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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 19:27

 

- le 11 Novembre 2012

 

 

Banderole lors des manifestants de mercredi

   

 

Plusieurs milliers de manifestants affluaient ce dimanche soir devant le Parlement dans le centre d'Athènes pour protester contre le budget de rigueur 2013, qui doit être voté dans la nuit.


En colère contre la poursuite des politiques d'austérité, avec des économies budgétaires de plus de neuf milliards d'euros et une récession de -4,5% prévue en 2013, les syndicats du privé GSEE et du public Adedy ont appelé à des manifestations contre les mesures "antipopulaires" du budget. "Arrêtons la catastrophe, organisons le renversement" (du gouvernement), proclamait une banderole du principal parti d'opposition Syriza (gauche radicale). "Qu'on les chasse", lisait-on sur une autre banderole.

L'autre défilé organisé par le Front de lutte des travailleurs (Pame), proche des communistes, devait rejoindre le cortège des syndicats sur la place Syntagma.

9 milliards de coupes budgétaires

Le projet de budget 2013, qui doit en principe être adopté par les députés de la coalition gouvernementale, droite-socialiste-gauche démocratique, qui ne compte plus que 168 députés sur 300, prévoit des économies de plus de 9 milliards d'euros, dont 7,6 milliards proviennent des coupes dans salaires et retraites.

La manifestation intervient quatre jours après l'adoption par le Parlement d'une loi pluriannuelle 2013-2016 fixant le cap de 18 milliards d'euros d'économies budgétaires sur la période, malgré un rassemblement de quelque 70.000 personnes dans les rues opposées à la rigueur.

  • A lire aussi:

Les députés votent, les manifestants matraqués

Nouveau plan d'austérité voté en Grèce dans la douleur

S.G.

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 19:25

 

Nouvel Observateur - Créé le 11-11-2012 à 20h01 - Mis à jour à 20h10

 

ATHENES (Sipa-AP) - Des centaines de manifestants se sont rassemblés autour du Parlement grec dimanche soir alors que les députés devaient voter, avant minuit, sur le projet de budget 2013 qui prévoit notamment une baisse de pensions et de salaires.

Ce vote survient quatre jours après l'adoption de justesse, pour cause de coalition gouvernementale divisée, de nouvelles mesures d'économies d'un total de 13,5 milliards d'euros.

Athènes espérait que l'adoption des nouvelles mesures d'austérité lui redonnerait un peu d'air mais le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a prévenu dimanche que les conditions n'étaient pas encore réunies pour que lui et ses homologues de la zone euro débloquent la prochaine tranche d'aide à la Grèce lors de la réunion de l'Eurogroupe prévue lundi. "Nous voulons tous (...) aider la Grèce, mais nous n'allons pas subir de pressions", a-t-il lancé lors d'une interview accordé à l'hebdomadaire allemand Welt am Sontag.

M. Schäuble a ajouté que les inspecteurs de la troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) ne vont peut être pas rendre leur rapport sur la situation de la Grèce lundi. La Grèce affirme que les caisses de l'Etat seront vides le 16 novembre.

Le Parlement allemand doit avoir l'opportunité de "vérifier (les comptes grecs), discuter et décider" avant de débloquer la prochaine tranche d'aide, a ajouté le ministre allemand.

Pendant ce temps, à Athènes, des dizaines de milliers de personnes étaient attendues autour de parlement grec pour une manifestation contre le budget 2013. Lors de la dernière séance parlementaire d'il y a quatre jours, des manifestations contre l'austérité avaient rassemblé 80.000 personnes devant le Parlement, au second jour d'une grève générale. Des affrontements avaient éclaté avec la police, qui a arrêté cinq personnes et fait usage de canons à eau pour la première fois depuis des dizaines d'années.

Selon un sondage publié dimanche par le journal grec To Vima, 66% de la population s'oppose au nouvelles mesures d'austérité alors que 52% des Grecs estiment que le gouvernement devrait avoir plus de temps pour gérer la crise économique que traverse le pays.

Toujours selon ce sondage, réalisé sur un panel de 1.017 personnes, 86% des personnes intérrogées souffrent de difficultés financières après quatre ans de récession. Le taux de chômage a dépassé jeudi la barre des 25%.

ic/AP-v/sb

 

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 18:58

 

« Voici mon numéro. Appelez-moi si vous voulez qu'on regarde ensemble vos fiches de paie. Vous avez des droits, vous devez être payé comme un travailleur français selon la grille des qualifications. » Laurent Dias n'a pas de carte de visite mais toujours un bout de papier sur lui où griffonner son numéro de téléphone portable. Secrétaire de la section Auvergne de la CGT construction, ce fils d'immigrés portugais, plombier de métier, toujours vêtu d'un vieux jean et de chaussures de chantier, parcourt la région au volant de sa Clio de fonction, avalant 30 000 kilomètres par an.

Avec la patience et le flair d'un inspecteur de police dont il a pris les tics à force de « descentes de chantier », il traque les dérives du détachement temporaire de travailleurs européens en France. Recense les ferrailleurs polonais, les maçons portugais, les soudeurs roumains, « payés comme des esclaves ». Fait la guerre aux petites et grosses boîtes qui redoublent d’imagination pour profiter de cette main-d’œuvre au meilleur coût. Et alerte l'Inspection du travail.

 

 
© Rachida El Azzouzi

Ce mercredi 7 novembre, l'élu syndical fait route avec Aurore, la juriste de leur section, et une stagiaire en droit qui prépare le concours du barreau, en direction de Cournon, une commune à quelques kilomètres de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Dix Portugais, détachés par une agence d'intérim portugaise sur un chantier de BTP, seraient payés 700 euros brut tout compris pour 40 heures hebdomadaires – salaire, panier repas, hébergement et transport inclus !

Il a reçu la copie d'un contrat la veille. Chemin faisant, il s'inquiète de trouver « les Portugais » sur place. Souvent, il doit repasser plusieurs fois avant de nouer un contact. Soit les ouvriers sont absents, soit ils ont peur de parler et d'être renvoyés dans leur pays d'origine manu militari pour avoir brisé le silence. Pas ce matin.

Assis sur des blocs de matériaux, devant les préfabriqués qui servent de cantine, les intérimaires portugais, tous originaires de Braga, au nord du pays, région sinistrée par le chômage où le bâtiment est en crise, terminent leur pause déjeuner et se réchauffent sous le soleil hivernal à l'écart des « Français ». Laurent Dias les reconnaît à dix mètres, à leurs habits, toujours, un jean et des chaussures troués.

« On dirait des clochards à côté des Playmobil en bleu de travail qui ont droit à une tenue neuve de chantier par an », lâche ce fils d'immigrés portugais, réfugiés politiques en Auvergne dans les années soixante. Il parle la langue du pays, un atout précieux pour communiquer et susciter la confiance.

 
© Rachida El Azzouzi

Après quelques minutes de défiance, « le courant passe ». Manuel (*), la cinquantaine, est content de voir « un syndicaliste », et confirme les salaires. Prêt à fournir ses fiches de paie, il est le plus révolté de la bande, le plus calé en droit français. Il grille cigarette sur cigarette de colère, en répétant « França, païs de banana », « la France est une République bananière ».

Même en Espagne, où il a travaillé quinze ans, il gagnait mieux sa vie, raconte-t-il. « Là-bas, l'inspection du travail ne perd pas de temps. Elle verbalise directement les patrons qui n'appliquent pas la loi sur les chantiers. » Ses collègues acquiescent. Roberto (*), le plus jeune, le supplie, cependant, de ne pas faire de scandale et lui déconseille de montrer les fiches de paie « sinon retour Portugal », dit-il en roulant les « r ».

Laurent Dias n'est pas surpris : « Les gars vivent la peur au ventre. Ils se savent sur la sellette. Aller voir un syndicat, c’est risquer le retour au pays. » Il leur laisse ses coordonnées et repart, « pas certain de les revoir à la permanence ». Contacté par téléphone par Mediapart, l'employeur, à la tête d'une trentaine salariés, fait mine de tomber des nues devant la copie du contrat, assure être en règle. Il promet de se renseigner sur les pratiques du sous-traitant, de stopper le contrat si nécessaire et jure méconnaître les conditions de salaire « des Portugais » : « On n'a pas plus d'informations que ça sur leurs contrats. Tout se passe au Portugal selon le droit de là-bas. On n'intervient pas. »

C'est la première fois, dit-il, qu'il fait appel à ce type de sous-traitance sur les recommandations de collègues entrepreneurs qui l'utilisent « depuis des années ». « On s'y met tous à cause des délais de plus en plus courts pour finir les chantiers, pour éviter les pénalités, pas pour l'argent. On n'y gagne rien, à peine une petite marge », justifie l'entrepreneur qui ne fait que « copier les majors du BTP ».

«Il faudrait que je passe deux mois sur chaque dossier et que je puisse aller en Pologne»

Depuis la directive Bolkestein et avec la crise économique qui secoue l'Union européenne, la circulation des « détachés » explose, pas que dans les régions frontalières. Le nombre de déclarations de détachement est ainsi passé de 1 443 en 2000 à 35 000 en 2009. Mais ce n'est que la partie visible et la plus en règle de l'iceberg, comme le rappelle un rapport de la Commission des affaires européennes déposé en février 2011 à l'Assemblée nationale, car un tiers seulement des cas de détachement sont déclarés. On estime en réalité ces itinérants du grand marché européen à plus de 300 000.

Exponentiel depuis une dizaine d'années, le phénomène se banalise en France. Avec lui, les cas de fraude en tous genres, de l'absence de couverture sociale à l'optimisation fiscale. Dans les secteurs à forte main-d'œuvre, le bâtiment, l'agriculture, la restauration, petits et gros patrons affectionnent de plus en plus ces nomades low cost qui n'ont plus de travail chez eux et dont la force, la docilité sont vantées (vendues) sur le web.

Des travailleurs « importés » via des prestataires de services, des entreprises sous-traitantes ou des agences d'intérim étrangères, spécialistes du contournement d'une législation ultra-sophistiquée, qui jouent sur le temps de mission, font en sorte qu'elle dure moins de trois mois, pour que les détachés dépendent du droit du travail de leur pays d'origine et non de la France.

 

 

Un vrai business s'est développé. Tapez “travailleur polonais” ou “portugais” dans Google et vous ne saurez plus où donner de la tête, entre les agences d'intérim et les entreprises de gros-œuvre promettant des prix défiants toute concurrence. Ici, une petite annonce bourrée de fautes d'orthographe et en mauvais français d'une société portugaise fournissant « main d'ouevre flexible en tout la France dans le bâtiment ». , une agence polonaise spécialisée dans le recrutement d'ouvriers polonais courageux et motivés.

Bien souvent, les « détachés » constituent le gros des troupes sur des chantiers de prestige sans que leurs conditions de travail, de rémunération, d'hébergement, contraires à la législation française, ne dérangent. « Il faut voir les magouilles, les sociétés écrans au Luxembourg qui échappent aux cotisations sociales, les entreprises “boîtes aux lettres” dans les pays de l'Est sans y avoir d'activité réelle, spécialement créées pour détacher de la main-d'œuvre à bas prix, qui paient la plupart du temps au taux horaire du pays d'origine », constate un directeur du travail « dépassé par l'ampleur et la complexité du phénomène ».

Ses services sont « impuissants, débordés, pas toujours suivis par les parquets malgré les procès-verbaux pour délit de marchandage et prêt de main-d'œuvre lucratifs », raconte-t-il sous couvert d'anonymat. « Avec des modes de contrôles archaïques, de l'ère Cro-Magnon, nos agents ne peuvent pas lutter contre un système opaque qui passe par Internet, plusieurs pays et des législations toutes plus complexes. Ce ne sont pas les conventions de coopération avec les pays voisins qui vont régler la problématique. Tout cela prend un temps fou par rapport au temps réel de la vie. Entre le moment où le contrôleur descend sur le chantier et celui où il revient avec un traducteur assermenté près de la cour d'appel, les ouvriers exploités sont déjà partis ! »

Dans les unités territoriales des « Direccte », les directions régionales du travail, la révision générale des politiques publiques n'a pas simplifié les choses en saignant les effectifs. À peine 1 200 en France, les inspecteurs du travail se disent démunis devant les montages retors et chronophages, difficiles à traquer, à prouver.

 


« Il faudrait que je passe deux mois sur chaque dossier, que j'aie le droit de me déplacer en Pologne, en Suisse ou dans les Pyrénées selon le siège social des sous-traitants, que je puisse démêler la chaîne mais je ne suis pas un officier de police judiciaire », témoigne un inspecteur « teigneux », qui n'a pas de nouvelles des PV transmis il y a un an à la justice et qui ne peut pas « sortir de son territoire ». Signe du désarroi de la profession, poursuit-il, « le forum de discussion installé sur l’intranet de la Direction de la population et des migrations, le deuxième plus visité après celui consacré aux 35 heures ».

Partout en France, selon leur représentativité dans les branches, les syndicats, FO, CFDT, CGT, se saisissent du problème, dénoncent « ces filières mafieuses comme le trafic de drogue ». Cet été, l'inspection du travail a momentanément stoppé le chantier du stade de Nice, un partenariat public-privé, après la mort de deux Polonais à quelques jours d'intervalle.

« L'un, de 54 ans, a fait un AVC, le second, âgé de 64 ans, responsable de sécurité, a fait une chute de six mètres. Ils étaient employés par la société Lambda basée à Cracovie, sous-traitante d'un entrepreneur d'Avignon, lui-même prestataire de Vinci. Ils étaient là pour payer les crédits de leurs maisons au pays. La Direccte des Alpes-Maritimes n'a pas laissé faire. Elle a contraint Vinci à imposer au sous-traitant polonais que tous soient payés selon la convention collective du bâtiment français », raconte Miloud Hakimi, délégué CGT au comité de groupe Vinci.

La fédération de la CGT construction est bien décidée à déclarer la guerre aux sous-traitants peu scrupuleux. Elle rassemble ce lundi 12 novembre 1 500 délégués à La Plaine Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), pas très loin d’un gigantesque chantier pointé du doigt, celui du siège de l’opérateur SFR, et doit évoquer le sujet de la sous-traitance étrangère. Le 4 décembre, elle lui consacrera un colloque national spécifique.

Alors que la commission nationale de lutte contre le travail illégal se réunit, le lendemain, mardi 13 novembre, sous l'égide du premier ministre (lire la tribune d'Hervé Guichaoua, juriste en droit social sur Mediapart), la CGT construction entend sensibiliser le ministre du travail sur ce fléau qui « tire les salaires vers le bas et exploite les plus fragiles ».

Elle n'a de cesse d'écrire aux majors du BTP, Vinci, Eiffage, Bouygues, pour les alerter. En vain. « Ils sont tous contre dans la parole mais tous adeptes du dumping social dans les actes », peste Éric Aubin, le patron de la fédération cégétiste. Il réclame plusieurs mesures : « L'application systématique du droit français aux sous-traitants étrangers, la limitation à deux niveaux de la sous-traitance en cascade, le renforcement de la responsabilité fiscale et sociale des prestataires de services et plus de moyens de contrôle pour les agents de l'inspection du travail. »

 

« Si tu prends les textes, le monde est parfait mais tout le monde s'assoit dessus »

Laurent Dias, le secrétaire auvergnat de la CGT construction, sera du voyage car l'Auvergne n'échappe pas aux fraudes. « Ce qui se passe à Clermont-Ferrand, c'est ce qui se passe puissance mille dans les grandes métropoles. » L'inspection du travail n'y a pas de section « travail illégal » comme sur la Côte d'Azur ou en Île-de-France, mais elle ne chôme pas pour autant.

À la ville comme à la campagne, les entreprises, affiliées à la Fédération française du bâtiment, la principale organisation patronale, officiellement vent debout contre le dumping social, plébiscitent la prestation de services internationale, principalement de la péninsule Ibérique et des pays de l'Est.

 

Laurent Dias, secrétaire de la section Auvergne de la CGT Construction 
Laurent Dias, secrétaire de la section Auvergne de la CGT Construction© Rachida El Azzouzi


« Si tu prends les textes, le monde est parfait mais tout le monde s'assoit dessus », s'indigne Laurent Dias de retour dans les bureaux de sa section, au deuxième étage de la maison du Peuple, à Clermont-Ferrand. Il étale les dossiers en cours qui finissent ou finiront « classés sans suite comme les autres ». Celui du Carré Jaude II, dont le promoteur est Eiffage construction, les a préoccupés durant des mois sans qu'ils puissent prouver une quelconque dérive.

Monstre de béton, de verre et d'acier, c'est l'un des grands chantiers immobiliers de la capitale auvergnate, le plus important de France dans un hypercentre. D'après la CGT, « des Polonais étaient payés à la tâche, à la tonne de ferraille et des Portugais n’ont pas été payés ». Point commun : ils étaient employés par ASTP, placée en procédure de sauvegarde depuis, et connue pour ces pratiques, et Sendin, deux sociétés d’armaturiers tenues par des frères. Thierry Julien, le directeur de projet sur le chantier pour Eiffage, dément « de telles pratiques ». S'il y a effectivement eu recours à ces sous-traitants pour des intérimaires originaires du Portugal et de Pologne,  « les papiers étaient en règle ».

Laurent Dias n'est pas convaincu. Il n'a jamais retrouvé les salariés : « Il y a ceux qui repartent au pays ou sur d'autres chantiers, basculant dans la clandestinité. » Il bute en ce moment sur un autre dossier : le cas d'une entreprise de plomberie qui a fait venir deux Polonais « dans des conditions douteuses » via Commerce et communication Polska, une agence de recrutement française, à la tête d'une filiale à Varsovie. L’élu syndical n'arrive pas « à remonter le fil ». Le site internet est toujours actif mais le numéro de téléphone, mis en évidence, n'est plus attribué. D'après l'ancienne attachée de presse qu'il réussit à joindre après plusieurs tentatives, la boîte aurait déposé le bilan il y a quatre ans. Pourtant, le syndicaliste a en sa possession le contrat signé d'un Polonais par cette agence pour le compte de l'artisan-plombier début septembre 2012.

« C'est que le directeur a dû garder la branche commerce à Varsovie », avance, gênée, l'ancienne salariée avant de lui raccrocher au nez. Bien connu sur la place clermontoise, le jeune patron de cette agence repérée par l'Inspection du travail est injoignable. Mediapart a essayé par plusieurs canaux. En vain. L'employeur qui a fait appel à ses services nous met en relation avec une certaine Justina, sa collaboratrice, mais au bout du fil, on tombe sur un répondeur en langue polonaise.

L'artisan, qui ne veut pas d'ennuis, se défend d'être « mêlé à des trafics » : « On ne m’y reprendra pas deux fois. La sous-traitance m'a coûté plus cher que mes gars, ils ne parlaient pas un mot de français, ce qui crée des tensions sur le chantier et ils travaillaient guère mieux. » Il s’était tourné vers les « étrangers », « à force d'être harcelé par des mails et des appels de Polonais » et parce que « les Français ne veulent plus travailler ou alors ils veulent tous être à 25 euros de l’heure ».Le téléphone de Laurent Dias sonne. On lui signale un nouveau chantier « douteux » :un hôpital en rénovation, « encore des Portugais et des Roumains payés au Smic de leur pays d'origine ». Il a soudain « mal au cœur » : « Quand les majors du BTP détachent leurs cadres français au Portugal, ils ne sont pas soumis au Smic portugais. On a une monnaie unique, on doit pouvoir avoir des droits sociaux uniques. »

 


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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 18:41

 

Rue89 - Sylvain Gouz - Journaliste
Publié le 11/11/2012 à 16h56

 

Nul doute que le tête-à-queue gouvernemental sur l’augmentation de la TVA constituera un bel épisode de la conférence de presse du président de la République, mardi.

  • François Hollande pourra toujours faire valoir qu’à côté de l’augmentation de 7 à 10% du taux intermédiaire et de 19,6 à 20% du taux normal, il est prévu une baisse de 5,5 à 5% du taux réduit, la balance est loin d’être égale.
  • François Hollande pourra ajouter que la TVA – surtout celle au taux normal – frappant également les produits importés, ceux-ci contribueront à l’effort national. Ce fut d’ailleurs l’argument des défenseurs de la TVA sarkozienne.
  • François Hollande, cependant ne se risquera probablement pas à admettre que, plus indolore parce qu’invisible au premier coup d’œil, la hausse de la TVA sera politiquement moins risquée que ne l’aurait été un relèvement de la CSG. Car celle-ci serait apparue clairement au bas de chaque feuille de paie. Mais elle aurait eu néanmoins comme grand avantage – au regard de la justice fiscale – de faire participer tous les revenus – y compris ceux du capital – au financement du « Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi ».

Une question irrévérencieuse

A ce moment, j’imagine qu’un de mes confrères, une de mes consœurs, se lèvera pour poser une question quelque peu irrévérencieuse :

« Monsieur le Président, qui a écrit : “Je veux engager une grande réforme fiscale : la contribution de chacun sera rendue plus équitable par une grande réforme permettant la fusion à terme de l’impôt sur le revenu et de la CSG dans le cadre d’un prélèvement simplifié sur le revenu (PSR)” ? »

Evidemment, chacun connaît la réponse, elle date de janvier 2012. Il s’agit de la proposition numéro 14 des « engagements » du candidat François Hollande. Bien sûr, au milieu de cette phrase prometteuse, figure une incise : « à terme ». Mais « à terme de quoi ? », autrement dit à quand ce rapprochement ?

Ce devrait être la pierre angulaire de la justice fiscale promise qui n’en est aujourd’hui qu’à ses prémisses. Cette « révolution fiscale » ferait en effet de la CSG un impôt « progressif » dont le taux augmenterait avec les revenus du contribuable et non un impôt proportionnel, c’est-à-dire à taux fixe. C’est la condition essentielle pour faire accepter son relèvement à tous les Français.

En définitive, ne pas avoir mis en œuvre cette réforme dès 2012 – en raison, dit-on, des frilosités de Bercy – explique peut-être pourquoi le gouvernement a choisi de relever la TVA, cet impôt certes intelligent, apparemment indolore mais foncièrement injuste.

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 18:33

 

Rue89 - paradis 10/11/2012 à 17h58
Pierre Haski | Cofondateur Rue89

                                                                                                                                                                                                                             Il y a 527 Français qui ont peut-être des soucis à se faire. 527 résidents français qui disposent d’un compte bancaire dans l’île de Jersey, célèbre paradis fiscal, et qui figurent sur une liste de plus de 8 000 comptes tombée entre les mains d’un « whistle blower », un lanceur d’alerte.

Ces comptes ont été ouverts à la banque britannique HSBC à Jersey, et les autorités fiscales britanniques ont ouvert une enquête sur la base des informations transmises par ce lanceur d’alerte anonyme, selon le quotidien conservateur Daily Telegraph de vendredi. La HSBC, plus grande banque britannique, est déjà sérieusement mise en cause aux Etats-Unis pour des pratiques douteuses.

L’île anglo-normande de Jersey est autonome et possède ses propres systèmes financiers, juridiques et judiciaires.

James Blunt et Sir Mark Thatcher

Selon le quotidien, qui est visiblement bien informé sur ce dossier, ce sont quelque 4 000 comptes britanniques qui intéressent les services de Sa Majesté, et parmi eux, figurent :

  • un trafiquant de drogue en fuite au Venezuela,
  • un homme accusé d’avoir eu plus de 300 armes à feu chez lui en Grande-Bretagne,
  • trois banquiers accusés de fraude,
  • un escroc informatique réputé...

Sur la liste figurent également le chanteur James Blunt et Sir Mark Thatcher, le fils de l’ancien Premier ministre.

L’administration fiscale britannique a confirmé l’information :

« Nous pouvons confirmer que nous avons reçu les données et que nous les étudions. Nous recevons des informations provenant de nombreuses sources dont nous nous servons pour nous assurer que les règles fiscales sont respectées. »

Et si l’on en croit le Daily Telegraph, le lanceur d’alerte dispose d’informations sur plus de 4 000 autres comptes, 527 appartenant à des personnes domiciliées en France, 602 en Israël, 333 en Espagne, 117 aux Etats-Unis...

Où est la liste ?

On ignore si les autorités fiscales britanniques disposent de l’ensemble des données, ou seulement celles qui concernent leurs ressortissants. Dans un cas comme dans l’autre, ces listes intéressent évidemment les autorités fiscales des pays concernés qui pourront soit utiliser les mécanismes de coopération entre gouvernements européens, soit tenter de les obtenir de ce lanceur d’alerte anonyme.

Le journaliste d’investigation David Leloup nous rappelle qu’en 2008, quand l’affaire LGT a éclaté (un DVD des clients d’une banque du Liechtenstein vendu aux services secrets allemands, qui l’ont ensuite transmis au fisc allemand), la France a demandé la sous-liste contenant les clients français au fisc allemand, en vertu d’un tel accord bilatéral signé avec Berlin.

Les listes de détenteurs de comptes offshore, pour la plupart non déclarés dans leur pays d’origine, se retrouvent régulièrement au cœur de l’actualité. Elles sont la hantise des fraudeurs du fisc,

Tout récemment, en Grèce, un journaliste d’investigation, Costas Vaxevanis, a été arrêté et jugé en urgence pour avoir publié dans le magazine Hot Doc la « liste Lagarde » contenant les noms de citoyens grecs pratiquant l’évasion fiscale en Suisse. Il a été acquitté. La liste Lagarde avait été transmise aux autorités grecques par la ministre des Finances française d’alors, mais le journaliste s’est décidé à la publier deux ans après pour protester contre l’inaction des autorités.

 


Une enseigne HSBC, à Londres, le 5 novembre 2012 (London News Pictures/REX/SIPA)

 

Les Etats sont parfois prêts à payer pour obtenir de telles listes, mais il ne semble pas que cela ait été le cas dans l’affaire de Jersey.

Nul doute en tous cas que Bercy, par ces temps de disette fiscale et de menaces de fuite des riches dans les pays moins taxés, ne détesterait pas agiter la menace de redressement auprès de ceux qui avaient cru bénéficier de la discrétion d’une banque britannique dans un paradis fiscal.

Les lanceurs d’alerte

C’est compter sans ce phénomène croissant des « whistle blowers » qui sont le principal frein à la corruption, comme le souligne l’association française Anticor de lutte contre la corruption.

Anticor fête justement ses dix ans ce samedi et devait remettre son prix du lanceur d’alerte à l’ex-maire adjoint écologiste de Grenoble, Raymond Avrillier, déjà connu pour avoir provoqué la mise en examen d’Alain Carignon en 1994, et qui est cette fois récompensé pour avoir révélé l’affaire des sondages de l’Elysée sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Un joyeux anniversaire et un prix que ne partageront pas les 527 Français de la liste de Jersey.

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 18:28

 

Rue89 - Portrait 11/11/2012 à 19h09

Renée Greusard | Journaliste Rue89

 

 

Depuis vendredi, le maire de Sevran Stéphane Gatignon ne mange plus et dort dans une tente. Pour sa ville, il réclame 5 millions d’euros. Portrait d’un militant.

 


Stéphane Gatignon, devant sa tente, près de l’Assemblée nationale, le 10 novembre 2012 (Witt/SIPA)

Assis dans une chaise de camping, Stéphane Gatignon reçoit. On a l’impression en arrivant sur place, devant l’Assemblée nationale, qu’il est dans son salon.

« Prenez un verre de thé, il est très bon. »

Ici, défilent des inconnus admiratifs, des riverains curieux, des journalistes, des habitants de Sevran (Seine-Saint-Denis) – dont il est maire –, des militants d’Europe écologie (son parti), des sénateurs et des députés solidaires mais aussi des copains venus le soutenir.

« Venez on va pouvoir faire salon »

Stéphane Gatignon parle avec tout le monde. Il se plaît à ces discussions, à ce papillonnement.

« C’est une frange de démocratie. On a pas souvent l’occasion de discuter autant, même avec les journalistes. »

Il accepte les petits caprices de nos confrères, comme lui faire mettre son écharpe tricolore et poser devant l’entrée de sa tente.


Stéphane Gatignon et un journaliste, à Paris, le 11 novembre 2012 (Renée Greusard/Rue89)

Ce après quoi il m’invite à m’asseoir sur le banc public, à côté de sa chaise pliante, pour qu’on puisse parler. Il dit en souriant :

« Madame, venez vous installer, on va pouvoir faire salon. »

Comme le député Jean Lassalle l’avait fait en 2006, pour éviter une délocalisation, Stéphane Gatignon a donc choisi de faire une grève de la faim.

Ne pas devenir « le maire qui ne paye pas »

Trois jours qu’il ne mange pas et qu’il dort dans sa tente. Teint palot, yeux un peu rougis, il est fatigué, mais son propos est toujours bouillonnant. Il réclame :

  • une hausse de l’aide de l’Etat aux communes : la dotation de solidarité urbaine (DSU). Il la veut de 180 millions d’euros, et non de 120 millions d’euros comme le prévoyait le gouvernement ;
  • le doublement de la dotation de développement urbain (DDU) réservée aux communes modestes, « de 50 à 100 millions d’euros » (le gouvernement avait annoncé qu’elle resterait stable).

Ces revendications sont nécessaires, explique-t-il, pour payer entre autres des travaux « qui ont été faits dans le cadre de la rénovation urbaine, d’extensions d’écoles, etc. »

« Je ne serai pas le maire qui ne paye pas des entreprises, des PME ensuite obligées de fermer. »

Dix ans de pétitions

Sa décision de faire une grève de la faim n’a pas été prise en un claquement de doigts. C’est la conséquence d’une lassitude :

« Ça fait dix ans qu’on fait des pétitions, qu’on a des fois pas voté le budget, qu’on a des aides exceptionnelles, dix ans qu’on se bat, qu’on alerte.

On a fait des manifestations du temps de Jaques Chirac. En 2005, on est allés manifester devant l’Elysée. On s’est battus partout. »

Alors il y a cinq jours, il a commencé à parler avec sa femme et ses enfants de faire une grève de la faim. Puis, il est allé voir son médecin qui lui a expliqué ce qu’une grève de la faim voulait vraiment dire.

Le médecin lui a dit qu’au bout de 50 jours, on mourrait ; qu’au bout de vingt, « le système était sérieusement attaqué, qu’on perdait la vue » ; que la plus grande difficulté était surtout celle du moral.

Plus de 16% de chômage à Sevran

Mais pour l’instant, quand ses potes de passage lui demandent discrètement « ça va le moral ? », il répond que « oui, ça va », qu’il est juste « un peu fatigué. » Il m’explique :

« Pour moi, ça fait partie de mon devoir. Je le dois aux gens. On ne peut pas continuer d’être traité comme on est traité. C’est pas possible. Derrière moi, il y a les populations de ces territoires-là. »

Son action ne plaît pas à tout le monde. Le ministre délégué à la Ville François Lamy s’est, par exemple, agacé :

« Il serait raisonnable de s’assoir autour d’une table. »

Le ministre a promis au maire de Sevran « 4,7 millions d’euros de l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru) qui ont été retardés parce que les dossiers étaient mal bouclés », mais cela ne convient pas au maire :

« Ce qu’a annoncé François Lamy, c’est vraiment pour dire : “Il sera content et qu’il arrête maintenant.”

Il a simplement annoncé que l’Anru et l’Etat allaient rembourser leurs dettes. Moi, je veux qu’on arrive à avoir une hausse de la DSU et 5 millions d’euros supplémentaires dans le budget. »

Stéphane Gatignon n’a pas l’air de ne pas être raisonnable. Il a surtout l’air d’en avoir eu ras-le-bol de parler dans le vide. Il expose des chiffres qui font peur sur sa ville. Un budget 35% moins élevé que pour une ville de la même taille. Or à Sevran, le taux de chômage s’élève à 16,4%. Il dort encore la nuit mais...

« C’était devenu impossible. Je me demandais comment on allait faire. Ça mine, ça travaille le corps... Je suis fragile, j’ai des problèmes gastro-œsophagiens. De l’intérieur, on meurt à petits feux. »

« Moi, j’ai enterré des gens »

Il y a un an, il s’était déjà fait remarquer en demandant des casques bleus dans sa ville.

« De toute façon dans ce pays si tu ne gueules pas, tu n’es pas entendu. Quand j’ai demandé des casques bleus, on était dans une situation extrême. Il y avait des coups de feu. Moi, j’ai enterré des gens. Et c’est des situations qui ne sont plus acceptables. »

Stéphane Gatignon n’avait jamais fait de grève de la faim. Quand on lui parle des critiques sur ce mode d’action, il dit :

« Mais qu’est ce qu’ils font ces gens-là ? Y a rien de nouveau dans ce qu’on dit et pourtant rien ne change. »

Le maire de Sevran fait de la politique depuis qu’il est « gamin ». Fils de parents communistes, il a même été envoyé ado dans un camp de jeunesse en Russie. Pour lui, faire une grève de la faim n’a rien de choquant, même si cela reflète sûrement une crise du politique :

« C’est des formes d’action qui existent depuis longtemps. Ça permet de dire aux gens que la situation est vraiment grave, parce que souvent, on a la sensation que les gens pensent que c’est de la tchatche. Quand on fait ça, c’est qu’on est au bout. »

Une carrière de coups de gueule

Son parcours est fait de coups de gueule, de portes qui ont claqué et de décisions fortes. A 15 ans, il a commencé à militer aux Jeunesses communistes. Dans son livre d’entretien « A ceux que la gauche désespère » ( avec Sylvia Zappi, éd. Le Cherche-Midi, 2008), il a raconté :

« Ça devient très vite ma vie, je commence à y passer mes soirées. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai eu un peu de mal à avoir mon bac : j’ai échoué deux fois. »

Il s’est finalement fait virer pour s’être éloigné de la ligne du parti sur la chute du mur de Berlin et des événements de Tiananmen, raconte le journaliste du Monde Luc Bronner, dans un portrait qu’il lui consacre en 2010.

Ça ne l’a pas empêché d’avoir ensuite sa carte au PC. Mais en 2009, il a quitté le parti pour rejoindre Europe écologie. A Libération, il expliquait alors :

« Nous n’avons jamais travaillé sur ce qu’a représenté pour nous l’écroulement du monde soviétique. Ni réussi à remettre en cause notre matrice marxiste-léniniste, y compris en termes d’organisation du parti. »

« Demain, je peux faire autre chose »

Le communisme ne l’a pas quitté. Il a toujours ses convictions. Il se sent proche de ses « administrés », lui qui a grandi à Argenteuil. Il dit qu’il a une vision de la société, qu’il se bat et qu’il ne veut pas se laisser faire.

« J’y crois. Je crois que l’homme a à participer à la construction du monde. C’est la fin du XXe siècle, on construit le XXIe siècle. On participe.

Demain, je peux faire autre chose. Mon but c’est pas d’être maire ad vitam eternam. Moi, ce que j’aime c’est le débat d’idées, la confrontation. »

Pendant qu’on discute, un homme passe et lui met dans la main une petite pièce dorée dans un sachet. « La monnaie carrée de Nîmes. » « C’est étrange », dit-il, avant de sourire :

« Vous voyez, c’est comme ça, les gens passent. Il y a des trucs marrants qui se passent. »


Stéphane Gatignon pris en photo, à Paris, le 11 novembre 2012 (Renée Greusard/Rue89)

Stéphane Gatignon a l’air dans son élément. Il aime qu’aux siens se mélangent ces inconnus. Un homme vient lui serrer la main puis s’en va.

« Lui, vous voyez chaque jour, il est venu pendant une heure. »

« Putain » pour dire « merci d’être là »

A chaque fois qu’un de ses amis passe, Stéphane Gatignon lâche un « putain », ou un « oh » surpris et enthousiaste qui veut dire « merci d’être là. » L’un d’eux, lui a offert un livre sur Soutine : « Le Lyrisme et la matière ».

Karim Zéribi, un autre ami, élu marseillais, trouve que cette action ressemble bien au maire de Sevran, parce que « c’est un homme décidé, plein d’entrain ». Il comprend qu’« il est au bout, qu’il a tout fait pour alerter les pouvoirs publics », qu’« il est sur le fil du rasoir » et il le soutient :

« Son combat, ce n’est pas que le combat de Sevran, c’est le combat de tous les quartiers qui souffrent. On attend une autre répartition des richesses. »

Jusqu’où ira Stéphane Gatignon ? Il dit qu’il va réfléchir au fur et à mesure, il attend le débat de mardi sur ce sujet à l’Assemblée nationale.

« On va voir mardi et si on obtient pas satisfaction, on continuera. De toute façon, on a pas le choix. »

 

 

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 18:19

 

 zad.nadir.org

dimanche 11 novembre 2012, par zadist


On a changé l’ordre de FLash Info, le fil d’info est haute maintenant, les Infos génerales sont dessous


Fil d’infos

 

- 17h14 : journée se passe plutôt calme, des reunions et ateliers a droit a gauche, de tractage sur la site même et des rencontres chouettes sur la fete-crepes au barricade.

autre petite annonce : on recherche des gens qui peuvent photocopier tracts et affiches pour la manif : ils disparaissent aussi vite qu’ils arrivent : si vous avez un super plan photocopies, faites les chauffer : vous pouvez les poser à la Vache rit ou à B17, et ils seront tractés et distribués dans la seconde ! (ils sont disponibles ici)

- 11h55 : ANNONCE : a partir de 14H - "Street-Crépes-Party" à la Barricade sud vers le Phare Ouest - crépes, musique, l’art, jonglage, tout pour passer un bout de dimanche après midi sous la soleil de automne !!!

- 10h50 : phui ;, grasse mat pour tout le monde, on en a besoin :) sinon, tout se passe bien sur la Zad, pas de flicalle, il fait beau, faut construire !!

 

 


 

Pour tous les RDVs à venir, voir ICI

Voir aussi l’agenda de l’Acipa .

il y a besoin de monde pour préparer la manif de réoccupation, : voyez les RDV PAR LÀ-BAS.

Tout les Infos concernante la Manifestation reoccpation le 17 Novembre ICI

ICI des RDV que des camarades de lutte nous ont fait savoir.

Une Carte bonne résolution ICI

LA MANIF DE REOCCUPATION AURA LIEU LE 17 NOVEMBRE ! On a besoin de vous pour la préparer ! Voir ICI. On vous invite notamment à coller les affiches et tracter pour annoncer ça autour de chez vous.

For english translations of the Flash info see HERE All translated english HERE and here different other languages ITALIANO/ ESPAGNOLE ou resiste.squat.net/ NETHERLAND/ Infos in GERMAN

Voir PAR LA pour des infos générales, comment venir sur place, photos et vidéos, bilan de la semaine passée, matos à ramener (mis à jour aujourd’hui lundi 29)...

Un campement est installé dans un champ, entre la Vache Rit et la Rolandière (sur la D81 entre Les Ardillières et Vigneux) On cherche des chapiteaux, barnums, ou autres structures. On cherche aussi des chauffages à gaz ou à pétrole, des matelas et des couvertures. Faites-nous signe si vous pouvez nous prêter ça !

AIDE/HELP  : on en a besoin de traductions en anglais mais également des autres langues. Notamment les Flash infos et l’appel aux actions décentralisées // We could need some help with translations in english but also in other languages, mostly for the flash info since sunday and the call out for decentralized actions !!!!! Thank you !!


Rendez-vous

RDV quotidiens :
- Notre Dame des Landes, à partir de 9h : permanence sur la place de la poste (local des Syndicats - angle opposé à la Mairie) pour déplacement sur la zone
- Nantes, à partir de 10h : vigie citoyenne au Pont Morand
- Nantes, à 19h à présent un soir sur deux : rassemblement devant la préfecture (les prochains : vendredi 9)
- Rennes, à 18h tous les soirs : point à la maison de la grève

RDV Aujourd’hui :

- 11 novembre, Rouen : tractage

rdv 10h place st marc,

- dimanche 11 novembre 2012,NDDL : flashmob en chanson de 14h30 à 16h30 salle des chênes, adosséee à la Mairie de Notre Dame des Landes nous proposons un atelier flashmob sur la chanson de Notre Dame des Landes de Dominique Loquais.

Le COOPA, collectif d’Orvault.

- dimanche 11 novembre, Rochefort en Terre : Soirée projections/discussion autour des tentatives d’expulsions sur la Zad

au Café de la Pente à partir de 20h Rochefort en Terre (56). Voici l’intitulé :

Voilà presque quatre semaines que l’opération César a commencé sur la Zad. Les décideurs et leurs légions ont réussi à raser des maisons, des cabanes, des jardins, mais pas à entamer la détermination des résistants anti-aéroport. Ils aimeraient que leur sale boulot n’ai pas d’écho et que les habitants se divisent mais c’est l’inverse qui se passe. Plus la flicaille ravage la zone, plus les opposants arrivent pour la défendre et reconstruire, plus les liens se font forts. Plus ils annoncent qu’ils maitrisent le terrain et que rien d’important ne s’y joue, plus les témoins et les barricades affirment le contraire, plus les actes et les manifestations de solidarité se multiplient. Nous voulons également afficher notre solidarité avec les occupants de cette Zone A Défendre, en projetant quelques reportages et courts-métrages sur cette lutte. Ces films pourront être l’occasion de discuter des rendez-vous futurs, notamment de la manifestation de réoccupation du 17 novembre, et de s’y préparer.

 

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 18:16

 

zad.nadir.org

dimanche 11 novembre 2012, par zadist

 


A Boulogne sur mer

Rassemblement de soutien à partir de 13h30 devant le théâtre Monsigny de Boulogne-sur-mer

pour celleux qui ne peuvent pas se rendre sur la ZAD, un rassemblement de soutien le même jour !

Boulogne étant la ville de Frédéric Cuvilier, le ministre des transports, celui qui fait de charmantes déclaration à l’assemblé nationale au sujet des ZADistes !

A Rouen

Rassemblement le samedi 17 novembre à 14 h Gare de Rouen En solidarité avec la Zone à défendre de Notre Dame des landes

Collectif de solidarité Zones à Défendre – Rouen / Notre-Dame-Des-Landes

Aéroport de Notre Dame des Landes : Grand Projet Inutile Stop à la répression ! Vinci dégage !

Depuis le mardi 16 octobre, un millier de CRS et de gendarmes mobiles ont investi un coin de bocage de la campagne nantaise. Pourquoi ce déploiement de force ? Pour évacuer les 150 occupant-e-s des maisons retapées et des champs où ils vivent depuis 3 ans, dans une campagne sur les 2000 ha que le projet d’aéroport bétonnerait. Le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes, conçu dans les années 60, n’est pas adapté au monde actuel : - le transport aérien, grand émetteur de gaz à effet de serre et réservé à l’élite du monde est injuste et nuisible. - La construction d’un tel équipement (superflu !) est un gouffre financier (530 millions pour VINCI et 3 milliards d’euros minimum d’argent public - apport à la construction de l’aéraoport + desserte et connexion autoroutière + connexions réseau ferroviaire etc - ), alors qu’on nous demande de réduire la dette et qu’on crée tous les jours de nouveaux impôts pour équilibrer le budget de la France. A Nantes, l’aéroport existant est largement sous utilisé (7 rotations max/h, couramment 3/h, pour 34 possibles). - Comme le paquebot France, Superphénix ou encore le Concorde, qui ont fini à la ferraille, une fois les milliards dépensés, ce projet est un grand projet inutile. Il n’est destiné qu’à profiter aux capitaux de VINCI, son constructeur. Face à ce projet, une résistance locale n’a cessé de demander le dialogue et a produit expertises et procédures pour montrer l’aberration économique, sociale et environnementale. Des jeunes ont bâti là-bas un nouveau mode de vie, basé sur l’autosuffisance, le travail collectif, le partage des récoltes, la solidarité : ils ont ouvert une voix à un autre mode de vie. Ils sont installés au sein de la zone réservée à la construction et font l’objet des violences actuelles de la part des forces de l’ordre, alors qu’ils sont pacifistes et soutenus par tous les opposants au projet. La lutte prend désormais une dimension nationale et internationale, qu’il faut renforcer de toutes nos forces.

Le 17 novembre, nous serons présents à Notre Dame des Landes et à Rouen, pour la manifestation de réoccupation de la ZAD [zone d’aménagement différé, rebaptisée zone à défendre] et contre la destruction des expériences collectives d’une autre vie possible. Notre-Dame-des-Landes devient le symbole des résistances qui opposent des alternatives de vie à des projets mortifères et injustes. “Tout y est : accaparement et bétonnage des terres, destruction du bocage, des zones humides et de la biodiversité, augmentation du réchauffement climatique, le tout orchestré au profit d’une multinationale, Vinci, devenue grand aménageur et assurant la confusion entre intérêts publics et privés”.

soutien.rouenlazadetnddl@riseup.net

A Bordeaux

Le samedi 17 novembre, une grande manifestation de réoccupation s’organise sur la Z.A.D. Nous espérons que nous serons nombreux à pouvoir rejoindre les compagnons qui résistent. https://zad.nadir.org/spip.php?article66

Pour les bordelais-e-s qui ne pourraient se déplacer, le D.A.L33, le C.L.A.P33 et O.P.A vous proposent de se rassembler

le même jour à 15h, place Pey-Berland.

Amenez vos tracts et informons les habitants de la Belle Endormie du bouillonnement de Notre Dame Des Landes, de la violence de la précarité dans leur si propre ville.

Bordeaux, le 8 novembre 2012

- Communiqué du Droit Au Logement – D.A.L33 du collectif Contre Les Abus Policiers – C.L.A.P33 de l’Orchestre Poétique d’Avant-guerre – O.P.A

Le 27 octobre 2012, la Ministre du logement a promis de se pencher sur la loi de réquisition et éventuellement de l’appliquer… s’il y avait urgence.

Le lendemain, un sans-abri est trouvé mort de froid à Paris.

Et dans les faits, pour le gouvernement, l’urgence, ce sont plutôt les expulsions et celles-ci vont bon train aux quatre coins de France.

A Bordeaux, Paris, Toulouse, Rennes, Bussière-Boffy, à Notre Dame des Landes…, individus, familles, militantes, paysan-ne-s, demandeurs d’asiles, Rroms… sont jeté-e-s à la rue. http://www.opa33.org/expulsions-par...

Une rue que le Président normal trouve donc plus salubre que les habitats vides légitimement reconquis par ceux qui n’ont pas d’autres choix ; plus salubre donc que les lieux divers animés par ceux qui choisissent une forme certaine d’autonomie.

Ces expulsions sont systématiquement accompagnées d’abus et/ou de violences policières, de pressions juridiques.

Et de violence tout court quand on crame des affaires personnelles, quand on arrache des fenêtres et des portes pour rendre un lieu définitivement inhabitable, quand on mure un bâtiment en laissant gosses et parents sur le trottoir, quand on détruit cabanes, maisons, potagers… pour défigurer la nature et faire voler des avions !

ASSEZ !

La veille, le vendredi 16 novembre, nous vous convions à un concert de soutien pour le D.A.L33. Pour des sous mais surtout pour des rencontres. Rendez-vous à 19h – Bar Tabac – Place St Michel Avec O.P.A (Improvisations) et Breaking Fuel (Rock Progressif) http://gironde.demosphere.eu/node/2110

Depuis quelques mois, il y a eu un vrai changement. La situation s’aggrave. Face à cette dérive, la solidarité reste notre meilleure arme.

Merci de faire tourner dans vos réseaux.

Le Droit Au Logement – D.A.L33 http://dal33.over-blog.com/

Le collectif Contre Les Abus Policiers – C.L.A.P33 http://clap33.over-blog.com/

L’Orchestre Poétique d’Avant-guerre – O.P.A http://www.opa33.org/

 

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 18:09

 

Faits de société samedi 10 novembre 2012


Ce matin à 11 h, une quarantaine de Lannionnais se sont donnés rendez-vous devant l’hôtel de ville. Ce rassemblement lancé par l’organisation « Alternative libertaire » visait à soutenir les militants opposés au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Ces derniers temps, les violences entre militants et force de l’ordre se sont nettement renforcées dans le bocage nantais. En témoignent les expulsions forcées d’habitants, notamment le 16 octobre dernier.

« Il faut étendre la mobilisation à toute la Bretagne »

Constatant l’absence de réactions au niveau local, Serguei. M a pris cette initiative dans « l’urgence. Ce combat dure depuis 40 ans, et là on assiste à une « accélération de l’histoire ». Il faut donc que la mobilisation s’étende à toute la Bretagne pour dénoncer la répression qui s’est abattue sur les ruraux sur place. Depuis longtemps, ils essaient de développer l’agriculture de proximité, mais on veut les chasser au nom d’un projet mégalomaniaque, inutile et coûteux qui va manger des terres et tuer la biodiversité », assure ce membre d’Alternative Libertaire.

Le parti Breton, Solidarités et la CNT ont également uni leur force dans ce combat. Ce samedi, le collectif 35, EELV et l’Alliance Citoyenne organisaient une grande manifestation à Rennes.

 

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 16:24

 

Du collectif de soutien à Notre Dame des Landes

 

 

Bonjour,
 
Pour nous rendre le plus nombreux possible à Notre Dame des Landes. Beaucoup de gens se mobilisent. Voici les dernières nouvelles du stand d'info de Nîmes :
 
Un bus est possible pour la manif de réoccupation à Notre Dame des Landes. Il partira de Millau (Aveyron) le vendredi soir. Il reviendra le samedi soir.
Le prix est de 45 euros l'aller-retour.
On peut envisager le covoiturage pour se rendre de Nîmes à Millau.
Il est nécessaire de donner une réponse AVANT LUNDI à l'organisateur de ce bus, Aurélien, à l'adresse suivante :
 
aurelienorain@hotmail.fr
 
Téléphone : 06 82 25 16 87 / 04 66 32 29 01
 
Autre possibilité, pour rester plus longtemps sur place, le covoiturage pour un départ jeudi et un retour mardi ou mercredi contactez : jerome.gon@gmx.fr
 
Enfin, pour du covoiturage pour la manif et aussi la collecte de matériel de construction, vêtements chauds etc. qui seront amenés là-bas aux occupants, et également pour prévoir l'hébergement là-bas contactez Stéphanie. Elle partira d'Alès, et elle est en contact avec des gens là-bas qui pourront prévoir l'hébergement. Voici son mail : lamie.doulibre@orange.fr

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