Gaz de Schiste

Mardi 14 octobre 2014 2 14 /10 /Oct /2014 18:23

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

Environnement

Gaz de schiste : comment la multinationale Shell fracture la planète à tout va

par Olivier Petitjean 14 octobre 2014

 

 

 

 

Ukraine, Patagonie, Afrique du Sud, Tunisie… Le pétrolier Shell investit tous azimuts pour trouver du gaz de schiste et des hydrocarbures non conventionnels. Cette quête effrénée d’un nouvel eldorado pétrolier risque d’avoir de lourdes conséquences environnementales, en particulier sur les ressources en eau, menacées de surexploitation et de pollutions. La multinationale anglo-néerlandaise est d’ailleurs nominée comme « l’entreprise la plus agressive en terme de destruction des ressources naturelles » lors des prix Pinocchio 2014 qui « récompensent » les entreprises « en totale contradiction avec le concept de développement durable ».

Du gaz de schiste, Shell en veut, et beaucoup. La multinationale pétrolière investit tous azimuts pour accumuler d’énormes concessions. « Shell s’active pour forer par fracturation hydraulique ou se prépare à le faire sur tous les continents », résume l’organisation britannique Platform, dans un bref rapport intitulé « Shell : méga-fractureur global ». De l’Argentine à l’Ukraine, des États-Unis à l’Afrique du Sud, en passant par l’Algérie ou la Tunisie, les forages de gaz de schiste estampillés du célèbre coquillage jaune orangé se multiplient. « Ses activités de prospection et d’exploration se sont accompagnées d’une vaste campagne de relations publiques pour atténuer les controverses », pointe l’ONG britannique.

Les controverses, le premier groupe pétrolier mondial en chiffre d’affaires [1], y est habitué. L’entreprise anglo-néerlandaise est l’une des premières multinationales à faire l’objet de poursuites internationales pour des violations des droits humains et des destructions environnementales occasionnées par ses activités au Nigeria [2]. Shell est également particulièrement active dans le domaine des sables bitumineux canadiens (lire notre article). Plus récemment, ce sont ses projets de forages offshore dans l’océan Arctique qui ont suscité l’ire des écologistes. Greenpeace vient de mener avec succès une campagne de grande envergure pour forcer la marque de jouet Lego à abandonner un accord de sponsoring avec Shell.

Shell fait en Ukraine ce qu’elle n’oserait pas faire à l’Ouest

Dans ces conditions, Shell craint-elle encore de salir sa réputation, déjà controversée ? L’entreprise fait partie de ces majors européennes, comme Total, qui ont le sentiment d’avoir « manqué » le boom du gaz de schiste états-unien. Elles y ont investi trop tard, au moment où la bulle se dégonflait, et y ont perdu beaucoup d’argent : 2,4 milliards de dollars pour Shell aux États-Unis. Elle ne s’en montre que plus empressée à chercher le potentiel « prochain eldorado » du gaz de schiste partout où il pourrait se trouver.

Et d’abord en Ukraine, frappée par la guerre civile. C’est le seul pays d’Europe où Shell a pour l’instant réalisé des opérations de forage de gaz non conventionnel. [3]. Les Amis de la terre Pays-Bas se sont rendus sur place fin 2013. L’association écologiste constate alors que Shell est loin d’y respecter les exigences environnementales les plus basiques. Les ONG découvrent des bassins où sont stockées les eaux usées – extrêmement polluées – issues de la fracturation hydraulique. Ces eaux polluées ne sont séparées du sol que par une bâche en plastique. Les substances toxiques qu’elles contiennent présentent des dangers pour l’environnement et la santé humaine, à la fois en raison des risques de fuites vers les nappes phréatiques et du fait de leur évaporation dans l’air. L’évaporation de ces eaux usées libère également de grandes quantités de méthane, un gaz à effet de serre très puissant.

Profil bas aux Pays-Bas

Pour les Amis de la terre, de telles pratiques sont révélatrices du « double standard » appliqué par l’entreprise : « Shell préfère chercher du gaz de schiste dans les pays où les régulations et leur application ne sont pas aussi strictes qu’aux Pays-Bas. Il est inacceptable qu’une entreprise néerlandaise comme Shell – qui n’oserait jamais s’investir dans le gaz de schiste dans son propre pays – puisse utiliser ces techniques nocives et dangereuses dans d’autres pays. » Les Amis de la terre France et Pays-Bas ont souhaité dénoncer ce zèle en nominant Shell aux Prix Pinocchio 2014, attribués par les internautes aux multinationales les plus hypocrites de l’année.

Cet activisme à l’étranger contraste avec le profil bas adopté par Shell dans son pays d’origine, les Pays-Bas. Une forte mobilisation populaire a permis d’y obtenir un moratoire de fait sur la fracturation hydraulique. 221 collectivités locales ont officiellement interdit cette technique sur leur territoire. Shell n’a pas encore envisagé de prospecter du gaz de schiste dans le pays. Seule une petite « junior » pétrolière, Cuadrilla, y sollicite des licences pour procéder à des fracturations hydrauliques. Il en va de même dans l’autre pays d’origine de Shell, le Royaume-Uni, où l’entreprise se tient ostensiblement à l’écart du débat – au contraire de Total, qui s’est un peu investi dans le domaine. En coulisses, cependant, Shell s’activerait pour éviter que les Pays-Bas n’interdisent officiellement la fracturation hydraulique, par crainte que cela ne l’empêche de continuer à s’étendre ailleurs, déplore Ike Teuling des Amis de la terre locaux. L’entreprise vient ainsi d’organiser une visite de parlementaires néerlandais sur ses sites de forage aux États-Unis, pour en démontrer la « sûreté » et l’absence de risques environnementaux. Bien loin de la réalité ukrainienne, que les ONG dénoncent .

Fracturer grâce aux failles juridiques et politiques

L’accord d’exploitation de Shell en Ukraine a été conclu avec le président Viktor Yanukovych, chassé par la rue fin 2013. La multinationale néerlandaise est associée, pour ce contrat, avec une firme ukrainienne appelée Nadra Yuzivska, propriété à 90% de l’État ukrainien et à 10% d’une société boîte aux lettres liée au clan de l’ancien président, suspecté de corruption. Un arrangement qui ne plaît évidemment pas au nouveau régime ukrainien. Shell a d’ailleurs dû cesser toutes ses opérations en Ukraine en juin, la zone de forage étant située dans l’Est du pays, à l’endroit même où se déroulent actuellement les affrontements entre l’armée ukrainienne et les séparatistes.

En Algérie et en Tunisie, les gouvernements ont choisi de favoriser l’extraction des gaz de schiste sans véritable débat public, malgré les réticences des scientifiques et de la population. Dans les deux pays, Shell est aux premières loges [4]. « Shell adapte sa stratégie selon les pays, explique Ike Teuling. En Afrique du Sud, l’entreprise a lancé une vaste campagne de relations publiques dans les médias. En Argentine, par contre, le site web de Shell ne mentionne même pas ses forages de gaz de schiste. »

Quand Shell instrumentalise les conflits ethniques

En Patagonie, les concessions de gaz de schiste accordées aux multinationales dans la province de Neuquén, le sont à travers une entreprise provinciale créée pour l’occasion, Gas y Petroleo de Neuquén, dont les comptes et le fonctionnement ne sont pas transparents. Tout comme Total – à laquelle elle est d’ailleurs associée sur certaines concessions –, Shell met à profit les lacunes juridiques ou les conflits entre administrations pour forer dans des zones naturelles protégées (lire notre article). Les habitants traditionnels de ces concessions ne disposent pas de titres formels sur la terre. Et l’entreprise fait comme s’ils n’existaient pas.

En Afrique du Sud, Shell est accusé d’attiser délibérément les tensions raciales dans la région du Karoo, où l’entreprise détient des concessions sur une zone de près de 90 000 kilomètres carrés... La taille de la Guyane ! Le Karoo abrite de grandes exploitations d’élevage extensif, dont les propriétaires blancs ont été les premiers à se mobiliser contre les projets de Shell. Celle-ci n’a pas hésité à embaucher certains employés noirs de ces exploitations pour qu’ils aillent porter la bonne parole dans leurs communautés, en présentant la fracturation hydraulique comme une grande cause « noire ». Une propagande dont l’efficacité reste limitée. Les organisations sociales noires militant pour la réforme agraire dans le Karoo, les évêques locaux et les indigènes Khoi et San, entre autres, se sont tous prononcés contre le gaz de schiste. Mais le gouvernement sud-africain, lui, y est largement favorable. Shell n’attend plus que son autorisation pour lancer ses forages.

L’eau, objet de toutes les inquiétudes

La plupart des régions où Shell cherche du gaz de schiste ont un point commun : elles manquent d’eau. Le Karoo en Afrique du Sud, la province de Neuquén en Patagonie argentine, l’Algérie et la Tunisie sont des régions extrêmement sèches. Les faibles ressources en eau sont vitales pour la population et les activités agricoles existantes. Or la fracturation hydraulique requiert d’énormes quantités d’eau : plusieurs millions de litres par forage. De quoi s’interroger sur la manière dont Shell et ses consœurs comptent procéder. Elles entretiennent d’ailleurs un flou artistique sur le sujet, tout en assurant qu’elles n’utiliseront jamais de sources d’eau servant à l’approvisionnement en eau potable ou à l’irrigation.

Pourtant, en Argentine, les études d’impact environnemental de Shell et Total omettent délibérément de préciser – comme c’est théoriquement requis – d’où provient leur eau et comment elles comptent traiter les eaux usées et polluées par la fracturation [5]. Or Shell détient deux concessions importantes à proximité des lacs Mari Menuco et Lors Barreales, principales sources d’approvisionnement en eau potable de la zone. Une région également riche en vignoble et en horticulture, alimentée par les eaux de la rivière Neuquén, jusqu’à présent épargnée par les opérations gazières et pétrolières.

La situation en Afrique du Sud est encore plus incertaine. Les ressources en eau y sont extrêmement rares. Et contrairement à la Patagonie, où est déjà exploité du gaz conventionnel, l’Afrique du Sud est dépourvue de toutes les infrastructures nécessaires : pas de gazoducs, ni d’installations portuaires spécifiques. Même les résidences sud-africaines ne sont pas reliées au réseau gazier ! Interpellée sur le problème de l’eau, Shell se contente de vagues déclarations sur la possibilité d’utiliser de l’eau de mer dessalée, ce qui semble irréaliste pour une simple raison de coût. Avec toutes ces dépenses nécessaires, l’exploitation du gaz de schiste du Karoo – s’il est réellement exploitable – pourra-t-elle jamais être économiquement viable ?

« C’est typique de la manière dont Shell aborde l’exploitation du gaz de schiste, souligne Ike Teuling. C’est un pari. Ils pensent que si jamais ils découvrent des milliards de mètres cubes de gaz exploitables, avec une concession de plusieurs milliers de kilomètres carrés, alors ils auront les moyens de trouver des réponses aux autres questions. » Pour toutes ces raisons, les Amis de la terre ont décidé de nominer Shell aux prix Pinocchio 2014, dans la catégorie « Une pour tous, tout pour moi ! », visant « l’entreprise ayant mené la politique la plus agressive en terme d’appropriation, de surexploitation ou de destruction des ressources naturelles ». Les votes sont ouverts jusqu’au 17 novembre sur le site des Prix Pinocchio.

Olivier Petitjean

Cet article est publié simultanément par Basta ! et l’Observatoire des multinationales (dans une version plus détaillée) dans le cadre de leur partenariat avec les Amis de la terre sur les Prix Pinocchio.

Photo : CC Sibylle Rüstig

 

Notes

[1Premier en 2012 et 2014, second en 2013.

[2Plusieurs militants de la minorité Ogoni, dont le poète Ken Saro-Wiwa, ont été assassinés en 1995, après avoir réussi à chasser Shell de leur territoire, ce qui a donné lieu à une procédure judiciaire contre l’entreprise aux États-Unis. Cette procédure a été cassée en 2013 par la Cour suprême américaine (voir ici pour plus de détails sur cette affaire). En quittant l’Ogoniland, Shell a laissé derrière elle un véritable désastre environnemental, dénoncé par un rapport des Nations Unies en 2011. L’entreprise anglo-néerlandaise a alors promis de procéder à une restauration environnementale de la zone, pour un coût estimé à un milliard de dollars. Selon un rapport publié il y a quelques semaines par les Amis de la terre et Amnesty international, Shell n’a encore rien fait sur le terrain. Parallèlement, plusieurs procédures judiciaires ont été initiées aux Pays-Bas et en Angleterre pour mettre en cause la responsabilité juridique de Shell pour des pollutions pétrolières dans le delta du Niger.

[3Il serait également question aujourd’hui de possibles concessions en Bosnie.

[4Voir ici et ici pour la Tunisie, ici et ici pour l’Algérie.

[5Voir à ce sujet le rapport des Amis de la terre sur le gaz de schiste en Argentine. Celui-ci signale également le cas d’une famille habitant dans une concession de Shell sans connexion au réseau d’eau potable, et à laquelle l’entreprise a néanmoins formellement interdit d’utiliser le réservoir d’eau douce qu’elle avait fait installer à proximité de chez eux.


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Vendredi 10 octobre 2014 5 10 /10 /Oct /2014 20:55

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

Fracturation hydraulique

Gaz de schiste : le ministère de l’Ecologie étudie des permis d’exploration

par Maxime Combes 10 octobre 2014

 

 

 

Ségolène Royal va avoir l’occasion de passer des paroles aux actes. « Il n’est pas question à un moment où on a des ressources publiques rares d’investir dans des filières aléatoires et spéculatives », déclarait fin septembre la ministre de l’Écologie à propos des gaz de schiste. Elle précisait même que, tant qu’elle serait ministre, il n’y aurait aucune autorisation d’exploitation ni d’exploration.

Les services de la ministre de l’Écologie sont cependant en train d’étudier une douzaine de nouveaux permis de recherche d’hydrocarbures sur le sol français et d’examiner le renouvellement de permis de recherche accordés avant le moratoire de 2011. Ces permis concernent les Landes, l’Aisne et la Marne, la Moselle, le Vaucluse, l’Yonne et le Loiret, la Seine-et-Marne, le Bas-Rhin, la Haute-Marne, la Meuse, la Meurthe-et-Moselle et les Vosges, ou encore le Bassin parisien. Des consultations publiques sont ouvertes sur le site du ministère.

Or, les documents relatifs aux demandes des permis de Gastins (Seine-et-Marne), de Dicy (Yonne) et de Montmort (Marne) font explicitement référence à la technique de la fracturation hydraulique et à la nécessité de fracturer le sous-sol qui retient les hydrocarbures. « Un soin particulier sera apporté au traitement des eaux utilisées pour la fracturation des schistes à gaz afin d’éviter toute pollution des nappes phréatiques », précise ainsi la notice d’impact déposée par la société Realm Energy International (filiale de San Leon Energy, basée à Dublin, en Irlande) pour le permis de Dicy, entre Montargis et Auxerre. « Pour produire du gaz de schiste, il est important de briser les argiles saturés qui le contiennent à l’aide de jets d’eau sous pression », explique une notice similaire pour le permis de Montmort, dans la Marne. Ces demandes devraient donc tomber sous le coup de la loi et être refusées.

Les collectifs citoyens mobilisés contre les hydrocarbures de schiste appellent donc la ministre à s’exprimer et à « ne pas signer de nouveaux permis (…) exclusifs de recherches d’hydrocarbures » (lire leur lettre ouverte). Sous la pression, Ségolène Royal a déjà dû annoncer publiquement qu’elle ne signerait pas la demande d’attribution du permis de Calavon, couvrant le parc naturel régional du Luberon (Vaucluse), alors que la consultation publique est toujours en cours. Pour les opposants au gaz de schiste, refuser ces permis constitue la « seule manière d’être en cohérence avec les objectifs de la transition énergétique ». Ce samedi 11 octobre, les anti-gaz de schiste organisent d’ailleurs des rassemblements à Auch, Grenoble, Lille, Narbonne, Nîmes, Paris et Strasbourg, dans le cadre de la troisième journée mondiale contre la fracturation hydraulique (cliquez sur la carte ci-dessous pour en connaitre les détails).

 

 


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Vendredi 22 août 2014 5 22 /08 /Août /2014 21:41

 

Source : www.franceinfo.fr

 

 

EDF : un contrat d'importation de gaz de schiste irrite les écologistes

par Lucie Barbarin mardi 22 juillet 2014 06:52

EDF veut importer du gaz de schiste américain © REUTERS | Benoit Tessier

La nouvelle est passée presque inaperçue la semaine dernière. En toute discrétion, EDF a signé un accord pour importer du gaz de schiste des Etats-Unis. Les écologistes en appellent à Ségolène Royal.

Ce contrat signé par EDF avec le groupe américain Cheniere, c'est ce dernier qui l'a annoncé dans un communiqué publié le 17 juillet. Les premières livraisons de gaz liquéfié sont prévues pour 2016 et le contrat a une durée de 20 ans. Sur le papier, le raisonnement est simple. La France dépend des gaz naturels russes et algériens. Il faut diversifier les approvisionnements, "réduire nos dépendance vis-à-vis du gaz russe" notamment  comme l'explique Philippe Chalmin, professeur d'économie à l'université Paris Dauphine. Et si on n'a pas les détails de l'accord financier, il estime qu'on peut "imaginer que ramener sur l'Europe à niveau de 9 à 10 dollars là où nous importons le gaz russe aux alentours de 11 à 12 dollars".

EDF : un contrat d'importation de gaz de schiste irrite les écologistes, reportage Lucie Barbarin

 
Sauf que les prix attractifs du gaz américain ne font pas oublier la contradiction. La France dit non à l'extraction de gaz de schiste, chez elle, mais elle accepte qu'EDF en importe en grandes quantités des Etats Unis. Une hypocrisie inacceptable pour
Benoit Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement : "C'est la même chose que les OGM. On s'interdit de les produire sur le territoire français parce qu'on considère que c'est trop dangereux mais on les importe massivement pour l'alimentation de notre bétail. C'est une forme de cynisme".
 
Ce qui fait dire au député EELV Yannick Jadot que la question devient politique. "Ça va à l'encontre des efforts qu'on tente de faire sur la transition énergétique". Et il en appelle à Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie et de l'Energie, puisque l'Etat est le principal actionnaire d'EDF.
 
 

par Lucie Barbarin mardi 22 juillet 2014 06:52

 

 

Source : www.franceinfo.fr

 

 

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Jeudi 17 juillet 2014 4 17 /07 /Juil /2014 20:11

 

Souce : www.bastamag.net

 

 

 

Mobilisations

Gaz de schiste : des paysans polonais font plier Chevron

par Maxime Combes 16 juillet 2014

 

 

 

 

Pour les anti-gaz de schiste, c’est une belle victoire. Celle de quelques paysans et habitants d’une commune rurale polonaise, Żurawlow, contre la multinationale Chevron, quatrième plus grande entreprise pétrolière de la planète. Le 7 juillet, le géant pétrolier a décidé de se retirer de la zone où il souhaitait effectuer des forages exploratoires de gaz de schiste. Pendant près de 400 jours, les habitants de la région ont empêché la multinationale de débuter les travaux, en maintenant un camp « Occupy Chevron » pour bloquer l’accès aux véhicules et matériels de Chevron.

Chevron n’a pourtant pas dit son dernier mot. Elle poursuit une trentenaire d’habitants devant la justice polonaise, après avoir filmé le campement pendant de longues semaines. Chevron leur reproche de l’avoir empêchée de mener à bien ses activités. A l’inverse, les habitants considèrent que les autorisations dont disposait Chevron n’étaient plus valables (voir notre article). L’affaire n’est pas encore jugée. Les habitants et leurs conseillers craignent que la justice polonaise privilégie les intérêts de la multinationale. C’est néanmoins avec beaucoup de fierté et de soulagement qu’ils ont accueilli le départ du pétrolier.

De part leur détermination, et grâce aux films de Lech Kowalski (Holy Field Holy War et Drill Baby Drill), la lutte des paysans et habitants de Żurawlow est devenue un symbole de la lutte contre les gaz de schiste en Europe et dans le Monde. Avec le départ de Chevron, elle l’est encore un peu plus.

 

 


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Jeudi 26 juin 2014 4 26 /06 /Juin /2014 23:23

 

Intercollectif Gardéchois

 

 

AUDE ET HERAULT: Le pétrolier Lundin Petroleum vient d'annoncer officiellement son intention de procéder à des relevés de sismique afin de renouveler son permis de recherche d'hydrocarbures sur la région.
Les collectifs locaux anti-gaz de schiste organisent une marche citoyenne de protestation le SAMEDI 28 JUIN.


RASSEMBLEMENT SAMEDI 28 JUIN A 9H00
A LA COOPERATIVE D'ARGELIERS (11)
DEPART POUR MIREPEISSET VIA LE ROND POINT DE CABEZAC A 10H00
ARRIVEE ESTIMEE 13H00 A L'ESPACE LA GARENNE DE MIREPEISSET


PREVOYEZ BANDEROLES, CHAPEAU, CREME SOLAIRE ET PIQUE-NIQUE
DIFFUSEZ CETTE INFORMATION, NOUS DEVONS ETRE NOMBREUX

POUR LE GARD, L'OFFICE DU TOURISME DE BARJAC ENREGISTRE LES OFFRES ET DEMANDES DE CO-VOITURAGE
TEL 09 62 27 66 19


 
A faire circuler le plus largement possible.
 

Cordialement

L'Intercollectif Gardéchois


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SITE DE VIGILANCE ET D'ALERTE DES COLLECTIFS « ANTI GAZ ET HUILES DE SCHISTE » GARDOIS

http://www.bassindales.fr/
Twitter: https://www.twitter.com/bassindales
Rejoignez-nous sur Facebook: bassindales
le site du collectif 07 : http://www.stopaugazdeschiste07.org/

Numéros de vigilance
Véhicules, camions ou travaux suspects? Mouvements sur terrain? Contactez les numéros d'alerte ci-dessous. Notez bien ces numéros et gardez-les précieusement sur vous! Avant tout signalement, précisez: lieu et/ou direction.
Gard: 06 95 60 22 27 - Ardèche: 06 23 66 15 51





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Jeudi 5 juin 2014 4 05 /06 /Juin /2014 20:25

 

Source :www.bastamag.net

 

 

 

Energies

Gaz de schiste : mobilisations massives contre les géants du pétrole en Argentine

par Olivier Petitjean, Sophie Chapelle 3 juin 2014

 

 

 

Après des échecs à répétition en Europe, l’industrie du gaz de schiste se rue sur l’Argentine. Le géant pétrolier français Total détient onze concessions pétrolières et gazières dans la province de Neuquén, en Patagonie, couvrant 5 300 km2. Soit 6 % de cette province, l’équivalent de la surface d’un département français ! Cette ruée vers le gaz et pétrole de schiste en Argentine fait l’objet d’un nouveau documentaire, Terres de schiste, produit par l’ONG Les Amis de la Terre. Selon l’association, Total a déjà réalisé plusieurs forages par fracturation hydraulique, une technique interdite en France depuis la loi de juillet 2011.

Comme le montre le documentaire réalisé par Grégory Lassalle, les menaces véhiculées par ces forages ne font que s’ajouter à l’héritage des pollutions passées. Le coût des dégâts environnementaux liés à l’exploitation des hydrocarbures a été évalué à 900 millions de dollars, rien que pour la période 1991-1997. Les communautés Mapuche de Paynemil et Kaxipayin, dont le territoire est situé à proximité d’une des plus importantes concessions gazières, ont dû mener une lutte de plusieurs années, jusque devant la Commission interaméricaine des droits de l’Homme, pour faire reconnaître la contamination de leurs ressources en eau et les problèmes sanitaires engendrés par ces activités.

Des mobilisations massives

Pas étonnant, dans ces conditions, que les Mapuche aient été en première ligne de la contestation du gaz de schiste en Argentine. Fin août 2013, suite à la signature d’un accord entre l’entreprise argentine YPF et la multinationale états-unienne Chevron, ils ont manifesté par milliers dans les rues de la capitale provinciale, avant d’être sévèrement réprimés par la police. Les Mapuche ont été rejoints dans la lutte par les militants pour la justice environnementale et les syndicats. « Un tel degré de mobilisation contre cette activité productive centrale, qui fournit des emplois directs ou indirects, est inédit », souligne le rapport [1] des Amis de la Terre qui accompagne la sortie du documentaire.

Trente collectivités locales argentines, dont une quinzaine dans la province de Neuquén, ont déclaré interdire la fracturation hydraulique sur leur territoire, à la manière de ce qui s’est fait en France et partout dans le monde. Mais elles se heurtent à l’opposition des autorités provinciales et nationales. Le moratoire décrété par la ville d’Allen, suite à la mobilisation des habitants et des producteurs fruitiers, a été cassé par la Cour supérieure de justice, pour inconstitutionnalité. Pour le moment, Total, YPF et leurs consœurs paraissent bien décidées à passer outre.

Les entreprises dictent leurs conditions

Le rapport s’attache particulièrement aux forages réalisés par Total dans la concession de Pampa Las Yeguas II. Une concession située au cœur de l’aire naturelle protégée d’Auca Mahuida, riche en biodiversité, lieux rituels et sites archéologiques. Pas moins de 69 puits de pétrole et de gaz dans la zone [2] ont pourtant été dénombrés, début 2012, par les services techniques en charge des aires protégées, qui ont constaté de nombreuses infractions. « Les autorisations ont été données par les responsables politiques de Neuquén, alors que la loi de cette province n’autorise que des activités soutenables à faible impact (type petit élevage) sur ces aires naturelles protégées », souligne les Amis de la Terre.

L’association écologiste a profité de la tenue de l’assemblée générale de l’entreprise Total, à Paris le 16 mai, pour interpeller son PDG, Christophe de Margerie. « Si Total était vraiment une compagnie responsable, ils auraient pu renoncer à leur projet suite au rapport technique des experts environnementaux qui s’opposait au forage du puits en raison des risques importants pour la biodiversité de l’aire », fait valoir l’association. Le PDG de Total conteste l’accusation d’illégalité. Il a déclaré être ouvert à une rencontre avec les associations pour, éventuellement, « corriger le tir ». Dernièrement, les dirigeants de l’entreprise réclamaient, avant d’investir, une baisse des coûts de production locaux, un libre accès au marché des devises, une amélioration des infrastructures, une stabilité des lois et de la fiscalité, et une « reconnaissance » de son rôle dans l’économie du pays.

Voir les enquêtes de l’Observatoire des multinationales sur Total.

 

Notes

[1Ce rapport publié simultanément, en partenariat avec l’organisation argentine Observatorio Petrolero Sur, est intitulé Repousser les limites – la ruée vers les gaz et huiles de schiste en Patagonie argentine. Il présente le contexte politique du développement du gaz de schiste en Argentine et expose les pratiques reprochées à Total.

[2Parmi les entreprises impliquées, YPF, Shell, Total, ExxonMobil, Wintershall, Pan American Energy (joint-venture de BP et de la compagnie chinoise CNOOC) et quelques autres.


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Mardi 27 mai 2014 2 27 /05 /Mai /2014 19:17

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

Investissement responsable ?

Quand les banques françaises financent allègrement les gaz de schiste

par Olivier Petitjean 27 mai 2014

 

 

 

 

 

 

Toutes, ou presque, se déclarent très sensibles aux préoccupations environnementales. Ce qui n’empêche pas les banques françaises, Société Générale et BNP Paribas en tête, de soutenir financièrement les gaz de schiste, une industrie aux impacts néfastes pour les ressources en eau, les populations locales et le climat. C’est ce que révèle une étude réalisée par les Amis de la terre Europe, qui détaille les investissements et prêts dont bénéficient les compagnies pétrolières les plus actives dans ce secteur. Pourtant, d’autres grandes banques mondiales n’ont pas hésité à exclure les gaz de schiste de leurs investissements.

La France a pour l’instant fermé la porte au gaz de schiste sur son territoire. Mais ses entreprises nationales ne se privent pas d’en faire la promotion, en Europe et ailleurs, et d’y investir des ressources considérables. C’est le cas, bien sûr, pour les grands opérateurs gaziers, Total et GDF Suez, et pour les fournisseurs traditionnels du secteur des hydrocarbures (lire notre enquête à ce sujet). C’est aussi le cas des banques. Selon une étude réalisée pour l’association écologiste les Amis de la terre Europe, dont nous avons pu prendre connaissance en exclusivité, les banques françaises figurent en bonne place parmi les institutions financières les plus actives dans le financement du gaz de schiste dans le monde.

La Société Générale en pointe sur les gaz de schiste

L’étude détaille les différents types d’investissements et soutiens financiers – prêts, achat d’actions, souscription d’obligations ou garantie d’émissions d’obligations – dont bénéficient 17 entreprises très actives dans la prospection et l’exploitation de gaz de schiste, parmi lesquelles les « majors » pétrolières Total, Shell, Chevron ou l’espagnol Repsol, et des firmes nord-américaines ou polonaises moins connues. Puis l’étude évalue l’implication de chaque banque ou fonds d’investissements au sein de ces entreprises. Résultat : la Société Générale est la banque française la plus présente dans ce secteur. Elle a ainsi investi en prêts, achat d’actions, ou souscription d’obligations près de 2,4 milliards d’euros depuis 2010. Vient ensuite BNP Paribas, avec près de 2 milliards d’euros, puis le groupe BPCE (Banque Populaire Caisse d’épargne), avec plus d’1,2 milliard d’euros engagés et le Crédit agricole (373 millions d’euros). L’assureur Axa y est aussi présent pour plus de 100 millions d’euros. Les banques françaises sont principalement impliquées dans Total (participation au capital), auprès du groupe pétrolier espagnol Repsol ou du polonais PGNiG. A titre de comparaison, la plus grosse banque des États-Unis, JP Morgan, soutient financièrement ces entreprises à hauteur de 5,8 milliards d’euros, principalement Total, Shell et Chevron.

Au vu du caractère extrêmement controversé de cette industrie, on aurait pu s’attendre à un peu plus de prudence. La seule technique d’extraction viable à ce jour est la fracturation hydraulique, facteur de pollution des nappes phréatiques et d’aggravation des risques sismiques. Les conséquences de l’extraction des hydrocarbures de schiste sur la pollution de l’air et le climat sont aussi problématiques : la fracturation hydraulique occasionne d’importantes émissions de méthane, un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant que le CO2. Et le gaz ou le pétrole extraits restent, en eux-mêmes, des sources d’énergie fossile, émettrices de carbone.

Une « conscience des risques » qui n’empêche pas les financements

Les Amis de la terre Europe ont donc écrit aux banques et compagnies d’assurances concernées pour les interpeller sur ces risques et leur demander de se désengager du secteur. Seule la Société générale n’a pas daigné leur répondre. De son côté, BNP Paribas affirme être « parfaitement conscient des risques et opportunités relatif [sic] à cette activité », ayant participé aux côtés d’autres institutions financières à l’élaboration d’un « guide pour les financiers », intitulé « Prospection et production de gaz de schiste : enjeux fondamentaux et pratiques commerciales responsables » [1]. Ce document liste certains des aspects les plus controversés du gaz de schiste et évoque de manière très générale les « meilleures pratiques » pour prévenir les risques. Mais BNP Paribas ne dit absolument rien de l’application concrète qu’elle fait de ce guide dans ses décisions de financement. Quant au fonds d’investissement Amundi, impliqué dans les gaz de schiste polonais, il précise être « particulièrement sensible aux questions environnementales et plus largement à l’ensemble des critères ESG (Environnemental, Sociétal, Gouvernance) ». Mais ses critères « d’analyse et de choix d’investissement » ne semblent pas suffisamment stricts pour exclure les sociétés impliquées dans les gaz de schiste.

Peut-on réellement faire confiance à l’industrie du gaz de schiste pour respecter les règles sociales et environnementales auxquelles elle est théoriquement tenue ? Et peut-on faire confiance aux banques pour qu’elles contrôlent effectivement l’application de ces règles, et orientent leurs investissements en conséquence ? Une étude réalisée par des groupes d’investisseurs éthiques américains, intitulée « Transparence et risques dans les opérations de fracturation hydraulique » [2] suggère que la réponse est négative.

Les grands groupes aussi irresponsables que les aventuriers texans

L’étude porte sur 24 entreprises actives dans le secteur du gaz de schiste aux États-Unis, dont plusieurs sont soutenus financièrement par les banques françaises. Elle évalue leur transparence en ce qui concerne les risques occasionnés par la fracturation hydraulique et les mesures mises en œuvre pour prévenir ces risques à travers de nombreux critères : pollution de l’eau, de l’air, produits toxiques utilisés, impacts sur les populations environnantes, gouvernance générale des projets... Le résultat est sans appel : pas une seule de ces 24 entreprises n’atteint un score de 50%. Or, « mesurer et rendre publics les impacts et la mise en œuvre des ‘meilleures pratiques’ est le principal moyen par lequel les investisseurs peuvent évaluer comment ces entreprises gèrent les impacts des opérations de fracturation hydraulique sur les communautés et l’environnement », notent les auteurs du rapport. Autrement dit, si ces entreprises entretiennent une large opacité sur leurs activités et leur impact, comment les banques peuvent-elles être si sûres qu’elles respectent leurs critères d’investissement responsable ?

Un argument en vogue parmi les lobbies européens du gaz de schiste est également contredit par l’étude : les graves problèmes environnementaux constatés aux États-Unis seraient dus aux petites firmes texanes qui ont été les pionnières du secteur. Des aventuriers sans scrupules en quelque sorte. En réalité, les grandes compagnies ne font pas mieux que leurs consœurs : Shell obtient une note de 7 sur 32, BP 2 sur 32, ExxonMobil 2 sur 32 et Chevron 3 sur 32. Des scores sans appel ! « Ces données renforcent évidemment nos craintes à l’heure où plusieurs de ces compagnies s’étendent hors des États-Unis, en Europe mais également dans plusieurs autres régions du monde », confie Antoine Simon, des Amis de la terre Europe. « Ni les technologies les plus avancées ni les ‘meilleures pratiques existantes’ ne peuvent véritablement permettre aux industries du pétrole et du gaz d’extraire les hydrocarbures non conventionnels de manière propre et sécurisée. Toute activité industrielle comporte une part de risque, mais nous estimons que les risques générés par cette industrie dépassent de très loin ce qui peut être acceptable. »

Les banques néerlandaises se désengagent du gaz de schiste

Autre argument avancé par les établissements financiers français pour opposer une fin de non-recevoir aux interpellations : leurs financements sont octroyés à des entreprises engagées aussi bien dans le domaine des hydrocarbures classiques que dans celui des hydrocarbures dits « non conventionnels » comme le gaz de schiste. Les banques n’auraient donc pas les moyens de cibler précisément leurs investissements. « BNP Paribas ne finance pas directement ce type d’activité mais peut être concernée de manière indirecte via ses investissements et financements de grands groupes énergéticiens opérant dans des pays européens où l’exploration est autorisée », explique ainsi la première banque française. Celle-ci a pourtant élaboré une liste excluant plusieurs productions de ses investissements ou financements, comme les fibres d’amiante, les PCB ou les filets dérivants de plus de 2,5 km de long.

Et d’autres banques parviennent, elles, à exclure purement et simplement les gaz de schiste du champ de leurs investissements. C’est le cas des deux principales institutions néerlandaises de banque et d’assurances, ING et Rabobank. Dans le cadre de sa nouvelle politique pour le pétrole et le gaz, Rabobank s’est engagée à « ne plus fournir d’argent qui serait utilisée pour extraire des combustibles fossiles non-conventionnels [gaz de schiste et sables bitumineux] ». ING, de son côté, a indiqué aux Amis de la terre qu’elle avait « décidé de s’abstenir de financer la production de gaz de schiste en Europe au moins jusqu’à fin 2016 », au vu des incertitudes sur « les impacts environnementaux et sociaux du gaz de schiste ». Si ING et Rabobank l’ont fait, pourquoi BNP Paribas en est-elle incapable ?

Le gaz de schiste, un investissement spéculatif

Rabobank a même poursuivi en justice il y a deux ans l’entreprise pétrolière Cuadrilla. Celle-ci voulait procéder à des forages par fracturation hydraulique à quelques dizaines de mètres à peine de l’établissement souterrain où la banque héberge ses bases de données. A l’échelle du pays, 120 municipalités et trois grandes régions des Pays-Bas se sont déclarées officiellement « frack free », refusant la fracturation hydraulique sur leur territoire. L’opposition néerlandaise au gaz de schiste s’explique en partie par la multiplication récente de secousses sismiques occasionnées par des forages de gaz conventionnel. Les initiatives de Rabobank et ING s’inscrivent aussi dans une tradition de surveillance et de pression citoyenne sur les banques plus forte que dans d’autres pays.

Les banques devraient d’autant se méfier que le gaz de schiste est considéré comme une activité hautement spéculative. « L’objectif est surtout de gagner beaucoup d’argent à court terme. Le gaz de schiste est par nature une industrie spéculative, basée sur une succession rapide de « booms », et donc une fuite en avant permanente », analyse Antoine Simon. Hier les Etats-Unis, aujourd’hui l’Argentine, l’Ukraine ou la Roumanie. « Les majors sont toutes confrontées au déclin de leurs réserves conventionnelles de gaz. Elles ont tout intérêt à acheter des licences de gaz de schiste pour compléter leur inventaire, même si les perspectives concrètes d’exploitation sont illusoires – comme on l’a vu en Pologne – et même si cela implique de perdre de l’argent à terme. C’est une pure opération d’affichage à destination des financiers et des actionnaires. », explique Antoine Simon. Et une activité lourde de conséquences qui ne profite qu’à une part infime de l’économie (lire l’intégralité de notre enquête sur le sujet).

Olivier Petitjean, avec Ivan du Roy

Photo : CC Nick Bonzey

Notes

[1Shale gas exploration and production : Key issues and responsible business practices, consultable ici.

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Mardi 29 avril 2014 2 29 /04 /Avr /2014 22:46

 

 

Source : www.reporterre.net

 

Une famille victime du gaz de schiste obtient trois millions de dollars de dédommagement aux Etats-Unis

Yves Heuillard (DD Magazine)

lundi 28 avril 2014

 

 

 

 

Le 23 avril, la cour de justice du comté de Dallas, au Texas, a accordé trois millions de dollars de dédommagements à Lisa et Bob Parr. Depuis plusieurs années, la famille souffrait de maux liés aux émanations toxiques de l’exploitation du gaz de schiste.

 


 

La famille Parr habite un petit ranch de moins de vingt hectares au nord-ouest de Fort Worth, au Texas. Elle se serait probablement passée d’acquérir une célébrité mondiale depuis le 23 avril 2014, date du verdict d’un long procès engagé contre Aruba et d’autres compagnies qui exploitent soixante-trois puits de gaz de schiste autour de sa maison. Insider Exclusive, une série documentaire diffusée par les grandes chaînes de télévisions américaines, a même fait un film de leur histoire (voir sur youtube). On ne peut s’empêcher de penser au film Erin Brockovich, seule contre tous, de Steven Soderbergh, interprété par Julia Roberts.

Lisa Parr est mère au foyer. En novembre 2008, elle commence à ne pas se sentir très bien, avec des maux d’estomac, des maux de tête et des troubles de la vue. Elle se soigne comme si c’était une mauvaise grippe, mais sa santé ne s’améliore pas.

Plus tard elle développe une mystérieuse éruption cutanée sur tout son corps avec des plaies ouvertes qui ne guérissent pas. Elle éprouve parfois des vertiges et des difficultés à s’orienter. Un jour, ses éruptions cutanées et ses plaies sont tellement préoccupantes que les médecins des urgences l’enveloppent de poches de glace.

Sa fille, alors en première année d’école primaire, commence à avoir des saignements de nez pendant son sommeil et se réveille baignant dans son sang///

 

Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

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Samedi 19 avril 2014 6 19 /04 /Avr /2014 23:40

 

Source : www.mediapart.fr

 

Un ancien de Mobil Oil: «Le gaz de schiste est pire que le charbon»

|  Par Jade Lindgaard

 

 

 

Un ancien dirigeant du groupe pétrolier américain Mobil Oil explique son opposition radicale aux forages de gaz et d'huile de schiste. Il pointe les pollutions massives, l'impact important sur le climat, les ressources limitées et appelle à sortir des énergies fossiles.

Au temps de la guerre froide, on l’aurait qualifié de transfuge. Ancien vice-président exécutif du groupe pétrolier Mobil Oil, Louis Allstadt est devenu un opposant résolu à l’exploitation des gaz et des pétroles de schiste (voir par exemple ici cette audition publique). Aujourd’hui retraité, il a dirigé des opérations d’exploration et de production de l’entreprise après avoir été en charge de ses activités d’approvisionnement, de commerce et de transport pour le monde. Il a également supervisé, côté Mobil, la fusion de son entreprise avec la société Exxon – Exxon Mobil est aujourd’hui l’un des plus grands groupes mondiaux. Au total, Louis Allstadt a travaillé trente et un ans dans les hydrocarbures.

 

Louis Allstadt, pendant notre entretien par Skype, le 2 avril (OA). 
Louis Allstadt, pendant notre entretien par Skype, le 2 avril (OA).

Mediapart a pu l’interroger pendant près d’une heure, par Skype et en public, dans le cadre d’une discussion qui a suivi la projection du film de Lech Kowalski Holy Field Holy War (voir ici), début avril. Nous publions ci-dessous la retranscription de cette conversation, complétée par un échange par email.

Dans cet entretien, il s'inquiète en particulier des fuites de méthane, un puissant gaz à effet de serre, lors des forages de gaz de schiste. Des chercheurs viennent de mesurer des taux de fuite très supérieurs aux estimations de l'agence américaine de protection de l'environnement (voir ici leur article).

Pourquoi vous opposez-vous à l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste, vous, un ancien cadre dirigeant de l’industrie pétrolière ?  

Louis Allstadt. J’ai pris ma retraite de l’industrie pétrolière et gazière en 2000. Je n’ai aucune intention de travailler de nouveau dans ce secteur. Il y a six ans environ, des amis m’ont demandé s’il était possible de forer en toute sécurité des puits de gaz à seulement 150 mètres du lac qui fournit l’eau potable de notre village. J’ai d’abord trouvé très étrange de vouloir forer aussi près.

Puis je me suis plongé dans les différences technologiques entre la fracturation hydraulique et les méthodes des forages conventionnels. La fracturation hydraulique utilise de 50 à 100 fois plus d’eau et de produits chimiques que les anciens forages conventionnels. Son infrastructure industrielle est aussi beaucoup plus importante. Le problème des déchets est majeur : il faut environ 20 millions de litres d’eau et environ 200 000 litres de produits chimiques pour fracturer. Un tiers environ de ces liquides ressort du puits chargé de métaux lourds. Ce sont des déchets toxiques et pour une part radioactifs. Le lien a été fait entre leur stockage sous pression, dans les puits d’injection, et des tremblements de terre à proximité. La moindre fuite crée un sérieux problème aux réserves d’eau potable.

Les riverains de forages par fracturation hydraulique sont victimes de nuisances importantes. Il existe des procédés de recyclage de l’eau usée qui permettent de consommer 30 % d’eau « fraîche » en moins. Mais il faut quand même énormément d’eau. Des progrès ont aussi été accomplis dans la réalisation des puits, permettant de réduire les fuites de méthane. Mais ces améliorations sont bien faibles au regard de la force brutale de cette technologie.

Au bout de quelques années, je suis arrivé à la conclusion que cette technologie ne peut pas être utilisée sans dommage, en particulier à proximité de là où des gens vivent et travaillent. Or je me suis rendu compte que les réglementations étaient très limitées. La loi américaine autorise par exemple les exploitants à garder secrète la composition des produits chimiques qu’ils utilisent pour forer. Elle autorise également les forages très près des écoles et des bâtiments publics. J’espère donc que vous aurez de bien meilleures lois que nous. 


Puits et stockage de gaz de schiste autour de Battlement Mesa, dans le Colorado (©TC). 
Puits et stockage de gaz de schiste autour de Battlement Mesa, dans le Colorado (©TC).

À quoi servent les gaz et huile de schiste aux États-Unis ?

Le gaz de schiste n’est pas différent du gaz conventionnel. C’est chimiquement la même chose. Pareil pour le pétrole. Le gaz, qu’il provienne d’un forage par fracturation hydraulique ou d’un forage conventionnel, passe par les mêmes tuyaux, les mêmes gazoducs et sert de la même manière au chauffage des logements, à produire de l’électricité, à cuisiner. Aujourd’hui les principales sources d’énergie aux États-Unis sont le pétrole, qui sert principalement dans les transports (essence, diesel, carburant aérien) et un peu pour le chauffage. Le charbon est utilisé pour produire de l’électricité. Les pourcentages des unes et des autres varient en fonction des régions américaines.

L’électricité est beaucoup produite à partir de charbon aux États-Unis, ressource qui émet énormément de gaz à effet de serre, plus que le gaz. Or l’un des arguments des pro-gaz de schiste est d’affirmer que cette méthode réduit l’impact climatique de la production d’énergie. Que leur répondez-vous ? 

Si vous brûlez tout le gaz, vous émettez moins de dioxyde de carbone qu’avec le charbon. Le problème, c’est qu’une grande partie de ce gaz fuit et s’échappe dans l’atmosphère sous forme de méthane, qui est 80 à 100 fois pire, en pouvoir de réchauffement, que le CO2 pendant les vingt ans qui suivent son rejet. Ces fuites sont un gros problème. Et elles rendent en réalité le gaz pire que le charbon. Des études sur les champs de production indiquent un taux de fuite dans l’atmosphère qui peut atteindre 6 %. Sous les rues des grandes villes, les vieux tuyaux qui fournissent le gaz aux logements et aux bâtiments fuient quant à eux de 3 à 5 %. S’y ajoutent les fuites des stations de compression, et celles qui se produisent chaque fois que vous allumez votre gazinière. Or il suffit de 1 à 1,5 % de fuite pour que le recours au gaz soit aussi mauvais que le charbon en matière d’émission de gaz à effet de serre.

Donc, même s’il semble que brûler du gaz soit plus propre que brûler du charbon, c’est faux. On ne le sait que depuis ces dernières années. Je dois dire que cela m’a surpris lorsque je l’ai découvert. Tous les tests réalisés jusqu’ici indiquent que nous avons un très gros problème.

L’exploitation du gaz et des huiles de schiste constitue une activité importante aux États-Unis aujourd’hui. L’Europe peut-elle être un nouvel eldorado ?


Action du collectif "Les dindons" contre le forage de Hess Oil à Jouarre, 22 septembre 2013. 
Action du collectif "Les dindons" contre le forage de Hess Oil à Jouarre, 22 septembre 2013.

Vous pouvez probablement apprendre de ce qui s’est passé aux États-Unis. Au départ, les entreprises gazières prétendaient que là où il y a du gaz de schiste, vous pouvez bâtir un puits et en extraire du gaz. Pendant quelques années, des puits de forage sont effectivement apparus là où se trouvaient des gisements de gaz. Ce qu’on a découvert, c’est que ce gaz n’est pas présent partout dans le sous-sol, mais seulement en quelques endroits d’un potentiel gisement, ce qu’on appelle des « sweet spots », des « parties tendres ». Donc l’exploitant qui tombe sur une « partie tendre » peut très bien s’en sortir. Mais ceux qui ne les ont pas trouvées ne s’en sortent pas si bien.

Par ailleurs, les premières estimations de l’étendue des réserves gazières ont été très surestimées. Au départ, il se disait que les États-Unis pouvaient avoir dans leur sous-sol l’équivalent de cent ans de consommation de gaz. Maintenant, on ne parle plus que de vingt ans ou moins. Je ne connais pas précisément la situation des réserves européennes. Mais je crois qu’il va se passer la même chose que pour le reste des extractions de minerais : le produit est concentré en certains rares endroits, et il ne sera pas rentable d’exploiter le reste. Regardez la décision que vient de prendre Shell, un des plus gros groupes pétroliers au monde : ils réduisent leur engagement financier et en main-d’œuvre aux États-Unis dans le pétrole de schiste. C’est emblématique des difficultés rencontrées par d’autre majors (voir ici à ce sujet, ndlr).

Autre argument des défenseurs des forages de gaz et de pétrole de schiste : permettre l’indépendance énergétique des États-Unis. N’est-ce pas à vos yeux un horizon qui compte ?

C’est ce que disaient les entreprises au départ. Elles le disent toujours parfois. Mais cet argument ne se justifie vraiment pas. Les puits de pétrole et de gaz de schiste s’épuisent très vite. En un an, la rentabilité peut décliner de 60 %, alors que les gisements conventionnels de gaz déclinent lentement et peuvent rester productifs 40 ans après le début du forage.

L’autre aspect, c’est que les forages visent les « parties tendres ». Quand elles sont épuisées, d’autres emplacements moins productifs doivent être forés. Cela ne semble pas promettre des horizons d’indépendance énergétique aux États-Unis. Au contraire, je pense qu’ils vont recommencer à importer du gaz d’ici la fin de la décennie. Les États-Unis ne sont pas indépendants énergétiquement et ne le deviendront pas grâce aux forages de gaz et d’huile de schiste. Même s’ils deviennent le plus gros producteur mondial de pétrole, ils continueront à en importer d’énormes quantités.

Quant aux emplois créés, ils ne bénéficient pas aux riverains des forages, mais profitent à des spécialistes venus du Texas ou d’Oklahoma ou d’ailleurs, qui ne restent que tant que dure le forage, et partent ensuite. Ils sont en général de courte durée. 


Prise de vue depuis le campement d'Occupy Chevron en Pologne. 
Prise de vue depuis le campement d'Occupy Chevron en Pologne.

Si le bilan des gaz et huile de schiste est si mauvais, pourquoi l’exploitation se poursuit-elle aux États-Unis et pourquoi Barack Obama en fait-il une telle promotion, notamment lors de son voyage officiel en Europe le mois dernier ?

Je pense que la position du président Obama est fortement influencée par son nouveau secrétaire à l’énergie, Ernest Moniz, qui est favorable à la fracturation hydraulique. Par ailleurs, l’information sur la quantité des fuites de méthane dans l’atmosphère et leur impact sur le climat est relativement récente. Il faut du temps aux gouvernements pour absorber l’information et changer de stratégie.

C’est aussi une question géopolitique en lien avec ce qui se passe aujourd’hui en Ukraine. Je serais surpris que les États-Unis exportent de grandes quantités de gaz. Certaines entreprises veulent en exporter, sous forme de gaz naturel liquéfié (GNL), parce que le prix du gaz est plus élevé en Europe et en Asie. Mais je n’y crois pas. Nous n’avons pas à ce jour de terminal d’exportation gazière. Peut-être un ou deux seront construits un jour, mais ils coûteraient beaucoup d’argent. Le transport par mer de gaz liquéfié coûte aussi très cher. Ce serait donc un investissement très risqué. Il n’y aura pas assez de gaz pour maintenir une activité d’exportation sur le long terme.

En France et en Europe on parle beaucoup de transition énergétique. Les États-Unis pourraient-ils répondre à leurs besoins d’énergie sans les gaz et huiles de schiste ?

La clé à long terme, c’est le passage aux énergies renouvelables : éolien, solaire, hydraulique. C’est la seule solution. Les hydrocarbures faciles et bon marché ont déjà été exploités. Il ne reste plus que les gaz et huile de schiste – mais leur production va décliner – et les gisements non conventionnels, en eau profonde et dans l’Arctique – mais ils coûtent extrêmement cher. Les renouvelables doivent donc très vite commencer à remplacer les fossiles. 

Si vous prenez en compte les externalités des carburants fossiles (le coût de leurs impacts sur l’environnement, ndlr), le coût important de la protection des régions côtières, des inondations, et des autres effets du dérèglement climatique, les énergies renouvelables sont d’ores et déjà compétitives. Car avec les hydrocarbures, il faut payer deux fois : une fois à l’achat, et ensuite en impôts pour rembourser les dommages qu’ils causent.

L’opinion publique américaine est-elle favorable ou opposée aux gaz et huiles de schiste ?

Aux États-Unis, les sondages peuvent dire tout et son contraire. Sur les études les plus crédibles, il semble qu’environ 40 % des personnes interrogées sont opposées à la fracturation hydraulique, environ 40 % y sont favorables et 20 % indécises. Il faut comprendre qu’aux États-Unis, les propriétaires fonciers sont aussi les détenteurs des droits miniers. Si bien que les propriétaires de terres ont tendance à être favorables aux forages des gaz de schiste car ils y peuvent toucher des droits et des recettes grâce à la location de leurs terres. C’est différent dans la plupart des autres pays. Les voisins de forages de gaz de schiste qui ne possèdent pas beaucoup de terrain ont tendance à s’inquiéter du sort des déchets issus de ces forages. Ainsi que du trafic routier intense des camions qui vont et viennent des puits. 

Vous considérez-vous comme un lanceur d’alerte ?

Je ne m’étais pas formulé les choses ainsi. Peut-être. Sauf que je ne dis rien qui ne soit déjà bien connu dans l’industrie des hydrocarbures, ce qui ne correspond donc pas à la définition exacte de ce qu’est un lanceur d’alerte.

Comment l’industrie énergétique a-t-elle réagi à vos déclarations ?

Ils ont été étonnamment silencieux. Ils n’ont rien répondu, en fait.

Vous semblez être passé d’une critique des gaz et huiles de schiste à une critique plus générale de l’utilisation des énergies fossiles en raison de leurs effets néfastes sur le climat.  

Tout à fait. Je me suis d’abord inquiété des effets locaux des exploitations des gaz de schiste là où j’habitais. Puis au fil des ans, je me suis beaucoup moins inquiété pour les forages car les recherches indiquent que les réserves ne sont vraisemblablement pas si importantes. Je suis aujourd’hui beaucoup plus inquiet des effets des gaz et huiles de schiste sur le dérèglement climatique. Peu importe où vous forez, peu importe d’où vous émettez : les gaz rejetés vont dans l’atmosphère et créent un problème pour nous tous, quel que soit votre lieu de vie.

Pensez-vous qu’il faut aujourd’hui sortir du pétrole ?

Ce n’est pas si simple d’en sortir. Cela prendra du temps. Mais nous devons commencer à emprunter cette voie. Les coûts des renouvelables baissent. Leur viabilité augmente assez vite. Notre approvisionnement énergétique doit changer. Nous devons remplacer les énergies fossiles aussi vite que possible par les renouvelables.

 

 

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

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