Consommer et agir autrement

Vendredi 1 août 2014 5 01 /08 /Août /2014 23:57

 

Source : www.bastamag.net

 

 

L’univers de la culture libre et non-marchande a sa galaxie : Framasoft

par Agnès Rousseaux 25 septembre 2013

 

 

 

    Des millions de logiciels, des services en ligne, des livres, de la musique... Diffusés non par une multinationale, mais par une association, portail francophone de la « culture du libre ». Fer de lance de la promotion des logiciels libres depuis une décennie, Framasoft rassemble tous ceux qui cherchent à inventer d’autres manières de faire tourner un ordinateur, d’échanger des contenus, de partager des œuvres, bien loin des logiques marchandes de Microsoft ou Google. Plongée dans l’univers du libre, à la découverte d’un réseau d’éducation populaire protéiforme.

    Vous cherchez un logiciel « libre » ? Un espace de partage non marchand ? Et même des œuvres ou des biens culturels considérés comme des biens communs ? En surfant sur internet, vous avez de grandes chances de tomber sur Framasoft, l’un des principaux portails francophones du libre. Son annuaire recense 1 600 logiciels, testés et commentés. Depuis 12 ans, ce réseau est devenu le promoteur incontournable d’une « culture du libre » en France, avec le développement de multiples projets : une maison d’édition de livres libres (Framabook), un blog d’informations (Framablog), une équipe de traduction (Framalang), une plateforme de vidéos (Framatube) mais aussi une « forge logicielle » (Framacode, sur Github) ou un laboratoire de projets (Framalab). Derrière tout cela, une communauté de passionnés, utilisateurs, informaticiens et développeurs web, qui font vivre ce réseau d’éducation populaire.

    « Framasoft », c’est l’abréviation de « français-mathématiques », et de « software » (logiciel). Alexis Kauffmann, son fondateur, est professeur de mathématiques à Bobigny (93) quand il découvre un peu par hasard l’existence des logiciels libres, et lance un projet éducatif. Qui s’étendra bien au-delà de ses élèves en devenant un vaste réseau. Les logiciels libres garantissent quatre libertés, étendues depuis aux autres secteurs, explique-t-il : l’utilisation libre du logiciel, c’est-à-dire la liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages, sans payer de redevances à quiconque. Mais aussi la possibilité d’étudier son fonctionnement, et de le modifier pour l’adapter à ses besoins. Et enfin le droit de le dupliquer et de redistribuer des copies, gratuitement ou en les vendant, pour en faire profiter à tous. Le libre accès au code du logiciel permet à chacun d’y intervenir. Et des licences particulières, « libres », garantissent juridiquement ces usages.

    Quand l’homme contrôle la machine... et le code informatique

    Ces logiciels libres ne sont alternatifs qu’en comparaison de la façon d’utiliser, voire de consommer, Internet et l’informatique aujourd’hui, décrit Alexis Kauffmann. L’informatique s’est développée dans les universités. C’est un savoir académique comme les mathématiques. Or on ne pose pas de brevets sur des théorèmes ! « Le logiciel libre s’est développé en réaction à la tentative de certains, comme Bill Gates ou Steve Jobs, de privatiser cela. C’est une façon de préserver la situation antérieure », analyse-t-il. Et de faire en sorte que l’homme contrôle toujours la machine. « Avec le logiciel libre, on est comme devant un appareil qu’on peut ouvrir, explorer, étudier. Pas comme devant le capot d’une voiture aujourd’hui, où tout est devenu incompréhensible avec de l’électronique partout. »

    Progressivement, le petit site agrège d’autres bonnes volontés, prend de l’ampleur, et devient une plate-forme de diffusion des logiciels libres. Framasoft développe des « Framakeys », des clés USB compilant une cinquantaine d’applications pour Windows [1]. Depuis le début du projet, 4 millions de clés ont été diffusées et 750 000 téléchargées sur le site !

    Au-delà des logiciels, libérer une culture

    Mais à Framasoft, il n’est pas seulement question d’informatique et de logiciels. « Ce serait peut-être l’une des plus grands opportunités manquées de notre époque si le logiciel libre ne libérait rien d’autre que du code », annonce Framablog. Faire un tour sur la myriade de sites développées par l’association, c’est plonger dans la galaxie du libre. La philosophie et le système de licences du logiciel libre sont transposées dans les domaines de l’art, de l’éducation ou des sciences. L’objectif ? Promouvoir l’esprit du libre, à contre-courant du modèle économique capitaliste, et diffuser des œuvres, considérées comme des biens communs. L’emblème de cette culture : l’encyclopédie libre Wikipédia, exemple de coopération et de libre partage.

    Framasoft, c’est aussi un espace d’échange convivial, avec un forum qui compte 10 000 membres. Ici l’entraide règne : « Si tu ne sais pas, demande. Si tu sais, partage. » Résultat, plus de 250 000 messages postés. De quoi s’y perdre, mais aussi trouver des réponses quand on galère avec un problème technique. A ses débuts, Framasoft réunit surtout des utilisateurs de logiciels. Mais nul besoin d’être un expert pour contribuer. « Le seul fait d’utiliser un logiciel le fait vivre et connaître. En tant qu’utilisateur, on peut traduire des modes d’emploi, signaler des bugs, décrit Alexis Kauffmann. Entre les utilisateurs et les créateurs de logiciels, ce n’est pas une relation client/développeur ». Chacun peut apporter sa contribution au sein de la vaste communauté Framasoft.

    La liberté de bifurquer et d’aller voir ailleurs

    « Ce qui fait que les gens participent, c’est qu’il savent que personne ne va s’approprier leur travail », précise Alexis Kauffmann. Le libre, ouvert à tous, ne risque-t-il pas d’être récupéré par le secteur marchand ? « Il n’y a aucune barrière pour qu’une entreprise utilise nos outils. Mais il y a un code d’honneur. On s’attend par exemple à ce qu’elle fasse un don. Si une entreprise reprend nos livres libres, elle n’est pas obligée de verser des droits d’auteur, mais ça lui ferait une mauvaise pub de ne pas le faire ». Tout le monde peut utiliser les « briques » de Framasoft, les logiciels ou les contenus créés. Mais personne ne peut s’en arroger un usage exclusif.

    Et quid des logiciels libres qui sont produits par de grosses structures états-uniennes ? « Quand Mozilla [2] affirme vouloir rendre le pouvoir à l’utilisateur, on lui fait confiance, même si c’est géré comme une boite américaine, tranche Alexis Kauffmann. Peu importe, au final. Car tout est ouvert : si un jour quelqu’un estime que c’est mal gouverné, il peut y a avoir un fork ». Un fork ? Une « fourchette » en anglais. C’est-à-dire une bifurcation : on prend le projet là où il en est, et on va le développer ailleurs, différemment.

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    Le logo de Framasoft

    « C’est ce qui s’est passé avec la suite bureautique Open office, gérée par une entreprise : un fork a été créé avec LibreOffice, qui est piloté par une fondation. Avec le libre, une situation n’est jamais figée ». A la différence des logiciels marchands dont les utilisateurs sont dépendants du bon vouloir de son propriétaire.

    Ne pas nourrir le monstre Google

    Les batailles du libre ont évoluées depuis les débuts de Framasoft. On parle désormais plus d’ouverture et de fermeture d’Internet que du code des logiciels. « Google est aujourd’hui plus dangereux que Microsoft, décrit Alexis Kauffmann. Le groupe dispose d’un pouvoir tentaculaire : le premier au courant lors d’une épidémie, c’est Google, car les gens tapent les mots-clés des symptômes sur leur moteur de recherche... « Microsoft tolérait l’installation de logiciels libres. Les fondateurs de Google font beaucoup pour le logiciel libre, mais la taille de l’entreprise est tellement monstrueuse... Quand les fondateurs partiront, on ne sait pas ce que cela va donner avec la pression des actionnaires. On a nourri la bête... ». La solution ? Changer de modèle. Framasoft incite chaque internaute à installer son propre serveur, à partir duquel les données peuvent être partagées. Et à participer ainsi à la décentralisation du réseau.

    Framasoft se bat aussi pour le partage non marchand sur Internet. « On criminalise des gens qui ne font que partager », dénonce le fondateur de Framasoft. « Or Internet est un outil dont la respiration est la copie. Quand tu ouvres une page web, ce n’est pas toi qui va à elle, mais c’est elle qui vient se copier sur ton ordinateur ». Malgré ces combats, Framasoft ne sombre pas dans une radicalité stérile : « Nous ne sommes pas des intégristes du libre, ce qui compte c’est l’état d’esprit, décrit Alexis Kauffmann. Si ton ordinateur est sous Microsoft ou Mac, c’est sans doute que tu as d’autres priorités ! » Et cela n’empêche pas de s’intéresser à l’un ou l’autre des aspects de la culture du libre.

    Parmi ses projets dérivés, on trouve la maison d’édition Framabook, qui a vendu une vingtaine de livres, et 10 000 exemplaires, depuis ses débuts. L’intérêt du livre libre, au-delà de sa reproduction gratuite ? Les mises à jour et les actualisations sont possibles. Le livre ne s’empoussière pas, oublié sur une étagère car fruit d’une époque passée. Framabook publie ainsi à flux tendu, jamais plus de 1000 exemplaires imprimés à la fois. Et comptabilise 100 téléchargements de livre en ligne pour une vente papier. Autre volet : Framazic, site de musique « libre ». Un qualificatif qui fait « référence à la liberté et non au prix », précise le site. « Ce qui définit les licences libres ce n’est pas la gratuité, mais certaines libertés fondamentales accordées aux utilisateurs. » Parmi les autres projets, des outils de collaboration en ligne, de dessin, d’organisation de réunions, ou de calcul en ligne.

    L’avenir sera libre

    Tous ces projets ont entrainé un besoin de structuration du réseau. Framasoft est devenu en 2004 une association, qui fonctionne sur la cooptation. Mais chaque projet reste autonome. Trois salariés, payés essentiellement par les dons des utilisateurs [3], assurent le travail administratif et la coordination. « Framasoft reste un nom de ralliement, une bannière, plus qu’une association, décrit son fondateur. Un lieu qui rend les choses possibles, qui permet de lancer de nouveaux projets grâce à sa notoriété. L’association sert à faire circuler l’énergie, mettre de l’huile dans les rouages. »

    Après une décennie de croissance, quel avenir pour le réseau ? Avec les tablettes et smartphones, les utilisateurs passent plus par des « stores » pour télécharger des applications, que par des annuaires comme Framasoft pour choisir des logiciels. Mais les révélations successives sur l’espionnage généralisé d’Internet ont sensibilisé les utilisateurs qui cherchent à échapper de plus en plus à Google et aux géants qui tentent de contrôler la Toile. Les logiciels libres garantissent la confidentialité des données. Il reste encore beaucoup de travail pour qu’ils deviennent la norme. Et que la culture du libre se diffuse dans tous les secteurs de la société, vienne questionner rapports marchands et modèles économiques. Avec le réseau Framasoft, tout est possible. Comme l’affirme la citation en exergue sur le site : « La route est longue, mais la voie est libre ».

    Agnès Rousseaux

    Twitter : @AgnesRousseaux

    Pour aller plus loin : voir le site Framasoft / La présentation wiki de Framasoft

    Photos : Une via Owni – Portrait CC-BY Pierre-Selim Huard

    Infographie : CC BY-SA Lili.rotzooi@free.fr

     

    Notes

    [1Notamment le navigateur web Firefox, le client de messagerie Thunderbird, la suite bureautique OpenOffice.org ou AbiWord et le lecteur multimédia VLC.

    [2La Fondation Mozilla, à l’origine du navigateur web Firefox et du client de messagerie Thunderbird est issue de l’ex-entreprise Netscape Communications.

    [3Framasoft a un budget de 100 000 euros annuels environ, dont 80 % provient des dons de la communauté des utilisateurs, et une petite partie de la vente de prestations – la création de Framakeys par exemple – et des ventes.


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    Source : www.bastamag.net

     

    Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Consommer et agir autrement
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    Vendredi 1 août 2014 5 01 /08 /Août /2014 23:34

     

    Source : alternatives.blog.lemonde.fr

     

    Le formidable essor des sites de récup’ et de réparation

     

     

     
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    Photo: Gregg Segal, qui avec son projet "7 Days of Garbage" entend sensibiliser aux quantités de déchets générées chaque semaine par les foyers américains

    Photo : Gregg Segal. Son projet "7 Days of Garbage" entend sensibiliser aux quantités de déchets générées chaque semaine par les foyers américains (cf. cet article de Slate US)

    C'est un fait. Aujourd'hui, on ne jette plus, on répare. De nombreuses initiatives tendent à lutter contre la profusion de déchets en limitant l'obsolescence programmée de nos appareils ménagers. Voilà une sélection de quelques références indispensables pour vous y retrouver.

     

    Le mouvement Zero Waste France

    Lancé en février 2014, l'association Zero Waste France entend prouver qu'"un autre modèle que la société du tout jetable est possible". Si 2500 citoyens et 300 organisations et élus ont déjà signé l'appel du mouvement, l'association (ex-CNIID) développe un programme de territoires zéro déchet et travaille à la publication d'un manifeste (en novembre 2014). De quoi passer le message à votre commune et de commencer à agir en vous prenant aussi en main de votre côté.

    Les documentaires

    Photo: ARTE France, Prêt à jeter

    Photo: ARTE France, Prêt à jeter

    Plusieurs documentaires participent à la sensibilisation et à la prise de conscience sur la question de l'obsolescence programmée. A commencer par le film de la réalisatrice Cosima Dannoritzer, Prêt à jeter, qui a connu un grand succès lors de sa diffusion, en 2011. Dans un second documentaire diffusé en juin 2014, la réalisatrice part sur le chemin de la pollution électronique pour dévoiler une chaîne de responsabilités et de complicités complexes.

    Pour comprendre l'ampleur de la pollution générée par nos déchets, guettez aussi la sortie du documentaire du photographe américain Chris Jordan, Midway. Comme le montre la bande annonce suivante, nos déchets menacent même la vie d'albatros vivant dans les contrées les plus reculées.

    Cela n'est pas sans rappeler, d'ailleurs, la problématique du 7ème continent de plastique dont l'évolution est maintenant suivie par des expéditions dédiées...

    Les événements

    La sensibilisation au recyclage n'a rien de nouveau. Si les campagnes de l'ADEME ou la Tournée des Déééglingués attirent l'attention sur la collecte et le recyclage des appareils électriques et électroniques usagés, de nouveaux événements se créent maintenant pour célébrer et faciliter la réparation. A Nantes, les 31 mai et 1er juin 2014, le Festival D (comme DIY, Débrouille, détournement, découverte, etc.) a mis en avant, le temps d'un wee-kend, "les nouveaux bricoleurs". Les Open Bidouille Camp et les Makers Faires sont aussi des espaces de partage autour de pratiques de bricolage, de récup' et de création.

    Les Repair Cafés se multiplient également dans le monde entier. L'idée, simple, consiste à organiser des moments ouverts à tous durant lesquels experts, outils et matériel sont disponibles pour faire toutes les réparations possibles et imaginables : vêtements, meubles, appareils électriques, bicyclettes, vaisselle, objets utiles, jouets, et autres. "On y apporte des objets en mauvais état qu’on a chez soi. Et on se met à l’ouvrage avec les gens du métier", indique le site en ajoutant qu'"il y a toujours quelque chose à apprendre au Repair Café : qui n’a rien à réparer prend un café ou un thé, ou aide à réparer un objet appartenant à un autre. On peut aussi toujours y trouver des idées à la table de lecture qui propose des ouvrages sur la réparation et le bricolage".

    Les plateformes Internet

    Plusieurs initiatives ont vu le jour ces derniers mois pour faciliter l'accès à la réparation. Dans une approche pensée pour créer de l'emploi et revaloriser ce métier, Répar'Tout forme des réparateurs spécialisés dans la réparation de téléphones, tablettes, ordinateurs, imprimantes, petit-électroménager, etc. Samantha Pastour, sa fondatrice, ne manque pas d'idées pour promouvoir la réparation : organisation de points de réparation Répar'Tout sur le modèle de La Ruche qui dit Oui, sensibilisation en entreprise. Même les plus novices peuvent se former en 9 mois (dont 2 mois de stage). "La réparation électronique implique beaucoup d’agilité, de minutie, de patience, et surtout de passion. Nous avons des candidats venant de différents horizons et qui partagent tous une vraie passion pour la réparation", témoigne Samantha Pastour dont le rêve serait d'ouvrir une "école 42" (l’école gratuite pour apprendre à coder ouverte par Xavier Niel) de la réparation.

    D'autres plateformes ont vu le jour ces derniers temps pour faciliter le recours à des dépanneurs, comme oureparer.com ou Mesdépanneurs.comFrançois Penin, co-fondateur d'oureparer.com, explique son désir de se spécialiser dans la mise en avant des professionnels de la réparation de proximité (réparateurs, associations, marques). Objectifs ? Simplifier l’accès et de sensibiliser le grand public à la réparation en France, dynamiser la vie de quartier en favorisant les circuits courts et l’emploi local, limiter les impacts environnementaux et promouvoir la formation à ces métiers.

    Le site Sosav.fr propose pour sa part tout ce dont vous avez besoin pour réparer par vous-même vos appareils : environ 500 guides de réparation gratuits y sont disponibles sous forme de romans photo, ainsi qu'une boutique en ligne qui propose outils et pièces détachées. Un forum permet également de poser des questions à des techniciens en cas de besoin, comme le propose depuis longtemps aussi le site CommentRéparer.com, qui met en ligne de nombreux guides pratiques et une boutique d'outillage.

    Autre option, pour la récup cette fois-ci : le site Co-Recyclage qui se compare à un "bon coin du gratuit" sur lequel on peut récupérer ou donner des objets gratuitement. Proche en ce sens du réseau FreeCycle qui fonctionne sur un système de listes de diffusion localisées, cela permet de trouver ce dont on a besoin en bénéficiant de ce dont d'autres souhaitent se débarrasser. Le site Repair-market.com est aussi un site gratuit pour mettre en relation les personnes qui souhaitent se débarrasser d’objets ou appareils et ceux qui recherchent une pièce, un appareil à réparer, s’équiper pas cher. Pour sa fondatrice,"l’idée est, par exemple, qu’avec deux cafetières identiques hors d’usage, on puisse en remettre une des deux en état. Jeter ne doit pas être un geste systématique !"

    Signe que le secteur se structure, l'association RCube vient de voir le jour afin de "fédérer des acteurs professionnels (associations, entreprises, indépendants…) actifs dans la réduction du gaspillage et des déchets, par la sensibilisation, la récupération, la réutilisation, le réemploi, la réparation, la valorisation et la vente d’occasion des équipements, des ressources et/ou de la matière".

    Et pour ceux qui souhaitent aller plus loin et monter des projets en lien avec le futur des déchets, la plateforme collaborative Future of Waste (FoW) est une mine d'informations qui valorise et met en lien des projets innovants et des solutions intelligentes qui montrent que les déchets peuvent devenir de nouvelles ressources.

    Bref, de quoi prouver que le secteur ne manque pas de ressources et de créativité, n'est-il pas ?

    Anne-Sophie Novel / @SoAnn sur twitter

     

     

    Source : alternatives.blog.lemonde.fr

     

     

    Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Consommer et agir autrement
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    Mercredi 30 juillet 2014 3 30 /07 /Juil /2014 19:48

     

     

    Source : www.reporterre.net

     

     

    Alternatives

    Il a inventé la voiture électrique autonome et sans nucléaire

    Flora Chauveau (Reporterre)

    mercredi 30 juillet 2014

     

     

     

     

    Georges Bonnet, ingénieur de 85 ans, a inventé un système de remplacement rapide des batteries de voitures électriques qui donnerait à celles-ci une plus grande autonomie, tout en évitant l’électricité nucléaire. Une véritable innovation qu’il ne parvient pourtant pas à développer.


    C’est un système qui pourrait bien révolutionner l’utilisation de la voiture électrique. L’idée : en trois minutes, un robot récupère l’une des deux batteries présentes dans la voiture, celle qui est déchargée et la remplace par une batterie chargée. Autonomie totale de la voiture entre deux rechargements : 300 kilomètres.

    L’inventeur de cette station de remplacement de batteries, c’est Georges Bonnet, ancien ingénieur âgé de 85 ans. La passion de l’invention ne l’a jamais quitté. Il y a dix ans, il se lance dans la conception d’un système permettant aux voitures électriques de se recharger plus rapidement.

    Le déclic ? « À la télévision, Serges Dassault assurait que les voitures électriques ne fonctionneraient pas tant qu’elles ne seraient pas dotées de batteries rechargeables. » Actuellement, plusieurs heures sont nécessaires pour recharger un véhicule électrique. Un frein pour leur développement.


    - Georges Bonnet -

    Ingénieur dans l’aéronautique

    A 19 ans, le jeune Georges Bonnet étudie l’électricité à Paris puis passe un concours pour entrer à Air France : il fait partie des six candidats reçus sur plus de trois-cents. Il se lie alors d’amitié avec un ingénieur des arts et métiers. Avec lui, il conçoit ses premières inventions, notamment un outil permettant le démontage des génératrices d’avion.

    Puis, il s’envole pour le Canada où il vit huit ans. En pleine guerre froide, il travaille à la logistique sur la construction de lignes de radars dans les terres de Baffin, en Arctique. De retour en France, il se confronte à une autre réalité : toute l’expérience qu’il a acquise durant ses années aux Canada n’est pas reconnue par ses potentiels employeurs.

    « Je suis retombé au bas de l’échelle » raconte-t-il. Il lui faut de la persévérance pour intégrer des sociétés de constructions aéronautiques, mais il y parvient. Recruté par Dassault, il travaille alors sur des prototypes d’avions aux noms désormais bien connus : l’Etendard, le Mirage III, le Falcon, etc.

    La fin de sa vie professionnelle sera, encore et toujours, faite d’inventions comme cette machine, destinée à simplifier la comptabilité. Une fois à la retraite, l’homme continue ses « bricolages » et se lance dans la conception de sa station de rechargement de batterie.

    L’industrie reste sourde au projet

    Mais alors que son invention semble prometteuse, Georges Bonnet se heurte au refus des industriels. Il a besoin de plusieurs partenaires pour développer la station : un concepteur de voiture électrique, un concepteur de batterie et un de la station en elle-même.

    En 2004, il s’allie à l’entreprise RSP Ingénierie, spécialisée dans la conception de robots industriels basée à Saint-Martin-du-Mont, dans l’Ain. Ensemble, ils déposent le brevet de la station. Mais aucune entreprise ne souhaite développer la voiture électrique et la batterie.

    « J’ai contacté différentes entreprises françaises, des personnalités politiques de tous bords… Ce sont des entreprises chinoise et indienne qui m’ont répondu ! » Or Georges Bonnet, tout comme son partenaire, souhaiterait plutôt voir se développer le système en France...

     

    *Suite de l'article sur reporterre

     

     

    Source : www.reporterre.net

     

     

     

    Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Consommer et agir autrement
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    Dimanche 27 juillet 2014 7 27 /07 /Juil /2014 23:32

     

     

    Souce : www.latelierpaysan.org 

     

     

     

    Quelques liens, des médias généralistes et des associations, qui portent notamment les pratiques de l’autoproduction et de la réappropriation des savoirs.

    Le développement des pratiques d’autoproduction nécessite des vecteurs de diffusion de ces démarches. Vecteurs d’autant plus importants qu’ils participent aux échanges indispensables à l’enrichissement de savoirs et savoir-faire. Nous ne citerons ici que les principaux contributeurs dans le domaine de l’écologie.

     

    Veille agrobiologique

    - Le blog de Jean Marie Morin, animation du réseau Formabio, site d’annonces du réseau agrobiologique
    - Le blog ami de Pascal Pigneret, maraîcher biologique et autoconstructeur de Saône et Loire.
    - Les photos d’un agriculteur très actif travaillant sans labour, avec les outils de Ecodyn-Wenz
    - Ecodyn, des outils de travail du sol sans labour
    - Video d’une technique de couvert végétal aux Etats-Unis (en anglais)
    - Powerpoint d’une technique de "maraîchage sous mulch" en Allemagne
    - Vidéo d’une technique paillage avec des résidus végétaux aux Etats-Unis (en anglais)
    - Le Rodale institute aux Etats-Unis, qui fournit des plans pour le roller-crop (en anglais)
    - Video de mise en pratique sur la culture des patates et ici des courges (en anglais)
    - Et maintenant la vidéo des outils adaptés pour cette technique (en anglais)
    - Le blog de la ferme école du Cégep de Victoriaville au Québec
    - Des vidéos d’outils de semi-direct à l’Université de Virginie ici et ici
    - Des outils adaptés à la pratique du maraîchage sur sol vivant en traction animale (en anglais)

     

    Associations de promotion de l’autoconstruction et de l’écoconstruction (bâti, énergie, bricolage...)

    - Le Pades, association de développement de l’autoproduction accompagnée
    - Les Pact-Arim et le réseau IGLOO, associations qui promeuvent l’auto-réhabilitation des logements
    - Bâtir sain, annuaire écoconstruction
    - Mouvement des auto-constructeurs “Castors”
    - Castors Rhône-Alpes
    - Les Compaillons, diffusion des techniques de construction en paille.
    - Craterre, construction en terre
    - Réseau des écocentres
    - Réseau FECORA
    - La Frenaie, atelier d’autoconstruction de yourte,
    - Association Tripalium, autoconstruction de petit éolien
    - Association Entropie, conscientisation du public par des ateliers et un festival baptisé "Vivre l’Utopie" sur la nécessité de concevoir des objets sous design libre. L’association porte des réflexions sur "l’abstraction des objets dans les sociétés industrielles" qui nous ont beaucoup inspiré pour mettre en mot notre démarche.
    - Usinette, est un Hacklab parisien qui produit une réflexion importante sur l’autoproduction. Un Hacklab est un atelier de bidouille, essentiellement informatique qui permet de détourner les usages attendus des objets.
    - L’Ardheia est une fabrique d’utopies pour l’habitat. Cette association donne une large part aux savoir-faire manuels. Vous les trouverez souvent dans la Creuse.
    - Associations de Vélorution : On s’est renseigné sur les parisiens et on va à Un p’tit vélo dans la tête, des ateliers grenoblois d’autoconstruction et d’autoréparation de vélo.
    - Foire aux savoir-faire : site belge d’aide au faire par soi-même au quotidien.

     

    La construction mécanique

    Sites internet possédant des articles intéressants sur la soudure, le perçage.

    - Rocdacier
    - Le nid de Castors

     

    Le matériel libre

    - Farm Hack, un projet cousin aux Etats-Unis de valorisation des savoir-faire paysans, de développement de technologies appropriées sous licence libre, pour sortir du développement centralisé, descendant, inadéquate de l’industrie. Un projet porté avant tout par de jeunes agriculteurs biologiques, motivés pour être à l’avant-garde d’une ruralité soutenable.
    - PNG - 91.9 koOpen Source Ecology, un projet très abouti de développement participatif (avec une communauté de développeurs tout autour du globe réunis par un forum et des wiki) de technologies jugées nécessaires au démarrage d’une civilisation. Un partenaire envisageable dans le futur pour ADABio Autoconstruction. Un entretien très fouillé avec son fondateur : Rebootons la civilisation avec Marcin Jakubowski d’Open Source Ecology
    - Listes non exhaustives de matériels en Open Source
    - Recensement de projets d’Open Source Hardware

     

    Diffusion de technologies appropriées

    - JPEG - 46.6 koMayal Pedal, une ONG canadienne développe avec des communautés du Guatemala des machines actionnées par des vélos, de quoi augmenter la productivité du travail à un niveau jugé acceptable par ces communautés. On sort ici de la course en avant vers l’innovation technologique dernier cri. La Technique est mise au service de la communauté qui s’en investi, et la soumet à un processus de négociation.
    - JPEG - 12.5 koAssociation grenobloise Feeda, qui développe des technologies de travail des aliments, avec des communautés en Afrique.
    - Ébauche de définition sur Ekopédia des "technologies appropriées"

     

    Notre énergie

    PNG - 7.5 ko- Pour nos locaux, nous passons par Enercoop, un fournisseur d’électricité coopératif.

     

    L’économie sociale et solidaire

    - Placer son épargne pour préserver les terres agricoles par Terre de Lien
    - Le réseau des jardins de cocagne
    - Le regroupement des AMAPs de Haute-Savoie
    - La Mesure, une monnaie locale qui a une âme, à Romans sur Isère (26)
    - L’épargne solidaire et participative par les Cigales
    - Une coopérative qui a presque tout d’une banque, La NEF
    - Le réseau Rhône-Alpes Solidaires de l’ESS, et sa déclinaison iséroise Alpes Solidaires
    - L’URSCOP Rhône-Alpes

     

    Des Médias curieux

    JPEG - 193.1 ko Les éditions Terre Vivante sont pionnier en la matière. En s’appuyant sur leur célèbre revue « les 4 saisons du jardinage », devenue depuis « les 4 saisons du jardin bio », ils ont développé une activité d’édition d‘ouvrage et un centre pédagogique, et contribuent ainsi depuis plus de 30 ans à la réappropriation des savoirs et à l’autonomie à l’échelle individuelle, ou collective. La richesse de leur librairie est impressionnante : alimentation, jardinage, cosmétiques, habitat, écologie, société, bien être. Une somme considérable de pistes à explorer et à mettre en pratique quotidiennement, chacun à sa mesure, chacun à sa vitesse. Nous ne pouvons que vous encourager à parcourir leur catalogue.

     

    JPEG - 386.9 ko La Maison Ecologique, magazine spécialisé qui porte bien son nom, participe également de la diffusion des expériences pratiques facilement reproductibles. Une mine d’informations pour tous ceux qui ont en gestation des projets de construction, d’aménagement, de rénovation écologique.

     

    JPEG - 28.4 koS !lence La revue S !lence est publiée depuis 1982. Elle se veut un lien entre toutes celles et ceux qui pensent qu’aujourd’hui il est possible de vivre autrement sans accepter ce que les médias et le pouvoir nous présentent comme une fatalité.

     

    PNG - 91.2 ko L’écologiste est l’édition française de The Ecologist. Que faire ? Que faut-il faire ? Le contraire de ce que nous faisons aujourd’hui, et dans tous les domaines…

     

    JPEG - 11.3 koL’âge de faire est un mensuel dédié aux expériences alternatives en matière de réappropriation de l’économie, de création de lien social, d’écologie et d’engagement citoyen.

     

    JPEG - 11.4 koKaizen, un magazine pour construire une société écologique et humaine. L’humanité vit ses heures les plus décisives : dérèglements climatiques et pic pétrolier, épuisement de l’eau potable et des terres arables, disparition en masse des espèces et pollutions généralisées, crises économiques, sociales, financières. Et plus grave encore : abandon de l’être humain. Face à cet implacable constat nous aurions toutes les raisons de désespérer et pourtant, silencieusement, un nouveau monde est en marche : intelligent, sobre, mettant au premier rang de ses priorités l’épanouissement de la Vie sur notre planète.

     

    JPEG - 243.9 koLa Revue Durable est une revue de vulgarisation francophone sur tout ce qui touche à l’écologie et au développement durable.
    - La Revue Durable, Dossier « Des technologies appropriées pour la construction, l’eau et la santé », article « des maisons chaudes et bon marché en paille », Rencontre Bernadette BENSAUDE-VINCENT « les citoyens ont leur mot à dire sur la recherche scientifique », n°19, Février-Mars 2006.
    - La Revue Durable, n°33, Dossier « Économie solidaire et écologie », Article « Devenir acteur de pratiques agricoles et énergétiques durables » et « autoconstruire grâce aux autres », Portrait « André Gorz : l’écologie comme politique », Mars-Avril-Mai 2009.

     

    JPEG - 14.6 ko Rezo, le portail des copains qui recense des articles du net à ne pas louper !

    … sans oublier une parution pionnière et aujourd’hui disparue : La gueule ouverte

     

    Cultures urbaines du "Faire soi-même"

    JPEG - 19.6 koLe "Do it Yourself" sur InternetActu :
    - Répondre à l’injonction d’innover
    - C’est la recherche de l’efficacité qui tue la coopération
    - Makers (1/2) : Faire société
    - Makers (2/2) : Refabriquer la société
    - Makers, pro-amateurs, consom’acteurs… de qui parle-t-on ?
    - FabLabs : refabriquer le monde
    - La prochaine révolution ? Faites-la vous même !
    - L’impression 3D est-elle le moteur de la fabrication de demain ?
    - Von Hippel : le paradigme de l’innovation par l’utilisateur

    JPEG - 11.7 koLes licences libres, le libre, l’impression 3D sur Framablog :
    - Complexité de la clause Non Commerciale des Creative Commons : preuve par l’exemple
    - Ce que pense Eric Raymond de la clause NC des Creative Commons (pas du bien)
    - Regarde le capitalisme tomber à l’ère de la production Open Source
    - L’impression 3D, ce sera formidable... s’ils ne foutent pas tout en l’air !
    - Polémique : la nouvelle imprimante 3D de MakerBot a-t-elle trahi l’open hardware ?

    JPEG - 29.1 koLe Faire soi-même sur OWNI :
    - Le non commercial, avenir de la culture libre
    - Les licences libres aux portes de la révolution
    - Naissance d’un mythe de la bidouille
    - Le “Do it yourself” se boboïse
    - Les fab labs, incubateurs de futur
    - La prochaine révolution ? Faites-la vous même !
    - Quelles différences entre les biens communs et le communisme
    - Entretien avec Bernard Stiegler, philosophe critique de la Technique : Vers une économie de la contribution

     

    Les "biens communs"

    - VECAM, association de réflexion sur les « biens communs ».
    Ouvrage coordonné par l’association Vecam, Libres savoirs, les biens communs de la connaissance - produire collectivement, partager et diffuser les connaissances au XXIe siècle, livre publié sous Licence Creative Commons By-Nc.

    - Framablog, Article de Aka, « Les biens communs ou le nouvel espoir politique du XXIe siècle ? » (04/10)

     

    Sur André Gorz, philosophe critique des sociétés industrielles

    JPEG - 10.7 koEcoRev, revue critique d’écologie politique.
    - Le travail dans la sortie du capitalisme, alias “La sortie du capitalisme a déjà commencé”, lundi 7 janvier 2008, par André Gorz : « La tendance à l’autoproduction regagne du terrain en raison du poids croissant qu’ont les contenus immatériels dans la nature des marchandises. Le monopole de l’offre échappe petit à petit au capital »
    - Penser la question des outils avec André Gorz, vendredi 20 novembre 2009, par Françoise Gollain : « Les moyens d’autoproduction high-tech rendraient “virtuellement obsolète” la mégamachine que constituaient les moyens de production du complexe industriel, et l’ordinateur, devenu outil universellement accessible, permettrait d’accroître le potentiel de relocalisation des cercles de coopération et l’autoproduction hors marché. Cette réunification du producteur et du consommateur au moyen des outils high-tech actuels ou futurs dépasserait l’échelle individuelle pour s’étendre à des populations entières par le biais de réseaux de sociabilité, d’échange et d’assistance mutuelle, de diffusion d’innovations et d’idées, et impliqués dans la réalisation de grandes installations complexes qui produiraient le nécessaire comme le désirable avec une dépense de travail largement inférieure, une productivité très supérieure à celle de leur production industrielle »

    Perspectives Gorziennes, site dédié à l’oeuvre d’André Gorz
    - Daniel Paul, samedi 26 novembre 2011, André Gorz : l’écologie politique entre expertocratie et autolimitation : « Créer des espaces d’autonomie dans lesquels le temps libéré du travail puisse être employé par les individus à des activités de leur choix, y compris des autoproductions de biens et de services qui réduiront leur dépendance du marché et des prises en charge professionnelles ou administratives, et leur permettront de reconstituer un tissu de solidarités et de socialité vécues, fait de réseaux d’aide mutuelle, d’échange de services, de coopératives informelles »
    - Daniel Paul, jeudi 14 juillet 2011, André Gorz : Changer la ville : « Il faut que chacun, dès l’enfance, soit entrainé dans et sollicité par le foisonnement tout autour de lui de groupes, groupements, équipes, ateliers, clubs, coopératives, associations, réseaux cherchant à le gagner à leurs activités et projets. Activités artistiques, politiques, scientifiques, écosophiques, sportives, artisanales, relationnelles ; travaux d’autoproduction, de réparation, de restauration du patrimoine naturel et culturel, d’aménagement du cadre de vie, d’économie d’énergie ; “boutiques d’enfants”, “boutiques de santé”, réseaux d’échanges de services, d’entraide et d’assistance mutuelle, etc  »

     


    Souce : www.latelierpaysan.org

     

     


    Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Consommer et agir autrement
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    Dimanche 27 juillet 2014 7 27 /07 /Juil /2014 23:24

     

    Source : www.bastamag.net

     

     

     

     

    Révolution « open source »

    Ces agriculteurs et ingénieurs qui veulent libérer les machines

    par Agnès Rousseaux 12 novembre 2013

     

     

     

       

       

      Ils fabriquent des machines libres de droits, sans brevet. Des engins à construire soi-même, sorte de meccano géant, écologique et à moindre coût. Pour bâtir des maisons, produire de l’énergie, faire cuire des aliments, extraire des matériaux ou cultiver la terre. De quoi construire un village. Ou une civilisation. Leur objectif : éditer plans et modes d’emploi, construire des prototypes, expérimenter, partager et diffuser à tous, pour faire vivre cette révolution industrielle d’un nouveau genre. Des États-Unis à l’Isère, bienvenue dans l’univers des pionniers de « l’écologie open source ».

      Et si on créait une civilisation en « open source » ? Un monde sans brevets. Des objets, des appareils, des machines, reproductibles à l’infini par tous ceux qui le souhaitent, grâce à la diffusion « libre » de leurs plans. C’est ce que propose Marcin Jakubowski : ce jeune diplômé de physique nucléaire, habitant du Missouri (États-Unis), devenu agriculteur-bricoleur, cherche à constituer et diffuser un kit de 50 machines industrielles – tracteur, bulldozer, moissonneuse-batteuse, four, éolienne, moteur hydraulique, bétonnière ou machine à compacter des briques de terre – pour bâtir, en toute autonomie, l’infrastructure d’un village. Ou les bases d’une civilisation !

      Le principe est simple : il s’agit de fabriquer artisanalement des machines industrielles, à très bas coût (en moyenne 8 fois moins que celles fabriquées industriellement), et d’expliquer à ceux qui le souhaitent comment les reproduire eux-mêmes. Un guide de construction, le « Global Village Construction Set » offre le mode d’emploi de ces innovations. Sur une ferme de 12 hectares dans le Missouri, Marcin Jakubowski et son équipe travaillent à la construction de prototypes, et sur la documentation pour diffuser ces innovations. Avec un mode de fabrication assisté par ordinateur et des imprimantes 3D, « les produits peuvent être conçus comme des Legos », explique Marcin Jakubowski. L’objectif est de penser des outils modulables et adaptables, les plus simples possibles pour pouvoir être reproduits facilement. Une sorte de meccano à taille humaine, permettant de construire des maisons (grâce aux machines fabriquant des briques de terre), de créer un système économique et agricole diversifié, des machines pour répondre aux besoins de base, et même offrir tout le confort moderne possible.

      Recensement et adaptation des outils, réalisation et diffusion des plans

      La démarche s’inscrit dans le courant de l’Open source ecology. Une utopie et des pratiques que veut faire vivre l’association Adabio autoconstruction, en Rhône-Alpes. En se basant cette fois davantage sur les savoir-faire issus d’un métier, celui d’agriculteur, que sur la co-construction d’outils ex nihilo par des ingénieurs et bricoleurs. Objectif de ce projet : la création d’outils agricoles, à construire soi-même, à partir de plans libres de droits. L’idée est née du constat que des agriculteurs font de nombreuses trouvailles en bricolant, en adaptant des outils pour leur travail quotidien, de manière intuitive. L’association s’est donc donnée pour mission de recenser ces inventions, d’en tracer les plans et de les diffuser. En 2009-2010, une quinzaine d’outils sont répertoriés : outils de planches permanentes pour décompacter la terre dans la culture de légumes bio, cadre de vélo utilisé pour désherber, dispositif de traction animale, poulaillers mobiles... Une seule exigence : que ces outils soient reproductibles. Et qu’on puisse les construire avec peu de matériel.

      Le projet est porté par des maraichers bio et des techniciens d’ADABio Autoconstruction (association des producteurs biologiques). « On part d’une recherche empirique, qui valorise le savoir-faire des paysans, explique Julien Reynier, chargé de développement de l’association. On va à l’inverse du modèle des chambres d’agriculture qui veulent diffuser des savoirs dans une démarche descendante ». L’enjeu est de mutualiser et co-produire des outils, pour renforcer l’autonomie des exploitations agricoles. « Car l’agriculture bio, ce n’est pas celle de nos grands-pères, c’est au contraire quelque chose de très technique », poursuit Julien Reynier. Il faut notamment réussir à s’affranchir des intrants chimiques, engrais, pesticides.

      Créer des farm-labs, ateliers ouverts et coopératifs

      Après le recensement, vient l’étape de la « recherche et développement » par les salariés d’Adabio Autoconstruction [1]. Du « toilettage », pour rendre diffusables les outils bricolés sur le terrain. Ces outils créés sont souvent le fruit de la récup’, il faut donc voir comment les fabriquer avec un matériel accessible à tous, notamment des barres de métal « standard ». A partir de là est rédigé un guide avec les recettes de construction, les côtes, références, plans 3D, plans éclatés... « Comme les modes d’emploi d’Ikea ! », sourit Julien Reynier. 600 exemplaires de ce guide sont vendus. Une centaine de paysans participent à des formations, pour apprendre à construire ces outils « open source ».

      Pour les agriculteurs, le jeu en vaut la chandelle. Avec ce système, les outils de planches permanentes, utilisés pour éviter le compactage de la terre, coûtent environ 2000 euros en matières premières, plus une semaine de travail. Dans le commerce, c’est trois fois plus cher. Les commandes groupées de barres de métal de 6 mètres permettent aussi de réduire les coûts. Reste à trouver un lieu pour que chacun puisse venir créer ses outils. « Pour les formations, on loue des ateliers dans des lycées agricoles, on vient avec notre camion plein de matériel pédagogique », explique le chargé de développement. L’association s’est installée dans une ancienne papeterie près de Grenoble et recherche des financements pour y aménager 600 m2 d’ateliers. « Dans l’idéal, il faudrait des ateliers communaux, où chacun peut venir travailler le métal. Des farmlabs, sur le modèle des fablabs qui se développent en ville surtout ».

      Une manufacture open source

      Les outils créés, les plans et modes d’emploi, sont sous licence Creative Commons By-NC (pas d’utilisation commerciale), pour éviter une « récupération » par le secteur marchand. « Mais le débat est ouvert, précise Julien Reynier. Avons-nous quelque chose à craindre ? Nous souhaitons une diffusion large des pratiques d’auto-construction » [2]. L’association est en lien avec le réseau états-unien FarmHack, qui développe, documente et construit des outils pour une « agriculture résiliente ». Au sein de ce collectif, agriculteurs, ingénieurs, architectes ou designers s’allient pour créer des outils libres de droits, dont les modes d’emplois sont répertoriés dans un annuaire sur le site web. Il est possible de prendre conseil ou de suivre les tests effectués avec les prototypes, via un forum (voir la présentation vidéo ci-dessous).

      Ce type de projet essaime, notamment aux États-Unis. Près de Denver, d’anciens associés de Marcin Jakubowski ont créé Open Tech Forever, sur un site agricole en permaculture. Leur objectif est de créer une « fabrique open source », sorte de manufacture pour ceux qui veulent créer des outils. Ce qui les anime ? Relocaliser la production. Car c’est « l’une des étapes les plus importantes pour préparer aux effets déstabilisateurs du changement climatique, et pour rendre les communautés locales capables de construire des systèmes économiques résilients et autonomes », expliquent les fondateurs.

      Appropriation technologique et révolution du travail

      En développant la capacité des communautés locales à créer des machines avec lesquelles il sera possible de fabriquer des produits, la démarche favorise également le recyclage. « Pour le moment, nous achetons les matériaux en magasin. Mais dans le kit de construction, il y a un four à induction et les procédures de roulage à chaud du métal. Donc vous pouvez prendre de l’acier de récupération, le fondre et en sortir de l’acier neuf, explique Marcin Jakubowski. Ce qui fait que chaque décharge de métal est par essence un endroit où l’on peut reconstruire une civilisation. »

      Ces démarches s’inscrivent dans l’histoire du « mouvement des technologies appropriées », né dans les années 1960, lié à la contre-culture américaine, et conceptualisé par l’économiste britannique Ernst Friedrich Schumacher [3]. Ce mouvement revendique une technologie soucieuse de l’environnement, mieux adaptée aux ressources locales, moins coûteuse. Et surtout facilitant l’appropriation : les outils créés, quel que soit leur degré de complexité, devraient pouvoir être compris, contrôlés et entretenus facilement par les populations locales. Une technologie issue de la demande sociale, en quelque sorte, que l’usager peut contribuer à améliorer, et qui permet aux communautés, notamment dans les pays les moins développés économiquement, d’accroître leur autonomie. Dans cette tradition vient aussi s’inscrire le mouvement de l’open source hardware (« matériel open source »), parallèle du mouvement des logiciels libres (« software ») en ce qui concerne les matériaux « en dur ». Comme avec les logiciels, la conception de l’objet, ses plans, son mode d’emploi sont libres, pour que chaque utilisateur puisse étudier, modifier, diffuser, fabriquer, et vendre la conception de cet objet ou le matériel basé sur cette conception.

      Derrière ces nouvelles façons de produire et d’échanger, se dessine aussi pour les promoteurs de l’Open source ecology une révolution du travail et des sociétés. « Pour le moment, nous commençons avec des infrastructures simples. Viendra ensuite l’éducation, la santé, un système financier, une gouvernance. Le matériel médical sera probablement le plus dur à obtenir, s’enthousiasme Marcin Jakubowski. Notre but est de montrer qu’avec 12 hectares et 30 personnes, on peut créer ou recréer un standard de vie moderne saine, jusqu’à avoir des semi-conducteurs (utilisés pour les transistors et micro-processeurs) et du métal, le tout à partir des ressources du site. » Et qu’il est possible de créer une société relativement abondante, avec les bases du confort moderne, dans laquelle les gens travailleraient moins de deux heures par jour... Utopie ? Quoi qu’il en soit, la révolution de l’open source ecology est en marche.

      Agnès Rousseaux

      (@AgnesRousseaux)

      Pour aller plus loin :
      - Adabio autoconstruction, la coopérative des savoirs paysans (Rhône-Alpes)
      - Farmhack (Denver, États-Unis)
      - Open source ecology, le site de Marcin Jakubowski, et le Global Village Construction Set (Missouri, États-Unis). A lire sur Framablog, une interview de Marcin Jakubowski à propos du projet Open source ecology / Factor e Farm.
      - Projet OS, OpenStructures (États-Unis).

      - Présentation du projet Open source ecology de Marcin Jakubowski (en anglais) :

       


      - Présentation du réseau Farmhack (en anglais) :

       

       

       

      - Présentation d’un projet mené par Open source ecology en 2013 (en anglais) :

       


      Photos :
      - Open tech forever
      - Open source ecology
      - Sean Church/ Flickr/ CC 2.0 by

       

       

       

       

       

      Notes

      [1L’association emploie trois salariés (2 équivalent temps-plein), assistés par deux personnes en service civique. Les ressources financières proviennent des fonds de la formation agricole, ainsi que d’une aide de la région Rhône-Alpes.

      [2Une réflexion est en cours autour d’une nouvelle licence, par la Peer to peer Fundation, qui permettrait l’ouverture commerciale des projets sous licence entre structures de l’économie sociale et solidaire, et mais leur fermeture aux structures lucratives.

      [3Économiste britannique d’origine allemande, né en 1911 (et décédé en 1977), inspiré par le bouddhisme, et auteur de Small is beautiful. Une société à la mesure de l’homme, Seuil, 1973.


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      Source : www.bastamag.net

       

       

       

       

       

       

      Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Consommer et agir autrement
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      Dimanche 20 juillet 2014 7 20 /07 /Juil /2014 23:41

       

      Source : www.bastamag.net

       

       

       

       

      Neutralité du net

      Jetez votre box, connectez-vous à l’internet associatif !

      par Mathieu Lapprand 4 septembre 2013

       

       

       

       

       

      Alors que les attaques contre la neutralité du net se font de plus en plus pressantes, que les révélations sur la surveillance du réseau se succèdent, il est temps de redécouvrir une autre manière de se connecter à Internet. Passer de consommateur chez Orange ou Free à adhérent d’un Fournisseur d’accès à internet (FAI) associatif, c’est possible. Mode d’emploi.

      Si vous lisez ces lignes, c’est que vous disposez certainement d’une connexion internet. Qui vous connecte ? Orange, Free ou SFR probablement. Mais savez-vous que rien ne vous oblige à passer par ces structures marchandes ? Il existe aussi des Fournisseurs d’accès à internet (FAI) associatifs. De simples associations regroupant quelques dizaines ou centaines d’abonnés, qui permettent de se connecter en Adsl ou en Wifi. Pour un tarif à peine plus élevé ou équivalent à celui d’une box classique, accédez à internet via un réseau qui ne fouille pas dans vos connections, et devenez acteur de votre propre réseau.

      La plus ancienne de ces associations, French Data Network a été créée en 1992, bien avant les offres des géants actuels. A cette époque, seules quelques associations rassemblant des précurseurs offrent ce type de connexion et permettent l’accès à internet. Premiers arrivés sur le réseau, les acteurs associatifs en ont été totalement marginalisés avec la massification d’internet (deux ménages sur trois disposent d’une connexion à domicile, selon l’Insee). Aujourd’hui, 21 d’entre eux, tous gérés par des bénévoles, sont rassemblés au sein de la Fédération FDN. Dont les principes fondateurs sont le bénévolat, la solidarité, le fonctionnement démocratique et à but non lucratif, la défense et la promotion de la neutralité du Net.

      Du très local au national

      « Parmi les membres de la Fédération, tous ont des modèles et des modes de fonctionnement différents, du très local au national », décrit son président Benjamin Bayart. Le très local, c’est par exemple Sameswireless : une association qui depuis 2009 fournit internet à la commune de Sames (Pyrénées-Atlantiques). Elle compte aujourd’hui 150 abonnés sur 200 foyers de la commune. Pendant longtemps celle-ci n’a pas été desservie car jugée peu rentable. Jusqu’à ce qu’Orange s’y aventure. « L’opérateur s’est décidé à couvrir la zone avec l’Adsl depuis 2 ans, explique Benjamin Bayart. Mais leur offre est plus chère, et de moins bonne qualité. Sameswireless a conservé ses abonnés ! »

      L’accès à internet fourni par Sameswireless provient d’un réseau wifi envoyé par une antenne relais depuis la commune voisine. L’association, qui a mis en place les antennes relais et assure leur entretien, offre à ses adhérents une connexion de 8Mb/s pour 15 euros par mois. Lors de leur adhésion et de l’ouverture de leur connexion, les usagers doivent également payer un « ticket d’entrée » initial de 100 euros. Les tarifs des FAI associatifs ne sont pas très cher comparés aux offres des géants de l’internet : 29 euros par mois chez FDN.fr ou 32 euros par mois chez Franciliens.net, par exemple.

      Outre le wifi, d’autre réseaux fonctionnent avec la fibre ou une connexion Adsl, comme Aquilenet en Aquitaine ou Illyse en Rhône-Alpes : avec ces fournisseurs, il suffit de demander un abonnement au service d’accès Internet pour votre ligne, remplacer la box classique par un modem à brancher sur cette ligne pour être ainsi connecté au réseau associatif concerné. Des "tunnels" ou réseaux privés virtuels (VPN) permettent de connecter in fine votre ligne téléphonique au réseau du FAI de votre choix. Certes, vous ne bénéficierez plus de la télévision numérique, dont les contenus sont cependant accessibles via Internet. Vous pourrez continuer à téléphoner gratuitement grâce au protocole SIP (« Session Initiation Protocol ») qui offre un service équivalent à Skype, mais totalement libre.

      Les FAI dont vous êtes les héros

      La Fédération FDN s’est donnée pour mission d’accompagner les personnes qui souhaitent créer leur propre Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI). La démarche n’a rien d’infranchissable : il suffit de créer une association, de la déclarer à l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), faire quelques configurations techniques et évidemment disposer d’un peu de temps. Un wiki-mode d’emploi est disponible sur le site de la Fédération. Celle-ci propose également un soutien pour les formalités administratives. L’association French Data Network peut aussi donner un coup de main en hébergeant le nouveau FAI sur son réseau le temps qu’il dispose de suffisamment d’abonnés pour devenir autonome. « L’idéal est de disposer au départ de quelques milliers d’euros et d’une cinquantaine à une centaine d’abonnés potentiels », précise Benjamin Bayart.

      Durant des années, ces associations n’ont rassemblé que quelques militants convaincus de la pertinence d’un accès internet non lucratif. Le mouvement connait aujourd’hui un nouvel engouement : une quarantaine de projets se développent actuellement avec le soutien de la Fédération (voir la carte des projets). En cause : les attaques de plus en plus visibles et explicites de la part de nombreux lobbys contre la « neutralité du net ». Cette neutralité est censée garantir un accès égal à l’Internet, quel que soit votre opérateur, votre abonnement ou les sites web que vous visitez. Depuis les lois Hadopi pour enrayer le téléchargement jugé illégal jusqu’aux révélations d’Edward Snowden sur les méthodes de surveillance des États-Unis, ou les pratiques de certains FAI visant à faciliter ou à rendre plus difficile l’accès à tel contenu, cette neutralité est mise à mal.

      Maîtriser les informations et les flux

      « Les Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI) classiques ont des problèmes de rentabilité et cherchent à produire suffisamment pour le moins cher possible, explique Benjamin Bayart. Ils sont prêts à sacrifier la qualité de service, la hotline, brider les débits pour optimiser leurs coûts. Alors que nous, nous produisons le réseau que veulent les adhérents ». Fournisseur d’accès n’est pas une activité très rentable, car elle peut nécessiter d’importants travaux d’infrastructure : creuser des trottoirs, tirer des câbles... Mais la valeur des informations qui passent par les tuyaux est, elle, immense, comme le prouve la capitalisation actuelle des Google, Facebook ou Apple. La tentation est donc grande pour celui qui possède ces tuyaux de jeter un coup d’œil sur ce qu’il y passe. Voire de prioriser tel ou tel contenu, contre rémunération.

      Quand certains abonnés d’Orange ont constaté des lenteurs sur Youtube au printemps dernier, l’opérateur leur a répondu : « Nous sommes en discussion avec YouTube pour améliorer la lecture des vidéos proposées par cette plate-forme ». Étrangement, la qualité de lecture des vidéos proposées par Dailymotion (une plate-forme de vidéos concurrente de Youtube) sur le réseau d’Orange ne souffre pas des mêmes maux. Rien à voir évidemment avec le fait que Dailymotion soit la propriété à 100%... d’Orange ! Bien évidemment tout le monde se défend de filtrer quoique ce soit.

      La prise de conscience des abus pratiqués par certains acteurs du net ne peut que redonner du souffle aux FAI alternatifs. « Après les FAI locaux, les futurs fournisseurs d’accès associatifs s’organiseront autour de centres d’intérêts communs », estime Benjamin Bayart. L’appropriation collective des moyens de communication est en route.

      Mathieu Lapprand

      Photo : CC quelquepartsurlaterre via Owni

      A lire :
      - Le site de la fédération FDN
      - La liste des fournisseurs d’accès associatifs
      - Description des démarches pour créer un FAI
      - L’organisation détaillée du réseau Sameswireless
      - La conférence « Internet, enjeux politiques et sociétaux » de Benjamin Bayart.

       

      La neutralité du net en une image

       

       

       

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      Source : www.bastamag.net

       

       

      Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Consommer et agir autrement
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      Vendredi 18 juillet 2014 5 18 /07 /Juil /2014 18:43

       

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      ça bouge ! Conversion écologique

      Alternatiba : la dynamique prometteuse des villages des alternatives

      par Collectif 18 juillet 2014

       

       

       

      Le mouvement altermondialiste basque Bizi ! a initié en octobre 2013 un grand village des alternatives dénommé Alternatiba, en plein cœur de Bayonne. Depuis cet événement, des dizaines de villes et territoires ont vu éclore des initiatives pour préparer des Alternatiba. De Lille à Bastia, en passant par Nantes et Bordeaux, ces villages visent à mettre en valeur les alternatives au changement climatique et à la crise sociale et écologique. Basta ! relaie les dates des prochains Alternatiba.

      Le 6 octobre 2013 à Bayonne, quelques jours après la publication du cinquième rapport du GIEC [1] sur le dérèglement climatique en cours, 12 000 personnes ont investi les rues et les places de tout le centre-ville pour une journée consacrée aux multiples alternatives concrètes qui existent déjà à la crise économique, sociale, écologique et climatique.

      Un millier de bénévoles, d’exposants et d’associations sont venus faire découvrir ce que l’on peut faire dès aujourd’hui dans tous les domaines de la vie quotidienne : agriculture et alimentation, énergie, habitat, transports, consommation, finance, travail, éducation, etc. En transformant le temps d’une journée tout un centre-ville en « village des alternatives », ces milliers de citoyens ont montré non seulement que les solutions existent, mais aussi qu’elles construisent une société plus agréable à vivre, plus conviviale, plus solidaire, plus juste et plus humaine.

      Cette journée, nommée « Alternatiba », s’est clôturée par une déclaration traduite en une vingtaine de langues européennes pour appeler à organiser 10, 100, 1000 autres « Alternatiba » en Europe d’ici 2015, date de la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui aura lieu en France (voir l’appel ici).

      Vous pouvez d’ores et déjà inscrire plusieurs dates dans vos agendas :
      - Agen (Lot-et-Garonne), le 13 septembre 2014
      - Gonesse (Val d’Oise), les 20 et 21 septembre 2014
      - Nantes (Loire-Atlantique), 28 septembre 2014
      - Lille (Nord), les 4 et 5 octobre 2014
      - Socoa (Pyrénées-Atlantiques), 5 octobre 2014
      - Gironde, les 11 et 12 octobre 2014
      - Tahiti, les 29 et 30 novembre 2014
      - Bastia (Corse), les 6 et 7 juin 2015
      - Joigny (Yonne), le 4 juillet 2015
      - Ile de France, les 26 et 27 septembre 2015
      - Caen (Calvados), les 3 et 4 octobre 2015

      Cliquez sur l’image ci-dessus pour accéder à la carte des Alternatiba.

      Plus d’infos sur http://alternatiba.eu/

      Tous nos articles sur « Alternatiba ».

       

       

      Notes

      [1Groupement intergouvernemental des experts sur le climat

       

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      Source: www.bastamag.net

       

       

       

      Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Consommer et agir autrement
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      Jeudi 10 juillet 2014 4 10 /07 /Juil /2014 20:55

       

      Source : www.reporterre.net

       

      Alternatives

      A Bagnaia, on partage tout, la propriété a disparu, et ça marche

      Les Chemins de terre

      jeudi 10 juillet 2014

       

       

      Depuis trente-cinq ans, la communauté de Bagnaia, en Italie, vit selon des principes de collectivisation des terres et des richesses, d’autonomie alimentaire et de partage du travail. Une expérimentation sociale et agricole qui bouscule les fondements de notre société de consommation.


      Sur la terre rouge de Sienne, la Comune di Bagnaia est un projet hors du commun, et presque utopique. En trente ans, un réel exemple d’expérience de vie sociale basée essentiellement sur l’autonomie, la collectivisation de la richesse, l’égalité et la solidarité, a été mis en place.

      Bagnaia, c’est aussi une ferme, menée selon les principes de l’agriculture biologique, atypique de par ses objectifs de production et son fonctionnement. Fortement imbriquée dans le projet de la Comune, son premier objectif est de produire non pas pour générer un revenu mais pour nourrir les habitants du lieu.

      La Comune ou le « Vivere assieme » (Vivre ensemble)

      La Comune di Bagnaia est née de l’émergence des idées des années post 68, dans l’objectif de créer un lieu collectif le plus autonome possible permettant de se libérer des contraintes du libéralisme et de la consommation de masse.

      Aujourd’hui, elle regroupe vingt-cinq personnes (enfants et adultes), et chacun des adultes a fait le choix d’« investir » dans la vie communautaire en se libérant de la propriété individuelle. Pour rejoindre la Comune di Bagnaia, on ne peut posséder ni propriétés ni argent ; tout est légué à la communauté.

      Ainsi, ils ont réussi à mettre en place un système économique, poussé à l’extrême, au sein duquel l’ensemble des richesses sont mises en commun et sont ensuite redistribuées. Les richesses proviennent essentiellement des ventes des produits de la ferme, des revenus des habitants travaillant à l’extérieur et des dons et legs.

      Les richesses mises en commun sont ensuite redistribuées aux habitants sous la forme d’« argent de poche » : environ 200 euros par mois et 900 euros par an par habitant pour un mois de vacances. La quasi-totalité des autres besoins étant déjà pris en charge par la communauté : la nourriture, un logement dans la grande ferme rénovée, les dépenses d’essence, les visites médicales et frais de santé, la facture téléphonique, l’université pour les enfants…

      Ainsi, grâce au système de collectivisation, chaque habitant dispose d’un habitat, d’un cadre de vie, d’un confort et d’infrastructures qu’il serait difficile d’acquérir dans un cadre strictement individuel.


      - L’ancienne ferme rénovée -

      Décisions par concensus

      Les décisions sont prises selon les principes du consensus, c’est-à-dire qu’il est nécessaire que l’ensemble des membres se soient mis d’accord avant qu’une décision soit validée. Plus précisément, il faut que personne ne s’oppose à la décision, sachant qu’il est possible de ne pas être d’accord mais d’accepter tout de même la décision vis-à-vis de l’intérêt collectif.

      Dans le cas d’une opposition, la proposition est repensée afin que chacun des membres y trouve son compte. Ce système semble donc plus abouti qu’un simple vote à la majorité, car par défaut, ce système laisse toujours une minorité insatisfaite.

      A Bagnaia, une réunion est organisée chaque semaine et rassemble l’ensemble des habitants autours des sujets du moment. Une réunion extraordinaire annuelle est tenue afin de discuter des grandes orientations comptables et des dépenses à prévoir le long de l’année à venir.

      Les repas du midi et du soir, pris collectivement, favorisent l’échange et le dialogue au quotidien. Chaque individu a un rôle à jouer dans la Comune, en tant que cuisinier, femme ou homme de ménage, gestionnaire… Les tâches s’effectuent à tour de rôle et selon les dispositions de chacun ; ainsi l’ensemble des habitants participe à la vie de la communauté.

      Outre cette vie collective, la Comune di Bagnaia, c’est aussi un projet de recherche d’autonomie. Des panneaux solaires produisent tout au long de l’année plus d’énergie que ce que la ferme ne consomme. L’hiver, le bois coupé et récolté permet de chauffer la bâtisse.

      L’eau de pluie est recueillie dans un petit lac artificiel et utilisée pour irriguer les cultures. Une source offre aux habitants une eau potable. Outre la problématique énergétique, cette recherche d’autonomie tend aussi à satisfaire les besoins alimentaires de la communauté grâce à sa production agricole.


      - La ferme de Bagnaia -

      Agriculture et autonomie alimentaire

      Dans un contexte italien où l’auto-suffisance alimentaire ne semble pas une priorité, sachant que les supermarchés regorgent de nourriture bon marché, le projet de Bagnaia consiste à produire au maximum la nourriture qui est consommée sur place par les habitants.

      De ce fait, ce système de production agricole s’inscrit dans le projet social de la Comune et la recherche d’autonomie. Ici, l’agriculture n’a pas pour objectif premier de générer un revenu, mais de produire un produit sain et de qualité tout au long de l’année.

      Cela bien évidemment afin de diminuer les dépenses alimentaires, mais surtout de rester au plus proche des valeurs de la communauté : respect de l’environnement et de l’homme ; cela leur permet notament de s’affranchir autant que possible du système de consommation de masse.

      La Cooperative della Comune di Bagnaia est la structure officialisant l’existence de la ferme auprès des institutions. La ferme est une partie indépendante de la Comune di Bagnaia, sa comptabilité est gérée de telle sorte qu’elle soit toujours excédentaire.

      Le résultat économique provient de la vente des produits, essentiellement au voisinage et aux amis, mais aussi de la somme qu’attribue la Comune di Bagnaia à la coopérative correspondant à la valeur de l’autoconsommation. De ce fait, le fonctionnement de la structure agricole est similaire à une ferme dite classique...

       

      *Suite de l'article sur reporterre

       

       

       

      Source : www.reporterre.net

       

       

       

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      Mardi 8 juillet 2014 2 08 /07 /Juil /2014 19:55

       

      Source : www.reporterre.net

       

      La première épicerie sans emballages jetables ouvre ses portes à Bordeaux

      Sarah (Ecolo Info)

      mardi 8 juillet 2014

       

       

       

      A Bordeaux, La Recharge ouvre ses portes aujourd’hui ! Cette épicerie pas comme les autres vous proposer tout les produits du quotidien, en travaillant exclusivement avec des producteurs locaux et en minimisant au maximum les conditionnements.


       

      Rendez-vous mensuel des Bordelais, les Apéros Ecolos organisés par Ecolo Info sont l’occasion de se retrouver « in real life » autour d’une thématique qui nous pousse à voir plus loin.

      Et le mercredi 25 juin 2014, une centaine de Bordelais se sont retrouvés, à l’heure de l’apéro donc, pour découvrir une épicerie pas comme les autres : La Recharge.

      L’info est officielle, elle ouvre enfin ses portes aujourd’hui (mardi 8 juillet 2014). Mais, chez Ecolo Info, on a joué les enquêteurs et nous avons eu le privilège d’inaugurer les lieux avant même leur ouverture.

       

       

      Du papier toilette de Dordogne

      Souvenez-vous, je vous en parlais déjà en mars. La Recharge est une épicerie SANS EMBALLAGES !

      Jules et Guillaume ont travaillé pendant des mois pour trouver des producteurs locaux, bio si possible, qui ont accepté de jouer le jeu de la vente en gros, en minimisant et réutilisant le plus possible les conditionnements.

      Car l’emballage a deux usages : le transport et la conservation. Ainsi, l’objectif a été de trouver au plus près des producteurs prêts à livrer régulièrement pour assurer des produits de qualité !

       

      *Suite de l'article sur reporterre

       

       

      Source : www.reporterre.net

       

       

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