Notre Dame des Landes

Dimanche 20 juillet 2014 7 20 /07 /Juil /2014 23:04

 

Source : www.reporterre.net

 

 

A Nantes, la justice reconnait enfin l’inanité des poursuites contre les militants anti-aéroport

Nicolas de La Casinière (Reporterre)

samedi 19 juillet 2014

 

 

 

 

Les juges nantais ont enfin arrêté de se couvrir de ridicule : ils ont reconnu que les charges policières assemblées contre des militants anti-aéroport de Notre Dame des Landes ne tenaient pas debout. Relaxe, donc, ce vendredi 18 juillet. Enfin, presque : il y a quand même condamnation pour refus de prise d’ADN...


- Nantes, correspondance

Ils étaient quatre militants à comparaître ce vendredi 18 juillet devant le tribunal correctionnel de Nantes, accusés d’association de malfaiteurs et accessoirement de recel de deux lampes frontales. Devant un tel montage policier et des qualifications de poursuites aussi peu ancrées sur des preuves, le tribunal n’a pu que les relaxer de ces charges. En revanche, ils ont tous été condamnés à trois et quatre mois de prison avec sursis pour avoir refusé les empreintes digitales, les photos anthropométriques et les prélèvements ADN. Comme quoi, quand toute l’accusation s’effondre, il reste toujours, quoi qu’il arrive, le délit de se soumettre au fichage.

Le procureur demandait des peines de six à dix mois de prison avec sursis, et, pour les quatre, une interdiction de paraître en Loire-Atlantique pendant deux ans. Le tribunal ne l’a pas suivi.

L’après midi a débuté comme les précédentes audiences, dans la même atmosphère de déploiement policier autour et à l’intérieur du palais de justice. Double filtrage serré à l’entrée du tribunal, fouille par des vigiles, puis nouveau filtrage par des policiers caparaçonnés à l’entrée de la salle d’audience. Une poignée de militants admis à l’intérieur dans une salle au tiers vide.


- Policiers partout… -

Deux lampes électriques ? Association de malfaiteurs !

Ils ont été arrêtés par la BAC sur le périphérique nantais le 17 juin dernier. La fouille du coffre inventorie trois talkie walkie, une perceuse, une pince monseigneur, six antivols, deux lampes frontales. Il y a aussi deux caisses de cidre artisanal mais là, franchement, la police ne voit pas quoi en faire dans sa procédure. Le matériel retenu pourrait ressembler au petit nécessaire dédié à l’ouverture d’un squat. Mais pour l’accusation, il fallait à tout prix associer ces preuves à un délit passible de cinq ans de prison.

C’est là toutes les contradictions d’un montage judiciaire : partir du but à atteindre en tentant de le légitimer par des preuves. Pour arriver à ses fins, c’est à dire caractériser peu ou prou une « association de malfaiteurs », le parquet devait réunir trois conditions.

La première est que l’entente ait servi à préparer un crime ou un délit suffisamment important pour mériter cinq ans de prison. Si le délit est moins important, donc moins tarifé par le code pénal, impossible de légitimer l’association de malfaiteurs. Les autres conditions sont l’existence d’un groupe constitué, tenant des réunions successives, attestées par des écoutes téléphonique ou des procès verbaux de surveillance policière. Troisième condition ; verser au dossier des éléments matériels, des armes par exemple, prouvant qu’un crime va être commis.

Pique-nique sur les marches du palais ? Attroupement armé !

Ici, aucun des trois prérequis n’était établi. Pas de réunions préparatoires attestant d’une ferme intention de commettre un délit grave, pas d’armes, et une éventuelle ouverture d’un squat n’étant pas assez grave, on a inventé une « participation à un attroupement armé », en l’occurrence un rassemblement festif sur le parvis du palais de justice, au cours duquel aucune intervention policière n’a eu lieu et encore mois d’interpellation de joueurs de ballon ou de convives du repas collectif servi au soleil. Pour coller aux accusations, la présidente du tribunal s’est vue contrainte de reposer à chacun la question assez peu plausible de savoir s’il ou elle avait le projet ferme de venir attaquer et dégrader le palais de justice.


- L’audience -

Du point de vue de l’intention judiciaire, la construction tourne à la pantalonnade. « Vous avez juste quatre amis, militants, mais ni l’amitié, ni la solidarité ne sont des délits" a souligné Me Benoit Poquet qui défendait les deux jeunes femmes du groupe. Il a dénoncé la « frénésie sécuritaire », et la « précipitation » du dossier d’accusation « fondé sur des présomptions et des déductions qui font mauvais ménage avec la rigueur du code pénal ». Ainsi s’est effondré l’échafaudage supposer faire tenir debout l’association de malfaiteurs, habituellement utilisée contre les réseaux de drogue ou le banditisme.

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 


 

 

 

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Dimanche 20 juillet 2014 7 20 /07 /Juil /2014 22:11

 

 

Source : zad.nadir.org

 

 

Infos du 14 au 20 juillet

samedi 19 juillet 2014, par zadist

 

 


Tant que la situation est calme, on continue les infos régulières sur un rythme plus détendu d’un article par semaine, mis à jour tous les 2-3jours. Si quelque chose s’accélère, on donnera de nouveau les nouvelles en temps réel. écoutez les nouvelles transmises par radio klaxon en streaming.

Si vous voyez des mouvements de police anormaux autour de la zone, contactez-nous ! sur le numéro d’urgence au 06.43.92.07.01.

[ZAD AntiRep NDDL]
Actuellement deux personnes sont en prison suite à la manif’ du 22 février : E. purge une peine de 1 an, puis S. de 4 mois.
Pour leur écrire du courrier ou les soutenir financièrement, contactez le Comité de Soutien aux Inculpé-e-s à l’adresse suivante : Le Gué - 44220 Couëron.
Prochains rassemblements devant le tribunal de Nantes : ... 10, 16, 18 juillet


[Appel à matos et connaissances]
Nos potagers vont d’ici peu regorger de courgettes. Comme on a pas envie des les perdre, on voudrait pouvoir les transformer en revigorante soupes que l’on pourra apprécier avec délices à l’automne et pourquoi pas jusqu’à l’hiver si on en fait assez. Mais pour ça on a besoin de contenant : Si vous avez des bocaux qui trainent dans votre grenier, placard ou cave, si vous êtes gros-se consommateur-trice de jus de fruits (ceux dans une bouteille en verre à ouverture large) et que vous ne réutilisez pas les bouteilles, vous pouvez nous les apporter aux Fosses noires ou au Dôme (au fond du champ Rouge et Noir à gauche de la grande serre), on sera ravi des le remplir !

On est quelques-un-e-s à avoir aussi envie de nous lancer dans l’aventure de "Fabrique tes pâtes toi même", si vous savez où on peut trouver du matériel pour faire ça en moyenne quantité et surtout si vous avez déjà mis en place des installations pour faire du séchage Do It Yourself et que vous avez envie de partager ça, bienvenue également au Dôme ou aux Fosses Noires.


Dimanche 20 juillet

- A lire : Communiqué suite au blocage de la 4 voies Nantes-Rennes "L’action d’hier n’est qu’un avant gout de ce qui pourrait se passer au niveau régional"

- Une appel a été lancé pour se réunir le 20 septembre 14h à nantes. Une appel a diffusé largement. Pour co-signer cette appel vous pouvez écrire un mail à col.reze.contre.aeroport.nddl@riseup.net. Soyons nombreuse.

- Texte d’appel de l’assemblée antinucléaire de l’ouest : Antinucléaires ? Pasque !

- TIré d’un article éDe Nantes en février 2014, faire retour à Gênes en juillet 2001" par Élodie Tuaillon-Hibon : "

/.../ Comme le dit le professeur Salvatore Palidda : « Ce qui s’est passé au G8 de Gênes ne fut pas une banale succession d’erreurs et d’actes maladroits de la part des policiers et de violences programmées par le Black bloc ou les “no-global”. Ce fut la tentative (tenue en échec par des années de dénonciations venues des manifestants victimes) d’expérimenter une gestion militarisée de l’ordre public. C’est-à-dire un plan précis qui aurait voulu écraser, par le recours à la violence la plus brutale et les coups montés, une protestation qui était en train de devenir trop populaire et mondiale et que les grands pouvoirs du monde ne voulaient plus tolérer. » Pour ce sommet du G8 tout fut soigneusement préparé à l’avance. Interdire entièrement toute une partie de la ville ne fut pas la moindre des décisions préparatoires. /.../".

GAZA
- On ne diffuse pas beaucoup de information sur la situation a GAZA. Pas de sources assez fiable a trouver sur le net entre les tonnes d’informations qui tournent. Il y a aussi beaucoup de confusions autour de publications d’images. Ici un article sur indymedia nantes de 13 juillet : Cinquième jour de l’offensive militaire israélienne sur la bande de Gaza. Aujourd’hui c’est le 12ieme jour. ici un live stream de la situation la bas : http://www.livestream.com/activistworldnewsnow

Samedi 19 juillet

- Procès de la semaine passée : réactions et revue de presse

- La peur comme seul argument de l’accusation par la Legal Team et le Carila
- Comment transformer un citoyen engagé en coupable (Comité de Cap Atlantique contre le Projet d’Aéroport - Guérande)
- Contre les militants de Notre Dame des Landes, la justice devient folle par Nicolas de la Casinière (Reporterre)
- A Nantes, la justice reconnait enfin l’inanité des poursuites contre les militants anti-aéroport par Nicolas de la Casinière (Reporterre)
- Notre-Dame-des-Landes : les opposants font un barrage de pneus enflammés sur l’axe Nantes-Rennes (Le Monde)
- Aéroport Relaxes partielles pour les opposants jugés ce vendredi (Presse Océan)
- Justice. Quatre militants anti-aéroport partiellement relaxés (Ouest France)

A propos des flash-balls : « Interdire ces armes pour les manifs » dans Libération

Vendredi 18 juillet

- Ce matin, la 4 voies Nantes-Rennes a été bloquée par un feu de pneus et une banderolle déployée en solidarité avec les inculpé-e-s

- Et voila que nous recevons des nouvelles de Greg, condamné mercredi dernier à plus d’un an de prison ferme à la suite d’un procès partial, sur la base de preuves trafiquées et de photos peu convaincantes. Il avait fait le choix de partir du tribunal au moment du délibéré, s’évitant ainsi l’immédiate mise au dépot ordonné par la juge. C’est donc en liberté, apparamment entouré d’ami-es, qu’il nous envoie ce message, que nous relayons et un appel à solidarité.

- Quant au procès d’aujourdh’ui, les 4 personnes jugées ont été relaxées des chefs d’accusation principaux : "association de malfaiteurs" et "vol de frontales". Elles ont par contre été condamnées pour refus de donner aux flics leurs ADN, et leurs photos et empreintes. Lire un compte-rendu du procès.

- Quelques images du tribunal de Nantes lors du procès de S. (incarcéré) le 7 juillet dernier.

- Puis des images du rassemblement en soutien à O. le 10 juillet.


Jeudi 17 juillet

- Aujourd’hui comme hier prédomine la colère contre la "justice" de classe et le rendu des derniers procès. Encore un demain, rdv nombreu-ses à 14h devant le tribunal de Nantes pour soutenir les 4 personnes qui comparaissent.

Heureusemement la solidarité reste de mise. Ainsi à DIjon, d’où nous vient le récit suivant :

Dijon-nddl : soutien aux inculpés du 22 février

Ce matin (mercredi), une manifestation à vélo est partie des lentillères à Dijon. Des jardinier.e.s et habitant-e-s du quartier et d’ailleurs, réuni-e-s depuis le 10 juillet à l’occasion d’un chantier collectif, avaient en effet décidé de raccompagner aux portes de la ville une cyclo-caravane se rendant à Notre Dame des Landes. A l’occasion de cette excursion, l’"amicale dijon-notre dame des landes" a proposé un petit détour en ville. En effet, depuis quelques mois la justice attaque Notre dame des Landes, cherche à faire accepter de nouveaux dispositifs répressifs et envoie en prison des manifestant.e.s du 22 février. Elle vient les arrêter chez eux/elles des mois après en croisant des fichages politico-policiers et de mauvaises photos. (voir : http://paris.indymedia.org/spip.php?article15501). Ici, nous trouvons tout cela fort triste et préoccupant pour l’avenir des luttes dans ce pays, et considérons que le mouvement né sur la zad ne devrait laisser personne derrière lui, surtout entre les mains de la police.

Comme nous aurions aimés être à Nantes aux cotés de ceux et celles qui se sont rassemblés cet après-midi pour le procès de Douglas, manifestant du 22 février (voir : http://vimeo.com/99171877 ), nous avons décidé d’aller marquer notre solidarité auprès du tribunal local.

Quelques dizaines de personnes y ont déployé des banderoles en musique et rajouté un peu de déco sur les tristes murs de la justice, ce qui a contrarié quelques peu un citoyen vigilant et un vigile susceptible et féru d’art martiaux. Nous avons aidé ce dernier à retrouver son calme avant de reprendre la route, mais qui sait ? Peut-être l’"amicale dijon - notre dame des landes" va-t-elle se voir poursuivie à son tour d’"association de malfaiteurs en vue d’organiser un attroupement armé", comme les 4 personnes qui passeront en procès le 18 juillet. Celles-ci auraient bien voulu participer, il y a un mois de cela, à un banquet et à un match de foot devant le tribunal de Nantes pour soutenir un camarade, mais elles avaient été arrêtées préventivement par les fins limiers de la BAC. (voir : http://zad.nadir.org/spip.php?article2505). Une autre opportunité pour que se multiplient les gestes de solidarité en cette fin de semaine !

L’amicale Dijon-Notre dame des landes bat le pavé et restera au coté des inculpé.e.s du 22 février.

- Un message de soutien de Limoges : Le comité de soutien 87 (Limoges) à la lutte contre le projet d’aéroport de NDDL , qui a aussi participé activement et physiquement à la caravane des convergences contre les GPII, exprime son soutien militant et solidaire sans faille, contre toute les politiques de criminalisations répressives qui se mettent en place quotidiennement frappant de manière totalement démesurée, injustifiée et abusive contre tous ceux et celles qui s’opposent légitimement à toutes les formes de répressions. Nous soutiendrons les lanceurs d’alerte, les militants, les syndicalistes et les citoyens qui s’opposent et refusent de subir un diktat qui s’éloigne de jour en jour de la véritable démocratie, ils ne doivent pas être les victimes d’un système dont-ils ne sont pas responsables ! Nous resterons unis, solidaires et déterminés contre toutes ces discriminations et nous les combattrons vivement.

Des nouvelles d’ailleurs :

- on a reçu un appel à réoccupation de la zone du Testet

- Calais : le squat ouvert la semaine dernière et investi officiellement lors de la manif de samedi dernier (récit sur l’excellent site passeur d’hospitalités) tient toujours ! Il n’est donc plus expulsable hors procédure comme on pouvait le craindre puisqu’aujourd’hui il est impossible de nier qu’il est occupé depuis plus de 48h. Lors de l’ouverture on pouvait entendre des propos réjouissants de la part d’une responsable associatif qui déclarait que 6 mois auparavant elle s’opposait aux squats comme solution politique et que désormais elle n’en voyait plus d’autres. En ce début de semaine plus de 30 assos ont écrit un manifeste revendiquant la nécessité d’ouvrir des squats pour répondre aux besoins de logements des migrants et soutenant l’ouverture du nouveau lieu impasse des Salines.

N’hésitez pas à y passer il reste beaucoup à faire et tout soutien est bienvenu (humain, matériel ou financier). Suivez l’info sur le site des No Border, https://calaismigrantsolidarity.wordpress.com/


Mercredi 16 juillet

communiqué de la LegalTeam et CARILA :

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Aujourd’hui s’est tenu le procès d’un des inculpé.e.s suite à la manif du 22. Nous étions 400 répondant.e.s à l’appel du rassemblement devant le tribunal dont 200 casqués et armés, qui d’ailleurs nous ont bloqué l’accès au tribunal, puis à la salle d’audience. Il a fallut que les avocats négocient pour que 22 d’entre nous rentrent.
Malgré l’expertise douteuse d’un expert douteux,
malgré la description des keufs qui ne correspondait pas à l’accusé,
malgré le fait qu’il n’était pas à Nantes ce jour là,
il se prend 18 mois de prison dont 6 avec sursis assortis d’un mandat de dépôt (c’est à dire qu’il va direct en taule), une interdiction de paraître en loire-atlantique, une interdiction de porter une arme et une obligation de dédommager la fram d’environ 20 000e.
Alors que le proc avait requis 1 an de prison ferme, la juge a rajouté 6 mois de sursis mise à l’épreuve, ce qui implique un suivi judiciaire qui durera 3 an après son passage en taule assortit d’une obligation de travailler.
Lors du délibéré G. a disparu, la juge a donc prononcé un mandat d’arrêt.
Cours vite poto !
Que crève la taule et la justice.

La legal team et le CARILA (Comité Anti-Répression Issu de la Lutte Antiaéroport)

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Mardi 15 juillet

rdv demain à 14h devant le tribunal, départ en covoiturage du carrefour de la saulce à 12h

des nouvelles d’ailleurs

- Calais  : occupation d’une usine désaffectée

A Calais, dix jours après la rafle du 2 juillet, quelques 300 personnes - migrant.e.s et soutiens - se sont installées dans une usine désaffectée (au 10 impasse des Salines à Calais) à l’issue de la manifestation de samedi après-midi.
Les résidents appellent sympathisant.e.s et militant.e.s à se rendre d’urgence sur place de façon à soutenir cette initiative et à dissuader les forces de police d’effectuer une nouvelle évacuation illégale.
Contacts militants calaisiens :"noborder-groupelocal-calais@hotmail.fr", "terrederrance@mon-asso.org", "contact@associationsalam.org"

- à Paris, le Transfo est expulsable :
LE TRANSFO est un squat ouvert depuis novembre 2012, au 57 avenue de la République à Bagnolet, dans lequel est née -entre autre - la cabane de la transfu ... Le jour de l’expulsion, rendez-vous devant le Transfo le plus rapidement possible. Un rassemblement aura également lieu à 18h à Gallieni le soir même.
Les infos et RDV seront publié sur le site du Transfo et sur Paris Luttes Info. transfo.squat.net

- à Bobigny : renvoie devant le tribunal correctionnel de trois policiers pour " cas avéré de violence en réunion par des policiers armés de flashball"
" Le renvoi de plusieurs policiers devant les Tribunaux est trop rare pour que la partie civile ne s’élargisse, au moins symboliquement, aux autres victimes de la police et laissés pour compte de la justice.
Trouvons la force de nous défendre collectivement à l’intérieur comme à l’extérieur des tribunaux.
http://collectif8juillet.wordpress.com "

tout l’article à lire ici

Lundi 14 juillet

[NDDL]
- Manif de solidarité avec les prisonniers de la lutte anti-aéroport et tous les autres – 12 juillet 2014.

"Ces quelques mots échangés étaient de trop pour les policiers, qui lancèrenet quelques grenades lacrimogènes. Ces dernières mirent d’ailleurs le feu à quelques broussailles déjà séchés par le vent et le soleil. La fumée qui s’en suivi mis, hélas, définitivement fin à notre conversation"

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Mardi 8 juillet 2014 2 08 /07 /Juil /2014 20:02

 

 

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A Notre Dame des Landes : « Vivons l’instant présent »

Flora Chauveau (Reporterre)

mardi 8 juillet 2014

 

 

 

Le projet d’aéroport s’essouffle et permet de commencer à réfléchir sur l’après : que faire de tout ce qui a été créé durant ces années de lutte ? Un questionnement omniprésent durant le rassemblement estival sur la Zad, les 5 et 6 juillet.

 


 

- Notre-Dame-des-Landes, reportage -

De la pluie fine et persistante, de la boue dans les allées. Des gens en botte, des gens nus pieds maculés. Une odeur de grillade, le son des concerts de Miossec, Sanseverino, Pigalle. Des cerfs-volants dans le ciel, de grands débats sous les chapiteaux.

Et dans les discussions, récurrent, le thème de l’avenir de la Zad, la zone à défendre contre le projet de l’aéroport du Grand Ouest. Que faire, si toutefois le projet était abandonné ? Que faire des terres, des cabanes, du lien entre les habitants, différents mais unis dans une lutte commune ?

 

Personne ne souhaite un retour à la vie normale

Sous un barnum, au milieu d’un pré d’herbe humide, une vingtaine de personnes s’est assemblée en rond, pour en discuter. Ici, des membres de comités de soutien, là des paysans et quelques occupants de la zone. Personne ne souhaite un retour à la vie normale, si le projet est abandonné : rentrer chez soi, bien au chaud et se remémorer les années de luttes. Non, il y a ici une dynamique qui ne demande qu’à perdurer : celle d’une construction commune, lieu de partage et de vie.

 

 

Pourtant, au cours des discussions, des divergences apparaissent. « Pourquoi pas essayer de classer la zone en site Natura 2000 ? » « Ce serait entrer dans le système, nous imposer des règles et des contrôles ! » « Pourquoi ne pas en faire un lieu d’expérimentation pour les jeunes, au niveau européen ? » « On ne veut pas devenir un musée ni accueillir seulement des jeunes ! ».

Il y a, d’un côté, ceux qui souhaiteraient s’inscrire dans un cadre légal en régularisant ce qui s’est construit jusqu’ici. Et il y a ceux qui veulent que la Zad reste une « zone libre ». « Si les terres sont reprises, redistribuées de manière conventionnelles, les cabanes seront détruites, les expérimentations vont disparaître », insiste une jeune participante. Une habitante des lieux se lève. « Cette illégalité est précieuse, elle nous permet de faire beaucoup de choses ».

Une cohabitation qui fonctionne


 

Beaucoup de choses et notamment se lier aux agriculteurs et aux habitants du coin, malgré les différences et les conceptions dissemblables du monde. Ce lien, on le sent fort ce dimanche, à la ferme de Bellevue.

Occupée depuis janvier 2013, elle accueille en ce deuxième jour de fête une discussion sur la façon d’habiter et de faire vivre une ferme commune dans un territoire en lutte. Il fait beau, aujourd’hui. Sous un Tivoli, proche du hangar qui abrite le foin, occupants et paysans se taquinent, se sourient. Parfois, les plus anciens éclatent de rire aux interventions drôles et spontanées des jeunes occupants. La cohabitation entre tous n’est pas toujours rose mais elle fonctionne.

Gérer les terres collectivement...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 


 

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Lundi 7 juillet 2014 1 07 /07 /Juil /2014 18:47

 

 

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A Notre Dame des Landes, un week-end de partage et d’enthousiasme

Marie Astier et Vladimir Slonska-Malvaud (Reporterre)

lundi 7 juillet 2014

 

 

 

Près de vingt mille personnes se sont retrouvées à Notre Dame des Landes ce week-end. Malgré une pluie qui n’a laissé place que dimanche après-midi au soleil, la bonne humeur était partout - et la réflexion, au long des nombreux débats. Reportage en sons et en images.


- Notre-Dame-des-Landes, reportage

Sous la pluie, la campagne est verte et humide. La route est étroite, deux voitures peuvent à peine se croiser. Après quelques lacets entre les champs et les bosquets, on pourrait craindre de se perdre mais des bénévoles en gilets jaunes apparaissent à un carrefour. En file indienne, les voitures sont orientées avec précision vers les parkings déjà boueux. Un tracteur vient amener du vieux foin pour éponger la gadoue. Le festival de Notre-Dame-des-Landes, ou « festiZad », du nom de la zone à défendre, semble organisé par des pros.

Mais pour entrer, pas besoin de tickets. Dans une petite caravane les bénévoles de l’Acipa demandent une participation libre aux frais d’organisation : chacun donne selon ses moyens. Dès le premier champ, une flopée de stands associatifs et politiques accueillent les visiteurs. Des Naturalistes en lutte (ils recensent la biodiversité de la Zad) au parti politique Nouvelle Donne, en passant par Greenpeace, la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes rassemble une diversité d’organisations.

Même des intermittents du spectacle ont monté leur chapiteau. Un mégaphone nous invite à un spectacle de marionnettes. Polichinelle armé de son bâton part à la poursuite d’un avion qui l’assaille.

"- Mais où est-il ?
- A ta gauche !"
crient les enfants :

Ecouter ici :

D’un coup de bâton, il l’envoie à terre. Paf ! « Il n’y a plus d’avions », conclut, satisfait, Polichinelle.

Dans le champ voisin, plusieurs chapiteaux colorés ont été dressés pour abriter un programme de débats plutôt touffu. On comprend qu’ici, on est avant tout là pour débattre, échanger, réfléchir, se cultiver... Les banderoles dénoncent d’autres grands projets inutiles : la LGV Lyon-Turin, le centre de déchets d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure ou l’usine des 1.000 vaches : pour un week-end, les luttes convergents ici, en plein cœur de la Zad de Notre-Dame-des-Landes.

Les occupants et sympathisants de la Zad, eux, en profitent pour exposer leurs projets. Le collectif Sème ta Zad a installé un compteur à dons. Il souhaite financer le semis de 24 hectares de prairies. « Aidez-nous à semer l’avenir », proclame la banderole. Willem s’est récemment installé sur la Zad. « Ce seront des prairies pérennes, pour montrer qu’on est là pour longtemps », explique-t-il :

Ecouter ici :

Fils de paysan et ouvrier agricole, Willem connaît l’importance de la terre pour les paysans. « Dans notre commune, on a beaucoup de conflits liés au foncier », raconte-t-il. Quand les premières expulsions ont eu lieu, il a ressenti le besoin de participer à la lutte :

Ecouter ici :

« Il faut se réapproprier son alimentation », poursuit Willem. Un message que tentent de mettre en œuvre certains stands de l’espace restauration. Par exemple, le menu de la « cantine de la discorde » propose un « moment de partage et d’autogestion » à prix libre. Les produits sont avant tout locaux, l’assiette est goûtue et copieuse. Agnès est au service :

Ecouter ici :

Entre autres stands à prix libre ou de soutien, le collectif Antinuk (antinucléaire) propose des frites faites maisons et croustillantes à souhait (on a testé !). Le stand d’en face propose des assiettes vegan (sans produits animaux). A côté, des pizzas aux légumes bio sortent d’un four à pain ambulant. Le gourmand ne sait plus où donner de la tête !

Le tout à « prix libre » ou « prix de soutien ». Mais tiens, à côté Jean-Joseph propose ses tee-shirts sérigraphiés à un « prix de conscience ». Ils sont réalisés par l’université populaire du Haut-Fay, en bordure de la Zad, où un atelier forme les volontaires à l’art d’imprimer les tee-shirts. Le prix de conscience, « c’est la dernière étape avant que tout soit gratuit », explique l’anarchiste :

Ecouter ici :

Il n’apprécie pas forcément la belle organisation de l’ACIPA pour le festival : « Regardez, ils ont installé un immense spot qui reste allumé même en pleine journée alors que l’on accueille des opposants au nucléaire ! » La diversité des opposants s’exprime dans le festival, entre la gestion bien rodée des associations et l’organisation informelle des collectifs. Mais l’ambiance bon enfant montre que tout ce petit monde a appris à cohabiter. Et malgré la pluie très abondante durant le week-end, la bonne humeur est générale.

La plus belle preuve de cette union dans la lutte est peut-être la ferme de Bellevue. Elle a été choisie comme lieu d’accueil du festival, et ce n’est sans doute pas un hasard. Elle est occupée depuis un an et demi, depuis que ses propriétaires ont accepté les dédommagements de Vinci pour partir. Ses cent vingt hectares se situent au centre de la Zad. Pour empêcher les forces de l’ordre de la détruire, paysans et zadistes se sont unis...

 

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Samedi 5 juillet 2014 6 05 /07 /Juil /2014 22:54

 

 

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EDITO - La Zad n’est qu’un commencement

Hervé Kempf (Reporterre)

samedi 5 juillet 2014

 

 

Dans la lutte de Notre-Dame-des-Landes est née une formidable expérience d’alternative à la société capitaliste : la Zad. Quel est son avenir ? Assurer la victoire, résoudre la question de la terre, soutenir les terrains où l’on se bat contre la volonté folle de destruction du monde.


Quel pourrait être l’avenir de la Zad et quelles sont les questions qui se posent à ceux qui y vivent et à ceux qui s’en sentent proches par la pensée, l’amitié ou la solidarité ?

Un premier point essentiel est que la page n’est pas encore tournée, la victoire n’est pas encore acquise. Certes, Jean-Marc Ayrault n’est plus Premier ministre et l’intérêt des pouvoirs pour le projet d’aéroport est très limité. Certes, le lancement par la Commission européenne en avril dernier d’une procédure d’infraction contre la France sur le dossier de Notre Dame des Landes est un coup très dur porté aux promoteurs du projet. Certes de nombreux indices permettent de penser que ces promoteurs se fatiguent et perdent de leur énergie.

La victoire n’est pas acquise

Mais une chose frappe dans l’état actuel de déliquescence du capitalisme, c’est qu’il déploie une énergie stupéfiante pour se maintenir malgré le délabrement généralisé qu’il provoque tant dans la vie de la biosphère que dans le champ des relations humaines.

Par exemple, on aurait pu penser qu’après l’échec subi en Europe dans la tentative d’imposer les OGM et qu’au vu des conséquences néfastes de leur culture maintenant visibles aux Etats-Unis ou en Argentine, la bataille contre les OGM était gagnée. Eh bien non. A peine le front des opposants aux OGM a-t-il paru s’affaiblir que les multinationales et les zélateurs des transgéniques sont repartis en Europe à l’assaut.

Les capitalistes, les productivistes, les croissancistes, les dominants, appelez-les comme vous voulez, n’abandonnent pas un terrain tant qu’on ne leur a pas fait rendre gorge. L’impunité dont ils jouissent aujourd’hui dans la gestion du système social planétaire fait que, s’ils sont contraints de reculer face à une résistance particulière, ce recul n’est que temporaire.

Donc, l’avenir de la Zad doit rester celui de la lutte, de la vigilance, de la résistance, dans une veille d’autant plus difficile que l’adversaire semble s’assoupir et que l’attention du public se détache de l’enjeu. Pour assurer la victoire, il faut se persuader qu’elle n’est pas acquise.

Prototype d’une société à venir

Une deuxième perspective sur l’avenir de la Zad est que celle-ci approfondisse son caractère enthousiasmant de prototype d’une société à venir. Que, soulagée de la pression policière et politique – même si, on l’a vu, il faudra rester constamment en alerte -, s’y épanouissent toutes les potentialités de vie en commun émancipée de l’esprit de compétition et de cupidité qui imprègne la société dominante.

Ceux qui vivent sur la Zad sauront dire comment, au quotidien, ils explorent ensemble et rendent réelles ces potentialités.

Si je pense ici aux relations humaines, le travail sur le bien commun doit aussi porter sur un enjeu politique difficile : il s’agit de la question de la terre. Les terres de la Zad sont pour l’instant la propriété du Conseil général et leur utilisation pérenne reste incertaine.

Le partage des terres

 

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Source : www.reporterre.net

 

 


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Samedi 5 juillet 2014 6 05 /07 /Juil /2014 22:33

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

Notre Dame des Landes : Si vous avez loupé les derniers épisodes...

Nicolas de La Casinière (Reporterre)

samedi 5 juillet 2014

 

 

 

A l’occasion du grand week-end d’opposition au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, rappel des rebondissements qui ont marqué la lutte depuis un an.


Notre Dame des Landes : le nom de ce bourg campagnard de Loire-Atlantique est devenu un emblème des résistances durables aux grands projets d’infrastructures, écologiquement néfastes, opérant des alliances entre États et multinationales.

Le nom de la bourgade a été mis au devant de la scène par l’opération César* en octobre 2012 censée expulser la ZAD, le périmètre envisagé pour implanter le projet d’aéroport. La tentative d’évacuation des occupants a tourné au fiasco militaire.

Ce qui a déclenché une mobilisation nationale, avec quelque 40 000 personnes participant en plein mouillasse d’hiver, à une manifestation illégale de reconstruction des cabanes détruites.

Jean-Marc Ayrault, alors Premier ministre temporisait en annonçant le 24 novembre 2012 la création de trois commissions, chargées de réinstaurer le dialogue et de se pencher sur les questions environnementales et agricoles. Si la première d’entre elles a entériné le bien fondé du projet d’aéroport, la commission scientifique a vivement critiqué ce qui est prévu pour le déplacement d’espèces protégées, le manque de respect de la loi sur l’eau, les méthodes de compensation de la destruction de terres agricoles… Une critique entérinée par le Conseil national de protection de la nature

Le préfet a mis fin en mars 2013 à la présence policière permanente sur la Zad. Les opposants ont commencé à y lire le signe d’un éventuel abandon du projet. Mais tant que la déclaration d’utilité publique du 9 février 2008 n’est pas officiellement abrogée, le projet reste officiellement sur les rails. En attendant, le projet accumule plus d’un an et demi de retard vis-à-vis du dernier calendrier annoncé.

Que s’est-il passé depuis le rassemblement de l’été dernier ?

- Sur le plan administratif : préalables et optimiste en béton

Des arrêtés préfectoraux ont été publiés le 21 décembre 2013, ouvrant des dérogations à la loi sur l’eau et au déplacement d’espèces protégées, normalement interdits. Ils ont été présentés comme les dernières étapes administratives avant l’arrivée des bulldozers pour le début des travaux. Mais aucune tentative de démarrage de travaux publics n’a suivi.

En janvier 2014, optimiste, Nicolas Notebaert, président du consortium Vinci-AGO (Aéroport du grand ouest) annonce un début des travaux « sans doute avant l’été » (2014). Le préfet affiche alors la même échéance, omettant le « sans doute ».

En février 2014, l’État lance l’appel d’offres pour les travaux du barreau routier, prévu pour desservir le site du futur aéroport et le raccorder aux grand axes routiers Nantes-Rennes et Nantes-Vannes.

En avril, le Conseil national de protection de la nature émet un avis défavorable à la destruction du campagnol amphibie, espèce protégée présente dans la zone humide de Notre-Dame des Landes, mais oubliée par l’inventaire officiel qui a servi à l’enquête publique.

- Sur le plan juridique : recours en cours

Les arrêtés préfectoraux, loi sur l’eau et espèces protégées, sont attaqués début février 2014 devant le tribunal administratif au motif d’inventaire préalable insuffisant de la faune et de la flore, et de « l’incapacité écologique et technique » de réaliser des compensations environnementales imposées par la loi en cas de destruction d’une zone humide.

Le 10 février la cour administrative d’appel rejette d’autres recours déposés à l’automne 2012, contre la cessibilité de parcelles.

En avril 2014, Bruxelles lance une procédure d’infraction contre la France : la Commission européenne met en demeure la France de s’expliquer en épinglant la faiblesse des études de l’impact environnemental lors de la procédure d’autorisation du projet aéroportuaire. La procédure, longue, peut se solder par des sanctions financières qu’encourt l’État français. Cette décision européenne est un revers majeur pour les promoteurs de l’aéroport.

- Sur le front de la communication : lobbying et tentative de division

En février 2013, des journalistes de radio France dénoncent une publicité pro aéroport contractée par le syndicat mixte aéroportuaire pour convaincre le grand public de la légitimité du projet.

Toute l’année 2014, des articles de presse, y compris dans des médias conservateurs, multiplient les mises en cause de la pertinence économique, conjoncturelle, écologique d’un tel projet. Les termes d’« abandon du projet », d’« aéroport en fin de course », ou « dans la zone rouge » n’ont jamais autant été utilisés, notamment par les médias pas spécialement critiques.

- Sur le terrain : rumeurs et plantations

En novembre 2013, une rumeur d’intervention militaire imminente pour évacuer la Zad, avive la capacité de mobilisation régionale et des comités de soutien à la lutte contre l’aéroport, basés dans toute la France.

Le 17 novembre, un cambriolage chaparde une vingtaine d’ordinateurs dans les locaux de la société Biotope, chargée de l’accompagnement environnemental pour Vinci (dans la périmètre de la Zad où est envisagé l’aéroport lui-même) et pour l’État pour le barreau routier de raccordement aux axes routiers ouest et nord convergeant sur Nantes.

Le 14 décembre 2013, quelque 200 mirabelliers et des arbres fruitiers sont plantés dans le cadre des nombreuses opérations de remise en culture, semailles et chantiers collectifs de « Sème ta zad ! ».

Le 24 avril, l’expulsion après décision de justice de la ferme occupée de Saint Jean-du-Tertre, n’aura pas lieu. Les cinq escadrons de gendarmes mobiles requis sont décommandés. La préfecture parle d’un « accord d’apaisement ».

Dans la rue : fumées, flashball criminels et unité dans la lutte

Le 22 février 2014 a vu les rues de Nantes envahies par une mobilisation sans précédent contre le projet d’aéroport : 520 tracteurs et de 40 et 60 000 personnes. Des incidents en ville ont émaillé ce long cortège, laissant neuf vitrines cassées et plus de cinq heures de face à face et d’affrontements avec la police.

Deux syndicats de police ont mis en cause leur hiérarchie quant à l’immobilisme forcé du dispositif laissant s’installer un si long affrontement. Des tirs de balles "de défense" ont visé la tête des manifestants : trois de ces victimes, Quentin Torselli, 29 ans, Damien Tessier, 29 ans et Emmanuel Derrien, 24 ans, en perdent un œil. Cela consitue un triste record dans la répression de manifestation ces dernières années.

Suite à leurs plaintes, l’Inspection générale de la police nationale a ouvert une enquête. Deux autres plaintes ont été déposées par deux journalistes indépendants touchés par des tirs de ces armes à balles de caoutchouc. On attend qu’elles avancent...

Manuel Valls, alors ministre de l’intérieur, a dès le soir de la manifestation dénoncé la violence de l’ultra gauche, des black blocs « originaires de notre pays, mais aussi de pays étrangers ». Le préfet décerne à l’Acipa, la principale association d’opposants, le titre de « vitrine légale d’un mouvement armé », lui demandant de faire elle-même le ménage. Mais les opposants ne tombent pas dans le piège et restent unis.

Jean-Marc Ayrault demande aux écologistes de « sortir de l’ambiguité » au sujet de leur soutien à de tels opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Sans résultat non plus. Un courrier du président PS de la région Pays de Loire menace de retrait de financement les associations environnementales ou paysannes qui ne dénonceraient pas l’occupation de la Zad et les incidents de la manifestation du 22 février. C’est le « chantage aux subventions » qui se voit dénoncé publiquement. L’unité est réaffirmée après toutes ces tentatives de division.

Bye bye Mister Ayrault


Le 21 novembre 2013, Frédéric Cuvelier, ministre délégué aux Transports, martèle que l’aéroport controversé de Notre-Dame-des-Landes doit « être construit » car il « répond à une nécessité de croissance ». Un des plus véhéments partisans du projet d’aéroport, Jacques Auxiette, président PS de la région Pays de la Loire redemande à François Hollande une « évacuation sans délai de la Zad ».

Le 27 février, Jean-Marc Ayrault, encore Premier ministre, déclare qu’aucune évacuation forcée ne sera entreprise avant le traitement complet des derniers recours juridiques des opposants, selon les calendriers judiciaires.

Le 31 mars 2014, il quitte le gouvernement qu’il menait depuis le 15 mai 2012. Ancien maire de Nantes, il était le fervent promoteur de l’aéroport. Son successeur et le reste du PS sont beaucoup moins intéressés par ce qui est devenu une patate chaude politique....

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

 

 

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Jeudi 3 juillet 2014 4 03 /07 /Juil /2014 21:24

 

Source : www.reporterre.net

 

 

EXCLUSIF - Tout connaitre de la Zad de Notre Dame des Landes avec la carte interactive

Camille Martin (Reporterre)

jeudi 3 juillet 2014

 

 

 

Ce week-end se tiendra le grand rassemblement d’oposition au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Pour s’y retrouver, Reporterre a réalisé la première carte interactive de la zone à défendre, alias Zad.


Les samedi 6 et dimanche 7 juillet se tiendra sur la Zad de Notre Dame des Landes le grand Rassemblement contre le projet d’aéroport.

Nous serons des milliers à nous y retrouver, pour un programme de concerts, mais aussi - et surtout - de débats et de discussions (Reporterre animera le débat de dimanche après-midi sur le climat).

Pour vous retrouver sur la ZAD (Zone à défendre) et la connaître, Reporterre en publie une carte. Visualisez les lieux symboliques et les repères pratiques, en textes et en images, du porte-drapeau des combats contre les grands projets inutiles et imposés.

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

Source : www.reporterre.net

 


 

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Mardi 1 juillet 2014 2 01 /07 /Juil /2014 18:27

 

Source : zad.nadir.org

 

Infos du 30 juin au 6 juillet

mardi 1er juillet 2014, par zadist

 

 


Tant que la situation est calme, on continue les infos régulières sur un rythme plus détendu d’un article par semaine, mis à jour tous les 2-3jours. Si quelque chose s’accélère, on donnera de nouveau les nouvelles en temps réel. écoutez les nouvelles transmises par radio klaxon en streaming.

Si vous voyez des mouvements de police anormaux autour de la zone, contactez-nous ! sur le numéro d’urgence au 06.43.92.07.01.


Mardi 1er juillet

****** URGENT squat de la MOUTONNERIE à Nantes

14H00 :

dernieres infos :
les ouvriers sont partis, ça devrait etre tranquille le reste de la journée.
rendez vous à 19h sur place pour s’organiser pour la suite.

10h00 :

reçu : BESOIN DE RENFORT ! au squats de la Moutonnerie, où sont réfugiés des ancien.es du squat le radisson : une personne arrive pour faire démolir une partie des batiments. rendez-vous des maintenant rue des stocks, arret moutonnerie

*****************

Dans la rubrique "je ne suis pas vraiment surpris.e mais faudra pas pleurer si on vient tout éclater tellement on a la rage" :

TOULOUSE – L’état m’a tabassé, il a fait son travail 26 juin 2014 par Mathieu Rigouste, Docteur en Sciences Sociales

http://pantheresenragees.noblogs.org/post/2014/06/26/toulouse/

Nuit du 22 juin 2013, Toulouse, France.

Au pays qui forgea l’Etat-nation à partir de la monarchie absolue, en le fondant sur l’esclavage et le génocide des femmes, à travers la colonisation, toutes les exploitations et une suite presque ininterrompue de guerres impérialistes. Dans une région qui fabrique des gaz et des poudres pour des polices et des armées engagées dans le monde entier contre les peuples qui gênent le règne du capitalisme.

Avec quelques ami.e.s, nous tentons de calmer une bagarre à Arnaud Bernard, un des derniers quartiers populaires du centre ville. Pour accélérer sa transformation en quartier chic, les autorités y déploient la police en permanence. Des CRS en journée et la BAC la nuit. Ces bandes de virils franchouillards sont payées pour assurer un « nettoyage socio-ethnique » du quartier en pourrissant la vie des damnés de la terre qui y galèrent. Ils sont formés et payés pour maintenir le socio-apartheid. Pour cela, ils exécutent des démonstrations de guerre et mènent des chasses aux pauvres durant lesquelles ils jouissent ensemble de maltraiter leurs proies.

Une bande de types colériques et mal sapés, tout à fait dans leur style, surgit hors de la pénombre d’où ils devaient comploter. L’un de ces ratonneurs compulsifs attrape le plus « Nord-Africain » d’entre nous comme ils continuent à dire, et le colle dans un mur par la gorge. Nous comprenons qu’ils sont en fait de valeureux fonctionnaires de police en civil lorsque trois d’entre eux m’attrapent et m’écrasent au sol. Le premier me comprime la cage thoracique en m’enfonçant la colonne vertébrale avec son genou. Pendant ce temps un second me serre les menottes jusqu’à l’os. Tandis qu’un troisième me maintient les pieds. Je ne peux pas me débattre, je suffoque en suppliant qu’on me laisse respirer. Le catcheur-fou resserre alors l’étreinte, je suis au bord de m’évanouir. Une trentaine de personnes assistent à la scène, certaines demandent qu’on me laisse respirer et reçoivent des coups et des insultes. . (lire la suiteici

- - -

..et dans la rubrique, "je sais qu’y a pas de justice mais quand meme ça fait plaisir !"

Nicolas Sakozy est en garde à vue AHAHHHHHHHHHHHHAHAHHHHahhhhahahh !!!!
et son aocat n a pas pu venir le defendre. -parce qu il est en garde à vue lui aussi aahhhhhhhAHHHHHH !
mort de rire.

si seulement y en a un qui pouvait penser à lui mettre un petit genou dans le dos et lui exploser les poignets...

Lundi 30 juin

- pas de nouvelles d’expulsion de squat à Nantes, bonne nouvelle ...

- des nouvelles de Carquefou : ZAD partout, même dans les geôles de Carquefou. envoyées par une personne qui passe en procès le 16 juillet, suite à la manif du 22

- Du côté de NDDL, le we du 5-6 juillet se prépare activement, le soleil peut être aussi ...

et les caravanes se rapprochent ...
les cyclistes finistèriens et morbihannais ont pris le départ des Convergences vers NDDL : pour avoir de leurs nouvelles, c’est ici,
les angevin-e-s sont parti-e-s à une trentaine,
les marcheur-euse-svenu-e-s de la Manche étaient à Vitré,
en vélo depuis la Meuse,
en voiture depuis le Pays Basque

pour une arrivée convergente vendredi 4 juillet

- le programme des débats et concerts du we est disponible ici et toutes les infos là :

PDF - 155.8 ko

- le groupe "chèvre" cherche du matériel

- à Calais

Les migrant.e.s de Calais, en plus d’être à la rue, manquent de choses essentielles comme la nourriture, des couvertures, des vêtements chauds... Ils ne reçoivent qu’un seul repas par jour, les jours où il y a assez de nourriture pour tout le monde.
Les associations manquent cruellement de matériel, les tentes et vêtements disparaissent au fur et à mesure des expulsions. De nouvelles personnes arrivent chaque jour, sans rien.
Un appel à don est lancé, pour tout ce qui peut être utile : pour les détails voir ici pour plus d’informations : http://calaismigrantsolidarity.wordpress.com/ et http://passeursdhospitalites.wordpress.com/

Documents joints

 

Source : zad.nadir.org

 

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Jeudi 26 juin 2014 4 26 /06 /Juin /2014 23:04

 

Source : www.reporterre.net


 

Notre Dame des Landes : l’Etat a encore grossièrement menti

Nicolas de La Casinière (Reporterre)

jeudi 26 juin 2014

 

 

 

Aménager l’actuel aéroport de Nantes coûterait très cher, affirmait la Direction de l’aviation civile dans une récente étude. Soumise à la contre-expertise de spécialistes, elle se révèle bâtie sur des erreurs et exagérations. En fait, adapter l’actuel aéroport entrainerait des frais bien moindres que d’en construire un nouveau.


- Nantes, correspondance

« Mensonges, manipulation, une fois de plus des services de l’État travestissent la réalité » : c’est ainsi que, mercredi 25 juin, Françoise Verchère a présenté au nom du Cédpa (Collectif des élus doutant de la pertinence de l’aéroport) une contre-étude sur le coût du ré-aménagement de l’aérodrome nantais existant.

Conserver Nantes-Atlantique ? Mais puisqu’on vous dit que ça coûterait les yeux de la tête, ont martelé les experts de l’Aviation civile, tant DGAC que STAC, direction générale et ses services techniques de l’Aviation civile. En novembre dernier, les économistes et techniciens de ce service de l’État ont pondu un rapport qui conclut que les infrastructures à remanier coûteraient de 207 à 685 millions d’euros selon les hypothèses.

Tout en sortant de son chapeau un argument qui n’était jamais apparu : la nécessité impérieuse d’une « réfection complète de la piste », immobilisant l’aéroport pour plus de trois à six mois de travaux lourds et coûteux.

Les yeux de la tête ? Justement, un groupe d’architectes s’est pris la tête pendant trois mois pour analyser les affirmations des services de l’État. Et alors ? Alors « on casse l’expertise du coût exorbitant du maintien de Nantes-Atlantique, sans même toucher au chiffrage de la réfection de la piste pour laquelle l’État ne veut toujours pas nous donner les documents qu’on nous a pourtant promis et qui permettrait une contre expertise. Une fois de plus, cela prouve que la DGAC est juge et partie », dit Françoise Verchère conseillère générale de Loire-Atlantique (Parti de gauche) ancienne maire de Bouguenais (où est implanté l’actuel aéroport de Nantes Atlantique).

« La DGAC a multiplié par quatre le chiffrage normal, tels que l’on peut le calculer en suivant les critères utilisés par l’aviation civile. On pourrait gagner 500 millions d’euros, y compris avec un raccordement au tramway qui arrive à deux kilomètres de l’aérogare, raccordement que n’envisage même pas la DGAC », dit Geneviève Lebouteux, élue EELV au conseil régional.

La DGAC, spécialiste du pifomètre

« C’est surdimensionné ! » Dans l’étude de la DGAC, la zone PIF (postes inspection filtrage), dans laquelle on scanne les bagages et fouille les passagers, est largement surévaluée : « Dans leur étude, la zone PIF occupe trois fois plus de surface que les préconisations usuelles de l’Aviation civile pour les aéroports. Et elle prévoit seize portiques de contrôle à Nantes Atlantique alors que le projet de Notre-Dame-des-Landes n’en a envisagé que sept », observent Yvan Fouquet et Franco Fedele, deux des cinq architectes qui ont mené la contre-étude.

Idem pour l’emprise des espaces prévu pour les files d’attente aux guichets d’enregistrement, deux fois plus grand qu’il n’est prévu pour le projet de Notre-Dame-des-Landes. Même extrapolation douteuse pour les aires de stationnement des avions, plus de trois fois surévalués par rapport aux propres normes DGAC. 16 000 m² par avion, alors que les 5 000 m² actuels ne posent aucun problème de fonctionnement à Nantes Atlantique. Autant de surfaces surestimées qui gonflent artificiellement la facture.

Toujours plus

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

 


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