Consommer et agir autrement

Dimanche 28 septembre 2014 7 28 /09 /Sep /2014 20:02

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

CHRONIQUE - Ils foncent dans le mur ? Une autre voie est possible !

Vincent Liegey

vendredi 26 septembre 2014

 

 

 

 

À regarder ce monde qui marche sur la tête, on aurait vite fait de perdre espoir... Mais la société fourmille d’énergie et d’inventivité pour imaginer d’autres possibles, des alternatives concrètes s’inventent chaque jour pour créer une société où le profit et la compétition ne sont pas les seuls horizons. Rassemblons-nous et gardons espoir !



- Vincent Liegey -

Difficile de garder de l’espoir, lorsque, en vrac, on regarde les indicateurs écologiques (dépassement toujours plus tôt de la consommation des ressources fournies par la planète chaque année, raréfaction des énergies fossiles, des métaux, dernier rapport du GIEC), les inégalités toujours plus grandes (1 % de la population qui s’approprie 50 % des richesses, la rémunération du capital toujours plus grande, l’imposture de la dette et les plans d’austérités), ou encore la religion de l’économie et le rabâchage toujours plus absurde sur la sacro-sainte croissante comme unique solution (de Hollande à Valls, en passant par le bonimenteur Sarkozy)...

Et on ne parle même pas de la géopolitique avec en outre l’escalade militaire et les guerres impérialistes pour le pétrole qui continuent ; on assiste à la recomposition de deux blocs et donc d’une nouvelle guerre froide, déjà bien chaude, à nos portes, en Ukraine !

Et pourtant...

Deux mondes parallèles, et dans le nôtre, il y a l’espoir

Cet été fut, une nouvelle fois, l’occasion de se projeter dans un monde parallèle, bien réel, tout autre que celui décrit par les médias dominants, qui plus que jamais font le jeu des populismes pour mieux renforcer les partis oligarchiques. Quelques exemples.

En juillet, à Barcelone, soixante-dix étudiants du monde entier se sont retrouvés pour suivre des cours intensifs sur la Décroissance dans le cadre de la Degrowth Summer School. De son côté, l’Alter-tour a traversé la France d’est en ouest avec la découverte de son lot d’alternatives, de débats, notamment autour de notre ouvrage Un Projet de Décroissance et avec un final en apothéose avec une Vélorution dans les rues de la Rochelle et bien-sûr une messe de la très Sainte consommation sur la plage !

L’été s’est ensuite poursuivi pour moi à l’université du revenu de base où l’ambiance, bien que différente de celle de l’Alter-tour, a été très studieuse avec des débats intenses et des questionnements notamment sur le sens de nos vies, comment se réapproprier nos activités, quelle démocratie, mise en place d’une constituante, revenu maximal acceptable ou pas ?

Ensuite, je me suis rendu aux (F)estives (université d’été de la Décroissance) à Cerbère, où les mêmes questions ont été abordées suivant trois thèmes : le rejet, le projet, le trajet. Là aussi quelles dynamiques dans les discussions, les échanges, les réflexions mais aussi dans la pratique avec autogestion et communication non-violente !

Une rencontre historique

Enfin, s’est tenue la rencontre historique de Leipzig, quatrième conférence internationale pour la Décroissance, avec les mêmes questions abordées par plus de 3200 personnes provenant de soixante-quatorze pays, de tous les continents...

Enfin, je rentre tout juste de Bruxelles pour la rencontre European Citizenship Summit organisée entre autres par l’ONG chapeau DEEEP, dans un chapiteau devant l’antre de la croissance technocratique et oligarchique, le Parlement Européen.

Le thème de cette année : l’Union Européenne au-delà de l’obsession de la croissance... Il y a deux-trois ans, un tel thème central aurait vraisemblablement été rejeté… Là aussi, travail en atelier ou les mêmes thématiques et propositions ressortent : démocratie directe, plus grande participation, émancipation, débats sur les communs, l’extension des sphères de la gratuité, etc.


- Leipzig, quatrième conférence internationale pour la Décroissance. -

Vers une nouvelle internationale ?

Une nouvelle internationale est en train de naître, elle n’a pas de nom, ni d’organisation, elle n’est pas totalement décroissante mais elle est latente, en gestation s’appuyant sur l’incroyable vigueur des alternatives et des réflexions existantes !

La transition est en marche dans les têtes et en pratique mais elle n’est pas encore intégrée par tout le monde et partout. Surtout, la même question revient comme un boulet : comment repenser la politique en cohérence avec ces aspirations ?

Les structures politiques traditionnelles n’arrivent plus à mobiliser et à représenter de manière légitimes des populations qui doutent du système. Comment les dépasser pour redonner du sens à l’action politique ?

Tout d’abord, il y a de fortes convergences qui apparaissent tant au niveau programmatique qu’au niveau des propositions : comme une constituante pour une première démocratie, le revenu de base inconditionnel (si possible en y intégrant des gratuités et des monnaies locales), couplé à un revenu maximum acceptable, travailler moins pour vivre mieux, la relocalisation ouverte, une réappropriation politique des outils économiques, avec entre autres la remise à leur place comme levier de la transition des banques centrales, de la création monétaire, des audits citoyens sur les dettes publiques (quelle part serait illégitime ? Quels intérêts servent-elles ?), la fin des GPII, la démocratie directe, etc.

Si des convergences sur le projet sont en cours, malgré des désaccords qu’il faut assumer, cette étape, bien que nécessaire, n’est pas suffisante.

De nouvelles manières de pratiquer la politique

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 


 

 

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Dimanche 28 septembre 2014 7 28 /09 /Sep /2014 19:41

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

Alternatiba en pleine forme, dimanche à Nantes et en octobre à Bordeaux

Barnabé Binctin (Reporterre)

samedi 27 septembre 2014

 

 

 

« Voir fleurir dix, cent, mille Alternatiba ». Un an après, les graines lancées par les organisateurs du premier Alternatiba, à Bayonne, sont en train d’éclore. Ce week-end à Nantes, en octobre à Bordeaux. Et en partenariat avec Reporterre. Pour l’action concrète contre le changement climatique... et en chansons.


C’était il y a près d’un an, à Bayonne, les 5 et 6 octobre 2013 : le premier Alternatiba, dont Reporterre était partenaire, accueillait dans la bonne humeur des milliers de gens venus de partout pour découvrir qu’au quotidien, les alternatives permettent de lutter contre le changement climatique. Ce succès a depuis fait germer quantité d’initiatives reprenant à leur compte le label Alternatiba.

On en compte quarante-deux. « En moyenne, presque un nouvel Alternatiba s’est déclaré chaque semaine depuis le moment déclencheur de Bayonne », se félicite Jon Palais, l’un des responsables de Bizi !, l’organisation à l’initiative du premier Alternatiba. Si celui de Gonesse, près de Paris, le week-end dernier, n’est pas parvenu à mobiliser les foules, la séquence qui s’ouvre sur les prochaines semaines pourrait faire montre de l’ampleur que prend ce mouvement social autour du climat.

Nantes ce dimanche, dont Reporterre est partenaire, Lille le week-end prochain et Bordeaux le suivant - Reporterre en sera partenaire - verront ainsi voir des milliers de personnes découvrir ces « villages des alternatives », dont le but est de valoriser toutes les pratiques qui, chaque jour, dans l’agriculture, l’énergie, la finance, le transport, la culture,... et l’information, participent concrètement à la lutte contre le réchauffement climatique.

La dynamique a même pris outre-mer, avec des préparations d’Alternatiba en cours à Papeete (Tahiti) ou à la Réunion. D’autres s’enclenchent à Lyon ou à Nancy. Le mouvement ne vise pas toujours la masse critique, comme à Agen où seules quelques dizaines de personnes se sont réunies le 13 septembre dernier. « Il y en a des petits et des gros, c’est la philosophie d’Alternatiba ».

Les solutions locales au cœur du projet Alternatiba


- Préparation d’Alternatiba Gironde -

L’action est une valeur cardinale d’Alternatiba : « Nous ne refusons pas le débat, mais nous ne voulons pas tomber dans le tout-théorique et dans l’abstrait. Ce qui compte, c’est le concret » insiste Jon Palais. Au moment où, à l’image de la Marche pour le Climat, vont se multiplier les manifestations visant à interpeller les responsables politiques en vue de la COP 21, Alternatiba veut mettre la priorité sur les solutions locales et les initiatives vivantes.

Un choix mûri par l’échec des mobilisations climatiques précédentes, sorte de « syndrome de Copenhague » : une mobilisation massive et rapide, au moment d’un grand sommet international, dans le but d’envoyer un message aux dirigeants. « Mais on ne peut plus attendre les réponses d’en-haut, il faut montrer que les solutions viennent d’en-bas », dit Jon Palais.

C’est d’ailleurs ce qui a séduit de nouvelles catégories d’activistes : « Beaucoup sont venus instinctivement, sans forcément tout comprendre aux enjeux du climat, parce qu’ils voyaient un processus opérationnel », poursuit-il. On cite l’aphorisme de Saul Alinsky en exemple : ce n’est pas la conscience qui crée la pratique, c’est la pratique qui crée la conscience.

Un nouveau profil militant

Alternatiba contribue ainsi à faire émerger une nouvelle génération de militants sur le climat. Pour beaucoup, c’est leur premier engagement concret dans un projet de mobilisation. « Si ce n’est une première expérience, on sent que certains franchissent un cap dans leur activisme, c’est un vrai passage à l’acte » témoigne Antoine Lagneau, qui participe à la construction collective du Alternatiba Ile-de-France, et co-animateur des Amis de Reporterre.

Qu’explique cet engouement ? « On dépasse les sentiments de sidération, de peur et d’impuissance encore parfois associés à l’écologie », analyse Jon Palais. Riche de plusieurs expériences dans les mouvements sociaux, Antoine Lagneau estime que « l’originalité d’Alternatiba tient à sa capacité à rendre son discours attrayant. Là où le militantisme traditionnel, au sein des partis politiques ou parmi les syndicats, ne cesse de refluer, ce mouvement a réussi à renouveler les visages vieillissants de l’engagement. Actions concrètes sur le terrain, mode de décision collégial et basé sur le consensus, construction d’un imaginaire positif : autant de facteurs qui ont fait se mêler les militants aguerris et une génération nouvelle et spontanée ».

Localisme : le risque de l’extrême-droite

Si le thème des alternatives locales, porteur car dans l’air du temps, est ce qui permet de mobiliser, il est aussi ce qui pourrait fragiliser à terme le mouvement. Samedi dernier, la participation d’un conseiller municipal étiquetté Front national, Karim Ouchickh, a semé le trouble. Malgré plusieurs remontrances des manifestants, il a participé à l’ensemble de la marche au nom de la contestation du projet Europa City d’Auchan.

« Le localisme a ce danger qu’il apparaît compatible avec le FN dans la tendance politique actuelle. Or, Alternatiba est un mouvement naissant, et tous les nouveaux venus ne sont pas également outillés face à ces tentatives de récupération politique », estime Guillaume Durin, politologue qui accompagne la création d’un Alternatiba à Lyon.

L’épisode n’est pas isolé. Dans d’autres Alternatiba, le risque d’une irruption frontiste s’est présenté. Cela pose la question des moyens de s’en prémunir, et donc celle de l’organisation collective qui régit ce mouvement, maintenant qu’il s’est propagé. Alternatiba est-il une fédération ? « Non, c’est une coordination. Les Alternatiba locaux ont une totale autonomie », répond Jon Palais. La Déclaration finale du premier Alternatiba à Bayonne, signée par 98 organisations différentes, constitue le canevas collectif, et trace quelques lignes rouges sur le nucléaire ou les agrocarburants. « Mais certains Alternatiba, comme à Lille ou en Gironde, ont réécrit leur propre Charte », note Jon Palais.

Une dynamique qui fonctionne sur l’horizontalité

 

*Suite de l'article sur reporterre


 

Source : www.reporterre.net

 

 


 


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Mardi 23 septembre 2014 2 23 /09 /Sep /2014 19:09

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

Ecologie populaire

Alternatiba : cet « autre monde » qui vient d’en bas

par Eros Sana 23 septembre 2014

 

 

 

 

Un premier village des alternatives sociales et écologiques, Alternatiba, s’est tenu en Île-de-France, à Gonesse (Val d’Oise). L’occasion pour les participants de s’opposer au projet de centre commercial géant, Europa City, promu par Auchan. Et d’esquisser les contours de cet « autre monde » qui se construit par en bas, dans les coopératives, les associations de recyclage, les initiatives de productions locales, les actions de solidarité internationale ou par la multitude d’expérimentations agricoles. Basta ! a recueilli leurs témoignages et leurs envies.

Toutes les 90 secondes, un avion décollant de l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, tout proche, les survole. En dessous, ils sont près d’un demi-millier à participer à « Alternatiba », un village des alternatives écologiques et sociales, ces 20 et 21 septembre à Gonesse, dans le Val-d’Oise. Initié il y a un an à Bayonne, ces villages temporaires présentant de nouvelles manières de produire et de consommer, des coopératives aux produits bio en passant par des ateliers de recyclage, se multiplient. Les bruyants supersoniques dans le ciel, des alternatives à la crise climatique et environnemental au sol : deux modèles de développement qui ne pourront plus cohabiter bien longtemps.

La menace ne vient pas que du ciel : les participants ont auparavant marché dans la ville de Gonesse, pour notamment protester contre la construction d’un grand projet, jugé inutile et imposé : Europa City. Il s’agit d’un immense centre commercial comprenant 500 boutiques, hôtels, restaurants et un parc à neige couvert. Le tout stérilisant et bétonnant 680 000 m2 de terres arables. Soit l’équivalent de douze grandes pyramides de Gizeh, en beaucoup moins beau ! Le projet est promu par le groupe Auchan (lire également notre enquête). C’est sur le Triangle de Gonesse, sur le terrain même de ce projet contesté, que tentes, stands et estrade se sont installés avec l’objectif de démontrer qu’un « autre monde » est déjà là. Basta ! a recueilli les témoignages de plusieurs participants.

« Une première dans la construction d’alternatives », Valentin Przyluski, militant socialiste

« Je suis venu à Alternatiba parce que ce type de rassemblement, où les gens se rencontrent, discutent et échangent, est une première dans la construction d’alternatives et dans le renforcement des pratiques concrètes et décentralisées. Je suis convaincu qu’il faut limiter tous les projets qui menacent les terres agricoles, qu’il s’agisse d’Europacity ou de Notre-Dame-des-Landes. Je ne suis pas d’accord avec toutes les luttes qui sont mises en avant ici. J’ai par exemple un a priori négatif sur les oppositions au ferroviaire. Je préfère que les gens prennent le train plutôt que l’avion. Je ne m’oppose pas à toutes les LGV (lignes à grande vitesse). A titre individuel, je ne mène pas suffisamment d’actions pour transformer la planète. Mais j’essaye de soutenir tous types d’initiatives qui tentent de défendre la production agricole locale, la plus locale possible. Car c’est par l’agriculture que l’on peut faire prendre conscience de l’obligation d’une consommation durable et locale. L’agriculture, c’est le produit du quotidien. Cela a un impact direct sur la société et la santé. »

« Il faut arrêter de ne penser que par la croissance », Steffie Kerzulec, membre du Collectif Alternatiba Essone

« Je pense que la dynamique lancée par Alternatiba est un grand mouvement qui peut vraiment faire bouger les choses pour le climat. Vu la situation dans laquelle nous sommes, il est indispensable de montrer qu’il y a des alternatives possibles et reproductibles. C’est pourquoi j’essaye de me rendre au maximum de rassemblements Alternatiba pour m’inspirer de ce qui s’y dit. Je suis convaincue qu’il faut arrêter de lancer des projets comme ceux de grands centres commerciaux ou d’aéroports inutiles. Pour cela, il faut arrêter de ne penser que par la croissance et pour la croissance. Il faut commencer à penser sobriété et efficacité énergétiques. Nous devons donc changer d’échelle et relocaliser l’économie. Ce que je fais à titre individuel pour changer la planète ? Je commence déjà par aller tous les jours au boulot à vélo. Ensuite, j’habite dans un logement collectif. Et enfin, je mange bio, car j’essaye d’éviter les pesticides. »

« Les coopératives de salariés peuvent nous éclairer », Vincent Gay, militant d’Ensemble (Front de gauche)

« D’un côté, Alternatiba promeut un type d’alternatives, de l’autre Europacity illustre ces projets fous du capitalisme qui n’ont aucun sens, ni économique, ni social et encore moins environnemental. Il faut donc lier les résistances à la lutte pour l’environnement, les terres agricoles et pour des alternatives à nos modes de consommation. Il existe plein d’exemples qui nous montrent que les gens sont capables de s’organiser différemment. Les AMAP (Association pour le maintien de l’agriculture paysanne) sont les plus connues, mais il y a aussi les coopératives de salariés qui peuvent nous éclairer. L’exemple des Fralib est d’ailleurs exemplaire à ce titre-là.

Pour changer les choses, il y a deux niveaux d’intervention, le quotidien et le politique. Agir au quotidien, à titre individuel ou collectif, ne se limite pas au tri des déchets. Cela s’étend aux déplacements, à la consommation, à la récupération, au recyclage, aux associations de réparations d’objets ménagers… Cela prouve que les gens se prennent en main. Mais on sait que cela ne suffit pas. C’est pour cela qu’il ne faut pas oublier le niveau militant ou politique. C’est pour cela que nous sommes ici aujourd’hui. C’est aussi pour cela qu’il faudra se mobiliser pour le climat lors des négociations de la COP 21 en 2015 (la 21ème conférence des Nations unies pour le climat aura lieu à Paris, ndlr). »

« Les grands projets inutiles relèvent de la névrose capitaliste », Jean-Marc Kerric, maraîcher

« Si je participe à la dynamique d’Alternatiba, c’est parce que je me suis reconverti dans l’agriculture il y a cinq ans, dans l’Essonne. Avant, j’étais prof en fabrication mécanique et client d’une AMAP. Les maraîchers que j’ai rencontré m’ont donné la passion de leur métier et m’ont convaincu de sauter le pas et de me reconvertir. Maintenant que je suis agriculteur, je me rends compte que nous avons besoin de paysans pour cultiver les terres et de terres à cultiver. Et c’est ici, en sortant un peu de mon champ, que je peux faire entendre ce type de besoins.

L’une des premières choses à faire pour changer de société, c’est d’empêcher l’accumulation de richesses par quelques-uns. Pour moi, un riche c’est une personne qui en vole une autre. Ensuite, il faut arrêter tous les grands projets inutiles qui relèvent de la névrose capitaliste. Pour changer les choses, je commence déjà par ne pas consommer plus de ce dont j’ai besoin. Ensuite, j’ai fait en sorte de pouvoir vivre sur mon lieu de travail. Je me suis également imposer de réfléchir sur le sens de mon travail. Je ne dis pas que prof est un mauvais boulot. Mais je pouvais faire autre chose en devenant agriculteur. »

« Une révolution du quotidien, des petits gestes », Umit Metin, militant des droits de l’Homme

« Alternatiba représente la résistance à des projets qui détruisent notre société, tant au niveau social qu’environnemental. Moi qui suis un militant contre les discriminations et pour les droits de l’Homme issu de l’immigration turque, je considère qu’il faut soutenir les espaces porteurs d’alternatives. Notamment pour créer du lien et exprimer une solidarité en affirmant que ce n’est pas seulement un combat qui concerne tel ou tel quartier, tel ou tel pays, mais bien un combat contre un système. A titre d’exemple, en Turquie, des projets qui détruisent l’environnement se multiplient : il y a le projet d’un nouvel aéroport, d’un pont gigantesque... Mais il y a aussi de plus en plus de luttes contre ces projets. Ce fut le cas pour les manifestations pour préserver le parc naturel Gezi à Istanbul. Manifestations qui ont été brutalement réprimées.

Ce qui est beau, c’est que de nombreux militants contre le projet de Notre-Dame-des-Landes ont exprimé lors solidarité à Gezi, avec une répercussion certaine là-bas. Le monde est petit, les luttes sont les mêmes. Ceux d’en face utilisent les mêmes méthodes pour faire du profit et toujours plus de profit. Pour changer les choses dans le monde, il faut d’abord commencer par changer les choses dans sa tête. La révolution est aussi une révolution du quotidien, des petits gestes. Petits gestes que j’inculque à mes enfants, vis-à-vis du gaspillage de l’eau, du traitement des déchets… »

Propos recueillis et portraits par Eros Sana

 


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Source : www.bastamag.net

 

 

 

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Dimanche 21 septembre 2014 7 21 /09 /Sep /2014 20:05

 

Source : www.reporterre.net

 

 

Au bureau, c’est le vélo qui fait marcher l’ordinateur

Elisabeth Schneiter (Reporterre)

vendredi 19 septembre 2014

 

 

 

À New York, deux jeunes entrepreneurs lancent un vélo-bureau permettant de faire fonctionner un ordinateur, ou encore de moudre du grain. Une invention qui pourrait bien révolutionner le monde du travail.


Quand les patrons refuseront de payer l’électricité du bureau, ou quand tous les employés seront délocalisés chez eux et que l’énergie sera hors de prix, on sera bien contents qu’Andy Wekin and Steve Blood aient pensé à inventer le bureau-vélo qui fabrique de l’électricité !

En même temps, comme on travaillera vingt heures par jour, ce sera mieux que de rester assis sans bouger du tout. De quoi s’agit-il ?

Les projets qui utilisent l’énergie produite par un pédalier ne sont pas nouveaux, comme au Guatemala, où l’on recycle les vieux vélos pour les transformer en machines à produire de l’énergie.

 

 

- Vidéo de présentation du projet Maya Pedal :

 

 

 


Pedal Power, basé à Essex, New York, s’est de son côté penché sur la question énergétique dans les bureaux et pense avoir trouvé une bonne idée. Pour la réaliser, il a lancé une campagne sur kickstarter.

On connaissait déjà les bureaux où l’on travaille debout, les bureaux avec tapis roulant où l’on peut marcher tout en travaillant, mais là, il s’agit d’un vélo relié à un générateur avec, en guise de guidon, un plateau sur lequel poser un ordinateur, ou même une feuille de papier. L’énergie produite est suffisante pour faire fonctionner un ordinateur ou recharger un téléphone, ou même moudre du grain, battre son propre beurre, faire marcher une machine à coudre, ou scier une bûche. Ou n’importe quoi qui demande peu d’énergie.

 

*Suite de l'aticle sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

 

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Samedi 20 septembre 2014 6 20 /09 /Sep /2014 20:22

 

 

Source : antigonexxi.com

 

 

 

UN DEO NATUREL EN 5 MINUTES CHRONO ? PARI TENU !

 

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Ah la la, cet article a bien failli ne pas voir le jour ! Mon ordinateur vient d’avoir la très sournoise idée de me lâcher subitement… Par prémonition ou par un heureux miracle, j’ai fait ce matin même une sauvegarde de mes fichiers (la dernière remontait à la Saint-Glinglin), donc plus de peur que de mal ! J’ai pris mon courage à deux mains… et j’ai ressorti mon vieil ordinateur du fond du placard où il dormait bien sagement entre deux toiles d’araignée, et je comprends maintenant pourquoi je l’avais remisé là en promettant de ne plus jamais, jamais y toucher… allez, ne médisons pas, il me sauve aujourd’hui la vie !

Et comme cette petite aventure m’a donné des sueurs froides, je me suis dit que l’occasion était parfaite pour vous présenter de quoi éponger ces bouffées d’angoisse, j’ai nommé : mon déodorant naturel maison ! 

*

*

Je suis sûre que d’aucuns se demandent : ‘Mais pourquoi se casse-t-elle la tête comme ça ?’

Je sais, on peut trouver dans le commerce des déodorants, il y en a même à tous les prix, de toutes les couleurs et de toutes les saveurs. Et pourtant… je persiste et signe. Je n’aime pas les déodorants du commerce. Pourquoi ?

C’est simple : la plupart de s déodorants conventionnels contiennent des ingrédients qui ne sont ni bons pour la santé, ni pour l’environnement.

☛ L’ennemi public numéro 1, bien sûr, c’est l’aluminium. Le chlorure d’aluminium est connu  des fabricants de cosmétiques car il supprime efficacement la transpiration, c’est vrai. Le petit hic, c’est qu’il est tout autant connu pour sa toxicité… et bon nombres d’experts s’accordent aujourd’hui à l’associer à des problèmes de santé majeurs, parmi lesquels le cancer du sein. Pas très sympathique, tout cela.

Pour plus de détails sur l’aluminium, n’hésitez pas à lire mon article Haro sur l’Alu !

☛ Les autres grands méchants, ce sont les parabens, qui jouent le rôle de préservateurs et de stabilisant. Second hic : certaines de ces bestioles sont, comme l’aluminium, absorbées par la peau et ont ensuite une activité oestrogénique. Pas mal de chercheurs planchent actuellement sur le lien entre parabens et cancer du sein, et émettent de forts doutes sur la prétendue ‘innocuité’ de ceux-ci. En attendant d’en savoir plus, je préfère m’abstenir.

Et les déo bio ? C’est vrai, il existe un certain nombre de déodorants dans le commerce qui portent des labels bio et dont la composition est tout à fait sûre. J’en ai testé pas mal et, pourtant, aucun ne m’a ravie. Pas très efficaces, assez coûteux… Alors, quand la version maison est très facile à faire, peu onéreuse et vraiment efficace, qu’est-ce qui me retient ?

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3 ingrédients de base (+ 2 optionnels) = 5 minutes de travail.

Montre en main.

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Ce qu’il vous faut : de l’huile de coco + du bicarbonate de soude + de la fécule. En option : des huiles essentielles.

✿ L’huile de coco : connue pour ses propriétés anti-bactériennes, elle présente l’immense avantage de rester solide en dessous de 25°C. Pratique si on ne veut pas se retrouver chaque matin avec des flaques d’huile sur la chemise.

❀ Le bicarbonate de soude :  il n’est pas toxique, ne provoque pas d’allergie et il neutralise très efficacement les odeurs corporelles.

✿ La fécule / ou l’arrow-root : tous deux sont des absorbants naturels et ne causent pas d’allergie.

❀ Les huiles essentielles : vous avez le choix ici, car plusieurs huiles peuvent être utilisées. En plus de l’agréable parfum qu’elles ajouteront à votre déodorant, elles ont un certain nombre de vertus : l’huile de sauge officinale régule la transpiration, tandis que l’huile de palmarosa, celle de menthe poivrée et celle de lavande officinale sont anti-bactériennes. J’ai choisi ici de mélanger huile de lavande (Lavandula officinalis) et huile de palmarosa (Cymbopogon martinii), mais libre à vous d’ajouter celle(s) dont le parfum vous inspire le plus (c’est le cas de le dire) en faisant attention toutefois à ne pas utiliser d’HE dermocaustique ou photosensibilisante. N’utilisez pas non plus n’importe quelle huile si vous êtes enceinte, épileptique ou de santé fragile, ou sur vos enfants !

Alors, comment ça marche ?

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Déodorant naturel maison

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Pour environ 200 ml. de produit

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Ingrédients :

  • 100 g. [ 1/2 cup ] d’huile de noix de coco liquide*
  • 60 g. [ 1/4 cup ] de bicarbonate de soude (ultra fin)
  • 40 g. de fécule [ 1/4 cup ] ou d’arrow-root
  • 10 gouttes d’huile essentielle de lavande officinale
  • 10 gouttes d’huile essentielle de palmarosa

* Pour que l’huile soit à l’état liquide, il suffit juste de la laisser au soleil ou sur un radiateur 1/4 d’heure, ou bien faites-la chauffer au bain-marie ou au micro-onde.

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Préparation :

1. Versez l’huile de noix de coco fondue dans un pot :

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2. Ajoutez ensuite, cuillère par cuillère, le bicarbonate de soude et la fécule, tout en fouettant vigoureusement avec une fourchette pour qu’aucun grumeau ne se forme (si votre récipient est hermétique, vous pouvez mélanger le tout en le secouant très fort) :
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3. Ajoutez ensuite les huiles essentielles :

 
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Mélangez une fois le tout et laissez le déodorant se raffermir (au réfrigérateur ou à l’air ambiant s’il ne fait pas trop chaud) avant de vous en servir.

Vous voilà maintenant avec : 1. un produit naturel, qui sent bon, se conserve très bien, dure très longtemps et coûte très peu cher … et surtout : 2. la fierté d’avoir réalisé votre propre cosmétique ! (ce qui vaut tout l’or du monde)

Pour l’utiliser ensuite, rien de plus simple : il faudra simplement vous faire à l’idée d’appliquer votre déodorant avec vos petits doigts sur vos aisselles !

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- Edit -

*

Je préfère maintenant mouler mon déodorant dans des moules en silicone et l’utiliser à l’état solide comme un stick :

  • vous pouvez faire de même en le conservant au réfrigérateur,
  • ou bien ajouter à la préparation 10 g. de cire végétale (candelilla, carnauba…) qui va solidifier la préparation et lui permettre d’être beaucoup plus stable. Je fais fondre la cire au bain-marie avec l’huile de coco.

*rr

 

 

 

Source : antigonexxi.com

 

 

 

 

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Samedi 20 septembre 2014 6 20 /09 /Sep /2014 20:05

 

Source : www.humanosphere.info

 

 

Il se construit une charmante petite maison pour 150 livres (sans outil lourd et en 8 mois)!

Voici la maison de Mr. Michael Buck 

Social – Logement : Un ancien professeur et agriculteur de 59 ans a construit une maison sans utiliser d’outils et pour la modique somme d’environ 181 euros (suivant le cours du jour)…

Comment? Eh bien, il a récupéré tout le matériel dont il avait besoin pour la construire. Ce qui a coûté de l’argent, c’est la paille dont il a eu besoin.

Pour le terrain, l’humain possédait une ferme. Il a vendu la ferme et conservé un petit terrain.

Photos … hop!

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Comme vous le voyez sur ces deux premières photographies, la maison ne manque pas de charme.  Les murs sont en torchis.  Le toit en chaume. En gros, toutes des matières qui se trouvent facilement.

Le but de Monsieur Buck est de démontrer que nous ne sommes pas obligé de nous couvrir de dettes pour posséder un petit chez nous.

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Bien sûr, il n’y a pas d’électricité… mais aujourd’hui, on peut trouver de quoi s’éclairer sans mettre le feu à la maison ni à son portefeuille. On peut également trouver des meubles gratuits, des matelas que l’on découpe pour faire des coussins confortables.

Ce qui est indispensable, c’est un point d’eau pas trop loin.  Ici, Monsieur Buck a la chance de posséder une petite source.

N’oubliez pas que le confort peut venir petit à petit, par après…

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Actualidad.rt.com

Il existe un projet collectif >>> Clic Clic Clic

PS : attention aux dérives sectaires, attention à votre liberté, les gens! Dac? Ne cherchez pas une liberté là où vous pourriez finir par la perdre. Demandez conseil à ceux qui vous aiment.

 

 

 

Source : www.humanosphere.info

 

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Vendredi 19 septembre 2014 5 19 /09 /Sep /2014 20:27

 

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

Gaspillage

Adieu déchets inutiles : un magasin 100 % sans emballage, ça existe !

par Benoît Ducasse 11 septembre 2014

 

 

 

 

 

 

Une épicerie de quartier, la Recharge, s’est ouverte dans le centre de Bordeaux. Tous les produits proposés à la vente sont sans emballage. Une initiative prometteuse alors que chaque habitant jette 125 kilos de plastiques et de cartons ménagers chaque année ! Les consignes sont de retour, sans oublier la volonté de maintenir des prix accessibles au plus grand nombre. Un commerce d’avenir.

Cet article a initialement été publié dans le mensuel Campagnes Solidaires.

A 24 et 23 ans, Jules Rivet et Guillaume de Sanderval ont décidé de prendre à bras le corps les problèmes économiques et écologiques auxquels est confrontée leur génération : ils viennent d’ouvrir, ce mois de juillet à Bordeaux, une épicerie locavore et sans emballage. Sans emballage ? C’est ce qui fait l’originalité de leur démarche, bien qu’il s’agisse là d’un simple retour au bon sens. En témoigne l’intérêt manifesté par les anciens du quartier, chagrinés du gaspillage actuel [1] et tout heureux de retrouver les pratiques de leur jeunesse, quand ils allaient à l’épicerie du coin remplir leurs bouteilles consignées d’huile, de lait ou de vin, ou leurs cabas de fruits et légumes.

« Si nous avons pu monter cette épicerie sans emballage, c’est parce que les producteurs sont des locaux, qu’ils peuvent venir nous livrer ou que nous pouvons aller chez eux et rapporter les cageots, bouteilles, sacs ou bidons vides pour les remplir à nouveau », précise Jules. Ainsi les 300 références disponibles actuellement au magasin proviennent d’une quarantaine de producteurs, paysans ou petits transformateurs d’Aquitaine ou de Charente pour la quasi totalité. Local’Halle bio, par exemple, est une structure coopérative qui réunit des producteurs de fruits et légumes situés à moins de 150 kilomètres de Bordeaux [2]. Tous les deux jours, la petite coop livre le magasin et récupère les cageots vides à chaque passage.

De la canette consignée au papier toilette vendu au rouleau

Pas de panique toutefois pour celles et ceux qui n’auraient plus chez eux les contenants adéquats : la boutique les vend, à réutiliser ensuite, ou les consigne. On pourra ainsi remplir son pot de miel de bourdaine des Landes, son bocal de lentilles de Charente, sa bouteille d’huile de tournesol de Dordogne, son sachet de tomates de la banlieue bordelaise ou de fromage pyrénéen, ou son flacon de lessive de cendre fabriquée par un petit atelier artisanal à quelques kilomètres du centre-ville [3]... Même le papier toilette évite les emballages, vendu au rouleau en provenance d’une petite fabrique d’Aveyron, le plus éloigné des fournisseurs... Quant à la bière, elle s’achète en cannettes consignées, livrées par un brasseur périgourdin qui cultive lui-même son houblon bio [4].

Des sceptiques diront que tout cela fait très dans l’air du temps, dans ce quartier en pleine gentrification, lui naguère sombre, humide et pauvre. Peut-être en apparence, mais avec un kilo de tomates à 1,80 euro ou un litre d’huile de tournesol bio à 1,70 euro, on est loin de l’épicerie de luxe et souvent en dessous des prix de la grande distribution, volumes gaspillés en moins. « Nous nous sommes lancés en plein été, quand une bonne partie du quartier est en vacances, afin d’avoir un peu de temps pour se tester, se rôder, entendre les premiers « retours », pouvoir réajuster au besoin pour être vraiment en marche à la rentrée », commente Jules. Mais le succès a été immédiat. Quelques articles sur des sites écolos, un autre dans le quotidien régional, et les visites affluent, remplissant rapidement en fin de matinée et de journée les 80 mètres carrés de la boutique.

Ce qui surprend agréablement les deux jeunes associés, ce sont les nombreuses visites des habitants du quartier, quasiment tous contents de leurs premiers achats et discussions, prêts à revenir régulièrement, du moins d’après leurs dires... Pour l’instant, tout se fait à deux. Jules, diplômé de l’Institut d’administration des entreprises de Bordeaux, se charge plus particulièrement de la gestion, de la comptabilité, de la communication. Guillaume, titulaire d’un master droit et fiscalité de l’énergie, s’occupe de l’approvisionnement et des contrats avec les fournisseurs. Ils espèrent vivement qu’une troisième personne pourra bientôt venir les épauler. Un premier bilan sera fait à la fin de l’année pour voir si et comment l’aventure pourra se poursuivre...

Benoît Ducasse

La Recharge est ouverte du mardi au samedi, de 10h30 à 20h, au 38, rue Sainte-Colombe, dans un quartier historique de Bordeaux, proche de la Garonne - www.la-recharge.fr

Campagnes Solidaires est partenaire de Basta ! Retrouvez la présentation sur notre page partenaires.

Cet article est tiré du numéro de septembre de Campagnes Solidaires. Au sommaire : le commerce équitable local, les OGM mutés, la transition énergétique en agriculture, la campagne « Envie de paysans ! », mais aussi un dossier sur ces éleveurs confrontés à l’épreuve sanitaire.

 

Notes

[1Les initiateurs de la Recharge rappellent qu’en France, 125 kilos d’emballages ménagers sont jetés, par an et par habitant. En 30 ans, le volume des déchets d’emballage a été multiplié par 5, voire par 50 pour certains matériaux comme le plastique

[3La lessive vendue sous la marque « 100 % Gironde » est à base de cendres de bois en majorité récupérée, saine, chez des particuliers volontaires. La marque fabrique d’autres produits d’entretien à base de cendre (potasse) ou de bicarbonate : 100pour100gironde.fr

[4Plus de la moitié des produits vendus à la Recharge sont bio.


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Source : www.bastamag.net

 

 

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Lundi 15 septembre 2014 1 15 /09 /Sep /2014 19:35

 

Source : www.reporterre.net

 

 

Moins de croissance, c’est plus d’emploi

Jean Gadrey

lundi 15 septembre 2014

 

 

 

Il n’est pas d’antienne plus tenace que celle de la croissance, rabâchée en choeur par les médias perroquets. C’est qu’il s’agit là d’une croyance quasiment mystique : « Pour combattre le chômage, il faut une croissance forte. » Mais en fait, moins de croissance serait au contraire bénéfique à l’emploi.


Nous avons vécu pendant des décennies sur une croyance qui avait une (relative) validité : pour créer de l’emploi et combattre le chômage, il faut une croissance « suffisamment forte ». Pourtant, même au cours de cette période, des « Trente Glorieuses » aux années 1990, cette croyance avait plusieurs limites :

1) La qualification « suffisamment forte » dépend de plusieurs facteurs. D’abord, du niveau des gains de productivité (= produire autant de quantités avec moins de travail) qui réduisent l’emploi s’il n’y a pas de croissance du volume produit. Pour ajouter des emplois, à durée du travail identique, il faut que la croissance soit supérieure aux gains de productivité.

2) Avec un même taux de croissance, on peut créer plus d’emplois si la durée moyenne du travail diminue. C’est ce qui s’est produit, massivement, de1966 à 2002 (cf. le graphique 1). Si l’on en était resté au niveau de 1966, on aurait peut-être aujourd’hui six millions de chômeurs EN PLUS ! Ce mouvement a pris fin depuis 2002, ce qui n’est pas pour rien dans l’explosion du chômage (le taux de chômage était de 7,7 % en 2001).


- Graphique 1 -

3) Dernière raison : la forte croissance passée a signé l’entrée de l’humanité dans une crise écologique redoutable. C’est à la fin des Trente Glorieuses que le niveau des émissions de gaz à effet de serre a commencé à dépasser celui que la nature peut absorber sans dommage pour le climat. Difficile dans ces conditions de voir la quête de croissance comme un facteur de progrès.

Quoi que l’on fasse, la croissance va prendre fin

Au cours des dernières années, on a assisté à d’intéressantes « conversions » de quelques économistes de renom, admettant ce qu’une poignée de précurseurs avaient affirmé bien plus tôt : il ne faut plus trop compter désormais sur le retour d’une « belle » croissance, au moins dans les pays riches. Il faut dire que la courbe historique des taux de croissance depuis 1950 (graphique 2 pour la France) a de quoi faire réfléchir.

Pour la plupart des commentateurs « autorisés », cette tendance est effrayante. Il n’est qu’à lire le dossier du Monde du 2 septembre, avec ce gros titre en première page : « Et si la croissance ne revenait jamais… le scénario noir… ».


- Graphique 2 -

Créer des emplois sans croissance

La fin de la croissance ne sera un « scénario noir » pour l’emploi que si l’on prolonge la trajectoire productiviste du passé, car les gains de productivité détruisent l’emploi s’il n’y a pas assez de croissance. Sauf - c’est la première voie majeure - si l’on réduit la durée moyenne annuelle du travail et sa durée sur l’ensemble de la vie. Il faudra s’y engager. Mais ce n’est pas la seule piste.

En effet, rien ne nous condamne à viser toujours plus de productivité, surtout quand on mesure les dégâts humains et écologiques que cela provoque, la dégradation de la qualité dans bien des cas, notamment dans l’agriculture et l’alimentation, sans parler des dommages humains du « travail sous pression ».

Il faut s’orienter, sous l’angle de la consommation, vers une sobriété énergétique et matérielle raisonnable, et sous celui de la production, vers des gains de qualité et de durabilité (le « toujours mieux » à la place du « toujours plus »), sources majeures de création d’emplois sans croissance.

Par exemple, on a besoin d’environ 30 % d’emplois en plus dans l’agriculture biologique pour produire les mêmes quantités, donc sans croissance quantitative. On est là dans une logique vertueuse favorable aussi bien à l’environnement qu’à la santé publique, à l’emploi et au sens retrouvé du travail.

C’est vrai dans bien d’autres activités. La soutenabilité écologique n’est pas l’ennemie de l’emploi, contrairement au productivisme. Encore faut-il des politiques résolues pour cette grande bifurcation, et une réduction des inégalités (voir ce billet : La transition écologique sera sociale ou ne sera pas).


- Ecoquartier à Fribourg-en-Brisgau, Allemagne -

Quatre millions d’emplois potentiels en plus, sans croissance

Des scénarios de qualité existent (entre autres le scénario NégaWatt pour la transition énergétique et le scénario Afterres pour l’agriculture). Ils sont tous « riches en emplois ». En les combinant, je parviens à des estimations, à conforter collectivement, mais qui donnent une idée du potentiel de création d’emplois d’une transition écologique et sociale ambitieuse...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

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Lundi 8 septembre 2014 1 08 /09 /Sep /2014 16:31

 

Source : blogs.mediapart.fr/edition/vert-tige

 

 

Ferme agroécologique cherche agriculteurs

Je relaie cette information intéressante ! : 

Des petites fermes dans une grande...avec des arbres, 

Des pratiques agroécologiques productives, préservant la biodiversité et les ressources, 

Une indépendance progressive vis à vis des énergies fossiles, 

Des exploitants indépendants, travaillant côte à côte et mutualisant ce qui peut l’être, 

Une distribution 100% locale, 

Un modèle économique viable et durable, 

Un maximum d'emplois créés sur un minimum de surfaces, 

Une qualité de vie de tous les acteurs du projet. 

 

"Bienvenue à la ferme CANOPEE !"

 

"La ferme Canopée recherche des agriculteurs et agricultrices en quête d'un lieu pour installer leur activité indépendante. Les intéressés doivent partager une vision agroécologique d'une agriculture qui travaille avec l'écosystème, se passe d'intrants chimiques et limite sa dépendance aux énergies fossiles.

 

Construire un collectif

D'une superficie de 40 hectares à Sansan, le propriétaire souhaite créer une entreprise solidaire, un collectif de professionnels indépendants qui adhèrent aux principes d'entraide, de mutualisation et de qualité de vie. Il projette de développer le maraîchage, l'arboriculture fruitière, la production de céréales et animales à moindre emprise au sol. Le programme prévoit l'évaluation des pratiques en termes de vie des sols, de biodiversité et de consommation d'énergie et d'eau.

La propriété Canopée possède de vastes bâtiments, qui seront attribués partiellement, en fonction des besoins de chaque porteur de projet. Ces derniers seront accompagnés dans un premier temps par Patrick Adda et Pierre Pujos.

Une des premières installations est celle en 2013 de Nicolas Benard et Hélène Barbot, pour de la culture maraîchère, diversifiée sur trois hectares, en agroforesterie fruitière. Des arbres fruitiers plantés de chaque côté des planches de culture. Ils pratiquent la culture en billons, pour limiter les effets d'une pluviométrie importante et permettre la culture sur des sols très argileux à l'aide de la traction animale (un âne des Pyrénées). Un bon exemple qui symbolise le projet porté par la propriété Canopée."

Source "Sud Ouest" (22/08/14)

 

Plus de détails sur le site lafermecanopée.com

 

 

 

 

Source : blogs.mediapart.fr/edition/vert-tige

 

 

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