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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 19:27

 

zad.nadir.org

vendredi 16 novembre 2012, par zadiste

 

Dernières précisions au sujet de la manifestation de réoccupation ICI

Fil d’infos

Une petite vidéo pour celleux qui ne seraient pas encore sûre de venir demain ...

 

- 17h40 : la manif se rapproche, les gens continuent d’arriver ... un petit rappel des infos qu’il peut être bon d’emmener avec vous pour arriver ici : à 19h, il aura un point info au niveau du terrain de camping face au Rosier

- dés que vous pouvez, écouter radio klaxon, sur 107.7
- si vous êtes bloqués sur la route autour de NDDL ( barrage policier) : prévenez le 06 31 80 49 54
- si vous êtes témoin ou victime d’interpellation : contactez la legal team : 06-75-30-95-45 ( à prévenir aussi quand on sort d’interpellation...)
- en cas de besoin, équipe médic : 06 43 28 15 97

n’hésitez pas à relire les conseils pour arriver jusqu’ici, et face à la police ... et non plus vos bottes ....

A demain pour une chouette manif !!

16h40 : des nouvelles des parisien-ne-s : une personne serait encore en gav, pour "outrage à agents en réunion". Après avoir été détenu à la Section Transversale d’Investigation du 19ème ils ont été transférés au Commissariat de Bastille.

- 13h42 : Appel à soutien au commissariat 27 boulevard Bourdon, métro Bastille pour les deux arretées contre l’Aeroport à Paris

- 13h40 : destruction de ce square Merecoeur pendant que tous le monde à les yeux tournés sur la ZAD, la mairie s’affaire : elle "réamenage" ce square. Il est impossible d’y accéder. Il est barricadé de tous coté. les camions et les bull s’y donnent à coeur-joie. verson une larme pour tous ces arbres qui vont etre abatus. Inutile de rappeler tous est au courant que Nantes est classé capitale verte européene.

- 13h20 : RADIO KLAXON est au retour !! 107.7 !!

- 13h12 : "2 personnes qui ont pris part au Collectif idf de lutte contre l’aéroport et sont partis en action cette nuit sont en Garde à Vue depuis 2h du matin. Pour le moment on a peu d’infos : on ne sait pas où ni pourquoi ils sont détenus. Plus d’infos dès que possible."

- 12h47 : breaking news :) Des ténors d’EELV réoccupent symboliquement une maison à Notre-Dame-des-Landes a lire içi et içi En tête, José Bové, pied-de-biche en main. Il précise qu’il s’agit d’une action « illégale mais légitime ». « Il faut poser des actes forts, poursuit-il. Il n’y a aucun compromis possible sur l’aéroport. »

et le maire de Notre dame des Landes a des choses a dire aussi : « A court terme, je ne vois pas de sortie possible. On a expulsé des maisons, mais les squatters sont toujours là, plus nombreux même. Il aurait fallu vider les squats il y a trois ans. » a lire içi

sympha, les verts ouvrient des maisons, les maire de Notre dame des Landes s’oppose aux occupantes. Drôle de situation quand même !!

- 12h10 : Voila, pour INFO : Pour les personnes que cela intéresse, nous serons quelques-un-es à partir en vélobus demain, organisé par la vélorution. 22 km le trajet. Départ : RV 9h place Saint Pierre à Nantes. Quelques conseils : Il va sans doute pleuvoir demain ! ==> prévoir une cape de pluie (ou équivalent) et de quoi se changer, genre chaussettes, tee-shirt sec, une autre écharpe, etc..., à l’arrivée et pour le retour, et de quoi avoir bien chaud sur place (en vélo, quand on roule, c’est moins le pb). Penser à protéger son sac à dos ou mettre un sac pastique dans ses sacoches... Prévoir aussi des gants pour bricoler sur place (différents de ceux pour rouler) si on construit une maison... Si possible (c’est mieux) : gilet fluo (obligatoire en campagne), lampes (obligatoire en vélo) et peut-être une en plus pour le retour, pour être bien visibles... Il faudra prévoir un pique-nique facile à porter, et peut-être un thermo de boisson chaude.

"Le groupe Vélorution Nantes vous propose un bus cycliste pour rejoindre la manifestation de réoccupation du 17 novembre, contre le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Vous pouvez nous rejoindre soit à 9h sur le parvis de la cathédrale Saint Pierre à Nantes, soit à 9h45 dans le bourg d’Orvault sur le parking de l’église. Merci de prévoir un gilet jaune et de l’éclairage sur vos vélos pour le retour !!"

- 10h20 : oops, petite erreure de jour/date de fil d’info d’aujourd’hui....desolé :)

- 8h 30 : Le Rosièr est expulsable depuis ce matin. Il y a un campement vers la bas. Pour l’instance tout se passe calme. À partir de 6h00, petit déjeuner. Toute la Journée à partir de 9h00 : ateliers cuisine, création de banderolles pour la manif du 1 7, ravalement de la façade de la maison, kermesse, jeux collectifs...Toutes vos propositions sont les bienvenues. voir ici
- 8h : Bonjour :) tout est calme !!!

Un documentaire sur la forêt de Rohanne avant et pandant les expulsions. Venez reconstruire avec nous ! http://archive.org/details/ZadNddlQ...

Ici, le lien vers un article sur le drapeau de la manif, qu’on n’arrive pas à mettre ailleurs : https://nantes.indymedia.org/articl... A vos pots de peinture !

Autre info : le contact presse a changé de tel : 06 38 17 36 19

 

 

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 19:07

 

 

Rue89 - Témoignage 16/11/2012 à 18h56

Sébastien Carré

 

 

Mercredi, des manifestations contre l’austérité ont eu lieu dans plusieurs pays d’Europe. En Espagne, elles ont dégénéré. Sébastien, 23 ans, étudiant français en Erasmus à Barcelone, a assisté aux affrontements entre manifestants et forces de l’ordre. Témoignage et récit d’une journée de protestations entachées de violences policières.

A 18 heures mercredi, j’ai rejoint le cortège plaça de Catalunya, là où était le rassemblement. Dès la première avenue, deux bus de la ville sont mis en plein milieu de la route. L’avenue est immense, ça ne pose donc aucun problème de les contourner mais je suis surpris.

Je demande à mes camarades catalans pourquoi ces bus sont là. Ils me répondent simplement que c’est pour bloquer le cortège. Je leur demande avec grande surprise s’il est interdit de manifester, ici en Espagne ; ils me répondent que non, mais qu’il faut se tenir prêt à courir parce qu’il est déjà arrivé qu’ils utilisent les flashballs dans la foule, que quelqu’un a déjà perdu un œil et qu’au Pays basque espagnol, un enfant d’une dizaine d’années a été tué par un tir de flashball dans la tête.

Nous redescendons ensuite l’avenue diagonale. L’ambiance est festive, tout se passe bien. Je me détends un peu mais je remarque tout de même que dans chaque rue perpendiculaire, il y a les forces spéciales avec leurs boucliers. Elles sont plutôt loin et restent discrètes.

Nous arrivons au terminus du cortège, au croisement de Carrer del Bruc et Ronda de Sant Pere. Tout le monde range les pancartes et commence a remonter en direction du centre. Il y a un monde fou entre ce croisement et Urquinaona. Les bouches de station de métro étant fermées, on doit marcher.

Quelques minutes plus tard, cinq fourgons se mettent au bout de la rue. Ils y attendent moins de cinq minutes avant de mettre toutes les sirènes en marche. Très impressionnant d’entendre tout ce bruit. Mais ils restent immobiles pendant encore deux minutes. On marche à la vitesse que l’on peut...

Il ne faut pas courir, « ça les attire »

D’un seul coup, ils se mettent à foncer à toute vitesse sur la place où se trouve la bouche de métro Urquinaona. Au loin, on voit qu’ils barrent la route. Le stress monte. Jusqu’à ce qu’on soit quasiment arrivés sur la place. Nous sommes à 50 m d’eux et on sent qu’ils sont énervés.

D’un coup, on voit tout le monde se mettre a courir vers nous. Et là commencent les premiers coups de feu. Une Espagnole me dit de rester calme, de ne pas courir, car « ça les attire ».

On voit une horde d’une trentaine de policiers foncer vers nous. On trouve alors refuge dans le hall d’un immeuble : nous sommes une bonne trentaine à nous y cacher.

Après dix minutes d’attente, ça a l’air de se calmer un peu. On ouvre la porte pour voir si la voie est libre. A peine sortis, des policiers descendent de trois camions, matraques en main, et nous courent droit dessus : impossible de retourner dans l’hôtel, ils nous font courir en sens inverse. J’ai l’impression d’être du bétail et qu’ils nous parquent.

 

 

Affrontements entre forces de l’ordre et manifestants en Espagne

Le 14 novembre 2012

 

Sur la place, ça tire de partout mais surtout sur ceux qui courent pour s’enfuir. Je pense qu’il y a facilement plus d’une bonne centaine de camions.

Les policiers ont un mode opératoire bien huilé : à chaque fois qu’ils voient un groupe, un camion fonce dessus, ils sortent matraques en main et un des leurs a un flashball pour tirer sur ceux qui s’enfuient.

La matraque passe à dix centimètres

Je me retrouve collé contre un mur, complètement traumatisé. Je me dis : « Ne bouge pas, tu ne fais rien de mal. Tu es avec trois filles, il ne nous feront rien. » C’est à ce moment que j’aperçois du coin de l’œil un policier gigantesque qui s’apprête à me donner un coup de matraque dans la cuisse. Un seul réflexe : essayer de l’éviter et courir, avec la peur de me faire tirer dessus. La matraque passe à dix centimètres de ma jambe et frappe le mur. Le bruit est impressionnant.

C’est la panique totale. Certains essayent de trouver refuge sur les marches du métro. Mais les grilles sont fermées : ils se retrouvent bloqués au bas des marches, aucun moyen de sortir de là. Les policiers leur mettent des coups de matraque, sans faire de détail.

« La police pousse les manifestants dans les escaliers », selon Ichi sur Twitter

Porter une chasuble de journaliste

Je me retrouve seul en plein milieu de la place, j’ai envie de pleurer. Des murs de policiers à chaque coin de rue. J’aperçois mes amis dans la rue ou j’ai failli me faire matraquer ; je cours les rejoindre. Le réceptionniste d’un hôtel nous ouvre les portes. On reste plus de trente minutes dans le hall d’entrée, assistant à l’acharnement policier. Seul moyen de ne pas être pris pour cible : porter une chasuble de journaliste.

 

 

 

Interventions des forces de l’ordre pendant les manifestations

 

Nous finissons par sortir et prenons la direction inverse du centre pour les éviter, parce que les tirs de flashball se poursuivent. Sauf qu’il est impossible de fuir : ils sont partout dans le centre de Barcelone. Ils tirent dans la foule. Ils sont attirés par ceux qui courent, mais on ne peut pas faire autrement que de courir, sinon ils se mettent à plusieurs pour vous matraquer à terre.

Au mieux, ils laissent les gens au sol. Au pire, ils continuent à leur donner des coups de matraque pendant que l’un d’eux traîne la personne jusqu’à à la fourgonnette. J’ai vraiment l’impression qu’ils ont pris pas mal de personnes, mais le gouvernement annonce seulement une vingtaine d’interpellations [l’agence Reuters rapporte plus de 150 arrestations et 70 blessés dans toute l’Espagne pour la journée de mercredi, ndlr].

Ils tiraient dans la foule

On prend les petites rues pour les éviter. A chaque fourgonnette : tête basse, on marche au pas pour ne pas qu’ils nous regardent, on se cache parfois. Il y a des feux de poubelles, au final, détourner l’attention de la police est le seul moyen pour qu’on puisse avoir du répit et quitter cet enfer. Mais les feux ont commencé bien après le début des tirs.

Je ne sais pas quelles sont les dernières infos sur la destruction des vitres du Palais de la musique, juste à côté de là où j’étais, mais il semblerait que les tirs aient commencé bien avant, au moins dix minutes... Alors qu’aux informations, on nous dit que c’est ce qui a motivé les tirs.

 

 

 

Des manifestants dans une ruelle de Barcelone, repoussés par les forces de l’ordre

 

 

Je suis resté plus d’une heure pris au piège ; des touristes se sont retrouvés pris pour cible. Ils attaquaient sans distinction et à l’aveugle, ils tiraient dans la foule alors qu’il y avait des enfants dans les rues à cette heure-là.

Les Catalans sont habitués

« Suicidios por desahucio »

Les « suicides pour cause d’expulsion » se multiplient en Espagne. Trois personnes, sur le point de se faire expulser de leurs logements, se sont suicidées ce mois-ci en Espagne.

 

Le phénomène possède même sa page Wikipedia.

 

Hier, le gouvernement espagnol annonçait un moratoire sur les expulsions pour une durée de deux ans et à compter d’aujourd’hui. La mesure vise à protéger les propriétaires endettés les plus vulnérables.

Après une nuit d’insomnie, je suis parti en cours dans le centre de la ville avec une boule au ventre, mais aussi l’envie de montrer que cette situation n’était pas normale.

Je suis allé au rassemblement contre les violences policières de mercredi : j’y ai appris beaucoup de choses. Les Catalans sont habitués à ce que ça se passe comme ça. Depuis deux ans, il semblerait que ce soit monnaie courante.

Mercredi, plus de 9 000 balles de plastique ont été tirées dans Barcelone, d’après certaines sources. Une jeune femme a perdu un œil.

Une amie catalane m’a raconté que l’un de ses amis, qui est pompier, a vu une fille se faire matraquer et casser le tibia. Quand la police est partie, il est allé chercher cette fille et l’a ramenée jusqu’au camion de pompier le plus proche. Une fois sur place, alors que la fille commençait à être prise en charge par les pompiers, un camion des forces spéciales est arrivé et à commencé à prendre les pompiers, ce jeune homme et la fille – déjà bien abîmée – pour cible.

Aucune possibilité de se faire entendre

Le ministre de l’Intérieur de la Catalogne, Felip Puig, a confirmé qu’une personne avait été blessée à l’œil. Mais il a osé déclarer :

« De toute la journée, aucune balle en caoutchouc n’a été tirée. »

C’est un mensonge qui est relayé par toute la presse espagnole. En fin de compte, il s’excuse juste pour l’adolescent qui s’est pris un coup de matraque à Tarragone.

 

 

 

Adolescent de 13 ans blessé à la tête par les forces de police catalanes à Tarragone

 

Il est de notoriété publique en Espagne que les forces spéciales sont beaucoup plus violentes et agressives ici qu’à Madrid.

Prochaine manifestation : le 22 novembre, juste avant les élections régionales. Ça va encore mal tourner, sans aucun doute. Il faudrait que la presse européenne soit là, parce que l’information est cachée.

Je ne comprends pas comment, dans une démocratie comme l’Espagne, on peut laisser passer. On a le droit de manifester, mais après il faut courir chez soi pour ne pas se faire frapper... C’est scandaleux de voir ce système à l’œuvre en Europe, alors qu’on a eu le prix Nobel de la paix cette année. Les gens sont désespérés, ça se ressent tellement.

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 18:58

 

Rue89 - « Carnage social » 16/11/2012 à 11h28
Marine Marck | Rue89

                                                                                                                                                                                                                      Après son licenciement, Steffi, Allemande résidant en Lorraine, a découvert que la politique sociale de son pays était bien moins protectrice que celle de la France.

 

 


Une femme attend dans le couloir d’une Bundesagentur für Arbeit, le Pôle emploi allemand, à Berlin, le 29 mars 2012 (Markus Schreiber/AP/SIPA)

 

(De Moselle) Steffi (le prénom a été modifié), la soixantaine, est allemande. Célibataire, elle réside depuis le début des années 1990 à Grosbliederstroff, un petit village de Moselle. Elle parcourt tous les matins la dizaine de kilomètres la séparant de Sarrebruck, en Allemagne, où elle exerce la profession de comptable dans une agence de voyage.

Elle est classée dans la catégorie des travailleurs transfrontaliers atypiques : elle réside à « l’étranger », mais rejoint son pays natal tous les jours pour y travailler. Jusqu’en 2009.

Les nouveaux propriétaires de son agence ont décidé il y a trois ans d’« externaliser » le service de comptabilité – comprendre : licencier ses employés. Crise économique, explosion des réservations de voyage par Internet... Il faut tailler dans le tas pour survivre.

Après 40 ans passés dans la même entreprise, Steffi se retrouve au chômage, désemparée :

« Pendant les sept mois de préavis, j’ai travaillé en sachant que j’allais me faire virer. Tous les autres se sont mis en maladie. Moi, j’ai bossé jusqu’au dernier jour pour la boîte qui allait me licencier.

Et puis je me suis retrouvée à la maison, en ne sachant pas quoi faire. J’avais des tas de livres sur l’art, que je me promettais de lire depuis des années sans trouver le temps. Là, j’avais le temps, mais plus l’envie. »

Cinq propositions d’emploi en deux ans

Sans perspective d’emploi immédiate, Steffi doit s’inscrire dans une agence pour l’emploi. En tant qu’Allemande résidant en France, elle a le choix : effectuer les démarches dans son pays d’accueil ou d’origine. Elle décide de s’adresser à la Bundesagentur für Arbeit (BA), l’agence pour l’emploi allemande, malgré les désavantages :

  • en Allemagne, les chômeurs de plus de 55 ans n’ont droit qu’à un an et demi d’allocations chômage, contre trois ans en France ;

 

  • en Allemagne, les impôts étant retirés à la source, les allocations chômage sont calculées sur la base du salaire net. Steffi est imposée en France, mais la BA a calculé ses allocations comme si elle payait ses impôts en Allemagne. En clair, l’agence pour l’emploi a déduit des « impôts fictifs » de son salaire. Résultat : des allocations bien inférieures à celles que Steffi aurait perçues en France.

Steffi était consciente des sacrifices financiers auxquels elle consentait. Mais selon sa sœur, la décision semblait rationnelle :

« Steffi pensait qu’en s’inscrivant dans son pays d’origine, elle aurait des formations plus adaptées, plus d’opportunités d’emploi. Surtout qu’elle doutait de se voir proposer un poste en Allemagne depuis le Pôle emploi français. Elle a renoncé à beaucoup d’argent [près de 500 euros mensuels selon elle, ndlr] et à de nombreux mois d’allocation chômage dans l’espoir de retrouver un travail plus rapidement. »

Malheureusement pour Steffi, sa prise de risque ne sera pas récompensée :

« En deux ans, la Bundesagentur für Arbeit m’a fait cinq propositions. Rien dans mes compétences. »

« Je voulais que ça s’arrête »

Steffi ne se décourage pas. Elle épluche les journaux à la recherche de petites annonces, elle compulse les sites spécialisés, elle rédige plus d’une centaine de lettres de motivation et envoie des candidatures spontanées aux entreprises qui l’intéressent, elle suit des formations... Sans succès :

« Je recevais des réponses polies, me disant qu’il n’y avait pas de travail pour moi. Dans mon désespoir, je me suis inscrite dans une agence d’intérim. Contrairement à la France, les intérimaires sont très mal payés en Allemagne, mais je voulais travailler. »

Ces deux ans sont, en plus, marqués par une bataille judiciaire épuisante. En Allemagne, l’indemnisation de licenciement n’est pas automatique, elle s’obtient devant le tribunal. Selon la loi, les employés ont droit à un demi-mois de salaire par année travaillée. Avec 40 ans d’ancienneté, Steffi aurait dû toucher 20 mois de salaire. Une douce illusion :

« Mon employeur a plaidé la crise. Il a expliqué qu’en payant la totalité de mon indemnité de licenciement, il mettait son agence en danger. Le juge a proposé un arrangement : quatre mois de salaire. J’ai accepté tout de suite, parce que je n’en pouvais plus, je voulais que ça s’arrête.

Mon ancien employeur ? Il a demandé à réfléchir ! Lui, il me proposait deux mois d’indemnité. Deux mois, pour 40 ans de services ! »

L’Allemagne la prive d’allocations chômage

Fin 2010, une mauvaise chute, elle se brise le poignet. Elle craque :

« J’ai été en arrêt maladie pendant un an. A cause de ma main, mais surtout parce que j’étais en dépression. J’étais finie. Mes nerfs ont lâché. Je n’en pouvais vraiment plus. Tout était tellement désespérant, tellement décourageant... »

Sa voix se brise. Elle cherche un mouchoir, essuie ses larmes.

Son assurance maladie prend le relais des allocations chômage pendant son arrêt. En novembre 2011, elle fait signer un certificat d’aptitude au travail :

« J’ai décidé de postuler aux mini-jobs à 400 euros par mois. L’Agence pour l’emploi pense que ça permet de remettre un pied dans le monde du travail. Il paraît que certains ont un vrai poste au bout. Moi, je voulais juste travailler. J’aurais fait n’importe quoi pour travailler. »

Lorsqu’elle souhaite renouveler son inscription au Pôle emploi allemand, elle apprend qu’elle ne touchera plus les allocations chômage. Un règlement européen, intervenu en mai 2010, pendant sa convalescence, impose aux frontaliers de réclamer les allocations dans le pays où ils habitent. Steffi raconte :

« Normalement, j’avais encore droit à trois mois d’allocation, mais ils n’ont rien voulu entendre. J’étais à leur merci. J’ai commencé par râler, puis je me suis résignée. J’ai fait transférer mon dossier à Pôle emploi en France. »

Nouvel échec. Steffi n’a pas droit aux allocations chômage en France, car elle ne s’est pas inscrite à Pôle emploi dès la perte de son travail. Elle ignorait qu’elle devait signaler son licenciement à son pays de résidence :

« Personne ne me l’a dit, nulle part. L’Agence pour l’emploi allemande connaissait ma situation, elle aurait dû me prévenir. »

« Vive la France ! »

En décembre 2011 et janvier 2012, Steffi ne touche plus rien : aucune aide, aucune allocation. Elle n’a même plus d’assurance maladie. Les yeux rougis, elle explique avec difficulté :

« J’ai vécu grâce à ma famille : ma sœur, mon beau-frère, ma mère. Le crédit pour mon appartement, je l’ai payé avec mes économies. Heureusement. »

Sa sœur s’emporte :

« Et si elle n’avait pas eu de famille pour la soutenir, si elle n’avait pas eu de logement, elle aurait fait comment ? Au bout d’un moment, tu perds tout, tu te retrouves sous un pont, tu vis dans la rue ! »

En janvier, des voisins français conseillent à Steffi de demander de l’aide en France : à la Caisse d’allocations familiales et à la Caisse primaire d’assurance maladie. Elle est assurée, provisoirement. Un soulagement :

« Je ne savais pas que tout le monde avait droit à une couverture sociale. J’avais envie de hurler “Vive la France !”. »

Un peu requinquée, elle décide de réclamer à l’Allemagne ses trois mois d’allocations chômage. Elle entre en contact avec le Comité de défense des travailleurs frontaliers de la Moselle (CDTFM), une association créée en 1973, qui lutte pour les droits des travailleurs frontaliers mosellans et allemands. Sur les quelque 23 000 actifs qui traversent la frontière chaque jour, plus de 10 000 sont affiliés au CDTFM.

Le Comité accepte de l’aider. Son avocat envoie une lettre à « Bruxelles », au service de coordination de la Sécurité sociale et des Affaires sociales, qui analyse les problèmes rencontrés par les citoyens européens.

La réponse est claire : « Oui, l’Allemagne devrait payer. » Le CDTFM transfère le courrier à la Bundesagentur für Arbeit. La réaction est quasi-immédiate : Steffi touchera, rétroactivement, les allocations refusées quelques mois plus tôt. Elle ressent la nouvelle comme une véritable victoire :

« Le fait que je puisse toucher mes droits, je le dois à cette association française. Ses membres s’engagent de manière totalement désintéressée pour les personnes en difficulté. Et si l’Agence pour l’emploi allemande avait refusé de payer, le Comité aurait assumé les frais d’avocat pour mener une action en justice à mon bénéfice. »

Des cas comme celui de Steffi, le Comité de défense des travailleurs en traite des centaines chaque année. Les permanences hebdomadaires, dans la ville de Sarreguemines, sont bondées. Des dizaines de personnes viennent requérir les conseils des bénévoles de l’association.

« L’Allemagne qui résiste à la crise ? Un mythe »

Arsène Schmitt, syndicaliste et président du CDTFM, affirme que la crise a engendré des situations dramatiques dans la région frontalière Moselle-Sarre :

« Nous nous battons, nous dénonçons cette Europe du capital, cette machine de guerre contre les travailleurs. C’est un carnage social en ce moment, on est en train de détruire nos acquis, nos droits, nos retraites. »

Et ces difficultés ne sont pas propres aux travailleurs français. Les Allemands aussi sont durement touchés, regrette Arsène Schmitt dans un rire désabusé :

« L’Allemagne va bien ? Pas du tout ! Les médias relaient des informations qui ne tiennent pas debout. Cinq à six millions de personnes travaillent pour des mini-salaires de 400 euros. On parle de pauvreté dans la vieillesse, de retraités qui doivent chercher des jobs pour survivre, de travail précaire.

L’Allemagne qui résiste à la crise ? C’est un mythe. En tout cas pour les travailleurs. »

Outre-Rhin, on a fait face à la crise avec plus de réussite, certes. Mais les classes moyennes et les ouvriers ont assumé les conséquences d’une politique sévère. Près de 7 millions de personnes ont un salaire inférieur à 8,50 euros de l’heure. Et 20% des salariés des PME allemandes se débrouillent avec moins de 10,36 euros horaires.

Du travail, enfin

Entre-temps, Steffi a retrouvé un emploi de comptable. Au début, c’était un mini-job à 400 euros, mais elle a demandé à son employeur de lui accorder un mi-temps. Aujourd’hui, elle travaille 20 heures par semaine. Son salaire est très inférieur à ce qu’elle gagnait il y a trois ans, mais elle s’en satisfait. Elle se dit « heureuse », « reconnaissante » envers son employeur.

On la sent encore fragile, prête à craquer. Sa voix n’est pas très assurée quand elle évoque ses difficultés, ses mauvaises expériences :

« C’était dur pour les nerfs. Pas seulement pour moi, mais pour toute ma famille. Je suis brisée. Trois ans après, quand je repense à la manière dont je me suis fait jeter, à ce que j’ai dû traverser...

A l’Agence pour l’emploi allemande, quand je me suis inscrite, j’ai été traitée comme une moins que rien. Par la suite, j’ai eu de la chance, mes conseillers étaient avenants. En France, j’ai toujours été bien reçue.

Mais ces mois ont été terribles. J’étais assise à la maison, je ne faisais rien. J’étais gênée de toucher des aides, j’avais honte, mais je devais les accepter pour vivre. »

« Un chômeur seul, son monde s’écroule »

Aujourd’hui, elle reconnaît avoir retrouvé une certaine indépendance. Elle n’est pas tout à fait sortie de la galère pour autant. Elle doit encore « se battre jusqu’à la retraite, à 65 ans et six mois », avec son petit salaire. « Une chance que je sois déjà si vieille ! », rit-elle.

Pendant toute la durée de l’entretien, sa sœur reste à ses côtés. Elle complète ses propos quand Steffi hésite, s’emmêle, s’émeut. Steffi, d’ailleurs, sait qu’elle peut compter sur elle. Elle en a conscience, la plupart des personnes en difficulté n’ont pas un tel soutien :

« Je ne meurs pas de faim, je pars tous les ans en vacances payées par ma sœur. Mais un chômeur tout seul, son monde s’écroule. En Allemagne, tu n’as même pas de tarifs préférentiels pour les chômeurs comme en France, tu ne peux plus rien te permettre. Tu es isolé socialement. »

Malgré – ou grâce à – ses nombreux travailleurs désemparés, au chômage ou accrochés à des mini-jobs, l’Allemagne affiche un taux de chômage envié par l’ensemble de la zone euro : moins de 7% de la population active. En fait, elle compte tellement peu de chômeurs qu’elle annonçait, l’année dernière, un plan de restructuration inédit : la suppression de 10 000 postes au sein de son Agence pour l’emploi, d’ici à l’horizon 2015.

 

 

 

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 18:43

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 16.11.2012 à 09h47


 

 

Manifestation organisée à Paris par le DAL

 

Le ministère du logement s'est défendu jeudi 15 novembre de vouloir "entraver" les réquisitions de logements vacants, alors que l'association Droit au logement (DAL) l'accuse d'avoir fait "disparaître" un amendement concernant leur mise en œuvre dans le nouveau projet de loi sur le logement.

"Nous contestons toute idée de faire entrave à la réquisition de logements vacants", a-t-on assuré au ministère, "au contraire le nouveau projet de loi encadre plus strictement les obligations des propriétaires de façon à renforcer le dispositif de réquisitions". Toujours selon le ministère, le nouveau texte "facilite" la possibilité de procéder à des réquisitions en "réduisant les échappatoires qui existent actuellement" pour les propriétaires. "Et le préfet aura toute latitude de réquisitionner le bien".

Dans un communiqué intitulé "loi Duflot bis : vers l'enterrement de la loi de réquisition ?", l'association DAL s'est étonnée jeudi que la nouvelle version du projet de loi, présenté mercredi par le gouvernement, fasse disparaître un amendement du Front de gauche qui supprimait la possibilité qu'ont actuellement les propriétaires de se soustraire à une réquisition en présentant un devis de travaux d'aménagement du logement.

 

 LE DAL FUSTIGE LA DUPLICITÉ DU GOUVERNEMENT

Le nouveau texte précise que "la possibilité de réaliser des travaux pour le titulaire du droit d'usage des locaux vacants est désormais encadrée dans un délai strict de 24 mois au cours duquel les travaux doivent être réalisés, et la mise en location effective". C'est ce que dénonce le DAL qui s'indigne que ce délai "ajouté aux délais de procédure, qui se montent minimum à trois mois, renvoie l'usage efficace de la loi de réquisition à 27 mois au minimum, soit avril 2015 !"

L'association juge "regrettable que la principale avancée en matière d'intervention d'urgence (...) ait été censurée, alors que le nombre de sans-abri n'a jamais été aussi élevé dans notre pays et que le froid est déjà là". Le DAL, pour qui cette proposition "contredit l'annonce de mettre en œuvre la procédure de réquisition faite par la ministre du logement (Cécile Duflot) le 27 octobre dernier", fustige "cette duplicité, et demande a minima le rétablissement de la version adoptée antérieurement".

Pour le ministère, "l'esprit de l'amendement (du Front de gauche)" est au contraire "conservé, mais la lettre en a été modifiée à la suite du passage du projet de loi devant le Conseil d'Etat avant sa présentation au conseil des ministres" mercredi.

 

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 18:36

 

 

Rue89  -   « Pas très catholique » 16/11/2012 à 17h46

  Emilie Brouze | Journaliste Rue89


« Pour les nonnes et les bons pères, charité bien ordonnée commence toujours par eux-mêmes » : mercredi, Le Canard enchaîné a dressé la liste des couvents, abbayes ou monastères parisiens vides ou sous-occupés. Une sorte de « pèlerinage pas très catholique », résume l’hebdomadaire satirique.

Alors que des milliers de personnes sont à la rue dans la capitale, la ville est remplie de logements vides – Cécile Duflot, ministre du Logement, avait d’ailleurs promis de renforcer les réquisitions avant d’adoucir sa proposition.

On compte parmi ces espaces vacants les ensembles immobiliers des communités religieuses, dont certains jouissent de plusieurs hectares dans les arrondissements les plus chics . L’hebdomadaire a pu constater que les logements de l’Eglise sont le plus souvent au trois quarts vides :

« Plus charitables, certains ordres ont transformé une partie de leurs murs en hôpital, en maison de retraite ou en foyer pour étudiants de bonne famille. De rares communautés ont même fait le choix de vivre à l’étroit dans des quartiers populaires. D’autres ont cédé au démon de la cupidité et ont préféré vendre une partie de leurs terrains pour construire des résidences de luxe. »

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 18:28

 

Le Monde.fr avec AFP | 16.11.2012 à 09h15 • Mis à jour le 16.11.2012 à 09h19


 

Deux Tibétains, un homme et une femme, ont mis le feu à leurs vêtements jeudi dans le nord-ouest de la Chine, au moins l'un d'entre eux trouvant la mort au jour de la présentation de la nouvelle équipe dirigeante de la Chine, a rapporté une ONG.

Les faits se sont déroulés dans deux zones distinctes du district de Tongren, une région de la province du Qinghai actuellement sous très haute tension en raison de la répression du mouvement de contestation qui s'y déroule, a indiqué l'organisation Free Tibet, basée à Londres.

Tingzin Dolma, une femme de 23 ans, s'est immolée par le feu et est morte de ses brûlures. Un garçon de 18 ans a agi de même mais il était impossible de connaître son état en raison des "graves restrictions" dans les communications, a précisé l'ONG. L'agence de presse Chine nouvelle avait par ailleurs rapporté jeudi le suicide, également par le feu, d'un adolescent tibétain de 14 ans, dans ce même district de Tongren.

 

 GESTE DÉSESPÉRÉ

Ce sont donc en tout trois personnes qui ont accompli ce geste désespéré jeudi, jour où a été annoncé la composition du nouveau comité permanent du bureau politique du Parti communiste chinois, le centre de décision du pouvoir en Chine. Les immolations de Tibétains se sont multipliées ces derniers jours à l'approche et pendant le 18e congrès à Pékin du PC chinois, à l'issue duquel le vice-président Xi Jinping a été consacré numéro un du régime. Environ 70 personnes se sont immolées par le feu ou ont tenté de le faire depuis mars 2011 dans les zones tibétaines chinoises, selon le gouvernement tibétain en exil en Inde.

De nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Hans, l'ethnie ultra-majoritaire en Chine, et la répression implacable de leur religion et de leur culture.

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 23:06

 

zad.nadir.org

 

Jeudi 15 novembre 2012, par zadist

Vidéos

Un documentaire sur la forêt de Rohanne avant et pandant les expulsions. Venez reconstruire avec nous ! http://archive.org/details/ZadNddlQuandLesArbresSagitentWhenTheTreesShake

- Trois très bonnes reportages de Rennes TV.fr :

 


 

 

 

 

 

 


- Reportage les premiers jours de résistance aux expulsions sur la ZAD, avec un témoignage d’une habitante de la ZAD :

 

 


Récolte du Sabot apportée à Nantes

 

 


Drôle de rencontre entre occupant-es et directeur de cabinet de la préfecture

 

 

AUDIO/VIDEO Témoignage d’une militante et l’évavuation de un arbre au Fôret de Rohanne, le 31 Octobre From Expulsions, 3eme vague - 29 au ...octobre 2012

et VIDEO de la scene qu’elle témoigne :

From Expulsions, 3eme vague - 29 au ...octobre 2012

- Notre Dame des Landes : le "FarWest" attend son heure à l’abri des barricades

 

 


Nouveau clip du groupe Bred’irie faite à partir de vidéos et photos récentes sur l’occupation militaire de Notre Dame Des Landes :

 

 

 

 

 

Le fol aéroport de Notre Dame des Landes - la Parisienne Libérée

 

 


DUBAMIX "Notre Dub Des Landes" Téléchargement gratuit : dubamix.net Musique composée en novembre 2012 pour soutenir les opposant(e)s au projet d’aéroport à Notre Dame Des Landes

- Un petit montage sympa de photos et de vidéos sur la résistance des deux dernières semaines contre le projet d’aéroport de Notre Dame Des Landes et la politique de la terre brulée de l’état socialo-écolo :

 

 

 

 Vidéo-photo montage d’expression libre sur les 1ères semaines de l’opération "César" à Notre-Dame-Des-Landes. Opposition à l’implantation d’un nouvel aéroport sur la ZAD (Zoné d’Aménagement Différé devenue Zone A Défendre). Oct/Nov 2012. By Y. Monteil ICI

- "NOTRE-DAME-DES-LANDES ... Au coeur de la lutte" Un document militant réalisé par Christophe Kergosien et Pierrick Morin "A l’arrache production" (le film)

- NOTRE-DAME-DES-LANDES, LA LUTTE CONTINUE Des tracteurs et des moutons à Paris ? Tiens, le Larzac est de retour..? Les militants contre la construction de l’aéroport de Notre Dame des Landes pensent que leur lutte, qui dure depuis 40 ans, sera bien un Larzac pour le gouvernement Ayrault.

- Chas Gourlen - notre dame des landes

 

 

 

Notre Dame des Landes - ObélixVsCésar

 

 

 

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : Occupation militante dans la ville verte : En soutien aux différentes personnes en lutte et opposants aux expropriations sur la ZAD, une manifestation s’est déroulée à Nantes le 20 octobre 2012.

Ainsi la population non avertie des agissements de l’état et des forces de l’ordre durant toute cette semaine, a pu en prendre note...

Toute cette semaine les opposants au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes se sont exprimés-------

lutte------Manif ------Réoccupation-----soutien----vinci DEGAGE

 

 

 

 Reportage - Notre-Dame des Landes de Evan FORGET.

A VOIR ICI

- "Les gens de notre dame def v2" Notre Dame des Landes, Acte II : les expulsions sont en cours. Comment s’organisent les habitants et les squatteurs pour faire barrage aux travaux annoncés, témoignages d’opposants au chantier de l’aéroport du Grand Ouest (près de Nantes) ... Rarement un projet d’infrastructure publique aura suscité autant de rejet. Rage et émotion alors que les derniers recours juridiques d’opposition à l’aéroport s’avèrent perdus.ICI

- "NON ! A l’aéroport notre dame des landes !" : Heureusement que notre reporter de choc, Erick Bernard, est sur tout les coups pour nous tenir au courant clairement et sans langue de bois de tout ce qui se passe en France. (source de l’actu lemonde.fr) a voir ICI

- "NOTRE-DAME-DES-LANDES : IMMERSION AVEC LES ANTI-AÉROPORT" a voir ICI

- "A Notre-Dame-des-Landes, pendant que la bourgeoisie somnole, la guérilla rurale fait rage"

 

 

 

"Notre Dame Des Landes Vivra !" video de la manif 1 Nov a Paris, a voir ICI

- NDDL Manif 17 Novembre 2012

 

 

 

 Tous à la ZAD le 17 novembre 2012 !

 

 

 

Beau comme un car de police en feu

 

 

 

Nouvel envoi de la Parisienne libérée le 15/11 :

Notre-Dame-des-Landes pour les Nuls (2009-2012)

Bonus documentaire sur le "troisième aéroport" (2001-2003)

Texte et documentation disponibles ici

- Clip "Fuck off Vinci" : à écouter ICI et à télécharger ICI

PAROLES : hé soldat de César t’as pas saisi ? ça va te prendre des heures et des heures et des semaines et des mois tu patauges ça fait plaisir on va te tej’ ça te fera bizarre tu vas finir dans le bocage à poil à crier aidez-moi ! arrête de casser des maisons pour rembourser ton crédit lèse béton tu peux test le triton crêté t’as pa compris c’est une arnaque ya pas d’avenir pour le tarmac t’as vu ton pote est tombé de l’arbre meskin Allez retourne dans ta grotte julie lescaut t’as du purin plein la déroute t’es ridicule et ça t’esquinte t’es le robocop à l’assaut du potager fais gaffe le fou rire c’est contagieux tu sens que ça monte ça vient de partout le mieux pour toi c’est de dégager non mais sérieux, barre toi

Affamé du progrès en béton t’as gorgé de javel Nantes nécropole Vinci à ta table César a les crocs des petits fours en formes d’avion et les bulles de champagne en tête de gondole Notre Dame, bac à sable de la classe oligarchique Zone A Détruire moyennant une grosse poignée de fric, escadrons, flash-ball cravates en plastique mange tes morts Guérillero potager lance des pavés de terre toujours plus fort Notre Dame du carnage ne leur accordez pas de faux-fuyants car ils savent très bien ce qu’ils font Notre Dame des ravages il n’y aura pas de place pour leur manège en béton Playmobils déchainés contre population acharnée lancers de compost à bout portant versus grenades lacrymogènes un duel s’établit pas de prière mais des barricades à faire chialer Vinci

celle-là c’est pour la zad ! c’est pour les planchettes et la pointe c’est pour les cabanes dans les arbres paraît que la france est sous ayrault les avions vont piquer du zen

la vie c’est beau comme un pylône qui tombe nique areva et vinci ils mettent des arbres en gav ils passent à tabac des insectes ni THT ni TAV la vie c’est beau comme une défaite de la machine invincible

fuck off fuck off comme à Plogoff Plogoff celle là c’est pour la zad c’est des pierres contre des fusils la france est sous ayrault les avions vont piquer du zen ils sont partout nous aussi

fuck off fuck off comme à Plogoff Plogoff celle là c’est pour la zad

ils sont partout nous aussi

 

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 22:41

 

zad.nadir.org

jeudi 15 novembre 2012, par zadiste

 

 

Actions décentralisées de solidarité dont on a eu connaissance depuis le mardi 16 octobre. La page est dans l’ordre chronologique avec les actions les plus récentes en haut. N’hésitez pas à nous tenir informés de ce qui se passe par chez vous !!

Et si l’envie vous prend et que vous avez du temps devant un écran, pourquoi pas faire une CARTE GEOGRAPHIQUE de toutes ces actions pour montrer l’ampleur du mouvement ..? N’hésitez pas à nous envoyer votre oeuvre (datée) ...

Les actions depuis 16 octobre jusqu’au 11 Novembre ICI

Nous recevons aussi beaucoup de messages, que vous pouvez lire ici et de communiqués .

Courage et rage à tou-te-s celleux qui luttent contre ce monde !

APPEL AU SOUTIEN DES INSURGE-E-S DE LA ZAD

La meilleure défense c’est l’attaque

Depuis plusieurs jours, la gendarmerie commandée par JM Ayrault, défenseur des intérets de VINCI mène une attaque militaire contre la ZAD. Nous essuyons des tirs de grenades lacrymogènes, des charges, des expulsions, des destructions en tout genre. Pourtant, nous tenons. Nous défendons nos lieux de vie avec nos seuls bras nus face aux assauts d’une armada de 2000 CRS et Gardes mobiles surarmés. Nous défendons le bocage face à leur appétit carnassier. De partout les messages de soutien pleuvent. Nous avons besoin de votre soutien. Nous avons besoin de votre aide pour combattre l’oeuvre destructrice du capitalisme. De chez vous, par tous les moyens attaquez VINCI , partout par tous les biais. Parce que leur affaiblissement nous importe. Parce que notre solidarité est plus forte que leur argent. Parce que nous nous battons tous pour une vie meilleure et plus juste. Parce que nous refusons que la planète paie le prix de leurs caprices.

NON A L’AEROPORT Voir ICI tout les RDV et Actions à venir

et ici une carte avec Les actes de vandalisme contre les permanences PS


Actions Passées


Clermont

Nous venons de faire ce soir une action médiatique à l’aéroport (Vinci) de Clermont. Une vingtaine de membres du comité NDDL 63 se sont rendus ce soir sur les lieux pour accueillir les passagers de 3 avions afin de leur proposer quelques légumes gratuits "avant qu’il n’y ait que du bitume". Un pic-nic était également organisé pour réoccuper le hall de cet aéroport complétement vide ! Voici quelques photos pour illustrer ce moment avant le reportage de France 3 demain midi et l’émission de Radio Campus. Demain, c’est la soirée de soutien et on se voit vendredi. On pense à vous.

Salutations résistantes.


[Besançon] La permanence du PS attaquée en solidarité avec la ZAD , Nuit du 30 au 31 octobre 2012

Dans la nuit du mardi 30 au mercredi 31 octobre 2012, nous avons attaqué la permanence du Parti Socialiste située à deux pas du commissariat central de police.

Au total, trois tags ont été inscrits sur le local : « ZAD VAINCRA », « Stop AyraultPorc » et un « (A) ».

En plus de cela, nous avons également fracassé trois vitres de la permanence à l’aide de trois gros parpaings : pour l’une, le pavé est parti si vite qu’il a traversé la vitre et laissé un gros trou au milieu. Les deux autres ont été littéralement explosées.

À proximité du local du PS, un autre slogan (« Solidarité avec la ZAD ») a été tagué sur une palissade.

Alors même que ce mardi les expulsions des chiens policiers continuaient sur la ZAD, les occupant.e.s continuent de résister de la plus belle des manière en ripostant par des barricades sur les routes et des jets de toutes sortes de projectiles sur les gardes mobiles.

Que les camarades de Notre-Dame-des-Landes tiennent bon, les soutiens arrivent et vont continuer d’affluer dans les jours qui viennent, en attendant la mobilisation à venir du 17 novembre pour la réoccupation.

La ZAD est partout, que le PS, Vinci et compagnie ne l’oublient jamais !


Bruxelles, vinci, deuxième Ce soir, lors d’une manifestation "festive", sur les vitres des entrées (2 sur 3) d’un des plus grand parking vinci à Bruxelles, on pouvais lire : "Non a l’ayraultporc", "Non aux expulsions", "vinci dégage", "solidarité", "ultras z(a)d", ... mMême des jeunes du quartiers ont voulu s’exprimer sur les vitres "libérées", et ont y voyais des noms de quartiers, des messages anti flics, des messages en arabes et même des prénoms ... Solidarité avec les compagnons de la zad, ce que vous faite est HISTORIQUE !!!

a lire ici


notre dame des landes, à morlaix on vous soutiens un arbre a été deposé devant la facade du PS

un arbre a été deposé mardi 30 octobre devant la facade du PS de Morlaix ainsi que des messages de soutiens a ceux qui protegent les terres de Notre Dame des Landes

on viendra vous soutenir le 17 novembre lire par


Opération péage gratuit à Toulouse

Contre toutes les expulsions, organisons-nous !

Dimanche 11 Novembre en fin d’après-midi à Toulouse, une trentaines d’individu.es ont envahi le péage nord de Toulouse, en soutien aux luttes à Notre Dame Des Landes et pour protester contre les expulsions à Toulouse et ailleurs.

Alors que tous les jours la préfecture Nantaise dépense des milliers d’euros (en vain) pour tenter de reprendre le contrôle du bocage de Notre Dame des Landes, un peu partout en France des actions sont organisées pour soutenir la lutte contre les expulsions sur le futur site de l’aéroport.

Ce Dimanche 11 Novembre, sur les coups de 17h, une grosse trentaine de personnes ont débarqué sur le péage de Toulouse situé au Nord de la ville. Les barrières du péage ont été levées pendant une bonne demi heure, une banderole a été accrochée sur le péage. Des personnes étaient postées aux bornes de paiement et récoltaient des sous auprès des automobilistes (qui étaient pour la plupart ravi.es de financer la lutte plutôt que Vinci). D’autres militant.es distribuaient des tracts aux automobilistes qui patientaient, afin d’expliquer le but de l’action.

L’objectif était de récolter des fonds pour les luttes de NDDL mais aussi pour celles du CREA (le collectif pour la réquisition, l’entraide et l’autogestion), et bien sûr d’informer sur les expulsions de squats et d’habitation, à Toulouse et sur la ZAD.

Opération réussie, pendant près d’une demi heure beaucoup de tracts ont été distribués, pas mal de sous ont été récupérés. L’action a pris fin quand les gendarmes sont venus nous piquer nos tracts et notre banderole (peut-être pour décorer le commissariat ?).

Par cette action nous souhaitions exprimer notre soutien à tous.tes les personnes en lutte contre les expulsions et contre les grands projets inutiles (aéroports, lignes à grande vitesse, THT...).

Collectif NDDL31

lire par


Action à Grenoble en solidarité avec les camarades en lutte contre le projet d’aéroport à NDDL

EN SOLIDARITE AVEC LES CAMARADES EN LUTTE CONTRE LE PROJET DE NOUVEL AEROPORT A NOTRE-DAME-DES-LANDES

Depuis presque un mois les camarades zadistes (et autres) resistent aux tentatives d’expulsion et à l’occupation militaire du territoire. Une attaque de l’Etat orchestrée à grand renfort d’engins de destruction et de tous les genres de flics possible. En solidarité, ici à grenoble, nous nous sommes attaquéEs à un chantier de Vinci, en mettant une pelleteuse hors d’état de nuire. Contre toutes les expulsions ! Solidarité avec toutes celles qui luttent ici et maintenant contre tout projet d’aménagement et de destruction du territoire !

http://zad.nadir.org - pour plus d’infos sur la lutte contre le projet d’aeroport à NDDL et sur la résistance sur la ZAD


un convoi de camions benne attaqué

il y a quelques jours de ça, un convoi de camions benne escorté par la gendarmerie mobile a reçu quelques cocktails molotov en quittant la zad.

le convoi a dû s’arrêter mais les renards à l’origine de ces agissements ont vite déguerpis et n’ont donc pas pû constater les dégâts occasionnés. dommage !

lire par


13 novembre : des anti « Notre-Dame-des-Landes » manifestent à Angers

Une manifestation silencieuse, ce mardi soir, aux Greniers Saint-Jean, à Angers. La Région organise les Etats régionaux de l’énergie. Le premier des cinq débats avait ce mardi soir à Angers, légèrement perturbé par des opposants au projet de futur aéroport près de Nantes.

Une centaine de personnes aux Greniers Saint-Jean, à Angers, dont une vingtaine de manifestants contre le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Hier soir, le premier des cinq débats organisées dans les Pays de la Loire sur les énergies de demain était animé. Pas de chahut, mais des mains brandissant des pancartes, silencieusement, tandis que les interventions se poursuivaient.

Cela n’a pas empêché la Région de décliner ses actions, sur le terrain de l’énergie. Changement climatique, renouvellement du parc électrique… « Nous voulons mobiliser les citoyens autour de ce qu’ils peuvent décider et réaliser, en dégageant une vision collective d’un futur décarbonné », dit Jacques Auxiette, président de la Région.

http://www.angers.maville.com/actu/...


[Rennes] Occupation d’un chantier Vinci

Occupation d’un chantier Vinci à Rennes en solidarité avec la ZAD.

Des opposantEs à l’aéroport occupent le chantier Vinci de l’ancienne brasserie rue Saint-Helier, en solidarité avec les habitants de la zone concernée par l’aéroport. Depuis un mois, le gouvernement a lancé une opération policière accompagnant la démolition des habitations présentes sur la zone.

Les opposants se sont rassemblés et ont posés une banderole sur une grue avant la manifestation de soutien organisée aujourd’hui. Un appel a venir soutenir cette action a été lancé.

voir par ou


oh !!!! les jolis ponts Redécoration des ponts du côté de Fontenay le conte. Plusieurs ponts tagués entre le péage de Fontenay le conte et la Châtaigneraie. On peut lire :
- VINCI-PS-DÉGAGE
- LA ZAD EST PARTOUT......FLICS-PS-VINCI TREMBLEZ
- ZAD-NADIR.ORG par


14 novembre , dompierre : réunion de mobilisation pour le 17 novembre à la salle magaud à 20h30


14 novembre, Chambéry : mise en place d’un collectif NDDL à 18h00 Maison des Associations, mise en place d’un collectif NDDL local avec les organisations engagées et d’autres, avec préparation de notre action de soutien samedi 17-11 au rassemblement national, a-priori toujours au marché de Chambéry.


14 novembre : Rennes : Manifest-action de soutien aux habitantEs qui résistent au projet d’aéroport de Notre Dame Des Landes.


15 novembre ; Paris

Boulevard Voletaire :


15 novembre, Nantes : tag anti-aéroport (à l’excrément) sur la permanence du député de Rugy

Voir l’article de Presse Océan

Paroles de de Rugy sur l’aéroport et l’opposition au projet


reçu le 15 novembre - La Roche Bernard et Nantes

Une peinture réalisée à La Roche Bernard hier (mercredi) soir en 10 minutes chrono, dans l’ambiance de feu du café "Le "Rochois", au cours d’une performance (c’est le cas de le dire !) en soutien aux zadistes luttant contre le projet d’aéroport de NDDL, est la seule trace visible de ce qui fût une soirée exceptionnelle à bien des égards.

J’ai tenté de capter par l’intermédiaire d’une vidéo de quelques minutes les danses et les chants qui on fait vibrer la place du Bouffay jusqu’à une heure fort avancée, mais emporté par ce tourbillon d’énergie positive, j’ai carrément oublié d’appuyer sur le bouton de la caméra... (à moins que j’aie été légèrement ivre, je ne me souviens plus très bien) En tout cas, c’était la grosse affluence dans notre bistrot préféré et guitares, voix, accordéons, harmonicas, djembés ont paré notre résistance des atours de la beauté, de la détermination et de la fête...

A un moment nous avons ouvert la valise destinée à la collecte des dons que nous sollicitions auprès des participants, pour nous apercevoir que leur - votre - générosité avait permis de recueillir plusieurs centaines d’euros ; ceux-ci sont destinés au règlement des voliges pour le bardage d’habitations en cours de reconstruction que nous avions fait livrer sur la à Notre-Dame-des-Landes l’après-midi même.


lu le 15/11 - pelleteuse Vinci incendiée à Carhaix

Une pelleteuse de la société Vinci Eurovia a été volontairement incendiée, hier matin, vers 2h30, dans la zone en construction de Kergorvo, à Carhaix. Les incendiaires ont inscrit des revendications d’opposition au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44) sur la pelleteuse et sur une cabane de chantier. On pouvait ainsi y lire « une expulsion- un sabotage, solidarité Notre-Dame-des-Landes » ou encore « Vinci dégage », en référence à la société qui mène le projet d’aéroport.

Source : letelegramme.com


lu le 15/11 - incendie d’un véhicule de la police privée d’AGO à la Pointe

À propos de l’attaque incendiaire du véhicule de la police privée d’Aéroport Grand Ouest

Les vigiles sont des flics privés de plus en plus utilisés par les entreprises et autres exploiteurs. Ils sont nos ennemis au même titre que la police d’État.

Mais dans la nuit du lundi 12 au mardi 13, le vigile n’a reçu aucun coup, car cela n’était pas notre but et que ça n’a pas été nécessaire. Il n’a pas joué les héros en tentant de défendre le véhicule, et il était loin de celui-ci lorsqu’il a été incendié.

Six jours d’ITT pour de l’intox, ça fait toujours un vigile hors d’état de nuire.

Des opposant-e-s a l’aéroport et a son monde

Source : indymedia.org

 

 

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 22:30

 

Médiapart

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 22:20

 


Nouvel Observateur
- Créé le 15-11-2012 à 13h46 - Mis à jour à 13h46

 

 

SALONIQUE (Grèce) (AFP) - Le consul allemand de Salonique (nord de la Grèce), a été pris à partie jeudi par des manifestants des collectivités locales en colère contre des licenciements prévus dans le secteur, a indiqué la police.

Wolfgang Hoelscher-Obermaier a reçu des jets d'eau et de café lancés par certains des 300 manifestants présents, dont la plupart issus de collectivités locales, rassemblés devant le bâtiment où se tenait une conférence sur la coopération gréco-allemande.

"Tous unis pour lutter contre les nazis", scandaient les manifestants, selon un journaliste AFP sur place.

D'autres manifestants ont jeté des oeufs à des participants à la délégation allemande, selon la même source.

Personne n'a été blessé, ni interpellé par les forces de l'ordre qui ont discrètement éloigné le consul des lieux de l'incident.

La manifestation intervient au lendemain de propos du ministre allemand adjoint à l'Emploi Hans-Joachim Fuchtel, qui a indiqué mercredi à Salonique que trois employés municipaux grecs effectuent le même travail qu'un seul Allemand.

"Des études ont prouvé que trois mille employés des collectivités locales en Grèce font le travail réalisé en Allemagne par mille personnes", a indiqué M. Fuchtel, envoyé par la chancelière allemande Angela Merkel pour aider à la restructuration des municipalités.

Toutefois en sortant de la conférence jeudi après-midi, M. Fuchtel est revenu sur ces propos. "C'était un malentendu qui a été résolu, maintenant je me sens plus philhellène que jamais", a-t-il dit aux journalistes.

De nombreux employés municipaux devraient être licenciés en vertu d'une récente loi, dictée par les créanciers du pays l'UE et le FMI, visant à réduire le nombre de fonctionnaires afin d'abaisser les déficits publics du pays.

Pour une partie de l'opinion publique grecque, l'Allemagne est tenue responsable de l'austérité imposée au pays depuis le déclenchement de la crise en 2010 en contrepartie des prêts du FMI et de la zone euro.

De leur côté, de hauts responsables allemands ont souvent accusé la Grèce d'avoir pris du retard dans les réformes promises en échange des prêts reçus, dont l'Allemagne est le plus important contributeur.

Les souvenirs douloureux en Grèce de l'occupation nazie lors de la Seconde guerre mondiale sont régulièrement ravivés depuis le début de la crise de la dette.

Mais l'Allemagne reste l'un des premiers partenaires commerciaux du pays et dirige la Task force européenne chargée d'aider Athènes à mettre en place des réformes, notamment dans les collectivités locales.

Mais la relation germano-grecque reste fragile d'autant que la troïka et notamment le FMI, inquiets de la soutenabilité de la dette grecque à terme, insistent pour la poursuite d'efforts d'austérité draconiens en Grèce.

Le pays, dont l'économie est asphyxiée et où le parti neo-nazi Aube dorée se porte très bien dans les sondages, réclame quatre ans pour les mener à bien au lieu de deux.

 

 

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