenu des vies fragmentées (issu de la crise de la conjugalité par exemple), la spécialiste estime qu’"il est important de structurer ces pratiques spontanées, de façon à ce qu’elles ne forment pas une nouvelle jungle dans laquelle les plus adaptés prospèrent".

De manière intéressante, l’étude de l’Obsoco pointe que les adeptes de ces nouveaux modes de comportements, toutes catégories confondues, sont loin de remettre en cause la société de l’hyperconsommation. "Le degré d’engagement dans les pratiques de consommation émergentes apparaît comme nettement corrélé à l’intensité de la contrainte budgétaire ressentie par les personnes interrogées", peut-on lire sans surprise en conclusion de l’étude. Sur fond de crise, on cherche à redonner du sens et à retisser du lien social, au cœur même des processus de consommation…

 

 

 

En France hier, seuls deux petits événements étaient organisés à l’occasion de la Journée mondiale du partage. Au Royaume-Uni comme aux Etats-Unis et en Australie, des moments de troc et d’échange étaient organisés toute la journée. Pour Benita Matofska, à l’origine de l’événement et de la plateforme The People Who Share, "l'économie du partage est en plein boom et ce type de journée permet de fédérer, de catalyser et d'amplifier encore plus la tendance auprès des institutions publiques et privées".

Dès demain à Rome, et pour deux jours, se tiendra le deuxième Ouishare Summit, dont la vocation est d’organiser le mouvement de l’économie collaborative à l’échelle européenne. De quoi remplacer le partage du monde par un monde de partage… ?

Anne-Sophie Novel / @SoAnn sur twitter

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 19:50

 

 

 

Stéophane Gatignon rencontre le député MoDem des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle (MEHDI FEDOUACH / AFP)

 

Stéphane Gatignon a été entendu. Il arrête sa grève de la faim. Le maire de Sevran (Seine-Saint-Denis) a été reçu à Matignon dans la soirée de mercredi. Un signe que le gouvernement était très soucieux du mouvement de protestation entamé voici six jours par l'élu devant l'assemblée nationale. M. Gatignon préparait une manifestation samedi pour appuyer ses revendications de crédits d'urgence. Il doit annoncer la fin de sa grève de la faim jeudi matin avec le sourire.

L'élu d'Europe Ecologie-Les Verts a en effet gagné la partie : il y aura bien des crédits spécifiques pour les villes "les plus pauvres des plus pauvres". François Lamy a annoncé jeudi que l’augmentation des dotations de péréquation de l’Etat sera "fléchée" sur les communes les plus pauvres des 100 villes de banlieue dites prioritaires, c'est à dire ciblées par la politique de la ville. Moins d'une cinquantaine de ville devraient bénéficier de ce coupe de pouce, parmi lesquelles Sevran. François Lamy précise que le dispositif reste "transitoire" en attendant qu’un nouveau mécanisme de péréquation intercommunal soit présenté en janvier 2013.

 

Grève de la faim payante

"C'est un bon compromis pour tout le monde", souffle le maire de Sevran. C'est surtout une porte de sortie enfin tournée à une action qui gênait de plus en plus le gouvernement. L'élu de banlieue a ainsi obtenu un appui financier substantiel. Il bénéficiera pleinement de l'augmentation des dotations attribuées aux banlieues avec 9,2 millions d’euros de Dotation de solidarité urbaine (plus un million), 5 millions de dotation venant du fonds de solidarité régional (plus 500 000 euros) et une part de l'augmentation de la Dotation de développement urbain. Au total, Sevran devrait recevoir cinq millions supplémentaires assure le cabinet du maire. Soit la somme qu'il réclamait depuis des semaines pour boucler son budget 2013.

Au-delà des sommes arrachées au gouvernement, Stéphane Gatignon a surtout réussi à mettre sous les projecteurs les difficultés des banlieues pauvres. En focalisant l'attention médiatique sur le sujet, il peut se targuer d'avoir infléchi les discussions parlementaires sur les finances des collectivités locales. La méthode employée - la grève de la faim- a été amplement commentée et critiquée. Elle s'est avérée payante.

Sylvia Zappi


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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 19:41

 

Le Monde.fr avec AFP | 15.11.2012 à 17h36 • Mis à jour le 15.11.2012 à 18h52

 

 

Les gardes-côtes américains essaient d'éteindre l'incendie de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon, le 21 avril 2010.

Le groupe pétrolier britannique BP a annoncé jeudi 15 novembre qu'il allait payer plus de 4,5 milliards de dollars (soit 3,5 milliards d'euros) d'amende aux autorités américaines dans le cadre de l'accord à l'amiable passé pour régler une partie du dossier de la marée noire du golfe du Mexique

 

"Le montant total de l'accord est d'environ 4,5 milliards de dollars, avec des paiements étalés sur une période de six ans", a indiqué BP dans un communiqué. Dans le détail, BP payera 4 milliards de dollars au ministère américain de la justice (DOJ), en échange de l'abandon des poursuites pénales fédérales, et 525 millions de dollars à l'autorité boursière américaine (SEC). C'est la plus grosse amende pénale de l'histoire américaine, dépassant les 1,3 milliard de dollars versés en 2009 par le laboratoire pharmaceutique Pfizer pour solder des litiges sur ses pratiques commerciales concernant un anti-inflammatoire.

 

Lire : Marée noire : report du procès de BP, accord à l'amiable en vue


 D'AUTRES POURSUITES FÉDÉRALES EN COURS  

Deux employés de BP vont être poursuivis pour homicide, selon une source proche du dossier, citée par le New York Times. Cet accord ne concerne toutefois pas certaines poursuites civiles fédérales, privées ou émanant de certains Etats contre lesquelles BP indique qu'il va "continuer à se défendre vigoureusement".

En effet, l'accord ne prend pas en compte les amendes liées à la loi Clean Water, qui ajouteraient de 1 100 à 4 300 dollars d'amende par baril déversé. BP pourrait donc faire face à une amende finale de près de 21 milliards de dollars (16,42 milliards d'euros), selon Peter Hutton, de la banque d'investissement canadienne RBC Capital Market.

 

 ONZE MORTS ET DES CENTAINES DE MILLIONS DE LITRES DÉVERSÉS

 L'explosion, le 20 avril 2010, de la plate-forme Deepwater Horizon, à 80 kilomètres au large de La Nouvelle-Orléans, dans le sud des Etats-Unis, avait fait onze morts et répandu des centaines de millions de litres de brut dans le golfe du Mexique, jusqu'à la fermeture du puits, quatre mois plus tard. "Nous tous chez BP regrettons profondément la perte tragique de vies causée par l'accident de Deepwater Horizon ainsi que l'impact de la marée noire sur la région côtière du golfe", a déclaré le directeur général de BP, Bob Dudley.

BP, qui a déjà provisionné 38,1 milliards de dollars dans cette affaire, va passer une provision supplémentaire de 3,85 milliards pour couvrir le paiement de cette amende. Le groupe a déjà vendu pour plus de 35 milliards de dollars d'actifs à ce jour, sur un objectif de 38 milliards, pour faire face à ces conséquences financières, ce qui signifie qu'il pourra absorber sans trop de difficultés cette nouvelle provision.

A voir (éditions abonnés) : le dossier consacré à la marée noire provoquée par l'accident de Deepwater Horizon


 

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 19:23

 

 

 

LES INDIGNE/E/S  AG Chaque mercredi 18h et samedi  à 13h Maison Carrée + pique nique

Chaque 1er samedi du mois : Tour de Vélo  RV Palais de justice à 11h

Chaque mardi Repas à l’Assoc Côté Jardins Solidaires 0466845199

Agenda Démosphère Gard-Cévennes http://gard.demosphere.eu

Dates

Evènement

Lieu

heure

Du 14 au 18/11

Eco dialogues »Quelle(s) agriculture(s) pour demain ?

Le Vigan

Dès 10h

Jeudi 15/11

Réunion  « pour l’abrogation du TSCG, contre mesures d’austérité, pour annulation dette »

Pablo Neruda S. 3

19h

Vendredi 16/11

Soirée-débat « Venezuela : Chavez et la Révolution bolivarienne » avec J.Ortiz par  les Amis de l’Huma et la Librairie Diderot

Salle CMCAS –EDF 222 rue G.de Maupassant

18h30

Samedi 17/11

Conseil municipal

Nîmes

8h

Samedi 17/11

2èmes rencontres Forum Social local 30

St Christol lez Alès

Tt jour

Samedi 17/11

« Dans les coulisses du Moyen-Orient »avec E.Rouleau et Leila  Shaïd

Ciné le Capitole .Uzès

18h

Samedi 17/11

Manif  réoccupation de Notre Dame des Landes

Co-voiturage/bus

 

 17 et  18/11

Congrès national des ALTERNATIFS

Paris

 

Dim 18/11

Rencontre film « Le salaire du Chili mineurs du cuivre

El rinconcito

18h

Du 17 au 25/11

Semaine de la Solidarité Internationale

 

 

Mardi 20/11

Université C.C.N. avec A.Bruston « espaces péri-urbains, enjeux sociologiques et politiques

IUFM

19 à 21H

Jeudi 22/11

Colloque sur « Violences sexuelles faites aux femmes » et Exposition

Auditorium conseil Général

9 à 17h

Jeudi 22/11

Rencontre, discussion autour du livre « Crack Capitalism » de J. Holloway

Pablo Neruda

18h30

Vendredi 23/11

Hommage à ARAGON avec les Amis de Diderot

Local Cheminots

20h30

Dim 25/11

C’est beau la vie…hommage à J.Ferrat par l’Assoc Amitié FrancoVietnamienne

St Génies de Malgoires

15h

Mercredi 28/11

Pièce « Toujours le même problème » par le Yes théâtre d’Hébron Cisjordanie Palestine (AFPS Nîmes)

Théâtre C. Liger . Nîmes 0624092370

19h30

                                                     Jeudi 29/11

Journée association AZUR « l’exil de l’âge, entre ici et ailleurs » 1-Film , échange « Enfin visibles »2-Conférence/débat/convivialité

1-IFME Nîmes

2-Centre Pablo Neruda

14h30

19h

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 19:15

 

Grâce au soutien financier d'organisation syndicale et politique (EELV, front de gauche et confédération paysanne) et les dons individuels, le coût de la place sera d'au maximum 50€, 30€ si on remplit le bus! Si ça peut en motiver de nouveaux, faites circuler l'info....

Les détails (heure, lieu de RV, repas) seront communiqués ce soir ou demain.

 

A plus

NDDL Lozère

 

 

                                                                                  ************************************

 

 


Trouvé sur le groupe Facebook "Tous à Notre-Dame-des-Landes !!! Organisons-nous pour le 17Nov et après"

 

Pour Notre Dame des Landes
Bus de Montpellier
Départ vendredi 20h
Retour dimanche dans la journée
Prix moins de 40€
Contact
Adélie
aad@mailoo.org
06.83.72.52.36
04.67.40.25.33
Ameline
amelinelp@gmail.com
07.61.31.60.94
04.66.32.29.02

 

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 00:11

 

Austérité en Europe : Madrid mène la révolte

 

Rue89 - Récit de la journée 14/11/2012 à 14h09
Blandine Grosjean | Redchef adj Rue89
Quentin Calistri | Rue89
Etienne Baldit | Rue89
Elsa Fayner | Journaliste Rue89
Philippe Vion-Dury | Rédacteur

 

Le 14 novembre aurait pu être la journée d’un soulèvement syndical et populaire de l’Europe, en soutien de ses pays du Sud les plus affectés par la crise.

En France, les cortèges n’étaient pas très fournis, mais très encartés. Manifestations monstres et troublées en Espagne, grève générale au Portugal, quelques blessés en Italie, calme relatif en Grèce.

De cette journée de mobilisation contre les politiques d’austérité, on retiendra l’annonce que la croissance dans la zone euro devrait stagner (0,1%) en 2013.

Récit d’une « journée européenne d’action et de solidarité » contre les politiques d’austérité.

  1. Espagne
  2. France
  3. Portugal
  4. Italie
  5. Grèce

 

Espagne

 

18h50. Le Partido Popular du président du gouvernement, Mariano Rajoy, estime le coût de la grève générale entre 2000 et 4000 millions d’euros. Une somme qui « aurait pu financer les services sociaux », selon le PP cité par El Pais.

18h20. Selon le ministère de l’Intétrieur espagnol, le nombre de personnes arrêtées s’élève désormais à 110. Les affrontements ont également fait « plus de 40 blessés », selon le site de la RTVE.

 

 

Violences entre policiers et manifestants en Espagne

 

 

18 heures. Après une journée de protestations marquées par des violences, certains, comme Jano Remesal, sont désabusés :

« La grève est inutile, parce qu’on a passé la journée à discuter des chiffres et de la violence, sans dédier une minute au pourquoi de la manifestation ni aux solutions »

 

 

17h10. Selon une utilisatrice de Twitter, la police aurait poussé une femme dans les escaliers du métro de Madrid.

17 heures. Dégâts collatéraux inattendus en Espagne : le match amical Panama-Espagne, prévu à 22h30 à Panama, pourrait ne pas être diffusé en raison de la grève générale. Dans un communiqué, plusieurs syndicats de la RTVE (télévision publique espagnole) expliquent en effet que ce match « ne fait pas partie des services minimums conclus avec la RTVE ».

16h50. Selon le site italien ilsole24ore.com, la police espagnole aurait tiré sur des manifestants avec « des balles de caoutchouc » sur la Plaza de Cibeles, à Madrid.

16 heures. Rosa Maria Artal, journaliste espagnole, se souvient :

« Les images des charges policières et des “attentas à l’autorité” me rappellent le Franquisme et la transition. Déjà vu. »

15h20. De nombreux médias annoncent que les manifestations dégénèrent en Espagne et en Italie.


Un manifestant espagnol est appréhendé par la police, à Madrid, le 14 novembre 2012 (Daniel Ochoa De Olza/AP/SIPA)

Sur cette vidéo, des manifestants crient « Assassins, assassins ! » à l’encontre des policiers.

Sur celle-ci, un homme raconte :

« En ce moment, la police évacue les gens qui s’étaient assis pour couper la rue. »

D’après l’auteur de la vidéo, une des personnes interpellées serait un photographe de presse. « Il y a plusieurs autres journalistes qui leur demandent de le laisser partir », dit-il.

 

 

 

Evacuations lors des manifestations en Espagne

 

14h10. Si les manifestations sont denses dans les grandes villes, ce n’est pas toujours le cas dans le reste du pays. « L’Espagne n’est pas Madrid-Castellana [grande artère de la capitale, ndlr] ni Barcelone-centre. Dans les villages, les bars, les commerces et les banques sont ouverts comme n’importe quel jour », dit Pakito 2,0 sur Twitter.

14 heures. Des manifestants dénoncent des violences policières sur un jeune garçon, dans la ville de Tarragona.

11 heures. Alors que les piquets de grève sont en place depuis cette nuit, une dizaine de députés du PSOE (parti socialiste espagnol) ont défendu la grève en pleine séance au congrès :


Les députés du PSOE soutiennent l’appel à la grève au congrès (Efe)

 

El Pais rapporte déjà 82 arrestations et 34 blessés, dont 18 policiers. >En Espagne, on attend une manifestation monstre à Madrid en fin d’après-midi.

Plus d’un quart de la population est au chômage, les fonctionnaires se sont vu retirer leur prime de fin d’année (équivalent du treizième mois) et les expulsions pour défaut de remboursement de crédits immobiliers se multiplient.

Le récent suicide d’une des victimes de la bulle immobilière a ravivé la colère contre le gouvernement qui a annoncé une réforme de la loi sur les expulsions.

 

 

 

Les piquets de grève en Espagne, en place dès cette nuit

La grève a débuté dans la nuit et se poursuivait ce mercredi matin avec un fort taux de suivi : plus de 80% et même 90% de grévistes dans certains secteurs. Les syndicats se disent « satisfaits », quand le gouvernement estime la situation « normale ». Le secteur automobile est « pratiquement paralysé » dans certaines régions selon la porte-parole du ministère de l’Intérieur espagnol, Cristina Diaz.

 

 

France

 

 

17h40. La préfecture de police de Paris annonce 5 200 manifestants dans la capitale, 15 000 selon la CGT.

15h50. Le cortège arrive à destination, métro Ecole militaire, et les participants se dispersent. Y compris les manifestants du MJS, le Mouvement des jeunes socialistes, venus manifester... contre le gouvernement socialiste.

Leur présence n’est pas anodine, pour Eric Beynel, porte-parole de l’Union syndicale Solidaires, qui juge par ailleurs que la journée est une réussite :

« C’est la première manif’ européenne contre l’austérité en Europe. C’est un symbole très fort d’un mouvement social en construction. On se sent solidaires des Grecs, des Espagnols, des Portugais, des Italiens.

Pour la France, on demande a minima le respect des promesses de campagne. Hollande a maquillé avec habileté l’austérité sous le masque technique de la compétitivité. Et il laisse pour l’heure les négociations sur l’emploi s’enliser, mais les attaques contre le droit du travail et le secteur public se préparent. »

15h40. France Inter a interrogé quelques manifestants parisiens.

« Il faut qu’il [François Hollande] entende qu’on est là nous aussi, qu’y a pas que les patrons. »

 

 

 

15h30. FranceTVInfo diffuse une vidéo des manifestations qui ont lieu à Lille et à Marseille


17h40. La préfecture de police de Paris annonce 5 200 manifestants dans la capitale, 15 000 selon la CGT.

15h50. Le cortège arrive à destination, métro Ecole militaire, et les participants se dispersent. Y compris les manifestants du MJS, le Mouvement des jeunes socialistes, venus manifester... contre le gouvernement socialiste.

Leur présence n’est pas anodine, pour Eric Beynel, porte-parole de l’Union syndicale Solidaires, qui juge par ailleurs que la journée est une réussite :

« C’est la première manif’ européenne contre l’austérité en Europe. C’est un symbole très fort d’un mouvement social en construction. On se sent solidaires des Grecs, des Espagnols, des Portugais, des Italiens.

Pour la France, on demande a minima le respect des promesses de campagne. Hollande a maquillé avec habileté l’austérité sous le masque technique de la compétitivité. Et il laisse pour l’heure les négociations sur l’emploi s’enliser, mais les attaques contre le droit du travail et le secteur public se préparent. »

15h40. France Inter a interrogé quelques manifestants parisiens.

« Il faut qu’il [François Hollande] entende qu’on est là nous aussi, qu’y a pas que les patrons. »

15h30. FranceTVInfo diffuse une vidéo des manifestations qui ont lieu à Lille et à Marseille.

15h20. A Paris, l’Unsa est venue en masse. La CGT et le Snes-FSU suivent.

Côté playlist :

  • « Tombez la chemise », de Zebda ;
  • Rage against the machine ;
  • chants révolutionnaires espagnols ;
  • « L’Internationale »,
  • « Antisocial », de Trust.

La manifestation contre l’austérité se poursuit à Paris ce mercredi 14 novembre (Philippe Vion-Dury/Rue89)

15 heures. Jean-Luc Mélenchon et Marie-Georges Buffet, tous deux du Front de Gauche, se croisent à la manif.

14h40. A Paris, un feu de joie a été allumé le long du cortège.

En tête, de la musique. Et quelques slogans. Comme :

« Rapport Gallois, rapport du patronat, non non non à l’austérité. »

Ou encore :

« Hollande, si tu savais ta classe sociale où on se la met. »

Les syndicalistes s’époumonent dans les mégaphones. Mais les manifestants ne reprennent pas les slogans.

Les personnels pénitentiaires demandent de leur côté : la fin de l’insécurité dans les prisons, la priorité à une véritable réduction du temps de travail, et une attention portée à l’emploi, aux moyens et à la reconnaissance.


La manifestation contre l’austérité à Paris ce mercredi 14 novembre (Philippe Vion-Dury/Rue89)

14h30. La manif a débuté à Paris. La foule est modérément dense.

Et pas très jeune : notre journaliste sur place en compte une cinquantaine derrière la banderole de l’Unef.


La manifestation contre l’austérité débute à Paris ce mercredi 14 novembre (Philippe Vion-Dury/Rue89)

Midi. En France, cinq organisations syndicales organisent près de 130 défilés et rassemblements.

 

 

Portugal

 

 

17h50. Jérôme Pin, riverain, vient de quitter la manifestation à Lisbonne :

« Pas beaucoup de monde, ils continuent vers le Parlement. Il y avait pas mal de jeunes et des “Indignés”.

J’ai vu un gros sentiment de solidarité avec les autres pays d’Europe, surtout dans les slogans.

Au final, sentiment mitigé pour cette manif’ : les gens en ont de plus en plus marre mais ont du mal à se mobiliser, surtout à l’appel d’un syndicat.

Un peu mou du genou, quoi.

Même s’il est vrai que le gène de la contestation ou de la manif n’est pas portugais. »

16h40. L’ambassade du Portugal à Bruxelles est également le théâtre de manifestations anti-austérité.


Manifestants devant l’ambassade du Portugal à Bruxelles (15yearsprison)

16 heures. Des affrontements entre policiers et manifestants se sont également produits à Lisbonne. Des pétards ont été lancés vers les forces de l’ordre lors d’une manifestation de dockers sur la place Rossio, dans la vieille ville.

Un homme a également été interpellé pour avoir tenté d’« agresser un policier ».

15 heures. Sur Twitter, on annonce le début de la grève générale.

12h30. A Lisbonne, la grève tarde à se faire sentir, comme le raconte le riverain Jérôme Pin, présent sur place :

« Pour l’instant, rien de très excitant. La grève qui devait paralyser le pays n’est pas là. En fait de paralysie, il s’agit plutôt d’un ralentissement.

A Lisbonne, la vie semble continuer normalement. Les magasins sont ouverts, il y a des bus (moins mais quand même présents), la poste est ouverte, la circulation est un peu ralentie mais rien de particulièrement chaotique.

Seuls les trains et métros sont à l’arrêt total.

TAP, la compagnie aérienne, a supprimé 50% de ses vols.

Manifestation à 14h30 place du Rossio (centre) à l’appel du principal syndicat portugais, la CGTP. »


Angela Merkel caricaturée en Notre Dame de l’austérité (Global Voices)

La rue portugaise s’est déjà exprimée lors de la venue d’Angela Merkel lundi dernier.

Le Portugal, qui bénéficie depuis mai 2011 d’un plan de sauvetage international de 78 milliards d’euros, est tenu d’appliquer un rigoureux programme de réformes et d’austérité. « Le programme est appliqué par le Portugal de façon excellente. C’est un grand exploit », a déclaré Mme Merkel, lors d’une conférence de presse, provoquant la colère des Portugais.

 

 

Italie

 

 

16 heures. BFM-TV annonce sur son site qu’un « policier a été grièvement blessé à Turin et cinq autres plus légèrement à Milan dans des heurts en marge des manifestations » et qu’environ 1 000 personnes ont défilé à Rome.

15h50. Il Fatto Quotidiano diffuse une vidéo des affrontements entre les manifestants et la police à Turin


Affrontements lors de la manifestation à Turin.

15h10. Des manifestants taguent les bâtiments à Milan dans une vidéo diffusée sur le site de La Repubblica.

 

14h40. Le Figaro annonce des manifestations qui dégénèrent en Italie et en Espagne.

10 heures. Les manifestations entamées ce mercredi matin, ne concernent pas seulement la lutte contre l’austérité puisque cette date a aussi été retenue par les étudiants mobilisés contre la réduction du budget de l’Education nationale.

Certains journaux évoquent même des tensions entre les cortèges à Naples comme Il Fatto Quotidiano.

Le site du quotidien La Repubblica propose d’ailleurs une carte des manifestations dans le pays qui sont cependant de faible ampleur comme le montre cette photo du cortège romain diffusée sur Twitter à midi.

#14nRiseUp roma pic.twitter.com/z9KHgntN


15 heures. La gauche européenne est représentée à Athènes.

14h30. Des photos des drapeaux européens circulent dans le cortège grec et sur Twitter.

 

11 heures. En Grèce, Ta Nea, quotidien national, annonce une grève de 12 heures à 15 heures ainsi qu’un rassemblement à partir de 13 heures sur la place Klafthmonos à Athènes.

On sent également de l’amertume dans l’article du quotidien To Vima qui évoque le soutien à la Grèce du syndicat allemand DGB, le plus puissant d’Europe, sans pour autant appeler à la grève.

 

Des utilisateurs de Twitter annoncent 5 000 personnes à Athènes

Pendant ce temps sur Twitter

 

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 23:56

 

Mercredi 14 Novembre 2012 à 12:00 | Lu 1833 fois

 

 

En quatre jours de grève de la faim installé sous une tente devant l’Assemblée nationale, Stéphane Gatignon, maire de Sevran, a plus fait pour la cause des communes pauvres comme la sienne qu’en plusieurs années de débats et d’interpellation des responsables politiques. Coup de com’ politique, peut-etre, mais indispensable.

 

Michel Euler/AP/SIPA
Michel Euler/AP/SIPA
Viendra peut-être le temps où les maires des communes les plus pauvres de France, et particulièrement celle des banlieues urbaines, remercieront Stéphane Gatignon et sa grève de la faim en se souvenant de l’image du maire de Sevran (93) ceint de son écharpe et assis devant une tente installée à quelques mètres de l’Assemblée nationale.

Même ceux qui ont grincé des dents, jugeant sa méthode « pas convenable pour un élu ». Tout comme les associations caritatives rendent hommage aujourd’hui encore au coup de force d’Augustin Legrand et ses Don Quichotte qui ont planté leurs tentes un matin de décembre 2007 le long du Canal Saint Martin à Paris, alors que la plupart avaient pris de haut le nouvel arrivant dans la défense des SDF.

En un coup de génie de marketing politique, l’un comme l’autre, à exactement cinq années d’écart, le temps d’un changement de président de la République, ont réussi à faire surgir une cause qui semblait perdue dans le débat politique. Une tente, du culot, une excellente maîtrise des médias, et du plus petit élu jusqu’au président de la République, toutes les éminences de la République se sont senties interpelées. Tout n’est peut-être pas gagné, mais le débat s’ouvre et interpelle bruyamment l’opinion.

Il y a cinq ans, les Don Quichotte ont obtenu l’ouverture de place supplémentaires dans des centres d’hébergement, des engagements de moyens pris par le Premier ministre et des tables rondes réunissant pouvoirs publics et associations, toutes décisions qui tardaient à être prises.

Aujourd’hui, le succès de Stéphane Gatignon est plus mitigé. Il demande cinq millions supplémentaires de dotation pour pouvoir contracter un emprunt de la Caisse de dépôt et payer les entreprises qui se sont engagées dans la rénovation de sa ville. Pour l'heure, il ne les a pas obtenu et poursuit sa grève de la faim. Six jours déjà. Mais le Président de la République au cours de sa conférence de presse de mardi s’est engagé à « rétablir la justice urbaine dès le prochain budget 2013 », autrement dit aller plus loin encore que les 50% d’augmentation  de solidarité urbaine prévue pour cette année, pourtant qualifiée d’histoire par de nombreux maires de banlieue. Et tous les ministres concernés pr le dossier ont été priés de se rapprocher des adjoints du gréviste.

Le maire de Sevran n’a peut-être pas obtenu la rallonge budgétaire qu’il souhaite. Mais sa tente lui a permis de gagner la bataille de l’émotion, n’en déplaise à ceux qui dénoncent son opération de fédération des « pleureuses ». Sans son action, la lettre des Maires de Paris, Lyon,Toulouse, de Grenoble et quelques autres, tous de gauche, demandant au Premier ministre d’aller moins vite dans la péréquation entre villes riches et villes pauvres, alors qu’elle ne devrait pas peser plus de 0,34% cette année dans leur budget contre 0,14 l’année dernière. Tout comme serait passé inaperçu l’amendement de plusieurs députés à la loi de finance proposant de réduire de 150 millions d’euros la part de Paris dans la péréquation avec les villes de banlieue.

Comme Augustin Legrand jadis, Stéphane Gatignon a révélé l’égoïsme des plus riches. Désormais, la tente a gagné le statut d’arme de persuasion massive. 
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