Gaz de Schiste

Samedi 19 avril 2014 6 19 /04 /Avr /2014 23:40

 

Source : www.mediapart.fr

 

Un ancien de Mobil Oil: «Le gaz de schiste est pire que le charbon»

|  Par Jade Lindgaard

 

 

 

Un ancien dirigeant du groupe pétrolier américain Mobil Oil explique son opposition radicale aux forages de gaz et d'huile de schiste. Il pointe les pollutions massives, l'impact important sur le climat, les ressources limitées et appelle à sortir des énergies fossiles.

Au temps de la guerre froide, on l’aurait qualifié de transfuge. Ancien vice-président exécutif du groupe pétrolier Mobil Oil, Louis Allstadt est devenu un opposant résolu à l’exploitation des gaz et des pétroles de schiste (voir par exemple ici cette audition publique). Aujourd’hui retraité, il a dirigé des opérations d’exploration et de production de l’entreprise après avoir été en charge de ses activités d’approvisionnement, de commerce et de transport pour le monde. Il a également supervisé, côté Mobil, la fusion de son entreprise avec la société Exxon – Exxon Mobil est aujourd’hui l’un des plus grands groupes mondiaux. Au total, Louis Allstadt a travaillé trente et un ans dans les hydrocarbures.

 

Louis Allstadt, pendant notre entretien par Skype, le 2 avril (OA). 
Louis Allstadt, pendant notre entretien par Skype, le 2 avril (OA).

Mediapart a pu l’interroger pendant près d’une heure, par Skype et en public, dans le cadre d’une discussion qui a suivi la projection du film de Lech Kowalski Holy Field Holy War (voir ici), début avril. Nous publions ci-dessous la retranscription de cette conversation, complétée par un échange par email.

Dans cet entretien, il s'inquiète en particulier des fuites de méthane, un puissant gaz à effet de serre, lors des forages de gaz de schiste. Des chercheurs viennent de mesurer des taux de fuite très supérieurs aux estimations de l'agence américaine de protection de l'environnement (voir ici leur article).

Pourquoi vous opposez-vous à l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste, vous, un ancien cadre dirigeant de l’industrie pétrolière ?  

Louis Allstadt. J’ai pris ma retraite de l’industrie pétrolière et gazière en 2000. Je n’ai aucune intention de travailler de nouveau dans ce secteur. Il y a six ans environ, des amis m’ont demandé s’il était possible de forer en toute sécurité des puits de gaz à seulement 150 mètres du lac qui fournit l’eau potable de notre village. J’ai d’abord trouvé très étrange de vouloir forer aussi près.

Puis je me suis plongé dans les différences technologiques entre la fracturation hydraulique et les méthodes des forages conventionnels. La fracturation hydraulique utilise de 50 à 100 fois plus d’eau et de produits chimiques que les anciens forages conventionnels. Son infrastructure industrielle est aussi beaucoup plus importante. Le problème des déchets est majeur : il faut environ 20 millions de litres d’eau et environ 200 000 litres de produits chimiques pour fracturer. Un tiers environ de ces liquides ressort du puits chargé de métaux lourds. Ce sont des déchets toxiques et pour une part radioactifs. Le lien a été fait entre leur stockage sous pression, dans les puits d’injection, et des tremblements de terre à proximité. La moindre fuite crée un sérieux problème aux réserves d’eau potable.

Les riverains de forages par fracturation hydraulique sont victimes de nuisances importantes. Il existe des procédés de recyclage de l’eau usée qui permettent de consommer 30 % d’eau « fraîche » en moins. Mais il faut quand même énormément d’eau. Des progrès ont aussi été accomplis dans la réalisation des puits, permettant de réduire les fuites de méthane. Mais ces améliorations sont bien faibles au regard de la force brutale de cette technologie.

Au bout de quelques années, je suis arrivé à la conclusion que cette technologie ne peut pas être utilisée sans dommage, en particulier à proximité de là où des gens vivent et travaillent. Or je me suis rendu compte que les réglementations étaient très limitées. La loi américaine autorise par exemple les exploitants à garder secrète la composition des produits chimiques qu’ils utilisent pour forer. Elle autorise également les forages très près des écoles et des bâtiments publics. J’espère donc que vous aurez de bien meilleures lois que nous. 


Puits et stockage de gaz de schiste autour de Battlement Mesa, dans le Colorado (©TC). 
Puits et stockage de gaz de schiste autour de Battlement Mesa, dans le Colorado (©TC).

À quoi servent les gaz et huile de schiste aux États-Unis ?

Le gaz de schiste n’est pas différent du gaz conventionnel. C’est chimiquement la même chose. Pareil pour le pétrole. Le gaz, qu’il provienne d’un forage par fracturation hydraulique ou d’un forage conventionnel, passe par les mêmes tuyaux, les mêmes gazoducs et sert de la même manière au chauffage des logements, à produire de l’électricité, à cuisiner. Aujourd’hui les principales sources d’énergie aux États-Unis sont le pétrole, qui sert principalement dans les transports (essence, diesel, carburant aérien) et un peu pour le chauffage. Le charbon est utilisé pour produire de l’électricité. Les pourcentages des unes et des autres varient en fonction des régions américaines.

L’électricité est beaucoup produite à partir de charbon aux États-Unis, ressource qui émet énormément de gaz à effet de serre, plus que le gaz. Or l’un des arguments des pro-gaz de schiste est d’affirmer que cette méthode réduit l’impact climatique de la production d’énergie. Que leur répondez-vous ? 

Si vous brûlez tout le gaz, vous émettez moins de dioxyde de carbone qu’avec le charbon. Le problème, c’est qu’une grande partie de ce gaz fuit et s’échappe dans l’atmosphère sous forme de méthane, qui est 80 à 100 fois pire, en pouvoir de réchauffement, que le CO2 pendant les vingt ans qui suivent son rejet. Ces fuites sont un gros problème. Et elles rendent en réalité le gaz pire que le charbon. Des études sur les champs de production indiquent un taux de fuite dans l’atmosphère qui peut atteindre 6 %. Sous les rues des grandes villes, les vieux tuyaux qui fournissent le gaz aux logements et aux bâtiments fuient quant à eux de 3 à 5 %. S’y ajoutent les fuites des stations de compression, et celles qui se produisent chaque fois que vous allumez votre gazinière. Or il suffit de 1 à 1,5 % de fuite pour que le recours au gaz soit aussi mauvais que le charbon en matière d’émission de gaz à effet de serre.

Donc, même s’il semble que brûler du gaz soit plus propre que brûler du charbon, c’est faux. On ne le sait que depuis ces dernières années. Je dois dire que cela m’a surpris lorsque je l’ai découvert. Tous les tests réalisés jusqu’ici indiquent que nous avons un très gros problème.

L’exploitation du gaz et des huiles de schiste constitue une activité importante aux États-Unis aujourd’hui. L’Europe peut-elle être un nouvel eldorado ?


Action du collectif "Les dindons" contre le forage de Hess Oil à Jouarre, 22 septembre 2013. 
Action du collectif "Les dindons" contre le forage de Hess Oil à Jouarre, 22 septembre 2013.

Vous pouvez probablement apprendre de ce qui s’est passé aux États-Unis. Au départ, les entreprises gazières prétendaient que là où il y a du gaz de schiste, vous pouvez bâtir un puits et en extraire du gaz. Pendant quelques années, des puits de forage sont effectivement apparus là où se trouvaient des gisements de gaz. Ce qu’on a découvert, c’est que ce gaz n’est pas présent partout dans le sous-sol, mais seulement en quelques endroits d’un potentiel gisement, ce qu’on appelle des « sweet spots », des « parties tendres ». Donc l’exploitant qui tombe sur une « partie tendre » peut très bien s’en sortir. Mais ceux qui ne les ont pas trouvées ne s’en sortent pas si bien.

Par ailleurs, les premières estimations de l’étendue des réserves gazières ont été très surestimées. Au départ, il se disait que les États-Unis pouvaient avoir dans leur sous-sol l’équivalent de cent ans de consommation de gaz. Maintenant, on ne parle plus que de vingt ans ou moins. Je ne connais pas précisément la situation des réserves européennes. Mais je crois qu’il va se passer la même chose que pour le reste des extractions de minerais : le produit est concentré en certains rares endroits, et il ne sera pas rentable d’exploiter le reste. Regardez la décision que vient de prendre Shell, un des plus gros groupes pétroliers au monde : ils réduisent leur engagement financier et en main-d’œuvre aux États-Unis dans le pétrole de schiste. C’est emblématique des difficultés rencontrées par d’autre majors (voir ici à ce sujet, ndlr).

Autre argument des défenseurs des forages de gaz et de pétrole de schiste : permettre l’indépendance énergétique des États-Unis. N’est-ce pas à vos yeux un horizon qui compte ?

C’est ce que disaient les entreprises au départ. Elles le disent toujours parfois. Mais cet argument ne se justifie vraiment pas. Les puits de pétrole et de gaz de schiste s’épuisent très vite. En un an, la rentabilité peut décliner de 60 %, alors que les gisements conventionnels de gaz déclinent lentement et peuvent rester productifs 40 ans après le début du forage.

L’autre aspect, c’est que les forages visent les « parties tendres ». Quand elles sont épuisées, d’autres emplacements moins productifs doivent être forés. Cela ne semble pas promettre des horizons d’indépendance énergétique aux États-Unis. Au contraire, je pense qu’ils vont recommencer à importer du gaz d’ici la fin de la décennie. Les États-Unis ne sont pas indépendants énergétiquement et ne le deviendront pas grâce aux forages de gaz et d’huile de schiste. Même s’ils deviennent le plus gros producteur mondial de pétrole, ils continueront à en importer d’énormes quantités.

Quant aux emplois créés, ils ne bénéficient pas aux riverains des forages, mais profitent à des spécialistes venus du Texas ou d’Oklahoma ou d’ailleurs, qui ne restent que tant que dure le forage, et partent ensuite. Ils sont en général de courte durée. 


Prise de vue depuis le campement d'Occupy Chevron en Pologne. 
Prise de vue depuis le campement d'Occupy Chevron en Pologne.

Si le bilan des gaz et huile de schiste est si mauvais, pourquoi l’exploitation se poursuit-elle aux États-Unis et pourquoi Barack Obama en fait-il une telle promotion, notamment lors de son voyage officiel en Europe le mois dernier ?

Je pense que la position du président Obama est fortement influencée par son nouveau secrétaire à l’énergie, Ernest Moniz, qui est favorable à la fracturation hydraulique. Par ailleurs, l’information sur la quantité des fuites de méthane dans l’atmosphère et leur impact sur le climat est relativement récente. Il faut du temps aux gouvernements pour absorber l’information et changer de stratégie.

C’est aussi une question géopolitique en lien avec ce qui se passe aujourd’hui en Ukraine. Je serais surpris que les États-Unis exportent de grandes quantités de gaz. Certaines entreprises veulent en exporter, sous forme de gaz naturel liquéfié (GNL), parce que le prix du gaz est plus élevé en Europe et en Asie. Mais je n’y crois pas. Nous n’avons pas à ce jour de terminal d’exportation gazière. Peut-être un ou deux seront construits un jour, mais ils coûteraient beaucoup d’argent. Le transport par mer de gaz liquéfié coûte aussi très cher. Ce serait donc un investissement très risqué. Il n’y aura pas assez de gaz pour maintenir une activité d’exportation sur le long terme.

En France et en Europe on parle beaucoup de transition énergétique. Les États-Unis pourraient-ils répondre à leurs besoins d’énergie sans les gaz et huiles de schiste ?

La clé à long terme, c’est le passage aux énergies renouvelables : éolien, solaire, hydraulique. C’est la seule solution. Les hydrocarbures faciles et bon marché ont déjà été exploités. Il ne reste plus que les gaz et huile de schiste – mais leur production va décliner – et les gisements non conventionnels, en eau profonde et dans l’Arctique – mais ils coûtent extrêmement cher. Les renouvelables doivent donc très vite commencer à remplacer les fossiles. 

Si vous prenez en compte les externalités des carburants fossiles (le coût de leurs impacts sur l’environnement, ndlr), le coût important de la protection des régions côtières, des inondations, et des autres effets du dérèglement climatique, les énergies renouvelables sont d’ores et déjà compétitives. Car avec les hydrocarbures, il faut payer deux fois : une fois à l’achat, et ensuite en impôts pour rembourser les dommages qu’ils causent.

L’opinion publique américaine est-elle favorable ou opposée aux gaz et huiles de schiste ?

Aux États-Unis, les sondages peuvent dire tout et son contraire. Sur les études les plus crédibles, il semble qu’environ 40 % des personnes interrogées sont opposées à la fracturation hydraulique, environ 40 % y sont favorables et 20 % indécises. Il faut comprendre qu’aux États-Unis, les propriétaires fonciers sont aussi les détenteurs des droits miniers. Si bien que les propriétaires de terres ont tendance à être favorables aux forages des gaz de schiste car ils y peuvent toucher des droits et des recettes grâce à la location de leurs terres. C’est différent dans la plupart des autres pays. Les voisins de forages de gaz de schiste qui ne possèdent pas beaucoup de terrain ont tendance à s’inquiéter du sort des déchets issus de ces forages. Ainsi que du trafic routier intense des camions qui vont et viennent des puits. 

Vous considérez-vous comme un lanceur d’alerte ?

Je ne m’étais pas formulé les choses ainsi. Peut-être. Sauf que je ne dis rien qui ne soit déjà bien connu dans l’industrie des hydrocarbures, ce qui ne correspond donc pas à la définition exacte de ce qu’est un lanceur d’alerte.

Comment l’industrie énergétique a-t-elle réagi à vos déclarations ?

Ils ont été étonnamment silencieux. Ils n’ont rien répondu, en fait.

Vous semblez être passé d’une critique des gaz et huiles de schiste à une critique plus générale de l’utilisation des énergies fossiles en raison de leurs effets néfastes sur le climat.  

Tout à fait. Je me suis d’abord inquiété des effets locaux des exploitations des gaz de schiste là où j’habitais. Puis au fil des ans, je me suis beaucoup moins inquiété pour les forages car les recherches indiquent que les réserves ne sont vraisemblablement pas si importantes. Je suis aujourd’hui beaucoup plus inquiet des effets des gaz et huiles de schiste sur le dérèglement climatique. Peu importe où vous forez, peu importe d’où vous émettez : les gaz rejetés vont dans l’atmosphère et créent un problème pour nous tous, quel que soit votre lieu de vie.

Pensez-vous qu’il faut aujourd’hui sortir du pétrole ?

Ce n’est pas si simple d’en sortir. Cela prendra du temps. Mais nous devons commencer à emprunter cette voie. Les coûts des renouvelables baissent. Leur viabilité augmente assez vite. Notre approvisionnement énergétique doit changer. Nous devons remplacer les énergies fossiles aussi vite que possible par les renouvelables.

 

 

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

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Vendredi 11 avril 2014 5 11 /04 /Avr /2014 00:11

 

Source : houille-ouille-ouille-5962.com

 

 

Lettre Refus Gaz & Huile de Schiste n° 252 de Yonne Lautre (9.04.14)
1/ 13 avril à 14:00 : Manif à Divion (62) Gaz de schiste, gaz de couche Ni ici ni ailleurs, ni aujourd'hui ni demain
Dans le Nord / Pas de Calais, deux forages ont déjà été autorisés pour l'exploration des "gaz de couche", sur les communes de Avion et Divion. Le gaz de couche est un gaz "non conventionnel" comme le gaz de schiste et son extraction, partout ailleurs dans le monde nécessite la fracturation hydraulique pour être rentable.

Outre les dégâts environnementaux que causerait une telle exploitation (objectif : 150 forages !) dans cette région déjà meurtrie par 300 ans d'exploitation de charbon, ces forages seraient une porte grande ouverte sur l'exploitation des gaz de schiste en France.
L'heure n'est plus à l'extraction forcenée des énergies fossiles extrêmes ! Exigeons une réelle transition énergétique, basée sur la sobriété, sur les énergies renouvelables et sur la relocalisation de nos activités.
Venez nombreux manifester votre opposition à ces
projets inutiles et destructeurs de l'environnement
Le 13 Avril, à 14 heures
A Divion, dans le Nord / Pas de Calais (62)
au lieu dit "la croix de Grès"
POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS : http://houille-ouille-ouille-5962.com/
HEBERGEMENT MILITANT POSSIBLE

2/ Nouvelle mobilisation contre les gaz de schiste et Chevron en Roumanie
BUCAREST - Des milliers de Roumains sont descendus dans la rue dimanche pour dire non aux gaz de schiste alors que le géant américain de l'énergie Chevron s'apprête à installer une première sonde d'exploration en Roumanie.
Les fractures hydrauliques ne cicatrisent jamais, avaient écrit des manifestants sur des pancartes pour dénoncer la très controversée technique d'extraction des gaz de schiste, dite fracking ou fracturation hydraulique.
http://www.romandie.com/news/Nouvelle-mobilisation-contre-les-gaz-de-schiste-et-Chevron-en_RP/465418.rom
3/ Roumanie : Chevron prêt à extraire du gaz de schiste « d'ici deux à trois semaines »

Le géant américain Chevron compte démarrer l'exploration pour les gaz de schiste « d'ici deux à trois semaines » à Pungesti, en Roumanie, a indiqué mardi 8 avril Tom Holst, dirigeant du groupe pour la Roumanie, lors d'une visite du site d'exploration.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/04/08/roumanie-chevron-pret-a-extraire-du-gaz-de-schiste-d-ici-deux-a-trois-semaines_4397669_3244.html

3/ Les mercredis de la documentation française : Transition énergétique et gaz de schiste

Où l'on entend encore (entre autres et pas seulement) qu'en Seine-et-Marne, les populations sont regroupées dans des villages et que forer dans les champs, çà ne gênerait personne !

http://colfertois.canalblog.com/archives/2014/04/09/29626366.html

Pour faire paraître une info dans cette lettre, pour demander des anciennes lettres, nous écrire à : redaction (at) yonnelautre.fr

Pour s'abonner nous écrire ou le faire directement sur le serveur
refusgazdeschiste-subscribe (at) yonnelautre.fr

Merci de faire connaître cette lettre si elle vous paraît utile.

Pour Yonne Lautre, Pascal Paquin
(Co-rédacteur)
http://yonnelautre.fr

Après la décision de la mission régionale en date du 18 février : un communiqué du collectif régional en date du 20 février que vous pourrez lire sur la page 'mission régionale'
houille-ouille-ouille-5962.com

 

 

Source : houille-ouille-ouille-5962.com

 


 

 

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Lundi 7 avril 2014 1 07 /04 /Avr /2014 22:54

 

Source : www.romandie.com

 

 

Nouvelle mobilisation contre les gaz de schiste et Chevron en Roumanie

 


BUCAREST - Des milliers de Roumains sont descendus dans la rue dimanche pour dire non aux gaz de schiste alors que le géant américain de l'énergie Chevron s'apprête à installer une première sonde d'exploration en Roumanie.

Les fractures hydrauliques ne cicatrisent jamais, avaient écrit des manifestants sur des pancartes pour dénoncer la très controversée technique d'extraction des gaz de schiste, dite fracking ou fracturation hydraulique.

Autorisée aux Etats-Unis, cette méthode qui prévoit l'injection dans le sol d'eau et de substances chimiques a été interdite en France en raison de ses effets nocifs pour l'environnement.

En 2013, une étude de l'université américaine Duke a révélé une contamination des puits d'eau potable à proximité de sites de forage de gaz de schiste aux Etats-Unis.

Chevron, tu ne peux pas venir sans être invité et laisser la mort dans ton sillage, Plantez des arbres pas des sondes, figuraient parmi les slogans des centaines de manifestants réunis à Bucarest.

Près de 2.000 personnes ont également manifesté à Arad (nord-ouest), 500 à Vaslui (nord-est), 200 à Barlad (nord-est) ainsi que dans une soixantaine de villes, ont rapporté les médias locaux et correspondants de l'AFP.

 
 
 



On connaît les dégâts faits par l'exploitation des gaz de schiste aux Etats-Unis et nous ne voulons pas la même chose ici, dit Alexandra Paslaru, étudiante en architecture.

Ce gouvernement avait promis qu'il défendrait nos intérêts et puis il donne des autorisations pour des sondes d'exploration contre notre volonté, a dénoncé Romeo David, 56 ans, conseiller local dans le village de Puiesti (nord-est) où Chevron souhaite établir un puits d'exploration.

Après avoir lutté contre les gaz de schiste lorsqu'il était dans l'opposition, le Premier ministre social-démocrate Victor Ponta est devenu un fervent partisan de cette source d'énergie.

Chevron qui a obtenu des concessions et des autorisations d'exploration dans le nord-est et le sud-est de la Roumanie rejette les accusations des opposants aux gaz de schiste en soutenant respecter les normes environnementales.

bur-iw/jld

CHEVRON

DUKE ENERGY


(©AFP / 06 avril 2014 17h33)

 

 

Source : www.romandie.com

 


 

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Lundi 31 mars 2014 1 31 /03 /Mars /2014 23:11

 

Info transmise par L'Intercollectif Gardéchois

 

 

Bonjour

Lech Kowalski a suivi au jour le jour pendant plusieurs mois la résistance opposée au pétrolier Chevron par des villageois polonais sur leurs terres menacées par l'exploitation du gaz de schiste. Ils ont érigé un véritable camp retranché avec des moyens dérisoires.

L'Intercollectif Gardéchois du Permis du Bassin d'Alès se joint à la municipalité et vous propose de venir déguster une soupe à l'occasion de la projection du film "Holy Field, Holy War", qui relate leur histoire, le MERCREDI 9 AVRIL, au cinéma Regain de Barjac (projection à 20H30). Lech Kowalski sera présent pour parler de son film. Veuillez trouver ci-dessous plus d’infos.

La recette "soupe" sera intégralement reversée aux paysans polonais en lutte. Soupe à 19H, 5 euros. Réservations (pour la soupe seulement) et renseignements: bibliotheque-barjac@orange.fr ou 04 66 24 56 56, avant le DIMANCHE 6 AVRIL.
 
A faire circuler le plus largement possible.
 

Cordialement

L'Intercollectif Gardéchois


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SITE DE VIGILANCE ET D'ALERTE DES COLLECTIFS « ANTI GAZ ET HUILES DE SCHISTE » GARDOIS

http://www.bassindales.fr/
Twitter: https://www.twitter.com/bassindales
Rejoignez-nous sur Facebook: bassindales
le site du collectif 07 : http://www.stopaugazdeschiste07.org/

Numéros de vigilance
Véhicules, camions ou travaux suspects? Mouvements sur terrain? Contactez les numéros d'alerte ci-dessous. Notez bien ces numéros et gardez-les précieusement sur vous! Avant tout signalement, précisez: lieu et/ou direction.
Gard: 06 95 60 22 27 - Ardèche: 06 23 66 15 51


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La sortie en salles de Holy Field Holy War aura lieu le 26 mars 2014 , pour ceux qui ne l'ont pas encore vu Holy Field Holy War est un film de Lech Kowalski qui s'intéresse au sort des petits paysans polonais qui font face aux multinationales de l'agro-alimentaire et de l'énergie. Le film a été primé 3 fois au FID Marseille et a le soutien du GNCR.


SYNOPSIS
Partout dans le monde, les petits agriculteurs sont menacés.
Leur lutte pour survivre se fait loin des caméras et des médias.
En Pologne, un pays où plus de 60% de la surface est occupée par l’agriculture, de nouveaux acteurs sont en compétition pour s’accaparer les terres. Ce qui se passe en Pologne est un avertissement à prendre au sérieux.


Site du réalisateur et bande annonce
http://www.lechkowalski.com/fr/video/item/43/holy-field-holy-war



holy_1




holy_2


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Jeudi 27 mars 2014 4 27 /03 /Mars /2014 18:17

 

Source : www.euractiv.fr

 

Le gaz de schiste au cœur du sommet UE-USA

 

 

 

L’approvisionnement de l'Europe en gaz de schiste s’est invité à la table des discussions lors de la visite de Barack Obama à Bruxelles.

 

Le sommet entre Barack Obama, Manuel Barroso et Herman van Rampuy a été placé sous le signe de la diplomatie de l'énergie.

Le chef de la Maison blanche a consacré un déjeuner de travail de 75 minutes avec les dirigeants européens à la sécurité énergétique, aux changements climatiques et bien sûr à la crise ukrainienne.

La question des exportations de gaz naturel américain vers l'Europe était au cœur du débat alors que l'UE, qui importe 40% de son gaz naturel de Russie via l'Ukraine, cherche à réduire sa dépendance.

A l'issue d'un sommet su 21 mars consacré en partie à la question, la chancelière allemande Angela Merkel avait déjà appelé Washington à lever les restrictions pesant sur les exportations de gaz.

 

Le gaz américain, enjeu des négociations du TTIP ?

Cet assouplissement pourrait s'inscrire dans le cadre du Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP, en anglais), l'ambitieux accord de libre-échange en cours de négociations entre les Etats-Unis et l'UE.

Les promoteurs du TTIP assurent qu'un tel accord aurait un effet très bénéfique sur l'activité économique et l'emploi des deux côtés de l'Atlantique, mais celui-ci n'en suscite pas moins de nombreuses réticences.

Les révélations sur l'espionnage de la National Security Agency (NSA) en Europe et les soupçons selon lesquels un tel pacte profiterait essentiellement aux grandes entreprises multinationales ont ainsi freiné les négociations.

Mercredi, une cinquantaine de personnes ont manifesté devant le Parlement européen pour dire « non aux OGM » et dénoncer une complaisance des autorités américaines envers les organismes génétiquement modifiés.

« Ce qui est en jeu, c'est la sécurité de notre alimentation et de notre environnement », a résumé le député européen Philippe Lambert, un élu belge du Parti vert européen.

Le TTIP se heurte à d'autres réticences, comme le risque de pertes d'emploi et de nivellement par le bas des conditions de travail - une crainte exprimée par les syndicats - ou la difficulté de lever des droits de douane qui coûtent chaque année des milliards d'euros aux sociétés américaines et européennes, constructeurs automobiles en tête.

Pour tenter de surmonter ces obstacles, Barack Obama, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, devraient s'engager à lever tous les droits de douane sur le commerce bilatéral.

 

Derrière le gaz, le pétrole non conventionnel

Lors de la conférence de presse suivant le déjeuner, Barack Obama et Manuel Barroso ont insisté sur le gaz de schiste, et sur les possibilités pour l'Europe d'avoir recours au gaz américain. Une hypothèse qui reste très théorique, tant les équipements sont à la traîne.

Le transport de gaz dans des volumes importants suppose de le liquéfier, et de disposer de terminaux au départ comme à l'arrivée qui puissent traiter le gaz.

Alors même que le président américain prêchait la bonne parole aux journalistes européens réunis à Bruxelles, l'Energy Information Agency a publié les dernières statistiques portant sur le pétrole non conventionnel. Selon ses statistiques, un baril de pétrole sur 10 produits dans le monde au dernier trimestre 2013 provenait des Etats-Unis. Un signe d'indépendance énergétique qui est aussi synonyme de puissance.

 

Un sommet en 33 sujets

Les deux parties ont publié, mercedi 26 mars dans l'après midi, une déclaration commune portant sur 33 sujets, abordant l'idée d'exportation de gaz de schiste des Etats-Unis vers l'Europe.

Mais aussi beaucoup d'autres thèmes, dont l'Ukraine, le climat- sur lequel aucun progrès n'a été fait-, l'Iran, la Corée du Nord et la protection des données.

 

Source : www.euractiv.fr

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Jeudi 27 mars 2014 4 27 /03 /Mars /2014 18:05

 

Source : www.mediapart.fr

 

Gaz de schiste : le film de la bataille de Pologne

|  Par Jade Lindgaard

En pleine bataille européenne autour des gaz de schiste, sortie en salle de Holy Field Holy War, film calme et majestueux de Lech Kowalski sur la résistance des paysans polonais de Zurawlow contre le projet de forage de la multinationale Chevron. Récit et extraits vidéo du film.

Depuis juin 2013, des paysans de l’est de la Pologne, près de la frontière avec l’Ukraine, bloquent un forage de Chevron. Sur les terres de la commune de Zurawlow, ils ont dressé un campement, et ont baptisé leur mouvement de résistance du nom d’« Occupy Chevron », en référence aux activistes qui avaient occupé des places dans les cités américaines en 2011. On peut voir ci-dessous la dernière photo en date diffusée par leur webcam (visible en ligne ici).

Prise de vue depuis le campement d'Occupy Chevron. 
Prise de vue depuis le campement d'Occupy Chevron.



Leur lutte est devenue emblématique des anti-gaz de schiste en Europe (voir par exemple ici, sur le blog alter-echos, ou encore ici un reportage vidéo diffusé sur Arte), parce que la Pologne est aujourd’hui l’un des principaux territoires de prospection des compagnies minières et pétrolières.

C’est dans ce contexte que sort en salle, mercredi 26 mars, Holy Field Holy War, un film calme et majestueux sur la résistance des paysans polonais de Zurawlow. Un an avant le début de la lutte d’Occupy Chevron, le documentariste Lech Kowalski avait longuement filmé les agriculteurs de cette région très rurale. Ils racontent leur désarroi et leur impuissance face à l’arrivée d’une agriculture industrielle qui pollue leur environnement direct par son usage excessif d’engrais, ses épandages gargantuesques de lisier, ses rejets de produits toxiques. Tout autour d’eux, l’air empeste désormais, et les abeilles meurent à petit feu, comme on le voit dans ce premier extrait du film Holy Field Holy War :

Avant la bataille du gaz de schiste, c’était déjà la guerre à Zurawlow, un conflit larvé et totalement disproportionné entre de petites exploitations familiales, où un vieil homme travaille à la faux et en veste, et l’agro-industrie. Ce choc économique et culturel est raconté avec beaucoup de rage et d’émotion par les résidents de la commune, filmés longuement par Kowalski.

Cette micro-société déjà meurtrie voit un jour apparaître un nouvel ennemi : la colonne de camions vibreurs, mis en branle par des sous-traitants locaux de la multinationale américaine. Là encore, le cinéaste prend le temps de filmer au long cet événement qui prend vite la forme d’une catastrophe : riverains mis devant le fait accompli, chantage à l’argent promis par le pétrolier, absence des autorités polonaises, et incivilités multiples des opérateurs du forage, comme dans cette autre scène extraite du film, quand ils tentent de pomper sans autorisation l’eau d’un champ agricole :

Une précédente version de ce film a été diffusée sur Arte l’année dernière sous le titre La Malédiction du gaz de schiste (lire ici le compte-rendu qu’en avait fait Ludovic Lamant). Elle alternait scènes tournées en Pologne et aux États-Unis, et reprenait les codes du reportage télévisuel, à commencer par la voix off.

Cette fois-ci, dans son format pour le cinéma, le documentaire se concentre sur Zurawlow, magnifiquement filmé, sans aucun commentaire de l’auteur. Il s’achève par une scène d’anthologie : une réunion d’information entre résidents et un représentant de Chevron qui tourne au vinaigre. D’abord silencieux, presque passif, le public comprend peu à peu à quel point il se fait rouler dans la farine par le pétrolier. Une voix de protestation s’élève, puis une autre, encore une autre. Généalogie d’une révolte.

Lech Kowalski, devenu fervent soutien des militants d'Occupy Chevron, continue son tournage. À l'occasion de la sortie de Holy Field Holy War, il nous a fait parvenir ces images tournées en 2013 sur le campement des anti-gaz de schiste polonais :

Il faut rappeler qu'en Pologne, une cinquantaine de forages ont déjà été réalisés. Une première extraction, à titre expérimental, a été conduite en juillet 2013. En mars dernier, le gouvernement polonais a décidé d'exonérer d'impôts jusqu'en 2020 les activités d'extraction de gaz de schiste. Les réserves du pays sont parfois estimées à entre 800 et 2 000 milliards de mètres cubes, mais ces chiffres sont contestés tant les évaluations pétrolières ont été contredites par les faits. Une compagnie basée à Dublin, San Leon – financée notamment par le milliardaire George Soros – a annoncé en début d’année être sur le point d’entamer la production du gaz de schiste en Pologne dans le but de le vendre, ce qui serait une première. Elle a installé un puits de forage dans le bassin baltique, au nord du pays. Elle compte commencer à exploiter ce gisement dès juillet prochain. « Si vous pouvez prouver que l’exploitation du gaz de schiste en Pologne est possible, cela ouvrira les portes dans d’autres pays », a déclaré son président à Reuters.

La perspective d’exploiter ce gaz non conventionnel, dont les forages s’avèrent néfastes pour l’environnement (émission de gaz à effet de serre, pollution de nappes phréatiques, destruction de paysages…) mais lucratives pour ses exploitants aux États-Unis, fait l’objet d’une âpre bataille en Europe. La commission européenne multiplie les décisions favorables au recours au gaz de schiste : en janvier, elle a refusé d’établir un moratoire, et elle vient d’exempter les forages de toute obligation d’étude d’impact. Gunther Oettinger, le commissaire européen à l’énergie, ne rate pas une occasion de manifester son soutien au gaz de schiste. Chaque semaine ou presque, une tribune paraît dans les médias européens, sous la plume d’un patron, d’un scientifique ou d’un élu pour vanter les mérites des hydrocarbures à extraire de la roche mère. La bataille politique des gaz de schiste fait rage.

 

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

 

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Mercredi 26 mars 2014 3 26 /03 /Mars /2014 16:16

 

Source : www.bastamag.net

 

 

Lobbys

Le gaz de schiste sera exempté d’étude d’impact environnemental en Europe

par Maxime Combes 20 mars 2014

 

 

 

Les lobbys pétroliers et gaziers se frottent les mains. Le 12 mars, le Parlement européen a adopté la révision de la directive portant sur les Études d’impact environnemental (EIE). Et a décidé que les activités d’exploration et d’extraction des hydrocarbures de schiste seront exemptées d’études d’impact environnemental. Une telle étude est pourtant obligatoire pour près de 200 types de projets, tels que la construction de ponts, de ports, d’autoroutes, de décharges de déchets ou d’élevages intensifs.

Ces études, de nature technique, ont été développées depuis les années 1970, et dans certains cas sont devenues obligatoires pour apprécier les conséquences environnementales de la réalisation de projets d’aménagement et d’infrastructures publics et privés qui, par l’importance de leurs dimensions ou leurs incidences sur le milieu naturel, pourraient porter atteinte à ce dernier. Après l’analyse du projet, et une éventuelle consultation publique, une telle étude émet des recommandations afin de « limiter, atténuer ou compenser les impacts négatifs du projet ». Environ 5 000 études de ce type seraient menées chaque année en France.

 

La fin des « lourdeurs administratives » et « exigences inutiles », selon les lobbys

La nouvelle directive européenne prévoit que de nouveaux facteurs environnementaux tels que la biodiversité et le changement climatique soient pris en compte dans les études. Fruit d’un compromis avec le Conseil européen, où siègent les représentants des États membres, la nouvelle directive a été approuvée par le Parlement européen (avec 528 voix pour, 135 contre et 15 abstentions). Ses promoteurs avancent qu’elle permettra « de rendre les méthodes d’évaluation plus claires, de faciliter la participation du public, d’inclure des règles plus strictes pour lutter contre les conflits d’intérêt, et de limiter les recours aux dérogations ». Par exemple, la nouvelle directive prévoit que les États membres de l’UE devront assurer une « séparation fonctionnelle » entre l’autorité compétente pour mener l’étude et le promoteur du projet. Ce qui semble bien être un minimum !

En revanche, le texte voté exempte les activités d’exploration et d’extraction des hydrocarbures de schiste de l’obligation d’une étude d’impact environnemental. Le Parti Populaire européen (PPE) – la droite européenne – a salué un texte qui « permet de réduire les lourdeurs administratives pour les porteurs de projets ». De son côté, l’Association internationale des producteurs de gaz et de pétrole (OGP) s’est réjoui d’une décision qui n’impose pas « des exigences inutiles » et permet « l’évaluation des ressources énergétiques nationales ». Insistant lourdement sur l’intérêt d’explorer les potentielles réserves européenne de gaz de schiste en Europe, le lobby pétrolier et gazier considère que la décision du Parlement est « un pas en avant pour rendre l’Europe plus compétitive ».

 

De l’amiante pour fracturer la roche...

En première lecture, le Parlement européen avait pourtant introduit les activités d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures de schiste dans la liste des activités obligatoirement soumises à une étude d’impact environnemental, comme l’avait réclamé la société civile. En janvier dernier, craignant que les États membres refusent cette proposition, plusieurs centaines d’organisations de la société civile ont appelé les institutions européennes à « un sursaut de sagesse » (voir notre article). Finalement, la Pologne et le Royaume-Uni, plus soucieux de faciliter les projets pétroliers et gaziers sur leur territoire que de satisfaire aux demandes de la société civile et des nombreuses régions et communes désireuses d’interdire ou encadrer l’usage de la fracturation hydraulique, auront eu gain de cause.

Ce ne sont pourtant pas les preuves qui manquent pour décrire les graves conséquences environnementales de l’usage de la fracturation hydraulique, y compris dans l’étape exploratoire, avant même la phase d’exploitation. Ainsi, une récente étude de l’Office américain de géologie démontre que l’usage de la fracturation hydraulique peut générer des tremblements de terre pouvant atteindre 5,7 sur l’échelle de Richter. Au même moment, la production de gaz issu de la fracturation hydraulique vient d’être stoppée dans le Queensland en Australie après la découverte d’amiante dans les fluides de forage résultant de l’utilisation de la fracturation hydraulique. Toujours insuffisant pour déclencher une étude d’impact environnemental préalable ?

Maxime Combes

 

 


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Source : www.bastamag.net

 

 

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Vendredi 14 mars 2014 5 14 /03 /Mars /2014 20:03

 

Source : www.reporterre.net

 

La résistance internationale au gaz de schiste s’organise

Barnabé Binctin (Reporterre)

vendredi 14 mars 2014

 

 

 

Ils venaient de quinze pays d’Europe et du Maghreb : Une réunion de collectifs engagés dans la lutte contre les hydrocarbures non-conventionnels vient d’avoir lieu dans le Gard. La résistance aux gaz de schiste s’internationalise et s’organise.

 


 

Ils étaient une soixantaine environ, représentant entre 15 et 18 pays – selon la définition plus ou moins régionaliste qu’on en donne : comment classe-t-on l’Ecosse ou la Catalogne ? – et près de huit langues différentes. Les 8 et 9 mars, à Saint-Christol-lez-Alès dans le Gard, les associations et collectifs engagés en Pologne, au Maroc, en Roumanie ou en Lituanie contre les gaz et pétrole de schiste et de houille – regroupés sous le terme d’hydrocarbures non-conventionnels – a posé les bases du mouvement euro-méditerranéen contre l’extractivisme.

La dynamique mûrit depuis plusieurs mois. En novembre 2012, une première rencontre à l’appel des Amis de la Terre a réuni plusieurs associations à Bruxelles sur la question des gaz de schiste. Puis l’atelier sur l’extractivisme organisé au Forum Social Mondial de Tunis en mars 2013 a prolongé la prise de contact.

Deux mois plus tard, la résolution de Korbach adoptée en Allemagne a défini le socle commun sur lequel se construit le mouvement.

Dans sa première déclaration officielle, publiée mercredi 12 mars, le mouvement réaffirme cette filiation : « La déclaration de Korbach porte l’essentiel des revendications qui nous unissent ».



- La réunion à St Christol les Alès -

 

La constitution en réseau permet le partage d’expérience et établit un état des lieux sur les activités liées à ces hydrocarbures non-conventionnels. Les situations ne sont pas les mêmes partout : alors qu’en France, seulement 15 % du territoire est pour l’instant touché par les 58 premiers permis – 118 demandes sont en cours d’instruction –, la Grande-Bretagne a ouvert près des deux tiers de son territoire aux explorations, tandis que la Tunisie sera bientôt recouverte par les 742 puits autorisés à Shell il y a quelques mois.

Si tous les pays bénéficient d’un code minier et de lois environnementales, leur application reste inégale selon les pays. Tous n’imposent pas une étude d’impact environnementale préalable.

 

Mais cette première base de données fait surtout rejaillir nombre de points communs. Et d’abord le manque de transparence des informations : il reste par exemple difficile d’identifier précisément où et dans quelles proportions est utilisée la technique de la fracturation hydraulique.

« La stratégie des industries extractives est la même partout, ils utilisent le même discours du remède « anti-crise » partout et ne font même pas l’effort d’adapter leurs arguments aux contextes nationaux », constate Estelle Tardy du collectif Causse-Méjean, une des organisatrices de cette rencontre.

Les échanges ont permis de décrypter les leviers de l’argumentaire pro-gaz de schistes, commun à tous les pays qui y sont exposés : d’abord, on gonfle le potentiel des ressources. Comme en Pologne, où les 5 500 milliards de m3 de réserves en gaz annoncés initialement ont depuis été divisé par au moins dix. « L’année dernière, Exxon a foré deux puits dans lesquels il n’a trouvé aucun gaz de schiste », atteste Marek Kryda, du Civil Affairs Institute (INSPRO).

Dans le même temps, on minimise le facteur risque, tandis qu’on accompagne le processus d’un discours construit sur le même triptyque : emploi – balance commerciale – indépendance énergétique, ou comment « le chantage à la croissance fait la baisse de la facture énergétique ».

Le mythe de l’intérêt commun est aussi servi à satiété : « Partout est sous-entendue une augmentation des recettes de l’Etat. Mais nulle part elle n’advient, bien au contraire », dit Julien Renaud du collectif Ile-de-France.

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

 

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Jeudi 13 mars 2014 4 13 /03 /Mars /2014 16:21

 

Source : www.la-croix.com

 

Victoire des anti-gaz de schiste avec l'interdiction d'un forage près de Paris

12/3/14 - 12 H 13 - Mis à jour le 12/3/14 - 17 H 10

 

 


Manifestation contre le gaz de schiste, devant un forage d'exploration à Jouarre, le 3 août 2013

AFP/Archives

Manifestation contre le gaz de schiste, devant un forage d'exploration à Jouarre, le 3 août 2013

Les opposants aux gaz et pétrole de schiste ont remporté une victoire judiciaire mercredi avec l'interdiction d'un forage d'exploration du groupe méricain Hess Oil dans le bassin parisien, malgré la promesse de la compagnie de ne pas recourir à la fracturation hydraulique, interdite en France.

Le tribunal administratif de Melun a donné raison à la petite commune seine-et-marnaise de Nonville qui reprochait à la préfecture d'avoir autorisé ce forage le 10 août 2012. Très concrètement, le pétrolier américain n'a plus le droit en l'état de forer dans cette commune, à 70 kilomètres au sud-est de Paris.

Tout l’enjeu de cette affaire était de savoir si Hess pouvait réaliser ce forage exploratoire dans la couche géologique dite de "roche-mère" susceptible de contenir du pétrole de schiste, alors même que la France a confirmé à plusieurs reprises son opposition à l’exploitation en l’état actuel des technologies.

"C'est la première fois qu'un forage de ce type est interdit" en France, a relevé l'avocat de la commune, Me Arnaud Gossement, dont la demande d'interdiction du projet au nom de la loi prohibant la fracturation hydraulique avait été suivie par le rapporteur public.

La fracturation, une technique nécessitant l'injection sous terre de grandes quantités d'eau, de sable et de produits chimiques, est décriée pour les risques qu'elle fait courir à l'environnement, et formellement interdite en France depuis la loi Jacob de juillet 2011, confirmée par le Conseil constitutionnel. En dehors d’une coûteuse fracturation au propane liquide, encore peu répandue et entraînant d’autres risques, c'est le seul moyen mis en oeuvre en pratique pour exploiter du pétrole et gaz de schiste.

Hess s'était pourtant défendu à l'audience de tout recours à la fracturation hydraulique en France, assurant s'en tenir à des forages verticaux conventionnels.

- Hess et l'Ufip "surpris" -

Mais autoriser Hess, un acteur important des hydrocarbures de schiste aux Etats Unis, à forer, c'était "comme donner un permis de conduire à un chauffard et ensuite lui demander de ne pas conduire", avait plaidé Me Gossement.

Au-delà de Nonville, Hess Oil a entrepris un vaste programme de "cartographie" du sous-sol du bassin parisien. Le groupe pourrait à cette occasion découvrir des informations sur des gisements d'hydrocarbures non-conventionnels, qui ne peuvent pas être exploités sans fracturation, mais assure avoir changé ses plans depuis l'interdiction de cette dernière, et ne pas chercher à les exploiter en contournant la loi.

"Nous sommes surpris par la décision du tribunal administratif de Melun", a simplement déclaré Hess Oil France dans un courriel à l'AFP, en attendant d'avoir reçu l'intégralité jugement.

Pour l'Union française des industries pétrolières (Ufip), également surprise, la décision de justice "résulte d'une suspicion infondée, et qui n'est pas juste".

"En fait, on accuse Hess d'avoir l'intention de ne pas respecter la loi. Or, le problème ce n'est pas de s'intéresser ou ne pas s'intéresser (à une couche géologique donnée, NDLR), c'est de respecter la loi ou ne pas respecter la loi", a plaidé son président Jean-Louis Schilansky.

En 2013, Hess avait déjà procédé à un forage contesté à Jouarre (Seine-et-Marne), sans fracturation hydraulique.

Le groupe, qui possède en tout neuf permis miniers dans le bassin parisien, a aussi foré à Chartronges (Seine-et-Marne) et Huiron (Marne).

Le site de Nonville fait partie du permis de Nemours, un de ceux dont la "mutation" (acquisition par Hess Oil auprès de leur ancien propriétaire) a été bloquée fin novembre par le ministre de l'Ecologie, Philippe Martin.

Malgré ce rejet de mutation du permis, Hess soutenait que l'autorisation du forage, accordée en août 2012, était toujours valable.

La réglementation française autour des forages a par ailleurs été durcie depuis le cas de Nonville. Une circulraire de septembre 2012 stipule que si les travaux "laissent apparaître que l'objectif réellement visé concerne des roches-mères", les permis devaient être annulés.

Et depuis février 2014, un décret soumet les forages pétrogaziers au régime de l'autorisation, et non plus de la simple déclaration.

 

AFP

 

 

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Source : www.la-croix.com

 



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