Consommer et agir autrement

Vendredi 21 novembre 2014 5 21 /11 /Nov /2014 21:02

 

Source : horizonscritiques.blogspot.fr

 

 

Une nouvelle initiative associative, pluraliste et autogérée dans le Gard autour d'un salon du livre alternatif, avec des éditeurs indépendants, des auteurs et des rencontres :

Horizons. Féria du livre de la critique sociale et des émancipations
Nimes, 29 et 30 novembre 2014, 10h-19h
Evènement organisé par l'association La coopérative des livres et des idées
Lycée Dhuoda, 17 rue Dhuoda à Nimes
Entrée libre - buvette

Toutes les informations sur : http://horizonscritiques.blogspot.fr/

 

 

 

horizonscritiques.blogspot.com

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Consommer et agir autrement
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 21 novembre 2014 5 21 /11 /Nov /2014 20:53

 

Source : www.reporterre.net


 

L’éolienne sous licence libre qu’on pourra construire chez soi

Nathan Frenot (Green It)

mercredi 17 septembre 2014

 

 

 

 

Un bureau d’étude lorrain a conçu un prototype de petite éolienne au rendement stable même avec un vent irrégulier, donc installable en milieu urbain et en montagnes, et dont les plans sont en licence libre. Tout le monde pourra se procurer les plans pour construire, améliorer, diffuser l’innovation.


C’est sur Planet-libre que j’ai découvert ce projet tout à fait intéressant, qui regroupe en son sein plusieurs de mes (vos ?) préoccupations : énergie renouvelable, open source hardware et software. La première phase du projet a été financée à auteur de 8 216 euros sur Ulule.com.

Faire tourner des éoliennes en ville ?

De quoi s’agit-il ? C’est une éolienne sur axe vertical à voilure adaptative, conçue pour garder un rendement régulier quand le vent ne l’est pas (vent tournant, irrégulier…), ce qui permet de l’utiliser en milieu urbain ou en montagne.

Le financement actuel permet à Aeroseed (le bureau d’étude lorrain qui a conçu le projet) de mettre en service la première éolienne, de fabriquer la partie électronique ainsi qu’un banc de test et de mesure.

Atteindre 20 000 € leur permettrait de mettre le produit aux normes, de proposer des kits prêts à monter, de le rendre plus silencieux, économique et esthétique ainsi que de payer un informaticien pour coder le logiciel de contrôle et de commande.

Le concept est passionnant. Une des principales contraintes des éoliennes est que l’on ne peut pas en mettre partout parce que le vent doit être régulier et toujours ou presque dans le même sens, ce qui empêche d’en installer en ville ou en montagne (j’habite dans une ville à la montagne : on y voit peu d’éoliennes…). La conception de celle-ci, si l’on en croit Aeroseed, pallie à ce problème.

Des plans sous licence libre

De plus, c’est de l’open hardware : les principes de l’open source appliqués aux matériels. Tout le monde pourra se procurer les plans pour la construire soi-même et/ou améliorer le concept, y compris de petites entreprises qui n’auraient pas pu supporter le coût d’un brevet.

Vous pourrez alors soit la construire vous-même dans votre garage, soit à terme en acheter une toute faite. L’usage de licences libres permet de gros avantages pour la diffusion et l’industrialisation de tels projets. L’innovation est ainsi profitable pour tous...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Consommer et agir autrement
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 20 novembre 2014 4 20 /11 /Nov /2014 19:54

 

 

Source : www.telerama.fr

 


 

A Bristol, à Fukushima, en France, des héros ordinaires se battent pour rendre la vie meilleure. Et inventer une autre ère énergétique et économique.

Ils sont français, brésiliens, allemands ou canadiens. Ils créent des monnaies locales, des jardins communautaires, des parcs éoliens citoyens, des entreprises coopératives. Ces « lanceurs d'avenir », comme les appelle Marie-Monique Robin dans son dernier documentaire, Sacrée Croissance !, s'aventurent dans de nouvelles façons de vivre, consommer ou produire, à l'heure où les promesses de l'abondance capitaliste s'évanouissent.

Ils préfèrent le « mieux » au « plus », sèment les graines de ce que pourrait être une société « post-croissance », et revitalisent les questions de l'écologie, de la démocratie et de la politique. Avec un point commun, par-delà la diversité des expériences : ces « héros » ont tous choisi l'action locale.

« Partout en France, dans l'angle mort des médias, des gens ordinaires prouvent que la transformation sociale n'est pas le privilège des puissants, analyse Emmanuel Daniel, auteur du Tour de France des alternatives. Ils […] n'attendent plus de sauveur providentiel pour agir. Partant du constat que ni l'Etat ni le marché n'ont la capacité, la volonté, voire la légitimité, d'organiser efficacement et durablement leurs existences, ils ont décidé d'œuvrer eux-mêmes pour transformer leur vie et celle des autres autour d'eux. »

Difficile d'évaluer l'ampleur de cette « espèce de mouvement social potentiel », le nombre de ces « défricheurs » décrits par Eric Dupin dans un des livres revigorants parus cet automne sur le sujet (1). Ces « petits bouts d'utopie », comme les nomme Emmanuel Daniel, forment un puzzle éclaté, fait de « décroissants », « transitionneurs », « zadistes » ou « alterconsommateurs »…

Faire renaître l’espoir

Minorité agissante ou véritable foisonnement, ils se battent en tout cas contre le sentiment d'impuissance né de la multiplication des constats dramatiques – raréfaction des ressources, crise des écosystèmes, péril du réchauffement climatique, etc. Ils prouvent que « chacun a sa place dans le changement social », et font « renaître l'espoir », écrit Emmanuel Daniel.

A leur manière aussi, ils prennent acte des échecs du mouvement écologiste, qui, depuis quarante ans, n'a pas réussi à convaincre la société qu'elle devait changer avant que ne soit atteint le pic pétrolier (moment où la production décline par épuisement des réserves exploitables).

Il s'agit de rêver d'un changement dont chacun pourrait être l'acteur, à travers le fameux empowerment – « développement du pouvoir d'agir » des individus –, cher aux Anglo-Saxons. « Pas de rêver, les solutions sont déjà à l'œuvre ! », corrige le Britannique Rob Hopkins, auteur d'Ils changent le monde !

Basculer dans une autre ère

En 2006, ce professeur de permaculture (2) a lancé le mouvement des Villes en transition à Totnes, petite ville conservatrice, pour sensibiliser ses habitants au problème du pic pétrolier et organiser localement « un basculement dans une autre ère énergétique et économique ».

Conçue comme une « détox » à usage de citoyens occidentaux biberonnés au toujours plus, la Transition a essaimé dans cinquante pays, grâce à des milliers d'initiatives inventées à l'échelle d'un quartier, d'une ville, et toujours adaptées à leur contexte – monnaie locale à Bristol, coopérative d'énergie renouvelable au Japon après Fukushima, plan de diminution énergétique à Totnes, agriculture urbaine à Montréal…

 

 

Souvent présentée comme le mouvement écolo anglo-saxon ayant connu la plus forte croissance ces dix dernières années, la Transition a défini un nouvel état d'esprit : optimiste et constructif, fait de délibération locale, de révolutions minuscules qui « permettent d'avancer sous les radars, et d'éviter les résistances qu'on rencontre dès qu'on s'attaque à un niveau plus global », dit Rob Hopkins.

“Consommateur ou électeur, chacun devient co-inventeur de solutions”, Olivier De Schutter, rapporteur des Nations unies sur le droit à l'alimentation

C'est une forme de micropolitique. Capable de redéfinir les modèles économiques locaux et d'ouvrir de nouvelles voies à la démocratisation : chacun n'est plus seulement « acheteur passif de biens et de services (en tant que consommateur) ou de programmes politiques préformatés (en tant qu'électeur), il devient co-inventeur de solutions », écrit Olivier De Schutter, le rapporteur des Nations unies sur le droit à l'alimentation, dans la préface du livre de Hopkins. « Nous n'attendons pas la permission des politiques, nous agissons directement, insiste Rob Hopkins. Notre défi, c'est de rassembler ces expériences, de les mettre sous le nez des politiques en leur disant : qu'est-ce que vous attendez pour passer à une autre échelle ? »

Une approche militante et stratégique ultra pragmatique, et différente de celle de leurs cousins français de la décroissance, qui adoptent une position plus idéologique et macroéconomique, où l'Etat garde une place centrale (réduction du temps de travail, revenu universel garanti…). Cet agir local, nouveau mantra alternatif, est aussi à distinguer du Larzac des années 70, souligne Hervé Kempf dans son beau récit sur la ZAD (Zone à défendre) de Notre-Dame-des-Landes, autre exemple d'expérimentation créative : « Il ne s'agit pas de "vivre et travailler au pays" […], mais de vivre et de transformer le monde. » Les zadistes ne sont pas venus « seulement avec la volonté de vivre là, mais aussi de s'émanciper du système dont le projet d'aéroport n'est qu'un symptôme ».

Transformer les mentalités

Rob Hopkins qualifie la Transition de mouvement culturel plus que politique : « Le vrai travail est de transformer les mentalités et la culture locale pour s'adapter au changement post-pétrole et post-croissance, nous rendre résilients et nous réinventer. A Totnes, nous avons d'abord travaillé sur la façon de raconter notre histoire commune ; nous avons inventé des scénarios : à quoi pourrait ressembler, par exemple, notre ville en 2030 ? Petit à petit, la "transition" est entrée dans le vocabulaire des habitants, pour parler de la manière dont ils se voient et voient le monde… » Pour exprimer, ensemble, leurs peurs, leurs questionnements, face à l'annonce que notre civilisation pourrait disparaître.

« Totnes a réussi un long travail d'accompagnement émotionnel et narratif, un "storytelling" de la catastrophe, observe Luc Semal, chercheur au Muséum national d'histoire naturelle et observateur aiguisé des politiques locales de décroissance. Comme avec le "catastrophisme éclairé" du philosophe Jean-Pierre Dupuy, ce storytelling se fonde sur la conviction que nous sommes dans une période de basculement du monde, à laquelle il faut se préparer matériellement et psychologiquement. »

Dépasser le clivage droite-gauche

Parler culture permet de s'adresser au plus grand nombre, au-delà des affinités politiques, culturelles et générationnelles. Le caractère pragmatique des objectifs poursuivis (relocaliser l'économie, manger sainement, lutter contre le gaspillage alimentaire…), aussi. Quant aux thèmes localistes, ils « font écho tant aux valeurs chères aux progressistes (telle que la solidarité) qu'à celles portées par les conservateurs (autonomie, responsabilité) », rappelle Emmanuel Daniel. Et conduisent à dépasser le clivage droite-gauche.

Toute la force du combat local se trouve là. Mais ses fragilités aussi. Comment passer, en effet, du local au global, sachant que les enjeux sont mondiaux ? « Jusqu'où le système politique institutionnel est-il disposé à intégrer la proposition des villes en transition ? s'interroge Luc Semal. Le discours positif sur l'animation d'une vie collective locale, la renaissance d'une économie locale, est facile à adopter. Mais comment faire entendre aux institutions actuelles que "pic pétrolier" signifie, à terme, arrêt de la croissance telle que nous l'avons connue… »

Voyons combien le concept de « transition » s'est affadi dans la dernière loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte. Celle-ci « reste sur une conception classique du progrès technique, qui ne colle pas avec le cadrage idéologique proposé par Rob Hopkins : une pensée politique de la catastrophe […], qui milite dans un contexte de basculement global, d'une ère de croissance vers une ère de pénurie énergétique ».

Il y a donc fort à parier, souligne Eric Dupin, que « la transition citoyenne n'ira pas sans heurts, sans ruptures, sans batailles ni contradictions ». Mais elle a déjà gagné, mine de rien, une première manche : elle a inventé, dit Luc Semal, « l'un des seuls mouvements qui portent un discours post-croissance abouti, et l'accompagnent de solutions concrètes et positives ». C'est subversif et infiniment précieux.

(1) Dans les pas d'ouvrages devenus références : L'Emergence des créatifs culturels. Enquête sur les acteurs d'un changement de société, de Paul H. Ray et Sherry Anderson (2001), Un million de révolutions tranquilles, de Bénédicte Manier (2012), Notre-Dame-des-Landes, d'Hervé Kempf (2013).

(2) Créée dans les années 70 et inspirée du fonctionnement des écosystèmes naturels, la permaculture conçoit des cultures, des lieux de vie, des systèmes agricoles, durables, résilients, économes en travail comme en énergie.

A voir, à lire

Sacrée Croissance !, de Marie-Monique Robin : un film, en DVD, un site et un livre (11 déc.), éd. La Découverte.
Le Tour de France des alternatives, d'Emmanuel Daniel, éd. Seuil/Reporterre, 138 p., 10 €.
Ils changent le monde !, de Rob Hopkins, coll. Anthropocène, éd. Seuil, 204 p., 14 €.
Les Défricheurs, d'Eric Dupin, éd. La Découverte, 278 p., 19,50 €.
Faire de la société un bien commun essentiel, manifeste sur le site Spiral.

 

 

Sur le même thème

 

 

Source : www.telerama.fr

 

 

 

 

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Consommer et agir autrement
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 19 novembre 2014 3 19 /11 /Nov /2014 15:01

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

Sur le campus de Bordeaux, les étudiants découvrent la récupération organisée

Benjamin Pietrapiana (Reporterre)

mardi 18 novembre 2014

 

 

 

Sur le campus de l’Université de Bordeaux, la récupération des objets est lancée. Ateliers, bricolage, troc..., Etu’Récup insuffle du lien et de la vie dans ces lieux impersonnels en luttant contre le gaspillage.


- Bordeaux, correspondance

Le facile à acheter est tout aussi facile à jeter. On peut le voir dans les déchetteries de France, où des meubles parfaitement utilisables côtoient de l’électroménager non trié et des vélos à peine rouillés. Face à ce constat, les étudiants et leurs associations du campus de Bordeaux se réunissent et innovent.

Une asso innovante

Les ressourceries, qui fleurissent en France depuis les années 2000, ont fait leur credo de la récup’ des déchets et leur réhabilitation. S’inspirant de ce modèle, l’association Etu’Récup en a implanté une sur le campus de Bordeaux. Au total, l’association réunit neuf associations au conseil d’administration ainsi qu’une trentaine de personnes physiques.

« Au départ, il s’agissait de réunir les associations étudiantes autour d’un projet fédérant leurs tropismes », résume Aurélie Schild, la coordinatrice associative qui a répondu à un appel d’offres émanant du Crous et de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), dans le cadre du plan local de prévention des déchets. L’objectif : exploiter les ressources de ce lieu qui n’en manque pas.

Cette initiative, du fait de son implantation sur un campus, est la première de ce type. L’asso’, située à la pointe du bâtiment Le Vent Debout, le restaurant universitaire du campus de Pessac, prend les devants et ouvre ses portes aux publics le 18 novembre.

De tout à petits prix

L’aventure a débuté en mars 2014, mais le projet mûrit depuis 2012. Initialement conçu comme une simple ressourcerie, il a pris une autre dimension sous la direction d’Aurélie Schild. « Le constat était désolant », dit-elle. En juin, les étudiants qui partent laissent derrière eux meubles et autres appareils électroménagers alors qu’en septembre, les nouveaux arrivants achètent du neuf au prix courant.

Le projet veut répondre aux besoins des étudiants du campus, mais pas seulement. L’offre ? « En gros, tout ce qui peut servir à un étudiant, des livres, des meubles, de l’électroménager élémentaire. Tout le monde pourra faire ses menues réparations, et ses petits achats », indique Aurélie. Pour quels prix ? Ceux-ci varient, mais sont plus qu’abordables : 40 euros pour un vélo, 8 euros pour un four, 5 euros pour un four à micro-ondes... Qui dit mieux !


- Aurélie Schild et Johanna Cavator -

Il y a actuellement deux tarifs, étudiant et non-étudiant, mais Aurélie envisage d’instaurer sous peu une grille de prix indexés sur des critères sociaux. Les profits générés par la vente serviront à financer l’acquisition des outils nécessaires à la récup’ et au travail de réhabilitation, ainsi qu’à rémunérer les deux salariés de l’association.

Etu’Récup propose également des ateliers. Leurs précédents succès lors des événements de l’été confortent ces jeunes dans leur dynamique. Aurélie se remémore l’expérience du Reggae Sun Ska Festival, qui s’est tenu au mois d’août dans le Médoc. « On a fourni au staff du festival cinquante vélos de notre création réalisés à partir d’épaves de bicyclettes. À Bordeaux, dans la CUB et sur le campus, ce n’est pas ce qui manque ! », s’amuse-t-elle.

Dans la proue du bateau Le vent debout, les ateliers de fabrication et de réparation de vélos commenceront dès l’ouverture, au nombre de deux par semaine. Bientôt, des intervenants compétents seront présents lors d’ateliers simples, mais spécifiques, comme « répare ton frein » ou « ponce ta chaine », ajoute Frederic Fernandes, étudiant lusophone à Bordeaux 3, très investi dans l’association.

Recréer du lien

Outre ces occupations, Etu’Récup agit aussi dans l’immatériel et crée du lien à différentes échelles. « On dit souvent que le campus de l’université de Bordeaux, qui s’étale sur Talence, Pessac et Gradignan, est un lieu abandonné, perdu. Une de nos volontés est de recréer des liens entre les étudiants, les riverains et le personnel de l’université, mais également entre Talence, Pessac et Bordeaux, trois villes de la CUB », complète Johana Cavatore, administratrice d’Etu’Récup.

Et pour ce faire, « on réunit les gens autour d’activités. On apprend ensemble et par nous-mêmes. Ensuite, on fait circuler le savoir, c’est aussi ça le but ». Au final, on est proche de cette éthique DIYDIT (Do It Yourself, Do It Together, Fais-le toi-même, fais-le ensemble).

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Consommer et agir autrement
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 17 novembre 2014 1 17 /11 /Nov /2014 17:39

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

ça bouge ! Doits à l’essentiel

7500 événements, partout en France, autour de la solidarité internationale

par Collectif 17 novembre 2014

 

 

 

 

 

Jusqu’au 23 novembre, la Semaine de la solidarité internationale, avec ses milliers d’initiatives locales, vise à sensibiliser le grand public à la solidarité internationale, aux droits fondamentaux, au commerce équitable, à l’aide aux migrants ou à l’appui de la société civile en Afrique, au Moyen Orient ou en Amérique latine. Des milliers de bénévoles et de salariés organisent un grand nombre de manifestations sur de multiples thématiques, alliant réflexion, créativité et convivialité partout en France. Un événement, dont Basta ! est partenaire, coordonné par le Centre de recherche et d’information pour le développement (Crid).

Nous sommes dans une impasse environnementale, sociale et économique. Des propositions dangereuses et fallacieuses pour sortir de cette situation de « crise » occupent les médias et les esprits de nombres de nos concitoyens. Un autre modèle de société, centré sur l’humain, existe.

La solidarité et l’application du respect des droits humains partout sur la planète sont les conditions de base d’un monde meilleur où toutes et tous vivent dans le bonheur et la dignité. Faites le savoir !

 

 

La Semaine de la solidarité internationale est devenue grâce aux acteurs, aux bénévoles et aux salariés, au fils des ans, le rendez-vous incontournable d’information et sensibilisation sur la solidarité internationale, la citoyenneté, les enjeux du développement.

Cette année encore, du 15 au 23 novembre 2014, pour cette 17ème édition de la Semaine, partout en France, bénévoles et salariés, vont se retrouver, partager et échanger autour des clés de compréhension des enjeux globaux. C’est grâce à cette dynamique collective et festive, que cet événement national participe à la mise en œuvre d’un monde plus durable, juste et solidaire !

Notre ambition, c’est que ce projet Semaine de la solidarité internationale continue à mobiliser de plus en plus d’acteurs et apporte quelques éléments de réponse à tous les citoyens, grâce à ses valeurs d’entraide, de partage, de combat pour plus d’égalité. Nous souhaitons montrer qu’il existe aujourd’hui des initiatives et des transitions pour aller vers un monde plus juste, c’est-à-dire respectueux des droits fondamentaux.

Sébastien Bailleul, chef de projet de la Semaine de la solidarité internationale.

Retrouvez sur cette page toutes les actions organisées dans le cadre de la Semaine de la solidarité internationale.

 

 


Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

 

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

 

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Consommer et agir autrement
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 13 novembre 2014 4 13 /11 /Nov /2014 22:58

 

Source : www.la-bas.org

 

 

Mermet, Lordon, Mélenchon… la vidéo de la soirée aux Métallos

Le parti des fâchés tout rouge

Le 07/11/2014

 

Salle comble et motivée pour soutenir LÀ-BAS en route vers la toile. Vous êtiez plus de 500 à la maison des Metallos, le 31 octobre. Merci à toutes et à tous ! Et d’abord cette excellente nouvelle, plus de 6 000 abonnés en six semaines ! Bravo à vous qui participez ainsi à la construction d’un nouveau média critique, indépendant et engagé. Mais ne lâchons rien, nous en sommes au tiers du chiffre nécessaire pour faire décoller LÀ-BAS et son 7-9 NEUF. Nous pouvons y arriver, mais tout dépend de vous ! C’est uniquement avec vos abonnements que nous construisons ce site et l’équipe qui va le faire vivre.

Alors abonnez-vous, faites abonnez, faites circuler sur vos réseaux, soutenez la différence, la vraie.

Et voici de larges extraits vidéos de la soirée. Pour vous régaler et vous fâcher tout rouge !

 

 

S’embarquer sur la toile n’est ni un refuge, ni une revanche, c’est une nouvelle aventure. Nous ne sommes pas non plus en train de monter une boîte, mais de construire le moyen de continuer et de développer Là-bas si j’y suis, à savoir :
- un journalisme de contre-pouvoir, à la fois rigoureux, populaire, original et engagé.
- un souci permanent d’éducation populaire et d’auto-défense intellectuelle, en diffusant les outils et les moyens politiques (et poétiques) de la résistance et de l’émancipation.

Vous avez l’occasion de participer à la construction de ce projet en vous abonnant.
Là-bas

« Je crois que ce 7-9 NEUF ne serait pas conforme à sa belle ambition s’il ne poursuivait pas méthodiquement le projet de mettre les auditeurs très en colère. J’aime à coire qu’il n’y a pas de hasard chromatique dans l’expression populaire qui dit qu’on est fâché tout rouge. Fâché tout rouge, c’est bien ce que l’époque appelle impérieusement. Le 7-9 NEUF doit être l’un de ces rares endroits d’où l’on puisse enfin entendre ce que nous sommes de plus en plus nombreux à penser, à savoir que ce pouvoir nous dégoûte, et qui, ajoutant au présent qui nous enrage la figure d’un avenir à espérer, nous décide à joindre le geste à la parole »

Frédéric Lordon

Avec :

JPEG - 9.2 ko

- Jean-Luc Mélenchon, qui a lancé le Mouvement pour la 6ème République, et appelle à une « manif en ligne » le 12 novembre prochain


JPEG - 17 ko

- Frédéric Lordon, auteur de La malfaçon : monnaie européenne et souveraineté démocratique (éditions Les liens qui libèrent, 2014)

- Agnès Rousseaux, du site d’infos indépendant Basta !

- Mathias Reymond, de l’association Action-CRItique-MEDias (ACRIMED)

- Éric Bourlier et Hélène Asso, du Nouveau journal du Pays de Fayence

JPEG - 11.9 ko


-Gilles Balbastre, de l’Association pour le Maintien de l’Information Progressiste Nous avons des armes

- Gérard Mordillat, auteur de Xenia (éditions Calmann-Lévy, 2014)

 

 

 

 

 

 

 

Source : www.la-bas.org

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Consommer et agir autrement
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 13 novembre 2014 4 13 /11 /Nov /2014 18:17

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/pierre-cretois

 

 

Serions-nous plus malheureux sans droit de propriété?

© Alexandre Dulaunoy.

Une société du partage, une société de l’accès, une société où l’accomplissement primerait sur l’appropriation apparaît aujourd’hui comme la seule soutenable et véritablement souhaitable. Parce qu’elle transformerait le rapport de chacun aux ressources qu’il cesserait peu à peu de voir comme des propriétés mais de plus en plus comme des vecteurs d’accomplissement partageables et gouvernables en commun.

C’est pourquoi aujourd’hui plus que jamais il est nécessaire de promouvoir la valeur d’accomplissement humain contre le principe de l’accaparement privé des ressources. Ce dernier apparaît comme le versant morbide du capitalisme : le productivisme, le consumérisme et l’accumulation sans limite du capital et des objets que le système économique produit comme une fin en soi au mépris tant des producteurs que des consommateurs.

Certains disent que la propriété est une constante anthropologique dont on ne pourrait se passer. Mais il faut le prouver. Que l’homme aspire au bonheur est évident. Pour ce faire, la propriété lui est-elle nécessaire ? Imaginons qu’un jour il soit possible de tout faire par la simple location des choses ou par l’achat de l’accès à certaines de leurs fonctionnalités sans pour autant les acquérir elles-mêmes, serions-nous plus malheureux ou privés de ce qui est nécessaire à notre bonheur ? Nous aurions accès au nécessaire sans pour autant être propriétaires. Cela prouve que l’on n’a pas besoin du droit de propriété pour s’accomplir et que, de ce point de vue, il peut être aboli car, comme l'écrit Rousseau, « le démon de la propriété infecte tout ce qu'il touche ».  

On nous objectera alors, à juste titre, que le droit de propriété n’est pas nécessaire à l’accomplissement individuel mais qu’il est nécessaire tant à l'organisation sociale qu'à la protection de l’individu contre l'interférence arbitraire des autres : il constituerait un principe d’ordonnancement permettant la délimitation et la coordination des intérêts des agents afin qu’ils n’empiètent pas sur leurs intérêts mutuels et que l’on puisse les départager en cas de conflit. D’ailleurs, parler de location, c’est bien parler des propriétaires bailleurs.

Pourtant, imaginons un monde où personne ne serait propriétaire des choses en tant que telles mais seulement de certains droits sur les choses : le droit de les vendre (ou non), le droit de les détruire (ou non), le droit d’en jouir, le droit d’y passer, l’obligation de les conserver, de les entretenir, le droit d’en gérer les accès, le droit d’y accéder, le droit de les exploiter (ou non). Il n’y aurait plus alors de propriété au sens classique mais seulement des droits multiples permettant de régler les rapports sociaux quant aux choses.

Imaginons maintenant que l’organisation des rapports sociaux sur les choses ne soit pas subordonnée à la pure et simple décision des titulaires individuels (comme c’est largement le cas aujourd’hui où les titulaires peuvent seulement voir leurs facultés limitées par la loi) mais à la destination de ces biens qui serait (dans notre société idéale) l’accomplissement des individus. Imaginons que des ensembles de biens soient mis au service de l’éducation, de la nutrition, de la santé, de la justice, de la communication, de l’habitation, de l’insertion sociale (par le travail et les échanges) – seuls, peut-être, les loisirs relevant de désirs plus individuels pouvant faire l’objet d’une offre plus libre (conforme à leur destination en terme de créativité et de diversité). La logique ne serait plus alors celle de l’accumulation individuelle du capital, mais de la subordination des ressources au service l’accomplissement des hommes. Ne serions-nous pas bien débarrassés des entraves aliénantes que la propriété privée impose actuellement à l’accomplissement humain privant les uns du nécessaire quand les autres croulent sous le superflu, menaçant la planète d'une hyper-production sans mesure et rendant les rapports humains de plus en plus prédateurs ?

On nous objectera que ce serait une société qui écraserait l’individu (au nom de l'éternelle peur du communisme) : pourtant qui préfèrerait une école soumise à la prédation capitaliste plutôt qu’à l’ambition de l’égal accès de tous à l’éducation ? Qui trouve normal de laisser vacant un logement d’habitation dans une zone densément peuplée, c’est-à-dire d’en autoriser un usage non-conforme à sa destination sociale ? Qui trouve normal de laisser quelqu’un mourir de faim à côté d’une abondance à laquelle on lui refuserait l’accès alors qu’elle est inutilisée ou sous-utilisée ? Qui trouve normal de fermer une entreprise bénéficiaire au nom du droit de la société propriétaire d’accroître sa marge sans vergogne ? Si nous sommes tous d'accord sur les réponses à donner à ces questions, c'est que nous sommes tous peu ou prou favorables à une société de l’accomplissement qui, contre une société de l’accumulation privée, s’acheminerait peu à peu vers une abolition de la propriété privée au profit d’une autre forme de régulation des ressources plus conforme à leur destination.

Je terminerais en rappelant cette belle formule de Marx tirée des Manuscrits de 1844 : « La propriété privée nous a rendus tellement sots et bornés qu’un objet est nôtre uniquement quand nous l’avons, quand il existe donc pour nous comme capital ou quand il est immédiatement possédé, mangé, bu, porté sur notre corps, habité par nous, etc. »

 

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/pierre-cretois

 

 

 

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Consommer et agir autrement
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 9 novembre 2014 7 09 /11 /Nov /2014 17:46

 

Source : www.mediapart.fr

 

La production participative d’espaces publics en temps de crise

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

 

Le recours à la participation est-il la solution pour l’aménagement urbain en temps de crise ? C’est le choix qu’a fait la municipalité de centre droit de Barcelone, arrivée à la tête de la ville en 2011, en mettant en œuvre le Plan « Buits ». Analyse dans Metropolitiques.

Le recours à la participation est-il la solution pour l’aménagement urbain en temps de crise ? C’est le choix qu’a fait la municipalité de centre-droit de Barcelone, arrivée à la tête de la ville en 2011, en mettant en œuvre le Plan « Buits » et qu'interroge Metropolitiques. La municipalité subventionne ainsi les associations et autres collectifs qui entretiennent les friches urbaines en y développant des activités approuvées par elle, en attendant que la manne revienne… et retrouve une meilleure utilité à ces espaces publics.

Le Pla Buits s’inscrit dans une nouvelle tendance observable dans divers pays : le développement d’un urbanisme temporaire. En témoigne, par exemple, l’expérience de Glasgow (« Stalled Spaces », depuis 2010). La municipalité écossaise, en collaboration avec l’organisation gérant les logements sociaux (Glasgow Housing Association), accorde un budget aux « communities » qui animent temporairement des espaces vacants. Cette initiative s’inspire à son tour d’autres programmes de redynamisation de friches résultant de la stagnation du marché immobilier, comme les projets décrits dans un article du San Francisco Chronicle intitulé « Efforts to turn empty lots to a glass half full ».

 

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 


Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Consommer et agir autrement
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 8 novembre 2014 6 08 /11 /Nov /2014 19:40

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

Sur le terrain

08/11/2014 à 17h52

A Popovo, entre chèvres et haut débit, les expats réinventent leur vie

 

 

 

Chris et Claire à l'entrée de leur maison à Popovo (Guillaume Fontaine)

Chris et Claire à l’entrée de leur maison à Popovo, en octobre 2013 (Guillaume Fontaine).

Guillaume Fontaine | journaliste

Imprimer
 

Dans un coin perdu de Bulgarie, des Européens de l’Ouest repeuplent la campagne. Ils télétravaillent au soleil dans des maisons à 10 000 euros et adoptent une vie plus simple.

(De Popovo, Bulgarie) La plaine du Danube, au Nord de la Bulgarie, est un vrai blanc dans les guides touristiques. Quand on arrive dans l’immense gare de Popovo, en rase campagne, juste en face des silos de l’usine de transformation de tournesol, il faut le reconnaître : le paysage est loin d’être enchanteur.

Autour, une plaine céréalière à perte de vue, tout au plus des petites collines boisées pour arrêter parfois le regard et des villages aux maisons de briques marrons toutes semblables. Au centre de cette petite région, Popovo n’a rien d’une grande séductrice avec ses friches industrielles, ses collectifs qui ont connu des jours meilleurs et sa place principale gris béton.

C’est pourtant là qu’ils ont tous choisi de s’installer. Pas un mouvement de masse, mais un vrai flot continu depuis une dizaine d’années. Cela a commencé avec Mark et Cara, un couple d’Anglais tombés amoureux de la région et de ses 300 jours de soleil par an. Leur site internet a été le déclencheur. Un site à l’anglaise, avec tous les détails pratiques imaginables sur la vie locale, comment s’installer et beaucoup de photos.

Très vite, d’autres sont venus, qui ont fait d’autres sites. Beaucoup d’entre eux se sont plus ou moins improvisés intermédiaires pour l’achat des maisons, facilitant l’arrivée des suivants. Puis une émission de téléréalité a été consacrée à cette première vague de pionniers.

Une chambre d’hôtes et une petite ferme bio

Aujourd’hui, ils sont plus de 600 à posséder une maison dans les environs de Popovo. D’autres communautés similaires existent dans les lieux touristiques de Bulgarie mais celle de Popovo est de loin la plus improbable.


Chris et Claire à Popovo (Guillaume Fontaine)

Claire et Chris se sont installés à Palamartsa il y a cinq ans. Le village de 600 âmes au Nord de Popovo compte 10% de nouveaux installés comme eux. Ils sont rapidement devenus des piliers de la communauté. Les exemples même d’une intégration réussie :

« On avait voulu s’installer en France sur un petit projet agricole mais c’était trop cher pour nous. On a voulu tester la Bulgarie. »

Après un volontariat chez Mark et Cara, ils ne sont jamais repartis, convaincus eux aussi d’être dans un lieu préservé, unique en Europe. Très vite, leur modèle s’est imposé à eux : une chambre d’hôtes et une petite ferme biologique pour fournir les légumes, les œufs, le bacon et le lait des petits-déjeuners gargantuesques qu’ils servent à leurs clients. Pour compléter l’activité, Chris est tuteur en télétravail pour l’open university du Royaume-Uni et Claire organise de stages de Reiki.

Une vie plus authentique et plus ensoleillée

« Ceux qui nous connaissent depuis longtemps ne nous auraient jamais imaginé dans cette vie-là », s’amuse Chris. Archéologues, plutôt urbains, ils se sont pourtant très bien faits à la vie parfois un peu rude d’un village bulgare. Le couple a vite tissé des liens avec ses voisins :

« Nous avons fait appel à eux dès le début pour la rénovation de la maison. Nous voulions respecter l’architecture locale et utiliser les mêmes briques de terre crue avec lesquelles les vieilles maisons sont construites. Nos voisins nous ont aussi aidés pour le potager puis pour nos chèvres. »


Chris et ses chèvres (Guillaume Fontaine)

Ils ont également fait l’effort d’apprendre le bulgare. Inconcevable pour eux de rester en vase clos avec la communauté anglophone. Chris promène son violon dans les fêtes locales et se produit avec le groupe folklorique, une fierté du village qui tourne toute l’année dans les environs.

En 2013, avec d’autres, ils ont organisé un festival mêlant musique bulgare et DJ electro, une première dans la région. L’idée a été reprise cette année dans un autre lieu. Les plus conservateurs parmi les locaux semblent se faire à l’idée et les jeunes de Popovo sont ravis.

L’an dernier, un article du Guardian sur leur chambre d’hôtes a dopé le nombre de visiteurs. Le bouche à oreille, une activité intense sur Facebook et d’excellents commentaires sur TripAdvisor commencent à donner une existence touristique au petit village. Effet d’entraînement : selon eux, près d’un client sur deux pense à acheter une maison pour venir s’installer, séduit par le rêve d’une vie nouvelle, plus simple, plus authentique et plus ensoleillée.

Il y a 25 ans, à la chute du communisme, le village comptait 3 000 habitants. Enfin libres d’habiter où ils le désiraient, les habitants ont fuit les campagnes. Les villages ont été désertés, certains ou disparu.


Des gens dansent dans le cadre du Luna Doline Festival, en septembre 2013 (Guillaume Fontaine)

Une maison pour 10 000 euros

Dans ceux qui subsistent, ne vivent plus qu’une poignée d’actifs et les « babas », les grands-mères, qui touchent une maigre pension, vivent de leur jardin et de la rente de leur champ que gère pour elles la coopérative locale. Pas une rue sans maisons vides ou en ruine. Anciennes écoles, dispensaires ou bâtiments administratifs sont également à l’abandon. Voilà qui explique le prix de l’immobilier, l’un des moins cher d’Europe.

Pour 5 000 euros et sans trop de tracas juridiques, vous pouvez acheter une maison habitable au confort sommaire avec l’eau, l’électricité, le téléphone et un beau verger. Sur eBay Royaume-Uni, les enchères commencent à 130 euros. Elles montent à un peu plus de 70 000 pour des villas luxueuses entièrement rénovées. Mais l’essentiel des transactions se fait à moins de 10 000 euros.

En achetant sur place, le prix est divisé par deux. Comptez 5 000 euros supplémentaires pour les travaux d’isolation et votre salle de bain. Vous avez votre nouveau chez vous pour 10 000 euros. Imbattable.


Soirée autour du feu à Popovo, en septembre 2013 

Tous les villages autour de Popovo ont aujourd’hui leur petite communauté. Chacune d’entre elles a son ambiance. A Voditsa, on est plutôt post-hippy ou « alternatif » : mode de vie assez relâché dans l’Eden bulgare à la vie facile. A Palamartsa, c’est plus laborieux. La plupart des expatriés y ont un vrai projet de vie.

Internet ultra-rapide et télétravail

Internet est souvent déterminant dans l’installation et joue le rôle de lien au quotidien. Dans les classements de rapidité, l’Internet bulgare apparaît souvent dans le top 10, toujours loin devant la France ou les Etats-Unis. Un effet de la libéralisation du secteur qui a multiplié les opérateurs malgré un nombre toujours restreint d’utilisateurs. Résultat, même dans un village éloigné, le débit est comparable à celui de la ville. Un avantage indéniable pour le télétravail.

Agnès vend ses toiles sur Internet et expose un peu. Mais elle vit surtout en faisant l’agent immobilier. Viv a pris une retraite précoce mais son mari fait toujours du consulting à distance dans le secteur de la défense tout en peaufinant les extensions de leur maison.

Dans le village voisin, Bram et Anna ont choisi la formule « sans hiver » : ils rentrent alors en Belgique pour travailler.

Evelien, elle, a débarqué l’an dernier de Turquie. Cette Hollandaise a quitté la Cappadoce pour Palamartsa. Organisatrice de séjours touristiques à la carte, elle croit dur comme fer au développement touristique de la Bulgarie. Evelien recrute ses clients avec son site et développe une offre locale qui n’existait pas jusqu’alors.


Popovo (Guillaume Fontaine)

Après plusieurs séjours, Cristina et Mariama ont elles aussi craqué pour « l’esprit du lieu ». Cristina est coach, ses clients sont partout dans le monde. Avec Skype, elle peut mener ses entretiens d’où elle veut. Après avoir lâché son poste en ambassade pour devenir consultante, Mariama jouit de la même liberté.

D’autres sont venus séduits par le rêve d’une vie proche de l’autosuffisance. La plupart des maisons sont vendues avec un bout de terre et un beau verger. Pas de grande exploitation possible mais une agriculture vivrière très modeste, à l’image des Bulgares qui ont choisi de rester ou n’ont pas eu les moyens de partir.

Les locaux, passeurs des traditions

Un matin bleu, glacé et fumant, une petite compagnie avec seaux, couteaux et récipients en nombre. Une petite table de camping dressée dans un coin du jardin avec quelques verres et deux ou trois crus transparent de rakia, la gnole locale.

L’acteur principal grogne dans son enclos. 250 kg, un beau verrat bien gras. Avec son vieux calibre 12, Stepan l’expédie très proprement sans que la bête semble avoir eu le temps de réaliser ce qui lui arrivait.

Le vieux de la maison d’à côté venu regarder la cérémonie approuve. On tire le corps et la longue découpe commence.


Stepan (Guillaume Fontaine)

Stepan est à la manœuvre. Dans le village, c’est lui qui s’occupe de la mort. Chasseur, boucher, il est aussi croque-mort. Un homme précieux. Ian l’a fait venir pour être sûr que tout se passe bien.

Cela fait trois ans qu’Ian est installé à Palamartsa. La première année, il s’est consacré à sa maison. Puis il s’est mis à l’élevage. Comme pas mal de nouveaux arrivants, il n’y connaissait rien. Ses voisins bulgares l’ont aidé. Cela ne l’a pas empêché de faire des erreurs. Il se souviendra longtemps de son premier cochon :

« Des vrais amateurs, on avait fait ça en été. A 6 heures, ça allait très bien. Mais à 9 heures, il faisait déjà 30°C, il y avait des mouches partout. On a dû jeter une bonne partie de la viande. »

On ne l’y reprendra pas. Dans un village voisin, un groupe s’est trouvé complètement démuni face à sa première bête. Ils n’avaient personne avec eux et s’étaient contentés de bouquins et de vidéos sur YouTube. La mise à mort n’avait pas posé de problème particulier mais ils avaient dû s’interrompre pour aller sur l’ordi et s’apercevoir qu’il manquait des séquences sur la découpe.

Et surtout, qu’ils avaient commis l’irréparable : percer les intestins. Et comme ils ne savaient pas qu’il ne fallait pas nourrir le cochon dans les 24 heures précédents la mise à mort, ils étaient pleins. Toute la viande, même lavée à grande eau, avait pris un fumet difficile à supporter.


La découpe du cochon (Guillaume Fontaine)

« Ici, je suis libre »

Ian explique :

« Dans le village, nos voisins vivent en quasi-autarcie. Ils savent bâtir leur maison, cultiver, récolter, élever les animaux, transformer. Ils font ça très bien depuis toujours. Nous serions fous de ne pas faire appel à eux. »

Avec Stepan, une poignée de locaux jouent ainsi le rôle de passeurs des savoir-faire traditionnels. Heureux de voir ces nouveaux arrivants qui veulent apprendre leur mode de vie et apportent un peu de sang neuf. Mustapha est indispensable pour refaire un mur en pierre crue, chercher les champignons ou distiller, un sport local qui aide à passer l’hiver au chaud. Pour le soin des chèvres, il y a Anna et surtout Yumer, le berger. Alors à la question « Qu’est-ce que tu es venu faire à Popovo ? », la réponse de Ian est limpide comme son Rakia :

« Ici, je suis libre. Personne pour me dire comment faire les choses, j’ai des vraies relations avec mes voisins. Et il y a de l’espace. Impossible de retourner vivre en Europe de l’Ouest après ça. »


Cours de cuisine (Guillaume Fontaine)

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

 

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Consommer et agir autrement
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Présentation

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22

Calendrier

Novembre 2014
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>

Images Aléatoires

  • 6188280289 4f4953359e o
  • 14
  • 13
  • DSCF1140
  • MG 4945
  • DSC00835

Partager

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés