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Grèce

Jeudi 23 mai 2013 4 23 /05 /Mai /2013 23:21

 

 

okeanews.fr

 

Y a-t-il un pro­cu­reur pour faire ce qui s’impose ? Oui, je sais, cette phrase a été écrite et dite des mil­liers de fois, mais je ne sais vrai­ment plus quoi écrire.

 

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Les docu­ments des auto­ri­tés fran­çaises sont offi­ciel­le­ment par­ve­nus à la com­mis­sion par­le­men­taire qui enquête sur l’affaire de la liste Lagarde. Ces docu­ments décrivent com­ment la liste est arri­vée en Grèce. Ils confirment plei­ne­ment les révé­la­tions de HotDoc: nous avions écrit que la liste avait été offi­ciel­le­ment reçue de France, accom­pa­gnée de docu­ments offi­ciels de réception-livraison, afin d’être uti­li­sée à des fins fis­cales. Tout ce que nous, jour­na­listes, avions révélé sur la base d’infor­ma­tions du minis­tère fran­çais des affaires étran­gères et de l’ambassade de Grèce à Paris a main­te­nant été offi­ciel­le­ment trans­mis au parlement.

Même ceux qui n’ont aucune sym­pa­thie pour la com­mis­sion (et ils sont nom­breux) sont main­te­nant obli­gés d’admettre qu’on a fait pas­ser la liste pour un docu­ment offi­cieux afin qu’elle ne puisse pas être exploi­tée. Ils n’auront donc d’autre choix que de dire que Papaconstantinou est cou­pable d’avoir pré­senté la liste comme « non exploi­table par le fisc ». Il est évident que Papaconstantinou est le pro­ta­go­niste, si ce n’est l’instigateur de ce scé­na­rio. Mais cette affaire a été étouf­fée par bien plus d’une personne.

 



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Dimanche 19 mai 2013 7 19 /05 /Mai /2013 18:57

 

Rue89

« Terreur d’extrême droite » 19/05/2013 à 18h42
Elsa Fayner | Journaliste Rue89

 

 

 


Un migrant soigné par Médecins du monde en Grèce. (Médecins du monde)

Ismaël a 14 ans. Il vient d’Afghanistan, vit à Athènes, et il témoigne dans une vidéo diffusée par l’ONG Médecins du monde :

« Je suis descendu du métro à la station Attiki, et j’allais chez moi. Trois hommes sont venus derrière moi, ils m’ont tapé sur l’épaule et m’ont demandé d’où je suis.

Quand j’ai dit que je venais d’Afghanistan, ils ont commencé à me frapper. L’un d’eux m’a frappé au visage avec une bouteille de bière. Je me suis évanoui. [...]

Je n’ai pas pu les voir très bien [...]. Ils portaient tous les mêmes vêtements noirs, avec le même symbole. Je ne connais pas vraiment ce symbole. Il y a deux branches de laurier qui se rejoignent en bas et au milieu un symbole, mais je n’ai pas bien compris ce que c’est. »

Ismaël raconte qu’un passant l’a trouvé et emmené à l’hôpital. Après avoir été soigné, l’adolescent a été placé sous la protection du procureur et de Médecins du monde, qui gère un centre d’accueil pour les mineurs réfugiés. Sur le visage du garçon, l’ONG a compté 30 points de suture.

Tandis que le Réseau de recensement de la violence raciste dénombre, en 2012, 154 « incidents de violence raciste contre des réfugiés et des migrants » (sachant que de nombreux incidents ne sont pas déclarés). Plus précisément, commente Nathalie Simonnot, de la direction de Médecins du monde :

« Le plus courant, ce sont les attaques au couteau, au bâton ou à la matraque électrifiée, la nuit, sur des gens isolés, jamais des groupes. »

« Vous ne deviendrez jamais grecs ! »

Pour Yannis Androulidakis, journaliste à To Vima (l’un des journaux les plus vendus du pays), ces attaques ne sont pas nouvelles, mais elles sont devenues plus fréquentes, et plus violentes.

En 2010 déjà, un interprète afghan de Médecins du monde avait été « massacré par une bande de dix types avec des battes, et laissé pour mort par terre », poursuit Nathalie Simmonot. Il a passé un mois à l’hôpital et, depuis, poursuit l’humanitaire, il a peur de se déplacer seul dans la rue.

En mai 2012, lors d’un meeting, une quinzaine de militants du parti d’extrême-droite l’Aube dorée – dont le symbole rappelle la croix gammée entourée de lauriers – avaient agressé un jeune homme pakistanais dans une station de métro d’Athènes.

La bande a pénétré dans la station en criant : « Vous ne deviendrez jamais grecs ! », raconte Global Voices : « Ils ont repéré l’homme, qu’ils ont jeté au sol et roué de coups, sous les regards des voyageurs choqués. »

Peu après, six activistes d’extrême droite avaient été arrêtés, soupçonnés d’avoir attaqué le domicile de quatre immigrés égyptiens dans la banlieue portuaire d’Athènes.

Plus récemment, en janvier, un jeune Pakistanais n’a pas survécu aux coups de poignards de ses deux agresseurs. Chez l’un d’eux, un pompier grec de 29 ans, la police a retrouvé des dizaines de tracts d’Aube dorée, relate La Libre Belgique.

Il y a moins d’un mois, enfin, dans la région de Manolada, des exploitants agricoles ont ouvert le feu sur les travailleurs migrants venus réclamer leur paie. Trente d’entre eux ont été blessés, comme le raconte le reporter du site Myeurop.com.

Les violences à la campagne, « ce n’est pas spécialement politique »

La violence des villes n’est cependant pas à mélanger avec celles des champs, prévient Yannis Androulidakis.

Dans les campagnes, tout d’abord, des agriculteurs qui font travailler des ouvriers agricoles sans-papiers ont toujours utilisé la menace pour ne pas les payer, raconte le journaliste. « Là, ça n’est pas spécialement politique, ni organisé, il n’y a pas toujours Aube dorée derrière. » Sauf que « d’habitude, les contremaîtres appellent la police pour dénoncer des sans-papiers, et ne tirent pas 60 coups de feu... »

Katia Zagoritou, du Mouvement de défense des droits des immigrés et des réfugiés, à Patras, confirme :

« Il y a vingt ans, c’était contre les Albanais. Mais aujourd’hui, ça devient plus dur, les agriculteurs utilisent des armes à feu. C’est la grande nouveauté : les armes, les bouteilles. A la campagne comme en ville. »

Dans les villes, Aube dorée aux manettes

A Athènes, constate Yannis Androulidakis, les agressions sont « plutôt organisées par Aube dorée », le parti politique né en 1992 et qui a obtenu plus de 5% des voix à Athènes en 2010.

Ces attaques-là se sont multipliées depuis trois ou quatre ans, selon le journaliste, connaissant leur apogée durant les années 2011 et 2012, avant les élections qui ont mené Aube dorée au Parlement :

« Avant, des gens défilaient avec des drapeaux d’Aube dorée et tabassaient des immigrés. Depuis qu’il est au gouvernement, le parti se prétend fréquentable, et soutient moins ouvertement de tels actes. »

Pour Katia Zagoritou, qui s’appuie sur le rapport du Réseau de recensement de la violence raciste, l’élection n’a rien changé :

« Depuis trois ans, nous constatons une très forte augmentation des attaques racistes. »

La crise n’est pas la seule responsable

Quand les premiers immigrés sont arrivés au début des années 90, à la chute des pays des l’Est, ils ont effectué « le travail que les Grecs ne voulaient pas faire, aux champs, pour une bouchée de pain, sans sécurité sociale, du matin au soir », rappelle l’avocat Georgios Athanassakis. Mais ensuite, les flux se sont énormément intensifiés et, aujourd’hui, 80% des migrants passent par la Grèce, dans l’espoir de gagner l’Allemagne, la Grande-Bretagne ou la France.

Or, avec la procédure européenne de Dublin II, quand un migrant est arrêté en Europe, il est renvoyé dans le pays par lequel il y est entré. La Grèce donc, majoritairement. Alors que le système de demande d’asile grec fonctionne mal (il est repensé actuellement).

Au même moment, la crise économique frappe la Grèce. Le chômage passe de 9% fin 2010 à plus de 27% début 2013. La pauvreté explose. Les acquis sociaux, pour ceux qui travaillent, sont dynamités. Et le tissu social se délite.

Les immigrés ne sont pas tant désignés comme étant ceux qui prendraient le travail des Grecs. Ils sont plutôt dénoncés comme étant ceux qui « polluent la ville, commettent des crimes, plongent le pays dans le Tiers-monde », racontent les personnes interrogées.

Bref, « la crise et les politiques d’austérité sont l’étincelle qui ont mis le feu aux poudres », analyse Fabien Perrier, journaliste à L’Humanité et spécialiste de la Grèce. « La crise n’explique pas à elle seule ces violences racistes. C’est une rencontre de plusieurs facteurs : une politique migratoire européenne, une évolution politique grecque vers l’extrême droite, et des mesures d’austérité drastiques. »

Un climat de « terreur d’extrême droite »

Pour preuve : les étrangers ne sont pas les seuls visés par Aube dorée. Les homosexuels sont également attaqués, ainsi que des militants d’extrême gauche.

Autre signe inquiétant : les agressions contre les immigrés sont parfois perpétrées par des policiers, comme le constate le Réseau de recensement de la violence raciste.

Ce que redoutent les personnes interrogées, d’ailleurs, c’est d’être les prochaines victimes, sentant leur Etat s’éloigner un peu plus d’une démocratie qui protège ses citoyens. Elles citent de récentes décisions du gouvernement pour appuyer leurs craintes :

  • l’interdiction de grèves ;
  • la présence de policiers pour casser les manifestations, raconte Georgios Athanassakis, avocat ;
  • la décision du gouvernement de placer dans des camps militaires les citoyens condamnés pour « crimes financiers » et « infractions mineures ».

Ils ne sont pas les seuls à s’inquiéter. Réagissant au recensement des agressions racistes, Nils Muiznieks, commissaire aux Droits de l’homme du Conseil de l’Europe, s’est déclaré préoccupé. Pour lui, la Grèce en est au premier stade d’une « terreur d’extrême droite ».

 

 

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Mercredi 15 mai 2013 3 15 /05 /Mai /2013 16:49

 

 

okeanews.fr

 

 

De nombreux mouvements de protestation sont prévus cette semaine contre la décision du gouvernement d'utiliser une mesure d'exception pour interdire la grève de l'enseignement secondaire du 17 mai.

 

"Ils m'ont dit de mettre un uniforme" Une prof manifeste devant le parlement le 13 Mai place Syntagma (Photo @MakisSinodinos)

 

 

Suite aux nouvelles mesures d'austérité votées fin avril, les enseignants du secondaire particulièrement touchés, ont annoncé leur intention de faire grève le vendredi 17 mai, bien que cette date soit le début des examens pour le passage dans les universités. Le gouvernement a directement interdit cette grève par décret sous peine de sanctions.


Lire la suite : http://www.okeanews.fr/20130514-grece-un-appel-a-la-greve-reprime-par-le-gouvernement#ixzz2TNBdIGUt
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Mercredi 15 mai 2013 3 15 /05 /Mai /2013 15:42

 

 Le Monde | 15.05.2013 à 15h32

 

 

 

 

 

Durée : 00:50  |  Images : Reuters  

Protestant contre un projet de loi qui les menace, les vendeurs de fruits et légumes grecs ont distribué, mercredi 15 mai, des centaines de kilos de produits gratuitement. Des centaines de résidents d'Athènes ont afflué pour profiter de l'aubaine et remplir leur cabas alors que beaucoup d'entre eux éprouvent d'intenses difficultés économiques et que leur niveau de vie a fortement diminué.

 

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Vendredi 10 mai 2013 5 10 /05 /Mai /2013 19:15

 

franceinfo.fr

le Jeudi 9 Mai 2013 à 16:55

INFOGRAPHIE | Conséquence de la récession que traverse la Grèce depuis six ans, le taux de chômage des 15-24 ans a dépassé en février le seuil des 60 % (chiffres rendus publics ce jeudi). Pour l'ensemble de la population, le taux de chômage est de 27 %, soit plus du double de la moyenne des autres pays de la zone euro.

 

. © IDÉ

 
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Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 20:55

 

 

 

Par Okeanos

8 mai 2013 - 14:58
(dernière modification le 8/05/2013 - 15:10)

 

Les médias grecs ont annoncé le 7 mai 2013 - pendant Pâques - que le ministère de la justice serait en train de préparer une nouvelle loi pour lutter contre le racisme. Le but annoncé ? Punir plus sévèrement les propos et les actes racistes - dont ceux des députés encore protégés par leur immunité. Des peines plus lourdes seraient mises en place : de 3 à 6 ans de prison et des amendes allant jusqu'à 20 000€. Sommes nous en train d'assister à une vraie volonté d'agir contre le racisme - et contre Aube Dorée-  en Grèce ou s'agit-il d'un écran de fumée face aux critiques de plus en plus sévères, notamment celles venant du Conseil de l'Europe ?

En apprenant que le ministère de la justice souhaite proposer une loi pour renforcer la lutte contre le racisme en Grèce, on se dit qu'enfin, les choses vont changer, surtout si les personnalités politiques à l'origine de propos racistes risquent leur carrière. Mais en y regardant de plus près, on se demande si on ne serait pas le dindon de la farce pascale.

Une nouvelle loi pour la lutte contre le racisme...

Les rapports de presse ont indiqué que le projet de loi cible:

- Toute personne qui, intentionnellement, publiquement, oralement ou à travers les médias ou sur internet ou de toute autre manière, incite ou participe à des actes de violence contre des personnes ou des groupes définis par la race, la couleur de peau, la religion, l'origine ethnique ou l'orientation sexuelle.

- Quiconque nie ou minimise la gravité de génocides, crimes contre l'humanité, crimes de guerre et le fascisme et le nazisme en général.

- Les dirigeants politiques des partis qui se livrent à de tels actes - dans ce cas, le projet de loi stipule que le financement de l'Etat au parti politique sera suspendu.

- Les membres du parlement qui, parlant à l'intérieur du parlement, incitent à des actes ou menacent par la violence sur la base de la race, de la couleur de la peau ou de l'origine ethnique, ou qui rendent hommage à des criminels de guerre fascistes ou nazis, utilisent leurs symboles ou saluent comme ils l'ont fait - dans ce cas, le projet de loi aurait stipule que l'immunité parlementaire de ces députés sera automatiquement levée et qu'ils seront responsables devant la justice. Dans le cas où député est reconnu coupable, il perd son siège et est interdit de se présenter aux élections jusqu'à la fin de leur peine.

... qui renforcerait un loi existante ... 

Loi 927/1979

Loi 927/1979

Car une loi existe déjà pour la lutte contre le racisme : c'est la loi 927/1979.  Elle stipule qu'une peine de prison pouvant aller jusqu'à un an ou une amende, ou les deux seront imposées à toute personne qui:

- cherche, par ses paroles ou par ses actes, à provoquer la discrimination, la haine ou la violence contre des personnes ou des groupes sur la base de la race ou de l'origine ethnique, ou

- participe à des organisations qui cherchent à provoquer toute forme de discrimination raciale, ou

- insultes des individus ou des groupes sur la base de la race ou de l'origine ethnique ou

- procède à une discrimination dans la fourniture de biens et de services sur la base de la race ou de l'origine ethnique.

Cette loi 927/1979 a été modifiée pour inclure la discrimination fondée sur la religion (1419/1984) et pour permettre la poursuite d'office au lieu de la restreindre aux cas où la victime dépose une plainte (2910/2001), alors que la loi 3304/2005 intègre  l'égalité de traitement dans l'espace de travail sans distinction de race, d'ethnie, de religion ou d'autres croyances.

En outre, la Constitution grecque stipule (article 5, § 2) que «Toutes les personnes présentes dans l'État de la Grèce bénéficient d'une protection absolue de la vie, de l'honneur et de la liberté, sans aucune discrimination basée sur l'ethnicité, la race, la langue et les croyances religieuses ou politiques ".

... qui n'est pas appliquée

Le pays semble dont être -déjà- bien armé pour lutter contre le racisme. Comment un parti xénophobe, raciste, néonazi et violent peut dont agir en toute impunité dans le pays ? Parce que la loi n'est tout simplement pas appliquée. Aucune peine de prison n'a été prononcée en utilisant cette loi. Un exemple typique est le procès de Konstantinos Plevris pour son livre antisémite "Les juifs : toute la vérité", dont la condamnation en 2007 a ​​été annulée par la cour d'appel en 2009. Plus révélateur encore, les auteurs d'attaques racistes en Grèce l'année dernière, même s'ils sont clairement identifiés, ont joui d'une impunité évidente.

Le Réseau d'enregistrement de la violence raciste a noté dans son rapport annuel 2012 :

Dans la pratique, l'impunité des auteurs est une conséquence du fait que la disposition pertinente de l'article 79 par. 3 du Code Pénal (qui a été ajouté par un amendement législatif en 2008 et stipule que la perpétration d'un acte de haine, racial ou religieux, ou de haine en raison de l'orientation sexuelle constitue une circonstance aggravante) n'est appliquée ni par la police ni par le Procureur durant l'étape des poursuites pénales mais est appliqué seulement au stade de la décision concernant la peine, après donc que la culpabilité ou l'innocence de l'auteur n'ait été prouvée. Il est à noter que cet article n'a jamais été utilisé par les autorités judiciaires à ce jour.

L'année 2012 aura montré que les crimes et les attaques violentes des membres de l'Aube Dorée sont restés impunis. Des vidéos ont même montré des policiers devenir très violents envers des migrants. En 2011, déjà, bien avant que l'Aube Dorée ne rentre au parlement, Le HCR grec avait indiqué :

"Dans la pratique, les incidents de violence raciste font rarement l'objet d'une enquête juste et efficace. Les victimes ne se plaignent généralement pas parce qu'ils sont peur d'être arrêtés (dans le cas où ils n'ont pas de papiers) ou ne voient aucune raison de le faire compte tenu du climat général d'impunité qui semble prévaloir. Les coupables de violentes attaques contre les étrangers ne sont pas détectés dans leur grande majorité (bien que de nombreux actes criminels sont poursuivis de manière automatique) et même si ces cas sont portés devant la justice, la pratique habituelle est que les auteurs sont très vite libérés. Jusqu'à présent, personne n'a jamais été condamné pour des crimes à motivation raciste. L'impunité s'intensifie et perpétue la violence, alors que ce phénomène prend des proportions alarmantes. En parallèle, il y a des rapports qui indiquent que la police tolère ou même dissimule des comportements criminels, en dépit d'être les témoins d'acte délictueux."

Malgré le cadre légal, l'impunité reste la norme. Et la nouvelle loi, aussi "ambitieuse" qu'elle soit, ne changera rien si elle n'est pas appliquée.

La classe politique inattaquable par cette loi sans un amendement constitutionnel

L'autre aspect de cette nouvelle loi concerne la classe politique, qui n'est pas avare de propos racistes, pas seulement dans le parti néonazi Aube Dorée, mais aussi chez la Nouvelle Démocratie du premier ministre A. Samaras ou au PASOK.

La loi propose de lever l'immunité parlementaire de tout personnage politique qui aurait des propos racistes (voir en début d'article) . Seul problème, la constitution grecque protège assez efficacement les députés :

Article 61. Le député n’est ni poursuivi, ni interrogé de quelque manière que ce soit, à l’occasion d’une opinion ou d’un vote émis par lui dans l’exercice de ses fonctions parlementaires.

Article 62:  Durant la législature, aucun député n’est poursuivi, arrêté, emprisonné ou soumis à d’autres contraintes sans l’autorisation de la Chambre des députés. De même, aucun membre de la Chambre dissoute n’est poursuivi pour délits politiques entre la dissolution de la Chambre et la proclamation des députés de la nouvelle Chambre. L’autorisation est considérée comme refusée si la Chambre des députés ne se prononce pas dans les trois mois à compter de la transmission de la demande de poursuite par le procureur au président de la Chambre. Le délai de trois mois est suspendu durant les vacances parlementaires. Aucune autorisation n’est requise en cas de crime flagrant.

Lors de l'annonce de cette loi, l'avocat @xasodikis s'est exprimé sans ambiguïté sur twitter :

"Sans un amendement de la constitution, aucune charge ne peut être retenue contre un député sans que son immunité ne soit levée. Et l'immunité ne peut être levée automatiquement ".

"En clair : ils se foutent de nous"

Cela ressemble fort à un écran de fumée...

A suivre...

sources : twitter et radiobubble

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Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 15:33

 

 

 

 

Par Okeanos

8 mai 2013 - 10:23
(dernière modification le 8/05/2013 - 10:35)

 

 

 

Vous vous souvenez d'"Alex, the lazy, cheating greek bastard" ? Le Projet Omikron propose son 2ème épisode sous titré en français : "Alex, le grec paresseux". Cette vidéo revient sur le mythe de la paresse grecque. Car les chiffres d'Eurostat le montrent : en Grèce, on travaille plus, plus longtemps, avec moins de vacances et on est ... moins bien payé.

 

Omikron Project

Omikron Project

La vidéo (si le sous-tire en français n'est pas activé par défaut, vous pouvez le changer ):

 

 

 

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Samedi 4 mai 2013 6 04 /05 /Mai /2013 23:46

 

 

france24.com/

 

  Dernière modification : 03/05/2013 

 

 

À Athènes, une "soupe populaire raciste" vire à l'émeute
Des militants d'Aube dorée en mai 2012
© AFP

La police a empêché une distribution de nourriture à Athènes, jeudi, réservée exclusivement aux Grecs et proposée par le parti d’extrême-droite Aube dorée. Le maire, à l’origine de cette interdiction, a été agressé par un député du parti néo-nazi.

Par FRANCE 24 (texte)
 

C’est un peu le concept de la charité raciste. Jeudi 2 mai, des militants du parti extrémiste grec Aube dorée ont voulu, en ces temps de sévère austérité, organiser une distribution de "soupe populaire" pour les plus démunis. Seulement voilà, pour avoir droit à leur portion de nourriture – œufs, pain et viande d’agneau -, les bénéficiaires devaient au préalable présenter leur carte d’identité et prouver qu’ils n’étaient pas immigrés.

La pratique – xénophobe mais courante chez Aube dorée - a suscité l’indignation du maire d’Athènes, George Kaminis. Qualifiant cette manifestation "d'arbitraire, raciste et illégale" dans un communiqué, l’édile avait prévenu qu’il prendrait "toute mesure adéquate" pour que cette distribution n’ait pas lieu. Des forces de l’ordre avaient donc été déployées place Syntagma en contrebas du Parlement, dans le centre-ville, où devait se tenir la manifestation.

"La place Syntagma a une valeur symbolique pour la démocratie", s’était justifié le maire d’Athènes.

Un député d’Aube dorée blesse légèrement un enfant

Furieux, les militants d’Aube dorée ont alors chargé les policiers armés de hampes de drapeaux. Les forces de l’ordre ont dû faire usage de gaz lacrymogènes pour les disperser.

Deux heures plus tard, un député du parti néo-nazi Yorgos Germenis s'en est même pris physiquement au maire d'Athènes, dans un bâtiment municipal où se tenait une manifestation à l'occasion de la Pâque orthodoxe, selon une source policière. Plusieurs médias grecs ont rapporté que l’élu qui avait tenté de frapper le maire avait manqué son coup et légèrement blessé un enfant qui se trouvait à côté.

Un parti ultra violent

Ce n’est pas la première fois que les députés d’Aube dorée utilisent leurs poings pour faire valoir leurs arguments. Le porte-parole du parti Ilias Kassidiaris s'était déjà fait remarquer en juin 2012 en frappant au visage une députée de gauche et en jetant un verre d'eau sur une autre, durant une émission télévisée, à quelques jours des législatives. Deux autres députés avaient perdu leur immunité après avoir été accusés de destruction de biens d’autrui suite à des attaques contre des vendeurs immigrés sur un marché, dans la banlieue d’Athènes.

Dans un contexte marqué par une crise économique sévère, avec un taux de chômage de près de 27 %, les sondages indiquent qu’Aube dorée - entré pour la première fois au Parlement en juin 2012, avec 7 % des voix et 18 députés - deviendrait le troisième parti du pays si des élections avaient lieu aujourd’hui.

 

 

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Mardi 30 avril 2013 2 30 /04 /Avr /2013 21:18

 

Par Okeanos

30 avril 2013 - 9:20

(dernière modification le 30/04/2013 - 9:41)

Namo Klein

Naomi Klein

Selon l’auteur Naomi Klein, l’utilisation systémique du choc et de la peur par les élites au pouvoir pour ébranler les communautés vulnérables est très évidente dans la Grèce d'aujourd'hui. De la montée du racisme à la vente du pétrole et des ressources en gaz naturel du pays, beaucoup de ce qui va façonner le futur immédiat de la Grèce sont des conséquences prévisibles de la politique d’austérité, explique Naomi Klein dans un entretien avec EnetEnglish.

Naomi Klein est l’auteur du controversé best-seller du New-York Times "La Doctrine du Choc" (ou la stratégie du choc), auquel on a décerné la qualification de « récit majeur de notre temps ». Le livre explique que les intérêts commerciaux et les grandes puissances exploitent le choc, qu’il soit sous la forme d’un désastre naturel, d’un problème économique ou des turbulences politiques, comme une opportunité de restructurer de manière aggressive les économies des pays vulnérables. Elle avance le fait que parce que les politiques ultra-capitalistes sont désagréables à la majorité des citoyens, on ne peut pas les mettre en place sans un choc, allant de l’hypermédiatisation d’un fait divers à la torture policière qui écrase la résistance populaire. Dans une interview accordée à EnetEnglish, Naomi Klein explique comment elle croit que la doctrine du choc s’applique aujourd’hui à la Grèce.

Comment les événements en Grèce se rapprochent de vos arguments dans la stratégie du choc ?

Pour moi, c'est un exemple classique de ce que j'ai écrit. C'est navrant de voir les mêmes astuces et les mêmes tactiques utilisées si brutalement. Et il y a eu une énorme résistance en Grèce. Il est particulièrement affligeant de voir la répression violente des mouvements sociaux qui résistaient à l'austérité. Et cela dure depuis si longtemps maintenant. Les gens sont usés.

J'ai suivi récemment la braderie des ressources naturelles pour l'exploitation minière et le forage. C'est la prochaine frontière de la manière dont cela va se jouer - la ruée vers le pétrole et le gaz dans la mer Egée. Et cela va aussi affecter Chypre. Il s'agit d'un tout autre niveau d'utilisation de l'austérité et de la dette pour forcer les pays à vendre leurs droits d'exploitation minière et de forage pour des prix de vente à bas coût.

Lorsque vous ajoutez la crise climatique en plus de tout cela, c'est une culpabilité d'avoir une crise économique utilisée comme levier pour extraire plus de combustibles fossiles, en particulier parce que la Grèce elle-même est très vulnérable au climat. Et je pense que c'est possible, comme la ruée vers le pétrole et le gaz s'intensifie, qu'il y ait plus de résistance parce que c'est une énorme menace pour l'économie de la Grèce.

A quel point le changement climatique est-il prégnant dans votre argumentation ?

Je suis en train de travailler sur un livre et un film à propos du changement climatique. C’est la raison pour laquelle j’ai poussé ma réflexion vers cette frange de la doctrine du choc à laquelle on accorde beaucoup moins d’attention. Les gens, et c’est compréhensible, sont beaucoup plus concentrés sur la réduction de leur retraites, les licenciements, qui ont définitivement des conséquence beaucoup plus immédiates. Bien que dans le cas de la mine d’or [de Skouries], il y a une menace immédiate pour la sûreté, le bien-être des gens et pour leur économie, c’est pourquoi les habitants sont très actifs là-bas.

Ce que je trouve coupable et profondément immoral, c’est que la montée du fascisme, dans ce contexte, était entièrement prévisible. Nous savons comment ces choses là arrivent. Et c’est supposé être la leçon que nous tirons de la Seconde Guerre Mondiale : si on impose des sanctions punitives et humiliantes à un pays, cela fait le lit du fascisme  C’est ce contre quoi Keynes nous mettait en garde quand il écrivait « les conséquences économiques de la paix, concernant le traité de Versailles. Pour moi, c’est vraiment incroyable que nous laissions ainsi l’histoire se répéter de cette façon.

Les Grecs ont cette peur particulière qui est actuellement exploitée, la peur de devenir un pays en voie de développement, un pays du tiers-monde. Et je pense qu’en Grèce, il y a toujours eu cette sensation d’être attaché à l’Europe par un fil. Et la menace, c’est de voir ce fil se couper. La peur joue à deux niveaux : la première c’est qu’ils ne peuvent pas quitter la zone euro parce que ça reviendrait à renoncer au statut de pays développé. Ensuite à propos des attaques perpétrées à l’encontre des migrants et des politiques anti-immigrés.

Dans la Doctrine du Choc, vous expliquez comment des pays à qui le FMI avait prêté de l’argent s’étaient vu dire qu’ils avaient des économies malades, des économies cancéreuses. Mais avec la Grèce, il est question d’une « contagion ». Qu’impliquent ces changements de métaphores ?

L’image du « cancer » était déjà très violente. Quand vous diagnostiquez qu’un pays a un cancer, vous justifiez tous les traitements qu’on peut lui administrer sous prétexte de lui sauver la vie. C’est l’idée principale dans cette métaphore du cancer. Une fois que vous l’avez diagnostiqué, vous, le médecin, ne pouvez être tenu responsable pour les effets négatifs du traitement.

Parler de contagion signifie bien sur que ça aurait du rester enfermé, et qu’on aurait du se protéger d’une rébellion qui incubait et se répandait à Chypre, au Portugal et en Espagne, particulièrement.

Quand on a cette peur de la contagion, quand les investisseurs ont peur d’une région entière, ça veut dire que cette région a le pouvoir de constituer un bloc qui pourrait agir avec une main forte. C’est ce que j’ai écrit dans le livre à propos de l’Amérique Latine dans les années 1980, avec le « choc de la dette ». La situation était telle qu’il aurait été presque impossible pour des pays pris individuellement de se dresser contre le FMI. Mais si l’Amérique Latine, prise comme un bloc, s’était organisée et s’était dressée contre le pouvoir du FMI, là, elle aurait eu le pouvoir de renverser la balance, de les briser. Et là on aurait pu avoir des négociations. C’est pour ça que je crois que je pense que cela constitue une réponse à l’idée de contagion : vos adversaires ont peur de ça. Que vous vous organisiez en un bloc à même de provoquer des négociations.

Les pays d’Europe du Sud devraient donc se réunir et tenir des négociations avec la Troïka ?

C’est ce que je pense, oui. Cela s’appelle le cartel des débiteurs. Mais ça n’est jamais arrivé. Autant que je sache, ça n’a même jamais été tenté.

L’ancien vice-premier ministre Theodoros Pangelos a déclaré « nous l’avons mangé ensemble » - comme si chaque Grec était complice de la situation de crise. A contrario, Alexis Tsipras, à la tête du principal parti d’opposition Syriza, a pointé du doigt Angela Merkel et ses sbires. Comment la façon dont la crise est née affecte-t-elle la manière dont nous essayons de la résoudre ?

Si on accepte le présupposé que chacun est en partie responsable de la crise, on crée un contexte dans lequel la punition collective est acceptable. C’est tout le danger de cette fausse équivalence.

On assiste à un effort concerté à créer une équivalence, qui est fausse entre un individu qui a une petite dette de consommateur et une banque qui se mobilise. C’est une comparaison scandaleuse. Mais malheureusement c’est la façon dont sont discutées les politiques économiques dans nos cultures, avec ce genre d’équivalence : entre la dette d’une famille et la dette d’un Etat. «Géreriez-vous votre foyer comme ça ? » C’est une comparaison ridicule parce que gérer un foyer ça n’a rien à voir avec gérer un Etat. « Nous l’avons tous mangé ensemble », ça  veut dire que maintenant on doit tous se serrer la ceinture. Mais bien sûr, nous savons que tout le monde ne se mettra pas à la diète imposée…

Le journaliste qui a publié les noms de la liste Lagarde, Kostas Vaxevanis, a déclaré dans une interview au Guardian que les Grecs devaient lire la presse étrangère afin de savoir ce qui se passaient dans leur propre pays. Quel est le rôle de la presse face à la doctrine du choc ?

L’information est une forme de résistance au choc. L’état de choc, qui est si facile à exploiter est un état de confusion. C’est un manque d’explication sur ce qui se passe, la panique qui s’installe, les choses changent très très vite. Et dans ces moments précisément, nous avons besoin des médias plus que jamais. C’est la manière collective de nous redonner du sens. De nous raconter nous-mêmes, de rester orientés sur notre histoire – si, bien sûr, nous avons de bons médias.

Ce n’est pas parce que quelque chose de mal arrive que ça signifie qu’on a affaire à un choc. Un choc arrive quand on perd le fil. Quand on n'arrive plus à comprendre où on se situe dans l’espace-temps. Quand on ne sait plus quelle est notre histoire. Et ça nous rend beaucoup plus vulnérable vis à vis de quelqu’un qui arrive et qui nous dit « voilà ce qui se passe. »

Cette situation ne peut pas arriver sans la complicité des médias. Des médias ayant la volonté de travailler avec les élites et de diffuser la peur. C’est la peur qui alimente ce système, la peur de s’effondrer, la peur de sortir de l’Europe, la peur de devenir un pays en voie de développement. Les politiciens n’ont pas la capacité de répandre cette peur tous seuls. Ils ont besoin de commentateurs. Ils ont besoin que cette peur soit la star des talk-shows.

Les journalistes doivent savoir que rien de tout cela ne peut arriver sans eux. Nous ne somme pas que des observateurs. Dans ces moments où tout prête à la peur et à la désorientation, à la perte de sens, nous sommes acteurs et nous avons le choix. Allons-nous aider les gens à ne pas perdre l’équilibre ou allons-nous être les outils des élites ?

Que ce soit la peur des immigrés ou de n’importe quelle supposée calamité à venir qui empêche les gens de voir la calamité qui est, les désastres sont déjà là. Il y a une dépression. Mais en disant constamment aux gens que le pire reste à venir, on les aveugle sur la situation, ils ne voient plus les attaques scandaleuses et masochistes qui sont infligées aujourd’hui au pays.

La situation aujourd’hui trouve sa source dans la crise financière de 2008. Et tous les journalistes qui n’ont pas posé cette question, la question des origines, au début, on nourrit tout ce battage médiatique qui allait durer éternellement et qui n’allait jamais aborder cette question.

Nous en sommes là. Nous créons le contexte pour qu’un crash économique s’installe et nous devenons les outils des élites quant à la manière de répondre à ce crash.

source : EnetEnglish

Traduction Okeanews

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Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Grèce
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