Fukushima

Dimanche 14 septembre 2014 7 14 /09 /Sep /2014 18:13

 

Source : www.mediapart.fr

 

Polémique sur le témoignage posthume de l'ancien directeur de Fukushima

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

 

Le témoignage de l’ancien directeur de la centrale de Fukushima, Masao Yoshida, interrogé très longuement par une commission d’enquête gouvernementale en 2011, provoque une tempête médiatique au Japon.

Le témoignage de l’ancien directeur de la centrale de Fukushima, Masao Yoshida, interrogé très longuement par une commission d’enquête gouvernementale en 2011, provoque une tempête médiatique au Japon. Ce témoignage était resté confidentiel à la demande de Yoshida, qui est mort en 2013 d’un cancer de l’œsophage.

 

La Une de Asahi Shimbun du 20 mai 2014 
La Une de Asahi Shimbun du 20 mai 2014 © DR

Le gouvernement a finalement décidé, le 11 septembre, de mettre en ligne la transcription intégrale des auditions de Yoshida, après une série de fuites dans la presse. Cette publication a mis dans l’embarras l’un des deux plus grands quotidiens du pays, Asahi Shimbun, qui a reconnu avoir publié en mai dernier un faux scoop prétendument basé sur les propos de Yoshida. Le PDG du journal, Tadakazu Kimura, a fait des excuses publiques, annoncé le licenciement d’un des directeurs, Nobuyuki Sugiura, et pourrait même démissionner lui aussi.

L’article en cause, paru le 20 mai dernier, racontait que 90 % des travailleurs avaient déserté la centrale le 15 mars 2011, quatre jours après le début de l’accident, en désobéissant aux ordres de Yoshida, et s’étaient réfugiés dans la centrale voisine de Fukushima Daini, à dix kilomètres. Asahi Shimbun affirmait s’être procuré le témoignage de Yoshida, alors non public, et y avoir trouvé la preuve de la désobéissance des employés. Ce scoop a fait le tour des médias mondiaux et a choqué le public, donnant l’image d’une centrale abandonnée par ses travailleurs.

À l’époque, les concurrents de Asahi Shimbun ont reproché au journal de ternir l’image des travailleurs, et ont ensuite publié des récits divergents, eux aussi censés s’appuyer sur le témoignage de Yoshida. Cette situation a conduit le gouvernement à divulguer l’intégralité de ce témoignage. Selon le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, cité par le New York Times, « la préoccupation initiale (de Yoshida), à savoir que son histoire soit exposée sans vérification, s’est de fait réalisée », de sorte que « nous pensons que ne pas publier son témoignage aboutirait à un résultat contraire à sa volonté ».

La transcription divulguée par le gouvernement a pris en défaut le récit de Asahi Shimbun, ce qui a conduit le journal à se rétracter. Dans une déclaration publiée le 11 septembre, le journal admet que son article est erroné et qu’il n’a pas pu démontrer que les travailleurs avaient quitté la centrale « contre les ordres » de leur directeur. Selon les explications du journal concurrent The Mainichi, Yoshida n’a pas formellement ordonné à ses employés de se rendre dans la deuxième centrale à dix kilomètres, mais a jugé après coup qu’ils avaient eu raison d’y aller. Il apparaît que Yoshida voulait que les travailleurs se replient dans un lieu relativement peu exposé aux radiations mais à proximité de la centrale, et que, dans la confusion générale, son ordre a été interprété comme celui d’aller à Fukushima Daini. En tout état de cause, le témoignage de Yoshida fait ressortir le manque de préparation à un accident grave de l’équipe de Fukushima, et de Tepco, la société exploitante de la centrale. Le repli du personnel aurait normalement dû s’effectuer selon une procédure déjà prévue, et non dans l’improvisation.

Le témoignage de Yoshida s’oppose aussi à une allégation du gouvernement de Naoto Kan, premier ministre au moment de la catastrophe, selon laquelle Tepco projetait d’abandonner totalement la centrale le 15 mars 2011. Yoshida affirme dans son témoignage qu’il n’était pas question d’évacuer l’installation, et qu’il a toujours veillé à maintenir un nombre suffisant d’agents sur place, même s’il a pu laisser partir certains personnels non indispensables.

Dans l’ensemble, Yoshida critique durement le gouvernement, à qui il reproche de n’avoir pas du tout perçu la gravité de la situation vécue par les travailleurs sur le site. Il raconte par exemple qu’il a entrepris avec son équipe une opération de ventilation pour faire baisser la pression du réacteur n°1, aux premières heures du 12 mars. Or, alors que les travailleurs s’efforçaient déjà depuis des heures d’effectuer la manœuvre dans des conditions périlleuses, Yoshida a reçu du ministère de l’industrie l’ordre de la mettre en œuvre… « Basiquement, (le gouvernement) pensait que les vannes (par lesquelles s’échappe la vapeur radioactive) s’ouvriraient au moment où le ministre l’ordonnerait », dit-il dans son témoignage. Yoshida s’est aussi vu reprocher d’avoir retardé ladite manœuvre pour permettre au premier ministre de survoler la centrale en hélicoptère. Ce qu’il conteste catégoriquement : « J’ai dit aux travailleurs d’actionner la vanne, mais ils n’ont pas pu (à cause de la difficulté de la situation). Peu m’importait que le premier ministre soit en train de voler au-dessus de la centrale, ou de faire n’importe quoi, les gens sur le site voulaient faire la manœuvre rapidement, pour la sécurité du réacteur. »

 

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

 


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Mercredi 3 septembre 2014 3 03 /09 /Sep /2014 17:10

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/veronique-gallais

 

 

Fukushima : soyons rassuré-e-s, nos institutions veillent !

Alors que la situation à la centrale nucléaire est loin d’être sous contrôle, l’exemple de Fukushima illustre malheureusement à merveille le rôle des institutions internationales dans la gestion des activités et accidents nucléaires.

Vingt cinq ans après l'accident nucléaire industriel de Tchernobyl (26/04/1986), soixante-six ans après les bombardements nucléaires des villes de Hiroshima (06/08/1945) puis Nagasaki (09/08/1945), le 11 mars 2011, la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi devait faire face à ce qui se révélera vraisemblablement comme le plus grave accident nucléaire de notre histoire : un tremblement de terre de magnitude 9 sur l'échelle de Richter puis le tsunami qui s'en est ensuivi ont endommagé directement les installations de la centrale à un point tel que les coeurs de trois réacteurs ont fondu, plusieurs explosions ont eu lieu, ajoutant ainsi aux considérables  dégâts physiques immédiats du tremblement de terre et du tsunami (18 000 morts et disparus) le fléau de l'exposition à des retombées radioactives.

Dans un accident industriel "classique", l'on connaît assez rapidement les conséquences matérielles et humaines et l'on peut, quand on en a les moyens et la volonté politique, prendre les mesures adéquates pour trouver et honorer les morts, soigner les blessés, réparer les dégâts et indemniser les victimes.

La situation est tout autre dans le cas d'un accident nucléaire : si la radioactivité peut faire des dégâts immédiats, son pouvoir de nuisance réside surtout dans ses effets à plus long terme. Or, quel que soit le pays, et compte tenu du rôle prédominant des institutions internationales dans les questions nucléaires du fait des liens et accords internationaux existants, les intérêts industriels et politiques prennent la main pour encadrer la gestion de la situation et de la "communication".

Après Hiroshima, Nagasaki, Tchernobyl et Fukushima, comme lors de multiples accidents et incidents ayant échappé au pire, ainsi que lors des multiples essais et interventions militaires impliquant des armes atomiques, les conséquences ont été quasi systématiquement minimisées, voire occultées.

Ce fut le cas pour Tchernobyl, c'est aujourd'hui le cas pour Fukushima.

Au fil des décennies, et encore aujourd'hui, les résultats de recherches sérieuses, quand elles existent, sont retenus ou non dans les analyses officielles selon qu'ilss servent ou non les intérêts défendus par le lobby industrialo-institutionnel pronucléaire, par ailleurs soucieux de maintenir la paix sociale et de préserver les intérêts économiques des investisseurs. Des scientifiques indépendants de ces institutions - quelque brillants qu'ils soient - se trouvent écartés, discrédités, stigmatisés, au lieu d'être considérés et intégrés dans les instances de réflexion pour la gestion de crise, la planification industrielle et sanitaire mais aussi la réglementation.

Pire, des stratégies de communication spécifiques sont mises en oeuvre par des institutions pourtant sensées oeuvrer pour le bien commun. 

C'est le cas actuellement avec  le programme récemment mis en place au Japon sous l'égide des Nations Unies, le Fukushima Global Communication Programme ou FGC (Progamme de Communication global de Fukushima). Présenté comme une initiative majeure de l'UNU-IAS (United Nations University Institute for the Advanced Study of Sustainability, ou Institut pour l'étude avancée de la soutenabilité de l'Université des Nations Unies), avec le soutien financier du gouvernement japonais, il se donne trois objectifs principaux:

- rassembler et synthétiser les informations, conduire des recherches, en particulier pour le bilan de ce qui s'est passé et les enseignements à en tirer pour l'avenir; on considère que, s'il y a eu une période de flou pour l'industrie nucléaire, de nombreux pays continuent d'exploiter des réacteurs nucléaires et à en construire. Il faut donc comprendre pour prévenir. A aucun moment, semble-t-il, l'on envisage que la gravité du désastre de Fukushima, après tant d'autres accidents et incidents, pourrait induire de reconsidérer le choix du nucléaire.

- créer des réseaux et favoriser les collaborations entre les experts japonais et internationaux. ceci inclut des collaborations avec des conseillers spéciaux, d'autres instituts onusiens ainsi que des institutions de recherche de pointe au niveau international. Des conférences d'experts éminents seront organisées, ainsi que des conférences annuelles rassemblant des acteurs académiques clés et des praticiens, pour partager leurs connaissances et expériences.

- communiquer les informations et partager les résultats de recherche au niveau international; à cette fin, le FGC travaillera en étroite collaboration avec l'Office de communication de l'UNU dont la mission inclut la production de documentaires, le développement de sites et portails internet, la traduction de connaissances et la réalisation de ressources pédagogiques, le recours aux réseaux sociaux, la médiation scientifique, le site internet de l'UNU et le webzine de l'UNU. Le projet est supposé utiliser pleinement des réseaux sociaux comme Facebook, Youtube et Twitter. Les résultats de recherche seront présentés en différents formats pour des publics différents.  Basé sur la position, l'expérience et les ressources de l'UNU-IAS, il sera conçu comme une plateforme de communication d'excellence  entre le Japon et le reste du monde pour partager l'expérience de Fukushima et prévenir tout nouvel accident de cet ordre.

Un chercheur-enseignant en science politique à l'Université de Waseda attaché à l'UNU, Christopher Hobson, explique très bien l'esprit de cet institut dans un article publié dans le Japan Times du 07/02/2014, "Lessons for fixing Fukushima".

Christopher Hobson affirme que

"les mesures pour réduire la radioactivité à des niveaux scientifiquement acceptables n'auront que peu d'efficacité si les gens ne croient pas qu'ils peuvent vivre en sécurité; les gens ont besoin de pouvoir faire confiance à ce qu'on leur dit".

Il poursuit :

"Reconstruire cette confiance est une tâche bien plus difficile que de reconstruire des infrastructures, pour laquelle il n'y a pas de solution toute prête. C'est aussi quelque chose que l'on ne peut pas sous-traiter. Cela prend du temps, il faut des efforts et de l'engagement, cela exige de la transparence de la part du gouvernement, son autorité de régulation et de Tepco. Par exemple, l'annonce assez rude qu'a faite le Premier Ministre Shinzo Abe au monde entier, lors de sa campagne pour les Jeux Olympiques, selon laquelle l'accident nucléaire serait "sous contrôle" est précisément l'opposé d'une approche mesurée et honnête, nécessaire pour contribuer à restaurer la confiance."

Selon Christopher Hobson,

"les défis auxquels le Japon est confronté sont certainement particuliers du fait de la combinaison sans précédent entre désastres naturel et technologique, mais il y a beaucoup d'expériences dont le Japon peut encore apprendre".

Il apparaît d'après lui que

"la leçon la plus fondamentale que l'on a tiré des précédents accidents nucléaires à Tchernobyl et Three Mile Island est que les conséquences les plus importantes sont sociales et psychologiques. Sachant cela, il faut faire des efforts bien plus importants pour faire face aux retombées mentales et sociales de Fukushima."

Il poursuit :

"Du fait que les sommes d'argent et les efforts considérables consacrés à la décontamination n'ont pas suffi à convaincre les anciens habitants qu'il pourraient revenir en toute sécurité, il serait approprié de commencer à investir bien davantage dans des infrastructures sociales et la construction de réseaux de soutien aux personnes touchées."

Il s'appuie ensuite sur l'exemple de l'Allemagne et le processus démocratique exemplaire qui a conduit à la décision d'arrêter le nucléaire pour mieux en conclure que cette décision pourrait ne pas être la meilleure pour le Japon, en affirmant que le débat est actuellement polarisé sur les camps anti- et pro-nucléaires. Il estime nécessaire d'organiser un véritable dialogue entre ces positions radicalement opposées pour prendre en compte les spécificités historiques, géographiques, économiques et culturelles du Japon ainsi que les exigences du changement climatique.

Il exprime enfin ce qui est et sera probablement la ligne directrice du FGC :

"Trois ans plus tard, la plupart des défis majeurs auxquels le Japon est  encore confronté ne sont pas l'évacuation des déchets ou la reconstruction des infrastructures mais ils sont d'ordre social, pour restaurer la confiance et le sentiment de sécurité et de bien-être des populations affectées."

Mais peut-on objectivement  être rassuré-e si l'on s'informe un peu ?

Il apparaît en effet évident que, après que l'ampleur du désastre ait été minimisée et des informations que Tepco et le gouvernement détenaient aient été occultées, la situation est loin d'être sous contrôle.

Plus de trois ans après la catastrophe initiale, Tepco ne parvient pas à contrôler la circulation et la contamination d'importants volumes d'eaux souterraines qui viennent se polluer  autour des réacteurs. L'entreprise vient d'annoncer la révision à venir de son projet de mur de glace prévu pour stopper le flux souterrain des eaux contaminées.

Les essais de systèmes de décontamination de l'eau puisée dans le sol avant qu’elle n’atteigne les réacteurs n'ont pas fait leurs preuves pour parvenir à décontaminer l'eau et ne rejeter dans l'océan que de l'eau dont l'essentiel de la radioactivité aurait été retiré ; les coopératives de pêcheurs, dont on espère une coopération compréhensive,  attendent des précisions de Tepco avant de donner leur aval, après le dernier essai en date, au rejet des eaux dans l'Océan Pacifique, par crainte de la réaction des consommateurs.  Mais,quoi qu'il en soit, le dispositif de pompage - en amont des bâtiments - et dérivation vers l’océan ne diminue pas le volume des eaux souterraines qui affluent dans le sous-sol des bâtiments de la centrale (400 tonnes supplémentaires par jour) et se mélangent avec  les eaux fortement contaminées. Au cours des trois derniers mois, ce sont 25,000 tonnes d’eau contaminée au tritium (estimation à 700 millions de becquerels) après filtrage qui auraient été déversées dans l’Océan Pacifique.

Par ailleurs, aucune information n'est communiquée sur la localisation des coriums (combustibles fondus de 3 réacteurs), extrêmement radioactifs, qui font peser un risque d'explosion et de contamination gigantesque, d'autant plus dangereux que le réacteur n°3 fonctionnait partiellement au MOX (assemblage de plutonium et d'uranium appauvri).

Les conséquences sanitaires, génétiques et sociales du désastre de Fukushima sont encore largement inconnues puisque les effets pernicieux des radionucléides se développent au fil du temps et la durée de nuisance pour la vie de certains isotopes atteint des centaines de milliers d’années.

Cependant, des études médicales, biologiques et sociales attestent d'effets déjà patents. Les autorités de la préfecture de Fukushima viennent par ailleurs de constater des cas de cancers de la thyroïde avérés ou suspectés chez 104 enfants. Un mal souvent dû à l'exposition à des rayonnements ionisants, un chiffre bien plus élevé que l'occurrence habituelle.

Soyons rassuré-e-s, nos institutions veillent … à organiser la propagande !

 

Informations en lien avec cet article

A propos du mur congelé de Fukushima, Hori Yasuo, 04/06/2014

Témoignage d’un cerveau irradié, Permaria, 13/07/2014

Le corium de Fukushima, 12/08/2011 et Corium : le point, 19/11/2011

« Corium : c’est le mot tabou de Tepco. Pourquoi l’entreprise responsable de la plus grande catastrophe nucléaire au monde n’en parle jamais ? Tout simplement parce que c’est la matière la plus dangereuse jamais créée par l’homme, une sorte de magma incontrôlable et ingérable, aux conséquences incommensurables. »

 Fukushima : « Notre vie, désormais, c’est de creuser notre tombe », Cécile Asanuma-Brice et Thierry Ribault, 22/05/2013

"The 2nd Fukushima Collective Evacuation Trial",Conférence de presse avec Toshio Yanagihara,  avocat pour le groupe du procès collectif sur l’évacuation de Fukushima et Katsumi Hasegawa, membre du groupe de plaignants.

Le maire de Futaba et l’avocat de « Fukushima Collective evacuation trial » ont demandé l’aide du conseil des droits de l’homme des Nations Unies, 28/07/2013

 

Publication initiale de l'article sur netoyens.info

 

 

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/veronique-gallais

 

 

 

 

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Lundi 11 août 2014 1 11 /08 /Août /2014 13:15

 

Source : hillion-fukushima.blogspot.fr

 

 

vendredi 8 août 2014

C'est fait, déversement massif dans le Pacifique

 

Tepco a déversé un record d’eaux extrêmement radioactives : 700 millions de Bq de tritium dans le Pacifique

 Pour le souvenir : la photo des moyens en 2011
 
 La barrière flottante du port de Fukushima au 10 avril 2011

Au matin du 5 août 2014, Tepco a déversé 2 007 tonnes d’eaux extrêmement radioactives de la dérivation. Suivant les recherches du Fukushima Diary, c’est le déversement record.
A la fin de juillet dernier, aucune diminution du niveau des eaux souterraines n’a été constaté près de la dérivation des eaux souterraines. (cf. Les eaux de la dérivation n’ont pas fait baisser les eaux extrêmement radioactives, elles ne font que contaminer le Pacifique])
Or, les volumes de leurs déversements continuent d’augmenter.
Selon une organisation tierce, la dernière radioactivité en tritium connue pour les eaux déversées était de 340  Bq/l.
Cette fois, on est à 682 380 000 (#700 millions) de Bq de tritium déversés en mer par cette décharge.

Malheureusement, le Pacifique (on s'en doutait) est devenu une poubelle.

Les liens : article 1 de Tepco
                 article 2 de Tepco explication du by-pass

 

 

 

Source : hillion-fukushima.blogspot.fr

 

 

 

 


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Dimanche 20 juillet 2014 7 20 /07 /Juil /2014 20:17

 

 

Source : www.agoravox.fr

 

 

Fukushima for ever

par olivier cabanel (son site)
vendredi 18 juillet 2014

 

Pendant que sur nos plages, les bambins barbotent dans une eau plus ou moins saumâtre, au Japon, d’autres enfants sont en train de subir à grande échelle les retombées de la catastrophe nucléaire…alors qu’en haut lieu, on envisage sereinement de relancer l’activité nucléaire, malgré une population largement hostile.

40 mois se seront bientôt écoulés depuis la tragédie nucléaire Japonaise, et le taux de cancer de la tyroïde des enfants de Fukushima a été multiplié par 40 pour 48% des 375 000 de ceux-ci.

Selon l’épidémiologiste Joseph Mangano, directeur de « radiation & Public Health Project », lors de la catastrophe de Tchernobyl, 80% des enfants nés après l’accident ont eu à en subir les conséquences, sous différentes formes : maladies respiratoires, malformations congénitales, cancers de la thyroïde, maladies mentales…et pourtant le rapprochement de cette situation passée en Ukraine, et celle en cours au Japon n’est pas en faveur de ce dernier.

En effet, les autorités japonaises avaient refusé de distribuer massivement des pastilles d’iode à la population menacée, et il n’est pas compliqué de comprendre que le pire est à venir. lien

Malgré tout, le très pro nucléaire premier ministre Shinzo Abe a la ferme intention de relancer les 48 réacteurs restants au Japon alors que la population a dit clairement à plusieurs reprises son refus de cette énergie.

Malgré les incitations qu’il fait à ses concitoyens, les encourageant à retourner dans certaines zones, 167 855 japonais ont préféré tout de même ne pas y retourner. lien

Il n’y a plus de doutes aujourd’hui sur le lien possible entre le nucléaire et le cancer, et une étude américaine publiée en février 2014 démontre l’existence d’un risque accru de développer un cancer chez les enfants ayant été exposés à la pollution nucléaire de Fukushima.

Cette étude, effectuée d’aout à septembre 2012 par des chercheurs japonais a porté sur 460 habitants vivant à proximité du lieu dévasté. lien

Or, en mai 2013, le comité « scientifique » de l’ONU avait assuré qu’il n’y aurait aucune hausse de cancers parmi la population, tandis que l’OMS prévoyait une « hausse légère des cancers  » mais uniquement pour les nourrissons de la zone la plus contaminée.

Pourtant l’étude épidémiologique réalisée par l’université de médecine de Fukushima prouve qu’en terme de tumeurs détectées, il est constaté un taux 100 fois plus élevé que pour les enfants du reste du Japon. lien

Ce qui n’empêchera pas les puissants lobbys pro nucléaires de se répandre dans la presse affirmant sereinement : « aucun décès ou maladie graves n’ont été enregistrés ni parmi les travailleurs sur le site ni dans la population en général qui ont été exposés aux radiations (…) il n’y a aucun accroissement mesurable d’incidences d’effets sanitaires dus aux radiations qui puisse être attendu aussi bien pour la population exposée que pour ses descendants  ».

Cette jolie désinformation due à l’UNSCEAR (comité scientifique des nations unies sur les effets des radiations nucléaires) a été publié en 321 pages en avril 2014. lien

Dans le même domaine, le journaliste Nicolas Bérubé évoque tout simplement une « paranoïa  » expliquant que la situation n’est pas préoccupante, que les thons rouges contaminés par le césium de la centrale restent largement sous la norme autorisée et qu'ils expulseront les radionucléides pendant leur voyage, jolie trouvaille dont on aimerait avoir l’explication scientifique.

Il semble ignorer que le césium 137 qui s’est fixé dans les chairs du poisson ne s’évacue qu’avec le temps (la période ou demi-vie de ce césium est de 30 ans…), qu’en juin 2013 un bar affichait 1000 becquerels par kilo, et que cette pollution ne touche pas seulement les poissons, mais aussi les mollusques, le plancton, certaines algues, et que par le mécanisme de la prédation, les gros poissons, se nourrissant des plus petits, accumuleront au fil du temps des doses de plus en plus fortes. lien

Le journaliste, interrogeant Gordon Edwards (expert en question nucléaire et président de la coalition canadienne pour la responsabilité nucléaire) Ken Buesseler, radochimiste, et Malcom Crick, secrétaire de l’UNSCEAR, cité plus haut, propose au lecteur une lecture rassurante de la situation, certifiant qu’aucun mort n’est à déplorer suite aux radiations nucléaires de la centrale de Fukushima.

Or c’est ce même UNSCEAR qui affirme qu’à Tchernobyl, seulement 44 morts sont à déplorer suite à la catastrophe, ajoutant que seulement 134 des travailleurs de Tchernobyl étaient tombés malades en raison de leur exposition aux radiations. lien

Cerise sur le gâteau, il assure que sur les 6000 cas de cancer de la thyroïde, seulement 15 sont morts, les autres ayant été traités avec succès, bien loin des 600 000 à 900 000 morts déclarés par l’académie des sciences de l’état de New York (lien), voire des 14 000 à 27 000 morts certifiés par NRC (autorité de sureté américaine) et DOE (département de l’énergie aux Etats-Unis). lien

Une fenêtre d’espoir s’est ouverte récemment, puisque la société Medesis Pharma, crée en 2003 à Baillargues (Hérault) vient de signer un contrat avec le CEA pour finaliser et commercialiser dès 2017 un produit destiné à extraire le plutonium de personnes contaminées.

Pour l’instant l’entreprise est à la recherche de fonds pour lancer la fabrication du produit. lien

Revenons à Fukushima.

Une autre journaliste, Mako Oshidori, riche de 3 ans d’études en médecine, a révélé que Tepco et le gouvernement censuraient la mort des travailleurs de la centrale.

Elle se base pour cela sur les déclarations d’un infirmier qui travaillait sur le site jusqu’en 2013 : « jusqu’à maintenant plusieurs travailleurs de la centrale sont morts, mais seuls les décès de ceux qui sont morts pendant le travail sont rendus publics, et aucuns de ceux qui sont morts brutalement lorsqu’ils n’étaient pas en poste, n’est rapporté (…) il y a des travailleurs qui après avoir fini leur contrat, fortement irradiés finissent par mourir un mois plus tard, mais aucun d’eux n’est ni signalé, ni pris en compte au bilan des morts  ». lien

Quant au démantèlement de la centrale dévastée, il avance à pas de fourmis, et le retrait du combustible de la piscine du réacteur n°4 a été arrêté au début juillet 2014 pour des raisons inconnues qualifiée par Tepco de « période de maintenance  », lequel prévoit de le reprendre en septembre prochain.

Au 30 juin, plus de 75% des assemblages contenus dans la piscine du réacteur en question avait été enlevés, l’opération devant en principe être terminé à la fin de l’année, et devrait être suivi par l’extraction des combustibles des autres réacteurs. lien

C’est en décembre 2013 que Tepco avait décidé de démanteler les réacteurs 5 et 6, ce qui passera par un retrait de 994 assemblages de combustible entreposés pour l’instant dans la piscine du réacteur n°5 dont l’eau nécessite un refroidissement continu.

Or le 6 juillet, Tepco a découvert une fuite externe sur une vanne du circuit d’eau de mer, assurant que « cet évènement n’a eu de conséquence ni pour les travailleurs, ni pour l’environnement ». lien

Quant aux containers destinés à recevoir l’eau polluée de la centrale, ils continuent de se multiplier et à fuir de temps à autre.

Nous voilà donc rassurés.

La question de dépollution de la terre reste préoccupante, et même si une équipe de botanistes japonais a défini quelles étaient les plantes les plus phyto-épuratrices, il faudra beaucoup de temps pour retrouver une terre cultivable sans danger. lien

Normal dès lors que les habitants de la zone contaminée soient sans grand espoir.

Le gouvernement a déjà investi 11 milliards d’euros dans la décontamination, et ce travail de titan semble ne jamais vouloir finir. lien

En France, le démantèlement de la centrale de Fessenheim prend de plus en plus de retard, et Hollande qui avait promis qu’il fermerait la centrale s’il était élu, vient de repousser la date de fermeture à 2019…sauf que s’il n’est plus président à cette date, toutes les options restent possibles, y compris le prolongement de cette vieille centrale. lien

Le cout du démantèlement estimé à 500 millions d’euros semble bien optimiste, puisque l’on sait aujourd’hui que le démantèlement d’une centrale coute aussi cher que sa construction.

Corine Lepage affirmait que le démantèlement des 58 réacteurs nucléaires couterait entre 100 et 200 milliards d’euros, soit entre 1,7 milliards et 3,4 milliards par réacteur. lien

D’autres sont encore plus pessimistes, comme par exemple les membres de la commission énergie 2050 qui avancent le chiffre de 750 milliards d’euros, soit près de 13 milliards d’euros par réacteur. lien

Rappelons que la vieille centrale de Fessenheim, est dotée de 2 réacteurs, dont les cuves sont probablement fissurées (lien) ce qui porterait la note à 26 milliards d’euros…bien loin des 500 millions estimés par EDF.

mauvaise nouvelle pour le budget de l'Etat.

Le comédien Christophe Alévèque, présent au festival d’Avignon, nous propose de finir avec un sourire, évoquant l’improbabilité de la chute d’un « 747  » sur une centrale nucléaire. lien

Comme dit mon vieil ami africain : « celui qui ne participe pas à la lutte, participera fatalement à la défaite  ».

L’image illustrant l’article vient de « cartoradiations.fr »

Merci aux internautes de leur aide précieuse

Olivier Cabanel

 

 

Source : www.agoravox.fr

 


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Mercredi 19 mars 2014 3 19 /03 /Mars /2014 16:24

 

Source : www.mediapart.fr

 

Fukushima: le système de décontamination est inopérant

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

Baptisé ALPS, le système de décontamination installé mi-2013 dans la centrale cumule les incidents. Les fuites d'eau radioactive n'ont cessé de se multiplier.

Le système de décontamination d'eau de la centrale de Fukushima, ravagée par un tsunami en mars 2011, est arrêté depuis le 18 mars en raison de la dégradation de son fonctionnement pour des raisons qui demeurent encore inconnues.

Selon la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) citée par les médias japonais, une des trois lignes de décontamination du système est hors d'usage, conduisant les autorités à arrêter les deux autres pour réparer le système. Baptisé ALPS, le système de décontamination est censé fonctionner depuis la mi-2013, mais les incidents n'ont cessé de se multiplier, les fuites d'eau radioactive s'accumulant.

Plus de 435 000 m3 d'eau contaminée sont actuellement stockés dans plus d'un millier de gigantesques cuves montées dans le complexe atomique. Tepco continue d'en faire installer entre vingt et quarante par mois pour tenter de suivre le rythme du flux continu de liquide souillé provenant des sous-sols du site et des arrosages permanents des réacteurs éventrés.

 

Source : www.mediapart.fr

 


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Mardi 11 mars 2014 2 11 /03 /Mars /2014 18:13

 

*Source : www.reporterre.net

 

Le dernier homme de Fukushima à Paris

Pascale Solana (Reporterre)

mardi 11 mars 2014

 

 

 

Il s’appelle Naoto Matsumura et est le dernier homme vivant sur la zone irradiée de Fukushima. Il était à Paris cette semaine pour une conférence. Reporterre raconte.

 


 

Le dernier homme de Fukushima est venu à Paris le 6 mars. Il entamait une tournée en France qui devait le mener au pied de la centrale de Fessenheim en Alsace et à Strasbourg le 11 mars, date anniversaire de la catastrophe nucléaire survenue au Japon en 2011.

Il s’appelle Naoto Matsumura. Il a 54 ans. Il a refusé d’évacuer la zone interdite autour de la centrale explosée et malgré le tsunami et l’accident nucléaire, il est resté dans son village, Tomioka. Cet agriculteur est le seul habitant autour de Fukushima.

Le photoreporter Antonio Pagnotta a pénétré plusieurs fois la zone rouge et l’a rencontré. De leurs échanges résulte un livre documenté sur la catastrophe et ses conséquences avec des éclairages qui permettent de comprendre le Japon meurtri. Il est paru en 2013 aux éditions Don Quichotte sous le titre Le dernier Homme de Fukushima.

 

 

C’est un récit touchant, à lire à petites doses pour ne pas s’irradier brutalement de malheur et de colère, un récit qui détaille la vie de cet homme avant, pendant et après ce 11 mars qui a figé le temps.

Naoto Matsumura y apparaît comme un résistant, un samouraï sans maître qui a refusé l’humiliation de l’évacuation, de l’errance et du rejet, ne garantissant même pas d’une absence de maladie dans le futur : la centrale nucléaire lui a tout pris, sa vie et ses biens. « Rester ici est ma façon de combattre pour ne pas oublier, ni ma colère ni mon chagrin » dit-il dans l’ouvrage.

En accord avec la philosophie de ses ancêtres, l’homme a continué de s’occuper de la nature irradiée qui perdure et des animaux domestiques rescapés. Chiens, chats, bœufs, veaux radioactifs ont été abattus ou abandonnés, parfois dans leur cage ou à l’attache. Jour après jour, Naoto Matsumura s’en est occupé.

 

 

La relation homme-animal est importante dans la tradition nippone, les animaux ne vivent pas à côté des hommes mais avec eux, et dans la rue comme dans les légendes, les animaux sont présents partout. L’action de Naoto Matsumura qui « tient la vie en respect » tout en suivant un cheminement intérieur relève en quelque sorte l’honneur de tous les Japonais.

Et plus même, au regard du shinto, philosophie basée sur le culte de la nature, le respect de celle-ci, l’admiration de sa beauté, la quête de pureté. Les rituels de purification sont très importants. « Des heures durant les Japonais peuvent contempler le spectacle de la nature sauvage ou la beauté des pierres et du sable d’un jardin zen » explique Antonio Pagnotta. En souillant éternellement la terre, c’est aussi des fondements spirituels que l’apocalypse nucléaire a détruit.

 

Partir ou rester ?

Trois ans plus tard, le 6 mars, à la mairie du IIe arrondissement de Paris, le dernier homme de Fukushima entouré d’élus et d’associatifs est à la tribune pour témoigner devant une petite centaine de personnes rassemblées lors d’un débat public. Il est 19 h passées. Ses cheveux blancs contrastent avec son teint halé. Emmitouflé dans une doudoune noire, visage impassible, il explique que « rien n’a marché ».

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

*Source : www.reporterre.net

 

 


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Lundi 10 mars 2014 1 10 /03 /Mars /2014 18:54

 

Source : www.mediapart.fr

 

Fukushima: des ouvriers toujours exposés à la radioactivité

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

Trois ans après la catastrophe nucléaire, des milliers d'ouvriers qui interviennent sur le réacteur n°1 de la centrale sont toujours exposés à des doses de radioactivité bien supérieures à celles supportables par le corps humain.

Des milliers d'ouvriers du réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Fukushima, ravagée en mars 2011 par un tsunami, continuent d'être exposés à des doses supérieures à 5 millisieverts, un niveau d'exposition bien supérieur au niveau de radiation indolore pour le corps humain, révèle dimanche 9 mars le quotidien nippon Asahi.

L'augmentation des mesures coïncident avec les débordements chroniques d'eau contaminée hors des cuves géantes installées pour contenir les effluves radioactives. L'opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power Co (Tepco), s'est réengagé fin 2013 à améliorer la sécurité des ouvriers, sans nouveaux résultats tangibles.

Selon les statistiques de Tepco, 32 034 ouvriers ont travaillé sur le réacteur n°1 de Fukushima depuis mars 2011. 1 751 ouvriers ont été exposés à une radioactivité de plus de 50 millisieverts, et 173 autres à plus de 100 millisieverts, soit un taux exceptionnellement élevé.

Lire sur le site du quotidien Asahi

LES RISQUES DU NUCLÉAIRE

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 


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Dimanche 9 mars 2014 7 09 /03 /Mars /2014 20:20

 

 

Source : www.mediapart.fr

Trois ans après Fukushima, les antinucléaires manifestent au Japon

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

À Tokyo, des dizaines de milliers de personnes ont participé dimanche à une manifestation contre le nucléaire, à la veille du troisième anniversaire de la catastrophe de Fukushima.

Des dizaines de milliers de personnes ont participé dimanche à Tokyo à une manifestation contre le nucléaire, à l'approche du troisième anniversaire de la catastrophe de Fukushima, le 11 mars 2011. Les manifestants se sont rassemblés dans le parc Hibiya, près des ministères, avant de marcher vers le parlement. Ils ont en particulier critiqué le premier ministre, Shinzo Abe, favorable à la relance des centrales nucléaires japonaises, arrêtées par précaution après l'accident de celle de Fukushima.

Les opposants considèrent qu'il est possible de vivre sans le nucléaire si le gouvernement et les industriels promeuvent les énergies renouvelables et investissent dans les technologies à faible consommation d'énergie.

L'accident nucléaire de la centrale de Fukushima, provoqué par un séisme et un tsunami, a fait 15 884 morts et 2 636 disparus. Depuis, 1 656 personnes sont décédées de stress et de complications, selon les chiffres officiels.

 

 

 

Source : www.mediapart.fr


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Samedi 1 mars 2014 6 01 /03 /Mars /2014 19:34

 

Source : quebec.huffingtonpost.ca

 

Fukushima : les eaux radioactives ont touché la Colombie-Britannique deux ans plus tôt que prévu

RCQC  |  Par Radio-Canada.ca Publication: 27/02/2014 16:53 EST  |  Mis à jour: 28/02/2014 10:33 EST

 


La radiation qui s'échappe de la centrale accidentée de Fukushima au Japon permet aux scientifiques de récolter des données précieuses sur les courants océaniques.

La côte Britanno-Colombienne baigne dans un océan qui affiche un faible niveau de radioactivité à la suite du désastre de la centrale nucléaire Fukushima, selon l'océanographe et chimiste John Smith de l'Institut océanographique de Bedford en Nouvelle-Écosse.

L'arrivée éventuelle de ces eaux radioactives sur les côtes britanno-colombiennes était prévue, mais les modèles informatiques se sont trompés sur le moment de leur arrivée et sur le niveau de radiation.

La centrale nucléaire Fukushima Daiichi a connu de nombreux accidents de fusion nucléaire à la suite du tremblement de terre et du tsunami japonais de mars 2011, dans ce qui est devenu le pire accident nucléaire depuis celui de Chernobyl, en Ukraine, en 1986.

Les modèles informatiques avaient prédit que les eaux radioactives de Fukushima suivraient les courants océaniques et atteindraient les côtes de l'Amérique du Nord en 2016.

« Le signal est arrivé environ deux ans plus tôt que prévu par un des modèles informatiques », a souligné John Smith.

Ce signal est en fait des traces de césium-134 provenant de Fukushima et a été détecté sur les côtes de la province en juin 2013.

« Le signal qui a traversé le Pacifique est arrivé presque directement sur la Colombie-Britannique », a-t-il ajouté.

Il a toutefois noté que les niveaux de radiation présents ne sont pas dangereux. « Ce sont des niveaux extrêmement faibles », a souligné l'océanographe et chimiste.

Ce dernier continuera d'analyser les données reçues et surveiller les eaux canadiennes pour tout signe d'augmentation des niveaux de radiation.

 

Source : quebec.huffingtonpost.ca

 

 

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