Chine

Lundi 1 décembre 2014 1 01 /12 /Déc /2014 18:23

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com


 

 

Explicateur 30/11/2014 à 14h32

Taiwan, Hong Kong, Tibet... Révolte aux marches de l’empire chinois

Pierre Haski | Cofondateur  Rue89
 

 

 

 

La Chine a du mal avec les « marches » de l’empire. Hong Kong, Taiwan, Xinjiang, Tibet... Ces quatre territoires ont des statuts différents, sont tous les quatre perçus par Pékin comme parties inaliénables de la nation chinoise, mais tous les quatre ont des rapports tendus avec le pouvoir chinois.

Dernier signe de ces tensions, la victoire du parti indépendantiste aux élections locales à Taiwan, qui plonge le parti au pouvoir, le Kuomintang, favorable au rapprochement avec Pékin, dans la crise. Un vote-sanction qui fait aussi écho à la « révolution des parapluies » qui se poursuit à Hong Kong pour obtenir des droits démocratiques.

Passage en revue de ces quatre territoires aux histoires et aux destins différents, mais opposés, chacun à sa manière, à l’autoritarisme du pouvoir central.

1 Taiwan, promise mais toujours rebelle

 

 


Le président taiwanais Ma Ying-jeou samedi 29 novembre devant le portrait de Sun Yat-sen : le visage de la défaite (kyodowc123859.JPG k/NEWSCOM/SIPA)

 

Pendant longtemps, le pouvoir chinois a joué de la menace d’une action militaire pour amener la « province rebelle » de Taiwan et ses 23 millions d’habitants à la réunification avec la « mère patrie » chinoise.

Ces dernières années, Pékin a plutôt usé de son puissant pouvoir économique, et s’est réjoui de la victoire sur l’île du parti Kuomintang (KMT), favorable à un rapprochement par étapes avec Pékin.

 


Le candidat indépendant soutenu par le DPP, Ko Wen-je, élu maire de Taipei samedi (kyodowc123857.JPG k/NEWSCOM/SIPA)

 

Samedi, pourtant, le Kuomintang a subi une défaite retentissante aux élections locales, au profit du Parti démocratique progressiste (DPP), considéré comme favorable aux idées indépendantistes. Le KMT a notamment perdu la capitale, Taipei, qui a élu un candidat indépendant soutenu par le DPP. Taipei, un tremplin national dont l’ancien maire n’est nul autre que l’actuel Président, Ma Ying-jeou.

C’est un sévère revers pour le Kuomintang (le Premier ministre Jiang Yi-huah a aussitôt présenté sa démission et Ma Ying-jeou devrait abandonner la tête du parti), mais c’est aussi une mauvaise nouvelle pour Pékin, puisque l’opinion taiwanaise se détourne une nouvelle fois du courant pro-réunification. Le DPP avait pourtant été durablement discrédité par la condamnation à la prison de l’ancien Président Chen Shui-bian, le premier indépendantiste élu à la tête de l’île.

 


La carte électorale de Taiwan 2010-2014 : en bleu le Kuomintang, en vert le DPP (Via Taiwan Mag sur Twitter)

 

Les raisons de ce come-back ? En mars dernier, les étudiants taiwanais avaient pris d’assaut le Parlement, qu’ils avaient occupé pendant plusieurs semaines, pour protester contre l’adoption en catimini d’un accord commercial avec Pékin, en dépit des promesses de transparence du gouvernement. Ils s’opposaient à ce qu’ils considéraient comme une « réunification rampante ».

Quelques mois après cette poussée de fièvre, les événements de Hong Kong ont surgi, avec #OccupyCentral (voir le point 2), mouvement de la jeunesse hongkongaise en faveur de la démocratie dans le territoire, qui se heurte à une fin de non-recevoir à Pékin.

Ce climat a poussé les électeurs taiwanais, dans cette seule démocratie parlementaire du monde chinois, dans les bras du DPP qui retrouve des couleurs.

Si l’intérêt économique dicte à Taiwan d’avoir des bonnes relations avec Pékin, l’instinct de survie des acquis démocratiques d’une île qui fut, elle aussi, sous un régime dictatorial, a visiblement pénalisé le Kuomintang, héritier d’un courant toujours marqué par un « rêve chinois ».

2 Hong Kong, chinois, mais démocrates

 

 


La police hongkongaise tente de regagner du terrain face aux manifestants de la « révolution des papapluies », samedi 29 novembre (kyodowc123834.JPG k/NEWSCOM/SIPA)

 


L’ancienne colonie britannique de Hong Kong, au sud de la Chine (China_Hong_Kong.svg /Pethrus/WikimediaCommons)

 

Cela fait plus de deux mois que la jeunesse hongkongaise occupe une partie du centre de ce territoire autonome au sein de la République populaire de Chine, une « révolution des parapluies » largement pacifique malgré quelques débordements.

Leur revendication : le droit d’élire librement le chef de l’exécutif hongkongais, aujourd’hui nommé par un collège électoral contrôlé par Pékin. La Chine accepte le suffrage universel, mais seulement pour choisir parmi des candidats ayant l’imprimatur de Pékin, ce qui limite la portée démocratique de l’exercice.

Le gouvernement central chinois s’agace de cette situation qui dure depuis des semaines, mais ne peut faire un usage trop voyant de la force comme en 1989 sur la place Tiananmen à Pékin. Il tente un mélange de pressions policières qui regagne peu à peu le terrain occupé par les manifestants et leurs campements, et joue de la provocation pour discréditer le mouvement auprès des Hongkongais légitimistes.

La Chine a « perdu » cette génération

Mais quelle que soit la suite du mouvement, qui montre des signes de fatigue et même de division sur la suite des événements, une victoire de Pékin ne serait qu’un répit : la Chine a « perdu » cette génération hyperconnectée qui était pourtant la première à n’avoir connu que la présence chinoise après le départ de la puissance coloniale britannique en 1997.

Hong Kong et ses six millions d’habitants ne laisseront pas faire une « normalisation » rampante comme certains le redoutaient : ils entendent bien conserver un mode de vie, un climat de liberté et de tolérance exceptionnels, tout en restant citoyens chinois.

En 1997, certains se demandaient si c’est le modèle chinois de Pékin qui s’imposerait à Hong Kong, avec le pouvoir du Parti et un contrôle des médias et de la parole, ou si c’est au contraire le modèle hongkongais, de société ouverte et efficace, qui s’immiscerait dans le reste de l’« empire ». La question reste posée dix-sept ans plus tard.

Hymne cantopop de la révolution des parapluies

3 Xinjiang, pris entre djihad et répression

 

 


Patrouille militaire chinoise sur les lieux d’un attentat à Urumqi, la capitale du Xinjiang, en mai 2014 (Ng Han Guan/AP/SIPA)

 


Le Xinjiang, à l’extrême ouest de la Chine, aux confins de l’Asie centrale (TUBS/WikimediaCommons)

 

Nouvel attentat, samedi au Xinjiang, cette province de l’ouest de la Chine, où la population ouïgour vit de plus en plus mal le peuplement croissant venu du reste de la Chine et de sa majorité Han. Selon les médias officiels, il y a eu quinze morts, dont onze assaillants, dans le district de Shache, dans l’ouest de la province.

Depuis le début de l’année, il y eu au moins 200 morts dans cette montée en puissance de la violence qui a commencé à faible intensité l’an dernier, avant de se développer, avec des incursions hors du Xinjiang, sur la place Tiananmen il y a un an, et, de manière sanglante, à Kunming, la capitale du Yunnan, en mars dernier.

L’équation du Xinjiang est simple : les Ouïgours, peuple d’Asie centrale, musulman, dont la langue et la culture se rattachent à l’héritage ottoman, vivent de plus en plus mal l’arrivée de migrants Han venus du reste de la Chine, et qui, vraisemblablement, constituent déjà la majorité de la population de la région.

Les frictions autour de la terre, de la religion (les restrictions à la pratique de l’Islam ont repris avec la montée de violence), de l’emploi ou du logement, ont creusé un profond fossé entre les deux communautés, Ouïgour et Han.

La radicalisation d’une frange du mouvement ouïgour favorable à un Turkestan oriental indépendant, s’est faite au travers des contacts avec la nébuleuse djihadiste d’Asie centrale, que ce soit en Afghanistan avec les talibans, ou dans la vallée de la Ferghana, dans l’Ouzbekistan voisin.

Plusieurs Ouïgour séjournant dans des camps d’Al Qaeda s’étaient d’ailleurs retrouvés à Guantanamo après l’invasion de l’Afghanistan par l’armée américaine en 2001.

Mais cette radicalisation est aussi générée par l’absence d’autre perspective politique, comme l’a montrée la sévère condamnation à la prison à vie de l’intellectuel ouïgour Ilham Tohti, en septembre dernier, sans la moindre preuve d’un quelconque soutien de ce professeur d’université à l’action violente.

Cette lourde peine a été confirmée en appel la semaine dernière, sans que les nombreux appels à la révision du jugement n’aient été entendus.

 


Guzel Nur Ali, épouse de l’intellectuel ouïgour Ilham Tohti dont la condamnation à la prison à vie vient d’être confirmée en appel (Ng Han Guan/AP/SIPA)

 

En choisissant la voie dure pour répondre à la montée d’une violence prévisible, le gouvernement central prend le risque de se retrouver avec un foyer d’hostilité et de résistance plus déterminé encore, et pour longtemps.

Comme d’autres pouvoirs, avant lui, placés dans des situations similaires de type colonial (même si Pékin récuse ce mot s’agissant du Xinjiang).

4 Tibet, résistance spirituelle

 

 


Le Potala, palais des dalaï lama à Lhassa, la capitale tibétaine, lieu symbolique pour tous les Tibétains (SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA)

 


La région autonome du Tibet, en jaune, fait plus de deux fois la superficie de la France pour 2,5 millions d’habitants (via Wikipédia)

 

Au cours des deux dernières années, 132 Tibétains se sont immolés, dont 113 sont morts. Les autres ont gardé des séquelles, comme cet homme de 31 ans qui vient de rentrer chez lui amputé des deux jambes après une tentative d’immolation près d’un monastère.

Ces immolations ont certes montré le niveau de désespoir d’une partie de la population tibétaine face au sort de leur région sous domination absolue de la Chine, mais ont aussi créé un malaise.

Les autorités de Pékin ont accusé le dalaï lama et le gouvernement tibétain en exil d’avoir poussé les Tibétains à ce suicide de masse, ce que les exilés démentent ; mais la passivité de ceux qui assistent à ces suicides par immolation, comme le montrent les photos et vidéos qui circulent, pose question.

Cette vague d’imolations, qui se poursuit épisodiquement, est là aussi le signe d’une absence d’alternative politique.

Sus aux « séparatistes »

Le gouvernement chinois maintient une main de fer sur le Tibet, combattant énergiquement toute velléité « séparatiste », comme il les nomme, tout en encourageant le peuplement Han. Et les quelques séances de négociation qui ont eu lieu ces dernières années entre Pékin et l’entourage du dalaï lama n’ont jamais permis la moindre avancée.

 


Que se passera-t-il après la disparition du dalai lama, ici à Francfort en mai 2014 ? (Topphotos/Unimedia Images/SIPA)

 

Tout se passe comme si le gouvernement chinois attendait patiemment la disparition de l’actuel dalaï lama, Tenzin Gyatso, XIVe du nom, qui est âgé de 79 ans.

Le dalaï lama a renoncé à toute responsabilité politique, laissant un gouvernement en exil à Dharamsala, en Inde, jouer ce rôle. Mais il reste une figure centrale du monde tibétain, tant religieux que politique au sens le plus large du terme. Et il est un atout de relations publiques exceptionnel pour la cause tibétaine, en raison de son aura, notamment en Occident.

Sa disparition risque d’entraîner une période de grande confusion, car sa succession répond à des règles très précises liées à la réincarnation à laquelle croient les bouddhistes tibétains. Et Pékin entend bien se mêler de ce processus et l’influencer, comme cela fut fait pour le panchen lama, le second personnage du bouddhisme tibétain, mort en 1989 : l’enfant désigné comme réincarnation du défunt par les autorités religieuses a disparu depuis près de vingt ans, remplacé par un autre, choix de Pékin et des religieux qui jouent le jeu du pouvoir chinois.

Deux dalaï lama ?

Le risque est grand de voir deux dalaï lama dans l’avenir, l’un au Tibet avec l’aval de Pékin, et l’autre en exil en Inde. Cette confusion permettrait à la Chine d’affaiblir la résistance spirituelle des Tibétains au rouleau compresseur chinois qui s’appuie sur la figure tutélaire du dalaï lama.

 


Orgyèn Trinley Dorjé, XVIIe Karmapa à New Delhi en juin 2013 (Tsering Topgyal/AP/SIPA)

 

Un troisième personnage fait son chemin pour incarner cette résistance, le karmapa lama, XVIIe du nom, aujourd’hui âgé de 28 ans, et qui s’est enfui du Tibet il y a quatorze ans dans des conditions épiques, traversant l’Himalaya à pied en plein hiver pour passer en Inde.

Ce troisième personnage du bouddhisme tibétain, qui vit lui aussi à Dharramsala, en Inde, pourrait assurer la continuité et incarner à son tour le « front du refus spirituel » à Pékin (voir sa tribune sur Rue89 en juin dernier).

Résistance multiple

Les voies de la révolte face à l’autoritarisme du pouvoir central chinois sont multiples et contradictoires.

  • A Taïwan et à Hong Kong, c’est l’option démocratique d’une génération hyperconnectée et informée qui offre un défi insurmontable à un pouvoir chinois peu habitué à faire des compromis ;
  • Au Xinjiang et au Tibet, la dimension religieuse est forte, musulmane d’un côté, bouddhiste de l’autre, avec un élément de violence croissant dans le premier qui ne se retrouve dans le second que sous la forme du suicide par immolation.

Le point commun est effectivement le refus d’un pouvoir central autoritaire, « jacobin » dirait-on dans le contexte français, qui, au nom d’une puissance économique retrouvée, et d’une ambition stratégique croissante, n’entend pas permettre l’expression des particularismes au sein de l’« empire ». Au risque de générer conflits et révoltes, et donc cette instabilité que Pékin redoute par-dessus tout.

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

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Lundi 1 décembre 2014 1 01 /12 /Déc /2014 18:12

 

Source : www.mediapart.fr

 

Hong Kong : durcissement des manifestations

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

 

Des milliers de manifestants pro-démocrates ont affronté la police le 1er décembre dans le quartier Admiralty de Hong Kong, où se trouvent le siège du gouvernement et le parlement, qui ont été provisoirement fermés, ainsi que de nombreuses boutiques.

Des milliers de manifestants pro-démocrates ont affronté la police le 1er décembre dans le quartier Admiralty de Hong Kong, où se trouvent le siège du gouvernement et le parlement, qui ont été provisoirement fermés, ainsi que de nombreuses boutiques. Les manifestants ont encerclé Admiralty, et ont refusé de se retirer, alors que la police les chargeait à coups de matraques et de pulvérisateurs à poivre. Quarante personnes ont été arrêtées et il y a eu des blessés graves, dont certains sont restés inconscients sur le sol, indique Reuters.

Cette escalade du mouvement de désobéissance civile survient après deux mois d’un mouvement qui a mobilisé, les premiers jours, plus de 100 000  personnes. Même si les manifestants sont beaucoup moins nombreux, ils poursuivent leur mouvement pour obtenir une réforme électorale et des élections libres en 2017, au lieu d’un vote entre des candidats présélectionnés par Pékin. Une participante interrogée par Reuters affirme que l’atmosphère à Admiralty est redevenue aussi tendue qu’aux premiers premiers jours du mouvement. La tension est également montée dans le district de Mong Kok, théâtre de violent affrontements visant à faire partir un campement de manifestants. Ce mouvement constitue l’un des plus importants défis politiques auquel se trouve confronté le Parti communiste chinois depuis les manifestations de Tienanmen en 1989.

 

 

Source : www.mediapart.fr

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Dimanche 23 novembre 2014 7 23 /11 /Nov /2014 18:28

 

Source : www.mediapart.fr

 

Chine : la censure d’internet déborde les frontières nationales

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

Les censeurs chinois du web ne se limitent pas à des interventions à l’intérieur du pays.

Les censeurs chinois du web ne se limitent pas à des interventions à l’intérieur du pays. Un chercheur d’Amnesty International, Patrick Poon, en a fait l’expérience après avoir posté une vidéo destinée à commémorer l’anniversaire des manifestations de la place Tian’anmen sur sa page Linkedin, raconte l’agence Bloomberg. Il a reçu un message l’informant que le contenu était interdit en Chine et avait de ce fait été bloqué pour les utilisateurs du monde entier, et pas seulement chinois. Depuis, Linkedin a changé de politique, et laisse visibles dans les autres pays les contenus qui sont interdits en Chine. Mais les autorités chinoises maintiennent une pression sur les grandes compagnies du web pour filtrer les contenus selon leurs critères.

Lire ici le récit de Bloomberg

 

 

Source : www.mediapart.fr

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Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 15:57

 

Source : www.leparisien.fr

 

 

Hong Kong: sur Facebook, des fonctionnaires disent leur soutien aux manifestants

Publié le 23.10.2014, 08h36

 

 

Des manifestants prodémocratie protègent une barricade dans le quartier de Mongkok, le 22 octobre 2014 à Hong Kong

Des manifestants prodémocratie protègent une barricade dans le quartier de Mongkok, le 22 octobre 2014 à Hong Kong | Philippe Lopez

Des de Hong Kong ont exprimé en nombre sur leur soutien aux manifestants prodémocratie, vent debout contre le refus de Pékin d'accorder des libres à l'ancienne colonie britannique.
Des agents de plusieurs administrations -- dont les services de communication du gouvernement local, la police et la justice -- ont publié des photos de leur carte d'identité professionnelle en prenant soin de dissimuler leur nom.

Un petit texte écrit par un policier en chinois a recueilli près de 6.000 "J'aime" et a été partagé 600 fois. Il indique: "Mon corps est dans l'estomac de la bête mais mon coeur est avec le peuple".
Pas moins de 1.300 fonctionnaires ont par ailleurs fait paraître une tribune dans le journal Ming Pao pour désavouer leurs syndicats qui avait critiqué les manifestants en début de semaine.
Installés depuis près d'un mois en plusieurs points de la ville, et en particulier autour du siège du gouvernement, les manifestants, défendent-t-ils, ont respecté "le principe (d'expression) pacifique et non-violente".
Un sondage de l'Université chinoise de Hong Kong a montré mercredi que malgré l'irritation de nombreux habitants affectés par les blocages et la perturbation des transports depuis le 28 septembre, le soutien de l'opinion publique aux manifestants est plus marqué qu'il y a un mois, avec un taux d'approbation de 38% contre 31%.
Elu par un comité pro-Pékin, le chef de l'exécutif hongkongais, Leung Chun-ying, concentre sur son nom une grande partie de la colère des manifestants. Ces derniers exigent l'instauration du suffrage lors de la prochaine élection générale en 2017. La Chine a accepté le principe du vote pour tous tout en gardant le contrôle des candidatures.

 

Source : www.leparisien.fr

 

 

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Samedi 18 octobre 2014 6 18 /10 /Oct /2014 18:23

 


Source : ici.radio-canada.ca

 

 

Les manifestants regagnent du terrain à Hong Kong

Mise à jour le samedi 18 octobre 2014 à 5 h 39 HAE
Radio-Canada avec Agence France-Presse
Des manifestants pro-démocrates utilisent des parapluies pour affronter la police  
Des manifestants pro-démocrates utilisent des parapluies pour affronter la police  Photo :  Carlos Barria / Reuters

Après une autre nuit d'affrontements avec la police à Hong Kong, les manifestants pro-démocrates ont repris leur position dans le quartier de Mong Kok, samedi matin. Ils ont installé de nouvelles barricades là où leur campement avait été démantelé à l'aube, vendredi.

Environ un millier de manifestants ont tenu tête aux forces de l'ordre, vendredi soir, et sont parvenus à regagner le terrain perdu la veille. Armés de parapluies, de lunettes de protection et de casques pour certains, ils scandaient « Occupez Mong Kok! » et « Nous voulons un véritable suffrage universel! ».

Les policiers ont été contraints de reculer devant l'ampleur de la contestation. Les autorités font état de 26 arrestations et de 15 policiers blessés. Le nombre de manifestants ayant subi des blessures n'a pas été divulgué.

En début d'après-midi, samedi, le calme semblait revenu dans le quartier. Les protestataires de la « révolte des parapluies » s'attendaient toutefois à ce que la nuit de samedi à dimanche soit encore mouvementée.

 

Des manifestants installent de nouvelles barricades sur une route du quartier Mong Kok après le retrait de la police (18/10/2014) Des manifestants installent de nouvelles barricades sur une route du quartier Mong Kok après le retrait de la police (18/10/2014)  Photo :  STRINGER Hong Kong / Reuters

Des gestes qui « sapent l'ordre public », dit la police

Après trois semaines de silence, le chef de la police de Hong Kong a finalement fait une déclaration, samedi, affirmant que ses troupes avaient été « extrêmement tolérantes », mais qu'elles n'étaient pas parvenues à empêcher les manifestants de devenir plus « radicaux ou violents ».

« Ces actes illégaux sapent l'État de droit, sapent [ce sur quoi] Hong Kong se base pour réussir. » — Le chef de la police de Hong Kong

Selon lui, la réoccupation du quartier Mong Kok « sape gravement l'ordre public et met gravement en péril la sécurité publique ».

Jeudi, le chef de l'exécutif régional, Leung Chun-ying, avait laissé entendre qu'un dialogue pourrait reprendre avec les étudiants, qui réclament à la fois sa démission et l'instauration d'un véritable suffrage universel.

Cependant, les affrontements avec la police et l'improbabilité que Pékin accepte de ne plus avoir le contrôle des candidatures pour l'élection du prochain chef de l'exécutif de Hong Kong, en 2017, ont alimenté les tensions.

 

Source : ici.radio-canada.ca

 

 

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Jeudi 16 octobre 2014 4 16 /10 /Oct /2014 19:20

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

Hong Kong : des violences policières provoquent de nouvelles manifestations

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

 

La diffusion d’une vidéo montrant des policiers qui passent à tabac un manifestant à Hong Kong a provoqué mercredi soir de nouveaux rassemblements dans l’ancienne colonie britannique.

La diffusion d’une vidéo montrant des policiers en train de rouer de coups un manifestant à Hong Kong a provoqué mercredi soir de nouveaux rassemblements dans l’ancienne colonie britannique, qui connaît sa plus grave crise politique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997.

Déterminée à réduire la marge de manœuvre des manifestants, la police a entrepris de déloger ces derniers de plusieurs sites occupés. Les heurts de mardi soir et mercredi matin figurent parmi les plus violents depuis le début de la campagne prodémocratie le 28 septembre.

Des images diffusées par la télévision locale TVB montrent six policiers en civil en train de traîner un manifestant menotté dans le quartier d’Admiralty, l’un des sites occupés. L’homme est contraint de s’allonger par terre puis il est frappé à coups de poing et de pied par des policiers. L’agression dure quatre minutes, selon la télévision.

 

 

 

 

Les frondeurs hongkongais exigent de pouvoir librement élire le prochain chef de l’exécutif de Hong Kong en 2017, alors que le Parti communiste chinois (PCC) entend garder la haute main sur le processus électoral en contrôlant les candidatures. Le ministre de la sécurité de l’ancienne colonie britannique, Lai Tung-kwok, a annoncé que les policiers en cause avaient été suspendus de leurs fonctions après l’incident. Il a aussi annoncé l’ouverture d’une « enquête impartiale ».

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

 

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Lundi 13 octobre 2014 1 13 /10 /Oct /2014 18:15

 

Source : www.mediapart.fr

 

A Hong Kong, la police démantèle les barricades

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

 

Malgré les nombreux avertissements des autorités, les manifestants se sont installés dans la durée, en montant des tentes, des douches mobiles ou encore en organisant des soirées de débats, attirant des milliers de personnes ces derniers jours.

La police de Hong Kong a commencé tôt lundi matin à enlever les barricades érigées depuis plus de quinze jours par les manifestants pro-démocratie, après que le chef du gouvernement local eut réduit à néant leurs espoirs d'obtenir gain de cause. Critiquées pour avoir fait usage de gaz lacrymogène face à des manifestants jeunes et pacifiques le soir du dimanche 28 septembre, les forces de l'ordre se faisaient depuis très discrètes. Elles ont, semble-t-il, profité lundi matin du fait que les manifestants étaient peu nombreux sur les sites bloqués pour agir.

Les policiers ont ainsi commencé à démanteler les barricades aux abords du principal site des manifestations, le quartier Admiralty où sont concentrés les ministères et une caserne de l'armée chinoise, ainsi qu'à Mongkok, grand quartier commercial sur la partie continentale de Hong Kong, selon des journalistes de l'AFP.

Un communiqué de la police relayé par mégaphones sur les sites a appelé les protestataires à « ne pas faire obstruction (...), à enlever sans délai les obstacles bloquant les routes et à partir dans l'ordre et le calme ». Les policiers ne portaient pas leurs équipements anti-émeutes. Le chef de l'exécutif, Leung Chun-ying, avait indiqué que si le gouvernement entreprenait de dégager les sites occupés, la police ne « ferait qu'un emploi limité de la force ».

Certains manifestants ont répondu aux mouvements des forces de l'ordre en agitant des parapluies, un accessoire indispensable à Hong Kong pour se protéger du soleil ou de la pluie, et devenu l'emblème de ces manifestations. « Je suis en colère parce que (...) la police ne devrait pas être notre ennemie mais notre alliée », a lancé Kim Kwan, une étudiante de 21 ans.

Malgré les nombreuses injonctions des autorités de se disperser, les manifestants se sont installés dans la durée, en montant des tentes, des douches mobiles ou encore en organisant des soirées de débats, attirant des milliers de personnes ces derniers jours.

 

 

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

 


 

 

 

 

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Samedi 11 octobre 2014 6 11 /10 /Oct /2014 20:48

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

Hong Kong: regain de mobilisation du mouvement étudiant

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

 

Plusieurs centaines d'étudiants ont campé dans la nuit de vendredi à samedi sur les principaux sites de protestation de Hong Kong. Le mouvement en faveur de la démocratie semble regagner en vigueur après l'annulation, jeudi, par les autorités des négociations qui étaient prévues avec les contestataires, en raison des appels persistants à des manifestations.

Plusieurs centaines d'étudiants ont campé dans la nuit de vendredi à samedi sur les principaux sites de protestation de Hong Kong. Le mouvement en faveur de la démocratie semble regagner en vigueur après l'annulation, jeudi, par les autorités des négociations qui étaient prévues avec les contestataires, en raison des appels persistants à des manifestations.

La contestation a pris de l'ampleur dans la seconde quinzaine de septembre, après l'annonce le 31 août d'un projet prévoyant de soumettre à l'approbation des autorités chinoises les candidatures à l'élection du chef de l'exécutif hongkongais en 2017.

Le mouvement pro-démocratie, qui réclame la liberté de candidature à cette élection et aussi la démission de l'actuel chef de l'exécutif Leung Chun-ying, s'est essoufflé en début de semaine, mais des milliers de personnes se sont mobilisées de nouveau vendredi soir pour une série de rassemblements à travers la ville.

« Nous avons des tentes, ici, pour montrer notre détermination à mener une occupation longue », a déclaré samedi matin Benny Tai, l'un des leaders du mouvement étudiant. Une bonne centaine de tentes ont été montées sur Harcourt Road, tandis que des dizaines de personnes ont disputé un marathon en soutien aux étudiants.

Depuis qu'ils sont descendus dans la rue voilà deux semaines, les contestataires ont bloqué les grands axes dans le quartier gouvernemental, à Admiralty, ainsi que dans les quartiers commerçants de Central et Causeway Bay.

Le mouvement « Occupy Central », qui fait référence au nom du quartier des affaires de Hong Kong, est une épine dans le pied pour Pékin, sans doute l'une des plus importantes depuis la répression du mouvement étudiant dans la capitale chinoise début juin 1989. Pékin craint que la démocratie à Hong Kong ne se propage au continent, alors que la Chine populaire a déjà fort à faire avec les troubles séparatistes au Xinjiang, mais aussi au Tibet.

 

 

Source : www.mediapart.fr

 


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Jeudi 2 octobre 2014 4 02 /10 /Oct /2014 19:06

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

Hongkong : les manifestants posent un ultimatum à leur exécutif  Rassemblés devant le siège du pouvoir hongkongais, ils ont réclamé la démission du chef de l'exécutif d'ici jeudi soir, le gouvernement somme les manifestants de se disperser

Le Monde.fr avec AFP | 02.10.2014 à 06h37 • Mis à jour le 02.10.2014 à 18h11

 
 

 

Des policiers tentant d'évacuer des manifestants devant le siège de l'exécutif à Hongkong, jeudi 2 octobre.

 

A Hongkong, la tension est montée d'un cran entre les autorités et les manifestants prodémocratie, jeudi 2 octobre. Le gouvernement a demandé aux leaders étudiants de la « révolution des parapluies », qui exigent la démission du chef de l'exécutif avant minuit, de se « disperser pacifiquement le plus tôt possible », arguant que leur mouvement avait eu « de graves conséquences » pour la ville. Un appel qui sonne comme un ultime avertissement.

De brèves échauffourées ont éclaté jeudi après-midi lorsque des manifestants ont vu des policiers décharger des caisses en bois et des fûts en métal sur lesquels on pouvait lire, d'après des images relayées par les internautes, « Round, 38 mm rubber baton multi », des balles en caoutchouc, ou encore les lettres « CS », initiales de Corson et Stoughton, des projectiles de gaz lacrymogène. Du matériel qui laisse craindre un épilogue violent à ce mouvement de protestation.

L'Union européenne a exprimé jeudi sa « préoccupation » face à la situation, appelant toutes les parties à « continuer à montrer de la retenue »

 

DURCIR OU PAS LE MOUVEMENT

Plus tôt, près de trois mille personnes ont afflué devant le siège du pouvoir pour réclamer la démission du chef de l'exécutif, Leung Chun-ying. 

Lire son portrait : Leung Chun-ying, « le loup de Hongkong » dans le viseur des manifestants

A défaut, « nous envisagerons plusieurs actions différentes dans les prochains jours, comme l'occupation de bâtiments gouvernementaux importants », a averti Agnes Chow, l'une des dirigeantes du mouvement estudiantin. « Nous devons durcir le mouvement, a renchéri Jason Chan, un étudiant de 23 ans. Si on ne passe pas à la vitesse supérieure, ce mouvement est sans objet. »

Les manifestants sont cependant divisés sur l'idée de recourir à la force, le mouvement étant, depuis le départ, pacifique. Même lorsque la police a dispersé les rassemblements, dimanche, en faisant usage de gaz lacrymogènes et de gaz au poivre.

 

SUFFRAGE UNIVERSEL ET DÉMISSION DU CHEF DE L'EXÉCUTIF

Les manifestants, qui réclament l'instauration du suffrage universel plein et entier, font depuis cinq jours le siège des administrations gouvernementales entre les quartiers d'Admiralty et de Central, bloquant routes et carrefours. L'activité économique et la circulation en sont fortement perturbées.

Depuis le début du mouvement, la démission de Leung Chun-ying, accusé d'être une marionnette aux mains de Pékin, est l'une de leurs revendications. L'autre est le retrait d'une mesure, décidée par le pouvoir chinois, qui modifie le mode de désignation du chef de l'exécutif hongkongais : si Pékin envisage d'accorder le suffrage universel pour cette élection, il souhaite cependant garder le contrôle sur les candidatures.

Cette décision « antidémocratique » rompt, selon eux, des engagements pris par Pékin lors de la rétrocession de Hongkong à la Chine, en 1997, après cent cinquante ans de présence britannique.

Lire nos explications : Hongkong : pourquoi les « parapluies » se rebellent

 

 PÉKIN PEU ENCLIN À NÉGOCIER

« C.Y. », comme est surnommé à Hongkong le chef de l'exécutif, semble cependant d'autant moins enclin à négocier que Pékin lui a de nouveau apporté son soutien « ferme et intangible » par la voix du Quotidien du peuple, journal du Parti communiste chinois (PCC), au pouvoir.

Pékin entend bien ne pas se laisser dicter sa conduite, ni par les manifestants, ni par la communauté internationale. « Les affaires de Hongkong sont les affaires intérieures de la Chine », a lancé le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, alors que son homologue américain, John Kerry, le recevait à Washington mercredi. « Tous les pays doivent respecter la souveraineté de la Chine », a-t-il répété, alors que de nombreux rassemblements de soutien aux Hongkongais étaient organisés, mercredi, un peu partout dans le monde.

La Chine cherche par tous les moyens à se prémunir contre une contagion démocratique. Dernière mesure en date, le PCC a durci comme jamais la censure des réseaux sociaux, dénonçant des « extrémistes » qui violent la loi. Dans la même veine, des agents de voyage chinois ont averti un voyagiste hongkongais de l'annulation de toutes leurs visites de groupe à Hongkong, alors que de nombreux Chinois s'y rendent pour faire les magasins pendant la semaine du 1er au 7 octobre, communément appelée la « semaine d'or ».

Lire aussi : En Chine, l’écho étouffé des événements de Hongkong

 

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

 

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Chine
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