Consommer et agir autrement

Mardi 25 novembre 2014 2 25 /11 /Nov /2014 19:19

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

La couture devient tranquillement tendance

Mathilde Gracia (Reporterre)

mardi 25 novembre 2014

 

 

 

À l’Atelier d’à côté, les adeptes apprennent à manier l’aiguille et le fil, retrouvant le plaisir de créer leurs propres habits. Une façon de faire artisanale, « anti-standardisation », qui conduit à prendre conscience du gaspillage de l’industrie du textile.


Maria découpe le tissu en suivant les lignes du papier craft (le patron) pour faire une petite pochette : « On m’a dit que c’était la première pièce à faire : facile et qui permet d’apprendre plusieurs choses à la fois ». A trente-deux ans, cette responsable de communication assiste à son premier cours de couture dans l’Atelier d’à côté dans le 11e arrondissement de Paris. « J’ai choisi ce cours car on peut travailler sur ses propres projets ».

Faire soi-même un vêtement unique

Comme de nombreuses apprenties couturières, Maria veut retrouver l’originalité dans ses habits : « Souvent je regarde les vêtements dans les boutiques et me dit : il manque juste un petit pli ici, il faudrait rallonger un peu de ce côté », dit-elle.

De l’autre côté de la table, Isabelle est affairée sur les derniers plis de sa jupe « crayon ». « L’idée c’est d’aller au boulot avec et quand on me demande où je l’ai achetée, de répondre : c’est moi qui l’ai faite ! », s’enthousiasme cette chargée d’études dans les cosmétiques.

Faire soi-même et original, les élèves recherchent surtout « l’anti-standardisation » dans l’Atelier, selon Yanick Couvreur, la professeure : « C’est elles qui vont choisir leurs tissus, leurs modèles, elles se personnalisent une silhouette ». Yanick propose une session de dix cours d’une heure et demie pour 260 euros.

A soixante-et-un ans, cette ancienne musicienne passionnée de couture depuis toujours gère son atelier seule : « J’avais déjà enseigné le solfège dans les écoles, et j’avais besoin de continuer à transmettre ». En 2011, elle prend le statut d’auto-entrepreneur et ouvre sa boutique, passage Saint Pierre Amelot.


- Yanick Couvreur -

Une activité qui revient à la mode

Aujourd’hui, elle réussit à en vivre grâce aux cours et à des commandes de prêt-à-porter : « Je suis ravie de cette reconversion, dit-elle, depuis mi-octobre, je suis débordée ! » Les clientes sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus jeunes, selon elle : « Elles ont beaucoup plus souvent moins de trente ans qu’il y a trois ans », et même quelques hommes qui restent toutefois minoritaires.

Pour Isabelle, élève de Yanick, ce rajeunissement s’explique par une culture de génération : « Je pense que pour les cinquante-soixante ans, la couture était perçue comme une obligation chez les filles, les femmes de trente ans se sont affranchies de cela ».

Et les ventes de machines à coudre le laissent entendre. « Au début des années 2000, 80 % de la clientèle avait plus de cinquante ans, puis on a glissé vers les trente-quarante ans, et depuis deux ou trois ans, nous avons de plus en plus d’adolescentes », affirme Philippe Leruth, le président de l’entreprise Singer France.

Prendre du temps pour soi

Ce succès, Yanick se l’explique aussi par un besoin de ralentir : « Il s’agit aussi de prendre du temps pour soi, c’est presque comme une méditation, on ne pense à rien d’autre quand on fait de la couture ». Isabelle confirme en cousant sa jupe : « Je peux ne pas penser au rapport que je viens de rendre, je suis concentrée sur ma fermeture éclair ! » Dans le calme de l’atelier de Yanick, les femmes renouent ainsi avec le processus de fabrication : « J’ai appris à être patiente et précise », témoigne Nathalie.

Et le travail long et patient est un bon moyen de sensibiliser aux absurdités de l’industrie du textile : « Les fringues H&M qui sont vendues dix euros, moi je sais ce que ça représente comme boulot : au bout de la chaîne,il y un petit chinois, un petit pakistanais qui bosse ». Un concept qu’elle affirme avoir toujours refusé...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

 

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Lundi 24 novembre 2014 1 24 /11 /Nov /2014 18:09

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

Zéro déchet

Composter, recycler, réutiliser, réduire : face aux déchets, une nouvelle devise écologique gagne les grandes villes

par Florent Lacaille-Albiges 24 novembre 2014

 

 

 

 

« Trop compliqué, trop d’habitants, impossible à gérer... » : telle est la réponse de nombreuses municipalités françaises, dont la capitale, pour justifier leur absence d’efforts en matière de recyclage des déchets. Résultat : décharges, incinérateurs et pollutions continuent de se développer. Et leurs coûts d’augmenter. Pourtant, plusieurs grandes agglomérations, de Milan à San Francisco en passant par Lorient, se sont lancées dans une politique de récupération et de recyclage de presque tous leurs déchets. Alors, zéro déchet, mission impossible ?

« Ce serait dommage que les bio-déchets qui sont composés à 80 % d’eau finissent à l’incinérateur. » C’est l’automne, et l’association « le Sens de l’Humus » organise une formation sur le compostage, à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Frédéric Géral, maître-composteur, détaille le fonctionnement et l’utilité du compost. Après une petite heure d’explications et d’observations, le public dispose de toutes les informations pour recycler ses matières organiques. Pour obtenir un bon compost, il faut respecter l’équilibre entre matière carbonée (copeaux de bois, herbe sèche, carton) et matière azotée (restes alimentaires principalement). Vous pouvez également ajouter du marc de café ou des coquilles d’œufs pour faire plaisir aux vers de terre. Évitez en revanche les épluchures d’agrumes, l’ail ou les oignons qui éloignent les bactéries.

Depuis cinq ans, le Sens de l’Humus organise des événements autour d’une compostière de quartier. Un petit baraquement de bois avec un joli slogan – « libérez les lombrics » – dans un coin de square. Ce samedi, c’est également le moment du retournement trimestriel. Une vingtaine d’habitués se rassemblent autour du baraquement et écoutent d’une oreille distraite les dernières explications du maître-composteur. À 11h, une habitante, qui vient déposer un sac d’épluchures de légumes, lance sans le savoir le signal du départ. « Allez, on commence le retournement ! » Les pelles et les fourches sont brandies. Il s’agit de vider le contenu du bac sur une bâche, avant de le remettre en place, une fois aéré et mélangé. Les lombrics vont être libérés !

Et s’il n’y avait que les lombrics : une multitude de petites bestioles grouillantes se bousculent, cherchant vainement à retrouver une place au chaud à l’abri du tas de déchets en décomposition. La face cachée de la biodiversité... Mais c’est là qu’on reconnaît un bon compost : il est grouillant et mouvant. On y trouve des cloportes, des vers de terre (de plusieurs sortes avec des noms latins différents), des larves variées et surtout beaucoup de bactéries – qui grouillent aussi même si on ne les voit pas. Le bon compost est chaud (jusqu’à 70°C) et dégage un léger fumet de forêt et de champignons.

La région parisienne à la traîne

L’opération de retournement est finie vers 13h. Les habitants se sont succédé pour déposer un petit sac d’épluchures, pour récupérer un peu du compost obtenu avec les déchets de l’année dernière, ou simplement pour discuter. Frédéric Géral est fier de cette compostière de quartier qu’il a contribué à créer : « C’est un lieu qui est intéressant écologiquement et socialement, c’est un lieu qui vit. » Désormais, une centaine de familles l’alimentent de leurs déchets alimentaires, lors des « permanences dépôt ».

Le compostage n’est qu’une des multiples façons de traiter les déchets plus durablement qu’en les incinérant ou en les déposant en décharge. Pour tous les militants en faveur d’un meilleur traitement des déchets, la collecte séparée des « fermentescibles » – les végétaux, les restes alimentaires, les cartons, les papiers et les textiles qui peuvent être traités par compostage ou méthanisation – est une étape essentielle. Ces déchets représentent en moyenne 63 % des déchets non-triés, selon l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) qui a analysé le contenu des poubelles françaises.

Plusieurs villes se sont déjà lancées dans la collecte des fermentescibles. Mais ce n’est pas en région parisienne qu’il faut chercher les meilleurs exemples de traitement des déchets. Le programme local de prévention des déchets, adopté en 2012 par la ville de Paris, évite soigneusement la question d’une collecte séparée des matières organiques et insiste beaucoup sur la lutte contre le gaspillage alimentaire. Le précédent plan, validé en 2007, précisait clairement que cette collecte n’était pas envisageable à cause d’une trop grande densité de population et de l’exiguïté des locaux poubelles.

Milan fait bien mieux que Paris

Des citoyens sont convaincus du contraire. Des militants des collectifs qui se battent contre le projet de nouvel incinérateur à Ivry-sur-Seine (collectif 3R, dans le Val-de-Marne) et contre l’usine de tri mécano-biologique et de méthanisation à Romainville (Arivem, Seine-Saint-Denis, lire notre article) sont allés voir ailleurs. Ils sont partis faire un tour dans des villes italiennes qui ont mis en place une collecte beaucoup plus sélective. En marge d’un rassemblement devant le conseil régional d’Île-de-France, Gianni raconte : « Ce n’est qu’en arrivant à Milan qu’on s’est rendu compte que la collecte des bio-déchets était tout à fait possible en zone dense. En faisant un gros travail d’information de la population et en créant des poubelles adaptées et de petite taille, la ville a réussi à mettre en place un système de tri efficace. »

Milan, malgré ses 1,3 millions d’habitants, organise cinq collectes différentes : les déchets alimentaires, les papiers, les métaux et plastiques, les verres et le reste (appelé ordures résiduelles). Encombrants, déchets électroniques et déchets verts sont pour leur part collectés en déchetterie. Et les résultats sont éloquents. Fin 2012, la ville de Milan annonçait une augmentation du volume de déchets triés et recyclés de 33 % par rapport à l’année précédente. « Tout ceci pour un coût inférieur à celui du système précédent, sans collecte des déchets alimentaires », assure Enzo Favoino, responsable scientifique du mouvement Zero Waste Europe.

Lorient et ses éco-citoyens

Lorient (212 000 habitants) est l’une des quelques villes françaises engagées dans une perspective de réduction des déchets. Serge Gagneux, vice-président de l’agglomération lorientaise chargé de la réduction et de la valorisation des déchets, présente fièrement ses chiffres. Depuis 2007, la ville bretonne a fait passer le taux de recyclage de 25 % à 44 %. La masse de déchets mis en décharge est en constante diminution. Quand on lui demande pourquoi avoir engagé cette démarche, il cite deux éléments cruciaux : les objectifs de réduction des déchets du Grenelle de l’environnement et l’envolée des coûts d’enfouissement en décharge

Cependant, pour un meilleur traitement des déchets, il ne suffit pas de développer les systèmes de collecte, le recyclage et le compostage. Il faut également limiter au maximum le remplissage de nos poubelles. Toutes les personnes interviewées le rappellent : « Le meilleur déchet et celui qui coûte le moins cher, c’est celui qu’on ne produit pas. » À Lorient, l’agglomération organise dans ce but des activités de sensibilisation à l’éco-consommation et de lutte contre le gaspillage alimentaire. Un concours scolaire pour dessiner le nouvel autocollant « Stop pub » a également suscité un regain d’intérêt pour ce petit geste écologique. Presque un foyer lorientais sur quatre affiche leur refus de la publicité, alors que 10 ans après son lancement national l’initiative de ces autocollants n’a atteint, en France, qu’un ménage sur dix.

Un annuaire du réemploi et de la récupération

Troisième leçon pour les futurs éco-consommateurs : apprenez à éviter les déchets. Prospectus publicitaires, emballages, sur-emballages et sacs plastiques. Toutes choses éphémères et inutiles : sitôt achetées, sitôt à la poubelle. Il faut donc les éviter. Un autocollant « Stop pub », un cabas, et le tour est joué ! Un peu plus dur maintenant : certains magasins acceptent de vendre en vrac dans des contenants apportés par les acheteurs (lire notre article sur cette initiative à Bordeaux). Il n’y a plus qu’à trouver la bonne adresse près de chez soi pour supprimer une nouvelle série de sacs plastiques.

Limiter le remplissage de nos poubelles, c’est aussi l’objectif des Amis de la Terre qui ont mis en ligne un annuaire du réemploi et de la récupération (consultable ici). Une multitude de petites structures y sont référencées, que ce soit des bibliothèques, des réparateurs de téléphones, ou des associations qui reprennent les vêtements (à l’exemple de cette entreprise de textile à Caen, ou des Ateliers du Bocage, près de Cholet, pour l’électronique). Alors que les appareils électroniques et les vêtements sont difficilement recyclables, ils peuvent ainsi être réparés et gagner une seconde vie. Autant d’objets en moins dans les décharges.

Quid des ordures résiduelles ?

Composter, Recycler, Réutiliser, Réduire. À ces quatre verbe, Enzo Favoino ajoute un cinquième verbe en « R » (composter se dit rot en anglais) : Re-concevoir les produits. Car, il reste toujours un petit quelque chose à « sauver » de la décharge et de l’incinération. Même à Capannori, en Italie, qui peut facilement se vanter de son pourcentage de tri de déchets d’environ 82 %, il reste des ordures ménagères qui ne trouvent pas de solution de traitement et qu’on appelle ordures résiduelles. Depuis 2010, le « Centre de recherche Zéro Déchets » travaille donc, à Capannori, sur ces « restes » pour améliorer encore le traitement des déchets.

« Quand nous sommes devant un sac d’ordures résiduelles, nous le séparons en trois catégories. D’un côté, ce qu’on pourrait recycler (papier, plastique, fraction organique) et qui se retrouve là suite à une erreur de tri. De l’autre, les objets réparables et réutilisables qui ne sont donc pas véritablement des déchets. Enfin, les objets non-recyclables. Pour nous, ce sont des erreurs de design industriel », explique Patrizia Lo Sciuto, membre du centre de recherche Zéro Déchets et coordinatrice de Zero Waste Italy. Paul Connett, chimiste américain, militant pour le Zero Waste depuis près de trente ans et également président du conseil scientifique du centre de recherche, est catégorique : « Si ça ne peut pas être recyclé, ni réutilisé, ça ne doit pas être produit ! » Le défi du centre de recherche est alors de trouver une solution satisfaisante. Paul Connett en appelle à la créativité pour concevoir des objets recyclables afin de remplacer ceux qui encombrent les étagères des chercheurs de Capannori, sans autre possibilité de réutilisation.

San Francisco : première ville sans déchets au monde ?

En 2011, les membres du centre de recherche remarquent la multitude de capsules de café dans la fraction résiduelle des déchets. Certaines capsules sont un savant mélange de plastique, de papier huilé et de café. Après usage, il est impossible de séparer les matériaux pour les recycler. À Capannori, l’étude des capsules café commence … Quelques mois plus tard, les producteurs présentent des capsules éco-compatibles, faites avec du matériel biodégradable ou compostables. Un producteur va même jusqu’à inventer des capsules comprimées – comme une aspirine. La solution idéale, pour Patrizia Lo Sciuto, puisqu’il n’y a que très peu d’emballages avec ces capsules.

Avec cette « stratégie des cinq R », le mouvement espère réduire l’incinération et la mise en décharge à néant. Zero Waste a connu ses premières grandes victoires au début des années 2000. En 2002, la ville de San Francisco a ainsi annoncé son intention de devenir la première ville sans déchets au monde en 2020. Même si ce n’est pas – encore – le cas de Milan et Lorient, d’autres villes affichent également le même objectif, notamment en Italie et au pays basque. Dans la province basque du Gipuzkoa, c’est l’opposition des citoyens à un projet d’incinérateur qui a ainsi permis de lancer l’objectif « Zero Zabor ». Paris et l’Île-de-France resteront-elles au bord du chemin ?

Florent Lacaille-Albiges

Photo : CC Geraint Rowland

 


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Vendredi 21 novembre 2014 5 21 /11 /Nov /2014 21:02

 

Source : horizonscritiques.blogspot.fr

 

 

Une nouvelle initiative associative, pluraliste et autogérée dans le Gard autour d'un salon du livre alternatif, avec des éditeurs indépendants, des auteurs et des rencontres :

Horizons. Féria du livre de la critique sociale et des émancipations
Nimes, 29 et 30 novembre 2014, 10h-19h
Evènement organisé par l'association La coopérative des livres et des idées
Lycée Dhuoda, 17 rue Dhuoda à Nimes
Entrée libre - buvette

Toutes les informations sur : http://horizonscritiques.blogspot.fr/

 

 

 

horizonscritiques.blogspot.com

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Vendredi 21 novembre 2014 5 21 /11 /Nov /2014 20:53

 

Source : www.reporterre.net


 

L’éolienne sous licence libre qu’on pourra construire chez soi

Nathan Frenot (Green It)

mercredi 17 septembre 2014

 

 

 

 

Un bureau d’étude lorrain a conçu un prototype de petite éolienne au rendement stable même avec un vent irrégulier, donc installable en milieu urbain et en montagnes, et dont les plans sont en licence libre. Tout le monde pourra se procurer les plans pour construire, améliorer, diffuser l’innovation.


C’est sur Planet-libre que j’ai découvert ce projet tout à fait intéressant, qui regroupe en son sein plusieurs de mes (vos ?) préoccupations : énergie renouvelable, open source hardware et software. La première phase du projet a été financée à auteur de 8 216 euros sur Ulule.com.

Faire tourner des éoliennes en ville ?

De quoi s’agit-il ? C’est une éolienne sur axe vertical à voilure adaptative, conçue pour garder un rendement régulier quand le vent ne l’est pas (vent tournant, irrégulier…), ce qui permet de l’utiliser en milieu urbain ou en montagne.

Le financement actuel permet à Aeroseed (le bureau d’étude lorrain qui a conçu le projet) de mettre en service la première éolienne, de fabriquer la partie électronique ainsi qu’un banc de test et de mesure.

Atteindre 20 000 € leur permettrait de mettre le produit aux normes, de proposer des kits prêts à monter, de le rendre plus silencieux, économique et esthétique ainsi que de payer un informaticien pour coder le logiciel de contrôle et de commande.

Le concept est passionnant. Une des principales contraintes des éoliennes est que l’on ne peut pas en mettre partout parce que le vent doit être régulier et toujours ou presque dans le même sens, ce qui empêche d’en installer en ville ou en montagne (j’habite dans une ville à la montagne : on y voit peu d’éoliennes…). La conception de celle-ci, si l’on en croit Aeroseed, pallie à ce problème.

Des plans sous licence libre

De plus, c’est de l’open hardware : les principes de l’open source appliqués aux matériels. Tout le monde pourra se procurer les plans pour la construire soi-même et/ou améliorer le concept, y compris de petites entreprises qui n’auraient pas pu supporter le coût d’un brevet.

Vous pourrez alors soit la construire vous-même dans votre garage, soit à terme en acheter une toute faite. L’usage de licences libres permet de gros avantages pour la diffusion et l’industrialisation de tels projets. L’innovation est ainsi profitable pour tous...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

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Jeudi 20 novembre 2014 4 20 /11 /Nov /2014 19:54

 

 

Source : www.telerama.fr

 


 

A Bristol, à Fukushima, en France, des héros ordinaires se battent pour rendre la vie meilleure. Et inventer une autre ère énergétique et économique.

Ils sont français, brésiliens, allemands ou canadiens. Ils créent des monnaies locales, des jardins communautaires, des parcs éoliens citoyens, des entreprises coopératives. Ces « lanceurs d'avenir », comme les appelle Marie-Monique Robin dans son dernier documentaire, Sacrée Croissance !, s'aventurent dans de nouvelles façons de vivre, consommer ou produire, à l'heure où les promesses de l'abondance capitaliste s'évanouissent.

Ils préfèrent le « mieux » au « plus », sèment les graines de ce que pourrait être une société « post-croissance », et revitalisent les questions de l'écologie, de la démocratie et de la politique. Avec un point commun, par-delà la diversité des expériences : ces « héros » ont tous choisi l'action locale.

« Partout en France, dans l'angle mort des médias, des gens ordinaires prouvent que la transformation sociale n'est pas le privilège des puissants, analyse Emmanuel Daniel, auteur du Tour de France des alternatives. Ils […] n'attendent plus de sauveur providentiel pour agir. Partant du constat que ni l'Etat ni le marché n'ont la capacité, la volonté, voire la légitimité, d'organiser efficacement et durablement leurs existences, ils ont décidé d'œuvrer eux-mêmes pour transformer leur vie et celle des autres autour d'eux. »

Difficile d'évaluer l'ampleur de cette « espèce de mouvement social potentiel », le nombre de ces « défricheurs » décrits par Eric Dupin dans un des livres revigorants parus cet automne sur le sujet (1). Ces « petits bouts d'utopie », comme les nomme Emmanuel Daniel, forment un puzzle éclaté, fait de « décroissants », « transitionneurs », « zadistes » ou « alterconsommateurs »…

Faire renaître l’espoir

Minorité agissante ou véritable foisonnement, ils se battent en tout cas contre le sentiment d'impuissance né de la multiplication des constats dramatiques – raréfaction des ressources, crise des écosystèmes, péril du réchauffement climatique, etc. Ils prouvent que « chacun a sa place dans le changement social », et font « renaître l'espoir », écrit Emmanuel Daniel.

A leur manière aussi, ils prennent acte des échecs du mouvement écologiste, qui, depuis quarante ans, n'a pas réussi à convaincre la société qu'elle devait changer avant que ne soit atteint le pic pétrolier (moment où la production décline par épuisement des réserves exploitables).

Il s'agit de rêver d'un changement dont chacun pourrait être l'acteur, à travers le fameux empowerment – « développement du pouvoir d'agir » des individus –, cher aux Anglo-Saxons. « Pas de rêver, les solutions sont déjà à l'œuvre ! », corrige le Britannique Rob Hopkins, auteur d'Ils changent le monde !

Basculer dans une autre ère

En 2006, ce professeur de permaculture (2) a lancé le mouvement des Villes en transition à Totnes, petite ville conservatrice, pour sensibiliser ses habitants au problème du pic pétrolier et organiser localement « un basculement dans une autre ère énergétique et économique ».

Conçue comme une « détox » à usage de citoyens occidentaux biberonnés au toujours plus, la Transition a essaimé dans cinquante pays, grâce à des milliers d'initiatives inventées à l'échelle d'un quartier, d'une ville, et toujours adaptées à leur contexte – monnaie locale à Bristol, coopérative d'énergie renouvelable au Japon après Fukushima, plan de diminution énergétique à Totnes, agriculture urbaine à Montréal…

 

 

Souvent présentée comme le mouvement écolo anglo-saxon ayant connu la plus forte croissance ces dix dernières années, la Transition a défini un nouvel état d'esprit : optimiste et constructif, fait de délibération locale, de révolutions minuscules qui « permettent d'avancer sous les radars, et d'éviter les résistances qu'on rencontre dès qu'on s'attaque à un niveau plus global », dit Rob Hopkins.

“Consommateur ou électeur, chacun devient co-inventeur de solutions”, Olivier De Schutter, rapporteur des Nations unies sur le droit à l'alimentation

C'est une forme de micropolitique. Capable de redéfinir les modèles économiques locaux et d'ouvrir de nouvelles voies à la démocratisation : chacun n'est plus seulement « acheteur passif de biens et de services (en tant que consommateur) ou de programmes politiques préformatés (en tant qu'électeur), il devient co-inventeur de solutions », écrit Olivier De Schutter, le rapporteur des Nations unies sur le droit à l'alimentation, dans la préface du livre de Hopkins. « Nous n'attendons pas la permission des politiques, nous agissons directement, insiste Rob Hopkins. Notre défi, c'est de rassembler ces expériences, de les mettre sous le nez des politiques en leur disant : qu'est-ce que vous attendez pour passer à une autre échelle ? »

Une approche militante et stratégique ultra pragmatique, et différente de celle de leurs cousins français de la décroissance, qui adoptent une position plus idéologique et macroéconomique, où l'Etat garde une place centrale (réduction du temps de travail, revenu universel garanti…). Cet agir local, nouveau mantra alternatif, est aussi à distinguer du Larzac des années 70, souligne Hervé Kempf dans son beau récit sur la ZAD (Zone à défendre) de Notre-Dame-des-Landes, autre exemple d'expérimentation créative : « Il ne s'agit pas de "vivre et travailler au pays" […], mais de vivre et de transformer le monde. » Les zadistes ne sont pas venus « seulement avec la volonté de vivre là, mais aussi de s'émanciper du système dont le projet d'aéroport n'est qu'un symptôme ».

Transformer les mentalités

Rob Hopkins qualifie la Transition de mouvement culturel plus que politique : « Le vrai travail est de transformer les mentalités et la culture locale pour s'adapter au changement post-pétrole et post-croissance, nous rendre résilients et nous réinventer. A Totnes, nous avons d'abord travaillé sur la façon de raconter notre histoire commune ; nous avons inventé des scénarios : à quoi pourrait ressembler, par exemple, notre ville en 2030 ? Petit à petit, la "transition" est entrée dans le vocabulaire des habitants, pour parler de la manière dont ils se voient et voient le monde… » Pour exprimer, ensemble, leurs peurs, leurs questionnements, face à l'annonce que notre civilisation pourrait disparaître.

« Totnes a réussi un long travail d'accompagnement émotionnel et narratif, un "storytelling" de la catastrophe, observe Luc Semal, chercheur au Muséum national d'histoire naturelle et observateur aiguisé des politiques locales de décroissance. Comme avec le "catastrophisme éclairé" du philosophe Jean-Pierre Dupuy, ce storytelling se fonde sur la conviction que nous sommes dans une période de basculement du monde, à laquelle il faut se préparer matériellement et psychologiquement. »

Dépasser le clivage droite-gauche

Parler culture permet de s'adresser au plus grand nombre, au-delà des affinités politiques, culturelles et générationnelles. Le caractère pragmatique des objectifs poursuivis (relocaliser l'économie, manger sainement, lutter contre le gaspillage alimentaire…), aussi. Quant aux thèmes localistes, ils « font écho tant aux valeurs chères aux progressistes (telle que la solidarité) qu'à celles portées par les conservateurs (autonomie, responsabilité) », rappelle Emmanuel Daniel. Et conduisent à dépasser le clivage droite-gauche.

Toute la force du combat local se trouve là. Mais ses fragilités aussi. Comment passer, en effet, du local au global, sachant que les enjeux sont mondiaux ? « Jusqu'où le système politique institutionnel est-il disposé à intégrer la proposition des villes en transition ? s'interroge Luc Semal. Le discours positif sur l'animation d'une vie collective locale, la renaissance d'une économie locale, est facile à adopter. Mais comment faire entendre aux institutions actuelles que "pic pétrolier" signifie, à terme, arrêt de la croissance telle que nous l'avons connue… »

Voyons combien le concept de « transition » s'est affadi dans la dernière loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte. Celle-ci « reste sur une conception classique du progrès technique, qui ne colle pas avec le cadrage idéologique proposé par Rob Hopkins : une pensée politique de la catastrophe […], qui milite dans un contexte de basculement global, d'une ère de croissance vers une ère de pénurie énergétique ».

Il y a donc fort à parier, souligne Eric Dupin, que « la transition citoyenne n'ira pas sans heurts, sans ruptures, sans batailles ni contradictions ». Mais elle a déjà gagné, mine de rien, une première manche : elle a inventé, dit Luc Semal, « l'un des seuls mouvements qui portent un discours post-croissance abouti, et l'accompagnent de solutions concrètes et positives ». C'est subversif et infiniment précieux.

(1) Dans les pas d'ouvrages devenus références : L'Emergence des créatifs culturels. Enquête sur les acteurs d'un changement de société, de Paul H. Ray et Sherry Anderson (2001), Un million de révolutions tranquilles, de Bénédicte Manier (2012), Notre-Dame-des-Landes, d'Hervé Kempf (2013).

(2) Créée dans les années 70 et inspirée du fonctionnement des écosystèmes naturels, la permaculture conçoit des cultures, des lieux de vie, des systèmes agricoles, durables, résilients, économes en travail comme en énergie.

A voir, à lire

Sacrée Croissance !, de Marie-Monique Robin : un film, en DVD, un site et un livre (11 déc.), éd. La Découverte.
Le Tour de France des alternatives, d'Emmanuel Daniel, éd. Seuil/Reporterre, 138 p., 10 €.
Ils changent le monde !, de Rob Hopkins, coll. Anthropocène, éd. Seuil, 204 p., 14 €.
Les Défricheurs, d'Eric Dupin, éd. La Découverte, 278 p., 19,50 €.
Faire de la société un bien commun essentiel, manifeste sur le site Spiral.

 

 

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Source : www.telerama.fr

 

 

 

 

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Mercredi 19 novembre 2014 3 19 /11 /Nov /2014 15:01

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

Sur le campus de Bordeaux, les étudiants découvrent la récupération organisée

Benjamin Pietrapiana (Reporterre)

mardi 18 novembre 2014

 

 

 

Sur le campus de l’Université de Bordeaux, la récupération des objets est lancée. Ateliers, bricolage, troc..., Etu’Récup insuffle du lien et de la vie dans ces lieux impersonnels en luttant contre le gaspillage.


- Bordeaux, correspondance

Le facile à acheter est tout aussi facile à jeter. On peut le voir dans les déchetteries de France, où des meubles parfaitement utilisables côtoient de l’électroménager non trié et des vélos à peine rouillés. Face à ce constat, les étudiants et leurs associations du campus de Bordeaux se réunissent et innovent.

Une asso innovante

Les ressourceries, qui fleurissent en France depuis les années 2000, ont fait leur credo de la récup’ des déchets et leur réhabilitation. S’inspirant de ce modèle, l’association Etu’Récup en a implanté une sur le campus de Bordeaux. Au total, l’association réunit neuf associations au conseil d’administration ainsi qu’une trentaine de personnes physiques.

« Au départ, il s’agissait de réunir les associations étudiantes autour d’un projet fédérant leurs tropismes », résume Aurélie Schild, la coordinatrice associative qui a répondu à un appel d’offres émanant du Crous et de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), dans le cadre du plan local de prévention des déchets. L’objectif : exploiter les ressources de ce lieu qui n’en manque pas.

Cette initiative, du fait de son implantation sur un campus, est la première de ce type. L’asso’, située à la pointe du bâtiment Le Vent Debout, le restaurant universitaire du campus de Pessac, prend les devants et ouvre ses portes aux publics le 18 novembre.

De tout à petits prix

L’aventure a débuté en mars 2014, mais le projet mûrit depuis 2012. Initialement conçu comme une simple ressourcerie, il a pris une autre dimension sous la direction d’Aurélie Schild. « Le constat était désolant », dit-elle. En juin, les étudiants qui partent laissent derrière eux meubles et autres appareils électroménagers alors qu’en septembre, les nouveaux arrivants achètent du neuf au prix courant.

Le projet veut répondre aux besoins des étudiants du campus, mais pas seulement. L’offre ? « En gros, tout ce qui peut servir à un étudiant, des livres, des meubles, de l’électroménager élémentaire. Tout le monde pourra faire ses menues réparations, et ses petits achats », indique Aurélie. Pour quels prix ? Ceux-ci varient, mais sont plus qu’abordables : 40 euros pour un vélo, 8 euros pour un four, 5 euros pour un four à micro-ondes... Qui dit mieux !


- Aurélie Schild et Johanna Cavator -

Il y a actuellement deux tarifs, étudiant et non-étudiant, mais Aurélie envisage d’instaurer sous peu une grille de prix indexés sur des critères sociaux. Les profits générés par la vente serviront à financer l’acquisition des outils nécessaires à la récup’ et au travail de réhabilitation, ainsi qu’à rémunérer les deux salariés de l’association.

Etu’Récup propose également des ateliers. Leurs précédents succès lors des événements de l’été confortent ces jeunes dans leur dynamique. Aurélie se remémore l’expérience du Reggae Sun Ska Festival, qui s’est tenu au mois d’août dans le Médoc. « On a fourni au staff du festival cinquante vélos de notre création réalisés à partir d’épaves de bicyclettes. À Bordeaux, dans la CUB et sur le campus, ce n’est pas ce qui manque ! », s’amuse-t-elle.

Dans la proue du bateau Le vent debout, les ateliers de fabrication et de réparation de vélos commenceront dès l’ouverture, au nombre de deux par semaine. Bientôt, des intervenants compétents seront présents lors d’ateliers simples, mais spécifiques, comme « répare ton frein » ou « ponce ta chaine », ajoute Frederic Fernandes, étudiant lusophone à Bordeaux 3, très investi dans l’association.

Recréer du lien

Outre ces occupations, Etu’Récup agit aussi dans l’immatériel et crée du lien à différentes échelles. « On dit souvent que le campus de l’université de Bordeaux, qui s’étale sur Talence, Pessac et Gradignan, est un lieu abandonné, perdu. Une de nos volontés est de recréer des liens entre les étudiants, les riverains et le personnel de l’université, mais également entre Talence, Pessac et Bordeaux, trois villes de la CUB », complète Johana Cavatore, administratrice d’Etu’Récup.

Et pour ce faire, « on réunit les gens autour d’activités. On apprend ensemble et par nous-mêmes. Ensuite, on fait circuler le savoir, c’est aussi ça le but ». Au final, on est proche de cette éthique DIYDIT (Do It Yourself, Do It Together, Fais-le toi-même, fais-le ensemble).

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

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Lundi 17 novembre 2014 1 17 /11 /Nov /2014 17:39

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

ça bouge ! Doits à l’essentiel

7500 événements, partout en France, autour de la solidarité internationale

par Collectif 17 novembre 2014

 

 

 

 

 

Jusqu’au 23 novembre, la Semaine de la solidarité internationale, avec ses milliers d’initiatives locales, vise à sensibiliser le grand public à la solidarité internationale, aux droits fondamentaux, au commerce équitable, à l’aide aux migrants ou à l’appui de la société civile en Afrique, au Moyen Orient ou en Amérique latine. Des milliers de bénévoles et de salariés organisent un grand nombre de manifestations sur de multiples thématiques, alliant réflexion, créativité et convivialité partout en France. Un événement, dont Basta ! est partenaire, coordonné par le Centre de recherche et d’information pour le développement (Crid).

Nous sommes dans une impasse environnementale, sociale et économique. Des propositions dangereuses et fallacieuses pour sortir de cette situation de « crise » occupent les médias et les esprits de nombres de nos concitoyens. Un autre modèle de société, centré sur l’humain, existe.

La solidarité et l’application du respect des droits humains partout sur la planète sont les conditions de base d’un monde meilleur où toutes et tous vivent dans le bonheur et la dignité. Faites le savoir !

 

 

La Semaine de la solidarité internationale est devenue grâce aux acteurs, aux bénévoles et aux salariés, au fils des ans, le rendez-vous incontournable d’information et sensibilisation sur la solidarité internationale, la citoyenneté, les enjeux du développement.

Cette année encore, du 15 au 23 novembre 2014, pour cette 17ème édition de la Semaine, partout en France, bénévoles et salariés, vont se retrouver, partager et échanger autour des clés de compréhension des enjeux globaux. C’est grâce à cette dynamique collective et festive, que cet événement national participe à la mise en œuvre d’un monde plus durable, juste et solidaire !

Notre ambition, c’est que ce projet Semaine de la solidarité internationale continue à mobiliser de plus en plus d’acteurs et apporte quelques éléments de réponse à tous les citoyens, grâce à ses valeurs d’entraide, de partage, de combat pour plus d’égalité. Nous souhaitons montrer qu’il existe aujourd’hui des initiatives et des transitions pour aller vers un monde plus juste, c’est-à-dire respectueux des droits fondamentaux.

Sébastien Bailleul, chef de projet de la Semaine de la solidarité internationale.

Retrouvez sur cette page toutes les actions organisées dans le cadre de la Semaine de la solidarité internationale.

 

 


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Source : www.bastamag.net

 

 

 

 

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Jeudi 13 novembre 2014 4 13 /11 /Nov /2014 22:58

 

Source : www.la-bas.org

 

 

Mermet, Lordon, Mélenchon… la vidéo de la soirée aux Métallos

Le parti des fâchés tout rouge

Le 07/11/2014

 

Salle comble et motivée pour soutenir LÀ-BAS en route vers la toile. Vous êtiez plus de 500 à la maison des Metallos, le 31 octobre. Merci à toutes et à tous ! Et d’abord cette excellente nouvelle, plus de 6 000 abonnés en six semaines ! Bravo à vous qui participez ainsi à la construction d’un nouveau média critique, indépendant et engagé. Mais ne lâchons rien, nous en sommes au tiers du chiffre nécessaire pour faire décoller LÀ-BAS et son 7-9 NEUF. Nous pouvons y arriver, mais tout dépend de vous ! C’est uniquement avec vos abonnements que nous construisons ce site et l’équipe qui va le faire vivre.

Alors abonnez-vous, faites abonnez, faites circuler sur vos réseaux, soutenez la différence, la vraie.

Et voici de larges extraits vidéos de la soirée. Pour vous régaler et vous fâcher tout rouge !

 

 

S’embarquer sur la toile n’est ni un refuge, ni une revanche, c’est une nouvelle aventure. Nous ne sommes pas non plus en train de monter une boîte, mais de construire le moyen de continuer et de développer Là-bas si j’y suis, à savoir :
- un journalisme de contre-pouvoir, à la fois rigoureux, populaire, original et engagé.
- un souci permanent d’éducation populaire et d’auto-défense intellectuelle, en diffusant les outils et les moyens politiques (et poétiques) de la résistance et de l’émancipation.

Vous avez l’occasion de participer à la construction de ce projet en vous abonnant.
Là-bas

« Je crois que ce 7-9 NEUF ne serait pas conforme à sa belle ambition s’il ne poursuivait pas méthodiquement le projet de mettre les auditeurs très en colère. J’aime à coire qu’il n’y a pas de hasard chromatique dans l’expression populaire qui dit qu’on est fâché tout rouge. Fâché tout rouge, c’est bien ce que l’époque appelle impérieusement. Le 7-9 NEUF doit être l’un de ces rares endroits d’où l’on puisse enfin entendre ce que nous sommes de plus en plus nombreux à penser, à savoir que ce pouvoir nous dégoûte, et qui, ajoutant au présent qui nous enrage la figure d’un avenir à espérer, nous décide à joindre le geste à la parole »

Frédéric Lordon

Avec :

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- Jean-Luc Mélenchon, qui a lancé le Mouvement pour la 6ème République, et appelle à une « manif en ligne » le 12 novembre prochain


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- Frédéric Lordon, auteur de La malfaçon : monnaie européenne et souveraineté démocratique (éditions Les liens qui libèrent, 2014)

- Agnès Rousseaux, du site d’infos indépendant Basta !

- Mathias Reymond, de l’association Action-CRItique-MEDias (ACRIMED)

- Éric Bourlier et Hélène Asso, du Nouveau journal du Pays de Fayence

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-Gilles Balbastre, de l’Association pour le Maintien de l’Information Progressiste Nous avons des armes

- Gérard Mordillat, auteur de Xenia (éditions Calmann-Lévy, 2014)

 

 

 

 

 

 

 

Source : www.la-bas.org

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Jeudi 13 novembre 2014 4 13 /11 /Nov /2014 18:17

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/pierre-cretois

 

 

Serions-nous plus malheureux sans droit de propriété?

© Alexandre Dulaunoy.

Une société du partage, une société de l’accès, une société où l’accomplissement primerait sur l’appropriation apparaît aujourd’hui comme la seule soutenable et véritablement souhaitable. Parce qu’elle transformerait le rapport de chacun aux ressources qu’il cesserait peu à peu de voir comme des propriétés mais de plus en plus comme des vecteurs d’accomplissement partageables et gouvernables en commun.

C’est pourquoi aujourd’hui plus que jamais il est nécessaire de promouvoir la valeur d’accomplissement humain contre le principe de l’accaparement privé des ressources. Ce dernier apparaît comme le versant morbide du capitalisme : le productivisme, le consumérisme et l’accumulation sans limite du capital et des objets que le système économique produit comme une fin en soi au mépris tant des producteurs que des consommateurs.

Certains disent que la propriété est une constante anthropologique dont on ne pourrait se passer. Mais il faut le prouver. Que l’homme aspire au bonheur est évident. Pour ce faire, la propriété lui est-elle nécessaire ? Imaginons qu’un jour il soit possible de tout faire par la simple location des choses ou par l’achat de l’accès à certaines de leurs fonctionnalités sans pour autant les acquérir elles-mêmes, serions-nous plus malheureux ou privés de ce qui est nécessaire à notre bonheur ? Nous aurions accès au nécessaire sans pour autant être propriétaires. Cela prouve que l’on n’a pas besoin du droit de propriété pour s’accomplir et que, de ce point de vue, il peut être aboli car, comme l'écrit Rousseau, « le démon de la propriété infecte tout ce qu'il touche ».  

On nous objectera alors, à juste titre, que le droit de propriété n’est pas nécessaire à l’accomplissement individuel mais qu’il est nécessaire tant à l'organisation sociale qu'à la protection de l’individu contre l'interférence arbitraire des autres : il constituerait un principe d’ordonnancement permettant la délimitation et la coordination des intérêts des agents afin qu’ils n’empiètent pas sur leurs intérêts mutuels et que l’on puisse les départager en cas de conflit. D’ailleurs, parler de location, c’est bien parler des propriétaires bailleurs.

Pourtant, imaginons un monde où personne ne serait propriétaire des choses en tant que telles mais seulement de certains droits sur les choses : le droit de les vendre (ou non), le droit de les détruire (ou non), le droit d’en jouir, le droit d’y passer, l’obligation de les conserver, de les entretenir, le droit d’en gérer les accès, le droit d’y accéder, le droit de les exploiter (ou non). Il n’y aurait plus alors de propriété au sens classique mais seulement des droits multiples permettant de régler les rapports sociaux quant aux choses.

Imaginons maintenant que l’organisation des rapports sociaux sur les choses ne soit pas subordonnée à la pure et simple décision des titulaires individuels (comme c’est largement le cas aujourd’hui où les titulaires peuvent seulement voir leurs facultés limitées par la loi) mais à la destination de ces biens qui serait (dans notre société idéale) l’accomplissement des individus. Imaginons que des ensembles de biens soient mis au service de l’éducation, de la nutrition, de la santé, de la justice, de la communication, de l’habitation, de l’insertion sociale (par le travail et les échanges) – seuls, peut-être, les loisirs relevant de désirs plus individuels pouvant faire l’objet d’une offre plus libre (conforme à leur destination en terme de créativité et de diversité). La logique ne serait plus alors celle de l’accumulation individuelle du capital, mais de la subordination des ressources au service l’accomplissement des hommes. Ne serions-nous pas bien débarrassés des entraves aliénantes que la propriété privée impose actuellement à l’accomplissement humain privant les uns du nécessaire quand les autres croulent sous le superflu, menaçant la planète d'une hyper-production sans mesure et rendant les rapports humains de plus en plus prédateurs ?

On nous objectera que ce serait une société qui écraserait l’individu (au nom de l'éternelle peur du communisme) : pourtant qui préfèrerait une école soumise à la prédation capitaliste plutôt qu’à l’ambition de l’égal accès de tous à l’éducation ? Qui trouve normal de laisser vacant un logement d’habitation dans une zone densément peuplée, c’est-à-dire d’en autoriser un usage non-conforme à sa destination sociale ? Qui trouve normal de laisser quelqu’un mourir de faim à côté d’une abondance à laquelle on lui refuserait l’accès alors qu’elle est inutilisée ou sous-utilisée ? Qui trouve normal de fermer une entreprise bénéficiaire au nom du droit de la société propriétaire d’accroître sa marge sans vergogne ? Si nous sommes tous d'accord sur les réponses à donner à ces questions, c'est que nous sommes tous peu ou prou favorables à une société de l’accomplissement qui, contre une société de l’accumulation privée, s’acheminerait peu à peu vers une abolition de la propriété privée au profit d’une autre forme de régulation des ressources plus conforme à leur destination.

Je terminerais en rappelant cette belle formule de Marx tirée des Manuscrits de 1844 : « La propriété privée nous a rendus tellement sots et bornés qu’un objet est nôtre uniquement quand nous l’avons, quand il existe donc pour nous comme capital ou quand il est immédiatement possédé, mangé, bu, porté sur notre corps, habité par nous, etc. »

 

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/pierre-cretois

 

 

 

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