OGM

Mardi 24 juin 2014 2 24 /06 /Juin /2014 23:40

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

Santé publique

OGM : Le professeur Séralini joue la transparence scientifique face à Monsanto

par Morgane Thimel 24 juin 2014



 

Deux ans après la vive polémique suscitée par son étude sur les OGM, le professeur Gilles-Éric Séralini en publie une seconde version ce 24 juin. Cette nouvelle publication, qui porte sur les effets à long terme du pesticide Roundup et du maïs transgénique NK603, sera diffusée dans la revue Environmental Sciences Europe, du groupe de presse allemand Springer. Cette fois, les chercheurs mettent en ligne les données brutes de l’étude, en accès libre pour l’ensemble de la communauté scientifique. Pour l’équipe de Gilles-Éric Séralini, ce second travail confirme que le pesticide Roundup, produit par la société Monsanto, « provoque à des niveaux environnementaux faibles des déficiences hépato-rénales sévères et des perturbations hormonales comme des tumeurs mammaires ».

En septembre 2012, la publication de ces travaux a fait l’effet d’une bombe. Suite à des tests menés durant deux ans sur 200 rats, Gilles-Eric Séralini assure que la consommation de maïs OGM NK603 (résistant au Roundup), traité ou non au pesticide, entraine le développement de tumeurs mammaires chez les rats femelles, des troubles hépatiques et rénaux chez les mâles et globalement une réduction de l’espérance de vie de ces animaux. Pour lui, ces résultats attestent de la dangerosité de ces produits et que leur consommation comporte un risque autant chez l’homme que chez l’animal.

Protocole controversé

Pourtant, très rapidement, le protocole expérimental est remis en cause. L’opposition aux OGM du professeur est de notoriété publique, tout comme celle du commanditaire de l’étude, le Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN). Plusieurs parti-pris de l’équipe de recherche interrogent leurs pairs, tels que l’accès aux données finales de l’expérience jugé « limité », la souche de rats choisis connue pour sa propension à développer des tumeurs mammaires, et le nombre de rats considéré comme « insuffisant ». La durée de l’enquête est également inhabituelle : 24 mois, alors que la plupart des recherches sont menées sur 90 jours.

Ce n’est pas la première fois qu’une étude sur la toxicité des OGM est remise en cause, quelle que soit la renommée des auteurs. Plusieurs chercheurs ont payé le prix fort pour avoir publié leurs propres résultats (lire notre article ici). Dans le cas de Gilles-Eric Séralini, ses travaux de recherche sont désavoués le 28 novembre 2013 par la revue Food and Chemical Toxicology qui les avait pourtant publiés un an plus tôt. Le biologiste pointe alors du doigt les lobbys industriels, les accusant d’être à l’origine de la remise en cause de ces travaux.

Appel à la transparence

Sept mois après ce retrait, le chercheur et le CRIIGEN proposent ce 24 juin une seconde version de leur étude. Celle-ci ne contient pas de recherche supplémentaire, ni d’informations exclusives, mais rend publique toutes les données brutes. « L’étude a simplement été réécrite, pour mettre en avant les effets du Roundup plutôt que ceux des OGM », détaille le CRIIGEN, interrogé par le site Reporterre. Winfried Schröder, éditeur pour la revue Environmental Sciences Europe, espère que cette republication permettra « une discussion rationnelle. » « Le seul objectif est de permettre la transparence scientifique et, sur cette base, une discussion qui ne cherche pas à cacher, mais bien à se concentrer sur ces controverses méthodologiques nécessaires », explique-t-il.

Pour cette seconde étape, l’équipe a voulu faire preuve de plus de transparence. Elle appelle la société Monsanto à en faire autant et « réclame le libre accès aux études toxicologiques ayant permis la mise sur le marché des différentes formulations de Roundup, la mise en accès libre des données brutes (urinaires et sanguines) des analyses de toxicologie pour tous les produits ». Le contenu des études de Monsanto sur ces différents produits n’a jamais été dévoilé (lire notre enquête sur l’évaluation du MON810). Au nom du secret industriel et du droit à la propriété intellectuelle, la société refuse toujours de les transmettre.

 


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Dimanche 22 juin 2014 7 22 /06 /Juin /2014 20:00

 

Source : www.reporterre.net

 

 

Les lobbies tentent à nouveau d’imposer les OGM à l’Europe

Noël Mamère

samedi 21 juin 2014

 

 

 

« En donnant apparemment la liberté de choix aux Etats-membres, l’accord européen leur laisse croire qu’ils seront maitres de décider de bannir les OGM sur leur territoire. En réalité, il s’agit d’un recul doublé d’un leurre » et d’« une victoire du lobby des OGM et des biotechnologies. »


L’accord intervenu sur les OGM, le 12 juin dernier, au Conseil des ministres de l’environnement, démontre encore une fois la fragilité de la position des écologistes. Comme l’affirment les Amis de la Terre, ce mauvais compromis est « un cadeau empoisonné qui ouvrira les champs européens aux plantes génétiquement modifiées ».

En donnant apparemment la liberté de choix aux Etats-membres, l’accord européen leur laisse croire qu’ils seront maitres de décider de bannir les OGM sur leur territoire. En réalité, il s’agit d’un recul doublé d’un leurre.

Une Commission européenne pro-OGM

Un recul, parce que le système d’expertise et d’homologation au niveau européen sera allégé. Les Etats seront confrontés directement aux industriels du secteur, tel Monsanto. On sait bien que, dans ce cas, les risques sont grands de voir des Etats accepter la politique des entreprises de biotechnologies, alors que l’expertise réalisée en amont permet de bloquer l’introduction des OGM

Cette nouvelle procédure va renforcer l’opacité, chaque Etat membre de l’UE négociant sans se soucier du voisin. Si les Etats ont désormais le pouvoir de bannir les OGM, ils devront le faire sur la base de motivations élargies, comme l’éthique, l’atteinte à l’ordre public, ou des motifs socio-économiques… Mais en excluant les raisons les plus évidentes : la santé et l’environnement. Comprenne qui pourra !

De plus, comme dans le cas du futur traité transatlantique - cet accord n’en est que la préfiguration –, sur la base de motifs donnés, les grands semenciers pourront se livrer à une multiplication de poursuites judiciaires.

Depuis quinze ans, le compromis qui existait entre les Etats qui refusent les OGM, comme la France ou l’Allemagne, et ceux qui les ont introduits, comme l’Espagne ou la Roumanie, s’était résolu par un blocage de fait. Avec la nouvelle réglementation, ce verrou sautera.

La commission européenne, qui a toujours soutenu de fait le développement des OGM contre la volonté des Etats, s’empresse d’autoriser un nouveau maïs transgénique : le TC1507. Alors que d’autres demandes se bousculent déjà au portillon… Et tout ça, à peine trois semaines après les élections européennes !

Le poids des lobbies

Pourquoi la France qui, sous Sarkozy comme sous Hollande, a toujours tenu une position ferme sur le sujet, a-t-elle soudain basculé en avalisant cet accord qui ressemble à une capitulation en rase campagne ? Est-ce la vision de la nouvelle ministre, Ségolène Royal, dont l’adversaire principal est « l’écologie punitive », qui s’est imposée au gouvernement, ou, comme l’explique José Bové, les changements constants de cabinets ministériels depuis trois ans qui ne facilitent pas la continuité de notre politique en la matière ?

Ne faut-il pas y voir, plus banalement et plus cyniquement, une victoire du lobby des OGM et des biotechnologies, qui mène un combat acharné contre les associations et la Confédération paysanne pour imposer la culture en plein champ ?

L’affaire est suffisamment grave pour que nous nous ressaisissions et vite...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

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Dimanche 15 juin 2014 7 15 /06 /Juin /2014 18:40

 

 

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La France recule en Europe face aux lobbies OGM

Verts/ALE au Parlement européen

samedi 14 juin 2014

 

 

 

L’UE veut laisser le choix aux pays membres d’interdire ou non les OGM sur leur territoire. Derrière une apparente avancée se cache un affaiblissement des normes européennes et un plus grand poids donné aux multinationales des biotechnologies.


Les ministres de l’environnement des États membres de l’Union européenne viennent de donner leur accord pour une interdiction nationale des organismes génétiquement modifiés (OGM) [laissant le choix aux Etats membres d’autoriser ou d’interdire la culture des OGM sur leur territoire, ndlr].

Le gouvernement français, en acceptant cette proposition sur les autorisations de mise en culture d’OGM plutôt qu’en opposant un refus ferme et motivé, facilite l’ouverture des champs européens aux cultures transgéniques.

 

Le poids des multinationales des biotechnologies

Alors que cela pourrait apparaître comme une avancée, il s’agit en réalité d’un recul majeur puisque d’une part les normes européennes seront considérablement affaiblies en laissant peser sur les États les expertises, et d’autre part ces normes porteront atteinte à l’équité dans les productions agricoles à travers de graves distorsions de concurrence.

Ce seront désormais les entreprises multinationales des biotechnologies qui discuteront directement avec les États et négocieront des conditions de mise sur le marché, ce qu’elles réclamaient depuis des années, notamment en utilisant des arguments socio-économiques ou territoriaux plutôt que sanitaires ou environnementaux.

En faisant ce choix, le gouvernement français a tourné le dos aux paysans et aux citoyens qui s’opposent à l’appropriation du vivant par la technique et les brevets et la marchandisation du monde alimentaire...

 

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

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Vendredi 13 juin 2014 5 13 /06 /Juin /2014 23:32

 

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Europe

Pour interdire un OGM, les Etats devront demander la permission aux entreprises

par Sophie Chapelle 13 juin 2014

 

 

 

Voilà plus de quatre ans qu’une nouvelle procédure pour interdire nationalement la culture d’OGM était en discussion. Le 12 juin, un « accord politique » a finalement été trouvé entre les ministres de l’Environnement des 28 États membres de l’Union européenne [1]. « Ce nouveau système garantit aux États la possibilité de choix, s’ils souhaitent cultiver ou non » s’est réjouie la ministre française Ségolène Royal au cours du Conseil.

Mais tous les gouvernements ne partagent pas cet enthousiasme. La représentante luxembourgeoise Carole Dieschbourg, émet de sérieuses réserves sur la solution retenue en raison du « rôle important laissé aux entreprises de biotechnologies » et redoute « une vague d’autorisation de cultures » dans l’UE. Olivier Belle, ministre de l’Environnement belge, s’est également abstenu sur ce compromis craignant des disséminations transfrontalières.

L’OMC en embuscade

Jusqu’à présent, les États ne pouvaient interdire les cultures transgéniques qu’en prenant sur leur territoire des clauses de sauvegarde ou des mesures d’urgence, justifiées par des impacts sur la santé ou l’environnement. Désormais, chaque État membre pourra enjoindre une entreprise qui désire commercialiser un OGM d’exclure son territoire de la demande d’autorisation.

Si l’entreprise refuse, le pays pourra invoquer des arguments éthiques ou socio-économiques, mais en aucun cas des arguments scientifiques. Or, comme le souligne Pauline Verrière de l’association Inf’OGM, « l’Organisation mondiale du commerce ne reconnaît comme valides que les décisions basées sur des arguments scientifiques ». Il y a donc peu de chance qu’un pays utilisant cette procédure puisse maintenir l’interdiction de mise en culture sur son sol s’il se retrouve poursuivi par l’OMC.

« Droits sans précédent » pour les multinationales

Pour les organisations opposées aux OGM, cette proposition de loi accorde des « droits sans précédent » aux entreprises. « Avec cette loi, ce ne sont plus nos gouvernements qui décideront, mais les multinationales des biotechnologies », dénonce Christian Berdot des Amis de la terre France. « Les gouvernements doivent garder leur droit à interdire des OGM indésirables et dangereux, sans avoir à demander la permission aux entreprises qui gagnent de l’argent grâce à eux », renchérit Mute Schimpf des Amis de la Terre Europe.

Ce projet de loi conforte surtout la Commission européenne dans son objectif : obtenir des États membres qu’ils cessent de s’opposer aux autorisations d’OGM à la culture comme à l’importation, et malgré la défiance des Européens à l’encontre des OGM. Ce texte doit encore être soumis au Parlement européen pour une adoption définitive d’ici début 2015. « S’il aboutit, prévient Pauline Verrière, la Commission européenne aura les coudées franches pour accélérer le train des autorisations à la culture et à l’importation. » Sept OGM sont en attente d’une autorisation de culture dans l’UE, dont le maïs MON810 de Monsanto et le maïs TC1507 du groupe Pioneer.

 

Notes

[1Le Luxembourg et la Belgique se sont abstenus.


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Mardi 20 mai 2014 2 20 /05 /Mai /2014 23:57

 

Source : www.bastamag.net

 

 

Des faucheurs de vignes OGM relaxés

par Sophie Chapelle 19 mai 2014

 

 

 

C’est une décision judiciaire à laquelle le collectif des Faucheurs volontaires ne s’attendait pas. La Cour d’appel de Colmar a décidé le 14 mai 2014, au terme de quatre ans de procédures, de relaxer en appel les 54 inculpés. L’affaire a commencé en août 2010, après la destruction d’un essai en plein champ portant sur 70 porte-greffes de vigne génétiquement modifiés, appartenant à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra). « La recherche fondamentale sur les OGM doit uniquement s’effectuer en milieu confiné », justifient les opposants. Condamnés en première instance, ils paient 57 000 euros de dommages et intérêts à l’Inra. Mais refusent leur condamnation au pénal et font appel.

 

L’absence d’impact n’est pas prouvée

Dans le jugement du 14 mai que s’est procuré Basta !, la Cour d’appel considère que la demande de l’Inra « se contente d’affirmer, sans fournir la moindre donnée scientifique, que l’essai ne générera aucun risque, d’une part, pour l’écosystème [et] pour la santé humaine ». Pour les juges, les affirmations de l’Inra ne sont « nullement étayées par le moindre élément ». Le demandeur doit fournir les éléments d’information permettant d’évaluer l’impact de l’essai. Et pas seulement soutenir : « Nous n’avons observé aucune anomalie auprès des personnels travaillant au contact de ces plantes depuis 4 ans ».

Les faucheurs d’OGM ont déjà été relaxés à plusieurs reprises en première instance, mais les Cours d’appel ont systématiquement annulé ces relaxes au profit de peines de prison avec sursis et d’amendes. « À Colmar, la Cour a reconnu un des arguments des Faucheurs, à savoir que l’autorisation de cet essai délivré par le ministère de l’Agriculture était illégale, souligne Inf’OGM. Le délit de destruction ne pouvait donc pas être retenu contre les faucheurs. A noter également que si la Cour a jugé les 54 faucheurs coupables de « violation de domicile », elle ne les a condamnés à aucune peine. Dans un communiqué, l’Inra précise qu’ « au-delà du jugement, le droit de la recherche publique à mener, dans le respect strict du cadre réglementaire, des travaux scientifiques d’intérêt général sur des sujets sensibles doit être réaffirmé ». Le débat sur les OGM va se poursuivre au-delà des discussions dans les tribunaux.


Photo : © Martine Chevalier

 


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Source : www.bastamag.net

 

 

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Vendredi 16 mai 2014 5 16 /05 /Mai /2014 18:53

 

Source : www.lemonde.fr

 

Poker menteur autour de l'interdiction des OGM

LE MONDE | 16.05.2014 à 08h16 • Mis à jour le 16.05.2014 à 16h32 | Par Gilles van Kote

 

 

Adversaires des organismes génétiquement modifiés (OGM), vous pouvez dormir sur vos deux oreilles. Ce sont les ministres de l'écologie et de l'agriculture, Ségolène Royal et Stéphane Le Foll, qui l'assurent : la mise en culture de maïs génétiquement modifié est « définitivement » interdite en France, après l'adoption par le Sénat, lundi 5 mai, d'une proposition de loi précédemment votée par l'Assemblée nationale.

En réalité, il n'en est rien. D'abord parce qu'aucune mesure législative ne s'impose de manière définitive. Mais surtout parce que l'espérance de vie de ce texte de loi est faible, pour une raison toute simple : il n'est pas du ressort des représentations nationales de se prononcer sur l'autorisation ou l'interdiction de plantes transgéniques sur leur territoire.

Il s'agit là d'une prérogative européenne, dont les modalités sont notamment fixées par la directive 2001/18 sur les OGM, un texte transposé dans le droit français par la loi du 25 juin 2008.

S'engouffrant dans cette ouverture, 81 sénateurs UMP ont saisi le Conseil constitutionnel au lendemain du vote, arguant que la loi « ne respecte pas le droit européen », « ni sur la forme ni sur le cadre juridique communautaire de suspension ou d'interdiction de la mise en culture d'une semence OGM précédemment autorisée ».


PARIS USE D'ARTIFICES JURIDIQUES SUCCESSIFS

Juristes et opposants aux OGM reconnaissent l'extrême fragilité du texte de loi. C'est qu'il relève de l'expédient : son véritable objectif est de faire gag...

L’accès à la totalité de l’article est protégé

 

*Suite de l'article sur  lemonde

 

Source : www.lemonde.fr

 

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Jeudi 15 mai 2014 4 15 /05 /Mai /2014 18:41

 

 

Source : www.reporterre.net


 

Les études de sécurité sur le maïs OGM 1507 ont été menées par des chercheurs inféodés à l’industrie

Informationsdienst Gentechnik

mercredi 14 mai 2014

 

 

 

La culture du maïs génétiquement modifié 1507 pourrait être autorisée à tout moment dans l’Union Européenne. Cependant, il n’existe que très peu d’études indépendantes sur les risques qu’il présente : le nouveau rapport de l’association Testbiotech révèle que les trois-quarts de ces études sont menées par des scientifiques ayant des liens très étroits avec l’industrie agro-alimentaire.


Testbiotech a analysé les articles scientifiques publiés sur le sujet et a constaté que les données disponibles sur le poison produit par le maïs proviennent en majeure partie de chercheurs travaillant étroitement avec l’industrie.

Les experts de Testbiotech à Munich ont trouvé 92 études dans les bases de données de magazines scientifiques traitant du maïs génétiquement modifié 1507, et en particulier du poison Cry1F qu’il sécrète.

Les trois-quarts proviennent soit de membres de l’industrie, soit de scientifiques qui entretiennent des liens avec les fabricants d’OGM. Six autres publications ont obtenu le soutien de l’industrie. Seules quinze publications n’ont pas de lien direct avec l’industrie agro-alimentaire – soit seulement 16 %.

Les analystes retombent toujours sur les noms de quelques scientifiques ayant participé à de nombreuses publications sur le maïs 1507. Blair Siegfried, avec quinze publications, arrive en tête. Il est professeur d’entémologie à l’université du Nebraska et étudie, entre autres, l’influence du poison secrété par les plantes transgéniques sur les papillons utiles.

Le hic : Siegfried est également membre d’un comité consultatif du leader du marché OGM, Monsanto. En outre, Testbiotech affirme qu’il a également travaillé pour le groupe de pression International Life Sciences Institute (ILSI), qui milite pour une évaluation des risques plus souple dans l’UE.

Et ce n’est pas tout : Siegfried est également cité comme inventeur sur le brevet du Cry1F, détenu d’après Testbiotech par Dow, le géant de la chimie qui a développé le maïs 1507 avec Du Pont et Pioneer.

Richart Hellmich, de l’université d’Iowa, a lui aussi participé à de nombreuses études concernant le maïs 1507 ou le toxique qu’il sécrète. Lui aussi fait partie du comité consultatif de Monsanto, et selon Testbiotech, il aurait reçu de Monsanto des fonds pour ses recherches et participé à des publications du groupe de pression ILSI.

Testbiotech présente encore d’autres cas de ce type. L’un des chercheurs, par exemple, a travaillé chez Dow pendant dix ans. Dans l’ensemble, il y a donc une très grande influence de l’industrie sur les études de risques, ainsi que d’importantes lacunes en ce qui concerne les risques présentés par le maïs 1507. L’autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) ne s’est cependant pas intéressée à ce déséquilibre lorsqu’elle a donné le feu vert au maïs OGM.

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

 

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Vendredi 2 mai 2014 5 02 /05 /Mai /2014 17:44

 

Source : www.midilibre.fr

 

 

Toulouse : Bové et des faucheurs de Greenpeace arrachent des plants de maïs OGM

AFP
02/05/2014, 16 h 03 | Mis à jour le 02/05/2014, 16 h 04
José Bové : "Les semenciers, Monsanto en tête, essayent de passer en force".
José Bové : "Les semenciers, Monsanto en tête, essayent de passer en force".
(PASCAL PAVANI / AFP )

Plusieurs dizaines de faucheurs volontaires emmenés par le député européen José Bové ont arraché vendredi des plants de maïs transgénique dans un champ en Haute-Garonne, en présence de militants de Greenpeace.

Les faucheurs avaient identifié une parcelle de 11 hectares située à Saubens, à une quinzaine de kilomètres au sud de Toulouse, récemment plantée selon eux de graines de MON 810, du maïs génétiquement modifié de la firme américaine Monsanto. Tandis que les militants de Greenpeace déployaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : "OGM, Contamination en cours" ou "Un champ de trouvé, dix de cachés ?", les faucheurs ont procédé à l'arrachage de plants encore jeunes pour les remplacer par des graines de maïs bio.

"Des agriculteurs passent en force"

"On intervient pour mettre en avant le fait que des agriculteurs, malgré la politique gouvernementale et malgré le fait que 80 % des Français ne veulent pas du maïs transgénique, sèment quand même des OGM pour passer en force", a expliqué un faucheur volontaire, Dominique Masset.

Selon les militants, la parcelle avait été plantée à la hâte et "en présence d'un huissier", quelques jours avant la parution au journal officiel le 15 mars d'un nouvel arrêté d'interdiction de la culture de MON 810 par le ministère de l'Agriculture. Le Conseil d'État, saisi en référé par l'Union française des semenciers et l'Association générale des producteurs de maïs (AGPM) qui contestent cet arrêté, doit rendre sa décision lundi.

Majorité de Français opposés aux OGM

Mais, font valoir les faucheurs, quelle que soit la décision du Conseil d'Etat, la grande majorité de la population française est opposée à la culture de maïs OGM et l'Assemblée nationale a adopté mi-avril une proposition de loi interdisant la culture de maïs transgénique, qui doit encore être adoptée définitivement. "En 2008, Nicolas Sarkozy avait dit : On ne veut pas d'OGM pesticide dans les champs. En 2012, quand François Hollande a été élu, il a dit : Il n'y aura pas d'OGM pesticide dans les champs. Les semenciers, Monsanto en tête, essayent de passer en force. C'est pour ça que les faucheurs sont ici aujourd'hui", a expliqué à la presse le député européen d'Europe Écologie-Les Verts (EELV), José Bové.

Risque de contamination des autres champs dénoncé

Dans un communiqué, Greenpeace demande "au gouvernement la neutralisation de ce champ OGM, ainsi qu'une enquête approfondie sur les autres cultures potentiellement existantes sur le territoire". Selon les faucheurs, deux parcelles au moins sont actuellement plantées de maïs transgénique, celle de Saubens et une autre dans un département voisin de Midi-Pyrénées. "Les deux champs sont sous surveillance. Si le gouvernement n'agissait pas comme on le veut, les deux parcelles seront neutralisées avant floraison, c'est-à-dire avant qu'elles puissent contaminer les autres champs", a averti José Bové.

 

 

Source : www.midilibre.fr

 

 

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Jeudi 24 avril 2014 4 24 /04 /Avr /2014 23:59

 

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/benjamin-sourice


 

Etude scientifique : des résidus de roundup plus importants dans l'alimentation OGM

 
© sima/Shutterstock via Mother Jones

Une nouvelle étude scientifique tend à démontrer que le soja OGM, modifié pour tolérer un ou des herbicides, contient des doses importantes de résidus d'herbicide à base de glyphosate (Roundup), dont l'impact sur la santé reste mal évalué.


 

Le soja aux États-Unis représente la deuxième plus grande récolte américaine après le maïs et couvre environ un quart des terres agricoles. Le pays est en passe de se faire ravir la place de premier producteur et exportateur mondial par le Brésil, qui a dopé sa production à coup de déforestation massive. Selon le Département américain de l'Agriculture (USDA), plus de 90% du soja cultivé a été génétiquement modifié pour tolérer un ou plusieurs herbicides, dont la quasi-totalité résiste au Roundup, à base de glyphosate, de Monsanto. En revanche, la production biologique de soja reste marginale, représentant moins de 1% de la superficie totale consacrée au soja, les 9% restant étant consacrés aux cultures conventionnelles.

Si les Américains, comme les Européens, ne mangent pas directement ces légumineuses, cela ne signifie pas pour autant qu'ils n'y sont pas exposés. Après la récolte, le soja est broyé et divisé en deux parties : principalement l'alimentation pour animaux afin de produire hors-sol la viande qui finira dans nos assiettes ; et de la production de graisse végétale, utilisée comme huile de cuisson ou dans les produits alimentaires (lécithine de soja). Selon l'US Soy Board, le soja représente 61% de la consommation d'huile végétale américaine, suivi du colza, lui aussi OGM, pour 11% et l'huile de palme pour 8%.

Des résidu de roundup dans le soja GM

Compte tenu de la centralité du soja dans nos systèmes alimentaires et agricoles, les conclusions d'une nouvelle étude publiée dans la revue scientifique Food Chemistry laissent songeurs. Des chercheurs du Centre de Biosécurité de l'université de Tromsø (GenØk) en Norvège ont constaté que les graines de soja GM Roundup Ready (RR) de Monsanto contiennent plus de résidus d'herbicides que leurs homologues non-OGM. L'équipe a également constaté que les grains génétiquement modifiés sont d'une qualité nutritive inférieure.

Dans l'étude , les chercheurs ont examiné des échantillons de trois types de soja cultivé dans l'Iowa : 1 ) ceux qui sont cultivés à partir de semences génétiquement modifiées tolérantes aux herbicides (RR) ; 2 ) ceux qui sont cultivés à partir de semences non génétiquement modifiées, mais dans un régime conventionnel de production à base de produits agrochimiques ; et 3 ) le soja biologique, c'est à dire, non-GM et cultivés sans pesticides.

Ils ont trouvé des résidus de glyphosate (l'ingrédient dit « actif » dans le Roundup) et de l'acide aminométhylphosphonique , ou AMPA , un résidu de décomposition chimique du glyphosate, sur les dix échantillons OGM analysés, mais dans aucun des non-GM ou bio.

Le soja OGM avait un total de résidus en moyenne de 11,9 parties par million (ppm), avec une valeur maximale de 20,1 ppm- c'est à dire dans la limite des taux fixés par l'Agence de protection de l'environnement (EPA) à 20 ppm pour la Limite Maximale de Résidus, un seuil partagé par l'Union européenne et l'OMS (Codex alimentarius). Pourtant, comme le notent les auteurs, en 1999, Monsanto signalait que l'analyse maximale enregistrée de résidus de glyphosate trouvé sur le soja Roundup Ready était de 5,6 ppm - un niveau que la compagnie jugeait alors « extrême » et « beaucoup plus élevé que celles qu'on trouve habituellement ». Depuis les normes ont été arbitrairement revues à la hausse pour atteindre 20 ppm.

Controverse sur les doses admissibles

Comme le notent les auteurs, il existe une forte controverse scientifique quant aux effets à faible dose du glyphosate, et des résidus du Roundup. En fixant la limite maximale de résidus à 20 parties par million et une dose journalière admissible à élevée à 0,3 mg/kg/jour, les États-Unis comme les régulateurs européens de l'EFSA écartent tout simplement ces  risques à faible dose, plus particulièrement le risque de perturbation du système endocrinien (hormones).

Pourtant, une étude de 2012 menée par le biologiste Rick Relyea de l'Université de Pittsburg constatait que le Roundup dans l'eau à 3 ppm induisait des changements morphologiques chez les grenouilles. Dans un autre article scientifique, des chercheurs allemands ont soumis différentes souches bactériennes, que l'on trouve généralement dans les intestins de volailles, au glyphosate à des niveaux de 5 ppm et moins, soit des doses inférieures à la moyenne du soja GM servant à nourir les volatiles en batterie. L'équipe allemande a ainsi constaté que le glyphosate avait tendance à nuire aux bactéries bénéfiques comme Lactobacillus, tandis que les agents pathogènes comme la salmonelle (Salmonella Enteritidis) avaient tendance à présenter une « très forte résistance ». Les résultats suggèrent donc que le glyphosate peut aussi modifier l'équilibre de la flore intestinale – des résultats peu rassurants, compte tenu de récentes conclusions scientifiques tendant à démontrer que des changements subtils dans l'équilibre bactériologique de notre corps peuvent avoir un impact important sur notre santé.

La nouvelle étude norvégienne a également constaté de faibles mais statistiquement significatives différences dans la qualité nutritionnelle des différents types de soja : les fèves de soya biologiques ont des niveaux de protéines légèrement plus élevés que les deux autres, et des niveaux plus bas d'acides gras Oméga-6, tandis que les Oméga-3 ne montrent aucune différence significative.

"Une exposition la plus élévée jamais observée"

La nourriture n'est pas seulement la voie d'entrée du glyphosate et de ses résidus dans notre corps. Dans une étude de 2011, les chercheurs de l'US Geological Survey ont « détectés fréquemment » du glyphosate dans les eaux de surface dans le bassin du fleuve Mississippi, une source majeure d'approvisionnement en eau pour les populations. En France également, le lgyphosate se retrouve dans le eaux de surfaces au point de contaminer la production de lentilles vertes au-délà de limite maximale de résidus (LMR) comme s'en alarmait l'ANSES en 2011. Des traces de glyphosate, ou de son dérivé l'AMPA, ont été trouvées dans des doses supérieures à la limite de qualité en vigueur, démontrant leur capacité d'infiltration vers les nappes contrairement aux dires des producteurs. En 2013, l'association écologiste Les Amis de la Terre publiait une analyse européenne concluant que des traces de glyphosate avaient été détectées dans les urines de 43,9 % des personnes testées dans 18 pays européens. Dernière découverte en date, et pas la moins inquiétante, en avril 2014 des résidus de glyphosate ont été dépistés dans des échantillons de lait maternel de femmes américaines, laissant suggérer un possible effet bio-accumulateur le long de la chaine alimentaire !

Charles Benbrook , un chercheur de l'Université d'État de Washington qui a documenté la hausse de la consommation de glyphosate liée à l'explosion des cultures GM Roundup Ready, affirme que « l'exposition alimentaire humaine au glyphosate est sans doute aujourd'hui la plus élevée jamais  observée, tout pesticide utilisé aux États-Unis confondu. ». Benbrook s'alarme face au cumul des expositions et des effets cocktail : « Quand vous considérez les doses supplémentaires que nous recevons à travers l'eau et parfois l'air, cette substance chimique se trouve réellement dans une classe à part en termes d'exposition humaine. » Avec une consommation annuelle de pesticide à base de glyphosate supérieure à 30 millions de tonnes, cela représente une moyenne de 100kg/an par Américains.

En cours de réévaluation, le Roundup n'est pourtant pas soumis à de nouvelles études officielles de toxicologie, tandis que les découvertes des chercheurs indépendants sont systématiquement écartées. Les autorités sanitaires, en particulier l'EFSA, persistent à ne vouloir évaluer que son composé dit « actif », le glyphosate, alors que la formulation commercialisée, tant pour les professionnels que les jardiniers, contient des adjuvants chimiques (POEA) dont les effets toxiques sont tout aussi inquiétants, mais dont la composition reste protégée par le « secret industriel ». Dans leur dernière étude publiée sur les pesticides (Mesnage & al., janvier 2014), l'équipe du Pr Séralini s'était justement penché sur la toxicité réelle des pesticides dans leur formulation commerciale, mettant à jour un toxicité in-vitro bien plus élévée comparée aux principes actifs testés seuls. "Nos résultats remettent en question la pertinence de la dose journalière admissible (DJA) pour les pesticides" expliquent les chercheurs, ajoutant que "les essais concernant la toxicité des pesticides peuvent ne pas refléter les expositions environnementales pertinentes."Aux vues de la contamination généralisée des aliments OGM par les pesticides, mais aussi de plus en plus de l'eau et de l'air, le véritable secret de l'industrie pourrait bien être celui de l'impact sur la santé de ces herbicides sous-évalués.

 

 

Cet article est partiellement tiré du magazine d'investigation américain Mother Jones, Monsanto GM Soy Is Scarier Than You Think par Tom Philpott, mercredi 23 avril 2014. Benjamin Sourice, collabore depuis mars 2014 avec l'équipe de chercheurs du Criigen qui a publié de récents travaux sur la toxicité cachée des pesticides et du Roundup. Les propos et informations émis sur ce blog n'engage que leur rédacteur. Il est également l'auteur de Plaidoyer pour un contre-lobbying citoyen, sortie en février 2014, aux Editions Charles Léopold Mayer.

 

 

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/benjamin-sourice

 

 

 

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : OGM
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