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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 15:49

 

http://lutteaeroportnddl.com

 

                                                                                                                                                                                                                                                    [L'aéroport ne se fera pas ! On ne lâchera pas !] Témoignage concernant la lutte contre le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes

A diffuser largement autour de vous :

Vu sur Indymedia Nantes, le 26/11/2012

L’objet de ce texte est d’essayer de rendre compte de mon expérience, ce que j’ai fait vu et entendu, depuis le 16 octobre 2012, date du début de l’opération César à Notre Dames Des Landes. Pas d’héroïsme, juste témoigner de manière non anonyme de ce que nous sommes des centaines à faire ; juste témoigner des intimidations, entraves à la liberté de circulation, agressions, provocations et violences gratuites des forces de l’ordre, aussi. Si « héros » il y a (mais je n’aime pas ce terme), ce sont biens les opposant-e-s de la première heure à ce projet d’aéroport, les occupant-e-s « illégaux » mais légitimes, les zadistes, les habitant-e-s des communes concernées et les dizaines de milliers de manifestant-e-s dans toute la France.

Je pense avoir essayer d’agir le plus calmement et posément possible. Les seules « dégradations » que l’on pourra me reprocher sont les suivantes : avoir marcher dans un champs et abîmé des céréales fraîchement semées entre le lieu-dit La Rolandière et la Forêt de Rohanne le vendredi 23 Novembre et le samedi 24 Novembre et avoir aider à coucher une clôture de fils barbelé le long de la forêt de Rohanne le samedi 24 Novembre pour facilité l’évacuation des personnes blessées et traumatisées. Je demande aux agriculteurs de bien vouloir m’en excuser.
On pourra, par ailleurs, me reprocher d’être allé sur la ZAD (devenue certains jours une zone militairement occupée interdite d’accès par les forces de l’ordre) pour apporter du matériel de construction (bois, portes, clous, fils et matériel électrique), de la nourriture et des produits de parapharmacie (pansements, huiles essentielles, sérum physiologique, paracétamol, ibuprofène et préservatifs), de l’aide (j’ai emmené, lavé et fait séché des vêtements de zadistes, j’ai participé à la préparation du camp en face du lieu-dit les Rosiers pour accueillir les manifestant-e-s du 17 Novembre et j’ai aidé ce 17 Novembre à la construction des nouveaux batîments), du soutien (j’ai accompagné, plusieurs fois avec un véhicule des habitant-e-s de la ZAD qui regagnaient à pieds et fatigué-e- leurs lieux de vie) et du réconfort aux résistant-e-s qui vivent sur place (qui pour certain-e-s ont vu leur lieu de vie et leurs effets personnels détruits). On pourra me reprocher d’avoir manifester à Notre Dame des Landes le 17 Novembre, d’avoir participer à des rassemblements à Saint-Nazaire, d’avoir collé des affiches (sur des panneaux d’affichage libre) annonçant la manifestation de réoccupation du 17 Novembre, d’avoir diffuser via internet et par tracts des documents d’information et d’analyse contre ce projet d’aéroport, d’avoir empêché pacifiquement, le vendredi 23 Novembre (en formant une chaîne avec une centaine d’autres personnes) l’avancée d’une pelleteuse, un tracto-pelle et un autre engin de travaux publics ( engins accompagnés de gardes mobiles) venus détruire des cabanes habitées, au sol et dans les arbres, dans la forêt de Rohanne.

Concernant les intimidations, provocations et violences des forces de l’ordre, je peux aussi témoigner des faits suivants :
Le mercredi 17 Octobre, un car de transport scolaire a été fouillé par les forces de l’ordre et empêché de continuer normalement sa tournée alors qu’il y avait encore des enfants à bord : traumatisme pour le chauffeur, les enfants et inquiétude des parents… Pas d’excuses des forces de l’ordre. Pas de proposition non plus d’escorter ce car si la situation était si dangereuse. Par contre, les forces de l’ordre escortent depuis très loin, si besoin, des engins de travaux publics réquisitionnés.
Le vendredi 2, j’étais présent au lieu-dit le Tertre pour soutenir les occupant-e-s réfugié-e-s sur le toit d’une maison entourée par les gardes mobiles. Dans cette maison était aussi présent un vigile avec son chien. Quand les forces de l’ordre se sont retirées elles ont « abandonné » ce vigile qui leur a pourtant fait des signes pour qu’il puisse partir avec elles. De la part des personnes présentes (les opposant-e-s au projet d’aéroport), je n’ai noté aucune agressivité ni insulte ni propos déplacés à l’encontre de ce vigile. Au contraire, les personnes lui ont proposé de rester faire la fête et manger avec elles.
Le vendredi 23 Novembre un entrepreneur de travaux publics, installé sur l’une des communes concernées par le projet d’aéroport, a été réquisitionné et emmené à la ZAD par les forces de l’ordre. Cette personne, apeurée, effondrée n’a heureusement pas pu travailler et n’a donc rien détruit.
Le vendredi 23 Novembre, vers 9:00, au carrefour des Ardillières, j’ai subi un contrôle d’identité à mes yeux non justifié. Je sortais d’un véhicule qui m’amenait du local syndical de Notre Dame des Landes afin de rejoindre la ZAD. Le conducteur et moi avons dû présenter nos papiers. Nous n’avions ni sac ni objet pouvant présenter une menace.
Dans l’après-midi du vendredi 23 Novembre, dans la forêt de Rohanne, alors que j’essayais de me rendre sur le lieux de reconstruction dans la chataigneraie et que je venais de la forêt de Rohanne, pour apporter de l’eau aux personnes qui résistaient, j’ai été précisément désigné et mis en joue par un garde mobile armé d’un flash-ball. Sur moi, je n’avais que de l’eau, mon téléphone et mes papiers d’identité. Ce garde mobile était à moins de 10 mètres quand il m’a menacé avec son flash-ball.
Pendant la journée du 24 Novembre, dans la forêt de Rohanne, j’ai personnellement aidé, secouru, évacué et essayé de rassurer des personnes blessées, traumatisées suite à l’aspersion à bout portant par les gardes mobiles de gaz « asphyxiant ». J’ai moi même subi une telle aspersion dans le dos alors que je portais secours à une femme « âgée » qui était au sol, choquée après avoir été « gazée » en plein visage. J’ai aidé a évacuer deux personnes visiblement touchées aux jambes suite à des tirs de flash-ball. J’ai vu les forces de l’ordre envoyer des grenades lacrymogènes et des grenades assourdissantes dans le champ situé au nord et le long de la forêt de Rohanne en direction des manifestant-e-s. Nourriture et eau ont ensuite été volontairement saccagé par des coups de pieds quand les forces de l’ordre se sont avancées. Les civières, destinées à l’évacuation des blessé-e-s ont complètement disparu dans le nuage de gaz lacrymogènes.
En fin d’après-midi, le samedi 24 Novembre, dans la forêt de Rohanne, à l’emplacement des cabanes dans les arbres, après le départ des engins de travaux publics et des forces de l’ordre je suis allé porté de la nourriture aux personnes qui étaient restées toute la journée dans les arbres dans des cabanes de fortunes ou dans des filets tendus. J’ai découvert un véritable chaos de boue, d’ornières, d’arbres arrachés… Au milieu de tout cela, descendus des arbres, dans les bras les un-e-s les autres, les résistant-e-s hébété-e-s, extrêmement choqué-e-s, silencieux/ses, en larmes qui ne voulaient ni boire ni manger, mais aller tou-te-s ensemble jusqu’à La Vache Rit… A ce moment là je suis moi-même retourné vers les Ardillières pour quitter la ZAD, en larmes…

Dans les prochains jours, avec des centaines de camarades, je vais retourner à la ZAD pour défendre pacifiquement le chantier de construction dans la chataigneraie. Je vais continuer à apporter du soutien, de l’aide, des matériaux de construction, de la nourriture aux résistant-e-s de la ZAD. Je vais continuer, avec des milliers d’opposant-e-s à ce projet, à participer aux rassemblements contre l’aéroport, aux manifestations. Je vais continuer à coller des affiches.

Personnellement, je porterai aussi ce message aux forces de l’ordre qui seront en face de moi : que ceux et celles qui ont participé à la fouille du car scolaire le mercredi 17 octobre sortent du rang et demandent publiquement des excuses aux enfants, aux parents et au conducteur. Que ces hommes/femmes là demandent à ne plus intervenir à Notre Dame des Landes ou ailleurs.
Je demanderai aussi à mes anciens collègues archéologues de refuser de venir travailler à la ZAD tant que ce projet ne sera pas abandonné.
Je demanderai aussi aux salariés et aux petits entrepreneurs du BTP de refuser de venir détruire tant de lieux de vie.

J’espère pouvoir encore rencontrer et dire à celles et ceux qui étaient dans les arbres de la forêt de Rohanne, à celles et ceux qui ont vu leurs lieux de vie ou de travail détruits, que je suis désolé que nous n’ayons pas réussi à mieux les protéger.

Je vais continuer à porter ce message : Vinci et forces de l’ordre dégagez de la ZAD. L’aéroport ne se fera pas ! On ne lâchera pas !

A Saint-Nazaire, le 26 Novembre.

Christophe Camille Bouvier.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 15:43

 

Suggestion reçue par mail ...
On peut envoyer cette lettre (à l'adresse mentionnée en bas) :

Monsieur le Président de la République,

La transition écologique, c’est toujours pour plus tard mais les Grands Projets Inutiles, eux, restent d’actualité !
Malgré le changement de majorité, je ne vois aucun signe de changement dans l’attitude des pouvoirs publics sur ce sujet.
Je tiens à vous dire à quel point je suis révoltée et scandalisée par ce qui se passe actuellement sur le site prévu pour construire l'aéroport inutile dit "du grand Ouest" porté par l'ex-maire de Nantes aujourd'hui Premier Ministre.
Indignation légitime, devant le passage en force que constituent les expulsions des habitants de la ZAD qui maintenaient une vie riche en échanges et solidarité (à défaut de capitaux) sur ce secteur.
Rien ne peut justifier cette urgence à vider la zone : il n'y a pas de travaux prévu sur ces lieux avant des mois.
Rien ne peut justifier l'ignominie que constitue la destruction - à deux semaines de la trêve hivernale - de logements habitables (et habités).
Rien ne peut justifier de jeter à la rue des personnes qui ont choisi de contester un mode de vie à l’origine des crises économique et écologique que nous traversons actuellement, et d'agir en conformité avec leurs opinions.
Rien ne peut justifier la répression policière disproportionnée (plus de 500 gardes mobiles ou CRS, 2 hélicoptères...) pour un projet en partie privé au profit d'une multinationale (VINCI) qui fait des milliards de bénéfices.
Plus généralement, rien ne peut justifier le gaspillage de millions (voire de milliards) d'euros en plein crise économique pour un 146ème aéroport en France (quand l'Allemagne en dispose du tiers et le Royaume Uni du quart), ni le saccage de terres agricoles de proximité.
D'autant que des recours juridiques sont en cours et que d'autres seront lancés dans les semaines et les mois qui viennent pour arrêter cette machine infernale que constitue ce projet d'aéroport toujours plus nuisible, inutile, gaspilleur.
L'Etat et AGO/Vinci n'ayant toujours pas expliqué clairement comment ils allaient remplir correctement leurs obligations légales en terme de respect de la loi sur l'eau dans ce bocage à 98% humide, ces recours devraient purement et simplement conduire à l'abandon du projet.
Nous vous demandons, monsieur le Président de la République, de bien vouloir intervenir personnellement dans ce sens.
Veuillez agréer, monsieur le Président de la République, l'expression de nos sentiments respectueux.

Cette lettre est à envoyée à cette adresse dispensée d'affranchissement depuis la France :

"Présidence de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du Faubourg St Honoré
75 008 PARIS"
  
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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 15:35

 

Le Monde.fr avec AFP | 26.11.2012 à 07h15 • Mis à jour le 26.11.2012 à 17h46

 

 
Des tracteurs positionnés et enchaînés autour des nouvelles cabanes construites par les opposants au projet du futur aéroport nantais, sur le site de Notre-Dame-des-Landes, le 26 novembre 2012.

L'Etat est prêt à stopper les opérations de gendarmerie sur le site du futur aéroport controversé de Notre-Dame-des-Landes en échange d'un gel de toutes les nouvelles constructions illégales sur la ZAD" (zone d'aménagement différée réservée à l'aéroport), a indiqué lundi la préfecture de Loire-Atlantique.

Les pouvoirs publics sont également prêts à faire un geste en direction du secteur de la Châtaigneraie, où de nouvelles cabanes ont été érigées le 17 novembre lors d'une manifestation qui a réuni 13 500 personnes selon les autorités et 40 000 selon les organisateurs.
 

"Une éventuelle suspension de la destruction de ces nouvelles cabanes pourrait également être envisagée dans les négociations", a indiqué la préfecture. L'Etat a demandé à la justice l'autorisation de détruire ces constructions. Cette demande doit être examinée le 4 décembre à Saint Nazaire.

 

 LES OPPOSANTS PRÊTS À DIALOGUER

Plus tôt dans la journée, les opposants au projet d'aéroport nantais à Notre-Dame-des-Landes s'étaient dits prêts à dialoguer avec le gouvernement, mais sur l'arrêt de l'aéroport et non sur son impact écologique.

"Nous sommes prêts à dialoguer, mais sur les modalités d'arrêt du projet, pas sur un moindre impact écologique comme ils [le gouvernement] le souhaitent", a déclaré Cyril Bouliguand, un agriculteur membre de la Confédération paysanne, lors d'un point presse, lundi 26 novembre, aux "nouvelles cabanes", symboles de la lutte, désormais défendues par un rempart de tracteurs.

"Nous voulons aussi le retrait des forces de police" de la zone du projet, a ajouté M. Bouliguand, s'exprimant aux côtés de Julien Durand, porte-parole de l'Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Acipa), principale association d'opposants au projet, et d'une représentante masquée des opposants "squatteurs" de la zone se faisant appeler "Camille".

 

"PAS DE DIALOGUE SANS RETRAIT DES FORCES DE POLICE"

"Le chemin vers la victoire est en route", a de son coté souligné M. Durand "mais le chemin est long", a-t-il ajouté, tandis qu'une soixantaine d'opposants mêlant agriculteurs, associatifs et "zadistes", surnom des occupants sans droit ni titre de la zone d'aménagement différé (ZAD) du projet, scandaient "Résistance, résistance".

Après avoir proposé samedi une "commission de dialogue" et un report de six mois des travaux de défrichage, qui devaient commencer en janvier, Jean-Marc Ayrault a fait savoir dimanche par la voix de la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, qu'il ne s'agissait "aucunement de revenir sur le projet d'aéroport" qui doit remplacer en 2017 celui de Nantes.

Face à lui, l'Acipa mais aussi les élus hostiles à l'aéroport ont indiqué qu'il n'y aurait "pas de dialogue sans retrait des forces de police". Les premières personnes répondant à un appel de l'Acipa à venir "dès 5 heures du matin" sur place ont commencé à arriver lundi vers 5 h 30.

 

 "LES GENS ARRIVENT EN NOMBRE"

Au centre de la ZAD – rebaptisée "zone à défendre" par les squatteurs–, d'importantes forces de gendarmerie étaient visibles au lever du jour. Par mesure de précaution, les opposants avaient tout de même incendié une barricade sur le chemin menant aux nouvelles cabanes.

Quarante-cinq tracteurs étaient d'ores et déjà positionnés et enchaînés depuis dimanche soir autour des nouvelles cabanes construites par les opposants au projet soutenu par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, au quatrième jour de très vives tensions sur ce terrain.

Ces nouvelles cabanes du site de la Châtaigneraie sont devenues un lieu emblématique de la lutte, car elles ont été construites collectivement lors d'une grande manifestation, le 17 novembre, et qu'elles risquent désormais la destruction. "Nous sommes ce matin déjà 50 à 60 dans les nouvelles constructions", a indiqué Cyril Bouligand, qui a dormi sur place. "Les gens arrivent en nombre", a pour sa part indiqué Sylvain Fresneau, pilier historique de la lutte et agriculteur sur place.

 

BARTOLONE VEUT METTRE "TOUS LES DOSSIER SUR LA TABLE"

Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, a estimé lundi sur LCI que la "commission du dialogue" annoncée par Matignon sur le projet contesté d'aéroport permettrait de mettre "tous les dossiers sur la table". "A un moment donné, il faut qu'il puisse y avoir cette médiation", a-t-il déclaré.

Alors qu'on lui faisait remarquer que ce n'était pas avec une commission qu'on accélérait les choses, M. Bartolone a répondu : "Ce n'est pas une question d'accélérer, c'est une question de savoir si toutes les procédures se sont déroulées dans de bonnes conditions et si tous les arguments ont été examinés."

Frédérique Espagnac, porte-parole du PS, a affirmé que le projet "se fera", "dans tous les cas de figure", deux jours après l'annonce par Matignon de la mise en place d'une "commission du dialogue". Mme Espagnac a souligné le "geste d'apaisement du gouvernement", lors du point presse hebdomadaire du PS.

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 15:25
Démocratie réelle maintenant ! Paris

Samedi #1er décembre
Chômage, précarité : toutes et tous concernés !

Manifestation unitaire au départ de Stalingrad (14h) 
Assemblée populaire en fin de manifestation (place de Clichy)

Chômeurs, précaires, mal-logéEs, licenciéEs ou craignant de l’être, étudiantEs, stagiaires, salariéEs, sans-papiers, travailleurs pauvres, agents du service public, titulaires ou contractuels, retraitéEs, nous sommes toutes et tous sur le fil du rasoir dans une Europe noyée par les plans d’austérité.

A l’appel des organisations de chômeurs et précairesretrouvons-nous le 1er décembre en manifestation et en assembléepour dénoncer le chômage et la précarité, et ensemble penser et construire des alternatives.

La précarité est un déni de nos droits les plus fondamentaux : droits à une alimentation saine et suffisante, au logement, aux soins, à l’éducation… La privatisation et la marchandisation des biens communs nous imposent de plus en plus pour y accéder de renflouer des rentiers privés et indus, tandis que banques maltraitent les plus précaires endettés.

La précarité, c’est aussi la peur au quotidien, sourde ou écrasante, du chômage, du lendemain, du basculement. Cette peur diffuse dans toute la société pèse sur les résistances, casse les collectifs et aggrave la souffrance au travail. Les chômeurs sont stigmatisés, culpabilisés, fliqués, les habitants des quartiers populaires sont harcelés par la police, et les militants réprimés.

Ces oppressions sont insupportables. Solidarisons nos luttes. Soutenons les militants et populations criminalisés. Réclamons la justice pour ceux que les forces du désordre, le travail et la misère assassinent.

Construisons de nouveaux droits pour un accès inconditionnel à la dignité. Soumission aux marchés, subordination salariale et confiscation du pouvoir par les ‘’représentants’’  ont généré cette crise. Une refondation démocratique est nécessaire.  D’autres mondes sont possible, à nous d’en décider collectivement !

Il existe de multiples alternatives, mûrement réfléchies et souvent déjà expérimentées : les échanges coopératifs, non marchands et non monétaires, la gestion collective et populaire de l’outil de travail, la gratuité des services publics et des bien communs, le revenu universel et social…

Nous pouvons, dès aujourd’hui, diffuser de l’information, mener des actions de solidarité, réquisitionner ce qui nous revient légitimement, faire la grève des crédits et des loyers, occuper les lieux de pouvoir et d’oppressions (pôles emplois, banques, Assemblée nationale…), tisser un réseau, capable, lors de futurs mouvements populaires, de faciliter l’auto-organisation locale des luttes et leur amplification…

Il est possible d’imaginer et construire collectivement des alternatives. Des Etats Généraux ont récemment eu lieu dans certains secteurs et sont en discussion sur le thème du chômage et de la précarité. Multiplions ces initiatives dans tous les secteurs ! Rendez-vous pour en débattre dès le 1er décembre à l’assemblée après la manifestation.

Rendez-vous 14h place de Stalingrad, Manif vers la place de Clichy, Assemblée populaire.

 

 

 

Appel des organisations de chômeurs et précaires – MNCP, APEIS, AC!, CGT chômeurs – avec le soutien de mouvements, associations et syndicats : http://mncp.fr/Accueil/images/stories/Documents/tract%201er%20dcembre%202012.pdf

Affiche DRM Paris : https://n-1.cc/file/view/1516590/affiche-drm-paris-1er-decembre-2012

Appel DRM Paris : http://paris.reelledemocratie.net/node/1544

Affiche Sud Educ : https://n-1.cc/file/download/1516583

Tract Sud Educ : https://n-1.cc/file/download/1516586

Bulletin CNT appelant à la manif:
http://www.cnt-f.org/IMG/pdf/bulletin_CNT_infos_novembre_2012.pdf

Affiche CNT :
http://onafaim-cnt.blogspot.fr/2012/11/1er-decembre-dans-la-rue-contre-le.html

Appel UD CGT Paris : http://chomeurs-cgt.fr/IMG/pdf/tract_UD.pdf

Groupe de travail N-1 : https://n-1.cc/g/manifestation_du_1er_dcembre_chmage_prcarit_toutes_et_tous_concerns

Evènements facebook : http://www.facebook.com/events/442638379130354/?fref=ts

https://www.facebook.com/events/526079780740109/

http://www.facebook.com/events/281822945272637/

http://www.facebook.com/events/274694712632997/permalink/275196915916110/

 


Toutes les ressources
http://coordinationdemocratique.wordpress.com

 

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 22:39

 

Le Monde.fr | 25.11.2012 à 22h55 • Mis à jour le 25.11.2012 à 23h00 Par Avec AFP


 
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Les électeurs de Catalogne ont infligé, dimanche 25 novembre, un revers cinglant au président de leur région, Artur Mas. Ils ont toutefois voté massivement pour les partis favorables à un référendum sur l'avenir de cette puissante région du nord-est de l'Espagne.
Artur Mas, dont la coalition nationaliste de droite (CiU) reste la première force du Parlement régional, a perdu son pari : en organisant ces élections anticipées, profitant de la poussée indépendantiste qui agite la Catalogne, il espérait conquérir une majorité absolue pour appuyer son projet de référendum.

Or, pour gouverner la région et mener à bien son projet dans les quatre ans, comme il l'a promis aux 7,5 millions de Catalans, il devra nouer de difficiles alliances et composer avec la forte présence des partis de gauche.

CiU (Convergencia i Unio) obtiendrait 49 des 135 sièges du Parlement régional, contre 62 actuellement, selon des résultats partiels portant sur 80 % des bureaux de vote.

En revanche, le parti historique de la gauche indépendantiste catalane, ERC (Esquerra republicana de Catalunya), doublerait son score avec 20 sièges contre dix actuellement.

Les socialistes deviendraient le deuxième parti régional, avec 22 députés. Le Parti populaire (PP, droite), au pouvoir à Madrid, serait quatrième avec 19 sièges.

Dans les rues de Barcelone flottaient dimanche la "senyera", le drapeau catalan, rayé rouge et jaune, et l'"estelada", le drapeau indépendantiste frappé d'une étoile blanche sur fond bleu.

 Nourri par la crise économique qui impose à sa population de lourds sacrifices sociaux, le mécontentement a éclos ces derniers mois dans cette région au fort caractère culturel et linguistique, réveillant de vieilles frustrations à l'égard de l'Etat central espagnol.

Face au refus de Madrid d'accorder à la Catalogne l'autonomie budgétaire accrue qu'elle réclame, le président de région a fait le pari du conflit ouvert avec l'Etat central.

Mais une partie des électeurs, dimanche, voyaient ce scrutin comme un écran de fumée.

"Je pense que la campagne a été trop centrée sur la polarisation Catalogne-Espagne et qu'on aurait dû davantage parler d'autres thèmes, comme celui de la crise", selon Andreu Camprubi, un sociologue de 27 ans. "Avec la question de l'indépendance, on a réussi à faire que beaucoup de gens qui sont touchés par les coupes budgétaires, n'y pensent plus", selon un  électeur du petit parti de la gauche indépendantiste CUP.

Avec AFP

 

 

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Catalogne: les nationalistes d'Artur Mas s'effondrent au Parlement régional

Nouvel Observateur - Créé le 25-11-2012 à 21h02 - Mis à jour à 23h16

 

La coalition nationaliste de droite CiU du président de la Catalogne Artur Mas s'est effondrée aux élections de dimanche, avec 50 députés régionaux sur 135, alors que la gauche indépendantiste historique double son score avec 21 sièges, selon des résultats quasi-définitifs. (c) Afp

La coalition nationaliste de droite CiU du président de la Catalogne Artur Mas s'est effondrée aux élections de dimanche, avec 50 députés régionaux sur 135, alors que la gauche indépendantiste historique double son score avec 21 sièges, selon des résultats quasi-définitifs. (c) Afp

BARCELONE (AFP) - La coalition nationaliste de droite CiU du président de la Catalogne Artur Mas s'est effondrée aux élections de dimanche, avec 50 députés régionaux sur 135, alors que la gauche indépendantiste historique double son score avec 21 sièges, selon des résultats quasi-définitifs.

Premier parti régional, la CiU perd 12 députés par rapport à sa majorité relative actuelle de 62 sièges, et devra, pour mener à bien le projet de référendum sur l'avenir de la Catalogne voulu par Artur Mas, nouer de difficiles alliances.

Le parti de gauche indépendantiste ERC devient la deuxième force régionale, avec 21 députés contre dix lors des dernières élections de 2010, suivie par les socialistes (20 sièges) et le Parti populaire (PP), de droite, qui dirige l'Espagne (19 sièges).

En conflit ouvert avec le gouvernement espagnol qui refuse à la Catalogne l'autonomie budgétaire accrue qu'elle réclame, Artur Mas avait convoqué ces élections en espérant obtenir une majorité absolue, afin d'appuyer son projet de référendum sur l'autodétermination de la région.

Mais son discours parfois ambigu, évitant le mot "indépendance", et la politique de rigueur menée depuis deux ans par son gouvernement, sous l'oeil de Madrid, a pu rebuter une partie de l'électorat, au point que sa coalition s'est effondrée bien en-dessous des prévisions des sondages.

"Les résultats sont surprenants. C'est le signe qu'il y a des gens mécontents parce qu'aucun des hommes politiques n'a présenté de plan clair pour faire face aux problèmes de notre pays: la dette, le chômage, les difficultés de financement", soulignait Pedro Nueno, professeur d'économie à l'IESE de Barcelone.

 

 

 

 

 

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 19:31

 

 
in Share8
La famille Johnson - Thomas J. Story

La famille Johnson - @ Thomas J. Story

Béa Johnson et sa famille sont connus Outre Atlantique pour un défi qu’ils relèvent depuis trois ans : vivre sans générer de déchets.

Pourquoi ce choix ? Comment s’organise leur quotidien ? Alors que la semaine de réduction des déchets se termine aujourd'hui, j’ai voulu en savoir plus.

 

Une consommation vide de sens

Béa Johnson Zero Waste Home

Béa Johnson est française. Originaire d’Avignon, elle est arrivée aux Etats-Unis en tant que fille au pair. Elle y a rencontré son mari et n’est jamais repartie, adoptant alors le mode de vie américain : grosse maison, 4x4, chien, etc. Pendant sept ans, la jeune femme s’est bercée d’illusions dans le soi-disant bonheur offert par l’hyperconsommation : "au bout d’un moment j’ai ressenti un grand vide, un profond malaise et une immense insatisfaction, comme si une partie de moi mourrait" m’a-t-elle confié il y a plus d’un an.


Zero Waste HomeC’est alors qu’elle persuade son mari de déménager
, d’aller vivre à l’extérieur de cette immense agglomération qu'est San Francisco : ils choisissent Mill Valley, dans la banlieue nord, à côté de Sausalito. Tout est plus proche mais aussi plus cher, dans cette bourgade aisée, si bien que les Johnson mettent deux ans avant de trouver une demeure à leur goût. Deux ans pendant lesquels ils vivent en appartement, en laissant la majorité de leur mobilier dans un garde-meubles. Ils constatent alors à quel point le strict nécessaire leur suffit au quotidien. "L’expérience nous a plu, le reste s’est révélé superflu : on a tout vendu pour s’installer dans une maison deux fois plus petite qu’avant, on a donné tout ce dont nous n’avions plus l’usage, et nous avons entamé une nouvelle vie, avec peu de choses", se souvient-elle.

Avec le temps, Béa Johnson s’enrichit de ce dont elle s’allège. Son mari, Scott, ne ressent pas le changement de la même manière : pour lui, c’est surtout le temps retrouvé qui compte. "Le moins on a, le plus on passe du temps ensemble, à faire ce que l’on a envie de faire", analyse la jeune femme que vous pouvez voir témoigner avec ses proches dans la vidéo suivante:

 

 

Un quotidien sans déchet

Forts de cette prise de conscience, les Johnson commencent à s’informer et à se documenter sur l’écologie, le désencombrement, la sobriété heureuse. Béa ouvre un blog pour partager leur expérience et échanger avec d’autres sur leur changement de mode de vie. Aujourd'hui, ils ne génèrent que quelques poignées de détritus par an.

Cuisine Zero Waste HomeAu quotidien, ils revoient leurs habitudes, scrutant chaque détail, évaluant chaque besoin, raisonnant chaque envie. Pour faire les courses, Béa s’approvisionne dans des magasins où il est possible d’acheter les produits en vrac (grains, céréales, farines, quelques goûters). Elle a confectionné des sacs en tissu sur lesquels elle a inscrit le poids du sac : lors du passage en caisse, il suffit alors de peser et de déduire le poids du contenant. Elle utilise aussi des bocaux en verre de un litre dans lesquels elle met du fromage, de la viande, du poisson, de la charcuterie, et réserve le dernier pour les envies du moment (olives, miel ou huile). Depuis, sa cuisine est remplie de bocaux en verre dans lesquels sont entreposées les denrées alimentaires.

Les cosmétiques font partie, avec les médicaments et le nécessaire de bricolage, des éléments les plus difficiles à gérer sans déchets : tout est sur-emballés, alors il faut ruser.

Salle de bain Zero Waste HomeDans la salle de bain, le plus dur fut de supprimer la poubelle. Béa a remplacé les cotons par des lingettes lavables. Elle produit elle-même les cosmétiques et produits d’hygiène, et n’utilise plus que quatre produits de beauté : une crème de jour pour le visage, une crème de protection solaire, du mascara et du khol pour les yeux. Pour les joues, un peu de chocolat en poudre suffit ; pour les lèvres, elle fabrique son propre baume à base de cire d’abeille et d’huile de sésame, "qui ne sent pas et concentre beaucoup de vitamine E". Naturellement, shampoing, démêlant et savon sont achetés en vrac.

Garde Robe Zero Waste HomePour les vêtements, Béa s’est inspiré de son passage dans une école de mode pour choisir des habits utilisables d’une saison sur l’autre, d’une occasion à l’autre. Aussi possède-t-elle exactement trois robes, deux jupes, trois pantalons, un short, trois pulls, sept hauts, six paires de chaussures (dont une paire de chaussons), sept culottes, quelques paires de chaussettes et collants, et un soutien-gorge. "Ma robe peut être mise sur un jean, ou sans rien, avec un t-shirt ou non", explique-t-elle.

master Zero Waste HomeLes séances de shopping se déroulent deux fois par an : "à la mi-avril par exemple, la saison change et j’en profite pour renouveler ce qui doit être remplacé. Je vais généralement dans un magasin de fripes où je trouve tout ce qu’il faut pour les enfants, trois quart de ce qu’il me faut et la moitié de ce qu’il faut pour Scott." Pour les costumes, elle achète du neuf de bonne qualité. Idem pour son jean et ses chaussures, qu’elle maximise pour un usage en toute saison. Sans oublier que les couleurs sont choisies pour être facilement assorties.

Salon Zero Waste HomeLa moitié de l'ameublement est issus de récup', le reste a été acheté neuf et de qualité, pour durer. "Nous avons une télévision pour regarder des films, les photos et écouter la radio. Il n'y a pas de console, mais un ordinateur. Les enfants, Max et Léo, trouvent ça mieux de vivre avec moins: c'est moins dur à nettoyer et ranger. Ils ont progressivement réduit les jouets, et cela est devenu naturel pour eux". Ils louent beaucoup de films et de livres à la bibliothèque.

Refuser avant tout

Zero Waste Home MarchesAussi Béa insiste-t-elle en permanence sur le besoin de refuser et réduire un maximum de superflu à la source. Sa devise est d'ailleurs la suivante: "refuse, reduce, reuse, recycle, rot" (refuser, réduire, réutiliser, recycler, composter). Le recyclage n’est pas LA solution pour elle, ni même le principe d’éco-conception d’un produit "qui finira encore trop souvent en déchetterie". Par son choix de vie, elle souhaite montrer à quel point il est facile de désencombrer et vivre pleinement.

Avec le temps, elle a prouvé à ses proches que ce mode de vie permettait de réaliser des économies : un tiers des dépenses pour la nourriture ont été réduites. "Les gens se disent qu’ils n’ont pas le temps et se disent que cela va coûter trop cher. Bien sûr, il faut être organisé pour y arriver. Mais après, cela prend moins de temps : on réfléchi en deux fois avant d’acheter, cela réduit les dépenses et le temps dépensés dans le superflu", résume-t-elle.

Le mieux pour en être convaincu est d'essayer, de tester pour approuver. "Le hic, c'est que les gens sont un peu flemmards et ont du mal à changer leurs habitudes", estime-t-elle. Durant l’été 2011, elle a mené l’expérience "zéro déchet" pour sa mère, qui habite dans le sud-est de France. "Ce fut facile car il y a plus de marques en France, mais la fraîcheur du vrac n’est pas toujours optimale et je n’ai guère vu de liquide type shampoing à disposition".

Aux Etats-Unis, son mode de vie a été largement relayé dans les médias. Béa Johnson intervient fréquemment pour expliquer les rudiments d'une "vie simplifiée" et travaille actuellement sur un livre à paraître en avril 2013Zero Waste Home: The Ultimate Guide to Simplifying Your Life by Reducing Your Waste.

De quoi vous inspirer ?

Anne-Sophie Novel / @SoAnn sur twitter

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 18:46

 

Explications, Liens et Détails ! ←

Le Jeudi 13 Décembre, brandissons des drapeaux à nos balcons, des pancartes dans nos jardins, des stickers sur nos véhicules et des badges sur nos pulls !

Cette action peut se faire n'importe où, il ne s'agit pas d'une manifestation !


Le but est de placer le plus de signes distinctifs contre l'aéroport possible ! Planter une pancarte devant sa porte, un drapeau à son balcon, coller des stickers, porter les badges !
Vous l'avez donc compris, tous ce qui exprime le "NON" à ce projet est le bienvenu !
Ceci permettra de donner un autre élan à la Lutte !

Nous pouvons donc faire cette action partout où l'on se trouve, sans changer nos activitées !

Afin de prouver une fois de plus que la Lutte Contre le projet d'aéroprt de NDdL est Nationale et hors des frontières Françaises, soyons le plus grand nombre à participer pour montrer notre opposition résolue à ce Grand Projet Inutile Imposé Climaticide et Economiquement Catastrophique !

Ne serait-il pas formidable de pouvoir observer la Lutte Contre ce Projet à chaque coin de rue ?!

Comment faire ?

-Créons les pancartes triangulaire «Aéroport Non » vous pouvez retrouver le pochoir ici => http://www.facebook.com/ photo.php?fbid=101511867332 13551&set=a.10151184054363 551.461628.694908550&type= 1&theater
-Pochoirs => http://zad.nadir.org/IMG/ pdf/pochoir-cleaned-2.pdf
-Porter les badges, coller des autocollants, le bon de commande de l'ACIPA par ici => http://acipa.free.fr/ Commande.pdf
-Badges à colorier, Bannières Facebook, Photos à Partager, par ici => http://www.facebook.com/ photo.php?fbid=101511891285 68551&set=a.10151184054363551.461628.694908550&type=1&permPage=1


Pour ceux doutant que cette Lutte soit justifiée, et que l'Aéroport de NDdL est un projet positif, RDV ici => http://acipa.free.fr/Savoir/savoir.htm


Retrouvez les flashs info de la ZAD par là => http://zad.nadir.org/


#Initiative Citoyenne
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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 18:23

 

lefigaro.fr

 

Par Delphine de Mallevoüe Publié le 25/11/2012 à 19:02 

Plusieurs centaines d'opposants au projet d'aeroport de Notre Dame des Landes ont participé dimanche à un pique-nique sur le site de la Chataigneraie.
Plusieurs centaines d'opposants au projet d'aeroport de Notre Dame des Landes ont participé dimanche à un pique-nique sur le site de la Chataigneraie. Crédits photo : Vincent Boisot/Vincent BOISOT/Le Figaro

REPORTAGE - Délogés vendredi et samedi par les forces de l'ordre, les opposants au projet d'aéroport ont repris dimanche leurs travaux d'occupation.

Envoyée spéciale à Notre-Dame-des-Landes


La Zone d'aménagement différée (ZAD), où se durcit l'opposition au projet d'aéroport sur les 2000 hectares de la commune de Notre-Dame des Landes (Loire-Atlantique), risque de porter son nom encore longtemps. Sitôt après qu'une autre intervention policière musclée eut délogé vendredi et samedi le bastion de résistants qui avaient réinvesti les lieux, les opposants recommençaient dès dimanche les travaux d'occupation de la zone. Un jeu de construction et déconstruction qui a mobilisé des centaines de personnes, notamment sur le site de la Châtaigneraie où s'organise un véritable PC de guerre. Le «kyste» que Manuel Valls disait fermement ne pas vouloir laisser s'installer ce week-end prend des airs de gangrène, avec une radicalisation tentaculaire de la solidarité entre les différentes franges d'opposants.

Sous l'œil des gendarmes mobiles laissés encore sur place, plusieurs centaines de riverains, familles, altermondialistes et agriculteurs contournaient leurs barrages à travers champs pour acheminer les matériaux de construction et partager un pique-nique géant. Dans un chaos de branchages, de planches, de boue et de feux de bois pour réchauffer les ardeurs de la mobilisation, s'échappaient les bruits de tronçonneuse et de marteaux. Seuls les tirs de la chasse du dimanche et l'hélicoptère de gendarmerie qui survolait la zone rappelaient la tension de la veille, où grenades et altercations avec les forces policières ont fait plusieurs blessés. Alors que les gendarmes ont fait état de quatre blessés dans leurs rangs et de deux activistes, on évoque sur place une centaine de blessés. Côtes cassées au flashball, plaies, problèmes oculaires et auditifs dus aux grenades lacrymogènes et assourdissantes… Un PC de secours s'est monté en hâte au QG historique, la Vache Rit, avec des médecins, des infirmières, des secouristes et des pharmaciens venus des villages environnants en renfort. «Entrée interdite, sauf blessés», indique un nouveau panneau sur la porte principale du QG. Shoppy, 60 ans, le militant mascotte de la ZAD, a du mal à suivre le mouvement. Interpellé samedi lors des altercations, il a «le plexus enfoncé, 2 côtes cassées et une fêlée», dit-il hagard. Un huissier est venu constater les destructions sur le site et l'avocat des opposants a déposé un référé au tribunal de Saint-Nazaire pour les faire cesser.

70 élus s'enchaînent aux grilles de la préfecture de Nantes

La décision du gouvernement, samedi soir, de créer une «commission de dialogue» durant six mois a été favorablement accueillie sur place mais non sans réserve. «Parler de dialogue et laisser les forces de l'ordre en place est incompatible, c'est une provocation!, s'exclame Gilles Denigot, opposant au projet et ancien élu du Conseil général. Les Verts du gouvernement sont peut-être muselés, mais si une muselière empêche de mordre elle ne devrait pas empêcher de parler!».

Comme de nombreuses autres personnes, «c'est en voyant la répression policière lors des expulsions et de la manifestation samedi à Nantes» que Pierre-Eric, arrivé de Redon avec une famille de 5 enfants, a décidé de venir. À Nantes, dimanche, 70 élus sont venus s'enchaîner aux grilles de la préfecture. Une délégation a été reçue par le préfet pendant une demi-heure. «Nous lui avons demandé le retrait des forces de l'ordre», explique Françoise Verchère, élue EELV au Conseil général. Sur un barrage routier, un colonel de gendarmerie l'assure: «c'est calme maintenant, notre mission est seulement de veiller à la libre circulation. Si ça s'est agité la nuit dernière c'est parce qu'il nous fallait détruire les barricades qu'ils installent pour bloquer les accès».

Sur place, agriculteurs et riverains s'énervent d'entendre parler des 150 à 500 activistes décrits comme violents et irréductibles par les forces de l'ordre. «Il y a là une biodiversité militante très très forte mais pas de guerriers de ce genre», dit Gilles Denigot. C'est pour diviser la lutte que les gendarmes disent ça». Les forces de l'ordre affirment de leur côté que des «ultras» sont venus d'Italie, d'Allemagne et de Grande-Bretagne pour durcir la lutte. «Il n'y a aucun groupuscule d'anarchistes dangereux, s'écrie Michel Tarin, 65 ans, agriculteur et opposant historique au projet. C'est nous tous le groupuscule, les 3000 que nous sommes, main dans la main. Il n'y a aucun bras armé comme on le prétend, ça se corse seulement quand les flics s'en mêlent, c'est tout. Et on n'a pas peur de le dire: nous paysans, on va les prendre les pierres et les bâtons!». Gégé, encagoulé, «regrette les débordements de violence» car «le cœur de notre action est pacifique, tout au contraire». Selon lui, quelque 200 ou 300 anarchistes autonomes seraient présents.

L'Acipa, principale organisation d'opposants, a appelé à une nouvelle mobilisation lundi matin dès 5h, pour «protéger les cabanes réoccupées» et éviter une nouvelle expulsion par les forces de l'ordre.

 

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 17:36

 

http://www.pierrederuelle.com/notre-dame-des-landes-un-projet-de-1967-pour-repondre-aux-defis-de-notre-temps/

 

 

Notre-Dame-des-Landes : un projet de 1967 pour répondre aux défis de notre temps

 

 

Bon, c’en est assez. Moi ça me fait peine. Beaucoup trop de contre-vérités sont énoncées quotidiennement sur l’affaire d’Aéroport Grand-Ouest, appelé vulgairement NDDL par les supporters de la bande de squatteurs basanés polygames crypto-anarchistes néo-staliniens qui ne se lavent même pas tous les jours. Il est peut-être temps de prendre UN PEU de hauteur, de dépassionner le débat, et de ramener UN PEU de sérieux sur ce sujet de haute voltige.

 

Un peu d’histoire(s)

 

Le site de Notre-Dame-Des-Landes fut choisi en 1967 (selon les normes européennes environnementales et de préservation de la biodiversité qui devaient à l’époque déjà probablement être les mêmes qu’aujourd’hui) par le Service technique des bases aériennes, puis validé en 1970 par le Comité Interministériel d’Aménagement du Territoire pour remplacer le “déjà” actuel aéroport de “Nantes Atlantique” notamment pour y développer le fret, et aussi un peu pour pouvoir accueillir fièrement le tout nouveau Concorde. Mais si, vous savez, cet avion qui a eu un petit souci le 25 juillet 2000, tuant 113 personnes, et qui ressemblait à un burn-out de cigogne sous extasy avec une paire de Ray-Ban.

S’il semble aujourd’hui – mais je m’avance un peu peut-être – que le projet n’accueillera finalement pas le Concorde, dès mai 1967, les autochtones du crû les plus civilisés pouvaient déchiffrer dans la presse locale avec leurs quelques rudiments de langue française que “La métropole Nantes-Saint Nazaire pourrait devenir le Rotterdam aérien de l’Europe par la création d’un aéroport international de fret au nord de la Loire”. Les hommes politiques et leurs experts avaient parlé. Et tout le monde sait ça, ils tiennent toujours leurs promesses.

 

 

En 1971, une vague histoire de choc pétrolier mit semble-t-il un peu de sable d’embargo de pays arabes de l’OPEP dans le moteur du projet de nouvel Aéroport à Notre-Dame-Des-Landes. Enfin, comme ces problèmes de pétrole sont définitivement derrière nous, ne vous inquiétez pas, l’histoire peut reprendre son cours.

Après ces quelques années de trafic stagnant, dans les années 80 la CCI qui gérait Nantes Atlantique posa la question totalement saugrenue de construire une nouvelle piste perpendiculaire à l’existante, qui eu permis aux avions de ne plus survoler Nantes. C’était sans compter sur l’avis du Conseil général de l’époque qui considéra qu’importaient peu trajectoires rectilignes, sens des vents dominants, et beaucoup moins de nuisances sonores sur la population : “Faisons au plus simple, de toutes façons, après, il y aura Notre Dame des Landes”.

La solution retenue par les experts fut donc de prolonger la piste existante, très mal orientée selon les pilotes et par voie de conséquence selon les riverains qui ne comprennent décidément rien aux expertises des experts agrées par des hommes politiques experts dans l’art d’agréer les experts des expertises.

 

 

Les mêmes experts de prévisions de trafic de l’époque annonçaient donc entre 5 et 9 millions de passagers pour l’an 2000, et comme vous l’avez compris puisqu’ils ne se trompent jamais, l’aéroport de Nantes Atlantique en accueille aujourd’hui 3,2 millions par an.

Heureusement, en 2000, sous le gouvernement Jospin, parce qu’on peut être de gauche et moderne, le projet ressortit enfin des cartons.

Mieux qu’un aéroport de fret, un aéroport international ! Il remplacerait partiellement l’existant restant en fonctionnement pour la société Airbus, qui heureusement pour les riverains ne fait jamais décoller d’avion. Quel rêve merveilleux pour les hommes politiques locaux de s’imaginer accueillir à bras fiscaux ouverts les hommes d’affaires du monde entier apportant la croissance et la mondialisation dans leurs valises en descendant de gros aéronefs sur deux pistes neuves ! Et quel argumentaire économique merveilleux pour un programme de réélection à un mandat local ! Faire décoller et atterrir des avions c’est un peu magique non, vous ne trouvez-pas ?

L’actuel aéroport de Nantes Atlantique .

 

 

La France compte plus de 156 aéroports, contre 44 en Allemagne et 43 en Grande-Bretagne. S’il faut bien qu’on les batte sur quelque chose, c’est fait.

L’aéroport actuel de Nantes-Atlantique s’étend sur 320 hectares. Sa piste mesure 2.900 mètres par 45 mètres, et a été bétonnée en 1939, parce que l’herbe, c’est quand même plus pratique pour jouer au golf que pour faire atterrir mamie qui rentre des Seychelles. Cette piste permettrait d’absorber 35 avions par heure, même s’il n’y en a que 10 à 12 actuellement, mais c’est un argument de gauchiste en tongs pas rasé.

Le décret n° 2001-705 du 31/07/2001 a inscrit l’aéroport de Nantes Atlantique parmi ceux sur lesquels l’Autorité de Contrôle des Nuisances Sonores Aéroportuaires (ACNUSA) a des compétences élargies (10 aéroports en France). Traduction : il casse les oreilles à 42 000 personnes, mais comme  le nouvel aéroport va arriver, on ne va surtout pas construire une nouvelle piste orientée correctement, ni même régler les questions de gestion du trafic aérien.

Forcément, il a toujours un collectif de crypto-anarchistes pilotes de lignes doutant de la pertinence du projet de Notre-Dame-des-Landes pour affirmer que “30 % des avions qui survolent le centre-ville pourraient l’éviter en passant par le sud de l’agglomération”. Comment croire Thierry Masson, cet officier-pilote de ligne de 50 ans basé à Nantes qui a tout du conspirationniste notoire quand il déclare : “Deux tiers du trafic transitent par le sud-est de l’agglomération. J’aimerais bien savoir pourquoi, en arrivant de Limoges, de Poitiers ou de Bordeaux, il faut faire un détour par le nord-est de l’agglomération et survoler le centre de Nantes

Par sa superficie, Nantes-Atlantique a déjà la dimension d’un aéroport international.

 

 

En 2011, pour 60 800 mouvements (les décollages/atterrissages sont un peu les pompes/abdos du contrôleur aérien) l’aéroport à reçu 3,2 millions de passagers.

Sa surface est plus grande que celle de l’aéroport de Londres-Gatwick, qui, par comparaison, assure 280 000 mouvements par an et reçoit 31 millions de passagers, et quasi-égale à celle  de l’aéroport de San Diego, en Californie (USA) qui voit passer annuellement 223 000 mouvements et achemine 17 millions de passagers. L’aéroport de Genève, qui ne possède qu’une seule piste, accueille 10 millions de passagers par an, 170 000 mouvements d’avions, et occupe 340 hectares.

En fait, ce qui sature un aéroport ce n’est pas le nombre de passagers mais bien évidemment le nombre de décollages/atterrissages, et sur ce point Nantes Atlantique est passé de 54 858 mouvements en 2007 à 60 800 mouvements en 2011. En suivant cette courbe, Nantes Atlantique devrait atteindre les 200 000 mouvements en 2750 après la troisième apocalypse, quand Nantes sera devenue la capitale du monde.

Du coup, Nantes-Atlantique a reçu le trophée ERA Award 2011-2012 du meilleur aéroport européen, ce qui est donc une excellente raison pour en construire un nouveau.

 

 

Cerise on the cup-cake, il y a donc une usine Airbus en bordure de la piste de Nantes-Atlantique qui emploie 2300 salariés à la fabrication notamment des radômes (extrémités avant des avions) et des caissons centraux de voilure de toute la gamme Airbus, pièces qui partent pour assemblage à bord du Beluga, l’avion-cargo d’Airbus. Que se passera-t-il pour Airbus si Nantes-Atlantique ferme ? Airbus ne va quand-même pas délocaliser sa production ? La piste sera donc privatisée pour son bénéfice ? A moins – idée lumineuse – qu’on refile l’un des aéroports européens les mieux notés aux bons soins de Vinci, qui saura bien en faire quelqu’usage rentable : les bâtiments de l’aéroport seront peut-être transformés en skate-park, en agence Pôle-Emploi, ou en crèche pour les futurs pilotes de ligne.

“Un aéroport qui réponde aux défis de notre temps”

[Jean-Marc Ayrault]

 

 

Suite à une enquête publique conclue fin 2006, la Commission d’enquête remit en avril 2007 un rapport au préfet de la région Pays de la Loire.

C’est monsieur Bernard Boucault qui était le préfet en poste à l’époque à la préfecture de la région Pays de la Loire. Il avait à peine eu le temps de lire le rapport et de reconnaître le projet d’utilité publique qu’il fut nommé en juin 2007 directeur de l’ENA, jusqu’à 30 mai 2012 où il fut nommé au poste de préfet de police de Paris. Comme quoi même faire les grandes écoles n’empêche pas de finir au poste.

 

 

C’est monsieur Bernard Hagelsteen qui lui succèda le 20 juin 2007 au poste de préfet de la région Pays de la Loire et préfet de la Loire-Atlantique. Une carrière à talonnettes que celle de monsieur Bernard Hagelsteen : en 1984 il devint secrétaire général de la préfecture des Hauts-de-Seine, puis obtint entre 1989 et 1992 le poste de directeur de la police générale à la préfecture de police de Paris, et plus récemment celui de secrétaire général du Comité interministériel de prévention de la délinquance. Proche collaborateur du ministre de l’Intérieur de l’époque, un certain Nicolas Sarkozy, Bernard Hagelsteen avait eu pour tâche de préparer et de défendre la loi sur la prévention de la délinquance, promulguée en mars 2007.

Un mois après l’élection de Nicolas, Sarkozy, il était donc nommé au poste de préfet de la région Pays de la Loire et préfet de la Loire-Atlantique, et héritait donc du dossier du décret d’utilité publique de l’aéroport.

Ce fameux décret d’utilité publique est finalement publié le 10 février 2008, suite à une enquête publique dans laquelle 80 % des contributions faites aux sept enquêteurs étaient opposées au projet. Mais comme on arrête pas le progrès, l’enquête s’est quand même avérée positive pour déclarer une DUP même si sur les sept enquêteurs qui ont fait le travail, deux ont abandonné leur position avant la fin de la commission d’enquête.

 

 

Et puisque la mode était à un truc médiatique appelé Grenelle de l’environnement, le décret comportait la réserve que cet aéroport soit de haute qualité environnementale (norme HQE).

Contesté par la suite devant le Conseil d’Etat, ce décret sera confirmé en 2009 et en 2010.

L’esprit mal tourné pourra s’indigner de ce que la présidente de la section des travaux publics au Conseil d’Etat fut Madame Marie Dominique Monfraix, épouse du préfet Bernard Hagelsteen en charge du décret en question, alors qu’il s’agit bien évidemment du fruit du hasard. Un hasard qui valait bien que Madame Monfraix-Hagelsteen fut élevée au grade de Commandeur de la Légion d’honneur le 13 Juillet 2009, ce qui n’a strictement rien à voir, nous ne salirons pas ici la mémoire une femme irréprochable, décédée depuis.

 

 

Le hasard total également si son époux désormais veuf monsieur Bernard Hagelsteen a pris sa retraite le 1er décembre 2011 pour devenir non pas conseiller à la Cour des comptes comme il l’avait annoncé initialement, mais conseiller auprès du DG de Vinci Autoroutes, puis responsable des péages pour ASF, filiale de Vinci. Vinci en charge du projet du nouvel aéroport. Tout ne peut pas être dramatique, le hasard fait parfois bien les choses, n’en déplaise à la loi dite de pantouflage concernant les représentants de l’état.

Les scénarios d’optimisation de l’aéroport existant de Nantes-Atlantique n’ont pas été posés, les solutions alternatives n’ont pas été étudiées : aucun intérêt, puisqu’on fait l’aéroport Grand-Ouest de NDDL. Quand au Grenelle de l’environnement, qui préconisait l’étude de solutions alternatives pour les projets à fort impact environnemental, c’est de toute façon aujourd’hui un truc complètement dépassé, d’ailleurs on en parle même plus à la télévision. J’en ai discuté avec un lobbyste du bétonnage pas cher, on vous jure mordicus que la norme HQE ça sert à rien.

 

 

Alors certains viendront braire que la vraie motivation pour ce projet en 2000 a été de faciliter une opération de rénovation urbaine importante dont une partie se situait dans le périmètre des nuisances sonores de l’actuel aéroport. Et vont s’imaginer que pour ne pas s’embarrasser de contraintes d’insonorisation trop fortes, on préfère se débarrasser de l’aéroport et en construire un nouveau.

Et pourquoi pas aussi fantasmer sur les soit-disant appétits économiques des soit-disant lobbies du BTP, tout ça parce que les Président et Directeur général de VINCI ont pu faire ensemble quelques voyages au Cambodge avec monsieur Thierry Mariani.

Écoutez plutôt Jean-Marc Ayrault, un homme qui a eu une vision prophétique de la magnificence de Nantes et lui souhaite “un aéroport qui réponde aux défis de notre temps”. Mais si, vous savez, Jean-Marc Ayrault, l’homme qui a réussi à rendre François Fillon charismatique : ancien maire PS de Nantes depuis 1989, ancien député, ancien président du groupe socialiste, il est aujourd’hui conseiller municipal de Nantes, conseiller communautaire de Nantes Métropole (qui participe au financement du projet) , et accessoirement semble-t-il 1er ministre.

Nantes-sur-Ayrault la sublime, nouvelle capitale française : Pensez-donc, avec 1 650 hectares cet aéroport de Notre Dame des Landes (toutes infrastructures comprises) sera donc plus grand que la surface aéroportuaire de Roissy Charles de Gaulle qui accueille sur 1 400 hectares 540 000 mouvements d’avions et 55 millions de passagers par an (pour une surface totale de 3.257 hectares). Si avec ça Nantes-sur-Ayrault ne devient pas Nantes-sur-Ayrault-la-magnifique …

Veni, Vidi, Vinci

Donc, le 30 décembre 2010, Thierry Mariani, secrétaire d’Etat chargé des transports, a paraphé le contrat de concession du nouvel aéroport Grand-Ouest. Signé par la société concessionnaire des aéroports du Grand Ouest, filiale de VINCI Concessions (85 %), en partenariat avec la Chambre de Commerce et d’Industrie de Nantes (10%) et Entreprise de Travaux Publics de l’Ouest (ETPO – CIFE) (5 %), il est entré en vigueur le 1er janvier 2011.

 

 

Comme un bonheur n’arrive jamais seul, Vinci a obtenu la reprise de l’exploitation des aéroports de Nantes-Atlantique et de Saint-Nazaire Montoir, en plus de la conception, le financement, la construction, l’exploitation et la maintenance du nouvel aéroport du Grand Ouest Notre-Dame des Landes pour une durée de 55 ans.

Ce projet ultra-moderne déposé par Vinci présente deux pistes de 2.700 et 2.900 mètres : trop courtes pour y faire atterrir des A 380, mais comme les gros porteurs ne sont pas trop à la mode, on s’en dénoyaute la cerise. Puisqu’on vous dit que c’est ultra-moderne. Faut suivre un peu.

Deux pistes pour 4 millions de passagers. Une bande de sauvages autochtones qui vit là-bas, l’ACIPA (Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d’Aéroport de Notre Dame des Landes) soutient qu’il n’existe aucune règle européenne allant dans ce sens. Peut-être, mais qu’est-ce qui leur dit que demain on ne va pas construire 8 pistes supplémentaires à Roissy, avec 60 millions de passagers sur 4 pistes ? Le bon sens n’est pas toujours près de chez vous, vous diront les experts.

 

 

Le projet devrait coûter 561 millions d’euros (aucun budget de dépassement n’a été prévu vu que ça n’arrive jamais sur des gros chantiers), ce qui heureusement en période de crise est une somme tout à fait modeste parfaitement employée. Ce n’est pas comme si avec 561 millions d’euros on pouvait créer des logements, financer des projets écologiques, faire de la recherche… Une paille donc, mais dans l’oeil.

La répartition de l’enveloppe globale s’établit comme suit :

  • Vinci apporte autour de 310 M€ des 441 M€ évalués pour la réalisation de la plateforme aéroportuaire qui se répartit comme tel :

- 100 millions d’euros c’est le résultat du bénéfice fait sur Nantes Atlantique entre 2010 et 2017 (sic!)
- 100 millions d’euros empruntés sur les marchés financiers cautionnés par les collectivités locales, noir sur blanc dans le cahier des charges (re-sic!)
- 100 millions d’euros des actionnaires de Vinci avec un rendement annuel de 12 % imposé.(re-re-sic!)

  • L’Etat (130,5 M€) et les collectivités publiques (115,5 M€) se sont engagés sur une contribution publique totale de 246 M€, financement partagé au travers d’un syndicat mixte comprenant :

- Les Conseils régionaux des Pays de la Loire (40,4 M€) et de Bretagne (28,9 M€),
- Le Conseil général de Loire-Atlantique (23,1 M€)
- Nantes Métropole (17,9 M€)
- La communauté d’agglomération de Saint-Nazaire (2,9 M€) et celle de La Baule-presqu’île de Guérande (2,3 M€)

 

 

On rappellera tout de même que lors du débat public de 2002-2003, le baril de pétrole (brent) était entre 30 et 40 dollars. Aujourd’hui c’est plutôt autour de 100 dollars le baril, mais ça n’a évidemment aucune sorte d’importance.

Cinq enquêtes publiques se sont déroulées du 21 juin au 7 août 2012. Quelque 400 contributions ont été déposées ou envoyées aux commissaires enquêteurs, et certains viendront chicaner sur “la précipitation à organiser l’enquête pendant l’été, avant l’entrée en application de la réforme des enquêtes publiques, ce qui a permis à l’Etat d’organiser la procédure conformément à l’ancienne règle, alors que la nouvelle aurait permis une instruction plus longue”.

Il y aura bien des pisse-froid pour venir arguer également que les centaines d’hectares requis pour le nouvel aéroport sont des zones humides, en tête de deux bassins versants, que leur artificialisation est contraire aux dispositions du SDAGE Loire Bretagne.
Que normalement ce projet ne peut satisfaire aux exigences de la loi sur l’eau, mais heureusement l’Etat et Vinci proposent une solution, dite loi-du-contournement-de-la-loi, qui permettrait de passer outre : le concessionnaire Vinci-Aéroport du Grand Ouest aurait recourt à des « unités de compensation zones humides » calculées selon des coefficients de 0,25 à 2 pour évaluer l’intensité de la réponse compensatoire des mesures.

 

 

Bon ok, c’est un peu violer la loi française et la directive européenne cadre sur l’eau, parce que normalement une zone humide détruite doit être compensée par deux hectares construits sur le même bassin versant, or ici toute la zone du projet et ses alentours sont classés en zones humides. D’accord, il n’est donc pas possible de compenser, l’approche retenue par AGO en termes de fonctionnalités n’est pas viable, mais bon puisqu’on vous dit que tout ça c’est pour le développement économique. L’état a bien le droit de contredire ses propres directives, sans compter qu’en 2012, on s’en fout de l’eau, après tout.

Les indemnités proposées aux propriétaires qui sont priés de dégager illico de la zone avant l’arrivée des pelleteuses sont de 16 centimes par m². Quand on sait que l’un d’eux a par exemple acheté son terrain 24 centimes par m² en 1977, ça laisse rêveur.

Il paraîtrait aussi que le marché des émissions de CO², qui renchérit le coût de l’aviation, a été omis dans les études. Comme ces trucs de CO² sont encore de lubies de baba-cools avec des fleurs sur leurs sandales en cuir, on en tiendra évidemment pas compte.

 

 

D’autres empêcheurs de bétonner en rond viendront pérorer que la concurrence du TGV n’a pas été prise en compte. Mais qui prend encore le TGV entre Nantes et Paris de nos jours ?
Et comme si la nouvelle liaison TGV Rennes-Paris prévue pour 2020-2025 allait inciter beaucoup de Rennais à prendre l’avion à Paris plutôt qu’à Notre-Dame-des-Landes. N’importe quoi.

D’autres encore vous expliqueront que la construction du tram/train depuis Nantes, estimée à 150 millions d’euros, n’est pas prise en compte dans le projet, alors que ses effets sont inclus dans le calcul de bénéfices pour la société Vinci. C’est juste parce qu’ils ne savent pas anticiper sur les bénéfices que réalise le privé à partir des investissements des deniers publics. En attendant, vous viendrez à l’aéroport en voiture et vous paierez le parking, à Vinci bien sûr, qui a obtenu le passage dans le projet de 7 000 à 11 000 places de parking tandis que les pistes ont été revues à la baisse faute de moyens.

 

 

En terme d’emploi, de drôles de sbires contestent l’étude estimant que 1000 emplois sont crées par million de passagers tout ça parce qu’elle se base sur les statistiques des trois grands hubs internationaux qui comptent également le fret, alors qu’en France, pour les aéroport régionaux la norme est de 256 emplois par million de passagers. Les gens sont vraiment tatillons quand il s’agit de leur boulot, c’en devient pénible.

A contrario, l’étude de Déclaration d’Utilité Publique nous explique – c’est un ravissement sans égal quand on fait de la politique – que l’aéroport Grand-Ouest de Notre-Dame-des-landes rapportera entre 600 et 700 millions d’euros à la collectivité. N’en déplaise à l’étude du cabinet CE-Delft de 2011.

 

 

D’ailleurs qui s’intéresse à l’avis d’un cabinet hollandais, organisme indépendant de recherche et de conseil spécialisé dans les solutions innovantes aux questions environnementales, qui alerte sur les risques d’un déficit entre 90 millions et 600 millions d’euros selon les scénarios, et auteur il y a quelques années d’un rapport ayant contribué à l’abandon de l’extension de l’aéroport d’Heathrow à Londres ? Surtout quand il conclue que l’optimisation de Nantes-Atlantique apparaît plus génératrice de richesses pour la France que la construction d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Franchement, on s’en fout un peu, qui va aller tenir compte de ça, sérieusement ?

Certainement pas Vinci, qui nous propose un monde merveilleux à Notre-Dame des landes :

De 4 millions de passagers à la mise en service, le trafic (actuellement 3,2 millions par an à Nantes-Atlantique) passera à “9 millions de passagers par an d’ici 2065” (ils sont aussi fins démographes). C’est promis. Vinci réduira aussi “la consommation d’énergie par 3 par passager”. Vinci utilisera des “techniques de construction innovantes pour l’ensemble du chantier”. Vinci aura un “bilan carbone positif sur la durée du projet en intégrant la construction”. Vinci est tellement balèze qu’à l’extérieur, “les jardins diffuseront les parfums spécifiques des essences locales” (si si, c’est dans le projet). Comment ne pas être émerveillé par l’odeur de la nature en patch ? Encore un peu de forcing et les agriculteurs du coin pourront même peut-être négocier des horaires de diffusion des odeurs de bouse de vache, ça leur rappellera le bon vieux temps.

 

Libérer des terrains de l’aéroport Nantes-Atlantique, dans cette partie sud-ouest de l’agglomération répond surtout à une logique d’aménagement global (en fait l’aéroport nous emmerde un peu dans nos projets) : “Selon l’Insee”, répète le commandeur Jean-Marc Ayrault, “Nantes accueillera 150 000 habitants supplémentaires d’ici 2030”. En urbanisme, on appelle ça régler le problème par le vide. En politique et nombre de voix, on appelle ça régler le problème par le plein.

Et qui vient d’obtenir la concession de cinq aéroports de l’Ouest, et aura le droit de construire de nouveaux quartiers sur les terrains libérés par l’ancien aéroport de Nantes Atlantique ?
Vinci, bien sûr. (Vous aviez deviné ? vous avez gagné le droit de financer le projet NDDL).

Décidément, nos politiques sont des génies, mais les gens de chez Vinci, ils sont vraiment trop forts.

PS : On me dit que sur place, le dialogue bat son plein, emmené par un Manuel Valls grand amateur de débats démocratiques. Vous pouvez donc dormir sur vos deux oreilles, en comptant les avions.

Ressources :

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