Consommer et agir autrement

Jeudi 30 octobre 2014 4 30 /10 /Oct /2014 17:11

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

 

Sur le terrain

30/10/2014 à 12h47

Saillans, sept mois après : « On fait peur et ça nous pose un gros souci »

 

Emilie Brouze | Journaliste Rue89

 

 

A Saillans (Drôme), en octobre 2014 (Emilie Brouze/Rue89)

A Saillans (Drôme), en octobre 2014 (Emilie Brouze/Rue89)
 

 

 

Rue89 est retourné à Saillans où, depuis les municipales, des habitants ont mis en place leur démocratie participative. S’ils trébuchent sur les premières difficultés, leur expérience attire d’autres communes.

(De Saillans, Drôme) Quand Monique Teghil, 80 ans, rentre d’une réunion du haut de son vélo, elle contemple la crête de montagnes, les Trois Becs à l’horizon, et trouve que l’air est décidément beaucoup plus léger. Elle rayonne :

« Je ne pensais pas avoir la joie de voir ça avant de mourir ! »

Voilà en effet sept mois que les 1 199 habitants de Saillans (Drôme) testent une nouvelle manière de gérer leur commune : oubliée la structure pyramidale coiffée par l’ancien maire, place à la démocratie participative avec un modèle sur-mesure, élaboré pendant des mois. Rue89 avait rencontré les nouveaux élus euphoriques, quelques jours après les municipales.

Depuis, l’expérience a attiré par dizaines les médias. L’équipe a reçu plus de 80 sollicitations de journalistes, de chercheurs, de citoyens et d’élus désireux de s’inspirer de leur méthode. Mardi prochain, ils vont discuter en vidéo-conférence avec la mairie de Plouguerneau (Finistère), une commune bretonne intéressée par la « participation citoyenne », et cet été, un minuscule village de la vallée, Aucelon, a organisé une journée de commissions participatives.

« C’est merveilleux », répète à l’envi Monique Teghil, sympathisante du projet depuis la toute première réunion.


Monique Teghil chez elle à Saillans, le 26 octobre 2014 (Emilie Brouze/Rue89)

« Les citoyens sont tellement motivés »

A Saillans, l’expérience politique a généré plus de travail et d’engagement que prévu. Les élus sont à un cheveu de la réunionite aiguë.

Lors de la journée portes ouvertes de la mairie, le 6 avril, 180 habitants se sont inscrits aux sept commissions thématiques – ils sont 45 de plus aujourd’hui. Les discussions à l’intérieur des commissions ont donné naissance à quatorze groupes de projets (GAP) qui ont mobilisé, sur les rythmes scolaires, jusqu’à 60 personnes.

Les jeunes cherchent ainsi un local et aimeraient intégrer un réseau local de covoiturage, gratuit et sécurisé, qui faciliterait leurs déplacements.

Le groupe « aménagement de la grande rue » a lui lancé une procédure d’adoption de jardinières orange pour que des bénévoles prennent soin des fleurs.

« Les citoyens sont tellement motivés », se félicite Joachim Hirshler, élu, épaté par le travail des habitants sur l’extinction de l’éclairage public la nuit qui vient d’être mis en place :

« Ils ont conçu une matrice avec des horaires différents selon les saisons, les jours (semaine/week-end) et la situation (quartiers/périphérie). Le prestataire m’a demandé d’où ça sortait : il n’avait jamais vu ça. »


Un mur d’un bureau dans la mairie de Saillans (Emilie Brouze/Rue89)

D’autres dossiers s’annoncent plus complexes, comme la révision du PLU ou encore la décision d’augmenter ou non le prix de l’eau pour rembourser un prêt de 230 000 euros, contracté en janvier pour des travaux.

Il y a aussi la première « crisette » au sein de l’équipe, au sujet du club informatique du village – il perd beaucoup d’argent. Faut-il encore lui verser des subventions s’il n’est pas viable ? L’équipe municipale a demandé à deux élus du conseil de démissionner du CA de l’association, dont c’était « le bébé », pour pouvoir trancher sereinement sur son avenir.

L’opposition raille aussi l’oubli de la Journée du patrimoine. Janine Renard, membre du conseil des sages – l’instance chargée de veiller au bon respect de la politique participative – a repéré une autre maladresse : la remise de médaille en chocolat à des employés communaux (ils devraient en recevoir de vraies rapidement, promet le maire).

« Ils nous ont ostracisés »

Sept mois sur un mandat de six ans, c’est certes bien trop court pour juger de la réussite d’une telle tentative politique. Le temps permet tout juste de trébucher sur les premières difficultés, d’ajuster le modèle, de comprendre les écueils potentiels.

Au village, le premier coup est venu de l’extérieur. Saillans n’a pas obtenu de siège à la vice-présidence de l’intercommunalité, lors des élections du 16 octobre. Vincent Beillard, le maire de Saillans, doit se contenter d’une place au bureau de l’intercommunalité. Mais il est élu avec quatorze bulletins blancs. Un désaveu.

« C’est incroyable que des élus remettent en question notre légitimité », se désole le maire, selon lequel certains ont fait pression sur d’autres pour faire barrage à Saillans, troisième commune du territoire.

« Ils nous ont ostracisés », accuse Sabine Girard, conseillère municipale.

« On fait peur et ça nous pose un gros souci. »

« Des personnes à Saillans ont tendance à penser que ce qui leur arrive est exceptionnel », s’agace de son côté Hervé Mariton, le député-maire UMP de Crest, pour qui la situation est « très banale ».

« Ça palabre mais rien ne sort »

François Pégon, l’ex-édile, traverse à grandes enjambées le village. Assis devant un café, le conseiller général MoDem, 62 ans, triture frénétiquement sa sucrette en jurant que l’amertume de la défaite s’est estompée. Pégon rappelle que dans l’histoire du village, aucun maire n’a été reconduit. Constat d’impuissance :

« Saillans, c’est quand même une ville extrêmement difficile à gérer car il y a un esprit contestataire inscrit dans les gènes... Un esprit revendicatif, vindicatif. Je ne l’explique pas. »

« Ça palabre pendant des heures mais rien ne sort », peste-t-il encore contre la nouvelle municipalité, « irresponsable » et « sans vision ». Christian Larcher, 68 ans, un retraité inscrit dans plusieurs commissions, tempère : « Il est clair que cette façon de fonctionner est moins productive que quand on décide seul. » Mais il trouve que les projets sont « relativement bien partis ».

Pégon, lui, enfonce :

« La gestion pyramidale a un avantage : on sait qui fait quoi. Je ne crois pas à leur mode de gestion participative. »

L’ancien maire a assisté aux premiers comités de pilotage, les réunions publiques d’échanges et de décisions. « On m’a fait comprendre que j’étais un donneur de leçons. » Pour Fernand Karagiannis, conseiller municipal, François Pégon, n’a pas fait d’efforts pour intégrer le nouveau fonctionnement.

Il n’empêche que les élus n’ont pas réussi à travailler ensemble, chose que regrette Emmanuel Cappelin, 31 ans, membre du conseil des sages.

Les copies non conformes

Ses costumes bien repassés, son côté charmeur, le bras long quand il s’agit de décrocher des subventions : il est clair que le style Pégon, politique à l’ancienne, tranche avec celui de la nouvelle équipe. « J’ai une certaine idée de la fonction », acquiesce-t-il.


François Pégon à Saillans (E.B./Rue89)

L’idée même de recevoir une sous-préfète en T-shirt horripile le conseiller municipal d’opposition.

« Je lui avait dit à Pégon de mettre des jeans, de s’habiller autrement », se désole une dame aux cheveux blancs, près du cimetière.

La retraitée, qui ne veut surtout pas participer aux réunions publiques, juge les petits nouveaux « un peu trop folkloriques », quoi que très sympathiques.

Ce côté « copie non conforme » – pour reprendre l’expression de Monique Teghil – déplaît franchement à certains Saillanssons. Entre le Café des sports et la mairie, deux retraitées discutent, très remontées. Celle avec un chignon blond éclate :

« Ça boit le café, ça fume le chichon, ça ne bosse pas... Saillans va devenir un village de têtes à poux ! »

Sa voisine regrette l’élégance et les contacts de Pégon. Au sujet du nouveau maire, courroucée : « Cet été, on l’a même vu en maillot de bain dans la grand-rue ! »


Vincent Beillard, le maire de Saillans, chez lui le 26 octobre 2014 (Emilie Brouze/Rue89)

« Bloc de résistance » et participation

Janine Renard, 67 ans, une infirmière retraitée décroissante, est persuadée qu’il y a un « bloc de résistance » et que les clivages sont peut-être plus exprimés qu’avant. Elle s’est retrouvée l’autre jour dans le bus devant deux dames convaincues que tout ça ne tiendra pas et que la nouvelle municipalité finira par démissionner. « Laissez-les faire, vous critiquerez après », répond Janine à ceux qui blâment.

« L’important, c’est que ce soit transparent, qu’on soit informés. »

« Tout le monde ne nous suit pas », me glisse un élu à vélo, croisé dans la rue le dimanche, jour de marché :

« Demandez-leur pourquoi, j’ai envie de savoir. Les reproches, ça ouvre l’esprit. Même au sein de notre groupe, il y a des voix dissonantes. »

Le risque avec la démocratie participative, c’est se retrouver à décider au sein d’un groupe restreint – la nouvelle municipalité compte une centaine de sympathisants actifs.

Pour que la démarche politique ait du sens, il faut maintenir une participation large. Fernand Karagiannis a une crainte :

« Les gens qui ne s’y retrouvent pas, peut-être qu’ils n’arrivent pas à trouver de l’espace pour s’exprimer... Peut-être qu’avec ce flot d’énergie, les gens à l’écart n’osent pas rentrer. »

Pour le maire, le risque serait de ne pas trouver les méthodes pour aller chercher ces habitants-là, ceux qui ne font pas le pas. Il y a ceux que la municipalité ne pourra jamais intégrer, ceux qui préfèrent râler au bistrot.

Pour les autres, « on va essayer de les intégrer par l’action afin qu’ils se rendent compte qu’on n’est pas une force qui impose des idées », explique Fernand Karagiannis. Les élus comptent notamment sur le « diagnostic social » – une enquête sous forme d’entretiens récoltés en porte-à-porte.


Janine chez elle à Saillans, le 25 octobre 2014 (Emilie Brouze/Rue89)

Plus seulement un citoyen passif

Quelque chose d’autre a changé au village depuis les élections. Comme si l’expérience politique avait ouvert le champ des possibles, avait libéré une énergie au-delà des portes de la mairie.

Le garagiste a prévenu qu’il n’avait pas le temps de participer aux réunions mais qu’il pouvait prêter sa pelle mécanique à la commune, en cas de besoin.

Attac, qui a organisé cet été son Altervillages à Saillans, a en remerciement repeint un local désaffecté pour en faire un lieu d’échange et de troc, qu’une petite poignée d’habitants a décidé de rendre plus fonctionnel.

Des Saillanssons ont récemment appelé la mairie pour emprunter des gants : ils ont pris l’initiative de nettoyer la rivière.

« Le plus beau, c’est quand ça sort des structures », s’enthousiasme Sabine Girard, géographe et conseillère municipale. Vincent Beillard se félicite :

« Il y a une sorte de renouveau du citoyen-acteur qui n’est plus seulement un habitant passif. On redonne du pouvoir aux habitants, le pouvoir d’être citoyen, de se prendre en charge, de libérer la parole et l’action. On sentait que c’était quelque chose que les gens s’interdisaient. »


« L’abri du besoin », le local d’échanges et de dons ouvert par Attac à Saillans (Emilie Brouze/Rue89)

Aller plus loin

 

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

 

 

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Mardi 28 octobre 2014 2 28 /10 /Oct /2014 18:33

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

Do-it-yourself

A Caen, un atelier participatif pour réparer, recycler ou construire soi-même son vélo

par Simon Gouin 28 octobre 2014

 

 

Réparer une roue crevée, changer ses freins, régler ses vitesses ou construire soi-même son vélo de A à Z : la Maison du vélo, à Caen, propose aux citoyens d’investir la réparation de leur bicycle, dans la bonne humeur et dans un esprit de coopération. Objectif : développer le recyclage des vélos, apprendre l’auto-réparation, tout en favorisant mixité sociale et échanges. Reportage.

Quand elle est entrée dans l’atelier, Lucille ne s’attendait pas à repartir avec un bicycle… presque tout neuf. « Je suis venue pour récupérer des pièces pour des amis. Et j’ai flashé sur ce vélo, à ma taille, raconte la jeune femme. Cela aurait été dommage de le laisser pourrir. » Les roues sont voilées, la chaine rouillée, les freins hors d’usage : pour le moment, réparer ce vieux vélo semble un véritable défi. Mais Lucille a croisé sur son chemin un de ces techniciens discrets, qui va l’aider dans sa tâche…

Bienvenue à la Maison du vélo, à Caen, au pied d’un carrefour où passent, à longueur de journées, des milliers d’automobilistes. Réparation, location, achat : le monde du deux roues a trouvé, dans les locaux d’un ancien magasin Point-P, son repaire. Un atelier collaboratif aux allures de squat, avec des œuvres d’art sur les murs et un bar pour y prendre un café, où chacun peut réparer son vélo grâce aux conseils des techniciens, salariés ou bénévoles. Christian, un ancien formateur à la retraite, passe deux à trois demi-journées par semaine. « Ce qui m’intéresse, ici, c’est l’humain, explique-t-il. Qu’ils soient SDF ou avocats, on leur apprend à réparer et prendre soin de leur vélo. » Et pour des tarifs très abordables.

Récupérer, recycler et transmettre un savoir-faire

L’accès à l’atelier et à ses nombreux outils est gratuit. A l’accueil, on incite simplement à adhérer à l’association, pour 10 euros, quand la fréquentation devient régulière. Un peu plus d’un an après son ouverture, la Maison du vélo compte plus de 2000 membres ! Quand la réparation du vélo implique de remplacer des pièces, les adhérents peuvent piocher dans les stocks de pédales, câbles, dérailleurs, patins à freins, rayons, etc., contre une participation libre, symbolique. Ces pièces sont récupérées sur des deux roues déposés dans les déchetteries des alentours de Caen. Une fois les vélos désossés, les pièces peuvent servir à réparer d’autres vélos, ou à en créer de toutes pièces : comptez alors six vélos récupérés pour en concevoir un !

 

 

Pour une trentaine d’euros, la Maison du vélo vend des bicycles que ses membres ont réparés. Avec une spécificité : celui qui l’achète doit s’atteler à réparer un dernier élément – un pneu crevé, des freins desserrés, des vitesses déréglées. Car la Maison du vélo n’est pas un prestataire de services. Son objectif est de transmettre son savoir-faire. « C’est un atelier d’aide à la réparation, explique Julien, bénévole. On aide à faire, et très souvent, c’est de la bobologie, de petites réparations. »

La passion du démontage et du recyclage

De petits problèmes qui paraissent parfois bien obscurs pour les néophytes. Heureusement, pour changer les rayons de la roue de son nouveau vélo, Lucille peut compter sur les conseils de Platini, qui passe ses journées à la Maison du vélo. Le jeune homme a attrapé « la maladie », dit-il. Celle du montage et du démontage, du recyclage et de la deuxième vie. Une passion depuis qu’il est tout petit : « Avant, j’ai travaillé dans la carrosserie et la mécanique. Alors ce n’est pas un vélo qui va me dépasser. » Pour Platini, originaire d’Afrique subsaharienne, demandeur d’asile, la Maison du vélo est un lieu « pour ne pas s’ennuyer ». A son attention à la tâche, on devine que le bénévole se sent utile, valorisé. C’est d’ailleurs un des objectifs de la Maison du vélo : être un lieu de mixité sociale et de rencontres.

 

 

Ce projet, c’est Arnaud Cottebrune-Lenoir qui l’a impulsé il y a quatre ans. Le coordinateur de la Maison du vélo est alors en formation pour devenir éducateur spécialisé. Dans le cadre d’un projet d’étude, il décide de lancer un atelier de réparation des vélos, à Colombelles, dans la banlieue de Caen. L’idée est de réaliser son travail d’éducateur en dehors des foyers ou structures estampillées. « Quand tu es dans un foyer, tout le monde te voit comme un gamin de foyer », explique-t-il. Le vélo n’est qu’un prétexte, qui lui permet d’approcher un public en évitant la stigmatisation. Ne pas s’afficher « travailleur social » afin d’être, au final, plus efficace.

Un lieu d’accueil pour recréer du vivre-ensemble

Devenir un lieu d’accueil : la Maison du vélo a poursuivi cet objectif. Des conventions sont signées avec plusieurs structures, dont des Instituts médicaux éducatifs (IME), établissements de soins pour enfants et adolescents, ou le Centre d’accueil de demandeurs d’asile. Aux côtés des bénévoles, des salariés et du public, tout ce petit monde se côtoie au quotidien. Sans savoir vraiment d’où vient chacun. « Si tu es au RSA, tu peux aussi être une ressource pour d’autres », décrit Arnaud Cottebrune-Lenoir. Le défi de la structure est de « recréer un espace temps où le vivre-ensemble a lieu, face à la solitude citoyenne ». « Nous sommes dans une société du transit, hyper fluide, remarque le coordinateur. A la fin, qu’est-ce qu’il reste de solide ? Nous voulions retrouver un petit village. »


 

Le vélo apparaît comme un outil qui permet de rassembler. « N’importe qui peut être intéressé par le vélo. Et l’auto-réparation, c’est accessible à tous, estime Arnaud. Ça aurait pu être le grille-pain ! Mais le vélo a un effet de levier super fort, lié à la santé, l’économie, l’écologie, le transport, etc. » Dans un atelier, les gens sont obligés de collaborer, se transmettre les outils, se parler. « C’est une expérience sensible, avec plein d’interactions car on fait des choses ensemble. »

A l’image de ces « apéros démontage », organisés une fois par mois, où les membres de l’association sont invités à venir créer, déguisés et dans une ambiance festive, le vélo de Gainsbourg par exemple. La Maison du vélo organise aussi des ateliers itinérants dans des quartiers populaires ou des rassemblements ; de la location de vélos classiques et électriques ; de la formation dans les entreprises pour convaincre les salariés d’utiliser le vélo. Elle informe également les touristes de passage sur les potentialités cyclistes du territoire, développe une activité de vélo-école et propose un service de consigne pour ceux qui prennent le train. « Face à la solitude, tu peux te lamenter, être fataliste ou en colère. On l’a fait 1000 fois avec les copains, autour d’un verre, raconte Arnaud Cottebrune-Lenoir. Il restait une solution : tenter l’inconnu, chercher des alternatives. »

Une association plutôt que des intérêts privés ?

Comment construire un tel projet ? « Nous avons fait un travail de lobbying intense auprès des élus et de l’administration, en mettant en avant l’argument de l’emploi », explique le coordinateur. Au total, six associations se rassemblent autour du projet, dans une structure, Vélisol. 9 employés gravitent autour de la dynamique de la Maison du vélo, dont 3 sont directement financés par Vélisol. Son budget : environ 200 000 euros, dont un tiers de subvention publique, un tiers d’auto-financement (vente de vélos, adhésions, prestations aux entreprises) et un tiers de mécénat. « Quand on cherche des partenaires financiers, le principe est d’en avoir une multitude, pour ne pas être sous l’influence d’un seul », précise Arnaud Cottebrune-Lenoir.

 


 

Il a aussi fallu se faire une place dans un éco-système. Aller rencontrer les marchands de vélo afin de leur expliquer la complémentarité des approches : « Nous ne vendons pas de pièces neuves, donc nous ne nous adressons pas à des personnes qui viennent acheter du matériel, mais plutôt à ceux qui veulent retrouver du lien social, avoir un espace où agir. » Ou encore proposer une alternative au vélo en libre accès de la ville de Caen, le V’éol, géré par l’entreprise Clear Channel. Une initiative qui coûterait chaque année 475 000 euros à la municipalité, ainsi que des arrangements commerciaux comme la cession d’espaces publicitaires. La Maison du vélo, elle, ne reçoit que 10% de ce que coûtent les V’éols, et compte déjà plus d’adhérents...

Vers l’électrification des vélos ?

A terme, les partenaires publics se retireront probablement du projet. La Maison du vélo devra alors poursuivre son chemin, sans « roulettes ». Des projets, la structure n’en manque pas. Dans l’espace accueil, ce jour là, un petit groupe de passionnés s’est donné rendez-vous pour parler « électrification » des vélos. Un étudiant est venu avec son Bmx sur lequel il a adapté un moteur. Presque une mobylette, avec une autonomie de 100 km maximum. Seul hic : l’ensemble pèse plus de 40 kilos.

« Si on arrive à proposer l’électrification des vélos à un coût raisonnable, ce serait une belle avancée », estime Arnaud Cottebrune-Lenoir. Pratique pour les longues distances. Julien, le bénévole, n’y croit pas : « Le moteur va t’aider à porter le poids supplémentaire de ta batterie. Et d’où vient l’énergie ? » Les vélos électriques que proposent de tester la Maison du vélo rencontrent en tout cas un grand succès : ils sont tous loués en permanence. Mais les vélos classiques attirent également. « On aimerait découvrir la ville à vélo », expliquent quatre étudiantes allemandes venues se renseigner sur les offres de la Maison. « Si on arrivait à fournir un vélo à chaque étudiant Erasmus, gratuitement, grâce à un partenariat avec l’université, ce serait formidable pour l’image de notre ville », lance le coordinateur. A la Maison du vélo, la roue n’a pas fini de tourner.

Simon Gouin (texte et photos)

Pour en savoir plus : le site Internet de la Maison du vélo

 


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Source : www.bastamag.net

 

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Samedi 25 octobre 2014 6 25 /10 /Oct /2014 19:02

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

 

Démocratie vraiment populaire

Un oasis coopératif dans un monde néolibéral : le village utopique de Marinaleda en Espagne

par Anaël Kieber (Lutopik) 24 octobre 2014

 

 

 

 

 

Des maisons autoconstruites à 15 euros par mois, un salaire unique pour tous les membres de la coopérative, des assemblées générales pour décider de la politique communale : Marinaleda, petit village andalou de 2 770 habitants, tente depuis 35 ans de maintenir un système politique, social et économique qui place l’intérêt de ses citoyens au cœur des décisions. La nouvelle génération saura-t-elle poursuivre l’utopie mise en œuvre par les anciens ?

Cet article a initialement été publié dans le magazine Lutopik.

Dans les années 1970, Marinaleda, dans la province de Séville, en Espagne, était un village en ruine, dont la population majoritairement au chômage devait vivre dans des conditions particulièrement difficiles. À la fin de la dictature de Franco en 1975, ses habitants commencent à se réunir pour débattre des conditions de vie dans le village et des injustices sociales auxquelles ils sont confrontés, comme l’ensemble des journaliers d’Andalousie. Afin de donner plus d’ampleur et de reconnaissance à leur regroupement social, ils créent alors le Syndicat des ouvriers agricoles (SOC). Leur première revendication cible un problème récurrent dans la région : la structure de la propriété privée agricole caractérisée par les latifundiums, de grandes exploitations.

En dépit de l’important apport économique qu’elles génèrent pour la Junta de Andalucía (le gouvernement andalou), leur mode de culture des terres, très mécanisé, ne permet pas de créer d’emplois dans le secteur agricole. Pour les Marinalediens, la terre doit appartenir à ceux qui la travaillent. Ils décident alors, dès le début des années 80, d’occuper une exploitation agricole de 1 200 hectares nommée el Humoso, appartenant au Duc de l’Infantado, grand propriétaire de 17 000 ha au total. Les Marinalediens occuperont el Humoso pendant presque dix années, au cours desquelles ils mènent en parallèle de nombreuses actions symboliques, telles qu’une grève de la faim contre la faim en 1980, à laquelle participeront sept cents villageois pendant treize jours, de nombreuses manifestations à Séville et à Madrid et diverses occupations, dont la Banque Espagnole, l’aéroport de Séville et l’Exposition universelle de 1991. Cette même année, le gouvernement andalou exproprie et rachète les 1 200 ha du domaine du Duc, pour les donner au village de Marinaleda, qui en fait une parcelle agricole collective.

 

 

En 1999, les Marinalediens développent leur économie, que l’on peut qualifier de sociale et solidaire, en créant une usine de conditionnement des produits agricoles, elle aussi gérée par le biais d’une coopérative. Cette usine offre à Marinaleda une nouvelle étape dans la chaîne de production et permet de créer plus de postes de travail. Tous ceux travaillant pour la coopérative touchent le même salaire de 47 € par jour (pour six heures hebdomadaires aux champs ou huit heures à l’usine), qu’ils soient ouvriers, gérants ou administrateurs. Quant aux bénéfices générés, ils ne sont pas redistribués aux travailleurs, mais entièrement réinvestis dans la coopérative. Les Marinalediens tentent de gérer leurs activités selon un principe fondamental : essayer d’améliorer toujours plus les conditions de travail des ouvriers et offrir le plus d’emplois possible aux villageois.

Une démocratie participative

Mais la lutte pour la terre et l’organisation économique ne sont pas les seules particularités du village. L’organisation politique est elle aussi intéressante, car elle place la participation des habitants au cœur des débats politiques et des organes de décision. C’est en 1979 que les villageois décident de s’attaquer à la mairie. Estimant que le pouvoir politique ne les représente pas et ne répond pas à leurs attentes, ils décident de se présenter aux premières élections municipales libres depuis la fin de la dictature. Ils créent alors le Collectif unitaire des travailleurs (CUT), encore au pouvoir 35 ans après, et décident lors d’une assemblée générale du groupe de personnes qui les représentera. Le CUT, mené par Juan Manuel Sánchez Gordillo, gagne la mairie avec 77,31 % des voix contre l’Union du centre démocratique (UCD), et instaure une démocratie participative.

Toutes les décisions concernant le village, la politique, les budgets, les impôts, la coopérative, etc., sont discutées et votées lors d’assemblées générales, auxquelles tous les villageois peuvent participer. Les décisions ne sont pas adoptées à la stricte majorité, car pour le maire de Marinaleda, si elles ne sont pas soutenues par 80-90 % des votants, c’est qu’elles ne sont pas représentatives de l’ensemble de la population. C’est lors d’une de ces assemblées que les villageois ont adopté la proposition des maisons autoconstruites afin de lutter contre les problèmes de logement et contre la spéculation immobilière. La Junta de Andalucía finance le matériel, la mairie fournit le terrain et l’architecte, et les futurs propriétaires travaillent sur la construction ou embauchent eux-mêmes un professionnel pour le faire. Une fois les maisons construites, les occupants payent 15 € par mois pour rembourser l’investissement de l’Andalousie et du village. Toute personne ayant vécu au minimum un an dans le village peut demander à la mairie une maison autoconstruite.

 

 

Les élus politiques ne perçoivent pas de salaire pour leur « service rendu » au village et aux villageois. La plupart d’entre eux travaillent à l’Humoso ou à l’usine de conditionnement, en parallèle de leur charge politique, et touchent donc le même salaire que leurs camarades, entre 1 100 et 1 200 € par mois. Le maire, qui était professeur d’histoire, est maintenant député d’Andalousie, poste pour lequel il perçoit une rémunération de 3 020 € par mois. Une autre particularité du système politique de Marinaleda est que la mairie fonctionne en coopération avec le Syndicat des ouvriers agricoles créé en 1977, renommé depuis 2007 Syndicat andalou des travailleurs (SAT). C’est cette coopération entre le peuple, le syndicat et la mairie qui a permis au village d’avoir un poids important lors des mobilisations et de ses revendications.

Le futur du village

La question de la transmission du système à la jeune génération de Marinaleda est un sujet important pour ce village, et sera dans quelques années un enjeu majeur pour sa pérennité. En effet, le fonctionnement politique, économique et social de Marinaleda est né il y a 35 ans. Les personnes actuellement en charge du maintien de ce système font encore partie de celles qui ont vécu et participé aux diverses luttes du village ou, pour les plus jeunes, qui ont grandi dans cet environnement. Ce sont donc des individus conscients de la situation du village avant tous ces changements et qui ont connu d’autres formes d’organisation sociale, politique et économique.

Mais les jeunes de moins de 25 ans qui n’ont connu que ce système ont une perception différente de celle de leurs parents. Eux n’ont pas toujours conscience de la situation du village et de l’importance de la participation citoyenne dans son fonctionnement. Ils ont tendance à considérer le fonctionnement du village comme quelque chose de normal et perçoivent moins la difficulté qu’ont leurs aînés à le maintenir. Ils sont aussi plus ouverts au monde et aux technologies actuelles. Bien que beaucoup soient affiliés au SAT, comme leurs parents, ils ne s’impliquent plus au quotidien. Si les villageois et la mairie tentent de transmettre au mieux leur idéologie à la jeune génération, plusieurs problèmes persistent, notamment en ce qui concerne l’éducation scolaire.

« Il y a beaucoup de professeurs qui viennent enseigner dans nos écoles et qui ne sont pas partisans du modèle, des valeurs que nous avons à Marinaleda. C’est un problème pour nous que ces professeurs donnent des cours aux élèves et qu’ils nous critiquent. Cela crée comme un bouclier pour que les enfants ne participent pas. C’est le principal problème que nous avons ici. Ce que nous souhaitons c’est que les professeurs du collège et du lycée soient des professeurs d’ici, des natifs. Qu’ils sachent transmettre, qu’ils sachent enseigner ces valeurs », indique Sergio, conseiller du maire.

 

Toutefois le renouvellement générationnel n’est pas le seul problème que devra affronter le village. Le départ de Juan Manuel Sánchez Gordillo, son maire et leader depuis 1979, est aussi une question préoccupante, puisqu’il est devenu au fil du temps le moteur du village de Marinaleda. Beaucoup de personnes se demandent, à l’heure actuelle, si le village pourra faire face à la crise économique qui touche l’Espagne, à la transmission intergénérationnelle et à la disparition de Juan Manuel Sánchez Gordillo.

Anaël Kieber (texte et photos)

Photo de une : Philippe Baqué

Cet article est tiré du magazine Lutopik, dont Basta ! est partenaire. Retrouvez sa présentation sur cette page.

- Lire notre précédent reportage sur Marinaleda : Andalousie : des centaines d’ouvriers se réapproprient des terres livrées à la spéculation

 

 

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Source : www.bastamag.net

 

 

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Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 16:12

 

 

Source: www.bastamag.net

 

 

 

ça bouge ! Logiciel libre

Framasoft lance une ambitieuse campagne pour dégoogliser Internet

par Rédaction 21 octobre 2014

 

 

 

 

Framsoft s’attaque aux géants de la Silicon Valley. L’association qui promeut logiciel et culture libres vient de lancer une grande campagne de dons afin de poursuivre le développement de ses outils. Objectif : proposer des services alternatifs aux applications de Google (et d’autres), qui « menacent nos vies numériques ». Basta ! relaie son appel.

Avec ses services (GMail, YouTube, Google Docs…) envahissant la toile, ses brevets sur l’électronique, la robotique et le vivant, la deuxième capitalisation boursière au monde qu’est Google devient le symbole de ces sociétés qui exploitent les données et activités des internautes. L’association Framasoft, qui œuvre depuis 12 ans à l’éducation populaire pour le logiciel et la culture libre, se lance dans un défi audacieux : offrir des alternatives sans publicité ni but lucratif.

« Nous proposons déjà au grand public des alternatives libres, éthiques, décentralisées et solidaires. Des applications web telles que Framapad (pour écrire un document à plusieurs, comme Google Docs) ou Framadate (sondages à la “Doodle” pour décider d’une date de réunion) qui en respectant les données de nos utilisateurs, connaissent un succès exponentiel, nous explique Simon Giraudot, secrétaire de l’association Framasoft. Mais il faut aller plus loin, car les internautes aspirent à plus de respect et de protection de leur vie privée. Nous venons d’ouvrir Framasphère, un accès au réseau social Diaspora qui est une alternative à Facebook, et avons déjà plus de 2000 inscriptions. Sur trois ans, nous souhaitons pouvoir proposer des alternatives concrètes et simples d’utilisation à Google Books, Dropbox, Skype, Twiter… voire YouTube et GMail ! »

Le secret de Framasoft, c’est l’utilisation de logiciels libres, des logiciels au code ouvert que chacun peut corriger, surveiller et améliorer.

« Nous ne sommes pas une entreprise mue par le profit, nous rappelle Simon Giraudot. Nous sommes une association soutenue par le travail de bénévoles actifs et financée principalement par les dons. Avec un budget équivalent à 2,27 secondes du chiffre d’affaires annuel de Google, nous arrivons déjà à proposer des services utilisés par des dizaines de milliers de personnes, associations, écoles, syndicats… Si le public nous suit dans cette campagne de dons, nul doute que nous pourrons aller beaucoup plus loin. »

Avec sa charte définissant sa vision des services LEDS (Libres, Éthiques, Décentralisés et Solidaires), et son site www.degooglisons-internet.org évoquant le petit village gaulois résistant à l’envahisseur romain (ici représentés par Google, Amazon, Facebook, Apple ou Microsoft), Framasoft entend susciter l’adhésion à son projet. Celui de revisiter, à l’ère du numérique, un affrontement biblique : le logiciel libre contre Googoliath.

A lire sur Basta ! :
- L’univers de la culture libre et non-marchande a sa galaxie : Framasoft

 


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Source: www.bastamag.net

 

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Jeudi 23 octobre 2014 4 23 /10 /Oct /2014 18:08

 

Source : www.amisdelaterre.org

 

 

 

Au revoir Windows, je passe au libre !

En avril dernier, Microsoft a mis fin au support Windows XP entraînant peut-être la mort artificielle de 500 millions d’ordinateurs qui en étaient équipés à travers le monde. L’obsolescence logicielle frappera-t-elle encore ? Windows pense-t-il par cette décision unilatérale nous imposer ses nouvelles machines ? C’est sans compter sur les logiciels libres !

Spot TV, alerte au démarrage du PC, pages web dédiées, Microsoft n’a pas lésiné sur la communication pour inciter à passer à la technologie supérieure, jouant sur la peur des virus et vantant les mérites des nouveaux PC.
Une « invitation » qui implique de mettre au rebut les ordinateurs équipés XP et trop « faibles » pour son nouveau système d’exploitation… et qui pourrait rapporter 32 milliards de dollars à l’industrie informatique. Quid de l’impact social et environnemental de cette décision ? Microsoft est resté très silencieux à ce sujet malgré l’interpellation publique des Amis de la Terre (1).

Car le secteur des nouvelles technologies est loin d’être vert. Un ordinateur contient du plomb et du mercure, des substances qui présentent un risque sanitaire si elles ne sont pas dépolluées correctement. Le recyclage des déchets électriques et électroniques est encore loin d’être performant : pour produire de nouveaux PC, de nouvelles ressources doivent toujours être prélevées.

Apprivoiser les logiciels libres

Pour réduire l’impact écologique de nos appareils, donnons la priorité à l’allongement de leur durée de vie. Oui, les géants de l’informatique usent de toutes les stratégies pour accélérer le rythme de renouvellement des produits. Non, tous les consommateurs ne veulent pas suivre ce rythme effréné. Ainsi, malgré la commercialisation de 3 nouveaux systèmes d’exploitation, 30 % des utilisateurs de Windows ont continué à utiliser XP. Système privé, verrouillé et fermé, l’abandon de sa mise à jour ouvre maintenant la fenêtre (J) aux alternatives populaires, collaboratives, libres.

Car il est possible d’abandonner Windows, sans abandonner son matériel, en passant aux logiciels libres.
Pourquoi passer au libre ? Les logiciels libres sont souvent totalement gratuits, très fiables, beaucoup plus ergonomiques, sans virus, et permettent de prolonger très longtemps la durée de vie des appareils électroniques tout en étant plus économes en énergie. C’est par exemple le cas du système d’exploitation Linux/Ubuntu, dont certaines versions sont spécifiquement conçues pour être installées sur des ordinateurs anciens.

Au quotidien, nous utilisons d’ailleurs de plus en plus d’applications développées par le monde du logiciel libre : Mozilla Firefox pour naviguer sur le web, l’encyclopédie Wikipédia, ou encore Thunderbird pour la messagerie, VLC pour visionner des films, SPIP pour le site web des Amis de la Terre.

Le libre repose sur 4 libertés fondamentales : la liberté d’utiliser, de copier, d’étudier le logiciel, ainsi que de modifier et redistribuer les versions modifiées.
L’univers du libre est à découvrir, en privilégiant les applications ou en installant une distribution libre sur votre ordinateur.
Des associations comme April, Coagul ou Emmubuntus proposent bénévolement de vous accompagner dans cette démarche. N’hésitez pas à vous informer à rencontrer un groupe de bénévoles près de chez vous ou de votre groupe local Amis de la Terre : http://wiki.april.org/w/Liste_des_Gulls_ en_2014.

 

                                                                                      Logiciel commercial                                      Logiciel libre
Système d’exploitation                                                    Windows                                        GNU/Linux (ex : Ubuntu)  
Navigateur                                                Internet Internet Explorer, Google Chrome                         Firefox  
Organiser un RDV                                                                Doodle                                                       Framadate
Partager des documents                                               Google docs                                                 Framapad
Traitement de texte, bureautique, tableurs...      Microsoft office                              Open Office ou Libre Office
Messagerie                                                                  Microsoft Outlook                                            Thunderbird
Traitement d’image                                                         Photoshop                                                        GIMP

 

> CAMILLE LECOMTE

Chargée de campagne Modes de production et de consommation responsables

(1) Windows programme l’obsolescence de 500 millions de PC dans le monde et un immense gaspillage écologique.

 

 

Source : www.amisdelaterre.org

 

 

 

 

 

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Mercredi 22 octobre 2014 3 22 /10 /Oct /2014 16:15

 

 

Source : creatoulouse.squat.net

 

Nouveau lieu d’organisation et d’activités

annabell's

 

Salut, l’AP2P vient d’être refermé, son propriétaire va le détruire pour faire plein de mini studios tres chers… La CREA a ouvert un nouveau lieu d’auto-organisation et d’activités, au 71 bvd de la marquette. (Métro canal du midi, bus 70 arret pont du bearnais) C’est la 75e ouverture ! Y’a de la place, venez nous aider à continuer l’installation, proposer des ateliers, activités… participer. La CREA cherche pour ce nouveau Centre Social Autogéré du mobilier, de la vaisselle, de l’électroménager (frigos, machines à laver…), des draps et grands tissus, des tapis, des jouets pour les enfants (balançoire et trampoline ça serait le rêve) etc… (pas de vêtements! la fripe est déjà pleine!), un gros aspiro de chantier, de la peinture (pots, bombes, rouleaux, toutes les couleurs…) On cherche aussi des graffeu.se.s, (qui bossent pas avec la mairie) et qui déchirent et qui comprennent ce qu’on fait… parce qu’on a des bêtes de murs à transformer…urgemment.

Sinon la plupart des ateliers ont déjà repris (boxe, langues, activités enfants le mercredi après-m…) , et vendredi 24 à 18h, cantine et fête de la solidarité !! Et les ouvertures de bâtiments continuent avec les gens qui en ont besoin.

A bientôt,

tout pour tou.te.s, pouvoir au peuple !

 

 

Source : creatoulouse.squat.net

 

 

 

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Mercredi 15 octobre 2014 3 15 /10 /Oct /2014 19:25

 

 

Source : www.bastamag.net


 

 

Alternatiba Gironde

Pour sauver des légumes de la poubelle et cuisiner en fête : lancez une « disco soupe » !

par Sophie Chapelle 15 octobre 2014

 

 

 

 

 

Transformer des fruits et légumes invendus en un repas festif : voilà ce à quoi s’amusent des dizaine de disco soupes. Lancé en 2012, ce mouvement entend lutter contre le gaspillage alimentaire, sans culpabilité ni sanction mais dans une ambiance joyeuse ! Cette année, 25 000 kilos de fruits et légumes ont déjà été sauvés de la poubelle, et 30 000 repas ont été servis ! Reportage à Bordeaux, lors de la disco soupe d’Alternatiba Gironde.

L’invitation peut paraître curieuse : « Venez déguster des fruits et légumes qui allaient finir à la benne », apostrophe une affiche. Une quinzaine de personnes nettoient et épluchent des fruits et légumes pour confectionner des brochettes aux pastèques, des smoothies au melon et, plus traditionnellement, des salades ou des soupes aux choux. « Ici, c’est une cuisine participative, précise Hugo. Autour de vous, il n’y a que des bénévoles. » Une cuisine participative et festive joliment appelée « disco soupe ». Nous sommes à Bordeaux. Le village des alternatives « Alternatiba Gironde » bat son plein. La disco soupe s’active dans l’espace « objectif zéro déchet », dédié aux initiatives de récupération.

Mais d’où viennent donc ces fruits et légumes ? « Tout le contenu de ces cagettes allait être jeté », répond Aude. Ils ont été récupérés à la fin d’un marché de gros et auprès d’un supermarché bio [1]. « Nous nous rendons surtout en fin de marchés, mais pas en grande distribution, précise Sarah, une des initiatrices du mouvement Disco Soupe à Bordeaux. Le but du jeu c’est que le concept de disco soupe ne soit pas récupéré. Ceux qui donnent ne doivent pas communiquer dessus ni en faire un outil de greenwashing. » Et gare aux entreprises qui seraient tentées d’utiliser le mouvement afin valoriser de façon abusive leur image écolo : elles sont d’emblée épinglées sur le site discosoupe.org.

Open source contre greenwashing

Une fois la disco soupe prête à servir, l’heure est à la dégustation joyeuse. « Et en plus, c’est super bon ! », sourit Marie-Pauline. Lutter contre le gaspillage alimentaire, tout en rendant les gens acteurs grâce à la fête, en voilà une belle idée. Une idée sans droit de propriété et librement reproductible. « Le mouvement Disco Soupe est complètement open source », explique Sarah. Basé sur une communauté de plusieurs centaines de personnes en France et à l’étranger, ce mouvement mise sur l’autogestion, l’esprit hacker et la débrouille de ses membres. Le format de l’événement est diffusé librement afin de permettre à chacun d’organiser une disco soupe à son échelle. Une vingtaine de ces cuisines festives ont ainsi été organisées à Bordeaux depuis avril 2013. « Nous avons plus de demandes que de temps, alors nous tâchons de transmettre nos savoirs pour que ce mouvement essaime partout. »

« C’est un moment d’échange non-marchand, mais ce n’est pas non plus gratuit », explique Sarah. « Nous proposons un prix libre pour qu’il n’y ait pas de discrimination sociale, mais l’on vit entièrement des dons ». Marmites, mixers, saladiers, ustensiles... autant de matériels « chinés à Emmaüs », non jetables, et indispensables à la tenue de ce type d’événement. « Sur une Disco Soupe, nous valorisons de 300 à 700 kilos. Ce que nous ne pouvons pas cuisiner, nous le redistribuons. Lors de la dernière Disco Soupe par exemple, tout le monde est reparti avec son cageot ! » 

Lancé en mars 2012, ce mouvement citoyen foisonne en France et dans le monde. De janvier à juin 2014, 180 disco soupes ont eu lieu dans 86 villes et 10 pays, soit une disco soupe chaque jour en moyenne. En six mois, 25 000 kilos de fruits et légumes ont été sauvés de la poubelle, et 30 000 repas servis par les « Discocuistots » aux quatre coins du globe. Pas étonnant que ces zones de convivialité éphémères accompagnent la dynamique Alternatiba, ces villages des alternatives festifs qui essaiment partout en France (nos articles). « La transition écologique et sociale se construit dès maintenant, observe Txetx Etcheverry, un des initiateurs d’Alternatiba. Toutes ces alternatives permettent de prendre confiance en la capacité de changer les choses, à partir de là où l’on est. » A Bordeaux, ces disco alternatifs étaient plus de 10 000.

Texte et photos : @Sophie_Chapelle

Photo de une : Disco Soupe Bordeaux / twitter

Sur le même sujet :
Glanage, cueillette et partage des aliments : comment éviter le gaspillage

 

P.-S.

Si vous souhaitez devenir bénévole pour Disco Soupe Bordeaux, vous pouvez écrire à : discosoupebordeaux@gmail.com

Notes

[1Plus précisément au MIN – le marché d’intérêt national de Bordeaux Brienne – ainsi qu’au So.bio de Pessac.


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Source : www.bastamag.net

 

 

 

 

 

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Mardi 14 octobre 2014 2 14 /10 /Oct /2014 03:33

 

Source : www.terraeco.net

 

Grâce aux grainothèques, des semences libres dans toute la France

 

 

 

Grâce aux grainothèques, des semences libres dans toute la France
(Crédit photo : Graines de troc)
 
Les grainothèques veulent être aux semences ce que les Incroyables comestibles sont aux légumes. Né à La Rochelle, le concept essaime un peu partout.

« Prenez, déposez librement les graines qui vous plaisent. » Au milieu des livres de jardinage, la petite boîte en carton étonne. Depuis janvier dernier, la médiathèque de Lagord (Charente-Maritime) accueille l’une des premières grainothèques de France. Celle-ci permet aux visiteurs de partager leurs semences en toute liberté. Vous risquez bien d’en croiser d’autres dans les semaines qui viennent, car cette pionnière inspire... Une quarantaine de bibliothèques, restaurants et lieux associatifs (voir carte ci-dessous) ont construit et installé des boîtes de ce type depuis le lancement de cette initiative, en octobre 2013, par l’association Graines de Troc – qui anime par ailleurs une plateforme de partage de graines via une monnaie complémentaire. Et bien d’autres sont en cours d’installation : « On reçoit quasiment une demande par jour », assure Sébastien Wittevert, président de Graines de Troc.

Des haricots, le yin et le yang

« L’idée est née à la fois d’une envie de partager les semences et aussi d’inspirations diverses comme les Incroyables comestibles ou la coopérative de semences des fraternités ouvrières de Mouscron. On tenait surtout à ce que les gens puissent s’approprier la démarche, et que l’action soit reproductible », explique ce militant de la graine libre. Pour faciliter les échanges, aucun registre n’est tenu, le système repose sur la confiance en la bonne volonté des utilisateurs et sur le partage « du savoir-faire ses graines ». De même, libre à chacun d’adapter le concept à ses besoins : « Au début, nous proposions un modèle de boîte mais quand je vois la diversité et la beauté des boîtes qui ont été créées je suis content de laisser chacun s’exprimer », raconte Sébastien Wittevert.

Un idéal d’autonomie qui a déjà fait le bonheur de Matthieu, jardinier amateur de 35 ans à La Rochelle (Charente-Maritime) : « Pour mes semences, j’ai l’habitude de commander via Kokopelli. Mais je fréquente les grainothèques de La Rochelle régulièrement pour trouver des semences qui ne sont pas commercialisées. Il y a quelques jours, je suis tombé comme ça sur un bout de papier plié en quatre où il était indiqué au crayon de bois “SainFoin récolte 2013”. J’ai aucune idée de qui l’a déposé mais c’est forcément quelqu’un qui veille à la préservation des semences, parce que le SainFoin est une plante super qui fournit de l’azote et qui a tendance à disparaître de nos campagnes. C’est exactement ce qu’on cherchait pour notre jardin partagé. »

Plus tôt, Matthieu avait déposé des graines d’haricots nains Starazagorski : « Les graines sont noires et blanches avec des points, exactement comme le yin et le yang. ». Peut-être que l’heureux bénéficiaire de ces graines y verra un signe : dans la philosophie orientale, le yin et yang est symbole d’interdépendance, les points de couleur montrant que le noir et le blanc sont inconcevables l’un sans l’autre et que chacun recèle un germe de l’autre.

Voir la carte en plein écran

 

A lire aussi :

- Jardiniers, voici 7 plantes invasives à éviter

- Où acheter des semences bios pour votre potager ?

- « Les plantes bougent, sentent et réagissent mais nous ne sommes pas capables de le voir »

 

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Lundi 13 octobre 2014 1 13 /10 /Oct /2014 19:00

 

Source : www.reporterre.net

 

Alternatiba marque un nouveau et joyeux succès à Bordeaux

Benjamin Pietrapiana (Reporterre)

lundi 13 octobre 2014

 

 

À Bordeaux, le grand projet des alternatives écologiques débute et fait mouche. Débats, concerts et spectacles ont su trouver leur public et poser les bonnes questions.


- Bordeaux (Gironde), reportage

Lancé en 2013 à Bayonne, l’appel Alternatiba a semé ses graines et celles-ci germent. Suivant de prêt les événements de Nantes et de Lille, Alternatiba Gironde - dont Reporterre était partenaire - s’est tenu sur les pavés de la Belle Endormie, dans le quartier de l’Église Sainte-Croix. Dans le viseur, le réchauffement climatique et les bouleversements environnementaux.

Dès vendredi, les étudiants ont lancé ces « trois jours festifs pour relever le défi climatique » : en ce jour Alternatiba leur était consacré. Dans les spacieux locaux de l’IUT Bordeaux-Montaigne, les étudiants de la filière Carrière Sociale ont rencontré des intervenants des mondes associatif et institutionnel. Ils ont pu simuler des conférences sur le climat ou encore faire une table ronde sur l’éducation relative à l’environnement.

Ludivine Landrodie, vingt ans, était déjà familière des problématiques évoquées lors des ateliers et conférences qui leur étaient destinés. Elle y a pourtant découvert les idées des Incroyables Comestibles et s’enthousiasme de cette initiative qui propose simplement de faire de la ville un grand jardin partagé pour tous. « Chaque espace vert sera pris d’assaut par des volontaires et on y plantera des graines. Je trouve l’initiative intéressante et ludique ! »

Les intervenants étaient tous unanimes, c’est un succès. « C’était intéressant, car les questions des étudiants ont permis de recouper tous les niveaux de l’écologie », résume Myriam Reffay, d’Itinérance Culturelle Arts et Rencontre (ICARE). « On a surtout insisté sur la définition de l’environnement, afin qu’ils comprennent qu’ils n’en sont pas extérieurs, mais bien une composante à part entière. Aussi nous avons misé sur l’importance d’avoir une vision globale et systémique de l’écologie. Si le message est passé, c’est déjà une petite bataille de gagnée. »

Samedi, le temps s’est montré imprévisible, hésitant entre la grisaille et les averses. Pour autant cela n’a pas été un problème, car le plus important se passait en intérieur : place aux débats. Au total, sept conférences autour de grands sujets comme le TAFTA, le bilan à l’approche de la COP21 à Paris, ou encore le rapport entre initiative citoyenne et changement de société.

Pendant ce temps, la pluie refroidissait l’air, mais pas l’entrain des bénévoles. Ceux-ci, nombreux, montaient tentes et installations pour les concerts du soir et le village des alternatives du lendemain, point d’orgue de l’événement. En tout, ils étaient quatre cent cinquante, comme nous l’a indiqué Romain Porcheron des Amis de la Terre et de l’équipe de coordination d’Alternatiba. « Cet événement a permis de créer un collectif d’associations, de citoyens, d’entreprises afin d’initier un mouvement global ! »

Il était allé à Copenhague en décembre 2009 et se remémore sans amertume les déboires du sommet : « On était assommé après Copenhague, mais après Bayonne, en octobre 2013, on est revenu vraiment motivés. Maintenant avec les Amis de la Terre, et Alternatiba, on insiste sur l’importance d’un discours positif, ni discriminant ni culpabilisateur ! On propose des solutions et on fédère ».

Dispersée par les averses, la foule s’est souvent regroupée à l’intérieur de l’IUT (Institut universitaire de technologie), alors que les lieux des conférences faisaient salle comble. Il a souvent fallu refuser l’entrée dans les salles bondées, et du coup, des « contre-conférences » se sont organisées sous la grande tente Buen Vivir. Avec notamment pour thème, les « grands projets inutiles », et animé par Camille - nom que se donnent tous les Zadistes, des militants implantés sur les Zones À Défendre (Z.A.D). On entendait parler de Notre-Dame des Landes et de la zone humide du Testet, d’occupation de l’espace public et d’action - tout comme dans la grande salle où se tenait aussi le débat sur les Grands projets inutiles, et qui a convenu de la nécessité de la mobilisation sans laquelle l’expertise citoyenne est impuissante.

Sur la scène Jacques Ellul, la journée s’est achevée sur des touches plus légères : en rires, ceux provoqués par l’humour de Désiré Prunier et de son hilarante conférence gesticulée La sortie des fossiles. Et en musique, avec les chansons artisanales et rebelles de Christian Leduc & Sept Robots, et le rock engagé d’El Comunero.

Le village des alternatives : point d’orgue des trois jours


 

Le village des alternatives s’est animé le dimanche 12 octobre. C’était l’occasion d’observer un panorama des signataires de l’Appel Alternatiba-Gironde. En tout, quelque cent soixante associations étaient réparties dans le quartier Sainte-Croix, en neuf espaces organisés selon des thèmes variés, allant de « Mobilité soutenable », à « la Jeunesse », en passant par « Objectif zéro déchet » et « Tous Consom’acteurs ! »

La principale ambition de cette journée était de proposer des solutions concrètes et applicables au quotidien pour initier la transition écologique et sociale. Des couples endimanchés avec leurs enfants pouvaient découvrir la profusion d’alternatives possibles : que ce soient la Monnaie d’Intérêt Économique Locale (MIEL) en circulation dans toute la moitié Est de la Gironde, ou encore le Collectif Gironde en Transition, représenté par Pascal Bourgois. « Alternatiba est un accélérateur de dynamiques alternatives, dit celui-ci. Il y a aujourd’hui une multitude d’initiatives, mais elles sont souvent isolées, et centrées sur elle même. Un de nos buts, au-delà de la multiplication et de l’accélération, est de faire converger ces initiatives et de les montrer au plus grand nombre. » C’est réussi...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

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