Palestine

Lundi 13 janvier 2014 1 13 /01 /Jan /2014 15:43

 

Source : www.lepoint.fr

Le Point.fr - Publié le 04/03/2013 à 13:40 - Modifié le 05/03/2013 à 09:20

Le ministère israélien des Transports a annoncé la création de nouvelles lignes exclusivement réservées aux travailleurs palestiniens qui se rendent en Israël.

Des Palestiniens à bord d'un bus israélien qui leur est exclusivement réservé, ce lundi 4 mars. Des Palestiniens à bord d'un bus israélien qui leur est exclusivement réservé, ce lundi 4 mars. © MENAHEM KAHANA / AFP

S'il ne s'agit pas officiellement de ségrégation raciale, cela en a tout l'air. Le ministère israélien des Transports a annoncé dimanche la création de nouvelles lignes de bus exclusivement réservées aux usagers palestiniens travaillant dans l'État hébreu. La mesure concerne les lignes qui partent du point de passage d'Eyal, situé près de la ville palestinienne de Qalqilya, et qui rejoignent la métropole de Tel-Aviv. Elle touche toutes les populations arabes de Cisjordanie bénéficiant de permis pour travailler quotidiennement dans l'État hébreu.

Officiellement, c'est le bien-être des Palestiniens qui est visé. "Le plan vise à faciliter le déplacement des passagers palestiniens et à leur offrir une solution face aux compagnies de bus pirates, qui leur soutirent des prix exorbitants", explique dans un communiqué la compagnie israélienne Afikim, qui gère les lignes de bus entre Cisjordanie et Israël. D'après le ministère israélien des Transports, des prix "spécialement bas" oscillant entre 1 et 2 euros leur seront proposés, soit bien moins que les 8 euros que certains Palestiniens doivent parfois débourser en empruntant des compagnies privées.

Pression des colons

Outre l'amélioration du confort de vie des Palestiniens, la décision vise aussi à désencombrer un réseau devenu surchargé pour les utilisateurs juifs. Ainsi, une source ministérielle israélienne évoque au quotidien populaire Yedioth Aharonoth le grand nombre de plaintes déposées par des usagers israéliens mécontents à cause de la surpopulation des bus qui force les chauffeurs à ne pas marquer l'arrêt dans plusieurs stations. "Les nouvelles lignes vont réduire la charge qui s'est formée sur le réseau de bus, résultat de l'augmentation du nombre de permis de travail accordés aux Palestiniens", affirme le communiqué ministériel.

D'après le quotidien israélien Haaretz, la décision résulte avant tout des pressions exercées sur le gouvernement par les colons israéliens de Cisjordanie. D'après ce journal, l'ancien maire de la colonie d'Ariel, Ron Nahman, ainsi qu'un dirigeant local de la colonie de Karnei Shomron se sont élevés en novembre dernier contre le risque sécuritaire posé par la présence d'utilisateurs arabes dans les bus empruntés par les colons. Le ministère israélien des Transports fait pour sa part état de plusieurs incidents impliquant des passagers juifs et arabes dans les cars en provenance de Cisjordanie. Quelque 520 000 Israéliens peuplent aujourd'hui des colonies situées dans les Territoires palestiniens et considérées comme illégales en vertu du droit international. Et l'annonce en décembre dernier de la construction de nouvelles "implantations" israéliennes en Cisjordanie va encore augmenter leur nombre.

Palestiniens débarqués

Si les explications gouvernementales sur le but des nouvelles lignes de bus se veulent rassurantes, les précisions apportées par les conducteurs de ces mêmes bus le sont beaucoup moins. Plusieurs d'entre eux affirment au Yedioth Aharonoth que les passagers palestiniens qui refuseront d'emprunter les nouveaux "bus palestiniens" seront priés de quitter les bus dits "mixtes". "À partir de cette semaine, des contrôles seront menés aux checkpoints (point de contrôle) et il sera demandé aux Palestiniens de prendre leur propre bus", affirme au quotidien israélien un conducteur de la compagnie Afikim.

Côté gouvernemental, on assure pourtant qu'il est "interdit d'empêcher tout passager d'embarquer à bord d'une ligne publique de transport" en Israël. Le ministère des Transports ajoute que la création des nouvelles "lignes palestiniennes", considérées comme "lignes de bus générales", a été portée à la connaissance des Palestiniens et a en outre bénéficié de leur "accord complet". Il est vrai que la nouvelle mesure n'a été annoncée qu'en Cisjordanie. D'après le Yedioth Aharonoth, de nombreux flyers ont été distribués dans les villages palestiniens, exhortant les usagers arabes à n'emprunter que les lignes qui leur sont réservées.

Déploiement policier

"Créer des lignes de bus séparées pour les juifs israéliens et les Palestiniens est révoltant", s'est insurgée dimanche à la radio militaire Jessica Montell, directrice de l'ONG israélienne pour les droits de l'homme B'Tselem. "C'est tout simplement du racisme. Un tel plan ne peut se justifier par des besoins sécuritaires ou des questions de surpopulation", a ajouté la militante. Pour l'heure, la police israélienne opérant en Cisjordanie a annoncé le déploiement de forces additionnelles de maintien de l'ordre au point de passage d'Eyal. Interrogées par le Yedioth Aharonoth, des sources policières ont confirmé que les usagers palestiniens refusant de monter à bord des nouveaux bus ne seraient pas exclus, tout en ajoutant que leurs forces "feront de leur mieux pour exécuter la décision ministérielle".

Le récent témoignage de la militante israélienne Ofra Yeshua-Lyth, membre de l'ONG Machsom Watch et passagère du bus 286 entre Tel-Aviv et la Cisjordanie, sonne comme un mauvais présage : "L'officier de police, le sergent major Shai Zecharia, a arrêté le bus à une station. Les soldats ont alors ordonné aux Palestiniens de descendre", raconte-t-elle au quotidien Haaretz. "La première chose qu'ils ont faite a été de collecter leurs cartes d'identité. Un par un, les Palestiniens ont été sommés de quitter la station de bus et de rejoindre à pied le point de contrôle Azzun Atma, qui se trouvait à 2,5 km de l'interconnexion Shaar Shomron." Pour seule explication, l'officier de police leur a lancé : "Vous n'êtes pas autorisés [à voyager] sur l'autoroute 5. Vous devriez voyager dans des vans spéciaux, pas sur des bus israéliens."

 

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Dimanche 19 mai 2013 7 19 /05 /Mai /2013 17:46

 

Le Monde.fr

 19.05.2013 à 17h36

 

 
 
Des militaires israéliens découpent la clôture de la colonie de Homesh, en Cisjordanie, le 23 août 2005.

Des villageois Palestiniens vont pouvoir de nouveau accéder à leurs terres, situées sur l'emplacement d'une colonie sauvage israélienne évacuée en 2005 en Cisjordanie, a annoncé dimanche 19 mai l'organisation israélienne de défense des droits de l'homme Yesh Din.

Selon cette organisation, qui avait déposé un recours devant la Cour suprême au nom des propriétaires du village palestinien de Bourka, au nord de Naplouse, l'Etat annoncé à la cour sa décision "d'annuler l'ordre de saisie de la terre sur laquelle la colonie était construite".

La terre avait été confisquée pour des "raisons de sécurité" en 1978 sans que ne soit jamais établie la base militaire prévue au départ, précise Yesh Din. "A la place, la colonie de Homesh a été construite illégalement. Après son évacuation en 2005, la zone est devenue zone militaire fermée interdite aux Israéliens, mais l'ordre de saisie (pour raisons de sécurité) n'a pas été révoqué", précise le communiqué. "Nous savons que l'ordre de saisie va être annulé (...) C'est un long processus, mais si l'Etat l'a dit à la Cour Suprême il ne reviendra probablement pas sur sa décision", a déclaré Reut Mor, la porte-parole de Yesh Din.

La colonie de Homesh avait été évacuée en août 2005, ainsi que trois autres colonies du nord de la Cisjordanie, dans le cadre de l'évacuation de toutes les colonies et bases militaires israéliennes de la bande de Gaza. "Nous savons malheureusement d'expérience que même lorsque Israël reconnaît la propriété privée des Palestiniens sur la terre, cela ne veut pas dire qu'il leur permet d'y accéder", a-t-elle ajouté.

 

 

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Jeudi 9 mai 2013 4 09 /05 /Mai /2013 22:41

 

 

Monde - le 9 Mai 2013

 

Selon l'agence de presse Belga, la banque franco-belge Dexia continue de soutenir, via sa filiale israélienne, la colonisation de la Palestine par Israël.

La plate-forme "Palestine occupée - Dexia impliquée", qui dénonce depuis 2008 les liens entre le groupe bancaire franco-belge Dexia et le financement des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés, dit avoir obtenu de nouveaux documents "qui mettent à nu de nouveaux liens entre Dexia et l'occupation" alors que l'ancien président de Dexia, Jean-Luc Dehaene avait affirmé en 2011, que depuis 2010, il n'y avait plus de nouveaux contrats conclus avec l'État hébreu. Cette affirmation a également été confirmée par le nouveau président Karel De Boeck.

Il s'agit, selon la plate-forme, d'un protocole dans lequel Dexia Israël se porte garant auprès du ministère israélien de la Défense pour qu'il puisse mettre en place un projet dans une colonie ou encore d'un protocole dans lequel Dexia Israël propose d'accorder un prêt à la colonie Ariel, une des plus importantes colonies israéliennes en Cisjordanie.

La plate-forme "Palestine occupée - Dexia impliquée", souligne qu'"aujourd'hui, le gouvernement belge (actionnaire majoritaire de Dexia) ne peut plus se cacher. Soit il estime que l'occupation de la Palestine par Israël est inacceptable et il intervient, soit il soutient Israël dans le développement d'une occupation internationalement condamnée!"

Active dans le financement des collectivités locales, Dexia Israël est une filiale de Dexia Crédit Local, filiale française du groupe Dexia. Le groupe franco-belge souhaite se défaire de Dexia Israël depuis des années selon Belga.

  • Lire aussi :

Colonisation : Netanyahu souffle le chaud et le froid

Colonisations: Netanyahu persiste malgré l'appel de l'ONU

Israël est-il au-dessus des lois ?

 

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Jeudi 9 mai 2013 4 09 /05 /Mai /2013 21:52

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 09.05.2013 à 08h49 • Mis à jour le 09.05.2013 à 11h32

 


 

 

Israël donne le feu vert à la construction de 296 logements dans une colnie en Cisjordanie

 

Le gouvernement israélien souffle le chaud et le froid à propos de la colonisation dans les territoires palestiniens. Alors que l'Etat hébreu vient de donner le feu vert à la construction de 296 logements dans la colonie de Beit El, près de Ramallah en Cisjordanie, une radio militaire israélienne annonçait mardi que le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, avait ordonné l'arrêt des appels d'offres pour la construction de nouvelles habitations dans les colonies juives en Cisjordanie.

"L'administration militaire a donné son feu vert pour 296 logements à Beit El, mais il ne s'agit que de la première étape d'un processus avant que la construction commence sur le terrain", a affirmé à l'AFP le porte-parole militaire. Selon ce dernier, la construction de ces logements s'inscrit dans le cadre d'un accord intervenu en juin 2012 avec des colons qui s'étaient installés sans autorisation dans des logements du quartier d'Oulpana à Beit El. Ces colons avaient accepté de quitter les lieux sans opposition en échange de la promesse de construire quelque 300 logements pour eux.

 

UN DISCOURS À GÉOMÉTRIE VARIABLE

Une décision contradictoire avec la demande adressée par M. Nétanyahou au ministre du logement, Uri Ariel, mardi 8 mai, de geler des constructions dans les colonies, pour ne pas entraver les efforts américains de relance de négociations avec les Palestiniens. La radio avait  précisé que la décision de M. Nétanyahou de geler les appels d'offres était liée aux efforts entrepris par le président américain, Barack Obama, et le secrétaire d'Etat, John Kerry, pour relancer les négociations israélo-palestiniennes, bloquées depuis septembre 2010.

L'Autorité palestinienne a accusé Israël de "saboter" les efforts américains pour relancer le processus de paix.

 

Lire (éditions abonnés) : Israéliens et Palestiniens veulent décrisper leurs relations avec Washington


 Interrogée par l'AFP, Hagit Ofran, de La Paix maintenant, une ONG israélienne opposée à la colonisation, a dénoncé les constructions à Beit El. "Cette initiative prouve que Nétanyahou trompe tout le monde. D'un côté il laisse croire qu'il freine la colonisation et de l'autre il autorise le lancement d'un énorme projet de construction", a affirmé Hagit Ofran.

Aux yeux de la communauté internationale, toutes les colonies sont illégales, qu'elles aient ou non été autorisées par le gouvernement. Plus de 360 000 colons israéliens vivent en Cisjordanie occupée et quelque 200 000 dans des quartiers de colonisation à Jérusalem-Est occupée et annexée.

 

Lire également : En Israël, Nétanyahou a dû beaucoup céder à ses alliés


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Dimanche 10 mars 2013 7 10 /03 /Mars /2013 16:51

 

 

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Mercredi 6 mars 2013 3 06 /03 /Mars /2013 15:43

 

 

Rue89 - Télé 05/03/2013 à 13h05
Pierre Haski | Cofondateur Rue89

 


Les six anciens patrons du Shin Bet de « The Gatekeepers »

 

C’est un passage exceptionnel de l’autre côté du miroir, dans la tête de six hommes qui ont eu à connaître, et à agir brutalement, au cœur du conflit israélo-palestinien. Ces anciens patrons du Shin Bet, le service de renseignement israélien chargé de la lutte antiterroriste, se livrent avec une déconcertante franchise dans un documentaire diffusé ce mardi soir sur Arte.

Le documentaire, signé Dror Moreh, sélectionné pour les Oscars, montre des hommes qui admettent avoir ordonné des assassinats ciblés, avoir opéré des rafles, et même avoir torturé pour obtenir des informations afin d’empêcher des attentats.

 

 

Extrait de The Gatekeepers

Mais, surtout, « The Gatekeepers », c’est l’histoire d’un pays qui, depuis sa victoire historique de la « Guerre des six jours » de juin 1967, n’en finit pas de chercher des réponses sécuritaires à des questions politiques.

C’est la principale leçon de ces entretiens fascinants avec ces hommes qui ont dirigé le Shin Bet entre 1980 et 2011. Maîtres d’une action de renseignement et d’action de plus en plus sophistiquée et de plus en plus efficace, ils expriment, chacun à leur manière, un pessimisme de la raison.

« On ne fait pas la paix avec des méthodes militaires »

L’un d’eux exprime tout simplement la leçon d’une vie dans la guerre de l’ombre :

« On ne fait pas la paix avec des méthodes militaires. La paix repose sur des relations de confiance. Avec les Palestiniens, ça ne devrait pas être si difficile à construire. »

Prononcé par toute autre personne qu’un ancien patron du Shin Bet, un tel propos pourrait être aisément balayé d’un revers de manche. On a affaire ici à des hommes qui ont été confrontés à la vie et à la mort tout au long de leur carrière.


Ami Ayalon, l’un des six ex-patrons du Shin Bet de « The gatekeepers » (AP/SIPA)

Et, à contre courant de ce que pense la majorité des Israéliens, si l’on prend pour référence les dernières élections, ils estiment qu’il faut « parler avec tout le monde », y compris le Hamas ou le Jihad islamique, « et même [le président iranien] Ahmadinejad », dit l’un d’eux.

Pour en arriver là, ils sont passés par une lutte à mort avec leurs ennemis, d’abord le Fatah de Yasser Arafat jusqu’aux accords d’Oslo de 1993, puis les islamistes du Hamas ou du Jihad islamique jusqu’à aujourd’hui.

  • Ils ont constaté les limites des assassinats ciblés qu’ils ont eux-mêmes ordonnés – c’est immoral et en plus c’est « inefficace », dit Ami Ayalon, l’un des plus impressionnants ;
  • ils se sont confrontés aux questions éthiques de la guerre de l’ombre, de la torture, de l’arbitraire ;
  • ils ont constaté le vide de la pensée politique, la lâcheté des dirigeants qui refusent d’assumer leurs erreurs, et la transformation de la lutte antiterroriste comme une fin en soi.

Assassinats entre juifs

Parmi les aspects les plus inquiétants de ce documentaire, l’épisode de l’assassinat du premier ministre Yitzhak Rabin par un extrémiste juif en 1995, qui a pris le Shin Bet par surprise, et qui fait dire à l’un de ses anciens patrons qu’il y aura d’autres assassinats politiques entre juifs si, un jour, Israël choisit de se retirer des territoires occupés palestiniens.

Et cette stupéfiante conclusion d’un de ces ex-patrons de la lutte antiterroriste, à qui l’auteur lit une phrase prophétique du philosophe Yeshayahou Leibowitz, qui avait prédit dès 1967 qu’en choisissant l’occupation et la colonisation après sa victoire, Israël perdrait son âme et irait au désastre.

L’un des anciens chefs du Shin Bet réfléchit, et dit qu’il est d’accord « avec chaque mot » prononcé par ce philosophe, aujourd’hui disparu, longtemps considéré comme un affreux gauchiste. Il ajoute, avec le sourire :

« Quand tu quittes le Shin Bet, tu deviens un peu gauchiste... »

Comme l’armée allemande...

Mais sur un mode plus sombre, plus tragique au regard de l’histoire, l’un de ces anciens patrons de la lutte antiterroriste va jusqu’à comparer l’armée israélienne à... l’armée allemande, non pas dans son traitement des juifs, mais dans son rapport aux peuples occupés en Pologne, Tchécoslovaquie ou Belgique.

Ce message n’est pas audible aujourd’hui pour la plupart des Israéliens qui ont choisi les partis qui leur promettent la sécurité plutôt que la paix. Ce qui fait dire à l’un de ces hommes de l’ombre :

« Ça me rend malade, le futur est sombre, l’avenir noir. »

Le titre anglais « The Gatekeepers » a été bizarrement traduit en français : « Israël confidentiel », comme un vulgaire thriller, alors que l’idée est plutôt celle des « Gardiens du temple », qui sonnent l’alarme mais que personne n’écoute.

 

 

                                                                                  **************************

 

 

Cadeau : « The Gatekeepers », docu choc sur les services secrets israéliens, en intégralité

 

Rue89 - Publié le : 06/03/2013 à 15h20

 

 

 

 

Pierre Haski, notre directeur a présenté ce documentaire dans un article mis en ligne mardi, jour de la diffusion sur Arte.

« C’est un passage exceptionnel de l’autre côté du miroir, dans la tête de six hommes qui ont eu à connaître, et à agir brutalement, au cœur du conflit israélo-palestinien. Ces anciens patrons du Shin Bet, le service de renseignement israélien chargé de la lutte antiterroriste, se livrent avec une déconcertante franchise.

Le documentaire, signé Dror Moreh, sélectionné pour les Oscars, montre des hommes qui admettent avoir ordonné des assassinats ciblés, avoir opéré des rafles, et même avoir torturé pour obtenir des informations afin d’empêcher des attentats. »

Un excellente audience pour Arte : 931.000 téléspectateurs, 3,7% de part d’audience. Merci à la chaîne franco-allemande de permettre sa diffusion sur Internet.

 

 

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Lundi 4 mars 2013 1 04 /03 /Mars /2013 16:30

 

Médiapart - Blog

Dr. Sabri Saidam et Avraham Burg lors du colloque au Sénat 
Dr. Sabri Saidam et Avraham Burg lors du colloque au Sénat© © Thomas Haley


« L’histoire n’a jamais toléré qu’une occupation dure éternellement,  l’histoire ne fera pas une exception pour Israël. » Dr. Sabri Saidam.


 

Avec ses deux invités de marque : Avraham Burg, ancien président de la Knesset et défenseur acharné de la paix, et Sabri Saidam, membre du Conseil révolutionnaire du Fatah, universitaire et conseiller auprès du Président Mahmoud Abbas, la salle Clemenceau au Sénat était comble pour cette journée d’information divisée en trois tables rondes : l’obstacle à la paix à cause de la colonisation ; l’implication des organisations syndicales dans le recherche d’une paix juste et durable où plusieurs syndicalistes Européens ont fait part de leurs efforts respectifs à imposer l’étiquetage des produits provenant des colonies israéliennes ; et l’urgence de voir la solution à deux Etats se réaliser.

 

Une minute de silence en hommage à Stéphane Hessel. 
Une minute de silence en hommage à Stéphane Hessel.© © Thomas Haley

La sénatrice, Esther Benbassa, qui est également historienne et spécialiste de l’histoire du peuple juif a ouvert la séance en exhortant l’Europe de cesser sa culpabilité pour la Shoah. Elle estime que ce sentiment de culpabilité des Européens empêche la paix aujourd’hui en Israël/Palestine et qu’il faut dire à Israël « ça suffit ! ». Elle exhorta tout le monde, Juifs, Israéliens, et Palestiniens, de cesser la compétition des mémoires de souffrances. Les juifs ont leur Holocauste, les Palestiniens ont leur Nakba et comme remarqua Avraham Burg, cette compétition des tragédies collectives, sans faire de comparaison, est finalement déshumanisante et empêche l’empathie. « Nous devons reconnaître la tragédie de l’autre et la respecter, sinon, la paix est impossible. » 

 

Dror Etkes et la Sénatrice Esther Benbassa sur la colonisation. 
Dror Etkes et la Sénatrice Esther Benbassa sur la colonisation.© Thomas Haley

Lors de la première table ronde, Dror Etkes, inlassable activiste pour la paix en Israël et spécialiste sur la colonisation, montra, cartes à l’appuie, les méthodes utilisés par l’état  d’occuper la territoire palestinienne. Il décrit un système à deux « voies » qu’utilise l’état pour saisir les terres palestiniennes : l’une « légale », par exemple l’établissement d’un terrain militaire, et l’autre « illégale » par exemple les implantations « sauvages ». Mais, en effet, ces deux voies sont organiquement liées, ce sont les deux faces d’une même politique de confiscation. Il pense que ce système à deux voies existe parce que, pour l’instant, l’évolution de l’état d’Israël n’est pas encore arrêtée. Il se demande si l’état juif deviendra une ethnocratie juive ou une démocratie juive ?

 

Elias Sanbar, Ambassadeur de Palestine auprès de l'UNESCO. 
Elias Sanbar, Ambassadeur de Palestine auprès de l'UNESCO.© Thomas Haley
Dror Etkes & Elias Sanbar sur l'importance de Jérusalem pour les Palestiniens. 
Dror Etkes & Elias Sanbar sur l'importance de Jérusalem pour les Palestiniens.© Thomas Haley

La ministre de télécommunications en Palestine, Safa Nasser Eldin, parla des difficultés de développer les télécommunications en Palestine à cause des restrictions sur la construction des infrastructures de télécommunications palestiniennes ainsi que le contrôle des fréquences par l’état d’Israël. Les operateurs palestiniens sont désavantagés par rapport des sociétés israéliennes. Madame Safa dénonça le soutien qu’apporte France Télécom - Orange à la société Israélienne, Partner, qui dispose de 176 antennes et relais sur des terres palestiniennes et qui bénéficie de l’interdiction faite par l’armée israélienne aux opérateurs palestiniens d’installer leurs antennes dans 60% de la Cisjordanie ainsi limitant leur accès au marché local. Selon l’AFPS et la ministre, l’activité de Partner est en contravention du droit international et les Conventions de Genève. Ils demandent à France Télécom de rompre son accord avec Partner car, selon eux, la société française se rend complice de la colonisation israélienne.

 

Robert Kissous de l'AFPS montre la carte de la campagne pour dénoncer la complicité d'Orange dans les territoires occupés. 
Robert Kissous de l'AFPS montre la carte de la campagne pour dénoncer la complicité d'Orange dans les territoires occupés.© Thomas Haley

Lors de la deuxième table ronde sur l’engagement des organisations syndicales Européennes, Ben Moxham, représentant du Trades Union Congress (TUC) raconta la « grass roots » campagne en 2009 qui obligea le parlement Britannique d’émettre une directive d’étiquetage permettant les consommateurs de distinguer entre les produits palestiniens et des produits provenant des colonies israéliennes en Palestine. Selon le rapport, Trading Away Peace, (http://www.fidh.org/IMG/pdf/trading_away_peace) l’Union Européenne importe environs 15 fois plus de produits des colonies israéliennes que des produits Palestiniens, malgré sa position très claire sur l’illégalité des colonies dans les territoires occupés. Selon Monsieur Moxham, le Royaume Uni et le Danemark sont les deux pays européens les plus en avant dans leurs engagements dans ce domaine. Ils aimeraient voir les autres membres de l’UE adopter des mesures semblables. La CGT et TUC ont annoncé leur accord sur un appel commun qu’ils espèrent pouvoir étendre à tous les organisations syndicales pour que les pays européens prennent des mesures concrètes contre la colonisation israélienne ; notamment l’interdiction des produits des colonies dans chacun des pays européens ; la non-admissibilité des entreprises produisant dans les colonies à tous les protocoles et programmes de coopération européens ; et la suspension de l’accord d’association UE-Israël. 

 

Avraham Burg: "Le droit de vote est un droit intangible au peuple palestinien. Ils doivent le demander." 
Avraham Burg: "Le droit de vote est un droit intangible au peuple palestinien. Ils doivent le demander."© Thomas Haley

 

La solution à deux états – est-elle morte ?

On sent que Sabri Saidam est fatigué, une fatigue de frustrations accumulées depuis des années. La douce sonorité de son accent palestinien ne cache pas la fatigue et sa désillusionnement : « attendre…attendre…attendre…on nous dit toujours qu’il faut attendre…nous sommes tellement fatigué d’attendre…ça fait 20 ans que nous attendons. » Il nous parle d’un sondage récent où 62% des jeunes palestiniens sondés disent de ne plus croire à la viabilité d’un état palestinien. Le Dr. Saidam déverse les chiffres que l’on entends chaque fois pour décrire la colonisation : plus de 500,000 colons israéliens qui vivent au-delà de la ligne verte de ’67 dans plus de 200 colonies en Cisjordanie et Jérusalem Est ; dans la vallée du Jourdain, 87% de la population est palestinienne avec seulement 6% de terres cultivables tandis que la population israélienne n’est que 13% avec 86% de terres cultivables ; 1L d’eau pour chaque palestinien par jour contre 8L d’eau pour chaque israélien ; 33% de la population palestinienne est sous la seuil de pauvreté ; etc. etc.

 

Dr. Sabri Saidam: "Nous sommes fatigués d'attendre, nous attendons depuis 20 ans." 
Dr. Sabri Saidam: "Nous sommes fatigués d'attendre, nous attendons depuis 20 ans."© Thomas Haley

Avraham Burg, parlent avec force et assurance, il dit qu’il est de la même tribu que son ami Sabri Saidam. Ils sont de la tribu de ceux qui veulent la paix. L’autre tribu, ceux qui ne veulent pas la paix, est également composé de juifs et arabes, « la majorité des deux peuples a été pris en otage par les extrémistes » dit-il. Ces deux amis sont venus en France pour empresser sur les Européens l’urgence de sauver la solution à deux états avant qu’il ne soit pas trop tard. Certains observateurs disent qu’elle est déjà morte. « Notre région est très connu pour les résurrections, n’enterrons pas trop tôt la solution à deux états, dit Avraham Burg. Cependant, n’en parlons plus du processus, nous avons parlé assez du processus, à croire que nous aimons le processus et pas la paix. »

Quoi qu’il advienne de la solution à deux états, Burg préconise que chaque homme et femme, juif ou arabe, qui habite entre la Méditerranée et le Jourdain, et quelque soit sa religion, ait les mêmes droits ; que chacun puisse voter et avoir une voie pour déterminer son future. « Nous devons laisser à coté la discussion de la collectivité et passer à l’individu » dit-il. 

La demande de voter, relève d’un droit basic de chaque homme et femme. Ce n’est pas un « cadeau » que les israéliens donnent aux palestiniens mais un droit, intangible à tous les peuples, et puisse que les Israéliens aiment tant la démocratie, ils leurs serait difficile de la refuser aux palestiniens. Avraham Burg sait que c’est une idée utopique, mais d’une symbolique énorme. 

 

Serge Grossvak est concerné par le drame palestinien car il affecte aussi les juifs dans leur identité.  
Serge Grossvak est concerné par le drame palestinien car il affecte aussi les juifs dans leur identité. © Thomas Haley
Jean-Claude Lefort, President de l'AFPS. 
Jean-Claude Lefort, President de l'AFPS.© Thomas Haley

 

 

Dans sa conclusion de la journée, Jean-Claude Lefort, Président de l’Association France Palestine Solidarité, demande que la France reconnaisse l’état de Palestine unilatéralement. Il rappel que la France a reconnu Israël le 24 janvier, 1949, soit près de 4 mois avant l’admission de ce pays à l’ONU qui a eu lieu le 11 mai 1949. Il s’étonne que la France ne reconnaitrait pas la Palestine 65 ans plus tard alors que cet Etat vient d’être admis comme Etat non membre à l’ONU ?!

Le commentaire le plus recommandé

Merci de briser le silence sur cet apartheid qu'endurent les Palestiniens. Les faits parlent d'eux-mêmes, comme le montre clairement  votre texte :

"dans la vallée du Jourdain, 87% de la population est palestinienne avec seulement 6% de terres cultivables tandis que la population israélienne n’est que 13% avec 86% de terres cultivables ; 1L d’eau pour chaque palestinien par jour contre 8L d’eau pour chaque israélien ; 33% de la population palestinienne est sous la seuil de pauvreté ; etc. etc."

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Dimanche 13 janvier 2013 7 13 /01 /Jan /2013 18:55

 

 

Le village de tentes, Bab al-Shams, près de Jérusalem, en zone occupée

 

  - le 13 Janvier 2013

 

 

Les militants palestiniens d'un campement dressé sur le site d'un projet de colonisation juive particulièrement controversé en Cisjordanie occupée, évacué tôt dimanche par la police israélienne, ont assuré qu'ils entendaient poursuivre leur "combat".

Ce n'est "pas la fin du combat populaire, il continuera de façon puissante", a déclaré le Comité de coordination de lutte populaire, à l'origine de l'initiative. Des centaines de policiers israéliens ont évacué tôt dimanche le village de tentes appelé Bab al-Shams (la Porte du Soleil) de près de 250 militants palestiniens installés depuis deux jours sur le site du projet E1, entre la Cisjordanie et Jérusalem-Est occupées.

 

 

Les activistes palestiniens avaient dressé ce camp dans le cadre d'une résistance non violente aux implantations et à l'occupation israéliennes. Le campement se voulait une réplique des colonies sauvages israéliennes. "Même si nous avons été expulsés, notre force est évidente car la police a dû recourir à des centaines et des centaines d'hommes des forces spéciales", ont précisé les organisateurs, ajoutant que six militants avaient été blessés par les policiers pendant l'expulsion.

Samedi soir, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, en pleine campagne électorale, avait ordonné aux forces de sécurité d'expulser immédiatement les militants palestiniens. Dans des documents remis aux médias, le gouvernement avait estimé que si le campement était autorisé à se poursuivre, il y avait un risque que des colons israéliens de droite, parmi lesquels des "extrémistes", décident d'organiser des contre-manifestations sur le site, ce qui pourrait déclencher des violences.

Le projet E1 relierait l'implantation israélienne de Maalé Adoumim à des quartiers de colonisation juive à Jérusalem-Est et couperait en deux la Cisjordanie, compromettant la viabilité d'un Etat palestinien. La communauté internationale considère illégales toutes les colonies israéliennes et ne reconnaît pas l'annexion en 1967 de Jérusalem-Est, où les Palestiniens veulent établir la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

 

 

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Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Palestine
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Mercredi 2 janvier 2013 3 02 /01 /Jan /2013 18:06

 

Le Monde.fr avec AFP | 01.01.2013 à 19h56


 
Des villageois de Tamoun jettent des pierres sur les soldats israéliens, le 1er janvier

Plusieurs dizaines de Palestiniens ont été blessés, dont au moins un par balle, mardi 1er janvier, lors d'affrontements avec l'armée israélienne dans un village du nord de la Cisjordanie, selon des sources sécuritaires palestiniennes et des témoins.

L'émeute a éclaté lorsque des soldats israéliens, déguisés en Palestiniens, ont procédé à l'interpellation d'un militant local de l'organisation radicale Djihad islamique dans le village de Tamoun, entre Naplouse et Jénine. L'intervention de ce commando appartenant à une unité spécialisée dans l'infiltration en zone palestinienne a déclenché une manifestation de villageois qui ont lancé des cailloux sur les soldats, selon des témoins.

Une trentaine de Palestiniens ont été légèrement blessés par des balles caoutchoutées tandis qu'un autre a été touché à une main par une balle réelle, ont déclaré à l'AFP des sources sécuritaires palestiniennes. Des "dizaines" d'autres personnes ont souffert de suffocation à la suite de tirs de gaz lacrymogène, ont ajouté ces sources.

Les Israéliens ont répliqué en tirant des gaz lacrymogènes.

Le membre du Djihad islamique a été arrêté et emmené par les soldats du commando après l'arrivée de renforts militaires. L'armée israélienne s'est refusée à tout commentaire dans l'immédiat. Selon la radio militaire, trois soldats ont été légèrement blessés par des jets de pierre. Les actes de violence se sont récemment multipliés en Cisjordanie, les médias israéliens évoquant une "mini-intifada" depuis l'accession de la Palestine au rang d'Etat observateur à l'ONU fin novembre. Dans le sud de la Cisjordanie, dans les environs de Naplouse et de Hébron,  les affrontements entre Palestiniens et colons juifs sont quotidiens. 

Lire : L'ONU demande instamment" à Israël de renoncer à ses projets de colonies"


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