Fukushima

Dimanche 20 juillet 2014 7 20 /07 /Juil /2014 20:17

 

 

Source : www.agoravox.fr

 

 

Fukushima for ever

par olivier cabanel (son site)
vendredi 18 juillet 2014

 

Pendant que sur nos plages, les bambins barbotent dans une eau plus ou moins saumâtre, au Japon, d’autres enfants sont en train de subir à grande échelle les retombées de la catastrophe nucléaire…alors qu’en haut lieu, on envisage sereinement de relancer l’activité nucléaire, malgré une population largement hostile.

40 mois se seront bientôt écoulés depuis la tragédie nucléaire Japonaise, et le taux de cancer de la tyroïde des enfants de Fukushima a été multiplié par 40 pour 48% des 375 000 de ceux-ci.

Selon l’épidémiologiste Joseph Mangano, directeur de « radiation & Public Health Project », lors de la catastrophe de Tchernobyl, 80% des enfants nés après l’accident ont eu à en subir les conséquences, sous différentes formes : maladies respiratoires, malformations congénitales, cancers de la thyroïde, maladies mentales…et pourtant le rapprochement de cette situation passée en Ukraine, et celle en cours au Japon n’est pas en faveur de ce dernier.

En effet, les autorités japonaises avaient refusé de distribuer massivement des pastilles d’iode à la population menacée, et il n’est pas compliqué de comprendre que le pire est à venir. lien

Malgré tout, le très pro nucléaire premier ministre Shinzo Abe a la ferme intention de relancer les 48 réacteurs restants au Japon alors que la population a dit clairement à plusieurs reprises son refus de cette énergie.

Malgré les incitations qu’il fait à ses concitoyens, les encourageant à retourner dans certaines zones, 167 855 japonais ont préféré tout de même ne pas y retourner. lien

Il n’y a plus de doutes aujourd’hui sur le lien possible entre le nucléaire et le cancer, et une étude américaine publiée en février 2014 démontre l’existence d’un risque accru de développer un cancer chez les enfants ayant été exposés à la pollution nucléaire de Fukushima.

Cette étude, effectuée d’aout à septembre 2012 par des chercheurs japonais a porté sur 460 habitants vivant à proximité du lieu dévasté. lien

Or, en mai 2013, le comité « scientifique » de l’ONU avait assuré qu’il n’y aurait aucune hausse de cancers parmi la population, tandis que l’OMS prévoyait une « hausse légère des cancers  » mais uniquement pour les nourrissons de la zone la plus contaminée.

Pourtant l’étude épidémiologique réalisée par l’université de médecine de Fukushima prouve qu’en terme de tumeurs détectées, il est constaté un taux 100 fois plus élevé que pour les enfants du reste du Japon. lien

Ce qui n’empêchera pas les puissants lobbys pro nucléaires de se répandre dans la presse affirmant sereinement : « aucun décès ou maladie graves n’ont été enregistrés ni parmi les travailleurs sur le site ni dans la population en général qui ont été exposés aux radiations (…) il n’y a aucun accroissement mesurable d’incidences d’effets sanitaires dus aux radiations qui puisse être attendu aussi bien pour la population exposée que pour ses descendants  ».

Cette jolie désinformation due à l’UNSCEAR (comité scientifique des nations unies sur les effets des radiations nucléaires) a été publié en 321 pages en avril 2014. lien

Dans le même domaine, le journaliste Nicolas Bérubé évoque tout simplement une « paranoïa  » expliquant que la situation n’est pas préoccupante, que les thons rouges contaminés par le césium de la centrale restent largement sous la norme autorisée et qu'ils expulseront les radionucléides pendant leur voyage, jolie trouvaille dont on aimerait avoir l’explication scientifique.

Il semble ignorer que le césium 137 qui s’est fixé dans les chairs du poisson ne s’évacue qu’avec le temps (la période ou demi-vie de ce césium est de 30 ans…), qu’en juin 2013 un bar affichait 1000 becquerels par kilo, et que cette pollution ne touche pas seulement les poissons, mais aussi les mollusques, le plancton, certaines algues, et que par le mécanisme de la prédation, les gros poissons, se nourrissant des plus petits, accumuleront au fil du temps des doses de plus en plus fortes. lien

Le journaliste, interrogeant Gordon Edwards (expert en question nucléaire et président de la coalition canadienne pour la responsabilité nucléaire) Ken Buesseler, radochimiste, et Malcom Crick, secrétaire de l’UNSCEAR, cité plus haut, propose au lecteur une lecture rassurante de la situation, certifiant qu’aucun mort n’est à déplorer suite aux radiations nucléaires de la centrale de Fukushima.

Or c’est ce même UNSCEAR qui affirme qu’à Tchernobyl, seulement 44 morts sont à déplorer suite à la catastrophe, ajoutant que seulement 134 des travailleurs de Tchernobyl étaient tombés malades en raison de leur exposition aux radiations. lien

Cerise sur le gâteau, il assure que sur les 6000 cas de cancer de la thyroïde, seulement 15 sont morts, les autres ayant été traités avec succès, bien loin des 600 000 à 900 000 morts déclarés par l’académie des sciences de l’état de New York (lien), voire des 14 000 à 27 000 morts certifiés par NRC (autorité de sureté américaine) et DOE (département de l’énergie aux Etats-Unis). lien

Une fenêtre d’espoir s’est ouverte récemment, puisque la société Medesis Pharma, crée en 2003 à Baillargues (Hérault) vient de signer un contrat avec le CEA pour finaliser et commercialiser dès 2017 un produit destiné à extraire le plutonium de personnes contaminées.

Pour l’instant l’entreprise est à la recherche de fonds pour lancer la fabrication du produit. lien

Revenons à Fukushima.

Une autre journaliste, Mako Oshidori, riche de 3 ans d’études en médecine, a révélé que Tepco et le gouvernement censuraient la mort des travailleurs de la centrale.

Elle se base pour cela sur les déclarations d’un infirmier qui travaillait sur le site jusqu’en 2013 : « jusqu’à maintenant plusieurs travailleurs de la centrale sont morts, mais seuls les décès de ceux qui sont morts pendant le travail sont rendus publics, et aucuns de ceux qui sont morts brutalement lorsqu’ils n’étaient pas en poste, n’est rapporté (…) il y a des travailleurs qui après avoir fini leur contrat, fortement irradiés finissent par mourir un mois plus tard, mais aucun d’eux n’est ni signalé, ni pris en compte au bilan des morts  ». lien

Quant au démantèlement de la centrale dévastée, il avance à pas de fourmis, et le retrait du combustible de la piscine du réacteur n°4 a été arrêté au début juillet 2014 pour des raisons inconnues qualifiée par Tepco de « période de maintenance  », lequel prévoit de le reprendre en septembre prochain.

Au 30 juin, plus de 75% des assemblages contenus dans la piscine du réacteur en question avait été enlevés, l’opération devant en principe être terminé à la fin de l’année, et devrait être suivi par l’extraction des combustibles des autres réacteurs. lien

C’est en décembre 2013 que Tepco avait décidé de démanteler les réacteurs 5 et 6, ce qui passera par un retrait de 994 assemblages de combustible entreposés pour l’instant dans la piscine du réacteur n°5 dont l’eau nécessite un refroidissement continu.

Or le 6 juillet, Tepco a découvert une fuite externe sur une vanne du circuit d’eau de mer, assurant que « cet évènement n’a eu de conséquence ni pour les travailleurs, ni pour l’environnement ». lien

Quant aux containers destinés à recevoir l’eau polluée de la centrale, ils continuent de se multiplier et à fuir de temps à autre.

Nous voilà donc rassurés.

La question de dépollution de la terre reste préoccupante, et même si une équipe de botanistes japonais a défini quelles étaient les plantes les plus phyto-épuratrices, il faudra beaucoup de temps pour retrouver une terre cultivable sans danger. lien

Normal dès lors que les habitants de la zone contaminée soient sans grand espoir.

Le gouvernement a déjà investi 11 milliards d’euros dans la décontamination, et ce travail de titan semble ne jamais vouloir finir. lien

En France, le démantèlement de la centrale de Fessenheim prend de plus en plus de retard, et Hollande qui avait promis qu’il fermerait la centrale s’il était élu, vient de repousser la date de fermeture à 2019…sauf que s’il n’est plus président à cette date, toutes les options restent possibles, y compris le prolongement de cette vieille centrale. lien

Le cout du démantèlement estimé à 500 millions d’euros semble bien optimiste, puisque l’on sait aujourd’hui que le démantèlement d’une centrale coute aussi cher que sa construction.

Corine Lepage affirmait que le démantèlement des 58 réacteurs nucléaires couterait entre 100 et 200 milliards d’euros, soit entre 1,7 milliards et 3,4 milliards par réacteur. lien

D’autres sont encore plus pessimistes, comme par exemple les membres de la commission énergie 2050 qui avancent le chiffre de 750 milliards d’euros, soit près de 13 milliards d’euros par réacteur. lien

Rappelons que la vieille centrale de Fessenheim, est dotée de 2 réacteurs, dont les cuves sont probablement fissurées (lien) ce qui porterait la note à 26 milliards d’euros…bien loin des 500 millions estimés par EDF.

mauvaise nouvelle pour le budget de l'Etat.

Le comédien Christophe Alévèque, présent au festival d’Avignon, nous propose de finir avec un sourire, évoquant l’improbabilité de la chute d’un « 747  » sur une centrale nucléaire. lien

Comme dit mon vieil ami africain : « celui qui ne participe pas à la lutte, participera fatalement à la défaite  ».

L’image illustrant l’article vient de « cartoradiations.fr »

Merci aux internautes de leur aide précieuse

Olivier Cabanel

 

 

Source : www.agoravox.fr

 


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Mercredi 19 mars 2014 3 19 /03 /Mars /2014 16:24

 

Source : www.mediapart.fr

 

Fukushima: le système de décontamination est inopérant

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

Baptisé ALPS, le système de décontamination installé mi-2013 dans la centrale cumule les incidents. Les fuites d'eau radioactive n'ont cessé de se multiplier.

Le système de décontamination d'eau de la centrale de Fukushima, ravagée par un tsunami en mars 2011, est arrêté depuis le 18 mars en raison de la dégradation de son fonctionnement pour des raisons qui demeurent encore inconnues.

Selon la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) citée par les médias japonais, une des trois lignes de décontamination du système est hors d'usage, conduisant les autorités à arrêter les deux autres pour réparer le système. Baptisé ALPS, le système de décontamination est censé fonctionner depuis la mi-2013, mais les incidents n'ont cessé de se multiplier, les fuites d'eau radioactive s'accumulant.

Plus de 435 000 m3 d'eau contaminée sont actuellement stockés dans plus d'un millier de gigantesques cuves montées dans le complexe atomique. Tepco continue d'en faire installer entre vingt et quarante par mois pour tenter de suivre le rythme du flux continu de liquide souillé provenant des sous-sols du site et des arrosages permanents des réacteurs éventrés.

 

Source : www.mediapart.fr

 


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Mardi 11 mars 2014 2 11 /03 /Mars /2014 18:13

 

*Source : www.reporterre.net

 

Le dernier homme de Fukushima à Paris

Pascale Solana (Reporterre)

mardi 11 mars 2014

 

 

 

Il s’appelle Naoto Matsumura et est le dernier homme vivant sur la zone irradiée de Fukushima. Il était à Paris cette semaine pour une conférence. Reporterre raconte.

 


 

Le dernier homme de Fukushima est venu à Paris le 6 mars. Il entamait une tournée en France qui devait le mener au pied de la centrale de Fessenheim en Alsace et à Strasbourg le 11 mars, date anniversaire de la catastrophe nucléaire survenue au Japon en 2011.

Il s’appelle Naoto Matsumura. Il a 54 ans. Il a refusé d’évacuer la zone interdite autour de la centrale explosée et malgré le tsunami et l’accident nucléaire, il est resté dans son village, Tomioka. Cet agriculteur est le seul habitant autour de Fukushima.

Le photoreporter Antonio Pagnotta a pénétré plusieurs fois la zone rouge et l’a rencontré. De leurs échanges résulte un livre documenté sur la catastrophe et ses conséquences avec des éclairages qui permettent de comprendre le Japon meurtri. Il est paru en 2013 aux éditions Don Quichotte sous le titre Le dernier Homme de Fukushima.

 

 

C’est un récit touchant, à lire à petites doses pour ne pas s’irradier brutalement de malheur et de colère, un récit qui détaille la vie de cet homme avant, pendant et après ce 11 mars qui a figé le temps.

Naoto Matsumura y apparaît comme un résistant, un samouraï sans maître qui a refusé l’humiliation de l’évacuation, de l’errance et du rejet, ne garantissant même pas d’une absence de maladie dans le futur : la centrale nucléaire lui a tout pris, sa vie et ses biens. « Rester ici est ma façon de combattre pour ne pas oublier, ni ma colère ni mon chagrin » dit-il dans l’ouvrage.

En accord avec la philosophie de ses ancêtres, l’homme a continué de s’occuper de la nature irradiée qui perdure et des animaux domestiques rescapés. Chiens, chats, bœufs, veaux radioactifs ont été abattus ou abandonnés, parfois dans leur cage ou à l’attache. Jour après jour, Naoto Matsumura s’en est occupé.

 

 

La relation homme-animal est importante dans la tradition nippone, les animaux ne vivent pas à côté des hommes mais avec eux, et dans la rue comme dans les légendes, les animaux sont présents partout. L’action de Naoto Matsumura qui « tient la vie en respect » tout en suivant un cheminement intérieur relève en quelque sorte l’honneur de tous les Japonais.

Et plus même, au regard du shinto, philosophie basée sur le culte de la nature, le respect de celle-ci, l’admiration de sa beauté, la quête de pureté. Les rituels de purification sont très importants. « Des heures durant les Japonais peuvent contempler le spectacle de la nature sauvage ou la beauté des pierres et du sable d’un jardin zen » explique Antonio Pagnotta. En souillant éternellement la terre, c’est aussi des fondements spirituels que l’apocalypse nucléaire a détruit.

 

Partir ou rester ?

Trois ans plus tard, le 6 mars, à la mairie du IIe arrondissement de Paris, le dernier homme de Fukushima entouré d’élus et d’associatifs est à la tribune pour témoigner devant une petite centaine de personnes rassemblées lors d’un débat public. Il est 19 h passées. Ses cheveux blancs contrastent avec son teint halé. Emmitouflé dans une doudoune noire, visage impassible, il explique que « rien n’a marché ».

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

*Source : www.reporterre.net

 

 


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Lundi 10 mars 2014 1 10 /03 /Mars /2014 18:54

 

Source : www.mediapart.fr

 

Fukushima: des ouvriers toujours exposés à la radioactivité

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

Trois ans après la catastrophe nucléaire, des milliers d'ouvriers qui interviennent sur le réacteur n°1 de la centrale sont toujours exposés à des doses de radioactivité bien supérieures à celles supportables par le corps humain.

Des milliers d'ouvriers du réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Fukushima, ravagée en mars 2011 par un tsunami, continuent d'être exposés à des doses supérieures à 5 millisieverts, un niveau d'exposition bien supérieur au niveau de radiation indolore pour le corps humain, révèle dimanche 9 mars le quotidien nippon Asahi.

L'augmentation des mesures coïncident avec les débordements chroniques d'eau contaminée hors des cuves géantes installées pour contenir les effluves radioactives. L'opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power Co (Tepco), s'est réengagé fin 2013 à améliorer la sécurité des ouvriers, sans nouveaux résultats tangibles.

Selon les statistiques de Tepco, 32 034 ouvriers ont travaillé sur le réacteur n°1 de Fukushima depuis mars 2011. 1 751 ouvriers ont été exposés à une radioactivité de plus de 50 millisieverts, et 173 autres à plus de 100 millisieverts, soit un taux exceptionnellement élevé.

Lire sur le site du quotidien Asahi

LES RISQUES DU NUCLÉAIRE

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 


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Dimanche 9 mars 2014 7 09 /03 /Mars /2014 20:20

 

 

Source : www.mediapart.fr

Trois ans après Fukushima, les antinucléaires manifestent au Japon

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

À Tokyo, des dizaines de milliers de personnes ont participé dimanche à une manifestation contre le nucléaire, à la veille du troisième anniversaire de la catastrophe de Fukushima.

Des dizaines de milliers de personnes ont participé dimanche à Tokyo à une manifestation contre le nucléaire, à l'approche du troisième anniversaire de la catastrophe de Fukushima, le 11 mars 2011. Les manifestants se sont rassemblés dans le parc Hibiya, près des ministères, avant de marcher vers le parlement. Ils ont en particulier critiqué le premier ministre, Shinzo Abe, favorable à la relance des centrales nucléaires japonaises, arrêtées par précaution après l'accident de celle de Fukushima.

Les opposants considèrent qu'il est possible de vivre sans le nucléaire si le gouvernement et les industriels promeuvent les énergies renouvelables et investissent dans les technologies à faible consommation d'énergie.

L'accident nucléaire de la centrale de Fukushima, provoqué par un séisme et un tsunami, a fait 15 884 morts et 2 636 disparus. Depuis, 1 656 personnes sont décédées de stress et de complications, selon les chiffres officiels.

 

 

 

Source : www.mediapart.fr


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Samedi 1 mars 2014 6 01 /03 /Mars /2014 19:34

 

Source : quebec.huffingtonpost.ca

 

Fukushima : les eaux radioactives ont touché la Colombie-Britannique deux ans plus tôt que prévu

RCQC  |  Par Radio-Canada.ca Publication: 27/02/2014 16:53 EST  |  Mis à jour: 28/02/2014 10:33 EST

 


La radiation qui s'échappe de la centrale accidentée de Fukushima au Japon permet aux scientifiques de récolter des données précieuses sur les courants océaniques.

La côte Britanno-Colombienne baigne dans un océan qui affiche un faible niveau de radioactivité à la suite du désastre de la centrale nucléaire Fukushima, selon l'océanographe et chimiste John Smith de l'Institut océanographique de Bedford en Nouvelle-Écosse.

L'arrivée éventuelle de ces eaux radioactives sur les côtes britanno-colombiennes était prévue, mais les modèles informatiques se sont trompés sur le moment de leur arrivée et sur le niveau de radiation.

La centrale nucléaire Fukushima Daiichi a connu de nombreux accidents de fusion nucléaire à la suite du tremblement de terre et du tsunami japonais de mars 2011, dans ce qui est devenu le pire accident nucléaire depuis celui de Chernobyl, en Ukraine, en 1986.

Les modèles informatiques avaient prédit que les eaux radioactives de Fukushima suivraient les courants océaniques et atteindraient les côtes de l'Amérique du Nord en 2016.

« Le signal est arrivé environ deux ans plus tôt que prévu par un des modèles informatiques », a souligné John Smith.

Ce signal est en fait des traces de césium-134 provenant de Fukushima et a été détecté sur les côtes de la province en juin 2013.

« Le signal qui a traversé le Pacifique est arrivé presque directement sur la Colombie-Britannique », a-t-il ajouté.

Il a toutefois noté que les niveaux de radiation présents ne sont pas dangereux. « Ce sont des niveaux extrêmement faibles », a souligné l'océanographe et chimiste.

Ce dernier continuera d'analyser les données reçues et surveiller les eaux canadiennes pour tout signe d'augmentation des niveaux de radiation.

 

Source : quebec.huffingtonpost.ca

 

 

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Jeudi 20 février 2014 4 20 /02 /Fév /2014 19:33

 

Source : www.liberation.fr

 

 

Nouvelle fuite d'eau contaminée à la centrale japonaise de Fukushima

Arnaud VAULERIN Correspondant à Kyoto 20 février 2014 à 08:32

 

 

Un employé de Tepco pompe l'eau de pluie atour d'un réservoir d'eau contaminée, le 15 septembre 2013 à la centrale de Fukushima.

 

Un employé de Tepco pompe l'eau de pluie atour d'un réservoir d'eau contaminée, le 15 septembre 2013 à la centrale de Fukushima. (Photo Tepco. AFP)

 

DE NOTRE CORRESPONDANT

L'exploitant du site nucléaire assure que l'important écoulement a été endigué. Une enquête a été ouverte.

 

Sur le même sujet

Six mois après avoir révélé un massif écoulement radioactif à la centrale de Fukushima Daiichi, Tokyo Electric Power (Tecpo) , son exploitant, fait état ce jeudi d’une nouvelle importante fuite sur la partie supérieure d’un réservoir de stockage.

Mercredi soir, l’opérateur en charge du site ravagé par le tsunami et le séisme de 2011, a constaté qu’environ 100 tonnes d’eau s’étaient échappées d’une citerne installée à flanc de colline dans la zone H6. Selon Tepco, la découverte a été faite lors d’une opération de transfert de liquide extrêmement contaminé. «L’eau a été versée dans un mauvais réservoir, et elle a débordé», a reconnu ce matin Masayuko Ono, l’un des porte-parole de l’opérateur. Une vanne serait restée ouverte, le liquide se serait écoulé le long d’une gouttière.

Tepco a ensuite précisé qu’elle avait mesuré une radioactivité de quelque 230 000 becquerels de strontium 90 et autres émetteurs de rayonnements bêta par litre d’eau. Ce niveau constaté est du même ordre que celui enregistré en août lors de la fuite de 300 tonnes d’eau contaminée. L’événement avait alors été considéré comme un «incident grave» et classé au niveau trois sur sept sur l’échelle internationale des événements nucléaires.

A en croire Tepco, la fuite aurait été stoppée, l’eau serait en voie de récupération ainsi que la terre contaminée. La citerne se trouve à 700 mètres de la mer et «il n’y a pas de fossé à proximité de ce réservoir qui est éloigné de l’océan Pacifique, et il est donc peu probable que l’eau qui a fui soit allée jusqu’à la mer», a précisé Masayuko Ono.

Cet accident, pour lequel Tepco a ouvert une enquête, vient allonger la longue liste de problèmes, d’erreurs et de pannes récemment annoncées. Sur le site ravagé, l’opérateur doit d’abord gérer un insoluble problème d’eau. De colossales réserves de liquide contaminé sont disséminées dans plus d’un millier de réservoirs sur lesquels des fuites sont régulièrement constatées. En avril dernier, une fissure avait été découverte sur une cuve souterraine, qui avait laissé échapper 710 milliards de becquerels dans le sous-sol. Tepco doit également faire face à l’arrivée de 400 tonnes d’eau dans les sous-sol des réacteurs qu’il doit pomper, décontaminer ou stocker. C’est compter sans les 400 tonnes d’eau supplémentaires qui s’écoulent du site vers le Pacifique…

La semaine dernière, Tepco avait annoncé avoir mesuré des niveaux très élevés de césiums radioactifs dans un puits situé à 16 mètres de profondeur entre les réacteurs et le Pacifique : des teneurs en césium 134 de 37 000 becquerels par litre d’eau et de 93 000 becquerels par litre pour le césium 137 avaient été relevées. Deux jours plus tôt, sous la pression de l’autorité japonaise de régulation du nucléaire (ARN), la compagnie avait dû admettre qu’elle avait caché pendant plusieurs mois des informations sur des prélèvements d’eau radioactive extrêmement chargée en strontium 90. Une nouvelle rétention d’information qui s’ajoute à une longue série –là aussi- de mensonges et d’omissions de Tepco, discrédité pour sa gestion de la crise.

Arnaud VAULERIN Correspondant à Kyoto
Source : www.liberation.fr

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Mardi 31 décembre 2013 2 31 /12 /Déc /2013 18:44

 

 

Source : www.mediapart.fr

Des sans-abri pour nettoyer le site de Fukushima

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

Avec la complicité de la mafia japonaise, des entreprises sous-traitantes en charge du nettoyage de la centrale de Fukushima emploient des sans-abri qu'elles rémunèrent bien en dessous du minimum légal.

Des entreprises japonaises emploient des sans-abri, qu'elles payent en dessous du minimum légal, pour nettoyer le site de la centrale de Fukushima, rapporte l'organisation Think Progress.

Financées par une dotation publique d'un montant global de 35 millions de dollars, les entreprises sous-traitantes, avec la complicité de la mafia japonaise, recourent à des sans-abri qu'elles exploitent pour intervenir sur la zone de la catastrophe nucléaire, au péril de leurs vies.

L'organisation Think Progress cite notamment le cas d'un sans-abri de 55 ans qui a déclaré avoir gagné « l'équivalent de 10 $ pour un mois complet de travail », une fois les frais d'hébergement et de nourriture décomptés sur son salaire.

 

Lire sur le site de Think Progress

 

 

Source : www.mediapart.fr

 



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Lundi 25 novembre 2013 1 25 /11 /Nov /2013 18:44

 

Source : radioaustralia.net.au/french/

Fukushima: l'eau radioactive sera finalement déversée dans l'Océan pacifique

Posté à 22 November 2013, 8:37 AEST

 

L'homme en charge du nettoyage de la centrale nucléaire japonaise ravagée de Fukushima a indiqué dans une interview exclusive que  les centaines de milliers de tonnes d'eau contaminée seront éventuellement déversées dans le Pacifique.

 

Cette eau radioactive est issue du refroidissement  des réacteurs dans lesquels on injecte continuellement de l'eau douce pour les maintenir à la bonne température. Cette opération produit chaque jour des centaines de tonnes d'eau hautement radioactive qui viennent s'ajouter aux centaines de milliers de tonnes d'eau actuellement stockées.

Dave Klein est le président du Comité de surveillance de Fukushima en charge du nettoyage et de la stabilisation de la centrale dévastée par un tsunami le 11 mars 2011 : « Je pense que la meilleure façon de décrire Fukushima est de dire que c'est un défi. »

Un défi à plusieurs niveaux avec ces stocks d'eau radioactive qui ne cessent d'augmenter. Toutefois, Dave Klein estime qu'après le traitement de cette eau et la suppression des éléments radioactifs, elle pourra être déversée sans danger dans le Pacifique : « En fin de compte, quand l'eau sera déversée, elle aura été diluée. Ainsi, il n'y a pas de risque pour la santé publique, mais c'est une question chargée d'émotion. »

L'eau contaminée n'est pas l'unique problème de cette centrale, ce serait oublier des installations construites à la va-vite qui laissent à désirer. Nous avons parlé à un employé de la société TEPCO (Tokyo Electrical Power) qui a travaillé à la centrale nucléaire de Fukushima. Il a accepté de nous parler sous couvert d'anonymat : « J'étais à la centrale au début de l'année quand j'ai vu un rat grignoter des câbles et l'alimentation de plusieurs cuves de combustible a été coupée.
Je m'étais dit : comment un seul rat peut causer un si grand problème ?
»

Et Dave Klein pense qu'il y aura d'autres incidents similaires à celui provoqué par le rongeur de câble de Fukushima : « Nous allons en voir d'autres, regardez-moi ce site, c'est gigantesque, c'est un grand site et ce n'est pas inhabituel ce genre de choses. »

Une évaluation franche et honnête de la situation à Fukushima, mais on ne peut pas dire qu'elle soit rassurante…

 

 

 

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