Réunions, conférences et débats

Mardi 26 août 2014 2 26 /08 /Août /2014 19:03

 

 

 

Source : www.natureetprogres.org

 

 

Les rencontres de Chambalon

50 ans de Nature & Progrès en Lozère !

 

 

Village foire


Du 24 août au 3 septembre à Chambalon sur le causse Méjean, à 15 minutes de Florac, sur un site enherbé et ombragé de 2 hectares, rendez-vous pour une grande semaine de rencontres actives, participatives et conviviales autour du projet associatif de Nature & Progrès.


Un village autonome ouvert et autogéré sera créé de toutes pièces par et pour les adhérents, amis, voisins et curieux, qu’ils soient du village d’à côté ou d’un pays lointain. Cet espace temporaire sera monté puis entièrement démonté pour y vivre les valeurs de l’association : entraide, militantisme, solidarité, amour et respect du vivant… Pas de foire marchande sur le site, mais des participants pour partager des moments forts de rencontre.


En bref, les groupes locaux Lozère, Gard, Hérault et Aveyron unissent leurs forces pour célébrer les 50 ans de Nature & Progrès en anticipant pour tous de quoi manger, dormir, se laver, se distraire, s’instruire, s’étonner, se rencontrer, se documenter et aussi échanger, parler, chanter, rire, expliquer, commenter, donner et recevoir ! Tous les groupes, associations, individus et collectifs locaux qui partagent ces valeurs et leur vision subjective du progrès y sont invités.

 

 

Télécharger le programme en version allégée

Télécharger le programme détaillé

Télécharger l’affiche

 

Source : www.natureetprogres.org

 

 

 

 

Bienvenue à nos partenaires partageant ces valeurs & notre vision alternative du progrès


  • Modalités :
  • Bienvenue aux bonnes volontés pour donner un coup de main dès le premier jour
  • Du bon à manger et à boire 
  • Prix libres et conscients 
  • Spectacle, ateliers et animations au chapeau
  • Campement libre
  • Espace pour véhicules habités 
  • Douches chaudes & toilettes sèches 
  • Espace et ateliers ludiques pour les enfants 
  • Espace de gratuité : Amenez des jouets pour l'espace enfants et des vêtements pour l'espace de dons!
  • Les chiens seront gérés avec attention et amour. Merci pour eux et pour tous.

 

Attention:

Prévoir couchage, vêtements chauds et prendre son couvert de table.
Il vous sera demandé d'être autonome... vous ferez vous même votre vaisselle et ramènerez vos déchets!
Retrait d’argent le plus proche à Florac (20 mn)
Le trajet sera fléché à partir du rond point de la gendarmerie à Florac.
Pensez à amener vos semences pour les échanges du 27 août !


 

Organisé par les groupes N&P Lozère, Gard, Hérault et Aveyron.
Aide à l’organisation :
labellecause@labellecause.org /04666180 11


Vous pourrez trouver les hébergements proposés par la commune de Montbrun (gites, chambres d’hôtes et campings aménagés) à l’adresse www.montbrun48.fr (onglet association/hébergement)

 

Association La Belle Cause
Penser global agir local
labellecause@yahoo.fr

 

 

 


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Mardi 26 août 2014 2 26 /08 /Août /2014 18:57

 

Source : www.transitioncitoyenne.org

 

 

 

 

Communiqué de presse : Le 27 septembre: « Journée de la Transition »

 

Transition 

Une centaine d’évènements locaux attendus partout en France

 


Le Collectif pour une Transition Citoyenne initie une Journée de la transition, le samedi 27 septembre, à travers toute la France.

 

Ce sera une vitrine pour montrer ce qui se fait localement et attester de la pertinence et des avantages que peut générer une transition portée par les citoyens et les citoyennes en termes d’emploi, d’économie, de qualité de vie et de liens sociaux retrouvés. Plus d’une centaine d’évènements sont attendus pouvant aller d’une journée porte ouverte sur une réalisation exemplaire à l’organisation d’une grande fête avec des stands nombreux témoignant que le changement est bien là, à la portée de tous.

 

Une occasion formidable de rassembler les initiatives locales et d’amplifier le mouvement de la transition

L’idée de refonder notre société sur des bases plus respectueuses de l’humain et de la nature commence à être entendue. Cette transition est un gros chantier dont la réalisation souffre de la dispersion des acteurs. C’est pourquoi, fortes de 10 à 30 années de bonnes pratiques chacune dans leur domaine, les structures qui composent aujourd’hui le Collectif font alliance pour mutualiser leurs expériences et faire raisonner les bonnes pratiques citoyennes. Le collectif invite les citoyens à déployer concrètement la transition dans les territoires, au plus près des problèmes et des acteurs. Cet automne, l’action va porter principalement sur la sensibilisation d’un public plus large.

 

Il est déjà possible de prendre connaissance des événements prévus sur cette carte : http://www.transitioncitoyenne.org/27septembre2014-journees-transition/

 

Un coup d’envoi marqué par la campagne « Moi citoyenne, moi citoyen, je m’engage… », incitant chacune et chacun à changer ses habitudes

Lancée dès le 1er septembre, cette campagne sera présentée de manière ludique à partir d’un slogan dynamique et mobilisateur. Adressée au plus grand nombre, c’est une invitation, à prendre un engagement concret pour changer un aspect précis et librement choisi de son mode de vie (alimentation, consommations, déplacements, responsabilité dans la société, etc.). Les engagements citoyens seront recueillis symboliquement sur un site Internet dédié, avec photos, commentaires et vidéos. Ce site sera lancé fin août.

 

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Contact et dossier de presse – contactmedia.transitioncitoyenne@cfe.coop

 

A propos du Collectif pour une Transition Citoyenne : Créé en mai 2013, il comprend 16 structures qui œuvrent, chacune dans leurs domaines et partout en France, à la construction d’une société écologique, sociale et humaine : les Amis de la Terre, Alternatiba, Artisans du Monde, Association l’âge de faire (le Plan ESSE), ATTAC, Bio Consom’acteurs, Biocoop, Cfé, Colibris, Enercoop, Energie Partagée, les Jardins de Cocagne, MIRAMAP, la NEF, Terre de Liens, Villes et Territoires en Transition.

 

Source : www.transitioncitoyenne.org

 


 

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Lundi 25 août 2014 1 25 /08 /Août /2014 19:52

 

Source : cadtm.org

 


CADTM

 

 

Université d’été européenne des mouvements sociaux

Le réseau CADTM à l’Université d’été des mouvements sociaux organisée par ATTAC à Paris : compte-rendu de la troisième journée

24 août par Anouk Renaud , Maud Bailly

 

 


Il est 9h, l’équipe du CADTM s’éveille pour le 3e jour de l’Université européenne des mouvements sociaux. Nous poursuivons sur notre lancée et notre tiercé gagnant : séminaires, ateliers et stand. Beaucoup de personnes nous ont remerciés pour le séminaire que nous avons organisé sur la dette et nous ont dit les avoir convaincues. À l’image de cette participante qui nous a confié avoir enfin compris la problématique de la dette. À ceux-ci, nous donnons rendez-vous aux Rencontres d’été du CADTM, le 13 et 14 septembre à Namur pour approfondir cette thématique de la dette. Aux autres, qui ont encore le sentiment de nager, nous les invitons également à cet événement convivial et où seront organisés des ateliers revenant sur les mécanismes de l’endettement au Nord et au Sud. En attendant de vous y retrouver, voici un bref retour sur cette journée parisienne du vendredi 22 août.

SEMINAIRE DETTE – « Les créances européennes »

Nicolas SERSIRON (CADTM France) a ouvert le troisième et dernier round du séminaire sur les dettes illégitimes, organisé par le CADTM. Il a rappelé l’origine des dettes des pays du Sud qui trouvent leur source dans la volonté de conquête du Vieux Continent et de pillage des ressources (naturelles, humaines et financières) . Après la deuxième guerre mondiale, suite aux indépendances, le mécanisme de la dette odieuse a été utilisé pour garder la mainmise sur les pays nouvellement indépendants . Les créances européennes constituent ainsi un levier du système capitaliste industriel-extractiviste.Le montant du transfert financier du Sud vers le Nord ces 25 dernières années s’élève à 665 milliards de dollars, soit l’équivalent de 6 plans Marshall ! et reflète l’accaparement des matières premières et de la plus-value des travailleurs. La multiplication des accords de libre-échange vise à faciliter ce transfert de ressources - à l’image de l’Accord de partenariat économique entre l’Union Européenne et les pays ACP (Afrique-Caraïbe-Pacifique), équivalent du TAFTA (Traité de libre-échange UE-USA) qui menace les peuples européens. En somme, la revendication de l’annulation des dettes illégitimes doit impérativement aller de pair avec celle d’une sortie de ce système qui consiste à endetter pour piller, en vue de construire une société post extractiviste, post consumériste, et donc post capitaliste.

Mimoun RAHMANI (ATTAC-CADTM Maroc) a quant à lui illustré le mécanisme du « Système dette » à partir d’un exemple concret au Sud : celui de la dette publique marocaine. Cette dernière s ’élève à 75% du PIB, et le service de la dette accapare un tiers du budget de l’État, soit 8 fois celui accordé à la santé, 2 fois celui accordé à l’éducation. Si l’on se penche sur la dette publique externe du Maroc (c’est-à-dire celle détenue par des créanciers étrangers), depuis 1983 (application des plans d’ajustement structurel), le Maroc a déboursé 136 milliards de dollars à destination de ses créanciers, ce qui représente 9 fois sa dette initiale , mais il lui reste néanmoins 25 milliards de dollars à rembourser. Devinez quel est le premier pays créancier ? La France ! Ancienne puissance coloniale, aujourd’hui puissance néocoloniale. Et cette dette externe ne décroit pas malgré l’application des « politiques de gestion active de la dette », imposées par le FMI, sous couvert d’une soi-disant stratégie de réduction de dette, qui n’est autre qu’une stratégie d’accaparement des secteurs stratégiques du pays (eau, électricité...). Enfin, a signalé Mimoun RAHMANI, le Maroc est lui menacé par les accords de libre-échange : l’ALECA (Accords de libre-échange complet et approfondi) fait l’objet de négociations secrètes avec l’Union européenne, auxquelles se joignent la Tunisie, l’Égypte et la Jordanie.

L’intervention de Peter SLAATREM TITLAND (ATTAC Norvège) s’inscrivait dans la perspective d’un pays européen créancier, la Norvège en l’occurrence, souvent cité comme exemple de modèle d’État-providence. La Norvège, a-t-il martelé, tient une responsabilité dans la crise européenne, et elle devrait donc en assumer les pertes plutôt que de tirer profit du saccage des droits sociaux et économiques qui accablent les peuples voisins. « Je ne vois pas le problème, a déclaré le Ministre des affaires étrangères norvégien, que la Norvège s’enrichisse avec la crise financière. » ! Le rapport d’ATTAC Norvège qui vient de paraître « On the other side of the financial crisis » présente une analyse des créances du pays scandinave à l’égard des pays de la « périphérie » européenne : comment celles-ci ont contribué à la création de la bulle immobilière et à l’éclatement de la crise et comment elles tirent profit de la situation aujourd’hui. Peter SLAATREM TITLAND nous a ainsi rappelé le rôle fondamental que nous avons à assumer en tant que citoyens d’un pays créancier, afin de faire pression sur nos gouvernements pour qu’ils réalisent un audit de leurs créances. À l’instar de la victoire obtenue en 2006, lorsque - sous la pression des mouvements sociaux – la Norvège avait décrété l’annulation unilatérale des créances qu’elle détenait à l’égard de cinq pays du Sud (Équateur, Égypte, Jamaïque, Pérou, Sierra Leone) concernant des « prêts liés », reconnus comme « illégitimes ».

C’est donc sur cette note d’espoir que s’est clôturé le séminaire sur les dettes illégitimes : l’espoir dans le pouvoir de la mobilisation citoyenne. La lutte pour l’annulation des dettes illégitimes doit donc plus que jamais être poursuivie – au Nord et au Sud, en coopération étroite - si l’on veut impulser l’annulation de toutes les dettes illégitimes.

ATELIER– « Le microcrédit, un outil supplémentaire au service de la finance contre les peuples ? », co-organisé par CADTM Belgique, CADTM-ATTAC Maroc et Maroc Solidarité citoyenne.

En introduction, Zaïna OUBIHI (ATTAC-CADTM Maroc) a rappelé la situation de plusieurs femmes victimes du microcrédit, dans les régions de Ouarzazate et Zagora, qui fut le point de départ d’une lutte acharnée et qui dure maintenant depuis trois ans. |1|

Cet atelier a évoqué ces dérives mais a également démontré comment le microcrédit est devenu un outil au service de la finance et du patriarcat et cela particulièrement dans le contexte actuel de crise.

Après avoir rappelé quelques chiffres sur l’importance et la réalité du microcrédit aujourd’hui dans le monde, Pauline IMBACH (CADTM France) a d’abord évoqué l’idéologie sous-jacente au microcrédit, présenté comme un outil de réduction de la pauvreté, elle-même considérée non pas comme le produit d’un rapport politique et social mais comme une donnée naturelle et individuelle. Le lien avec la privatisation des services publics a également été mis en avant, dans la mesure où beaucoup de microcrédits s’avèrent être des prêts à la consommation, venant pallier le déficit de services publics. Ce qui ne permet pas aux contractants de dégager des revenus pour le remboursement de leurs crédits, les plongeant alors dans le surendettement.

Les grands gagnants de cette nouvelle euphorie dont fait l’objet le microcrédit demeurent sans aucun doute les institutions financières, qui ont devant elles un nouveau marché énorme : celui des pauvres, qui ne cesse de croître avec la crise. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard, si les institutions de microfinance se sont installées dans les PED, suite aux ravages opérés par les plans d’ajustement structurel. Voir l’article de l’intervention : http://cadtm.org/Le-microcredit-un-...

Lucile DAUMAS (CADTM-ATTAC Maroc) est revenue, quant à elle, sur l’aspect genré du microcrédit, étant donné que 80% des bénéficiaires sont des femmes. Bien loin d’être un outil « d’empowerment » des femmes comme aiment le rappeler les institutions de microfinance, le microcrédit les enferment dans la spirale du surendettement, les amenant parfois à se prostituer ou à déscolariser leurs enfants. Il les expose aussi à des violences conjugales et exacerbe les conflits entre les femmes, puisque les microcrédits sont souvent conditionnés à une garantie qu’apportent ces dernières.

Force est de constater l’alliance du système bancaire et capitaliste avec le patriarcat, car le microcrédit permet de récupérer la plus-value issue du travail informel réalisé par les femmes et vient pallier un démantèlement des services publics, dont les femmes sont les premières bénéficiaires. Mais comme le rappelle Lucile, les femmes marocaines se mobilisent face à cette double oppression, faisant du mouvement de lutte contre le microcrédit un véritable outil de politisation et d’émancipation.

Notons en conclusion, quelques réactions des participant.e.s pointant le fait que malgré les dérives, le microcrédit a permis à certains de s’en sortir. Ce à quoi Pauline répond que l’on ne peut certes pas nier les success stories qu’a permis le microcrédit, mais qu’elles s’avèrent largement dérisoires au regard du changement global que nous voulons. En effet, afin de construire cet autre monde pour lequel luttent les gens réunis ces trois derniers jours à Paris, « nous ne pouvons prendre appui sur des outils où pour un gagnant il y en a 999 autres qui perdent et via lesquels les grandes gagnantes demeurent les banques ».

Notes

|1| Pour en savoir plus sur la situation de ces femmes marocaines et des luttes en cours : http://cadtm.org/Microcredit,777?lang=fr

 

 

Source : cadtm.org

 

 

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Dimanche 24 août 2014 7 24 /08 /Août /2014 20:36

 

Source : cadtm.org

 

CADTM

 

Le réseau CADTM à l’Université d’été des mouvements sociaux organisée par ATTAC à Paris : compte-rendu de la deuxième journée

23 août par Anouk Renaud , Emilie Paumard , Maud Bailly , Owen Chartier


 


Cette deuxième journée a été mouvementée pour le CADTM. Il y a bien sûr le stand qui ne désemplit pas, les discussions et débats enjoués côté « off » (« oui, mais cette dette alors, concrètement, si on l’annule...? »), les liens noués avec d’autres organisations et militants. C’est là que réside le cœur battant de ces rencontres altermondialistes : dans la dynamique qu’elles insufflent, l’élan d’énergie qu’elles procurent à chacun, l’échange de connaissances et de convictions, la mise en réseau entre militants et organisations issus des quatre coins de l’Europe et du monde, en vue d’une convergence et d’un renforcement des luttes et des alternatives.

Côté « studieux », on a déployé le deuxième volet du Séminaire organisé par le CADTM sur les dettes illégitimes des États. D’autre part, le CADTM est intervenu dans trois ateliers : sur les alternatives au capitalisme néolibéral, sur la catastrophe de Fukushima et sur l’extractivisme.

SEMINAIRE DETTE – Pourquoi y a-t-il une dette illégitime et en quoi l’audit citoyen de la dette peut-il contribuer à son annulation ?

Renaud Vivien (CADTM Belgique) a tout d’abord déconstruit une première idée reçue en matière juridique liée à la question de la dette : il n’y a pas d’obligation absolue pour un État de rembourser ses dettes. Si le droit pose comme principe le fait qu’un débiteur doit s’acquitter de ses dettes, l’article 103 de la charte de l’ONU rappelle clairement la hiérarchie des normes : si une incompatibilité survient entre une règle juridique et la charte de l’ONU, alors cette dernière prévaut. Par conséquent, les droits humains fondamentaux consacrés dans cette charte (souveraineté des peuples, droit à une vie décente, etc...), sont supérieurs aux normes économiques. Par ailleurs, il existe toute une série d’exceptions à ces règles imposées par les traités économiques. C’est dans ces brèches qu’un État peut s’engager en refusant de rembourser une dette qu’il considère illégitime. Dans ce contexte, la réalisation d’un audit citoyen de la dette publique permet d’apporter les preuves de son caractère illégitime pour affronter les créanciers. Le concept d’illégitimité, repris par les institutions internationales (ONU), les gouvernements (Équateur), et les mouvements sociaux (ICAN – Réseau international des audits citoyens de la dette), constitue aussi un moteur de contestation politique, mais la définition de ce concept dépend du contexte national.

La lutte contre les dettes illégitimes se joue également au niveau local, comme le souligne Patrick Saurin (syndicat SUD, membre du CADTM et du Collectif pour un audit citoyen de la dette en France), auteur de « Les prêts toxiques, une affaire d’État ». Les citoyens peuvent en effet auditer les dettes de leurs collectivités locales abusées par des institutions financières privées, au point que même les agences de notation telles que Fitch Ratings dénoncent cette escroquerie sciemment organisée. À Dijon, la souscription d’un prêt de 10 millions d’euros avait engendré des indemnités de 20 millions d’euros, soit un total de 30 millions d’euros à payer. C’est dans ce cadre que des habitants de la ville de Dijon ont conduit un audit de la dette de leur ville, lequel a permis de révéler que 47 % de cette dernière résultaient de prêts toxiques, contractés essentiellement auprès de la banque franco-belge Dexia. Une action en justice a été intentée contre la banque pour dénoncer ses agissements. Cette affaire met en lumière la possibilité donnée aux citoyens d’agir en faisant valoir leur droit à l’information. Ces initiatives citoyennes peuvent par ailleurs pousser les élus à s’engager, à l’image du Sénateur Fournier, porteur d’une action en justice contre les banques. Cependant, il est nécessaire que cette action s’inscrive dans la continuité, sans quoi la résistance face aux forces dominantes demeurerait vaine.

Ricardo Garcia Zaldivar (ATTAC Espagne) a quant à lui fait état de la situation de la dette espagnole : de 2 000 milliards d’euros en 2000, la dette totale de l’Espagne s’élève aujourd’hui à 4 700 milliards d’euros. La dette publique se chiffre quant à elle à 1 347 milliards d’euros : 399 milliards sont dus à des entités de crédit, et 148 milliards à des sociétés financières. Dans les deux cas, le porte-parole d’ATTAC Espagne souligne que 50 % de cette dette seraient illégitimes et devraient par conséquent être annulés. Note encourageante : de nouvelles formations politiques soucieuses du problème ont émergé, à l’image de Podemos, un des grands vainqueurs des élections européennes mais dont le succès ne fut pas relayé par les grands médias espagnols. De son côté, le mouvement social du PACD (Plataforma Auditoria Ciudadana de la Deuda – plateforme pour un audit citoyen de la dette) poursuit sa quête d’audit de la dette afin d’apporter des réponses aux questions suivantes : qui sont les créanciers ? Quelle part de la dette est illégitime ?

SEMINAIRE - Des propositions qui prennent en compte la nature profonde de la crise

Lors de ce séminaire impulsé par les conseils scientifiques des ATTAC français et allemand, Peter Wahl (ATTAC Allemagne), Thanos Contargyris (ATTAC Grèce) et Éric Toussaint (CADTM Belgique), étaient invités à nous éclairer quant aux alternatives et aux stratégies à mettre en œuvre face au capitalisme néolibéral qui ne cesse de se renforcer malgré les crises qu’il génère (économique, financière, sociale, écologique...). Nous avons consacré un article à part entière à cette réflexion riche, dont l’intitulé donne le ton : « Nous ne sommes plus habitué.e.s à la radicalité ».

ATELIER – Fukushima ou l’expression même du capitalisme, co-organisé par ATTAC France, ATTAC Japon et CADTM Belgique

D’une part, Masumi KOWATA, habitante de la province de Fukushima, a témoigné des événements qui se sont déroulés depuis l’accident de mars 2011 mais aussi des difficultés auxquelles font face les habitant-e-s aujourd’hui encore. La modératrice, Yoko Akimoto (ATTAC Japon) a également rappelé les enjeux financiers liés au nucléaire, comme manne de profit infini. Le comble aujourd’hui, c’est que ce sont les mêmes entreprises qui ont obtenu les marchés de construction et gestion des centrales qui s’occupent de la décontamination du site.

Éric Du Ruest (CADTM Belgique) a mis quant à lui l’accent sur le système politique et financier dans lequel s’inscrit le choix du nucléaire. On nous répète sans cesse que le nucléaire est une énergie bon marché et pour cause ! Le nucléaire français ne vit qu’à travers l’exploitation des ressources africaines. L’intervention de l’armée française au Mali en est d’ailleurs une preuve flagrante. De plus, des investissements publics ont pris en charge les coûts de la recherche, du démantèlement (que l’on n’arrive même pas à évaluer, par ailleurs), du stockage des déchets et des accidents, ce qui, en réalité, en fait une énergie extrêmement coûteuse pour la collectivité. |1| Enfin, nous a-t-il rappelé, sortir du nucléaire est un impératif, car sans pétrole bon marché, il sera impossible d’assurer l’entretien et le démantèlement des centrales.

ATELIER – « Extractivisme, climat et transition », co-organisé par ATTAC France et le Réseau Frack-Free-Europe

Cet atelier organisé par Attac France et le Réseau Frack-Free-Europe nous a rappelé l’urgence de la situation climatique – conformément aux rapports du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, rattaché à l’ONU) –, et la responsabilité des activités extractives en ce sens, en particulier celles relevant de l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels (sable bitumeux, gaz de schiste...). L’accent a été mis sur les luttes existantes - comme celles contre l’extraction minière en Argentine, et plus largement en Amérique du Sud (présentées par Luciana Ghiotto d’ATTAC-CADTM Argentine) -, et sur les luttes à venir, en mettant l’emphase sur la mobilisation de la société civile en vue d’un rassemblement face à la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP 21) qui se tiendra sur Paris en décembre 2015. |2| Les fausses solutions à la crise énergétique ont été dénoncées (notamment le mythe de la technologie) pour rappeler la solution première et inéluctable : laisser les ressources fossiles dans le sous-sol et réduire les émissions de CO2, ce qui implique de revoir drastiquement notre consommation énergétique et de révolutionner nos modes de vie au Nord. En somme, une plaidoirie contre notre modèle extractiviste mortifère – pour notre Terre-Mère et pour l’espèce humaine – et un appel pour la mise en place d’une société post-extractiviste, post-consumériste, ou post-capitaliste, une « décroissance » choisie (et non subie), sous l’inspiration notamment du « buen vivir » des populations amérindiennes.

Oui, mais... que vient faire la dette dans tout ça ? Nicolas SERSIRON (CADTM France) |3| a souligné que l’extractivisme résidait non seulement en un pillage des ressources naturelles (minières, fossiles et végétales), mais également des ressources humaines (exploitation de la main d’œuvre) et des ressources financières : par le mécanisme de la dette. Ces trois volets sont étroitement liés puisqu’ils constituent les pendants de notre système. L’Occident a conquis le monde par le pillage des ressources naturelles, rendu possible par la colonisation et l’esclavage. Suite à la deuxième guerre mondiale, face aux besoins grandissant de ressources pour répondre à l’avènement de la société de consommation au Nord, les armées d’occupation ont été remplacées par un nouveau mécanisme de pillage : celui de la dette illégitime.

Notes

|1| Pour approfondir le sujet, voir : Éric De RUEST et Renaud DUTERME, « La dette cachée de l’économie », Les liens qui Libèrent, 2014

|2| Date à retenir : décembre 2015 : mobilisation de la société civile face à la Conférence des Nations-Unies sur le climat (COP 21) à Paris.
Fer de lance de cette mobilisation : le mouvement grandissant Alternatiba (villages des alternatives à la crise énergétique et climatique), http://alternatiba.eu/

|3| À paraître le 15 octobre 2014 : le livre « Dette et extractivisme » (éditions Utopia), de Nicolas SERSIRON

La table du CADTM La table du CADTM L'abus d'altermondialisme n'est pas dangereux pour la santé

 

Source : cadtm.org
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Vendredi 22 août 2014 5 22 /08 /Août /2014 22:02

 

 

Source : cadtm.org

 

CADTM

 

Le réseau CADTM à l’Université d’été des mouvements sociaux organisée par ATTAC à Paris : compte-rendu de la première journée

 

21 août par Maud Bailly , Owen Chartier

 


L’Université d’été européenne des mouvements sociaux, organisée par les ATTAC Europe, s’est ouverte le 19 août à Paris. Plus de 1400 personnes sont venues des quatre coins du monde pour assister à ce formidable rassemblement d’organisations porteuses de solutions alternatives au système dominant. Parmi elles, le réseau CADTM qui s’est déplacé en nombre pour l’événement, avec des membres du CADTM Belgique, du CADTM France, d’ATTAC-CADTM Maroc, du CADTM Argentine et du CADTM Syrie.

Cette première journée a été menée sur trois fronts : le stand où étaient présentés les ouvrages du CADTM, le séminaire sur la dette et un atelier sur l’Amérique latine dans lesquels le CADTM est intervenu comme conférencier. Nous en donnons ici les grandes lignes

Séminaire « Pourquoi faut-il taxer le capital, annuler la dette et prendre d’autres mesures complémentaires ? »

Éric Toussaint (président du CADTM Belgique et membre du conseil scientifique d’ATTAC France) et Thomas Coutrot (porte-parole d’ATTAC France et membre du CAC-Collectif d’audit citoyen de la dette française) étaient les conférenciers de la première matinée du séminaire intitulé « Dettes illégitimes des États : pourquoi et comment les annuler ? ». Émilie Paumard (co-secrétaire du CADTM Belgique) assurait la modération de cette première séance.

Le porte-parole d’ATTAC France a débuté la conférence par un cadrage de la crise financière de 2007-2008, survenue aux États-Unis et qui s’est ensuite propagée en Europe à cause des liens interbancaires. Les gouvernements ont d’abord mis en place des politiques de relance de l’économie d’une part, et fournit les liquidités pour sauver les banques d’autre part. Ces fonds ont été empruntés sur les marchés financiers du fait de l’interdiction pour les États de se financer directement auprès de la Banque centrale européenne (BCE). Ces opérations de sauvetage ont provoqué une aggravation de la dette publique des États et cette « crise de la dette » a servi d’argument pour mettre en place, à partir de 2010, des politiques d’austérité partout en Europe.

Éric Toussaint est quant à lui revenu sur les différentes catégories de dettes : les dettes illégitimes, illégales, odieuses et insoutenables. Il a rappelé le rôle moteur du concept de « dette illégitime » qui permet de mobiliser les citoyens. Il a enfin insisté sur la nécessité de mettre en place un plan large de transition écologique et sociale : mettre un terme aux plans d’austérité, annuler la dette illégitime, illégale et odieuse des États et faire payer la facture à ceux qui en ont profité, renforcer le système de répartition des richesses et socialiser les banques, etc.

Les interventions de ces deux orateurs se sont soldées par la convergence des solutions à apporter au problème de la dette publique : 1) l’annulation des dettes publiques illégitimes tout en protégeant les petits épargnants qui ont placé leurs économies dans des titres publics ; 2) la mise en place d’un modèle fiscal juste, basé sur un impôt progressif sur le capital.

Atelier « Venezuela, Équateur, Bolivie : déstabilisations en Amérique latine ? »

Le CADTM intervenait dans cet atelier visant à faire un état des lieux de la situation latino-américaine, en particulier au Venezuela, en Équateur et en Bolivie, où on assiste à des tentatives de déstabilisation des gouvernements en place. Or comme nous l’a signalé Fabien Cohen (France-Amérique latine - FAL), la région, historiquement habituée aux putschs, entre aujourd’hui dans une « ère des coups d’État en douce » (selon une expression employée par Maurice Lemoine). Il s’agit désormais de déstabiliser les expérimentations politiques progressistes qui dérangent, sans verser de sang – du moins directement. Entre autres stratégies : les coups d’État, avortés dans le cas du Venezuela (contre Chavez en 2002) et de l’Équateur (grève des policiers et des militaires en septembre 2010), réussis dans le cas du Honduras (en 2009, « coup d’État constitutionnel » contre le président Manuel Zelaya) et au Paraguay (destitution de Fernando Lugo par le Congrès en 2012). Il s’agit également de rendre les pays ingouvernables, déstabilisés par les manœuvres d’une opposition financée et soutenue par les États-Unis et leurs alliés occidentaux. À l’instar du Venezuela, avec la grève générale organisée par le patronat, la paralysie de l’entreprise pétrolière nationale ou encore les guarimbas (blocage des rues, en lien étroit avec les paramilitaires colombiens), et de la Bolivie, où le gouvernement d’Evo Morales est victime d’une tentative de déstabilisation institutionnelle.

Comme l’a précisé Antonio Sanabria (CADTM), la bataille des fonds vautour qui a cours en Argentine constitue une autre manœuvre de déstabilisation du gouvernement en place. Partout, une opposition politique féroce met tout en œuvre pour faire avorter toute tentative d’instaurer un « autre projet politique », notamment en s’appuyant sur le pouvoir des médias, qui concourent à manipuler l’opinion publique ainsi qu’en délégitimant ces expériences sans laisser de place au débat.

Jeannette HABEL (journaliste) nous a rappelé les conquêtes démocratiques et sociales majeures obtenues - sous la pression des mouvements sociaux - durant la première décennie de ce XXIe siècle, au sein des pays ayant porté au pouvoir des gouvernements dits de « gauche ». Aujourd’hui toutefois, on déplore un ralentissement de ces processus, confrontés à des difficultés qui les mettent face à une impasse stratégique, révélateurs des limites des modèles développés. Parmi les débats brûlants qui traversent ces expériences, citons ceux sur l’extractivisme (extraction des matières premières basée sur la croyance en une nécessaire croissance économique pour mettre en œuvre la justice sociale) versus pachamanisme (respect de la nature et « buen vivir » comme modèle alternatif de développement) ou encore celui sur la représentativité et la participation des mouvements sociaux à la gestion gouvernementale. En somme, ces expériences nous montrent que l’élaboration d’alternatives radicales au modèle capitaliste néolibéral est un chantier toujours en cours.

Antonio Sanabria (CADTM Belgique) nous a rappelé que, pour s’assurer des marges de manœuvre en ce sens, il s’agit de se dégager de l’emprise du pouvoir financier. Il a ainsi salué l’initiative d’un audit citoyen de la dette publique avec participation citoyenne comme l’a réalisé l’Équateur. L’audit de la dette constitue pour les États un outil pertinent pour se soustraire au paiement des dettes illégitimes et pour récupérer une partie importante de leur souveraineté.

Date à retenir : 10 et 11 juin 2015 à Bruxelles : contre-sommet organisé par France-Amérique latine face au sommet Union européenne/CELAC (Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes).

 

 

Source : cadtm.org

 

 

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Vendredi 22 août 2014 5 22 /08 /Août /2014 18:20

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/attac-france

 

 

Ouvrir d’autres possibles, enfin !

Par Geneviève Azam et Thomas Coutrot. Pourquoi changer une politique qui échoue ? François Hollande ou Michel Sapin reconnaissent bien « un vrai risque déflationniste en Europe » ou « une Europe atteinte de langueur ». Mais ils ne proposent ni explication ni inflexion, et encore moins un retournement.

L’Europe continentale, Allemagne comprise, connaît une crise spécifique, qui est accélérée et approfondie par les politiques d’austérité, menées brutalement et simultanément depuis 2011 dans tous les pays de l’Union.

Pire, la France aggrave encore son cas avec son Pacte de responsabilité : de nouvelles coupes budgétaires de 50 milliards d'euros et de nouvelles baisses du coût du travail. Nos dirigeants peuvent-ils ignorer qu’ils creusent ainsi le trou qui les engloutira ? Peuvent-ils croire que les entreprises investiront les 20 milliards de nouveaux cadeaux annoncés, alors que la demande est en berne et le chômage en hausse ? Quel espoir nous laissent-ils de voir financés les investissements publics indispensables à la transition écologique, dont les experts du Giec (Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat) leur rappellent avec de plus en plus d’insistance l’absolue nécessité ?

Face aux pressions de tous bords, Manuel Valls a pourtant exclu tout changement de politique. Selon Mediapart (lire l'article de Martine Orange), c’est Laurent Fabius, lors du séminaire gouvernemental du 1er août, qui a lâché le mot tabou : « les marchés ne manqueraient pas de sanctionner la France si le gouvernement relâchait ses efforts ». Traduction : toute inflexion de politique dans un sens moins restrictif serait interprétée par les investisseurs financiers comme accroissant le risque de défaut sur la dette publique. Cela les conduirait à exiger des taux d’intérêt bien plus élevés pour acheter les titres de la dette française. On sait que ce chantage est permis par les traités européens, qui interdisent à la Banque centrale européenne de financer les déficits publics au contraire de ses homologues britannique ou américaine.

Mais ce n’est pas tout. La crise de 2008 a montré l’explosivité intrinsèque de la finance dérégulée ? Au lieu de la réglementer strictement et de réduire son poids, les dirigeants lui confient les clés du financement des petites et moyennes entreprises. Depuis quelques mois, encouragées par Bercy et les régulateurs, les banques procèdent massivement à la titrisation des crédits accordés aux PME. Elles revendent ensuite ces titres sur les marchés financiers, alimentant la bulle spéculative qui bat déjà largement les sommets atteints en 2007. Au plan mondial, la lutte contre le réchauffement climatique, la déforestation et l’extinction des espèces est elle aussi confiée à la finance, avec « l’économie verte », les marchés du carbone, les mécanismes dits de « compensation » (REDD pour les forêts), les « instruments de marché » pour la biodiversité... Mais qu’adviendra-t-il du tissu productif et des politiques climatiques lors du prochain krach financier mondial ?

Contrairement aux apparences, nos dirigeants ne sont pas stupides. Ils sont seulement enfermés dans une contradiction insurmontable entre les attentes de leurs électeurs (qui ont voté pour domestiquer la finance), les ravages palpables de la finance globale et les intérêts de l’oligarchie financière (qui tient les manettes en France et en Europe). Il est à craindre que pour eux la fin de l’histoire soit déjà connue: comme leurs amis sociaux-démocrates espagnols, grecs ou portugais, ils préfèreront le hara-kiri électoral à un conflit avec la finance. La droite extrême et l’extrême-droite pourront alors prospérer sur la désespérance.

A moins que les citoyens ne fassent irruption dans ce jeu pipé. Inégalités, chômage, évènements climatiques extrêmes, pollutions : les raisons de se mobiliser pour construire des alternatives locales et globales ne manquent pas. Les expériences et les exemples se multiplient au plan local, comme le montrent le foisonnement des initiatives solidaires ou les « Alternatibas » (villages des alternatives) qui se mettent en place dans de nombreuses villes. Les mouvements sociaux ne manquent pas non plus de propositions de politiques alternatives sur la dette, l’emploi, les biens communs, la transition...

Comme les précédentes, la conférence climatique de 2015 (COP 21) à Paris-Le Bourget risque de décevoir quant aux décisions prises. Mais elle pourrait servir malgré elle à faire converger et à populariser ces alternatives et ces propositions. Une vaste mobilisation de la société civile pour peser sur la COP est en préparation à travers une coalition, inédite par sa variété, d’associations et de syndicats.

Organisée par les Attac d’Europe, l’Université européenne des mouvements sociaux qui s’achève ce samedi à Paris est une moment important pour un renouveau des luttes et des résistances et une étape vers la COP 21. Il est encore temps d’interrompre le scénario des catastrophes annoncées.

Geneviève Azam et Thomas Coutrot (porte-parole d’Attac France)

 

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/attac-france

 

 

 

 


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Mardi 19 août 2014 2 19 /08 /Août /2014 18:35

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/attac-france

 

 

Ouverture de l'Université d'été européenne des mouvements sociaux

Mardi 19 août à Paris, l’Université d’été européenne des mouvements sociaux ouvrira ses portes. Plus de 1500 personnes sont attendues pour cette rencontre organisée à l’initiative du réseau des Attac d’Europe.

 

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La crise qui ne cesse de s’amplifier dévoile l’échec d’un système fondé sur la marchandisation de tous les espaces de la vie et de la planète. L’austérité sans limite est imposée au nom d’illusions moribondes (la « compétitivité », la « croissance »…). Elle enfonce l’Europe dans la déflation, précarise le travail et les droits sociaux, bloque toute transition écologique et pave la voie des droites extrêmes.

Face à ce constat plus que préoccupant, l’Université d’été européenne des mouvements sociaux, ouverte à toutes et à tous, sera un moment chaleureux et festif lors duquel la réflexion et le débat pourront largement s’exprimer et s’enrichir. Nous travaillerons ensemble à remettre en cause l’horizon soi-disant indépassable du capitalisme et du néolibéralisme, par l’élaboration de convergences et de propositions alternatives porteuses de logiques solidaires, écologiques, démocratiques et humaines.

Cette troisième Université d’été européenne - la première en France, après deux éditions en Allemagne - rassemblera près de 1500 personnes et 200 réseaux et organisations du mouvement social provenant de 41 pays de tous les continents. Chaque jour, trois forums débats auront lieu sur trois grands thèmes : »Défaire l’Europe austéritaire », « Pour une planète vivable et le buen vivir pour toutes et tous » et comment organiser « le meilleur des mondes ». 150 séminaires et ateliers se tiendront pour débattre et explorer les nombreuses questions au cœur des mouvements sociaux. Des activités culturelles et festives seront organisées hors les murs.

Cette Université d’été prendra un relief particulier cette année, au moment où la planète s’enfonce dans des conflits insensés qui menacent les peuples et la démocratie, de l’Ukraine à la Palestine et à l’Irak, ainsi qu’en Afrique. Notre université se situera dans la dynamique des moments forts du mouvement altermondialiste, engagé contre le TAFTA, contre les politiques d‘austérité dans l’Union européenne maintenues au lendemain des élections, et en route vers de nouveaux moments forts en 2015 tels le Forum Social Mondial de Tunis (mars 2015) et la Conférence des Nations unies sur le climat de Paris-Le Bourget (décembre 2015)

 

Mardi 19 août

Université Paris VII - Diderot Les Grands Moulins, 16 rue Marguerite Duras, 75013

14h-18h : accueil et inscriptions (hall C du bâtiment La Halle aux farines)

18h-21h : soirée d'ouverture de l'Université d'été (Cour des Grands Moulins)

Cette soirée lancera l’Université d’été européenne des mouvements sociaux en musique et en soulignant la diversité des organisations, réseaux, collectifs et membres du réseau international d’Attac présents pendant les cinq jours à venir. La joyeuse compagnie Jolie Môme viendra donner un vrai air de fête et d’engagement au lancement de l’Université d’été européenne. Tout au long de la soirée la troupe chantera pour le public des chansons de luttes et nous emmènera à la découverte des « Mutins ». Faisant vivre le théâtre « A la Belle Etoile » à Saint-Denis au Nord de Paris, la Compagnie Jolie Môme est une troupe engagée qui n’hésite pas régulièrement à descendre dans la rue pour défendre ses droits et ceux des autres travailleurs et travailleuses.

 

Tout le programme de l'Université d'été en ligne : http://www.esu2014.org/spip.php?page=programme

Les informations pratiques : http://www.esu2014.org/fr/infos-pratiques/

 

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/attac-france

 

 

 

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Dimanche 17 août 2014 7 17 /08 /Août /2014 16:16

 

Source : france.attac.org

 

 

 

Blockupy International invite tous les mouvements, réseaux et organisations à une assemblée ouverte à Bruxelles les 26 et 27 septembre

Appel à construire ensemble un espace transnational d’initiative pour une Europe par en bas, via, contre et au-delà de l’Europe actuelle
jeudi 7 août 2014, par Blockupy International

 

 

 

 

Nous, groupe international de coordination de Blockupy, nous sommes réunis le 21 juin à Berlin pour discuter des résultats du May of Solidarity (mai de la solidarité) et des perspectives à venir. Durant ces journées de mobilisation les actions ont été riches et variées, et il nous paraît positif que beaucoup d’entre elles aient été organisées en dehors du processus May of Solidarity. Nous convenons également que, si le processus Blockupy est centré sur les mobilisations autour de l’inauguration du nouveau bâtiment de la Banque Centrale Européenne à Francfort (désormais prévu pour début 2015), une initiative politique autonome ne peut être exclusivement liée au calendrier institutionnel : nous avons besoin d’une perspective sociale et politique plus large. D’autre part, le report du sommet de l’UE prévu à Turin sur « le chômage des jeunes » a laissé beaucoup d’entre nous sans espace commun pour se rassembler, agir et discuter. Le message du May of Solidarity à travers l’Europe - « Solidarité au-delà des frontières, construire la démocratie par le bas ! » - a trouvé une large résonance, mais la construction d’un mouvement transnational fort est en devenir, et nous savons que personne, à commencer par nous, ne peut prétendre y suffire.

Nous savons aussi que nous ne sommes pas seuls à tenter de lier les luttes au-delà des frontières et de créer ce mouvement transnational de résistance. Nous reconnaissons ouvertement nos limites et nous constatons que différents réseaux à travers l’Europe font face à ces mêmes limites et contradictions. Nous pensons qu’il est temps désormais de transformer cette situation en une opportunité politique. Nous proposons donc une rencontre ouverte pour analyser ensemble la période actuelle et discuter de façon stratégique de nos pratiques et propositions pour la construction d’un espace transnational d’initiatives pour une Europe par en bas, via, contre et au-delà de l’Europe actuelle.

L’Europe des classes dominantes a beau être en crise encore et encore, ou en réorganisation continuelle ; les politiques d’austérité, qui étaient jusqu’ici plutôt menées à l’échelle nationale et de manière disparate, sont désormais consolidées dans ce qui représente un nouveau statu quo de l’UE. C’est cette réalité qui se cache derrière la rhétorique des gouvernements européens lorsqu’ils affirment qu’il est temps de dépasser l’austérité. Bien sûr, la « post-austérité » ne signifie pas des « avantages pour tous » ou de vrais changements pour le meilleur ! De plus, cette logique dominante n’est pas « nouvelle » : l’austérité et les privatisations sont une réalité en Europe de l’Est depuis maintenant plus de vingt ans. Nous sommes plutôt confrontés à une nouvelle phase, caractérisée par la tentative de stabiliser les conséquences sociales des politiques d’austérité par une politique transnationale basée sur la création et l’exploitation de différents espaces. C’est la logique de nouveaux processus de précarisation et de réorganisation de l’exploitation à l’oeuvre à l’échelle transnationale, dont le programme de gouvernance du travail « Garantie pour la jeunesse » est un parfait exemple. Ces processus reflètent le positionnement de l’UE dans la chaîne globale de création de la valeur, et la capacité des flux financiers à dépasser les frontières institutionnelles.

De cette manière, l’Europe devient un espace de transit et d’accumulation traversé par les différences, les déséquilibres, des dynamiques spécifiques par régions ou par zones. La mobilité dans et entre ces espaces devient de ce fait un élément crucial puisque les gouvernements européens gèrent les politiques de protection sociale et le régime de Schengen de façon à exploiter ces mouvements de personnes, avec ou sans passeport européen, qui forment la force vive de travail.

Ces évolutions sont le problème politique auquel nous devons faire face ensemble, afin de comprendre quelles actions mener, comment, et avec qui nous pouvons faire de l’Europe un espace pour des politiques transnationales de transformation radicale. Et ce d’autant que, plus que jamais, les espaces nationaux sont devenus trop étroits. Comme le montrent les résultats des dernières élections européennes, l’espace national est non seulement profitable aux solutions racistes et de droite comme réponse à la crise, il est également insuffisant pour contrer le pouvoir du capitalisme mondialisé.

À tous les égards, un mouvement transnational fort doit encore émerger. Bien sûr, le développement d’un tel mouvement dépendra des luttes de la vie quotidienne, ancrées dans le social, mais il dépend aussi de notre capacité à développer un espace commun - pour élaborer des stratégies et pour trouver des espaces communs de lutte. Alors que le fonctionnement en réseaux s’est accentué ces dernières années, nous n’avons toujours pas trouvé les pratiques qui permettraient de passer de luttes fragmentées à un mouvement transnational. Notre proposition de rencontre vient d’un véritable désir de discuter ensemble de manière ouverte, pratique, de la façon de transformer la variété de réseaux et d’agendas existants en une opportunité politique pour que les mouvements sociaux luttent ensemble et construisent leurs contre-discours, ceux de la coopération et des pratiques de luttes vivantes et partagées.

En tant que coalition internationale Blockupy, nous mobiliserons vers l’inauguration du nouveau siège de la BCE - expérimentant symboliquement un espace transnational commun de lutte dans la rue et bloquant réellement la production et la circulation à Francfort, la capitale financière de l’Europe continentale. Cependant, nous devons nous demander si nous sommes capables de nous réorganiser et de frapper de manière diffuse au coeur du nouveau régime d’exploitation, qui s’est construit sur les politiques d’austérité lors de ces dernière années.

Nous proposons donc de considérer avec sérieux cette nouvelle phase des politiques européennes de post-austérité. Pour la combattre, nous avons beaucoup à apprendre les un-es des autres. Nous savons que les relations sociales actuelles sont basées d’un côté sur la dette et la compétitivité, de l’autre sur la précarité, le statut de travailleur pauvre, le racisme institutionnel et la renationalisation de la citoyenneté. Cette nouvelle phase est également caractérisée par les attaques contre les salaires et les revenus, contre les biens communs et les systèmes de redistribution, et par la restriction qui en découle de l’espace démocratique. Nous savons qu’il nous faut apprendre des expériences déjà à l’oeuvre là où l’austérité est devenue depuis longtemps déjà la manière de vivre. Nous lançons donc de manière appuyée cette invitation à nos ami-es d’Europe de l’Est et du Sud-Est.

Partant de là, nous proposons de nous rencontrer et de discuter de ce que nous pouvons faire pour construire une initiative autonome au niveau transnational, qui s’attaque à l’enjeu important qu’est l’Europe post-austéritaire, en posant quelques questions :

  • Comment pouvons-nous inscrire nos luttes hétérogènes dans et contre le nouveau système de gouvernement qui se consolide, basé sur le statu quo de l’austérité et des institutions qui la mettent en place ?
  • En partant des conditions précaires de vie et au travail, de la question de la mobilité, de l’Europe comme espace de transit et d’accumulation, comment pouvons-nous définir notre propre calendrier de mobilisations pour les mois à venir ?
  • À quelles pratiques sociales et politiques transnationales pouvons-nous penser pour nous attaquer aux nouvelles conditions de travail et de vie ? Comment construire la possibilité de nous organiser de manière puissante afin d’agir efficacement ?
  • Comment pouvons-nous connecter les différentes activités, pratiques et rencontres dans un processus commun qui pourrait devenir une feuille de route partagée pour nous orienter ?

Nous pensons qu’il est temps de développer une perspective à la fois pratique et puissante, temps de penser à la façon d’agir ensemble et de construire les forces dont nous avons besoin pour renverser la situation. Nous pensons également que nous devons aborder ensemble la question politique d’une grève transnationale, à l’échelle européenne, autour de ces différents enjeux et discuter de la façon dont elle pourrait être organisée et véritablement affaiblir le nouveau régime d’exploitation.

Pour ces raisons, nous invitons tous les groupes intéressés par la perspective d’un changement radical à une rencontre le soir du du 26 et toute la journée du 27 septembre à Bruxelles pour une discussion ouverte qui, à partir de cette contribution, peut nous conduire à une ou plusieurs journées communes d’action et à la construction collective d’un temps plus grand d’analyse, d’échanges et de propositions politiques vers un espace transnational de mobilisation, vers un automne de luttes et vers des perspectives de moyen-terme partagées - en solidarité, au-delà des frontières.

N’hésitez pas à transmettre cette invitation à d’autres réseaux, groupes, organisations.

Les détails pratiques seront communiqués plus tard, merci d’écrire à international@blockupy-frankfurt.org pour toute information ou si vous souhaitez participer à cette rencontre à Bruxelles.

 

P.-S.

Photo : licence Creative Commons by-sa 2.0, par Montecruz Foto

 

 

 

Source : france.attac.org

 

 

 

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Lundi 28 juillet 2014 1 28 /07 /Juil /2014 23:49

 

Source : gard.demosphere.eu

 

Première rencontre publique à Nîmes autour du Revenu de Base

samedi 2 août, 18:00

Le Prolé, à Nîmes

 

Rencontre conviviale autour du Revenu de base inconditionnel

 

L'éventualité d'un revenu versé inconditionnellement à chaque citoyen intègre peu à peu le débat public. Ainsi, à l'occasion des élections européennes de nombreux partis politiques s'en sont emparé et de nombreuses publications (thèses, rapports, essais) ont été relayées par la presse.

Progrès technologique, robotisation des tâches, économie du partage, dématérialisation des échanges mais aussi mise en concurrence des travailleurs au sein d'une société toujours plus globalisée (délocalisation, dumping social...) : autant d'éléments qui remettent en cause les structures de notre société fondée sur le travail.

D'ailleurs de plus en plus d'emplois disparaissent et l'intermittence comme le temps partiel deviennent la règle. Mais alors quelles solutions apporter face au chômage et à ses corollaires : précarité et exclusion ? Le retour de la croissance économique, invoquée éternellement par les responsables politiques, n'est toujours pas au rendez-vous. Par ailleurs dans un monde dont les ressources énergétiques sont de plus en plus en rares, pouvons-nous miser sur les mêmes solutions que par le passé ?

Aussi nous, membres du MFRB/Mouvement Français pour un Revenu de base, nous vous invitons à venir discuter de toutes ces questions. Parce que rares sont les occasions de se réunir et de débattre retrouvez-nous le samedi 02 août à 18h au bar le Prolé, 20 rue Jean Reboul à Nîmes.

Pour plus d'informations sur le revenu de base vous pouvez consulter le site du Mouvement français pour un Revenu de base sur revenudebase.info

Le Monde Diplomatique propose également des références intéressantes en matière de bibliographie et de sites web : http://splashurl.com/k3ngoaz

Enfin la bande-annonce du film Un revenu pour la vie par Michaël Le Sauce du collectif Les Zooms Verts : http://splashurl.com/mh6cvqx

 

 

 

Photo de couverture

 

 

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